Pesachim 62b - Houil de la touma, Sefer Youhassin, lichmo et mangeurs

Pesachim 62b

Sougya : L'amoud rรจgle d'abord oรน la touma est permise, dans la discussion du houil (puisque) de Rav Hisda. Manger de la viande tamee n'a de heter que pour le Pessa'h venu en touma ; la touma des personnes est permise au tsibour.

Rav Houna fils de Rav Yehochoua objecte par le Pessa'h dont l'annรฉe est passรฉe et par des chelamim abattus pour le nom du Pessa'h : Rabbi Eliezer n'invalide qu'ร  son temps, et Rav Pappa lie les deux pessoulim par le verset hou. Rabbi Chimlai demande ร  Rabbi Yo'hanan le Sefer Youhassin ; en partant, il obtient la diffรฉrence entre lichmo et chelo lichmo, pessoul dans le corps, et le-okhlav et chelo le-okhlav.

Mar Zoutra mesure la deracha entre deux Atsel, et Aherim distinguent l'ordre des moulim et des arelim dans la chehita.

Oรน la touma de la baraitha est permise Deux lectures. L'objection porte sur le shem touma, le nom commun. Touma des personnes Lecture retenue d'abord Heter tirรฉ de la rรจgle : le tsibour Majoritรฉ en touma : on offre le Pessa'h et on le mange Le yahid est renvoyรฉ au Pessa'h cheni ich ich ki yihye tamei Touma de la viande La manger : oรน est le heter ? Cinq choses viennent en touma et ne se mangent pas (76b) Exception : Pessa'h venu en touma Il se mange en touma Dรจs le dรฉpart, il n'est venu que pour l'akhil Reicha et seifa peuvent viser deux toumot. Le nom touma suffit ร  l'objection.
Touma des personnes : heter du tsibour. Touma de la viande : seul le Pessah venu en touma se mange.
Abattre pour le nom du Pessa'h : temps, houil, verset Chelamim, ou Pessa'h dont l'annรฉe est passรฉe et qui tient lieu de chelamim. Qui Bizmano : 14, aprรจs-midi Chelo bizmano Rabbi Eliezer Passoul Kacher il n'a pas dit autrement Rabbi Yehochoua Kacher Kacher Houil de Rav Hisda, pour la houmera Puisque ร  son temps cela invalide, hors du temps aussi ? Tossefot : le 14 au matin. Mรชme jour, le mehoussar zeman ne bloque pas le houil. Rav Pappa : hou be-havayato ร€ son temps : Pessa'h passoul pour un autre nom donc les autres sont passoulim pour son nom Hors du temps : Pessa'h kacher pour un autre nom donc les autres sont kacherim pour son nom
Eliezer n'invalide qu'ร  son temps. Le houil รฉtendrait le pessoul. Rav Pappa lie les deux cรดtรฉs par hou.
Lichmo et chelo lichmo, face aux mangeurs Rabbi Yo'hanan ร  Rabbi Chimlai. Rav Achi rรฉunie les deux premiรจres lignes. Critรจre Lichmo et chelo lichmo Le-okhlav et chelo Place du pessoul Dans le corps Hors du corps Levarer l'issour Impossible Possible Quatre avodot Oui, jusqu'ร  la zerika chehita, kabala, holakha Pas ร  la zerika Tsibour et yahid Les deux Pessa'h du yahid Rav Achi : pessoul dans le corps et impossibilitรฉ de clarifier, une seule raison.
Nom du korban et mangeurs : corps, clarification, quatre avodot, tsibour.
1
ื‘ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ โ€” ื”ื™ื›ื ื”ื•ืชืจื”? ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื‘ื˜ื•ืžืืช ื’ื‘ืจื™, ื•ื”ื™ื›ื ื”ื•ืชืจื” ืžื›ืœืœื” โ€” ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ.

Pour la touma de la viande : oรน a-t-elle รฉtรฉ permise ? Plutรดt, c'est รฉvident : pour la touma des personnes.

Et oรน a-t-elle รฉtรฉ permise ร  partir de sa rรจgle gรฉnรฉrale ? Pour le tsibour.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื›ื ืื™ืฉืชืจืื™ ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ ืœืื›ื™ืœื” ืืคื™ืœื• ืงืจื‘ืŸ ืฆื™ื‘ื•ืจ ืฉื“ื•ื—ื” ื˜ื•ืžืื” ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืœื”ืงืจื‘ื” ืื‘ืœ ืœืžื™ื›ืœื” ื‘ื˜ื•ืžืื” ืœื ื“ืชื ืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ื“ืฃ ืขื•:) ื—ืžืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืื™ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืื” ื•ืื™ืŸ ื ืื›ืœื™ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืื” ื›ื•':
Oรน a-t-elle รฉtรฉ permise ? La touma de la viande, pour la consommation : mรชme un korban de tsibour qui repousse la touma, ces mots ne valent que pour l'offrande. Pour la manger en touma, non. Car nous avons appris dans Keitsad tsolin (daf 76b) : cinq choses viennent en touma et ne sont pas mangรฉes en touma, etc.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara รฉcarte une lecture oรน la baraitha parlerait de manger de la viande tamee. Mรชme un korban tsibour qui repousse la touma ne se mange pas en touma : cinq choses viennent en touma et ne se mangent pas en touma (Pessahim 76b).

La lecture qui reste : touma des personnes. Le heter tirรฉ de la rรจgle gรฉnรฉrale, mikhlala, vise le tsibour, quand la majoritรฉ est en touma.

2
ืจื™ืฉื ื‘ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ, ืกื™ืคื ื‘ื˜ื•ืžืืช ื’ื‘ืจื™! ืื™ืŸ โ€” ืฉื ื˜ื•ืžืื” ืงืคืจื™ืš.

La reicha en touma de la viande, la seifa en touma des personnes ! Oui : il objecte ร  partir du nom de touma.

๐Ÿ’ก Explication

La reicha et la seifa peuvent viser deux espรจces de touma. La Guemara les maintient ensemble. L'objection s'appuie sur le shem touma, le nom commun aux deux cas.

3
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื›ื•ืœื” ื‘ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ, ื•ื”ื™ื›ื ื”ื•ืชืจื” โ€” ื‘ื˜ื•ืžืืช ืคืกื—, ื“ืชื ืŸ: ืคืกื— ื”ื‘ื ื‘ื˜ื•ืžืื” โ€” ื ืื›ืœ ื‘ื˜ื•ืžืื”, ืฉืœื ื‘ื ืžืชื—ื™ืœืชื• ืืœื ืœืื›ื™ืœื”.

Et si tu veux, dis : le tout porte sur la touma de la viande. Et oรน a-t-elle รฉtรฉ permise ?

Dans la touma du Pessa'h. Car nous avons appris : un Pessa'h qui vient en touma se mange en touma, car dรจs le dรฉpart il n'est venu que pour รชtre mangรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืžืชื—ืœืชื• ืœื ื‘ื ืœื ื ืืžืจื” ื”ื‘ืืช ืขื™ืงืจ ืคืกื— ืืœื ืœืื›ื™ืœื” ื•ื›ื™ ืฉืจื™ื™ื” ืจื—ืžื ื ืœืื™ืชื•ื™ื™ ื‘ื˜ื•ืžืื” ื‘ืจื•ื‘ ืฆื™ื‘ื•ืจ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืื™ืฉ ืื™ืฉ ื›ื™ ื™ื”ื™ื” ื˜ืžื ื•ื’ื•' ืื™ืฉ ื ื“ื—ื” ืœืคืกื— ืฉื ื™ ื•ืื™ืŸ ืฆื™ื‘ื•ืจ ื ื™ื“ื—ื™ืŸ ืื“ืขืชื™ื” ืœืžื™ื›ืœื™ื” ืฉืจื™ื™ื”:
Car dรจs le dรฉpart il n'est pas venu : l'essentiel de l'apport du Pessa'h n'a รฉtรฉ dit que pour la consommation. Et lorsque le Rachmana a permis de l'apporter en touma, dans le cas de la majoritรฉ du tsibour, comme il est รฉcrit "ich ich ki yihye tamei...", un particulier est renvoyรฉ au Pessa'h cheni, et le tsibour n'est pas renvoyรฉ : c'est en vue de le manger que le Rachmana l'a permis.
๐Ÿ’ก Explication

Autre lecture : toute la baraitha parle de la viande. Le heter de manger en touma est le Pessa'h lui-mรชme, quand il vient en touma. La michna : il se mange en touma, parce que son apport n'a รฉtรฉ dit que pour l'akhil.

Rachi : le verset renvoie le yahid au Pessa'h cheni et maintient le tsibour. La permission vise la consommation.

4
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข: ื”ืคืกื— ืฉืขื‘ืจื” ืฉื ืชื•, ื•ืฉื—ื˜ื• ื‘ื–ืžื ื• ืœืฉืžื•, ื•ื›ืŸ ื”ืฉื•ื—ื˜ ืื—ืจื™ื ืœืฉื ืคืกื— ื‘ื–ืžื ื• โ€” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ืกืœ, ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืžื›ืฉื™ืจ.

Rav Houna fils de Rav Yehochoua objecte : le Pessa'h dont l'annรฉe est passรฉe, et qu'on a abattu ร  son temps pour son nom, et de mรชme celui qui abat d'autres [korbanot] pour le nom du Pessa'h ร  son temps : Rabbi Eliezer invalide, et Rabbi Yehochoua valide.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืฉืขื‘ืจื” ืฉื ืชื• ืฉื ื•ืœื“ ืืฉืชืงื“ ืงื•ื“ื ืจืืฉ ื—ื•ื“ืฉ ื ื™ืกืŸ ื•ื”ืคืจื™ืฉื• ืœืฉื ืคืกื— ื•ื›ื™ ืžื˜ื ืจืืฉ ื—ื“ืฉ ื ื™ืกืŸ ื•ืขื‘ืจื” ืฉื ืชื• ืชื• ืœื ื—ื–ื™ ืœืคืกื— ื“ื›ืชื™ื‘ ื–ื›ืจ ื‘ืŸ ืฉื ื” ื•ืงืื™ ืœืฉืœืžื™ื ื›ื“ื™ืœืคื™ื ืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ื“ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“' ืข:) ืคืกื— ื‘ืฉืืจ ื™ืžื•ืช ื”ืฉื ื” ืฉืœืžื™ื ื”ื•ื:
Dont l'annรฉe est passรฉe : il est nรฉ l'annรฉe prรฉcรฉdente, avant Roch Hodech Nissan, et on l'a mis ร  part pour le nom du Pessa'h. Quand arrive Roch Hodech Nissan et que son annรฉe est passรฉe, il n'est plus propre au Pessa'h, car il est รฉcrit "zakhar ben chana". Il reste pour les chelamim, comme nous l'apprenons dans notre chapitre plus loin (Pessahim daf 70b) : le Pessa'h, le reste de l'annรฉe, est un chelamim.
ื•ืฉื—ื˜ื• ื‘ื–ืžื ื• ืœืฉืžื• ื’ืจืก ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืฉื•ื—ื˜ ืฉืœืžื™ื ืœืฉื ืคืกื— ื‘ื–ืžื ื•:
Et qu'on l'a abattu ร  son temps pour son nom : telle est la leรงon. C'est donc celui qui abat un chelamim pour le nom du Pessa'h, ร  son temps.
ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ืกืœ ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ื‘ืค"ืง ื“ื–ื‘ื—ื™ื ื•ืžื” ืคืกื— ืฉืžื•ืชืจื• ื‘ื ืฉืœืžื™ื ืฉื—ื˜ื• ืœืฉื ืฉืœืžื™ื ื‘ื–ืžื ื• ืคืกื•ืœ ืฉืœืžื™ื ืฉืื™ืŸ ืžื•ืชืจืŸ ื‘ื ืคืกื— ืฉื—ื˜ืŸ ืœืฉื ืคืกื— ื‘ื–ืžืŸ ืคืกื— ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉืคื•ืกืœ:
Rabbi Eliezer invalide. La raison est expliquรฉe au premier chapitre de Zevahim. Le Pessa'h, dont le surplus vient en chelamim : si on l'a abattu pour le nom de chelamim ร  son temps, il est invalide. Les chelamim, dont le surplus ne vient pas en Pessa'h : si on les a abattus pour le nom du Pessa'h au temps du Pessa'h, n'est-il pas logique qu'il invalide ?
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืžื›ืฉื™ืจ ื“ื›ืœ ื–ื‘ื—ื™ื ืฉื ื–ื‘ื—ื™ื ืฉืœื ืœืฉืžืŸ ื›ืฉื™ืจื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืžืคืกื— ื•ื—ื˜ืืช ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ื ืฉื—ื˜ื• ืœืฉื ืคืกื— ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื”ื•ื ื•ืžื” ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœืฉืžื• ืื—ืจื™ื ื›ืฉื™ืจื™ื ืœืฉืžื• ื‘ื–ืžื ื• ืฉื”ื•ื ื›ืฉืจ ืœืฉืžื• ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื›ืฉืจื• ืื—ืจื™ื ืœืฉืžื• ื•ื›ืœ ื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื”ืชื ืžืคืจืฉ:
Et Rabbi Yehochoua valide. Car tous les zevahim abattus chelo lichman sont valides, sauf le Pessa'h et le hatat. Et quant au fait qu'ils ont รฉtรฉ abattus pour le nom du Pessa'h, c'est un kal va-homer : ce qui n'est pas ร  son temps, et qui n'est pas valide pour son propre nom, d'autres sont valides pour son nom ; ร  son temps, oรน il est valide pour son propre nom, n'est-il pas logique que d'autres soient valides pour son nom ? Et toutes leurs raisons sont expliquรฉes lร -bas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืžื›ืฉื™ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืกื— ื‘ืฉืืจ ื™ืžื•ืช ื”ืฉื ื” ื‘ืขื™ ืขืงื™ืจื” ื‘ืขื‘ืจื” ืฉื ืชื• ืžื•ื“ื• ื›"ืข ื“ื”ื™ื™ื ื• ืขืงื™ืจืชื• ื•ืฉืœืžื™ื ืœืฉื ืคืกื— ืฉื—ื™ื˜:
Et Rabbi Yehochoua valide. Et mรชme s'il y a celui qui dit que le Pessa'h, le reste de l'annรฉe, exige une akira (arrachement du nom), pour "son annรฉe est passรฉe" tout le monde convient que c'est lร  son arrachement. Et des chelamim pour le nom du Pessa'h : il a abattu.
๐Ÿ’ก Explication

Deux cas. Un animal de Pessa'h dont l'annรฉe est passรฉe : ร  Roch Hodech Nissan il n'est plus ben chana, il tient lieu de chelamim, et on l'abat le 14 pour le nom du Pessa'h. Et des chelamim abattus pour le nom du Pessa'h, ร  son temps. Rabbi Eliezer invalide, Rabbi Yehochoua valide.

Rachi rapporte les deux kal va-homer, dรฉveloppรฉs ร  Zevahim. Tossefot : pour "son annรฉe est passรฉe", tout le monde compte cela comme l'akira. Le second cas n'a jamais portรฉ le nom de Pessa'h : c'est un abattage de chelamim pour ce nom.

5
ื˜ืขืžื ื‘ื–ืžื ื•, ื”ื ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• โ€” ื›ืฉืจ. ื•ืืžืื™? ื ื™ืžื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ื–ืžื ื• ืคื•ืกืœ, ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ื ืžื™ ืคื•ืกืœ!

La raison, c'est ร  son temps ; mais hors de son temps, c'est valide. Et pourquoi ?

Disons : puisque ร  son temps il invalide, hors de son temps aussi il invalide !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ืœื ืคืกื™ืœ ืœื™ื” ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืื ืฉื—ื˜ื• ืœืฉื ืคืกื— ื›ื“ืืžืจ ืœื™ื” ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื•ืžื” ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœืฉืžื• ืื—ืจื™ื ื›ืฉื™ืจื™ื ืœืฉืžื• ื•ืœื ืžื™ื”ื“ืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœื“ื™ื“ื™ ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ื ืžื™ ืื—ืจื™ื ืคืกื•ืœื™ื ืœืฉืžื• ื•ืืžืื™ ืœืจื‘ ื—ืกื“ื ื“ืืžืจ ืœื—ื•ืžืจื ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื ื™ืžื ื”ื›ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืืœื• ื–ืžื ื• ื”ื•ื” ื•ืฉื—ื™ื˜ ืœืฉืžื• ืžื™ืคืกื™ืœ ื”ื›ื ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœื™ืคืกื™ืœ ื›ื“ืงืืžืจ ื’ื‘ื™ ืขืจืœ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ ื”ื•ื” ืžืœ ืคืกื™ืœ ื”ืฉืชื ื ืžื™ ืคืกื™ืœ:
Hors de son temps : Rabbi Eliezer ne l'invalide pas s'il l'a abattu pour le nom du Pessa'h. Comme Rabbi Yehochoua lui a dit : et quoi, hors de son temps, oรน il n'est pas valide pour son propre nom, d'autres sont valides pour son nom. Et Rabbi Eliezer ne lui a pas rรฉpondu : selon moi, hors de son temps aussi, d'autres sont invalides pour son nom. Et pourquoi ? Pour Rav Hisda, qui a dit : pour la houmera nous disons houil. Disons ici : puisque, si c'รฉtait son temps et qu'il abattait pour son nom, ce serait invalide, ici aussi que ce soit invalide. Comme il dit au sujet de l'arel : puisque, s'il avait รฉtรฉ circoncis, il invaliderait ; maintenant aussi, il invalide.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื™ืžื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ื–ืžื ื• ืคืกื•ืœ ื›ื•' ืคื™' ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื”ืžืชื™ืŸ ืขื“ ื–ืžื ื• ื•ื™ืคืกืœ ื•ืœืžืื™ ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืฉื ื™ ืฉืขื™ืจื™ื (ื™ื•ืžื ืกื‘:) ื“ืื™ืŸ ืžื—ื•ืกืจ ื–ืžืŸ ืœื‘ื• ื‘ื™ื•ื ืœื’ื‘ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื ืจื' ืœืคืจ' ื“ืžื‘ื• ื‘ื™ื•ื ืคืจื™ืš ื“ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ืžืฉืžืข ืืคื™' ื‘ื™"ื“ ืฉื—ืจื™ืช ื•ืœื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ื”ื•ืื™ืœ ื‘ื–ืžื ื• ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ืคืกื•ืœ ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ื ืžื™ ืคืกื•ืœ:
Disons : puisque ร  son temps c'est invalide, etc. Explication : il peut attendre jusqu'ร  son temps, et ce sera invalide. Et selon ce que nous concluons au dรฉbut de Chnei seirim (Yoma 62b), qu'il n'y a pas de mehoussar zeman (manque de temps) le jour mรชme au regard du houil, il paraรฎt qu'il faut expliquer qu'il objecte ร  partir du jour mรชme. Car "hors de son temps" s'entend mรชme du matin du 14. C'est pourquoi il objecte : puisque ร  son temps, le jour mรชme, c'est invalide, hors de son temps aussi c'est invalide.
๐Ÿ’ก Explication

Hors du temps, mรชme Rabbi Eliezer valide. D'oรน l'objection ร  Rav Hisda. Le houil, pour la houmera : puisqu'ร  son temps cet abattage invalide, hors du temps aussi. Rachi compare ร  l'arel : puisque, s'il รฉtait circoncis, il invaliderait, maintenant aussi il invalide.

Tossefot place l'objection le matin du 14. Le temps du Pessa'h est l'aprรจs-midi du mรชme jour. Un mehoussar zeman dans la journรฉe ne bloque pas le houil (Yoma 62b).

6
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืืžืจ ืงืจื ืดื•ืืžืจืชื ื–ื‘ื— ืคืกื— ื”ื•ืืด โ€” ื”ื•ื ื‘ื”ื•ื™ื™ืชื•: ืœื ื”ื•ื ืœืฉื•ื ืื—ืจื™ื, ื•ืœื ืื—ืจื™ื ืœืฉืžื•.

Rav Pappa a dit : lร -bas, c'est diffรฉrent, car le verset dit : "va-amartem zevah Pessa'h hou" (et vous direz : c'est le sacrifice de Pessa'h). Hou be-havayato (lui, dans son รชtre) : lui, pas pour le nom d'autres ; et d'autres, pas pour son nom.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืืžืจ ืงืจื ื”ื•ื ื•ื"ืช ื•ื”ื ืžืง"ื• ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืค"ืง ื“ื–ื‘ื—ื™ื (ื“' ื™ื.) ื•ืžื” ืคืกื— ืฉืžื•ืชืจื• ื‘ื ืฉืœืžื™ื ื›ื•' ื›ื“ืžื™ื™ืชื™ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก. ื•ื™"ืœ ื“ืข"ื™ ืง"ื• ืžืฉืžืข ืœื™ื” ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื”ื•ื ื‘ื”ื•ื™ื™ืชื• ื™ื”ื ืœื ื”ื•ื ืœืฉื ืื—ืจื™ื ื•ืœื ืื—ืจื™ื ืœืฉืžื• ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ื“ืจื™ืฉ ื“ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ื“ื›ืฉืจ ืœืฉื ืื—ืจื™ื ืื—ืจื™ื ื›ืฉืจื™ื ืœืฉืžื• ื“ื”ื ืื™ืชืงื•ืฉ ืื”ื“ื“ื™ ืื‘ืœ ืื™ ืœืื• ืง"ื• ืœื ื”ื•ื” ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืืœื ืœื ื”ื•ื ืœืฉื ืื—ืจื™ื ื•ืชื• ืœื:
Lร -bas, c'est diffรฉrent, car le verset dit "hou". Et si tu dis : Rabbi Eliezer l'expose pourtant par un kal va-homer, au premier chapitre de Zevahim (daf 11a) : et quoi, le Pessa'h, dont le surplus vient en chelamim, etc., comme le cite le commentaire. On peut rรฉpondre : par le kal va-homer, Rabbi Eliezer comprend que hou be-havayato, il sera dans son รชtre : lui, pas pour le nom d'autres, et d'autres, pas pour son nom. Et par lร  il expose que, hors de son temps, oรน il est valide pour le nom d'autres, d'autres sont valides pour son nom, car ils ont รฉtรฉ mis en hekech l'un avec l'autre. Sans le kal va-homer, on n'exposerait que : lui, pas pour le nom d'autres, et rien de plus.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa sort le cas du houil par le verset. Hou, lui, dans son รชtre : le Pessa'h ne passe pas au nom d'un autre korban, et un autre korban ne passe pas ร  son nom. Les deux pessoulim vont ensemble.

Tossefot : le kal va-homer de Rabbi Eliezer sert ร  lire les deux cรดtรฉs dans le verset. Sans lui, on ne lirait que : le Pessa'h, pas pour le nom d'autres.

7
ื‘ื–ืžื ื•, ืฉื”ื•ื ืคืกื•ืœ ืœืฉื•ื ืื—ืจื™ื โ€” ืื—ืจื™ื ืคืกื•ืœื™ืŸ ืœืฉืžื•. ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื•, ืฉื”ื•ื ื›ืฉืจ ืœืฉื•ื ืื—ืจื™ื โ€” ืื—ืจื™ื ื›ืฉืจื™ื ืœืฉืžื•.

ร€ son temps, oรน il est invalide pour le nom d'autres, d'autres sont invalides pour son nom. Hors de son temps, oรน il est valide pour le nom d'autres, d'autres sont valides pour son nom.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืœื ื‘ื–ืžื ื• ืฉื”ื•ื ื›ืฉืจ ืœืฉื ืื—ืจื™ื ื“ื ืคืงื ืœืŸ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืข:) ืžื•ื–ื‘ื—ืช ืคืกื— ืฆืืŸ ื•ื‘ืงืจ ื“ืคืกื— ืฉื ื™ืชื•ืชืจ ืœืื—ืจ ื”ืคืกื— ืงืจื‘ ืฉืœืžื™ื ื•ืืฃ ืงื•ื“ื ื”ืคืกื— ื ืžื™ ื ืคืงื ืœืŸ ื‘ืค"ืง ื“ื–ื‘ื—ื™ื ืžืงืจื ืื—ืจื™ื ื ืžื•ืื ืžืŸ ื”ืฆืืŸ ืงืจื‘ื ื• ืœื–ื‘ื— ืฉืœืžื™ื ื“ื‘ืจ ื”ื‘ื ืžืŸ ื”ืฆืืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืคืกื— ื™ื”ื ืœื–ื‘ื— ืฉืœืžื™ื:
Hors de son temps, oรน il est valide pour le nom d'autres : car nous l'apprenons plus loin (Pessahim daf 70b) de "ve-zavahta Pessa'h tson ou-vakar", qu'un Pessa'h qui reste aprรจs le Pessa'h est offert en chelamim. Et mรชme avant le Pessa'h, nous l'apprenons aussi, au premier chapitre de Zevahim, d'un autre verset, de "ve-im min ha-tson korbano le-zevah chelamim" : une chose qui vient du menu bรฉtail, c'est-ร -dire le Pessa'h, sera un sacrifice de chelamim.
ืื—ืจื™ื ื›ืฉืจื™ื ืœืฉืžื• ื“ื”ื ืื™ืชืงืฉ ืคืกื•ืœื• ืœืฉื ืื—ืจื™ื ื•ืคืกื•ืœ ืœืื—ืจื™ื ืœืฉืžื•:
D'autres sont valides pour son nom : car ont รฉtรฉ mis en hekech son invalidation pour le nom d'autres, et l'invalidation des autres pour son nom.
๐Ÿ’ก Explication

Application du verset. ร€ son temps, le Pessa'h est passoul s'il est abattu pour un autre nom : les autres sont passoulim pour son nom. Hors de son temps, le Pessa'h est kacher pour un autre nom, car il est offert en chelamim : les autres sont kacherim pour son nom.

Rachi donne les deux versets : aprรจs le Pessa'h, et aussi avant le Pessa'h. Le hekech attache les deux pessoulim. Le houil ne les sรฉpare pas.

8
ืจื‘ื™ ืฉืžืœืื™ ืืชื ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ืืžืจ ืœื™ื”: ื ื™ืชื ื™ ืœื™ ืžืจ ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื”ื™ื›ืŸ ืืช? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืœื•ื“. ื•ื”ื™ื›ืŸ ืžื•ืชื‘ืš? ื‘ื ื”ืจื“ืขื. ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืŸ ื ื™ื“ื•ื ื™ืŸ ืœื ืœืœื•ื“ื™ื ื•ืœื ืœื ื”ืจื“ืขื™ื, ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืืช ืžืœื•ื“ ื•ืžื•ืชื‘ืš ื‘ื ื”ืจื“ืขื. ื›ืคื™ื™ื” ื•ืืจืฆื™.

Rabbi Chimlaรฏ vint devant Rabbi Yo'hanan. Il lui dit : que le maรฎtre m'enseigne le Sefer Youhassin.

Il lui dit : d'oรน es-tu ? Il lui dit : de Lod.

Et oรน est ta rรฉsidence ? ร€ Nehardea.

Il lui dit : on ne l'enseigne ni aux gens de Lod ni aux gens de Nehardea, ร  plus forte raison toi qui es de Lod et dont la rรฉsidence est ร  Nehardea. Il insista, et il accepta.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ ืžืชื ื™' ื“ื“ื‘ืจื™ ื”ื™ืžื™ื:
Sefer Youhassin : la michna de Divrei ha-Yamim.
ืื™ืŸ ืฉื•ื ื™ืŸ ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ ืœื ืœืœื•ื“ื™ื ื›ื•' ืœื“ื—ื•ื™ื™ื” ืื™ื›ื•ื•ืŸ ืœ"ื ืœืคื™ ืฉืื™ื ืŸ ืžื™ื•ื—ืกื™ืŸ:
On n'enseigne pas le Sefer Youhassin aux gens de Lod, etc. : il avait l'intention de l'รฉcarter. Autre explication : parce qu'ils ne sont pas meyuhassin (de lignรฉe รฉtablie).
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Chimlaรฏ demande le Sefer Youhassin, la michna de Divrei ha-Yamim. Rabbi Yo'hanan demande l'origine, puis la rรฉsidence : Lod, puis Nehardea. Deux motifs de refus, et un kal va-homer quand les deux sont rรฉunis.

Le verbe du texte est nidonin. Rachi lit chonin : on ne rรฉpรจte pas ce livre. Ou bien il cherche ร  l'รฉcarter, ou bien ces gens ne sont pas meyuhassin. Chimlaรฏ insiste. Yo'hanan cรจde.

9
ืืžืจ ืœื™ื”: ื ื™ืชื ื™ื™ื” ื‘ืชืœืชื ื™ืจื—ื™. ืฉืงืœ ืงืœื ืคืชืง ื‘ื™ื”, ืืžืจ ืœื™ื”: ื•ืžื” ื‘ืจื•ืจื™ื” ื“ื‘ื™ืชื”ื• ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืจืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื—ื ื ื™ื” ื‘ืŸ ืชืจื“ื™ื•ืŸ, ื“ืชื ื™ื ืชืœืช ืžืื” ืฉืžืขืชืชื ื‘ื™ื•ืžื ืžืชืœืช ืžืื” ืจื‘ื•ื•ืชื, ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืœื ื™ืฆืชื” ื™ื“ื™ ื—ื•ื‘ืชื” ื‘ืชืœืช ืฉื ื™ืŸ, ื•ืืช ืืžืจืช ื‘ืชืœืชื ื™ืจื—ื™?!

Il lui dit : enseigne-le en trois mois. Il prit une motte et la lui jeta.

Il lui dit : et Berouria, femme de Rabbi Meir, fille de Rabbi Hanania ben Teradion, qui รฉtudiait trois cents chemata (enseignements) en un jour auprรจs de trois cents maรฎtres, et mรชme ainsi elle n'a pas acquittรฉ son obligation en trois ans, et toi tu dis : en trois mois ?!

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืงืœ ืงืœื ืžื•ื˜"ื (ื’ื•ืฉ ืื“ืžื”) :
Il prit une motte : une mota (motte de terre).
ืœื ื™ืฆืชื” ื™ื“ื™ ื—ื•ื‘ืชื” ืœื ื™ื›ืœื” ืœืฉื ื•ืชื” ื‘ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื:
Elle n'a pas acquittรฉ son obligation : elle n'a pas pu le rรฉpรฉter en trois ans.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืงืœ ืงืœื ืคืชืง ื‘ื™ื”. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ื”ืฉืœื™ืš ืขืœื™ื• ืงืœื, ื™ื’ืขื•ืจ ื‘ื• ื•ื™ืฆื? ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ืงืœื ื•ืœื ื“ื‘ืจ ืื—ืจ? ื•ืขื•ื“ ืžื” ื—ื˜ื ื‘ื–ื” ืฉื—ืฉื‘ ืฉื™ื•ื›ืœ ืœืœืžื•ื“ ื‘ื’' ื—ื“ืฉื™ื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืžื“ื‘ืจื™ื• ืืœื• ืฉื—ืฉื‘ ืฉื™ื•ื›ืœ ืœืœืžื•ื“ ื“ื‘ืจ ืขืžื•ืง ื›ื–ื” ื‘ืฉืœืฉื” ื—ื“ืฉื™ื ื“ืŸ ืื•ืชื• ืฉื”ื•ื ื’ืก ืจื•ื— ื•ืœื›ืŸ ื—ื–ืจ ื‘ื• ื•ืืžืจ ืฉืื™ืŸ ืจืื•ื™ ื–ื” ืœืœืžื“ื• ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ืจืื” ื‘ื• ื’ืกื•ืช ืจื•ื— ื•ื›ื“ื™ ืœื”ื•ื“ื™ืขื• ื˜ืขื ืฉื—ื–ืจ ื‘ื• ื•ืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœืœืžื“ื• ืื—ืจ ืฉื›ื‘ืจ ื ืชืจืฆื” ืœืœืžื“ื• ืœื›ืš 'ืฉืงืœ ืงืœื ืคืชืง ื‘ื™ื”' ื›ื™ ืขื ื•ื” ืžืกืคืจื” ืงืœื [131] ืœื•ืžืจ ืœื• ืขืœ ืืฉืจ ืœื ืจืื™ืชื™ ื‘ืš ืžื“ืช ืขื ื•ื” ืœื›ืš ืื™ืŸ ืื ื™ ืžืœืžื“ืš. ื’ื ืจืžื– ืœื• ื‘ืงืœื ืขืœ ื”ืขื ื•ื” ื›ื™ ืงืœื ื”ื•ื ืขืคืจ ื•ื‘ืขื ื•ื™ื ื ืืžืจ 'ื•ื ืคืฉื™ ื›ืขืคืจ ืœื›ืœ ืชื”ื™ื”'.
Il prit une motte et la lui jeta. On peut objecter : pourquoi lui a-t-il jetรฉ une motte ? Qu'il le rabroue, et qu'il sorte. Et encore : pourquoi une motte, et pas autre chose ? Et encore : quelle faute y a-t-il en ceci, qu'il ait pensรฉ pouvoir apprendre en trois mois ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : de ces paroles, oรน il pensait pouvoir apprendre une chose aussi profonde en trois mois, il l'a jugรฉ gas roua'h (orgueilleux). C'est pourquoi il s'est rรฉtractรฉ, et il a dit que celui-ci ne mรฉrite pas qu'on le lui enseigne, puisqu'on voit en lui de la gasout roua'h. Et pour lui faire connaรฎtre le motif pour lequel il revient sur son accord, et pourquoi il ne veut plus le lui enseigner aprรจs avoir dรฉjร  consenti ร  le lui enseigner, pour cela : il prit une motte et la lui jeta. Car l'anava (humilitรฉ) a pour nombre kala, 131 : afin de lui dire, puisque je n'ai pas vu en toi la mida d'anava, je ne t'enseigne pas. Il lui a aussi fait signe, par la motte, vers l'anava : car kala est de la poussiรจre, et au sujet des anavim (humbles) il est dit : "ve-nafchi ke-afar la-kol tihye" (et que mon รขme soit comme la poussiรจre pour tous).
๐Ÿ’ก Explication

Trois mois. Yo'hanan jette une kala, une motte. Berouria apprenait trois cents chemata en un jour, auprรจs de trois cents maรฎtres, et trois ans ne lui ont pas suffi pour ce livre.

Ben Yehoyada lit le geste. La demande brรจve rรฉvรจle une gasout roua'h. Kala a le nombre d'anava, 131. La poussiรจre rappelle la parole : que mon รขme soit comme la poussiรจre pour tous.

10
ื›ื™ ืฉืงื™ืœ ื•ืื–ื™ืœ ืืžืจ ืœื™ื”: ืจื‘ื™, ืžื” ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื•, ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื•?

Comme il prenait congรฉ et s'en allait, il lui dit : Rabbi, quelle diffรฉrence entre "pour son nom et pas pour son nom", et "pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs" ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื”ื“ื™ ื“ืงื ืฉืงื™ืœ ื•ืื–ื™ืœ ื"ืœ ืจ' ืฉืžืœืื™ ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ:
Tandis qu'il prenait congรฉ et s'en allait, il lui dit : Rabbi Chimlaรฏ ร  Rabbi Yo'hanan.
ืžื” ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• ืžืื™ ืฉื ื ื“ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• ืคืกื•ืœ ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• ื›ืฉืจ:
Quelle diffรฉrence entre pour son nom et pas pour son nom, et pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs : pourquoi pour son nom et pas pour son nom est-ce invalide, et pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs est-ce valide ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• ืชื™ืžื” ืžืื™ ืงื ื‘ืขื™ ื”ื ื’ืžืจ ืœืขื™ืœ ืžืงืจื ื“ืžืงืฆืช ืื•ื›ืœื™ื ืœื ืคืกืœื™ ื•ื ืจืื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืืžืื™ ืœื ื’ืžืจื™ื ืŸ ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• ื“ื›ืฉืจ ืžืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื•:
Quelle diffรฉrence entre pour son nom et pas pour son nom, et pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs. ร‰tonnement : que demande-t-il ? Nous avons dรฉjร  appris plus haut, d'un verset, qu'une partie de mangeurs n'invalide pas. Il paraรฎt au Rachba qu'il demande : pourquoi n'apprend-on pas que "pour son nom et pas pour son nom" est valide, depuis "pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs" ?
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจ ืœื™ื”: ืจื‘ื™, ืžื” ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื•. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ื‘ื—ืจ ืœืฉืื•ืœ ืžืžื ื• ืฉืืœื” ื–ื• ืœืขืช ืขืชื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ืจื‘ื™ ืฉืžืœืื™ ืœื ื”ื™ื” ื ืฆืจืš ืœืชืฉื•ื‘ื” ืขืœ ืฉืืœื” ื–ื• ื›ื™ ื”ื•ื ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ื”ื˜ืขื ืฉื–ื” ืคื™ืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ื–ื” ืื™ืŸ ืคื™ืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ืจืง ื–ื›ืจ ื–ื” ืขืชื” ืœืคื ื™ื• ื›ื“ื™ ืœื”ืฉื™ื’ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ื• ืžื›ื— ื“ื™ืŸ ื–ื” ื‘ื“ืจืš ื›ื‘ื•ื“ ื›ื™ ื”ื•ื ืืžืจ ืœื• ืชื—ืœื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ืžืŸ ืœื•ื“ ื•ืžื•ืฉื‘ื• ื‘ื ื”ืจื“ืขื ื ื“ื—ื” ืœื’ืžืจื™ ืžืŸ ืœื™ืžื•ื“ ื–ื” ื ืžืฆื ืฉื“ื—ื” ืื•ืชื• ืฉืชื™ ื“ื—ื™ื•ืช ืžืŸ ื”ืœื™ืžื•ื“ ืื—ืช ืžืฆื“ ืœื•ื“ ื•ืื—ืช ืžืฆื“ ื ื”ืจื“ืขื ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจ 'ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืืช ืžืœื“ ื•ืžื•ืชื‘ืš ื‘ื ื”ืจื“ืขื' ื•ื‘ื ืจื‘ื™ ืฉืžืœืื™ ืœื”ืฉื™ื’ ืขืœ ื”ืžื•ื ื— ื”ื–ื” ืฉืขืฉื” ืžื“ื™ืŸ ื–ื” ืฉื™ืฉ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ืœืฉืžื• ื•ืœืฉืžื• ื•ื‘ื™ืŸ ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• ืžืฉื•ื ื”ืื™ ืกื‘ืจื” ื“ื–ื” ืคื™ืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ื–ื” ืคื™ืกื•ืœื• ืฉืœื ื‘ื’ื•ืคื• ื•ืขืœ ื›ืŸ ืชืงืฉื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืื™ืš ืขืฉื” ืœื• ื“ื—ื™ื” ืžื›ื— ื“ื”ื™ื” ืžื•ืฉื‘ื• ื‘ื ื”ืจื“ืขื ื“ืื™ืŸ ื–ื” ื ื•ื’ืข ื‘ื’ื•ืคื•, ื›ื™ ื‘ืฉืœืžื ืžืฆื“ ืœื•ื“ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ื•ืœื“ ื‘ื” ื—ืฉื™ื‘ ืคื™ืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ืื‘ืœ ื ื”ืจื“ืขื ืœื ื ื•ืœื“ ื•ืจืง ื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ืฉื ื•ืื ื›ืŸ ืžืฆื“ ื ื”ืจื“ืขื ืื™ื ื• ืžื’ื™ืข ืœื• ื—ืกืจื•ืŸ ืœื“ื—ื•ืชื• ืžืŸ ื”ืœื™ืžื•ื“ ื›ืœืœ.
Il lui dit : Rabbi, quelle diffรฉrence entre pour son nom et pas pour son nom. On peut objecter : pourquoi a-t-il choisi de lui poser cette question en ce moment ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : Rabbi Chimlaรฏ n'avait pas besoin de la rรฉponse ร  cette question, car il connaissait la raison. Celui-ci : son invalidation est dans son corps. Celui-lร  : son invalidation n'est pas dans son corps. Il ne l'a rappelรฉ maintenant devant lui que pour contester ses paroles ร  partir de cette halakha, par une voie de respect. Car il lui avait dit d'abord : puisqu'il est de Lod et que sa rรฉsidence est ร  Nehardea, il est รฉcartรฉ entiรจrement de cette รฉtude. Il se trouve qu'il l'a รฉcartรฉ par deux รฉcarts hors de l'รฉtude : un du cรดtรฉ de Lod, et un du cรดtรฉ de Nehardea, comme il a dit : ร  plus forte raison, toi qui es de Lod et dont la rรฉsidence est ร  Nehardea. Rabbi Chimlaรฏ vient contester ce principe qu'il a posรฉ, ร  partir de cette halakha : il y a une distinction entre pas pour son nom et pour son nom, et entre pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs, ร  cause de ce sevara. Celui-ci : son invalidation est dans son corps. Celui-lร  : son invalidation est hors de son corps. C'est pourquoi on objecte ร  Rabbi Yo'hanan : comment a-t-il fait un รฉcart parce que sa rรฉsidence รฉtait ร  Nehardea, puisque cela ne touche pas son corps ? Passe pour Lod : puisqu'il y est nรฉ, on compte cela comme une invalidation dans son corps. Pour Nehardea, il n'y est pas nรฉ, il y a seulement rรฉsidรฉ. Dรจs lors, du cรดtรฉ de Nehardea, aucune dรฉficience n'arrive jusqu'ร  lui pour l'รฉcarter de l'รฉtude.
๐Ÿ’ก Explication

En partant, Chimlaรฏ pose la diffรฉrence entre une mahshava mixte sur le nom du korban et une mahshava mixte sur les mangeurs. Rachi formule le fait : la premiรจre invalide, la seconde valide.

Tossefot, au nom du Rachba : la question est pourquoi on n'apprend pas la validitรฉ de l'une depuis l'autre. Ben Yehoyada rattache la question aux deux dehiyot. Lod, oรน il est nรฉ, ressemble ร  un pessoul dans le corps. Nehardea, oรน il rรฉside, n'atteint pas le corps.

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ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ืืช, ืชื ื•ืื™ืžื ืœืš: ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• โ€” ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื•, ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• โ€” ืื™ืŸ ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื•.

Il lui dit : puisque tu es un tsourba me-rabbanan (jeune savant), viens et je te dirai. Pour son nom et pas pour son nom : son invalidation est dans son corps.

Pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs : son invalidation n'est pas dans son corps.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ืžื—ืฉื‘ื” ื‘ื’ื•ืคื• ืฉืœ ืงืจื‘ืŸ ืื‘ืœ ืžื—ืฉื‘ืช ืื•ื›ืœื™ื• ืคืกื•ืœ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื”ื•ื:
Son invalidation est dans son corps : la mahshava (pensรฉe) porte sur le corps du korban. Mais la mahshava des mangeurs est l'invalidation d'une autre chose.
๐Ÿ’ก Explication

Yo'hanan rรฉpond parce que la question montre un tsourba me-rabbanan. Premier critรจre : lichmo et chelo lichmo, la mahshava porte sur le corps du korban. Le-okhlav et chelo le-okhlav, la mahshava porte sur les personnes.

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ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• โ€” ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื•, ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• โ€” ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื•.

Pour son nom et pas pour son nom : il est impossible de levarer (clarifier) son issour. Pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs : il est possible de levarer son issour.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ื“ืžื” ื—ืœืง ืœืฉืžื• ื•ืžื” ื—ืœืง ืฉืœื ืœืฉืžื• ืื‘ืœ ืื•ื›ืœื™ื• ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ื—ืœืง ืื•ื›ืœื™ื• ืœืฆื“ ื–ื” ื•ื—ืœืง ื—ื•ืœื” ื•ื–ืงืŸ ื‘ืฆื“ ืื—ืจ ืื™ ื ืžื™ ืœื‘ืจืจ ืื ืืžืช ืžื—ืฉื‘ืชื• ืื ืื™ืŸ ื‘ื” ืžืžืฉ ื›ื’ื•ืŸ ื™ืื›ื™ืœื ื• ืœืจืื•ื™ื™ืŸ ื•ื ืžืฆืืช ืžื—ืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ื™ืœื” ืœืžืคืจืข ื•ืœืฉืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ื™ื—ื–ื•ืจ ื“ืžื™ื”ืŸ ื•ื›ืš ืฉืžืขืชื™:
Impossible de clarifier : quelle part est pour son nom, et quelle part n'est pas pour son nom ? Mais pour ses mangeurs, on peut clarifier : la part de ses mangeurs de ce cรดtรฉ, et la part du malade et du vieillard de l'autre cรดtรฉ. Ou bien, clarifier si sa mahshava est vraie, ou si elle est sans substance. Par exemple : il le fera manger ร  ceux qui sont aptes, et sa mahshava se trouve annulรฉe rรฉtroactivement ; et pour ceux qui ne sont pas aptes, on leur rend leur argent. Et c'est ainsi que j'ai entendu.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme critรจre : levarer, isoler l'issour. Sur le nom, aucune part du korban ne se sรฉpare en part pour son nom et part pas pour son nom.

Sur les mangeurs, Rachi donne deux clarifications. On met ร  part la portion des aptes et celle du malade ou du vieillard. On peut aussi nourrir les aptes : la mahshava tombe le-mafre'a (rรฉtroactivement), et l'argent des inaptes leur revient.

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ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• โ€” ื™ืฉื ื• ื‘ืืจื‘ืข ืขื‘ื•ื“ื•ืช, ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• โ€” ืื™ื ื• ื‘ืืจื‘ืข ืขื‘ื•ื“ื•ืช. ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• โ€” ื™ืฉื ื• ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ื›ื‘ื™ื—ื™ื“, ืœืื•ื›ืœื™ื• ื•ืฉืœื ืœืื•ื›ืœื™ื• โ€” ืื™ื ื• ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ื›ื‘ื™ื—ื™ื“.

Pour son nom et pas pour son nom : cela existe dans les quatre avodot. Pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs : cela n'existe pas dans les quatre avodot.

Pour son nom et pas pour son nom : cela existe pour le tsibour comme pour le yahid. Pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs : cela n'existe pas pour le tsibour comme pour le yahid.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื ื• ื‘ืืจื‘ืข ืขื‘ื•ื“ื•ืช ื“ืื™ืŸ ืžื—ืฉื‘ืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืžื—ืฉื‘ืช ืื›ื™ืœื” ืœื ืฉื™ื™ื›ื ื‘ืงืจื‘ืŸ ืฆื™ื‘ื•ืจ ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื ืืœื ื‘ืคืกื—:
Cela n'existe pas dans les quatre avodot : car il n'y a pas de mahshavat okhlin (pensรฉe sur les mangeurs) ร  la zerika. La mahshavat akhila ne s'applique pas ร  un korban tsibour, car elle ne s'applique qu'au Pessa'h.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืฉืžื• ื•ืฉืœื ืœืฉืžื• ื™ืฉื ื• ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื“ืื™ื ื• ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื“ืืคื™' ื‘ื™ื—ื™ื“ ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ืืœื ื‘ืคืกื— ื’ืจื™ื“ื:
Pour son nom et pas pour son nom, cela existe pour le tsibour, etc. ร‰tonnement pour le Ri : pourquoi prรฉcisรฉment "cela n'existe pas pour le tsibour" ? Qu'on le dรฉduise dรฉjร  : mรชme pour le yahid, cela ne s'applique qu'au Pessa'h seul.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme et quatriรจme critรจres. La mahshava du nom joue dans les quatre avodot : chehita, kabala, holakha, zerika. La mahshava des mangeurs ne joue pas ร  la zerika.

Rachi ajoute : la mahshavat akhila ne concerne pas le korban tsibour, elle est propre au Pessa'h. Tossefot, au nom du Ri, laisse l'รฉtonnement : la restriction au Pessa'h vaut dรฉjร  pour le yahid. Nommer le tsibour ร  part reste en question dans cette glose.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Lichmo et chelo lichmo, face aux mangeurs Rabbi Yo'hanan ร  Rabbi Chimlaรฏ. Rav Achi rรฉunie les deux premiรจres lignes. Critรจre Lichmo et chelo lichmo Le-okhlav et chelo Place du pessoul Dans le corps Hors du corps Levarer l'issour Impossible Possible Quatre avodot Oui, jusqu'ร  la zerika chehita, kabala, holakha Pas ร  la zerika Tsibour et yahid Les deux Pessa'h du yahid Rav Achi : pessoul dans le corps et impossibilitรฉ de clarifier, une seule raison.
Quatre รฉcarts. Rav Achi fond les deux premiers en une seule raison.
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ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื• โ€” ื—ื“ื ืžื™ืœืชื ื”ื™ื, ื“ืžื” ื˜ืขื ืืžืจ ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื•? ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื•.

Rav Achi a dit : "son invalidation est dans son corps" et "il est impossible de clarifier son interdit", c'est une seule chose. Car quelle est la raison pour laquelle il a dit "son invalidation est dans son corps" ?

Parce qu'il est impossible de clarifier son interdit.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื• ื—ื“ื ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ื“ืก"ืœ ื“ืื™ ืœืื• ื˜ืขืžื ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื• ืœื ืงืจื™ ืœื™ื” ื‘ื’ื•ืคื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื—ืฉื‘ื” ื”ื™ื ื›ื“ืœืขื™ืœ ืื‘ืœ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื ื“ื™ื™ืง ื‘ื”ื›ื™ ื•ืงืจื™ ืœื™ื” ืฉืคื™ืจ ืคืกื•ืœื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ืขืœื™ื ื ืžื™ ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจืจ ืื™ืกื•ืจื• ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืงื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืœืขื™ืœ:
"Son invalidation est dans son corps" et "il est impossible de clarifier son interdit", c'est une seule chose. Il tient que, sans la raison qu'il est impossible de clarifier son interdit, il ne l'appellerait pas "dans son corps", puisque c'est une mahshava, comme plus haut. Mais Rabbi Yo'hanan n'a pas รฉtรฉ prรฉcis sur ce point, et il l'appelle ร  bon droit "son invalidation est dans son corps". Et le chinouy baalim (changement de propriรฉtaires) aussi : il est impossible de clarifier son interdit, et c'est pourquoi il ne l'a pas comptรฉ plus haut.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi rรฉunit les deux premiรจres rรฉponses. On appelle cela un pessoul dans le corps parce qu'on ne peut pas isoler l'issour.

Tossefot : Rabbi Yo'hanan appelle "dans le corps" une mahshava sur le korban, sans faire dรฉpendre ce nom de la possibilitรฉ de clarifier. Le chinouy baalim a le mรชme dรฉfaut de clarification. C'est pourquoi il n'a pas รฉtรฉ comptรฉ ร  part plus haut.

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ืืžืจ ืจืžื™ ื‘ืจ ืจื‘ ื™ื•ื“ื ืืžืจ ืจื‘: ืžื™ื•ื ืฉื ื’ื ื– ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ ืชืฉืฉ ื›ื—ืŸ ืฉืœ ื—ื›ืžื™ื ื•ื›ื”ื” ืžืื•ืจ ืขื™ื ื™ื”ื.

Rami bar Rav Youda a dit au nom de Rav : du jour oรน le Sefer Youhassin a รฉtรฉ cachรฉ, la force des sages s'est affaiblie, et la lumiรจre de leurs yeux s'est ternie.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืชืฉืฉ ื›ื—ืŸ ืฉื ื’ื ื–ื• ืžื”ืŸ ื˜ืขืžื™ ืชื•ืจื” ืฉื”ื™ื• ื‘ื•:
Leur force s'est affaiblie : parce que leur ont รฉtรฉ cachรฉs les taamei Torah (raisons de la Torah) qui s'y trouvaient.
ื ื’ื ื– ื ืฉืชื›ื—:
Cachรฉ : oubliรฉ.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžื™ื•ื ืฉื ื’ื ื– ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ, ืชืฉืฉ ื›ื—ืŸ ืฉืœ ื—ื›ืžื™ื ื•ื›ื”ื” ืžืื•ืจ ืขื™ื ื™ื”ื. ื ืจืื” ืœื™ ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื›ื™ ื‘ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ ืฉื”ื•ื ื”ื™ื” ื‘ื™ืื•ืจื™ื ื•ืจืžื–ื™ื ื‘ืคืกื•ืงื™ื ืฉืœ ื“ื‘ืจื™ ื”ื™ืžื™ื ื”ื™ื• ืื•ืชื ื”ื‘ื™ืื•ืจื™ื ื•ื”ืจืžื–ื™ื ื›ื ื•ื™ื™ื ื‘ื”ืงื“ืžื•ืช ื ืคืœืื™ื ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื‘ื ืกืชืจ ื•ื‘ื ื’ืœื” ื•ืžืื•ืชื ื”ื”ืงื“ืžื•ืช ื”ื™ืงืจื™ื ื”ื™ื• ื”ื—ื›ืžื™ื ืœื•ืžื“ื™ื ืœืคืจืฉ ื‘ื”ื ื•ืœื“ืจื•ืฉ ื‘ื”ื ื›ืžื” ืžืงืจืื•ืช ื•ื›ืžื” ืžืขืฉื™ื ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”, ื•ืœื›ืš ืชืฉืฉ ื›ื—ืŸ ื›ื™ ื—ืกืจื• ื™ื“ื™ืขืช ื›ืžื” ื•ื›ืžื” ื”ืงื“ืžื•ืช ื ืคืœืื™ื ืฉื”ื™ื• ื“ื•ืจืฉื™ื ื•ืžืคืจืฉื™ื ื‘ื”ื ื›ืžื” ืขื ื™ื™ื ื™ื ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”. ื•ืื•ืžืจื• ื›ื”ื” ืžืื•ืจ ืขื™ื ื™ื”ื , ื ืจืื” ืœื™ ื“ืžืงื•ื“ื ืœื ื”ื™ื• ืจืฉืื™ืŸ ืœื›ืชื•ื‘ ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื•ืจืง ื”ื™ื• ื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ื”ืื’ื“ื•ืช ืฉืœ ื”ืกื•ื“ื•ืช ืฉื”ื ืื“ืจื•ืช ื•ืกืคืจ ื”ื–ื•ื”ืจ ื“ืจืฉื‘"ื™ ื•ืชืœืžื™ื“ื™ื• ื•ืกืคืจ ืื’ื“ืชื ื“ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื ืกื‘ื ื•ืจื‘ ื™ื™ื‘ื ืกื‘ื ื•ืจื‘ื™ ื›ืจื•ืกืคื“ืื™ ื•ื›ื™ื•ืฆื ืื‘ืœ ื‘ืื’ื“ื•ืช ืฉืœ ื—ืœืง ื”ื ื’ืœื” ืœื ื ืชื ื• ืœื”ื›ืชื‘ ื‘ื–ืžื ื ืืœื ืจืง ื”ืื’ื“ื” ื”ื–ืืช ืฉืœ ื“ื‘ืจื™ ื”ื™ืžื™ื ืฉื”ื•ื ื‘ื—ืœืง ื”ื ื’ืœื” ืฉื”ื™ื• ืงื•ืจื™ืŸ ืื•ืชื• 'ืกืคืจ ื™ื•ื—ืกื™ืŸ' ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ื’ื ื– ืกืคืจ ื–ื” ืœื ื™ืฉ ืกืคืจ ื‘ื—ืœืง ื”ื ื’ืœื” ืœืงืจื•ืช ื‘ื• ื‘ืขื™ื ื™ื”ื ืžืชื•ืš ื”ื›ืชื‘ ื›ื™ ืื•ืชื ื”ืกืคืจื™ื ืฉืœ ื—ืœืง ื”ืกื•ื“ ืœื ื”ื™ื• ืžืฆื•ื™ื™ื ืืœื ืœื—ื›ืžื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ืคืจื˜ื™ื™ื. ื•ืœื–ื” ืืžืจ ื‘ื’ื ื™ื–ืชื• ื›ื”ื” ืžืื•ืจ ืขื™ื ื™ื”ื ืฉืœื ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื™ืžื•ื“ ืœืœืžื“ื• ื‘ืื•ืจ ืขื™ื ื™ื”ื ืžืชื•ืš ื”ืกืคืจ ื‘ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื”.
Du jour oรน le Sefer Youhassin a รฉtรฉ cachรฉ, la force des sages s'est affaiblie et la lumiรจre de leurs yeux s'est ternie. Il me semble que voici la raison. Dans le Sefer Youhassin, qui รฉtait des explications et des remezim (allusions) dans les versets de Divrei ha-Yamim, ces explications et ces allusions รฉtaient formulรฉes au moyen de hakdamot (prรฉmisses) admirables, dans les paroles de Torah, en nistar (cachรฉ) et en nigle (rรฉvรฉlรฉ). Et ร  partir de ces prรฉcieuses prรฉmisses, les sages apprenaient ร  expliquer par elles et ร  exposer par elles plusieurs versets et plusieurs faits dans les paroles de Torah. C'est pourquoi leur force s'est affaiblie : il leur a manquรฉ la connaissance de nombreuses prรฉmisses admirables, par lesquelles ils exposaient et expliquaient plusieurs sujets dans les paroles de Torah. Et ce qu'il dit : la lumiรจre de leurs yeux s'est ternie. Il me semble qu'auparavant ils n'avaient pas le droit d'รฉcrire la Torah che-be-al pe (Torah orale), et ils n'รฉcrivaient que les aggadot des sodot, qui sont les Idrot et le Sefer ha-Zohar de Rachbi (Rabbi Chimon bar Yohai) et de ses รฉlรจves, et le Sefer Agadta de Rav Hamnouna Saba, de Rav Yeiva Saba, de Rabbi Krouspedaรฏ, et leurs semblables. Les aggadot de la part du nigle n'ont pas รฉtรฉ donnรฉes ร  รชtre รฉcrites en leur temps, sauf seulement cette aggada de Divrei ha-Yamim, qui est dans la part du nigle, et qu'ils appelaient Sefer Youhassin. Une fois ce livre cachรฉ, il n'y a pas de livre dans la part du nigle pour y lire de leurs yeux ร  partir de l'รฉcrit. Car ces livres de la part du sod ne se trouvaient qu'auprรจs de grands sages particuliers. C'est pour cela qu'il a dit, ร  sa gueniza : la lumiรจre de leurs yeux s'est ternie, car ils n'avaient pas d'รฉtude ร  รฉtudier ร  la lumiรจre de leurs yeux, ร  partir du livre, dans la Torah che-be-al pe.
๐Ÿ’ก Explication

Retour au Sefer Youhassin. Depuis sa gueniza, la force des sages a faibli et la lumiรจre de leurs yeux s'est ternie. Rachi : les taamei Torah qui y รฉtaient ont รฉtรฉ oubliรฉs. Nignaz veut dire nichtaka'h, oubliรฉ.

Ben Yehoyada sรฉpare les deux membres. La force : les hakdamot du livre, en nistar et en nigle, servaient ร  expliquer versets et rรฉcits. La lumiรจre des yeux : ce livre du nigle รฉtait celui qu'on lisait sur la page. Les รฉcrits du sod restaient chez quelques sages.

16
ืืžืจ ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื: ื‘ื™ืŸ ืดืืฆืœืด ืœืดืืฆืœืด ื˜ืขื™ื ื• ืืจื‘ืข ืžืื” ื’ืžืœื™ ื“ื“ืจืฉื.

Mar Zoutra a dit : entre "Atsel" et "Atsel", nous avons chargรฉ quatre cents chameaux de deracha.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืืฆืœ ืœืืฆืœ ืฉื ื™ ืžืงืจืื•ืช ื”ืŸ ื•ืคืจืฉื” ื’ื“ื•ืœื” ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ืœืืฆืœ ืฉืฉื” ื‘ื ื™ื ื•ืงื ื—ืฉื™ื‘ ื•ืื–ื™ืœ ื”ื‘ื ื™ื ื•ืกื™ืคื ื“ืคืจืฉืชื ืืœื” ื‘ื ื™ ืืฆืœ:
De Atsel ร  Atsel : ce sont deux versets, et une grande section entre eux. "Ve-le-Atsel chicha banim", et il continue en comptant les fils, et la fin de la section : "ele bnei Atsel".
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื‘ื™ืŸ 'ืืฆืœ' ืœ'ืืฆืœ' ื˜ืขื™ื ื• ืืจื‘ืข ืžืื” ื’ืžืœื™ ื“ื“ืจืฉื”. ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืฉืืจ ื“ื•ื›ืชื™ ื“ื‘ืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื’ื•ื–ืžื ื‘ื”ื”ื™ื ื“ื ืžื ื• ืขืœื™ื” ืฉืœืฉ ืžืื•ืช ื›ื”ื ื™ื, ื ืจืื” ื”ื›ื ืื™ืŸ ื”ื›ื•ื•ื ื” ืœื•ืžืจ ืžืฉื•ื™ ืืจื‘ืข ืžืื•ืช ื’ืžืœื™ื ืืœื ื’ืžืœื™ ื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ื”ื•ื ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืœื•ื—ื•ืช, ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ืฉื‘ืช (ืฉื‘ืช ืง:) ื“ื–ืจืง ื•ื ื— ืื’ื•ื“ื ื“ื’ืžืœื ื•ื›ืŸ ื‘ืžื•ืขื“ ืงื˜ืŸ (ืžื•ืขื“ ืงื˜ืŸ ื•:) ื•ื”ื•ื ื“ืœื™ื›ื ื’ืžืœื ื•ื›ืŸ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืกื–:) ืคืฉืจ ืงื ืื’ืžืœื, ื“ื”ื›ื•ื•ื ื” ืฉืœ ื’ืžืœื ื”ื™ื™ื ื• ืœื•ื—ื•ืช ืฉืœ ื’ืฉืจ ืงื˜ืŸ, ื•ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ ื‘ืขืจื•ืš ื–"ืœ, ื•ื›ืŸ ืžืงื•ื“ื ืœื ื”ื™ื” ืžืฆื•ื™ ืืฆืœื ื”ื ื™ื™ืจ ื•ื”ื™ื• ื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ืขืœ ืœื•ื—ื•ืช ืขืฆื™ื ืงื˜ื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ื“ืคื™ื ืฉืœ ื ื™ื™ืจ ืฉื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ืขืชื” ื•ื–ื”ื• ืฉื ืืžืจ ื›ืืŸ ืช' ื’ืžืœื™ ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืขืจืš ืช' ืœื•ื—ื•ืช ื›ืžื• ืฉืชืืžืจ ืช' ื“ืคื™ืŸ.
Entre Atsel et Atsel, nous avons chargรฉ quatre cents gamlei de deracha. Bien que nous disions ailleurs que les sages ont parlรฉ en langage de gouzma (exagรฉration), dans ce cas de "on a comptรฉ sur lui trois cents cohanim", il apparaรฎt ici que gamlei veut dire des luhot (planches). Le chiffre ne porte pas sur une charge de quatre cents chameaux. Comme ils ont dit ร  Chabbat (Chabbat 100b) : il a jetรฉ, et cela s'est posรฉ sur la rive du gamla. Et de mรชme ร  Moed Katan (Moed Katan 6a) : et c'est lorsqu'il n'y a pas de gamla. Et de mรชme ร  Sanhรฉdrin (Sanhรฉdrin 67b) : il a donnรฉ l'interprรฉtation, il s'est tenu sur un gamla. L'intention de gamla, ce sont des planches d'un petit pont, comme l'a expliquรฉ l'Aroukh. Et de mรชme, auparavant, le papier ne se trouvait pas chez eux, et ils รฉcrivaient sur de petites planches de bois, ร  la place des pages de papier sur lesquelles on รฉcrit maintenant. Et c'est ce qui est dit ici : quatre cents gamlei, cela veut dire l'รฉquivalent de quatre cents planches, comme tu dirais quatre cents pages.
๐Ÿ’ก Explication

Mar Zoutra mesure la deracha entre les deux Atsel de Divrei ha-Yamim : quatre cents chameaux de deracha. Rachi identifie les deux versets : "ve-le-Atsel chicha banim", puis, ร  la fin de la section, "ele bnei Atsel".

Ben Yehoyada lit gamla comme les planches d'un petit pont, d'aprรจs l'Aroukh, et le chiffre comme environ quatre cents planches, ร  la place de pages.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Entre Atsel et Atsel Atsel six fils Grande paracha les fils sont comptรฉs Atsel ele bnei Atsel Mar Zoutra : quatre cents gamalim de deracha Rachi : deux versets, une grande section entre eux Ben Yehoyada : gamla, planches d'un petit pont, environ 400 pages
Deux Atsel, une grande paracha entre eux, quatre cents gamalim de deracha.
17
ืชื ื™ื, ืื—ืจื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื”ืงื“ื™ื ืžื•ืœื™ื ืœืขืจืœื™ื โ€” ื›ืฉืจ, ืขืจืœื™ื ืœืžื•ืœื™ื โ€” ืคืกื•ืœ. ืžืื™ ืฉื ื ืžื•ืœื™ืŸ ืœืขืจืœื™ื ื“ื›ืฉืจ โ€” ื“ื›ื•ืœื” ืขืจืœื” ื‘ืขื™ื ืŸ, ื•ืœื™ื›ื? ืขืจืœื™ื ืœืžื•ืœื™ืŸ ื ืžื™, ื›ื•ืœื” ืขืจืœื” ื‘ืขื™ื ืŸ, ื•ืœื™ื›ื!

On a enseignรฉ : Aherim disent : s'il a fait passer les circoncis avant les incirconcis, c'est valide ; les incirconcis avant les circoncis, c'est invalide. Quelle diffรฉrence y a-t-il, pour que les circoncis avant les incirconcis soit valide ?

Parce que nous exigeons que le tout soit orla (incirconcision), et il n'y en a pas. Les incirconcis avant les circoncis aussi : nous exigeons que le tout soit orla, et il n'y en a pas !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขืจืœื™ื ืœืžื•ืœื™ื ื ืžื™ ืœื™ืชื™ื” ืœื›ื•ืœื” ืขืจืœื” ืžืฉืžืข ื“ื”ื•ื” ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืื™ ื”ื•ื” ืชื ื™ ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืฉืจ ื•ื"ืช ืื“ืจื‘ื” ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืคืกืœ ื“ื”ื ืจ"ืž ืื™ืช ืœื™ื” ืžืคื’ืœื™ื ื‘ื—ืฆื™ ืžืชื™ืจ ื•ืื—ืจื™ื ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ื™"ืœ ื“ืœื ืืžืจ ืคื™ื’ื•ืœ ื‘ื—ืฆื™ ืžืชื™ืจ ืืœื ื‘ืžืคืจืฉ ืกื™ืžืŸ ืจืืฉื•ืŸ ืื• ืฉื ื™ ืœืขืจืœื™ื ื“ื”ื•ื™ ื“ื‘ืจ ืžืกื•ื™ื™ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค"ื‘ ื“ื–ื‘ื—ื™ื (ื“' ืœ.) ื•ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื”ื‘ื™ืื” ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืžื™ ืกื‘ืจืช ืื™ื ื” ื›ื•' ื™ืฉื ื” ืœืฉื—ื™ื˜ื” ืžืชื—ืœื” ื•ืขื“ ืกื•ืฃ ื“ืืžืจ ืกื™ืžืŸ ืจืืฉื•ืŸ ื—ื•ืฅ ืœื–ืžื ื• ื•ืกื™ืžืŸ ืฉื ื™ ื—ื•ืฅ ืœืžืงื•ืžื• ื•ืœืžื” ืœื™ื” ืœืคืจื•ืฉื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื‘ืกืชื ืืœื ื•ื“ืื™ ืœื ืืžืจ ืจ' ืžืื™ืจ ืžืคื’ืœื™' ื‘ื—ืฆื™ ืžืชื™ืจ ืืœื ื‘ืžืคืจืฉ ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ื“ืืคื™ืœื• ืืžืจ ื‘ื—ืฆื™ ืกื™ืžืŸ ืœืื• ื›ืœื•ื ื”ื™ื ืืœื ื“ื•ื•ืงื ื‘ืกื™ืžืŸ ืฉืœื ื“ืคืจื™ืš ื”ืชื ื•ื”ืจื™ ืงืžื™ืฆื” ื“ื›ื™ ืœื—ืฆื•ืช ื“ืžื™ ื•ืคืœื™ื’ื™ ื•ืžืฉื ื™ ื”ืชื ื ืžื™ ื“ืืžืจื™' ืงื•ืžืฅ ื“ืžื ื—ื” ื—ื•ืฅ ืœื–ืžื ื• ื“ืœื‘ื•ื ื” ื—ื•ืฅ ืœืžืงื•ืžื” ื•ื”ืจื™ ืงื•ืžืฅ ื“ืžื ื—ืช ื—ื•ื˜ื ื“ืœื™ื›ื ืœื‘ื•ื ื” ื•ืคืœื™ื’ื™ ื•ืžืฉื ื™ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื›ื•' ื•ืืžืื™ ืœื ืงืืžืจ ื“ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืžืจ ื—ืฆื™ ืงื•ืžืฅ ื—ื•ืฅ ืœื–ืžื ื• ื•ื—ืฆื™ ื—ื•ืฅ ืœืžืงื•ืžื• ืืœื ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื“ื‘ืจ ื”ืžืกื•ื™ื ื•ืฉืœื ื‘ืขื™ื ืŸ:
Incirconcis avant circoncis, lร  aussi, il n'y a pas une orla entiรจre. Cela implique que cela lui aurait convenu si l'on avait enseignรฉ que dans les deux cas c'est valide. Et si tu dis : au contraire, dans les deux cas il aurait fallu invalider, car Rabbi Meir tient qu'on rend pigoul par un demi-matir, et Aherim c'est Rabbi Meir. On peut rรฉpondre : il n'a dit le pigoul par un demi-matir que lorsqu'on prรฉcise le premier siman ou le second pour les arelim, ce qui est une chose dรฉfinie, comme il ressort au deuxiรจme chapitre de Zevahim (daf 30a). Et dans le commentaire, ceci est citรฉ : Abaye lui a dit : penses-tu qu'elle ne l'est pas, etc. La chehita existe du commencement jusqu'ร  la fin, dรจs lors qu'il dit : le premier siman hors de son temps, et le second siman hors de son lieu. Et pourquoi a-t-il eu besoin de prรฉciser ? Il aurait pu dire la chose sans dรฉtail. Plutรดt, ร  coup sรปr, Rabbi Meir n'a dit qu'on rend pigoul par un demi-matir que lorsqu'on prรฉcise. Et il paraรฎt encore : mรชme s'il a parlรฉ d'un demi-siman, cela ne compte pour rien. Seul un siman entier compte. Car on objecte lร -bas : et la kemitsa, qui ressemble ร  une division en deux, et ils divergent. Et on rรฉpond : lร -bas aussi, lorsque nous disons : le komets de la minha hors de son temps, la levona hors de son lieu. Et le komets de la minhat hรดte (offrande du pรฉcheur), oรน il n'y a pas de levona, et ils divergent. Et on rรฉpond : ils ne divergent pas, etc. Et pourquoi ne dit-il pas qu'ils divergent lorsqu'il a dit : la moitiรฉ du komets hors de son temps, et la moitiรฉ hors de son lieu ? Plutรดt, nรฉcessairement, nous exigeons une chose dรฉfinie et entiรจre.
๐Ÿ’ก Explication

Aherim : dans la chehita, faire passer les moulim avant les arelim laisse le korban kacher. L'ordre inverse le rend passoul. La Guemara demande le critรจre. Si l'on exige une orla entiรจre pour invalider, les deux ordres mรฉlangent moulim et arelim. L'amoud s'arrรชte sur cette question.

Tossefot : on n'รฉtend pas l'invalidation aux deux cas par le pigoul be-hatzi matir de Rabbi Meir, car Aherim c'est Rabbi Meir. Ce pigoul demande une chose dรฉfinie et entiรจre, un siman complet. La preuve est menรฉe ร  Zevahim 30a, sur la kemitsa, la levona et la minhat hรดte.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ordre de la mahshava pendant la chehita, Aherim Moulim โ†’ Arelim Kacher Arelim โ†’ Moulim Passoul Les deux ordres mรฉlangent moulim et arelim. Koula orla manque dans les deux. Tossefot : pigoul be-hatzi matir seulement si un siman entier est dรฉsignรฉ.
Moulim puis arelim : kacher. Arelim puis moulim : passoul. La question reste ouverte.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).