Pesachim 63b - Al be-samukh, la hatra'a, et qui transgresse lo tishhat

Pesachim 63b

Sougya : L'amoud achรจve Reish Lakish : le hamets du shohet, du zorek ou d'un membre de la havoura ne rend hayav que s'il est avec lui dans l'azara. Rabbi Yo'hanan rend hayav mรชme hors de l'azara.

La Guemara รฉcarte deux pistes dรฉjร  connues, al au sens de ร  cรดtรฉ et la hatra'at safek, puis montre pourquoi les deux mahlokot, hamets et pains de toda, restent nรฉcessaires. Rav Oshaya et Rabbi Ami limitent l'interdit ร  ceux que vise lo yalin.

Rav Papa y inclut le cohen qui brรปle le helev. Deux baraรฏthot s'opposent ensuite sur la haktara, la melika et le kemitsa.

Al be-samukh : deux cas, une mรชme question Al signifie-t-il ร  cรดtรฉ, dans le mรชme lieu ? Reish Lakish : al = ร  cรดtรฉ Rabbi Yo'hanan : pas exigรฉ Hamets lo tishhat Interdit d'รฉgorger le pesah sur du hamets Hayav seulement si le hamets est avec lui dans l'azara Samukh exigรฉ Hayav mรชme si le hamets n'est pas dans l'azara Samukh non exigรฉ Pain de toda kedoushat ha-guf La chehita sanctifie le pain qui est al le zevah Hors du mur de l'azara le pain n'est pas sanctifie Il doit รชtre dedans Hors de l'azara : le pain est sanctifiรฉ Hors de Beit Pagei : non Jรฉrusalem suffit
Reish Lakish exige al ร  cรดtรฉ. Rabbi Yohanan ne l'exige pas. Hamets : dans l'azara, ou mรชme dehors. Pain de toda : hors de l'azara, ou seulement hors de Beit Pagei.
Pourquoi les deux mahlokot Chaque cas, seul, laisserait l'autre ouvert Si seul le hamets Rabbi Yo'hanan : al ร  cรดtรฉ n'est pas exigรฉ Raison possible : issour Partout oรน il est, il est Pour le pain, il concรจderait ร  Reish Lakish : dedans seul Si seul le pain Reish Lakish : al ร  cรดtรฉ est exigรฉ Raison possible : kedousha Comme les kelei sharet Pour le hamets, il concรจderait ร  Rabbi Yo'hanan Issour : le hamets interdit agit lร  oรน il se trouve. Kedousha : le pain ne reรงoit la kedoushat ha-guf que dans son lieu.
Les deux mahlokot sont nรฉcessaires. Le hamets seul limiterait Rabbi Yohanan ร  l'issour. Le pain seul limiterait Reish Lakish ร  la kedousha, sur le modรจle des kelei sharet.
Deux baraรฏthot : quelle avoda, quel hamets Cas Comme Rav Papa Baraรฏtha opposรฉe Shohet, zorek Hayav Hayav Membre de la havoura Hayav Hayav Bout du monde Ein zakuk lo Ein zakuk lo Maktir celui qui brรปle Hayav helev, linat emurin Patour emurin Molek, le 14 melika de l'oiseau Patour Hayav avec le mazzeh Komets de minha Non citรฉ Patour Baraรฏtha opposรฉe : Rabbi Yehouda ajoute le tamid. On lui rรฉpond : le pesah seul. L'amoud pose l'opposition. Il ne la tranche pas.
Baraรฏtha comme Rav Papa : le maktir est hayav, la melika du 14 est patour. Baraรฏtha opposรฉe : molek et mazzeh hayav, komets et haktara des emourim patour. Rabbi Yehouda ajoute le tamid.
1
ืื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื”, ื•ืขื“ ืฉื™ื”ื ืขืžื• ื‘ืขื–ืจื”. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ืŸ ืขืžื• ื‘ืขื–ืจื”. ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™? ืื™ืœื™ืžื ื‘ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš ืงืžื™ืคืœื’ื™, ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืกื‘ืจ: ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš, ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ืจ: ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš. ื•ื”ื ืื™ืคืœื’ื• ื‘ื” ื—ื“ื ื–ื™ืžื ื!

ou ร  l'un des membres de la havoura, et seulement s'il est avec lui dans l'azara. Rabbi Yo'hanan dit : mรชme s'il n'est pas avec lui dans l'azara.

Sur quoi divergent-ils ? Si tu dis qu'ils divergent sur al au sens de ร  cรดtรฉ : Rabbi Shimon ben Lakish tient que al signifie ร  cรดtรฉ, et Rabbi Yo'hanan tient que nous n'exigeons pas al au sens de ร  cรดtรฉ.

Or ils ont dรฉjร  divergรฉ lร -dessus une fois !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืขืœ ื‘ืกืžื•ืš ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืžืฉืžืข ื‘ืกืžื•ืš ื•ื”ื›ื ืขืœ ื—ืžืฅ ื›ืชื™ื‘ ื›ืžื• ื•ืขืœื™ื• ืžื˜ื” ืžื ืฉื” (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื‘ืณ:ื›ืณ):
Partout oรน il est รฉcrit al, cela signifie ร  cรดtรฉ. Ici il est รฉcrit al hamets, comme "et auprรจs de lui, le camp de Menashe" (Nombres 2:20).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืขืœ ื”ื—ืžืฅ ืืœื ื”ืฉื•ื—ื˜ ื•ื”ื–ื•ืจืง ื“ืœื ืชืฉื—ื˜ ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืขื•ื“ ืื™ืš ื™ืชื—ื™ื™ื‘ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื” ื”ื•ื:
Ri dit : le propriรฉtaire du hamets n'est pas hayav. Seuls le shohet et le zorek le sont, car Rachmana a dit : tu n'รฉgorgeras pas. De plus, comment serait-il hayav selon Rabbi Yo'hanan ? Ce serait un lav she-ein bo ma'aseh, une interdiction sans acte.
ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืขืœ ื‘ืกืžื•ืš ืชื™ืžื” ื“ื‘ืค' ืฉืชื™ ื”ืœื—ื (ืžื ื—ื•ืช ืฆื—.) ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ื‘ืขื™ื ืŸ ืขืœ ื‘ืกืžื•ืš ื“ืคืœื™ื’ื™ ืชื ืื™ ื‘ื‘ื–ื™ื›ื™ ืœื‘ื•ื ื” ืฉืœ ืœื—ื ื”ืคื ื™ื ื“ืื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื•ื ืชืช ืขืœ ื”ืžืขืจื›ืช ืขืœ ืžืžืฉ ื•ืื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืขืœ ื‘ืกืžื•ืš ื•ื›ืŸ ื‘ืืœื• ื ืืžืจื™ืŸ (ืกื•ื˜ื” ืœื–.) ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืงืจื ื“ื•ื ืชืช ืืช ื”ื‘ืจื›ื” ืขืœ ื”ืจ ื’ืจื–ื™ื ืื™ ืขืœ ืžืžืฉ ืื™ ื‘ืกืžื•ืš ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ื”ื•ื™ ื‘ืกืžื•ืš ื“ื”ื ื‘ืฉืขืช ื”ื ื—ืช ื”ืœื—ื ื”ื™ื• ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื ื•ื‘ืฉืขืช ืกื™ืœื•ืงื• ื ืงื˜ืจื™ื ื•ื›ืŸ ื’ื‘ื™ ื”ืจ ื’ืจื™ื–ื™ื ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ืกืžื•ืš ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ืื™ ืœืื• ื”ื›ื™ ืœืžืื™ ื›ืชื‘ื™ื” ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืกืžื•ืš ื“ื”ื™ื›ื ื“ืกื‘ืจื ื”ื•ื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืงืืžืจ ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื“ืฉ ืื™ืžื ืžื•ื“ื” ืœื™ื” ืœืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ:
ร‰tonnement. Au chapitre Shtei ha-le'hem (Menahot 98a), nous disons qu'au minimum nous exigeons al au sens de ร  cรดtรฉ. Les tannaim divergent sur les bezikhei levona, les coupes d'encens du le'hem ha-panim. Il y a celui qui dit que "tu placeras sur la ma'arekhet" signifie al au sens propre, dessus. Il y a celui qui dit : al au sens de ร  cรดtรฉ. De mรชme, dans Elu ne'emarin (Sota 37a), ils divergent sur le verset "tu placeras la berakha sur le mont Gerizim" : al au sens propre, ou ร  cรดtรฉ. On peut rรฉpondre : lร -bas, la sevara veut que ce soit ร  cรดtรฉ. Au moment oรน l'on pose le pain, on posait les coupes, et au moment de son retrait on les fait fumer. De mรชme pour le mont Gerizim : la sevara veut qu'au minimum on exige ร  cรดtรฉ. Sinon, ร  quoi bon l'avoir รฉcrit ? Et c'est le sens de la suite : lร  oรน la sevara l'impose, ils ne divergent pas. Il dit : mais pour sanctifier, je dirais qu'il concรจde ร  Reish Lakish.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase continue Reish Lakish, en fin de 63a. Le hamets qui fait passer sur lo tishhat appartient au shohet, au zorek, ou ร  un membre de la havoura. Il ajoute : ce hamets est avec lui dans l'azara. Rabbi Yo'hanan rend hayav mรชme hors de l'azara.

Premiรจre piste : le mot al. Pour Reish Lakish, al signifie samukh, ร  cรดtรฉ : le hamets est dans le parvis, auprรจs de l'avoda. Pour Rabbi Yo'hanan, le verset n'exige pas cette proximitรฉ. La Guemara rappelle qu'ils ont dรฉjร  divergรฉ sur ce mot, ร  propos des pains de la toda.

Tossefot, au nom de Ri : le propriรฉtaire du hamets, s'il n'รฉgorge pas et ne jette pas le sang, reste en dehors du lav. Selon Rabbi Yo'hanan, le tenir pour hayav sans acte ferait un lav she-ein bo ma'aseh.

2
ื“ืชื ืŸ: ื”ืฉื•ื—ื˜ ืชื•ื“ื” ืœืคื ื™ื ื•ืœื—ืžื” ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” โ€” ืœื ืงื“ืฉ ื”ืœื—ื.

Car nous avons appris dans une mishna : celui qui รฉgorge une toda ร  l'intรฉrieur, et son pain est hors du mur, le pain n'a pas รฉtรฉ sanctifiรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืคื ื™ื ื‘ืขื–ืจื”:
Dans l'azara.
ืœื—ืžื™ ืชื•ื“ื” ืžืฉื”ื•ืงื“ืฉื• ื‘ืคื” ืงื“ืฉื• ืงื“ื•ืฉืช ื“ืžื™ื ืœื™ืืกืจ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ื‘ื”ื ืื” ืื‘ืœ ืœื ืงื“ืฉื• ืงื“ื•ืฉืช ื”ื’ื•ืฃ ื•ืื ื ื˜ืžืื• ื ืคื“ื™ืŸ ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื—ื•ืœื™ืŸ ื•ืฉื—ื™ื˜ืช ื”ื–ื‘ื— ืžืงื“ืฉืชืŸ ืœื’ื•ืคืŸ ืœื”ื™ื•ืช ื ืคืกืœื™ืŸ ื‘ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื•ื‘ืžื’ืข ืžื—ื•ืกืจ ื›ืคื•ืจื™ื ื•ื‘ืœื™ื ื” ื•ืื ื ื˜ืžืื• ื™ืฉืจืคื• ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ื–ื‘ื— ื”ืชื•ื“ื” ื—ืœื•ืช ื•ืืžืจ ืžืจ ื‘ืžื ื—ื•ืช ืงืจื‘ื ื• ืขืœ ื–ื‘ื— ืžืœืžื“ ืฉืื™ืŸ ื”ืœื—ื ืงืจื•ื™ ืงืจื‘ืŸ ืืœื ื‘ื–ื‘ื™ื—ื”:
Dรจs qu'ils ont รฉtรฉ consacrรฉs par la parole, ils ont reรงu la kedoushat damim : ils sont interdits ร  la consommation et ร  la jouissance. Ils n'ont pas reรงu la kedoushat ha-guf. S'ils deviennent impurs, on les rachรจte et ils sortent au hulin. La chehita du zevah les sanctifie quant ร  leur corps, pour qu'ils soient passoul par un tevoul yom, par le contact d'un mehussar kapara, et par la lina. S'ils deviennent impurs, on les brรปle. Comme il est รฉcrit : sur le zevah de la toda, des hallot. Et le maรฎtre a dit dans Menahot : "son korban sur le zevah" enseigne que le pain n'est appelรฉ korban que par la zviha.
ืœื ืงื“ืฉ ื”ืœื—ื ืงื“ื•ืฉืช ื”ื’ื•ืฃ:
De kedoushat ha-guf.
๐Ÿ’ก Explication

C'est la mahloket dรฉjร  dite. La mishna : on รฉgorge la toda dans l'azara, ses le'hem sont hors du mur, le pain ne reรงoit pas la kedousha.

Rachi sรฉpare deux degrรฉs. La parole donne une kedoushat damim : interdit de manger et de jouir, rachat possible si le pain est impur. La chehita donne la kedoushat ha-guf : le pain devient passoul par un tevoul yom, par un mehussar kapara, et par la lina. La mishna parle de ce second degrรฉ : il n'a pas pris.

3
ืžืื™ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื”? ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžืช ื‘ื™ืช ืคืื’ื™, ืื‘ืœ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžืช ื”ืขื–ืจื” โ€” ืงื“ื™ืฉ, ื•ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžืช ืขื–ืจื” ืœื ืงื“ื™ืฉ. ืืœืžื ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš.

Que signifie hors du mur ? Rabbi Yo'hanan dit : hors du mur de Beit Pagei.

Mais hors du mur de l'azara, il est sanctifiรฉ, et nous n'exigeons pas al au sens de ร  cรดtรฉ. Rabbi Shimon ben Lakish dit : mรชme hors du mur de l'azara, il n'est pas sanctifiรฉ.

Il en ressort que nous exigeons al au sens de ร  cรดtรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื™ืช ืคืื’ื™ ื”ื™ื™ื ื• ืžืงื•ื ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉื‘ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื”ืชื ื”ื•ื ื“ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžืช ื‘ื™ืช ืคืื’ื™ ื—ื•ืฅ ืœื™ืจื•ืฉืœื™ื ื”ื•ื ื•ืื™ื ื• ืžืงื•ื ืื›ื™ืœืช ืงื“ืฉื™ื ืงืœื™ื ื•ืื ื™ืฆืื• ืฉื ื ืคืกืœื™ืŸ ื”ืชื ื•ื“ืื™ ืœื ืžืงื“ืฉื ืœื™ื” ืฉื—ื™ื˜ื” ืื‘ืœ ืื™ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžืช ืขื–ืจื” ืงืื™ ืืข"ื’ ื“ืœืื• ื’ื‘ื™ ื–ื‘ื— ืงืื™ ื‘ืฉืขืช ื–ื‘ื™ื—ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ืžืงื•ื ื”ื›ืฉื™ืจื• ื”ื™ื” ืขื•ืžื“ ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ื•ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืขืœ ื‘ืกืžื•ืš:
C'est le lieu extรฉrieur de Jรฉrusalem. Lร , hors du mur de Beit Pagei, c'est hors de Jรฉrusalem. Ce n'est pas le lieu oรน l'on mange les kodashim kalim. S'ils sortent lร , ils sont passoul. Lร , certainement, la chehita ne le sanctifie pas. Mais si la mishna vise hors du mur de l'azara : mรชme s'il ne se tient pas auprรจs du zevah au moment de la zviha, puisqu'il se tenait dans le lieu de son aptitude, c'est valable. Et nous n'exigeons pas al au sens de ร  cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Beit Pagei est le mur extรฉrieur de Jรฉrusalem. Hors de ce mur, le pain est hors du lieu des kodashim kalim. Rabbi Yo'hanan : la chehita ne le sanctifie pas lร . Hors de l'azara mais dans Jรฉrusalem, elle le sanctifie. Il n'exige donc pas qu'al signifie ร  cรดtรฉ du zevah.

Reish Lakish : mรชme hors du mur de l'azara, le pain reste sans kedoushat ha-guf. Pour lui, al exige la proximitรฉ, dans le parvis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน se tient le pain de la toda Mur de Beit Pagei, Jรฉrusalem Hors de l'azara, dans la ville Azara Pain sanctifiรฉ Les deux s'accordent Hors de l'azara Rabbi Yo'hanan : kadoch Reish Lakish : pas kadoch Hors de Beit Pagei Hors de Jรฉrusalem Kodashim kalim : passoul La chehita ne sanctifie pas
Azara : le pain est sanctifiรฉ. Entre l'azara et Beit Pagei : Rabbi Yo'hanan sanctifie, Reish Lakish non. Hors de Jรฉrusalem : la chehita ne sanctifie pas.
4
ืืœื ื‘ื”ืชืจืืช ืกืคืง ืงืžื™ืคืœื’ื™. ื‘ื”ื ื ืžื™ ื”ื ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื” ื—ื“ื ื–ื™ืžื ื!

Plutรดt, ils divergent sur la hatra'at safek. Mais sur cela aussi, ils ont dรฉjร  divergรฉ une fois !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ื”ื›ื ื’ื‘ื™ ื—ืžืฅ:
Ici, au sujet du hamets.
ื‘ื”ืชืจืืช ืกืคืง ืงื ืžื™ืคืœื’ื™ ื“ืžืœืงื•ืช ืœื™ืชื ืืœื ื‘ื”ืชืจืื” ื•ื›ื™ ืžืชืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” ืœื ืชืฉื—ื˜ ืขืœ ื”ื—ืžืฅ ืื™ ื—ื–ื™ื ืŸ ื—ืžืฅ ื’ื‘ื™ื” ื•ืžืชืจื™ืŸ ื‘ื™ื” ื”ื•ื™ื ื”ืชืจืืช ื•ื“ืื™ ื•ืื™ ืœื ื”ืชืจืืช ืกืคืง ื”ื™ื ื•ืืคื™ืœื• ืืฉืชื›ื— ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ื‘ื‘ื™ืชื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืœืื• ื”ืชืจืื” ื”ื™ื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ืจ ื”ืชืจืืช ืกืคืง ืฉืžื” ื”ืชืจืื” ื•ืื™ ืื™ืฉืชื›ื— ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžื™ื—ื™ื™ื‘:
Il n'y a de malkout qu'avec hatra'a. Quand nous l'avertissons : n'รฉgorge pas sur le hamets. Si nous voyons le hamets auprรจs de lui et que nous l'avertissons, c'est une hatra'at vadai. Sinon, c'est une hatra'at safek. Mรชme s'il se trouve qu'il en avait dans sa maison : puisque nous ne le savions pas, ce n'est pas une hatra'a. Rabbi Yo'hanan tient : la hatra'at safek porte le nom de hatra'a. S'il se trouve qu'il en avait, il est hayav.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme piste, pour le hamets seul. Le malkout exige une hatra'a, un avertissement. Si le hamets n'est pas visible dans l'azara, l'avertissement "n'รฉgorge pas sur le hamets" est une hatra'at safek : on ignore, au moment de parler, s'il en possรจde.

Rabbi Yo'hanan tiendrait cette hatra'a pour valable, et rendrait hayav mรชme hors de l'azara. Reish Lakish l'รฉcarterait. La Guemara rรฉpond qu'ils ont dรฉjร  tranchรฉ ce point ailleurs.

5
ื“ืื™ืชืžืจ: ืดืฉื‘ื•ืขื” ืฉืื•ื›ืœ ื›ื›ืจ ื–ื• ื”ื™ื•ืืด, ื•ืขื‘ืจ ื”ื™ื•ื ื•ืœื ืื›ืœื”, ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• โ€” ืื™ื ื• ืœื•ืงื”. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืื™ื ื• ืœื•ืงื”, ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื”, ื•ื›ืœ ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื” โ€” ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื•. ืื‘ืœ ื”ืชืจืืช ืกืคืง โ€” ืฉืžื” ื”ืชืจืื”.

Car il a รฉtรฉ dit : "Serment que je mangerai ce pain aujourd'hui", et le jour a passรฉ sans qu'il l'ait mangรฉ. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Shimon ben Lakish disent tous deux : il ne reรงoit pas de malkout.

Rabbi Yo'hanan dit : il ne reรงoit pas de malkout, parce que c'est un lav she-ein bo ma'aseh, une interdiction sans acte, et pour tout lav she-ein bo ma'aseh on ne reรงoit pas de malkout. Mais la hatra'at safek porte le nom de hatra'a.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื˜ื•ืจ ืžืžืœืงื•ืช ื“ืœื ืชืฉื:
ร€ cause de lo tissa.
ื”ืชืจืืช ืกืคืง ื•ื›ื™ ืžืชืจื™ื” ื‘ื™ื” ืื›ืœื”ื• ื”ื™ื•ื ืคืŸ ืชืขื‘ื•ืจ ืขืœ ื”ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืžื ื™ืขื‘ื•ืจ ืฉืžื ืœื ื™ืขื‘ื•ืจ ืขืœ ื”ืชืจืืชื ื• ื“ืขื“ื™ื™ืŸ ื™ืฉ ืฉื”ื•ืช ื‘ื™ื•ื:
Quand on l'avertit : mange-le aujourd'hui, de peur de transgresser le serment. Peut-รชtre transgressera-t-il, peut-รชtre ne transgressera-t-il pas notre hatra'a, car il reste encore du temps dans le jour.
๐Ÿ’ก Explication

Le cas dรฉjร  jugรฉ : un serment de manger ce pain aujourd'hui. Le jour s'achรจve, il n'a pas mangรฉ. Les deux disent : pas de malkout.

Rabbi Yo'hanan l'exempte parce que la transgression est un non-acte : lav she-ein bo ma'aseh. Rachi la rattache ร  lo tissa. En revanche, il tient la hatra'at safek pour une vraie hatra'a. Au milieu du jour, on ignore encore s'il mangera avant la nuit.

6
ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืืžืจ: ืื™ื ื• ืœื•ืงื”, ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ื”ืชืจืืช ืกืคืง, ื•ื”ืชืจืืช ืกืคืง โ€” ืœื ืฉืžื” ื”ืชืจืื”. ืื‘ืœ ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื” โ€” ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื•.

Et Rabbi Shimon ben Lakish dit : il ne reรงoit pas de malkout, parce que c'est une hatra'at safek, et la hatra'at safek ne porte pas le nom de hatra'a. Mais pour un lav she-ein bo ma'aseh, on reรงoit des malkout.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืชืจืืช ืกืคืง ืœื ืฉืžื” ื”ืชืจืื” ืžืชื•ืš ืค"ื” ืžืฉืžืข ื“ืœื ื”ื•ื™ ื”ืชืจืื” ืžืฉื•ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืœืื• ื”ืชืจืื” ื”ื™ื ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ืœืจ"ื™ ื“ืžื” ืœื ื• ืื ืกืคืง ืœืžืชืจื” ืืœื ืฉื™ื”ื ื•ื“ืื™ ืœืžื•ืชืจื” ื“ืœื ื ื™ืชื ื” ื”ืชืจืื” ืืœื ืœื”ื‘ื—ื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืฉื•ื’ื’ ืœืžื–ื™ื“ ื•ืœืฉื•ืŸ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื ืžื™ ื™ืฉ ืœื™ื™ืฉื‘ ื“ื”"ืง ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื ืŸ ืœื ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืœืื• ื”ืชืจืื” ื”ื™ื ืฉื™ื›ื•ืœ ื”ืžื•ืชืจ' ืœื”ื›ื—ื™ืฉื ื• ื•ืœื•ืžืจ ืฉื•ื’ื’ ื”ื™ื™ืชื™:
Du commentaire de Rachi il ressort que ce n'est pas une hatra'a, parce que, dรจs lors que nous ne savons pas, ce n'est pas une hatra'a. Cela ne paraรฎt pas juste ร  Ri. Qu'avons-nous ร  faire de ce qui est doute pour le matreh, celui qui avertit ? Il faut que ce soit certain pour le mutreh, celui qui est averti. La hatra'a n'a รฉtรฉ donnรฉe que pour distinguer le shogeg du mezid. On peut aussi arranger la langue du commentaire. Voici ce qu'il dit : puisque nous ne le savions pas, ce n'est pas une hatra'a, car celui qui a รฉtรฉ averti peut nous contredire et dire : j'รฉtais shogeg.
ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื” ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ื›ื•' ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื”ืฉื•ื›ืจ ืืช ื”ืคื•ืขืœื™ื (ื‘"ืž ืฆ:):
C'est expliquรฉ dans Ha-sokher et ha-po'alim (Bava Metsia 90b).
๐Ÿ’ก Explication

Reish Lakish renverse les raisons. L'exemption vient de la hatra'at safek, qu'il ne compte pas comme hatra'a. Un lav sans acte, lui, porte le malkout.

Mรชme dรฉcision, autre motif. Leur diffรฉrend sur la hatra'a est donc dรฉjร  fixรฉ. Il ne peut pas รชtre la nouveautรฉ de la mahloket sur le hamets dans l'azara.

Ri lit Rachi autrement que "nous ignorions, donc pas de hatra'a". La hatra'a sert ร  sรฉparer shogeg et mezid : le doute qui compte est celui de l'homme averti. Il propose d'arranger Rachi : le mutreh pourra dire qu'il รฉtait shogeg, puisque les avertisseurs ignoraient le hamets.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Serment de manger le pain aujourd'hui Le jour passรฉ. Il ne l'a pas mangรฉ. Les deux : pas de malkout. Rabbi Yo'hanan Lav she-ein bo ma'aseh Interdit sans acte : patour Hatra'at safek porte le nom de hatra'a Reish Lakish Hatra'at safek ne porte pas ce nom : patour Lav sans acte on y reรงoit des malkout Mรชme psak, autre raison. Leur mahloket sur la hatra'a est dรฉjร  dite.
Les deux exemptent du malkout. Rabbi Yo'hanan : lav sans acte. Reish Lakish : hatra'at safek. Chacun tient l'autre motif pour insuffisant ร  exempter.
7
ืืžืจื™: ืœืขื•ืœื ื‘ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš ืงื ืžื™ืคืœื’ื™, ื•ืฆืจื™ื›ื, ื“ืื™ ืื™ืคืœื™ื’ื• ืœืขื ื™ืŸ ื—ืžืฅ, ื”ื•ื” ืืžื™ื ื: ื‘ื”ื”ื•ื ื”ื•ื ื“ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš โ€” ืžืฉื•ื ื“ืื™ืกื•ืจ ื”ื•ื, ื•ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชื™ื” โ€” ืื™ืชื™ื”.

On dit : en rรฉalitรฉ, ils divergent bien sur al au sens de ร  cรดtรฉ, et c'est nรฉcessaire. Car s'ils n'avaient divergรฉ qu'au sujet du hamets, j'aurais dit : c'est dans ce cas que Rabbi Yo'hanan dit que nous n'exigeons pas al au sens de ร  cรดtรฉ, parce que c'est une interdiction, et partout oรน elle se trouve, elle se trouve.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฆืจื™ื›ื™ ืœืื™ืคืœื•ื’ื™ ื‘ื—ืžืฅ ื•ื‘ืœื—ืžื™ ืชื•ื“ื”:
Pour qu'ils divergent sur le hamets et sur les pains de la toda.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la premiรจre piste. Ils divergent bien sur al be-samukh. Les deux dossiers sont tserikha : chacun empรชche de lire l'autre trop รฉtroitement.

Si l'on n'avait que le hamets, on limiterait Rabbi Yo'hanan ร  l'issour. L'interdit du hamets suit l'objet, oรน qu'il soit. Pour le pain, qui doit recevoir une kedousha, il pourrait exiger le parvis, avec Reish Lakish.

8
ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื“ืฉ ืœื—ื โ€” ืœื ืงื“ื™ืฉ ืืœื ื‘ืคื ื™ื, ืื™ืžื ืžื•ื“ื” ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš, ื“ืื™ ืื™ืชื™ื” ื’ื•ืื™ โ€” ืงื“ื™ืฉ, ืื™ ืœื โ€” ืœื ืงื“ื™ืฉ, ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืœื™ ืฉืจืช. ืฆืจื™ื›ื.

Mais pour sanctifier le pain : il n'est sanctifiรฉ qu'ร  l'intรฉrieur. Je dirais qu'il concรจde ร  Rabbi Shimon ben Lakish que nous exigeons al au sens de ร  cรดtรฉ.

S'il est ร  l'intรฉrieur, il est sanctifiรฉ ; sinon, il n'est pas sanctifiรฉ. ร€ l'instar des kelei sharet.

C'est nรฉcessaire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืœื™ ืฉืจืช ื“ืžืงื“ืฉื™ ื’ื•ืคื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื›ืœ ื”ื ื•ื’ืข ื‘ื”ื ื™ืงื“ืฉ ื•ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืืœื ื”ื ื›ื ืก ืœืชื•ื›ืŸ:
Ils sanctifient ce qui est en eux, comme il est รฉcrit : tout ce qui les touche sera saint. Et ils ne sanctifient que ce qui entre en eux.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื™ ืื›ืœื™ ืฉืจืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืืœื ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ืŸ. ื•ืงืฉื” ืžื” ืฉื™ื™ืš ื–ื” ืœืฉื—ื™ื˜ืช ื”ื–ื‘ื— ืฉืœื ื™ืงื“ืฉ ืืœื ืžื” ืฉื‘ืคื ื™ื ืœืขื–ืจื” ื”ื™ืœื›ืš ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืœื™ ืฉืจืช ืฉืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ืŸ ืืœื ื›ืฉื”ืŸ ื‘ืขื–ืจื” ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืคืจืง ื”ืžื–ื‘ื— ืžืงื“ืฉ (ื–ื‘ื—ื™ื ืคื—.) ื“ืงืืžืจ ื›ืœื™ ืฉืจืช ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืืœื ืžืชื•ื›ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืืœื ื‘ืคื ื™ื ื•ื"ืช ื“ืชื ืŸ ื‘ืœื•ืœื‘ ื•ืขืจื‘ื” (ืกื•ื›ื” ืžื—:) ื›ืžืขืฉื”ื• ื‘ื—ื•ืœ ื›ืš ืžืขืฉื”ื• ื‘ืฉื‘ืช ืืœื ืฉื”ื™ื” ืžืžืœื ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืฉืื™ื ื” ืžืงื•ื“ืฉืช ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืคืจื™ืš (ืฉื ืžื˜:) ื•ืืžืื™ ื ื™ืชื™ ืžืงื•ื“ืฉืช ื"ืจ ื–ืขื™ืจื™ ืงื ืกื‘ืจ ืื™ืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ืœืžื™ื ื•ื›ืœื™ ืฉืจืช ืžืงื“ืฉื™ืŸ ืฉืœื ืžื“ืขืช ืคื™' ื•ืื™ ืžื™ื™ืชื™ ืžืงื•ื“ืฉืช ืื™ืคืกื™ืœ ืœื”ื• ื‘ืœื™ื ื” ื•ื”ืฉืชื ืื›ืชื™ ื ื™ื™ืชื™ ืžืงื•ื“ืฉืช ื•ื™ื ื™ื—ื ื” ื—ื•ืฅ ืœืขื–ืจื” ื“ืœื ืžื™ืงื“ืฉื” ืืœื ื‘ืคื ื™ื ื•ื™"ืœ ื“ื˜ื•ื‘ ืœื”ื‘ื™ื ืฉืื™ื ื” ืžืงื•ื“ืฉืช ื•ื™ื ื™ื—ื ื” ื‘ืคื ื™' ืžืžืงื•ื“ืฉืช ื•ื™ื ื™ื—ื ื” ื‘ื—ื•ืฅ:
Le commentaire explique qu'ils ne sanctifient que ce qui est en eux. Difficultรฉ : quel rapport avec la chehita du zevah, pour qu'elle ne sanctifie que ce qui est ร  l'intรฉrieur de l'azara ? Il paraรฎt donc juste d'expliquer : ร  l'instar des kelei sharet, qui ne sanctifient ce qui est en eux que lorsqu'ils sont dans l'azara. C'est aussi le sens du chapitre Ha-mizbeah mekadesh (Zevahim 88a), qui dit : les kelei sharet ne sanctifient que de leur intรฉrieur, et ils ne sanctifient qu'ร  l'intรฉrieur. Et si tu dis : nous avons appris dans Lulav va-arava (Souka 48b) : comme son rite en semaine, ainsi son rite ร  Chabbat, sauf qu'on remplissait une cruche d'or non consacrรฉe dรจs la veille de Chabbat. Et l'on objecte (lร , 49b) : pourquoi ? Qu'on apporte une cruche consacrรฉe ! Rabbi Zeiri dit : il tient qu'il n'y a pas de shiour pour l'eau, et que les kelei sharet sanctifient sans da'at. Explication : si l'on apportait une cruche consacrรฉe, l'eau serait passoul par la lina. Maintenant encore : qu'on apporte une cruche consacrรฉe et qu'on la laisse hors de l'azara, puisqu'elle ne sanctifie qu'ร  l'intรฉrieur ! On rรฉpond : mieux vaut apporter une cruche non consacrรฉe et la laisser ร  l'intรฉrieur, qu'une cruche consacrรฉe et la laisser dehors.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la hava amina. Pour le pain, Rabbi Yo'hanan concรจderait : kedousha seulement bifnim, dans l'azara. Dedans, le pain est sanctifiรฉ. Dehors, non. Modรจle de Rachi : les kelei sharet sanctifient ce qui entre en eux.

Tossefot lit ainsi la comparaison : les kelei sharet ne sanctifient leur contenu que s'ils sont eux-mรชmes dans l'azara. Zevahim 88a le dit en deux temps : de l'intรฉrieur, et dans le parvis.

L'objection de Souka : on pourrait laisser une cruche consacrรฉe hors de l'azara, lร  oรน elle ne sanctifie pas, et รฉviter la lina de l'eau. Tossefot rรฉpond par un choix : cruche non consacrรฉe placรฉe dedans, plutรดt que cruche consacrรฉe laissรฉe dehors.

9
ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื“ืฉ ืœื—ื, ื”ื•ื” ืืžื™ื ื: ื‘ื”ืš ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš, ื“ืื™ ืื™ืชื™ื” ื’ื•ืื™ โ€” ืงื“ื™ืฉ, ืื™ ืœื โ€” ืœื ืงื“ื™ืฉ, ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ื—ืžืฅ ืžื•ื“ื” ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืดืขืœืด ื‘ืกืžื•ืš, ื“ืื™ืกื•ืจื ื”ื•ื, ื•ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชื™ื” โ€” ืื™ืชื™ื”, ืฆืจื™ื›ื.

Et si on ne nous avait enseignรฉ que le cas de sanctifier le pain, j'aurais dit : c'est dans ce cas que Rabbi Shimon ben Lakish dit que nous exigeons al au sens de ร  cรดtรฉ. S'il est ร  l'intรฉrieur, il est sanctifiรฉ ; sinon, il n'est pas sanctifiรฉ.

Mais pour le hamets, il concรจde ร  Rabbi Yo'hanan que nous n'exigeons pas al au sens de ร  cรดtรฉ, car c'est une interdiction, et partout oรน elle se trouve, elle se trouve. C'est nรฉcessaire.

๐Ÿ’ก Explication

Sens inverse. Si l'on n'avait que le pain, on limiterait Reish Lakish ร  la kedousha : dedans elle prend, dehors elle ne prend pas, comme un kli sharet. Pour le hamets, issour qui suit l'objet partout, il concรฉderait ร  Rabbi Yo'hanan.

Les deux enseignements restent donc nรฉcessaires. Chacun empรชche de rรฉduire la mahloket ร  un seul dossier.

10
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ ืื•ืฉืขื™ื ืžืจื‘ื™ ืืžื™: ืื™ืŸ ืœื• ืœืฉื•ื—ื˜, ื•ื™ืฉ ืœื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืžื”ื•? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืดืœื ืชืฉื—ื˜ ืขืœ ื—ืžืฆืšืด? ืดืœื ืชืฉื—ื˜ ืขืœ ื—ืžืฅืด ื›ืชื™ื‘.

Rav Oshaya a interrogรฉ Rabbi Ami : s'il n'en a pas, celui qui รฉgorge, et qu'il en a, l'un des membres de la havoura, qu'en est-il ? Il lui a dit : est-il รฉcrit "tu n'รฉgorgeras pas sur ton hamets" ?

Il est รฉcrit "tu n'รฉgorgeras pas sur du hamets".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ ืื•ืฉืขื™ื ื”ื ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœืจ"ืœ ืœืขื™ืœ ื”ื•ื ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื”:
Ce qui est รฉvident pour Reish Lakish plus haut, c'est cela qu'il interroge.
๐Ÿ’ก Explication

Reish Lakish a dรฉjร  dit, en 63a-63b, que le hamets d'un membre de la havoura suffit. Rachi : Rav Oshaya interroge justement ce point, qu'il n'a pas pour acquis. Il le pose ร  Rabbi Ami.

Le shohet n'a pas de hamets. Un inscrit sur le mรชme pesah en a. Rabbi Ami lit le verset : il est รฉcrit al hamets, du hamets, et non "ton hamets". L'interdit ne se limite pas au hamets de celui qui รฉgorge.

11
ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ ื”ื›ื™, ืืคื™ืœื• ืœืื—ื“ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืขื•ืœื ื ืžื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืืžืจ ืงืจื ืดืœื ืชืฉื—ื˜ ... ื•ืœื ื™ืœื™ืŸืด โ€” ืดืœื ืชืฉื—ื˜ ืขืœ ื—ืžืฅืด โ€” ื”ื ืš ื“ืงื™ื™ืžื™ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืดืœื ื™ืœื™ืŸืด.

Il lui a dit : s'il en est ainsi, mรชme pour quelqu'un au bout du monde ? Il lui a dit : le verset dit "tu n'รฉgorgeras pas" et "il ne restera pas".

"Tu n'รฉgorgeras pas sur du hamets" : ceux qui sont tenus ร  son sujet ร  cause de "il ne restera pas".

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืคื™' ืœืื—ื“ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืขื•ืœื ืฉืื™ื ื• ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื ืžื™ ืื ื™ืฉื ื• ืขืžื• ื‘ืขื–ืจื” ื™ืขื‘ื•ืจ ื”ืฉื•ื—ื˜ ื”ื–ื” ืขืœื™ื• ืื ื”ืชืจื• ื‘ื•:
Mรชme s'il n'est pas des membres de la havoura : s'il se trouve avec lui dans l'azara, cet รฉgorgeur transgresserait ร  cause de lui, s'ils l'ont averti.
ื›ืœ ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื‘ื›ืœืœ ืœื ื™ืœื™ืŸ ืžืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื”ืŸ ื‘ื‘ืœ ืชื•ืชื™ืจื•:
Tous les membres de la havoura sont inclus dans "il ne restera pas de la viande" : ils sont dans bal totiru.
ืœื ืชืฉื—ื˜ ื•ืœื ื™ืœื™ืŸ ื‘ื—ื“ ืงืจื ื ื™ื ื”ื•:
Ils sont dans un seul verset.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Oshaya pousse la lecture. Si tout hamets compte, celui d'un homme au bout du monde compterait aussi. Rachi prรฉcise le cas qu'il vise : cet homme n'est pas de la havoura, il est pourtant dans l'azara, et l'on a fait hatra'a.

Rabbi Ami referme par le verset. Lo tishhat et lo yalin sont dans le mรชme pasuk. L'interdit du hamets vise ceux que vise "il ne restera pas jusqu'au matin". Les membres de la havoura sont dans bal totiru sur la viande. Un รฉtranger ne l'est pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Un verset, deux interdits Lo tishhat al hamets Tu n'รฉgorgeras pas sur du hamets Lo yalin Il ne restera pas jusqu'au matin Havoura Dans bal totiru Donc dans lo tishhat Bout du monde Hors de lo yalin Ein zakuk lo Kohen maktir Linat emurin Rav Papa : hayav
Mรชme verset : lo tishhat et lo yalin. La havoura est dans les deux. Le bout du monde n'est dans aucun. Le kohen qui brรปle le helev entre par la lina des emourim.
12
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ื™ืœื›ืš ื›ื”ืŸ ื”ืžืงื˜ื™ืจ ืืช ื”ื—ืœื‘ โ€” ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ืชืขืฉื”, ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ืฉื ื• ื‘ื›ืœืœ ื”ืœื ืช ืืžื•ืจื™ืŸ.

Rav Papa a dit : par consรฉquent, le cohen qui fait brรปler le helev transgresse un lav, puisqu'il est inclus dans la lina des emourim.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืžืงื˜ื™ืจ ืืช ื”ื—ืœื‘ ืฉืœ ืคืกื— ืขืœ ื”ื—ืžืฅ ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘ืฉืขืช ื”ืงื˜ืจื” ืื™ ืœื ื”ื™ื” ืœื' ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื—ืžืฅ ื‘ืฉืขืช ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ื™ืฉ ืœื• ืœื›ื”ืŸ ื”ืžืงื˜ื™ืจ ื‘ืฉืขืช ื”ืงื˜ืจื” ืขื•ื‘ืจ ื”ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืืœื ืœื ืชืฉื—ื˜ ื•ื–ืจื™ืงื” ืžืชืจื‘ื™ื ื‘ืžื›ื™ืœืชื ืžื“ื ืืชื™ ื ืžื™ ื”ืงื˜ืจื” ืžื“ืกืžื›ื™ื” ืœืœื ื™ืœื™ืŸ ื›ืœ ืฉื™ืฉื ื• ื‘ืขื‘ื•ื“ื” ืฉืœื”ืŸ ื‘ืื–ื”ืจืช ื”ืœื ื” ื™ืฉื ื• ื ืžื™ ื‘ืื–ื”ืจืช ื—ืžืฅ ื”ื™ืœื›ืš ืžืงื˜ื™ืจ ื ืžื™ ืขื•ื‘ืจ:
Le helev du pesah, sur le hamets qu'il a au moment de la haktara. Si aucun membre de la havoura n'avait de hamets au moment de la chehita, et que le cohen qui brรปle en a au moment de la haktara, il transgresse. Bien qu'il ne soit รฉcrit que "tu n'รฉgorgeras pas", et que la zerika soit ajoutรฉe dans la Mekhilta ร  partir de dam, le sang, la haktara vient aussi, du fait que le verset l'a juxtaposรฉe ร  "il ne restera pas". Quiconque est dans leur avoda pour l'avertissement de la lina est aussi dans l'avertissement du hamets. Par consรฉquent, celui qui brรปle transgresse aussi.
ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ืฉื ื• ื‘ื”ืœื ืช ืืžื•ืจื™ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื• ื ืžื™ ืœื ื™ืœื™ืŸ ื—ืœื‘ ื—ื’ื™:
Car il est รฉcrit ร  leur sujet aussi : le helev de la fรชte ne restera pas jusqu'au matin.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Papa tire la consรฉquence. Le cohen qui fait la haktara du helev est dans la linat emurin, laisser les parties ร  brรปler jusqu'au matin. Il entre donc dans lo tishhat, mรชme s'il ne mangera pas le pesah.

Rachi fixe l'heure : pas de hamets chez la havoura ร  la chehita, du hamets chez le cohen ร  la haktara. La zerika รฉtait dรฉjร  incluse par la Mekhilta, ร  partir du mot sang. La haktara suit la juxtaposition avec lo yalin. Le verset des emourim : le helev de la fรชte ne restera pas jusqu'au matin.

13
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ืคืคื: ื”ืฉื•ื—ื˜ ืืช ื”ืคืกื— ืขืœ ื”ื—ืžืฅ โ€” ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ืชืขืฉื”. ืื™ืžืชื™? ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ื•ื ืœืฉื•ื—ื˜ ืื• ืœื–ื•ืจืง ืื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื”. ื”ื™ื” ืœืื—ื“ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืขื•ืœื โ€” ืื™ืŸ ื–ืงื•ืง ืœื•. ื•ืื—ื“ ื”ืฉื•ื—ื˜ ื•ืื—ื“ ื”ื–ื•ืจืง ื•ืื—ื“ ื”ืžืงื˜ื™ืจ โ€” ื—ื™ื™ื‘. ืื‘ืœ ื”ืžื•ืœืง ืืช ื”ืขื•ืฃ ื‘ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ โ€” ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ื›ืœื•ื.

Une baraitha est enseignรฉe conformรฉment ร  Rav Papa : celui qui รฉgorge le pesah sur du hamets transgresse un lav. Quand ?

Lorsqu'il appartient ร  celui qui รฉgorge, ou ร  celui qui fait la zerika, ou ร  l'un des membres de la havoura. S'il appartenait ร  quelqu'un au bout du monde, on n'est pas tenu ร  son รฉgard.

Que ce soit celui qui รฉgorge, celui qui fait la zerika, ou celui qui fait brรปler : hayav. Mais celui qui fait la melika d'un oiseau le quatorze ne transgresse rien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ื”ืžื•ืœืง ืืช ื”ืขื•ืฃ ืฉืœ ืžื—ื•ืกืจ ื›ื™ืคื•ืจื™ื ื“ืืžืจืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื“ืฃ ื ื˜.) ื“ื›ืฉืจ ืœื”ืงืจื‘ื” ืื—ืจ ื”ืชืžื™ื“ ืฉื”ื•ื ื–ืžืŸ ืฉื—ื™ื˜ืช ืคืกื— ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ืœื ืชืฉื—ื˜ ืขืœ ื—ืžืฅ ื•ืœืงืžืŸ ืžื•ืงื™ ืœื” ื›ืจ"ืฉ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืืฉืืจ ื–ื‘ื—ื™ื ื‘ืžื•ืขื“ ื•ื”ื›ื ื˜ืขืž' ืœืคื˜ื•ืจื” ืžืฉื•ื ื“ื™"ื“ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ืืฉืืจ ื–ื‘ื—ื™ื ื•ืขื•ืฃ ื“ื ืงื˜ ืœืื• ื“ื•ืงื ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœืฉื—ื•ื˜ ืฉื•ื ืงืจื‘ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉื—ื™ื˜ืช ืคืกื— ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ืืœื ืงืจื‘ืŸ ืฉืœ ืžื—ื•ืกืจ ื›ื™ืคื•ืจื™ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ืคืกื—ื• ืœืขืจื‘ ื•ืจื•ื‘ื™ื™ื”ื• ืขื•ืฃ ืžื™ื™ืชื™ืŸ ื–ื‘ ื•ื–ื‘ื” ื•ื™ื•ืœื“ืช ืืคื™ืœื• ืขืฉื™ืจื™ื ื•ืžืฆื•ืจืข ืขื ื™:
L'oiseau du mehussar kapara. Nous avons dit dans notre chapitre (59a) qu'il est kacher pour รชtre offert aprรจs le tamid, qui est le temps de la chehita du pesah. Il ne transgresse pas ร  son sujet ร  cause de lo tishhat al hamets. Plus loin, on รฉtablit cette baraitha selon Rabbi Shimon, qui rend hayav aussi pour les autres zevahim pendant la fรชte. Ici, la raison de l'exemption : le 14, on n'est pas hayav pour les autres zevahim. L'oiseau qu'elle cite vise la pratique : on n'รฉgorge d'ordinaire aucun korban au temps de la chehita du pesah, c'est-ร -dire aprรจs midi, hormis le korban du mehussar kapara, afin qu'il mange son pesah le soir. Et la plupart apportent un oiseau : le zav, la zava, la yoledet mรชme riche, et le metsora pauvre.
๐Ÿ’ก Explication

La baraitha confirme Rav Papa. Hayav : shohet, zorek, membre de la havoura, et aussi le maktir. Le hamets d'un homme au bout du monde : ein zakuk lo, on n'a pas ร  en tenir compte.

Exception citรฉe : la melika d'un oiseau le 14. Rachi : c'est l'oiseau du mehussar kapara, offert aprรจs le tamid pour pouvoir manger le pesah le soir. Le 14, les autres zevahim ne portent pas lo tishhat. L'oiseau est l'exemple courant : zav, zava, yoledet, metsora pauvre. La baraitha sera lue selon Rabbi Shimon, qui rend hayav pour les autres zevahim pendant la fรชte, et non le 14.

14
ื•ืจืžื™ื ื”ื™: ื”ืฉื•ื—ื˜ ืืช ื”ืคืกื— ืขืœ ื”ื—ืžืฅ โ€” ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ืชืขืฉื”. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืืฃ ื”ืชืžื™ื“. ืืžืจื• ืœื•: ืœื ืืžืจื• ืืœื ื‘ืคืกื— ื‘ืœื‘ื“. ืื™ืžืชื™? ื‘ื–ืžืŸ ืฉื™ืฉ ืœืฉื•ื—ื˜ ืื• ืœื–ื•ืจืง ืื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื”. ื”ื™ื” ืœืื—ื“ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืขื•ืœื โ€” ืื™ืŸ ื–ืงื•ืง ืœื•.

Et l'on oppose : celui qui รฉgorge le pesah sur du hamets transgresse un lav. Rabbi Yehouda dit : le tamid aussi.

Ils lui ont dit : on n'a dit cela que pour le pesah seul. Quand ?

Lorsqu'il y en a pour celui qui รฉgorge, ou pour celui qui fait la zerika, ou pour l'un des membres de la havoura. S'il y en avait pour quelqu'un au bout du monde, on n'est pas tenu ร  son รฉgard.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme baraitha, introduite par veraminhi, on oppose. Le dรฉbut rejoint la premiรจre : pesah sur du hamets, lav ; propriรฉtaire = shohet, zorek, ou membre ; le bout du monde ne compte pas.

Rabbi Yehouda ajoute le tamid. On lui rรฉpond : l'interdit n'a รฉtรฉ dit que pour le pesah. L'opposition avec la baraitha de Rav Papa se joue dans la suite, sur les avodot.

15
ื•ืื—ื“ ื”ืฉื•ื—ื˜ ื•ืื—ื“ ื”ื–ื•ืจืง ื•ืื—ื“ ื”ืžื•ืœืง ื•ืื—ื“ ื”ืžื–ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘. ืื‘ืœ ื”ืงื•ืžืฅ ืืช ื”ืžื ื—ื” โ€” ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ืชืขืฉื”. ื”ืžืงื˜ื™ืจ ืืช ื”ืื™ืžื•ืจื™ืŸ โ€” ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ื‘ืœื ืชืขืฉื”.

Que ce soit celui qui รฉgorge, celui qui fait la zerika, celui qui fait la melika, ou celui qui fait la haza'a : hayav. Mais celui qui prรฉlรจve le komets de la minha ne transgresse pas un lav.

Celui qui fait brรปler les emourim ne transgresse pas un lav.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืื—ื“ ื”ืฉื•ื—ื˜ ืืช ื”ืคืกื— ื•ืื—ื“ ื”ื–ื•ืจืง ืืช ื“ืžื• ื•ืื—ื“ ื”ืžื•ืœืง ื—ื˜ืืช ื”ืขื•ืฃ ื“ืžื—ื•ืกืจ ื›ื™ืคื•ืจื™ื:
Le pesah, celui qui jette son sang, et celui qui fait la melika de la hatat de l'oiseau du mehussar kapara.
ื•ืื—ื“ ื”ืžื–ื” ืžื“ืžื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื–ื” ืžื“ื ื”ื—ื˜ืืช ื•ื’ื•' ื•ื‘ื—ื˜ืืช ื”ืขื•ืฃ ืงืื™ ื•ื”ืš ืกื™ืคื ื“ืžืฉืžืข ื“ืขื•ื‘ืจ ืืฃ ืืฉืืจ ืงืจื‘ื ื•ืช ืจืžื™ ืœืงืžืŸ ืืจื™ืฉื ื“ืงืชื ื™ ืœื ืืžืจื• ืืœื ืคืกื— ื‘ืœื‘ื“:
De son sang, comme il est รฉcrit : il aspergera du sang de la hatat. Cela vise la hatat de l'oiseau. Cette seifa, qui laisse entendre qu'on transgresse mรชme pour les autres korbanot, est opposรฉe plus loin ร  la reisha, qui enseigne : on n'a dit cela que pour le pesah seul.
ืื‘ืœ ื”ืงื•ืžืฅ ืžื ื—ื” ื‘ืžื•ืขื“ ืขืœ ื”ื—ืžืฅ:
Pendant la fรชte, sur du hamets.
ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ื“ืงืžื™ืฆื” ื•ื“ืื™ ืœืื• ืฉื—ื™ื˜ื” ื”ื™ื:
Le kemitsa n'est pas une chehita.
ื”ืžืงื˜ื™ืจ ืืช ื”ืื™ืžื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืคืกื— ื‘ื™"ื“ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื•ืขื“ ืืฉืืจ ื–ื‘ื—ื™ื ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ:
Que ce soit le pesah le 14, ou pendant la fรชte pour les autres zevahim, il ne transgresse pas.
๐Ÿ’ก Explication

Ici l'opposition devient nette. Cette baraitha rend hayav le molek et le mazzeh, l'aspersion du sang de l'oiseau. Elle rend patour le komets de la minha, et le maktir des emourim.

La baraitha prรฉcรฉdente faisait l'inverse sur deux points : maktir hayav, molek du 14 patour. Rachi : le kemitsa n'a pas le statut de chehita. La haktara des emourim reste hors du lav, pour le pesah le 14 comme pour les autres zevahim pendant la fรชte. La seifa, qui รฉtend l'interdit ร  d'autres korbanot, sera opposรฉe ร  la reisha "le pesah seul".

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).