Pesachim 68a - Camps du baal keri, mihui, et l'avenir

Pesachim 68a

Sougya : L'amoud ouvre sur la fin de la mishna : celui qui a un rapport avec une nida est comme un impur par un mort. La comparaison vise les camps, et elle ne se reporte pas sur le dรฉbut de la mishna.

Une baraitha exclut le baal keri : on le compare au zav, parce que la touma sort de son corps, et un verset le renvoie de deux camps. La mishna du mihui des entrailles se partage entre Rav Houna, qui perce les boyaux, et Hiyya bar Rav, qui retire le mucus.

Le mot mehim ouvre ensuite les versets de l'avenir : les justes feront vivre les morts, la mort et la lumiรจre se lisent selon les personnes et les temps, et le verset ani amit va-ahaye parle d'un seul homme.

Baal keri : le verset donne deux camps Devarim 23, 11. Lecture corrigรฉe devant Rav Yitshak bar Avdimi. Lecture รฉcartรฉe Il sortira : camp Chekhina Il n'entrera pas : camp Leviim Tu ne l'as pas encore fait entrer, tu le sors Autre version : tu le fais entrer avant de le sortir Lecture retenue En dehors du camp camp des Leviim Il n'entrera pas dans le camp camp de la Chekhina Deux camps รฉcrits il sort des deux Objection de Ravina Les deux membres visent la Chekhina asse : sortir lo taase : ne pas entrer Le mot le camp donne un autre camp Oรน il reste, et ร  qui on le compare Camp d'Israรซl Il y reste Le verset ne le renvoie pas plus loin Comparรฉ au zav La touma sort du corps ve-khรดl zav l'inclut Renvoyรฉ du camp Leviim Tamei met, plus grave Touma de sept jours Baal keri : toumat erev Le tamei met reste dans le camp Leviim
Le baal keri sort de deux camps. On le compare au zav, la touma sort de son corps.
Mihui des entrailles, puis le verset se partage La mishna รฉcarte le chabbat pour ce mihui. Isaie 5, 17 en donne le mot, puis une autre parole. Rav Houna Il perce les boyaux au couteau Le contenu sort Sinon il se corrompt avant la nuit Mihui : dissoudre, ou percer Hiyya bar Rav Shirka : mucus collรฉ ร  la paroi Il sort sous la pression du couteau Mihui : chose mรฉprisรฉe Mehim = resha'im, targoum de Rav Yossef Ve-ra'ou kevasim kedavram Abaye Kedavram = la fin du verset Les justes, jusqu'ici รฉtrangers, mangeront les ruines des mehim Le vav de ve-haravot l'empรชche Rava, avec Rav Hananel Le vav ouvre une autre parole Gezera shava : ve-ra'ou / yir'ou Bashan = Elisha, Gilad = Eliyahou Les justes feront vivre les morts
Mihui : percer, ou retirer le mucus. Le vav du verset ouvre la gezera shava.
Trois oppositions sur l'avenir Chaque paire de versets se tient. La seconde colonne dit oรน, ou pour qui. Sujet Verset fort Verset qui limite La mort Oula Israรซl / nations Il engloutit la mort pour toujours Israรซl : plus de mort Le jeune de cent ans mourra Nations : longue vie, puis mort Elles font paรฎtre et labourent La lumiรจre Rav Hisda Olam ha-ba / jours du Mashiah Lune confuse, soleil honteux Monde ร  venir Shmouel : les deux versets sont le monde ร  venir Ici : camp de la Chekhina Soleil : 7 x 7 x 7 = 343 Jours du Mashiah Shmouel : le monde ne change que par les royaumes Lร  : camp des justes La rรฉsurrection Rava, puis la baraitha Un seul homme Je fais mourir et Je fais vivre J'ai frappรฉ et Je guรฉrirai Le mรชme que Je tue, Je le fais vivre Blessure et guรฉrison : un seul Rรฉponse ร  ceux qui disent pas de tehiya dans la Torah Autre lecture Ils revivent avec leur blessure puis Il les guรฉrit
Mort, lumiรจre, rรฉsurrection : chaque verset se tient ร  sa place.
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Celui qui a un rapport avec une nida est comme un impur par un mort. ร€ quel propos ?

Si l'on dit : ร  propos de leur touma, pour celui-ci une touma de sept jours est รฉcrite, et pour celui-lร  une touma de sept jours est รฉcrite.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื•ืขืœ ื ื“ื” ื›ื˜ืžื ืžืช ืกื™ืคื ื“ืžืชื ื™' ื“ืœืขื™ืœ ื”ื™ื:
C'est la fin de la mishna ci-dessus.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืื™ ื˜ื•ืžืืช ืฉื‘ืขื” ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื•ื”ืื™ ื˜ื•ืžืืช ื›ื•' ื”ื•ื™ ืžืฆื™ ืœืฉื ื•ื™ื™ ื›ื“ืžืฉื ื™ ื‘ืค"ืง ื“ื™ื•ืžื (ื“ืฃ ื•:) ื“ืœืขื•ืœื ืœื˜ื•ืžืืช ืฉื‘ืขื” ื•ืกื™ืคื ืื™ืฆื˜ืจื™ื›ื ืœื™ื” ืืœื ืฉื—ืžื•ืจ ื”ื™ืžื ื• ื‘ื•ืขืœ ื ื“ื” ืฉืžื˜ืžื ืžืฉื›ื‘ ื•ืžื•ืฉื‘ ืœื˜ืžื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืžืฉืงื™ืŸ:
Il aurait pu rรฉpondre comme on rรฉpond au premier chapitre de Yoma (6b) : en fait, c'est pour une touma de sept jours, et la fin รฉtait nรฉcessaire, parce que celui qui a un rapport avec une nida est plus grave que lui : il rend le lit et le siรจge impurs, au point de rendre impurs les aliments et les boissons.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna vient de comparer le boel nida au tamei met. La question porte sur le point de la comparaison. La durรฉe est dรฉjร  รฉcrite pour les deux : une touma de sept jours. Le rapprochement de la mishna a donc un autre emploi.

Tossefot notent une autre rรฉponse, celle de Yoma 6b. On pourrait garder la comparaison sur les sept jours, et lire la fin de la mishna comme une gravitรฉ propre au boel nida : le mishkav et le moshav, qui rendent impurs aliments et boissons.

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C'est donc ร  propos de leurs camps. Et puisque la fin porte sur leurs camps, le dรฉbut aussi porte sur leurs camps !

Peut-on comparer ? Celui-ci selon ce qu'il est, et celui-lร  selon ce qu'il est.

๐Ÿ’ก Explication

La comparaison vise les mahanot. Le boel nida est renvoyรฉ du mรชme camp que le tamei met. On voudrait en tirer que le dรฉbut de la mishna, le baal keri comparรฉ ร  l'impur par un sherets, parle lui aussi des camps.

Midi irya coupe le report. Chaque clause se lit selon son sujet. La fin enseigne les camps. Le dรฉbut reste sur son propre point.

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ืžื™ืชื™ื‘ื™: ืžืฆื•ืจืข ื—ืžื•ืจ ืžื–ื‘, ื•ื–ื‘ ื—ืžื•ืจ ืžื˜ืžื ืžืช, ื™ืฆื ื‘ืขืœ ืงืจื™ ืฉื˜ืžื ืžืช ื—ืžื•ืจ ืžืžื ื•.

On objecte : un metzora est plus grave qu'un zav, et un zav est plus grave qu'un impur par un mort. Est exclu le baal keri, car un impur par un mort est plus grave que lui.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืฆื•ืจืข ื—ืžื•ืจ ืžื–ื‘ ืœืžื—ื ื•ืชื™ื• ื›ื“ืืžืจืŸ ื•ื›ืŸ ื–ื‘ ืžื˜ืžื ืžืช:
Pour ses camps, comme nous l'avons dit. Et de mรชme un zav par rapport ร  un impur par un mort.
ื™ืฆื ื‘ืขืœ ืงืจื™ ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืžืื™ ื”ื™ื:
Il va expliquer ce que c'est.
๐Ÿ’ก Explication

La baraitha classe les renvois. Le metzora dรฉpasse le zav, le zav dรฉpasse le tamei met. Le baal keri est nommรฉ ร  part : le tamei met est plus grave que lui. Rachi renvoie cette gravitรฉ aux camps, dรฉjร  รฉtablie.

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ืžืื™ ื™ืฆื? ืœืื•: ื™ืฆื ืžื›ืœืœ ื–ื‘ ื•ื‘ื ืœื›ืœืœ ื˜ืžื ืžืช, ื“ื”ื ื˜ืžื ืžืช ื—ืžื•ืจ ืžืžื ื• โ€” ื•ืžื•ืชืจ ื‘ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื”!

Que signifie "est exclu" ? N'est-ce pas : il est sorti de la catรฉgorie du zav et il est entrรฉ dans la catรฉgorie de l'impur par un mort, puisque l'impur par un mort est plus grave que lui, et qu'il est permis dans le camp des Leviim !

๐Ÿ’ก Explication

Lecture proposรฉe du mot yatza. Le baal keri quitte le zav et rejoint le tamei met. Or le tamei met, plus grave par la durรฉe, reste admis dans le mahane Leviya. On en tirerait que le baal keri y est admis aussi.

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Non. Il est sorti du camp de l'impur par un mort, et il est entrรฉ dans le camp du zav.

Et bien que l'impur par un mort soit plus grave que lui (car il est permis) dans le camp des Leviim, on le compare ร  ce ร  quoi il ressemble.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ื™ืฆื ืžื›ืœืœ ื˜ืžื ืžืช ื›ื•' ื•ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ื™ืฆื ื‘ืขืœ ืงืจื™ ืžื›ืœืœ ื–ื” ื“ื”ื ืš ืœืคื™ ื—ื•ืžืจ ื˜ื•ืžืืชืŸ ื—ื•ืžืจ ืฉืœื•ื—ืŸ ื™ืฆื ื‘ืขืœ ืงืจื™ ืฉืืข"ืค ืฉื˜ืžื ืžืช ื—ืžื•ืจ ืžืžื ื• ืฉื”ื•ื ื˜ื•ืžืืช ืฉื‘ืขื” ื•ื–ื” ื˜ื•ืžืืช ืขืจื‘ ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืžื—ื ื•ืช ื‘ืขืœ ืงืจื™ ื—ืžื•ืจ ื“ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื›ื™ ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ืœ ื–ื‘ ืœืจื‘ื•ื™ื™ ื‘ืขืœ ืงืจื™ ืืชื ืœื›ืœืœ ื–ื‘ ื•ื›ืœ ื˜ืžื ืœืจื‘ื•ื™ื™ ื˜ืžื ืฉืจืฅ ืœื›ืœืœ ื˜ืžื ืžืช ืืชื ื“ื›ืœ ื—ื“ ื•ื—ื“ ืœืžืื™ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ืžื“ืžื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ื‘ืขืœ ืงืจื™ ื“ื•ืžื” ืœื–ื‘ ืฉื”ื˜ื•ืžืื” ื™ื•ืฆืื” ืขืœื™ื• ืžื’ื•ืคื•:
Et voici le sens. Le baal keri est sorti de la catรฉgorie de ceux-lร  : pour eux, la gravitรฉ de leur touma fait la gravitรฉ de leur renvoi. Le baal keri est exclu. Mรชme si l'impur par un mort est plus grave que lui, celui-lร  en touma de sept jours et celui-ci en touma du soir, pour les camps le baal keri est plus grave. Car, par force, quand il est รฉcrit "et tout zav", c'est pour inclure le baal keri dans la catรฉgorie du zav ; et "tout impur", c'est pour inclure l'impur par un sherets dans la catรฉgorie de l'impur par un mort. Chacun, on le compare ร  ce ร  quoi il ressemble. Le baal keri ressemble au zav : la touma sort sur lui de son corps.
๐Ÿ’ก Explication

Yatza le fait sortir du camp oรน le tamei met est encore admis, et le place avec le zav : il quitte le mahane Leviya. La durรฉe plus longue du tamei met ne dรฉcide pas le camp.

Le critรจre est la ressemblance. Ve-khรดl zav inclut le baal keri avec le zav. Ve-khรดl tamei inclut l'impur par un sherets avec le tamei met. Le baal keri ressemble au zav : la touma sort de son corps. Le tamei met, lui, a une touma de sept jours ; le baal keri, une toumat erev.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Baal keri : le verset donne deux camps Devarim 23, 11. Lecture corrigรฉe devant Rav Yitshak bar Avdimi. Lecture รฉcartรฉe Il sortira : camp Chekhina Il n'entrera pas : camp Leviim Tu ne l'as pas encore fait entrer, tu le sors Autre version : tu le fais entrer avant de le sortir Lecture retenue En dehors du camp camp des Leviim Il n'entrera pas dans le camp camp de la Chekhina Deux camps รฉcrits il sort des deux Objection de Ravina Les deux membres visent la Chekhina asse : sortir lo taase : ne pas entrer Le mot le camp donne un autre camp Oรน il reste, et ร  qui on le compare Camp d'Israรซl Il y reste Le verset ne le renvoie pas plus loin Comparรฉ au zav La touma sort du corps ve-khรดl zav l'inclut Renvoyรฉ du camp Leviim Tamei met, plus grave Touma de sept jours Baal keri : toumat erev Le tamei met reste dans le camp Leviim
Malgrรฉ une touma plus courte, le baal keri suit le zav et sort de deux camps.
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ืชื ื™ ืชื ื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจ ืื‘ื“ื™ืžื™: ืดื•ื™ืฆื ืืœ ืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื”ืด โ€” ื–ื• ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื”. ืดืœื ื™ื‘ื ืืœ ืชื•ืš ื”ืžื—ื ื”ืด โ€” ื–ื• ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื”. ืžื›ืืŸ ืœื‘ืขืœ ืงืจื™ ืฉื™ืฆื ื—ื•ืฅ ืœืฉืชื™ ืžื—ื ื•ืช.

Un tanna a enseignรฉ devant Rav Yitshak bar Avdimi : "Il sortira en dehors du camp" : c'est le camp de la Chekhina. "Il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur du camp" : c'est le camp des Leviim.

De lร , pour le baal keri : il sort en dehors de deux camps.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื™ืฆื ืืœ ืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื” ื‘ื‘ืขืœ ืงืจื™ ื›ืชื™ื‘ ื›ื™ ื™ื”ื™ื” ื‘ืš ืื™ืฉ ื•ื’ื•':
C'est รฉcrit au sujet du baal keri : "s'il y a chez toi un homme, etc."
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื•ื™ืฆื ืืœ ืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื” ื–ื• ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื” ื•ืœื ื™ื‘ื ืืœ ืชื•ืš ื”ืžื—ื ื” ื–ื• ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ืžื›ืืŸ ืฉื‘ืขืœ ืงืจื™ ืžืฉืชืœื— ื—ื•ืฅ ืœืฉืชื™ ืžื—ื ื•ืช ื“ืงืืžืจ ืงืจื ืฉืื ื ื˜ืžื ื‘ืขื–ืจื” ื™ืฆื ืžืฉืชื™ื”ืŸ:
Voici notre lecture. "Il sortira en dehors du camp" : c'est le camp de la Chekhina. "Et il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur du camp" : c'est le camp des Leviim. De lร , le baal keri est renvoyรฉ en dehors de deux camps. Car le verset dit : s'il est devenu impur dans l'azara, il sort des deux.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset est celui du baal keri (Devarim 23, 11). La baraitha coupe deux membres. "Il sortira en dehors du camp" vise le camp de la Chekhina. "Il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur du camp" vise le camp des Leviim. S'il est devenu impur dans l'azara, il quitte les deux.

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ืืžืจ ืœื™ื”: ืื›ืชื™ ืœื ืขื™ื™ืœืชื™ื”, ืืคื™ืงืชื™ื”. ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื: ืื›ืชื™ ืœื ืืคื™ืงืชื™ื”, ืขื™ื™ืœืชื™ื”. ืืœื ืื™ืžื: ืดืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื”ืด โ€” ื–ื• ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื”. ืดืœื ื™ื‘ื ืืœ ืชื•ืš ื”ืžื—ื ื”ืด โ€” ื–ื• ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื”.

Il lui a dit : tu ne l'as pas encore fait entrer, et dรฉjร  tu l'as fait sortir. Autre version : tu ne l'as pas encore fait sortir, et dรฉjร  tu l'as fait entrer.

Dis plutรดt : "en dehors du camp" : c'est le camp des Leviim. "Il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur du camp" : c'est le camp de la Chekhina.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจ ืœื™ื” ืื›ืชื™ ืœื ืืขื™ืœืชื™ื” ืืคื™ืงืชื™ื” ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื”ื›ื ืกืชื• ืœืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ื•ื›ื‘ืจ ื”ื•ืฆืืชื• ืžืžื ื” ื“ืžื“ืงืืžืจืช ืœื ื™ื‘ื ืœืชื•ื›ื” ืžื›ืœืœ ื“ืขื•ืžื“ ื—ื•ืฆื” ืœื” ื•ืงืืžืจ ืœื ื™ื›ื ืก ื•ื”ื ืื›ืชื™ ืœื ืื™ืฉืชืขื™ ื‘ื–ื” ืฉื™ืฆื ืžืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื” ื•ืขื•ืžื“ ื‘ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ืœืฉืœื—ื• ืžืžื ื” ื•ืงื ืžื–ื”ืจ ืœื™ื” ืฉืœื ื™ื›ื ืก ื›ืื™ืœื• ื›ื‘ืจ ื™ืฆื ืื›ืชื™ ืœื ืืขื™ืœืชื™ื” ื›ืœื•ืžืจ ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื“ื™ื‘ืจ ืขืœ ื›ื ื™ืกืชื• ืžื” ืชื”ื ืขืœื™ื” ืืคื™ืงืชื™ื” ื•ื“ื™ื‘ืจ ืขืœื™ื• ื›ืื™ืœื• ื™ืฆื. ืœ"ื ื’ืจืกื™' ืื›ืชื™ ืœื ืืคื™ืงืชื™ื” ืืขื™ืœืชื™' ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื”ื•ืฆืจื›ืชื• ืœืฆืืช ืžืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ื•ื›ื‘ืจ ื”ื–ื”ืจืชื• ืฉืœื ื™ื›ื ืก ื•ื”ื™ื™ื ื• ืืขื™ืœืชื™ื” ื›ื‘ืจ ืืชื” ืžื“ื‘ืจ ื‘ื›ื ื™ืกืชื•:
Tu ne l'as pas encore fait entrer dans le camp des Leviim, et dรฉjร  tu l'en as fait sortir. Car, du moment que tu dis "il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur", il en ressort qu'il se tient en dehors, et le verset dit qu'il n'entrera pas. Or le verset n'a pas encore parlรฉ de ceci : qu'il est sorti du camp de la Chekhina, qu'il se tient dans le camp des Leviim, pour l'en renvoyer. Et il l'avertit de ne pas entrer, comme s'il รฉtait dรฉjร  sorti. "Tu ne l'as pas encore fait entrer" veut dire : il n'a pas encore parlรฉ de son entrรฉe, de ce qu'il en adviendra ; "tu l'as fait sortir", et il a parlรฉ de lui comme s'il รฉtait sorti. Autre version, on lit : tu ne l'as pas encore fait sortir, et tu l'as fait entrer. Tu ne l'as pas encore obligรฉ ร  sortir du camp des Leviim, et dรฉjร  tu l'as averti de ne pas entrer. Et c'est cela "tu l'as fait entrer" : tu parles dรฉjร  de son entrรฉe.
ืืœื ืื™ืžื ื”ื›ื™ ื•ื™ืฆื ืืœ ืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื” ื–ื• ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ื•ื›ืฉื‘ื ืœืฆืืช ืžืžื ื” ืืœ ื™ื›ื ืก ื‘ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื” ื•ืื™ ืœื ื”ื•ื• ื›ืชื™ื‘ื™ ืฉืชื™ ืžื—ื ื•ืช ื”ื•ื” ืžื•ืงืžื™ื ื ืœื™ื” ื‘ืขื•ืžื“ ื‘ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื” ื•ืžืฆืจื™ื›ื• ืœืฆืืช ืžืžื ื” ืื‘ืœ ืขื•ืžื“ ื‘ืžื—ื ื” ืœื•ื™ื” ืื™ืŸ ืžืฉืชืœื— ื•ื”ืฉืชื ื“ื›ืชื‘ื™ื ืŸ ืฉืชื™ ืžื—ื ื•ืช ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื”ื›ื™ ืชื•ืงืžื:
Et quand il vient ร  en sortir, qu'il n'entre pas dans le camp de la Chekhina. Si deux camps n'รฉtaient pas รฉcrits, je l'aurais placรฉ sur celui qui se tient dans le camp de la Chekhina, et je l'obligerais ร  en sortir ; celui qui se tient dans le camp des Leviim ne serait pas renvoyรฉ. Maintenant que deux camps sont รฉcrits, tu es obligรฉ de l'รฉtablir ainsi.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yitshak barre l'ordre de la baraitha. Interdire l'entrรฉe dans le camp des Leviim suppose qu'il s'y trouve dรฉjร . Or le premier membre ne l'y a pas encore placรฉ : il l'a seulement fait sortir du camp de la Chekhina. L'autre version renverse les verbes, le dรฉfaut reste le mรชme.

Lecture corrigรฉe. "En dehors du camp" est le camp des Leviim : il en sort. "Il n'entrera pas dans le camp" est le camp de la Chekhina. Un seul camp รฉcrit n'aurait renvoyรฉ que celui qui se tient dans le camp de la Chekhina. Deux camps รฉcrits renvoient aussi du camp des Leviim.

8
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ื™ื ื: ืื™ืžื ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ืœืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื”, ื•ืœืขื‘ื•ืจ ืขืœื™ื• ื‘ืขืฉื” ื•ืœื ืชืขืฉื”! ืื ื›ืŸ, ืœื™ืžื ืงืจื: ืดื•ื™ืฆื ืืœ ืžื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื” ื•ืœื ื™ื‘ื ืืœ ืชื•ืšืด, ืดื”ืžื—ื ื”ืด ืœืžื” ืœื™? ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืœื™ืชืŸ ืœื• ืžื—ื ื” ืื—ืจืช.

Ravina objecte : dis que l'un et l'autre visent le camp de la Chekhina, pour qu'il transgresse ร  son sujet un commandement positif et un interdit ! S'il en est ainsi, que le verset dise : "Il sortira en dehors du camp, et il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur".

Pourquoi "le camp" ? On en dรฉduit : pour lui donner un autre camp.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื ื›ืŸ ื ื™ืžื ื•ื™ืฉืœื—ื• ืžืŸ ื”ืžื—ื ื” ื•ืœื ื™ื‘ื ืืœ ืชื•ืš ื•ืœื™ืฉืชื•ืง:
Qu'il dise : "ils renverront du camp, et il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur", et qu'il se taise.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina garde un seul camp, celui de la Chekhina. Le premier membre serait un asse, sortir. Le second, un lo taase, ne pas entrer.

Le mot rรฉpรฉtรฉ ha-mahane reste alors sans emploi. Il donne un second camp. Rachi formule la mรชme coupe avec le verbe du renvoi : "ils renverront du camp, et il n'entrera pas ร  l'intรฉrieur", et le verset s'arrรชterait lร .

9
ื•ืžื™ื—ื•ื™ ืงืจื‘ื™ื• ื•ื›ื•ืณ. ืžืื™ ืžื™ื—ื•ื™ ืงืจื‘ื™ื•? ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ: ืฉืžื ืงื‘ืŸ ื‘ืกื›ื™ืŸ. (ืจื‘) ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืืžืจ: ืฉื™ืจืงื ื“ืžืขื™ื™ื ื“ื ืคืงื ืื’ื‘ ื“ื•ื—ืงื ื“ืกื›ื™ื ื.

Et le mihui de ses entrailles, etc. Qu'est-ce que le mihui de ses entrailles ?

Rav Houna a dit : il les perce avec un couteau. (Rav) Hiyya bar Rav a dit : le mucus des intestins qui sort sous la pression du couteau.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื ืงื‘ืŸ ื‘ืกื›ื™ืŸ ืฉื™ืฆื ื”ืจืขื™ ืฉืื ื™ื ื™ื—ื ื• ื‘ืชื•ื›ืŸ ื™ืกืจื™ื—ื• ืงื•ื“ื ืฉืชื—ืฉืš ื•ืœืฉื•ืŸ ืžื™ื—ื•ื™ ืฉืžื•ืฆื™ื ืคืจืฉ ืจื›ื” ื“ื ืžื—ืช ื‘ืชื•ื›ื” ื“ืฉื ืคื™"ืจ ื‘ืœืข"ื– ื›ืžื• ื•ืžืžื—ื” ื•ืฉื•ืคืš (ืžืขืฉืจ ืฉื ื™ ืค"ื” ืž"ื) ื•ื›ืžื• ื”ืžื—ื”ื• ื•ื’ืžืขื• (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืœื”.) ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื ืžื™ื—ื•ื™ ืœืฉื•ืŸ ื ืงื™ื‘ื” ื•ื—ื™ื‘ื•ืœ ื›ืžื• ืชืžื—ื” ืืช ื–ื›ืจ ืขืžืœืง (ื“ื‘ืจื™ื ื›ืดื”:ื™ืดื˜):
Pour que le contenu sorte. S'il le laisse ร  l'intรฉrieur, ils se corrompront avant la nuit. Et la langue de mihui : il retire un dรฉchet mou qui se dissout ร  l'intรฉrieur, "schenefir" en langue รฉtrangรจre, comme "et il dissout et il verse" (Maaser Sheni 5, 1), et comme "dissous-le et ils l'ont avalรฉ" (ci-dessus, Pesachim 35a). Autre version : mihui est une langue de perรงage et de dรฉgรขt, comme "tu effaceras le souvenir d'Amalek" (Devarim 25, 19).
ืฉื™ืจืงื ื“ืžืขื™ื ืœื™ื—ื” ื”ืื“ื•ืงื” ื‘ืžืขื™ื ืฉื™ื•ืฆื ืžื”ืŸ ื‘ื“ื•ื—ืง ื‘ืกื›ื™ืŸ ื•ื‘ืœืข"ื– ืœื™ืžื•"ืŸ ืžื™ื—ื•ื™ ืœืฉื•ืŸ ื“ื‘ืจ ื‘ื–ื•ื™ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื ื•ื—ืจื‘ื•ืช ืžื—ื™ื:
La lymphe collรฉe aux intestins, qui en sort par pression, avec le couteau. En langue รฉtrangรจre, "limon". Mihui est une langue de chose mรฉprisรฉe, comme il explique la raison : "et les ruines des mehim".
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle mishna : le mihui kravav du korban pesah รฉcarte le chabbat. Rav Houna : on perce les boyaux pour faire sortir le contenu, sinon il se corrompt avant la nuit. Rachi donne deux langues. L'une est dissoudre un dรฉchet mou. L'autre est percer, comme timhe pour le souvenir d'Amalek.

Hiyya bar Rav vise la shirka, la lymphe collรฉe ร  la paroi, qui sort quand on presse avec le couteau. Pour lui, mihui nomme une matiรจre vile. La suite du daf en cherche le mot dans le verset.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mihui des entrailles, puis le verset se partage La mishna รฉcarte le chabbat pour ce mihui. Isaie 5, 17 en donne le mot, puis une autre parole. Rav Houna Il perce les boyaux au couteau Le contenu sort Sinon il se corrompt avant la nuit Mihui : dissoudre, ou percer Hiyya bar Rav Shirka : mucus collรฉ ร  la paroi Il sort sous la pression du couteau Mihui : chose mรฉprisรฉe Mehim = resha'im, targoum de Rav Yossef Ve-ra'ou kevasim kedavram Abaye Kedavram = la fin du verset Les justes, jusqu'ici รฉtrangers, mangeront les ruines des mehim Le vav de ve-haravot l'empรชche Rava, avec Rav Hananel Le vav ouvre une autre parole Gezera shava : ve-ra'ou / yir'ou Bashan = Elisha, Gilad = Eliyahou Les justes feront vivre les morts
Percer les boyaux, ou retirer le mucus. Puis le vav du verset ouvre une autre parole.
10
ืืžืจ ืจื‘ื™ (ืืœื™ืขื–ืจ): ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘? ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื—ืจื‘ื•ืช ืžื—ื™ื ื’ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ืด, ืžืื™ ืžืฉืžืข? ื›ื“ืžืชืจื’ื ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืดื•ื ื›ืกื™ื”ืŸ ื“ืจืฉื™ืขื™ื ืฆื“ื™ืงื™ื ื™ื—ืกื ื•ืŸืด.

Rabbi (Eliezer) a dit : quelle est la raison de Hiyya bar Rav ? Car il est รฉcrit : "Et les ruines des mรฉhim, des รฉtrangers les mangeront".

D'oรน le voit-on ? Comme Rav Yossef traduit : "Et les biens des mรฉchaรฏm, les justes en hรฉriteront".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจืฉื™ืขื ืืœืžื ื“ื‘ืจ ืจืข ื•ืฉื ื•ื™ ื”ื•ื:
On voit que c'est une chose mauvaise et mรฉprisรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Eliezer rattache la shirka au mot mรฉhim (Isaie 5, 17). Rav Yossef traduit : les justes hรฉriteront des biens des resha'im. Le mot dรฉsigne donc une chose vile. C'est la langue de mihui selon Hiyya bar Rav.

11
ืดื•ืจืขื• ื›ื‘ืฉื™ื ื›ื“ื‘ืจืืด, ืืžืจ ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ื™ืจืžื™ื” ืืžืจ ืจื‘: ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื. ืžืื™ ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืดื•ื—ืจื‘ื•ืช ืžื—ื™ื ื’ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ืด. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื: ื‘ืฉืœืžื ืื™ ื›ืชื™ื‘ ืดื—ืจื‘ื•ืชืด โ€” ื›ื“ืงืืžืจืช, ื”ืฉืชื ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื•ื—ืจื‘ื•ืชืด, ืžื™ืœืชื ืื—ืจื™ืชื™ ืงืืžืจ.

"Et des agneaux paรฎtront selon leur parole." Menashya bar Yirmeya a dit au nom de Rav : comme il a รฉtรฉ parlรฉ ร  leur sujet. Qu'est-ce que "comme il a รฉtรฉ parlรฉ ร  leur sujet" ?

Abaye a dit : "Et les ruines des mรฉhim, des รฉtrangers les mangeront." Rava lui a dit : soit. Si c'รฉtait รฉcrit "ruines", ce serait comme tu dis.

Maintenant que c'est รฉcrit "et les ruines", il dit une autre chose.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืจืขื• ื›ื‘ืฉื™ื ื›ื“ื‘ืจื ื›ื‘ืฉื™ื ื™ืฉืจืืœ:
Agneaux : Israรซl.
ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื ื›ืžื” ืฉื”ื•ื‘ื˜ื—ื• ืขืœ ื™ื“ื™ ื ื‘ื™ื:
Comme ils en ont reรงu la promesse par un prophรจte.
ืžืื™ ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื ืžื” ื”ื™ื ืื•ืชื” ื”ื‘ื˜ื—ื” ื•ืžืคืจืฉ ืœื” ืกื™ืคื ื“ืงืจื ื”ื™ื™ื ื• ื”ื‘ื˜ื—ื” ื•ื—ืจื‘ื•ืช ืžื—ื™ื ื’ืจื™ื ื™ืื›ืœื• ืฆื“ื™ืงื™ื ืขื“ ื”ื ื” ื›ื’ืจื™ื ื•ืชื•ืฉื‘ื™ื:
Quelle est cette promesse ? Il l'explique par la fin du verset. C'est la promesse : "et les ruines des mรฉhim, des รฉtrangers les mangeront", les justes, qui jusqu'ici รฉtaient comme des รฉtrangers et des rรฉsidents.
ืื™ ื›ืชื™ื‘ ื—ืจื‘ื•ืช ืžื—ื™ื ื”"ื ืกื™ืคื ื“ืงืจื ืคื™ืจื•ืฉ ืœืจื™ืฉื ื›ื“ืงืืžืจืช ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ื›ืชื‘ ื•ื—ืจื‘ื•ืช ืœืื• ืคื™ืจื•ืฉื ื“ืจื™ืฉื ื”ื•ื ืืœื ืžื™ืœืชื ืื—ืจื™ืชื™ ื”ื™ื:
J'aurais dit que la fin du verset explique le dรฉbut, comme tu dis. Maintenant qu'il est รฉcrit "et les ruines", la fin est une autre parole, ร  cรดtรฉ du dรฉbut.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: (ื™ืฉืขื™ื” ื”, ื™ื–) "ื•ืจืขื• ื›ื‘ืฉื™ื ื›ื“ื‘ืจื". ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจื™ืฉ 'ื›ื‘ืฉื™ื' ืขืœ ื™ืฉืจืืœ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ืจืžื™ื” ื , ื™ื–) 'ืฉื” ืคื–ื•ืจื” ื™ืฉืจืืœ' ื•ื™ื“ื•ืข ืฉื™ืฉืจืืœ ื”ื ื‘ืกื•ื“ ื”ื—ืกื“ื™ื ื“ืจืžื•ื–ื™ื ื‘ื›ื‘ืฉื™ื ื•ืื•ืžื•ืช ื”ืขื•ืœื ื‘ื’ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืจืžื•ื–ื™ื ื‘ืขื–ื™ื ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ืžืืžืจ ื”ื’ืžืจื (ืฉื‘ืช ืขื–:) 'ืžืื™ ื˜ืขืžื ืขื–ื™ ืžืกื’ืŸ ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ืืžืจื™ ืืžืจ ืœื• ื›ื‘ืจื™ื™ืชื• ืฉืœ ืขื•ืœื ื“ืื—ืจ ื—ืฉื•ื›ื ืืชื™ ื ื”ื•ืจื' ื•ืœื›ืŸ ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื›ื”, ื›ื•) 'ื•ืื—ืจื™ ื›ืŸ ื™ืฆื ืื—ื™ื• ื•ื™ื“ื• ืื—ื–ืช ื‘ืขืงื‘ ืขืฉื•'.
Ce qui est รฉcrit (Isaie 5, 17) : "Et des agneaux paรฎtront selon leur parole." Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il tire "agneaux" sur Israรซl, parce qu'il est รฉcrit (Jรฉrรฉmie 50, 17) : "Brebis dispersรฉe, Israรซl." Et l'on sait qu'Israรซl est dans le sod des hasadim, alludรฉs par les agneaux, et que les nations du monde sont dans les gevurot, alludรฉes par les chรจvres. Comme ils l'ont dit dans l'enseignement de la Guemara (Chabbat 77b) : "Pourquoi les chรจvres marchent-elles en tรชte, et ensuite les brebis ? Il lui a dit : comme la crรฉation du monde, car aprรจs l'obscuritรฉ vient la lumiรจre." C'est pourquoi il est รฉcrit (Bereshit 25, 26) : "Et ensuite son frรจre est sorti, et sa main tenait le talon d'Essav."
๐Ÿ’ก Explication

Le dรฉbut du mรชme verset : ve-ra'ou kevasim kedavram. Rav, par Menashya bar Yirmeya : ke-mรฉdoubar bam, comme la promesse dite ร  leur sujet. Les agneaux sont Israรซl, dit Rachi.

Abaye place cette promesse dans la fin du verset : les justes, jusqu'ici comme des gerim, mangeront. Rava barre cette lecture par le vav de ve-haravot. Sans le vav, la fin expliquerait le dรฉbut. Avec le vav, c'est une seconde parole.

Ben Yehoyada : les agneaux visent Israรซl, brebis dispersรฉe, dans le sod des hasadim. Les chรจvres visent les nations, dans les gevurot. Chabbat 77b : les chรจvres passent devant, puis les brebis, comme la lumiรจre aprรจs l'obscuritรฉ. De lร , Yaakov saisit le talon d'Essav.

12
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื: ื›ื“ืจื‘ ื—ื ื ืืœ ืืžืจ ืจื‘. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ื ืืœ ืืžืจ ืจื‘: ืขืชื™ื“ื™ืŸ ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื™ื—ื™ื• ืืช ื”ืžืชื™ื. ื›ืชื™ื‘ ื”ื›ื: ืดื•ืจืขื• ื›ื‘ืฉื™ื ื›ื“ื‘ืจืืด, ื•ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื: ืดื™ืจืขื• ื‘ืฉืŸ ื•ื’ืœืขื“ ื›ื™ืžื™ ืขื•ืœืืด.

Rava a dit plutรดt : comme Rav Hananel l'a dit au nom de Rav. Car Rav Hananel a dit au nom de Rav : les justes sont destinรฉs ร  faire vivre les morts.

Il est รฉcrit ici : "Et des agneaux paรฎtront selon leur parole." Et il est รฉcrit lร -bas : "Ils paรฎtront au Bashan et au Gilad, comme aux jours d'autrefois."

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื ื“ืจื™ืฉื ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ ื—ื ื ืืœ ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ืืœื™ื”ื• ื•ืืœื™ืฉืข ืฉื”ื—ื™ื• ืืช ื”ืžืชื™ื ื›ืš ื™ื—ื™ื• ื›ืœ ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืืช ื”ืžืชื™ื ื™ืจืขื• ื•ืจืขื• ืœื’ื–ื™ืจื” ืฉื•ื”:
"Comme il a รฉtรฉ parlรฉ ร  leur sujet", au dรฉbut, c'est selon Rav Hananel : comme il a รฉtรฉ parlรฉ au sujet d'Eliyahou et d'Elisha, qui ont fait vivre les morts, ainsi tous les justes feront vivre les morts. "Yir'ou" et "ve-ra'ou" pour une gezera shava.
๐Ÿ’ก Explication

La promesse du dรฉbut se lit ailleurs. Rav Hananel, au nom de Rav : ร  l'avenir, les tsadikim feront vivre les morts. Le mot ve-ra'ou ici et le mot yir'ou lร -bas (Mikha 7, 14) font une gezera shava.

Rachi nomme dรฉjร  ceux dont il a รฉtรฉ parlรฉ : Eliyahou et Elisha. Le segment suivant pose les noms sur Bashan et Gilad.

13
ื‘ืฉืŸ โ€” ื–ื” ืืœื™ืฉืข ื”ื‘ื ืžืŸ ื”ื‘ืฉืŸ, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ื™ืขื ื™ ื•ืฉืคื˜ ื‘ื‘ืฉืŸืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดืคื” ืืœื™ืฉืข ื‘ืŸ ืฉืคื˜ ืืฉืจ ื™ืฆืง ืžื™ื ืขืœ ื™ื“ื™ ืืœื™ื”ื•ืด. ื’ืœืขื“ โ€” ื–ื” ืืœื™ื”ื•, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ื™ืืžืจ ืืœื™ื”ื• ื”ืชืฉื‘ื™ ืžืชื•ืฉื‘ื™ ื’ืœืขื“ ื•ื’ื•ืณืด.

Le Bashan : c'est Elisha, qui vient du Bashan. Car il est dit : "Et Ya'ani et Shafat au Bashan." Et il est รฉcrit : "Ici est Elisha fils de Shafat, qui versait l'eau sur les mains d'Eliyahou." Le Gilad : c'est Eliyahou.

Car il est dit : "Eliyahou le Tishbite, d'entre les habitants de Gilad, dit, etc."

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื™ืขื ื™ ื•ืฉืคื˜ ื‘ื‘ืฉืŸ ื•ืฉืคื˜ ื”ื•ื ืื‘ื™ื• ืฉืœ ืืœื™ืฉืข ื“ื›ืชื™ื‘ ืืœื™ืฉืข ื‘ืŸ ืฉืคื˜:
Et Shafat est le pรจre d'Elisha, car il est รฉcrit : "Elisha fils de Shafat."
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
"ื‘ืฉืŸ", ื–ื” ืืœื™ืฉืข ื”ื‘ื ืžืŸ ื”ื‘ืฉืŸ. ืงืฉื” ืœืžื” ื”ืงื“ื™ื ืืœื™ืฉืข ืœืืœื™ื”ื• ื–ื›ื•ืจ ืœื˜ื•ื‘? ื•ืžื”ืจืฉ"ื ื–"ืœ ื ืจื’ืฉ ื‘ื–ื” ื•ืชื™ืจืฅ ืœืคื™ ืฉืืœื™ืฉืข ื”ื—ื™ื” ืฉื ื™ื ื™ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืื ื™ ื”ื”ื“ื™ื•ื˜ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœืคื™ ื›ื™ ื‘ืืœื™ืฉืข ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ืื™ื›ื ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ืžืคื ื™ ื“ืืœื™ื”ื• ื–"ืœ ืงื•ื“ื ืฉื‘ื ืœืขื•ืœื ื”ื–ื” ื”ื™ื” ืžืœืืš ื‘ืฉืžื™ื ื•ืื—ืจ ื›ืš ืขืœื” ื‘ืกืขืจื” ื‘ืฉืžื™ื ื•ื—ื–ืจ ืœื”ื™ื•ืช ืžืœืืš ืฉื ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ืคืชื— ืขื™ื ื™ื ื–"ืœ ืขืœ ื‘ืชืจื ื“ืฃ ืง"ื˜ ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื™ื” ืชื—ื™ืœืชื• ืžืœืืš ื•ืกื•ืคื• ืžืœืืš ืื™ืŸ ื‘ื–ื” ื—ื™ื“ื•ืฉ ื›ืœ ื›ืš ืฉื”ื—ื™ื” ืืช ื”ืžืช ื›ืืฉืจ ื”ื™ื” ื‘ืืœื™ืฉืข ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ืฉื”ื™ื” ืื“ื ื™ืœื•ื“ ืืฉื” ืžืžืฉ ื•ืœื›ืš ื”ืงื“ื™ื ืืช ืืœื™ืฉืข ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื”. ื•ื‘ื ื™ ื™ื“ื™ื“ื™ ื›ื”"ืจ ื™ืขืงื‘ ื”ื™"ื• ืชื™ืจืฅ ื“ื’ื‘ื™ ืืœื™ืฉืข ืื™ื›ื ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ืžืฉื•ื ื“ื’ื‘ื™ ืืœื™ื”ื• ื–ื›ื•ืจ ืœื˜ื•ื‘ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื–ื›ื•ืช ื”ืขื•ืœื ื•ื–ื›ื•ืช ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืืฉืจ ื‘ื™ืฉืจืืœ ื’ืจื ื‘ื–ื” ื“ืื™ืชื ื‘ื’ืžืจื ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“ืฃ ืงื™ื’) ืื—ืจ ื“ื‘ืขื™ ืจื—ืžื™ ื•ื™ื”ื‘ื• ืœื™ื” ืžืคืชื— ืฉืœ ื’ืฉืžื™ื ื“ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ืขืฉื” ืขืฆื™ืจืช ื’ืฉืžื™ื ื—ื–ื ืงื•ื“ืฉื ื‘ืจื™ืš ื”ื•ื ื“ืื™ื›ื ืฆืขืจื ื‘ืขืœืžื ื•ืœื›ืš ืืžืจ ืœื• 'ืงื•ื ืœืš ืฆืจืคืชื”' (ืžืœื›ื™ื ื' ื™ื–, ื˜) ื›ื“ื™ ืœื’ืœื’ืœ ื”ื“ื‘ืจ ืฉื™ื—ื–ื™ืจ ืืช ืžืคืชื— ืฉืœ ื’ืฉืžื™ื ื•ื™ืจื“ ืžื˜ืจ ื“ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ืžืช ื‘ื ื” ืฉืœ ืฆืจืคืชื™ืช ื•ื‘ืงืฉ ืžื”ืงื‘"ื” ืฉื™ืชืŸ ืœื• ืžืคืชื— ืฉืœ ืชื—ื™ื™ืช ื”ืžืชื™ื ืœื”ื—ื™ื•ืชื• ื•ืืžืจ ืœื• ื”ืงื‘"ื” ื›ื‘ืจ ื™ืฉ ื‘ื™ื“ืš ืžืคืชื— ืฉืœ ื’ืฉืžื™ื ื•ืื ืืชืŸ ืœืš ื’ื ืžืคืชื— ื–ื” ื™ื”ื™ื• ื‘ื™ื“ืš ืฉืชื™ื ื•ื™ืฉืืจ ื‘ื™ื“ื™ ืจืง ืื—ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืฉื•ืจืช ื”ื›ื‘ื•ื“, ืขืœ ื›ืŸ ืชื—ื–ื™ืจ ืœื™ ืžืคืชื— ืฉืœ ื’ืฉืžื™ื ื•ืืชืŸ ืœืš ื–ื” ื•ื›ืŸ ืขืฉื”, ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ื™ืจื“ื• ื’ืฉืžื™ื ื•ืจื•ื•ื— ืขืœืžื. ื•ืื ื›ืŸ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื–ื›ื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ื–ื›ื•ืช ื”ืขื•ืœื ื’ืจื ื‘ื–ื” ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื™ื” ืžื˜ืจ ืขืœ ืคื ื™ ื”ืื“ืžื” ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืืœื™ืฉืข ื“ืœื ื”ื•ื” ื”ื›ื™ ืืœื ื”ื•ื™ ืจื‘ื•ืชื ื“ื™ื“ื™ื” ืœื’ืžืจื™ ืœื›ืš ื”ืงื“ื™ืžื• ืขื›"ื“ ื ืจ"ื•. ื•ื“ืข ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืฆื‘:) ืžืชื™ื ืฉื”ื—ื™ื” ื™ื—ื–ืงืืœ ื‘ื‘ืงืขืช ื“ื•ืจื ื”ืชื ืœื ื”ื—ื™ื” ืื•ืชื ื”ื•ื ื‘ืขืฆืžื• ืืœื ื ื™ื‘ื ืขืœ ืชื—ื™ื™ื” ืฉืœื”ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ื—ื–ืงืืœ ืœื–, ื”) 'ื›ื” ืืžืจ ืื“' ื”' ืœืขืฆืžื•ืช ื”ืืœื” ื”ื ื” ืื ื™ ืžื‘ื™ื ื‘ื›ื ืจื•ื— ื•ื—ื™ื™ืชื'.
"Le Bashan" : c'est Elisha, qui vient du Bashan. Difficultรฉ : pourquoi a-t-il placรฉ Elisha avant Eliyahou, de mรฉmoire bรฉnie ? Le Maharsha, de mรฉmoire bรฉnie, s'en est prรฉoccupรฉ, et il a rรฉpondu : parce qu'Elisha en a fait vivre deux. Vois lร -bas. Et moi, l'homme simple, il me semble, avec l'aide du Ciel : chez Elisha le prophรจte, que la paix soit sur lui, la nouveautรฉ est plus grande. Eliyahou, de mรฉmoire bรฉnie, avant de venir en ce monde, รฉtait un ange dans les cieux ; ensuite il est montรฉ dans la tempรชte vers les cieux, et il est redevenu ange lร -bas, comme l'a รฉcrit le rav Petah Einayim, de mรฉmoire bรฉnie, sur Bava Batra 109. Vois lร -bas. Son dรฉbut รฉtait ange, et sa fin รฉtait ange : faire vivre un mort y a moins de nouveautรฉ. Elisha le prophรจte, que la paix soit sur lui, รฉtait un homme ne d'une femme, ร  proprement parler. C'est pourquoi il a placรฉ Elisha en premier. Mon fils, mon ami, le rav Yaakov, que Hachem le garde et le fasse vivre, a rรฉpondu : chez Elisha la nouveautรฉ est plus grande, parce que, chez Eliyahou, de mรฉmoire bรฉnie, on peut dire que le mรฉrite du monde et le mรฉrite des justes d'Israรซl ont causรฉ cela. Il est enseignรฉ dans la Guemara de Sanhรฉdrin (113) : aprรจs qu'il a demandรฉ misรฉricorde et qu'on lui a donnรฉ la clef des pluies, par lร  il a fait une retenue des pluies. Le Saint, bรฉni soit-Il, a vu qu'il y avait une souffrance dans le monde. C'est pourquoi Il lui a dit : "Lรจve-toi, va ร  Tsarfat" (I Rois 17, 9), afin de faire tourner la chose, pour qu'il rende la clef des pluies et que la pluie descende. Par lร , le fils de la femme de Tsarfat est mort. Il a demandรฉ au Saint, bรฉni soit-Il, de lui donner la clef de la rรฉsurrection des morts, pour le faire vivre. Le Saint, bรฉni soit-Il, lui a dit : tu as dรฉjร  en main la clef des pluies. Si Je te donne aussi cette clef, tu en auras deux en main, et il ne M'en restera qu'une. Cela sort de la ligne de l'honneur. Rends-Moi donc la clef des pluies, et Je te donnerai celle-ci. Il a fait ainsi. Par lร , les pluies sont descendues, et le monde ร  รฉtรฉ soulagรฉ. On peut donc dire que le mรฉrite du grand nombre et le mรฉrite du monde ont causรฉ cela, afin qu'il y ait de la pluie sur la face du sol. Chez Elisha, la chose n'รฉtait pas ainsi : la nouveautรฉ รฉtait entiรจrement la sienne. C'est pourquoi il l'a placรฉ en premier. Jusqu'ici ses paroles, que son รฉclat se maintienne. Sache aussi ceci. On a dit dans la Guemara (Sanhรฉdrin 92b) : les morts que Ye'hezkel a fait vivre dans la vallรฉe de Doura. Lร -bas, il ne les a pas fait vivre lui-mรชme. Il a prophรฉtisรฉ sur leur retour ร  la vie. Car il est รฉcrit (Ye'hezkel 37, 5) : "Ainsi a dit le Seigneur Hachem ร  ces os : voici, Je fais venir en vous un souffle, et vous vivrez."
๐Ÿ’ก Explication

La gezera shava pose deux noms. Bashan : Elisha, car Shafat son pรจre est nommรฉ au Bashan (I Chroniques 5, 12), et Elisha ben Shafat versait l'eau sur les mains d'Eliyahou. Gilad : Eliyahou le Tishbite, habitant de Gilad. Ce qu'ils ont fait, faire vivre des morts, les justes le feront.

Ben Yehoyada demande pourquoi Elisha passe avant Eliyahou. Le Maharsha : Elisha en a fait vivre deux. Le Ben Ich Haรฏ : Eliyahou commence et finit ange ; Elisha est un homme ne d'une femme, et la nouveautรฉ y est plus grande. Son fils Yaakov : la clef des pluies et le mรฉrite du monde portent le miracle d'Eliyahou ร  Tsarfat ; chez Elisha, la nouveautรฉ est la sienne. Ye'hezkel, ร  Doura, prophรฉtise le retour ร  la vie ; il ne fait pas vivre lui-mรชme.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Gezera shava : paรฎtre, ici et lร -bas Ici : Isaie 5, 17 ve-ra'ou kevasim Les agneaux : les justes Lร -bas : Mikha 7, 14 yir'ou ve-Bashan ve-Gilad Comme aux jours d'autrefois Bashan = Elisha Shafat, son pรจre, au Bashan Il versait l'eau sur les mains d'Eliyahou Gilad = Eliyahou Le Tishbite, habitant de Gilad Eux ont fait vivre des morts
Ve-ra'ou et yir'ou : Bashan nommรฉ Elisha, Gilad nommรฉ Eliyahou.
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ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ: ืขืชื™ื“ื™ื ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื™ื—ื™ื• ืžืชื™ื, ืฉื ืืžืจ: ืดืขื•ื“ ื™ืฉื‘ื• ื–ืงื ื™ื ื•ื–ืงื ื•ืช ื‘ืจื—ื‘ื•ืช ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื•ืื™ืฉ ืžืฉืขื ืชื• ื‘ื™ื“ื• ืžืจื‘ ื™ืžื™ืืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืฉืžืช ืžืฉืขื ืชื™ ืขืœ ืคื ื™ ื”ื ืขืจืด.

Rabbi Shmouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yonathan : les justes sont destinรฉs ร  faire vivre des morts. Car il est dit : "Des vieillards et des vieilles s'assiรฉront encore sur les places de Yerushalayim, chacun son bรขton ร  la main, ร  cause du grand nombre des jours." Et il est รฉcrit : "Tu poseras mon bรขton sur le visage du garรงon."

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืžืช ืžืฉืขื ืชื™ ื‘ืืœื™ืฉืข ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืฉื”ื—ื™ื” ื‘ืŸ ื”ืฉื•ื ืžื™ืช:
C'est รฉcrit au sujet d'Elisha, parce qu'il a fait vivre le fils de la Shounamit.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืขืชื™ื“ื™ื ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื™ื—ื™ื• ืžืชื™ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืžื” ืฉื™ื”ื™ื” ืœื”ื ืžืขืœื” ื–ื• ืœืขืชื™ื“ ืžืคื ื™ ื“ืขืชื” ืขืœ ื™ื“ื™ ืžืขืฉื™ื”ื ื”ื˜ื•ื‘ื™ื ืžื—ื™ื™ื ื ื™ืฆื•ืฆื™ ื”ืงื“ื•ืฉื” ื‘ื‘ื™ืจื•ืจ ืฉืขื•ืฉื™ื ืœื”ื ืžืŸ ื”ืงืœื™ืคื” ื•ื›ืŸ ืžื‘ืจืจื™ื ื ื™ืฆื•ืฆื™ ื ืฉืžื•ืช ื”ืžื’ื•ืœื’ืœื™ื ื‘ื“ืฆื—"ื [ื“ื•ืžื, ืฆื•ืžื—, ื—ื™, ืžื“ื‘ืจ] ื•ืžื—ื™ื™ื ืื•ืชื ื•ืœื›ืŸ ื‘ื–ื›ื•ืช ื–ื” ื™ื–ื›ื• ืœื”ื—ื™ื•ืช ื’ื•ืคื™ื ื”ืžืชื™ื. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื”ื•ืฉื™ืขื ื• ื-ืœื”ื™ ื™ืฉืขื ื• ื•ืงื‘ืฆื ื• ื•ื”ืฆื™ืœื ื• ืžืŸ ื”ื’ื•ื™ื ืœื”ื“ื•ืช ืœืฉื ืงื“ืฉืš ืœื”ืฉืชื‘ื— ื‘ืชื”ืœืชืš (ื“ื‘ืจื™ ื”ื™ืžื™ื ื' ื˜ื–, ืœื”) ืฉืื ื—ื ื• ืžื”ืœืœื™ื ืื•ืชืš ืฉืืชื” ืžื—ื™ื” ื”ืžืชื™ื ื’ื ืื ื—ื ื• ื ืชื”ืœืœ ื‘ื” ืฉื ื”ื™ื” ื’ื ืื ื—ื ื• ืžื—ื™ื™ื ืžืชื™ื. ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื” ืคืจืฉืชื™ ื”ืคืกื•ืง ื”ื ื–ื›ืจ ืขืœ ืžืืžืจ (ื‘ื‘ื ื‘ืชืจื ืขื”:) ืขืชื™ื“ื™ื ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื™ืืžืจื• ืœืคื ื™ื”ื ืงื“ื•ืฉ ื›ื“ืจืš ืฉืื•ืžืจื™ื ืœืคื ื™ ื”ืงื‘"ื” ืฉื ืืžืจ (ื™ืฉืขื™ื” ื“, ื’) 'ื•ื”ื™ื” ื”ื ืฉืืจ ื‘ืฆื™ื•ืŸ ื•ื”ื ื•ืชืจ ื‘ื™ืจื•ืฉืœโ€ื ืงื“ื•ืฉ ื™ืืžืจ ืœื•'. ื•ื”ื ื” ื‘ื’ืžืจื ื“ืจื™ืฉ ื”ื›ื 'ื›ื“ื‘ืจื' ืขืœ ืืœื™ื”ื• ื–ื›ื•ืจ ืœื˜ื•ื‘ ื•ืืœื™ืฉืข ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ื•ื ืจืื” ื“ื ืจืžื–ื• ื‘ืื•ืช ืž"ื ืกืชื•ืžื” ื“ืชื™ื‘ืช 'ื›ื“ื‘ืจ ื ' ืฉืžืกืคืจื” ืช"ืจ [600] ื•ื”ื ื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉ ื‘ืฉืžื• ื—ืžืฉื” ืื•ืชื™ื•ืช ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉืื™ืชื ื‘ืกืคืจ ื™ืฆื™ืจื”, ื—ืžืฉื” ืื‘ื ื™ื ื‘ื•ื ื™ื ืง"ืš ื‘ืชื™ื ื•ืื ื›ืŸ ื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉ ืœื• ืง"ืš ืฆืจื•ืคื™ื ืฉืœ ื—ืžืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ืฉืžืกืคืจื ืช"ืจ ืื•ืชื™ื•ืช ื›ืžื ื™ืŸ ืž"ื ืกืชื•ืžื” ื•ื–ื”ื• 'ื›ื“ื‘ืจื' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ 'ื›ื“ื‘ืจ ืž"ื' ื•ืœืขื™ืœ ื“ืจืฉ ื›ื“ื‘ืจื 'ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ื' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ 'ื›ืžื“ื•ื‘ืจ ื‘ืž"ื'.
Les justes sont destinรฉs ร  faire vivre des morts. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que cette maala leur sera ร  l'avenir pour ceci : maintenant, par leurs actes bons, ils font vivre des รฉtincelles de saintetรฉ, dans le tri qu'ils font pour elles hors de la klipa ; et de mรชme ils trient des รฉtincelles d'รขmes soumises au gilgoul dans le dotzem, inanimรฉ, vรฉgรฉtal, animal, parlant, et ils les font vivre. Par ce mรฉrite, ils mรฉriteront de faire vivre des corps morts. Par lร  s'รฉclaire, avec l'aide du Ciel : "Sauve-nous, Elokei de notre salut, rassemble-nous et dรฉlivre-nous des nations, pour rendre grรขce ร  Ton nom saint, pour nous glorifier dans Ta louange" (I Chroniques 16, 35). Nous Te louons, Toi qui fais vivre les morts ; nous aussi, nous serons glorifiรฉs en ceci, que nous aussi nous ferons vivre des morts. Dans le mรชme sens, j'ai expliquรฉ le verset citรฉ sur l'enseignement (Bava Batra 75b) : les justes sont destinรฉs ร  ce qu'on dise devant eux "saint", de la maniรจre dont on le dit devant le Saint, bรฉni soit-Il. Car il est dit (Isaie 4, 3) : "Et celui qui restera ร  Tsion, et celui qui demeurera ร  Yerushalayim, saint, on lui dira." Or la Guemara tire ici "kedavram" sur Eliyahou, de mรฉmoire bรฉnie, et sur Elisha le prophรจte, que la paix soit sur lui. Il me semble qu'ils sont alludรฉs dans la lettre mem fermรฉe du mot "kedavar-mem", dont le compte est 600. Chacun a dans son nom cinq lettres. Et l'on sait ce qui est dans le Sefer Yetsira : cinq pierres bรขtissent 120 maisons. Chacun a donc 120 arrangements de cinq lettres, dont le nombre de lettres est 600, comme le compte de la mem fermรฉe. Et c'est "kedavram" : cela veut dire "comme la parole de la mem". Et plus haut, il a tirรฉ kedavram : "comme il a รฉtรฉ parlรฉ en eux", ce qui veut dire "comme il a รฉtรฉ parlรฉ dans la mem".
๐Ÿ’ก Explication

Autre source, Rabbi Yonathan. Le bรขton ร  la main des vieillards (Zรฉcharie 8, 4) est le bรขton d'Elisha posรฉ sur le visage de l'enfant (II Rois 4, 29). Rachi : c'est le fils de la Shounamit, qu'Elisha a fait vivre. Le bรขton de l'avenir fera le mรชme office.

Ben Yehoyada rattache ce mรฉrite au tri d'aujourd'hui : รฉtincelles de saintetรฉ sorties de la klipa, et รฉtincelles d'รขmes en gilgoul dans le dotzem, inanimรฉ, vรฉgรฉtal, animal, parlant. Le verset de I Chroniques 16, 35 dit alors : nous louons Celui qui fait vivre les morts, et nous aussi nous les ferons vivre. La mem fermรฉe vaut 600 : cinq lettres, 120 arrangements, 600 lettres, compte d'Eliyahou et d'Elisha dans kedavram.

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ืขื•ืœื ืจืžื™, ื›ืชื™ื‘: ืดื‘ืœืข ื”ืžื•ืช ืœื ืฆื—ืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื›ื™ ื”ื ืขืจ ื‘ืŸ ืžืื” ืฉื ื” ื™ืžื•ืชืด! ืœื ืงืฉื™ื: ื›ืืŸ ื‘ื™ืฉืจืืœ, ื›ืืŸ ื‘ื’ื•ื™ื. ื•ื’ื•ื™ื ืžืื™ ื‘ืขื• ื”ืชื? ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืขืžื“ื• ื–ืจื™ื ื•ืจืขื• ืฆืื ื›ื ื•ื‘ื ื™ ื ื›ืจ ืื›ืจื™ื›ื ื•ื›ืจืžื™ื›ืืด.

Oula a opposรฉ des versets. Il est รฉcrit : "Il engloutit la mort pour toujours." Et il est รฉcrit : "Car le jeune de cent ans mourra" !

Il n'y a pas de difficultรฉ : ici, pour Israรซl ; lร , pour les nations. Et que font les nations lร -bas ?

Car il est รฉcrit : "Des รฉtrangers se tiendront et feront paรฎtre vos troupeaux, et des fils de l'รฉtranger seront vos laboureurs et vos vignerons."

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื‘ืœืข ื”ืžื•ืช ื™ื‘ื•ืœืข ืžืœืืš ื”ืžื•ืช ืฉืœื ื™ืฉืœื•ื˜:
L'ange de la mort sera englouti, pour qu'il ne domine plus.
ื‘ื™ืฉืจืืœ ื›ืชื™ื‘ ื•ื‘ืœืข ื”ืžื•ืช ื•ื’ื•':
Il est รฉcrit : "Il engloutit la mort, etc."
๐Ÿ’ก Explication

Deux versets d'Isaie. "Il engloutit la mort pour toujours" (25, 8) : Rachi, l'ange de la mort est englouti et ne domine plus. "Le jeune de cent ans mourra" (65, 20) parle encore d'une mort, aprรจs une longue vie.

Oula partage les personnes. Le premier verset vise Israรซl. Le second vise les nations. Elles sont lร -bas : des รฉtrangers feront paรฎtre, laboureront et garderont les vignes (Isaie 61, 5).

16
ืจื‘ ื—ืกื“ื ืจืžื™, ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื—ืคืจื” ื”ืœื‘ื ื” ื•ื‘ื•ืฉื” ื”ื—ืžื”ืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ื™ื” ืื•ืจ ื”ืœื‘ื ื” ื›ืื•ืจ ื”ื—ืžื” ื•ืื•ืจ ื”ื—ืžื” ื™ื”ื™ื” ืฉื‘ืขืชื™ื ื›ืื•ืจ ืฉื‘ืขืช ื”ื™ืžื™ืืด! ืœื ืงืฉื™ื: ื›ืืŸ ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื, ื›ืืŸ ืœื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื—.

Rav Hisda a opposรฉ des versets. Il est รฉcrit : "La lune sera confuse, et le soleil aura honte." Et il est รฉcrit : "La lumiรจre de la lune sera comme la lumiรจre du soleil, et la lumiรจre du soleil sera sept fois comme la lumiรจre des sept jours" !

Il n'y a pas de difficultรฉ : ici, pour le monde ร  venir ; lร , pour les jours du Mashiah.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ื‘ื•ืฉื” ื”ื—ืžื” ืฉืœื ืชืื™ืจ:
Pour qu'il n'รฉclaire plus.
ื™ื”ื™ื” ืฉื‘ืขืชื™ื ื›ืื•ืจ ืฉื‘ืขืช ื”ื™ืžื™ื ืฉื‘ืขืชื™' ื”ืŸ ืืจื‘ืขื™ื ื•ืชืฉืข ื•ื›ืชื™ื‘ ื›ืื•ืจ ืฉื‘ืขืช ื”ื™ืžื™ื ืืจื‘ืขื™ื ื•ืชืฉืข ื›ืื•ืจ ืฉื‘ืขืช ื™ืžื™ื ืฉืœ ืขื›ืฉื™ื• ื ืžืฆื ืขื•ื“ืฃ ืขืœ ืื•ืจ ืฉืœ ืขื›ืฉื™ื• ื’' ืžืื•ืช ื•ืืจื‘ืขื™ื ื•ืฉืœืฉื”:
Sept fois, ce sont quarante-neuf. Et il est รฉcrit "comme la lumiรจre des sept jours" : quarante-neuf fois la lumiรจre des sept jours d'aujourd'hui. Il en ressort un surplus sur la lumiรจre d'aujourd'hui : trois cent quarante-trois.
ื‘ืขื•ืœื ื”ื‘ื ื•ื—ืคืจื” ื”ืœื‘ื ื” ื•ื‘ื•ืฉื” ื”ื—ืžื” ืฉืœื ื™ื”ื ื‘ืขื•ืœื ืืœื ื–ื™ื• ื–ื•ื”ืจ ื•ืžืจืื” ืฉื›ื™ื ื”:
"La lune sera confuse et le soleil aura honte" : il n'y aura dans le monde que l'รฉclat, la splendeur et l'aspect de la Chekhina.
ืœื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื— ื™ื”ื™ื” ืื•ืจ ื”ืœื‘ื ื” ื›ืื•ืจ ื”ื—ืžื”:
"La lumiรจre de la lune sera comme la lumiรจre du soleil."
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืœื ืงืฉื™ื, ื›ืืŸ ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื, ื›ืืŸ ืœื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื—. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœื›ืŸ ืชื”ื™ื” ื”ืฉืžืฉ ื ื•ืกืคืช ืžื ื™ืŸ ื’ืฉื [343] ืขืœ ืžื” ืฉื”ื™ื ืขืชื” ืœืจืžื•ื– ื›ื™ ื–ื” ื”ื™ืชืจื•ืŸ ื’ื ื›ืŸ ืื™ื ื• ืืœื ืจืง ื‘ืขื•ื“ ืฉื”ื’ืฉื ืขืœ ื”ืืจืฅ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืœื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื— ืฉืขื“ื™ื™ืŸ ื™ืฉ ื’ืฉืžื™ื•ืช ื‘ืขื•ืœื ืื‘ืœ ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื ืฉืžื–ื“ื›ืš ื”ื’ืฉื ืœื’ืžืจื™ ืื– ื’ื ื–ื” ื”ืื•ืจ ืœื ื™ื”ื™ื” ื ื—ืฉื‘ ื›ืœื•ื ืœื›ืŸ ืืžืจ (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื‘, ื™ื) 'ื›ื™ ื”ื ื” ื”ืกืชื™ื• ืขื‘ืจ ื”ื’ืฉื ื—ืœืฃ ื”ืœืš ืœื•' ืคื™ืจื•ืฉ 'ื”ืกืชื™ื•' [481] ื’ื™ืžื˜ืจื™ื ืชืค"ื ื›ืžื ื™ืŸ ืคืœื•ื ื™ืช [ืœื™ืœื™ืช=480] ืขื ื›ืœืœื•ืช ืฉืœื” ืขื‘ืจ ื›ื•ื—ื” ืœื’ืžืจื™ ืื– ื’ื ื”'ื’ืฉื' [343] ืฉื”ื•ื ื™ืชืจื•ืŸ ืื•ืจ ื”ืฉืžืฉ ื”ื’ื“ื•ืœ ืฉื”ื•ื ืฉืž"ื’ ืคืขืžื™ื 'ื—ืœืฃ ื”ืœืš ืœื•' ืฉืœื ื ืฆื˜ืจืš ืืœื™ื• ืขื•ื“ ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื›ื“, ื›ื’) 'ื•ื‘ื•ืฉื” ื”ื—ืžื”' ื›ื™ ืื•ืจ ืœื ื• ื‘ืื•ืจ ื”ืฉื›ื™ื ื” ื•ื–ื”ื• ืฉื ืืžืจ (ืชื”ืœื™ื ืขื‘, ื–) 'ื•ืจื‘ ืฉืœื•ื ืขื“ ื‘ืœื™ ื™ืจื—' ืฉื ื–ื›ื” ืœืื•ืจ ื‘ืื•ืจ ื”ืฉื›ื™ื ื” ืฉืœื ื ืฆื˜ืจืš ืœืื•ืจ ื”ื™ืจื— ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื›ื“, ื›ื’) 'ื•ื—ืคืจื” ื”ืœื‘ื ื”' ื“ืื– ื™ืชืงื™ื™ื ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ (ื™ืฉืขื™ื” ื‘, ื”) 'ืœื›ื• ื•ื ืœื›ื” ื‘ืื•ืจ ื”''.
Il n'y a pas de difficultรฉ : ici, pour le monde ร  venir ; lร , pour les jours du Mashiah. Il me semble, avec l'aide du Ciel : le soleil sera augmentรฉ du compte de geshem, 343, sur ce qu'il est maintenant, pour alluder que cet avantage, lui aussi, ne tient que tant que le geshem est sur la terre, c'est-ร -dire aux jours du Mashiah, oรน il y a encore de la matรฉrialitรฉ dans le monde. Au monde ร  venir, oรน le geshem s'รฉpure entiรจrement, cette lumiรจre aussi ne comptera plus pour rien. C'est pourquoi il a dit (Shir ha-Shirim 2, 11) : "Car voici, l'hiver est passรฉ, la pluie a passรฉ, elle s'en est allรฉe." Explication : "l'hiver", stav, compte 481, comme le compte de pelonit, Lilith, 480, avec son inclusif. Sa force est passรฉe entiรจrement. Alors le "geshem", 343, qui est le surplus de la lumiรจre du grand soleil, soit 343 fois, "ร  passรฉ, il s'en est allรฉ" : nous n'en aurons plus besoin. Car il est รฉcrit (Isaie 24, 23) : "Et le soleil aura honte", puisque notre lumiรจre nous vient dans la lumiรจre de la Chekhina. Et c'est ce qui est dit (Tehilim 72, 7) : "Et une paix abondante, jusqu'ร  ce que la lune ne soit plus", nous mรฉriterons la lumiรจre dans la lumiรจre de la Chekhina, et nous n'aurons plus besoin de la lumiรจre de la lune, comme il est dit (Isaie 24, 23) : "Et la lune sera confuse." Alors se tiendra, pour cette raison (Isaie 2, 5) : "Venez, marchons dans la lumiรจre de Hachem."
๐Ÿ’ก Explication

Autre paire. La lune confuse et le soleil honteux (Isaie 24, 23) : ils n'รฉclairent plus. La lune comme le soleil, et le soleil sept fois comme la lumiรจre de sept jours (Isaie 30, 26) : leur lumiรจre augmente. Rav Hisda partage les temps. La honte est le monde ร  venir, oรน il ne reste que l'รฉclat de la Chekhina. L'augmentation est les jours du Mashiah.

Rachi compte. Shiv'atayim vaut 49. "Comme la lumiรจre de sept jours" multiplie encore par sept. Le surplus sur la lumiรจre d'aujourd'hui est 343.

Ben Yehoyada lit 343 comme geshem, la matรฉrialitรฉ. Le surplus du soleil tient tant qu'il y a du geshem, aux jours du Mashiah. Au monde ร  venir, stav, 481, emporte la force de Lilith avec son inclusif, et le geshem s'en va. On marche dans la lumiรจre de Hachem.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le compte de Rachi : 7 x 7 x 7 shiv'atayim 7 x 7 = 49 comme la lumiรจre de sept jours 49 x 7 surplus sur la lumiรจre d'aujourd'hui 343 Ce surplus est pour les jours du Mashiah. Au monde ร  venir, lune et soleil se taisent devant la Chekhina.
Sept fois quarante-neuf : le soleil des jours du Mashiah, au compte de Rachi.
17
ื•ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ: ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื”ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืœื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื— ืืœื ืฉื™ืขื‘ื•ื“ ืžืœื›ื™ื•ืช ื‘ืœื‘ื“, ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ? ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื, ื•ืœื ืงืฉื™ื: ื›ืืŸ โ€” ื‘ืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื”, ื›ืืŸ โ€” ื‘ืžื—ื ื” ืฆื“ื™ืงื™ื.

Et selon Shmouel, qui a dit : il n'y a entre ce monde et les jours du Mashiah que l'asservissement aux royaumes, seulement, que peut-on dire ? L'un et l'autre visent le monde ร  venir.

Et il n'y a pas de difficultรฉ : ici, dans le camp de la Chekhina ; lร , dans le camp des justes.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื™ืžื•ืช ื”ืžืฉื™ื— ืื™ืŸ ืžืฉืชื ื™ืŸ ืžืฉืœ ืขื›ืฉื™ื• ืžื” ื”ื•ื ืžืงื™ื™ื ื•ื”ื™ื” ืื•ืจ ื”ืœื‘ื ื” ื›ืื•ืจ ื”ื—ืžื”:
Qui a dit que les jours du Mashiah ne changent pas par rapport ร  maintenant : comment maintient-il "la lumiรจre de la lune sera comme la lumiรจre du soleil" ?
๐Ÿ’ก Explication

Shmouel tient que les jours du Mashiah ne diffรจrent de ce monde que par le shiboud malkhouyot, l'asservissement aux royaumes. Le verset de la lumiรจre augmentรฉe ne peut donc pas viser ces jours-lร .

Les deux versets restent au monde ร  venir. La honte du soleil et de la lune est le camp de la Chekhina. La lumiรจre augmentรฉe est le camp des tsadikim.

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ืจื‘ื ืจืžื™, ื›ืชื™ื‘: ืดืื ื™ ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื”ืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคืืด. ื”ืฉืชื ืื—ื•ื™ื™ ืžื—ื™ื™, ืžืจืคื ืœื ื›ืœ ืฉื›ืŸ! ืืœื, ืืžืจ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื: ืžื” ืฉืื ื™ ืžืžื™ืช โ€” ืื ื™ ืžื—ื™ื”, ื›ืžื• ืฉืžื—ืฆืชื™ โ€” ื•ืื ื™ ืืจืคื.

Rava a opposรฉ des versets. Il est รฉcrit : "Moi, Je fais mourir et Je fais vivre." Et il est รฉcrit : "J'ai frappรฉ, et Moi, Je guรฉrirai." Dรจs lors qu'Il fait vivre, guรฉrir va de soi, ร  plus forte raison !

Le Saint, bรฉni soit-Il, a dit plutรดt : celui que Je fais mourir, Je le fais vivre, comme celui que J'ai frappรฉ, Je le guรฉris.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืชื™ื‘ ืื ื™ ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื” ืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืืžืจ ืฉื”ืžืชื™ื ื”ื•ื ืžื—ื™ื” ืคืฉื™ื˜ื ื“ื”ืžื—ื•ืฆื™ื ื™ื›ื•ืœ ืœืจืคืื•ืช ืืœื ื”ื ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืชื™ืžื ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื” ืœืื• ื“ืžืชื™ื ื—ื™ื™ื ืงืืžืจ ืืœื ืื ื™ ืืžื™ืช ืืช ื”ืžืชื™ื ื•ืื ื™ ืžื—ื™ื” ื•ื–ืŸ ืืช ื”ื—ื™ื™ื ื•ื‘ื•ืจื ืืช ื”ื ื•ืœื“ื™ื ืœื”ื›ื™ ื›ืชื™ื‘ ื‘ืชืจื™ื” ืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคื ื›ืฉื ืฉืžื” ืฉืžื—ืฆืชื™ ืื ื™ ืืจืคื ื“ืื™ืŸ ืจืคื•ืื” ืืœื ื‘ืžื•ื›ื” ื›ืš ืื•ืชื• ืขืฆืžื• ืฉืื ื™ ืžืžื™ืช ืื ื™ ืžื—ื™ื”:
Dรจs lors qu'Il a dit qu'Il fait vivre les morts, il est รฉvident qu'Il peut guรฉrir les blessรฉs. Ceci vient nous apprendre, afin qu'on ne dise pas : "Je fais mourir et Je fais vivre" ne parle pas de morts qui vivent, mais : Je fais mourir les morts, Je fais vivre et Je nourris les vivants, et Je crรฉe ceux qui naissent. C'est pourquoi il est รฉcrit ensuite : "J'ai frappรฉ, et Moi, Je guรฉrirai." De mรชme que ce que J'ai frappรฉ, Je le guรฉris, car il n'y a de guรฉrison que dans celui qui a รฉtรฉ frappรฉ, de mรชme celui-lร  mรชme que Je fais mourir, Je le fais vivre.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืจื‘ื ืจืžื™: ื›ืชื™ื‘: (ื“ื‘ืจื™ื ืœื‘, ืœื˜) "ืื ื™ ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื”", ื•ื›ืชื™ื‘: "ืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคื" ื”ืฉืชื ืื—ื•ื™ื™ ืžื—ื™ื™, ืืกื•ื™ื™, ืœื ื›ืœึพืฉื›ืŸ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื“ืชื—ืœืชื• ื ืงื™ื˜ ืœืฉื•ืŸ ืขืชื™ื“ ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื” ื•ืกื•ืคื• ื ืงื™ื˜ ืœืฉื•ืŸ ืขื‘ืจ ืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคื ื“ืœื ืืžืจ 'ืืžื—ืฅ ื•ืื ื™ ืืจืคื' ื•ืขื•ื“ ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื ืžื™ ื™ืชื•ืจ ืœืฉื•ืŸ ื”ืฉืชื ืื—ื•ื™ื™ ื•ื›ื•'. ื•ืชื™ืจืฅ ื›ืฉื ืฉืžื—ืฆืชื™ ืื ื™ ืืจืคื ื•ื›ื•' ืคื™ืจื•ืฉ ืื™ืŸ ื ื—ืฉื‘ ืคืœื ืžืฆื™ื“ื™ ืฉื’ื ื“ื‘ืจื™ื ืฉื”ื ื ืขืฉื™ื ื”ืคืš ื”ื˜ื‘ืข ื”ืžื” ืœื’ื‘ื™ ื“ื™ื“ื™ ื ื—ืฉื‘ื™ื ื‘ืขืฉื™ื™ืชื ื›ืžื• ืžื” ืฉื ืขืฉื” ื‘ื˜ื‘ืข ื•ื›ืืœื• ื”ื ื“ื‘ืจ ื”ื”ื•ื” ื•ืจื’ื™ืœ ืชืžื™ื“ ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ื‘ื™ื ื” ืœืขืชื™ื ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืชื”ืœื™ื ืงื™ื—, ื›ื’) 'ืžืืช ื”' ื”ื™ืชื” ื–ืืช' ื›ื“ื‘ืจ ื”ื•ื•ื” ื•ืจื’ื™ืœ ืืš ืžื” ืฉ'ื”ื™ื ื ืคืœืืช' ืื™ืŸ ื–ื” ืืœื 'ื‘ืขื™ื ื™ื ื•' ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืœื–ื” ืืžืจ ื›ืฉื ืฉืžื—ืฆืชื™ ื•ื›ื•' ืคื™ืจื•ืฉ ื›ืžื• ืฉืจืคื•ืืช ื”ืžื—ืฅ ื”ื•ื ื“ื‘ืจ ื”ื•ื•ื” ื•ืจื’ื™ืœ ื•ืื™ื ื• ืคืœื ื›ืŸ ื›ืฉืืžื™ืช ืื—ื™ื” ืื•ืชื ื‘ื ืงืœ ืฉืื™ืŸ ื ื—ืฉื‘ ื‘ื–ื” ืžืฆื™ื“ื™ ืœื“ื‘ืจ ืคืœื.
Rava a opposรฉ des versets. Il est รฉcrit (Devarim 32, 39) : "Moi, Je fais mourir et Je fais vivre", et il est รฉcrit : "J'ai frappรฉ, et Moi, Je guรฉrirai." Dรจs lors que Je fais vivre, guรฉrir, ร  plus forte raison. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la difficultรฉ est celle-ci : le dรฉbut prend une langue d'avenir, "Je fais mourir et Je fais vivre", et la fin prend une langue de passรฉ, "J'ai frappรฉ, et Moi, Je guรฉrirai", car il n'a pas dit "Je frapperai, et Moi, Je guรฉrirai". Et une autre difficultรฉ lui vient aussi : le surplus de langue, "des lors que Je fais vivre, etc." Il a rรฉpondu : de mรชme que ce que J'ai frappรฉ, Je le guรฉris, etc. Explication : de Mon cรดtรฉ, une merveille n'est pas comptรฉe. Mรชme les choses qui se font ร  l'envers de la nature sont comptรฉes, dans leur faire, comme ce qui se fait dans la nature, et comme une chose constante et habituelle. Ainsi que l'a รฉcrit le rav Bina le-Itim, de mรฉmoire bรฉnie, sur le verset (Tehilim 118, 23) : "Cela vient de Hachem", comme une chose constante et habituelle ; et ce qui est "merveilleux", cela ne l'est que "ร  nos yeux". Vois lร -bas. Pour cela il a dit : de mรชme que ce que J'ai frappรฉ, etc. Explication : de mรชme que la guรฉrison de la blessure est une chose constante et habituelle, et non une merveille, de mรชme, quand Je fais mourir, Je les fais vivre avec aisance, et de Mon cรดtรฉ cela n'est pas comptรฉ comme une merveille.
๐Ÿ’ก Explication

Un seul verset, Devarim 32, 39, en deux membres. Si "Je fais vivre" rend la vie aux morts, "Je guรฉrirai" semble dรฉjร  inclus, par kal va-homer.

Rachi donne la lecture qu'il faut รฉcarter : Je fais mourir les uns, Je nourris les vivants, Je crรฉe les nouveau-nรฉs. Le second membre ferme cette lecture. On ne guรฉrit que celui qui a รฉtรฉ frappรฉ. De mรชme, celui que Il fait mourir, Il le fait vivre.

Ben Yehoyada ajoute le temps des verbes : avenir au dรฉbut, passรฉ ร  la fin. De Son cรดtรฉ, le retour ร  la vie se compte comme la guรฉrison, chose habituelle. "Merveilleux" ne l'est qu'ร  nos yeux (Tehilim 118, 23).

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ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืดืื ื™ ืืžื™ืช ื•ืื—ื™ื”ืด ื™ื›ื•ืœ ืžื™ืชื” ื‘ืื—ื“ ื•ื—ื™ื™ื ื‘ืื—ื“, ื›ื“ืจืš ืฉื”ืขื•ืœื ื ื•ื”ื’, ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคืืด, ืžื” ืžื›ื” ื•ืจืคื•ืื” ื‘ืื—ื“, ืืฃ ืžื™ืชื” ื•ื—ื™ื™ื ื‘ืื—ื“. ืžื›ืืŸ ืชืฉื•ื‘ื” ืœืื•ืžืจื™ื ืื™ืŸ ืชื—ื™ื™ืช ื”ืžืชื™ื ืžืŸ ื”ืชื•ืจื”. ื“ื‘ืจ ืื—ืจ: ื‘ืชื—ืœื” ืžื” ืฉืื ื™ ืžืžื™ืช ืื ื™ ืžื—ื™ื”, ื•ื”ื“ืจ ืžื” ืฉืžื—ืฆืชื™ ื•ืื ื™ ืืจืคื.

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : "Moi, Je fais mourir et Je fais vivre." On pourrait penser : la mort pour l'un, et la vie pour l'autre, selon la maniรจre dont le monde se conduit. Le verset enseigne : "J'ai frappรฉ, et Moi, Je guรฉrirai." De mรชme que la blessure et la guรฉrison sont en un seul, de mรชme la mort et la vie sont en un seul.

De lร , une rรฉponse ร  ceux qui disent : il n'y a pas de rรฉsurrection des morts ร  partir de la Torah. Autre explication : d'abord, celui que Je fais mourir, Je le fais vivre ; et ensuite, celui que J'ai frappรฉ, Je le guรฉris.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื™ืชื” ื‘ืื—ื“ ื•ื—ื™ื™ื ื‘ืื—ื“ ืื ื™ ืžืžื™ืช ืืช ื”ืžืชื™ื ื•ืื ื™ ืžื—ื™ื” ื•ื–ืŸ ืืช ื”ื—ื™ื™ื:
Je fais mourir les morts, et Je fais vivre et Je nourris les vivants.
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื‘ืชื—ืœื” ืžื” ืฉืื ื™ ืžืžื™ืช ืื ื™ ืžื—ื™ื” ื•ื”ื“ืจ ืžื” ืฉืื ื™ ืžื—ืฆืชื™ ืื ื™ ืืจืคื ืฉื›ื“ืจืš ืฉื”ืŸ ืžืชื™ื ื—ื’ืจื™ื ืกื•ืžื™ื ืืœืžื™ื ื›ืš ื”ืŸ ื—ื™ื™ืŸ ื‘ืžื•ืžืŸ ื•ืื—ืจ ื›ืš ืžืชืจืคืื™ื ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืื– ื™ื“ืœื’ ื›ืื™ืœ ืคืกื— (ื™ืฉืขื™ื”ื• ืœืดื”:ื•ืณ):
Voici notre lecture. Autre explication : d'abord, celui que Je fais mourir, Je le fais vivre ; et ensuite, celui que J'ai frappรฉ, Je le guรฉris. Car de la maniรจre dont ils meurent, boiteux, aveugles, muets, ainsi ils vivent avec leur dรฉfaut, et ensuite ils guรฉrissent, comme il est รฉcrit : "alors le boiteux bondira comme un cerf" (Isaie 35, 6).
๐Ÿ’ก Explication

La baraitha reprend le mรชme verset. Yakhol : la mort pour l'un, la naissance pour un autre, comme le monde va. Talmud lomar : "J'ai frappรฉ, et Je guรฉrirai." Blessure et guรฉrison visent un seul. Mort et vie visent un seul. De lร , une rรฉponse ร  ceux qui disent qu'il n'y a pas de tehiyat ha-metim dans la Torah.

L'autre explication garde l'ordre des membres. D'abord Il fait vivre ceux qu'Il a fait mourir, encore avec leur blessure. Ensuite Il guรฉrit. Rachi : ils reviennent boiteux, aveugles, muets, puis ils guรฉrissent, comme le boiteux qui bondit (Isaie 35, 6).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mort et vie en un seul, comme blessure et guรฉrison Lecture รฉcartรฉe Mort pour l'un Vie pour un autre Comme le monde va Baraitha Blessure et guรฉrison : un seul Donc mort et vie : un seul Tehiya รฉcrite dans la Torah Autre explication D'abord Il les fait vivre avec leur blessure Ensuite Il guรฉrit
Le second membre serre le premier : un seul homme meurt et vit.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).