Pesachim 68b - Mitzva en son temps, yabelet, et le partage du yom tov

Pesachim 68b

Sougya : L'amoud reprend la mishna du pesah qui tombe un chabbat. Rabbi Shimon montre combien une mitsva est chรจre en son temps : on brรปle les graisses le jour, alors que la nuit entiรจre resterait valable.

La coupe de la yabelet oppose Pesachim et Erouvin. Rabbi Elazar et Rabbi Yossi bar Hanina la lรจvent, l'un par humide et sec, l'autre par main et instrument.

De lร , Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua se sรฉparent sur la joie de yom tov : tout le jour pour Hachem ou pour vous, ou bien la moitiรฉ. Tous conviennent pourtant d'un "pour vous" ร  l'atzeret, au chabbat et ร  Pourim.

Rav Ashi rend au kal va-homer de Rabbi Yehoshoua sa force, mรชme si le yom tov est une reshut.

Le jour de yom tov : deux รฉcrits, deux lectures Rabbi Yo'hanan. Atzeret pour Hachem, et atzeret pour vous. Rabbi Eliezer Ou tout pour Hachem ou tout pour vous Ou il mange et boit ou il s'assoit et รฉtudie La joie du repas reste une reshut Elle ne prouve pas contre une mitsva comme le pesah Rabbi Yehoshoua Partage le jour moitiรฉ et moitiรฉ Moitiรฉ : manger et boire Moitiรฉ : beit ha-midrach La joie de yom tov est aussi une mitsva Le yom tov prouve : melakha permise, shevout non Oรน les deux avis se rejoignent : il faut aussi "pour vous" Atzeret Jour oรน la Torah a รฉtรฉ donnรฉe Chabbat Tu appelleras le chabbat un dรฉlice Pourim Jours de festin et de joie
Rabbi Eliezer prend le jour en bloc. Rabbi Yehoshoua le partage. Trois jours exigent aussi un repas.
Couper la yabelet : deux mishnayot, deux levรฉes Pesachim interdit. Erouvin permet dans le Temple, ร  la main. Pesachim Monter le pesah, l'apporter, couper sa yabelet n'รฉcartent pas le chabbat Erouvin On coupe dans le Temple pas dans le pays Avec un instrument : partout interdit Avis : main et main Pesachim : yabelet humide Shevout, et il pouvait la couper la veille Erouvin : yabelet sรจche Elle s'effrite, pas une coupe Il refuse l'autre levรฉe : l'instrument est dรฉjร  enseignรฉ dans Erouvin, ici et lร  Avis : humide et humide Erouvin : a la main Shevout, non dรฉcrรฉtรฉ dans le Temple Pesachim : avec instrument Melakha complรจte Il refuse le sec : le sec s'effrite seul L'instrument ici enseigne la discussion Eliezer / Yehoshoua
Yabelet : humide ou sรจche, main ou instrument. L'instrument de Pesachim enseigne Eliezer et Yehoshoua.
Qui rompt le jeรปne, et pourquoi Signe ayin-beit-mem. Mar fils de Ravina ajoute la veille de Kippour. Atzeret Rabbi Elazar Jour de la Torah Repas pour montrer que le jour est reรงu Chabbat Rabba Appelle-le dรฉlice Il faut aussi "pour vous" Pourim Rav Yossef Festin et joie L'รฉcrit le nomme jours de festin Mar fils de Ravina jeรปne toute l'annรฉe, sauf trois jours Atzeret Don de la Torah Rav Yossef : veau tiers Pourim Jours de festin et de joie Veille de Kippour Manger le neuf comptรฉ comme jeรปne 9 et 10
Atzeret, chabbat, Pourim : tous exigent un pour vous. Mar fils de Ravina ajoute la veille de Kippour.
1
ื•ื”ืงื˜ืจ ื—ืœื‘ื™ื• ื•ื›ื•ืณ. ืชื ื™ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ: ื‘ื ื•ืจืื” ื›ืžื” ื—ื‘ื™ื‘ื” ืžืฆื•ื” ื‘ืฉืขืชื”, ืฉื”ืจื™ ื”ืงื˜ืจ ื—ืœื‘ื™ื ื•ืื‘ืจื™ื ื•ืคื“ืจื™ื ื›ืฉืจื™ื ื›ืœ ื”ืœื™ืœื”, ื•ืื™ืŸ ืžืžืชื™ื ื™ื ืœื”ื ืขื“ ืฉืชื—ืฉืš.

Et la combustion de ses graisses, etc. On enseigne : Rabbi Shimon a dit : viens et vois combien une mitsva est chรจre en son temps.

Car la combustion des graisses, des membres et des pedarim (graisses qui couvrent les entrailles) est valable toute la nuit, et l'on n'attend pas pour eux jusqu'ร  la nuit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืฉื™ืจื™ืŸ ื›ืœ ื”ืœื™ืœื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื•ื™ืงืจื ื•ืณ:ื‘ืณ) ืขืœ ืžื•ืงื“ื” ืขืœ ื”ืžื–ื‘ื— ื›ืœ ื”ืœื™ืœื” ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืงื˜ื™ืจืŸ ื›ืœ ื”ืœื™ืœื” ื•ืืข"ืค ื›ืŸ ืื™ืŸ ืžืžืชื™ื ื™ืŸ ืœื”ื ืขื“ ืฉืชื—ืฉืš ืืœื ืžื—ืœืœื™ืŸ ืฉื‘ืช ืขืœื™ื”ืŸ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื›ืดื—:ื™ืณ) ืขื•ืœืช ืฉื‘ืช ื‘ืฉื‘ืชื• ืขืœ ืขื•ืœืช ื”ืชืžื™ื“ ืืœืžื ื—ื‘ื™ื‘ ืœืžื”ืจ ืžืฆื•ื” ื‘ืฉืขืชื”:
Comme il est รฉcrit (Vayikra 6, 2) : sur le foyer, sur l'autel, toute la nuit. On peut les faire fumer toute la nuit. Malgrรฉ cela, on n'attend pas pour eux jusqu'ร  la nuit : on profane le chabbat pour eux, comme il est รฉcrit (Bamidbar 28, 10) : l'ola du chabbat en son chabbat, sur l'ola du tamid. On en tire qu'il est cher d'avancer une mitsva en son temps.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna a dit que la haktara des graisses du pesah รฉcarte le chabbat. Rabbi Shimon en tire une mesure : une mitsva en son temps est chรจre. Le verset du foyer laisse toute la nuit. On pourrait attendre la sortie du chabbat. On brรปle dรจs le jour.

Rachi joint un second verset : l'ola du chabbat vient en plus du tamid. On aime avancer l'acte ร  son heure, au point de profaner le chabbat pour ces graisses.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La combustion reste valable la nuit : on ne l'attend pas Jour du 14 On brรปle graisses, membres, pedarim mรชme un chabbat Toute la nuit Le verset laisse le foyer allumรฉ La combustion est kacher On n'attend pas Mitsva chรจre en son temps On avance l'acte
La nuit reste kacher. On brรปle dรจs le jour, parce que la mitsva est chรจre en son temps.
2
ื”ืจื›ื‘ืชื• ื•ื”ื‘ืืชื• ื•ื›ื•ืณ. ื•ืจืžื™ื ื”ื•: ื—ื•ืชื›ื™ืŸ ื™ื‘ืœืช ื‘ืžืงื“ืฉ, ืื‘ืœ ืœื ื‘ืžื“ื™ื ื”. ื•ืื ื‘ื›ืœื™ โ€” ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ืืกื•ืจ.

Le fait de le faire monter et de l'apporter, etc. On objecte : on coupe une yabelet (verrue) dans le Temple, mais pas dans le pays.

Et si c'est avec un instrument, ici et lร , c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื•ืชื›ื™ืŸ ื™ื‘ืœืช ื‘ืžืงื“ืฉ ื“ืœื ื’ื–ืจื• ืขืœ ื”ืฉื‘ื•ืช ื‘ืžืงื“ืฉ:
On n'a pas dรฉcrรฉtรฉ le shevout (interdit rabbinique) dans le Temple.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna refuse, pour le pesah du chabbat, de le faire monter, de l'apporter de l'extรฉrieur du tehoum, et de couper sa yabelet. Erouvin permet de couper une yabelet dans le Temple. Rachi : le Temple n'a pas reรงu le dรฉcret des shevout. L'instrument, lui, est une melakha : il reste interdit dans le Temple et hors du Temple.

3
ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื, ื—ื“ ืืžืจ: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ื™ื“; ื”ื ื‘ืœื—ื”, ื”ื ื‘ื™ื‘ืฉื”. ื•ื—ื“ ืืžืจ: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ืœื—ื”, ื•ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ื™ื“, ื”ื ื‘ื›ืœื™.

Rabbi Elazar et Rabbi Yossi bar Hanina. L'un a dit : l'un et l'autre ร  la main ; ici, c'est humide, lร , c'est sec.

Et l'autre a dit : l'un et l'autre est humide, et il n'y a pas de difficultรฉ : ici ร  la main, lร  avec un instrument.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ื•ื”ื ื‘ื™ื“ ืฉื—ื•ืชื›ื” ื‘ื™ื“ื• ื•ืœื ื‘ืกื›ื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ื‘ื” ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืืกื•ืจ ื‘ืœื—ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืฆื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืžืืชืžื•ืœ ื•ื”ื”ื™ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ื‘ืฉื” ื“ืืคื™ืœื• ืฉื‘ื•ืช ืœื™ื›ื ื•ื›ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืœื ืžืฆื™ ืœืื•ืงืžื ืœื”ื”ื™ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ื ื™ืžื ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื™ื ื“ืืžืจ ื‘ืžืชื ื™' ื“ื•ื—ื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืงืชื ื™ ื”ืชื ื•ืื ื‘ื›ืœื™ ื“ื”ื•ื™ ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ืืกื•ืจ ื•ืื™ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื™ื ื”ื ืืžืจ ืžื›ืฉื™ืจื™ ืžืฆื•ื” ื“ื•ื—ื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช ืืคื™ืœื• ื‘ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื‘ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ืงืœ.) ื“ืชื ืŸ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืื ืœื ื”ื‘ื™ื ื›ืœื™ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ืžื‘ื™ืื• ื‘ืฉื‘ืช:
Il la coupe de sa main et non au couteau : il n'y a lร  qu'un shevout. Malgrรฉ cela, c'est interdit pour l'humide, puisqu'il pouvait le faire la veille. Celle d'Erouvin vise le sec, oรน il n'y a mรชme pas de shevout. On ne peut pas รฉtablir celle d'Erouvin selon Rabbi Eliezer, et dire que c'est Rabbi Eliezer qui dit dans notre mishna qu'ils รฉcartent le chabbat. Car on enseigne lร -bas : si c'est avec un instrument, ce qui est une melakha complรจte, ici et lร  c'est interdit. Si c'รฉtait Rabbi Eliezer, il a dit que les makhshirei mitsva (prรฉparatifs de la mitsva) รฉcartent le chabbat mรชme pour une melakha complรจte, dans le traitรฉ Chabbat (130a). On y enseigne : Rabbi Eliezer dit : s'il n'a pas apportรฉ l'instrument avant le chabbat, il l'apporte le chabbat.
ื”ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื“ื”ื•ื™ ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื•ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ืื™ืชื ื ืžื™ ื›ื•ืœื” ื”ืš ืกื•ื’ื™ื ื•ืžืงืฉื™ื ืŸ ื”ืชื ื•ื”ื ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื•ืช ืชื ื™ ืœื” ื“ืงืชื ื™ ืืœื• ืฉืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ืœื ืื™ื“ื—ื• ื›ื•' ืืœืžื ืœืื• ื‘ื›ืœื™ ืงืื™:
Celle d'Erouvin est ร  la main, et notre mishna est avec un instrument, ce qui est une melakha complรจte. Dans Erouvin, au dernier chapitre, toute cette sougya se trouve aussi. On objecte lร -bas : c'est enseignรฉ au sujet du shevout, car on enseigne : ceux qui, a cause d'un shevout, n'รฉcartent pas le chabbat, etc. On en tire que cela ne vise pas l'instrument.
๐Ÿ’ก Explication

Deux levรฉes, sans nommer qui tient laquelle. Main et main : Pesachim parle d'une yabelet humide, chair de la bรชte, shevout qu'on pouvait faire la veille. Erouvin parle d'une yabelet sรจche, qui se dรฉtache, sans shevout.

Humide et humide : Erouvin est la main, shevout non dรฉcrรฉtรฉ dans le Temple. Pesachim est l'instrument, melakha de la Torah, interdite partout.

Rachi barre une troisiรจme lecture : on ne met pas Erouvin dans la bouche de Rabbi Eliezer. La fin de cette mishna interdit l'instrument ici et lร , or Rabbi Eliezer laisse les makhshirim รฉcarter le chabbat mรชme quand c'est une melakha, comme l'instrument de la mila apportรฉ le chabbat (Chabbat 130a). L'autre avis se heurte, dans Erouvin, au fait que la coupe est rangรฉe parmi les shevout, donc pas parmi les instruments.

4
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ: ื”ื ื‘ื™ื“, ื”ื ื‘ื›ืœื™ โ€” ืžืื™ ื˜ืขืžื ืœื ืืžืจ: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ื™ื“, ื•ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ืœื—ื” ื”ื ื‘ื™ื‘ืฉื”? ืืžืจ ืœืš: ื™ื‘ืฉื” โ€” ืžืคืจืš ืคืจื™ื›ื.

Et selon celui qui dit : ici ร  la main, lร  avec un instrument, quelle est la raison pour laquelle il n'a pas dit : l'un et l'autre ร  la main, et il n'y a pas de difficultรฉ, ici humide, lร  sec ? Il te dit : le sec s'effrite.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืคืจืš ืคืจื™ื›ื ื•ืœื ืงืจื™ ืœื” ื—ืชื™ื›ื”:
Et on ne l'appelle pas une coupe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืคืจืš ืคืจื™ื›ื ื”ื™ืœื›ืš ื”ื”ื•ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื™ื›ื ืœืื•ืงืžื ื‘ื™ื‘ืฉื” ื“ื”ื ืงืชื ื™ ืกื™ืคื ื•ืื ื‘ื›ืœื™ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ืืกื•ืจ ื•ื™ื‘ืฉื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืคืจื›ื ืืคื™ืœื• ื‘ื›ืœื™ ื ืžื™ ืฉืจื™ื ื•ื”ื›ื™ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืงื’):
C'est pourquoi on ne peut pas รฉtablir celle d'Erouvin sur le sec. Car la fin enseigne : si c'est avec un instrument, ici et lร  c'est interdit. Et le sec, puisqu'il s'effrite, mรชme avec un instrument est permis. C'est ainsi qu'on le prouve au dernier chapitre d'Erouvin (103).
๐Ÿ’ก Explication

Pourquoi cet amora refuse-t-il la levรฉe humide / sec ? Une yabelet sรจche s'effrite (mifrach perikha). La dรฉtacher n'est pas une coupe. L'enseigner serait sans objet.

Tossefot serre la fin de la mishna d'Erouvin : l'instrument est interdit ici et lร . Si le cas permis รฉtait le sec, l'instrument du sec serait permis aussi, puisque la piรจce s'effrite. Erouvin 103 le montre. Les deux mishnayot parlent donc d'une yabelet humide.

5
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ื™ื“, ื•ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ืœื—ื”, ื”ื ื‘ื™ื‘ืฉื” โ€” ืžืื™ ื˜ืขืžื ืœื ืืžืจ: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ืœื—ื”, ื•ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ื™ื“, ื”ื ื‘ื›ืœื™? ืืžืจ ืœืš: ื›ืœื™ โ€” ื”ื ืงืชื ื™ ื”ืชื: ืื ื‘ื›ืœื™, ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ืืกื•ืจ.

Et selon celui qui dit : l'un et l'autre ร  la main, et il n'y a pas de difficultรฉ, ici humide, lร  sec, quelle est la raison pour laquelle il n'a pas dit : l'un et l'autre est humide, et il n'y a pas de difficultรฉ, ici ร  la main, lร  avec un instrument ? Il te dit : l'instrument, on l'enseigne dรฉjร  lร -bas : si c'est avec un instrument, ici et lร , c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ืœื ืืžืจ ื”ื ื‘ื™ื“ ื”ื ื‘ื›ืœื™ ื•ื ื•ืงืžื ืœืžืชื ื™' ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื ืžื™ ื‘ืœื—ื”:
Et nous รฉtablirions aussi la mishna d'Erouvin sur l'humide.
ื”ื ืงืชื ื™ ื”ืชื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืืกื•ืจ ื•ืœืžื” ืœื™ ืœืžื™ื”ื“ืจ ืœืžืกืชืžื ื”ื›ื ื‘ืคืกื—ื™ื:
Dans Erouvin, que c'est interdit. Pourquoi revenir l'enseigner en stam ici, dans Pesachim ?
๐Ÿ’ก Explication

L'amora de la main et de la main refuse l'autre levรฉe. L'instrument interdit partout est dรฉjร  la fin de la mishna d'Erouvin. Le rรฉpรฉter en stam dans Pesachim n'apprendrait rien. Rachi : on aurait aussi lu Erouvin sur l'humide, ร  la main. Le texte d'Erouvin a dรฉjร  tranchรฉ l'instrument.

6
ื•ืื™ื“ืš? ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื›ืœื™ ื”ื›ื, ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ.

Et l'autre ? Ce que l'on enseigne ici au sujet de l'instrument vient nous apprendre la discussion de Rabbi Eliezer et de Rabbi Yehoshoua.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื“ืžืคื™ืง ืฉืžื—ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืจืื™ื” ืœืคืกื— ืื–ื™ืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ืฉืžื—ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืžืฆื•ื” ื”ื™ื ื•ืืค"ื” ืœื ื“ื—ื™ื ืฉื‘ื•ืช ื”ืจืื•ื™ ืœืขืฉื•ืช ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื:
Lui qui tire de la joie de yom tov une preuve pour le pesah suit son raisonnement. Il dit que la joie de yom tov est une mitsva, et malgrรฉ cela elle n'รฉcarte pas un shevout qu'il รฉtait possible de faire tant qu'il faisait jour.
๐Ÿ’ก Explication

L'amora de l'instrument rรฉpond ร  l'objection prรฉcรฉdente. Rรฉpรฉter l'instrument dans Pesachim a un objet : la mahloket de Rabbi Eliezer et de Rabbi Yehoshoua. Pour Rabbi Eliezer, on coupe la yabelet humide mรชme avec un instrument, afin de rendre le pesah apte.

Rachi place dรฉjร  Rabbi Yehoshoua : la joie de yom tov est une mitsva, et elle n'รฉcarte pourtant pas un shevout qu'on pouvait faire de jour. La preuve du yom tov reste donc valable contre le pesah.

7
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืžื” ืื ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ื›ื•ืณ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ืฉืžื—ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื ืžื™ ืžืฆื•ื” ื”ื™ื.

Rabbi Eliezer a dit : et si la shehita, etc. Rabbi Yehoshoua suit son raisonnement, lui qui dit que la joie de yom tov est elle aussi une mitsva.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžื” ืฉื—ื™ื˜ื” ืฉื”ื™ื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื” ื“ื•ื—ื” ืืช ื”ืฉื‘ืช ืืœื• ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžื” ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื”ื•ื ื–ื” ื“ืœืžื ืฉืื ื™ ื”ื ื™ ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ืช ืœื™ื” ื–ื” ื”ื—ื™ืœื•ืง ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื‘ืค' ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื™ืœื” (ืฉื‘ืช ืงืœื‘.) ืžืฆืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื—ื“ ืœืžื™ืœื” ื•ื—ื“ ืœืžื›ืฉื™ืจื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื“ืืžืจ ื”ืชื ืžื™ืœื” ื•ื›ืœ ืžื›ืฉื™ืจื™ื” ื“ื•ื—ื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช ื“ื‘ืจื™ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืžื ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื ื“ืืžืจ ืงืจื ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉืžื™ื ื™ ื‘ื™ื•ื ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื‘ืช ื•ื”ื“ืจ ืงืืžืจ ืข"ื› ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ืืœื ื‘ืžื›ืฉื™ืจื™ื ืื‘ืœ ืžื™ืœื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื“ื—ื™ื ืžื ื ืœืŸ ื•ื”ืฉืชื ืžืื™ ืงื‘ืขื™ ืžื ื ืœืŸ ืชื™ืคื•ืง ืžื”ื”ื•ื ืงืจื ื“ื‘ื™ื•ื ื“ื“ืจื™ืฉ ืžื™ื ื™ื” ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืžื›ืฉื™ืจื™ื ืืข"ื› ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืชืจื™ ืงืจืื™ ืœืžื™ืœื” ื•ืœืžื›ืฉื™ืจื™ื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™' ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื•ื“ืื™ ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืœื ืฆืจื™ืš ื”ืื™ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื“ื”ื ืืคื™ืœื• ืžื›ืฉื™ืจื™ ืคืกื— ื“ื”ื•ื• ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื“ื—ื• ืฉื‘ืช ืืข"ื’ ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื›ื“ืงืืžืจ (ืœืงืžืŸ ืคืกื—ื™ื ืกื˜.) ื‘ื’ืžืจื ื•ืœื™ืขื‘ืจื™ื” ื“ื”ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืžื›ืฉื™ืจื™ ืžืฆื•ื” ื“ื—ื• ื•ื”ื ื“ืงืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ืง"ื• ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ื›ืœื•ืžืจ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ื›ื ืืœื ืฉื‘ื•ืช ื‘ืขืœืžื ื™ื•ืชืจ ื™ืฉ ืœื”ืชื™ืจื ืžืฉื—ื™ื˜ื” ืขืฆืžื” ื“ื”ื™ื ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชื” ืžื‘ืขืจื‘ ื•ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžื›ืฉื™ืจื™ ืคืกื— ืžื ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื“ื—ื• ืฉื‘ืช ื“ื”ื ื’ื‘ื™ ืžื™ืœื” ืžืฆืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ื’ืžืจ ืžืกื•ื›ื” ื•ืœื•ืœื‘ ื•ืžืฆื” ื•ืฉื•ืคืจ ื•ืขื•ืžืจ ื•ืฉืชื™ ื”ืœื—ื ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ื“ื“ื—ื• ืžื›ืฉื™ืจื™ื”ื ืฉื‘ืช ื”ื ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ื“ืžื” ืœื”ื ืš ืฉื›ืŸ ื‘ืฉืขืช ื“ื—ื™ื™ืชื• ืžื™ื“ ื™ื›ื•ืœ ืœืงื™ื™ื ืžืฆื•ืชืŸ ืื‘ืœ ืคืกื— ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ืืœื ื‘ืœื™ืœื” ื•ืขื•ื“ ืื™ ืžื”ืชื ื™ืœื™ืฃ ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื‘ืžื•ืขื“ื• ื’ื‘ื™ ืคืกื— ื“ืงืืžืจ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืขืงืจืช ืžื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ืชื•ืจื” ื‘ืžื•ืขื“ื• ืืคื™' ื‘ืฉื‘ืช:
Difficultรฉ pour le Ri : quel kal va-homer est-ce ? Ceux-ci sont peut-รชtre autres, parce qu'il est possible de les faire la veille du chabbat. Rabbi Eliezer lui-mรชme tient cette distinction. C'est pourquoi, au chapitre Rabbi Eliezer de la mila (Chabbat 132a), il exige deux versets, un pour la mila et un pour ses makhshirim (prรฉparatifs), parce qu'il est possible de les faire la veille du chabbat. Il dit lร -bas : la mila et tous ses makhshirim รฉcartent le chabbat, paroles de Rabbi Eliezer. D'oรน Rabbi Eliezer tient-il cela ? Le verset dit : "et le huitiรจme jour", le jour, mรชme le chabbat. Ensuite il dit : les Sages ne divergent de lui que sur les makhshirim, mais la mila, de l'avis de tous, รฉcarte le chabbat. D'oรน le tenons-nous ? Que demande-t-il par "d'oรน le tenons-nous" ? Qu'on le tire de ce verset "le jour", dont Rabbi Eliezer tire les makhshirim. Il faut donc deux versets, pour la mila et pour ses makhshirim, comme on l'a expliquรฉ. Il paraรฎt au Ri que, pour Rabbi Eliezer, ce kal va-homer n'est pas requis. Mรชme les makhshirei pesah, qui sont une melakha (travail interdit) complรจte, รฉcartent le chabbat, bien qu'il soit possible de les faire la veille du chabbat, comme il dit plus loin (Pesachim 69a) dans la Guemara : "qu'on le fasse passer", car nous tenons de Rabbi Eliezer qu'il dit : les makhshirei mitsva รฉcartent le chabbat. Ce kal va-homer que l'on dit ici, il le dit selon les paroles des Sages. Bien qu'il soit possible de les faire la veille du chabbat, puisqu'il n'y a qu'un simple shevout (interdit rabbinique), il y a plus lieu de les permettre que la shehita elle-mรชme, qui est une melakha complรจte, bien qu'il soit impossible de la faire dรจs la veille. Difficultรฉ pour le Ri : les makhshirei pesah, d'oรน Rabbi Eliezer tient-il qu'ils รฉcartent le chabbat ? Pour la mila, il exige deux versets. Si tu dis qu'il l'apprend de la souka, du loulav, de la matsa, du shofar, de l'omer et des deux pains, dont on prouve lร -bas que leurs makhshirim รฉcartent le chabbat, on peut objecter. Ceux-lร  ont ceci : au moment oรน ils รฉcartent le chabbat, on peut aussitรดt accomplir leur mitsva. Le pesah ne se mange que la nuit. Encore : s'il l'apprend de lร , pourquoi "be-moado" (en son temps fixรฉ) est-il requis pour le pesah, dont Rabbi Eliezer dit : tu dรฉracines ce qui est รฉcrit dans la Torah, "be-moado", mรชme le chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna : Rabbi Eliezer construit un kal va-homer. La shehita, melakha, รฉcarte le chabbat pour le pesah. Ces actes, qui ne sont qu'un shevout, doivent l'รฉcarter ร  plus forte raison. Rabbi Yehoshoua rรฉpond par le yom tov. La Guemara dit qu'il reste dans sa ligne : la simha de yom tov est une mitsva, donc le repas du yom tov peut servir de preuve ร  une mitsva.

Tossefot, au nom du Ri, demande d'oรน vient la force de ce kal va-homer. Rabbi Eliezer lui-mรชme sรฉpare ce qu'on peut faire la veille, comme pour la mila, oรน il lui faut deux versets, un pour la mila et un pour ses makhshirim (Chabbat 132a). Le Ri lit alors le kal va-homer d'ici comme dit selon les Sages : un shevout, mรชme faisable la veille, ร  plus lieu d'รชtre permis qu'une shehita impossible la veille. Reste la source des makhshirei pesah chez Rabbi Eliezer : la souka, le loulav et les autres ne collent pas, parce que leur mitsva s'accomplit dรจs l'instant oรน le chabbat est รฉcartรฉ, alors que le pesah ne se mange que la nuit. Et be-moado serait alors de trop.

8
ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืืœื, ืื• ืื•ื›ืœ ื•ืฉื•ืชื”, ืื• ื™ื•ืฉื‘ ื•ืฉื•ื ื”. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ: ื—ืœืงื”ื•, ื—ืฆื™ื• ืœืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื”, ื•ื—ืฆื™ื• ืœื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ.

Car on enseigne : Rabbi Eliezer dit : l'homme n'a, le yom tov, que ceci : ou il mange et boit, ou il s'assoit et รฉtudie. Rabbi Yehoshoua dit : partage-le, moitiรฉ pour manger et boire, et moitiรฉ pour le beit ha-midrach.

๐Ÿ’ก Explication

Baraรฏtha qui porte le raisonnement de Rabbi Yehoshoua. Rabbi Eliezer : le jour se prend en bloc, repas ou รฉtude. Rabbi Yehoshoua : on partage, moitiรฉ table, moitiรฉ beit ha-midrach. Chez lui, manger le yom tov est une part due du jour, donc une mitsva.

9
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื•ืฉื ื™ื”ื ืžืงืจื ืื—ื“ ื“ืจืฉื•, ื›ืชื•ื‘ ืื—ื“ ืื•ืžืจ: ืดืขืฆืจืช ืœื”ืณ ื-ืœื”ื™ืšืด, ื•ื›ืชื•ื‘ ืื—ื“ ืื•ืžืจ: ืดืขืฆืจืช ืชื”ื™ื” ืœื›ืืด. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืกื‘ืจ: ืื• ื›ื•ืœื• ืœื”ืณ, ืื• ื›ื•ืœื• ืœื›ื. ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืกื‘ืจ: ื—ืœืงื”ื•, ื—ืฆื™ื• ืœื”ืณ ื•ื—ืฆื™ื• ืœื›ื.

Et Rabbi Yo'hanan a dit : et tous deux ont derache un mรชme mikra. Un รฉcrit dit : "Atzeret pour Hachem ton D.ieu" Et un รฉcrit dit : "Ce sera une atzeret pour vous." Rabbi Eliezer pense : ou le tout pour Hachem, ou le tout pour vous.

Et Rabbi Yehoshoua pense : partage-le, moitiรฉ pour Hachem et moitiรฉ pour vous.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
"ืขืฆืจืช ืชื”ื™ื” ืœื›ื" ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืกื‘ืจ: ืื• ื›ืœื• ืœื”', ืื• ื›ืœื• ืœื›ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœื–ื” ื›ื™ ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื™ืฉ ืœื• ืฉืชื™ ืฉืžื•ืช ืฉื”ื ืžื•ืขื“ [120] ื‘ืœืฉื•ืŸ ืชื•ืจื” ื•' ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ' [73] ื‘ืœืฉื•ืŸ ื—ื›ืžื™ื ื•ืžืกืคืจ ืฉื ื™ื”ื ืขื•ืœื” ืงืฆ"ื’ ื•ื™ื“ื•ืข ื“ืฉื ื›ื•ื– " ื• ืฉื”ื•ื ืื•ืชื™ื•ืช ื”ื“ื‘ื•ืงื™ื ื‘ืฉื ื”ื•ื™"ื” ื‘ืžื™ืœื•ืื ื›ื–ื” ื›"ืฃ ื•ื"ื• ื–ื™"ืŸ ื•ื"ื• ืขื•ืœื” ืžืกืคืจื ืงืฆ"ื’ [193] ื•ื’ื ืกืขื•ื“ื” ื’ื“ื•ืœื” [193] ืฉื”ื™ื ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื›ื•ืœื• ืขื•ืœื” ืžืกืคืจ ืงืฆ"ื’ ืœื›ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืื• ื›ืœื• ืœื”', ืื• ื›ืœื• ืœื›ื ื›ื™ ืžืกืคืจ ืฉืžื•ืชื™ื• ืฉื”ื ืงืฆ"ื’ ื”ื ืžืกืคืจ ืฉื ื›ื•ื–"ื• ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ืขื ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืฉื ื•ื’ื ื”ื ืžืกืคืจ 'ืกืขื•ื“ื” ื’ื“ื•ืœื”' ืฉื ืžืฉื›ืช ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื›ื•ืœื• ื•ื–ื”ื• ื’ื“ื•ืœืชื”. ืื‘ืœ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืกื•ื‘ืจ ื—ืฆื™ื• ืฉืœ ื™ื•ื ื–ื” ืฉืžืกืคืจื• ืงืฆ"ื’ ื ื—ืฉื•ื‘ ืื•ืชื• ืœื”' ืฉื”ื•ื ืžืกืคืจ ืฉื ื”ื ื–ื›ืจ ื•ื—ืฆื™ื• ืฉืœ ื™ื•ื ื–ื” ื ื—ืฉื•ื‘ ืื•ืชื• ืขืœ ืคื™ ืžืกืคืจ 'ืกืขื•ื“ื” ื’ื“ื•ืœื”' ืฉืชื”ื™ื” ื ืžืฉื›ืช ื›ืœ ื—ืฆื™ื• ืฉืœ ื™ื•ื. ืื• ื”ื›ื•ื•ื ื” ื—ืฆื™ื• ืœื”' ื“ื”ื™ื™ื ื• ื ืœืš ื‘ืชืจ ืžืกืคืจ ืฉื ืื—ื“ ืฉื”ื•ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื—ื›ืžื™ื ' ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ' ืฉืขื•ืœื” ืข"ื’ ืœื”' ืฉื”ื•ื ืžืกืคืจ ืฉื ื”ื•ื™"ื” ื‘ืžืœื•ื™ ื™ื•ื“ื™'ืŸ [ื™ื•"ื“ ื”"ื™ ื•ื™"ื• ื”"ื™=72] ืขื ื”ื›ื•ืœืœ ื•ืžืกืคืจ ืฉื ื”ืฉื ื™ ืฉื”ื•ื ืžื•ืขื“ ื‘ืœืฉื•ืŸ ืชื•ืจื” ื ื—ืฉื‘ ืื•ืชื• ืขืœ ื—ืฆื™ ื”ืฉื ื™ ืฉืœ ื”ื™ื•ื ื›ื™ 'ืžื•ืขื“' ื’ื™ืžื˜ืจื™ื ืง"ืš ืฉืขื•ืœื” ืžืกืคืจ 'ืžื–ื•ืŸ ื˜ื•ื‘' [120] ืฉื”ื•ื ืจื•ืžื– ืขืœ ืจื‘ื•ื™ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ื•ื–ื”ื• ืœื›ื.
"Ce sera une atzeret pour vous." Rabbi Eliezer pense : ou le tout pour Hachem, ou le tout pour vous. Il me semble, avec l'aide du Ciel, une raison ร  cela. Yom tov a deux noms : moed, en langue de Torah, qui vaut 120, et yom tov, en langue des Sages, qui vaut 73. Le compte des deux monte ร  193. On sait que le nom Kozu, lettres attachรฉes au Nom dans leur remplissage, ainsi : kaf, vav, zayin, vav, monte au compte 193. "Seouda gedola" (grand repas), qui est le jour tout entier, monte aussi ร  193. C'est pourquoi il pense : ou le tout pour Hachem, ou le tout pour vous. Car le compte de ses noms, 193, est le compte du nom Kozu joint aux lettres du Nom, et il est aussi le compte de "seouda gedola", qui se poursuit le jour tout entier : c'est sa grandeur. Rabbi Yehoshoua pense : la moitiรฉ de ce jour dont le compte est 193, nous la compterons pour Hachem, qui est le compte du nom dit, et la moitiรฉ de ce jour, nous la compterons selon le compte de "seouda gedola", qui se poursuivra toute cette moitiรฉ du jour. Ou bien l'intention de "moitiรฉ pour Hachem" est celle-ci : nous suivons le compte d'un seul nom, qui en langue des Sages est "yom tov", et qui monte ร  73, pour Hachem, comptรฉ du Nom en remplissage par des youd, 72, avec l'inclusif. Le compte du second nom, "moed" en langue de Torah, nous le mettons sur la seconde moitiรฉ du jour, car "moed" en guematria vaut 120, qui est le compte de "mazon tov" (bonne nourriture), 120, allusion ร  l'abondance de manger et de boire, et c'est "pour vous".
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan fait sortir les deux avis des mรชmes รฉcrits. Atzeret pour Hachem (Devarim 16, 8) donne le jour ร  Hachem. Atzeret pour vous (Bamidbar 29, 35) le donne ร  Israรซl. Rabbi Eliezer lit un choix : le bloc entier d'un cรดtรฉ ou de l'autre. Rabbi Yehoshoua lit un partage : hetsyo la-Hachem, hetsyo lakhem.

Ben Yehoyada compte les deux noms du jour. Moed vaut 120, yom tov vaut 73, total 193, comptรฉ du nom Kozu en remplissage et de "seouda gedola". Chez Rabbi Eliezer, 193 tient le jour entier, d'un seul cรดtรฉ. Chez Rabbi Yehoshoua, 73 avec l'inclusif du Nom en milouy de youd va ร  Hachem, et 120, "mazon tov", va ร  la part "pour vous".

10
(ืขื‘ืดื ืกื™ืžืŸ) ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืขืฆืจืช ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœื›ื. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื™ื•ื ืฉื ื™ืชื ื” ื‘ื• ืชื•ืจื” ื”ื•ื. ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœื›ื. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืดื•ืงืจืืช ืœืฉื‘ืช ืขื•ื ื’ืด. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืคื•ืจื™ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœื›ื. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืดื™ืžื™ ืžืฉืชื” ื•ืฉืžื—ื”ืด ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื”.

(Signe : ayin, beit, mem.) Rabbi Elazar a dit : tous conviennent, pour l'atzeret, qu'il nous faut aussi "pour vous". Quelle est la raison ?

C'est le jour oรน la Torah a รฉtรฉ donnรฉe. Rabba a dit : tous conviennent, pour le chabbat, qu'il nous faut aussi "pour vous".

Quelle est la raison ? "Tu appelleras le chabbat un dรฉlice." Rav Yossef a dit : tous conviennent, pour Pourim, qu'il nous faut aussi "pour vous".

Quelle est la raison ? "Jours de festin et de joie" est รฉcrit ร  son sujet.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœื›ื ืฉื™ืฉืžื— ื‘ื• ื‘ืžืื›ืœ ื•ืžืฉืชื” ืœื”ืจืื•ืช ืฉื ื•ื— ื•ืžืงื•ื‘ืœ ื™ื•ื ื–ื” ืœื™ืฉืจืืœ ืฉื ืชื ื” ืชื•ืจื” ื‘ื•:
Qu'il s'y rรฉjouisse par la nourriture et le festin, pour montrer que ce jour est agrรฉable et reรงu par Israรซl, la Torah y ayant รฉtรฉ donnรฉe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืขืฆืจืช ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืœื›ื ืชื™ืžื” ืœืจื™ื‘"ื ื"ื› ืžืื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืžื” ืจืื™ื” ืจืฉื•ืช ืœืžืฆื•ื” ื“ื ื™ืžื ืขืฆืจืช ืชื•ื›ื™ื— ืฉื”ื™ื ืžืฆื•ื” ื•ื™"ืœ ื“ื”ื ื“ื‘ืขื™ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืขืฆืจืช ืœื›ื ืœืื• ื“ื•ืงื ืžืงืจื ืืœื ืžืกื‘ืจื:
Difficultรฉ pour le Riva. S'il en est ainsi, que dit Rabbi Eliezer : quelle preuve y a-t-il d'une reshut vers une mitsva ? Que l'atzeret prouve, elle qui est une mitsva. On peut rรฉpondre : ce que Rabbi Eliezer exige ร  l'atzeret, "pour vous", ne vient pas du verset ร  proprement parler, mais d'un raisonnement.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืขืฆืจืช, ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ 'ืœื›ื', ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื™ื•ื ืฉื ืชื ื” ื‘ื• ืชื•ืจื” ื”ื•ื. ืงืฉื” ืื“ืจื‘ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืชื ื” ื‘ื• ืชื•ืจื” ื™ื”ื™ื• ื›ื•ืœื• ืงื•ื“ืฉ ืœื”' ื‘ืขืกืง ื”ืชื•ืจื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ืงืฉื• ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ืžืื—ืจ ื“ื™ืขืงื‘ ื•ืขืฉื• ื—ืœืงื• ื”ืขื•ืœืžื•ืช, ืื™ืš ื™ืฉ ืœื–ืจืข ื™ืขืงื‘ ืžื•ืชืจื•ืช ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืฉื”ื•ื ื—ืœืง ืขืฉื• ื•ืชื™ืจืฆื• ื“ื–ื•ื›ื™ื ื‘ืžื•ืชืจื•ืช ืžื›ื— ืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ื”ืžืงื™ื™ื ื”ืขื•ืœื ื›ื“ื™ืŸ ืžืฆื™ืœ ืžื–ื•ื˜ื• ืฉืœ ื™ื ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื”ื. ื•ืœืคื™ ื–ื” ืจืื•ื™ ืฉื™ื•ื ื–ื” ืฉื ื™ืชื ื” ื‘ื• ืชื•ืจื” ื ืจื‘ื” ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ื›ื“ื™ ืœื”ื•ืจื•ืช ืฉืื ื—ื ื• ื–ื•ื›ื™ื ื‘ืจื‘ื•ื™ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ืžื›ื— ื”ืชื•ืจื” ื•ืื™ื ื ื’ื–ืœ ื‘ื™ื“ื™ื ื•. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฉ ื‘ืช ืค ื•ืจื™ื ืข ืฆืจืช ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ' ืฉืคืข ' ื›ื™ ื‘ื”ื ื ืจื‘ื” ื‘ืฉื•ืคืข.
Tous conviennent pour l'atzeret qu'il nous faut aussi "pour vous". Quelle est la raison ? C'est le jour oรน la Torah a รฉtรฉ donnรฉe. Difficultรฉ : au contraire, puisque la Torah y a รฉtรฉ donnรฉe, que le jour soit tout entier saint pour Hachem, dans l'occupation de la Torah. Il me semble, avec l'aide du Ciel : les commentateurs, de mรฉmoire bรฉnie, ont objectรฉ. Puisque Yaakov et Essav se sont partagรฉ les mondes, comment la descendance de Yaakov a-t-elle des surplus dans ce monde, qui est la part d'Essav ? Ils ont rรฉpondu : on mรฉrite les surplus par la force de l'occupation de la Torah, qui maintient le monde, ร  la maniรจre de celui qui sauve du flot de la mer. Jusqu'ici leurs paroles. Selon cela, il convient, ce jour oรน la Torah a รฉtรฉ donnรฉe, d'augmenter le manger et le boire, pour enseigner que nous mรฉritons l'abondance de manger et de boire par la force de la Torah, et que ce bien n'est pas un vol dans nos mains. Il me semble, avec l'aide du Ciel : chabbat, Pourim, atzeret, les initiales font "shefa" (abondance), car en eux nous augmentons dans l'abondance.
๐Ÿ’ก Explication

Le signe ayin, beit, mem prend l'ayin d'atzeret, le beit du milieu de chabbat, le mem de Pourim. Sur ces trois jours, Rabbi Eliezer lui-mรชme demande un lakhem : manger et se rรฉjouir. L'atzeret, parce que la Torah y a รฉtรฉ donnรฉe. Le chabbat, par le verset du oneg. Pourim, par "jours de festin et de joie".

Tossefot, au nom du Riva : si l'atzeret est une mitsva de repas, elle pourrait rรฉpondre ร  Rabbi Eliezer qui refuse la preuve d'une reshut vers une mitsva. Rรฉponse : chez lui, le "pour vous" de l'atzeret vient d'un sevara, pas du verset qu'il lit comme un choix.

Ben Yehoyada demande pourquoi le jour de la Torah appelle un repas, et non l'รฉtude seule. Les surplus de ce monde, part d'Essav, reviennent ร  la descendance de Yaakov par la Torah qui tient le monde, comme un sauvetage du flot de la mer. Le repas du jour le montre. Chabbat, Pourim, atzeret : initiales shefa.

11
ืžืจ ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื™ื ื ื›ื•ืœื” ืฉืชื ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ื‘ืชืขื ื™ืชื, ืœื‘ืจ ืžืขืฆืจืชื, ื•ืคื•ืจื™ื, ื•ืžืขืœื™ ื™ื•ืžื ื“ื›ื™ืคื•ืจื™. ืขืฆืจืช โ€” ื™ื•ื ืฉื ื™ืชื ื” ื‘ื• ืชื•ืจื”. ืคื•ืจื™ื โ€” ืดื™ืžื™ ืžืฉืชื” ื•ืฉืžื—ื”ืด ื›ืชื™ื‘. ืžืขืœื™ ื™ื•ืžื ื“ื›ื™ืคื•ืจื™ โ€” ื“ืชื ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืžื“ืคืชื™: ืดื•ืขื ื™ืชื ืืช ื ืคืฉื•ืชื™ื›ื ื‘ืชืฉืขื” ืœื—ื“ืฉืด, ื•ื›ื™ ื‘ืชืฉืขื” (ื”ื) ืžืชืขื ื™ืŸ? ื•ื”ืœื ื‘ืขืฉื™ืจื™ ืžืชืขื ื™ืŸ! ืืœื ืœื•ืžืจ ืœืš: ื›ืœ ื”ืื•ื›ืœ ื•ืฉื•ืชื” ื‘ืชืฉืขื” ื‘ื• โ€” ืžืขืœื” ืขืœื™ื• ื”ื›ืชื•ื‘ ื›ืื™ืœื• ืžืชืขื ื” ืชืฉื™ืขื™ ื•ืขืฉื™ืจื™.

Mar fils de Ravina, toute l'annรฉe, รฉtait assis en jeรปne, sauf l'atzeret, Pourim, et la veille du jour de Kippour. L'atzeret : jour oรน la Torah a รฉtรฉ donnรฉe.

Pourim : "jours de festin et de joie" est รฉcrit. La veille du jour de Kippour : car Hiyya bar Rav de Difti a enseignรฉ : "Vous affligerez vos รขmes le neuf du mois." Est-ce le neuf que l'on jeรปne ?

On jeรปne le dix ! Cela vient te dire : quiconque mange et boit le neuf, l'ร‰criture le compte comme s'il avait jeรปnรฉ le neuf et le dix.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœ ื”ืื•ื›ืœ ื•ืฉื•ืชื” ื›ื•' ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื™ื•ืžื ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื”ื ื“ืจืฉื ืืœื™ื‘ื ื“ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืื“ื ืžื•ื–ื”ืจ ืขืœ ืชื•ืกืคืช ืขื™ื ื•ื™ ืœื”ืชื—ื™ืœ ื•ืœื”ืชืขื ื•ืช ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื•ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ืžื—ื•ืœ ืขืœ ืงื•ื“ืฉ ืžืงืจื ืื—ืจื™ื ื ื ืคืงื ืœื™ื” ืžื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ื‘ืงืฆื™ืจ ืชืฉื‘ื•ืช ื”ื™ืœื›ืš ื›ื™ ืืชื ื”ืื™ ื‘ืชืฉืขื” ืœื”ื›ื™ ืืชื ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืžื” ืฉืืชื ืขื•ืฉื™ื ื‘ืชืฉืขื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ืื ื™ ืงื•ืจื ืขื™ื ื•ื™:
Au dernier chapitre de Yoma, on รฉtablit cette derasha selon celui qui dit : l'homme n'est pas averti sur un supplรฉment d'affliction, pour commencer ร  jeรปner tant qu'il fait jour. Mรชme selon celui qui tient qu'on ajoute du profane sur le saint, il le tire d'un autre verset : "au labour et ร  la moisson tu chรดmeras". C'est pourquoi, quand vient ce "le neuf", c'est pour cela qu'il vient. Il dit ainsi : ce que vous faites le neuf, c'est-ร -dire manger et boire, je l'appelle affliction.
๐Ÿ’ก Explication

Mar fils de Ravina jeรปne tous les jours, avec trois sorties. Atzeret et Pourim reprennent les raisons dรฉjร  dites. La veille de Kippour s'ajoute par une derasha de Hiyya bar Rav de Difti sur Vayikra 23, 32 : l'affliction est รฉcrite au neuf, alors que le jeรปne tombe le dix.

Le verset vient apprendre le compte : manger et boire le neuf est inscrit comme un jeรปne du neuf et du dix. Rachi situe la derasha ร  la fin de Yoma, selon l'avis pour qui l'on n'est pas tenu d'ajouter l'affliction dรจs la veille. Celui qui ajoute du profane sur le saint tire cet ajout d'un autre verset, "au labour et ร  la moisson tu chรดmeras". "Le neuf" reste donc libre pour cette lecture : l'acte du neuf, le repas, reรงoit le nom d'affliction.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le neuf : manger, et l'ร‰criture compte un jeรปne 9 tishri Il mange et boit Hiyya bar Rav de Difti Lecture รฉcartรฉe Jeรปner le neuf ? Le jeรปne est le dix Compte de l'ร‰crit Comme un jeรปne du neuf et du dix
On jeรปne le dix. Manger le neuf est comptรฉ comme un jeรปne du neuf et du dix.
12
ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ื™ื•ืžื ื“ืขืฆืจืชื ืืžืจ: ืขื‘ื“ื™ ืœื™ ืขื’ืœื ืชืœืชื. ืืžืจ, ืื™ ืœื ื”ืื™ ื™ื•ืžื ื“ืงื ื’ืจื™ื โ€” ื›ืžื” ื™ื•ืกืฃ ืื™ื›ื ื‘ืฉื•ืงื.

Rav Yossef, le jour de l'atzeret, disait : faites-moi un veau tiers. Il disait : si ce jour n'avait pas causรฉ cela, combien de Yossef y a-t-il au marchรฉ ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชื™ืœืชื ืฉืœื™ืฉื™ ืœื‘ื˜ืŸ ื•ืžื•ื‘ื—ืจ ื”ื•ื:
Troisiรจme de la matrice, et il est choisi.
ืขื‘ื“ื™ ืœื™ ื”ื™ื” ืžืฆื•ื” ืœืื ืฉื™ ื‘ื™ืชื• ืœื”ื›ื™ืŸ ืœื• ืกืขื•ื“ื”:
Il ordonnait aux gens de sa maison de lui prรฉparer un repas.
ืื™ ืœืื• ื”ืื™ ื™ื•ืžื ืฉืœืžื“ืชื™ ืชื•ืจื” ื•ื ืชืจื•ืžืžืชื™ ื”ืจื™ ืื ืฉื™ื ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื•ืง ืฉืฉืžืŸ ื™ื•ืกืฃ ื•ืžื” ื‘ื™ื ื™ ืœื‘ื™ื ื:
J'ai รฉtudiรฉ la Torah et je me suis รฉlevรฉ. Il y a beaucoup d'hommes au marchรฉ dont le nom est Yossef. Qu'y a-t-il entre moi et eux ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžื” ืฉื—ื™ื˜ื” ืฉื”ื™ื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื” ื“ื•ื—ื” ืืช ื”ืฉื‘ืช ืืœื• ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžื” ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื”ื•ื ื–ื” ื“ืœืžื ืฉืื ื™ ื”ื ื™ ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ืช ืœื™ื” ื–ื” ื”ื—ื™ืœื•ืง ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื‘ืค' ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื™ืœื” (ืฉื‘ืช ืงืœื‘.) ืžืฆืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื—ื“ ืœืžื™ืœื” ื•ื—ื“ ืœืžื›ืฉื™ืจื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื“ืืžืจ ื”ืชื ืžื™ืœื” ื•ื›ืœ ืžื›ืฉื™ืจื™ื” ื“ื•ื—ื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช ื“ื‘ืจื™ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืžื ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื ื“ืืžืจ ืงืจื ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉืžื™ื ื™ ื‘ื™ื•ื ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื‘ืช ื•ื”ื“ืจ ืงืืžืจ ืข"ื› ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ืืœื ื‘ืžื›ืฉื™ืจื™ื ืื‘ืœ ืžื™ืœื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื“ื—ื™ื ืžื ื ืœืŸ ื•ื”ืฉืชื ืžืื™ ืงื‘ืขื™ ืžื ื ืœืŸ ืชื™ืคื•ืง ืžื”ื”ื•ื ืงืจื ื“ื‘ื™ื•ื ื“ื“ืจื™ืฉ ืžื™ื ื™ื” ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืžื›ืฉื™ืจื™ื ืืข"ื› ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืชืจื™ ืงืจืื™ ืœืžื™ืœื” ื•ืœืžื›ืฉื™ืจื™ื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™' ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื•ื“ืื™ ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืœื ืฆืจื™ืš ื”ืื™ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื“ื”ื ืืคื™ืœื• ืžื›ืฉื™ืจื™ ืคืกื— ื“ื”ื•ื• ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื“ื—ื• ืฉื‘ืช ืืข"ื’ ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื›ื“ืงืืžืจ (ืœืงืžืŸ ืคืกื—ื™ื ืกื˜.) ื‘ื’ืžืจื ื•ืœื™ืขื‘ืจื™ื” ื“ื”ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืžื›ืฉื™ืจื™ ืžืฆื•ื” ื“ื—ื• ื•ื”ื ื“ืงืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ืง"ื• ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ื›ืœื•ืžืจ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ื›ื ืืœื ืฉื‘ื•ืช ื‘ืขืœืžื ื™ื•ืชืจ ื™ืฉ ืœื”ืชื™ืจื ืžืฉื—ื™ื˜ื” ืขืฆืžื” ื“ื”ื™ื ืžืœืื›ื” ื’ืžื•ืจื” ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชื” ืžื‘ืขืจื‘ ื•ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžื›ืฉื™ืจื™ ืคืกื— ืžื ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื“ื—ื• ืฉื‘ืช ื“ื”ื ื’ื‘ื™ ืžื™ืœื” ืžืฆืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ื’ืžืจ ืžืกื•ื›ื” ื•ืœื•ืœื‘ ื•ืžืฆื” ื•ืฉื•ืคืจ ื•ืขื•ืžืจ ื•ืฉืชื™ ื”ืœื—ื ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ื“ื“ื—ื• ืžื›ืฉื™ืจื™ื”ื ืฉื‘ืช ื”ื ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ื“ืžื” ืœื”ื ืš ืฉื›ืŸ ื‘ืฉืขืช ื“ื—ื™ื™ืชื• ืžื™ื“ ื™ื›ื•ืœ ืœืงื™ื™ื ืžืฆื•ืชืŸ ืื‘ืœ ืคืกื— ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ืืœื ื‘ืœื™ืœื” ื•ืขื•ื“ ืื™ ืžื”ืชื ื™ืœื™ืฃ ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื‘ืžื•ืขื“ื• ื’ื‘ื™ ืคืกื— ื“ืงืืžืจ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืขืงืจืช ืžื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ืชื•ืจื” ื‘ืžื•ืขื“ื• ืืคื™' ื‘ืฉื‘ืช:
Difficultรฉ pour le Ri : quel kal va-homer est-ce ? Ceux-ci sont peut-รชtre autres, parce qu'il est possible de les faire la veille du chabbat. Rabbi Eliezer lui-mรชme tient cette distinction. C'est pourquoi, au chapitre Rabbi Eliezer de la mila (Chabbat 132a), il exige deux versets, un pour la mila et un pour ses makhshirim (prรฉparatifs), parce qu'il est possible de les faire la veille du chabbat. Il dit lร -bas : la mila et tous ses makhshirim รฉcartent le chabbat, paroles de Rabbi Eliezer. D'oรน Rabbi Eliezer tient-il cela ? Le verset dit : "et le huitiรจme jour", le jour, mรชme le chabbat. Ensuite il dit : les Sages ne divergent de lui que sur les makhshirim, mais la mila, de l'avis de tous, รฉcarte le chabbat. D'oรน le tenons-nous ? Que demande-t-il par "d'oรน le tenons-nous" ? Qu'on le tire de ce verset "le jour", dont Rabbi Eliezer tire les makhshirim. Il faut donc deux versets, pour la mila et pour ses makhshirim, comme on l'a expliquรฉ. Il paraรฎt au Ri que, pour Rabbi Eliezer, ce kal va-homer n'est pas requis. Mรชme les makhshirei pesah, qui sont une melakha (travail interdit) complรจte, รฉcartent le chabbat, bien qu'il soit possible de les faire la veille du chabbat, comme il dit plus loin (Pesachim 69a) dans la Guemara : "qu'on le fasse passer", car nous tenons de Rabbi Eliezer qu'il dit : les makhshirei mitsva รฉcartent le chabbat. Ce kal va-homer que l'on dit ici, il le dit selon les paroles des Sages. Bien qu'il soit possible de les faire la veille du chabbat, puisqu'il n'y a qu'un simple shevout (interdit rabbinique), il y a plus lieu de les permettre que la shehita elle-mรชme, qui est une melakha complรจte, bien qu'il soit impossible de la faire dรจs la veille. Difficultรฉ pour le Ri : les makhshirei pesah, d'oรน Rabbi Eliezer tient-il qu'ils รฉcartent le chabbat ? Pour la mila, il exige deux versets. Si tu dis qu'il l'apprend de la souka, du loulav, de la matsa, du shofar, de l'omer et des deux pains, dont on prouve lร -bas que leurs makhshirim รฉcartent le chabbat, on peut objecter. Ceux-lร  ont ceci : au moment oรน ils รฉcartent le chabbat, on peut aussitรดt accomplir leur mitsva. Le pesah ne se mange que la nuit. Encore : s'il l'apprend de lร , pourquoi "be-moado" (en son temps fixรฉ) est-il requis pour le pesah, dont Rabbi Eliezer dit : tu dรฉracines ce qui est รฉcrit dans la Torah, "be-moado", mรชme le chabbat.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ, ื‘ื™ื•ืžื ื“ืขืฆืจืชื ืืžืจ: ืขื‘ื“ื• ืœื™ ืขื’ืœื ืชืœืชื. ืืžืจ: ืื™ ืœืื• ื”ืื™ ื™ื•ืžื ื“ืงื ื’ืจื™ื, ื›ืžื” ื™ื•ืกืฃ ืื™ื›ื ื‘ืฉื•ืงื. ื”ื ื” ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ืคื™ืจืฉื• ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ื™ื” ืœื• ื™ืชืจื•ืŸ ื’ื“ื•ืœ ืžืฆื“ ื”ื–ื›ื™ืจื” ืฉื”ื™ื” ื–ื›ืจืŸ ื•ืœื ืฉืœื˜ื” ื‘ื• ืฉื›ื—ื”, ื’ื ืืžืจื• ื“ื”ืฉื›ื—ื” ืฉืœื˜ื” ื‘ืขื•ืœื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื ืฉืชื‘ืจื• ืœื•ื—ื•ืช ืจืืฉื•ื ื•ืช, ื’ื ืืžืจื• ื”ื˜ืขื ื“ื ืฉืชื‘ืจื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื ืชื ื” ืชื•ืจื” ื‘ื™ื•ื ื•ืฉืœื˜ื” ืขื™ืŸ ื”ืจืข ืฉืœ ืื•ืžื•ืช ื”ืขื•ืœื ื•ืื ื”ื™ืชื” ื‘ืœื™ืœื” ืœื ื”ื™ื” ืขื™ืŸ ื”ืจืข ื•ืœื ื ืฉืชื‘ืจื•, ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ 'ืื™ ืœืื• ื”ืื™ ื™ื•ืžื ื“ืงื ื’ืจื™ื, ื›ืžื” ื™ื•ืกืฃ ืื™ื›ื ื‘ืฉื•ืงื' ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื”ื. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืžื” ืงืฉืจ ื™ืฉ ืœื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื‘ืขื’ืœื ืชืœืชื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืžื” ืฉืื›ืœ ืขื’ืœื ืชืœืชื ื‘ื™ื•ื ืฉื‘ื•ืขื•ืช ื–ื›ืจ ืœืฉืœืฉื” ื™ืžื™ื ืฉืงื™ื“ืฉ ืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืข"ื” ืืช ื™ืฉืจืืœ ื‘ื”ื ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ื”ืชื•ืจื” ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ืœื ืืžืจ ืœื• ืืœื 'ื”ื™ื•ื ื•ืžื—ืจ' ืฉื ื™ ื™ืžื™ื ื‘ืœื‘ื“ ื•ืจืง ื™ื•ื ืื—ื“ ื”ื•ืกื™ืฃ ืžื“ืขืชื•, ื•ื”ื˜ืขื ืฉื”ื•ืกื™ืฃ ื™ื•ื ืื—ื“ ืฉืจืฆื” ืฉื™ื”ื™ื” ื”ืงื™ื“ื•ืฉ ืฉืœื ื‘ืฉืœืฉื” ื™ืžื™ื ื•ืฉืœืฉื” ืœื™ืœื•ืช, ื•ืœื›ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืืžืจ ืœื• ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ื‘ื™ื•ื ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืฉื‘ืช 'ื•ืงื“ืฉืชื ื”ื™ื•ื ื•ืžื—ืจ' (ืฉืžื•ืช ื™ื˜, ื™) ื•ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื’ืžืจื (ืฉื‘ืช ืคื–.) ืžื” ืขืฉื”? ื—ืฉื‘ ื™ื•ื ืจื‘ื™ืขื™ ื•ืœื™ืœ ื—ืžื™ืฉื™ ืœื™ื•ื ืื—ื“ ื•ื™ื•ื ื—ืžื™ืฉื™ ื•ืœื™ืœ ืฉื™ืฉื™ ืœื™ื•ื ืื—ื“ ื•ื™ื•ื ืฉื™ืฉื™ ื•ืœื™ืœ ืฉื‘ืช ืœื™ื•ื ืื—ื“, ื•ื‘ื–ื” ื ืฉืœื ืงื™ื“ื•ืฉ ืฉืœื”ื, ื•ืœื›ืš ื ื™ืชื ื” ืชื•ืจื” ื‘ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืชื ื” ื‘ื™ื•ื ืฉืœื˜ื” ืขื™ืŸ ื”ืจืข ื•ื ืฉื‘ืจื• ื”ืœื•ื—ื•ืช ื•ื ืขืฉื” ืฉื›ื—ื” ื•ืื– ื ืžืฆื ื™ืฉ ืจื‘ื•ืชื ื’ื“ื•ืœื” ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ื–ื›ื™ืจื” ื•ื–ื” ืขื•ืœื” ื›ืคื™ ื”ืจืžื– ืฉืœ ืขื’ืœื ืชืœืชื. ืื‘ืœ ืื ืœื ื”ื™ื” ืžื•ืกื™ืฃ ืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื™ื•ื ืื—ื“ ืืœื ื”ื™ื” ื“ืŸ ื‘ื“ื‘ืจื™ ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ื›ืคืฉื˜ืŸ ื“ืืžืจ ืœื™ื” ื‘ื™ื•ื ืจื‘ื™ืขื™ 'ื•ืงื“ืฉืชื ื”ื™ื•ื ื•ืžื—ืจ' ื“ืงืื™ ืขืœ ื™ื•ื ืจื‘ื™ืขื™ ื•ื™ื•ื ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืœื‘ื“. ื ืžืฆื ื ืฉืœื ืงื™ื“ื•ืฉ ืฉืœื”ื ื‘ืกื•ืฃ ื™ื•ื ื—ืžื™ืฉื™ ื•ืื– ื”ื™ื” ื–ืžืŸ ื ืชื™ื ืช ื”ืชื•ืจื” ื—ืœ ื‘ืœื™ืœ ืฉื™ืฉื™ ื•ื”ื™ืชื” ื”ืชื•ืจื” ื ื™ืชื ืช ื‘ืœื™ืœื” ื•ืœื ื”ื™ื” ืฉื•ืœื˜ ืขื™ืŸ ื”ืจืข ื•ืœื ื”ื™ื• ืžืฉืชื‘ืจื™ื ื”ืœื•ื—ื•ืช ื•ืœื ื”ื™ืชื” ืฉื•ืœื˜ืช ื”ืฉื›ื—ื” ื•ืื ื›ืŸ ืžืื™ ืจื‘ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ื›ื— ื”ื–ื›ื™ืจื” ืฉื™ืฉ ืœื• ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื” ืืžืจ ื›ืŸ ื›ื“ ื”ื•ื• ืขื‘ื“ื™ืŸ ืœื™ื” ืขื’ืœื ืชืœืชื. ื•ื‘ื–ื” ื™ืชื•ืจืฅ ื“ืงื“ื•ืง ืื—ืจ ืœืžืื™ ื ืคืงื ืžื™ื ื” ื”ื‘ื™ื ื”ื’ืžืจื ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ? ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ืœืœืžื“ื™ื ื• ื“ื™ืฉ ืœื—ื•ืฉ ืœืขื™ืŸ ื”ืจืข ืืคื™ืœื• ื‘ื“ื‘ืจื™ื ืฉื‘ืงื“ื•ืฉื”.
Rav Yossef, le jour de l'atzeret, disait : faites-moi un veau tiers. Il disait : si ce jour n'avait pas causรฉ cela, combien de Yossef y a-t-il au marchรฉ. Les commentateurs, de mรฉmoire bรฉnie, ont expliquรฉ : Rav Yossef avait un grand avantage du cรดtรฉ de la mรฉmoire, il รฉtait un homme de mรฉmoire, et l'oubli n'avait pas de prise sur lui. Ils ont dit aussi que l'oubli a pris prise sur le monde parce que les premiรจres tables ont รฉtรฉ brisรฉes. Ils ont dit aussi la raison pour laquelle elles ont รฉtรฉ brisรฉes : la Torah a รฉtรฉ donnรฉe de jour, et l'ayin ha-ra (mauvais ล“il) des nations a pris prise ; si elle avait รฉtรฉ de nuit, il n'y aurait pas eu d'ayin ha-ra, et elles n'auraient pas รฉtรฉ brisรฉes. C'est pourquoi Rav Yossef a dit : si ce jour n'avait pas causรฉ cela, combien de Yossef y a-t-il au marchรฉ. Jusqu'ici leurs paroles. Il reste ร  comprendre quel lien ces paroles ont avec le veau tiers. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ce qu'il mangeait, un veau tiers, le jour de Shavouot, est un souvenir des trois jours oรน Mochรฉ notre maรฎtre, que la paix soit sur lui, a sanctifiรฉ Israรซl afin de recevoir la Torah. On sait que Hachem, bรฉni soit-Il, ne lui a dit que "aujourd'hui et demain", deux jours seulement, et qu'il a ajoutรฉ un seul jour de son propre avis. La raison de cet ajout : il voulait que la sanctification soit entiรจre en trois jours et trois nuits. Puisque Hachem, bรฉni soit-Il, lui a dit le mercredi "vous les sanctifierez aujourd'hui et demain" (Shemot 19, 10), comme il est rappelรฉ dans la Guemara (Chabbat 87a), qu'a-t-il fait ? Il a comptรฉ le mercredi et la nuit du jeudi pour un jour, le jeudi et la nuit du vendredi pour un jour, et le vendredi et la nuit du chabbat pour un jour. Par lร , leur sanctification s'est achevรฉe. C'est pourquoi la Torah a รฉtรฉ donnรฉe le jour du chabbat. Puisqu'elle a รฉtรฉ donnรฉe de jour, l'ayin ha-ra a pris prise, les tables ont รฉtรฉ brisรฉes, et l'oubli a รฉtรฉ fait. Il se trouve alors une grande nouveautรฉ pour Rav Yossef au sujet de la mรฉmoire, et cela monte selon l'allusion du veau tiers. Si Mochรฉ notre maรฎtre, que la paix soit sur lui, n'avait pas ajoutรฉ un jour, et s'il avait jugรฉ les paroles de Hachem, bรฉni soit-Il, selon leur sens simple, qui lui dit le mercredi "vous les sanctifierez aujourd'hui et demain", visant le mercredi et le jeudi seulement, leur sanctification se serait achevรฉe ร  la fin du jeudi. Le temps du don de la Torah serait alors tombรฉ la nuit du vendredi. La Torah aurait รฉtรฉ donnรฉe de nuit, l'ayin ha-ra n'aurait pas pris prise, les tables n'auraient pas รฉtรฉ brisรฉes, et l'oubli n'aurait pas pris prise. Dรจs lors, quelle nouveautรฉ y aurait-il chez Rav Yossef dans la force de mรฉmoire qu'il a ? C'est pourquoi il disait cela quand on lui prรฉparait un veau tiers. Par lร  se rรฉsout une autre prรฉcision : quelle consรฉquence pratique y a-t-il ร  ce que la Guemara rapporte les paroles de Rav Yossef ? Par lร , c'est en place, pour nous apprendre qu'il faut craindre l'ayin ha-ra mรชme dans les choses de la saintetรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef commande, ร  l'atzeret, un egla tilta : Rachi, le troisiรจme de la matrice, le plus choisi. La phrase "si ce jour n'avait pas causรฉ cela" vise le don de la Torah. Sans l'รฉtude, il resterait un Yossef parmi les Yossef du marchรฉ.

Tossefot reporte ici la difficultรฉ du Ri sur le kal va-homer de la shehita. Rabbi Eliezer sรฉpare ce qui peut se faire la veille, comme pour la mila. Le kal va-homer est alors dit selon les paroles des Sages : un shevout a plus lieu d'รชtre permis qu'une melakha complรจte.

Ben Yehoyada relie le veau tiers aux trois jours de prรฉparation du Sinaรฏ (Chabbat 87a). Mochรฉ ajoute un jour ร  "aujourd'hui et demain", la Torah est donnรฉe de jour, l'ayin ha-ra brise les tables, l'oubli entre dans le monde. La mรฉmoire de Rav Yossef a alors son relief. La Guemara, en rapportant le veau, apprend ร  craindre l'ayin ha-ra mรชme dans une chose sainte.

13
ืจื‘ ืฉืฉืช ื›ืœ ืชืœืชื™ืŸ ื™ื•ืžื™ืŸ ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ืชืœืžื•ื“ื™ื”, ื•ืชืœื™ ื•ืงืื™ ื‘ืขื™ื‘ืจื ื“ื“ืฉื, ื•ืืžืจ: ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™, ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™, ืœืš ืงืจืื™ ืœืš ืชื ืื™. ืื™ื ื™? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ืื™ืœืžืœื ืชื•ืจื” ืœื ื ืชืงื™ื™ืžื• ืฉืžื™ื ื•ืืจืฅ, ืฉื ืืžืจ: ืดืื ืœื ื‘ืจื™ืชื™ ื™ื•ืžื ื•ืœื™ืœื” ื—ืงื•ืช ืฉืžื™ื ื•ืืจืฅ ืœื ืฉืžืชื™ืด! ืžืขื™ืงืจื ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ืื™ื ื™ืฉ โ€” ืื“ืขืชื ื“ื ืคืฉื™ื” ืงื ืขื‘ื™ื“.

Rav Sheshet, tous les trente jours, se repassait son รฉtude. Il s'appuyait et se tenait sur le verrou de la porte, et il disait : rรฉjouis-toi, mon รขme, rรฉjouis-toi, mon รขme, pour toi j'ai lu, pour toi j'ai รฉtudiรฉ.

Est-ce ainsi ? Rabbi Elazar a dit : sans la Torah, le ciel et la terre ne se seraient pas maintenus, car il est dit : "Si Mon alliance n'รฉtait pas, le jour et la nuit, les lois du ciel et de la terre, Je ne les aurais pas placรฉes." Au dรฉpart, quand un homme agit, c'est dans l'intention de lui-mรชme qu'il agit.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื•ืชืœื™ ื ืฉืขืŸ:
Il s'appuie.
ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ืฉืžื—ื™ ื ืคืฉื™:
Rรฉjouis-toi, mon รขme.
ืœืš ืงืจืื™ ืœืš ืชื ืื™ ื‘ืฉื‘ื™ืœืš ื•ืœืฆื•ืจื›ืš ืฉื ื™ืชื™ ื•ืงืจื™ืชื™:
Pour toi et pour ton besoin, j'ai rรฉpรฉtรฉ et j'ai lu.
ืื™ื ื™ ื•ื›ื™ ืื™ืŸ ื”ื ืื” ื‘ืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ืืœื ืœืœื•ืžื“ื™ื” ืœื‘ื“ื:
Le plaisir de l'รฉtude de la Torah ne serait-il que pour ceux qui l'รฉtudient, eux seuls ?
ืื ืœื ื‘ืจื™ืชื™ ืฉืœ ื™ื•ืžื ื•ืœื™ืœื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ื• (ื™ื”ื•ืฉืข ืืณ:ื—ืณ) ื•ื”ื’ื™ืช ื‘ื• ื™ื•ืžื ื•ืœื™ืœื”:
De jour et de nuit, c'est-ร -dire l'รฉtude de la Torah, dont il est รฉcrit (Yehoshoua 1, 8) : tu la murmureras jour et nuit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืจืื™ื” ืจืฉื•ืช ืœืžืฆื•ื” ืžืฉืžืข ื“ืžื›ืฉื™ืจื™ ืื•ื›ืœ ื ืคืฉ ืฉืืคืฉืจ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืžืขืจื‘ ื™ื•"ื˜ ืืกื™ืจื™ ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื•ื”ืงืฉื” ืจ"ืฉ ื›ื”ืŸ ื“ื‘ืจื™ืฉ ืชื•ืœื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“' ืงืœื–:) ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืขื“ื™ืคื ืžื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืฉืจื™ ืืคื™' ืžื›ืฉื™ืจื™ ื“ืืคืฉืจ ืžืขืจื‘ ื™ื•"ื˜ ื•ืชื™ืจืฅ ืœื• ืจ"ื™ ื“ืœื ืฉืจื™ ืืœื ื“ื•ืงื ื‘ืžืฉืžืจืช ื“ืœื ื“ืžื™ื ืžืœืื›ื” ื›ื•ืœื™ ื”ืื™:
Il ressort que les makhshirim de okhel nefech (nourriture de la personne) qu'il est possible de faire la veille de yom tov sont interdits pour Rabbi Eliezer. Rav Sh. Cohen a objectรฉ : au dรฉbut de Tolin (Chabbat 137b), nous disons que Rabbi Eliezer va plus loin que Rabbi Yehuda, et qu'il permet mรชme les makhshirim qu'il est possible de faire la veille de yom tov. Le Ri lui a rรฉpondu : il ne permet que la mishmeret (garde), qui ne ressemble pas tant ร  une melakha.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืจื‘ ืฉืฉืช ื›ืœ ืชืœืชื™ืŸ ื™ื•ืžื™ืŸ ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ืชืœืžื•ื“ื™ื” ื•ืชืœื™ ื•ืงืื™ ื‘ืขื™ื‘ืจื ื“ื“ืฉื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื˜ืขื ืฉืื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื• ืืœื• ื›ืฉื”ื•ืœืš ื•ืขื•ืžื“ ืืฆืœ ื”ืคืชื— ื›ื“ื™ ืœืจืžื•ื– ื‘ื–ื” ื”ืžื•ืกืจ ืืฉืจ ืืžืจ ืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ื‘ืคืกื•ืง 'ื”ื“ืœืช ืชืกื•ื‘ ืขืœ ืฆื™ืจื” ื•ืขืฆืœ ืขืœ ืžื˜ืชื•' (ืžืฉืœื™ ื›ื•, ื™ื“) ืฉืคื™ืจืฉื• ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ื”ื›ื•ื•ื ื” ื“ื”ื“ืœืช ื›ื‘ื“ ืžืื“ ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื”ื ื™ืขื• ื•ืจืง ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘' ืฆื™ืจ ืœืžืขืœื” ื•ืœืžื˜ื” ืื– ื’ื ื™ืœื“ ืงื˜ืŸ ื™ื•ื›ืœ ืœื”ื ื™ืขื• ืœืคืชื—ื• ื•ืœืกื’ืจื• ื•ื›ืŸ ื”ืขืฆืœ ืฉืื™ื ื• ืขื•ืกืง ื‘ืชื•ืจื” ืชื“ืžื” ื‘ืขื™ื ื™ื• ืžืฉื ื›ื‘ื“ ืžืื“ ื•ื›ืœ ื–ื” ื”ื•ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืจืฆื•ืŸ ืžืฆื“ ื”ืขืœื™ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื”ืžื•ื— ื•ืžืฆื“ ื”ืชื—ืชื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื”ืœื‘ ื•ืœื–ื” ืืžืจ 'ื”ื“ืœืช ืชืกื•ื‘ ืขืœ ืฆื™ืจื” ื•ื”ืขืฆืœ ืขื•ื“ื ื• ืขืœ ืžื˜ืชื•'? ื‘ืชืžื™ื”! ื›ื™ ืื ื”ื•ื ืจื•ืื” ืืช ื”ืชื•ืจื” ืžืฉื ื›ื‘ื“ ื›ืœ ื–ื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื—ืกืจื•ืŸ ื”ืฆื™ืจื™ื ืฉื”ื ืจืฆื•ืŸ ื”ืžื•ื— ื•ื”ืœื‘ ืขื›"ื“. ื•ืœื›ืŸ ืจื‘ ืฉืฉืช ืฉื”ื™ื” ื–ื”ื™ืจ ื•ื–ืจื™ื– ื‘ืœื™ืžื•ื“ื• ื“ื”ื•ื” ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ื›ืœ ืชืœืชื™ืŸ ื™ื•ืžื™ืŸ ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื”ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ืืฆืœ ื”ื“ืœืช ื›ื“ื™ ืœืขื•ืจืจ ืœื‘ ื”ืฉื•ืžืขื™ืŸ ื•ื”ืชืœืžื™ื“ื™ื ืฉื™ืงื—ื• ืžื•ืกืจ ืžืŸ ื”ื“ืœืช ื›ืžื• ืฉืืžืจ ืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ื•ื™ื–ื“ืจื–ื• ื‘ืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื–ื” ื›ืœ ืฉืœืฉื™ื ืœื—ื“ืฉ ืชืœืžื•ื“ื• ื›ื™ ื™ืฉืจืืœ ื ืžืฉืœื• ืœืœื‘ื ื” ืฉืžืชื—ื“ืฉืช ื›ืœ ืœ' ื™ื•ื ื•ื’ื ื”ื ืขืชื™ื“ื™ื ืœื”ืชื—ื“ืฉ ื›ืžื•ืชื”. ื•ืœืคื™ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืฉืขืจ ื”ื’ืœื’ื•ืœื™ื ื“ืฃ ื–' ืฉืคื™ืจืฉ ื‘ืžืืžืจ ื–ื” ื“ืจื‘ ืฉืฉืช ื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœ ื‘ื‘ื ื‘ืŸ ื‘ื•ื˜ื ื•ืœื›ืš ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื›ืš ื™ืขื™ื™ืŸ ืฉื ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“, ืœื›ืš ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• 'ื›ื“ ื”ื•ื” ืชืœื™ ื•ืงืื™ ื‘ืขื™ื‘ืจื ื“ื“ืฉื' ืœืจืžื•ื– ืขืœ ื’ืœื’ื•ืœ ื‘ื‘ื ื‘ืŸ ื‘ื•ื˜ื ื™ืขืŸ ื›ื™ 'ื‘ื‘ื' ื‘ืœืฉื•ืŸ ืชืœืžื•ื“ ื”ื•ื 'ื“ืฉื' ื•ื“ื•ืง ื”ื™ื˜ื‘.
Rav Sheshet, tous les trente jours, se repassait son รฉtude, et il s'appuyait et se tenait sur le verrou de la porte. Il me semble, avec l'aide du Ciel, la raison pour laquelle il dit ces paroles en allant se tenir prรจs de la porte : faire allusion au moussar que le roi Shlomo, que la paix soit sur lui, a dit dans le verset "la porte tourne sur son gond, et le paresseux sur son lit" (Mishlei 26, 14). Les commentateurs, de mรฉmoire bรฉnie, ont expliquรฉ : la porte est trรจs lourde, et il est impossible de la mouvoir ; seulement parce qu'elle a deux gonds, en haut et en bas, mรชme un petit enfant peut la mouvoir pour l'ouvrir et la fermer. Ainsi le paresseux qui ne s'occupe pas de Torah : cela lui paraรฎt un fardeau trรจs lourd. Tout cela, parce qu'il n'a pas de volontรฉ du cรดtรฉ d'en haut, qui est le cerveau, ni du cรดtรฉ d'en bas, qui est le cล“ur. C'est pourquoi il a dit : "la porte tourne sur son gond, et le paresseux est encore sur son lit ?", en รฉtonnement. S'il voit la Torah comme un fardeau lourd, tout cela vient du manque des gonds, qui sont la volontรฉ du cerveau et du cล“ur. Fin de leurs paroles. C'est pourquoi Rav Sheshet, qui รฉtait attentif et prompt dans son รฉtude, puisqu'il se la repassait tous les trente jours, disait ces paroles, qui touchent ร  l'occupation de la Torah, prรจs de la porte, afin d'รฉveiller le cล“ur des auditeurs et des รฉlรจves : qu'ils prennent le moussar de la porte, comme l'a dit le roi Shlomo, que la paix soit sur lui, et qu'ils se hastent dans l'occupation de la Torah comme lui. Il faisait cela tous les trente jours pour renouveler son รฉtude, car Israรซl est comparรฉ ร  la lune, qui se renouvelle tous les trente jours, et eux aussi sont destinรฉs ร  se renouveler comme elle. Selon les paroles de notre maรฎtre le Ari, de mรฉmoire bรฉnie, dans Shaar HaGilgoulim, page 7, qui a expliquรฉ dans cet enseignement que Rav Sheshet รฉtait un gilgoul de Bava ben Bouta, et que c'est pourquoi il disait ainsi, vois lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel : c'est pourquoi il disait ces paroles "quand il s'appuyait et se tenait sur le verrou de la porte", pour faire allusion au gilgoul de Bava ben Bouta, parce que "bava", en langue du Talmud, est "dasha" (la porte). Examine bien.
ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™, ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ืคืœ ืœืฉื•ื ื•, ื”ืื—ื“ ืขืœ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื•ืื—ื“ ืขืœ ืขื•ืœื ื”ื‘ื ื“ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื™ืฉ ืœื”ื ืฉืžื—ื” ื’ื“ื•ืœื” ื‘ืชื•ืจื” ื•ืžืฆื•ืช ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืžืขื™ืŸ ืขื•ืœื ื”ื‘ื ืขืœ ื“ืจืš ืžื” ืฉืืžืจื• (ื‘ืจื›ื•ืช ื™ื–.) 'ืขื•ืœืžืš ืชืจืื” ื‘ื—ื™ื™ืš' ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ืฉืœื ืฉืžื—ืชื ื‘ืขื•ืœื ื”ื‘ื ื“ืœื ื‘ื”ื™ืœื™ ืœืืกืชื›ื•ืœื™ ื‘ืืคื™ ืฉื›ื™ื ื”. ืื• ื›ืคืœ ื“ื‘ืจื™ื• ืื—ื“ ืขืœ ื—ืœืง ื”ืžืขืฉื” ื•ืื—ื“ ืขืœ ื—ืœืง ื”ืชืœืžื•ื“, ื•ื–ื”ื• ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ื‘ื—ืœืง ื”ืžืขืฉื” ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ื‘ื—ืœืง ื”ืชืœืžื•ื“, ื•ืื ืชืืžืจ ื•ื”ืœื ืืชื” ืขื™ืงืจ ืขืกืงืš ื‘ื—ืœืง ื”ืชืœืžื•ื“ ืฉื”ื•ื ืชื™ืงื•ืŸ ื”ืจื•ื— ื•ื”ื•ื ืฉืžื—ืช ื”ืจื•ื—, ื•ืื™ืš ืชืืžืจ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ืฉื”ื•ื ื”ื ืคืฉ ื‘ื—ืœืง ื”ืชืœืžื•ื“? ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืœืš ืงืจืื™, ืœืš ืชื ืื™ , ื›ื™ ื”ืชืœืžื•ื“ ืžื‘ื™ื ืœื™ื“ื™ ืžืขืฉื” ื•ืื ืœื ื™ืฉ ืชืœืžื•ื“ ืื™ืš ื™ื“ืข ืœืขืฉื•ืช ื•ืœื›ืŸ ืจืื•ื™ ืฉื”ื ืคืฉ ืชืฉืžื— ื’ื ื‘ื—ืœืง ื”ืชืœืžื•ื“. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื”ื˜ืขื ืฉื›ืคืœ ื”ืœืฉื•ืŸ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™, ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉืืžืจืชื™ ื‘ืก"ื“ ื‘ืคืกื•ืง 'ืื™ ื–ื” ื‘ื™ืช ืืฉืจ ืชื‘ื ื• ืœื™ ื•ืื™ ื–ื” ืžืงื•ื ืžื ื•ื—ืชื™' ื›ื™ ืื ื—ื ื• ืขื•ืฉื™ื ืฉื ื™ ื‘ื—ื™ื ื•ืช ื‘ื™ืจื•ืจ ื‘ื™"ื ืกืžื ื™ ื”ืงื˜ื•ืจืช ื”ืื—ื“ ื‘ื‘ื—ื™ื ืช ื”ืชืคืืจืช ื‘ืคืกื•ืงื™ื ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘ ื›ืคืกื•ืง ืงื— ืœืš ืกืžื™ื ื ื˜ืฃ ื•ืฉื—ืœืช ื•ื—ืœื‘ื ื” ืกืžื™ื ื•ืœื‘ื ื” ื–ื›ื” ื•ื›ื•' (ืฉืžื•ืช ืœ, ืœื“) ืฉื‘ื–ื” ื ืจืžื–ื• ื™"ื ืกื™ืžื ื™ื ื•ื”ื‘' ื‘ื‘ื—ื™ื ืช ื”ืžืœื›ื•ืช ื‘ืืžื™ืจืช ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ื“'ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ, ืคื˜ื•ื ื”ืงื˜ืจืช ื›ื™ืฆื“ ื•ื›ื•' (ื›ืจื™ืชื•ืช ื•.) ืฉื”ื™ื ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืœื›ื•ืช. ื•ืœื–ื” ืืžืจ 'ืื™ ื–ื” ื‘ื™ืช ืืฉืจ ืชื‘ื ื• ืœื™' ืจืžื– ื‘ืชื™ื‘ืช 'ืื™' ื”ืจืืฉื•ืŸ ืขืœ ื‘ื™ืจื•ืจ ื™"ื ืกื™ืžื ื™ื ืฉื”ื ื‘ื‘ื—ื™ื ืช ื”ืชืคืืจืช ื‘ืกื•ื“ ืืžื™ืจืชื™ื ื• ืคืกื•ืงื™ื ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘, ื•ืจืžื– ื‘ืชื™ื‘ืช 'ืื™' ื”ืฉื ื™ื” ื‘ืื•ืžืจื• 'ื•ืื™ ื–ื” ืžืงื•ื ืžื ื•ื—ืชื™' ืขืœ ื‘ื™ืจื•ืจ ื™"ื ืกื™ืžื ื™ื ืฉืœ ื‘ื—ื™ื ืช ื”ืžืœื›ื•ืช ื‘ืืžื™ืจืช ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ืฉื”ื•ื ืกื•ื“ ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืฉื”ื™ื ืกื•ื“ ื”ืžืœื›ื•ืช. ื•ื›ืŸ ื›ืืŸ ืืžืจ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ื›ืคืœื™ื ื›ื™ ื—ื“ืื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื—"ื“ ื™"ื ื•ื–ื”ื• ื—ื“ ืื™ ืฉื”ื•ื ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืงืจื ื—ื“ ื"ื™ ืฉื”ื•ื ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืฉื ื” ื•ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืœืš ืงืจืื™ , ื”ืžืงืจื ื‘ืขื‘ื•ืจ ื‘ื™ืจื•ืจ ื—ื“ ืื™ ื•ืœืš ืชื ืื™ ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ืขื‘ื•ืจ ื‘ื™ืจื•ืจ ื—ื“ ื"ื™. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ืชื•ืจื” ื ืงืจืืช ืื ื“ื›ืชื™ื‘ (ืžืฉืœื™ ื‘, ื’) 'ื›ื™ ืื ืœื‘ื™ื ื” ืชืงืจื', ืืœ ืชืงืจื™ ืื ืืœื ืื, ื•ื›ืžื• ืฉื”ืื ื”ื’ืฉืžื™ืช ื™ืฉ ืœื” ื‘' ื“ื“ื™ื ืœื”ื ื™ืง ืืช ื‘ื ื” ื›ืŸ ืื ื”ืจื•ื—ื ื™ืช ื™ืฉ ืœื” ื‘' ื“ื“ื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ืžืฉืœื™ ื”, ื™ื˜) 'ื“ื“ื™ื” ื™ืจื•ืš ื‘ื›ืœ ืขืช' ื•ื”ื ื“ื“ ื™ืžื™ืŸ ื–ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘ ื•ื“ื“ ืฉืžืืœ ื–ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื•ืฉื ื™ ื“ื“ื™ื ืืœื• ื”ื ืžื ื™ืงื™ื ืœื ืคืฉ ื•ื”ื ื” ื“ื“ ื‘ืœืฉื•ืŸ ื—ื›ืžื™ื ื”ื•ื ื—ื“ื™ื” ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ืืช ืชืฉืžื—ื™ ื‘ื“ื“ ื™ืžื™ืŸ ื•ื‘ื“ื“ ืฉืžืืœ ื™ืขืŸ ืœืš ืงืจืื™ ื”ืžืงืจื ืฉื”ื•ื ื“ื“ ื™ืžื™ืŸ ืœืš ืชื ืื™ ื”ืžืฉื ื” ืฉื”ื•ื ื“ื“ ืฉืžืืœ. ื•ืžื” ืฉื”ื™ื” ืจื‘ ืฉืฉืช ืžื“ื‘ืจ ื‘ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื™ื•ืชืจ ืžืฉืืจ ื—ื›ืžื™ื ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื” ืกื’ื™ ื ื”ื•ืจ ื•ืœื ื”ื™ื” ื’ื•ืคื• ื ื”ื ื” ืžืŸ ื”ื›ื‘ื•ื“ ืฉืขื•ืฉื™ื ื”ื”ืžื•ืŸ ืœืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ืŸ ืžืฆื“ ื”ืงื™ืžื” ื”ืŸ ืžืฆื“ ืžื•ืฉื‘ ื”ืžืงื•ื ืžืื—ืจ ื“ืื™ื ื• ืจื•ืื” ื‘ืขื™ื ื™ื• ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ืฉืืจ ื—ื›ืžื™ื ืฉืจื•ืื™ื ื‘ืขื™ื ื™ื”ื ืื™ืš ืงืžื™ื ื›ืœ ื”ืขื ืžืœื•ื ืงื•ืžืชื ืžืคื ื™ื”ื ื•ืื™ืš ื”ื ื™ื•ืฉื‘ื™ื ื‘ืจืืฉ ื”ื ื” ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื• ื ื”ื ื™ื ืžืŸ ื”ื›ื‘ื•ื“ ื”ื–ื” ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ืŸ ืœื‘ื ื—ืคืฅ ื‘ื• ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื—ื“ืื™ ื ืคืฉืื™ ืœืš ืงืจืื™ ืœืš ืชื ืื™ ืฉื”ื ืืช ื”ืœื™ืžื•ื“ ืžื’ืขืช ืœืš ื“ื•ืงื ื•ืœื ืœื’ื•ืคื™.
Rรฉjouis-toi, mon รขme, rรฉjouis-toi, mon รขme. Il me semble, avec l'aide du Ciel, le double de sa formule : l'un pour ce monde, l'un pour le monde ร  venir. Les justes ont une grande joie dans la Torah et les mitsvot en ce monde, ร  la ressemblance du monde ร  venir, selon ce qu'ils ont dit (Berakhot 17a) : "tu verras ton monde de ton vivant". Par cela s'achรจve leur joie dans le monde ร  venir, car ils n'ont pas l'audace de regarder la face de la Chekhina. Ou bien il a doublรฉ ses paroles, l'une sur la part de l'acte, l'autre sur la part de l'รฉtude. C'est : rรฉjouis-toi, mon รขme, dans la part de l'acte ; rรฉjouis-toi, mon รขme, dans la part de l'รฉtude. Si tu dis : ton occupation principale est la part de l'รฉtude, qui est la rรฉparation du roua'h et la joie du roua'h, comment dis-tu "rรฉjouis-toi, mon รขme", l'รขme, dans la part de l'รฉtude ? Pour cela il a dit : pour toi j'ai lu, pour toi j'ai รฉtudiรฉ. Car l'รฉtude mรจne ร  l'acte, et s'il n'y a pas d'รฉtude, comment saurait-il agir. Il convient donc que l'รขme se rรฉjouisse aussi dans la part de l'รฉtude. Ou bien l'on comprend, avec l'aide du Ciel, la raison du double "rรฉjouis-toi, mon รขme", selon ce que j'ai dit, avec l'aide du Ciel, sur le verset "quelle est la maison que vous me bรขtirez, et quel est le lieu de mon repos". Nous faisons deux ordres de birour (tri) dans les onze senteurs de la ketoret. L'un dans l'aspect de tiferet, par les versets de la Torah รฉcrite, comme le verset "prends pour toi des aromates, stacte, ongle et galbanum, aromates et encens pur" (Shemot 30, 34), oรน sont visรฉs les onze signes. Le second dans l'aspect de malkhout, par la lecture de la baraitha "les Sages ont enseignรฉ : comment compose-t-on la ketoret" (Keritot 6a), qui est la Torah orale dans le sod de malkhout. C'est pourquoi il a dit "quelle est la maison que vous me bรขtirez" : le premier mot "ei" vise le birour des onze senteurs qui sont dans l'aspect de tiferet, dans le sod de notre lecture des versets de la Torah รฉcrite. Le second mot "ei", quand il dit "et quel est le lieu de mon repos", vise le birour des onze senteurs de l'aspect de malkhout, par la lecture de la baraitha "les Sages ont enseignรฉ", qui est le sod de la Torah orale, sod de malkhout. Ainsi ici il a dit "rรฉjouis-toi, mon รขme" en double, car "hadaรฏ" a les lettres het-dalet et yod-aleph, onze. C'est "had ei", dans le sod du mikra, et "had ei" dans le sod de la mishna et de la baraitha. C'est pourquoi il a dit : pour toi j'ai lu, le mikra, pour le birour de "had ei" ; et pour toi j'ai รฉtudiรฉ, la baraitha, pour le birour de "had ei". D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel : la Torah est appelรฉe mรจre, car il est รฉcrit (Mishlei 2, 3) "car si tu appelles la comprรฉhension", ne lis pas "im" (si), lis "em" (mรจre). Comme la mรจre de chair a deux seins pour allaiter son fils, la mรจre spirituelle a deux seins, car il est รฉcrit (Mishlei 5, 19) "ses seins t'enivreront en tout temps". Le sein droit, c'est la Torah รฉcrite. Le sein gauche, c'est la Torah orale. Ces deux seins allaitent l'รขme. Or "dad" (sein), en langue des Sages, est "hadya". C'est ce qu'il a dit : rรฉjouis-toi, mon รขme, rรฉjouis-toi, mon รขme, tu te rรฉjouiras au sein droit et au sein gauche, parce que pour toi j'ai lu, le mikra, qui est le sein droit, pour toi j'ai รฉtudiรฉ, la mishna, qui est le sein gauche. Et ce que Rav Sheshet parlait de ces choses plus que les autres sages : il รฉtait sagi nahor (aveugle), et son corps ne jouissait pas de l'honneur que la foule fait aux disciples des sages, ni par le fait de se lever, ni par la place oรน l'on siรจge, puisqu'il ne voit pas de ses yeux. Les autres sages, eux, voient de leurs yeux comment tout le peuple se lรจve de toute sa taille devant eux, et comment ils siรจgent en tรชte. Malgrรฉ eux, ils jouissent de cet honneur, mรชme si leur cล“ur ne le dรฉsire pas. C'est pourquoi lui disait : rรฉjouis-toi, mon รขme, pour toi j'ai lu, pour toi j'ai รฉtudiรฉ, l'agrรฉment de l'รฉtude t'atteint, toi, et il n'atteint pas mon corps.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Sheshet rรฉvise chaque mois, appuyรฉ au verrou de la porte, et parle ร  son รขme : la lecture et l'รฉtude sont pour elle. La Guemara objecte par Rabbi Elazar : la Torah tient le ciel et la terre (Yirmeyahou 33, 25). L'alliance du jour et de la nuit, dit Rachi, est l'รฉtude, "tu la murmureras jour et nuit". Rรฉponse : au dรฉpart, l'homme agit pour lui-mรชme. Le maintien du monde vient ensuite.

Tossefot, sur un autre fil de la sougya, lit dans "quelle preuve d'une reshut vers une mitsva" que Rabbi Eliezer interdit les makhshirim d'okhel nefech faisables la veille de yom tov. L'objection de Rav Sh. Cohen vient de Chabbat 137b, oรน Rabbi Eliezer permet plus que Rabbi Yehuda. Le Ri limite cette permission ร  la mishmeret, la garde, qui ressemble peu ร  une melakha.

Ben Yehoyada, premiรจre glose : la porte de Mishlei 26, 14. Deux gonds, cerveau et cล“ur, rendent le fardeau de la Torah mobile. Les trente jours suivent la lune, ร  laquelle Israรซl est comparรฉ. Le Ari, Shaar HaGilgoulim, fait de Rav Sheshet un gilgoul de Bava ben Bouta : "bava" en langue du Talmud dรฉsigne la porte.

Seconde glose, le double "hadai nafshai" : ce monde et le monde ร  venir ; la part de l'acte et la part de l'รฉtude, l'รฉtude menant ร  l'acte ; les onze senteurs de la ketoret, tiferet et malkhout ; la Torah comme mรจre, deux seins, Torah รฉcrite et Torah orale, le mot "hadya". Rav Sheshet, aveugle, ne reรงoit pas l'honneur que les yeux prennent. L'agrรฉment reste ร  l'รขme.

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Rav Ashi a dit : mรชme selon ce qu'a dit Rabbi Eliezer, que le yom tov est une reshut (acte facultatif), il y a une objection. Si le yom tov, oรน l'on a permis une melakha de reshut, n'a pas permis le shevout qui va avec elle ; le chabbat, oรน l'on n'a permis qu'une melakha de mitsva, n'est-il pas logique qu'il ne permette pas le shevout qui va avec elle !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืช ืœื™ื” ืคื™ืจื›ื ืœืžื™ืœืชื™ื” ื“ืืžืจ ืžืœืื›ืช ืžืฆื•ื” ื“ื•ื—ื” ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื‘ื•ืช ื“ืžืฆื•ื” ืฉืคื™ืจ ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื™ื•ื›ื™ื— ืžืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื•ืžื” ืฉืžื—ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื”ื™ื ืจืฉื•ืช ื•ื”ืชืจืช' ื‘ื• ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื” ืœื ื”ืชืจืชื” ื‘ื• ืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ืฉื‘ืช ืฉืœื ื”ืชืจืชื” ื‘ื” ืืœื ืžืœืื›' ืžืฆื•ื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื—ื™ื˜ืช ืงืจื‘ื ื•ืช ืฆื‘ื•ืจ ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉืœื ืชืชื™ืจ ืฉื‘ื•ืช ืืคื™' ืฉืœ ืžืฆื•ื”:
ร€ sa parole, oรน il a dit : une melakha de mitsva รฉcarte le chabbat, ร  plus forte raison un shevout de mitsva. Rabbi Yehoshoua lui rรฉpond bien : que le yom tov prouve, par un kal va-homer. Si la joie de yom tov, qui est une reshut, et pour laquelle on a permis une melakha, on n'a pas permis pour elle un shevout ; le chabbat, oรน l'on n'a permis qu'une melakha de mitsva, par exemple la shehita des korbanot de la communautรฉ, n'est-il pas logique qu'il ne permette pas un shevout, mรชme de mitsva.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Ashi ferme la discussion ouverte par "et si la shehita". Mรชme si l'on donne ร  Rabbi Eliezer que la joie de yom tov est une reshut, la preuve de Rabbi Yehoshoua tient par kal va-homer.

Au yom tov, une melakha de reshut est permise, cuire et abattre pour le repas, et le shevout qui l'accompagne reste interdit. Au chabbat, la melakha permise est seulement une mitsva, la shehita des korbanot publics. ร€ plus forte raison le shevout qui va avec elle, mรชme un shevout de mitsva que l'on pouvait faire la veille, reste interdit. Rachi le dit sur la rรฉponse de Rabbi Yehoshoua ร  celui qui voulait : melakha de mitsva, donc ร  plus forte raison shevout de mitsva.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Ashi : le kal va-homer tient, mรชme si yom tov est reshut Yom tov, le cas lรฉger Melakha de reshut : permise cuire, abattre, pour le repas Shevout qui va avec : non Mรชme selon Rabbi Eliezer pour qui le repas est reshut On n'a pas tout permis avec la melakha Chabbat, ร  plus forte raison Melakha : seulement de mitsva shehita des korbanot publics Shevout qui va avec : non mรชme un shevout de mitsva qu'on pouvait faire la veille Objection ร  Rabbi Eliezer
Yom tov permet une melakha de reshut et garde le shevout. Le chabbat, ร  plus forte raison.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).