Sougya : L'amoud reprend la fin de 72a : le chabbat n'a pas été donné pour être repoussé auprès du nourrisson qui reste, et la seifa est l'inverse. Rav Ashi objecte les nourrissons en général ; Rav Kahana répond pour cet homme-ci.
La mishna des zevahim raouyim est Rabbi Shimon. Rabbi Meir rend patour par le taroud ou par l'ihlouf, et il convient pour les ba'alei moumin.
Resh Lakish rend hayav le spit de notar. Rabbi Yo'hanan sépare la femme nida et la yevama.
On cherche son tanna : loulav, zevahim, nourrissons, puis la terouma, l'avoda du halal, et le fait de Rabbi Tarfon.
Car le chabbat n'a pas été donné pour être repoussé. [Et la seifa : le chabbat a été donné pour être repoussé auprès de lui.]
Fin du cas ouvert en 72a. Le nourrisson dont le jour est le chabbat est déjà circoncis. Celui qui reste ne repousse pas le chabbat. Le chabbat n'a pas été donné pour être repoussé auprès de lui.
Le crochet donne la seifa : le nourrisson du jour est encore là. Le chabbat a été donné pour être repoussé auprès de lui.
Ici : voici que le chabbat a été donné pour être repoussé auprès d'un korban tsibour.
La même mesure passerait aux emourei tsibour. Le chabbat est donné pour être repoussé auprès d'un korban de la communauté. Qui abat le chabbat pour ce nom aurait donc une prise pour son erreur.
Rav Ashi dit à Rav Kahana : ici aussi, voici que le chabbat a été donné pour être repoussé auprès des nourrissons en général ! Il lui dit : auprès de cet homme-ci, du moins, il ne lui a pas été donné.
Rav Ashi serre la mesure. Les nourrissons en général repoussent le chabbat, quand le huitième jour tombe ce jour-là. L'erreur du mohel aurait la même prise.
Rav Kahana répond pour la personne. Auprès de cet homme, il ne reste aucun nourrisson dont le chabbat est le jour. Le chabbat ne lui a pas été donné.
Et tous les autres zevahim qu'on a abattus pour le nom du pesah : s'ils ne sont pas raouyim, il est hayav ; s'ils sont raouyim, Rabbi Eliezer rend hayav un hatat, et Rabbi Yehoshoua rend patour. Quel est le tanna qui distingue entre raouyim et non raouyim ?
Retour à la mishna. Raouy : la bête peut tenir lieu de pesah. Non raouy : elle ne le peut pas. La Guemara demande quel tanna fait de cette aptitude la frontière du hatat.
C'est Rabbi Shimon. Car on a enseigné : aussi bien les zevahim raouyim que les zevahim qui ne sont pas raouyim, et de même celui qui abat pour le nom des emourei tsibour, il est patour, paroles de Rabbi Meir.
Rabbi Shimon a dit : Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua n'ont pas divergé sur ceux qui ne sont pas raouyim, qu'il est hayav. Sur quoi ont-ils divergé ?
Sur les raouyim : Rabbi Eliezer rend hayav un hatat, et Rabbi Yehoshoua rend patour.
Rabbi Meir rend patour dans les trois cas : raouy, non raouy, emourei tsibour. Rachi : le taroud date de la hafrasha. Il sait qu'il doit offrir, et il se trompe de nom.
Rabbi Shimon limite la mahloket au raouy. Le non raouy est hayav selon les deux : l'homme n'est pas un to'eh. La mishna, qui distingue, est donc Rabbi Shimon.
Rav Bibi a dit que Rabbi Elazar a dit : Rabbi Meir rendait patour même un veau de zivhei shelamim qu'on a abattu pour le nom du pesah. Rabbi Zeira dit à Rav Bibi : or Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Meir convenait au sujet des ba'alei moumin !
Il lui dit : pour les ba'alei moumin il n'est pas taroud à leur sujet, et celui-ci, il est taroud à son sujet.
Un veau de shelamim ne ressemble pas à un agneau de pesah. Rabbi Meir le rend pourtant patour. Rachi : on aurait cru que personne ne s'y trompe.
Les ba'alei moumin restent hayav. On ne pense pas à les offrir. Le veau, si : depuis la hafrasha, il se demande quand il pourra l'offrir. La glose de Rachi prépare déjà les houlin, qui reviendront plus bas.
Rava demanda à Rav Nahman : des houlin pour le nom du pesah, que dit Rabbi Meir à leur sujet ? Il lui dit : Rabbi Meir rendait patour même des houlin pour le nom du pesah.
Les houlin ne sont pas un korban. Rav Nahman rapporte pourtant que Rabbi Meir rend patour celui qui les abat pour le nom du pesah.
Or Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Meir convenait au sujet des ba'alei moumin ! Les ba'alei moumin ne se confondent pas ; ceux-ci se confondent.
L'objection aligne houlin et ba'alei moumin : ni les uns ni les autres ne sont un korban. Rav Nahman sépare par l'ihlouf.
Une bête de houlin a le même aspect qu'une bête de kodashim. Un baal moum se reconnaît. Il ne peut pas dire qu'il l'a prise pour un korban.
Et la raison de Rabbi Meir serait l'ihlouf et l'absence d'ihlouf ? Or Rav Bibi a dit que Rabbi Elazar a dit : Rabbi Meir rendait patour même un veau de zivhei shelamim qu'on a abattu pour le nom du pesah !
Il en ressort que la raison de Rabbi Meir est qu'il est taroud !
Le veau remet l'ihlouf en cause. On ne confond pas un veau avec un pesah, et Rabbi Meir rend patour. La raison qui reste est le taroud.
Rachi en tire la suite pour les houlin : on n'est pas taroud à offrir une bête non consacrée.
Il lui dit : s'il est taroud, même s'il ne se confond pas ; s'il se confond, même s'il n'est pas taroud. Pour exclure les ba'alei moumin, qui ne se confondent pas d'une confusion et qui ne sont pas taroud d'un tirda.
Rav Nahman tient les deux raisons. Le taroud suffit, même sans ihlouf : le veau. L'ihlouf suffit, même sans taroud : les houlin.
Les ba'alei moumin n'ont aucune des deux. Rabbi Meir les laisse hayav.
Rabbi Zeira et Rabbi Shmouel bar Rav Yitshak étaient assis sur l'akila de Rabbi Shmouel bar Rav Yitshak, et ils étaient assis et disaient : Rabbi Shimon ben Lakish a dit : un spit de notar s'est confondu pour lui avec un spit de tsali, et il l'a mangé : il est hayav.
Nouveau fil, sur le porche. Resh Lakish : le spit de notar est pris pour un spit de tsali de kodech, qu'on a mitsva de manger.
Il a visé une mitsva et il a mangé du notar. La mitsva n'est pas faite. Mezid : karet. Shegaga : hatat.
Et Rabbi Yo'hanan a dit : il a eu un rapport avec sa femme nida, il est hayav. Il a eu un rapport avec sa yevama nida, il est patour.
Rabbi Yo'hanan pose deux rapports en shegaga avec une nida. La femme : hayav. La yevama, au premier rapport du yiboum : patour, car l'acte est la mitsva.
Rachi renvoie à la suite : enceinte, proche du vest. Et il laisse ouverte la question : Rabbi Yo'hanan contredit-il Resh Lakish, ou ajoute-t-il un cas.
Certains disent : à plus forte raison dans ce cas-là, qu'il rend hayav, car il n'a pas fait de mitsva.
Première lecture. Pour le notar, Rabbi Yo'hanan rend hayav à plus forte raison : aucune mitsva n'a été faite.
Rachi compare avec la femme. Même enceinte, il resterait une trace : la simha de sa femme. Le spit de notar n'a pas cette trace.
Certains disent : dans ce cas-là, patour. Quelle est la raison ?
Là-bas, c'est qu'il aurait dû demander. Mais ici, où il n'avait personne à qui demander : non.
Seconde lecture. La femme nida est hayav parce qu'il aurait dû demander. Le spit de notar : personne à interroger. Rabbi Yo'hanan le rend patour.
Dans cette version, il diverge de Resh Lakish.
Et Rabbi Yo'hanan : qu'a de particulier sa yevama, qu'il fait une mitsva ? Sa femme aussi, il fait une mitsva !
Pour sa femme enceinte.
Si le patour de la yevama vient de la mitsva faite, la femme aussi accomplit peria ou-revia. Réponse : elle est enceinte. Ce rapport ne fait pas cette mitsva.
Rachi limite le patour de la yevama au premier rapport du yiboum. Tossefot : l'objection qui suit vise la version où l'on exempte le to'eh même sans mitsva faite.
Or il y a la simhat ona ! Hors du temps de son ona.
Même enceinte, le mari doit la simhat ona, le rapport aux temps fixés. L'ona dépend du métier, Ketoubot 61b.
Réponse : le cas est hors du temps de son ona. Cette mitsva n'est pas là.
Or Rava a dit : un homme est tenu de réjouir sa femme par une chose de mitsva ! Proche de son vest.
Rava : hors de l'ona, s'il voit qu'elle le désire, il est tenu de la réjouir par le rapport. Cette obligation resterait une mitsva.
Réponse : proche du vest. On doit se séparer. Shevouot 18b tire cet avertissement du verset de la nida. Tossefot : il ignore si ce moment est proche du vest, et il devait le demander. S'il le savait, la yevama aussi serait hayav, car ce retrait est de-oraita.
S'il en est ainsi, même sa yevama aussi ! Sa yevama, il a honte devant elle.
Sa femme, il n'a pas honte devant elle.
Proche du vest, la mitsva de yiboum ne s'applique pas non plus. La yevama devrait donc être hayav, comme la femme.
Écart : baziz. Devant la yevama il a honte de demander. Devant sa femme, il n'a pas cette honte : il devait demander.
Et Rabbi Yo'hanan, selon qui ? Si tu dis : selon Rabbi Yosse.
Car nous avons appris : Rabbi Yosse dit : le premier yom tov de la fête qui tombe un chabbat, et il a oublié et a sorti le loulav dans le reshout ha-rabim : patour, parce qu'il l'a sorti avec permission.
On cherche le tanna du patour de Rabbi Yo'hanan, le to'eh dans une mitsva. Première piste : Rabbi Yosse. Loulav sorti dans le reshout ha-rabim le chabbat, le premier jour de Souccot : patour, car il l'a sorti dans une permission de mitsva.
Peut-être que là-bas c'est différent, car son temps est pressé.
Le loulav de la Torah n'a qu'un jour. L'homme est pressé : s'il manque ce moment, quand trouvera-t-il quelqu'un pour le lui montrer. Le yiboum n'a pas cette heure fixe. La comparaison tombe.
Plutôt, Rabbi Yehoshoua des zevahim. Peut-être que là-bas aussi, son temps est pressé.
Deuxième piste : Rabbi Yehoshoua de la mishna. Zevah raouy abattu le chabbat pour le nom du pesah : patour. To'eh dans une mitsva, et mitsva faite.
Le pesah aussi a un temps pressé. On peut écarter cette source par le même zmano bahoul.
Plutôt, selon Rabbi Yehoshoua des nourrissons. Là-bas aussi, son temps est pressé.
Troisième piste : les deux nourrissons de 72a. Rabbi Yehoshoua rend patour celui qui circoncit le chabbat le nourrisson de la veille.
La Guemara l'écarte directement : là-bas aussi, son temps est pressé. Le huitième jour ne se reporte pas.
Plutôt, selon Rabbi Yehoshoua de la terouma. Car nous avons appris : il mangeait de la terouma, et l'on a su qu'il est fils d'une gérousha ou fils d'une haloutsa : Rabbi Eliezer rend hayav le keren et le homesh, Rabbi Yehoshoua rend patour.
Quatrième piste, et celle que la Guemara retient d'abord. Un homme mange de la terouma en se croyant cohen. On apprend qu'il est fils d'une gérousha ou d'une haloutsa : halal, donc zar.
Rabbi Eliezer : keren et homesh, comme tout zar en shégaga. Rabbi Yehoshoua : patour, to'eh dans une mitsva. Ici le temps ne presse pas d'emblée.
Peut-être selon Rav Bibi bar Abaye. Car Rav Bibi bar Abaye a dit : pour une terouma la veille de Pesah, dont le temps est pressé.
Rav Bibi bar Abaye replace la mishna : terouma de hamets, veille de Pesah. S'il ne la mange pas tout de suite, il devra la brûler. Zmana bahoul revient, et la comparaison avec la yevama retombe.
Ou encore : la terouma est différente, car on l'appelle avoda, et l'avoda, Rahmana (le Clément) l'a rendue kacher.
Autre écart, sans le temps pressé. Manger la terouma porte le nom d'avoda. Et pour l'avoda d'un halal qui ignorait son statut, la halakha est kacher après coup, selon Rabbi Yehoshoua. Le cas de la yevama n'a pas ce verset.
Car nous avons appris : il se tenait et offrait, et l'on a su qu'il est fils d'une gérousha ou fils d'une haloutsa : tous les korbanot qu'il a offerts sur le mizbeah sont passoulim, et Rabbi Yehoshoua les rend kacher. Et nous disons : quelle est la raison de Rabbi Yehoshoua ?
Car il est écrit : Bénis, Hachem, sa force, et l'œuvre de ses mains Tu agréeras.
Mishna du cohen qui offre, puis on découvre qu'il est halal. Les korbanot déjà montés sur le mizbeah sont passoulim. Rabbi Yehoshoua les rend kacher.
Le verset, Devarim 33, suit la phrase des cohanim et de l'encens. Rachi : sa force vise les halalim qui sont dans la tribu. L'œuvre de leurs mains est agréée.
Et la terouma, où est-elle appelée avoda ? Car on a enseigné : un fait de Rabbi Tarfon, qui n'est pas venu la veille au beit ha-midrach.
Le matin, Rabban Gamliel le trouva. Il lui dit : pourquoi n'es-tu pas venu la veille au beit ha-midrach ?
Il lui dit : j'ai fait une avoda. Il lui dit : toutes tes paroles ne sont que des paroles d'étonnement.
D'où une avoda en ce temps ? Il lui dit : voici qu'il dit :
La Guemara demande la source du mot avoda pour la terouma. Rabbi Tarfon a manqué le beit ha-midrach le soir. À Rabban Gamliel il répond : j'ai fait une avoda.
Rabban Gamliel s'étonne : en ce temps, d'où une avoda. Rabbi Tarfon ouvre un verset. La citation continue au daf suivant. Rachi glose seulement émesh : le soir.
Le Ben Yehouyada serre le mot kol. Un étonnement porte sur la nuit, même du temps du Temple. L'autre porte sur le langage : un remez dans ces mots ferait croire qu'on offre encore, comme la crainte des Sages devant Todos de Rome.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).