Pesachim 73a - Terouma comme service, tikoun de la chehita, acham détaché

Pesachim 73a

Sougya : L'amoud achève la beraita de Rabbi Tarfon : le verset rend l'akhilat terouma dans les provinces pareille au service du Temple. La Guemara reprend la mishna du pesah abattu le chabbat.

Shelo le-okhlav est hayav, la seifa est patour, et ces cas accompagnent la mahloket de Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua. Rav Houna bar Hinena demande quel tikoun reste, selon qui un mekalkel par havoura est patour.

Réponses : im alu lo yardu ; le doq de l'œil selon Rabbi Akiva ; la sortie de la nevela ; pour la hatat offerte dehors à l'avoda zara, la sortie de l'ever min ha-haï. Puis Rav Houna au nom de Rav : un acham nitak le-ré'iya, abattu stam, est kacher en ola, sans akira.

Une gezera couvre l'acham avant le nituk. Rav Hisda objecte par la mishna.

Pourquoi manger la terouma est une avoda Fin de la beraita de Rabbi Tarfon. Bamidbar 18:7. Verset Avodat matana Je donne votre kehouna L'étranger qui approche meurt Les maténot kehouna = avoda Derasha Akhilat terouma dans les provinces Comme le service du Temple Rachi : les dons de kehouna donnés aux kohanim sont comme le service.
Bamidbar 18:7. Les dons de kehouna sont une avoda. Manger la terouma hors du Temple est comme le service.
Chehita du pesah le chabbat : où est le tikoun Mekalkel par havoura : patour s'il n'y a aucun tikoun. La mishna dit hayav. Shelo le-okhlav Mishna : hayav Le pesah est passoul Tikoun Im alu lo yardu Emourim montés : ils restent Passoul survenu dans l'azara Zevahim 84a Baal moum Mishna : hayav Moumim : s'ils montent, ils redescendent Tikoun limité Doq she-ba-ayin seulement Selon Rabbi Akiva Kacher dès l'abord chez les oiseaux Donc : montés, ils ne redescendent pas Terefa En cachette : patour Visible : hayav Tikoun du cas visible Sortie du statut de nevela Elle ne rend plus impur Rachi : montée, la terefa redescend Hatat, chabbat, dehors, avoda zara Trois hatatot Chabbat, avoda zara, shehoutéi huts Tikoun de Rav Avira Sortie de l'ever min ha-haï Pour les bene Noah Nevela : takrovet tamei même en ohel Question de Rav Houna bar Hinena à Rabbi Zerika. Réponse : il a réparé, même si le zevah est passoul.
Quatre cas du chabbat. Shelo le-okhlav : im alu lo yardu. Baal moum : doq selon Rabbi Akiva. Terefa visible : sortie de nevela. Hatat pour l'idole : ever min ha-haï.
Acham dont le propriétaire est mort ou déjà expié Halakha : ce qui meurt pour une hatat, paît pour un acham. Rav : pas d'akira après le nituk. Tanna kamma Il paît jusqu'au moum On le vend L'argent aux shofarot Nedava du tsibour Kayits ha-mizbeah Olot, peaux aux kohanim Rabbi Eliezer Il meurt Acham traité comme hatat Vayikra 7:7 Comme la hatat, comme l'acham Même shelo lishmo, même sang dedans Rabbi Yehoshoua Vente après le moum Ola avec l'argent Nedava pour lui-même Le prix : oui Le corps : non Semikha seulement sur la sienne Rav Houna au nom de Rav Après nituk le-ré'iya, chehita stam : kacher pour une ola Pas besoin d'akira : il est déjà destiné au kayits ha-mizbeah Avant le nituk, même après kapara : passoul. Gezera, à cause d'avant la kapara. Avant nituk Stam encore un acham On confond avec avant kapara Passoul Après nituk Signe : il a été détaché Bediavad, stam = ola Kacher, sans akira
Acham mort ou déjà expié. Trois avis, puis Rav : stam après nituk, kacher en ola, sans akira. Avant nituk, gezera.
1
״עבודת מתנה אתן את כהנתכם והזר הקרב יומת״, עשו אכילת תרומה בגבולין כעבודת בית המקדש.

"Service de don : Je donnerai votre sacerdoce, et l'étranger qui s'approche mourra." On a rendu la consommation de la terouma (prélèvement sacerdotal) dans les provinces pareille au service du Temple.

📜 Rachi (1)
עבודת מתנה מתנות כהונה שנתתי לכם הרי הן כעבודה:
Service de don : les maténot kehouna (dons sacerdotaux) que Je vous ai données sont comme le service.
💡 Explication

Suite de la beraita de Rabbi Tarfon, ouverte en 72b. Il cite Bamidbar 18:7, verset des dons de kehouna. Le mot avoda (service) y porte sur ces dons. La derasha en tire : manger la terouma hors du Temple, dans les provinces, compte comme le service du Temple.

Rachi lit le début du verset : ces dons eux-mêmes sont traités comme une avoda.

2
שחטו שלא לאוכליו. פשיטא! כיון דהתם — פסול, הכא — חייב! משום דתנא סיפא פטור, תנא רישא חייב.

Il l'a abattu pour qui ne peut le manger. C'est évident.

Puisque la-bas il est passoul (invalide), ici il est hayav (tenu d'une hatat). Comme la seifa enseigne patour (exempté), la reisha enseigne hayav.

📜 Rachi (3)
פשיטא כיון דהתם בתמיד נשחט (דף סא.) תנן דפסח שלא לאוכליו פסול:
C'est évident, puisque la-bas : dans Tamid Nishhat (Pesachim 61a), nous avons appris qu'un pesah abattu pour qui ne peut le manger est passoul.
הכא דבשבת קאי ממילא שמעינן דחייב:
Ici : le cas se tient le chabbat. On entend donc de soi-même qu'il est hayav.
משום דבעי למיתנא סיפא לאוכליו ושלא לאוכליו פטור תנא רישא שלא לאוכליו חייב:
Parce qu'il fallait enseigner la seifa : pour ceux qui peuvent le manger et pour ceux qui ne le peuvent pas, patour. Il a donc enseigné la reisha : pour ceux qui ne peuvent le manger, hayav.
💡 Explication

Clause de la mishna : pesah du chabbat abattu shelo le-okhlav (pour des gens qui ne peuvent pas en manger). La Guemara objecte : le din est déjà su. Un tel pesah est passoul. Une chehita (abattage) passoul le chabbat est une melakha interdite, donc hatat.

Réponse de mise en page. La seifa, pour des mangeurs et des non-mangeurs, enseigne patour. La reisha est posée en face, même là où le din était déjà connu.

3
והא נמי פשיטא, משום דהתם כשר, הכא פטור! אלא, איידי דתנא שחטו שלא לשמו בשבת, תנא נמי שלא לאוכליו. והיא גופא למה לי? משום דקבעי לאיפלוגי רבי אליעזר ורבי יהושע.

Et cela aussi est évident : puisque la-bas il est kacher (valide), ici il est patour. Plutôt : du fait qu'il a enseigné "il l'a abattu pour un autre nom le chabbat", il a enseigné aussi "pour qui ne peut le manger".

Et ce cas lui-même, pourquoi m'est-il utile ? Parce qu'il voulait enseigner la mahloket de Rabbi Eliezer et de Rabbi Yehoshoua.

💡 Explication

Cela vise la seifa : pesah abattu à la fois pour des okhlin (mangeurs) et pour d'autres. Dans les dinim du pesah, ce zevah est kacher. Le chabbat est donc repoussé, et l'abatteur est patour. Là aussi, le din semble déjà su.

Ces clauses accompagnent le cas shelo lishmo (pour un autre nom). Ce cas est enseigné pour la mahloket de Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua sur d'autres zevahim abattus au nom du pesah.

🖼️ Schéma
Pourquoi enseigner des cas évidents Shelo le-okhlav : hayav Là-bas passoul (Pesachim 61a). Ici, chabbat : hayav. Évidence. Le-okhlav et shelo le-okhlav : patour Là-bas kacher. Ici patour. Évidence aussi. La seifa existe parce que la reisha existe. Shelo lishmo le chabbat Enseigné avec les autres cas. But : la mahloket Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua, autres zevahim au nom du pesah.
Trois paliers : hayav évident, patour évident, puis la mahloket qui justifie d'enseigner le tout.
4
אמר ליה רב הונא בר חיננא לבריה: כי אזלת לקמיה דרבי זריקא, בעי מיניה: לדברי האומר ״מקלקל בחבורה — פטור״, ״שחטו שלא לאוכליו — חייב״? מה תיקן?!

Rav Houna bar Hinena dit à son fils : quand tu iras devant Rabbi Zerika, demande-lui. Selon celui qui dit : un mekalkel (qui abîme) par une havoura (blessure) est patour.

"Il l'a abattu pour qui ne peut le manger : hayav" ? Qu'a-t-il répare ?

📜 Rachi (4)
לדברי האומר במס' שבת (דף קו.):
Selon celui qui dit : dans le traité Chabbat (106a).
מקלקל בחבורה העושה חבורה בשבת לקלקלה שאינו מתקן פטור ואין חובל חייב משום שבת אלא שוחט שמתקן או חובל בבהמה וצריך לדם להאכילו לכלבו:
Mekalkel par une havoura : celui qui fait une blessure le chabbat pour abîmer, sans réparer, est patour. On n'est hayav pour une blessure le chabbat que si l'on abat, ce qui répare, ou si l'on blesse une bête et qu'on a besoin du sang pour le donner à son chien.
שלא לאוכליו חייב דקתני מתני' חייב:
Pour qui ne peut le manger, hayav : comme la mishna l'enseigne, hayav.
מה תיקן הא פסלי':
Qu'a-t-il répare : il l'a rendu passoul.
🗂️ Tossefot (1)
לדברי האומר מקלקל בחבורה כו' וא"ת והלא ר' יהודה הוא דפטר מקלקל בחבורה ומתני' דמחייב בשאינן ראויין דהיינו מתעסק ששוחט זבח זה וסבור שהוא אחר לא אתי כר"י דלדידיה מתעסק פטור כדמוכח בפ' ספק אכל (כריתות יט:) דקאמר הנח לתינוקות מתוך שמקלקל בחבורה חייב מתעסק נמי חייב אלמא משמע מאן דפטר מקלקל בחבורה פטר נמי מתעסק וא"כ מתני' לא מתוקמא כמאן דפטר מקלקל בחבורה וי"ל דלדברי האומר מקלקל בחבורה פטור היינו רבי יוחנן אליבא דרבי שמעון דפטר היכא דמקלקל לגמרי דליכא תיקון כלל ולאפוקי מדר' אבהו דבפ' האורג (שבת קו.) תני ר' אבהו קמיה דר' יוחנן כל המקלקלין פטורין חוץ מחובל ומבעיר א"ל פוק תני לברא חובל ומבעיר אינה משנה ואת"ל משנה בחובל וצריך לכלבו ומבעיר וצריך לאפרו והיינו אליבא דר"ש מדמפליג בין חובל ומבעיר לשאר מקלקלין אבל מקלקל גמור לא אפי' לר"ש מיהו אכתי קשה לר"י כיון דס"ד דליכא תיקון כלל במתני' א"כ תקשי לכ"ע היכי חייב לר"ש מקלקל בחבורה הא מלאכה שאינה צריכה לגופה היא ופטור אפילו בחבורה כדמוכח בסוף כל כתבי (שבת קכא:) דפטר ר"ש התם הורג נחשים ועקרבים משום מלאכה שאינה צריכה לגופה ובריש הנחנקין (סנהדרין פד:) נמי מסיק מאן שמעת ליה דאמר מקלקל בחבורה חייב ר"ש האמר מלאכה שאינה צריכה לגופה פטור עליה:
Et si l'on dit : c'est Rabbi Yehouda qui exempte le mekalkel par havoura. Notre mishna, qui rend hayav là où ils ne sont pas aptes, c'est-à-dire le mit'asek (occupé à autre chose), celui qui abat ce zevah en croyant que c'est un autre, s'écarte de Rabbi Yehouda. Pour lui le mit'asek est patour, comme il ressort du chapitre Safek Akhal (Keritot 19b). Il dit : laisse les nourrissons. Puisque le mekalkel par havoura est hayav, le mit'asek aussi est hayav. Il en sort que celui qui exempte le mekalkel par havoura exempte aussi le mit'asek. Dès lors la mishna ne se laisse pas poser selon celui qui exempte le mekalkel par havoura. On répond : "selon celui qui dit que le mekalkel par havoura est patour", c'est Rabbi Yo'hanan selon Rabbi Shimon. Il exempte là où l'on abîme totalement, sans aucun tikoun (réparation). Cela écarte Rabbi Abahou. Dans le chapitre Ha-oreg (Chabbat 106a), Rabbi Abahou enseignait devant Rabbi Yo'hanan : tous les mekalkelim sont patour, sauf le hovel (qui blesse) et le mav'ir (qui allume). Il lui dit : sors, enseigne cela dehors. Hovel et mav'ir ne fait pas mishna. Si l'on tient que c'est une mishna : un hovel qui a besoin du sang pour son chien, et un mav'ir qui a besoin de sa cendre. Cela va selon Rabbi Shimon, puisqu'il sépare le hovel et le mav'ir des autres mekalkelim. Un mekalkel total reste patour, même selon Rabbi Shimon. Toutefois la difficulté demeure pour le Ri (Rabbeinou Yitshak). La hava amina est qu'il n'y a aucun tikoun dans notre mishna. La question vaut alors pour tous : comment Rabbi Shimon rend-il hayav un mekalkel par havoura ? C'est une melakha she-eina tserikha le-gufah (travail dont on n'a pas besoin pour lui-même), et il est patour même pour une havoura. Preuve, à la fin de Kol Kitvei (Chabbat 121b) : Rabbi Shimon exempte là celui qui tue serpents et scorpions, à cause d'une melakha qui n'est pas nécessaire pour elle-même. Et au début de Ha-nehenakin (Sanhédrin 84b) on conclut aussi : de qui as-tu entendu qu'il dit mekalkel par havoura hayav ? Rabbi Shimon. Or il dit : pour une melakha qui n'est pas nécessaire pour elle-même, on est patour.
💡 Explication

Le chabbat, une havoura n'est une melakha que si elle répare quelque chose. Abattre pour manger répare. Blesser pour nourrir son chien du sang répare. Un mekalkel pur, qui ne fait qu'abîmer, est patour.

Shelo le-okhlav, le pesah est passoul. Rav Houna bar Hinena demande donc à Rabbi Zerika : quel tikoun reste, pour que la mishna dise hayav ?

Tossefot : l'avis visé est Rabbi Yo'hanan selon Rabbi Shimon, là où aucun tikoun n'existe du tout. Le Ri laisse ensuite une difficulté : sans tikoun, Rabbi Shimon lui-même exempterait, car la melakha n'est pas nécessaire pour elle-même.

5
תיקן אם עלו לא ירדו.

Il a réparé : s'ils sont montés, ils ne redescendent pas.

📜 Rachi (2)
תיקן דכל הקרבנות שנפסלו בעזרה תנן במס' זבחים (דף פד.) אם עלו למזבח אימוריהן להקטיר לא ירדו:
Il a réparé : pour tous les sacrifices rendus passoul dans l'azara, nous avons appris dans Zevahim (84a) : si leurs emourim (parties à brûler) sont montés sur l'autel pour être brûlés, ils ne redescendent pas.
בעלי מומין תנן התם אם עלו ירדו שלא היה פסולן בקודש:
Bêtes à défaut : nous avons appris là-bas : si elles sont montées, elles redescendent, car leur passoul n'avait pas eu lieu dans le kodech.
💡 Explication

Réponse. Même passoul, le zevah garde un usage : si les emourim sont montés sur l'autel, on les y laisse. C'est le din im alu lo yardu. La chehita a donc réparé quelque chose. L'abatteur est hayav le chabbat.

Rachi réserve ce din au passoul survenu dans l'azara. Un baal moum dont le défaut est antérieur au kodech : monté, il redescend. La glose prépare le segment suivant.

🖼️ Schéma
Im alu lo yardu : le tikoun qui reste Chehita passoul Shelo le-okhlav Dans l'azara Le zevah est invalide Emourim montés Sur l'autel Pour être brûlés Zevahim 84a Ils ne redescendent pas Un tikoun reste Donc hayav le chabbat Même mekalkel partiel Baal moum : passoul hors du kodech. Monté, il redescend. Pas ce tikoun-la.
Passoul dans l'azara : les emourim montés restent. C'est le tikoun. Baal moum : il redescend.
6
שחטו ונמצא בעל מום חייב, מה תיקן? תיקן בדוקין שבעין, ואליבא דרבי עקיבא דאמר אם עלו לא ירדו.

Il l'a abattu et on l'a trouvé baal moum (porteur d'un défaut) : hayav. Qu'a-t-il répare ?

Il a réparé dans le cas d'un doq (voile) sur l'œil, et selon Rabbi Akiva, qui dit : s'ils sont montés, ils ne redescendent pas.

📜 Rachi (2)
בדוקין שבעין טליי"א כגון הנוטה כדוק שמים (ישעיהו מ׳:כ״ב) וגבי קרבן מום הוא כדכתיב (ויקרא כ״א:כ׳) או דק או תבלול בעינו:
Voile sur l'œil : en laaz, tela, une toile. Comme "celui qui étend les cieux comme un doq" (Yeshayahou 40:22). Pour un korban c'est un moum, comme il est écrit (Vayikra 21:20) : ou un voile, ou une tache blanche dans son œil.
ואליבא דר"ע במס' זבחים תנן ר"ע מכשיר בבעלי מומין אם עלו ואמרו בגמרא לא ארע"ק אלא בדוקין שבעין הואיל וכשירין לכתחלה בעופות:
Et selon Rabbi Akiva : dans Zevahim nous avons appris que Rabbi Akiva rend kacher les bêtes à défaut si elles sont montées. La Guemara limite son dire au voile sur l'œil, puisque ce défaut est kacher dès l'abord chez les oiseaux.
💡 Explication

La mishna dit hayav pour un pesah trouvé baal moum après la chehita. Même question : le moum fait redescendre la bête, donc quel tikoun ?

Réponse bornée. Seulement un doq she-ba-ayin, voile fin sur l'œil, et seulement selon Rabbi Akiva. Ce moum est kacher dès l'abord sur un oiseau. Rabbi Akiva laisse donc les emourim sur l'autel s'ils y sont montés. Les autres moumim redescendent : pas ce tikoun-la.

🖼️ Schéma
Baal moum : quel défaut laisse un tikoun Autres moumim Passoul avant le kodech S'ils montent, ils redescendent Pas de tikoun d'autel Doq she-ba-ayin Voile sur l'œil. Vayikra 21:20 Kacher dès l'abord sur un oiseau Rabbi Akiva : montés, ils restent La mishna dit hayav. Le tikoun visé ce seul moum, et seulement selon Rabbi Akiva.
Moum ordinaire : il redescend. Doq de l'œil, selon Rabbi Akiva : il reste, parce qu'un oiseau avec ce défaut est kacher.
7
שחטו ונמצא טריפה בסתר — פטור. הא בגלוי — חייב. מה תיקן? תיקן להוציא מידי נבילה.

Il l'a abattu et on l'a trouvé terefa (défaut qui interdit la bête) en cachette : patour. Donc, si c'est visible : hayav.

Qu'a-t-il répare ? Il a réparé en la sortant du statut de nevela (bête morte sans chehita valable).

📜 Rachi (2)
טריפה אמר התם אם עלתה תרד:
Terefa : il a dit là-bas : si elle est montée, elle redescend.
מידי נבילה מלטמא:
Du statut de nevela : pour qu'elle ne rende plus impur.
🗂️ Tossefot (1)
שחטו ונמצא טריפה בסתר פטור תימה לר"י אמאי פטור והלא לא עשה מצוה ומתניתין אוקימנא כר"ש דמחייב אפי' לר' יהושע היכא דלא עשה מצוה וליכא למימר דהכא פטור משום דחשבי' ליה כאנוס דע"כ לאו מטעם אנוס פטר ליה אלא משום דטעה בדבר מצוה כדמוכח בגמ' דפריך אי ר' אליעזר חטאת נמי מחייב דהא לית ליה טעה בדבר מצוה פטור ותי' ר"י דכל זה מדברי ר"מ:
Il l'a abattu et on l'a trouvé terefa en cachette : patour. Étonnement pour le Ri : pourquoi est-il patour ? Il n'a pas fait de mitsva. Et notre mishna est posée selon Rabbi Shimon, qui rend hayav même selon Rabbi Yehoshoua là où il n'a pas fait de mitsva. On écarte le motif de l'anous (contraint). La Guemara l'exempte parce qu'il s'est trompé dans une chose de mitsva. Preuve : elle objecte que, selon Rabbi Eliezer, une hatat aussi le rendrait hayav, car il refuse le patour de celui qui se trompe dans une chose de mitsva. Le Ri a répondu : tout ceci est des paroles de Rabbi Meir.
💡 Explication

La mishna dit patour pour une terefa be-seter, défaut caché. L'inférence : si le défaut était visible, il est hayav. Une terefa montée redescend : le tikoun d'autel manque. Le tikoun du cas visible est autre. La chehita valable la sort de la nevela. Elle ne transmet plus cette impureté.

Le patour du cas caché vient de l'erreur dans une mitsva, pas d'une contrainte. Le Ri rattache ce patour à un dire de Rabbi Meir.

🖼️ Schéma
Terefa cachée ou visible Be-seter, en cachette Il ne pouvait pas voir Erreur dans une mitsva Patour Be-galouy, visible Le défaut était là Tikoun : sortie de nevela Hayav Rachi : une terefa montée redescend. Le tikoun est la tahara, pas l'autel.
Défaut caché : patour. Défaut visible : hayav, parce que la chehita sort la bête de la nevela.
8
מתקיף לה רבינא: הא דתניא: השוחט חטאת בשבת בחוץ לעבודה זרה — חייב עליה שלש חטאות, מה תיקן?

Ravina attaque cela. Ce qui est enseigné : celui qui abat une hatat le chabbat, dehors, pour une avoda zara (idolâtrie), est hayav pour elle de trois hatatot.

Qu'a-t-il répare ?

📜 Rachi (3)
השוחט חטאת גר' ובשחיטת חולין בפרק שני מפרש אמאי נקט חטאת:
Celui qui abat une hatat : c'est la version du texte. Dans Houlin, au second chapitre, on explique pourquoi il retient une hatat.
ג' חטאות משום שבת ומשום ע"ז ומשום שחוטי חוץ לעזרה:
Trois hatatot : pour le chabbat, pour l'avoda zara, et pour une chehita hors de l'azara.
מה תיקן הכא אפי' לטהרו מידי נבילה ליכא דתקרובת ע"ז מטמאה אפי' באהל:
Qu'a-t-il répare : ici, la sortir de la nevela manque aussi. Une offrande d'avoda zara rend impur même sous une tente.
💡 Explication

Ravina porte la question du tikoun sur une beraita plus dure. Une seule chehita cumule trois interdits de la Tora : chabbat, avoda zara, shehoutei huts (kodashim abattus hors du parvis). Trois hatatot.

Sortir la bête de la nevela ne sert plus de tikoun. Un takrovet avoda zara (offrande idolâtre) reste impur, même par ohel (sous un toit).

9
אמר רב עוירא: שמוציאו מידי אבר מן החי.

Rav Avira dit : en ce qu'il le sort du statut d'ever min ha-haï (membre pris sur un vivant).

📜 Rachi (1)
מידי אבר מן החי לבני נח שאם אכלו אינו נהרג:
Du statut d'ever min ha-haï : pour les bene Noah (descendants de Noah). S'il en mange, il n'est pas mis à mort.
🗂️ Tossefot (1)
תיקן להוציאו מידי אבר מן החי משמע דתקרובת ע"ז מטמאה מדאורייתא מדלא קאמר תיקן להוציאו מידי נבילה ולא מיחייב אהך טומאה אם נכנס למקדש ובע"ז פ' ר' ישמעאל (עבודה זרה דף נב.) משמע שהיא מדרבנן דבעי רבי יוחנן תקרובת ע"ז של אוכלין מהו כו' או דילמא איסורא דאורייתא לא בטלה טומאה דרבנן בטלה וי"ל דאיצטריך הכא לשנויי תיקן להוציאו מאמה"ח כי היכי דלא ניפשוט מהך ברייתא דטומאת תקרובת לאו דאורייתא וכן בסוף העור והרוטב (חולין קכט.) דאמר אביי הרי אמרו תקרובת ע"ז של אוכלין מטמא טומאתה לאו דאורייתא דאי דאורייתא מצינו לאוכלין שמטמא טומאה חמורה ומשני כששימש מעשה עץ שימש התם נמי דיחויה בעלמא הוא:
Il a réparé en le sortant de l'ever min ha-haï. Il en ressort que l'impureté d'un takrovet avoda zara est de-oraita (de la Tora), du fait qu'il n'a pas dit : il a réparé en le sortant de la nevela, et il ne serait pas hayav pour cette impureté s'il entrait au Temple. Or dans Avoda Zara, chapitre Rabbi Yishmael (Avoda Zara 52a), il ressort qu'elle est de-rabbanan (d'institution rabbinique). Rabbi Yo'hanan a demandé : un takrovet avoda zara fait d'aliments, qu'en est-il, etc. Ou bien un issour de-oraita ne s'annule pas, tandis qu'une impureté de-rabbanan s'annule. On répond : il a fallu répondre ici "il a réparé en le sortant de l'ever min ha-haï", afin que l'on ne tranche pas, de cette beraita, que l'impureté du takrovet est hors de la Tora. De même à la fin de Ha-or ve-ha-rotev (Houlin 129a). Abaye dit : ils ont dit qu'un takrovet avoda zara d'aliments rend impur, et son impureté est hors de la Tora. Car si elle était de la Tora, on trouverait des aliments qui rendent impur d'une impureté grave. Il répond : quand on s'en est servi, on s'en est servi comme d'un objet de bois. Là aussi, la réponse est un simple dihoui (écart de la difficulté).
💡 Explication

Tikoun retenu par Rav Avira. Après une chehita, la chair n'est plus un ever min ha-haï. L'interdit vaut aussi pour un ben Noah : en manger entraînait la mort. La chehita a donc produit un effet, même pour une hatat offerte à l'idole.

Tossefot relève la tension sur l'impureté du takrovet : de-oraita ou de-rabbanan. La réponse par l'ever min ha-haï empêche de trancher la question depuis cette beraita. Le passage de Houlin 129a est, pour eux, un dihoui.

🖼️ Schéma
Une chehita, trois hatatot Hatat abattue le chabbat, hors de l'azara, pour une avoda zara. Ravina : quel tikoun ? Chabbat Melakha interdite Hatat Avoda zara Chehita pour l'idole Hatat Shehoutei huts Hors de l'azara Hatat Rav Avira : tikoun = ever min ha-haï Un ben Noah qui en mange ensuite n'est plus passible de mort. Sortir de la nevela ne purifie pas : le takrovet reste tamei, même en ohel.
Trois hatatot sur une chehita. Le tikoun de Rav Avira est la sortie de l'ever min ha-haï.
10
שחטו ונודע וכו׳. אמר רב הונא אמר רב: אשם שניתק לרעיה, ושחטו סתם — כשר לעולה. אלמא קסבר: לא בעי עקירה.

Il l'a abattu et l'on a su, etc. Rav Houna a dit au nom de Rav : un acham (sacrifice de culpabilité) détaché pour la ré'iya (pâture), et on l'a abattu stam (sans préciser de nom) : il est kacher pour une ola (holocauste).

Il en ressort qu'il tient : il n'a pas besoin d'akira (arrachement du nom).

📜 Rachi (2)
אשם שניתק לרעיה שמתו בעליו או נתכפרו באחר וחטאת ואשם אינן באין נדבה ומשנתכפרו באחר אין תקנה לזה וגבי חטאת הילכתא גמירי לה (תמורה כא:) דמתה ובאשם גמירי הילכתא (שם יח.) כל שבחטאת מתה באשם רועה ואם ניתקו מעליו והשליכו לאפר לרעות שיסתאב ויפול בו מום שיוכל לפדותו ולהוציאו לחולין וכל הרועים דמיהם נופלים לנדבה ומה היא נדבה ששה שופרות היו במקדש וכתוב עליהן נדבה ושם היו נותנין כל מותר דמי חטאת ואשם ומביאין משם קיץ המזבח עולות בשר לשם ועורות לכהנים שזהו מדרשו של יהוידע הכהן במס' תמורה (דף כג:) וזה לא המתין עד שיומם ומשניתקו לרעייה שחטו סתם כשר לעולת קיץ המזבח הואיל וסוף סוף דמיו לכך היו עומדים:
Acham détaché pour la pâture : dont le propriétaire est mort, ou a été expié par un autre. Une hatat et un acham ne viennent pas en nedava (don volontaire). Une fois qu'il a été expié par un autre, celui-ci n'a plus de réparation. Pour la hatat, une halakha transmise (Temoura 21b) : elle meurt. Pour l'acham, une halakha transmise (là-bas, 18a) : tout ce qui, pour une hatat, meurt, pour un acham, paît. On le détache de lui et on le met au parc pour paître, afin qu'il devienne impropre, qu'un moum lui vienne, et qu'on puisse le racheter et le faire sortir en houlin (profane). Tous ceux qui paissent : leur argent tombe à la nedava. Qu'est-ce que la nedava ? Il y avait six shofarot (coffres) dans le Temple, et "nedava" était écrit sur eux. On y mettait tout le surplus du prix des hatatot et des achamot. De là on apporte le kayits ha-mizbeah (dessert de l'autel) : des olot, la chair offerte, les peaux pour les kohanim. C'est le derach de Yehoyada le kohen, dans Temoura (23b). Celui-ci n'a pas attendu le moum. Dès le détachement pour la pâture, on l'a abattu sans précision : il est kacher comme olat kayits ha-mizbeah, puisque son prix était de toute façon destiné à cela.
לא בעי עקירה מאחר שהוא עומד לכך א"צ לעקור שם אשם ממנו:
Il n'a pas besoin d'akira : puisqu'il est destiné à cela, on n'a pas à lui arracher le nom d'acham.
🗂️ Tossefot (1)
אשם שניתק לרעיה ושחטו סתם כשר כל עיקר רעיה מדרבנן דמדאורייתא לא צריך רעיה כלל ולהכי קאמר אלמא לא בעי עקירה א"ה כי לא ניתק נמי אי אמרת בשלמא בעי עקירה א"ש דבעינן ניתק דע"י ניתק יזכור לעוקרו אבל לא ניתק לא דגזרי' עוקרו אטו לא עוקרו אבל השתא דלא בעי עקירה קודם ניתוק נמי ליכשר דליכא למיחש למידי ומשני דקודם ניתוק גזרי' אחר כפרה אטו לפני כפרה ואחר ניתוק נמי דיעבד כשר אבל לכתחלה מיהא גזרי' אטו לפני כפרה ומנא תימרא דתנן אשם כו' בדמיו אין אבל הוא גופיה לא דהא כ"ע מודו דלאחר עקירה וניתוק היה יכול לשוחטו לכתחלה דליכא למיגזר אטו קודם עקירה הואיל ואיכא היכירא דניתוק אי לאו משום דגזרינן לאחר כפרה וניתוק אטו קודם כפרה ומה שפי' ר"י דאי אמרת דבעי עקירה אתי שפיר דגזרו בשלא ניתק דילמא אתי לשחוט בלא עקירה ק' א"כ פסח בשאר ימות השנה דבעי עקירה אמאי לא מצריך רעיה מקשי' דאמר פ"ק דמנחות (דף ד.) א"ר הונא אמר רב אשם שניתק לרעיה ושחטו סתם כשר לעולה ניתק אין לא ניתק לא מ"ט אמר קרא הוא בהוייתו יהא אלמא ניתוק דאורייתא הוא והכא משמע שהוא מדרבנן וגזרי' אטו קודם כפרה ואור"י דה"פ התם אמר קרא הוא בהוייתו יהא קודם כפרה וכיון דמדאורייתא הוי בהוייתו קודם כפרה גזרי' אחר כפרה אטו קודם כפרה ור"ת פי' דה"ק במנחות ניתק אין לא ניתק לא וטעמא כדמפרש הכא דגזרי' אטו לפני כפרה ומסיק מ"ט אמר קרא הוא כלומר מ"ט כשר הלא הלכה למשה מסיני הוא דכל שבחטאת מתה באשם רועה אמר קרא הוא משמע בהוייתו שלבסוף כשיסתאב וימכר שהדמים לנדבה והויא עולה ואתא קרא ללמוד על הלכה דהכי גמרינן דכל שבחטאת מתה באשם קרב עולה א"נ כי גמרי' דבאשם רועה למצוה א"נ דבאשם אזיל לנדבת ציבור ולא ידעי' אי הוא עצמו או דמיו וגלי קרא דהוא עצמו ואי לאו הלכה ה"א הוא בהוייתו דמעיקרא יהא ולא יקרב עולה וראי' לפי' זה דבתמורה פ' אלו קדשים (תמורה דף יח.) גר' בכל הספרים א"ר הונא אשם שניתק לרעיה ושחטו סתם כשר מ"ט אמר קרא הוא בהוייתו יהא ולא גר' התם בשום ספר ניתק אין לא ניתק לא:
Tout le fond de la ré'iya est de-rabbanan, car de-oraita la ré'iya n'est pas requise du tout. C'est pourquoi il dit : il en ressort qu'il n'a pas besoin d'akira. S'il en est ainsi, même sans détachement il devrait être kacher. Si tu dis qu'il a besoin d'akira, cela se tient : on exige le détachement, car par le détachement il se souviendra d'arracher le nom. Sans détachement, on interdit : on décrète celui qui arrache à cause de celui qui n'arrache pas. Mais dès lors qu'il n'a pas besoin d'akira, même avant le détachement il devrait être kacher, car il n'y a rien à craindre. Il répond : avant le détachement, on décrète après la kapara (expiation) à cause d'avant la kapara. Après le détachement aussi, bediavad (une fois fait) c'est kacher, mais lekhathila (dès l'abord) on décrète à cause d'avant la kapara. Et d'où le dis-tu ? Comme nous avons appris : un acham, etc. Par son prix, oui, mais lui-même, non. Car tous accordent qu'après akira et détachement il aurait pu l'abattre lekhathila : rien à décréter à cause d'avant l'akira, puisqu'il y a un heker (signe reconnaissable), le détachement. Il reste interdit lekhathila seulement parce qu'on décrète, après kapara et détachement, à cause d'avant la kapara. Et ce qu'a expliqué le Ri : si l'on dit qu'il a besoin d'akira, cela se tient, car on a décrété, quand il n'est pas détaché, de peur qu'on l'abatte sans akira. Difficulté : s'il en est ainsi, un pesah le reste de l'année, qui a besoin d'akira, pourquoi n'exige-t-on pas une ré'iya ? Autre difficulté. Au premier chapitre de Menahot (4a), Rav Houna dit au nom de Rav : un acham détaché pour la pâture et abattu sans précision est kacher pour une ola. Détaché, oui. Non détaché, non. Quelle est la raison ? Le verset dit : hu, il restera dans son état. Il en ressort que le détachement est de-oraita. Ici, au contraire, il a l'air de-rabbanan, une gezera à cause d'avant la kapara. Le Ri a dit : voici le sens là-bas. Le verset dit : il restera dans son état, et cela vise avant la kapara. Puisque de-oraita il reste dans son état avant la kapara, on décrète après la kapara à cause d'avant la kapara. Rabbeinou Tam explique : voici ce que dit Menahot. Détaché, oui. Non détaché, non. La raison est celle d'ici : on décrète à cause d'avant la kapara. Et il conclut : quelle est la raison ? Le verset dit hu. C'est-à-dire : quelle est la raison pour laquelle il est kacher ? Il y a pourtant une halakha à Moché du Sinaï : tout ce qui, pour une hatat, meurt, pour un acham, paît. Le verset dit hu, ce qui vise son état final : quand il prendra un défaut et sera vendu, l'argent va à la nedava, et cela devient une ola. Le verset vient enseigner sur la halakha. Car voici ce que l'on apprend : tout ce qui, pour une hatat, meurt, pour un acham, est offre en ola. Autre lecture : quand on apprend que l'acham paît, c'est au rang de mitsva. Autre lecture : l'acham va à la nedava du tsibour, et l'on ignore si c'est lui-même ou son prix. Le verset révèle que c'est lui-même. Sans la halakha, j'aurais lu : il restera dans son état du début, et il ne sera pas offre en ola. Preuve pour cette explication. Dans Temoura, chapitre Elou Kodashim (Temoura 18a), la version de tous les livres est : Rav Houna a dit, un acham détaché pour la pâture et abattu sans précision est kacher. Quelle est la raison ? Le verset dit : il restera dans son état. Aucun livre n'a là-bas la version : détaché, oui ; non détaché, non.
💡 Explication

La mishna arrive à : on a abattu, puis on a su que les propriétaires se sont retirés, sont morts, ou sont impurs. Rav Houna au nom de Rav pose un kodash qui a perdu son premier usage. L'acham est nitak le-ré'iya : on l'a désigné pour paître jusqu'au moum, puis la vente et le kayits ha-mizbeah. Si on l'abat stam dès ce stade, il vaut comme ola.

Conclusion de Rav : pas d'akira. Le nom d'acham n'a plus à être arraché par une déclaration. L'animal est déjà destiné à l'ola.

Tossefot : la ré'iya elle-même est de-rabbanan. De-oraita, dès la kapara par un autre, l'acham peut devenir ola. Le Ri et Rabbeinou Tam accordent ce din avec Menahot 4a, où le verset hu parle de l'état de l'acham.

11
אי הכי כי לא ניתק נמי! גזירה לאחר כפרה אטו לפני כפרה.

S'il en est ainsi, même quand il n'a pas été détaché ! Gezera (décret) : après la kapara, à cause d'avant la kapara.

📜 Rachi (2)
א"ה כי לא ניתק נמי משעה שנתכפר באחר סתמיה לקיץ המזבח קאי:
S'il en est ainsi, même sans détachement : dès qu'il a été expié par un autre, son statut sans précision vise le kayits ha-mizbeah.
גזירה לאחר כפרה אטו קודם שנתכפר דסתמיה לאשם אבל משניתק לא מיחלף:
Gezera après la kapara, à cause d'avant qu'il ait été expié : car sans précision, c'est un acham. Une fois détaché, on ne le confond plus.
💡 Explication

Si l'akira est inutile dès que l'animal est destiné à l'ola, la chehita stam devrait être kacher dès la kapara, avant même le nituk.

Réponse : gezera. Après la kapara, tant qu'il n'a pas été détaché pour paître, on le laisse passoul, de peur de le confondre avec l'acham d'avant la kapara, qui est encore un vrai acham. Le nituk sert de signe : la confusion cesse.

12
ומנא תימרא, דתנן: אשם שמתו בעליו או שנתכפרו בעליו — ירעה עד שיסתאב, וימכר, ויפלו דמיו לנדבה. רבי אליעזר אומר: ימות. רבי יהושע אומר: ימכר ויביא בדמיו עולה.

Et d'où le dis-tu ? Comme nous avons appris : un acham dont les propriétaires sont morts, ou dont les propriétaires ont été expiés, paîtra jusqu'à prendre un défaut, il sera vendu, et son prix tombera à la nedava.

Rabbi Eliezer dit : il mourra. Rabbi Yehoshoua dit : il sera vendu, et il apportera avec son prix une ola.

📜 Rachi (5)
ומנא תימרא להא מילתא דאמר לך דגזרי' הכי:
Et d'où le dis-tu : pour cette chose qu'il t'a dite, à savoir que l'on décrète ainsi.
לנדבה לשופרות:
À la nedava : aux shofarot.
ר' אליעזר אומר ימות כל צדדיו של רבי אליעזר היה עושה אשם כחטאת לכל דבר שנאמר (ויקרא ז׳:ז׳) כחטאת כאשם וכן גבי שלא לשמו וכן גבי חטאת שנכנס דמה לפנים במס' זבחים (דף יוד:):
Rabbi Eliezer dit : il mourra. Sur tous ses côtés, Rabbi Eliezer traitait l'acham comme la hatat en toute matière, car il est dit (Vayikra 7:7) : comme la hatat, comme l'acham. De même pour un sacrifice shelo lishmo. De même pour une hatat dont le sang est entré à l'intérieur, dans Zevahim (10b).
רבי יהושע אומר ימכר לאחר שנסתאב:
Rabbi Yehoshoua dit : il sera vendu. Après qu'il a pris un défaut.
ויביא בדמיו עולה נדבה לעצמו ובמס' תמורה מסיק להא מילתא והלא אף הנדבה עולה היא מה בין דברי רבי יהושע לדברי חכמים אלא שבזמן שהיא באה לחובתו הוא סומך עליה ושוחטה ונסכיה קריבין משלו וכשהיא באה לנדבת ציבור אינו סומך עליה כו':
Et il apportera avec son prix une ola : une nedava pour lui-même. Dans Temoura on mène le point : la nedava aussi est une ola ; quelle différence entre Rabbi Yehoshoua et les Sages ? Quand elle vient pour son obligation, il fait semikha (appui des mains) sur elle, il l'abat, et ses nessakhim (libations) viennent de son bien. Quand elle vient en nedava du tsibour, il ne fait pas semikha sur elle, etc.
💡 Explication

Source de la gezera : la mishna des achamot dont le maître est mort ou déjà expié.

Trois avis. Les Sages : pâture, vente, argent dans les shofarot, nedava du tsibour. Rabbi Eliezer : l'acham meurt, comme une hatat, à partir de "comme la hatat, comme l'acham". Rabbi Yehoshoua : on vend, et le propriétaire apporte une ola pour lui-même avec l'argent. Chez lui il y a semikha. Chez les Sages, nedava publique, pas de semikha.

13
בדמיו אין, אבל גופו לא. דגזר לאחר כפרה אטו לפני כפרה. שמע מינה.

Par son prix, oui. Par son corps, non.

Car il a décrété après la kapara à cause d'avant la kapara. Apprends-le de là.

📜 Rachi (1)
בדמיו אין אבל איהו גופיה לא אמר דיקרב עולה ואף על פי שמקריבו לעצמו אלמא גזירה לאחר כפרה שנתכפר באחר אטו לפני כפרה דאי שרית ליה השתא טעי ואי מיצטריך ליה עולה נמי קודם כפרה מקריב ליה להאי והדר מייתי אחר לאשם ואי אפשר לשנות זבח לזבח אחר כ"ז שעומד לשמו:
Par son prix, oui : mais lui-même, il n'a pas dit qu'il soit offre en ola, bien qu'il l'offre pour lui-même. Ainsi, gezera après la kapara, quand il a été expié par un autre, à cause d'avant la kapara. Si on le lui permet maintenant, il se trompera : s'il a besoin d'une ola même avant la kapara, il offrira celui-ci, puis il en apportera un autre comme acham. On ne change pas un zevah en un autre zevah tant qu'il se tient pour son propre nom.
💡 Explication

Lecture de Rabbi Yehoshoua. Il permet l'ola achetée avec le prix. Il ne permet pas d'offrir le corps de l'acham lui-même comme ola, même quand cette ola est la sienne.

S'il n'y avait pas de gezera, après la kapara l'animal serait déjà une ola, corps compris. Le refus du corps prouve la gezera : après kapara, à cause d'avant kapara. Rachi : si on offrait le corps, on finirait par le faire avant la kapara, puis par remplacer l'acham. Tant qu'il porte son nom, on ne le change pas en un autre zevah.

🖼️ Schéma
Preuve de la gezera : le prix, pas le corps Rabbi Yehoshoua. Après kapara par un autre acham. Be-damav, par son prix On vend après le moum On achète une ola Oui Gufo, son corps L'acham lui-même en ola Même pour lui-même Non, lekhathila Gezera après kapara à cause d'avant kapara. Chema mina.
Rabbi Yehoshoua : l'argent devient une ola. Le corps de l'acham ne s'offre pas. De là, la gezera.
14
איתיביה רב חסדא לרב הונא: שחטו ונודע שמשכו בעלים את ידם וכו׳,

Rav Hisda objecta à Rav Houna : il l'a abattu, et l'on a su que les propriétaires ont retiré leur main, etc.

💡 Explication

L'amoud s'arrête sur l'ouverture de l'objection. Rav Hisda ramène à Rav Houna la clause de la mishna : on a abattu le pesah, puis on a su que les propriétaires s'étaient retirés. La suite de l'attaque est au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).