Pesachim 73b - Akira, brûler tout de suite, Yossef ben Hounaï

Pesachim 73b

Sougya : La baraita sur la mishna : en semaine, dans ce cas, on brûle le pesah immédiatement. Si l'akira (arrachement du nom) est exigée, il reste pesah sans propriétaires : passoul be-gufo.

Si elle ne l'est pas, c'est des shelamim dès le départ, et le passoul vient de l'abattage après le tamid : il faudrait un ibur tzura. Rav Houna fils de Rav Yehoshoua répond par nireh ve-nidha autour de hatsot ; Rav écarte les bêtes vivantes.

Rav Papa propose Rabbi Eliezer ; la hatat du chabbat l'écarte. La conclusion claire : Yossef ben Hounaï, passoul comme Rabbi Eliezer, patour comme Rabbi Yehoshoua.

Rav Ashi, par Rabbi Yishmael, est écarté. Hadran du chapitre Elou devarim.

Faut-il une akira pour que le pesah devienne shelamim La baraita : en semaine, on brûle immédiatement. Le sort de la viande suit le type de passoul. Il faut une akira Sans arrachement, le nom de pesah reste Il n'a plus de propriétaires Abattu hors de ses inscrits Passoul be-gufo On brûle immédiatement La baraita s'explique Il ne faut pas d'akira Dès le départ, shelamim Abattu après le tamid de bein ha-arbayim Passoul par autre chose Il faut un ibur tzura La baraita fait difficulté Passoul dans le corps Pigul, notar, tame, yotze On brûle immédiatement Pas d'attente Sang ou propriétaires Sang répandu, ou plus de mangeurs Ibur tzura, puis beit ha-serefa On ne brûle pas les kodashim dans le mépris
Avec akira, le pesah sans propriétaires est passoul be-gufo : on brûle immédiatement. Sans akira, shelamim abattu après le tamid : ibur tzura.
Qui enseigne : en semaine, on brûle immédiatement Rav tient qu'il ne faut pas d'akira. La baraita doit trouver son tanna. Rav Houna b. Rav Yehoshoua Hafrasha avant hatsot Mort des propriétaires après hatsot Nireh ve-nidha, ne revient pas Écarte Rav : les bêtes vivantes ne sont pas écartées Rav Papa : Rabbi Eliezer Autres korbanot au nom du pesah Passoul, donc passoul be-gufo On brûle immédiatement Écarte Il rendrait hayav une hatat le chabbat Yossef ben Hounaï Abattus au nom du pesah ou d'une hatat Passoulim : passoul be-gufo Pour le patour : comme Yehoshoua Conclusion retenue Rav Yossef fils de Rav Sala, devant Rav Papa Rav Ashi : Rabbi Yishmael Du temps pour vérifier : hayav Et ibur tzura Le pigul aussi, par avon avon Écarte Les propriétaires impurs exigent l'akira La chose claire : comme la première réponse, c'est Yossef ben Hounaï. En semaine on brûle immédiatement. Le chabbat, patour, comme Rabbi Yehoshoua.
Rav Houna et Rabbi Eliezer sont écartés. La conclusion est Yossef ben Hounaï. Rav Ashi, par Rabbi Yishmael, ne tient pas.
Pourquoi l'ibur tzura de Rabbi Yishmael ne prouve pas l'absence d'akira Lecture proposée Ibur tzura parce qu'il ne faut pas d'akira Shelamim après le tamid Tanna de Rabba bar Avouh Même le pigul exige un ibur tzura Gezera shava avon avon Depuis le notar Propriétaires impurs Rabbi Hiya bar Gamda Tamei met, pesah sheni L'akira est certaine Yishmael les enseigne aussi Donc l'ibur tzura vient du passoul du corps. On revient à Yossef ben Hounaï.
L'ibur tzura de Rabbi Yishmael peut venir du pigul, par avon avon. Les propriétaires tamei met exigent l'akira.
1
ותני עלה: בחול כי האי גונא ישרף מיד. אי אמרת בשלמא בעי עקירה, האי פסח הוא, וכיון דלית ליה בעלים — הוה ליה פסולו בגופו, אמטו להכי ישרף מיד.

Et on a enseigné à son sujet : en semaine, dans un cas pareil, on le brûle immédiatement. Cela se comprend bien si tu dis qu'il faut une akira : celui-ci est un pesah, et puisqu'il n'a pas de propriétaires, son passoul est dans son corps.

C'est pour cela qu'on le brûle immédiatement.

📜 Rachi (4)
ותני עלה דמתניתין:
De notre mishna.
בחול כי האי גוונא הואיל ויכול לשורפו:
Puisqu'il peut le brûler.
ישרף מיד ואין צריך להמתין עד שתעבור צורתו ואע"ג דמותר הפסח קרב שלמים ואם היה שוחטו לזה שמתו בעליו לשם שלמים היה כשר עכשיו שלא עקר שם פסח ממנו ישרף מיד דהוה ליה פסח שנשחט שלא למנויו:
Et il n'a pas besoin d'attendre que sa forme passe. Bien que le surplus du pesah soit offert en shelamim, et que s'il l'avait abattu, pour celui dont les propriétaires sont morts, au nom de shelamim, il aurait été kacher : maintenant qu'il n'a pas arraché de lui le nom de pesah, on le brûle immédiatement, car c'est un pesah abattu hors de ses inscrits.
אי אמרת בשלמא אע"ג דסתמיה לשם שלמים קאי בעי עקירה וכל כמה דלא עקר הוי שם פסח עליו משום הכי ישרף מיד ולא בעי עיבור צורה דהוה ליה פסולו בגופו שנשחט שלא למנויו:
Bien que son statut implicite se tienne vers les shelamim, il faut une akira. Tant qu'il n'a pas arraché, le nom de pesah est sur lui. C'est pour cela qu'on le brûle immédiatement, et il n'exige pas d'ibur tzura : son passoul est dans son corps, il a été abattu hors de ses inscrits.
💡 Explication

La baraita sur la mishna tranche pour la semaine : on brûle immédiatement. La Guemara montre que cela tient si l'akira est exigée.

Sans arrachement explicite, l'animal reste un pesah. Il n'a plus de propriétaires : on l'a abattu hors de ses inscrits. Ce passoul be-gufo se brûle tout de suite, sans laisser passer la nuit.

2
אלא אי אמרת לא בעי עקירה — מרישא הוה ליה שלמים, פסולו משום מאי — משום דבר אחר, דקא שחיט ליה אחר תמיד של בין הערבים. עיבור צורה בעי.

Mais si tu dis qu'il ne faut pas d'akira : dès le départ c'est des shelamim. Son passoul, à cause de quoi ?

À cause d'autre chose : il l'abat après le tamid de bein ha-arbayim. Il faudrait un ibur tzura.

📜 Rachi (1)
אלא אי אמרת לא בעי עקירה וסתמיה שלמים הוא פסולו מחמת מאי הוי הואיל ושלמים הוא משום דנשחט אחר תמיד בין הערבים דשחיטת פסח אחר התמיד היא כדאמר בתמיד נשחט (דף נט:) ועבר על עשה דהשלמה:
Et son statut implicite est shelamim. Son passoul, à cause de quoi est-il ? Puisque ce sont des shelamim, c'est parce qu'il a été abattu après le tamid de bein ha-arbayim. Car l'abattage du pesah est après le tamid, comme il est dit dans Tamid nishhat (59b), et il a transgressé l'asse de ha-shlama.
🗂️ Tossefot (1)
פסולו מחמת מאי הוי ששחטו כו' וא"ת מאי קמדמי הך עקירה לההיא דלעיל דאשם שכפרו בעליו באחר תו לא חזי לאשם אבל פסח שנטמאו בעליו או משכו ידיהם אכתי חזי לפסח אם ימנו אחרים עליו כדתנן לקמן (פסחים דף פט.) נימנין ומושכין ידיהם עד שישחט וי"ל דהני מילי כשנשאר אחד מבני חבורה עליו שאם נשאר לגמרי בלא בעלים תו לא חזי לפסח כדתניא בסוף מי שהיה טמא (לקמן פסחים צח.) המפריש פסח ומת אם בנו נמנה עליו יביאנו לשם פסח אין בנו נמנה עליו יביאנו לשם שלמים:
Et si tu dis : en quoi rapproche-t-on cette akira de celle d'en haut, l'acham dont les propriétaires ont obtenu kappara par un autre, qui ensuite n'est plus apte à l'acham ? Un pesah dont les propriétaires sont devenus impurs, ou ont retiré leurs mains, reste apte au pesah s'ils inscrivent d'autres sur lui, comme nous l'avons appris plus loin (Pesachim 89a) : on s'inscrit et on retire ses mains jusqu'à ce qu'il abatte. On peut répondre : ces paroles valent lorsqu'il reste un des membres de la havura sur lui. S'il reste entièrement sans propriétaires, il n'est plus apte au pesah, comme on l'enseigne à la fin de Mi she-haya tamei (plus loin, Pesachim 98a) : celui qui met à part un pesah et meurt, si son fils est inscrit dessus il l'apporte au nom de pesah ; si son fils n'est pas inscrit dessus, il l'apporte au nom de shelamim.
💡 Explication

Dans l'autre branche, l'akira n'est pas exigée. À la mort des propriétaires, le nom de pesah tombe seul. Dès le départ, l'animal est shelamim.

Le passoul vient alors d'autre chose : on l'a abattu après le tamid de l'après-midi. Seul le pesah s'abat à cette heure. Un shelamim abattu alors est passoul, et ce passoul exige l'ibur tzura avant le brûlage. La baraita, qui brûle tout de suite, fait donc difficulté.

Tossefot : la comparaison avec l'asham vaut quand il ne reste aucun membre de la havura. Tant qu'un inscrit reste, d'autres peuvent encore se joindre.

3
דתניא, זה הכלל: כל שפסולו בגופו — ישרף מיד. בדם ובבעלים — תעובר צורתו ויצא לבית השריפה!

Car on a enseigné : voici la règle. Tout ce dont le passoul est dans son corps, on le brûle immédiatement.

Dans le sang et dans les propriétaires, on laisse passer sa forme, et il sort vers le beit ha-serefa.

📜 Rachi (3)
כל שפסולו בגופו כגון פיגול נותר טמא ויוצא ישרף מיד ואין צריך להמתין:
Par exemple pigul, notar, tame et yotze : on le brûle immédiatement, et il n'a pas besoin d'attendre.
בדם ובבעלים כגון נשפך הדם וכגון פסח שמתו בעלים או נטמאו אחר זריקה דעכשיו פסח כשר הוא אלא שאין לו אוכלין:
Par exemple le sang a été répandu, et par exemple un pesah dont les propriétaires sont morts ou sont devenus impurs après la zerika : maintenant le pesah est kacher, seulement il n'a pas de mangeurs.
תעובר צורתו ימתינו לו עד שתעובר ממנו צורת בשר דכיון דאין פסולו חמור לא שרפינן קדשים בבזיון ועיבור צורה הוא פסול לינה דהוה ליה פסולו בגופו:
On attend pour lui jusqu'à ce que la forme de la chair passe de lui. Puisque son passoul n'est pas grave, on ne brûle pas les kodashim dans le mépris. L'ibur tzura est le passoul de la lina, et alors son passoul est dans son corps.
🗂️ Tossefot (1)
בדם ובבעלים תעובר תימה א"כ היכי קתני שחטו ונודע שמשכו בעלים את ידם או שנטמא בחול ישרף מיד והא בדם ובבעלים בעינן עיבור צורה וליכא למימר כפי' הקונטרס דהך דבדם ובעלים מיירי כגון שנטמא אחר זריקה דעכשיו פסח כשר אלא שאין לו אוכלין דבפרק כיצד צולין (לקמן פסחים פב:) מוקמינן לה קודם זריקה דקתני בעלים דומיא דדם ותירץ ר' שמואל בר' שלמה דההיא דלעיל מיירי קודם שחיטה דהוי כמו שחטו שלא לאוכליו דחשיב פסולו בגופו:
Étonnement : s'il en est ainsi, comment enseigne-t-on : on l'a abattu, et l'on a su qu'ils ont retiré leur main, ou qu'il est devenu impur, en semaine on le brûle immédiatement ? Or, pour le sang et les propriétaires, nous exigeons l'ibur tzura. Et l'on ne peut pas dire, comme l'explication du kountres, que ce cas du sang et des propriétaires parle de celui qui est devenu impur après la zerika, ou maintenant le pesah est kacher mais n'a pas de mangeurs. Car dans le chapitre Keitzad tzolin (plus loin, Pesachim 82b) on l'établit avant la zerika, puisqu'il enseigne les propriétaires à la ressemblance du sang. Rabbi Shmouel fils de Rabbi Chelomo a répondu : celle d'en haut parle d'avant l'abattage. C'est comme s'il l'avait abattu hors de ses mangeurs, et cela compte comme un passoul dans son corps.
💡 Explication

La baraita ze ha-klal fixe deux régimes. Passoul be-gufo : on brûle tout de suite. Sang ou propriétaires : on laisse la chair passer la nuit, puis le beit ha-serefa.

Rachi : l'ibur tzura évite de brûler des kodashim dans le mépris. La nuit passée crée ensuite un passoul dans le corps, la lina.

Tossefot : le brûlage immédiat de la mishna vise un retrait connu avant la shehita. C'est un abattage hors des mangeurs, donc un passoul dans le corps. Le klal du sang et des propriétaires est établi avant la zerika.

🖼️ Schéma
Ze ha-klal : quel passoul, quel brûlage Passoul be-gufo Pigul, notar, tame, yotze Le corps du korban est invalide Yisaref miyad On brûle immédiatement Dam ou baalim Sang répandu, propriétaires morts ou impurs Ibur tzura Puis le beit ha-serefa
Passoul dans le corps : brûler tout de suite. Sang ou propriétaires : ibur tzura, puis le lieu de brûlage.
4
אלא לא תימא שחטו סתם — כשר לשום עולה, אלא אימא שחטו לשום עולה — כשר. אלמא בעי עקירה.

Plutôt, ne dis pas : il l'a abattu sans précision, il est kacher au nom d'une ola. Dis : il l'a abattu au nom d'une ola, il est kacher.

On en déduit qu'il faut une akira.

💡 Explication

Pour accorder Rav avec la baraita, on relit sa formule. Le cas kacher est un acham abattu explicitement au nom d'une ola. L'abattage sans précision ne suffit pas.

Rav exige donc l'akira. Tant que le nom ancien n'est pas arraché, il reste. Le pesah sans propriétaires reste pesah, et l'on brûle immédiatement.

5
ולרבי חייא בר גמדא, דאמר: נזרקה מפי חבורה ואמרי, כגון שהיו בעלים טמאי מתים ונדחין לפסח שני.

Et selon Rabbi Hiya bar Gamda, qui a dit : cela a été lancé de la bouche du groupe, et ils ont dit : par exemple lorsque les propriétaires étaient impurs d'un mort et sont repoussés au pesah sheni.

📜 Rachi (1)
ולר' חייא בר גמדא דאמר בתמיד נשחט (דף סד.) גבי מתניתא דקתני התם דפסח בעי עקירה ואוקמה כגון שהיו בעלים טמאי מתים כו':
Qui a dit dans Tamid nishhat (64a), au sujet de la baraita qui enseigne là-bas que le pesah exige une akira, et il l'a établie dans le cas où les propriétaires étaient impurs d'un mort, etc.
💡 Explication

Rabbi Hiya bar Gamda limite l'akira. Le groupe des étudiants ne l'exige que si les propriétaires sont tamei met et renvoyés au pesah sheni.

Eux comptent encore offrir cet animal à Pesah sheni. Le nom de pesah tient tant qu'on ne l'arrache pas. La suite du segment tire la conséquence pour les autres cas.

6
האי הוא דבעי עקירה, הא בעלמא לא בעי עקירה. מאי איכא למימר?

C'est celui-ci qui exige une akira. En général, il n'exige pas d'akira.

Que peut-on dire ?

📜 Rachi (2)
הא אחר דלאו סתמא קאי לפסח לא בעי עקירה:
Un autre, dont le statut implicite ne se tient pas vers le pesah, n'exige pas d'akira.
מאי איכא למימר כלומר מתני' דהכא תיובתיה דקתני ישרף מיד ולא מיתוקמא אלא משום עקירה:
C'est-à-dire : notre mishna d'ici est une réfutation, puisqu'elle enseigne qu'on le brûle immédiatement, et elle ne s'établit que par l'akira.
💡 Explication

Si l'akira ne vaut que pour les propriétaires renvoyés au pesah sheni, le cas ordinaire, mort ou retrait, n'en a pas besoin.

La mishna d'ici enseigne le brûlage immédiat. Rachi : elle ne s'établit que si l'animal reste pesah, donc si l'akira est exigée. La limite de Rabbi Hiya laisse la difficulté ouverte.

7
אלא אמר רב הונא בריה דרב יהושע: הכא במאי עסקינן — כגון שהפרישו קודם חצות, ומתו בעלים אחר חצות, דהוה ליה נראה ונדחה. וכל הנראה ונדחה — שוב אינו חוזר ונראה.

Plutôt, Rav Houna fils de Rav Yehoshoua a dit : ici, de quoi traitons-nous ? Par exemple, ils l'ont mis à part avant hatsot, et les propriétaires sont morts après hatsot.

Il a été nireh ve-nidha. Et tout ce qui a été vu puis écarté ne revient plus à être vu.

📜 Rachi (2)
אלא אמר רב הונא בריה דרב יהושע לעולם כדקאמר שחטו סתם כשר לעולה דכיון דקאי לעולה סתמיה עולה הוא ואע"פ שתחלתו אשם וכן מותר הפסח כיון דלשלמים קאי סתמא כי שחיט ליה שלמים הוא והכא דקתני ישרף מיד לאו משום עקירה אלא כגון שהפרישו קודם חצות וכי מטא חצות קבעתיה חצות שהוא זמן שחיטתו ונראה לפסח:
En fait, comme il a dit : il l'a abattu sans précision, il est kacher pour une ola. Puisqu'il se tient vers l'ola, son statut implicite est ola, même si son début était acham. De même le surplus du pesah : puisqu'il se tient vers les shelamim, implicitement, quand on l'abat, ce sont des shelamim. Et ici, où l'on enseigne qu'on le brûle immédiatement, le motif est autre que l'akira : par exemple ils l'ont mis à part avant hatsot, et quand hatsot arrive, hatsot le fixe, car c'est le temps de son abattage, et il est vu pour le pesah.
ומתו בעלים אחר חצות ונדחה מפסח דשוב אינו חוזר ונראה לשלמים והא דקי"ל מותר הפסח אחר הפסח קרב שלמים כגון שאבד קודם חצות ונמצא אחר שחיטת הפסח דלא אתא חצות עליה למיקבעה ולא נראה לשחיטת פסח מעולם:
Et il est écarté du pesah, car ensuite il ne revient plus à être vu pour les shelamim. Et ce que nous tenons, que le surplus du pesah après le pesah est offert en shelamim : par exemple il s'est perdu avant hatsot et a été retrouvé après l'abattage du pesah. Hatsot n'est pas venu sur lui pour le fixer, et il n'a jamais été vu pour l'abattage du pesah.
💡 Explication

Rav Houna fils de Rav Yehoshoua garde la lecture où l'akira n'est pas exigée. Le brûlage immédiat vient d'un autre motif : nireh ve-nidha.

Mis à part avant hatsot, l'animal est fixé par le midi comme pesah : il est vu. Les propriétaires meurent après hatsot : il est écarté. Ce qui a été vu puis écarté ne redevient pas apte, ni comme pesah, ni comme shelamim.

Rachi sépare le motar ha-pesah : perdu avant midi, retrouvé après l'abattage. Hatsot ne l'a pas fixé. On l'offre en shelamim.

🖼️ Schéma
Nireh ve-nidha : hatsot fixe le pesah 1. Hafrasha Avant hatsot Pas encore fixé pour le pesah 2. Hatsot Le midi le fixe Nireh vu pour le pesah 3. Mort Après hatsot Nidha écarté du pesah 4. Ne revient pas Ni pesah, ni shelamim On brûle immédiatement Sans passer par l'akira Motar ha-pesah offert en shelamim : perdu avant hatsot, retrouvé après l'abattage. Hatsot ne l'a pas fixé. Il n'a jamais été vu pour la shehita du pesah.
Avant hatsot, hafrasha. Hatsot fixe (nireh). Mort ensuite (nidha). Il ne revient plus.
8
מידי הוא טעמא אלא לרב, הא אמר רב: בעלי חיים אינם נדחים.

Ce raisonnement ne vise-t-il que Rav ? Or Rav a dit : les êtres vivants ne sont pas écartés.

📜 Rachi (3)
מידי הוא טעמא אלא לרב האי תירוצא רב מתריץ ליה דאמר לא בעי עקירה:
C'est Rav qui donne cette réponse, lui qui dit qu'il ne faut pas d'akira.
והאמר רב בפ' שני שעירי:
Dans le chapitre Shnei se'irim.
בעלי חיים אינן נדחין ואין דיחוי אלא בדם או בבעלים כגון שעיר של שם שנשחט וקודם זריקת דמו מת המשתלח ישפך הדם אבל כל זמן שהקרבן חי אינו נפסל משום דיחוי:
Et il n'y a de dihoui que dans le sang ou dans les propriétaires. Par exemple le seir de Hachem qui a été abattu, et avant la zerika de son sang le seir ha-mishtaleah est mort : on répand le sang. Mais tant que le korban est vivant, il n'est pas invalide à cause du dihoui.
🗂️ Tossefot (1)
האמר רב בעלי חיים אינם נדחין תימא הא מסקי' בפ' שני שעירי (יומא סד:) אמר לך רב אליבא דר' יהודה לא קאמינא וא"כ לימא דמתניתין רבי יהודה דסבר נדחין וכמה משניות מצינו דסברי דבעלי חיים נדחין בפ' מי שהיה טמא (לקמן פסחים צח.) ובתמורה (דף כב.) ובשילהי כריתות (דף כח.) דדייק עלייהו שמע מינה בעלי חיים נדחין וצריך לרב לאוקמי' כרבי יהודה ומתני' נמי אמאי לא מוקי כוותיה:
Étonnement : or nous concluons dans le chapitre Shnei se'irim (Yoma 64b) : Rav te dira, selon Rabbi Yehuda je ne parle pas. S'il en est ainsi, qu'il dise que notre mishna est Rabbi Yehuda, qui tient qu'ils sont écartés. Et nous trouvons plusieurs mishnayot qui tiennent que les êtres vivants sont écartés : dans le chapitre Mi she-haya tamei (plus loin, Pesachim 98a), dans Temoura (22a), et à la fin de Keritot (28a). On en déduit : apprends-en que les êtres vivants sont écartés. Rav doit l'établir selon Rabbi Yehuda. Et notre mishna aussi, pourquoi ne l'établit-il pas selon lui ?
💡 Explication

La réponse de Rav Houna ne sert que pour Rav, qui dispense de l'akira. Or Rav lui-même dit : baalei 'hayim einan nidhin, les bêtes vivantes ne sont pas écartées.

Le dihoui frappe le sang déjà obtenu, ou les propriétaires d'un korban déjà abattu. Rachi : le seir de Hachem abattu, si le seir envoyé meurt avant la zerika, on répand le sang. Tant que l'animal vit, ce dihoui ne le rend pas passoul. Ici les propriétaires meurent alors que le pesah est encore vivant.

Tossefot : Rav limite sa parole hors de Rabbi Yehuda, qui tient que les vivants sont écartés. Plusieurs mishnayot vont dans ce sens. La difficulté reste : pourquoi ne pas établir notre mishna selon lui.

9
אלא אמר רב פפא: הא מני? רבי אליעזר היא, דאמר: וכן השוחט אחרים לשם פסח — פסול, דהוה ליה פסולו בגופו.

Plutôt, Rav Papa a dit : celle-ci, selon qui ? C'est Rabbi Eliezer, qui a dit : et de même, celui qui abat d'autres korbanot au nom du pesah, c'est passoul.

Son passoul est dans son corps.

📜 Rachi (1)
אלא אמר רב פפא לעולם לא בעי עקירה וסתמיה שלמים והא דקתני עלה דמתניתין בחול ישרף מיד ר' אליעזר הוא ומשום דשלמים הוא וכגון דשחטיה בהדיא לשם פסח ורבי אליעזר לטעמיה דאמר בפרק תמיד נשחט (פסחים דף סב:) שלמים ששחטן לשם פסח פסול:
En fait il ne faut pas d'akira, et son statut implicite est shelamim. Et ce qu'on enseigne sur notre mishna, qu'en semaine on le brûle immédiatement, c'est Rabbi Eliezer. Puisque ce sont des shelamim, et dans le cas où il l'a abattu explicitement au nom du pesah. Rabbi Eliezer suit sa raison, car il a dit dans le chapitre Tamid nishhat (Pesachim 62b) : des shelamim qu'on a abattus au nom du pesah sont passoul.
💡 Explication

Rav Papa cherche le tanna de la baraita. C'est Rabbi Eliezer : abattre d'autres korbanot au nom du pesah les rend passoul.

Sans akira, l'animal est shelamim. Abattu explicitement le-shem pesah, il est invalide dans son corps. D'où le brûlage immédiat, en semaine.

10
ואי רבי אליעזר היא, חטאת נמי מחייב, דהא לית ליה לרבי אליעזר טועה בדבר מצוה פטור?

Et si c'est Rabbi Eliezer, il rend hayav aussi pour une hatat. Car Rabbi Eliezer ne tient pas que celui qui se trompe dans une chose de mitsva est patour.

📜 Rachi (1)
ואי רבי אליעזר אמאי תנן מתני' פטור לחייב משום שבת דהא לית ליה כו':
Pourquoi notre mishna enseigne-t-elle patour ? Il faudrait le rendre hayav à cause du chabbat, puisqu'il ne tient pas, etc.
💡 Explication

La mishna, pour le chabbat, enseigne patour. Rabbi Eliezer refuse le din du to'eh be-davar mitsva : celui qui se trompe dans une mitsva reste hayav d'une hatat.

S'il abat le chabbat un korban qui se révèle passoul, Rabbi Eliezer le rend hayav. La baraita ne peut donc pas être la sienne.

11
אלא, תרגמא רב יוסף בריה דרב סלא חסידא קמיה דרב פפא: הא מני יוסף בן חונאי היא. דתנן, יוסף בן חונאי אומר: הנשחטים לשם פסח ולשם חטאת — פסולים, אלמא: פסולו בגופו היא, ומשום הכי ישרף מיד, ובפטורי — סבר לה כרבי יהושע.

Plutôt, Rav Yossef fils de Rav Sala le hassid l'a expliqué devant Rav Papa : celle-ci, selon qui ? C'est Yossef ben Hounai.

Car nous avons appris : Yossef ben Hounai dit : ceux qu'on abat au nom du pesah et au nom d'une hatat sont passoulim. On en tire : son passoul est dans son corps, et c'est pour cela qu'on le brûle immédiatement.

Et pour les exemptions, il tient comme Rabbi Yehoshoua.

📜 Rachi (2)
ובפטורי דטועה בדבר מצוה:
De celui qui se trompe dans une chose de mitsva.
סבר לה רבי יוסף בן חונאי כרבי יהושע:
Rabbi Yossef ben Hounai, comme Rabbi Yehoshoua.
💡 Explication

Yossef ben Hounai réunit les deux bouts. Sur le korban, il tient comme Rabbi Eliezer : abattu le-shem pesah ou le-shem hatat, c'est passoul, et le passoul est dans le corps. En semaine, on brûle immédiatement.

Sur le chabbat, il tient comme Rabbi Yehoshoua : le to'eh be-davar mitsva est patour. La mishna et la baraita se lisent ensemble.

🖼️ Schéma
Yossef ben Hounai : deux tenues Le korban Comme Rabbi Eliezer Leshem pesah ou leshem hatat Passoul be-gufo On brûle immédiatement Le chabbat Comme Rabbi Yehoshoua To'eh be-davar mitsva Exemption de hatat Patour
Yossef ben Hounai : passoul du korban comme Rabbi Eliezer, patour du chabbat comme Rabbi Yehoshoua.
12
רב אשי אמר: רב דאמר כרבי ישמעאל בנו של רבי יוחנן בן ברוקה. דתניא, רבי ישמעאל בנו של רבי יוחנן בן ברוקה אומר: אם יש שהות ביום לידע אם משכו בעלים את ידיהם או שמתו או שנטמאו — חייב, ותעובר צורתו ויוצא לבית השריפה. מאי טעמא? לאו משום דלא בעי עקירה!

Rav Ashi a dit : Rav a parlé selon Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka. Car on a enseigné : Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : s'il y a du temps dans le jour pour savoir s'ils ont retiré leurs mains, ou s'ils sont morts, ou s'ils sont devenus impurs, il est hayav.

Et on laisse passer sa forme, et il sort vers le beit ha-serefa. Quelle est la raison ?

Parce qu'il ne faut pas d'akira.

📜 Rachi (5)
רב אשי אמר רב דאמר לעיל לא בעי עקירה לית ליה דהאי תנא דאמר בחול ישרף מיד אלא קסבר רב דמתניתין לענין צורה כי האי תנא סבר לה דאמר בעי עיבור צורה:
Plus haut : il ne faut pas d'akira. Il ne tient pas comme ce tanna qui dit qu'en semaine on le brûle immédiatement. Rav tient que notre mishna, pour la question de la forme, tient comme ce tanna, qui dit qu'il faut un ibur tzura.
אם יש שהות ביום לזה ששחט פסח זה בשבת לבדוק אם מתו בעלים כו' ולא שאל לא טועה בדבר מצוה הוא אלא שוגג וחייב שוגג קרי את הקרוב לפושע:
Pour celui qui a abattu ce pesah le chabbat, afin de vérifier si les propriétaires sont morts, etc., et il n'a pas demandé. Il n'est pas un to'eh dans une chose de mitsva : il est un shogeg, et il est hayav. Il appelle shogeg celui qui est proche du fautif.
ותעובר צורתו אם הוא חול דאילו בשבת לא אצטריך ליה דהא בשבת לא שריף ליה ולמחר ביום טוב נמי לא שריף ליה:
Si c'est un jour de semaine. Le chabbat, il n'en a pas besoin pour lui : le chabbat on ne le brûle pas, et le lendemain, yom tov, on ne le brûle pas non plus.
מאי טעמא בעי עיבור צורה:
Il exige un ibur tzura.
לאו משום דקסבר לא בעי עקירה וזה סתם נשחט והרי הוא שלמים כשרין אלא שנשחטו אחר התמיד ופסול מחמת דבר אחר הוא:
Et celui-ci a été abattu sans précision, et le voici des shelamim kacherim, seulement ils ont été abattus après le tamid, et le passoul vient d'autre chose.
💡 Explication

Rav Ashi donne une autre piste à Rav. Il suit Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, et il ne suit pas le tanna qui brûle immédiatement.

S'il restait du temps, le jour, pour vérifier le retrait, la mort ou l'impureté, l'abatteur du chabbat est hayav. Rachi : faute de question, il est proche du fautif. On l'appelle shogeg, hors du to'eh.

La viande exige l'ibur tzura. La Guemara propose : parce que l'akira n'est pas exigée, l'animal est shelamim, et le passoul vient de l'heure après le tamid.

13
ממאי? דילמא משום דסבר לה כתנא דבי רבה בר אבוה, דאמר: אפילו פיגול נמי בעי עיבור צורה. דיליף ״עון״ ״עון״ מנותר.

D'où le sait-on ? Peut-être parce qu'il tient comme le tanna de l'école de Rabba bar Avouh, qui a dit : même le pigul exige aussi un ibur tzura.

Il l'apprend par avon, avon, à partir du notar.

📜 Rachi (1)
וממאי דילמא לעולם בעי עקירה ופסולו בגופו והאי דבעי עיבור צורה משום דרבי ישמעאל סבר לה כתנא דבי רבה בר אבוה דאמר אפילו פיגול שפסולו בגופו טעון עיבור צורה ולא איתפריש לי עיקר מילתיה דתנא דרבה בר אבוה היכא אתמר ובכמה מקומות מייתי לה בגמרא:
En fait il faut une akira, et son passoul est dans son corps. Et ceci, qu'il exige un ibur tzura, c'est parce que Rabbi Yishmael tient comme le tanna de l'école de Rabba bar Avouh, qui a dit : même le pigul, dont le passoul est dans son corps, exige un ibur tzura. Et le fond de la parole de ce tanna, où elle a été dite, ne m'a pas été clarifié. La Guemara la cite en plusieurs endroits.
💡 Explication

L'ibur tzura de Rabbi Yishmael peut venir d'ailleurs. Le tanna de Rabba bar Avouh l'exige même pour le pigul, qui est un passoul dans le corps.

La source est une gezera shava : le mot avon du pigul et le mot avon du notar. Le notar attend la nuit. Le pigul aussi. Rachi : l'endroit où ce tanna est cité en premier né lui est pas clair.

14
דאי לא תימא הכי, נטמאו בעלים מאי איכא למימר? הא ודאי בעי עקירה, דאמר רבי חייא בר גמדא: נזרקה מפי חבורה, כגון שהיו בעלים טמאי מת ונדחו לפסח שני.

Car si tu ne dis pas ainsi : les propriétaires sont devenus impurs, que peut-on dire ? Celui-là exige certainement une akira.

Car Rabbi Hiya bar Gamda a dit : cela a été lancé de la bouche du groupe, par exemple lorsque les propriétaires étaient impurs d'un mort et ont été repoussés au pesah sheni.

📜 Rachi (1)
דאי לא תימא הכי דטעמא משום דקסבר פסול הגוף טעון עיבור צורה אלא משום דלא בעי עקירה הא תינח מתו או נתכפרו אבל נטמאו מי איכא דלא בעי עקירה הא סתמיה לפסח שני קאי ורבי ישמעאל או שנטמאו נמי קתני:
Que la raison est qu'il tient qu'un passoul du corps exige un ibur tzura, et que la raison serait qu'il ne faut pas d'akira. Cela se tient pour : ils sont morts, ou ils ont obtenu kappara. Mais s'ils sont devenus impurs, y a-t-il quelqu'un qui dise qu'il ne faut pas d'akira ? Son statut implicite se tient vers le pesah sheni. Et Rabbi Yishmael enseigne aussi : ou qu'ils sont devenus impurs.
💡 Explication

Il faut la lecture du pigul. Si l'ibur tzura venait seulement de l'absence d'akira, le cas des propriétaires devenus impurs resterait sans réponse.

Rabbi Hiya bar Gamda : des propriétaires tamei met, renvoyés au pesah sheni, leur animal exige une akira. Le nom de pesah tient. Or Rabbi Yishmael met ce cas dans la même halakha, avec l'ibur tzura. Son ibur tzura couvre donc aussi un passoul du corps.

15
אלא מחוורתא כדשני מעיקרא: יוסף בן חונאי היא.

Plutôt, la chose claire est comme il a répondu au début : c'est Yossef ben Hounai.

📜 Rachi (1)
אלא מחוורתא דטעמא דרבי ישמעאל משום דקסבר פסול הגוף טעון עיבור צורה ותנא דישרף מיד סבר לא בעי עיבור צורה ואי לתרוצי בעית דלא תיקשי לרב הכי תרצת דפסול הגוף דידה גבי מתו או משכו ידם משום דשחטיה לשם פסח בהדיא ואיהו לשלמים קאי בלא עקירה כרב והוו להו שלמים לשם פסח ופסול הגוף הוא כיוסף בן חונאי:
La raison de Rabbi Yishmael est qu'il tient qu'un passoul du corps exige un ibur tzura. Et le tanna de on le brûle immédiatement tient qu'il ne faut pas d'ibur tzura. Et si tu veux répondre pour que cela ne fasse pas difficulté à Rav, voici comment tu réponds : le passoul du corps de celle-ci, la où ils sont morts ou ont retiré leur main, vient de ce qu'il l'a abattu explicitement au nom du pesah. Et lui se tient vers les shelamim sans akira, comme Rav. Ce sont des shelamim au nom du pesah, et c'est un passoul du corps, comme Yossef ben Hounai.
💡 Explication

La maskana revient à la première réponse tenue : Yossef ben Hounai.

Rachi : Rabbi Yishmael exige l'ibur tzura même pour un passoul du corps. Le tanna qui brûle immédiatement ne l'exige pas. Pour Rav, qui dispense de l'akira, le cas des propriétaires morts ou retirés est un abattage explicite de shelamim au nom du pesah : passoul du corps, selon Yossef ben Hounai.

16
הדרן עלך אלו דברים

Hadran alakh Elou devarim : nous reviendrons vers toi, chapitre Elou devarim.

💡 Explication

Hadran alakh clôt le chapitre Elou devarim. La sougya de l'akira et du brûlage s'arrête sur Yossef ben Hounai.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).