Sougya : La baraita sur la mishna : en semaine, dans ce cas, on brûle le pesah immédiatement. Si l'akira (arrachement du nom) est exigée, il reste pesah sans propriétaires : passoul be-gufo.
Si elle ne l'est pas, c'est des shelamim dès le départ, et le passoul vient de l'abattage après le tamid : il faudrait un ibur tzura. Rav Houna fils de Rav Yehoshoua répond par nireh ve-nidha autour de hatsot ; Rav écarte les bêtes vivantes.
Rav Papa propose Rabbi Eliezer ; la hatat du chabbat l'écarte. La conclusion claire : Yossef ben Hounaï, passoul comme Rabbi Eliezer, patour comme Rabbi Yehoshoua.
Rav Ashi, par Rabbi Yishmael, est écarté. Hadran du chapitre Elou devarim.
Et on a enseigné à son sujet : en semaine, dans un cas pareil, on le brûle immédiatement. Cela se comprend bien si tu dis qu'il faut une akira : celui-ci est un pesah, et puisqu'il n'a pas de propriétaires, son passoul est dans son corps.
C'est pour cela qu'on le brûle immédiatement.
La baraita sur la mishna tranche pour la semaine : on brûle immédiatement. La Guemara montre que cela tient si l'akira est exigée.
Sans arrachement explicite, l'animal reste un pesah. Il n'a plus de propriétaires : on l'a abattu hors de ses inscrits. Ce passoul be-gufo se brûle tout de suite, sans laisser passer la nuit.
Mais si tu dis qu'il ne faut pas d'akira : dès le départ c'est des shelamim. Son passoul, à cause de quoi ?
À cause d'autre chose : il l'abat après le tamid de bein ha-arbayim. Il faudrait un ibur tzura.
Dans l'autre branche, l'akira n'est pas exigée. À la mort des propriétaires, le nom de pesah tombe seul. Dès le départ, l'animal est shelamim.
Le passoul vient alors d'autre chose : on l'a abattu après le tamid de l'après-midi. Seul le pesah s'abat à cette heure. Un shelamim abattu alors est passoul, et ce passoul exige l'ibur tzura avant le brûlage. La baraita, qui brûle tout de suite, fait donc difficulté.
Tossefot : la comparaison avec l'asham vaut quand il ne reste aucun membre de la havura. Tant qu'un inscrit reste, d'autres peuvent encore se joindre.
Car on a enseigné : voici la règle. Tout ce dont le passoul est dans son corps, on le brûle immédiatement.
Dans le sang et dans les propriétaires, on laisse passer sa forme, et il sort vers le beit ha-serefa.
La baraita ze ha-klal fixe deux régimes. Passoul be-gufo : on brûle tout de suite. Sang ou propriétaires : on laisse la chair passer la nuit, puis le beit ha-serefa.
Rachi : l'ibur tzura évite de brûler des kodashim dans le mépris. La nuit passée crée ensuite un passoul dans le corps, la lina.
Tossefot : le brûlage immédiat de la mishna vise un retrait connu avant la shehita. C'est un abattage hors des mangeurs, donc un passoul dans le corps. Le klal du sang et des propriétaires est établi avant la zerika.
Plutôt, ne dis pas : il l'a abattu sans précision, il est kacher au nom d'une ola. Dis : il l'a abattu au nom d'une ola, il est kacher.
On en déduit qu'il faut une akira.
Pour accorder Rav avec la baraita, on relit sa formule. Le cas kacher est un acham abattu explicitement au nom d'une ola. L'abattage sans précision ne suffit pas.
Rav exige donc l'akira. Tant que le nom ancien n'est pas arraché, il reste. Le pesah sans propriétaires reste pesah, et l'on brûle immédiatement.
Et selon Rabbi Hiya bar Gamda, qui a dit : cela a été lancé de la bouche du groupe, et ils ont dit : par exemple lorsque les propriétaires étaient impurs d'un mort et sont repoussés au pesah sheni.
Rabbi Hiya bar Gamda limite l'akira. Le groupe des étudiants ne l'exige que si les propriétaires sont tamei met et renvoyés au pesah sheni.
Eux comptent encore offrir cet animal à Pesah sheni. Le nom de pesah tient tant qu'on ne l'arrache pas. La suite du segment tire la conséquence pour les autres cas.
C'est celui-ci qui exige une akira. En général, il n'exige pas d'akira.
Que peut-on dire ?
Si l'akira ne vaut que pour les propriétaires renvoyés au pesah sheni, le cas ordinaire, mort ou retrait, n'en a pas besoin.
La mishna d'ici enseigne le brûlage immédiat. Rachi : elle ne s'établit que si l'animal reste pesah, donc si l'akira est exigée. La limite de Rabbi Hiya laisse la difficulté ouverte.
Plutôt, Rav Houna fils de Rav Yehoshoua a dit : ici, de quoi traitons-nous ? Par exemple, ils l'ont mis à part avant hatsot, et les propriétaires sont morts après hatsot.
Il a été nireh ve-nidha. Et tout ce qui a été vu puis écarté ne revient plus à être vu.
Rav Houna fils de Rav Yehoshoua garde la lecture où l'akira n'est pas exigée. Le brûlage immédiat vient d'un autre motif : nireh ve-nidha.
Mis à part avant hatsot, l'animal est fixé par le midi comme pesah : il est vu. Les propriétaires meurent après hatsot : il est écarté. Ce qui a été vu puis écarté ne redevient pas apte, ni comme pesah, ni comme shelamim.
Rachi sépare le motar ha-pesah : perdu avant midi, retrouvé après l'abattage. Hatsot ne l'a pas fixé. On l'offre en shelamim.
Ce raisonnement ne vise-t-il que Rav ? Or Rav a dit : les êtres vivants ne sont pas écartés.
La réponse de Rav Houna ne sert que pour Rav, qui dispense de l'akira. Or Rav lui-même dit : baalei 'hayim einan nidhin, les bêtes vivantes ne sont pas écartées.
Le dihoui frappe le sang déjà obtenu, ou les propriétaires d'un korban déjà abattu. Rachi : le seir de Hachem abattu, si le seir envoyé meurt avant la zerika, on répand le sang. Tant que l'animal vit, ce dihoui ne le rend pas passoul. Ici les propriétaires meurent alors que le pesah est encore vivant.
Tossefot : Rav limite sa parole hors de Rabbi Yehuda, qui tient que les vivants sont écartés. Plusieurs mishnayot vont dans ce sens. La difficulté reste : pourquoi ne pas établir notre mishna selon lui.
Plutôt, Rav Papa a dit : celle-ci, selon qui ? C'est Rabbi Eliezer, qui a dit : et de même, celui qui abat d'autres korbanot au nom du pesah, c'est passoul.
Son passoul est dans son corps.
Rav Papa cherche le tanna de la baraita. C'est Rabbi Eliezer : abattre d'autres korbanot au nom du pesah les rend passoul.
Sans akira, l'animal est shelamim. Abattu explicitement le-shem pesah, il est invalide dans son corps. D'où le brûlage immédiat, en semaine.
Et si c'est Rabbi Eliezer, il rend hayav aussi pour une hatat. Car Rabbi Eliezer ne tient pas que celui qui se trompe dans une chose de mitsva est patour.
La mishna, pour le chabbat, enseigne patour. Rabbi Eliezer refuse le din du to'eh be-davar mitsva : celui qui se trompe dans une mitsva reste hayav d'une hatat.
S'il abat le chabbat un korban qui se révèle passoul, Rabbi Eliezer le rend hayav. La baraita ne peut donc pas être la sienne.
Plutôt, Rav Yossef fils de Rav Sala le hassid l'a expliqué devant Rav Papa : celle-ci, selon qui ? C'est Yossef ben Hounai.
Car nous avons appris : Yossef ben Hounai dit : ceux qu'on abat au nom du pesah et au nom d'une hatat sont passoulim. On en tire : son passoul est dans son corps, et c'est pour cela qu'on le brûle immédiatement.
Et pour les exemptions, il tient comme Rabbi Yehoshoua.
Yossef ben Hounai réunit les deux bouts. Sur le korban, il tient comme Rabbi Eliezer : abattu le-shem pesah ou le-shem hatat, c'est passoul, et le passoul est dans le corps. En semaine, on brûle immédiatement.
Sur le chabbat, il tient comme Rabbi Yehoshoua : le to'eh be-davar mitsva est patour. La mishna et la baraita se lisent ensemble.
Rav Ashi a dit : Rav a parlé selon Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka. Car on a enseigné : Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : s'il y a du temps dans le jour pour savoir s'ils ont retiré leurs mains, ou s'ils sont morts, ou s'ils sont devenus impurs, il est hayav.
Et on laisse passer sa forme, et il sort vers le beit ha-serefa. Quelle est la raison ?
Parce qu'il ne faut pas d'akira.
Rav Ashi donne une autre piste à Rav. Il suit Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, et il ne suit pas le tanna qui brûle immédiatement.
S'il restait du temps, le jour, pour vérifier le retrait, la mort ou l'impureté, l'abatteur du chabbat est hayav. Rachi : faute de question, il est proche du fautif. On l'appelle shogeg, hors du to'eh.
La viande exige l'ibur tzura. La Guemara propose : parce que l'akira n'est pas exigée, l'animal est shelamim, et le passoul vient de l'heure après le tamid.
D'où le sait-on ? Peut-être parce qu'il tient comme le tanna de l'école de Rabba bar Avouh, qui a dit : même le pigul exige aussi un ibur tzura.
Il l'apprend par avon, avon, à partir du notar.
L'ibur tzura de Rabbi Yishmael peut venir d'ailleurs. Le tanna de Rabba bar Avouh l'exige même pour le pigul, qui est un passoul dans le corps.
La source est une gezera shava : le mot avon du pigul et le mot avon du notar. Le notar attend la nuit. Le pigul aussi. Rachi : l'endroit où ce tanna est cité en premier né lui est pas clair.
Car si tu ne dis pas ainsi : les propriétaires sont devenus impurs, que peut-on dire ? Celui-là exige certainement une akira.
Car Rabbi Hiya bar Gamda a dit : cela a été lancé de la bouche du groupe, par exemple lorsque les propriétaires étaient impurs d'un mort et ont été repoussés au pesah sheni.
Il faut la lecture du pigul. Si l'ibur tzura venait seulement de l'absence d'akira, le cas des propriétaires devenus impurs resterait sans réponse.
Rabbi Hiya bar Gamda : des propriétaires tamei met, renvoyés au pesah sheni, leur animal exige une akira. Le nom de pesah tient. Or Rabbi Yishmael met ce cas dans la même halakha, avec l'ibur tzura. Son ibur tzura couvre donc aussi un passoul du corps.
Plutôt, la chose claire est comme il a répondu au début : c'est Yossef ben Hounai.
La maskana revient à la première réponse tenue : Yossef ben Hounai.
Rachi : Rabbi Yishmael exige l'ibur tzura même pour un passoul du corps. Le tanna qui brûle immédiatement ne l'exige pas. Pour Rav, qui dispense de l'akira, le cas des propriétaires morts ou retirés est un abattage explicite de shelamim au nom du pesah : passoul du corps, selon Yossef ben Hounai.
Hadran alakh Elou devarim : nous reviendrons vers toi, chapitre Elou devarim.
Hadran alakh clôt le chapitre Elou devarim. La sougya de l'akira et du brûlage s'arrête sur Yossef ben Hounai.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).