Pesachim 74a - Broche du pesah, gedi mekoulas, farce et sang

Pesachim 74a

Sougya : La mishna dรฉcrit comment rรดtir le pesah : broche de grenadier, de la bouche jusqu'au beit nekuvato. Rabbi Yosse ha-Gelili met pattes et entrailles dedans ; Rabbi Akiva les suspend dehors, car ce serait un bishoul.

La broche de mรฉtal et le grill sont exclus. La Guemara รฉcarte mรฉtal, palmier, figuier, chรชne, caroubier et sycomore : chacun cuit la chair autrement que par le feu, ou laisse sortir de l'eau.

La mishna suit les Hakhamim contre Rabbi Yehouda. Puis le gedi mekoulas, interdit de nos jours s'il est rรดti entier, et la moliyta : Rabba la permet, ke-vol'o kakh polto.

Quelle broche peut rรดtir le pesah Tseli ech seulement. Ni chaleur d'un autre corps, ni eau qui rendrait la chair mevushal. Mรฉtal Un bout chaud, tout est chaud La chair cuit par la broche ร‰carte Palmier Shivei rainures en rangรฉes L'eau sort ke-mevushal ร‰carte Figuier Mehalhel creux, avec sรจve L'eau sort ke-mevushal ร‰carte Chรชne, caroubier, sycomore Bois dur, sans la sรจve du figuier Kitrei : des nล“uds Le couteau les lisse, l'eau sort par la coupe. Pesah mevushal Ecartรฉs Grenadier : la broche de la mishna Nล“uds lissรฉs Shia'ei kitrei Pas de couteau Pas d'eau par une coupe Retenu Ou rejet de l'annรฉe Nivga bar shata Encore sans nล“uds Autre rรฉponse, au choix Retenu Bei piskia Le bout coupรฉ sur l'arbre peut rendre de l'eau On le laisse hors de la bouche L'eau n'entre pas
Mรฉtal, palmier, figuier, chรชne, caroubier, sycomore : รฉcartรฉs. Grenadier : noeuds lissรฉs, ou rejet de l'annรฉe. Le bout coupรฉ reste hors de la bouche.
Deux mahlokot de la mishna Oรน mettre les entrailles. Quelle broche conduit la chaleur. Rabbi Yosse ha-Gelili Pattes et entrailles dedans Kulo ke-ehad, comme le verset Tseli ech, sa tรชte sur ses pattes Rabbi Yishmael L'appelle tokh tokh Bruit de l'รฉbullition dans la cavitรฉ Autre leรงon : tekhabar, farci Shemot 12:9 Rabbi Akiva Dedans, c'est un bishoul comme dans une marmite On les suspend dehors, sur la broche au-dessus de la bouche Rabbi Tarfon L'appelle gedi mekoulas Casque : entrailles sur la tรชte Targoum : kolsa de-nehosha Rabbi Yehouda : mรฉtal permis Le bois couvert ne brรปle pas Le mรฉtal couvert ne bout pas L'agneau protรจge la broche Mishna : avis des Hakhamim Hakhamim : mรฉtal รฉcartรฉ Bois : un bout chaud, le reste froid Mรฉtal : un bout chaud, tout chaud Tseli shappoud, par la broche Mishna : ni broche de fer, ni grill
Yosse : entrailles dedans, tokh tokh. Akiva : dehors, gedi mekoulas. Yehouda permet le mรฉtal. Les Hakhamim l'รฉcartent, et la mishna les suit.
Gedi mekoulas, puis la farce De nos jours, ne pas imiter le pesah. ร€ table, le sang de la farce. Gedi mekoulas, de nos jours Rรดti entier, ke-ehad Ressemble au pesah : assur Pesahim 53a, la oรน l'on n'a pas la coutume Membre coupรฉ, mรชme rรดti avec le corps Plus un gedi mekoulas Membre bouilli encore attachรฉ Rav Shechet : plus un gedi mekoulas Riva, sur le pesah du Temple Mitsva de le rรดtir mekoulas Un membre coupรฉ ne le rend pas passoul Pesahim 88b et 75a Moliyta, farce dans la bรชte Rabba : permise Viande crue, salรฉe seulement comme un rรดti, voire sans sel Abaye : elle absorbe le sang Ke-vol'o kakh polto Le feu fait sortir ce qu'il a fait entrer La mishna ne prouve pas Pattes et entrailles dans le pesah Beit ha-shehita ouvert, mehalhel Le sang a une voie. Suite : 74b
Gedi mekoulas de nos jours : l'entier est assur. Membre coupรฉ ou bouilli attachรฉ : permis. Moliyta : Rabba, ke-vol'o kakh polto. La mishna ne prouve pas, le cou est ouvert.
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ืžืชื ื™ืณ ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ ืืช ื”ืคืกื—? ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืจืžื•ืŸ, ื•ืชื•ื—ื‘ื• ืœืชื•ืš ืคื™ื• ืขื“ ื‘ื™ืช ื ืงื•ื‘ืชื•, ื•ื ื•ืชืŸ ืืช ื›ืจืขื™ื• ื•ืืช ื‘ื ื™ ืžืขื™ื• ืœืชื•ื›ื•, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™. ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื•ืžืจ: ื›ืžื™ืŸ ื‘ื™ืฉื•ืœ ื”ื•ื ื–ื”, ืืœื ืชื•ืœื™ืŸ ื—ื•ืฆื” ืœื•. ืื™ืŸ ืฆื•ืœื™ืŸ ืืช ื”ืคืกื— ืœื ืขืœ ื”ืฉืคื•ื“ ื•ืœื ืขืœ ื”ืืกื›ืœื. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฆื“ื•ืง: ืžืขืฉื” ื‘ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืฉืืžืจ ืœื˜ื‘ื™ ืขื‘ื“ื•: ืฆื ื•ืฆืœื” ืœื ื• ืืช ื”ืคืกื— ืขืœ ื”ืืกื›ืœื.

Mishna. Comment rรดtit-on le pesah ?

On apporte une broche de grenadier, on l'enfonce dans sa bouche jusqu'ร  son orifice (beit nekuvato), et l'on met ses pattes et ses entrailles ร  l'intรฉrieur. Paroles de Rabbi Yosse ha-Gelili.

Rabbi Akiva dit : c'est une sorte de cuisson. On les suspend plutรดt ร  l'extรฉrieur.

On ne rรดtit le pesah ni sur la broche ni sur le grill (askela). Rabbi Tsadok dit : un fait concernant Rabban Gamliel, qui dit ร  Tavi son serviteur : sors et rรดtis-nous le pesah sur le grill.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืžืชื ื™' ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืจืžื•ืŸ. ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
La raison en est expliquรฉe dans la Guemara.
ื•ื ื•ืชืŸ ืืช ื›ืจืขื™ื• ื›ื•' ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืฆืœื™ ืืฉ ืจืืฉื• ืขืœ ื›ืจืขื™ื• ื•ื’ื•' ื›ื•ืœื• ื›ืื—ื“ ืžืฉืžืข:
Comme il est รฉcrit : tseli ech, sa tรชte sur ses pattes... Le sens est : le tout ensemble, d'un seul tenant.
ื›ืžื™ืŸ ื‘ื™ืฉื•ืœ ื”ื•ื ื–ื” ืฉืžื‘ืฉืœ ื‘ื ื™ ืžืขื™ื• ื‘ืชื•ื›ื• ื›ืžื• ื‘ืชื•ืš ื”ืงื“ื™ืจื”:
Car il fait cuire les entrailles ร  l'intรฉrieur, comme dans une marmite.
ืชื•ืœื™ืŸ ื—ื•ืฆื” ืœื• ืชื•ื—ื‘ืŸ ื‘ืฉืคื•ื“ ืœืžืขืœื” ืžืคื™ื• ืฉืœ ื˜ืœื”:
On les enfonce dans la broche, au-dessus de la bouche de l'agneau.
ืœื ืขืœ ื”ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ื‘ืจื–ืœ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž' ืฉื”ืžืชื›ืช ื›ืฉืžืชื—ืžื ืžืงืฆืชื• ืžืชื—ืžื ื›ื•ืœื• ื•ื ืฆืœื” ื”ืคืกื— ืžื—ื•ื ื”ืฉืคื•ื“ ืฉื‘ืชื•ื›ื• ืฉื”ืคื ื™ืžื™ ืžืชื—ืžื ืข"ื™ ืงืฆืชื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืคืกื— ืฆืœื™ ืžื—ืžืช ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื•ืจื—ืžื ื ืืžืจ ืฆืœื™ ืืฉ:
De fer, comme la Guemara l'explique. Le mรฉtal, dรจs qu'une partie chauffe, chauffe tout entier. Le pesah est alors rรดti par la chaleur de la broche qui est en lui : l'intรฉrieur chauffe par le bout extรฉrieur. Ce serait un pesah rรดti par l'intermรฉdiaire d'autre chose, et le Rahmana (la Tora) a dit : tseli ech.
ืืกื›ืœื ื’ืจืื™ืœ"ืฉ (ื’ืจื“ื™"ืœ: ืืกื›ืœื”) ื‘ืœืข"ื– ื•ื›ื•ืœื” ื—ื“ ื˜ืขืžื:
Grill, en langue รฉtrangรจre. Et le tout relรจve de la mรชme raison.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื ื™' ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ. ื•ืชื•ื—ื‘ื• ืœืชื•ืš ืคื™ื• ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืžืฉ"ื” ืชื•ื—ื‘ื• ื“ืจืš ืคื™ื• ืœืคื™ ืฉื ื•ืชืŸ ื”ื’ืก ืฉื‘ืฉืคื•ื“ ืœืžื˜ื” ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืคื•ืœ ื”ืคืกื— ื•ืื– ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ื”ืฉื—ื™ื˜ื” ืœืžื˜ื” ื•ืงื“ื™ื™ื‘ ื“ืžื ื“ืจืš ืฉื:
Le Ri dit : c'est pour cela qu'on l'enfonce par la bouche. On place le gros de la broche vers le bas, afin que le pesah ne tombe pas. Le lieu de la chehita se trouve alors en bas, et le sang s'รฉcoule par lร .
๐Ÿ’ก Explication

La mishna ouvre la tseliya du pesah. La broche est en bois de rimon (grenadier). On la passe de la bouche jusqu'au beit nekuvato.

Rabbi Yosse ha-Gelili met pattes et entrailles dedans, pour un rรดti kulo ke-ehad, comme le verset. Rabbi Akiva y voit un bishoul, une cuisson en vase clos, et les suspend dehors.

La broche visรฉe ensuite est celle de mรฉtal, et le grill s'appelle askela. Rabbi Tsadok cite Rabban Gamliel, qui a fait rรดtir sur le grill.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La broche dans l'agneau, tรชte en bas Tossefot : gros bout en bas, pour que le pesah ne tombe pas. Le sang sort par le cou. bouche Beit nekuvato, en haut Corps : la broche le traverse Bei piskia bout coupรฉ, dehors Gros de la broche sous la bouche Le sang de la chehita s'รฉcoule par le bas Yosse : dedans pattes et entrailles Akiva : dehors suspendues sur la tรชte
Tรชte en bas. Gros bout sous la bouche, sang de la chehita vers le bas. Yosse : entrailles dedans. Akiva : dehors, sur la tรชte.
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ื’ืžืณ ื•ื ื™ืชื™ ืฉืœ ืžืชื›ืช? ืื™ื™ื“ื™ ื“ื—ื ืžืงืฆืชื• ื—ื ื›ื•ืœื•, ื•ืงืžื˜ื•ื™ ืžื—ืžืช ื”ืฉืคื•ื“, ื•ืจื—ืžื ื ืืžืจ ืดืฆืœื™ ืืฉืด, ื•ืœื ืฆืœื™ ืžื—ืžืช ื“ื‘ืจ ืื—ืจ. ื•ื ื™ืชื™ ืฉืœ ื“ืงืœ? ืื™ื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืฉื™ื‘ื™, ืžืคื™ืง ืžื™ื ื•ื”ื•ื™ ื›ืžื‘ื•ืฉืœ. ื•ื ื™ืชื™ ืฉืœ ืชืื ื”? ืื™ื™ื“ื™ ื“ืžื—ืœื—ืœ, ืžืคื™ืง ืžื™ื ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืžื‘ื•ืฉืœ.

Guemara. Qu'on apporte une broche de mรฉtal ?

Dรจs lors qu'une partie chauffe, le tout chauffe, et l'on rรดtirait par la chaleur de la broche. Or le Rahmana (la Tora) a dit : "tseli ech", et non un rรดti par l'intermรฉdiaire d'autre chose.

Qu'on apporte une broche de palmier ? Comme elle a des fibres (shivei), elle laisse sortir de l'eau, et ce serait comme cuit.

Qu'on apporte une broche de figuier ? Comme elle est creuse (mehalhel), elle laisse sortir de l'eau, et ce serait comme cuit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืฉื™ื‘ื™ ืงื ืœื™"ืจ (ืงื ื™ืœื™"ืจ: ืœื—ืจื•ืฅ ื—ืจื™ืฆื™ื ืœืื•ืจืš) ืฉืขืฉื•ื™ ืฉื•ืจื•ืช ืฉื•ืจื•ืช:
Shivei : rainures, un bois fait en rangรฉes.
ืžื—ืœื—ืœ ื›ืขืฅ ืฉืœ ืขืจื‘ื” ื•ืฉืœ ืื’ื•ื– ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ืžื•ื— ืžื‘ืคื ื™ื:
Mehalhel : comme le bois de saule et de noyer, qui ont une moelle ร  l'intรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Trois matiรจres รฉcartรฉes. Le mรฉtal conduit : un bout au feu, toute la broche est chaude. La chair contre elle est un tseli mehamat davar aher. Le verset exige tseli ech.

Le palmier a des shivei, des rainures qui rendent de l'eau. Le figuier est mehalhel, creux, plein de sรจve. Cette eau rend la chair ke-mevushal. Le pesah cuit est interdit.

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ื•ื ื™ืชื™ ืฉืœ ืืœื•ืŸ, ืฉืœ ื—ืจื•ื‘, ื•ืฉืœ ืฉืงืžื”? ืื™ื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืงื™ื˜ืจื™, ืžืคื™ืง ืžื™ื.

Qu'on apporte une broche de chรชne, de caroubier, ou de sycomore ? Comme ils ont des nล“uds (kitrei), ils laissent sortir de l'eau.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื•ืŸ ื™ื•ืฉื "ื (ื™ื™ืฉื "ื: ืืœื•ืŸ) ืฉื”ื•ื ืงืฉื”:
Chรชne : bois dur.
ืื™ื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื”ื• ืงื™ื˜ืจื™ ื•ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืขื™ื ื”ื• ื‘ืกื›ื™ื ื ืžืคื™ืง ืžื™ื ื“ืจืš ืžืงื•ื ื—ืชืš ื”ืกื›ื™ืŸ ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืคืกื— ืžื‘ื•ืฉืœ:
Comme ils ont des nล“uds, et qu'il faut les lisser au couteau, ils laissent sortir de l'eau par l'endroit oรน le couteau a coupรฉ. Le pesah serait alors cuit (mevushal).
๐Ÿ’ก Explication

Chรชne, caroubier, sycomore sont des bois durs, sans la sรจve du figuier. Leurs kitrei obligent ร  passer le couteau pour dresser la broche. La coupe laisse sortir de l'eau, et le pesah serait mevushal.

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ืฉืœ ืจืžื•ืŸ ื ืžื™ ืื™ืช ื‘ื™ื” ืงื™ื˜ืจื™? ืฉื™ืขื™ ืงื™ื˜ืจื™. ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื‘ื ื‘ื’ื ื‘ืจ ืฉืชื, ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืงื™ื˜ืจื™. ื•ื”ื ืื™ื›ื ื‘ื™ ืคืกืงื™ื”! ื“ืžืคื™ืง ืœื‘ื™ ืคืกืงื™ื” ืœื‘ืจ.

Le grenadier a aussi des nล“uds ? Ses nล“uds sont lisses (shia'ei).

Et si tu veux, dis : un rejeton de l'annรฉe (nivga bar shata), qui n'a pas de nล“uds. Mais il y a le lieu de la coupe (bei piskia) !

On fait sortir le lieu de la coupe ร  l'extรฉrieur.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืฉื™ืขื™ ืงื™ื˜ืจื™ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ืขื‘ื™ืจ ืกื›ื™ืŸ ืขืœื™ื”ื:
Ses nล“uds sont lisses, et il n'est pas besoin de passer le couteau dessus.
ื‘ื ื‘ื’ื ื‘ืจ ืฉืชื ื ื˜ื™ืขื” ื‘ืช ืฉื ืชื”:
Une plantation de sa premiรจre annรฉe.
ื•ื”ื ืื™ื›ื ื‘ื™ ืคื™ืกืงื™ ืจืืฉ ื”ืฉืคื•ื“ ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ื—ืชืš ื•ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื:
L'extrรฉmitรฉ de la broche, lieu de la coupe, qui laisse sortir de l'eau.
ื“ืžืคื™ืง ืœื‘ื™ ืคื™ืกืงื™ ืœื‘ืจ ื—ื•ืฅ ืœืคื™ ื”ืคืกื— ื“ืื™ ืžืคืงื™ ืžื™ื ืœื ืขื™ื™ืœื™ ืœืคืกื—:
On fait sortir le lieu de la coupe hors de la bouche du pesah. Si de l'eau sort, elle n'entre pas dans le pesah.
๐Ÿ’ก Explication

Le grenadier a lui aussi des nล“uds. Premiรจre rรฉponse : ils sont shia'ei, lisses. Le couteau est inutile, donc pas d'eau de coupe. Seconde rรฉponse : un nivga bar shata, rejet de l'annรฉe, encore sans nล“uds.

Reste le bei piskia, le bout oรน la branche a รฉtรฉ coupรฉe de l'arbre. On le laisse hors de la bouche : l'eau qui en sort n'entre pas dans la bรชte.

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ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ืฉื ืฉืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืขืฅ ืื™ื ื• ื ืฉืจืฃ, ื›ืš ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืžืชื›ืช ืื™ื ื• ืžืจืชื™ื—. ืืžืจื• ืœื•: ื–ื” ื—ื ืžืงืฆืชื• โ€” ื—ื ื›ื•ืœื•, ื•ื–ื” ื—ื ืžืงืฆืชื• โ€” ืื™ื ื• ื—ื ื›ื•ืœื•.

Notre mishna n'est pas selon Rabbi Yehouda. Car on a enseignรฉ : Rabbi Yehouda dit : de mรชme qu'une broche de bois ne brรปle pas, de mรชme une broche de mรฉtal ne bout pas.

Ils lui dirent : celle-ci, une partie chaude, elle est toute chaude ; celle-lร , une partie chaude, elle n'est pas toute chaude.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ืฉื ืฉื”ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืขืฅ ื›ืฉืชื•ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืชื ื•ืจ ื•ืžื›ื•ืกื” ื‘ื˜ืœื” ืื™ืŸ ืžื” ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื˜ืœื” ื ืฉืจืฃ ืฉื”ื˜ืœื” ืžื’ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื›ืš ืฉืคื•ื“ ืฉืœ ืžืชื›ืช ืื™ืŸ ืžื” ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื˜ืœื” ืžืจืชื™ื— ืžื—ืžืช ื—ื•ื ืžืงืฆืชื• ื”ื™ื•ืฆื ื—ื•ืฅ ืœื˜ืœื”:
De mรชme pour la broche de bois : quand on la suspend dans le four et que l'agneau la couvre, ce qui est dans l'agneau ne brรปle pas, car l'agneau le protรจge. De mรชme, pour une broche de mรฉtal, ce qui est dans l'agneau ne bout pas sous la chaleur du bout qui sort hors de l'agneau.
ืืžืจื• ืœื• ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืคื ื™ืžื™ ืฉืœ ืขืฅ ื ืฉืจืฃ ืื‘ืœ ืคื ื™ืžื™ ืฉืœ ืžืชื›ืช ืžืจืชื™ื— ืฉื–ื” ืฉืœ ืขืฅ ื—ื ืžืงืฆืชื• ืœื ื—ื ื›ื•ืœื• ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืฆืœื™ ืืฉ ื•ื–ื” ืฉืœ ืžืชื›ืช ื—ื ืžืงืฆืชื• ื—ื ื›ื•ืœื• ื•ืืคื™ืœื• ืžื” ืฉืžื›ื•ืกื” ืžืžื ื• ื”ืœื›ืš ื”ื•"ืœ ืฆืœื™ ืฉืคื•ื“:
Ils lui dirent : l'intรฉrieur du bois ne brรปle pas, mais l'intรฉrieur du mรฉtal bout. Celui de bois, une partie chaude, le tout n'est pas chaud : c'est un tseli ech. Celui de mรฉtal, une partie chaude, le tout est chaud, mรชme la partie couverte. C'est donc un rรดti de broche (tseli shappoud).
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda aligne les deux broches. La partie de bois couverte par l'agneau ne brรปle pas. La partie de mรฉtal couverte, dit-il, ne bout pas non plus.

Les Hakhamim sรฉparent. Le bois ne conduit pas : bout chaud, le reste reste froid, la chair cuit au feu, tseli ech. Le mรฉtal conduit : bout chaud, tout est chaud, y compris la partie cachรฉe dans la bรชte. C'est un tseli shappoud. La mishna, qui รฉcarte la broche de mรฉtal, suit les Hakhamim.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน va la chaleur du bout exposรฉ au feu Broche de bois Le bout dehors chauffe Le dedans, couvert, ne brรปle pas La chair cuit par le feu Tseli ech Yehouda et les Hakhamim l'accordent Broche de mรฉtal Le bout dehors chauffe Le dedans bout aussi La chair cuit par le mรฉtal Tseli shappoud Hakhamim. Yehouda dit : il ne bout pas
Bois : la chaleur reste au bout exposรฉ, tseli ech. Mรฉtal : elle gagne la partie couverte, tseli shappoud.
6
ื•ื ื•ืชืŸ ืืช ื›ืจืขื™ื• ื•ื›ื•ืณ. ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืงื•ืจื™ื”ื• ืดืชื•ืš ืชื•ืšืด. ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ืงื•ืจื™ื”ื• ืดื’ื“ื™ ืžืงื•ืœืกืด.

Et l'on met ses pattes, etc. On a enseignรฉ : Rabbi Yishmael l'appelle "tokh tokh".

Rabbi Tarfon l'appelle "gedi mekoulas".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืงื•ืจื™ื”ื• ืชื•ืš ืชื•ืš ื“ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ื›ื• ืก"ืœ ื•ื›ืฉืžืจืชื™ื—ื™ืŸ ื•ืžืชื‘ืฉืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื• ื ืฉืžืข ืงื•ืœ ืจืชื™ื—ืชืŸ ืชื•ืš ืชื•ืš ื›ืงื•ืœ ื”ืกื™ืจ ืœ"ื ื›ืชื‘ ื‘ืกืคืจื™ื ื™ืฉื ื™ื ืชื›ื‘ืจ ืœืฉื•ืŸ ืชื•ืš ื•ื‘ืจ ื›ืœื•ืžืจ ืžืžื•ืœื ืžื‘ืคื ื™ื ื•ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื›ืขื™ืŸ ืฉืžืžืœืื™ืŸ ื’ื“ื™ื™ืŸ ื•ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ืฉืœื ื• ื•ื“ื•ื’ืžื ื’ื‘ื™ ืื‘ื™ื’ื™ืœ (ืฉืžื•ืืœ ื ื›ืดื”:ื™ืดื—) ื—ืžืฉ ืฆืืŸ ืขืฉื•ื™ื•ืช ื•ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื—ืžืฉ ืขืืŸ ืชื›ื‘ืจื™ื ืŸ ืžืฉื ืจื‘ื™ ืงืœื•ื ื™ืžื•ืก:
Rabbi Yishmael l'appelle tokh tokh : il tient qu'on les met ร  l'intรฉrieur. Quand ils bouillonnent et cuisent dedans, on entend le bruit de leur รฉbullition, tokh tokh, comme le bruit de la marmite. Autre leรงon : dans les livres anciens il est รฉcrit tekhabar, mot formรฉ de tokh (dedans) et bar (dehors), c'est-ร -dire farci ร  l'intรฉrieur et visible ร  l'extรฉrieur, ร  la faรงon dont nous farcissons nos chevreaux et nos poules. Exemple, ร  propos d'Avigail (Shemouel I 25:18) : cinq moutons prรฉparรฉs (hammesh tson assouyot). On traduit : cinq moutons tekhabrinan. Au nom de Rabbi Kalonymos.
๐Ÿ’ก Explication

Deux surnoms. Rabbi Yishmael, qui met les entrailles dedans, dit tokh tokh : le bruit de l'รฉbullition dans la cavitรฉ. Rachi signale une autre leรงon, tekhabar : farci dedans, visible dehors.

Rabbi Tarfon dit gedi mekoulas, chevreau case. Rachi rattache le mot au targoum de kov'a nehoshet, le casque d'airain (Shemouel I 17) : kolsa de-nehosha. Les entrailles suspendues au-dessus de la tรชte font ce casque. C'est la position de Rabbi Akiva.

7
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืื™ื–ื”ื• ื’ื“ื™ ืžืงื•ืœืก ื“ืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ื‘ืœื™ืœื™ ืคืกื— ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” โ€” ื›ืœ ืฉืฆืœืื• ื›ื•ืœื• ื›ืื—ื“! ื ื—ืชืš ืžืžื ื• ืื‘ืจ, ื ืฉืœืง ืžืžื ื• ืื‘ืจ โ€” ืื™ืŸ ื–ื” ื’ื“ื™ ืžืงื•ืœืก.

Les Sages ont enseignรฉ : quel est le gedi mekoulas qu'il est interdit de manger la nuit de Pesah de nos jours ? Tout ce qu'on a rรดti entier, d'un seul tenant.

Si l'on en a coupรฉ un membre, ou si l'on en a bouilli un membre, ce n'est pas un gedi mekoulas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืงื•ืœืก ืœืฉื•ืŸ ื›ื•ื‘ืข ื ื—ืฉืช ื“ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ืงื•ืœืกื ื“ื ื—ืฉื (ืฉื ื™ื–) ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืชื•ืœื™ืŸ ืœืžืขืœื” ื‘ืจืืฉื• ื•ื ืจืื™ื ื›ื›ื•ื‘ืข ื ื—ืฉืช ืขืœ ืจืืฉ ื’ื‘ื•ืจ:
Mekoulas : du mot kov'a nehoshet (casque d'airain), que l'on traduit kolsa de-nehosha (Shemouel I 17). Car il tient qu'on les suspend en haut, ร  sa tรชte, et qu'ils paraissent comme un casque d'airain sur la tรชte d'un guerrier.
ืื™ื–ื” ื’ื“ื™ ืžืงื•ืœืก ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ืžืงื•ื ืฉื ื”ื’ื• (ืคืกื—ื™ื ื“' ื ื’.) ืฉืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ืฆืœื™ (ื‘ืขืจื‘ื™) ืคืกื—ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื‘ืžืงื•ื ืฉืœื ื ื”ื’ื•:
Quel gedi mekoulas : car nous avons appris au chapitre Makom she-nahagou (Pesahim 53a) qu'il est interdit de manger du rรดti les soirs de Pesah de nos jours, lร  oรน l'on n'en a pas la coutume.
ื›ืื—ื“ ื“ื“ืžื™ ืœืคืกื— ื•ื ืจืื” ื›ืื•ื›ืœ ืงื“ืฉื™ื ื‘ื—ื•ืฆื” ืœืืจืฅ:
D'un seul tenant : car il ressemble au pesah, et l'on paraรฎt manger des kodashim hors du pays.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื—ืชืš ืžืžื ื• ืื‘ืจ ืื™ืŸ ื–ื” ืžืงื•ืœืก ื ืจืื” ืœืจื™ื‘"ื ื“ืžืฆื•ื” ืœืงืœืกื• ืื‘ืœ ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืœื ืžื™ืคืกื™ืœ ืžื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื”ืืฉื” (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืคื—:) ื’ื‘ื™ ื”' ืฉื ืชืขืจื‘ื• ืขื•ืจื•ืช ืคืกื—ื™ื”ืŸ ื•ืคืจื™ืš ื•ื”ื ืื™ื›ื ื—ื“ ื“ืœื ื ืคื™ืง ื•ืžืฉื ื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ื“ื”ื™ื›ื™ ื ืขื‘ื™ื“ ื ื™ื™ืชื™ ื›ืœ ื—ื“ ื•ื ื™ืชื ื• ืื™ ื“ื™ื“ื™ ื‘ืขืœ ืžื•ื ื”ื•ื” ืœื”ื•ื™ ื”ืื™ ืคืกื— ื•ืื™ ืœื ืœื”ื•ื™ ืฉืœืžื™ื ื”ื ืื™ื›ื ื—ื–ื” ื•ืฉื•ืง ื•ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืชื™ ื›ืœ ื—ื“ ื›ื”ืŸ ื‘ื”ื“ื™ื” ื•ื”ืฉืชื ืื™ืš ื™ืขืฉื• ื›ืŸ ื•ื”ื ื—ื–ื” ื•ืฉื•ืง ื“ืืกื•ืจื™ื ืœื–ืจื™ื ืื™ ืืคืฉืจ ืœืฆืœื•ืชืŸ ืขื ื”ืคืกื— ื•ืฆืจื™ืš ืœื—ื•ืชื›ืŸ ื•ืœื ื”ื•ื™ ืžืงื•ืœืก ืืœื ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืื™ืŸ ื ืคืกืœ ื•ื›ืŸ ืชื ื ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืขื”.) ื—ืชื›ื• ื•ื ืชื ื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื—ืœื™ื ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ ืื•ืžืจ ืื ื™ ืฉื–ื” ืฆืœื™ ืืฉ ืžืฉืžืข ื—ืชื›ื• ืœื’ืžืจื™ ืžื™ื”ื• ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ืœืงืžืŸ ื—ืชื›ื• ืฉืœื ื”ื‘ื“ื™ืœื• ืืœื ืฆื™ืจืžื• ื‘ืฉื ื™ื ื•ืฉืœืฉื” ืžืงื•ืžื•ืช:
Le Riva estime qu'il y a mitsva de le prรฉparer mekoulas (lekalsso), et que pour autant le pesah n'est pas passoul. Preuve : plus loin, au chapitre Ha-isha (Pesahim 88b), cinq groupes dont les peaux de leurs pesahim ont รฉtรฉ mรฉlangรฉes. On objecte : il y en a un qui ne s'acquitte pas. On rรฉpond : c'est qu'on ne peut faire autrement. Que ferait-on ? Que chacun apporte un animal et stipule : si le mien รฉtait baal moum, que celui-ci soit le pesah ; sinon, qu'il soit shelamim. Mais il y a la poitrine et la cuisse (hazeh va-shok). On objecte : que chacun amรจne un kohen avec lui. Or comment feraient-ils ? La poitrine et la cuisse, interdites aux zarim, ne peuvent pas รชtre rรดties avec le pesah. Il faut les couper, et ce n'est alors plus mekoulas. Et pourtant, pour cela, le pesah n'est pas passoul. De mรชme, un tanna enseigne plus loin (Pesahim 75a) : s'il l'a coupรฉ et l'a mis sur les braises, Rabbi dit : je dis que ceci est un tseli ech. On entend qu'il l'a coupรฉ tout ร  fait. Toutefois Rachi explique plus loin : "il l'a coupรฉ" veut dire qu'il ne l'a pas sรฉparรฉ, mais qu'il l'a entaillรฉ en deux ou trois endroits.
๐Ÿ’ก Explication

De nos jours, lร  oรน la coutume l'interdit, on ne mange pas un gedi mekoulas la nuit de Pesah : un rรดti entier, ke-ehad. Il ressemble au pesah. On aurait l'air de manger des kodashim hors du Temple.

Un membre coupรฉ, ou un membre bouilli (nishlak), sort de ce statut. Le Riva : rรดtir mekoulas est une mitsva, et couper un membre ne rend pas le pesah du Temple passoul. Il le tire des peaux mรฉlangรฉes (Pesahim 88b), oรน il faudrait couper poitrine et cuisse, et de Pesahim 75a : coupรฉ puis mis sur les braises, Rabbi le tient encore pour un tseli ech.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quand le rรดti de nos jours est un gedi mekoulas Entier, ke-ehad Tout le chevreau rรดti d'un seul tenant Assur Air de kodashim dehors Un membre coupรฉ Mรชme si on le rรดtit ร  cรดtรฉ du corps Permis Hors du gedi mekoulas Membre bouilli attachรฉ Rav Shechet La bรชte reste entiรจre Permis Le bouilli rompt le statut
Entier : assur de nos jours. Membre coupรฉ, ou membre bouilli encore attachรฉ : le statut de gedi mekoulas tombe.
8
ื”ืฉืชื ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื ื—ืชืš ืžืžื ื• ืื‘ืจ, ื“ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืงื ืžื˜ื•ื™ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ื”, ืืžืจืช ืœื โ€” ื ืฉืœืง ืžื™ื‘ืขื™ื?! ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ืฉืฉืœืงื• ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ.

Maintenant, on peut dire : on en a coupรฉ un membre, et bien qu'on le rรดtisse avec le reste, tu dis que non. Un membre bouilli, faut-il encore le demander ?

Rav Shechet dit : c'est qu'on l'a bouilli alors qu'il รฉtait encore attachรฉ (be-mehoubar).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืฉืœืง ืžื™ื‘ืขื™ื ืงืก"ื“ ื“ื ื—ืชืš ื•ื”ื“ืจ ื ืฉืœืง ื•ืžืฉืขื” ืฉื—ืชื›ื• ืงื•ื“ื ืฆืœื™ื™ืชื• ืชื• ืœื ื”ื•ื™ ืžืงื•ืœืก:
Un membre bouilli, faut-il le dire ? On aurait pensรฉ qu'on l'a coupรฉ, puis bouilli : dรจs qu'on l'a coupรฉ, avant de le rรดtir, ce n'est dรฉjร  plus un mekoulas.
๐Ÿ’ก Explication

La beraita semble rรฉpรฉtรฉe. Un membre coupรฉ, mรชme rรดti ร  cรดtรฉ du corps, a dรฉjร  quittรฉ le statut de gedi mekoulas. Un membre bouilli le quitterait ร  plus forte raison.

Rav Shechet : le membre a รฉtรฉ bouilli be-mehoubar, encore attachรฉ. La bรชte reste entiรจre. Un seul membre cuit suffit ร  la faire sortir du gedi mekoulas.

9
ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ืื™ ืžื•ืœื™ื™ืชื โ€” ืฉืจื™ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™: ื•ื”ื ืงื ื‘ืœืข ื“ืžื! ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ื‘ื•ืœืขื” ื›ืš ืคื•ืœื˜ื”.

Rabba dit : cette farce (moliyta) est permise. Abaye lui dit : mais elle absorbe du sang !

Il lui dit : comme elle l'absorbe, ainsi elle l'expulse (ke-vol'o kakh polto).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืื™ ืžื•ืœื™ื™ืชื ืื™ื ืคืœื“ื•ืจ"ื ื‘ืœืข"ื– ื›ืžื• ืฉืื ื• ืžืžืœืื™ืŸ ื”ื˜ืœืื™ืŸ ื•ื”ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉืจ ืœืขืฆืžื•ืช:
Cette farce : en langue รฉtrangรจre. Comme nous farcissons les agneaux et les poules, entre la chair et les os.
ืฉืจื™ื ื•ืืคื™ืœื• ืœื ื‘ื™ืฉืœื• ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื•ืชื ื™ื ืœืชื•ื›ื• ืžื•ืชืจ ื•ืืคื™ืœื• ืžืœื—ื• ื›ืžืœื™ื—ืช ืฆืœื™ ื“ืื™ ื‘ืžืœื™ื—ื” ื›ืœ ืฆื•ืจืš ืœืงื“ื™ืจื” ืคืฉื™ื˜ื:
Elle est permise. Mรชme si l'on n'a pas cuit la viande qu'on met dedans, c'est permis. Et mรชme si on ne l'a salรฉe que du salage du rรดti. Car un salage complet, celui de la marmite, rendrait la permission รฉvidente.
ื•ื”ื ืงื ื‘ืœืข ื”ื˜ืœื” ื“ื ื”ื™ื•ืฆื ืžืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื”ื›ื ื•ืก ื‘ืชื•ื›ื•:
Mais il absorbe : l'agneau absorbe le sang qui sort de la viande rassemblรฉe en lui.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืื™ ืžื•ืœื™ื™ืชื ืฉืจื™ื ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืืข"ืค ืฉืœื ืžืœื—ื• ืืœื ืœืฆืœื™ ื•ืœืจ"ืช ื ืจืื” ื“ืœืฆืœื™ ืœื ื‘ืขื™ ืžืœื™ื—ื” ื›ืœืœ ื“ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื›ืฉื ืฆืœื” ื”ื‘ืฉืจ ื™ืคื” ื™ืคื” ื•ื ืคืœื˜ ื›ืœ ื”ื“ื ื“ืฉืจื™ ื“ื™ื•ืชืจ ืžืคืœื™ื˜ ืข"ื™ ื”ืืฉ ืžืข"ื™ ื”ืžืœื— ื“ืžืขืฉื™ื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ืฉืžื‘ืฉืœื™ื ื›ื‘ื“ ืื—ืจ ืฆืœื™ื™ืชื• ืืข"ืค ืฉืžื—ืžื™ืจื™ื ืœื‘ืฉืœื• ืื—ืจ ืžืœื™ื—ืชื• ืืœื ืืคื™ืœื• ืœื ื ืฆืœื” ื›ืœ ืฆื•ืจื›ื• ื“ืœื ื ืคืœื˜ ื›ืœ ื”ื“ื ืžื•ืชืจ ืืข"ื’ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ื›ืจื™ืชื•ืช (ื“ืฃ ื“: ื•ื“ืฃ ื›ื‘.) ื“ืื™ื›ื ืœืื• ื‘ื“ื ื”ืื‘ืจื™ื ื”"ืž ื“ื•ืงื ื›ืฉืคื™ืจืฉ ืื‘ืœ ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืœื ืคื™ืจืฉ ื•ืœื ื™ืฆื ืœื—ื•ืฅ ืฉืจื™ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ืžืคื ื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื—.) ื“ื‘ืฉืจ ื˜ืคืœ ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœื• ืžืฉื•ื ื“ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื ืืœืžื ื™ื›ื•ืœ ืœืื•ื›ืœื• ื‘ืœื ืžืœื™ื—ื” ื•ืขื•ื“ ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื.) ื“ื›ื‘ื“ ืื—ืจ ืฉื—ืœื˜ื•ื”ื• ื‘ืจื•ืชื—ื™ืŸ ืื• ื‘ื—ืœื ืžื•ืชืจ ืœื‘ืฉืœื• ืœืคื™ ืฉืžืฆืžื™ืชื™ืŸ ื”ื“ื ื‘ืชื•ื›ื• ื•ืื™ืŸ ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืคืœื•ื˜ ื“ืงืืžืจ ื”ืชื ืจื‘ ื”ื•ื ื ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ื—ืœื ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ืจื•ืชื—ื™ืŸ ืกื‘ืจ ืจื‘ ืคืคื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืžื™ืžืจ ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืืžืจ ืœื™ื” ืื™ ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืœื™ื˜ ื”ื“ืจ ื‘ืœืข ืืœื ื•ื“ืื™ ื—ืœื™ื™ื” ื ืžื™ ืฉืจื™ ื“ืžืฆืžื™ืช ื”ื“ื ื•ืื™ืŸ ืžื ื™ื—ื• ืœืคืœื•ื˜ ื•ืืค"ื” ืฉืจื™ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืื™ืŸ ืœืืกื•ืจ ืฆืœื™ ืฉืœื ื ืžืœื— ื•ืœื ื ืฆืœื” ื›ืœ ืฆื•ืจื›ื• ืžืฉื•ื ืฉืžื—ืžืช ื”ืืฉ ื”ื“ื ื ืคืจืฉ ืžื‘ืคื ื™ื ืžืฆื“ ื–ื” ืœืฆื“ ื–ื” ื“ืžื” ืฉื™ื•ืฆื ืœื—ื•ืฅ ืžืฉืจืง ืฉืจื™ืง ื•ืžื” ืฉื ืฉืืจ ื‘ืคื ื™ื ืืข"ืค ืฉืคื™ืจืฉ ืžืฆื“ ื–ื” ืœืฆื“ ื–ื” ืœื ื”ื•ื™ ื›ื“ื ื”ืื‘ืจื™ื ืฉืคื™ืจืฉ ื“ื”ื ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืืกืจ ื‘ืžืกื›ืช ื—ื•ืœื™ืŸ (ื“ืฃ ืงื™ื‘.) ืœืื›ื•ืœ ื›ื›ืจ ืฉื—ืชืš ืขืœื™ื” ื‘ืฉืจ ืžืคื ื™ ื“ื ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื›ื ืก ืœืชื•ื›ื• ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ื“ื‘ืฉืจ ืขืฆืžื• ืžื•ืชืจ ืืข"ืค ืฉืœื ื™ืฆื ื›ืœ ื“ืžื• ื•ื“ื‘ืจ ืชื™ืžื” ื”ื•ื ืœืจืฉ"ื™ ืžื” ืžื•ืขืœืช ืžืœื™ื—ื” ืžื•ืขื˜ืช ืœืฆืœื™ ื“ืื™ืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื™ื•ืฆื ืžื™ื“ื™ ื“ืžื• ืขื“ ืฉื™ืžืœื—ื ื• ื™ืคื” ื™ืคื” ืืœื ื•ื“ืื™ ืœื ื‘ืขื™ ืžืœื™ื—ื” ื›ืœืœ ื•ื›ืŸ ืงื‘ืœ ืจ"ื™ ืžืจ"ืช ื•ื‘ื”ืงื•ืžืฅ ืจื‘ื” (ืžื ื—ื•ืช ื›ื.) ื’ื‘ื™ ืžืœื™ื—ืช ืงื“ืฉื™ื ื“ืงืืžืจ ื›ื™ืฆื“ ืขื•ืฉื” ืžื‘ื™ื ืืช ื”ืื‘ืจ ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ื• ืžืœื— ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ื”ื•ืคื›ื• ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ื• ืžืœื— ื•ืžืขืœื”ื• ื•ื™ืฉ ื“ื’ืจืก ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื•ื›ืŸ ืœืฆืœื™ ืœื ื’ืจืก ืœืฆืœื™ ืืœื ื•ื›ืŸ ืœืงื“ื™ืจื” ื•ื›ืŸ ื›ืชื•ื‘ ื‘ืจื•ื‘ ืกืคืจื™ื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื‘ื™ืฆื” (ื™ื.) ื•ืฉื•ื™ืŸ ืฉืžื•ืœื—ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื‘ืฉืจ ืœืฆืœื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืžืœื™ื—ื” ืืœื ืฉืžื ื”ื’ ืœืžื•ืœื—ื• ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื™ื’.) ืจื‘ ืฉืฉืช ืžืœื— ื’ืจืžื ื’ืจืžื ืชืจื™ ืž"ื˜ ืœื ืžืฉื•ื ื“ืคืจื™ืฉ ืžื”ืื™ ื•ื‘ืœืข ื”ืื™ ื—ื“ ื ืžื™ ืคืจื™ืฉ ืžื”ืื™ ื’ื™ืกื ื•ื‘ืœืข ื”ืื™ ื’ื™ืกื ื“ืคืจื™ืฉ ืžื”ืื™ ื’ื™ืกื ื“ืงืืžืจ ื”ื™ื™ื ื• ืฉืคื™ืจืฉ ืœื’ืžืจื™ ืœื—ื•ืฅ ืื‘ืœ ืžื‘ืคื ื™ื ืฉืจื™ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
Cette farce est permise. Rachi explique : mรชme s'ils ne l'ont salรฉe que pour le rรดti. Rabbenou Tam estime que le rรดti n'exige aucune meliha. Inutile mรชme de parler du cas oรน la viande a รฉtรฉ bien rรดtie et oรน tout le sang est sorti : c'est permis, car le feu fait davantage sortir que le sel. On le voit chaque jour : on cuit le foie aprรจs l'avoir rรดti, bien qu'on soit strict et qu'on ne le cuise qu'aprรจs l'avoir salรฉ. Bien plus : mรชme s'il n'a pas รฉtรฉ rรดti autant qu'il faut, et que tout le sang n'est pas sorti, c'est permis. On a dit au premier chapitre de Keritot (4b et 22a) qu'il y a un lav sur le sang des membres. Cela ne vise que le sang qui s'est sรฉparรฉ. Tant qu'il ne s'est pas sรฉparรฉ et qu'il n'est pas sorti au-dehors, c'est permis. Preuve, au chapitre Mefanin (Chabbat 128a) : la viande non salรฉe (basar tafel), on peut la dรฉplacer, car elle est propre ร  l'oumtsa, ร  รชtre mangรฉe crue. On peut donc la manger sans meliha. Autre preuve, au chapitre Kol ha-basar (Houlin 111a) : le foie, aprรจs qu'on l'a รฉbouillantรฉ ร  l'eau bouillante ou au vinaigre, on peut le cuire, car ces liquides figent le sang dedans et ne le laissent pas sortir. Il est dit lร  : Rav Houna l'รฉbouillante au vinaigre, Rav Nahman l'รฉbouillante ร  l'eau bouillante. Rav Papa pensait dire devant Rava que le jus de cet รฉbouillantage est interdit. Rava lui dit : si ce jus est interdit, le foie lui-mรชme l'est aussi, car de la mรชme maniรจre qu'il expulse, il rรฉabsorbe. Donc ce jus est permis, lui aussi : l'รฉbouillantage fige le sang et ne le laisse pas sortir, et pourtant on peut le manger. Dรจs lors on ne va pas interdire un rรดti ni salรฉ, ni rรดti autant qu'il faut, sous le motif que le feu fait passer le sang, ร  l'intรฉrieur, d'un cรดtรฉ ร  l'autre. Ce qui sort au-dehors s'รฉcoule (meishrak sharik). Ce qui reste dedans, mรชme passรฉ d'un cรดtรฉ ร  l'autre, n'a pas le statut du sang des membres qui s'est sรฉparรฉ. Il y a en effet un avis, dans Houlin (112a), qui interdit une miche sur laquelle on a coupรฉ de la viande, ร  cause du sang de la viande entrรฉ dans la miche. On entend pourtant que la viande elle-mรชme reste permise, bien que tout son sang ne soit pas sorti. Selon Rachi, la chose รฉtonne : ร  quoi sert un salage lรฉger pour le rรดti ? La viande ne quitte pas son sang tant qu'on ne la sale pas ร  fond. Elle n'exige donc aucun salage. Le Ri l'a ainsi reรงu de Rabbenou Tam. Dans Ha-komets raba (Menahot 21a), sur le salage des kodashim : comment fait-on ? On apporte le membre, on met du sel dessus, on le retourne, on met du sel dessus, et on le monte. Certains lisent ensuite : Abaye a dit, et de mรชme pour le rรดti. La leรงon retenue n'est pas "pour le rรดti", mais "et de mรชme pour la marmite", et c'est l'รฉcrit de la plupart des livres. Et ce qu'on dit au premier chapitre de Beitsa (11a) : ils sont d'accord qu'on sale dessus de la viande destinรฉe au rรดti. Le salage n'y est pas exigรฉ. C'est l'usage de saler. Et ce qu'on dit dans Kol ha-basar (Houlin 113a) : Rav Shechet sale membre par membre. Deux ensemble, pourquoi pas ? Parce que le sang se sรฉpare de l'un et que l'autre l'absorbe. Un seul aussi : il se sรฉpare de ce cรดtรฉ, et ce cรดtรฉ l'absorbe. "Il se sรฉpare de ce cรดtรฉ" veut dire : il s'est sรฉparรฉ tout ร  fait vers le dehors. ร€ l'intรฉrieur, c'est permis, comme on l'a expliquรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba permet la moliyta : une farce de viande crue dans l'animal qu'on rรดtit, salรฉe seulement comme un rรดti. Abaye : la chair de l'hรดte absorbe le sang de la farce.

Rรฉponse : ke-vol'o kakh polto. Le feu qui fait entrer le sang le fait ressortir. Rabbenou Tam va plus loin que Rachi : le rรดti n'a besoin d'aucune meliha. Le lav du sang des membres vise le sang qui s'est sรฉparรฉ et sorti. Tant qu'il reste dedans, ou qu'il ne fait que passer d'un cรดtรฉ ร  l'autre, il reste permis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Moliyta : le sang entre, le feu le fait sortir Farce crue dans la bรชte sang dedans absorbe Chair de l'hรดte Abaye : elle boit le sang de la farce expulse Feu Rabba ke-vol'o kakh polto Rachi : mรชme une meliha lรฉgรจre de rรดti. Rabbenou Tam : le rรดti n'exige aucun sel. Le lav du sang des membres vise le sang qui s'est sรฉparรฉ et qui est sorti.
La farce rend du sang, la chair l'absorbe, le feu l'expulse. Rabba : ke-vol'o kakh polto.
10
ื ื™ืžื ืžืกื™ื™ืข ืœื™ื”: ื ื•ืชืŸ ืืช ื›ืจืขื™ื• ื•ืืช ื‘ื ื™ ืžืขื™ื• ืœืชื•ื›ื•. ืžืื™ ื˜ืขืžื โ€” ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื•? ืืžืจื™: ืฉืื ื™ ื”ืชื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื‘ื™ืช ื”ืฉื—ื™ื˜ื” ื“ืžื—ืœื—ืœ,

Dirons-nous que ceci le soutient : on met ses pattes et ses entrailles ร  l'intรฉrieur. Quelle est la raison ?

N'est-ce pas parce que nous disons : comme il absorbe, ainsi il expulse ? On rรฉpond : lร , c'est diffรฉrent, puisqu'il y a le lieu de la chehita (beit ha-shehita), qui est creux (mehalhel),

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืคื•ืœื˜ื• ืœื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ืื‘ื• ื—ื•ื ื”ืื•ืจ:
Il l'expulse au-dehors, et la chaleur du feu l'aspire.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื™ื.) ืฉืจื™ ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ื” ื‘ื™ืฉืจื ื‘ื“ื™ืขื‘ื“ ืžืฉื•ื ื“ื“ื ืžื™ืฉืจืง ืฉืจื™ืง ื”ืชื ืœื ืฉื™ื™ืš ืœื”ื–ื›ื™ืจ ื›ืœืœ ื˜ืขื ืฉืœ ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ืฉื”ื“ื ื ื•ืคืœ ืฉื ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉืจื™ืง ื•ืื™ื ื• ื ื‘ืœืข ื•ืžื˜ืขื ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ื ืžื™ ืœื ื”ื•ื™ื ืฉืจื™ื ื”ืชื ื’ื‘ื™ ื›ื‘ื“ ืืœื ื‘ื“ื™ืขื‘ื“ ื•ืืข"ื’ ื“ื‘ื ืœืžื™ืฉืจื™ ื”ื›ื ื’ื‘ื™ ืคืกื— ืœื›ืชื—ืœื” ืืข"ื’ ื“ื‘ื ื™ ืžืขื™ื• ื‘ืชื•ื›ื• ื•ืื™ื›ื ื ืžื™ ื›ื‘ื“ ื’ื‘ื™ ืคืกื— ืœื ืจืฆื• ืœื”ื—ืžื™ืจ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื™ืดื‘:ื˜ืณ) ืจืืฉื• ืขืœ ื›ืจืขื™ื• ื•ืขืœ ืงืจื‘ื• ื•ืืคื™ืœื• ืžืืŸ ื“ืืกืจ ื‘ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ื ื‘ื™ืฉืจื ืœื ืงืฉื” ืœื™ื” ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืคืกื— ื“ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืืกืจ ื•ื‘ืคืกื— ืœื ื”ื—ืžื™ืจื• ืื™ ื ืžื™ ื”ื•ื ื™ืขืžื™ื“ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžืœื— ื‘ื ื™ ืžืขื™ื ืžืœื™ื—ื” ื’ืžื•ืจื” ื“ืืคื™ืœื• ืœืงื“ื™ืจื” ืžืชื™ืจื• ืจ"ืช ืขืœ ื™ื“ื™ ืžืœื™ื—ื” ื’ืžื•ืจื” ื•ืืคื™ืœื• ืœืคื™ ืžื ื”ื’ ื”ืขื•ืœื ืฉืื™ืŸ ืžื‘ืฉืœื™ื ื›ื‘ื“ ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉื•ื ืžืœื™ื—ื” ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืžืœื— ื›ืžืœื™ื—ืช ืงื“ื™ืจื” ื ืชืžืขื˜ ื“ืžื• ื•ืœื ืืกืจ ื˜ืคื™ ืžืฉืืจ ื‘ืฉืจ ืฉืœื ื ืžืœื— ื“ื‘ืฉืจื ืขืœ ื’ื‘ื™ ื‘ืฉืจื ืฉืจื™ ืœื›ืชื—ืœื” ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื•ื™ืฉ ืœืœืžื•ื“ ื”ื™ืชืจ ื‘ืžื•ืœื™ื™ืชื ืืคื™ืœื• ื ืžืœื— ื‘ืฉืจ ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ืฉื”ื” ื›ื“ื™ ืžืœื™ื—ื” ื•ื”ืคื ื™ืžื™ ืœื ื ืžืœื— ืžื“ืžื™ื™ืชื™ ืจืื™ื” ืžื˜ืคื™ืœืช ื‘ืจ ื’ื•ื–ืœื ื“ืฉืจื™ ืžื˜ืขื ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ืืข"ืค ืฉืžืขืฉื™ื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ืฉืื•ืกืจื™ื ื‘ืฉืจ ืฉื ืคืœ ื‘ืฆื™ืจ ื•ืžืœื— ืฉื ืคืœื˜ ื•ืื™ืŸ ืžื•ืชืจ ืืคื™ืœื• ื‘ืฆืœื™ ื•ืขื“ื™ืคื ืžื™ื ื” ื”ื™ื” ืื•ืกืจ ืจ"ืช ืชืจื ื’ื•ืœืช ืฉื ืžืœื—ื” ื‘ืงืขืจื” ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืœื ืฉื”ืชื” ืฉื ืฉื™ืขื•ืจ ืฆืœื™ื™ื” ื•ืœื ืคืœื˜ื” ืืคื™ืœื• ื—ืฆื™ ื“ืžื” ื•ืืกืจื” ืœืื•ื›ืœื” ืฆืœื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžืคืœื™ื’ ืจื‘ื ื’ื‘ื™ ืื™ืŸ ืžื•ืœื—ื™ืŸ ื‘ืฉืจ ืืœื ื‘ื›ืœื™ ืžื ื•ืงื‘ ื‘ื™ืŸ ืฉื”ื” ื”ืจื‘ื” ืœืฉื”ื” ืžืขื˜:
Comme il absorbe, ainsi il expulse. Au chapitre Kol ha-basar (Houlin 111a), on permet en bediavad le foie placรฉ sur la viande, parce que le sang s'รฉcoule (meishrak sharik). Lร , il n'y a pas lieu d'invoquer la raison ke-vol'o kakh polto : le sang tombe du dehors, s'รฉcoule, et n'est pas absorbรฉ. Et par la raison ke-vol'o kakh polto non plus, le foie ne serait permis lร  qu'en bediavad. Pourtant ici, pour le pesah, on vient permettre lekhathila, bien que les entrailles soient dedans et qu'il y ait aussi le foie. Pour le pesah, on n'a pas voulu รชtre strict, car il est รฉcrit (Shemot 12:9) : sa tรชte sur ses pattes et sur son intรฉrieur. Mรชme celui qui interdit le foie sur la viande : la mishna du pesah ne lui fait pas difficultรฉ. Il interdit mi-derabbanan, et pour le pesah on n'a pas รฉtรฉ strict. Ou bien il fixera le cas ainsi : on a salรฉ les entrailles d'une meliha complรจte, qui permet mรชme pour la marmite. Rabbenou Tam permet par une meliha complรจte. Et mรชme selon l'usage courant, qui ne cuit le foie par aucun salage : dรจs lors qu'il a รฉtรฉ salรฉ comme le salage de la marmite, son sang a diminuรฉ, et il n'interdit pas davantage que le reste d'une viande non salรฉe. Car de la viande sur de la viande est permise lekhathila selon tous. On peut en tirer un hetter pour la moliyta, mรชme si la viande du dehors a รฉtรฉ salรฉe, a attendu le temps du salage, et que l'intรฉrieure n'a pas รฉtรฉ salรฉe. On le tient de la preuve apportรฉe par la tepila d'un jeune pigeon (bar gozala), permise pour la raison ke-vol'o kakh polto. Chaque jour, pourtant, on interdit la viande tombรฉe dans la saumure et dans le sel qui ont รฉtรฉ expulsรฉs, et on ne la permet mรชme pas en rรดti. Plus fort : Rabbenou Tam interdisait une poule salรฉe dans une รฉcuelle, mรชme si elle n'y รฉtait pas restรฉe le temps d'un rรดtissage et n'avait pas expulsรฉ la moitiรฉ de son sang. Il interdisait de la manger rรดtie, parce que Rava, sur la rรจgle qu'on ne sale la viande que dans un rรฉcipient percรฉ, ne sรฉpare pas un long sรฉjour d'un court sรฉjour.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna de Rabbi Yosse semble appuyer Rabba : pattes et entrailles dans le pesah, et l'on en mange. La Guemara refuse la preuve. Le pesah a un beit ha-shehita ouvert, mehalhel : le sang a une voie de sortie. La phrase continue au daf suivant.

Tossefot sรฉparent ce cas du foie posรฉ sur la viande (Houlin 111a). Lร , le sang tombe du dehors et s'รฉcoule. Le permis du foie en bediavad ne repose pas sur ke-vol'o. Pour le pesah, le verset "sa tรชte sur ses pattes et sur son intรฉrieur" empรชche cette sรฉvรฉritรฉ.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).