Sougya : Suite de la farce (moulita). Le beit ha-shehita creux laisse le sang s'écouler : cela n'appuie pas encore le principe kebolo kach polto, comme il absorbe ainsi il expulse.
Le cœur lisse, la semida qui s'émiette et la farine blanche ferme délimitent le principe. La halakha permet la moulita même bouche vers le haut.
Puis oumtsa, testicules et veines : coupe et sel, broche, ou braises. Sur les braises, Rav Aha allège et Ravina aggrave ; on suit l'aspiration du sang.
Enfin le vinaigre : séjour court ou rougeur, et le vinaigre déjà utilisé une fois.
le sang s'écoule.
Fin de la réponse commencée en 74a. On a voulu appuyer Rabba par la mishna : on met les pattes et les boyaux dans le pesah. La Gemara répond : là, le beit ha-shehita est creux. Le sang s'écoule. Ce cas ne prouve pas kebolo kach polto, comme il absorbe, ainsi il expulse.
Disons que ceci l'appuie. Le cœur : on le fend et on en retire le sang.
S'il ne l'a pas fendu, on le fend après sa cuisson, et c'est permis. Quelle est la raison ?
N'est-ce pas parce que nous disons : comme il absorbe, ainsi il expulse ?
Nouvelle preuve pour Rabba. On fend le cœur pour en sortir le sang. Si on ne l'a pas fendu avant, on le fend après la cuisson, et il est permis. La Gemara lit cette cuisson comme un tseli (rôti) : pendant le rôti, le sang absorbé serait ressorti. Rachi le rattache au verset où le pesah "cuit au feu" est un rôti.
Le cœur est différent, car il est lisse.
Rejet de la preuve. Le cœur est shaya, lisse : il absorbe peu. Rachi : même cuit en marmite il est permis, là où le principe "ainsi il expulse" ne joue pas, faute de feu qui aspire.
Tossefot limite le lisse au sang épais. Une graisse interdite s'infiltre. Le foie a une autre raison : occupé à expulser, il n'absorbe pas. Le Ri, au nom de Rabbeinou Tam, traite cette réponse comme un simple dihoui. Le psak qui vient suit Rabba : la farce est permise.
Est-ce ainsi ? Or Ravin l'ancien a enrobé pour Rav ce jeune pigeon, et il lui a dit : si l'enrobage est bon, donne-le-moi, et je mangerai !
Celui-là était de semida, qui s'émiette.
Fait de Rav : il est prêt à manger la pâte qui a enrobé un pigeonneau, si le goût est bon. Cela irait vers Rabba : le sang absorbé par la pâte en serait ressorti à la cuisson.
Réponse : c'était de la semida, une fleur de farine qui s'émiette. Le sang sort par les miettes. Le fait ne prouve pas le principe pour une pâte fermée.
Or Rava se trouva chez le Reish Galouta, et on lui enroba un oison. Il dit : si je n'avais pas vu qu'il est transparent comme un zouz blanc, je n'en aurais pas mangé.
Et si tu penses "comme il absorbe, ainsi il expulse", pourquoi justement parce qu'il est transparent ? Même s'il n'est pas transparent, aussi !
Là, c'est dans de la farine blanche, qui est ferme.
Rava, chez le chef de l'exil, ne mange l'enrobage que s'il est limpide comme une pièce blanche neuve. Si le principe suffisait toujours, la limpidité serait inutile : même trouble, le sang serait ressorti. Réponse : farine blanche et ferme. Elle retient. Seule la couleur claire montre qu'il n'y reste pas de sang.
Tossefot ne lit pas ici un pâte ferme, une pastida. Tafel est un enduit de pâte molle autour du gésier ou des boyaux, sur la broche. Un pâte posé au four reste sec à sa base : on voit qu'il n'expulse pas.
Et la halakha : pour la semida, qu'elle ait rougi ou non, elle est permise. Pour la farine blanche, si elle est transparente comme un zouz blanc, elle est permise ; sinon, elle est interdite.
Pour les autres farines, si elle a rougi, c'est interdit ; si elle n'a pas rougi, c'est permis.
Psak sur l'enrobage, selon la farine.
Semida : friable, permise avec ou sans rougeur. Le sang est sorti ; la teinte qui reste n'est pas du sang. Hivarta, farine blanche ferme : permise seulement si elle est claire comme un zouz blanc. Autres farines : la rougeur interdit, l'absence de rougeur permet.
Cette moulita : celui qui interdit, même la bouche vers le bas ; celui qui permet, même la bouche vers le haut. Et la halakha : la moulita est permise, même la bouche vers le haut.
Retour à la moulita, la farce placée dans la bête. Abaye, qui interdit, interdit même si la bouche de la farce est vers le bas, là où le sang descendrait plus facilement. Rabba, qui permet, permet même la bouche vers le haut, sans issue libre.
Halakha : permise, même bouche vers le haut. Rachi : la viande du dehors a absorbé, puis la chaleur du feu aspire le sang. Tossefot : le cou du pesah est une large cavité. La bouche de la farce est étroite. L'écoulement du beit ha-shehita ne couvre pas le cas de la bouche vers le bas.
Oumtsa, testicules et veines : Rav Aha et Ravina divergent à leur sujet. Dans toute la Torah, Rav Aha est pour la houmra et Ravina pour la koula, et la halakha suit Ravina pour la koula.
Sauf ces trois, où Rav Aha est pour la koula et Ravina pour la houmra, et la halakha suit Rav Aha pour la koula.
Trois dossiers de sang retenu dans la viande : oumtsa (pièce crue qui a rougi), be'ei (testicules), mizraki (grosses veines du cou).
Règle de lecture : si une dispute de Rav Aha et Ravina est anonyme, Rav Aha aggrave, Ravina allège, et la halakha suit Ravina. Ces trois cas sont l'exception : Rav Aha allège, Ravina aggrave, et la halakha suit Rav Aha, donc la koula. La divergence elle-même est dite ensuite, au sujet des braises.
Cette oumtsa qui a rougi : s'il l'a coupée et salée, même pour la marmite c'est permis. S'il l'a mise en broche, c'est permis, car le sang s'écoule.
S'il l'a posée sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent à son sujet, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : elle se contracte.
Celui qui permet : elle aspire. Et la halakha : elle aspire.
Trois préparations de l'oumtsa rouge de sang.
Coupée et salée : permise même en marmite. Le sel fait sortir le sang. En broche : permise, le sang s'écoule ; Rachi, un peu de sel suffit, comme pour un rôti. Sur les braises : un avis dit matsmit tsamit, la viande se contracte et enferme le sang. L'autre dit mish'ab sha'iv, la chaleur aspire le sang. Halakha : elle aspire. C'est le côté léger, celui de Rav Aha dans ces trois cas.
Et de même les testicules : s'il les a coupés et salés, même pour la marmite ils sont permis. S'il les a suspendus à la broche, ils sont permis, car le sang s'écoule.
S'il les a posés sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent à leur sujet, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : ils se contractent.
Celui qui permet : ils aspirent.
Même grille pour les testicules : sel puis marmite, permis ; broche, le sang s'écoule, permis ; braises, contraction contre aspiration. Ce segment ne répète pas le "et la halakha". La règle des trois cas, plus haut, tranche déjà lekula, du côté de celui qui dit que la chaleur aspire.
Tossefot : la rougeur n'est pas le seul motif. Rabbeinou Hananel parle d'une membrane interdite à cause du sang. Houlin 93a compté cinq membranes des testicules, à cause du sang.
Et de même les veines : s'il les a coupées et salées, même pour la marmite c'est permis. S'il les a suspendues à la broche, l'endroit de la chehita vers le bas, c'est permis, car le sang s'écoule.
S'il les a posées sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : elles se contractent.
Celui qui permet : elles aspirent. Et la halakha : elles aspirent.
Les mizraki, grosses veines du cou, suivent la même grille. Sur la broche, une condition de plus : le beit ha-shehita vers le bas, pour que le sang descende dans le conduit. Sur les braises, même mahloket. Halakha : mish'ab sha'iv, la chaleur aspire le sang.
Cette oumtsa : si son haliya a rougi, c'est interdit. Si son haliya n'a pas rougi, c'est permis.
Ravina dit : même s'il n'a pas rougi, son haliya est aussi interdit, car il est impossible qu'il n'y ait pas en elle des filets de sang. Mar bar Ameimar dit à Rav Ashi : Père l'avalé par gorgées.
Certains disent : Rav Ashi lui-même l'avalé par gorgées.
Haliya : Rachi donne deux lectures. Le jus qui sort quand on coupe la pièce. Ou bien un trempage au vinaigre après le rôti, où le sang est exprimé. Dans sa leçon, on ne lit pas "elle et son haliya" : seule la liqueur est interdite quand elle rougit. L'auteur de la phrase légère est Rav Aha. Ravina aggrave : même sans rougeur, le haliya est interdit, à cause des shouraykei dama, des filets de sang.
Tossefot lit de la viande crue plongée dans le vinaigre, d'après les Halakhot Guedolot. Séjour bref : le vinaigre contracte le sang dans la chair. Le sang ne s'est pas séparé. Le tout est permis, sang des membres encore en place. Séjour jusqu'à la rougeur : le sang quitte la viande et passe dans le vinaigre. Viande et vinaigre sont interdits. Ravina interdit le vinaigre même sans rougeur, par les filets ; cette faible sortie ne rend pas la viande interdite. Ameimar, et selon d'autres Rav Ashi, avalent ce vinaigre. Tossefot aligne cela sur la fin de Houlin, Kol ha-basar : le haliya est permis.
Mar bar Ameimar dit à Rav Ashi : Père, ce vinaigre dans lequel on a trempé une fois, on n'y trempe plus une autre fois. En quoi diffère-t-il d'un vinaigre affaibli, dans lequel nous trempons ?
Là-bas, il subsiste
Pratique d'Ameimar : un vinaigre qui a déjà servi à une halata (trempage) ne sert plus une seconde fois. Rachi : on y a trempé le rôti pour en tirer le sang, et ce vinaigre n'a plus de force.
Question : un vinaigre matmaha, faible dès l'origine, sert pourtant à tremper. Pourquoi le vinaigre usé une fois serait-il moins propre à cela ? La réponse commence ici : là-bas, il subsiste. La phrase est coupée à la fin du daf. Le vinaigre faible a encore sa force ; la suite dira ce qu'il en est du vinaigre déjà employé.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).