Pesachim 74b - Le sang absorbé : farce, farine, braises, vinaigre

Pesachim 74b

Sougya : Suite de la farce (moulita). Le beit ha-shehita creux laisse le sang s'écouler : cela n'appuie pas encore le principe kebolo kach polto, comme il absorbe ainsi il expulse.

Le cœur lisse, la semida qui s'émiette et la farine blanche ferme délimitent le principe. La halakha permet la moulita même bouche vers le haut.

Puis oumtsa, testicules et veines : coupe et sel, broche, ou braises. Sur les braises, Rav Aha allège et Ravina aggrave ; on suit l'aspiration du sang.

Enfin le vinaigre : séjour court ou rougeur, et le vinaigre déjà utilisé une fois.

Kebolo kach polto : le feu fait-il ressortir le sang absorbé ? Rabba permet la farce. Chaque preuve est ramenée à un cas où le sang sort autrement. Rabba : la moulita est permise Abaye : la viande de la bête absorbe le sang de la farce. Réponse : comme elle absorbe, elle expulse. Pesah, pattes dedans Beit ha-shehita creux Le sang coule vers le bas midav dayei Pas une preuve du principe Le cœur, fendu après cuisson On voudrait : le rôti a fait sortir le sang Réponse : lev shaya, lisse Il n'absorbe presque pas Ravin, Rava, la pâte Semida : elle s'émiette Farine blanche : elle est ferme Rava exige un zouz blanc La limpidité compte Halakha : moulita permise, même bouche vers le haut Ri au nom de Rabbeinou Tam : "le cœur est lisse" n'est qu'un dihoui. On tranche comme Rabba. La chaleur aspire le sang que la viande extérieure à absorbé. Abaye, celui qui interdit Même pouma le-tatah bouche de la farce vers le bas La bouche étroite n'est pas le cou creux Rabba, celui qui permet Même pouma le-eil bouche de la farce vers le haut Halakha : on suit Rabba
Le sang du pesah coule par le cou. Le coeur est lisse. La semida s'émiette, la farine blanche retient. Halakha : farce permise même bouche en haut.
Halakha de la pâte qui enrobe : trois farines La rougeur du jus dans la pâte, et la limpidité comme un zouz blanc. Semida Fleur de farine Elle s'émiette, mifrara Rouge ou non Permise Le sang sort par les miettes Hivarta Farine blanche ferme Elle retient, sharir Claire comme un zouz blanc Permise, sinon interdite Rava chez le Reish Galouta Autres farines Ni trop friable ni trop ferme Rouge : interdit Sans rougeur : permis La couleur tranche Tossefot : l'enduit est une pâte molle autour du gésier sur la broche, pas un pâte ferme posé au four.
Semida : permise même rouge. Farine blanche ferme : seulement si claire comme un zouz. Autres farines : la rougeur interdit.
Oumtsa, testicules, veines : trois façons de cuire Partout ailleurs Rav Aha aggrave et Ravina allège. Ici, c'est l'inverse. Halakha : Rav Aha, lekula. Coupe et sel Hatakh u-malah Le sel extrait le sang Même en marmite kedeira : permis Les trois cas Broche Shipoud : le sang coule midav dayei Permis Veines : ouverture de chehita vers le bas Un peu de sel suffit au rôti Braises Goumrei : mahloket Matsmit : ça se contracte le sang reste enfermé Mish'ab : la chaleur aspire Halakha : elle aspire Avis léger, Rav Aha Règle des disputes anonymes de Rav Aha et Ravina Toute la Torah : Rav Aha lehoumra, Ravina lekula, halakha comme Ravina. Ces trois-là : Rav Aha lekula, Ravina lehoumra, halakha comme Rav Aha. Le côté léger des braises est mish'ab sha'iv. Le côté sévère est matsmit tsamit. Testicules : Tossefot lit une membrane de sang, Houlin 93a, pas seulement la rougeur.
Coupe et sel, ou broche : permis. Braises : contraction ou aspiration. Halakha : la chaleur aspire, comme Rav Aha, léger dans ces trois cas.
1
מֵידָב דָּיְיבִי.

le sang s'écoule.

📜 Rachi (1)
מידב דייבי לפי שכשנתלה בתנור ופי בית שחיטתו למטה הדם יוצא דרך חלל הצואר שקורין פורציל"א ושותת דרך בית שחיטה:
Car, lorsqu'on le suspend dans le four et que l'ouverture de la chehita (abattage) est vers le bas, le sang sort par la cavité du cou, qu'on appelle portsel, et dégoutte par le beit ha-shehita.
💡 Explication

Fin de la réponse commencée en 74a. On a voulu appuyer Rabba par la mishna : on met les pattes et les boyaux dans le pesah. La Gemara répond : là, le beit ha-shehita est creux. Le sang s'écoule. Ce cas ne prouve pas kebolo kach polto, comme il absorbe, ainsi il expulse.

🖼️ Schéma
Bête suspendue : le sang sort par le cou corps au four chaleur au-dessus cou creux shehita Cavité du cou, portsel Ouverture vers le bas Le sang dégoutte par le beit ha-shehita
Suspendue, ouverture vers le bas : le sang dégoutte par la cavité du cou.
2
נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַלֵּב, קוֹרְעוֹ וּמוֹצִיא אֶת דָּמוֹ. לֹא קְרָעוֹ — קוֹרְעוֹ לְאַחַר בִּישּׁוּלוֹ, וּמוּתָּר. מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן כְּבוֹלְעוֹ כָּךְ פּוֹלְטוֹ?

Disons que ceci l'appuie. Le cœur : on le fend et on en retire le sang.

S'il ne l'a pas fendu, on le fend après sa cuisson, et c'est permis. Quelle est la raison ?

N'est-ce pas parce que nous disons : comme il absorbe, ainsi il expulse ?

📜 Rachi (1)
לאחר בישולו קס"ד לאחר בישולו צלי קאמר דצלי נמי קרי בישול כדכתיב בדברי הימים (ב' לה) ויבשלו הפסח באש כמשפט:
Après sa cuisson : nous pensons d'abord qu'il parle d'un rôti. Le rôti aussi s'appelle cuisson, comme il est écrit dans Divrei ha-Yamim (II, 35) : ils firent cuire le pesah au feu, selon la règle.
💡 Explication

Nouvelle preuve pour Rabba. On fend le cœur pour en sortir le sang. Si on ne l'a pas fendu avant, on le fend après la cuisson, et il est permis. La Gemara lit cette cuisson comme un tseli (rôti) : pendant le rôti, le sang absorbé serait ressorti. Rachi le rattache au verset où le pesah "cuit au feu" est un rôti.

3
שָׁאנֵי לֵב, דְּשִׁיעַ.

Le cœur est différent, car il est lisse.

📜 Rachi (1)
דשיע ולא בלע ואפילו בקדירה נמי שרי ואף על גב דליכא למימר כך פולטו:
Il est lisse : il n'absorbe pas. Même dans une marmite c'est permis, bien qu'on ne puisse pas dire qu'il expulse de la même façon.
🗂️ Tossefot (1)
שאני לב דשיע נראה דכל שכן דמבחוץ הוא יותר שיע ונראה לריב"א דדוקא לגבי דם דסמיך אמרינן דשיע אבל לענין שמנונית דאיסורא לא דמפעפע ולא אמרינן שיע ולהכי גבי לב לא קתני שאוסר ואינו נאסר כדקתני גבי כבד והתם טעמא לאו משום דשיע אלא איידי שהיא טרודה לפלוט לא בלעה ומיהו אור"י בשם ר"ת דהא דמסקינן שאני לב דשיע דיחויא בעלמא הוא וכרבה פסקינן בסמוך דמולייתא שריא:
Il semble qu'a fortiori l'extérieur est encore plus lisse. Il paraît au Riva que l'on dit lisse seulement pour le sang, qui est épais. Pour une graisse d'interdit, elle s'infiltre, et l'on ne dit pas lisse. C'est pourquoi, pour le cœur, on n'enseigne pas la formule "il interdit et n'est pas lui-même interdit", comme on l'enseigne pour le foie. Là-bas, le motif est qu'il est occupé à expulser, et il n'absorbe pas. Toutefois le Ri, au nom de Rabbeinou Tam : ce que nous concluons, le cœur est différent car il est lisse, n'est qu'un dihoui (un rejet). Et nous tranchons comme Rabba, juste ensuite : la moulita est permise.
💡 Explication

Rejet de la preuve. Le cœur est shaya, lisse : il absorbe peu. Rachi : même cuit en marmite il est permis, là où le principe "ainsi il expulse" ne joue pas, faute de feu qui aspire.

Tossefot limite le lisse au sang épais. Une graisse interdite s'infiltre. Le foie a une autre raison : occupé à expulser, il n'absorbe pas. Le Ri, au nom de Rabbeinou Tam, traite cette réponse comme un simple dihoui. Le psak qui vient suit Rabba : la farce est permise.

4
(אִינִי) וְהָא רָבִין סָבָא טַפְלֵיהּ הָהִיא בַּר גּוֹזָלָא לְרַב, וַאֲמַר לֵיהּ: אִי מְעַלֵּי טִפְלֵיהּ, הַב לִי וְאֵיכוֹל! הָהִיא בִּסְמִידָא דְּמִפְּרִיר.

Est-ce ainsi ? Or Ravin l'ancien a enrobé pour Rav ce jeune pigeon, et il lui a dit : si l'enrobage est bon, donne-le-moi, et je mangerai !

Celui-là était de semida, qui s'émiette.

📜 Rachi (5)
טפליה בעיסה שקורין פשטיד"א (פשטידה) :
Il l'a enrobé : dans une pâte qu'on appelle pastida.
אי מעלי טפליה אם יש טעם יפה בלחם:
Si l'enrobage est bon : s'il y a un bon goût dans le pain.
הב לי דאיכול וסייעתא לרבה:
Donne-moi, que je mange. Et c'est un appui pour Rabba.
בסמידא בעיסה של סלת ואינה נדבקת כל כך ונפרכת מאליה והדם יוצא ממנה:
De semida : dans une pâte de solet (fleur de farine). Elle n'adhère pas autant, elle se brise d'elle-même, et le sang en sort.
דמיפריר לשון פירורין:
Qui s'émiette : du mot pirourim, des miettes.
💡 Explication

Fait de Rav : il est prêt à manger la pâte qui a enrobé un pigeonneau, si le goût est bon. Cela irait vers Rabba : le sang absorbé par la pâte en serait ressorti à la cuisson.

Réponse : c'était de la semida, une fleur de farine qui s'émiette. Le sang sort par les miettes. Le fait ne prouve pas le principe pour une pâte fermée.

5
וְהָא רָבָא אִיקְּלַע לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא וּטְפַלוּ לֵיהּ בַּר אֲווֹזָא, אָמַר: אִי לָא דַּחֲזִיתֵיהּ דְּזִיג כְּזוּזָא חִיוָּרָא, לָא אֲכַלִי מִינֵּיהּ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ ״כְּבוֹלְעוֹ כָּךְ פּוֹלְטוֹ״ — מַאי אִירְיָא כִּי זִיג? אֲפִילּוּ כִּי לָא זִיג, נָמֵי! הָתָם בְּחִיוָּרְתָּא דְּשָׁרִיר.

Or Rava se trouva chez le Reish Galouta, et on lui enroba un oison. Il dit : si je n'avais pas vu qu'il est transparent comme un zouz blanc, je n'en aurais pas mangé.

Et si tu penses "comme il absorbe, ainsi il expulse", pourquoi justement parce qu'il est transparent ? Même s'il n'est pas transparent, aussi !

Là, c'est dans de la farine blanche, qui est ferme.

📜 Rachi (5)
ואי לאו דחזיא ללחם:
Et si je ne l'avais pas vu : il s'agit du pain.
דזיג לשון זכוכית לבן וצלול מראה מוהל הבשר שזב בלחם:
Transparent : au sens de verre, blanc et limpide, l'aspect du jus de la viande qui a coulé dans le pain.
כי זוזא חיורא צרוף שאין בו אדמימות דם ואי לא לא אכל מיניה:
Comme un zouz blanc : affiné, sans rougeur de sang. Sinon, il n'en mangeait pas.
בחיורתא קמח נקייה כעין שלנו שאינה סולת:
Dans de la farine blanche : une farine propre, du genre de la nôtre, qui n'est pas de la solet.
דשריר קשה ואינו פולטו:
Qui est ferme : elle est dure, et elle ne l'expulse pas.
🗂️ Tossefot (1)
טפלו ליה בר אווזא פירש בקונטרס דהיינו פשטיד"א ואומר ר"ת וריב"א דלשון טפל לא משמע הכי דמשמע דהיינו טיחה כמו בנות עשירים טופלות אותן בסולת (לעיל פסחים דף מג.) ועוד דבפשטיד"א לא אמרינן כבולעו כך פולטו דחזינן דלא פלטי שמקום מושבם יבש בתנור על כן נראה דהיינו מה שרגילים לטוח בעיסה שבלילתה רכה ורגילים לעשות סביב קורקבנים ובני מעיים שמשימין אותם בשפוד וטחין סביבותן בעיסה רכה כעין פרפיי"ש:
Rachi explique que c'est une pastida. Rabbeinou Tam et le Riva : le mot tafel désigne un enduit, comme "les filles des riches les enduisent de solet" (plus haut, Pesachim 43a). De plus, pour une pastida, on ne dit pas kebolo kach polto : on voit qu'elle n'expulse pas, car l'endroit où elle repose reste sec dans le four. Il s'agit donc de ce qu'on a coutume d'enduire avec une pâte dont le pétrissage est mou. On le fait autour des gésiers et des boyaux mis en broche : on enduit autour d'eux une pâte molle, à la façon d'un parfaish.
💡 Explication

Rava, chez le chef de l'exil, ne mange l'enrobage que s'il est limpide comme une pièce blanche neuve. Si le principe suffisait toujours, la limpidité serait inutile : même trouble, le sang serait ressorti. Réponse : farine blanche et ferme. Elle retient. Seule la couleur claire montre qu'il n'y reste pas de sang.

Tossefot ne lit pas ici un pâte ferme, une pastida. Tafel est un enduit de pâte molle autour du gésier ou des boyaux, sur la broche. Un pâte posé au four reste sec à sa base : on voit qu'il n'expulse pas.

6
וְהִילְכְתָא: דִּסְמִידָא, בֵּין אַסְמֵיק בֵּין לָא אַסְמֵיק — שַׁרְיָא. דְּחִיוָּרְתָּא, אִי זִיג כְּזוּזָא חִיוָּרָא — שַׁרְיָא, אִי לָא — אֲסִיר. דִּשְׁאָר קְמָחִים, אַסְמֵיק — אָסוּר, לָא אַסְמֵיק — שְׁרֵי.

Et la halakha : pour la semida, qu'elle ait rougi ou non, elle est permise. Pour la farine blanche, si elle est transparente comme un zouz blanc, elle est permise ; sinon, elle est interdite.

Pour les autres farines, si elle a rougi, c'est interdit ; si elle n'a pas rougi, c'est permis.

📜 Rachi (2)
דסמידא דאמר לעיל דמיפריר:
Pour la semida : celle dont on a dit plus haut qu'elle s'émiette.
בין אסמיק מוהל שבתוך הלחם בין לא אסמיק שרי שהדם ודאי יוצא ואודם זה ודאי לא דמות דם הוא:
Qu'elle ait rougi : le jus qui est dans le pain, qu'il ait rougi ou non, c'est permis, car le sang sort à coup sûr, et cette rougeur n'a pas l'aspect du sang.
💡 Explication

Psak sur l'enrobage, selon la farine.

Semida : friable, permise avec ou sans rougeur. Le sang est sorti ; la teinte qui reste n'est pas du sang. Hivarta, farine blanche ferme : permise seulement si elle est claire comme un zouz blanc. Autres farines : la rougeur interdit, l'absence de rougeur permet.

7
הַאי מוּלַיְיתָא, מַאן דְּאָסַר — אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְתַחַת, וּמַאן דְּשָׁרֵי — אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְעֵיל. וְהִילְכְתָא: מוּלַיְיתָא שְׁרֵי, אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְעֵיל.

Cette moulita : celui qui interdit, même la bouche vers le bas ; celui qui permet, même la bouche vers le haut. Et la halakha : la moulita est permise, même la bouche vers le haut.

📜 Rachi (1)
והילכתא מולייתא שריא ואפילו פומא לעיל כשהיא תלויה בתנור ואע"ג דעכשיו אין נקב לצאת הדם שרי כבולעו בשר החיצון כך פולטו וחום האור שואבו:
Et la halakha : la moulita est permise même la bouche vers le haut. Quand elle est suspendue dans le four, et même s'il n'y a alors pas de trou pour que le sang sorte, c'est permis : comme la viande extérieure l'absorbe, ainsi elle l'expulse, et la chaleur du feu l'aspire.
🗂️ Tossefot (1)
מאן דאסר אפילו פומיה לתחת אף על גב דאמרינן לעיל שאני בית שחיטה דמחלחל ושרי אף על גב דלא אמרינן כבולעו כך פולטו שאני התם שהחלל רחב ביותר ולא דמי לפומא דמולייתא:
Celui qui interdit, même la bouche vers le bas : bien que nous ayons dit plus haut que le beit ha-shehita est différent, car il est creux, et que c'est permis même sans dire kebolo kach polto, là-bas la cavité est très large, et elle ne ressemble pas à la bouche de la moulita.
💡 Explication

Retour à la moulita, la farce placée dans la bête. Abaye, qui interdit, interdit même si la bouche de la farce est vers le bas, là où le sang descendrait plus facilement. Rabba, qui permet, permet même la bouche vers le haut, sans issue libre.

Halakha : permise, même bouche vers le haut. Rachi : la viande du dehors a absorbé, puis la chaleur du feu aspire le sang. Tossefot : le cou du pesah est une large cavité. La bouche de la farce est étroite. L'écoulement du beit ha-shehita ne couvre pas le cas de la bouche vers le bas.

🖼️ Schéma
Bouche de la farce : bas ou haut Pouma le-tatah, vers le bas Le sang peut descendre Abaye interdit quand même Bouche étroite, pas le large cou du beit ha-shehita Pouma le-eil, vers le haut Pas d'issue libre pour le sang Rabba permet quand même Halakha : permis Le feu aspire ce qui a été absorbé
Abaye interdit même la bouche en bas. Rabba permet même la bouche en haut. Halakha : Rabba.
8
אוּמְצָא, בֵּיעֵי, וּמִיזְרְקֵי, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא. בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ רַב אַחָא לְחוּמְרָא וְרָבִינָא לְקוּלָּא, וְהִילְכְתָא כְּרָבִינָא לְקוּלָּא. לְבַר מֵהָנֵי תְּלָת דְּרַב אַחָא לְקוּלָּא וְרָבִינָא לְחוּמְרָא, וְהִלְכְתָא כְּרַב אַחָא לְקוּלָּא.

Oumtsa, testicules et veines : Rav Aha et Ravina divergent à leur sujet. Dans toute la Torah, Rav Aha est pour la houmra et Ravina pour la koula, et la halakha suit Ravina pour la koula.

Sauf ces trois, où Rav Aha est pour la koula et Ravina pour la houmra, et la halakha suit Rav Aha pour la koula.

📜 Rachi (3)
אומצא ביעי ומיזרקי אומצא דאסמיק חתיכות בשר אישקנטור"א בלע"ז וכן ביצי זכר דאסמיק וכן מיזרקי חוטין גסין שהן ורידין שבבית השחיטה:
Oumtsa, testicules et veines : une oumtsa qui a rougi, des morceaux de viande, eshkantora dans la langue vulgaire ; de même les testicules du mâle qui ont rougi ; de même les mizraki, des cordons épais, les veines du beit ha-shehita.
פליגי בה כדמפרש פלוגתייהו לקמיה דאנחיה אגומרי:
Ils divergent à leur sujet : comme leur divergence est expliquée plus loin, quand on l'a posé sur les braises.
בכל התורה כולה כל היכא דחזית פלוגתייהו ואיתמר סתמא חד אמר לקולא וחד אמר לחומרא ולא פירש מי המיקל ומי המחמיר דע שרב אחא לחומרא ורבינא לקולא והלכתא בכולן כדברי המיקל:
Dans toute la Torah : partout où tu vois leur divergence rapportée sans nom, l'un allant vers la koula et l'autre vers la houmra, sans dire qui allège et qui aggrave, sache que Rav Aha va vers la houmra et Ravina vers la koula, et la halakha, dans tous ces cas, suit celui qui allège.
💡 Explication

Trois dossiers de sang retenu dans la viande : oumtsa (pièce crue qui a rougi), be'ei (testicules), mizraki (grosses veines du cou).

Règle de lecture : si une dispute de Rav Aha et Ravina est anonyme, Rav Aha aggrave, Ravina allège, et la halakha suit Ravina. Ces trois cas sont l'exception : Rav Aha allège, Ravina aggrave, et la halakha suit Rav Aha, donc la koula. La divergence elle-même est dite ensuite, au sujet des braises.

9
הַאי אוּמְצָא דְּאַסְמֵיק, חַתְכֵיהּ וּמַלְחֵיהּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שְׁרֵי. שַׁפְּדֵיהּ בְּשַׁפּוּדָא — שְׁרֵי, מֵידָב דָּיֵיב. אַחֲתֵיהּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב. וְהִילְכְתָא: מִישְׁאָב שָׁאֵיב.

Cette oumtsa qui a rougi : s'il l'a coupée et salée, même pour la marmite c'est permis. S'il l'a mise en broche, c'est permis, car le sang s'écoule.

S'il l'a posée sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent à son sujet, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : elle se contracte.

Celui qui permet : elle aspire. Et la halakha : elle aspire.

📜 Rachi (2)
מידב דייב ושפיר דמי אף במלח מעט בתורת צלי:
Le sang s'écoule : et c'est valable même avec peu de sel, à la manière d'un rôti.
צמתו ודמו נבלע בו:
Elles se sont contractées : et son sang a été absorbé en elle.
💡 Explication

Trois préparations de l'oumtsa rouge de sang.

Coupée et salée : permise même en marmite. Le sel fait sortir le sang. En broche : permise, le sang s'écoule ; Rachi, un peu de sel suffit, comme pour un rôti. Sur les braises : un avis dit matsmit tsamit, la viande se contracte et enferme le sang. L'autre dit mish'ab sha'iv, la chaleur aspire le sang. Halakha : elle aspire. C'est le côté léger, celui de Rav Aha dans ces trois cas.

10
וְכֵן בֵּיעֵי, חַתְכִינְהוּ וּמַלְחִינְהוּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שַׁרְיָין. תְּלִינְהוּ בְּשַׁפּוּדָא — שַׁרְיָין, מֵידָב דָּיֵיב. אַחְתִינְהוּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי בֵּיהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב.

Et de même les testicules : s'il les a coupés et salés, même pour la marmite ils sont permis. S'il les a suspendus à la broche, ils sont permis, car le sang s'écoule.

S'il les a posés sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent à leur sujet, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : ils se contractent.

Celui qui permet : ils aspirent.

🗂️ Tossefot (1)
וכן ביעי פי' בקונטרס דאסמיקו ובחנם פי' כן משום דפירש רבינו חננאל דאיכא עלייהו קרמא דאסור משום דמא כדאמרינן בגיד הנשה (חולין צג.) ה' קרמי הוו דביעי כו' משום דמא:
Rachi explique qu'ils ont rougi. Il l'a expliqué sans que ce soit nécessaire : Rabbeinou Hananel explique qu'il y a sur eux une membrane interdite à cause du sang, comme nous disons dans Gid ha-nashe (Houlin 93a) : il y a cinq membranes des testicules, à cause du sang.
💡 Explication

Même grille pour les testicules : sel puis marmite, permis ; broche, le sang s'écoule, permis ; braises, contraction contre aspiration. Ce segment ne répète pas le "et la halakha". La règle des trois cas, plus haut, tranche déjà lekula, du côté de celui qui dit que la chaleur aspire.

Tossefot : la rougeur n'est pas le seul motif. Rabbeinou Hananel parle d'une membrane interdite à cause du sang. Houlin 93a compté cinq membranes des testicules, à cause du sang.

11
וְכֵן מִיזְרְקֵי חַתְכֵיהּ וּמַלְחֵיהּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שְׁרֵי. תַּלְיֵיהּ בְּשַׁפּוּדָא, בֵּית הַשְּׁחִיטָה לְתַתַּאי — שְׁרֵי, מֵידָב דָּאֵיב. אַחֲתֵיהּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב. וְהִלְכְתָא: מִישְׁאָב שָׁאֵיב.

Et de même les veines : s'il les a coupées et salées, même pour la marmite c'est permis. S'il les a suspendues à la broche, l'endroit de la chehita vers le bas, c'est permis, car le sang s'écoule.

S'il les a posées sur les braises, Rav Aha et Ravina divergent, l'un interdit et l'un permet. Celui qui interdit : elles se contractent.

Celui qui permet : elles aspirent. Et la halakha : elles aspirent.

📜 Rachi (1)
שאיבי ליה שואבים את הדם:
Elles l'aspirent : elles aspirent le sang.
💡 Explication

Les mizraki, grosses veines du cou, suivent la même grille. Sur la broche, une condition de plus : le beit ha-shehita vers le bas, pour que le sang descende dans le conduit. Sur les braises, même mahloket. Halakha : mish'ab sha'iv, la chaleur aspire le sang.

12
הַאי אוּמְצָא דְּאַסְמֵיק חַלְיֵיהּ — אֲסִיר. לָא אַסְמֵיק חַלְיֵיהּ — שְׁרֵי. רָבִינָא אָמַר: אֲפִילּוּ לָא אַסְמֵיק נָמֵי חַלְיֵיהּ — אֲסִיר, אִי אֶפְשָׁר דְּלֵית בֵּהּ שׁוּרְיָיקֵי דְּמָא. אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: אַבָּא מְגַמַּע לֵיהּ גַּמּוֹעֵי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: רַב אָשֵׁי גּוּפֵיהּ מְגַמַּע לֵיהּ גַּמּוֹעֵי.

Cette oumtsa : si son haliya a rougi, c'est interdit. Si son haliya n'a pas rougi, c'est permis.

Ravina dit : même s'il n'a pas rougi, son haliya est aussi interdit, car il est impossible qu'il n'y ait pas en elle des filets de sang. Mar bar Ameimar dit à Rav Ashi : Père l'avalé par gorgées.

Certains disent : Rav Ashi lui-même l'avalé par gorgées.

📜 Rachi (3)
חלייה מוהל היוצא ממנו כשחותכו לישנא אחרינא שחולטין אותו בחומץ לאחר צלייתו ודמו נסחט לתוכו:
Haliya : le jus qui en sort quand on le coupe. Autre version : on le trempe dans du vinaigre après l'avoir rôti, et son sang est exprimé dedans.
אסמיק חלייה אסיר לא גרס הוא וחלייה ורב אחא קאמר לה דמיקל ובחלייה מודי דאסיר:
Si son haliya a rougi, interdit : on ne lit pas "lui et son haliya". C'est Rav Aha qui le dit, lui qui allège, et au sujet du haliya il reconnaît que c'est interdit.
מגמע לה לההוא חלה:
Il l'avalé par gorgées : ce vinaigre-là.
🗂️ Tossefot (1)
אסמיק חלייה אסור פירש בקונטרס מוהל היוצא ממנו כשחותכו ולא גרסינן הוא וחלייה וקשה לר"י דהיכי דמי אי נצלה בשר כל צרכו אף המוהל מותר דלא גרע ממלחיה דאמרינן לעיל דאפילו לקדירה שפיר דמי ואי לא נצלה כל צרכו אמאי בשר מותר מדלא גריס הוא משמע דבעי למימר דבשר שרי ותימה למה יהא מותר אע"ג דדם האברים שרי היכא דאסמיק אסור דהא אליבא דמ"ד גומרי מצמית צמתי אסור על כרחיך צריכין לחלק דאסיר משום דאסמיק וע"י חתיכה אי אפשר שהיה יוצא כולו ועוד מדמייתי בסמוך האי חלא דחליט חדא זימנא מכלל דעד השתא איירי בחלא ממש ולשון אחר שפירש חלא שחולטים אותו בו אחר צלייתו והוא נסחט לתוכו קשה דאית לן למימר דאי חלייה אסור איהו נמי אסור כדמסקינן בכל הבשר (שם קיא.) גבי כבד שהבאתי למעלה ועוד דהתם משמע שהחלא מצמית ולא מפליט ונראה לר"י כמו שפירש ריב"א בשם ה"ג דבבשר חי איירי ומנהג הוא כשנותנים בשר חי לתוך החומץ ואינו שוהה בתוכו לא מפליט מידי ונצמת הדם בתוך הבשר והכל מותר דאכתי לא פירש הדם וכי שוהה בתוכו עד דאסמיק נעקר ממנו הדם ונפלט לתוכו והיינו דקאמר אומצא דאסמיק שנשתהה בחומץ עד דאסמיק הוא וחלייה אסור אבל אי לא אסמיק שרי וההיא דכל הבשר בדלא אישתהי ורבינא כי לא אסמיק נמי חלייה אסיר סבירא ליה אפילו לא אישתהי בגו חלא אלא פורתא הוא נפלט מחמת השורייקי מיהו לא כ"כ שתהא הבשר נאסר בפליטה מועטת כזו ורב אשי מגמע גמועי כמסקנא דכל הבשר דחלייה נמי שרי:
Rachi, dans le kuntres, explique : le jus qui sort de la viande quand on la coupe. Et nous ne lisons pas "lui et son haliya". Difficulté pour le Ri. Quel est le cas ? Si la viande a été rôtie à point, même le jus est permis : il ne vaut pas moins que le salage, dont nous avons dit plus haut que même pour la marmite c'est valable. Si elle n'a pas été rôtie à point, pourquoi la viande serait-elle permise ? Du fait qu'il ne lit pas "lui", il veut dire que la viande est permise. On s'étonne de cette permission. Le sang des membres est permis, mais là où cela a rougi, c'est interdit. Selon l'avis que les braises contractent et que c'est interdit, il faut distinguer : l'interdit vient de la rougeur, et par la coupe il est impossible que tout le sang soit sorti. De plus, du fait qu'il cite ensuite ce vinaigre dans lequel on a trempé une fois, il ressort que jusqu'ici on parle de vinaigre véritable. L'autre version, un vinaigre où l'on trempe la viande après le rôti et où elle y est pressée, fait difficulté : si son haliya est interdit, elle-même est interdite aussi, comme nous concluons dans Kol ha-basar (Houlin 111a) au sujet du foie, cité plus haut. De plus, là-bas il ressort que le vinaigre contracte, et qu'il n'expulse pas. Il paraît au Ri comme le Riva l'a expliqué au nom des Halakhot Guedolot : on parle de viande crue. La coutume est celle-ci. On met de la viande crue dans le vinaigre. Si elle n'y séjourne pas, elle n'expulse rien, le sang se contracte dans la viande, et le tout est permis, car le sang ne s'est pas encore séparé. Si elle y séjourne jusqu'à rougir, le sang s'en arrache et s'expulse dans le vinaigre. C'est le sens de la phrase : une oumtsa qui a rougi, qui a séjourné dans le vinaigre jusqu'à rougir, elle et son haliya sont interdits. Si elle n'a pas rougi, c'est permis. Le passage de Kol ha-basar vise le cas où elle n'a pas séjourné. Ravina tient que, même sans rougeur, le haliya est interdit : même si elle n'a séjourné dans le vinaigre qu'un peu, il y a une expulsion à cause des filets de sang. Toutefois, pas au point que la viande soit interdite par une expulsion aussi faible. Rav Ashi l'avalé par gorgées, comme la conclusion de Kol ha-basar : le haliya aussi est permis.
💡 Explication

Haliya : Rachi donne deux lectures. Le jus qui sort quand on coupe la pièce. Ou bien un trempage au vinaigre après le rôti, où le sang est exprimé. Dans sa leçon, on ne lit pas "elle et son haliya" : seule la liqueur est interdite quand elle rougit. L'auteur de la phrase légère est Rav Aha. Ravina aggrave : même sans rougeur, le haliya est interdit, à cause des shouraykei dama, des filets de sang.

Tossefot lit de la viande crue plongée dans le vinaigre, d'après les Halakhot Guedolot. Séjour bref : le vinaigre contracte le sang dans la chair. Le sang ne s'est pas séparé. Le tout est permis, sang des membres encore en place. Séjour jusqu'à la rougeur : le sang quitte la viande et passe dans le vinaigre. Viande et vinaigre sont interdits. Ravina interdit le vinaigre même sans rougeur, par les filets ; cette faible sortie ne rend pas la viande interdite. Ameimar, et selon d'autres Rav Ashi, avalent ce vinaigre. Tossefot aligne cela sur la fin de Houlin, Kol ha-basar : le haliya est permis.

🖼️ Schéma
Viande crue dans le vinaigre, lecture de Tossefot Séjour court Le vinaigre contracte Le sang ne se sépare pas Dam ha-evarim Viande et vinaigre permis Jusqu'à la rougeur Le sang s'arrache et passe dans le vinaigre asmik halya Viande et haliya interdits Ravina, sans rougeur Filets de sang shouraykei dama Le haliya est interdit La viande reste permise Ameimar et, selon d'autres, Rav Ashi avalent le vinaigre par gorgées. Un vinaigre déjà utilisé une fois ne sert plus. Le faible d'origine a encore sa force : la phrase continue au daf suivant.
Tossefot : séjour court, permis ; rougeur, viande et vinaigre interdits ; Ravina interdit le vinaigre même clair, à cause des filets.
13
אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: אַבָּא, הַאי חַלָּא דְּחָלֵיט בֵּיהּ חֲדָא זִימְנָא, תּוּ לָא תָּאנֵי חָלֵיט בֵּיהּ. מַאי שְׁנָא מֵחַלָּא מַתְמְהָא דְּחָלְטִינַן בֵּיהּ? הָתָם — אִיתֵיהּ

Mar bar Ameimar dit à Rav Ashi : Père, ce vinaigre dans lequel on a trempé une fois, on n'y trempe plus une autre fois. En quoi diffère-t-il d'un vinaigre affaibli, dans lequel nous trempons ?

Là-bas, il subsiste

📜 Rachi (2)
חלא חומץ דחלט ביה צלי האידנא כדי להוציא דמו לא חליט ביה זימנא אחריתי לפי שאין בו כח עוד:
Vinaigre : du vinaigre dans lequel on a trempé un rôti cette fois-ci, pour en faire sortir le sang. On n'y trempe pas une autre fois, car il n'a plus de force.
מתמהא חלש מעקרו דחלטינן ביה:
Affaibli : faible dès son origine, et c'est dans celui-là que nous trempons.
💡 Explication

Pratique d'Ameimar : un vinaigre qui a déjà servi à une halata (trempage) ne sert plus une seconde fois. Rachi : on y a trempé le rôti pour en tirer le sang, et ce vinaigre n'a plus de force.

Question : un vinaigre matmaha, faible dès l'origine, sert pourtant à tremper. Pourquoi le vinaigre usé une fois serait-il moins propre à cela ? La réponse commence ici : là-bas, il subsiste. La phrase est coupée à la fin du daf. Le vinaigre faible a encore sa force ; la suite dira ce qu'il en est du vinaigre déjà employé.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).