Pesachim 76a - Chaud et froid : qui l'emporte, le dessus ou le dessous

Pesachim 76a

Sougya : Le mot qui ouvre le daf achève la phrase de 75b : chaud tombe dans chaud, tous l'interdisent. Froid dans froid, tous le permettent.

Entre les deux, Rav et Shmuel se partagent : ila'a gavar, le dessus impose sa chaleur ; tata'a gavar, le dessous l'emporte. La mishna du jus sur le tesson, du jus sur la farine, et de l'huile de teruma sert d'épreuve, puis deux baraitot suivent Shmuel et corrigent le chaud dans le froid : on pèle.

Rav Houna réserve le rinçage au cas sans sel. Shmuel pose le salé comme le bouillant et le mariné comme le cuit.

Rava limite cela au sel qui gâte le goût. Rav Hinana permet un jeune pigeon tombé dans le koutah, tant qu'il est cru, sans fente et sans épice.

Chaud et froid : le dessus ou le dessous Rav : ila'a gavar. Shmuel : tata'a gavar. Ici la halakha suit Shmuel. Cas Rav : le dessus l'emporte Shmuel : le dessous l'emporte Chaud dans chaud Tous Interdit Le permis absorbe de l'interdit. Les deux sont chauds. Froid dans froid Tous Permis Pas d'absorption de chaleur. Plus loin : on rince. Chaud tombe dans du froid Interdit Le dessus chauffe le dessous. Les deux deviennent chauds et s'absorbent. Le dessous refroidit Baraita corrigée : le temps de refroidir, on pèle. Froid tombe dans du chaud Permis Le dessus froid refroidit le dessous. Interdit Le dessous est chaud. Il absorbe. Rachi : en général la halakha suit Rav pour les interdits. Ici elle suit Shmuel.
Rav : le dessus impose sa chaleur. Shmuel : le dessous l'emporte. Chaud dans froid, la baraita corrigée demande une pelure.
Trois cas de la mishna Le jus du pesah, puis l'huile de teruma. Chaque geste a sa mesure. Jus sur le tesson On retire la place Hava amina : tesson froid Rav : le jus chauffe le tesson, le tesson réchauffe le jus. Le pesah est rôti par le tesson. Hors de tseli ech Shmuel : un tesson froid refroidirait le jus. Pourquoi retirer ? Réponse : tesson déjà bouillant Comme la farine bouillante, plus bas Jus sur la farine On prend une poignée Hava amina : farine froide Rav : le jus chauffe la farine autour, la farine rôti le jus. Tseli par autre chose Shmuel : la farine froide refroidit le jus. Une poignée, pourquoi ? Enlever la place suffirait. Rabbi Yirmeya, au nom de Shmuel : farine bouillante La poignée enlève tout le tour chauffe Huile de teruma Cohanim : ils mangent Israël, cru : on rince Israël, rôti : on pèle Rav : le dessus est froid. La pelure suffit. Shmuel : la viande chaude absorbe tout. Pourquoi une pelure ? L'onction n'est qu'un mashehu Tossefot : oint après le rôti, sans rester dans le four Retirer la place, prendre une poignée, peler, rincer : quatre mesures, selon la profondeur.
Tesson : on retire la place. Farine : une poignée. Huile de teruma : rincer, peler, ou manger, selon le groupe et l'état de la viande.
Du rinçage au koutah Baraita corrigée, puis sel, marinade, jeune pigeon. Interdit Chaud dans chaud Froid dans chaud Viande et lait : même partage On pèle Chaud dans froid Le texte disait : rince. Avant d'être froid, il absorbe un peu. On rince Froid dans froid Rav Houna : seulement sans sel. Avec sel : interdit. Shmuel, puis Rava Salé = bouillant Mariné = cuit Rava : sel qui gâte, qu'on ne mange pas ainsi Jeune pigeon tombe dans une cruche de kamkha Koutah au petit-lait. Rav Hinana de Pashronya le permet. Cru Ce koutah se mange avec son sel Permis Rôti, sans fente La chair amollie prend en surface On pèle Fentes Le lait entre dans les creux Interdit Épices Elles amollissent et font absorber Interdit
Froid dans froid se rince sans sel. Le sel qui gâte est comme le bouillant. Le pigeon dans le koutah reste permis s'il est cru.
1
אסור. צונן לתוך צונן — דברי הכל מותר. חם לתוך צונן, וצונן לתוך חם, רב אמר: עילאה גבר. ושמואל אמר: תתאה גבר.

C'est interdit. Du froid dans du froid : de l'avis de tous, c'est permis.

Du chaud dans du froid, et du froid dans du chaud, Rav dit : le supérieur l'emporte. Et Shmuel dit : l'inférieur l'emporte.

📜 Rachi (3)
אסור דבלע היתר מאיסור:
Interdit : car le permis absorbe de l'interdit.
עילאה גבר העליון נוצח הלכך חם לתוך צונן אסור שהעליון מחממו לתחתון והרי שניהן חמין ובלעי מהדדי וצונן לתוך חם מותר שהעליון מצננו לתחתון ולא בלעי:
Le supérieur l'emporte : le supérieur vainc. Par conséquent, du chaud dans du froid est interdit, car le supérieur chauffe l'inférieur : les deux sont alors chauds et s'absorbent l'un l'autre. Et du froid dans du chaud est permis, car le supérieur refroidit l'inférieur, et ils n'absorbent pas.
ושמואל אמר תתאה גבר הלכך חם לתוך צונן מותר וצונן לתוך חם אסור ואף על גב דהילכתא כרב באיסורי בהא הילכתא כשמואל דהא תניא תרתי מתני' כוותיה כדלקמן:
Et Shmuel dit, l'inférieur l'emporte : par conséquent, du chaud dans du froid est permis, et du froid dans du chaud est interdit. Et bien que la halakha suive Rav en matière d'interdits, ici la halakha suit Shmuel, car deux enseignements tannaïtiques sont enseignés selon lui, comme plus loin.
💡 Explication

Le mot assour ferme la phrase ouverte en 75b : chaud tombe dans chaud, de l'avis de tous, c'est interdit. Le permis à absorbé de l'interdit. Froid dans froid, tous le permettent.

Le débat porte sur les cas mélangés. Ila'a gavar : le dessus impose son état. Chaud sur froid, Rav interdit, le dessus chauffe le dessous. Froid sur chaud, Rav permet, le dessus refroidit. Tata'a gavar : Shmuel inverse. Rachi : pour les interdits, la halakha suit d'ordinaire Rav. Ici elle suit Shmuel, appuyée par deux baraitot qui viennent plus bas.

🖼️ Schéma
Chaud et froid : le dessus ou le dessous Rav : ila'a gavar. Shmuel : tata'a gavar. Ici la halakha suit Shmuel. Cas Rav : le dessus l'emporte Shmuel : le dessous l'emporte Chaud dans chaud Tous Interdit Le permis absorbe de l'interdit. Les deux sont chauds. Froid dans froid Tous Permis Pas d'absorption de chaleur. Plus loin : on rince. Chaud tombe dans du froid Interdit Le dessus chauffe le dessous. Les deux deviennent chauds et s'absorbent. Le dessous refroidit Baraita corrigée : le temps de refroidir, on pèle. Froid tombe dans du chaud Permis Le dessus froid refroidit le dessous. Interdit Le dessous est chaud. Il absorbe. Rachi : en général la halakha suit Rav pour les interdits. Ici elle suit Shmuel.
Quatre cas. Rav et Shmuel ne se séparent que lorsque l'un est chaud et l'autre froid.
2
תנן: נטף מרוטבו על החרס וחזר אליו — יטול את מקומו. קא סלקא דעתך בחרס צוננת. בשלמא לרב דאמר ״עילאה גבר״, משום הכי יטול את מקומו — דאזל רוטב מרתח ליה לחרס, והדר חרס מרתח ליה לרוטב. וכי הדר רוטב אפסח — קא מטוי פסח מחמת חמימותא דחרס, ורחמנא אמר ״צלי אש״, ולא צלי מחמת דבר אחר.

Nous avons appris : s'il a dégoutté de son jus sur le tesson et qu'il y est revenu, on en retire la place. Il te vient à l'esprit : sur un tesson froid.

Cela se tient selon Rav, qui dit que le supérieur l'emporte : c'est pour cela qu'on en retire la place, car le jus va et fait bouillir le tesson, puis le tesson fait bouillir le jus. Et quand le jus revient sur le pesah, le pesah rôtit du fait de la chaleur du tesson.

Et le Miséricordieux a dit : tseli ech (rôti au feu), et non un rôti du fait d'autre chose.

📜 Rachi (1)
והדר חרס ומחמם ליה לרוטב דהוי צלי מחמת דבר אחר:
Puis le tesson chauffe le jus : cela devient un rôti du fait d'autre chose.
🗂️ Tossefot (2)
תנן נטף מרוטבו על החרס כו' מרישא דקתני נגע בחרסו של תנור יקלוף את מקומו ליכא לאקשויי אפי' למאי דס"ד בחרס צונן דכ"ע מודו דתתאה בלע כדי קליפה וה"ה לאחר שהוחם מעט מבשל בפסח כדי קליפה אי נמי כיון דקתני נגע אין להוכיח אם נגע מלמעלה או מלמטה אבל הכא דקתני נטף משמע למטה אי נמי חרסו של תנור ודאי חם הוא אבל סיפא דקתני על החרס קס"ד בחרס צונן ולא נהירא דמדנקט חרס משמע דבחרס תנור מיירי:
Nous avons appris : s'il a dégoutté de son jus sur le tesson, etc. Du début, qui enseigne : s'il a touché le tesson du four, on en pèle la place, on ne peut pas objecter, même selon ce qu'on pensait d'abord, un tesson froid. Tous conviennent que l'inférieur absorbe à hauteur d'une pelure. De même, après avoir été un peu chauffé, il cuit le pesah à hauteur d'une pelure. Ou bien : puisqu'il enseigne "il a touché", on ne prouve pas s'il a touché par le haut ou par le bas. Mais ici, "il a dégoutté" indique vers le bas. Ou bien : le tesson du four est certainement chaud. Mais la fin, qui enseigne "sur le tesson", on pensait d'abord un tesson froid. Et cela ne tient pas : du fait qu'il dit "tesson", cela indique qu'il parle du tesson du four.
בשלמא למאן דאמר עילאה גבר להכי יטול את מקומו וא"ת למאן דאמר עילאה גבר למה הפסח אינו נאסר מחמת השפוד ויהיה צריך ליטול את מקומו סביב השפוד ואומר ר"י דאין שפוד של עץ קולט חום כל כך כמו חרס וסולת אי נמי מבפנים אינו רותח כבחוץ ברוב ספרים ובפירוש ר"ח גרס וכי הדר רוטב אפסח מיטוי פסח מחמת חמימות החרס כו' וקשה דתיפוק ליה שרוטב איסור נבלע בפסח ונראה דהא דקאמר ומיטוי פסח ארוטב קאי מדקאמר מחמת חרס דאי אפסח קאי הוה ליה למימר מחמת רוטב:
Cela se tient selon celui qui dit que le supérieur l'emporte : c'est pour cela qu'on en retire la place. Et si tu dis : selon celui qui dit que le supérieur l'emporte, pourquoi le pesah n'est-il pas interdit du fait de la broche, et il faudrait retirer sa place autour de la broche ? Le Ri dit : une broche de bois ne capte pas autant de chaleur qu'un tesson et que la farine. Ou bien : à l'intérieur, elle n'est pas bouillante comme à l'extérieur. Dans la plupart des livres, et dans le commentaire de Rabbeinou Hananel, on lit : et quand le jus revient sur le pesah, le pesah rôtit du fait de la chaleur du tesson, etc. Difficulté : qu'il suffise que le jus interdit soit absorbé dans le pesah. Il apparaît que "et le pesah rôtit" porte sur le jus, puisqu'il dit "du fait du tesson". S'il portait sur le pesah, il aurait dû dire "du fait du jus".
💡 Explication

Mishna. Le rotav, le jus du pesah, tombe sur le hères, le tesson, puis revient sur la viande. On retire cet endroit. L'hava amina lit un tesson froid, pour faire jouer la mahloket.

Selon Rav, le dessus l'emporte. Le jus chaud chauffe le tesson, le tesson renvoie cette chaleur au jus. Au retour, le pesah est rôti par le tesson : tseli mehamat davar aher, rôti du fait d'autre chose. Le verset demande un tseli ech.

Tossefot. On n'objecte pas depuis "il a touché le tesson du four, on pèle" : là, tous admettent une absorption d'une pelure, ou bien le mot "touche" ne dit pas le sens du contact, et le tesson du four est chaud. La broche de bois, selon le Ri, ne garde pas la chaleur comme le tesson ou la farine. Une leçon de Rabbeinou Hananel fait porter le rôtissage sur le jus : la cause nommée est le tesson.

🖼️ Schéma
Selon Rav : le jus va, revient, et rote le pesah par le tesson Jus chaud tombe Tesson le jus le chauffe Tesson chaud renvoie au jus Retour sur le pesah rôti par le tesson Shmuel, si le tesson est froid Le dessous refroidit le jus. Pourquoi retirer la place ? Réponse reportée Rabbi Yirmeya, Shmuel : farine bouillante, tesson bouillant.
Le jus chauffe le tesson, le tesson réchauffe le jus, le pesah rôtit par cette chaleur.
3
אלא לשמואל דאמר ״תתאה גבר״, חרס כיון דצונן הוא — אקורי מיקר ליה לרוטב, אמאי יטול את מקומו? כדאמר רבי ירמיה אמר שמואל: בסולת רותחת, הכא נמי בחרס רותח.

Mais selon Shmuel, qui dit que l'inférieur l'emporte : le tesson, puisqu'il est froid, refroidit le jus. Pourquoi en retirer la place ?

Comme l'a dit Rabbi Yirmeya que Shmuel a dit : dans de la farine bouillante. Ici aussi, dans un tesson bouillant.

📜 Rachi (1)
אקורי מיקר ליה ואמאי יטול את מקומו ולא גרסינן בקולף את מקומו סגיא:
Il le refroidit. Et pourquoi en retirer la place ? Et nous ne lisons pas : il suffit d'en peler la place.
🗂️ Tossefot (1)
אלא למ"ד תתאה גבר אוקורי מיקר ליה ה"ג בכל הספרים ובפר"ח ביטול את מקומו סגי ורש"י מחקו משום דקשיא ליה כיון דאוקורי מיקר מה איסורא יש ברוטב ודוחק לומר כגון שהסולת של חבורה אחרת ואסור להן הרוטב לפי שאינו מנויו ולר"ת נראה דגרס ליה שפיר דע"כ מיירי כגון שהרוטב לא נצלה כל צורכו והו"ל אברנים דבנצלה כל צורכו לא הוה תו מפסיל משום צלי מחמת דבר אחר וצלאו ואחר כך בישלו דאסור היינו דוקא במים משום ריבויי' דובשל מבושל מכל מקום כדאמר בסוף כל שעה (לעיל פסחים דף מא.) אבל בדבר אחר לא ותדע דהכי הוא דבע"א היה אסור לחתוך בסכין פסח בעוד שהוא חם דמחמם ליה לסכין ומחמם לדידיה והוה ליה צלי מחמת דבר אחר אלא בנצלה כל צורכו לא מיפסיל משום הכי וא"ת מ"מ למה נאסור הסולת משום זה יאפו אותו ויצלה נמי הרוטב וי"ל דאז הוי צלי מחמת דבר אחר שהרי על ידי חמימות הסולת הוא נצלה ומיהו לפי זה לא הוה צריך לעיל לאסוקי והדר סולת ומרתח ליה לרוטב דמה צריך לאסוקי איסור ברוטב משום צלי מחמת דבר אחר כיון דאית ביה איסור נא ואור"ת דניחא ליה לאסוקי כל איסור שיכול לומר אבל לעיל גבי נטף מרוטבו על החרס לא גרס ביקלוף את מקומו סגי שהרי יכול לצלותו עם הרוטב ובפי' ר"ח ליתיה:
Mais selon celui qui dit que l'inférieur l'emporte, il le refroidit. Telle est la leçon dans tous les livres, et dans le commentaire de Rabbeinou Hananel : il suffit d'enlever sa place. Et Rachi l'a effacée, parce que la chose lui fait difficulté : puisque le tesson refroidit, quel interdit y a-t-il dans le jus ? Et c'est forcé de dire, par exemple, que la farine est d'une autre havura, et que le jus leur est interdit parce qu'il n'est pas de leurs inscrits. Pour Rabbeinou Tam, il apparaît qu'on lit bien ainsi. Car il s'agit nécessairement d'un cas où le jus n'a pas été rôti autant qu'il faut, et cela revient à des membres crus. Une fois rôti autant qu'il faut, il ne serait plus invalide au titre de rôti du fait d'autre chose. Et "on l'a rôti, puis on l'a fait cuire", qui est interdit, ne vise que l'eau, à cause du riboui de ou-vashel mevushal, de toute façon, comme il est dit à la fin de Kol sha'a (plus haut, Pesahim 41a). Pour une autre chose, non. Et sache qu'il en est ainsi. Autrement, il serait interdit de couper le pesah au couteau tant qu'il est chaud : il chaufferait le couteau, et le couteau le chaufferait, et ce serait un rôti du fait d'autre chose. Mais une fois rôti autant qu'il faut, il n'est pas invalidé pour cela. Et si tu dis : de toute façon, pourquoi interdire la farine pour cela ? Qu'on la cuise, et le jus rôtira aussi. On répond : alors ce serait un rôti du fait d'autre chose, puisque c'est par la chaleur de la farine qu'il rôtit. Toutefois, selon cela, il n'aurait pas fallu conclure plus haut : puis la farine fait bouillir le jus. Pourquoi conclure un interdit dans le jus au titre de rôti du fait d'autre chose, puisqu'il y a déjà en lui l'interdit du cru ? Et Rabbeinou Tam dit : il lui convient de conclure tout interdit qu'on peut énoncer. Mais plus haut, au sujet de "il a dégoutté de son jus sur le tesson", on ne lit pas : il suffit d'en peler la place, car on peut le rôtir avec le jus. Et dans le commentaire de Rabbeinou Hananel, cette leçon n'y figure pas.
💡 Explication

Selon Shmuel, un tesson froid, étant le dessous, refroidit le jus. Rien n'est absorbé. Retirer la place n'a plus de motif. Rachi refuse la leçon "il suffit d'en peler la place".

La Guemara répond par anticipation. Rabbi Yirmeya au nom de Shmuel lira la farine comme bouillante. Ici de même : le tesson est déjà bouillant. Chaud sur chaud, même Shmuel interdit.

Tossefot. Rabbeinou Hananel gardait "il suffit d'enlever sa place". Rachi l'ôte : un jus refroidi, quel interdit porterait-il ? Rabbeinou Tam maintient la leçon pour un jus encore cru, ever na. Une fois rôti comme il faut, une cuisson ultérieure hors de l'eau ne l'invalide plus : le riboui de ou-vashel mevushal ne vise que l'eau (Pesahim 41a). Sinon, couper le pesah chaud au couteau le ferait rôtir par le fer. Cuire la farine ne sauve pas le jus : cette cuisson serait elle-même un rôti par autre chose. Rabbeinou Tam préfère nommer chaque interdit qui s'applique, y compris celui du cru.

4
תנן: נטף מרוטבו על הסולת יקמוץ את מקומו. קא סלקא דעתך בסולת צוננת. בשלמא לרב דאמר ״עילאה גבר״, משום הכי יקמוץ את מקומו — דמרתח לה לסולת דהדר הודרניה, והדרא סולת ומרתחא ליה לדידיה, וקא מטוי רוטב מחמת חמימותא דסולת, ורחמנא אמר ״צלי אש״, ולא צלי מחמת דבר אחר.

Nous avons appris : s'il a dégoutté de son jus sur la farine, on en prélève une poignée à sa place. Il te vient à l'esprit : dans de la farine froide.

Cela se tient selon Rav, qui dit que le supérieur l'emporte : c'est pour cela qu'on en prélève une poignée à sa place, car il fait bouillir la farine qui est autour de lui, puis la farine le fait bouillir, lui, et le jus rôtit du fait de la chaleur de la farine. Et le Miséricordieux a dit : tseli ech (rôti au feu), et non un rôti du fait d'autre chose.

📜 Rachi (2)
לסולת דהדר הודרניה לסולת אשר סביבותיו:
La farine qui est autour de lui : la farine de son pourtour.
הדר הודרניה לשון סחור סחור ליה:
Hodarneh : tournure de "tout autour de lui".
💡 Explication

Second cas de la mishna. Le jus tombe sur la solet, la farine. On en prélève une kemitza, une poignée, à cet endroit. Plus qu'une pelure : la farine du pourtour a été chauffée.

Selon Rav, le jus, dessus, chauffe cette farine, et la farine renvoie la chaleur au jus. Le jus est alors rôti par la farine. Rachi lit hodarneh comme "autour de lui", saviv saviv. Ici le sujet du rôtissage est le jus, là où le segment du tesson nommait le pesah.

5
אלא לשמואל דאמר ״תתאה גבר״, סולת כיון דצוננת היא — אקורי קא מיקר ליה, למה לי יקמוץ את מקומו? (תסגי ליה ביטול את מקומו!) אמר רבי ירמיה אמר שמואל: בסולת רותחת.

Mais selon Shmuel, qui dit que l'inférieur l'emporte : la farine, puisqu'elle est froide, le refroidit. Pourquoi me faut-il : on en prélève une poignée à sa place ?

(Il lui suffirait d'en enlever la place !) Rabbi Yirmeya a dit que Shmuel a dit : dans de la farine bouillante.

📜 Rachi (2)
ואמאי יקמוץ והכא נמי לא גרס ביטול את מקומו סגיא:
Et pourquoi une poignée ? Ici non plus, on ne lit pas : il suffit d'enlever sa place.
[צונן הוא] דאקורי קא מיקר ליה וקליפה מיהא בעיא דאפילו צונן גמור הוא הפסח מאחר שנצלה ויבש שאי אפשר דלא עייל ביה סיכת השמן פורתא:
Il est froid : car il le refroidit. Une pelure, du moins, est exigée. Même entièrement froid, le pesah, une fois rôti et sec, il est impossible qu'un peu de l'onction d'huile n'y entre pas.
💡 Explication

Même attaque, sur la farine. Selon Shmuel, la farine froide refroidit le jus. Une kemitza, poignée de tout le pourtour, dépasse le besoin. La parenthèse du texte propose une mesure moindre : enlever seulement la place.

Rabbi Yirmeya au nom de Shmuel : la mishna parle d'une farine déjà bouillante. Chaud dans chaud. La poignée a un motif. Rachi, ici encore, ne lit pas "il suffit d'enlever sa place". L'autre glose note qu'une pelure reste due même au froid : un pesah rôti et sec laisse entrer un peu d'huile.

6
תנן: סכו בשמן של תרומה, אם חבורת כהנים — יאכלו. אם של ישראל, אם חי הוא — ידיחנו, אם צלי הוא — יקלוף את החיצון. בשלמא לרב דאמר ״עילאה גבר״, אמטו להכי סגי ליה בקליפה, משום דעילאה צונן הוא.

Nous avons appris : s'il l'a oint d'huile de teruma, si c'est une havura de cohanim, ils mangent. Si c'est une havura d'Israël : s'il est cru, on le rince ; s'il est rôti, on pèle l'extérieur.

Cela se tient selon Rav, qui dit que le supérieur l'emporte : c'est pour cela qu'une pelure lui suffit, parce que le supérieur est froid.

🗂️ Tossefot (1)
משום הכי סגי ליה בקליפה וכגון שסכו אחר שצלאו ולא נשתהא בתנור אחר סיכה כלל שאם לא כן ע"י רתיחת התנור היה נבלע אפי' למאן דאמר עילאה גבר:
C'est pour cela qu'une pelure lui suffit. Et c'est dans le cas où on l'a oint après l'avoir rôti, et où il n'est pas resté dans le four après l'onction, pas du tout. Sinon, par la chaleur du four, l'huile serait absorbée, même selon celui qui dit que le supérieur l'emporte.
💡 Explication

Troisième cas. On oint le pesah d'huile de teruma. Une havura de cohanim peut manger la teruma : ils mangent le pesah ainsi. Une havura d'Israël : le cru se rince, l'huile reste en surface. Le rôti se pèle : la surface sèche a pris un peu d'huile.

Selon Rav, l'huile est le dessus, et elle est froide. Elle refroidit, elle n'enfonce pas la chaleur. La kelipa suffit. Tossefot : l'onction a lieu après le rôti, et l'agneau ne retourne pas au four. La chaleur du four ferait absorber l'huile, même selon Rav.

7
אלא לשמואל דאמר ״תתאה גבר״, כיון דחם הוא — מבלע בלע, אמאי סגי ליה בקליפה? ניתסר לגמרי! שאני סיכה, דמשהו בעלמא הוא דעבידא.

Mais selon Shmuel, qui dit que l'inférieur l'emporte : puisqu'il est chaud, il absorbe. Pourquoi une pelure lui suffit-elle ?

Qu'il soit entièrement interdit ! L'onction est différente : on n'en fait qu'une quantité infime.

💡 Explication

Selon Shmuel, le pesah rôti est le dessous, et il est chaud. Il doit absorber l'huile de teruma dans toute son épaisseur. Une pelure serait trop peu. Tout le pesah serait interdit aux Israël.

Réponse : la sikha, l'onction, n'étale qu'un mashehu, une quantité infime. Ce peu ne suffit pas à interdire l'ensemble. On en reste à la pelure de la mishna.

8
תניא כוותיה דשמואל: חם לתוך חם — אסור. וכן צונן שנתן לתוך חם — אסור. חם לתוך צונן וצונן לתוך צונן — מדיח.

Une baraita a été enseignée selon Shmuel : du chaud dans du chaud, interdit. Et de même, du froid qu'on a mis dans du chaud, interdit.

Du chaud dans du froid, et du froid dans du froid : on rince.

📜 Rachi (1)
וצונן לתוך חם אסור אלמא תתאה גבר:
Et du froid dans du chaud, interdit : on en déduit que l'inférieur l'emporte.
💡 Explication

Première baraita alignée sur Shmuel. Chaud dans chaud, interdit. Froid placé dans du chaud, interdit : le dessous chaud fait absorber. C'est le signe que tata'a gavar. Chaud dans froid, et froid dans froid : le texte dit qu'on rince. Le segment suivant corrige le premier de ces deux cas.

9
חם לתוך צונן מדיח — כיון דחם הוא, אדמיקר ליה — אי אפשר דלא בלע פורתא, קליפה מיהא ניבעי! אלא אימא: חם לתוך צונן — קולף, צונן לתוך צונן — מדיח.

Du chaud dans du froid, on rince ? Puisqu'il est chaud, le temps qu'on le refroidisse, il est impossible qu'il n'absorbe pas un peu.

Une pelure, du moins, serait exigée ! Dis plutôt : du chaud dans du froid, on pèle.

Du froid dans du froid, on rince.

📜 Rachi (1)
עד דמיקר ליה קודם שיצטנן בלע כל דהו:
Jusqu'à ce qu'il le refroidisse : avant qu'il ait refroidi, il absorbe un tant soit peu.
💡 Explication

La baraita disait : chaud tombe dans froid, on rince. La Guemara reprend. Tant que le dessous n'a pas refroidi le dessus, un peu d'interdit entre. Rachi : kol shehou, un tant soit peu, avant le refroidissement.

On corrige la leçon. Chaud dans froid : kolef, on pèle. Froid dans froid : medi'ah, on rince. Shmuel reste suivi. Le rinçage seul ne couvre plus le chaud qui tombe sur du froid.

10
תניא אידך: בשר רותח שנפל לתוך חלב רותח, וכן צונן שנפל לתוך חם — אסור. חם לתוך צונן וצונן לתוך צונן — מדיח. חם לתוך צונן מדיח — כיון דחם הוא, אדמיקר ליה — אי אפשר דלא בלע פורתא, קליפה מיהא ניבעי! אלא אימא: חם לתוך צונן — קולף, צונן לתוך צונן — מדיח.

On a enseigné une autre baraita : de la viande bouillante qui est tombée dans du lait bouillant, et de même du froid qui est tombé dans du chaud, interdit. Du chaud dans du froid, et du froid dans du froid : on rince.

Du chaud dans du froid, on rince ? Puisqu'il est chaud, le temps qu'on le refroidisse, il est impossible qu'il n'absorbe pas un peu.

Une pelure, du moins, serait exigée ! Dis plutôt : du chaud dans du froid, on pèle.

Du froid dans du froid, on rince.

🗂️ Tossefot (1)
תניא אידך בשר רותח כו' תימה הא תו למה לי להביאה ואומר ר"ת דקמ"ל דאפילו חלב שרי דאע"ג דחם לתוך צונן בעי קליפה בדבר שיכול לעשות קליפה בדבר דלא שייך קליפה כמו בחלב מותר מדלא קתני איסורא גבי חלב כדקתני קליפה גבי בשר וריב"א חולק בזה ומצריך ששים כדי קליפה:
On a enseigné une autre baraita : de la viande bouillante, etc. Étonnement : pourquoi l'apporter encore ? Rabbeinou Tam dit : elle nous apprend que même le lait est permis. Bien que le chaud dans le froid exige une pelure pour une chose où l'on peut faire une pelure, pour une chose où la pelure ne s'applique pas, comme le lait, c'est permis, puisqu'elle n'enseigne pas d'interdit au sujet du lait comme elle enseigne la pelure au sujet de la viande. Et le Riva est en désaccord, et il exige soixante à la mesure de la pelure.
💡 Explication

Seconde baraita, le cas de bassar be-halav. Viande bouillante dans du lait bouillant, interdit. Viande froide dans du lait chaud, interdit. Puis la même formule, et la même correction : chaud dans froid, on pèle ; froid dans froid, on rince.

Tossefot. Pourquoi une seconde baraita, si le partage est le même ? Rabbeinou Tam : le lait, qu'on ne pèle pas, reste permis. La baraita n'édicte un interdit que pour la viande, là où la pelure a un sens. Le Riva exige une annulation à shishim, soixante fois le volume de la pelure qu'on aurait retirée.

11
אמר מר: צונן לתוך צונן — מדיח. אמר רב הונא: לא שנו אלא שלא מלחו, אבל מלחו — אסור. דאמר שמואל: מליח הרי הוא כרותח. כבוש הרי הוא כמבושל.

Le maître a dit : du froid dans du froid, on rince. Rav Houna a dit : on n'a enseigné cela que s'il n'a pas salé.

Mais s'il a salé, c'est interdit. Car Shmuel a dit : le salé est comme le bouillant.

Le mariné est comme le cuit.

📜 Rachi (2)
כבוש בחומץ:
Mariné : dans du vinaigre.
הרי הוא כמבושל ואם נכבשו איסור והתר יחד כולן אסורין:
Il est comme le cuit : et s'ils ont été marinés, l'interdit et le permis ensemble, tous sont interdits.
💡 Explication

Rav Houna serre le rinçage du froid dans le froid. La baraita vise le cas sans sel. Dès qu'on a salé, c'est interdit.

Deux règles de Shmuel. Maliah ke-roteah : le salé est comme le bouillant, il transmet et absorbe le goût. Kavoush ke-mevushal : le mariné est comme le cuit. Rachi : mariné dans le vinaigre. Interdit et permis marinés ensemble, le tout est interdit.

12
אמר רבא: הא דאמר שמואל מליח הרי הוא כרותח (וכו׳) — לא (אמרן) [שנו] אלא שלא נאכל מחמת מלחו, אבל נאכל מחמת מלחו — לא.

Rava a dit : ce qu'a dit Shmuel, le salé est comme le bouillant (etc.), on ne l'a dit [on ne l'a enseigné] que lorsqu'il n'est pas mangé à cause de son sel. Mais s'il est mangé à cause de son sel, non.

📜 Rachi (1)
שאין נאכל מחמת מלחו שהמליחו הרבה עד שמקדיח טעמו מחמת מלחו קצת ואינו ראוי לאוכלו אלא אם כן היה מדיחו והאי אין נאכל לאו לגמרי קאמר שאין שום אדם יכול לאוכלו אלא כיון שנתקלקל טעמו אינו נאכל מחמת מלחו קרי ליה ואסור:
Qui n'est pas mangé à cause de son sel : on l'a beaucoup salé, au point que son goût est un peu brûlé par son sel, et il n'est propre à être mangé que si on le rinçait. Et ce "il n'est pas mangé" ne vise pas le cas où personne ne pourrait le manger. Dès que son goût s'est gâté, on l'appelle "il n'est pas mangé à cause de son sel", et c'est interdit.
💡 Explication

Rava borne la règle de Shmuel. Le sel qui compte comme le bouillant est celui qui gâte : eino ne'ekhal mahamat melho, on ne le mange pas tel quel, à cause de son sel. Un salage qu'on mange encore avec son sel ne transmet pas comme le feu.

Le texte porte deux leçons sur le verbe : amran entre parenthèses, shanou entre crochets. Les deux disent que la règle n'a été posée que pour ce sel-là. Rachi : "il n'est pas mangé" ne veut pas dire qu'aucun homme ne pourrait y toucher. Le goût est abîmé, makdiah, un peu brûlé. Il faudrait rincer pour le manger. Cela suffit pour l'interdire.

13
ההוא בר גוזלא דנפל לכדא דכמכא, שרייא רב חיננא בריה דרבא מפשרוניא.

Un certain jeune pigeon est tombé dans une cruche de kamkha. Rav Hinana, fils de Rava, de Pashronya, l'a permis.

📜 Rachi (1)
כמכא כותח ואית ביה נסיובי דחלבא:
Kamkha : du koutah, et il y a en lui du petit-lait.
💡 Explication

Fait. Un bar gozla, un jeune pigeon, tombe dans une cruche de kamkha. Rachi : c'est du koutah, et il contient du petit-lait, nisyubei de-halba. Viande et lait, et le koutah est salé. Rav Hinana, fils de Rava, de Pashronya, permet.

14
אמר רבא: מאן חכים למישרא מילתא כי הא, אי לאו רב חיננא בריה דרבא מפשרוניא, דגברא רבה הוא. אמר לך, כי אמר שמואל מליח הרי הוא כרותח — שאין נאכל מחמת מלחו, האי נאכל מחמת מלחו.

Rava a dit : qui est assez sage pour permettre une chose comme celle-ci, si ce n'est Rav Hinana, fils de Rava, de Pashronya, car c'est un grand homme. Il te dit : quand Shmuel a dit que le salé est comme le bouillant, c'est pour ce qui n'est pas mangé à cause de son sel.

Celui-ci est mangé à cause de son sel.

📜 Rachi (1)
מפשרוניא מקום:
De Pashronya : un lieu.
💡 Explication

Rava loue la décision. Permettre ce pigeon demande de bien lire Shmuel. Rav Hinana, gavra rabba, un grand homme, aurait cette réponse : le koutah se mange avec son sel. Il n'entre pas dans maliah ke-roteah.

Reste alors un froid dans un froid. Rachi : Pashronya est un nom de lieu. Le segment suivant pose les réserves : cru, fentes, épices.

15
והני מילי חי, אבל צלי — בעי קליפה. ולא אמרן אלא דלית ביה פילי, אבל אית ביה פילי — אסור. ואי מתובל בתבלי — אסור.

Et ces paroles visent le cru. Mais le rôti exige une pelure.

Et nous n'avons dit cela que s'il n'a pas de fentes. Mais s'il a des fentes, c'est interdit.

Et s'il est assaisonné d'épices, c'est interdit.

📜 Rachi (2)
ולא אמרן דצלי בקליפה סגי ליה אלא דלית ליה פילי פילי קרבנ"ש:
Et nous n'avons dit : que pour le rôti une pelure suffit, que s'il n'a pas de fentes. Fentes : crevasses.
ואי מיתבל בר גוזלא בתבלי אסור דתבלי מרככי ליה ומייצי ובלעי לכותחא ובר גוזלא צונן הוה כדמפרש:
Et s'il est assaisonné : le jeune pigeon, avec des épices, est interdit, car les épices l'amollissent, elles attirent et font absorber le koutah. Et le jeune pigeon était froid, comme on l'explique.
💡 Explication

La permission de Rav Hinana vise l'oiseau cru. Le tsali, le rôti, a la chair amollie : il faut une kelipa. Rachi lit la suite sur cette pelure : elle ne suffit que sans pili, sans fente. Le mot du laaz de Rachi est crevasses. Une fente laisse entrer le lait : interdit.

Des tavlin, des épices, amollissent aussi et font boire le koutah. Interdit. Rachi rappelle que le pigeon du fait était froid : le sel du koutah, mangeable, ne le faisait pas bouillir.

🖼️ Schéma
Le pigeon dans le koutah : jusqu'où va la permission Rav Hinana permet Ce sel se mange. Il n'est pas comme le bouillant. Cru, sans fente Froid dans froid Permis Rôti, sans fente Surface amollie Pelure Fente ou épices Le koutah entre Interdit
Cru : permis. Rôti sans fente : pelure. Fente ou épices : le koutah entre, interdit.
16
אמר רב:

Rav a dit :

💡 Explication

La phrase s'ouvre ici et continue au daf 76b.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).