Pesachim 7à — Bitoul, pain moisi, et la berakha de la bedika

Pesachim 7a

Sougya : Le daf ferme d'abord l'heure du bitoul : à la sixième heure l'interdit rabbinique compte déjà comme un interdit de la Torah, le hamets à quitté le domaine, et l'annulation ne porte plus. La preuve passe par les kiddouchin de Rav Guidel.

Une baraïta sur celui qui se souvient d'un hamets au beit hamidrach distingue le Chabbat, hamets déjà fait quand le 14 tombe ce jour-là, et le yom tov, pâte roulée annulée avant qu'elle ne lève. Vient ensuite le pain moisi : majorité, dernier dépôt, jours de matsa, avec la michna des pièces trouvées à Jérusalem.

Le daf s'achève sur la berakha de la bedika, le-vaer hamets où al biour hamets.

Jusqu'à quelle heure le bitoul porte-t-il ? 4e et 5e heures ni temps d'interdit ni temps de biour crainte de négligence on ne fixe pas le bitoul la Dès la 6e heure issour de-rabbanan compte comme de-Oraita plus dans son rechout bitoul impossible Preuve kiddouchin avec ce hamets même blé kordanita on ne les retient pas issour hanaa Avant le levain pâte roulée pas encore hamets bitoul encore possible après le levain, non Pratique, d'après le Roch Rachi, responsum : aussitôt, la nuit de la bedika. Usage : début de la 6e, à l'heure du feu. Le Roch lit cet usage comme la fin de la 5e, avant l'interdit. Les deux valent, à un temps fixe, sans négligence. Raison du jour : on achète du pain dans la journée, et le bitoul de la nuit ne couvre que le hamets non vu. Pourquoi annuler à la bedika, et pas quand on trouve Les miettes s'annulent seules. Rava : gezera, une belle miche à laquelle on tient. Si on la trouve après l'interdit, elle n'est plus dans le domaine. Rabbi Elazar au nom de Rabbi Yichmael : fosse du domaine public, et hamets des la sixième heure : le verset les traite comme si elles étaient à lui.
Dès la sixième heure, l'interdit rabbinique bloque le bitoul. La pâte qui n'a pas encore levé reste annulable. Le Roch tient les deux usages, la nuit et la fin de la cinquième.
Pain moisi : de la majorité aux jours de matsa 1. Enoncé de Rav pain moisi, majorité de matsa permis 2. S'il sait que c'est du hamets la majorité ne change rien 3. S'il ne sait pas suivre le batra, le dernier même sans majorité Preuve du batra Marchés de Jérusalem balayés chaque jour les premières pièces sont parties ce qu'on trouve est le dernier dépôt Rejet La moisissure prouve l'ancienneté donc un hamets d'avant la fête la majorité de pains ne sert plus Rabba reformule : rov yemei matsa Plusieurs jours de matsa ont passé sur le pain. Un pain de Pessa'h à eu le temps de moisir. Moisissure abondante : on aurait dit que c'est un hamets certain. Chaque jour un pain chaud est posé sur les précédents : chaleur et humidité, elle moisit plus vite. Le doute reste. Le pain est permis.
Le batra, appuyé sur les marchés balayés, cède devant la moisissure. Rabba lit la majorité sur les jours de matsa, et le pain chaud expliqué une moisissure forte.
Quelle formule pour la bedika ? le-vaer hamets Rav Pappi au nom de Rava tout le monde : vise l'avenir la berakha précède l'acte formule valide al biour hamets Rav Papa au nom de Rava mahloket : passe, où avenir le Roch : al vise aussi l'avenir halakha : cette formule Pourquoi al biour, et pas al bedikat hamets La bedika ouvre le biour. Aussitôt après, le bitoul couvre le hamets inconnu. Le hamets connu est mis de côté, mange jusqu'à la 5e heure, puis sorti de la maison. La berakha de la bedika suit tout ce parcours. Sheheheyanou se rattache au zeman de la fête. On ne s'interrompt pas entre la berakha et le début de la recherche.
le-vaer est acquis pour l'avenir. al biour fait mahloket. Le Roch tranche al biour hamets, pour enseigner que al vise aussi l'avenir.
1
וְנִיבְטָלֶיהָ בְּשִׁית! כֵּיוָן דְּאִיסּוּרָא דְרַבָּנַן עִילָּוֵיהּ — כִּדְאוֹרָייְתָא דָּמְיָא, וְלָאו בִּרְשׁוּתֵיהּ קַייְמָא, וְלָא מָצֵי מְבַטֵּיל.

Et qu'il l'annule à la sixième ! Puisqu'un interdit rabbinique repose sur lui, il compte comme un interdit de la Torah, il ne se tient pas dans son domaine, et il ne peut pas annuler.

📜 Rachi (2)
וְנִיבְטָלֶיהָ בְּשִׁית לִיתַקְּנוּ רַבָּנָן לְכָל אָדָם לִיבָּטֵל בְּלִבּוֹ בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ דְּהַשְׁתָּא לֹא פָּשַׁע דְּאִיכָּא זִכָּרוֹן טוּבָא שֶׁהֲרֵי עָסוּק בִּשְׂרֵיפָתוֹ:
Que les rabbins instituent pour chacun d'annuler dans son cœur au début de la sixième. Alors il n'a pas été négligent, car il y a un large rappel : il est occupé à le brûler.
כֵּיוָן דְּאִיסּוּרָא דְּרַבָּנָן דְּמִשֶּׁעָבְרוּ חָמֵשׁ אָסוּר בְּחָמֵץ לְדִבְרֵי הַכֹּל כִּדְאוֹרָייְתָא דָּמֵי וְאֵינוֹ שֶׁלּוֹ וְלָא מָצֵי מְבַטֵּל לֵיהּ בְּלִבּוֹ וְכֵיוָן דְּחָס עָלֶיהָ וּמְשַׁהֵי לֵיהּ פֻּורְתָּא עָבַר עָלֶיהָ:
Car une fois les cinq heures passées, le hamets est interdit selon tous, il compte comme de la Torah, il n'est pas à lui, et il ne peut pas l'annuler dans son cœur. Et puisqu'il y tient et le retarde un peu, il transgresse sur lui.
⚖️ Rosh (1)
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב הַבּוֹדֵק צָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל מִיָּד אַחַר בְּדִיקָתוֹ. הֵיכִי מְבַטֵּל דְּאָמַר הָכִי כָּל חֲמִירָא דְּאִיכָּא בִּרְשׁוּתִי דְּלָא חֲזִיתֵיהּ וְלָא בַּעַרְתֵּיהּ לִיבַטֵּיל וְלַחֲשִׁיב כְּעַפְרָא דְּאַרְעָא וְהָוֵי הֶפְקֵר וְלָאו דִּידֵיהּ וְלֹא עוֹבֵר עָלָיו בְּבַל יֵרָאֶה ומ"ט צָרִיךְ בִּיטּוּל וַהֲלֹא בָּדַק וּפִינָּה כָּל הֶחָמֵץ שֶׁנִּמְצָא אִי נֵימָא מִשּׁוּם פֵּירוּרִין דְּקִים (לָן) שֶׁלֹּא מָצָא בַּבְּדִיקָה וְנִשְׁאֲרוּ וְעוֹבֵר עָלָיו בְּבַל יֵרָאֶה ואע"פ שֶׁאֵינוֹ רוֹאֶה דְּהָא לָא כְּתִיב לֹא תִּרְאֶה חָמֵץ אֶלָּא לֹא יֵרָאֶה מַשְׁמַע לֹא יְהֵא לְךָ חָמֵץ בְּמָקוֹם הָרָאוּי לִרְאָיָה ואע"פ שֶׁאֵין יוֹדֵעַ שֶׁהֵם בְּבֵיתוֹ מ"מ בַּל יֵרָאֶה אִיכָּא וּלְכָךְ צָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל וְשׁוּב אֵין כָּאן אִיסּוּר בַּל יֵרָאֶה. וּפָרִיךְ וְהָא לָא חֲשִׁיבִי וּמִשּׁוּם פֵּירוּרִין לֹא צָרִיךְ בִּיטּוּל דְּמִמֵּילָא בְּטִילִי וְהָוֵי הֶפְקֵר וְאֵין עוֹבֵר עֲלֵיהֶן. אָמַר רָבָא גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִמְצָא גְּלוּסְקָא יְפֵיפִיָּה דְּדַעְתֵּיהּ עִילָּוֵיהּ כְּלוֹמַר חָייְשִׁינַן שֶׁמָּא בְּאַחַת מִן הַזָּוִיּוֹת הָיְתָה גְּלוּסְקָא יְפֵיפִיָּה שֶׁדַּעְתּוֹ עִילָּוֵיהּ וְלֹא בִּטְּלָה מִמֵּילָא וּלְכָךְ צָרִיךְ לְבַטֵּל וְכִי מַשְׁכַּח לִיבַטְּלֵיהּ וְלָמָּה הִצְרִיכוּ לְבַטֵּל בִּשְׁעַת הַבְּדִיקָה דִּילְמָא מַשְׁכַּח לֵיהּ לְבָתַר אִיסּוּרֵיהּ וְלָא מָצֵי לְבַטֵּל לֵיהּ דְּלָאו בִּרְשׁוּתֵיהּ קָייְמָא. דְּאָמַר ר' אֶלְעָזָר מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל שְׁנֵי דְּבָרִים אֵינָן בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁל אָדָם וַעֲשָׂאָן הַכָּתוּב כְּאִלּוּ הֵן בִּרְשׁוּתוֹ. וְאֵלּוּ הֵן בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. וְחָמֵץ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה. וְנִבַטְּלֵיהּ בְּשֵׁית כֵּיוָן דְּאִיסּוּרָא דְרַבָּנַן עִילָּוֵיהּ לָא מָצֵי מְבַטֵּל לֵיהּ דְּלָא בִּרְשׁוּתֵיהּ קָאֵי. דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב הַמְקַדֵּשׁ אִשָּׁה בְּחָמֵץ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה אֲפִילּוּ בְּחִיטֵּי קוּרְדִּנְייָתָא דִּשְׁרִירָן וִיבֵישִׁין אֵין חוֹשְׁשִׁין לְקִידּוּשִׁין דְּאִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ. וְנִיבַטְּלֵיהּ בְּאַרְבַּע וְנִיבַטְּלֵיהּ בְּחָמֵשׁ כֵּיוָן דְּלָאו זְמַן אִיסּוּרָא וְלָאו זְמַן בִּיעוּרָא הוּא דִּילְמָא מִיפְשָׁע וְלָא מְבַטֵּל לֵיהּ. כָּתַב בִּתְשׁוּבַת רַשִׁ"י מִיָּד בַּלַּיְלָה יְבַטֵּל וְיֵשׁ שֶׁנּוֹהֲגִין לְבַטֵּל בִּתְחִלַּת שָׁעָה שִׁשִּׁית בִּשְׁעַת שְׂרֵיפָה. וְאוֹמֵר אֲנִי שֶׁשְּׁנֵיהֶם כְּאֶחָד טוֹבִים מִדְּאָמַר דְּלָאו זְמַן אִיסּוּרָא וְלָאו זְמַן בֵּיעוּרָא מַשְׁמַע אִי הֲוָה בִּזְמַן אִיסּוּרֵיהּ אוֹ בִּזְמַן בֵּיעוּרֵיהּ שֶׁהוּא זְמַן קָבוּעַ וְלֹא פָּשַׁע שַׁפִּיר דָּמֵי וְכֵן הָיָה אוֹמֵר ריצב"א וְהַטַּעַם לְפִי שֶׁרְגִילִין לִקְנוֹת פַּת בַּיּוֹם וְגַם בְּפַת שֶׁיְּבַטֵּל בַּלַּיְלָה הוּא חוֹזֵר וְזוֹכֶה וְגַם לֹא בִּטֵּל בַּלַּיְלָה אֶלָּא הֶחָמֵץ שֶׁלֹּא רָאָה וְשֶׁמָּא יִשָּׁאֵר מִמֶּנּוּ כַּזַּיִת. וּמַה שֶׁכָּתַב בִּתְשׁוּבַת רַשִׁ"י בִּתְחִלַּת שָׁעָה שִׁשִּׁית רְצוֹנוֹ לוֹמַר סוֹף חֲמִישִׁית קֹודֶם שֶׁיַּתְחִיל אִיסּוּרֵיהּ. וְהָא דְּתַנְיָא הָיָה יוֹשֵׁב בבהמ"ד וְנִזְכַּר שֶׁיֵּשׁ לוֹ חָמֵץ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ מְבַטְּלוֹ בְּלִבּוֹ אֶחָד שַׁבָּת וְאֶחָד יו"ט הַךְ דְּשַׁבָּת מַשְׁכַּחַת לָהּ בי"ד שֶׁחָל בְּשַׁבָּת. וְהַךְ דיו"ט בְּתַלְמִיד הַיּוֹשֵׁב לִפְנֵי רַבּוֹ וְנִזְכַּר שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִיסָּה מְגֻולְגֶּלֶת בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וּמִתְייָרֵא שֶׁמָּא תַּחֲמִיץ דְּקָדַם וּבְטִיל לֵיהּ מִקַּמֵּי דְּתַחְמִיץ אֲבָל לְבָתַר דְּאַחְמִיצָהּ לָא מָצֵי מְבַטֵּל לֵהּ:
Rav Yehouda à dit au nom de Rav : celui qui vérifie doit annuler aussitôt après sa vérification. Comment annule-t-il ? Il dit ainsi : tout hamets qui se trouve dans mon domaine, que je n'ai pas vu et que je n'ai pas éliminé, qu'il soit annulé et tenu pour la poussière de la terre. Il devient hefker, il n'est pas à lui, et il ne transgresse pas bal yerae sur lui. Et pourquoi faut-il un bitoul ? Il à pourtant vérifié et retiré tout le hamets trouvé. Si tu dis : à cause des miettes fines qu'il n'a pas trouvées à la bedika et qui sont restées, et il transgresse bal yerae sur elles bien qu'il ne les voie pas. Le verset écrit lo yerae, et le Roch le distingue de lo tireh hamets. Lo yerae signifie : tu n'auras pas de hamets dans un endroit apte à être vu. Même s'il ignore qu'elles sont dans sa maison, il y a bal yerae. C'est pourquoi il doit annuler, et ensuite il n'y a plus ici d'interdit de bal yerae. On objecte : elles ne comptent pas, et à cause des miettes on n'a pas besoin de bitoul, car elles s'annulent d'elles-mêmes, deviennent hefker, et on ne transgresse pas sur elles. Rava à dit : un décret, de crainte qu'il trouve une belle miche à laquelle il tient. C'est-à-dire : on craint que dans l'un des coins il y ait eu une belle miche à laquelle il tient, et qu'elle ne s'annule pas d'elle-même. C'est pourquoi il faut annuler. Et quand il la trouve, qu'il l'annule ? Pourquoi ont-ils exigé d'annuler au moment de la bedika ? De crainte qu'il la trouve après l'interdit, et qu'il ne puisse plus l'annuler, car elle ne se tient pas dans son domaine. Car Rabbi Elazar à dit au nom de Rabbi Yichmaël : deux choses ne sont pas dans le domaine de l'homme, et le verset les a faites comme si elles étaient dans son domaine. Les voici : une fosse dans le domaine public, et le hamets à partir de la sixième heure. Et qu'il l'annule à la sixième ! Puisqu'un interdit rabbinique repose sur lui, il ne peut pas l'annuler, car il ne se tient pas dans son domaine. Car Rav Guidel a dit au nom de Rav : celui qui fiancé une femme avec du hamets à partir de la sixième heure, même avec du blé kordanita, dur et sec, on ne tient pas compte du kiddouchin, car ce sont des interdits de jouissance. Et qu'il l'annule à la quatrième, et qu'il l'annule à la cinquième ! Puisque ce n'est ni le temps de l'interdit ni le temps du biour, peut-être sera-t-il négligent et ne l'annulera-t-il pas. Il est écrit dans une responsum de Rachi : aussitôt, la nuit, il annulera. Et il en est qui ont l'usage d'annuler au début de la sixième heure, au moment de la brûlure. Et je dis que les deux ensemble sont bons. De ce qu'il à dit que ce n'est ni le temps de l'interdit ni le temps du biour, on déduit : s'il était au temps de son interdit où au temps de son biour, temps fixé, et qu'il n'a pas été négligent, c'est valable. Et ainsi disait le Ritsba. Et la raison : on a l'habitude d'acheter du pain dans la journée ; de plus, le pain qu'il à annulé la nuit, il le réacquiert ; de plus, la nuit il n'a annulé que le hamets qu'il n'a pas vu, et peut-être en restera-t-il un kazayit. Et ce que Rachi à écrit dans une responsum, au début de la sixième heure, il veut dire la fin de la cinquième, avant que son interdit commence. Et ce qu'on enseigné : il était assis au beit hamidrach, il s'est souvenu qu'il à du hamets dans sa maison, il l'annule dans son cœur, Chabbat comme yom tov. Celui de Chabbat se trouve lorsque le 14 tombe un Chabbat. Celui de yom tov : un disciple assis devant son maître, qui se souvient qu'il à une pâte roulée dans sa maison et craint qu'elle ne lève. Il à pris les devants et l'a annulée avant qu'elle ne lève. Après qu'elle à levé, il ne peut plus l'annuler.
💡 Explication

La Guemara refuse le bitoul au début de la sixième heure. Dès la fin de la cinquième, un issour de-rabbanan de jouissance pèse sur le hamets. On le traité comme un issour de-Oraïta : il à quitté son rechout, et l'annulation dans le cœur ne porte plus.

Rachi note que le moment serait pourtant bon : l'homme est occupé à brûler, le rappel est là. L'interdit rabbinique bloque déjà. S'il retient le hamets un instant, il transgresse.

2
דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַבִּי חִייָּא בַּר יוֹסֵף אָמַר רַב: הַמְקַדֵּשׁ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, אֲפִילּוּ בְּחִיטֵּי קוּרְדִּנְיָתָא — אֵין חוֹשְׁשִׁין לְקִידּוּשִׁין.

Car Rav Guidel a dit que Rabbi Hiya bar Yossef à dit que Rav à dit : celui qui fiancé à partir de la sixième heure et au-delà, même avec du blé kordanita, on ne tient pas compte du kiddouchin.

📜 Rachi (3)
הַמִּקְדָּשׁ אִשָּׁה:
Une femme.
מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה מִתְּחִלַּת שֵׁשׁ דְּאִיסּוּרָא דְּרַבָּנָן הוּא:
Dès le début de la sixième, et c'est un interdit rabbinique.
אֲפִילּוּ בְּחִיטֵּי קוּרְדִּנְיָיתָא הַצּוֹמְחִים בְּהָרֵי אֲרָרָט קָשִׁין הֵם מְאֹד וַאֲפִילּוּ הָכִי אֵין חוֹשְׁשִׁין לְקִדּוּשִׁין אִם בָּאוּ עֲלֵיהֶם מַיִם וְאַף עַל גַּב דְּאָתֵי אִיסּוּר הֲנָאַת חָמֵץ דְּרַבָּנָן דְּשֵׁשׁ וּמַפְקַע קִידּוּשֵׁי תּוֹרָה וְשָׁרֵי אֵשֶׁת אִישׁ לְעָלְמָא הָא מְתָרְצִינַן בְּכַמָּה דֻּוכְתִּין כֹּל דִּמְקַדֵּשׁ אַדַּעְתָּא דְּרַבָּנַן מְקַדֵּשׁ וְהֶפְקֵר ב"ד הֶפְקֵר וְהֵם הִפְקִירוּ מָמוֹנוֹ:
Celles qui poussent dans les montagnes d'Ararat. Elles sont très dures. Malgré cela, on ne tient pas compte du kiddouchin si de l'eau est venue sur elles. Et bien que vienne l'interdit de jouissance du hamets rabbinique de la sixième heure, qu'il arrache un kiddouchin de la Torah et qu'il permette une femme mariée au monde, nous résolvons cela en plusieurs endroits : quiconque fiancé, fiancé selon la pensée des rabbins, le hefker du beit din est un hefker, et ils ont déclaré son bien sans maître.
💡 Explication

Preuve que l'interdit rabbinique de la sixième heure à la force d'un issour hanaa. Dès kiddouchin faits à partir de cette heure avec du hamets, même du blé kordanita, ne sont pas retenus.

Rachi : ce blé pousse dans les montagnes d'Ararat, il est très dur, et l'eau peut quand même le faire lever. L'interdit rabbinique arraché ici un kiddouchin de la Torah, parce que celui qui fiancé le fait adaata de-rabbanan, et le hefker beit din est un hefker.

3
וּלְבָתַר אִיסּוּרָא לָא מָצֵי מְבַטֵּיל לֵיהּ? וְהָא תַּנְיָא: הָיָה יוֹשֵׁב בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְנִזְכַּר שֶׁיֵּשׁ חָמֵץ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ — מְבַטְּלוֹ בְּלִבּוֹ, אֶחָד שַׁבָּת וְאֶחָד יוֹם טוֹב. בִּשְׁלָמָא שַׁבָּת, מַשְׁכַּחַת לָהּ, כְּגוֹן שֶׁחָל אַרְבָּעָה עָשָׂר לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת. אֶלָּא יוֹם טוֹב — בָּתַר אִיסּוּרָא הוּא!

Et après l'interdit, il ne pourrait pas l'annuler ? Or on a enseigné : celui qui était assis au beit hamidrach et s'est souvenu qu'il y a du hamets dans sa maison l'annule dans son cœur, que ce soit un Chabbat où un yom tov.

Passe pour le Chabbat : on trouve le cas, par exemple lorsque le quatorze tombe un Chabbat. Mais le yom tov, c'est après l'interdit !

💡 Explication

Difficulté. Une baraïta : assis au beit hamidrach, il se souvient d'un hamets chez lui, il l'annule dans son cœur, le Chabbat comme à yom tov. Le Chabbat se comprend : le 14 nissan tombe ce jour-là, et l'annulation précède l'interdit. À yom tov, la fête à commencé : on est déjà batar issoura.

4
אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: הָכָא בְּתַלְמִיד יוֹשֵׁב לִפְנֵי רַבּוֹ עָסְקִינַן, וְנִזְכַּר שֶׁיֵּשׁ עִיסָּה מְגֻולְגֶּלֶת בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וּמִתְיָירֵא שֶׁמָּא תַּחְמִיץ. קָדֵים וּמְבַטֵּיל לַיהּ מִיקַּמֵּי דְּתַחְמִיץ.

Rav Aha bar Yaakov à dit : ici, nous traitons d'un disciple assis devant son maître, qui s'est souvenu qu'il y a une pâte roulée dans sa maison, et qui craint qu'elle ne lève. Il prend les devants et l'annule avant qu'elle ne lève.

📜 Rachi (2)
עִיסָּה מְגֻולְגֶּלֶת שֶׁלֹּא הֶחֱמִיצָה וּמִפְּנֵי אֵימַת כְּבוֹד רַבּוֹ אֵין יָכוֹל לָקוּם וְלֵילֵךְ וְלֶאֱפוֹתָהּ:
Qui n'a pas levé. Et à cause de la crainte de l'honneur de son maître, il ne peut pas se lever, partir et la cuire.
דִּקְדִים וּמְבַטֵּל לָהּ בְּלִבּוֹ דַּעֲדַייִן הִיא בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁלֹּא נֶאֶסְרָה עָלָיו:
Dans son cœur, car elle est encore dans son domaine : elle ne lui à pas encore été interdite.
💡 Explication

Rav Aha bar Yaakov : le cas de yom tov vise un disciple assis devant son maître. Il se souvient d'une issa megouleget, une pâte déjà roulée, qui n'a pas encore levé. L'honneur du maître l'empêche de rentrer la cuire. Il annule avant le levain. Après le levain, le bitoul ne porte plus.

5
דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: הָיָה יוֹשֵׁב בְּתוֹךְ בֵּית הַמִּדְרָשׁ. שְׁמַע מִינָּה.

La formulation est précise aussi, puisqu'on enseigné : il était assis dans le beit hamidrach. Apprends-le de là.

📜 Rachi (1)
דַּיְקָא נָמֵי דַּעֲדַייִן לֹא הֶחֱמִיצָה דְּקָתָנֵי הָיָה יוֹשֵׁב בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ דְּמַשְׁמַע מִפְּנֵי שֶׁאֵין יָכוֹל לָקוּם וְלֵילֵךְ מִשָּׁם הוּא מְבַטְּלָהּ בְּלִבּוֹ וְאִי בְּחָמֵץ גָּמוּר לָמָּה לִי יוֹשֵׁב בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וַאֲפִילּוּ אִם הָיָה פָּנוּי מַה בְּיָדוֹ לַעֲשׂוֹת יוֹתֵר הַשְׁבָּתָה בַּלֵּב זֶהוּ בִּיעוּרוֹ אֶלָּא וַדַּאי כְּשֶׁיֵּשׁ בְּיָדוֹ לְתַקֵּן קָאֵי וּבְיָדוֹ לֶאֱפוֹתָהּ אִם הָיָה פָּנוּי הוֹאִיל וְלֹא הֶחֱמִיצָה עֲדַייִן וּמִשּׁוּם יוֹם טוֹב נְקַט יוֹשֵׁב בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וּדְשַׁבָּת מִתּוֹקְמָא בְּחָמֵץ גָּמוּר וּבְאַרְבָּעָה עָשָׂר שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת:
Qu'elle n'a pas encore levé, car on enseigné : il était assis au beit hamidrach, ce qui implique que, parce qu'il ne peut pas se lever et partir de là, il l'annule dans son cœur. Et s'il s'agissait de hamets achevé, pourquoi 'assis au beit hamidrach' ? Même s'il était libre, que pourrait-il faire de plus ? L'élimination dans le cœur, c'est son biour. Cela vise donc un cas où il peut réparer, et il pourrait la cuire s'il était libre, puisqu'elle n'a pas encore levé. Et à cause de yom tov on a dit 'assis au beit hamidrach'. Celui de Chabbat s'établit avec du hamets achevé, le quatorze qui tombe un Chabbat.
💡 Explication

La formule 'assis au beit hamidrach' confirme. Pour un hamets déjà fait, être libre où retenu ne change rien : le biour du cœur suffit, et la mention du beit hamidrach serait de trop. La formule vise un cas qu'il pourrait encore réparer en cuisant. Le membre 'Chabbat' reste un hamets achevé, le 14 qui tombe un Chabbat.

🖼️ Schéma
Assis au beit hamidrach : deux cas Chabbat le 14 nissan tombe un Chabbat hamets déjà fait bitoul dans le cœur avant l'interdit il ne peut pas sortir pour le brûler Yom tov disciple assis devant son maître pâte roulée, pas encore levée il annule avant le levain après le levain, bitoul impossible La mention du beit hamidrach vise un cas qu'il pourrait réparer en cuisant, s'il était libre. Un hamets achève s'élimine dans le cœur, libre où retenu.
Chabbat : hamets déjà fait, le 14 qui tombe ce jour-là. Yom tov : pâte roulée, annulée avant le levain.
6
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב: הַפַּת שֶׁעִיפְּשָׁה. כֵּיוָן שֶׁרִבְּתָה מַצָּה — מֻותֶּרֶת. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּיָדַע בַּהּ דְּחָמֵץ הִיא — כִּי רָבְתָה מַצָּה מַאי הָוֵי?

Rabba bar Rav Houna à dit que Rav à dit : le pain qui a moisi, dès que la matsa est devenue majoritaire, est permis. Quel est le cas ?

Si tu dis qu'il sait de lui que c'est du hamets, dès que la matsa est majoritaire, qu'est-ce que cela fait ?

📜 Rachi (1)
כֵּיוָן שֶׁרָבְתָה מַצָּה קס"ד אִם נִשְׁתַּמְּשׁוּ בְּתֵיבָה זוֹ מַצָּה יוֹתֵר מֵחָמֵץ אָזְלִינַן בָּתַר רֻובָּא וּמֻותֶּרֶת:
Nous pensons d'abord : si l'on s'est servi de ce coffre pour de la matsa plus que pour du hamets, on suit la majorité, et elle est permise.
💡 Explication

Nouvelle sougya. Rabba bar Rav Houna au nom de Rav : un pain moisi, dès que la matsa est majoritaire, est permis. Premier essai : il sait que ce pain est du hamets. La majorité de matsa ne change rien à un pain identifié.

7
אֶלָּא דְּלָא יָדְעִינַן בָּהּ אִי חָמֵץ הוּא אִי מַצָּה הוּא — מַאי אִירְיָא כִּי רָבְתָה מַצָּה? אֲפִילּוּ כִּי לֹא רָבְתָה מַצָּה נָמֵי, נֵיזִיל בָּתַר בָּתְרָא.

Le cas est donc que nous ne savons pas de lui s'il est hamets où s'il est matsa. Pourquoi précisément lorsque la matsa est majoritaire ?

Même lorsque la matsa n'est pas majoritaire, suivons le dernier.

💡 Explication

Deuxième essai : on ignore si c'est du hamets où de la matsa. Pourquoi exiger une majorité de matsa ? Même sans majorité, on suivrait le batra, le dernier mis dans le coffre. En Pessa'h, le dernier est de la matsa.

8
מִי לָא תְּנַן: מָעוֹת שֶׁנִּמְצְאוּ לִפְנֵי סוֹחֲרֵי בְּהֵמָה — לְעוֹלָם מַעֲשֵׂר. בְּהַר הַבַּיִת — חֻולִּין.

N'avons-nous pas appris : des pièces trouvées devant les marchands de bêtes, toujours du maasser. Sur le mont du Temple, du houlin.

📜 Rachi (2)
רֹוב אוֹכְלֵי בָּשָׂר בִּירוּשָׁלַיִם כָּל יְמוֹת הַשָּׁנָה מִמְּעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי הֵן לְפִי שֶׁלֹּא הָיוּ מַסְפִּיקִין לֶאֱכֹול כָּל מְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁלָּהֶן בָּרֶגֶל וְנוֹתְנִין אוֹתָם לִבְנֵי הָעִיר בְּטוֹבַת הֲנָאָה וְהֵן אוֹכְלִים אוֹתָם בִּקְדֻושָּׁתָן וְעִיקַּר אֲכִילַת מְעוֹת מַעֲשֵׂר שְׁלָמִים הָיוּ מְבִיאִין מֵהֶן כִּדְקַייְמָא לָן בִּמְנָחוֹת (דַּף פב.) הִלְכָּךְ לוֹקְחִין מֵהֶן בְּהֵמוֹת דְּכָל זְמַן שֶׁיֵּשׁ לוֹ מְעוֹת מַעֲשֵׂר אֵינוֹ מוֹצִיא מְעוֹת חֻולִּין ואע"ג דְּאִיכָּא לְמֵימַר שֶׁמָּא מִיַּד הַמּוֹכֵר נָפְלוּ וּמְעוֹת חֻולִּין הֵן סְפֵק אִיסּוּרָא לְחוּמְרָא:
La plupart de ceux qui mangent de la viande à Jérusalem, toute l'année, le font avec des pièces de maasser cheni. Car ils ne suffisaient pas à consommer toutes leurs pièces de maasser cheni pendant la fête, ils les donnaient aux gens de la ville contre un tovat hanaa, et ceux-ci les mangeaient dans leur sainteté. Le principal usage des pièces de maasser était d'apporter des chelamim, comme nous tenons à Menahot 82a. C'est pourquoi on en achète des bêtes : tant qu'il à des pièces de maasser, il ne dépense pas de pièces de houlin. Et bien qu'on puisse dire qu'elles sont tombées de la main du vendeur et que ce sont des pièces de houlin, un doute d'interdit se tranche pour la houmra.
בְּהַר הַבַּיִת לְעוֹלָם חֻולִּין וַאֲפִילּוּ בִּשְׁעַת הָרֶגֶל שֶׁיֵּשׁ מָעוֹת מַעֲשֵׂר מְרֻובִּין בִּירוּשָׁלַיִם מִמְּעוֹת חֻולִּין לָא מְסַפְּקִינַן לְהוּ בְּמַעֲשֵׂר דְּאָזְלִינַן בָּתַר רֻובָּא דְּשַׁתָּא וְאָמְרִינַן לָאו הָאִידָּנָא נְפוּל אֶלָּא קֹודֶם הָרֶגֶל וּבִירוּשָׁלַיִם בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה חֻולִּין דְּרֹוב מָעוֹת הָעִיר חֻולִּין וּבִשְׁעַת הָרֶגֶל מַעֲשֵׂר כְּדִמְפָרֵשׁ טַעְמָא מַה טַעַם בִּשְׁעַת הָרֶגֶל מַעֲשֵׂר וְלָא אָמְרִי' קֹודֶם הָרֶגֶל נְפוּל כְּדַאֲמָרָן בַּנִּמְצָאִין בְּהַר הַבַּיִת הוֹאִיל וְשִׁוּוּקֵי יְרוּשָׁלַיִם עֲשׂוּיִים לְהִתְכַּבֵּד בְּכָל יוֹם מִפְּנֵי הַטִּיט וְאִי נְפוּל קֹודֶם הָרֶגֶל הָווּ מִשְׁתַּכְחִי בִּשְׁעַת כִּיבּוּד אֲבָל הַר הַבַּיִת מִתּוֹךְ שֶׁהוּא מְשֻׁופָּע וְהָרוּחַ מְכַבַּדְתּוֹ מֵעֲפָרוֹ וְעוֹד שֶׁאֵין אָדָם נִכְנָס בַּאֲבַק שֶׁעַל גַּבֵּי רַגְלָיו וְאֵינוֹ עָשׂוּי לְהִתְכַּבֵּד אַלְמָא בְּכָל דָּבָר הֶעָשׂוּי לְהִתְכַּבֵּד אָמְרִינַן קַמָּאֵי קַמָּאֵי אַזֵּדוֹ וּסְתָם תֵּיבוֹת שֶׁמִּשְׁתַּמְּשִׁין בָּהֶן אוֹכְלִין נוֹטְלִין רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְעַפְּשׁוּ וְכָל שֶׁכֵּן דְּמִסְּתָמָא בָּדְקָה זֶה אוֹר לְאַרְבָּעָה עָשָׂר וְהַאי דְּבָתְרָא הִיא וּמַצָּה הִיא:
Même au moment de la fête, où les pièces de maasser sont plus nombreuses à Jérusalem que les pièces de houlin, on ne les met pas en doute comme maasser. On suit la majorité de l'année, et on dit : elles sont tombées avant la fête, et non maintenant. À Jérusalem, le reste de l'année, c'est du houlin, car la majorité des pièces de la ville sont du houlin ; au moment de la fête, du maasser, comme il en explique la raison. Pourquoi, au moment de la fête, est-ce du maasser, et pourquoi ne dit-on pas qu'elles sont tombées avant la fête, comme pour celles du mont du Temple ? Parce que les marchés de Jérusalem sont faits pour être balayés chaque jour à cause de la boue, et si elles étaient tombées avant la fête, on les aurait trouvées au moment du balayage. Le mont du Temple est en pente, le vent balaie sa poussière ; personne n'y entre avec la poussière qui est sur ses pieds, et il n'est pas fait pour être balayé. Pour toute chose faite pour être balayée, on dit : les premières sont parties. Et les coffres ordinaires dont on se sert pour des aliments, on retire le premier, puis le premier, afin qu'ils ne moisissent pas. À plus forte raison, vraisemblablement, on a vérifié cette nuit du quatorze, celui-ci est le dernier, et c'est de la matsa.
🗂️ Tossefot (2)
לִפְנֵי סוֹחֲרֵי בְּהֵמָה לְעוֹלָם מַעֲשֵׂר פ"ה אע"פ דְּאִיכָּא לְמִתְלֵי בְּמוֹכֵר כְּמוֹ בְּלוֹקֵחַ מִסְּפֵיקָא תָּלֵינַן לְחוּמְרָא וְאֵין נִרְאֶה לר"י דְּסָמוּךְ מִיעוּטָא דְּחֻולִּין דִּשְׁאָר מָעוֹת לְפַלְּגָא דְּמוֹכֵר וה"ל רֻובָּא לְהֶיתֵּר ואור"י דְּלוֹקְחִים הָווּ רֻובָּא דְּכַמָּה בְּנֵי אָדָם עוֹמְדִים עַל בְּהֵמָה אַחַת לִקְנוֹת:
Rachi explique : bien qu'on puisse rattacher au vendeur comme à l'acheteur, par doute on rattache pour la houmra. Cela ne paraît pas au Ri : on joindrait la minorité de houlin des autres pièces à la moitié du vendeur, et l'on aurait une majorité pour le permis. Le Ri explique : les acheteurs sont la majorité, car plusieurs personnes se tiennent devant une seule bête pour l'acheter.
בְּהַר הַבַּיִת לְעוֹלָם חֻולִּין מַקְשֶׁה ר"י הֵיאַךְ נִמְצְאוּ שָׁם הָא אָמַר בְּפֶ' הָרוֹאֶה (בְּרָכוֹת סב:) לֹא יִכָּנֵס בְּהַר הַבַּיִת בְּמָעוֹת הַצְּרוֹרוֹת בִּסְדִינוֹ ואור"י דְּאֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא הֵיכָא דְּנוֹשְׂאָן בְּפַרְהֶסְיָא בִּסְדִינוֹ דִּגְנַאי הוּא דְּנִרְאֶה כְּהוֹלֵךְ שָׁם לִסְחוֹרָה אֲבָל בְּצִינְעָא לֹא:
Le Ri objecte : comment s'y trouvent-elles ? On dit au chapitre Ha-roé (Berakhot 62b) : on n'entre pas sur le mont du Temple avec des pièces nouées dans son vêtement. Le Ri explique : l'interdit vise celui qui les porte en public dans son vêtement, car c'est un affront, on a l'air d'y aller pour le commerce. En privé, l'interdit ne joue pas.
💡 Explication

Preuve du principe 'on suit le dernier', par les pièces trouvées. Devant les marchands de bêtes, à Jérusalem : toujours maasser cheni. Sur le Har ha-Bayit : toujours houlin.

Rachi : toute l'année, la viande de Jérusalem s'achète en maasser cheni, via les chelamim et le tovat hanaa laissé aux gens de la ville. Un doute d'interdit se tranche pour la houmra. Les Tossefot : les acheteurs font la majorité, plusieurs personnes sur une seule bête. Sur le mont du Temple, les pièces nouées dans le vêtement ne sont interdites qu'en public.

9
בִּירוּשָׁלַיִם, בִּשְׁעַת הָרֶגֶל — מַעֲשֵׂר, בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה — חֻולִּין.

À Jérusalem, au moment de la fête, du maasser ; le reste des jours de l'année, du houlin.

💡 Explication

Dans le reste de Jérusalem : pendant le regel, maasser ; le reste de l'année, houlin. La suite donne la raison : les marchés sont balayés chaque jour, donc la date de la chute dépend du lieu.

10
וְאָמַר רַב שְׁמַעְיָה בַּר זֵירָא: מַאי טַעְמָא — הוֹאִיל וְשׁוּקֵי יְרוּשָׁלַיִם עֲשׂוּיִין לְהִתְכַּבֵּד בְּכָל יוֹם. אַלְמָא אָמְרִינַן: קַמָּאֵי קַמָּאֵי אָזְלִי לֵיהּ, וְהָנֵי אַחֲרִינֵי נִינְהוּ. הָכָא נָמֵי, נֵימָא: קַמָּא קַמָּא אָזֵיל, וְהַאי דְּהָאִידָּנָא הוּא.

Et Rav Chemaya bar Zeira a dit : quelle est la raison ? Puisque les marchés de Jérusalem sont faits pour être balayés chaque jour.

On voit que nous disons : les premiers sont partis, et ceux-ci sont d'autres, les derniers. Ici aussi, disons : le premier est parti, et celui-ci est d'aujourd'hui.

🗂️ Tossefot (1)
עֲשׂוּייִן לְהִתְכַּבֵּד בְּכָל יוֹם קָשֶׁה לר"י דְּמַסְּקִי' בְּפֶרֶק דַּם הַנִּדָּה (נִדָּה נו: וְשָׁם) גַּבֵּי שֶׁרֶץ שֶׁנִּמְצָא בַּמָּבוֹי אֵין חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּד אֶלָּא עַל יְדֵי בְּדִיקָה וְתֵירֵץ דְּשֶׁרֶץ שֶׁהוּא בְּכַעֲדָשָׁה אֵין חֶזְקָתוֹ כָּל כָּךְ מִתְכַּבֵּד כְּמוֹ בְּמָעוֹת:
C'est difficile pour le Ri. Car nous concluons au chapitre Dam ha-nidda (Nidda 56b, et là-bas), au sujet d'un chérets trouvé dans une ruelle : sa hazaka d'être balayé ne vaut que par une vérification. Et il à répondu : un chérets de la taille d'une lentille n'a pas une hazaka d'être balayé autant que des pièces.
💡 Explication

Rav Chemaya bar Zeira : les marchés de Jérusalem sont faits pour être balayés chaque jour. Les premières pièces sont parties. Celles qu'on trouve sont les dernières. Pour le pain moisi, on dirait de même : les premiers sont partis, celui-ci est d'aujourd'hui, donc de la matsa.

Les Tossefot limitent. À Nidda 56b, un chérets gros comme une lentille, dans une ruelle, n'a de hazaka d'avoir été balayé que par une vérification. Les pièces, plus visibles, partent avec le balayage.

🖼️ Schéma
Pièces trouvées : le lieu décide Marchands de bêtes toute l'année maasser cheni les acheteurs font la majorité Har ha-Bayit même pendant le regel houlin pente, vent, pas de balayage Jérusalem, regel marches balayés maasser tombés pendant la fête Jérusalem, année majorité de l'année houlin les premières sont parties Principe : ce qui est fait pour être balayé, kama kama azlu, les premiers sont partis. Pour le pain moisi, on voudrait dire : le dernier est d'aujourd'hui, donc de la matsa. Un cherets gros comme une lentille, dans une ruelle, n'a cette hazaka que par vérification.
Quatre lieux, deux statuts. Le balayage quotidien fait partir les premières pièces. Le mont du Temple, en pente, ne suit pas cette règle.
11
שָׁאנֵי הָכָא דְּעִיפּוּשָׁהּ מוֹכִיחַ עִילָּוָיהּ. אִי עִיפּוּשָׁהּ מוֹכִיחַ עִילָּוָיהּ, כִּי רָבְתָה מַצָּה מַאי הָוֵי? אָמַר רַבָּה: לָא תֵּימָא שֶׁרָבְתָה מַצָּה, אֶלָּא אֵימָא: שֶׁרַבּוּ יְמֵי מַצָּה עִילָּוָיהּ.

C'est différent ici, car sa moisissure prouve sur lui. Si sa moisissure prouve sur lui, lorsque la matsa est majoritaire, qu'est-ce que cela fait ?

Rabba à dit : ne dis pas que la matsa à été majoritaire, dis : que les jours de matsa ont été majoritaires sur lui.

📜 Rachi (2)
מוֹכִיחַ עָלֶיהָ שֶׁהֲרֵי הוּא זֶה יָמִים רַבִּים וְחָמֵץ הוּא:
Elle prouve sur lui : le voilà depuis de nombreux jours, et c'est du hamets.
שֶׁרַבּוּ יְמֵי הַמַּצָּה וְרָאוּי לִהְיוֹת מְעֻופָּשׁ מִשֶּׁנִּכְנַס הַפֶּסַח:
Et il est normal qu'il soit moisi une fois Pessa'h entré.
💡 Explication

Rejet. Ici la moisissure prouve sur le pain : il est là depuis longtemps, donc c'est du hamets. Une majorité de matsa ne sert plus. Rabba reformule : la majorité porte sur les jours de matsa passés sur le pain. Plusieurs jours de Pessa'h ont passé, et un pain de matsa à eu le temps de moisir.

12
אִי הָכִי, פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּעִיפּוּשָׁהּ מְרֻובָּה. מַהוּ דְתֵימָא: כֵּיוָן דְּעִיפּוּשָׁהּ מְרֻובָּה — אִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דְּוַדַּאי חָמֵץ מְעַלְּיָא הוּא, קָא מַשְׁמָע לַן:

S'il en est ainsi, c'est évident ! Cela n'est nécessaire que lorsque sa moisissure est abondante.

On aurait pu dire : puisque sa moisissure est abondante, la chose est révélée, c'est sûrement un hamets véritable. Il nous l'apprend.

📜 Rachi (1)
אִי הָכִי פְּשִׁיטָא אַפֵּי' סָפֵק לֵיכָּא דְּמִסְּתָמָא וַדַּאי בָּדְקָה וְהָא מַצָּה הִיא:
Il n'y a même pas de doute, car vraisemblablement on a certainement vérifié, et ceci est de la matsa.
💡 Explication

Si plusieurs jours de matsa ont passé, le permis semble évident : la bedika de la veille à déjà retiré le hamets, et ce pain est de la matsa. L'enseignement vise une moisissure abondante. On aurait dit : une moisissure forte révèle un hamets véritable, d'avant la fête. Rav enseigne que le doute reste.

13
כֵּיוָן שֶׁרַבּוּ יְמֵי מַצָּה עִילָּוָיהּ, אָמְרִינַן: כָּל יוֹמָא וְיוֹמָא נַהֲמָא חַמִּימָא אֲפָה, וּשְׁדָא עִילָּוָיהּ וְעָפְשָׁא טְפֵי.

Puisque les jours de matsa ont été majoritaires sur lui, nous disons : chaque jour il à cuit un pain chaud, l'a jeté dessus, et il à moisi davantage.

💡 Explication

Raison du doute. Chaque jour il à cuit un pain chaud et l'a posé sur les matsot précédentes. Chaleur et humidité font moisir plus vite. Une forte moisissure peut dater des seuls jours de Pessa'h.

14
וּמִי אָזְלִינַן בָּתַר בָּתְרָא? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: תֵּיבָה שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ מְעוֹת חֻולִּין וּמְעוֹת מַעֲשֵׂר, אִם רֹוב חֻולִּין — חֻולִּין, אִם רֹוב מַעֲשֵׂר — מַעֲשֵׂר. וְאַמַּאי? לִיזִּיל בָּתַר בָּתְרָא!

Et suivons-nous le dernier ? Or on a enseigné, Rabbi Yossi bar Yehouda dit : un coffre dont on s'est servi pour des pièces de houlin et des pièces de maasser, si la majorité est du houlin, c'est du houlin ; si la majorité est du maasser, c'est du maasser.

Et pourquoi ? Que l'on suive le dernier !

📜 Rachi (1)
אִם רֹוב חֻולִּין נִשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ חֻולִּין אַלְמָא בָּתַר רֻובָּא אָזְלִינַן וְלָא בָּתַר בָּתְרָא:
On s'en est servi pour du houlin. On voit qu'on suit la majorité, et non le dernier.
💡 Explication

Le principe du batra est-il général ? Rabbi Yossi bar Yehouda : un coffre où l'on a mis des pièces de houlin et des pièces de maasser, on suit la majorité d'usage. La Guemara demande pourquoi on ne suit pas le dernier dépôt.

15
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ מְעוֹת חֻולִּין וּמְעוֹת מַעֲשֵׂר, וְאֵין יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן בַּסּוֹף. רַב זְבִיד אָמַר: כְּגוֹן שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ צִיבּוּרִין צִיבּוּרִין. רַב פָּפָּא אָמַר: כְּגוֹן דְּאִישְׁתְּכַח בְּגֻומָּא.

Rav Nahman bar Yits'hak à dit : ici, de quoi traitons-nous ? Par exemple, on s'en est servi pour des pièces de houlin et des pièces de maasser, et l'on ne sait pas lequel des deux fut le dernier.

Rav Zevid à dit : par exemple, on s'en est servi par tas et par tas. Rav Papa à dit : par exemple, elle à été trouvée dans une anfractuosité.

📜 Rachi (2)
צִיבּוּרִין צִיבּוּרִין שֶׁל מַעֲשֵׂר בְּזָוִית זוֹ וְשֶׁל חֻולִּין בְּזָוִית זוֹ וּבְיוֹם אֶחָד:
Du maasser dans ce coin, du houlin dans cet autre coin, et le même jour.
בְּגֻומָּא דְּלֵיכָּא לְמֵימַר זִיל בָּתַר בָּתְרָא דְּקַמָּאֵי הָא שַׁקְלִינְהוּ מִשּׁוּם דְּיֵשׁ לָחוּשׁ שֶׁמָּא בְּגֻומָּא נִטְמַן וְלֹא רָאוּהוּ:
On ne peut pas dire : suis le dernier, car les premiers, on les a bien retirés. Il y a lieu de craindre qu'elle se soit cachée dans l'anfractuosité et qu'on ne l'ait pas vue.
💡 Explication

Trois lectures, pour un cas où le batra ne se laisse pas saisir. Rav Nahman bar Yits'hak : on ne sait pas lequel des deux à été le dernier. Rav Zevid : des tas et des tas, maasser dans un coin, houlin dans l'autre, le même jour. Rav Papa : la pièce est dans une gouma, une anfractuosité. Les dernières ont été retirées ; celle-ci à pu rester cachée depuis un usage ancien.

🖼️ Schéma
Coffre : pourquoi on ne suit pas le dernier Rabbi Yossi bar Yehouda suit la majorité d'usage. Trois lectures du cas. Rav Nahman bar Yits'hak houlin et maasser ont servi dans le coffre on ignore lequel fut le dernier Rav Zevid tas et tas, le même jour maasser dans un coin houlin dans l'autre pas de dernier unique Rav Papa la pièce est dans une gouma les dernières ont été retirées celle-ci à pu rester cachée depuis un usage ancien
Le coffre de Rabbi Yossi bar Yehouda suit la majorité, parce que le dernier dépôt ne se laisse pas identifier.
16
אָמַר רַב יְהוּדָה: הַבּוֹדֵק צָרִיךְ שֶׁיְּבָרֵךְ. מַאי מְבָרֵךְ? רַב פַּפֵּי אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: (אוֹמֵר) ״לְבַעֵר חָמֵץ״. רַב פָּפָּא אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: ״עַל בִּיעוּר חָמֵץ״. בְּ״לְבַעֵר״ — כֻּולֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּוַדַּאי לְהַבָּא מַשְׁמַע.

Rav Yehouda à dit : celui qui vérifie doit bénir. Que bénit-il ?

Rav Pappi à dit au nom de Rava : (il dit) 'le-vaer hamets'. Rav Papa à dit au nom de Rava : 'al biour hamets'.

Sur 'le-vaer', tout le monde est d'accord : cela signifie certainement pour l'avenir.

📜 Rachi (1)
בִּלְבַעֵר כֻּולֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּלְהַבָּא מַשְׁמַע וְשַׁפִּיר דָּמֵי דִּבְרָכָה קֹודֶם עֲשִׂייַּת הַמִּצְוָה בָּעֵינַן כְּדִלְקַמָּן:
Et c'est bien ainsi, car nous exigeons la bénédiction avant l'accomplissement de la mitsva, comme plus loin.
🗂️ Tossefot (1)
בִּלְבַעַר כ"ע לָא פְלִיגִי דִּלְהַבָּא מַשְׁמַע מִכָּאן הָיָה מַצְרִיךְ רַשְׁבָּ"א לְבָרֵךְ לִפְנֵי הַמִּילָה לְהַכְנִיסוֹ דְּאִי לְאַחַר הַמִּילָה יְשַׁקֵּר בְּבִרְכָתוֹ דִּלְהַכְנִיסוֹ לְהַבָּא מַשְׁמַע וְעוֹד שֶׁצָּרִיךְ לְבָרֵךְ עוֹבֵר לַעֲשִׂייָּתוֹ וְלֹא נִרְאֶה לר"ת דִּבְפֶרֶק ר' אֱלִיעֶזֶר דְּמִילָה (שַׁבָּת דַּף קלז: וְשָׁם) תַּנְיָא הַמָּל אוֹמֵר אקב"ו עַל הַמִּילָה אֲבִי הַבֵּן אוֹמֵר לְהַכְנִיסוֹ מַשְׁמַע לְאַחַר הַמִּילָה מְקוֹמוֹ אע"ג דִּלְהַכְנִיסוֹ מַשְׁמַע לְהַבָּא לֹא קָשֶׁה דְּלָא עַל זֹאת הַנַּעֲשֶׂה עַכְשָׁיו מְבָרֵךְ אֶלָּא מְשַׁבֵּחַ וּמוֹדֶה להקב"ה שֶׁצִּוָּנוּ עַל הַמִּילָה כְּשֶׁתָּבֹא לְיָדוֹ וְתִיקְּנוּהָ כָּאן לְגַלּוֹת וּלְהוֹדִיעַ שֶׁזּוֹ הַמִּילָה נַעֲשָׂה לְשֵׁם יוֹצְרֵנוּ וְלֹא לְשֵׁם ע"ג וְלֹא לְשֵׁם מוּרָנָא וְלֹא לְשֵׁם הַר גְּרִזִים וְאֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּיתוֹ אֶלָּא בְּמָקוֹם שֶׁהָעוֹשֶׂה הַמִּצְוָה הוּא מְבָרֵךְ אֲבָל כְּשֶׁמְּבָרֵךְ אַחֵר לֹא וְתֵדַע שֶׁהֲרֵי בִּרְכַּת אֵירוּסִין אֵינוֹ מְבָרֵךְ אֶלָּא אַחַר אֵירוּסִין:
De là, le Rachba exigeait de bénir avant la mila 'le-hakhnisso'. Car si c'était après la mila, il mentirait dans sa bénédiction, puisque le-hakhnisso signifie pour l'avenir. Et en outre, il faut bénir en étant sur le point d'agir, over la-assiyato. Cela ne paraît pas à Rabbeinou Tam. Car au chapitre Rabbi Eliezer de-mila (Chabbat 137b, et là-bas) on enseigné : le mohel dit acher kiddeshanou be-mitsvotav ve-tsivanou al ha-mila, le père de l'enfant dit le-hakhnisso. On en déduit que sa place est après la mila. Et bien que le-hakhnisso signifie pour l'avenir, il n'y a pas de difficulté : il bénit en louange et en remerciement à Hachem, qui nous à ordonné la mila pour quand elle se présentera. On l'a fixée ici pour révéler et faire savoir que cette mila est faite au nom de notre Créateur, et non au nom d'un culte étranger, ni au nom de Mourna, ni au nom du mont Gerizim. Et l'on ne bénit over la-assiyato que là où celui qui accomplit la mitsva est celui qui bénit. Quand c'est un autre qui bénit, cette exigence ne joue pas. Sache-le : la bénédiction des fiançailles, on ne la dit qu'après les fiançailles.
⚖️ Rosh (1)
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב הַבּוֹדֵק צָרִיךְ שֶׁיְּבָרֵךְ. דְּלָא תֵּימָא אֵינָהּ כָּל כָּךְ מִצְוָה כֵּיוָן דְּאֵינָהּ אֶלָּא לְבַעֵר אֶת הֶחָמֵץ מִן הַבַּיִת. וּמַה שֶׁאֵין מְבָרְכִין עַל בִּיעוּר בְּשָׁעָה חֲמִישִׁית בְּשָׁעָה שֶׁהוּא מוֹצִיא הֶחָמֵץ מִן הַבַּיִת וְהוּא מִצְוָה מִן הַתּוֹרָה כְּדִכְתִיב בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן תַּשְׁבִּיתוּ שְּׂאֹור מִבָּתֵּיכֶם וְדָרְשִׁינַן לְעֵיל דְּבַיּוֹם הָרִאשׁוֹן הַייְנוּ בי"ד. אוֹמֵר אֲנִי דְּהוֹצָאַת חָמֵץ מִן הַבַּיִת קֹודֶם זְמַן אִיסּוּרֵיהּ לָא נָפֵיק מִתַּשְׁבִּיתוֹ דְּהָא אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא לְעֵיל (פְּסָחִים דַּף ה:) תַּשְׁבִּיתוּ הַיְינוּ שְׂרֵיפָה. וְלֹא צִוְּתָה תּוֹרָה לְשָׂורְפוֹ אֶלָּא אַחַר שֶׁכְּבָר נֶאֱסַר. מִידִי דַּהֲוָה אַנּוֹתָר. לְקַמָּן (פְּסָחִים דַּף כז:) אֲבָל בְּעוֹד שֶׁהוּא מֻותָּר בַּאֲכִילָה לֹא יִשְׂרְפֶנּוּ וּמַה שֶׁמּוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִן הַבַּיִת הַיְינוּ שֶׁלֹּא יַעֲבֹור עָלָיו בְּבַל יֵרָאֶה וְאֵין מְפֹורָשׁ בּוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה מִן הַתּוֹרָה שֶׁיְּהֵא מִצְוָה לְבָרֵךְ עָלָיו. וּמִן הָרָאוּי שֶׁיְּבָרֵךְ קֹודֶם בְּדִיקָה עַל בְּדִיקַת חָמֵץ וְתִקְּנוּ לוֹמַר עַל בִּיעוּר חָמֵץ לְפִי שֶׁלְּאַחַר הַבְּדִיקָה מִיָּד הוּא מְבַטֵּל וְהַיְינוּ בִּיעוּר לְחָמֵץ שֶׁאֵינוֹ יָדוּעַ לוֹ וּמַצְנִיעַ אֶת הַיָּדוּעַ לוֹ וְאוֹכֵל מִמֶּנּוּ עַד שָׁעָה חֲמִישִׁית וְאָז מְבַעֲרוֹ מִן הַבַּיִת וְעַל עֵסֶק זֶה נִגְרְרָה הַבְּרָכָה שֶׁל בְּדִיקָה שֶׁהִיא תְּחִלַּת הַבִּיעוּר וְנִגְמַר בְּשָׁעָה חֲמִישִׁית. וְהָא דְּלָא מְבָרְכִין עֲלָהּ שֶׁהֶחֱייָנוּ אע"ג דְּבָאָה מִזְּמַן לִזְמַן. נ"ל כֵּיוָן דְּמִצְוָה זוֹ אֵינָהּ אֶלָּא לְצֹורֶךְ הָרֶגֶל לְתַקֵּן הַבַּיִת וּלְבַעֵר הֶחָמֵץ מִתּוֹכוֹ לְצֹורֶךְ הַמּוֹעֵד סָמְכִינַן לָהּ אַזְּמַן דְּרֶגֶל מִידִי דַּהֲוָה אַעוֹשֶׂה סֻוכָּה וְלוּלָב לְעַצְמוֹ דִּמְחֻויָּב לְבָרֵךְ שֶׁהֶחֱיָינוּ בַּעֲשִׂייָּתוֹ אֶלָּא סָמְכִי' לֵיהּ אַזְּמַן דְּרֶגֶל פ' לוּלָב וַעֲרָבָה ס"ס לז. וי"א שֶׁאֵין לְבוֹדֵק לְדָבָר עַד שֶׁיִּגְמֹור הַבְּדִיקָה וְיֵשׁ מוֹסִיפִין עוֹד יוֹתֵר וְאוֹמְרִים שֶׁאִם סָח בִּדְבָרִים דְּעָלְמָא שֶׁלֹּא מֵעֵין הַבְּדִיקָה שֶׁצָּרִיךְ לַחֲזֹור וְלִבְדֹּוק וּלְבָרֵךְ וְכָל זֶה אֵין נִרְאֶה לִי אֶלָּא שֶׁיֵּשׁ לִיזָּהֵר שֶׁלֹּא יַסִּיחַ בֵּין בְּרָכָה לִתְחִלַּת הַבְּדִיקָה וְאַחַר שֶׁהִתְחִיל לָא הָוְיָא שִׂיחָה הֶפְסֵק מִידִי דַּהֲוָה אַיְּשִׁיבַת סֻוכָּה וּכְאָדָם הַמְדַבֵּר בְּתוֹךְ סְעֻודָּתוֹ דְּלָא הָוְיָא שִׂיחָה הֶפְסֵק לְהַצְרִיךְ לַחֲזֹור וּלְבָרֵךְ עַל הַסֻּוכָּה וּבִרְכַּת הַמּוֹצִיא דְּלָא מָצִינוּ דְּשִׂיחָה הָוֵי הֶפְסֵק אֶלָּא בֵּין תְּפִילִּין לִתְפִילִּין מִשּׁוּם דִּבְרָכָה רִאשׁוֹנָה קָיְימָא נָמֵי אַהַנָּחַת תְּפִילִּין שֶׁל רֹאשׁ וְאִם סָח צָרִיךְ לְבָרֵךְ פַּעַם אַחֶרֶת לְהַנִּיחַ תְּפִילִּין לפר"ת וּלְרַשִׁ"י נָמֵי כֵּיוָן דִּתְרֵי מִצְוֹת נִינְהוּ וְלָא מְעַכְּבִי אַהֲדָדֵי וְאִם לֹא סָח אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ עַל מִצְוַת תְּפִילִּין א"כ הָוֵי הֶיסַּח הַדַּעַת. וּמִיהוּ לְכַתְּחִלָּה טוֹב לִיזָּהֵר שֶׁלֹּא יַעֲסֹוק בְּשִׂיחָה בְּטֵילָה עַד שֶׁיִּגְמֹור כָּל הַבְּדִיקָה כֻּולָּהּ כְּדֵי שֶׁיָּשִׂים אֶל לִבּוֹ לִבְדֹּוק בַּחֲדָרִים וּבָעֲלִיּוֹת וּבְכָל מָקוֹם שֶׁמַּכְנִיסִין בּוֹ חָמֵץ. וְאִם בע"ה אֵינוֹ יָכוֹל לִטְרֹוחַ לִבְדֹּוק בְּכָל הַמְּקוֹמוֹת שֶׁבַּבַּיִת יַעֲמִיד מִבְּנֵי בֵּיתוֹ אֶצְלוֹ בְּשָׁעָה שֶׁהוּא מְבָרֵךְ לִבְדֹּוק וְיִתְפַּזְּרוּ לִבְדֹּוק אִישׁ אִישׁ לִמְקוֹמוֹ עַל סְמַךְ הַבְּרָכָה שֶׁיְּבָרֵךְ בע"ה כִּדְתַנְיָא בַּתּוֹסֶפְתָּא דִּבְרָכוֹת פ"ו עֲשָׂרָה שֶׁעוֹשִׂין מִצְוָה אַחַת אֶחָד מְבָרֵךְ לְכֻולָּם. מַאי מְבָרֵךְ רַב פַּפֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר עַל בִּיעוּר חָמֵץ. רַב פָּפָּא אָמַר לְבַעֵר חָמֵץ . וְהִלְכְתָא עַל בִּיעוּר חָמֵץ פֵּירוּשׁ גַּם עַל בִּיעוּר חָמֵץ אע"ג דִּבְלַבְעַר כ"ע מוֹדוֹ וּבַעַל בִּיעוּר פְּלִיגִי מִשּׁוּם דְּאָמַר בְּמַס' בְּרָכוֹת דַּף נ. מִבִּרְכוֹתָיו שֶׁל אָדָם נִיכָּר שֶׁתַּלְמִיד חָכָם הוּא וְהַמְּבָרֵךְ עַל בִּיעוּר נִיכָּר שֶׁתַּלְמִיד חָכָם הוּא וְיוֹדֵעַ דְּעַל בִּיעוּר נָמֵי לְהַבָּא מַשְׁמַע כִּדְאָמַר בְּפֶ' כֵּיצַד מְבָרְכִין (בְּרָכוֹת דַּף לח:) מִשְׁתַּבְּחִין רַבָּנַן לֵר' זֵירָא אֶת בַּר רַב זְבִיד דְּאָדָם גָּדוֹל הוּא וּבָקִי בִּבְרָכוֹת הוּא אָמַר לָהֶם לִכְשֶׁיָּבֹא לְיֶדְכֶם הֲבִיאוּהוּ לְיָדִי כִּי אֲתָא קְרִיבוּ לֵיהּ תַּכָּא וְאַפִּיקוּ לֵיהּ רִיפְתָּא א"ל לִטְעֹום מַר מִידִי אֲמַר לוֹ לִישְׁרֵי לָן מַר וּפָתַח וְאָמַר מוֹצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ אָמַר זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִים עָלָיו אָדָם גָּדוֹל הוּא בִּשְׁלָמָא אִי אֲמַר לָן הַמּוֹצִיא אָמַר לָן טַעְמָא וְאַשְׁמְעִינַן הִלְכְתָא אֶלָּא אָמַר מוֹצִיא מַאי קמ"ל בְּמוֹצִיא כ'"ע לָא פְלִיגִי אַלְמָא שֶׁצָּרִיךְ לְהַשְׁמִיעֵנוּ חִדּוּשׁ בְּבִרְכוֹתָיו וּלְכָךְ נָהֲגוּ לְבָרֵךְ עַל בִּיעוּר חָמֵץ לְאַשְׁמְעִינַן דְּגַם זֶה לְהַבָּא מַשְׁמַע וְשֶׁלֹּא יִטְעוּ לוֹמַר דְּעַל בִּיעוּר לְשֶׁעָבַר וְאִם בֵּירֵךְ כָּךְ לֹא יָצָא. וּמַה שֶׁחִלְּקוּ בְּמַטְבֵּעַ בְּרָכוֹת יֵשׁ מֵהֶן שֶׁתִּיקְּנוּ בַּעַל וְיֵשׁ מֵהֶן שֶׁתִּיקְּנוּ בְּלָמֶ"ד ר"ת זַ"ל הָיָה נוֹתֵן טַעַם לַדָּבָר דְּכָל מִצְוֹת דְּנַעֲשׂוֹת מִיָּד שַׁיָּיךְ לְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן עַל כְּגוֹן עַל מִקְרָא מְגִילָּה עַל הַטְּבִילָה עַל נְטִילַת יָדַיִם עַל הַפְרָשַׁת תְּרוּמָה עַל אֲכִילַת מַצָּה עַל אֲכִילַת מָרוֹר אֲבָל לְהַנִּיחַ תְּפִילִּין לְהִתְעַטֵּף בְּצִיצִית וְלֵישֵׁב בַּסֻּוכָּה יֵשׁ בָּהֶן שִׁיהוּי וְהַלָּשׁוֹן מוֹרֶה עַל כָּךְ לִהְיוֹת מְעֻוטָּר בִּתְפִילִּין וְלִהְיוֹת עָטוּף בְּצִיצִית וְלֵישֵׁב בַּסֻּוכָּה לֶאֱכֹול וּלְטַייֵּל כָּל הַיּוֹם וּלְהַדְלִיק נֵר חֲנֻוכָּה יֵשׁ שִׁיהוּי בְּמִצְוָתָהּ כִּדְאָמְרִינַן בְּבַמֶּה מַדְלִיקִין דַּף כא: מִצְוָתָהּ מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה עַד שֶׁתִּכְלֶה רֶגֶל מִן הַשּׁוּק. וְכֵן לִשְׁמֹועַ קוֹל שׁוֹפָר יֵשׁ שִׁיהוּי לְהַפְסָקָה בֵּין הַתְּקִיעוֹת דְּעִיקַּר מִצְוַת שׁוֹפָר עַל סֵדֶר הַבְּרָכוֹת. וּמַה שֶׁאֵין מְבָרְכִין עַל קְרִיאַת הַלֵּל וְאָנוּ מְבָרְכִין עַל מִקְרָא מְגִילָּה הַייְנוּ טַעְמָא לְפִי שֶׁקּוֹרְאִים אֶת הַמְּגִילָּה בְּלֹא הֶפְסֵק אֲבָל בִּקְרִיאַת הַהַלֵּל מַפְסִיקִין וְהַצִּבּוּר עוֹנִין רָאשֵׁי הַפְּסוּקִים. וְעוֹד דְּאָמְרִינַן בִּפְסָחִים דַּף קיז. דְּעִיקַּר קְרִיאַת הַלֵּל תִּקְּנוּ נְבִיאִים הָרִאשׁוֹנִים לִקְרוֹתוֹ עַל כָּל צָרָה שֶׁלֹּא תָבֹא עַל הַצִּבּוּר לִכְשֶׁיִּגָּאֲלוּ גּוֹמְרִין אֶת הַלֵּל הִלְכָּךְ שַׁיָּיךְ בֵּיהּ הַאי לִישָּׁנָא לִקְרוֹת אֶת הַלֵּל דְּכָל מִצְוָה שֶׁאֵינָהּ חוֹבָה תָּמִיד לֹא שַׁיָּיךְ בֵּיהּ עַל וּמַה שֶׁמְּבָרְכִין לְהַכְנִיסוֹ וְכוּ' מִשּׁוּם דִּבְרָכָה זוֹ לֹא נִתְקְנָה לְגַמְרֵי עַל מִצְוָה זוֹ תֵּדַע דְּהָא מְבָרְכִין אוֹתָהּ לְאַחַר הַמִּילָה אֶלָּא נִתְקְנָה לְהוֹדוֹת וּלְהַלֵּל וּלְשַׁבֵּחַ להקב"ה שֶׁצִּוָּה לַעֲשׂוֹת מִצְוָה זוֹ בְּכָל פַּעַם שֶׁתָּבֹא לְיָדֵינוּ. וּמַה שֶׁמְּבָרְכִין בִּתְפִילִּין שֶׁל יָד לְהַנִּיחַ וְעַל שֶׁל רֹאשׁ עַל מִצְוַת מִשּׁוּם דְּלָא רָצוּ חֲכָמִים לְתַקֵּן שְׁתֵּי בְּרָכוֹת זוֹ אַחַר זוֹ בְּמִצְוָה אַחַת שָׁווֹת וְתִקְּנוּ בְּשֶׁל רֹאשׁ עַל מִצְוַת שֶׁהִיא גְּמַר הַמִּצְוָה. וְרִיבָ"א הָיָה מְחַלֵּק דְּמִצְוָה דְּאֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹת ע"י שָׁלִיחַ מְבָרֵךְ עַל אֲבָל מִצְוָה שֶׁהוּא בְּעַצְמוֹ צָרִיךְ לַעֲשׂוֹתָהּ צָרִיךְ לְבָרֵךְ בְּלָמֶ"ד וְזוֹ הִיא קְצָת סְבָרַת הַשַּׁ"ס דִּלְמוּל מַשְׁמַע דְּלָא סַגִּי דְּלָאו אִיהוּ מְהִיל וְעַל שׁוֹפָר אָנוּ מְבָרְכִים לִשְׁמֹועַ בְּקוֹל שׁוֹפָר דְּלָא סַגִּי דְּלָאו אִיהוּ שׁוֹמֵעַ וְלִקְרֹוא אֶת הַלֵּל אע"פ דְּשׁוֹמֵעַ כְּעוֹנֶה כְּמוֹ גַּבֵּי מִקְרָא מְגִילָּה מ"מ מִצְוָה לַעֲנוֹת בְּרָאשֵׁי הַפִּרְקֵי' אע"פ דְּשׁוֹמֵעַ כְּעוֹנֶה. וְעַל הַטְּבִילָה אע"ג דִּטְבִילַת טְמֵאִים א"א לַעֲשׂוֹת ע"י שָׁלִיחַ כֵּיוָן דִּטְבִילַת כֵּלִים אֶפְשָׁר לְקַיֵּים ע"י שָׁלִיחַ לָא פְּלוּג. וְגַם מִשּׁוּם דִּטְבִילַת גֵּרִים שֶׁהִיא לְאַחַר הַטְּבִילָה. וְעַל נְטִילַת לוּלָב לְפִי שֶׁפְּעָמִים מְבָרֵךְ אַחַר שֶׁיָּצָא בּוֹ שֶׁכְּבָר נָטַל לֹא שַׁיָּיךְ לְבָרֵךְ לִיטֹּול מִשּׁוּם דִּלְהַבָּא מַשְׁמַע וְהַייְנוּ נָמֵי טַעְמָא דְּעַל נט"י. וּלְהַדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנֻוכָּה אע"ג דְּאֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹת ע"י שָׁלִיחַ אוֹרְחָא דְמִילְּתָא הוּא שֶׁכָּל אָדָם מַדְלִיק בְּבֵיתוֹ מִפְּנֵי חֲבִיבוּת הַנֵּס וְכֵן נֵר שֶׁל שַׁבָּת וְעַל סְפִירַת הָעֹומֶר לְפִי שֶׁנָּהֲגוּ שש"צ מְבָרֵךְ לְהוֹצִיא אֶת מִי שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ לְבָרֵךְ לְכָךְ מְבָרְכִין עַל. וּבִתְפִילִּין נִמְצָא בִּסְפָרִים מְדֻויָּקִים בְּמִצְוַת תְּפִילִּין וְכֵן כָּתַב רַב אִלְפָּס זַ"ל. וְעַל הַתּוֹרָה מְבָרְכִין בְּאַשְׁכְּנַז לַעֲסֹוק בְּדִבְרֵי תּוֹרָה. וּלְפִי טַעַם זֶה מְבָרְכִין לֶאֱכֹול מַצָּה וְלֶאֱכֹול מָרוֹר: וּמִיבְעֵי לֵיהּ לְאִינִישׁ לְבָרוֹכֵי בְּרֵישָׁא וַהֲדַר בְּדִיק. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל כָּל הַמִּצְוֹת כֻּולָּן מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן עוֹבֵר לַעֲשִׂייָּתָן. אָמַר רַב חִסְדָּא חוּץ מִן הַטְּבִילָה. מ"ט דְּאַכַּתִּי גַּבְרָא לָא חֲזֵי. ת"ר טָבַל וְעָלָה בַּעֲלִייָּתוֹ אוֹמֵר בא"י אמ"ה אקב"ו עַל הַטְּבִילָה וּמְפָרְשִׁי לָהּ רַבָּנָן דְּבִטְבִילַת גֵּר בִּלְבַד קָאָמַר דְּלָא מָצֵי לְמֵימַר קֹודֶם טְבִילָה אקב"ו אֲבָל שְׁאָר חַייָּבֵי טְבִילוֹת מְבָרְכִין וְאַחַ"כּ טוֹבְלִים דְּהָא קי"ל נִדָּה קוֹצָה לָהּ חַלָּה וּמְחַייְּבָא לְבָרוֹכֵי לְהַפְרִישׁ חַלָּה. וּתְנַן נָמֵי (בְּרָכוֹת כו.) גַּבֵּי זָב שֶׁרָאָה קֶרִי וְנִדָּה שֶׁפָּלְטָה שִׁכְבַת זֶרַע צְרִיכִין טְבִילָה טַעְמָא דְּרָאָה קֶרִי וּפָלְטָה שִׁכְבַת זֶרַע צְרִיכִין טְבִילָה הָא לֹא רָאָה קֶרִי וְלֹא פָּלְטָה ש"ז קוֹרֵא וּמִתְפַּלֵּל וְאֵין צְרִיכִין טְבִילָה. ור"י מְפָרֵשׁ דְּאֵין לִמְחוֹת בְּנָשִׁים שֶׁמְּבָרְכוֹת אַחַר טְבִילָה וְלֹא קֹודֶם כֵּיוָן דְּאִיכָּא גֵּר דְּלָא מָצֵי לְבָרֵךְ עַד לְאַחַר הַטְּבִילָה לָא פְּלוּג. וְהַאי טַעְמָא נָמֵי שַׁיָּיךְ בִּנְטִילַת יָדַיִם שֶׁנָּהֲגוּ לְבָרֵךְ אַחַר הַנְּטִילָה לְפִי שֶׁבַּבָּקָר כְּשֶׁיָּדָיו מְלֻוכְלָכוֹת לָא מָצֵי לְבָרוֹכֵי עַד אַחַר הַנְּטִילָה לְכָךְ נָהֲגוּ לַעֲשׂוֹת כֵּן אַף בִּנְטִילָה דִּסְעוּדָה. וְעוֹד יֵשׁ טַעַם אַחֵר בִּנְטִילָה כֵּיוָן דִּמְבָרֵךְ קֹודֶם נִיגּוּב גַּם זוֹ מִצְוַת נְטִילָה כִּדְאָמְרִינַן בְּסוֹטָה (דַּף ד:) כָּל הָאוֹכֵל פַּת בְּלֹא נִיגּוּב כְּאִילּוּ אוֹכֵל לֶחֶם טָמֵא:
Rav Yehouda à dit au nom de Rav : celui qui vérifie doit bénir. Afin qu'on ne dise pas que la mitsva est mince, puisqu'elle ne vise que le retrait du hamets de la maison. Et pourquoi ne bénit-on pas sur le biour à la cinquième heure, au moment où il sort le hamets de la maison, alors que c'est une mitsva de la Torah, comme il est écrit : le premier jour vous ferez cesser le levain de vos maisons, et nous avons exposé plus haut que le premier jour, c'est le 14. Je dis : sortir le hamets de la maison avant le temps de son interdit ne réalise pas tashbitu. Car Rabbi Akiva à dit plus haut (Pessahim 5b) : tashbitu, c'est la brûlure. Et la Torah n'a ordonné de le brûler qu'une fois qu'il est déjà interdit, à la manière du notar, plus loin (Pessahim 27b). Tant qu'il est encore permis à la consommation, il ne le brûlera pas. Et ce qu'on sort de la maison, c'est pour qu'il ne transgresse pas bal yerae. Il n'y a pas là de mitsva positive de la Torah explicitement dite, sur laquelle il y aurait à bénir. Il serait juste de bénir avant la bedika al bedikat hamets. Ils ont institué de dire al biour hamets, parce qu'aussitôt après la bedika il annule, et c'est le biour du hamets qui ne lui est pas connu. Il met de côté celui qui lui est connu, il en mange jusqu'à la cinquième heure, puis il l'élimine de la maison. Sur tout cet ensemble se rattache la bénédiction de la bedika, qui est le début du biour et qui s'achève à la cinquième heure. Et pourquoi on ne bénit pas shehe'heyanou sur elle, bien qu'elle revienne de temps en temps. Il me semble : cette mitsva ne vise que le besoin de la fête, préparer la maison et en éliminer le hamets pour le moèd. Nous nous appuyons sur le zeman de la fête. Comme celui qui fait une soukka et un loulav pour lui-même : il est tenu de bénir shehe'heyanou en les faisant, et l'on s'appuie sur le zeman de la fête, au chapitre Loulav va-arava, à l'endroit marqué 37. Et il en est qui disent que celui qui vérifie ne doit pas parler jusqu'à ce qu'il ait achevé la bedika. Il en est qui ajoutent : s'il à parlé de choses du monde étrangères à la bedika, il doit vérifier de nouveau et bénir. Tout cela ne me paraît pas. Il faut veiller à ne pas s'interrompre entre la bénédiction et le début de la bedika. Après qu'il à commencé, la parole n'est pas une interruption, comme pour celui qui siège dans la soukka, et comme pour un homme qui parle au milieu de son repas : la parole n'est pas une interruption qui obligerait à bénir de nouveau sur la soukka et sur ha-motsi. Car la parole n'est une interruption qu'entre téfilines et téfilines : la première bénédiction vaut aussi pour la pose des téfilines de la tête, et s'il à parlé il doit bénir une seconde fois le-hania'h tefillin, selon Rabbeinou Tam. Selon Rachi aussi : ce sont deux mitsvot, elles ne s'invalident pas l'une l'autre ; s'il n'a pas parlé, il n'a pas à bénir al mitsvat tefillin. S'il à parlé, c'est un hessa'h ha-daat, un détournement de l'attention. Toutefois, au départ, il est bon de veiller à ne pas s'occuper de paroles vaines jusqu'à la fin de toute la bedika, afin qu'il mette son cœur à vérifier les pièces, les étages, et tout endroit où l'on introduit du hamets. Et si le maître de maison ne peut pas vérifier tous les endroits de la maison, il placera des gens de sa maison près de lui au moment où il bénit pour vérifier, et ils se disperseront, chacun à sa place, en s'appuyant sur la bénédiction du maître de maison. Comme on enseigné dans la Tossefta de Berakhot, chapitre 6 : dix personnes qui font une seule mitsva, l'un bénit pour tous. Que bénit-il ? Rav Pappi, au nom de Rava, à dit : al biour hamets. Rav Papa à dit : le-vaer hamets. Et la halakha est al biour hamets. Explication : al biour hamets aussi, bien que sur le-vaer tout le monde soit d'accord, et que sur al biour ils divergent. Parce qu'il est dit dans le traité Berakhot, page 50à : aux bénédictions d'un homme on reconnaît qu'il est un talmid 'hakham. Celui qui bénit al biour se reconnaît talmid 'hakham : il sait que al biour, lui aussi, signifie pour l'avenir. Comme il est dit au chapitre Keitsad mevarkhin (Berakhot 38b) : les rabbins vantaient devant Rabbi Zeira le fils de Rav Zevid, grand homme, expert en bénédictions. Il leur dit : quand il viendra entre vos mains, amenez-le-moi. Quand il vint, on approcha une table et on sortit du pain. Il lui dit : que le maître goûte quelque chose. Il lui dit : que le maître nous récite. Il ouvrit et dit : motsi le'hem min ha-arets. Il dit : c'est celui dont on dit qu'il est un grand homme. Admettons : s'il nous avait dit ha-motsi, il nous aurait exposé une raison et enseigné une halakha. Il à dit motsi : qu'enseigné-t-il ? Sur motsi, tout le monde est d'accord. On en déduit qu'il faut faire entendre une nouveauté dans ses bénédictions. C'est pourquoi l'usage est de bénir al biour hamets, pour enseigner que celle-ci aussi signifie pour l'avenir, et pour qu'on ne prenne pas al biour comme visant le passé, au point que celui qui a béni ainsi ne soit pas quitte. Sur le partage des formules : il en est qu'ils ont fixées avec al, il en est qu'ils ont fixées avec un lamed. Rabbeinou Tam, sa mémoire en bénédiction, en donnait la raison. Toute mitsva qui s'accomplit sur-le-champ, on bénit sur elle avec al : al mikra megilla, al ha-tevila, al netilat yadayim, al hafrashat terouma, al akhilat matsa, al akhilat maror. le-hania'h tefillin, le-hitatef be-tsitsit, leichev ba-soukka : il y a en elles une durée, et la langue l'indique, être couronné des téfilines, être enveloppé du tsitsit, siéger dans la soukka pour manger et se promener toute la journée. le-hadlik ner 'Hanouka : il y a une durée dans sa mitsva, comme nous disons dans Bame madlikin, page 21b : sa mitsva va du coucher du soleil jusqu'à ce que le pied cesse du marché. lichmoa kol chofar : il y a une durée, l'intervalle entre les sonneries, car l'essentiel de la mitsva du chofar porte sur l'ordre des bénédictions. Pourquoi on ne bénit pas al keriat ha-hallel, alors qu'on bénit al mikra megilla : on lit la meguila sans interruption, mais dans le hallel on s'interrompt, et le public répond les têtes des versets. En outre, à Pessahim 117à, l'essentiel de la lecture du hallel à été institué par les premiers prophètes, pour le lire sur toute détresse qui ne devrait pas venir sur la communauté ; quand ils sont délivrés, ils achèvent le hallel. Cette langue lui convient : likrot et ha-hallel. Toute mitsva qui n'est pas une obligation constante, al ne lui convient pas. Pourquoi on bénit le-hakhnisso : cette bénédiction n'a pas été instituée tout entière sur cette mitsva. Sache-le : on la dit après la mila. Elle à été instituée pour remercier, louer et célébrer Hachem, qui a ordonné de faire cette mitsva chaque fois qu'elle vient entre nos mains. Pourquoi, pour les téfilines de la main, on bénit le-hania'h, et pour celles de la tête, al mitsvat : les sages n'ont pas voulu deux bénédictions identiques l'une après l'autre pour une seule mitsva, et ils ont institué pour la tête al mitsvat, qui est l'achèvement de la mitsva. Le Riva distinguait : une mitsva qu'on peut faire par un envoyé, on bénit al ; une mitsva qu'il doit faire lui-même, il bénit avec un lamed. C'est un peu le raisonnement du Talmud : limol exige que ce soit lui qui circoncise. Sur le chofar, on bénit lichmoa be-kol chofar : il faut que ce soit lui qui entende. likro et ha-hallel : celui qui entend est comme celui qui répond, comme pour mikra megilla ; il reste une mitsva de répondre aux têtes des sections, bien que celui qui entend soit comme celui qui répond. al ha-tevila : la tevila des impurs ne se fait pas par un envoyé, mais la tevila des ustensiles le peut, et on n'a pas distingué. Il y a aussi la tevila des convertis, dont la bénédiction se dit après la tevila. al netilat loulav : parfois on bénit après en être quitte, l'ayant déjà pris ; litol signifierait l'avenir, et ne convient pas. Même raison pour al netilat yadayim. le-hadlik ner chel 'Hanouka : on peut le faire par un envoyé, et la manière ordinaire est que chacun allume chez lui, à cause de l'attachement au miracle ; de même la lampe de Chabbat. al sefirat ha-omer : l'usage est que l'émissaire de la communauté bénisse pour acquitter celui qui ne sait pas bénir, c'est pourquoi on bénit al. Pour les téfilines, les livres précis portent be-mitsvat tefillin, et ainsi à écrit Rav Alfas, sa mémoire en bénédiction. Sur la Torah, en Achkenaz, on bénit laassok be-divrei Torah. Selon cette raison, on bénit le-ekhol matsa et le-ekhol maror. Il faut que l'homme bénisse d'abord, puis qu'il vérifie. Car Rav Yehouda à dit au nom de Chmouel : toutes les mitsvot, on bénit sur elles en étant sur le point de les accomplir. Rav Hisda à dit : sauf la tevila. Quelle est la raison ? L'homme n'est pas encore apte. Les maîtres ont enseigné : il s'est immergé et il est monté ; à sa montée il dit Baroukh ata Hachem Elokeinou melekh ha-olam, acher kiddeshanou be-mitsvotav ve-tsivanou al ha-tevila. Les rabbins expliquent : cela ne vise que la tevila d'un converti, car il ne peut pas dire avant la tevila acher kiddeshanou ; les autres astreints à une tevila bénissent, puis s'immergent. Car nous tenons : une nidda sépare sa halla, et elle est tenue de bénir sur cette séparation. Nous avons aussi appris (Berakhot 26a), au sujet d'un zav qui a vu une émission et d'une nidda qui a rejeté de la semence : ils ont besoin d'une tevila. S'ils en ont besoin, c'est à cause de l'émission et de la semence. Donc, sans émission et sans semence, il lit le Chema et il prie, et ils n'ont pas besoin de tevila. Le Ri explique : on ne protesté pas contre les femmes qui bénissent après la tevila, et non avant, puisque le converti ne peut bénir qu'après la tevila : on n'a pas distingué. Cette raison vaut aussi pour la netila des mains. L'usage est de bénir après la netila, parce que le matin, les mains souillées, on ne peut pas bénir avant la netila ; on fait de même pour la netila du repas. Autre raison : il bénit avant le séchage, et le séchage fait partie de la mitsva de la netila, comme il est dit à Sota 4b : quiconque mange du pain sans s'être séché, c'est comme s'il mangeait un pain impur.
💡 Explication

Celui qui fait la bedika bénit. Rav Pappi au nom de Rava : le-vaer hamets. Rav Papa au nom de Rava : al biour hamets. Sur le-vaer, l'accord est entier : la formule vise l'avenir, et la berakha précède l'acte.

Les Tossefot en tirent la bénédiction du père à la mila, le-hakhnisso. Rabbeinou Tam : à Chabbat 137b elle se dit après la mila. Elle loue Hachem pour la mitsva quand elle se présente, et elle fait savoir que cette mila est au nom du Créateur. On ne bénit over la-assiyato que lorsque l'auteur de l'acte est l'auteur de la berakha. La berakha des fiançailles se dit après les fiançailles.

Le Roch, sur cette ligne, attribue al biour à Rav Pappi et le-vaer à Rav Papa, et tranche al biour hamets, pour enseigner que al vise aussi l'avenir. La berakha de la bedika couvre tout le biour, jusqu'à la cinquième heure.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).