Pesachim 83b - Os en tas, nerfs à brûler, et combustion repoussée

Pesachim 83b

Sougya : Rav Zevid achève la réponse ouverte en 83a : des os trouvés en tas, dont le dessus a la moelle extraite. Pour les kodachim, on tient que toute la moelle a été extraite et mangée avant le notar.

Pour le Pessa'h, l'interdit de bris d'os laisse craindre que la moelle soit restée : il faut tout vérifier. La michna brûle aussi les nerfs le seize.

Rav Hisda vise le gid hanashe selon Rabbi Yehouda, Rav Ashi la graisse de ce nerf, Ravina le nerf extérieur. Puis : pourquoi l'asse de "au feu vous le brûlerez" ne repousse-t-il pas l'interdit du travail de Yom Tov ?

Hizkiya donne un second matin, Abaye exclut l'holocauste d'un jour de semaine, Rava lit "cela seul" comme l'exclusion des actes préparatoires.

Os trouvés en tas : Rav Zevid Le dessus est extrait. Faut-il brûler le tas ? Os des kodachim Pas d'interdit de bris d'os Il aurait extrait la moelle de tous les os, et mangé. Inutile de vérifier le dessous. Pas de combustion La moelle n'est pas devenue notar Os du Pessa'h Interdit de bris d'os Peut-être seuls les os vus ont été extraits. Il faut vérifier chaque os. Combustion La moelle peut être restée dedans Désaccord avec Rav Nahman : os déjà extraits. Le shimush notar n'est pas assez grave pour brûler par doute.
Rav Zevid : tas dont le dessus a la moelle extraite. Kodachim, sans bris d'os : toute la moelle a été mangée, pas de combustion. Pessah : la moelle peut rester, on vérifie tout, combustion. Face à Rav Nahman, le shimush notar ne fait pas brûler par doute.
Quels nerfs la michna envoie-t-elle au feu le 16 ? Os, nerfs et notar : brûlés le seize. Les nerfs sont nommés à part. Nerfs de viande On les mange. Hors de la liste. Laissés par négligence C'est déjà le notar de la michna. Reste : les nerfs du cou, durs S'ils ne comptent pas comme viande, pourquoi les brûler ? On les jetterait. Rav Hisda Gid hanashe selon Rabbi Yehouda Un seul côté, celui de droite. Tendre, apte à être mangé. Rav Ika : reconnus, puis mélangés. Les deux au feu Chacun peut être le permis devenu notar Rav Ashi Graisse du gid Permise par la Tora Israël sont saints : usage de l'interdire. Le notar s'y applique, on ne la mange pas. Combustion Dès le départ, destinée au feu. Mention à part. Ravina Nerf extérieur Chmouel : deux nerfs Intérieur : Tora, malkot. Extérieur : rabbinique. Apte par la Tora : le notar prend. Combustion On ne le mange pas à cause du rabbinique
La michna brûle des nerfs le 16. Nerfs de viande : on les mange. Négligence : c'est le notar. Rav Hisda : gid hanashe de Rabbi Yehouda, reconnus puis mélangés. Rav Ashi : graisse permise par la Tora, interdite par l'usage. Ravina : nerf extérieur, rabbinique, apte par la Tora.
Pourquoi la combustion ne repousse pas Yom Tov Question : que l'asse de la combustion repousse l'interdit du travail. Hizkiya Ad boker, deux fois Le second est en trop Il donne un second matin pour la combustion. Le 16, pas le matin de Yom Tov Abaye Olat Chabbat be-shabbato Pas l'ola d'un jour de semaine, ni à Yom Tov Même la haktara ne repousse pas. A plus forte raison le pesoul. Pessa'h : sang jeté le 14 Rava Hu levado ye'aseh lakhem Hu : la nourriture, pas les makhshirim Actes faisables la veille. Levado : suite en 84a Michna : brûler le 16. Si le 16 tombe Chabbat, le 17. La combustion des kodachim ne repousse ni Chabbat ni Yom Tov. Trois lectures du verset, trois raisons de ne pas brûler le jour de fête.
L'asse de la combustion ne repousse pas le travail de Yom Tov. Hizkiya : un second matin, le 16. Abaye : l'ola d'un jour de semaine ne monte pas à Yom Tov. Rava : "cela" exclut les actes préparatoires faisables la veille. "Seul" continue en 84a.
1
שמצאן צבורין צבורין, ומהן חלוצין. עצמות קדשים דאין בהן משום שבירת העצם — לכולהו הוה חליץ להו ואכיל להו, ולא בעי שריפה.

Lorsqu'on les a trouvés en tas distincts, et que certains d'entre eux ont la moelle extraite. Les os des kodachim, qui ne comportent pas d'interdit de bris d'os : il les aurait tous extraits et il en aurait mangé la moelle, et ils n'exigent pas la combustion.

📜 Rachi (2)
שמצאן צבורין צבורין ובדק עליונים ומצאן חלוצין:
Il a vérifié ceux du dessus et les a trouvés extraits.
עצמות קדשים לא בעו למיבדק תחתונים אבל עצמות פסח בעו למיבדק כולהו ובהא פליג רב זביד אדרב נחמן דאי מצאן חלוצין לא חמיר שימוש נותר כולי האי להצריכו שריפה מספק ולומר בתר איסורייהו חלצינהו:
On n'a pas à vérifier ceux du dessous. Mais les os du Pessa'h, on doit les vérifier tous. Et sur ce point Rav Zevid est en désaccord avec Rav Nahman : si on les a trouvés extraits, le shimush notar (avoir servi de support au notar) n'est pas assez grave pour exiger la combustion par doute, en disant qu'il les a extraits après qu'ils furent devenus interdits.
💡 Explication

La phrase continue Rav Zevid, ouvert à la fin de 83a. Rav Nahman bar Yitzhak parlait d'os déjà trouvés chaloutzim (moelle extraite). Rav Zevid parle de tas : on n'a vu que le dessus.

Sans interdit de shevirat ha-etsem (bris d'os), rien n'empêchait d'extraire toute la moelle avant qu'elle devienne notar. Le dessus extrait suffit pour le tas entier. On ne brûle pas.

2
עצמות הפסח דיש בהן משום שבירת העצם — דילמא הני דחלצינהו, ולהנך לא חלצינהו, ובעי שריפה.

Les os du Pessa'h, qui comportent un interdit de bris d'os : peut-être ceux-ci, il les a extraits, et ceux-là, il ne les a pas extraits, et ils exigent la combustion.

💡 Explication

Le Pessa'h interdit de briser l'os. On a pu n'extraire que les os accessibles et laisser la moelle dans les autres. Cette moelle, une fois le temps passé, est du notar enfermé dans l'os : le tas exige la srefa (combustion).

Rachi, au segment précédent, en tire la vérification : pour le Pessa'h, on contrôle chaque os. Et le désaccord avec Rav Nahman porte sur les os déjà extraits : Rav Zevid refuse de brûler sur le seul doute que l'extraction ait eu lieu après l'interdit.

🖼️ Schéma
Os trouvés en tas : Rav Zevid Le dessus est extrait. Faut-il brûler le tas ? Os des kodachim Pas d'interdit de bris d'os Il aurait extrait la moelle de tous les os, et mangé. Inutile de vérifier le dessous. Pas de combustion La moelle n'est pas devenue notar Os du Pessa'h Interdit de bris d'os Peut-être seuls les os vus ont été extraits. Il faut vérifier chaque os. Combustion La moelle peut être restée dedans Désaccord avec Rav Nahman : os déjà extraits. Le shimush notar n'est pas assez grave pour brûler par doute.
Kodachim : le dessus extrait vaut pour tout le tas, pas de combustion. Pessa'h : la moelle peut rester dans les os non vus, combustion, et il faut tout vérifier.
3
אמר רב יהודה אמר רב: כל הגידין בשר, חוץ מגידי צואר.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : tous les nerfs sont de la viande, sauf les nerfs du cou.

📜 Rachi (2)
כל הגידין בשר הרי הן כבשר ונימנין עליהן בפסח ויוצא ידי חובתו:
Ils sont comme de la viande : on s'inscrit sur eux pour le Pessa'h, et on s'en acquitte.
חוץ מגידי צואר שהוא אצל הרחב וקשה ועץ בעלמא הוא:
Sauf les nerfs du cou : celui qui est près de la partie large. Il est dur, et ce n'est que du bois.
💡 Explication

Nouveau fil. Un guid (nerf) ordinaire a le statut de bassar (viande) : on peut se faire compter dessus pour le groupe du Pessa'h, et en manger compte pour la mitsva.

Exception : les nerfs du cou, près de la partie large, trop durs. Rachi les traite comme du bois. Ils ne servent ni à l'inscription ni à l'acquittement.

4
תנן: העצמות והגידים והנותר ישרפו בששה עשר. הני גידין היכי דמי? אילימא גידי בשר — ניכלינהו? ואי דאיתותר — היינו נותר? אלא פשיטא: גידי צואר.

Nous avons appris : les os, les nerfs et le notar seront brûlés le seize. Ces nerfs, dans quel cas ?

Si tu dis : des nerfs de viande, qu'on les mange. Et s'ils ont été laissés en trop, c'est le notar.

C'est donc évident : les nerfs du cou.

📜 Rachi (3)
הני גידין דקאמר עיקרן ותחלתן לשריפה היכי דמי:
Ces nerfs, dont il dit que leur statut principal, dès le départ, est la combustion : dans quel cas ?
ואי דאייתור ע"י שנתעצלו באכילתן היינו נותר:
Et s'ils ont été laissés en trop parce qu'on a négligé de les manger : c'est le notar.
אלא פשיטא בגידי צואר קאמר ומשום שאין נאכלין מחמת קשיין מני להו בהדי עצמות וקאמר דעיקרן לשריפה דמסתמא לא אכיל להו:
C'est donc évident : il parle des nerfs du cou. Et parce qu'on ne les mange pas à cause de leur dureté, il les compte avec les os, et il dit que leur statut principal est la combustion, car en pratique on ne les mange pas.
💡 Explication

La michna (83a) brûle le seize trois choses : os, nerfs, notar. La Guemara cherche quels nerfs ont, dès l'origine, la combustion pour statut.

Des nerfs de viande se mangent. Des nerfs qu'on a simplement tardé à manger sont déjà le notar de la michna. Reste les nerfs du cou : durs, laissés, comptés avec les os.

5
אי אמרת בשלמא בשר נינהו, אמטו להכי בעי שריפה. אלא אי אמרת לאו בשר נינהו — למה להו שריפה? אמר רב חסדא: לא נצרכא אלא לגיד הנשה, ואליבא דרבי יהודה.

Passe encore si tu dis qu'ils sont de la viande : c'est pour cela qu'ils exigent la combustion. Mais si tu dis qu'ils ne sont pas de la viande, pourquoi leur faudrait-il la combustion ?

Rav Hisda a dit : cela n'a été nécessaire que pour le gid hanashe, et selon Rabbi Yehouda.

📜 Rachi (2)
אי אמרת בשלמא בשר נינהו ואי אכיל להו נפיק בהו אמטו להכי בעי שריפה כו':
Passe encore si tu dis qu'ils sont de la viande, et que si on les mange on s'en acquitte : c'est pour cela qu'ils exigent la combustion, etc.
לא נצרכא אלא לגיד הנשה כו' לעולם גידי צואר לאו בשר נינהו ושאר גידים בשר גמור וראוי לאכילה ומתני' דמשמע דיש גידים שהן בשר ליטען שריפה וסתמן אין נאכלין דקאמר ישרפו בט"ז בגיד הנשה שהוא רך וכשר לאכילה:
Cela n'a été nécessaire que pour le gid hanashe, etc. En définitive, les nerfs du cou ne sont pas de la viande, et les autres nerfs sont de la viande à part entière, propre à être mangée. Et la michna, qui implique qu'il existe des nerfs qui sont de la viande et qui exigent la combustion, alors qu'en pratique on ne les mange pas, puisqu'elle dit qu'on les brûlera le seize, vise le gid hanashe, qui est tendre et apte à être mangé.
🗂️ Tossefot (1)
אי אמרת בשלמא בשר נינהו כו' ואין להקשות אי בשר נינהו ליכלינהו דלאו בשר גמור הוא שיהא טעמם כטעם בשר מיהו לענין שריפה בעי למימר דליהוו בשר:
Passe encore si tu dis qu'ils sont de la viande, etc. Et il ne faut pas objecter : s'ils sont de la viande, qu'on les mange. Car ils ne sont pas de la viande complète, au point que leur goût soit celui de la viande. Toutefois, pour la combustion, il faut soutenir qu'ils comptent comme de la viande.
💡 Explication

Rav a exclu les nerfs du cou du statut de viande. S'ils sont quand même de la viande, le notar les atteint et la combustion se comprend. S'ils sont du bois, on les jette : la michna n'a pas à les brûler.

Rav Hisda déplace la michna. Les nerfs du cou restent hors viande. La mention vise le gid hanashe (nerf sciatique) selon Rabbi Yehouda : tendre, mangeable, et pourtant non mangé. Tosafot écarte une objection sur le goût : pour le feu, le statut de viande suffit, même si le goût n'est pas celui de la viande.

6
דתניא, רבי יהודה אומר: אינו נוהג אלא באחת, והדעת מכרעת של ימין.

Comme on l'enseigne : Rabbi Yehouda dit : il ne s'applique qu'à un seul, et le raisonnement tranche pour celui de droite.

📜 Rachi (1)
לעולם פשיטא ליה דשל ימין ומתני' דלא מצי אכיל ליה ומצריך ליה שריפה כשנתערבו לאחר מכאן. בשהוכרו לאו דוקא דודאי מתחלתו הוכרו דאין לך אדם שאינו מכיר בין צד ימין לצד שמאל:
En définitive, il lui est clair que c'est celui de droite. Et la michna est un cas où l'on ne peut pas le manger et où elle exige la combustion, lorsqu'ils se sont mélangés ensuite. "Lorsqu'ils ont été reconnus" n'est pas à prendre à la lettre : dès le départ ils étaient reconnus, car il n'est personne qui ne distingue le côté droit du côté gauche.
💡 Explication

Baraïta. Pour Rabbi Yehouda, l'interdit du gid hanashe de la Tora ne vise qu'une cuisse. Le raisonnement (daat) désigne la droite.

Rachi lit déjà la suite : Rabbi Yehouda est fixé sur la droite. La michna brûle parce que les deux nerfs se sont mélangés après coup. Tout le monde distingue droite et gauche : la reconnaissance est là dès le début.

7
ואלא תפשוט דספוקי מספקא ליה לרבי יהודה. דאי מיפשיט פשיטא ליה, ההיא דהיתירא ניכליה, ודאיסורא נישדייה — למה ליה שריפה!

Alors, tranche au moins que Rabbi Yehouda est dans le doute. Car si c'était tranché et clair pour lui, celui qui est permis, qu'on le mange, et celui qui est interdit, qu'on le jette.

Pourquoi lui faudrait-il la combustion ?

📜 Rachi (2)
לר' יהודה דאמר אין נוהג אלא באחת ולא ידעינן בהי מינייהו הילכך מתחלה עומד אותו של היתר לשריפה משום דלא ידע ליה דליכליה:
Pour Rabbi Yehouda, qui a dit qu'il ne s'applique qu'à un seul, et nous ne savons pas lequel des deux. Dès lors, dès le départ, celui qui est permis est destiné à la combustion, parce qu'il ne le reconnaît pas pour le manger.
ופרכינן תיפשוט מיהא דמספקא ליה לרבי יהודה בהי נהיג דהא מילתא איבעיא לן בפ' גיד הנשה (חולין צ:) דקתני ר' יהודה אומר אין נוהג אלא באחת והדעת מכרעת של ימין ואיבעיא לן מיפשט ליה לרבי יהודה דשל ימין ומאי דעת דקא אמר דעת תורה כדמפרש התם הירך המיומנת שבירך או דילמא ספוקי מספק' ליה ומאי דעת דעת נוטה כלומר מסתברא הכי תיפשוט ממתני' מדקא אמר תחלתו לשריפה ודאי מספקא ליה הילכך שריפה בעו תרוייהו דאכל חד וחד אמר האי דהיתירא הוה והרי הוא נותר ומתחלתו לא היה יכול לאוכלו שמא זהו של איסור דאי פשיטא ליה אמאי תחלתו לשריפה דהיתירא ניכליה דאיסורא נשדייה:
Et nous objectons : tranche au moins que Rabbi Yehouda est dans le doute sur celui auquel l'interdit s'applique. Car cette question, nous l'avons posée au chapitre Gid haNashe (Houlin 90b). On y enseigne : Rabbi Yehouda dit qu'il ne s'applique qu'à un seul, et le raisonnement tranche pour celui de droite. Et nous avons demandé : est-ce clair pour Rabbi Yehouda que c'est celui de droite, et que veut dire "raisonnement" ? Le raisonnement de la Tora, comme on l'explique là-bas : la cuisse de droite qui est dans la cuisse. Ou bien est-il dans le doute, et que veut dire "raisonnement" ? Un avis qui penche, c'est-à-dire : il est raisonnable qu'il en soit ainsi. Tranche depuis notre michna. Puisqu'elle dit que son point de départ est la combustion, il est certainement dans le doute. Dès lors les deux exigent la combustion : pour chacun, on dit que celui-ci était le permis, et le voici notar, et dès le départ on ne pouvait pas le manger, de crainte que ce soit celui de l'interdit. Car si c'était clair pour lui, pourquoi son point de départ serait-il la combustion ? Le permis, qu'il le mange ; l'interdit, qu'il le jette.
💡 Explication

La michna brûle ces nerfs. Si Rabbi Yehouda savait que l'interdit est à droite, la gauche se mangerait, et la droite, interdite par la Tora, se jetterait. La combustion n'aurait pas de place.

Rachi rappelle le problème de Houlin 90b. Daat peut être un indice de la Tora, la cuisse de droite, ou seulement une inclination. La michna, qui destine le nerf au feu dès le départ, servirait à prouver le doute : chaque nerf peut être le permis devenu notar, et aucun ne peut être mangé.

8
אמר רב איקא בר חיננא: כגון שהוכרו ולבסוף נתערבו.

Rav Ika bar Hinena a dit : par exemple, lorsqu'ils ont été reconnus et qu'ensuite ils se sont mélangés.

💡 Explication

La preuve tombe. Rabbi Yehouda peut être certain que l'interdit est à droite. Le cas de la michna est un mélange après reconnaissance : on ne sait plus lequel est lequel.

On ne mange aucun des deux, de crainte de l'interdit. On n'en jette aucun, de crainte de jeter le permis, sur lequel le notar a pris. Les deux vont au feu. Rachi, plus haut, précise que la reconnaissance va de soi : chacun distingue la droite de la gauche.

9
רב אשי אמר: לא נצרכא אלא לשמנו דגיד הנשה. דתניא: שמנו מותר, וישראל קדושים הם ונוהגין בו איסור.

Rav Ashi a dit : cela n'a été nécessaire que pour la graisse du gid hanashe. Comme on l'enseigne : sa graisse est permise, et Israël sont saints et la traitent en interdit.

📜 Rachi (1)
רב אשי אמר מתני' בשומנו של גיד קאמר דמותר מן התורה ונהגו איסור בו הילכך תחלתו לשריפה דכיון דמן התורה מותר חל איסור נותר עליו ובכלל נותר לא חשיב ליה דהאי על כרחו מתחלתו לכך עומד ואיצטריך למיתנייה באנפי נפשיה ולאשמעינן דאסור לאוכלו:
Rav Ashi a dit : la michna parle de la graisse du nerf. Elle est permise par la Tora, et l'on a pris l'usage de l'interdire. Dès lors, son point de départ est la combustion : puisque par la Tora elle est permise, l'interdit du notar s'applique à elle. Et on ne la range pas dans le notar déjà nommé, car celle-ci, de force, y est destinée dès le départ. Et il a fallu l'enseigner à part, pour nous apprendre qu'il est interdit de la manger.
🗂️ Tossefot (1)
לא נצרכא אלא לשומנו קשה דבריש גיד הנשה (חולין פט.) פריך וסבר תנא דידן אין בגידין בנותן טעם והא תנן ירך שנתבשל בה גיד הנשה אם יש בה בנותן טעם אסור והשתא דילמא הא דקתני אם יש בה בנותן טעם משום שומנו דגיד הנשה קאמר דהכא קרי ליה גיד ושם פירשתי:
Cela n'a été nécessaire que pour sa graisse. Difficulté : au début de Gid haNashe (Houlin 89a), on objecte : et notre tanna pense-t-il que les nerfs n'ont pas de noten taam (transmission de goût) ? Or nous avons appris : une cuisse dans laquelle on a fait cuire le gid hanashe, s'il y a de quoi donner du goût, est interdite. Et maintenant, peut-être ce qu'on enseigne "s'il y a de quoi donner du goût" vise-t-il la graisse du gid hanashe, puisque ici on l'appelle nerf. Et là-bas, je l'ai expliqué.
💡 Explication

Autre lecture de la michna. La graisse du gid hanashe est permise par la Tora : le statut de viande, donc le notar, la concerne. L'usage d'Israël en interdit la consommation. On ne la mange pas, on ne la jette pas, on la brûle.

Elle a sa ligne à part : dès le départ elle va au feu, à cause de l'usage. Le notar de la michna désigne ce qu'on aurait pu manger. Tosafot signale Houlin 89a : si la michna appelle cette graisse "nerf", la preuve que le nerf lui-même donne du goût vacille. Il renvoie à son explication là-bas.

10
רבינא אמר: בחיצון, וכדרב יהודה אמר שמואל. דאמר רב יהודה אמר שמואל: שני גידין הן, פנימי הסמוך לעצם — אסור, וחייבין עליו. חיצון הסמוך לבשר — אסור, ואין חייבין עליו.

Ravina a dit : il s'agit du nerf extérieur, conformément à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel. Car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il y a deux nerfs.

L'intérieur, contigu à l'os, est interdit, et on est passible pour lui. L'extérieur, contigu à la viande, est interdit, et on n'est pas passible pour lui.

📜 Rachi (7)
שני גידין הן בירך:
Il y a deux nerfs : dans la cuisse.
פנימי הסמוך לעצם זה גיד הגדול המתוח על פני כל אורך הירך ופנימי קרי ליה שהוא בצד פנימי של ירך צד הרואה את הירך השנית:
L'intérieur, contigu à l'os : c'est le grand nerf tendu sur toute la longueur de la cuisse. Il l'appelle intérieur parce qu'il est du côté intérieur de la cuisse, le côté qui fait face à l'autre cuisse.
וסמוך לעצם עצם הקולית התחוב בבוקא דאטמא וגם יוצא מבוקא דאטמא ונמתח אצל אותו עצם על פני כל אורך הירך שאסור:
Et contigu à l'os : l'os de la cuisse, la kolit, enfoncé dans la cavité de la hanche, la bouka de-atma. Il sort aussi de cette cavité et se tend le long de cet os, sur toute la longueur de la cuisse. C'est celui qui est interdit.
וחייבין עליו מלקות:
Et on est passible pour lui : de malkot.
חיצון זה גיד קצר הניתן בסוף השופי לרחבו וחיצון קרי ליה על שם שהוא מוטל לצד חיצון של ירך צד הרואה את האויר הסמוך לבשר שמובלע בבשר:
Extérieur : c'est un nerf court, placé au bout du shofi, dans sa largeur. Il l'appelle extérieur parce qu'il est posé du côté extérieur de la cuisse, le côté tourné vers l'extérieur, contigu à la viande, enfoncé dans la viande.
אסור מדרבנן:
Interdit : par les sages.
ואין חייבין עליו כדמפרש טעמא התם אשר על כף הירך ההוא דפשיט בכוליה ירך והיינו פנימי אבל חיצון לא ובההוא דקאמר תנא דידן דתחלתו אינו נאכל משום איסור דרבנן וטעון שריפה דחייל עליה שם נותר דחזי מדאורייתא:
Et on n'est pas passible pour lui, comme on en explique la raison là-bas. "Qui est sur le creux de la cuisse" : celui qui s'étend dans toute la cuisse, et c'est l'intérieur. L'extérieur, non. Et c'est de celui-là que parle notre tanna, lorsqu'il dit que dès le départ on ne le mange pas, à cause d'un interdit rabbinique, et qu'il exige la combustion : le nom de notar s'applique à lui, puisqu'il est apte selon la Tora.
💡 Explication

Troisième lecture. Chmouel distingue deux nerfs dans la cuisse. L'intérieur, le long de l'os, face à l'autre cuisse : interdit de la Tora, passible de malkot. L'extérieur, court, au bout du shofi, côté ouvert, dans la viande : interdit rabbinique, sans malkot.

La michna vise l'extérieur. La Tora le tient pour apte : le notar le saisit. L'interdit rabbinique empêche de le manger. On le brûle. Le verset "sur le creux de la cuisse" ne couvre que le nerf qui parcourt toute la cuisse.

🖼️ Schéma
Les deux nerfs de la cuisse, selon Chmouel autre cuisse Cuisse os, kouli intérieur face à l'autre cuisse tout le long de l'os Côté extérieur nerf court, shofi enfoncé dans la viande interdit rabbinique pas de malkot interdit par la Tora malkot
Intérieur, le long de l'os, face à l'autre cuisse : interdit de la Tora, malkot. Extérieur, court, dans la viande : interdit rabbinique, sans malkot, et notar s'il reste du Pessa'h.
11
חל ששה עשר וכו׳. ואמאי? ניתי עשה וידחי לא תעשה!

Si le seize tombe, etc. Et pourquoi ?

Que vienne le commandement positif et qu'il repousse l'interdit.

📜 Rachi (2)
ניתי עשה דבאש תשרפו:
Que vienne le commandement positif : celui de "au feu vous le brûlerez".
ונידחי לא תעשה דמלאכת י"ט:
Et qu'il repousse l'interdit : celui du travail de Yom Tov.
💡 Explication

Retour à la michna. Si le seize tombe un Chabbat, on brûle le dix-sept : la combustion ne repousse ni Chabbat ni Yom Tov. La question porte sur Yom Tov.

Règle générale : un asse (commandement positif) repousse un lo taasse (interdit). Ici, l'asse est "au feu vous le brûlerez". L'interdit est le travail de Yom Tov. Pourquoi ne brûle-t-on pas le jour de fête ?

12
אמר חזקיה, וכן תני דבי חזקיה, אמר קרא: ״לא תותירו ממנו עד בקר והנותר ממנו עד בקר באש תשרפו״, שאין תלמוד לומר ״עד בקר״, מה תלמוד לומר ״עד בקר״ — ליתן לו בקר שני לשריפתו.

Hizkiya a dit, et de même on enseigne dans la maison de Hizkiya. Le verset dit : "Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin, et ce qui en restera jusqu'au matin, au feu vous le brûlerez." Le verset n'avait pas à dire "jusqu'au matin".

Que vient enseigner "jusqu'au matin" ? À lui donner un second matin pour sa combustion.

📜 Rachi (1)
שאין ת"ל עד בוקר בתרא דהא כבר כתיב קמא:
Le verset n'avait pas à dire "jusqu'au matin" : le second, puisque le premier est déjà écrit.
🗂️ Tossefot (1)
ליתן בקר שני לשריפתו וא"ת אי אסור לשורפו בליל מוצאי י"ט עד הבקר היכי מוכח דאין שריפת קדשים דוחה י"ט הא על כרחיך גזירת הכתוב היא דהא אפי' בלילה שהוא חול אסור לשורפו וי"ל דכיון דאסור לשורפו בבוקר ראשון ילפינן שפיר דאין שריפת קדשים דוחה י"ט והא דאסור לשורפו בליל מוצאי י"ט אין תימ' שכן מצינו בשלמים שאין נאכלים לאור שלישי ואפ"ה אין נשרפין עד היום כדאמרי' בריש מכילתין (דף ג.):
À lui donner un second matin pour sa combustion. Et si l'on objecte : s'il est interdit de le brûler dans la nuit de la sortie de Yom Tov, jusqu'au matin, comment prouve-t-on que la combustion des kodachim ne repousse pas Yom Tov ? De force, c'est un décret du verset, puisque même la nuit, qui est un jour de semaine, il est interdit de le brûler. On peut répondre : du fait qu'il est interdit de le brûler le premier matin, nous apprenons bien que la combustion des kodachim ne repousse pas Yom Tov. Et qu'il soit interdit de le brûler dans la nuit qui suit la sortie de Yom Tov ne fait pas difficulté. Nous trouvons de même pour les shelamim : on ne les mange pas à la lumière du troisième jour, et néanmoins on ne les brûle que le jour, comme nous le disons au début de notre traité (3a).
💡 Explication

Le verset (Exode 12:10) dit deux fois ad boker, "jusqu'au matin". Le second est en trop. Hizkiya lui donne un office : la combustion attend un second matin, le 16, et non le matin de Yom Tov, le 15. Il n'y a donc pas d'asse à accomplir le jour de fête.

Tosafot : la nuit du 16 est déjà un jour de semaine, et le verset y retarde aussi le feu. La preuve que la combustion ne repousse pas Yom Tov se tire du premier matin, qui est fête. Le retard de la nuit a un parallèle : les shelamim cessent d'être mangés dans la nuit du troisième jour, et on ne les brûle que le jour (Pessahim 3a).

🖼️ Schéma
Deux matins pour la combustion Nuit du 15 On mange le Pessa'h Matin du 15 Premier boker Yom Tov : pas de feu Nuit du 16 Jour de semaine Tosafot : pas encore Matin du 16 Second boker Combustion Si le 16 est Chabbat, la michna reporte au 17.
Nuit du 15 : on mange. Matin du 15, premier boker, Yom Tov : pas de combustion. Nuit du 16 : Tosafot, on attend encore. Matin du 16 : second matin, on brûle. Chabbat le 16 : report au 17.
13
אביי אמר, אמר קרא: ״עלת שבת בשבתו״, ולא עולת חול בשבת, ולא עולת חול ביום טוב.

Abaye a dit : le verset dit : "L'holocauste de Chabbat, en son Chabbat", et non l'holocauste d'un jour de semaine à Chabbat, et non l'holocauste d'un jour de semaine à Yom Tov.

📜 Rachi (1)
ולא עולת חול בי"ט אלמא אפילו הקטר עולה אינו דוחה י"ט וכ"ש שריפת פסול שלה ופסח קרבן של חול הוא דזריקת דמו בארבעה עשר ואין יכול להקטירו בלילה והא דכתיב לא ילין לבקר דמשמע הא כל הלילה ילין הא אוקימנא בארבעה עשר שחל להיות בשבת בפ' תמיד נשחט (פסחים דף נט:):
Et non l'holocauste d'un jour de semaine à Yom Tov : il en ressort que même la haktara d'une ola ne repousse pas Yom Tov, et à plus forte raison la combustion de ce qui est invalide en elle. Et le Pessa'h est un korban de jour de semaine, car la projection de son sang a lieu le quatorze, et on ne peut pas le brûler la nuit. Et ce qui est écrit "il ne passera pas la nuit jusqu'au matin", ce qui implique qu'il peut rester toute la nuit : nous l'avons établi au sujet du quatorze qui tombe un Chabbat, dans le chapitre Tamid Nishhat (Pessahim 59b).
🗂️ Tossefot (1)
ולא עולת חול בשבת כו' משמע הכא דאיברי חול אין קריבין בשבת ולא בי"ט וקשה דבסוף פרק טרף בקלפי (יומא מו.) אמר אברי חול שנתותרו עושה להן מערכה בפני עצמן וסודרן אפילו בשבת ואפי' לרב הונא דפליג התם היינו דאינו עושה מערכה בפני עצמן אבל דברי הכל סודרן על המערכה גדולה כן צריך לפרש שם וכן בסוף פ"ק דשבת (דף כ.) דריש בכל מושבותיכם אי אתה מבעיר למישרי אברים ופדרים הוא דאתא והיינו איברי חול שנתותרו דאברי תמיד של שבת נפקא מעל עולת התמיד בריש אלו דברים (לעיל פסחים סו.) ודוקא אברי עולת חול ממעט הכא ותירץ ר"ת וריב"א דהתם דוקא במשלה בהן האור מיירי דנעשו כבר לחמו של מזבח שמתוך שהן לחמו של מזבח הרי הן כקרבן היום ודחו מבמועדו אפי' בשבת וללישנא דאסיק נמי התם דוקא בפסולין אי משלה בהן האור אין אי לא לא לאו למעוטי כשירין אתא אלא ה"ק דלא איצטריך בכשירין לאשמעי' במשלה בהן האור ומיהו אף בכשירין לא שריא אלא במשלה בהן האור וריב"א מסופק בשאר קרבנות דלאו תמיד ומשלה בהן האור אי נעשו לחמו של מזבח למישרינהו בשבת דדילמא דוקא בתמיד מהני האי טעמא דשם תמיד דוחה שבת וא"ת דביומא (דף מו.) דריש לה מבמועדו ובפ"ק דשבת (דף כ.) דריש מבכל מושבותיכם וי"ל דקרא דבכל מושבותיכם גלי על במועדו דאיירי אפילו באיברים ופדרים של חול והא דלא נקט ביומא קרא דכל מושבותיכם דהויא עיקר דרשה משום דניחא ליה למינקט דרשה דמועדו דשייכא אף גבי טומאה ובכל הקרבנות:
Et non l'holocauste d'un jour de semaine à Chabbat, etc. Il ressort d'ici que les membres d'un jour de semaine ne sont offerts ni à Chabbat ni à Yom Tov. Difficulté : à la fin du chapitre Taraf ba-Kalpi (Yoma 46a), on dit : des membres d'un jour de semaine qui sont restés, on leur fait un bûcher à part et on les dispose même à Chabbat. Et même selon Rav Houna, qui est en désaccord là-bas : le désaccord porte sur le fait qu'il ne fait pas un bûcher à part, mais tous conviennent qu'on les dispose sur le grand bûcher. C'est ainsi qu'il faut expliquer là-bas. De même, à la fin du premier chapitre de Chabbat (20a), on dérive de "dans tous vos lieux d'habitation, vous n'allumerez pas" que le verset vient permettre les membres et les graisses. Il s'agit des membres d'un jour de semaine qui sont restés. Car les membres du tamid de Chabbat se dérivent de "en plus de l'holocauste perpétuel", au début de Elou Devarim (plus haut, Pessahim 66a). Et ici, on exclut précisément les membres de l'ola d'un jour de semaine. Rabbeinou Tam et le Riva ont répondu : là-bas, il s'agit précisément du cas où le feu a déjà pris sur eux, car ils sont déjà devenus le pain de l'autel. Du fait qu'ils sont le pain de l'autel, ils sont comme le korban du jour, et ils repoussent, d'après "en son temps fixé", même à Chabbat. Et selon la version à laquelle on aboutit là-bas également : pour les invalides précisément, si le feu a pris sur eux, oui ; sinon, non. Cela ne vient pas exclure les valides. Voici plutôt le sens : pour les valides, il n'était pas nécessaire d'enseigner le cas où le feu a pris sur eux. Toutefois, même pour les valides, ce n'est permis que lorsque le feu a pris sur eux. Et le Riva reste dans le doute pour les autres korbanot, qui ne sont pas le tamid, lorsque le feu a pris sur eux : sont-ils devenus le pain de l'autel, au point de les permettre à Chabbat ? Car peut-être cette raison ne vaut-elle que pour le tamid, puisque le nom de tamid repousse Chabbat. Et si l'on objecte : à Yoma (46a) on le dérive de "en son temps fixé", et au premier chapitre de Chabbat (20a) on le dérive de "dans tous vos lieux d'habitation". On peut répondre : le verset "dans tous vos lieux d'habitation" révèle, au sujet de "en son temps fixé", qu'il parle même des membres et des graisses d'un jour de semaine. Et si, à Yoma, on ne cite pas le verset de "tous vos lieux d'habitation", qui est la dérivation principale, c'est qu'il lui convient de citer la dérivation de "son temps fixé", laquelle vaut aussi pour l'impureté et pour tous les korbanot.
💡 Explication

Abaye lit Nombres 28:10 : l'ola de Chabbat se brûle en son Chabbat. L'ola d'un jour de semaine ne monte ni à Chabbat ni à Yom Tov. Même la haktara sur l'autel ne repousse pas la fête. À plus forte raison la combustion d'un pesoul, simple mise au rebut.

Le Pessa'h est un korban de semaine : son sang a été projeté le 14. Rachi renvoie "il ne passera pas la nuit jusqu'au matin" au 14 qui tombe Chabbat (Pessahim 59b).

Tosafot oppose Yoma 46a et Chabbat 20a, où des membres de semaine restés se disposent même à Chabbat. Réponse de Rabbeinou Tam et du Riva : seulement une fois que le feu a pris. Ils sont alors le pain de l'autel, comme le korban du jour, d'après be-moado. Avant que le feu prenne, l'exclusion d'Abaye tient.

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רבא אמר, אמר קרא: ״הוא לבדו יעשה לכם״ — ״הוא״ ולא מכשיריו, ״לבדו״,

Rava a dit : le verset dit : "Cela seul sera fait pour vous." "Cela", et non ses actes préparatoires. "Seul",

📜 Rachi (1)
הוא ולא מכשיריו היכולין ליעשות מבעוד יום:
"Cela", et non ses actes préparatoires : ceux qui peuvent être faits tant qu'il fait encore jour.
💡 Explication

Troisième réponse, coupée ici. Exode 12:16 permet à Yom Tov ce qui se mange : hou levado ye'asse lakhem, "cela seul sera fait pour vous".

Hou limite à l'aliment lui-même. Les makhshirim, actes qui rendent la chose possible et qui pouvaient être faits la veille, restent interdits. Levado ("seul") ouvre une exclusion que le daf suivant poursuit.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).