Pesachim 86b - Une maison, deux havourot, et la biensรฉance du repas

Pesachim 86b

Sougya : L'amoud achรจve la baraita ouverte en 86a sur Chemot 12:46, dans une seule maison il sera mangรฉ. Rabbi Yehouda suit la graphie, yokhal : l'homme reste dans un seul lieu, et le Pessa'h peut se partager entre deux havourot.

Rabbi Chimon suit la lecture, ye'akhel : le Pessa'h reste dans une seule havoura, et l'homme peut manger en deux lieux. On tend ou l'on retire une cloison pendant le repas : Rav Kahana tranche, Rav Achi laisse un teiku.

La michna de la jeune mariรฉe ouvre le derekh eretz, illustrรฉ par Rav Houna fils de Rav Natan et par Rabbi Yichmaรซl. Rav Houna rรจgle l'entrรฉe des convives ร  trois et leur sortie un par un.

Ravina ajoute un salaire au serveur ; la halakha รฉcarte cet avis. L'amoud se ferme sur le hadran du chapitre Comment le rรดtit-on.

Dans une seule maison, il sera mangรฉ Chemot 12:46. Graphie yokhal, il mangera. Lecture ye'akhel, il sera mangรฉ. Rabbi Yehouda yech em la-massoret Graphie : yokhal, il mangera Le verbe porte sur l'homme Sur les maisons, au pluriel le Pessa'h en deux havourot Une seule maison l'homme en un seul lieu Michna : deux havourot dans une maison, selon lui Rabbi Chimon yech em la-mikra Lecture : ye'akhel, il sera mangรฉ Le verbe porte sur le Pessa'h Sur les maisons, au pluriel l'homme en deux lieux Une seule maison le Pessa'h en une havoura La suite de sa baraita ouvre cet amoud Au moment du repas Deux havourot Yehouda : ils mangent Chimon : ils s'arrรชtent Deux lieux Yehouda : ils s'arrรชtent Chimon : ils mangent Rachi : la baraita dit le Pessa'h est mangรฉ pour les havourot, et celui qui mange mange pour les lieux.
Rabbi Yehouda, graphie yokhal : l'homme en un seul lieu, le Pessah en deux havourot. Rabbi Chimon, lecture ye'akhel : le Pessah en une havoura, l'homme en deux lieux.
Tendre ou retirer la cloison Le lieu nouveau se juge ร  l'air que l'on voit pour la premiรจre fois. On tend la cloison Une havoura, un Pessa'h deviennent deux havourot Mรชme air qu'avant Rachi : pas de lieu nouveau Pessa'h en deux havourot : ils achรจvent Pessa'h en une seule havoura : ils s'arrรชtent Yehouda continue, Chimon s'arrรชte On retire la cloison Deux havourot, deux maisons un air commun apparaรฎt Air jamais vu Rachi : lieu nouveau L'homme en deux lieux : ils mangent L'homme en un seul lieu : ils s'arrรชtent Chimon continue, Yehouda s'arrรชte Rav Kahana enseigne cela comme tranchรฉ Rav Achi : le retrait et la pose comptent-ils vraiment comme deux lieux et comme deux havourot ? Teiku.
Tendre la cloison fait deux havourot sans lieu nouveau. La retirer ouvre un air nouveau, donc un second lieu. Rav Achi laisse la question en teiku.
Entrรฉe ร  trois, sortie mรชme ร  un Rav Houna, avec les conditions de Rabba. Ravina est รฉcartรฉ. Trois prรฉsents le serveur commence Rachi : un ou deux, non Heure habituelle entrรฉe au moment oรน l'on a coutume d'entrer Le dayla sait prรฉvenu de leur usage sortie un par un Rachi Repas ordinaire Chacun part dรจs qu'il a fini Le serveur reste pour les derniers Ils l'ont averti du dรฉrangement Rabbeinou Hananel Inscrits sur le Pessa'h Trois ร  l'heure : ils mangent Moins de trois : ils attendent Dรฉjร  rรฉunis, puis sortis : mรชme un seul Ravina Ceux qui restent paient le temps en plus Le dernier, servi seul, ajoute encore La halakha n'est pas selon Ravina
Le service commence ร  trois, ร  l'heure habituelle, si le serveur est au courant. Rachi lit un repas ordinaire. Rabbeinou Hananel lit le Pessah. La halakha รฉcarte le supplรฉment de Ravina.
1
ื™ื›ื•ืœ ื™ื”ื ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช, ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื™ืื›ืœืด.

On pourrait croire qu'il soit mangรฉ en deux havourot. L'ร‰criture enseigne : dans une seule maison il sera mangรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื™ื›ื•ืœ ื™ื”ื ืขื™ืงืจื• ืฉืœ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช:
L'essentiel du Pessa'h est mangรฉ en deux havourot.
ืช"ืœ ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื™ืื›ืœ ื•ืงืกื‘ืจ ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื ื™ืื›ืœ ืืคืกื— ืงืื™ ื•ืœื ืื’ื‘ืจื™ ื›ืœื•ืžืจ ืขื™ืงืจ ืชื—ืœืช ืื›ื™ืœืชื• ืชื”ื ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ืื—ืช ื•ืœื ื™ืชื—ืœืง ืœืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืื‘ืœ ื’ื‘ืจื ืื™ ื‘ืขื™ ืงืื™ ืžื”ื›ื ื•ืื–ื™ืœ ื•ืื›ื™ืœ ื”ื›ื ื“ืœื ืงืคื™ื“ ืจื—ืžื ื ืืœื ืืขื™ืงืจ ืชื—ืœืช ืื›ื™ืœื” ืžื“ืงืจื™ื ืŸ ื™ืื›ืœ ื”ืคืกื— ื•ืœื ื™ืื›ืœ ืื’ื‘ืจื. ื•ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ื—ื™ืœื•ืฃ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื•ืœื ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื•ืจ"ืฉ ืกื‘ืจ ื™ืฉ ืื ืœืžืกื•ืจืช ืฉืžืกืจ ืื•ื ืงืœื•ืก ื”ื’ืจ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื“ื ื™ืชืื›ืœ ืื‘ืœ ืืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืœื ืงืคื™ื“ ื•ืงืฉื” ืœื™ ืœืื•ืžืจื• ื“ืœื ืฉืžืขืชื™ ืžืกื•ืจืช ื›ื–ื” ืžืขื•ืœื ื•ืขื•ื“ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื ืก"ืœ ื‘ืฉืžืขืชื ืงืžื™ื™ืชื ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื•ืขื•ื“ ืœื™ืฉื ื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื™ื™ืงื ื›ื•ื•ืชื™ ื“ื’ื‘ื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื ืงื˜ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื•ืœื ื ืงื˜ ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ื•ื’ื‘ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื ืงื˜ ื”ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื•ืœื ื ืงื˜ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื”ืœื›ืš ื›ื™ ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื™ืื›ืœ ื‘ืžืงืจื ืืคืกื— ืžืฉืžืข ืœืžืขื•ื˜ื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื•ื›ื™ ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื™ืื›ืœ ืื’ื‘ืจื™ ืžืฉืžืข ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืงื•ืžื•ืช:
Et il tient yech em la-mikra (la lecture fait foi) : ye'akhel porte sur le Pessa'h, et non sur les hommes. C'est-ร -dire : l'essentiel du dรฉbut de sa consommation sera dans une seule havoura, et il ne se partagera pas en deux havourot. L'homme, s'il le veut, se lรจve d'ici, va et mange lร -bas. Le Misรฉricordieux n'est exigeant que sur l'essentiel du dรฉbut de la consommation, puisque nous lisons : le Pessa'h sera mangรฉ, et non : il mangera, en visant l'homme. Et j'ai entendu l'inverse : Rabbi Yehouda tient yech em la-mikra, dans une seule maison et non en deux lieux, et Rabbi Chimon tient yech em la-massoret (la tradition graphique fait foi), qu'Onkelos le prosรฉlyte a transmise : il sera mangรฉ dans une seule havoura, et il n'est pas exigeant sur deux lieux. Il m'est difficile de le dire, car je n'ai jamais entendu une massoret de cette sorte. De plus, nous tenons que Rabbi Chimon tient yech em la-mikra dans la premiรจre sougya de Sanhรฉdrin. De plus, la langue de la baraita est prรฉcise selon moi : au sujet des havourot elle prend le Pessa'h est mangรฉ, et elle ne prend pas deux havourot le mangent ; au sujet des lieux elle prend celui qui mange mange, et elle ne prend pas le Pessa'h est mangรฉ. C'est pourquoi, quand nous exposons dans une seule maison il sera mangรฉ selon la lecture, cela vise le Pessa'h, pour exclure les havourot ; et quand nous exposons il mangera en visant les hommes, cela vise ร  exclure les lieux.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita de Rabbi Chimon, commencรฉe en 86a, s'achรจve ici. Le verset sur les maisons lui a dรฉjร  appris que l'homme peut manger en deux lieux. On aurait pu en tirer que le Pessa'h lui-mรชme se partage entre deux havourot. Dans une seule maison il sera mangรฉ vient fermer cette lecture.

Rachi lit ye'akhel : le verbe porte sur le Pessa'h. Le dรฉbut de la consommation se fait dans une seule havoura. L'homme peut se lever et finir ailleurs. Rachi a entendu une attribution inverse, qu'il รฉcarte : Rabbi Chimon tient yech em la-mikra ร  Sanhรฉdrin 4a, et la baraita dit le Pessa'h est mangรฉ pour les havourot, celui qui mange mange pour les lieux.

2
ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™? ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ: ื™ืฉ ืื ืœืžืกื•ืจืช. ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ืจ: ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื.

Sur quoi divergent-ils ? Rabbi Yehouda tient : yech em la-massoret (la graphie fait foi).

Et Rabbi Chimon tient : yech em la-mikra (la lecture fait foi).

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื ื•ื"ืช ื•ื”ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื™ื—:) ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื™ืฉ ืื ืœืžืงืจื ื•ืœืžืกื•ืจืช ื“ื“ืจื™ืฉ ื‘ื‘ื’ื“ื• ื‘ื” ื‘ื‘ื•ื’ื“ื• ื‘ื” ื“ืื™ืŸ ืื“ื ืžื•ื›ืจ ืืช ื‘ืชื• ืœืฉืคื—ื•ืช ืื—ืจ ืื™ืฉื•ืช ื•ืœื ืœืื™ืฉื•ืช ืื—ืจ ืฉืคื—ื•ืช ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืœื ืกืชืจื™ ืื”ื“ื“ื™ ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื“ืจื•ืฉ ืฉื ื™ื”ื ืื‘ืœ ื”ื›ื ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื“ืจืฉ ืืœื ื—ื“ ื“ืจื™ืฉ ืžืงืจื ื•ื›ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“ืฃ ื“.) ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืคื”.) ื”ืžื•ืฆื™ื ื‘ืฉืจ ืคืกื— ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื” ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ืœื ืชืขืฉื” ืืชื™ ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื“ืื—ืจ ืฉื ื—ืœืง ื•ืœืงื—ื• ื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื—ืœืงื” ืืกื•ืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ื—ืœืง ื—ื‘ื•ืจื” ื–ื• ืœื—ื‘ื•ืจื” ืื—ืจืช:
On peut objecter : nous entendons Rabbi Chimon, au premier chapitre de Kiddouchin (18b), tenir ร  la fois yech em la-mikra et yech em la-massoret. Il expose bevigdo bah et be-vogdo bah : un homme ne vend pas sa fille comme servante aprรจs le mariage, ni pour le mariage aprรจs le service de servante. Il y a lieu de dire : lร -bas, les deux lectures ne se contredisent pas, et il peut exposer les deux. Ici, une seule peut รชtre exposรฉe, et il expose la mikra. De mรชme au premier chapitre de Sanhรฉdrin (4a). Et ce qui a รฉtรฉ dit plus haut (Pesachim 85a) : celui qui sort de la viande du Pessa'h d'une havoura ร  une havoura tombe sous un lo taaseh (interdit nรฉgatif), cela vient mรชme selon celui qui dit que le Pessa'h est mangรฉ en deux havourot. Une fois qu'il a รฉtรฉ partagรฉ et que chaque havoura a pris sa part, il est interdit de sortir la part de cette havoura vers une autre havoura.
๐Ÿ’ก Explication

Le diffรฉrend tient au mot ya'akhal. La massoret, la graphie, se lit yokhal, il mangera : l'homme est tenu ร  un seul lieu, et le Pessa'h peut se partager. La mikra, la lecture, se prononce ye'akhel, il sera mangรฉ : le Pessa'h reste dans une seule havoura, et l'homme peut changer de lieu.

ร€ Kiddouchin 18b, Rabbi Chimon tire la lecture et la graphie ensemble, parce que les deux se complรจtent. Ici une seule des deux peut รชtre retenue, et il retient la mikra. L'interdit de sortir la viande d'une havoura ร  l'autre, vu en 85a, vaut aussi pour celui qui permet deux havourot : une fois les parts rรฉparties, on ne transporte pas la part de l'une vers l'autre.

3
ื”ื™ื• ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื•ื ืคืจืกื” ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื™ื ื™ื”ื, ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช โ€” ืื•ื›ืœื™ืŸ, ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ื”ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช โ€” ืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ.

S'ils รฉtaient assis et qu'une cloison a รฉtรฉ tendue entre eux : selon les paroles de celui qui dit que le Pessa'h est mangรฉ en deux havourot, ils mangent ; selon les paroles de celui qui dit que le Pessa'h n'est pas mangรฉ en deux havourot, ils ne mangent pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื ืคืจืกื” ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื™ื• ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื—ื‘ื•ืจื” ืื—ืช ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ืคืกื— ืื—ื“ ื•ื ืคืจืกื” ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ืขืฉืื•ื ืฉื ื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื’ื•ืžืจื™ืŸ ืื›ื™ืœืชืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืื•ืกืจ ืœืื“ื ืœืื›ื•ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื”ื›ื ืœื ื ืขืฉื” ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ืžืงื•ืžื ื›ืžืงื•ื ืื—ืจ ืฉื”ืจื™ ืื™ื ื• ืจื•ืื” ืื•ื™ืจ ืฉืœื ืจืื” ืขื“ ืขื›ืฉื™ื• ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืžืงื•ื ื—ื“ืฉ:
Nous lisons : et une cloison fut tendue entre eux. Ils รฉtaient assis, une seule havoura, et ils mangeaient un seul Pessa'h. Une cloison fut tendue entre eux et fit d'eux deux havourot. Selon les paroles de celui qui dit que le Pessa'h est mangรฉ en deux havourot, ils achรจvent leur repas. Mรชme celui qui tient que le Pessa'h est mangรฉ en deux havourot interdit ร  l'homme de manger en deux lieux. Ici, le lieu de chaque havoura n'est pas devenu un autre lieu, car il ne voit pas un air qu'il n'avait pas vu jusqu'ร  maintenant, et il n'y a pas ici de lieu nouveau.
ื”ื™ื• ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื‘' ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื‘ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื•ืื›ืœื• ืฉื ืคืกื—ื™ื”ื ื•ื ืกืชืœืงื” ื”ืžื—ื™ืฆื” ื™ืฉ ื›ืืŸ ืื•ื™ืจ ื—ื“ืฉ ื•ื ืขืฉื” ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื›ืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ื”ื•ื™ ืœื™ื” ื›ืื•ื›ืœื™ื ื‘ืžืงื•ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ื•ื‘ืฉื ื™ ื”ืœื›ืš ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ื”ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ื:
Deux havourot dans deux maisons, et elles y ont mangรฉ leurs Pessa'h, et la cloison a รฉtรฉ retirรฉe. Il y a ici un air nouveau, et pour chaque havoura c'est devenu comme un autre lieu. Les voici comme des gens qui mangent au premier lieu et au second. C'est pourquoi, selon les paroles de celui qui dit que celui qui mange ne mange pas en deux lieux, ils ne mangent pas.
๐Ÿ’ก Explication

Une havoura mange un seul Pessa'h. On tend une cloison entre les convives : ils deviennent deux havourot. Selon celui qui permet deux havourot, ils achรจvent. Selon celui qui l'interdit, ils s'arrรชtent.

Celui qui permet deux havourot interdit ร  l'homme deux lieux. Ici chaque cรดtรฉ garde le mรชme air. Personne ne voit un air qu'il n'avait pas encore vu. Rachi : il n'y a pas de lieu nouveau. La seconde glose prรฉpare le cas suivant, le retrait de la cloison.

4
ื”ื™ื• ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื•ื ืกืชืœืงื” ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ, ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ื”ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช โ€” ืื•ื›ืœื™ืŸ, ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ื”ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช โ€” ืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ.

S'ils รฉtaient assis et que la cloison a รฉtรฉ retirรฉe d'entre eux : selon les paroles de celui qui dit que celui qui mange mange en deux lieux, ils mangent ; selon les paroles de celui qui dit que celui qui mange ne mange pas en deux lieux, ils ne mangent pas.

๐Ÿ’ก Explication

Deux havourot, une cloison entre elles. On retire la cloison : un air nouveau apparaรฎt. Selon celui qui permet ร  l'homme deux lieux, ils continuent. Selon celui qui l'interdit, ils s'arrรชtent.

Rachi, sur le segment prรฉcรฉdent : chacune est dรฉsormais comme dans un autre lieu. Elles mangent ร  la fois au premier lieu et au second. Rabbi Chimon, qui permet deux lieux, les laisse manger. Rabbi Yehouda, qui tient l'homme ร  un seul lieu, les arrรชte.

5
ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืงื ืคืฉื™ื˜ ืœื™ื” ืžืคืฉื˜. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืืฉื™ ืœืจื‘ ื›ื”ื ื: ื•ืชื™ื‘ืขื™ ืœืš ืื™ื‘ืขื™ื: ืกื™ืœื•ืง ืžื—ื™ืฆื” ื•ืขืฉื™ื™ืช ืžื—ื™ืฆื” ืžื™ ื”ื•ื™ ื›ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช, ื•ื›ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื“ืžื™, ืื• ืœื? ืชื™ืงื•.

Rav Kahana รฉtait assis et il la lui exposait comme une chose simple. Rav Achi lui dit, ร  Rav Kahana : et cela devrait รชtre pour toi une question.

Le retrait d'une cloison et la confection d'une cloison comptent-ils comme deux lieux, et sont-ils semblables ร  deux havourot, ou non ? Teiku (la question reste en suspens).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืคืฉื™ื˜ ืœื™ื” ืžืคืฉื˜ ืื•ืžืจื” ืœืฉืžื•ืขื” ื–ื• ืคืฉื•ื˜ื” ื•ืžืคื•ืจืฉืช ื›ืžื• ืฉืืžืจื ื• ืฉืขืฉื™ื™ืช ืžื—ื™ืฆื” ืขื•ืฉื” ืื•ืชืŸ ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ื•ืกื™ืœื•ืง ืžื—ื™ืฆื” ืขื•ืฉื” ืื•ืชืŸ ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื•ืœื ืžืกืคืงื ืœื™ื” ื‘ื” ืžื™ื“ื™:
Il dit cette tradition comme simple et explicite, comme nous l'avons dit : la confection d'une cloison fait d'eux deux havourot, et le retrait d'une cloison fait d'eux deux lieux, et il n'a aucun doute lร -dessus.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Kahana enseignait la rรจgle comme tranchรฉe : dresser la cloison fait deux havourot, la retirer fait deux lieux.

Rav Achi renvoie la chose au rang de question. Le retrait et la pose d'une cloison, en cours de repas, comptent-ils comme deux lieux et comme deux havourot ? Teiku : la question reste en suspens.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
De la rรจgle tranchรฉe ร  la question Rav Kahana Pose : deux havourot Retrait : deux lieux โ†’ Rav Achi Cela devait rester une question โ†’ Teiku question en suspens
Rav Kahana tranche. Rav Achi laisse le retrait et la pose de la cloison en question. Teiku.
6
ื”ื›ืœื” ื”ื•ืคื›ืช ืืช ืคื ื™ื” ื•ื›ื•ืณ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื ื‘ื•ืฉื”.

La jeune mariรฉe tourne son visage, etc. Quelle est la raison ?

Rabbi Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : parce qu'elle a honte.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืž"ื˜ ืœืžื” ืœื” ืœื”ืคื•ืš ืคื ื™ื” ื•ืžืื™ ืื•ืจื—ื” ื‘ื”ื›ื™:
Pourquoi tourne-t-elle son visage, et quelle est sa maniรจre en cela ?
ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื ื‘ื•ืฉื” ืœืื›ื•ืœ ืœืขื™ื ื™ ื”ืื ืฉื™ื ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉืžืกืชื›ืœื™ื ื‘ื”:
De manger sous les yeux des hommes, du fait qu'ils la regardent.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ื›ืœื” ื”ื•ืคื›ืช ืคื ื™ื” ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื ื‘ื•ืฉื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขื•ื“ ื˜ืขื ืื—ืจ ื“ืจืš ื“ืจืฉ ื“ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ื™ื‘ืžื•ืช ืกื‘:) 'ืฉืจื•ื™ ื‘ืœื ืืฉื” ืฉืจื•ื™ ื‘ืœื ื‘ืจื›ื”' ื•ื›ืŸ ืืžืจื• (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื ื˜.) 'ืื™ืŸ ื”ื‘ืจื›ื” ืžืฆื•ื™ื” ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ืื“ื ืืœื ื‘ืขื‘ื•ืจ ืืฉืชื•' ื•ืคืจืฉื ื• ื”ื˜ืขื ืžืคื ื™ ื“ืขืœ ื™ื“ื™ ื–ื•ื•ื’ ืื™ืฉ ืขื ืืฉืชื• ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ื ื” ื‘ืช ืขื™ื‘ื•ืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื” ื“ืžื™ื ืฉื”ื™ื ืขืงืจื” ืื• ืžืขื•ื‘ืจืช ืขืœ ื›ืœ ืคื ื™ื ืžื•ืœื“ื™ื ื ืฉืžื•ืช ืžืื•ืชื• ื–ื•ื•ื’ ื™ืขืŸ ืฉื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžืฆื•ืช ืขื•ื ื” ื–ื• ื’ื•ืจืžื™ื ืฉื™ืชื™ื™ื—ื“ื• ืœืžืขืœื” ืกืคื™ืจืช ื”ื™ืกื•ื“ ืขื ืกืคื™ืจืช ื”ืžืœื›ื•ืช ื•ื‘ื—ื™ื‘ื•ืจื ื™ื—ื“ ื ื•ืœื“ ืื•ืจ ื ืฉืžื” ืื—ืช ื›ืžื• ืขื ื™ืŸ ืืฉืจ ืชื›ื” ืื‘ืŸ ื‘ืื‘ืŸ ื•ื™ื•ืฆื ืžื”ื ืื•ืจ ื•ื’ื ืขื•ื“ ืžืžื™ืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ื—ื™ื‘ื•ืจ ื™ืกื•ื“ ืขื ืžืœื›ื•ืช ื™ืžืฉืš ืฉืคืข ื‘ืจื›ื” ืœืื“ื ืืฉืจ ื ืขืฉื” ืขืœ ื™ื“ื• ื—ื™ื‘ื•ืจ ื–ื”. ื•ื‘ื–ื” ืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืžื“ืจืฉ 'ื•ื™ืขืชืจ ื™ืฆื—ืง ืœื”' ืœื ื›ื— ืืฉืชื•' (ื‘ืจืืฉื™ืช ื›ื”, ื›ื) ืžืœืžื“ ืฉื”ืชืคืœืœ ื‘ืขื•ืฉืจ ื•ื”ื•ื ืชืžื•ื”! ืืš ื”ื›ื•ื•ื ื” ืฉืขืฉื” ื‘ืชืคื™ืœืชื• ื—ื™ื‘ื•ืจ ื™ืกื•ื“ ื•ืžืœื›ื•ืช ืฉื”ื 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<p>La jeune mariรฉe tourne son visage. Quelle est la raison ? Rabbi Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : parce qu'elle a honte. Il me semble, avec l'aide du Ciel, un autre motif, par voie de derach. Nos maรฎtres ont dit (Yevamot 62b) : celui qui demeure sans femme demeure sans berakha. Ils ont dit aussi (Bava Metzia 59a) : la berakha ne se trouve dans la maison d'un homme qu'ร  cause de sa femme. Nous en avons donnรฉ la raison. Par l'union de l'homme et de sa femme, mรชme si elle n'est pas en รฉtat de concevoir, par exemple si elle n'a pas de sang, si elle est stรฉrile ou si elle est enceinte, des nechamot (รขmes) naissent de toute faรงon de cette union. Car, par la mitsva de ona (devoir conjugal), ils font que s'unissent en haut la sefira de Yesod et la sefira de Malkhut. De leur jonction naรฎt la lumiรจre d'une nechama, ร  la maniรจre de deux pierres que l'on frappe l'une contre l'autre et dont sort une lumiรจre. En outre, par la jonction de Yesod et de Malkhut, un chefa (flux) de berakha se prolonge vers l'homme par qui cette jonction s'est faite.</p><p>C'est ainsi que j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, le midrach : Yitzhak implora ื”' en face de sa femme (Bereshit 25, 21), ce qui enseigne qu'il a priรฉ pour la richesse, et la chose รฉtonne. L'intention : il a fait dans sa priรจre la jonction de Yesod et de Malkhut, dont le compte est celui de richesse. Le compte de Yesod et Malkhut monte au compte de richesse, c'est-ร -dire 496 + 80 = 576. Par leur jonction se prolonge donc un chefa de richesse. Voir ce que j'ai รฉcrit, avec l'aide du Ciel, plus haut, au premier chapitre de Berakhot, feuillet 10, sur et le bien ร  Tes yeux je l'ai fait, au sujet de joindre la dรฉlivrance ร  la priรจre.</p><p>La berakha vient donc ร  l'homme dรจs qu'il s'unit ร  sa femme. Par lร  s'รฉveille la jonction de Yesod et de Malkhut, dont se prolonge vers l'homme un chefa de richesse et de berakha. Puisque la berakha vient ร  l'homme par son union avec sa femme, sa femme se trouve manger de son bien. Elle n'est pas de ceux qui mangent ce qui n'est pas ร  eux, pressรฉs qu'on regarde leur visage (Yerushalmi Orla 1, 3). Nous voyons que l'homme apporte la subsistance ร  sa femme. En vรฉritรฉ elle a une part avec lui dans la descente du chefa de berakha produit par la force de leur union. Bien plus, dans les paroles de Hazal, ils ont appelรฉ la berakha de son nom et l'ont suspendue ร  elle davantage.</p><p>Tout cela vaut ร  partir du moment oรน il a commencรฉ ร  s'unir ร  elle par la seconde bia (union), union propre ร  y engendrer des nechamot. Par lร  s'รฉveille le semblable dans les sefirot d'en haut : Yesod et Malkhut se joignent, de leur jonction naissent des nechamot, et un chefa de berakha descend aussi. La premiรจre bia ne sert qu'ร  la rendre un rรฉceptacle, car une femme ne conรงoit pas de la premiรจre bia (Yevamot 34b). Le chefa de berakha n'a pas encore commencรฉ ร  descendre vers l'homme en partenariat avec sa femme, selon la voie dite plus haut. Ce qu'elle mange dans la maison de son mari, elle le mange en dehors de son bien. Il convient qu'elle ait honte au moment de son repas et qu'elle tourne son visage, car celui qui mange ce qui n'est pas ร  lui est pressรฉ qu'on ne regarde pas son visage.</p><p>On sait que le nom de kalla (jeune mariรฉe) est sur elle depuis son entrรฉe sous la houppa jusqu'ร  la seconde bia. C'est pourquoi, ici dans notre ville, l'usage est le suivant : mรชme ร  la seconde tevila (immersion), quand elle va se tremper dans la maison de son pรจre, on l'amรจne de nuit ร  la maison de son mari en procession, des lumiรจres marchant devant elle, et l'on ne pratique pas avec elle la pudeur de cacher sa tevila comme avec les autres femmes. Seulement aprรจs la seconde bia elle se conduit comme les autres femmes et cache sa tevila. C'est pourquoi le tanna a dit : la jeune mariรฉe tourne son visage. Tant que le nom de kalla est sur elle, elle tourne son visage, parce que celui qui mange ce qui n'est pas ร  lui est pressรฉ qu'on ne regarde pas son visage. Avant la seconde bia, le chefa de berakha n'a pas encore commencรฉ en partenariat avec elle, et la berakha n'est pas encore appelรฉe de son nom. Il a dit cela au sujet de la consommation de la viande du Pessa'h que son mari a immolรฉ pour elle, et lui aussi est assis dans cette havoura de la consommation du Pessa'h.</p><p>Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, un autre motif. Nos maรฎtres ont dit (Yevamot 62b) : celui qui demeure sans femme demeure sans muraille, sans berakha, sans paix. Dรจs lors, si la femme mange du bien de son mari, elle a de quoi rendre : c'est par elle qu'il demeure dans une muraille, une berakha et la paix, et l'agrรฉment qu'il reรงoit d'elle est plus grand. Cela tient une fois qu'elle a commencรฉ ร  s'occuper des besoins de la maison, ร  servir son mari, et ร  garder sa maison et ses ustensiles. Par lร  il demeure dans une muraille, une berakha et la paix. Si elle est encore kalla, assise dans sa chambre au milieu des dais des mariรฉs, qu'elle ne s'occupe pas des besoins de la maison, qu'elle ne prend rien des ustensiles, et que la maison de son mari est encore dans la main d'autres gens, aucun agrรฉment n'est encore arrivรฉ d'elle ร  son mari. Celle-lร  mange en dehors de son bien. Elle a donc honte de manger dans la havoura du Pessa'h que son mari a immolรฉ pour elle, parce que son mari est assis lร  : celui qui mange ce qui n'est pas ร  lui est pressรฉ qu'on ne regarde pas son visage. Elle tourne son visage et mange.</p><p>Autre dรฉveloppement, marquรฉ 87 dans la source. Et il arrivera en ce jour-lร , parole de ื”' : tu m'appelleras Ichi, et tu ne m'appelleras plus Baali (Hochรฉa 2, 18). Rabbi Yo'hanan a dit : comme une jeune mariรฉe dans la maison de son beau-pรจre, et non comme une jeune mariรฉe dans la maison de son pรจre. On peut objecter : Baali convient mieux dans la maison du beau-pรจre, puisqu'elle a dรฉjร  eu la bia, comme l'a รฉcrit le Rif, sa mรฉmoire est une bรฉnรฉdiction.</p><p>Il me semble, avec l'aide du Ciel : dans la maison de son pรจre vise le temps d'aprรจs le mariage, une fois la bia accomplie, quand elle va de la maison de son beau-pรจre ร  la maison de son pรจre. Le temps des fianรงailles, avant le mariage, est hors de cette lecture. Cette marche se fait de deux maniรจres. La premiรจre : son mari l'aime et se conduit avec elle dans la paix, l'amour et l'affection, et elle va ร  la maison de son pรจre leur raconter la bontรฉ de son รฉtat dans la maison de son mari, afin qu'ils se rรฉjouissent. De cette maniรจre il dit comme une jeune mariรฉe : elle se trouve entiรจre dans la maison de son beau-pรจre, et pressรฉe d'aller dire sa louange dans la maison de son pรจre. Tant qu'elle est dans la maison de son pรจre, elle est aimรฉe de son mari, et il n'y a en elle aucun rejet. La seconde maniรจre : son mari ne l'aime pas, lui montre un visage courroucรฉ et lui fait des colรจres. Elle s'en va et fuit vers la maison de son pรจre. Tant qu'elle est lร , elle est dans la sรฉparation et la haine avec son mari, et il la rejette.</p><p>Une femme, aprรจs s'รชtre mariรฉe et รชtre allรฉe ร  la maison de son pรจre, s'y tient parfois dans l'amour et la paix avec son mari, et parfois selon la seconde maniรจre. Si nous la voyons qui ne bouge pas de la maison de son mari, toujours dans la maison de son beau-pรจre, sans aller ร  la maison de son pรจre, la chose enseigne un amour grand et fort. Il ne peut la quitter mรชme une heure, et elle non plus ne peut s'รฉcarter de lui une heure. Elle demeure donc toujours avec lui.</p><p>De mรชme, Israรซl ressemblera dans l'avenir ร  une jeune mariรฉe toujours dans la maison de son beau-pรจre, qui ne peut se sรฉparer de son mari un instant. Ainsi Israรซl ne faute pas : ils restent toujours agrรฉables devant Lui, bรฉni soit-Il. Maintenant, ils ressemblent ร  une jeune mariรฉe que l'on trouve dans la maison de son pรจre, selon deux maniรจres. La premiรจre, pour le bien : elle se trouve entiรจre et vient dire sa louange dans la maison de son pรจre. La seconde : il y a entre elle et son mari haine et colรจres, et elle fuit vers la maison de son pรจre.</p><p>Pour le temps prรฉsent, qui ressemble ร  une jeune mariรฉe allant ร  la maison de son pรจre, elle l'appelle du nom Baali. Le mot baal porte deux sens. Le premier, en bien : un langage de bia, union de l'homme et de sa femme. Le second : un langage de rejet, comme ge'ila ou behila. Le Radak l'a expliquรฉ ainsi sur le verset et Moi, baalti bam (Yirmeyahou 31, 31) : baalti est comme bahalti, le sens est j'ai eu du dรฉgoรปt, comme et leur รขme aussi a eu du dรฉgoรปt de moi (Zekharia 11, 8). Il est รฉcrit dans le Sefer HaShorachim que telle est la langue en arabe : on dit ba'al al-rajul bi-al-mara, c'est-ร -dire il a eu du dรฉgoรปt d'elle et l'a renvoyรฉe. Le mot baal porte donc un sens de louange et un sens de blรขme. Ce nom convient ร  une femme que l'on trouve allant de la maison de son mari ร  la maison de son pรจre, cette marche se faisant des deux maniรจres dites. Le titre Ichi n'a de sens que pour la louange. Il vise une jeune mariรฉe que l'on voit toujours dans la maison de son beau-pรจre, et qui ne va pas ร  la maison de son pรจre. Lร , la lecture ne va que vers la louange, puisqu'elle se tient toujours avec son mari dans l'amour et la paix, et c'est pourquoi elle ne bouge pas de sa maison.</p><p>Le rav Iyun Yaakov, sa mรฉmoire est une bรฉnรฉdiction, a รฉcrit : il me semble que l'explication est qu'Israรซl, dans ce monde, sont soumis ร  deux maรฎtres, comme il est dit ร  Berakhot et Erouvin (Berakhot 61a et Erouvin 18a) : malheur ร  moi de mon yetzer (penchant), et malheur ร  moi de mon Crรฉateur. Ils ressemblent ร  une fiancรฉe dans la maison de son pรจre : nous tenons que son pรจre et son mari annulent ses vล“ux, l'autoritรฉ de son mari et celle de son pรจre sont sur elle. Dans l'avenir, ื”' retirera le cล“ur de pierre, qui est le yetzer ha-ra, de notre intรฉrieur, et il n'y aura sur nous que l'autoritรฉ de ื”' seul. Alors elle est comme une jeune mariรฉe dans la maison de son beau-pรจre, sur qui il n'y a que l'autoritรฉ de son mari. Jusqu'ici ses paroles.</p><p>Et moi, le serviteur, il me semble, avec l'aide du Ciel, expliquer cette introduction selon la voie oรน est allรฉ le rav. Depuis la naissance, le yetzer ha-ra vient et domine l'homme, comme il est รฉcrit (Bereshit 4, 7) : ร  l'entrรฉe le pรฉchรฉ est couchรฉ, et comme il est dit dans Kohรฉlet (9, 14) : une petite ville, et en elle peu d'hommes ; un grand roi vint contre elle, l'entoura et bรขtit contre elle de grands retranchements. Aprรจs treize ans, le yetzer tov vient aussi pour dominer en lui. L'homme est sous le gouvernement de deux maรฎtres : l'un le tire sous son gouvernement, l'autre le tire sous le sien. Parfois le yetzer ha-ra domine en lui et l'homme agit selon ses paroles ; parfois le yetzer tov domine en lui et il agit selon les siennes. L'homme fait le bien et fait le mal. Cela est comme une jeune mariรฉe encore dans la maison de son pรจre : deux maรฎtres dominent sur elle, son pรจre et son mari, qui annulent ses vล“ux. Dans l'avenir, le yetzer ha-ra sera annulรฉ et rรฉparรฉ entiรจrement, au point d'รชtre inclus dans le yetzer tov. Seul le yetzer tov domine alors en Israรซl, comme une jeune mariรฉe dans la maison de son beau-pรจre : la domination du pรจre est annulรฉe, et il ne reste sur elle que la domination d'un seul maรฎtre, son mari.</p><p>Par lร  se comprend l'allusion du verset. Ichi, 321, avec le kolel, monte ร  yetzer tov, 322. Le mot Baali se lit bet alai : deux officiers sont sur moi.</p>
๐Ÿ’ก Explication

La michna, lue au dรฉbut de l'amoud prรฉcรฉdent, dit que la jeune mariรฉe tourne son visage et mange. Rabbi Yo'hanan en donne la raison : la honte, sous le regard des hommes.

Rachi : ils la fixent pendant qu'elle mange. Le Ben Yehoyada ajoute, par derach, le temps oรน le nom de kalla est encore sur elle, depuis la houppa jusqu'ร  la seconde bia, et il relie le verset de Hochรฉa, Ichi et Baali, ร  cette honte.

7
ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื ืชืŸ ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง. ืืžืจื• ืœื™ื”: ืžื” ืฉืžืš? ืืžืจ ืœื”ื•: ืจื‘ ื”ื•ื ื. ืืžืจื•: ื ื™ืชื™ื‘ ืžืจ ืืคื•ืจื™ื! ื™ืชื™ื‘, ื™ื”ื‘ื• ืœื™ื” ื›ืกื, ืงื‘ืœื™ื” ื‘ื—ื“ ื–ื™ืžื ื ื•ืฉืชื™ื™ื” ื‘ืชืจื™ ื–ื™ืžื ื™, ื•ืœื ืื”ื“ืจ ืืคื™ื”.

Rav Houna fils de Rav Natan arriva chez Rav Nahman bar Yitzhak. Ils lui dirent : quel est ton nom ?

Il leur dit : Rav Houna. Ils dirent : que le maรฎtre s'asseye sur la couche !

Il s'assit. Ils lui donnรจrent une coupe.

Il l'accepta en une fois, il la but en deux fois, et il ne tourna pas son visage.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื™ืชื™ื‘ ื•ืžื˜ื” ืžืงื•ื ื”ืกื‘ ื—ืฉื•ื‘ื™ืŸ ื”ื™ื ื•ื”ืงื˜ื ื™ื ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืกืคืกืœื™ืŸ ื•ื ื•ื”ื’ ืขืฆืžื• ื‘ื—ืฉื™ื‘ื•ืช:
Et le lit est le lieu oรน s'accoudent les gens importants. Les moindres sont assis sur des bancs. Il se conduit avec importance.
ืงื‘ืœื™ื” ื‘ื—ื“ ื–ื™ืžื ื ื•ืœื ืกืจื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืคืฆืจื• ื‘ื•:
Et il ne refusa pas jusqu'ร  ce qu'on insiste auprรจs de lui.
ื•ืฉืชื™ื™ื” ื‘ืชืจื™ ื–ื™ืžื ื™ ื”ืคืกื™ืง ื‘ื•:
Il marqua une pause dedans.
ื•ืœื ืื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืฆื“ ืื—ืจ ืืœื ืฉืชื” ืœืขื™ื ื™ื”ืŸ:
De l'autre cรดtรฉ. Il but en face d'eux.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna fils de Rav Natan arrive chez Rav Nahman bar Yitzhak. Quatre gestes vont รชtre interrogรฉs : il se nomme Rav Houna, il s'assoit tout de suite sur la couche (porya, la place des gens importants ; les autres sont sur des bancs), il prend la coupe dรจs la premiรจre offre, il la boit en deux fois, et il ne dรฉtourne pas le visage.

Rachi : il a pris la coupe sans attendre qu'on insiste. Il a marquรฉ une pause dans la boisson. Il a bu devant eux.

8
ืืžืจื• ืœื™ื”: ืžืื™ ื˜ืขืžื ืงืจื™ืช ืœืš ืจื‘ ื”ื•ื ื? ืืžืจ ืœื”ื• ื‘ืขืœ ื”ืฉื ืื ื™. ืžืื™ ื˜ืขืžื ื›ื™ ืืžืจื• ืœืš ื ื™ืชื™ื‘ ืืคื•ืจื™ื ื™ืชื‘ืช? ืืžืจ ืœื”ื•: ื›ืœ ืžื” ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืขืฉื” (ื—ื•ืฅ ืžืฆื).

Ils lui dirent : quelle est la raison pour laquelle tu t'appelles Rav Houna ? Il leur dit : je suis le maรฎtre du nom.

Quelle est la raison, quand ils t'ont dit de t'asseoir sur la couche, que tu t'es assis ? Il leur dit : tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le (sauf : Sors).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืขืœ ื”ืฉื ืื ื ืžืงื˜ื ื•ืชื™ ื›ืš ืงื•ืจืื™ืŸ ืœื™ ืจื‘ ื”ื•ื ื:
Depuis mon enfance, on m'appelle ainsi : Rav Houna.
ืž"ื˜ ื›ื™ ืืžืจื™ ืœืš ืชื™ื‘ ืืคื•ืจื™ื ืื™ืชื™ื‘ืช ื•ืœื ื™ืฉื‘ืช ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืจืงืข ื•ืœื ืขืœ ื’ื‘ื™ ืกืคืกืœ ื•ืœื”ื›ื™ ื‘ืขื• ืœื™ื” ืฉืœื ื”ื™ื” ืžื ื”ื’ื ื›ืš ื•ืชืžื™ื”ื ืœื”ื•:
Et tu ne t'es assis ni ร  terre ni sur un banc. C'est pourquoi ils lui ont demandรฉ : leur usage n'รฉtait pas celui-lร , et la chose les รฉtonnait.
ื›ืœ ืžื” ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืขืฉื” ืžืชื ื™ืชื ื”ื™ื ื‘ืžืกื›ืช ื“ืจืš ืืจืฅ (ื‘ืคืจืง ื‘ืŸ ืขื–ืื™) (ื“"ื ืจื‘ื” ืค"ื”):
C'est une michna dans le traitรฉ Derekh Eretz (au chapitre Ben Azzai) (Derekh Eretz Rabba, chapitre 5).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ืงืจื™ืช ืœืš "ืจื‘ ื”ื•ื ื". ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ื”ืžืชื™ื ื• ื‘ืฉืืœื” ื–ื•? ื•ื”ื™ื” ืœื”ื ืœืฉืื•ืœ ืื•ืชื• ืขืœ ื“ื‘ืจ ื–ื” ื›ืฉืืžืจ ืœื• ืฉืžื™ ืจื‘ ื”ื•ื ื! ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื‘ืชื—ื™ืœื” ืชื™ืจืฆื• ื‘ืขื“ื• ืžืฉื•ื ื“'ืฉืจื™ ืœืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ืœื”ื•ื“ื™ืข ืขืฆืžื• ื‘ืืชืจื ื“ืœื ื™ื“ืขื™ ืœื™ื”' (ื ื“ืจื™ื ืกื‘.) ืืš ืื—ืจ ืฉืจืื• ื‘ื• ืขื•ื“ ื“ื‘ืจื™ื ืืฉืจ ืœืคื™ ื“ืขืชื ื˜ืขื” ื‘ื”ื ื—ืฉื‘ื• ื“ืขื“ื™ื™ืŸ ืื™ื ื• ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ื’ืžื•ืจ ื•ืœื ื ืขืฉื” ืฉืœื ื‘ื—ื›ืžื” ื›ื“ื™ ืฉืจืื•ื™ ืœื”ื•ื“ื™ืข ืขืฆืžื• ื‘ืืชืจื ื“ืœื ื™ื“ืขื™ ืœื™ื”. ื•ืœื›ืš ื”ืงืฉื• ืœื• ืื™ืš ืงืจื ืขืฆืžื• ืจื‘?! ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ื ื‘ืชื—ื™ืœื” ืœื ืจืฆื• ืœื”ื˜ืจื™ื“ื• ื‘ืฉืืœื•ืช ื•ืงื•ืฉื™ื•ืช ืงื•ื“ื ืฉื™ืฉื‘ ื•ื™ื›ื‘ื“ื•ื”ื• ื‘ื›ื‘ื•ื“ ื”ืื•ืจื— ื•ืœื›ืŸ ืื—ืจ ื“ื ื— ื•ื™ืฉื‘ ื•ื›ื‘ื“ื•ื”ื• ื‘ื›ื•ืก ื›ืžื ื”ื’ ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ ืื– ื”ืชื—ื™ืœื• ืœืฉืื•ืœ ืื•ืชื• ื‘ื”ืฉื’ื•ืช ืืฉืจ ื”ื™ื• ืžืฉื™ื’ื™ื ืขืœื™ื•. ื•ืžื” ืฉืืžืจื• ืœื• ืœื™ืชื™ื‘ ืžืจ ืืคื•ืจื™ื ืฉื›ื‘ื“ื•ื”ื• ื‘ื›ื‘ื•ื“ ื’ื“ื•ืœ ืœื”ื•ืฉื™ื‘ื• ื‘ืžืงื•ื ื’ื“ื•ืœื™ื ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื™ื“ืขื• ืื•ืชื•, ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ื ื”ื™ื• ื™ื•ื“ืขื™ื ืฉื”ื•ื ื‘ื ื• ืฉืœ ืจื‘ ื ืชืŸ ื•ืœื›ืš ื›ื‘ื“ื•ื”ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื›ื‘ื•ื“ ืื‘ื™ื• ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืœื ื™ื“ืขื• ืื•ืชื• ืขื“ื™ื™ืŸ ืื ื”ื•ื ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ืื• ืœืื•. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ืœืชืจืฅ ื“ืงื“ื•ืง ืื—ืจ ืžื” ืฉื”ื•ืฆืจืš ืžืกื“ืจ ื”ืฉ"ืก ืœืคืจืฉ ืฉื”ื™' ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™' ื“ืจื‘ ื ืชืŸ ื“ืืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื•ืงืฉื” ืžื” ืฆื•ืจืš ืœื”ื•ื“ื™ืขื™ื ื• ืฉื ืื‘ื™ื•? ื•ืกื’ื™ ืœื•ืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืกืชื ื›ื™ ื–ื• ืžืขืฉื” ื”ื™ื! ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ืฉื‘ื ืœืœืžื“ื ื• ืชื™ืจื•ืฅ ื“ืงื“ื•ืง ื”ื ื–ื›ืจ.
<p>Quelle est la raison pour laquelle tu t'es appelรฉ Rav Houna ? On peut objecter : pourquoi ont-ils attendu pour cette question ? Ils auraient dรป l'interroger dรจs qu'il leur a dit : mon nom est Rav Houna. Il me semble, avec l'aide du Ciel : au dรฉbut ils l'ont excusรฉ, parce qu'il est permis ร  un รฉrudit de se faire connaรฎtre dans un endroit oรน on ne le connaรฎt pas (Nedarim 62a). Aprรจs avoir vu en lui d'autres choses oรน, selon eux, il s'รฉtait trompรฉ, ils ont pensรฉ qu'il n'รฉtait pas encore un talmid 'hakham complet, et qu'il n'รฉtait pas devenu parfait dans la sagesse au point qu'il convienne de se faire connaรฎtre lร  oรน on ne le connaรฎt pas. Ils lui ont donc objectรฉ : comment s'est-il appelรฉ Rav ?</p><p>On peut aussi comprendre, avec l'aide du Ciel : au dรฉbut ils n'ont pas voulu le dรฉranger par des questions avant qu'il soit assis et qu'ils l'honorent de l'honneur dรป ร  l'invitรฉ. Aprรจs qu'il s'est reposรฉ, qu'il s'est assis, et qu'ils l'ont honorรฉ d'une coupe selon l'usage des invitรฉs, ils ont commencรฉ ร  l'interroger sur les objections qu'ils avaient contre lui.</p><p>Ce qu'ils lui ont dit, que le maรฎtre s'asseye sur la couche : ils l'honoraient d'un grand honneur, en le faisant asseoir ร  la place des grands, alors qu'ils ne le connaissaient pas encore. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ils savaient qu'il รฉtait le fils de Rav Natan. Ils l'ont donc honorรฉ pour l'honneur de son pรจre, tout en ignorant encore s'il รฉtait talmid 'hakham.</p><p>Par lร  se rรฉsout une autre prรฉcision. Pourquoi l'ordonnateur du Talmud a-t-il eu besoin de dire que Rav Houna fils de Rav Natan arriva chez Rav Nahman bar Yitzhak ? Quelle nรฉcessitรฉ de nous faire connaรฎtre le nom de son pรจre ? Il suffisait de dire Rav Houna sans prรฉcision, puisque c'est un rรฉcit. Ceci vient enseigner la rรฉponse ร  la prรฉcision mentionnรฉe.</p>
ื›ืœ ืžื” ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช, ืขืฉื”, ื—ื•ืฅ ืžืฆื. ืงืฉื” ืœืคื™ ืคืฉื•ื˜ืŸ ืฉืœ ื“ื‘ืจื™ื ืื™ืš ื™ืชืื›ืกืŸ ื”ืื•ืจื— ืืฆืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื•ื ื” ื›ืœ ืฉื™ืจื•ืช ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืœืขืฉื•ืช ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืขืฉื” , ื—ื•ืฅ ืžืฆื ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื—ื•ืฅ ืžืฉื™ืจื•ืช ืฉืœ ื™ืฆื™ืื” ืฉื™ืืžืจ ืœืš ืฆื ื•ื”ื‘ื ืœื™ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืžืฉื•ืง ืคืœื•ื ื™ ืื• ืžื‘ื™ืช ืคืœื•ื ื™ ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื” ืื™ืŸ ืืชื” ืžื—ื•ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ืจืช ื“ืจืš ืืจืฅ ืœืขืฉื•ืช ืœื• ืฉื™ืจื•ืช ื—ื•ืฅ ืœื‘ื™ืชื•. ืื• ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฆื ืœืฉื•ืŸ ืžืื™ืกื•ืช ื•ื˜ื™ื ื•ืฃ ื›ืžื• 'ืชื–ืจื ื›ืžื• ื“ื•ื” ืฆื ืชืืžืจ ืœื•' (ื™ืฉืขื™ื” ืœ, ื›ื‘) ื“ืคื™ืจื•ืฉื• ื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ื˜ื™ื ื•ืฃ ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ ืจื“"ืง. ื•ื›ืืŸ ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื›ืœ ืฉื™ืจื•ืช ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืขืฉื” ืœื• ื—ื•ืฅ ืžืฉื™ืจื•ืช ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื˜ื™ื ื•ืฃ ื•ืžืื™ืกื•ืช. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื—ื•ืฅ ืžืฆื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืž ืŸ ืฆ ืจื›ื™ ื ืฉื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื ื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืœื”ืชืขืกืง ื‘ืฆืจื›ื™ ืืฉืชื• ืื™ืŸ ืืชื” ืžื—ื•ื™ื™ื‘ ืœืขืฉื•ืช ืžืฉื•ื ื›ื™ ื‘ืฉื™ืจื•ืช ื–ื• ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ื—ืฉื“ื ืœื›ืŸ ื”ืชืจื—ืง ืžืฉื™ืจื•ืช ืฉืœ ืฆืจื›ื™ ืืฉื”. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื—ื•ืฅ ืžืฆื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืž ืŸ ืฆ ื“ื•ืงื™ ื ืฉื” ื›ืœื•ืžืจ ืื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื”ื•ื ืฆื“ื•ืงื™ ืื™ืŸ ืœืš ืœืฉืžื•ืข ื“ื‘ืจื™ื• ืืคื™ืœื• ื‘ื“ื‘ืจื™ื ื“ืขืœืžื ื“ื™ืœืžื ื‘ืขื™ ืžื™ื ืš ืžื™ื“ื™ ืฉื”ื•ื ื”ืคืš ื“ื‘ืจื™ ื—ื–"ืœ, ื•ื›ืŸ ืื ื‘ืขืœืช ื”ื‘ื™ืช ื”ื™ื ืืฉื” ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ืžื ื”ื’ ื“ืจืš ืืจืฅ ื–ื” ืขืžื” ืžืฉื•ื ื—ืฉื“ื. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื—ื•ืฅ ืžืฆื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืž ืŸ ืฆ ื“ ื ื™ืกื•ืจ ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื™ืกื•ืจ ืžืžืฉ ืืœื ืฆื“ ืื™ืกื•ืจ ื ืžื™ ืœื ืชืฉืžืข ืœื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื•ืžืจ ืœืš ืœืื›ื•ืœ ื•ืœืฉืชื•ืช ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื—ื•ืžืจื ื“ืื ื”ื•ื ืืกื•ืจ ื–ื” ืคืฉื™ื˜ื ืฉืœื ื™ืฉืžืข ืœื•. ื•ื‘ื ื™ ื™ื“ื™ื“ื™ ื›ื”"ืจ ื™ืขืงื‘ ื”ื™"ื• ืคื™ืจืฉ ื›ืœ ืฉื™ืจื•ืช ื•ืžืขืฉื” ืฉื™ืืžืจ ืœืš ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืœืขืฉื•ืช, ืขืฉื”, ื—ื•ืฅ ืžื“ื‘ืจ ืฉืื•ืžืจ ืœืš 'ืฆื ืžืฉื•ืจืช ื“ืจืš ืืจืฅ' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื“ืžื‘ืงืฉ ืœืขืฉื•ืช ื“ื‘ืจ ื”ืคืš ืฉื•ืจืช ื“ืจืš ืืจืฅ ื•ื ื™ืžื•ืก ื”ืขื•ืœื ืขื›"ื“ ื ืจ"ื•.
<p>Tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le, sauf Sors. Selon le sens simple, la difficultรฉ est : comment l'invitรฉ serait-il hรฉbergรฉ chez le maรฎtre de maison contre le grรฉ de celui-ci ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : tout service que le maรฎtre de maison te dira de faire ร  l'intรฉrieur de sa maison, fais-le, sauf Sors, c'est-ร -dire sauf un service de sortie, s'il te dit : sors et apporte-moi telle chose de tel marchรฉ ou de telle maison, et les cas semblables. Tu n'es pas tenu, au titre de la ligne du derekh eretz, de lui rendre un service hors de sa maison.</p><p>Il me semble aussi, avec l'aide du Ciel : Sors est un langage de dรฉgoรปt et de saletรฉ, comme tu les disperseras comme une chose immonde, Sors, tu lui diras (Yechayahou 30, 22), dont le sens est un langage de saletรฉ, et le Radak l'a รฉcrit ainsi. Ici : tout service que le maรฎtre de maison te dira, fais-le pour lui, sauf un service oรน il y a saletรฉ et dรฉgoรปt.</p><p>D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel : sauf Sors est un notarikon, min tzorkhei isha. Si le maรฎtre de maison te dit de t'occuper des besoins de sa femme, tu n'es pas tenu de le faire, parce que ce service mรจne au soupรงon. ร‰loigne-toi d'un service touchant aux besoins d'une femme.</p><p>On peut aussi comprendre : sauf Sors, notarikon min tzedouki isha. Si le maรฎtre de maison est un tzedouki (sadducรฉen), tu n'as pas ร  รฉcouter ses paroles, mรชme dans les choses du monde, de peur qu'il te demande quelque chose qui va ร  l'encontre des paroles de Hazal. De mรชme, si la maรฎtresse de maison est une femme, on ne pratique pas avec elle cet usage de derekh eretz, ร  cause du soupรงon.</p><p>On peut aussi comprendre : sauf Sors, notarikon min tzad issour. Une chose oรน il n'y a pas un issour (interdit) effectif, mais un cรดtรฉ d'issour, tu ne l'รฉcoutes pas non plus. Par exemple s'il te dit de manger ou de boire une chose oรน il y a une houmera (rigueur). Si la chose est interdite, il est รฉvident qu'on ne l'รฉcoute pas.</p><p>Mon fils cher, l'honorable rav Yaakov, que ื”' le garde et le fasse vivre, a expliquรฉ : tout service et tout acte que le maรฎtre de maison te dira de faire, fais-le, sauf une chose oรน il te dit : sors de la ligne du derekh eretz, c'est-ร -dire qu'il demande de faire une chose ร  l'opposรฉ de la ligne du derekh eretz et de la biensรฉance du monde. Jusqu'ici ses paroles, que son luminaire brille.</p>
๐Ÿ’ก Explication

Sur le nom : je suis le maรฎtre du nom. Rachi : depuis l'enfance on l'appelle Rav Houna. Depuis l'enfance, Rav Houna est le nom sous lequel on l'appelle.

Sur la couche : tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le, sauf Sors. C'est une michna de Derekh Eretz Rabba, chapitre 5. Rachi : l'รฉtonnement vient de ce qu'il ne s'est assis ni ร  terre ni sur un banc. La place offerte รฉtait celle des gens importants, et l'invitรฉ s'y est mis dรจs la parole de l'hรดte.

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ืžืื™ ื˜ืขืžื ื›ื™ ื™ื”ื‘ื™ ืœืš ื›ืกื ืงื‘ืœืช ื‘ื—ื“ ื–ื™ืžื ื? ืืžืจ ืœื”ื•: ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœืงื˜ืŸ, ื•ืื™ืŸ ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœื’ื“ื•ืœ. ืžืื™ ื˜ืขืžื ืืฉืชื™ืชื™ื” ื‘ืชืจื™ ื–ื™ืžื ื™? ืืžืจ ืœื”ื•: ื“ืชื ื™ื, ื”ืฉื•ืชื” ื›ื•ืกื• ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื”ืจื™ ื–ื” ื’ืจื’ืจืŸ, ืฉื ื™ื โ€” ื“ืจืš ืืจืฅ, ืฉืœืฉื” โ€” ืžื’ืกื™ ื”ืจื•ื—. ืžืื™ ื˜ืขืžื ืœื ืื”ื“ืจืช ืืคืš? ืืžืจ ืœื”ื•: ืดื›ืœื” ื”ื•ืคื›ืช ืคื ื™ื”ืด ืชื ืŸ.

Quelle est la raison, quand ils t'ont donnรฉ la coupe, que tu l'as acceptรฉe en une fois ? Il leur dit : on refuse un petit, et l'on ne refuse pas un grand.

Quelle est la raison pour laquelle tu l'as bue en deux fois ? Il leur dit : car on enseigne : celui qui boit sa coupe d'un seul coup, voilร  un gargeran (glouton) ; en deux fois, c'est le derekh eretz (la biensรฉance) ; en trois fois, c'est le fait des gassei ha-ruah (orgueilleux).

Quelle est la raison pour laquelle tu n'as pas retournรฉ ton visage ? Il leur dit : la jeune mariรฉe tourne son visage, nous l'avons appris.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœืงื˜ืŸ ืžืœืงื‘ืœ ื“ื‘ืจื™ื• ืขื“ ืฉื™ืคืฆื™ืจ ื‘ื•:
Pour accepter ses paroles, jusqu'ร  ce qu'il insiste.
ื•ืื™ืŸ ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœื’ื“ื•ืœ ืฉื›ืŸ ื‘ืžืœืื›ื™ื ืฉืืžืจื• ืœืื‘ืจื”ื ื›ืŸ ืชืขืฉื” (ื‘ืจืืฉื™ืช ื™ื—) ื•ืœื ืกื™ืจื‘ื• ื‘ื• ื•ืœืœื•ื˜ ืืžืจื• ื›ื™ ื‘ืจื—ื•ื‘ ื ืœื™ืŸ ืขื“ ื•ื™ืคืฆืจ ื‘ื ืžืื“ (ืฉื ื™ื˜):
Car ainsi des anges : ils dirent ร  Avraham : ainsi tu feras (Bereshit 18), et ils ne refusรจrent pas auprรจs de lui. Et ร  Loth ils dirent : nous passerons la nuit sur la place, jusqu'ร  ce qu'il insiste beaucoup auprรจs d'eux (lร , 19).
ื›ืœื” ื”ื•ืคื›ืช ืคื ื™ื” ืชื ืŸ ื•ืื™ืŸ ื“ืจืš ื”ืื™ืฉ ืœื”ืคื•ืš ืคื ื™ื•: ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื›ืจื™ืกื• ืจื—ื‘ื” ื”ื•ืื™ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ืฉื•ื›ืจ ืืช ื”ืคื•ืขืœื™ื (ื‘"ืž ื“ืฃ ืคื“.):
Nous avons appris : la jeune mariรฉe tourne son visage. Et la maniรจre de l'homme est de garder son visage. Rabbi Yichmaรซl fils de Rabbi Yossi avait le ventre large, comme nous disons dans HaSokher et ha-poalim (Bava Metzia 84a).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœื’ื“ื•ืœ ืืžืื™ ื“ื™ืชื™ื‘ ืืคื•ืจื™ื ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžืกืจื‘ื™ืŸ ื“ื™ืฉื™ื‘ืช ืคื•ืจื™ื ื“ื‘ืจ ื’ืกื•ืช ื•ืฉืจืจื” ื”ื•ื ื•ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืœื™ืฉื‘ ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื›ืœ ืžื” ืฉื™ืืžืจ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืขืฉื”:
Au sujet de ce qu'il s'est assis sur la couche, il n'y a pas lieu de dire que c'est parce qu'on ne refuse pas un grand. S'asseoir sur la couche est une chose d'orgueil et de grandeur, et il n'avait pas ร  s'asseoir, si ce n'est ร  cause de : tout ce que le maรฎtre de maison dira, fais-le.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
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<p>On refuse un petit, et l'on ne refuse pas un grand. Le Maharsha, sa mรฉmoire est une bรฉnรฉdiction, a objectรฉ : pourquoi n'a-t-il pas rรฉpondu comme la premiรจre rรฉponse, tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le ? Il a rรฉpondu : cette rรฉponse-lร  relevait des halakhot de derekh eretz, et celle-ci est prรฉfรฉrable, car elle relรจve du din (la loi) de la Guemara. Voir lร -bas.</p><p>On objecte sur la rรฉponse du Maharsha. Mรชme si cette rรฉponse a un avantage, la difficultรฉ porte sur eux. Celui qui soulรจve la question, que soulรจve-t-il ? Puisqu'ils ont entendu la rรฉponse tout ce que le maรฎtre de maison te dira, et qu'ils l'ont acceptรฉe, qu'ont-ils vu pour poser cette seconde question ?</p><p>Il me semble, avec l'aide du Ciel : ils ont pensรฉ que tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le n'a pas รฉtรฉ dit au sujet du manger et du boire, seulement au sujet de s'asseoir et des cas semblables. Dans le manger et le boire se prรฉsentent des choses nรฉcessaires qui empรชchent l'invitรฉ de faire la volontรฉ du maรฎtre de maison. Peut-รชtre est-il en jeรปne, et il devra rรฉvรฉler le motif du refus. Peut-รชtre a-t-il une douleur, et ce mets ou cette boisson lui nuira. Peut-รชtre se conduit-il dans une piรฉtรฉ d'afflictions. Dans la boisson se prรฉsente encore ceci : peut-รชtre craint-il de boire beaucoup, de s'enivrer et d'รชtre dรฉshonorรฉ. Ils ont donc pensรฉ que cette rรจgle vise le fait de s'asseoir et les cas semblables, et laisse le manger et le boire. Aprรจs avoir vu qu'on lui a donnรฉ une coupe de vin, chose de boisson, et qu'il n'a pas refusรฉ, ils lui ont objectรฉ. Selon eux, cette rรจgle n'avait pas รฉtรฉ dite sur le manger, et ร  plus forte raison sur le boire.</p><p>On peut aussi rรฉpondre, il me semble avec l'aide du Ciel : la premiรจre fois, quand on lui a dit que le maรฎtre s'asseye sur la couche, c'est vraisemblablement le maรฎtre de maison qui le lui a dit. D'oรน : tout ce que le maรฎtre de maison te dira, fais-le. Pour la remise de la coupe, il est possible que l'un des gens de la maison, ou l'un des convives, la lui ait tendue. Ce n'รฉtait pas le maรฎtre de maison, et c'รฉtait un homme important. C'est pourquoi il n'a pas donnรฉ la premiรจre rรฉponse, et eux non plus ne l'ont pas excusรฉ par elle, puisque en cela ce n'รฉtait pas le maรฎtre de maison. Il a rรฉpondu : on ne refuse pas un grand, car celui qui lui a donnรฉ la coupe รฉtait un homme important et grand.</p><p>Ce qu'il a dit, trois fois c'est le fait des orgueilleux : il me semble un signe. Gaava se lit gimel ohe : trois, il aime. S'il aime boire en trois fois, c'est de l'orgueil.</p>
ื ื–ื”ื ื“ื’ืžืœื, 'ื“ื ื“ื'. ื ืจืื” ืœื™ ื“ืœืคืขืžื™ื ื”ื’ืžืœ ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืืจืฅ ื•ืื™ื ื• ืžืงื‘ืœ ืœื–ื•ื– ื’ื ืื ื™ื›ื•ื”ื• ืžื›ืช ืžื•ื•ืช ื›ืืฉืจ ื ืžืฆื ื›ื–ืืช ื‘ืžืงื•ืžื•ืช ื”ืขืจื‘ื™ื™ื ื’ื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื•ืืคืฉืจ ื›ื™ ืžืงื•ื“ื ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื—ืฉ ืฉืœ ' ื“ื ื“ื ' ืฉืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืœื—ืฉ ื”ื–ื” ื™ืงื•ื ื”ื’ืžืœ, ื•ื”ืขืจื‘ื™ื™ื ืฉื“ื‘ืจ ื–ื” ื ืžืฆื ืืฆืœื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื™ืฉ ืœื”ื ืืžื•ื ื” ืฉื”ื™ื”ื•ื“ื™ื ื™ืฉ ืœื”ื ืœื—ืฉ ืฉื™ื›ื•ืœื™ื ืœื”ืงื™ื ื”ื’ืžืœ ื‘ื•, ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื•ืžืจื™ื ื”ื™ื”ื•ื“ื™ื ืœื”ื ืฉืื™ืŸ ืืชื ื• ื™ื•ื“ืข ื‘ื–ื”, ืื™ืŸ ืžืืžื™ื ื™ื. ื•ืืคืฉืจ ื“' ื ื–ื”ื ื“ืืจื‘ื ' ื’ื ื›ืŸ ื”ื•ื ืขืœ ื“ืจืš ื–ื” ืฉืœืคืขืžื™ื ื ื ืขืฆืช ื‘ืงืจืงืข ื”ื ื”ืจ ืฉื˜ื•ืจื—ื™ื ืœืžืฉื•ืš ืื•ืชื” ื•ืื™ื ื” ื ืžืฉื›ืช ื‘ื ืงืœ ืืœื ื‘ื˜ื•ืจื— ื’ื“ื•ืœ ื•ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื—ืฉ ืฉืœ ' ื”ื™ืœื ื™ ื”ื™ื™ื ' ืฉืขืœ ื™ื“ื• ื ืžืฉื›ืช ื•ื”ื•ืœื›ืช ื‘ื ืงืœ. ื•ื”ื ื” ื”ื’ื ื›ื™ ื›ืœ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื”ื ื›ืคืฉื˜ืŸ, ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืœื ื”ื–ื›ื™ืจื•ื ื‘ืชืœืžื•ื“ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืคืฉื˜ ืฉืœื”ื ืืœื ื›ื™ื•ื•ื ื• ืœืจืžื•ื– ื‘ื”ื ืขื ื™ื™ื ื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ืฉื ื•ื’ืขื™ื ืœื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”! ื•ื ืจืื” ืœื™ ื ื–ื”ื ื“ืชื•ืจื , ' ื”ืŸ ื”ืŸ ' ื›ืœ ืื“ื ื’ื“ื•ืœ ื•ื—ืฉื•ื‘ ืžื›ื•ื•ื ื” ื‘ืฉื ืฉื•ืจ ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ืจื“"ืง ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ื“ื‘ืจื™ื ืœื’, ื™ื–) 'ื‘ื›ื•ืจ ืฉื•ืจื• ื”ื“ืจ ืœื•' ื•ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืคืกื—ื™ื ืคื•:) 'ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœืงื˜ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžืกืจื‘ื™ืŸ ืœื’ื“ื•ืœ' ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจ ื ื–ื”ื ื“ืชื•ืจื ืœื—ืฉ ื•ื“ื™ื‘ื•ืจ ืฉืฆืจื™ืš ืœืœื—ื•ืฉ ืœืคื ื™ ืื“ื ื’ื“ื•ืœ ื”ื•ื ' ื”ืŸ ื”ืŸ ' ืฉื™ืกื›ื™ื ืœื“ื‘ืจื™ื• ืœืขืฉื•ืช ื›ืจืฆื•ื ื•. ื•ืื•ืžืจื ื ื–ื”ื ื“ืืจื™ื , ' ื–ื” ื–ื” ' ื›ื’ืจืกืช ื”ื’ืžืจื ื“ื™ื“ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื"ื ื–"ืœ ืจื™ืฉ ืคืจืฉืช ืžื˜ื•ืช ื“ืžืœืช 'ื–ื”' ืคื™ืจื•ืฉื• ื–ื” ื”ื“ื‘ืจ ื‘ืขื™ื ื• ื‘ืœืชื™ ืฉื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ื›ืœืœ ืื‘ืœ ืžืœืช 'ื‘ื”' ืžื•ืจื” ืขืœ ืžื›ื•ื•ืŸ ื”ืขื ื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื”ื“ื‘ืจ ื‘ืขื™ื ื•. ื•ื–ื”ื• ื˜ืขื ืื•ืžืจื (ืคืกื™ืงืชื ื‘ืžื“ื‘ืจ ืงืœื–, ื‘) ืžืฉื” ื ืชื ื‘ื ื‘'ื–ื” ื”ื“ื‘ืจ ืืฉืจ ืฆื•ื” ื”' (ื•ื™ืงืจื ื˜, ื•) ืžืคื ื™ ืฉืฉื›ื™ื ื” ืžื“ื‘ืจืช ืžืชื•ืš ื’ืจื•ื ื•, ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื”ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ื ืงืจื ืืจื™ื” ื•ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื’ืžืจื (ื—ื•ืœื™ืŸ ื ื˜:) ื•ื–ื”ื• ื—ืฉื™ื‘ื•ืช ื”ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ืฉืžื“ืงื“ืง ืœื•ืžืจ ื”ืฉืžื•ืขื” ื›ืžื• ืฉืฉืžืขื” ื‘ืœืชื™ ืฉื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ื•ืืคื™ืœื• ืขืœ ืฉื™ื ื•ื™ ืื•ืช ืื—ื“ ืงืคื™ื“ ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื ืฉื”ื™ื• ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ื”ืžืฉื ื” ืฉืœื ืœืขืฉื•ืช ืฉื™ื ื•ื™ ืืคื™ืœื• ื‘ืื•ืช ื', ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจ ื ื–ื”ื ื“ืืจื™ื ื”ื•ื ื”ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ' ื–ื” ื–ื” ' ืฉืื•ืžืจ ื”ืฉืžื•ืขื” ื‘ืœืชื™ ืฉื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ืฉื™ืคื•ืœ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ื• ืœืฉื•ืŸ ื–ื” ื–ื”. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ื ื–ื”ื ื“ื’ืžืœื , ' ื“ื ื“ื ' ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืจืžื– ืœื‘ืขืœ ืฆื“ืงื” ื•ืžื›ื ื”ื• ื‘ืฉื ื’ืžืœื ืขืœ ื“ืจืš ืžื” ืฉืืžืจ ื”ื›ืชื•ื‘ (ืžืฉืœื™ ื™ื, ื™ื–) 'ื’ืžืœ ื ืคืฉื• ืื™ืฉ ื—ืกื“' ื”ื ื” ืขืœื™ื• ืจืื•ื™ ืœื•ืžืจ ืœืฉื•ืŸ 'ื“ื ื“ื' ืฉื”ื•ื ืขื ื™ืŸ ื ืฉื™ืื•ืช ื•ืจื•ืžืžื•ืช ื›ืžื• 'ื•ื™ื“ื ืขืœ ื›ื ืคื™ ืจื•ื—' (ืชื”ืœื™ื ื™ื—, ื™ื) ื•ื›ืŸ (ื“ื‘ืจื™ื ื›ื—, ืžื˜) 'ื›ืืฉืจ ื™ื“ืื” ื”ื ืฉืจ', ื›ืŸ ื–ื” ื‘ืขืœ ื”ืฆื“ืงื” ื™ืชืจื•ืžื ื•ื™ืขื•ืฃ ื‘ืžืขืœื” ื‘ืฉื›ืจ ื”ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื ืฉืขื•ืฉื” ื›ื™ ืœืžืฆื•ื” ื–ื• ืฉืœ ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื ื™ืฉ ืฉื›ืจ ื’ื ื‘ื”ืื™ ืขืœืžื. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ื ื–ื”ื ื“ืืจื‘ื , ' ื”ื™ืœื ื™ ื”ื™ื™ื ' ืจืžื–ื• ื‘ื–ื” ืขืœ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื”ืžื›ื•ื ื™ืช ื‘ืฉื ืกืคื™ื ื” ื•ื›ืืฉืจ ื›ืชื‘ื• ื›ืœ ื”ืžื‘ืืจื™ื ืขืœ ืžืืžืจื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” (ื‘ื‘ื ื‘ืชืจื ืขื’. - ืขื“:) , ื•ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืœื ื ื™ืชื ื” ืืœื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื” ืžืœืื›ืช ื”ื‘ื•ืจื ื‘ื ื™ืฆื•ืฆื™ ื”ืงื“ื•ืฉื” ืฉื ืชืขืจื‘ื• ื‘ืกื™ื’ื™ื ื‘ืฉื‘ื™ืจืช ื”ื›ืœื™ื ืงื•ื“ื ื‘ืจื™ืืช ืขื•ืœื ื”ื–ื”. ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ' ื”ื™ืœื ื™ ' ื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ื ื”ื™ืœืช ื”ืงืžื— ื‘ื ืคื” ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื (ื‘ื™ืฆื” ื›ื˜:) ื”ื•ื” ืงื ื ื”ืœื” ืงืžื—ื ืื’ื‘ื” ื“ืžื”ื•ืœืชื ืฉื”ื™ื ื”ื ืคื” ื•ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ืขืจื•ืš, ื•ืžืœืช ' ื”ื™ื™ื ' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืžื”ืจื” ื›ืžื• ืืฉื•ืจ ื”ื™ื™ื ื“ืื™ืชื ื‘ื’ืžืจื ื“ืฉื‘ืช (ืฉื‘ืช ืงื™ื˜.) , ื•ืขื ื™ืŸ ื”ื‘ื™ืจื•ืจ ื”ื•ื ื›ืžื• ืขื ื™ืŸ ื”ืจืงื“ืช ื”ืงืžื— ื“ืชื—ืœื” ืžืจืงื“ื™ื ืื•ืชื• ืžืŸ ื”ืคืกื•ืœืช ืฉื‘ื• ื•ืื—ืจ ื›ืš ืžืจืงื“ื™ื ืื•ืชื• ืœื”ื•ืฆื™ื ื”ืกื•ืœืช ื•ื–ื”ื• ื‘ื™ืจื•ืจ ืื•ื›ืœ ืžืชื•ืš ืื•ื›ืœ ื•ื›ืŸ ื”ื‘ื™ืจื•ืจ ืฉืœ ื ื™ืฆื•ืฆื™ ืงื“ื•ืฉื” ื”ื•ื ื‘ืฉืชื™ื ืชื—ืœื” ื‘ื™ืจื•ืจ ืื•ื›ืœ ืžืชื•ืš ืคืกื•ืœืช ื•ืื—ืจ ื›ืš ื‘ื™ืจื•ืจ ืื•ื›ืœ ืžืชื•ืš ืื•ื›ืœ ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจ ' ื”ื™ืœื ื™ ' ืจืžื– ืœื‘ื™ืจื•ืจ ื”ื™ื™ื ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืžื”ืจื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชื‘ืจืจื• ื”ื‘ื™ืจื•ืจื™ื ืžืŸ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื‘ืžื”ืจื” ืฉื›ืœ ืื“ื ืฆืจื™ืš ืœืžื”ืจ ื‘ื‘ื™ืจื•ืจ ื–ื” ื™ืคื” ืฉืขื” ืื—ืช ืงื•ื“ื! ื•ืฉืืจื™ืช ื”ืœื—ืฉ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืจืžื•ื– ื‘ื• ื›ืœื•ื ื›ื™ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืœืคื™ ืคืฉื˜ ื”ืžืืžืจ.
<p>Nizha (formule) du chameau : da da. Il me semble que parfois le chameau s'assoit ร  terre et n'accepte pas de bouger, mรชme si on le frappe d'un coup qui peut le tuer, comme on trouve cela dans les rรฉgions arabes, mรชme de nos jours. Il est possible qu'auparavant ils aient eu une formule da da, par laquelle le chameau se lรจve. Les Arabes, chez qui cette chose se trouve encore, croient que les Juifs ont une formule par laquelle ils peuvent faire lever le chameau. Mรชme si les Juifs leur disent que personne parmi nous ne sait cela, ils ne croient pas.</p><p>Il est possible que la nizha du bateau soit du mรชme ordre. Parfois il s'enfonce dans le sol du fleuve. On se fatigue ร  le tirer, et il ne part qu'avec une grande peine. Ils avaient une formule hilni hayya, par laquelle il se tire et avance aisรฉment.</p><p>Mรชme si toutes ces choses ont un sens simple, il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'on ne les a pas mentionnรฉes dans le Talmud pour ce sens simple. On a visรฉ ร  y faire allusion ร  de bonnes choses qui touchent aux paroles de Torah.</p><p>Il me semble : nizha du bล“uf, hen hen. Tout homme grand et important est dรฉsignรฉ du nom de bล“uf, comme l'a รฉcrit le Radak sur le verset (Devarim 33, 17) : le premier-nรฉ de son bล“uf, la majestรฉ est ร  lui. Nos maรฎtres ont dit (Pesachim 86b) : on refuse un petit, et l'on ne refuse pas un grand. C'est ce qu'il a dit : nizha du bล“uf, la formule et la parole qu'il faut dire bas devant un homme grand, c'est hen hen, qu'il acquiesce ร  ses paroles pour faire selon sa volontรฉ.</p><p>Leur dire : nizha du lion, zeh zeh, selon la leรงon de notre Guemara. Il me semble, avec l'aide du Ciel, d'aprรจs ce qu'a รฉcrit le Reem au dรฉbut de la paracha Matot : le mot zeh signifie cette chose elle-mรชme, sans aucun changement. Le mot ba indique l'intention de la chose, et la chose elle-mรชme a bougรฉ. C'est la raison de leur dire (Pesikta Bamidbar 137, 2) : Mochรฉ a prophรฉtisรฉ par voici la parole qu'a ordonnรฉe ื”' (Vayikra 9, 6), parce que la Chekhina parlait du milieu de sa gorge. On sait que le talmid 'hakham est appelรฉ lion, comme il est mentionnรฉ dans la Guemara (Houlin 59b). Telle est l'importance du talmid 'hakham : il dit la tradition comme il l'a entendue, sans aucun changement, et il est exigeant mรชme pour le changement d'une seule lettre, comme ils ont dit dans la Guemara qu'ils รฉtaient exigeants dans la michna, pour ne pas changer mรชme une lettre alef. C'est ce qu'il a dit : nizha du lion, c'est le talmid 'hakham, zeh zeh, qui dit la tradition sans changement, de sorte que le langage zeh zeh tombe sur ses paroles.</p><p>Ce qu'il a dit : nizha du chameau, da da. Il me semble, avec l'aide du Ciel, une allusion ร  l'homme de tsedaka, qu'il surnomme du nom de chameau, ร  la maniรจre du verset (Michlei 11, 17) : l'homme de 'hessed fait du bien ร  son รขme. Sur lui il convient de dire da da, qui est une affaire d'รฉlรฉvation, comme il vola sur les ailes du vent (Tehilim 18, 11), et comme l'aigle vole (Devarim 28, 49). Ainsi cet homme de tsedaka s'รฉlรจve en rรฉcompense de la guemilout hassadim qu'il fait, car pour cette mitsva il y a une rรฉcompense aussi dans ce monde.</p><p>Ce qu'il a dit : nizha du bateau, hilni hayya. Ils ont fait allusion par lร  ร  ce monde, appelรฉ du nom de navire, comme l'ont รฉcrit les commentateurs sur les rรฉcits de Rabba bar bar Hana (Bava Batra 73a-74b). Ce monde n'a รฉtรฉ donnรฉ que pour y faire l'ouvrage du Crรฉateur, dans les nitzotzot de kedoucha (รฉtincelles de saintetรฉ) mรชlรฉes aux scories lors de la chevirat ha-kelim (brisure des vases), avant la crรฉation de ce monde. On sait que hilni est un langage de tamisage de la farine dans le tamis, comme ils ont dit dans la Guemara (Beitsa 29b) : il tamisait de la farine sur le dos du tamis, qui est le crible, et comme il est mentionnรฉ dans l'Aroukh. Le mot hayya veut dire vite, comme Achour hayya, dans la Guemara de Chabbat (119a). Le birour (tri) est comme le tamisage de la farine : d'abord on รดte le dรฉchet, ensuite on en sort la fleur de farine, et c'est un birour d'aliment au sein de l'aliment. De mรชme, le birour des รฉtincelles de saintetรฉ se fait en deux temps : d'abord l'aliment au sein du dรฉchet, ensuite l'aliment au sein de l'aliment. C'est ce qu'il a dit : hilni fait allusion au birour, hayya veut dire vite. Faites les birourim de ce monde rapidement : tout homme doit se hรขter dans ce birour, une belle heure plus tรดt. Le reste de la formule se lit selon le sens simple du passage, et l'allusion s'arrรชte lร .</p>
๐Ÿ’ก Explication

La coupe : on refuse un petit, on ne refuse pas un grand. Les anges acceptent tout de suite chez Avraham, et ne cรจdent ร  Loth qu'aprรจs une forte insistance.

La boisson, dans une baraita : une fois, gargeran ; deux fois, derekh eretz ; trois fois, gassei ha-ruah. Le visage : la michna ne dit cela que de la jeune mariรฉe.

Tossefot rรฉserve on ne refuse pas un grand ร  la coupe. La place sur la couche est un geste de grandeur. Il ne s'y assoit qu'en vertu de la rรจgle du maรฎtre de maison.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les gestes de Rav Houna, et la coupe Le nom Rav Houna nom reรงu dรจs l'enfance La couche il s'assoit tout de suite ordre du maรฎtre de maison La coupe acceptรฉe du premier coup on ne refuse pas un grand Le visage il ne le dรฉtourne pas la michna vise la mariรฉe Une fois gargeran, glouton Deux fois derekh eretz Trois fois gassei ha-ruah, orgueil
Nom, couche, coupe et visage. Une gorgรฉe : glouton. Deux : derekh eretz. Trois : orgueil.
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ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืŸ ืœืงื•ื ื™ื. ื™ื”ื‘ื• ืœื™ื” ื›ืกื, ืงื‘ืœื™ื” ื‘ื—ื“ ื–ื™ืžื ื ื•ืฉืชื™ื™ื” ื‘ื—ื“ ื–ื™ืžื ื. ืืžืจื™ ืœื™ื”: ืœื ืกื‘ืจ ืœื” ืžืจ ื”ืฉื•ืชื” ื›ื•ืกื• ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื”ืจื™ ื–ื” ื’ืจื’ืจืŸ? ืืžืจ ืœื”ื•: ืœื ืืžืจื™ ื‘ื›ื•ืกืš ืงื˜ืŸ ื•ื™ื™ื ืš ืžืชื•ืง ื•ื›ืจื™ืกื™ ืจื—ื‘ื”.

Rabbi Yichmaรซl fils de Rabbi Yossi arriva chez Rabbi Chimon fils de Rabbi Yossi ben Lakonya. Ils lui donnรจrent une coupe.

Il l'accepta en une fois et la but en une fois. Ils lui dirent : le maรฎtre ne tient-il pas que celui qui boit sa coupe d'un seul coup, voilร  un gargeran ?

Il leur dit : on ne l'a pas dit pour ta petite coupe, ton vin doux, et mon large ventre.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yichmaรซl fils de Rabbi Yossi boit d'un trait. La baraita du gargeran laisse de cรดtรฉ trois cas rรฉunis : une petite coupe, un vin doux, un ventre large.

Rachi, ร  la fin de la glose prรฉcรฉdente, renvoie ร  Bava Metzia 84a pour ce ventre large.

11
ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ืฉืœืฉื”, ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ืื—ื“. ืืžืจ ืจื‘ื”: ื•ื”ื•ื ื“ืขื™ื™ืœ ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืจื’ื™ืœื™ ืœืžื™ืขืœ, ื•ื”ื•ื ื“ืจื’ืฉ ื‘ื”ื• ื“ื™ื™ืœื.

Rav Houna a dit : les membres d'une havoura entrent ร  trois, et sortent mรชme ร  un. Rabba a dit : et c'est lorsqu'il est entrรฉ ร  l'heure oรน l'on a coutume d'entrer, et lorsque le dayla (serveur) a รฉtรฉ averti ร  leur sujet.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืœืื• ื‘ืคืกื— ืงืื™:
Cela ne porte pas sur le Pessa'h.
ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉืžืฉ ื”ืžืฉืžืฉ ื‘ืกืขื•ื“ืชืŸ ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ืฉืœืฉื” ืœื”ืกื‘ ื•ืื ื‘ื ื™ื—ื™ื“ ืื• ืฉื ื™ื ื•ื”ืกื‘ื• ืื™ืŸ ืขืœ ื”ืฉืžืฉ ืœืฉืžืฉ ืขืœื™ื™ื”ื•:
Le serveur qui sert ร  leur repas : ils entrent ร  trois pour s'accouder. Si un seul ou deux viennent et s'accoudent, le serveur n'est pas tenu de les servir.
ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืื—ื“ ืื—ื“ ื›ืœ ืžื™ ืฉืกื™ื™ื ืื›ื™ืœืชื• ืงื•ื“ื ืื ื‘ื ืœืฆืืช ื™ืฆื ื•ืืข"ืค ืฉืงืฉื” ืœืฉืžืฉ ืœืฉืจืช ื”ื™ื—ื™ื“ื™ื ื”ื ืฉืืจื™ืŸ:
Quiconque a fini son repas plus tรดt, s'il veut sortir, il sort, mรชme s'il est pรฉnible au serveur de servir les individus qui restent.
ื•ื”ื•ื ื“ืขื™ื™ืœื™ ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืขื™ื™ืœื™ ืื™ื ืฉื™ ืฉืื™ืŸ ื”ืื—ืจื•ืŸ ืžืืจื™ืš ื™ื•ืชืจ ืžืฉืขืช ืกืขื•ื“ืช ื”ืื—ืจื™ื ื•ื’ื ื‘ื›ื ื™ืกืชืŸ ืœื ื™ืžื”ืจื• ืœื”ืกื‘ ื›ื“ื™ ืœืื—ืจ ื”ืฉืžืฉ ืขื“ ื–ืžืŸ ื’ืžืจ ืฉืขืช ืกืขื•ื“ื”:
Le dernier ne prolonge pas au-delร  de l'heure du repas des autres. ร€ leur entrรฉe non plus, ils ne se hรขtent pas de s'accouder afin de retenir le serveur jusqu'ร  la fin de l'heure du repas.
ื•ื”ื ื“ืจื’ืฉ ื‘ื”ื• ื“ื™ื™ืœื ืฉื”ื•ื“ื™ืขื• ืœืฉืžืฉ ืฉื–ื” ื“ืจื›ืŸ ืœืฆืืช ืื—ื“ ืื—ื“ ืœืคื™ ืฉื˜ื•ืจื— ื”ื•ื ืœื• ืœืฉืžืฉ ื”ื™ื—ื™ื“ื™ื:
Ils ont fait savoir au serveur que telle est leur maniรจre, de sortir un par un, parce que c'est une peine pour lui de servir des individus.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ื’' ื›ื•' ืคื™ืจืฉ ืจ"ื— ื—ื‘ื•ืจื” ืฉื ืžื ื• ืขืœ ื”ืคืกื— ื•ื‘ืื• ืžืงืฆืช ืžื”ืŸ ื‘ืขืช ืฉื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœืื›ื•ืœ ื•ืฉื’ืจื• ื”ื“ื™ื™ืœื ืคื™' ืฉืžืฉ ืœื—ืคืฉ ืื—ืจื™ื”ื ื•ืœื ืžืฆืืŸ ืื ื ืชืงื‘ืฆื• ืจืง ืฉืœืฉื” ืื•ื›ืœื™ืŸ ืืช ื”ืคืกื— ื•ืื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืœื”ืžืชื™ืŸ ืขื“ ืฉื™ื‘ื•ืื• ื›ื•ืœื ืื‘ืœ ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ืœื ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื• ืžืงื•ื‘ืฆื™ื ื™ื—ื“ ื•ื™ืฆืื• ื•ื ืชืื—ืจื• ื•ื”ื“ืจ ื‘ื”ื• ื“ื™ื™ืœื ื•ืœื ืžืฆืืŸ ืืคื™ืœื• ืœื ื ืฉืืจ ืจืง ืื—ื“ ืžื”ื ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ืžืชื™ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื™ื• ืฉื ื•ื™ืฆืื•:
Rabbeinou Hananel a expliquรฉ : une havoura qui s'est comptรฉe sur le Pessa'h, et une partie d'entre eux sont venus ร  l'heure oรน les gens ont coutume de manger, et ils ont envoyรฉ le dayla, c'est-ร -dire le serveur, les chercher, et il ne les a pas trouvรฉs. S'ils ne se sont rรฉunis qu'ร  trois, ils mangent le Pessa'h, et ils n'ont pas ร  attendre que tous viennent. Moins de trois, non. S'ils รฉtaient rรฉunis ensemble, qu'ils sont sortis et se sont attardรฉs, que le serveur est revenu les chercher et ne les a pas trouvรฉs, mรชme s'il n'en est restรฉ qu'un, il n'a pas ร  attendre, puisqu'ils avaient รฉtรฉ lร  et qu'ils sont sortis.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna : les gens d'une havoura entrent ร  trois, le service commence, et ils sortent mรชme un par un. Rabba pose deux conditions : l'entrรฉe ร  l'heure habituelle, et le serveur prรฉvenu.

Rachi lit un repas ordinaire. Le serveur ne sert pas un ou deux convives. Chacun peut partir dรจs qu'il a fini. Ils ne prolongent pas au-delร  de l'heure des autres, et ils ne s'installent pas trop tรดt pour retenir le serveur. Ils l'ont averti qu'ils sortent un par un.

Tossefot, au nom de Rabbeinou Hananel, lit des gens comptรฉs sur le Pessa'h. Trois prรฉsents ร  l'heure du repas mangent sans attendre les autres. Moins de trois, ils attendent. S'ils รฉtaient dรฉjร  rรฉunis, sont sortis, et que le serveur revenu ne les trouve pas, mรชme un seul restant n'attend pas.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื: ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืฉื›ืจ ื“ืžื™ื, ื•ืฆืจื™ืš ื”ืื—ืจื•ืŸ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื“ืžื™ื. ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”.

Ravina a dit : et ils donnent un salaire en argent, et le dernier doit ajouter de l'argent. Et la halakha n'est pas selon lui.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฆืจื™ืš ื”ืื—ืจื•ืŸ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื“ืžื™ื ืœืฉืžืฉ:
Au serveur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื ื•ื ื•ืชืŸ ื“ืžื™ื ื”ืื•ื›ืœ ืคืกื— ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื”ื "ืž ื“ืขืœ ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืขื™ื™ืœื™ ืื™ื ืฉื™ ื•ื”ื“ืจ ื‘ื”ื• ื“ื™ื™ืœื:
Celui qui mange le Pessa'h. Et la halakha n'est pas selon lui. Et ces paroles valent lorsqu'on est ร  l'heure oรน les gens entrent, et que le serveur est revenu les chercher.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina ajoute un paiement : le temps de service en plus se paie, et le dernier convive, servi seul, ajoute encore. La Guemara รฉcarte cet avis.

Rachi : la somme va au serveur. Tossefot maintient la lecture sur celui qui mange le Pessa'h, avec les conditions de l'heure habituelle et du serveur qui est revenu chercher les absents.

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ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ

Nous reviendrons vers toi, Comment le rรดtit-on.

๐Ÿ’ก Explication

Formule de clรดture du chapitre Keitzad tzolin, Comment le rรดtit-on. Le chapitre s'achรจve sur cet amoud.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).