Sougya : L'amoud achève le nom Divlayim, puis le nom Gomer : on a voulu achever les biens d'Israël. Hoshea engendre Yizre'el, Lo-Rouhama et Lo-Ammi.
Hachem lui demande de se séparer de Gomer, comme Moché. Hoshea refuse.
Hachem retourne l'argument : Israël est l'un des quatre kinyanim. Hoshea demande rahamim, les trois gezerot tombent, la berakha suit.
De là : malheur à la rabanout, Yerovam qui n'a pas reçu de lachon ha-ra, la compassion jusque dans la colère, l'exil pour ajouter des gerim, l'interdit de calomnier, la dispersion comme tsedaka, et les raisons de Bavel.
" Divlayim " : mauvaise renommée, fille d'une mauvaise renommée. Chmouel a dit : elle est douce dans la bouche de tous, comme une deveila.
Rabbi Yo'hanan a dit : tous la foulent, comme une deveila.
Le nom Divlayim, ouvert au daf précédent, reçoit trois lectures. Dibba : mauvaise renommée, et sa mère de même. Rachi : deux dibbot, semblable fille de semblable.
Chmouel lit deveila, la galette de figues pressées : douce dans la bouche de tous. Rabbi Yo'hanan lit le même mot par dashin, fouler : tous passent sur elle comme on foule la galette.
Autre explication : " Gomer ". Rav Yehouda a dit : ils ont cherché à achever les biens d'Israël en ses jours.
Rabbi Yo'hanan a dit : ils ont pillé et achevé, ainsi qu'il est dit : " Car le roi d'Aram les a fait périr et les a mis comme la poussière à fouler ".
Autre lecture de Gomer, de la racine gamar, achever. Rav Yehouda : on a cherché à achever les biens d'Israël aux jours de cette femme. Rabbi Yo'hanan : le pillage a eu lieu, l'achèvement aussi.
La preuve est Melakhim II 13, 7 : le roi d'Aram les réduit comme la poussière que l'on foule au battage. Rachi recopie le verset.
" Elle conçut et lui enfanta un fils. Il lui dit : Appelle son nom Yizre'el, car encore un peu, et Je visiterai le sang de Yizre'el sur la maison de Yehou, et Je ferai cesser le royaume de la maison d'Israël.
Elle conçut encore et enfanta une fille. Il lui dit : Appelle son nom Lo-Rouhama, car Je ne continuerai plus à avoir compassion de la maison d'Israël, car porter, Je porterai pour eux.
Elle conçut et enfanta un fils. Il dit (Hachem à lui) : Appelle son nom Lo-Ammi, car vous n'êtes pas Mon peuple, et Moi, Je ne serai pas pour vous ".
La Guemara cite Hoshea 1, 3-9 : trois naissances, trois noms. Yizre'el : visitation du sang de Yizre'el sur la maison de Yehou, et fin du royaume d'Israël. Rachi et Tossefot lisent aussi l'avenir de l'exil : semer et disperser. Lo-Rouhama : Je ne continuerai plus la compassion. Lo-Ammi : vous n'êtes pas Mon peuple.
Les mots " porter, Je porterai pour eux " restent dans le verset de la colère. Rabbi Yossi les lira plus loin comme langue de pardon. La parenthèse " Hachem à lui " est dans le texte de la Guemara, sur le troisième enfant.
Le Ben Yehoyada donne quatre lectures de ces mots durs. L'or et la gevoura d'Yitshak, sod distinct du 'hessed de la sortie d'Égypte, d'après l'Ari et le Raaya Mehemna. Le compte de nassa et la senigoria. Les initiales : étincelles d'Adam ha-Richon. Enfin lo ossif lu comme : Je ne les retranche pas, et nassa comme le verset de Mikha, qui porte la faute.
Après que lui furent nés deux fils et une fille, le Saint, béni soit-Il, dit à Hoshea : N'avais-tu pas à apprendre de Moché, ton maître ? Dès que Je lui ai parlé, il s'est séparé de la femme.
Toi aussi, sépare-toi d'elle. Il Lui dit : Maître du monde, j'ai des fils d'elle, et je ne peux ni la renvoyer ni la divorcer.
Les trois enfants sont nés. Hachem demande à Hoshea d'apprendre de Moché : dès que Hachem lui a parlé, Moché s'est séparé de sa femme. Hoshea doit se séparer de Gomer. Hoshea répond : j'ai des fils d'elle, je ne peux ni la renvoyer ni la divorcer.
Le Ben Yehoyada explique la fille au milieu par Beit Chammaï : peru u-revu en deux mâles et une femelle, mida de gevoura, puisque Hoshea a penché vers le din. Autre lecture : la fille elle-même marque le retrait du bien, notarikon naki bah, gematria de nezek. L'ordre des naissances suit l'ordre des manques : exil, bien matériel, bien de l'âme.
Sur Moché : les prophètes précédents pouvaient rattacher sa séparation au fait que sa femme était une guioret. Gomer, zona, après la mitsva déjà accomplie, appelait la séparation. Sur la réponse d'Hoshea : il s'excuse de n'avoir pas agi plus tôt. Divorcer la laissait libre, se séparer la laissait femme mariée exposée à la débauche, et le guett était barré par les enfants. Une fois l'ordre dit, il l'accomplira.
Le Saint, béni soit-Il, lui dit : Toi, dont la femme est une zona, dont les fils sont des fils de zenounim, et tu ne sais pas s'ils sont tiens ou s'ils sont à d'autres, tu es ainsi. Israël, qui sont Mes fils, les fils de Mes behounai, les fils d'Avraham, d'Yitshak et de Yaakov, l'un des quatre kinyanim que J'ai acquis dans Mon monde.
Hachem retourne la fidélité d'Hoshea. Toi, femme zona, fils de zenounim, et tu ignores s'ils sont tiens : tu restes ainsi. Israël sont Mes fils, fils de Mes behounai (ceux que J'ai éprouvés), fils des pères, et l'un des quatre kinyanim.
" Ainsi " reprend son refus de la renvoyer. La phrase se ferme au segment suivant. Rachi fixe la leçon " quatre kinyanim ", dont le Bet ha-Mikdash, et explique le mot : chose chère, acquise avec peine.
Le Ben Yehoyada : une chose importante ne s'annule pas même dans mille, donc Israël ne s'annule pas parmi les nations. Les initiales de " et Mon nom " (Chemot 20, 20) lui donnent cinq kinyanim : terre, Torah, cieux, Mikdash, Israël. La Guemara, elle, en compte quatre, cieux et terre formant un seul kinyan.
La Torah, un kinyan, ainsi qu'il est écrit : " Hachem m'a acquise, principe de Sa voie ". Les cieux et la terre, un kinyan, ainsi qu'il est écrit : " Acquéreur des cieux et de la terre ".
Le Bet ha-Mikdash, un kinyan, ainsi qu'il est écrit : " Cette montagne, Sa droite l'a acquise ". Israël, un kinyan, ainsi qu'il est écrit : " Ce peuple, Tu l'as acquis ".
Et toi, tu as dit : fais-les passer à une autre nation !
Les quatre preuves. Torah : Michlei 8, 22. Cieux et terre : Bereshit 14, 19, un seul kinyan pour les deux. Bet ha-Mikdash : Tehilim 78, 54, " cette montagne ". Israël : Chemot 15, 16, " ce peuple, Tu l'as acquis ".
La fermeture vise la parole d'Hoshea au daf précédent : fais-les passer à une autre nation.
Dès qu'il sut qu'il avait fauté, il se leva pour demander rahamim pour lui-même. Le Saint, béni soit-Il, lui dit : Avant que tu demandes rahamim pour toi-même, demande rahamim pour Israël, car J'ai décrété sur eux trois gezerot à cause de toi.
Hoshea reconnaît la faute et demande d'abord pour lui. Hachem inverse l'ordre : d'abord Israël. Les trois gezerot sont déjà décrétées à cause de sa parole.
Rachi les nomme : Yizre'el, l'exil ; Lo-Ammi ; Lo-Rouhama. Ce sont les trois noms des enfants.
Il se leva, demanda rahamim, et annula la gezera. Et Il commença à les bénir, ainsi qu'il est dit : " Le nombre des fils d'Israël sera comme le sable de la mer, etc.
Et il arrivera qu'au lieu où on leur disait : Vous n'êtes pas Mon peuple, on leur dira : fils d'El haï. Les fils de Yehouda et les fils d'Israël se rassembleront ensemble, etc.
Je la sèmerai pour Moi dans la terre, J'aurai compassion de Lo-Rouhama, et Je dirai à Lo-Ammi : tu es Mon peuple ".
Hoshea demande pour Israël. La gezera est annulée. Hachem bénit. Le texte joint Hoshea 2, 1 et 2, 25.
Chaque nom est retourné. Lo-Ammi devient " fils d'El haï ", puis " tu es Mon peuple ". Lo-Rouhama reçoit la compassion. Yizre'el, lu comme semence, devient " Je la sèmerai pour Moi dans la terre ". Le nombre : comme le sable de la mer. Yehouda et Israël se rassemblent.
Rabbi Yo'hanan a dit : malheur à la rabanout, qui enterre ceux qui la portent. Car tu n'as aucun prophète qui n'ait enterré quatre rois de son temps, ainsi qu'il est dit : " Vision de Yeshaya ben Amots, qu'il a vue sur Yehouda et Yerouchalayim, etc.
"
Rabbi Yo'hanan : malheur à la rabanout, elle enterre ses détenteurs. Preuve : aucun prophète n'a manqué d'enterrer quatre rois de son vivant. Le verset cité est Yeshaya 1, 1. La suite, dans le " etc. ", nomme Ouzia, Yotam, Ahaz et Hizkiya.
Rachi sur kipeah : il les enterre, il leur survit. Ils meurent parce qu'ils s'élèvent dans l'autorité. La seconde glose, " il a mérité d'être compté ", annonce le passage suivant et renvoie plus loin.
Rabbi Yo'hanan a dit : pourquoi Yerovam ben Yoach, roi d'Israël, a-t-il mérité d'être compté avec les rois de Yehouda ? Parce qu'il n'a pas reçu de lachon ha-ra sur Amos.
Rabbi Yo'hanan : Yerovam ben Yoach, roi d'Israël, est compté avec les rois de Yehouda parce qu'il n'a pas reçu de lachon ha-ra sur Amos. La preuve du compte et la preuve du refus viennent aux deux segments suivants.
Le Ben Yehoyada explique pourquoi les deux phrases ensemble font lachon ha-ra. " Par l'épée mourra Yerovam " seul laisse régner le fils, et tient la promesse des quatre générations (Melakhim II 10, 30). " Israël sera exilé " seul peut attendre la fin de ces générations. Les deux ensemble font mourir le roi et exiler le peuple aussitôt : les fils n'ont plus sur qui régner. " Toutes ses paroles " (Amos 7, 10) vise ce tout. Yerovam répond que le tsadik n'a pas lié les deux gezerot dans le même temps.
D'où tenons-nous qu'il a été compté ? De ce qui est écrit : " Parole de Hachem qui fut adressée à Hoshea ben Beeri, aux jours d'Ouzia, de Yotam, d'Ahaz, de Hizkiya, rois de Yehouda, et aux jours de Yerovam ben Yoach, roi d'Israël ".
La preuve qu'il est compté avec les rois de Yehouda est l'ouverture d'Hoshea 1, 1 : quatre rois de Yehouda, puis Yerovam ben Yoach, roi d'Israël, dans le même verset.
Rachi signale que la fin du verset, après Ouzia et Yotam, nomme Yerovam.
Et d'où tenons-nous qu'il n'a pas reçu de lachon ha-ra ? De ce qui est écrit : " Amatsia, kohen de Beth-El, envoya dire à Yerovam, roi d'Israël : il a comploté contre toi, etc.
" Et il est écrit : " Car ainsi a dit Amos : par l'épée mourra Yerovam, etc. " Il dit : has ve-chalom que ce tsadik ait dit ainsi.
Et s'il l'a dit, que lui ferais-je ? La Chekhina le lui a dit.
La preuve est Amos 7, 10-11. Amatsia, kohen de Beth-El, écrit à Yerovam : Amos a comploté, et il a dit que Yerovam mourra par l'épée. Rachi : ce kohen est un komer, prêtre d'avoda zara.
Yerovam répond : has ve-chalom que ce tsadik ait dit cela. Et s'il l'a dit, que lui ferais-je ? La Chekhina le lui a dit. Il transmet, il n'invente pas. Il ne reçoit donc pas la médisance.
Rabbi Elazar a dit : même à l'heure de Sa colère, le Saint, béni soit-Il, se souvient de la compassion, ainsi qu'il est dit : " Car Je ne continuerai plus à avoir compassion de la maison d'Israël ". Rabbi Yossi bar Rabbi Hanina a dit, d'ici : " Car porter, Je porterai pour eux ".
Rabbi Elazar : même dans la colère, Il se souvient de la compassion. Le verset du châtiment dit encore " J'aurai compassion ", arahem. Rachi : le nom de la compassion est rappelé au milieu de la pouranouta. Il fixe aussi la leçon " il se souvient de la compassion ".
Rabbi Yossi bar Rabbi Hanina lit la fin du même verset, Hoshea 1, 6 : " porter, Je porterai pour eux ". Rachi : langue de seliha, pardon. Le verset s'étonne, et pourtant le pardon y est dit. C'est la suite du verset déjà cité.
Et Rabbi Elazar a dit : le Saint, béni soit-Il, n'a exilé Israël parmi les nations que pour que des gerim s'ajoutent à eux, ainsi qu'il est dit : " Je la sèmerai pour Moi dans la terre ". Est-ce qu'un homme sème une se'a, sinon pour en rentrer plusieurs kor ?
Rabbi Elazar : l'exil parmi les nations a pour fin que des gerim s'ajoutent. Le verset est " Je la sèmerai pour Moi dans la terre ", Hoshea 2, 25, déjà cité dans la berakha. Le mashal : on sème une se'a pour rentrer plusieurs kor. Un kor vaut trente se'a.
Le Ben Yehoyada cherche le foisonnement du mashal dans les nitsotsot mêlées aux quatre règnes, domem, tsomeah, haï, medaber, et les appelle gerim. Il relie erets à la malkhout : miloui d'erets et delet, 434 selon son compte ; le nom aleph-dalet-noun-yod, en miloui, et tera, 671.
Et Rabbi Yo'hanan a dit, d'ici : " J'aurai compassion de Lo-Rouhama ".
Rabbi Yo'hanan tire la même idée d'un autre bout du verset : " J'aurai compassion de Lo-Rouhama ".
Rachi joint la suite, " Je dirai à Lo-Ammi : tu es Mon peuple ". Ceux qui n'étaient pas de Son peuple s'attacheront à Israël et deviendront un peuple pour Lui. C'est la lecture des gerim, à côté de celle de Rabbi Elazar.
Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yohaï : que signifie ce qui est écrit : " Ne calomnie pas un serviteur auprès de son maître, de peur qu'il te maudisse et que tu sois coupable ". Et il est écrit : " Une génération : son père, il maudit, et sa mère, il ne bénit pas ".
Parce que son père il maudit, et sa mère il ne bénit pas, ne calomnie pas ?
Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Chimon ben Yohaï ouvre Michlei 30, 10-11. Ne calomnie pas un serviteur auprès de son maître. Le verset suivant parle d'une génération qui maudit son père et ne bénit pas sa mère.
La question tient le voisinage pour absurde s'il fallait le lire ainsi : c'est parce qu'ils maudissent père et mère qu'il faudrait ne pas calomnier ? La lecture juste vient au segment suivant.
Voici : même une génération dont le père maudit et dont la mère ne bénit pas, ne calomnie pas un serviteur auprès de son maître. D'où ?
De Hoshea.
La lecture retenue : même une génération qui maudit son père et ne bénit pas sa mère, on ne calomnie pas le serviteur auprès du maître. La source est Hoshea. Rachi : des réchaïm, et pourtant on ne les dénonce pas. Hoshea a été saisi pour avoir calomnié Israël, bien qu'ils aient fauté.
Le Ben Yehoyada rattache l'argument au statut de fils. Rabbi Meir (Kiddouchin 36a) : ils sont fils même sans faire la volonté du Makan. Rabbi Yehouda : ils ne le sont plus. Hoshea a parlé selon Rabbi Yehouda. Hachem tient comme Rabbi Meir, et comme le père qui renonce à son honneur (Kiddouchin 32a). Même la faute envers père et mère ne retire pas ce plaidoyer.
Seconde glose : on aurait attendu Yeshaya, braise sur les lèvres et mort par Menaché, pour " peuple aux lèvres impures ". La glose distingue : Yeshaya a été repris pour cette parole dite devant Hachem, alors qu'il fallait la dureté devant eux. Hoshea, établi juge, a répondu selon le din, et Hachem attendait encore un plaidoyer de fils.
Rabbi Ochaya a dit : que signifie ce qui est écrit : " La tsedaka de ses perazon en Israël " ? Le Saint, béni soit-Il, a fait une tsedaka envers Israël, en les dispersant parmi les nations.
Et c'est ce que ce min dit à Rabbi Hanina : nous valons mieux que vous. Il est écrit à votre sujet : " Car six mois il y séjourna, etc.
" Tandis que nous, vous êtes chez nous depuis de nombreuses années, et nous ne vous faisons rien. Il lui dit : si tu veux, un talmid s'occupera de toi.
Rabbi Ochaya lit Choftim 5, 11, " tsedkat pirzono ". Pirzono / pizron : Il a fait une tsedaka en les dispersant parmi les nations. Rachi : réunis, on aurait pu les achever ensemble.
Un min le dit à Rabbi Hanina : nous valons mieux que vous. Chez vous, six mois ont suffi pour retrancher (Melakhim I 11, 16, Yoav en Edom). Vous êtes chez nous depuis des années, et nous ne vous faisons rien. Rabbi Hanina propose qu'un talmid réponde. Rachi : pour lui répondre. Ce talmid est Rabbi Ochaya, au segment suivant.
Le Ben Yehoyada relie la dispersion à Tehilim 112, 9 : pizar donné aux pauvres, Israël, et la tsedaka qui subsiste. Pizar et pah tsedaka, 287. Le pah, le piège des royaumes (Tehilim 124, 7), est lui-même cette tsedaka.
Rabbi Ochaya s'occupa de lui. Il lui dit : c'est que vous ne savez pas comment vous devez agir.
Si vous les anéantissez tous, ils ne sont pas chez vous. Ce qui est chez vous, on vous appelle un royaume tronqué.
Il lui dit : par le Gappa des Romains ! C'est avec cela que nous nous couchons, et avec cela que nous nous levons.
Rabbi Ochaya répond au min. Vous ne savez pas comment agir. Anéantir tout Israël : ils ne sont pas tous dans votre royaume, à cause de la dispersion. Anéantir ceux qui y sont : on vous appelle malkhouta ketiata, un royaume tronqué.
Le min jure par le Gappa des Romains. Rachi : serment par une avoda zara. " Avec cela nous nous couchons et nous nous levons " : cette pensée les occupe toujours.
Rabbi Hiya enseigne : que signifie ce qui est écrit : " Elokim a discerné sa voie, et Lui connaît son lieu " ? Le Saint, béni soit-Il, connaît Israël : ils ne peuvent pas porter les gezerot des Romains.
C'est pourquoi Il les a exilés à Bavel. Et Rabbi Elazar a dit : le Saint, béni soit-Il, n'a exilé Israël à Bavel que parce qu'elle est profonde comme le Cheol, ainsi qu'il est dit : " De la main du Cheol Je les rachèterai, de la mort Je les délivrerai ".
Rabbi Hanina a dit : parce que leur langue est proche de la langue de la Torah.
Rabbi Hiya lit Iyov 28, 23 : Il connaît la voie d'Israël et son lieu. Ils ne peuvent pas porter les gezerot des Romains. Il les exile donc à Bavel. Rachi : les Kasdim ne sont pas cruels comme les autres nations.
Rabbi Elazar : Bavel est profonde comme le Cheol, et le verset d'Hoshea 13, 14 promet le rachat " de la main du Cheol ". Rachi : le rachat sera rapide, selon cette promesse. Rabbi Hanina : leur langue est proche de la langue de la Torah, donc la Torah ne s'oublie pas vite.
Tossefot accorde Gittin 17a. Là-bas, " Ton ombre, ou l'ombre du fils d'Essav " fait paraître les fils d'Essav préférables. Cela vise le temps d'après l'arrivée des Haverim à Bavel. Le Ben Yehoyada explique l'exil dernier chez Edom et Yichmaël : avant la Grande Assemblée, avoda zara et zenout les auraient absorbés. Après l'annulation du yetser de l'avoda zara, et l'affaiblissement de celui de la zenout, ils peuvent tenir. Sur la profondeur : la tefila monte des profondeurs, ou bien la chaleur du lieu pèse plus que le froid. Sur la langue : la lecture publique de la paracha et de la haftara profite à qui comprend.
Rabbi Yo'hanan a dit : parce qu'Il les a renvoyés à la maison de leur mère. Un mashal : un homme qui s'est mis en colère contre sa femme, où l'envoie-t-il ?
À la maison de sa mère.
Rabbi Yo'hanan : Il les a renvoyés à la maison de leur mère. Mashal : l'homme en colère renvoie sa femme chez sa mère. Rachi : Avraham est sorti d'Our Kasdim. Bavel est le lieu d'où les pères sont sortis.
Le Ben Yehoyada donne au mashal deux raisons. Les accusateurs réclament une destruction pour l'avoda zara. Le défenseur répond : la maison de la mère est la source de cette impureté, Terah y fabriquait les images pour chaque nation. Une maladie prise à l'origine appelle un allègement : l'exil suffit. On l'envoie chez la mère, vers la cause, et non chez le père. Autre lecture : voir ce lieu montre qu'Avraham, sorti de la même impureté, a tenu jusqu'à la fournaise. Eux peuvent revenir à Hachem.
Et c'est ce que dit Rabbi Alexandri : trois sont revenus à leur plantation. Les voici : Israël, l'argent de l'Égypte, et l'écriture des louhot.
Israël : ce que nous avons dit. L'argent de l'Égypte, ainsi qu'il est écrit : " La cinquième année du roi Rehavam, Chichak, roi d'Égypte, monta contre Yerouchalayim, etc.
" L'écriture des louhot, ainsi qu'il est écrit : " Et je les ai brisées sous vos yeux ". Un tana enseigne : les louhot se sont brisées, et les lettres s'envolent.
Rabbi Alexandri : trois choses sont revenues à leur plantation, leur lieu d'origine. Israël : ce qui vient d'être dit, le retour à Bavel. L'argent de l'Égypte : pris à la sortie (Rachi cite Chemot 12, 36), repris par Chichak la cinquième année de Rehavam (Melakhim I 14, 25), avec les trésors.
L'écriture des louhot : " je les ai brisées sous vos yeux " (Devarim 9, 17). Le tana : les Tables se brisent, les lettres s'envolent. Rachi : " sous vos yeux " marque la chose étonnante vers laquelle l'œil se tourne, les lettres qui partent.
Oula a dit : afin qu'ils mangent
Oula ouvre une autre raison de l'exil à Bavel : " afin qu'ils mangent ". La phrase s'arrête sur ce mot. Elle continue au daf suivant.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).