Sougya : Le daf achève le beit haperas : on l'examine pour ceux qui font le Pessa'h, là où il y a karet, et non pour ceux qui mangent la terouma. Chmouel fait souffler le chemin ; Rav Yehouda déclare pur le champ déjà piétiné.
Le chapitre Ha-icha se ferme. La michna du second Pessa'h s'ouvre : l'impur, le chemin éloigné, l'inadvertant et le contraint font le second.
Rav Nahman et Rav Chechet divergent si l'on a abattu pour un homme encore en chemin : l'offrande est-elle agréée. Rav Achi lit " passibles du karet " sur le volontaire et l'onen ; Rav Nahman, sur le volontaire seul.
qu'on examine pour ceux qui font le Pessa'h, et qu'on n'examine pas pour ceux qui mangent la terouma.
Suite de la michna citée en 92a : Beit Shammai et Beit Hillel conviennent. On examine un beit haperas pour ceux qui font le Pessa'h. On ne l'examine pas pour manger la terouma.
Rachi : sans autre chemin, il traverse en examinant. Pour la terouma, il attend et contourne.
Tossefot : la permission tient au karet (retranchement). Un kohen, qui ne risque qu'un lav, entre pour un erouv. Étudier la Torah ou se marier est permis même sans souffler.
Qu'est-ce qu'examiner (pour ceux qui font le Pessa'h) ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il souffle le beit haperas et avance.
Rav Yehouda bar Abaye, au nom de Rav Yehouda, a dit : un beit haperas qui a été piétiné est pur.
Examiner, ici, c'est pouvoir traverser. Chmouel : on souffle (menapeah) en avançant. Rav Yehouda bar Abaye : un champ déjà piétiné (nidash) est pur.
Rachi : la charrue a passé sur un tombeau, sur cent coudées. Les Sages craignent un os de la taille d'un grain d'orge, impur par contact et par hesset. Le souffle montre le gros os et chasse le petit. L'ohel exige rov binyan (majorité de la charpente) et rov minyan (majorité du nombre).
Tossefot : le tamis d'Ohalot vise celui qui est déjà passé. Rav Yehouda et Rav Hiya disent comment venir et passer.
Hadran alakh ha-icha : nous reviendrons vers toi, chapitre "la femme".
Hadran alakh clôt le chapitre Ha-icha. La michna du second Pessa'h s'ouvre au segment suivant.
Michna. Celui qui était impur, ou en chemin éloigné, et n'a pas fait le premier, fera le second.
S'il a été en inadvertance, ou contraint, et n'a pas fait le premier, il fera le second. S'il en est ainsi, pourquoi est-il dit " impur ", ou " qui était en chemin éloigné " ?
Parce que ceux-là sont exempts du karet, et ceux-là passibles du karet.
Michna du second Pessa'h. Quatre cas le font : l'impur, le chemin éloigné (derekh rehoka), l'inadvertance (chogeg), la contrainte (oness).
La Torah ne nomme que les deux premiers. La michna répond par le karet : ceux-là en sont exempts, ceux-là en sont passibles. Qui est " passible ", la Guemara le fixe plus bas.
Tossefot : la michna tient qu'on abat pour un impur par un cheretz. Son impur est l'impur par un mort au sixième jour, inapte le soir. Au septième jour il peut s'immerger : la baraita de 69b le met dans le karet.
Guemara. Il a été dit : il était en chemin éloigné, et l'on a abattu et aspergé pour lui.
Rav Nahman dit : il est agréé. Rav Chechet dit : il n'est pas agréé.
Rav Nahman dit : il est agréé, c'est une pitié que Hachem a eue pour lui. Et s'il l'a fait, qu'une bénédiction vienne sur lui.
Et Rav Chechet dit : il n'est pas agréé, Hachem l'a écarté comme l'impur.
Au moment de l'abattage il est encore en chemin éloigné. D'autres ont abattu et fait la zerika (aspersion du sang) pour lui. Le soir, il arrive.
Rav Nahman : c'est agréé (horatza). Hachem l'a ménagé par pitié. S'il a fait le premier, bénédiction. Rachi : il est exempt du second.
Rav Chechet : Hachem l'a écarté comme l'impur. Rachi : il n'a rien fait, il est tenu au second.
Rav Nahman a dit : d'où le dis-je ? De ce que nous avons appris : celui qui était impur, ou en chemin éloigné, et n'a pas fait le premier, fera le second.
Il en ressort que, s'il avait voulu, il aurait fait.
Preuve de Rav Nahman. " Et n'a pas fait " suppose qu'il pouvait faire. Le chemin éloigné a donc le premier à sa portée : l'offrande faite pour lui est agréée.
Et Rav Chechet te dira : s'il en est ainsi, la fin, qui enseigne : s'il a été en inadvertance, ou contraint, et n'a pas fait le premier, il fera le second. Du fait qu'elle enseigne " et il n'a pas fait ", il en ressort que, s'il avait voulu, il aurait fait.
Voilà l'inadvertance, et voilà la contrainte !
Rav Chechet retourne l'inférence. La fin dit aussi " et il n'a pas fait ", pour l'inadvertant et le contraint, qui ne pouvaient pas faire le premier.
Rachi : " s'il voulait, il faisait " ne se pose pas sur l'impur. Cela vise le chemin éloigné.
Plutôt : le volontaire est enseigné avec eux. Ici de même : l'onen est enseigné avec eux.
Les mots " et n'a pas fait " portent sur un cas qui pouvait agir. Dans la fin, ce cas est le volontaire (mezid), enseigné avec les autres.
Dans le début, ce cas est l'onen. On abat pour lui, comme en 91a, avec celui qui déblaie le gal.
Tossefot : l'onen passible est celui dont le mort est survenu après midi. Avant midi, il est hors du karet. Il s'est négligé par amertume, à côté de celui qui a laissé le Pessa'h sans motif.
Rav Achi a dit : la michna aussi est précise, car elle enseigne : ceux-là sont exempts du karet, et ceux-là sont passibles du karet. Sur qui ?
Si tu dis : sur l'inadvertance et la contrainte, l'inadvertant et le contraint sont-ils des gens de karet ? N'est-ce pas : sur le volontaire et l'onen.
Rav Achi s'appuie sur " exempts " et " passibles ". L'inadvertant et le contraint ne sont pas des benei karet. " Passibles " vise le volontaire et l'onen.
Et Rav Nahman te dira : en réalité, sur le volontaire seul. Et en droit, il aurait fallu enseigner " il est passible " ; et s'il enseigne " ils sont passibles ", c'est que, puisqu'il a enseigné au début " ils sont exempts ", il a enseigné à la fin " ils sont passibles ".
Rav Nahman garde le volontaire seul. Le pluriel " passibles " est une attraction (iddi) : le début a dit " exempts ".
" Et n'a pas fait ", au début, reste sur le chemin éloigné et prouve qu'il pouvait faire le premier.
Le correcteur, dans la glose, demande pourquoi Rav Nahman n'appuie pas cela sur la question " pourquoi est-il dit ".
Rav Chechet a dit : d'où le dis-je ? De ce qu'on a enseigné : Rabbi Akiva dit : il est dit " impur ", et il est dit " en chemin éloigné ",
Rav Chechet ouvre sa preuve. Rabbi Akiva rapproche les deux mots du verset : " impur " et " en chemin éloigné ". La phrase continue au daf suivant.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).