Pesachim 9ร  - Hulda, safek et vadai

Pesachim 9a

Sougya : La michna refuse de rouvrir une bedika par crainte qu'une hulda ait traรฎne du hamets d'une maison ร  l'autre : la mรชme crainte irait de cour en cour et de ville en ville. La Guemara tire le diyuk : si l'on a vu la prise, on craint, et l'on reverifie.

Rabbi Zeira sรฉpare la viande, que la hulda ne laisse pas, et le pain, dont elle laisse un reste. Rava รฉcarte le rapprochement avec Ohalot : la-bas, safek contre safek ; ici, un safek d'akhila face ร  un vadai de hamets, et un safek ne sort pas un vadai.

Le principe est mis ร  l'รฉpreuve par le grenier du haver, tenu pour prรฉlรจve : vadai contre vadai, par la hazaka du haver, oรน safek contre safek, si le grain n'a jamais รฉtรฉ tevel, selon l'artifice de Rabbi Ochaya. Le daf ouvre ensuite le rรฉcit de Rabbi Yehouda : la servante de Rimon jette un nefel dans une fosse.

Hulda et hamets : quand la bedika revient On n'a pas vu la prise Michna : on ne craint pas Sinon : cour, puis ville Aucune bedika ne tiendrait Il n'y a pas de fin ร  la chose On a vu qu'elle prenait Diyouk : on craint Le pain est peut-รชtre encore la Il faut une bedika Question : disons qu'elle l'a mangรฉ Rabbi Zeira Viande : le nefel La hulda ne laisse pas de reste Ohalot : pas de bedika la oรน hulda oรน hazir passent Pain : le hamets Elle laisse un reste Prise vue : on reverifie Deux matiรจres, deux rรจgles Rava Ohalot : safek, puis safek Le nefel รฉtait-il la ? Si oui : l'a-t-elle mange ? On penche vers le kula Hamets : vadai On a vu la prise Safek d'akhila Un safek ne sort pas un vadai La bedika reste
Prise non vue : la bedika tient. Prise vue : Rabbi Zeira sรฉpare viande et pain. Rava pose un safek face ร  un vadai.
Safek et vadai : hamets, puis grenier du haver Hamets vu Vadai Le pain ร  รฉtรฉ pris Safek L'a-t-elle mange ? Safek face au vadai Le safek ne sort pas Bedika Haver : lecture 1 Vadai Tevel au dรฉpart Vadai Il ร  prรฉlรจve R. Hanina Hoza'ร  Vadai contre vadai Hazaka du haver Fruits tenus pour en rรจgle Haver : lecture 2 Safek Tevel jamais tombe ? Artifice de R. Ochaya Safek ร€-t-il prรฉlรจve ? Safek contre safek Les deux cรดtรฉs doutent L'hรฉritier peut manger
Grenier du haver. Lecture 1 : vadai contre vadai, hazaka du haver. Lecture 2 : safek contre safek, artifice de Rabbi Ochaya.
1
ืžืชื ื™ืณ ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ื•ืžืžืงื•ื ืœืžืงื•ื, ื“ืื ื›ืŸ ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื•ืžืขื™ืจ ืœืขื™ืจ โ€” ืื™ืŸ ืœื“ื‘ืจ ืกื•ืฃ.

MICHNA. On ne craint pas qu'une hulda (belette) ait traรฎne du hamets d'une maison ร  une maison et d'un endroit ร  un endroit.

Car s'il en est ainsi, d'une cour ร  une cour et d'une ville ร  une ville : il n'y a pas de fin ร  la chose.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ื›ื•' ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ื›ืฉื‘ื“ืง ื–ื•ื™ืช ื–ื• ื•ื‘ื ืœื‘ื“ื•ืง ื–ื• ืฉืžื ื‘ืชื•ืš ืฉื‘ื ืœื‘ื“ื•ืง ื–ื• ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ื—ืžืฅ ืœืžืงื•ื ื”ื‘ื“ื•ืง ื•ืฆืจื™ื›ื ื ืœื—ื–ื•ืจ ื•ืœื‘ื“ื•ืง:
On ne craint pas, quand on a vรฉrifie ce coin-ci et qu'on vient vรฉrifier celui-lร , que pendant qu'on venait vรฉrifier celui-lร  une hulda ait traรฎne du hamets vers l'endroit dรฉjร  vรฉrifie, au point qu'il faille revenir vรฉrifier.
ืฉืื ื›ืŸ ืฉื‘ืืช ืœื—ื•ืฉ ืœื›ืš ื”ืจื™ ื’ื ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื›ืš ืื ื™ ื‘ื“ืงืชื™ ืงื•ื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื™ ื•ืœืื—ืจ ื‘ื“ื™ืงืชื™ ื”ื‘ื™ืื” ื—ื•ืœื“ื” ื—ืžืฅ ืžื—ืฆืจ ื—ื‘ื™ืจื™ ืœื—ืฆืจื™ ื•ืื™ืŸ ืœื“ื‘ืจ ืกื•ืฃ ื•ืœืื• ื—ืฆืจ ืžืžืฉ ืงืืžืจ ืืœื ื›ืœ ื‘ืชื™ ื”ื—ืฆืจ ืงืจื•ื™ ื—ืฆืจ:
Si tu en viens ร  craindre cela, on peut dire de mรชme d'une cour ร  une cour : moi, j'ai vรฉrifie avant mon compagnon, et aprรจs ma bedika la hulda ร  apportรฉ du hamets de la cour de mon compagnon ร  la mienne, et il n'y a pas de fin ร  la chose. Il ne parle pas d'une cour au sens propre : l'ensemble des maisons de la cour est appelรฉ cour.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ื•ืื ืชืืžืจ ื•ื”ื ืžืจื™ืฉื ืฉืžืขื™' ื“ืงืชื ื™ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ื‘ื• ื—ืžืฅ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืชืจื™ืฅ ื“ื”ื•ื” ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ื‘ืฉืื™ืŸ ื—ื•ืœื“ื” ื•ื‘ืจื“ืœืก ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืœืš ืฉื:
Si tu dis : on l'apprend dรฉjร  du dรฉbut, qui enseigne que tout endroit oรน l'on n'introduit pas de hamets n'a pas besoin de bedika. Rรฉponse : on aurait รฉtabli cela la oรน une hulda et un bardelas (fouine) ne peuvent pas circuler.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ืžืžืงื•ื ืœืžืงื•ื ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ื“ื"ื› ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื•ืžืขื™ืจ ืœืขื™ืจ ืื™ืŸ ืœื“ื‘ืจ ืกื•ืฃ ื•ื”ื™ื›ื ื“ื‘ื“ืง ื•ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื—ื–ื™ ืขื›ื‘ืจื ื“ืขืœ ื‘ื‘ื™ืชื ื•ื‘ืคื•ืžื” ืคื™ืชื ืืข"ื’ ื“ืขืœ ืœื”ื”ื•ื ื‘ื™ืชื ื•ืžืฉื›ื— ืคื™ืจื•ืจื™ืŸ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื”ื•ื ืคื™ืชื ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืžื™ื›ืœ ืื›ืœื” ืœื”ื”ื•ื ืคื™ืชื ื•ื”ื ื™ ืคื™ืจื•ืจื™ืŸ ื“ื™ื“ื” ื ื™ื ื”ื• ืืœื ืืžืจื™' ืคื™ืจื•ืจื™ืŸ ืžืขืœืžื ื ื™ื ื”ื• ื•ื‘ืขื™ ืœืžื™ื‘ื“ืง ืขืœ ื”ื”ื•ื ืคื™ืชื ื“ืขื›ื‘ืจื. ื“ืืžืจ ืจื‘ื ืชื™ื ื•ืง ื ื›ื ืก ื•ื›ื›ืจ ื‘ื™ื“ื• ื•ื ื›ื ืก ืื—ืจื™ื• ื•ืžืฆื ืคื™ืจื•ืจื™ืŸ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืฉื“ืจื›ื• ืฉืœ ืชื™ื ื•ืง ืœืคืจืจ. ืขื›ื‘ืจ ื ื›ื ืก ื•ื›ื›ืจ ื‘ืคื™ื• ื•ื ื›ื ืก ืื—ืจื™ื• ื•ืžืฆื ืคื™ืจื•ืจื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื‘ื“ื•ืง ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ื• ืฉืœ ืขื›ื‘ืจ ืœืคืจืจ. ื›ืœ ื”ื ื™ ืคืกืงื™ ื”ืœื›ื•ืช ื“ืฆื‘ื•ืจื™ ื—ืžืฅ ื•ื”ื ืš ื‘ืขื™ื•ืช ื“ืขื›ื‘ืจ ื ื›ื ืก ื•ื›ื›ืจ ื‘ืฉืžื™ ืงื•ืจื” ื•ื‘ืคื™ ื ื—ืฉ ื”ืฉืžื™ื˜ื• ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ืžืฉื•ื ื“ืžื™ืœื™ ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื™ ื ื™ื ื”ื•. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ื•ื“ืงื™ืŸ ืื•ืจ ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ ื•ื‘ื™"ื“ ืฉื—ืจื™ืช ื•ื‘ืฉืขืช ื”ื‘ื™ืขื•ืจ. ื•ื—ื›"ื ืื ืœื ื‘ื“ืง ืื•ืจ ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ ื™ื‘ื“ื•ืง ื‘ื™"ื“ ืœื ื‘ื“ืง ื‘ื™"ื“ ื™ื‘ื“ื•ืง ื‘ืชื•ืš ื”ืžื•ืขื“ ื•ืื ืœื ื‘ื“ืง ื‘ืชื•ืš ื”ืžื•ืขื“ ื™ื‘ื“ื•ืง ืœืื—ืจ ื”ืžื•ืขื“. ื•ืžื” ืฉืžืฉื™ื™ืจ ื™ื ื™ื—ื ื• ื‘ืฆื™ื ืขื” ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืื—ืจื™ื• ืคื™ืจื•ืฉ ื‘ืชื•ืš ื”ืžื•ืขื“ ื•ืœืื—ืจ ื”ืžื•ืขื“ ื‘ืชื•ืš ื”ืคืกื— ื•ืœืื—ืจ ื”ืคืกื—. ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื”. ืื—ืจื™ื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ื˜ืœื• ืขื›ื‘ืจ ื‘ืคื ื™ื• ืื• ืฉื”ื ื™ื— ืขืฉืจ ื•ืžืฆื ืชืฉืข ืื‘ืœ ืื ืœื ื™ื“ืข ื›ืžื” ื”ื ื™ื— ืืข"ืค ืฉืœื ื”ืฆื ื™ืขื• ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื—ื–ื•ืจ ื•ืœื‘ื“ื•ืง ื“ื”ื ืชื ืŸ ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื’ื™ืจืจื” ื—ื•ืœื“ื” ื•ื›ื•': ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื”ืœื›ื” ื’ ื›ื™ืฆื“ ื”ื•ื ืขื•ืฉื” ื›ื•ืคื” ืขืœื™ื• ืืช ื”ื›ืœื™. ื›ืคื” ื•ืœื ืžืฆืื• ืื ื™ ืื•ืžืจ ื™ื“ ื ื˜ืœืชื• ืœื ื›ืคื” ื•ืœื ืžืฆืื• ืฆืจื™ืš. ืœื‘ื“ื•ืง ืืช ื”ื‘ื™ืช. ืจ' ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืœ ื—ืžืฉ ื•ืฉื•ืจืคื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืฉืฉ. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืœ ืืจื‘ืข ื•ืชื•ืœื™ืŸ ื›ืœ ื—ืžืฉ ื•ืฉื•ืจืคื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืฉืฉ.
MICHNA. On ne craint pas qu'une hulda ait traรฎne d'un endroit ร  un endroit, d'une maison ร  une maison. Car s'il en รฉtait ainsi, d'une cour ร  une cour et d'une ville ร  une ville, il n'y a pas de fin ร  la chose. Et la oรน l'on a vรฉrifie, puis oรน l'on a vu une souris entrer dans la maison, un pain dans la bouche : mรชme si l'on entre dans cette maison et qu'on y trouve des miettes ร  la mesure de ce pain, on ne dit pas qu'elle ร  mangรฉ ce pain et que ces miettes sont les siennes. On dit : les miettes viennent d'ailleurs, et il faut vรฉrifier ร  cause de ce pain de la souris. Car Rava ร  dit : un enfant entre, un pain ร  la main ; on entre aprรจs lui et l'on trouve des miettes : pas besoin de bedika, car la maniรจre de l'enfant est d'รฉmietter. Une souris entre, un pain dans la bouche ; on entre aprรจs elle et l'on trouve des miettes : il faut vรฉrifier, car la maniรจre de la souris n'est pas d'รฉmietter. Toutes ces peskei halakhot (dรฉcisions) sur les tas de hamets, et ces questions d'une souris qui entre avec un pain sur la poutre et dans la bouche d'un serpent, Rav Alfas zal les a laissรฉes de cรดtรฉ, parce que ce sont des choses peu frรฉquentes. Rabbi Yehouda dit : on vรฉrifie la nuit du quatorze, le quatorze au matin, et ร  l'heure du biour (รฉlimination). Et les Sages disent : s'il n'a pas vรฉrifiรฉ la nuit du quatorze, qu'il vรฉrifie le quatorze. S'il n'a pas vรฉrifiรฉ le quatorze, qu'il vรฉrifie pendant le mo'ed. Et s'il n'a pas vรฉrifiรฉ pendant le mo'ed, qu'il vรฉrifie aprรจs le mo'ed. Et ce qu'il met de cรดtรฉ, qu'il le dรฉpose en tsin'ร  (endroit cachรฉ), afin qu'il n'ait pas besoin d'une bedika ensuite. Explication : pendant le mo'ed et aprรจs le mo'ed, pendant Pessa'h et aprรจs Pessa'h. Afin qu'il n'ait pas besoin d'une bedika. Ensuite : par exemple une souris l'a pris devant lui, oรน il ร  laissรฉ dix et en a trouvรฉ neuf. Mais s'il ne savait pas combien il avait laissรฉ, mรชme s'il ne l'a pas cachรฉ, il n'a pas ร  revenir vรฉrifier, car la michna enseignรฉ : on ne craint pas qu'une hulda ait traรฎne, etc. Yerushalmi, halakha 3. Comment fait-il ? Il renverse un rรฉcipient dessus. S'il ร  renversรฉ et ne l'a pas trouvรฉ, je dis : une main l'a pris. S'il n'a pas renverse et ne l'a pas trouvรฉ, il doit vรฉrifier la maison. Rabbi Meir dit : on mange toute la cinquiรจme heure, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme. Rabbi Yehouda dit : on mange toute la quatriรจme, on suspend (tolin) toute la cinquiรจme, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme.
๐Ÿ’ก Explication

Une fois le coin vรฉrifie, on ne le rouvre pas par crainte qu'une hulda y ait ramรจne du hamets entre-temps. La mรชme crainte, de cour en cour puis de ville en ville, empรชcherait toute bedika de tenir. Rachi : cour dรฉsigne l'ensemble des maisons de la cour.

Tossefot : la clause du dรฉbut, l'endroit oรน l'on n'introduit pas de hamets, viserait seulement un lieu oรน hulda et bardelas ne passent pas. Cette michna couvre le transport la oรน elles passent.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Si l'on craint le transport, la crainte n'a pas de fin Maison ร  maison La michna refuse cette crainte Cour ร  cour Toutes les maisons de la cour Ville ร  ville Aucune bedika ne reste Donc on ne rouvre pas l'endroit dรฉjร  vรฉrifie
Maison, cour, ville : si la crainte court, aucune bedika ne reste.
2
ื’ืžืณ ื˜ืขืžื ื“ืœื ื—ื–ื™ื ื ื“ืฉืงืœ, ื”ื ื—ื–ื™ื ื ื“ืฉืงืœ โ€” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ, ื•ื‘ืขื™ ื‘ื“ื™ืงื”.

GUEMARA. La raison, c'est que nous n'avons pas vu qu'elle prenait.

Mais si nous avons vu qu'elle prenait, nous craignons, et il faut une bedika.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื”ื ื—ื–ื™ื ืŸ ืฉื”ื‘ื™ืืชื• ืœื›ืืŸ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ืขื“ื™ื™ืŸ ื”ื•ื ื›ืืŸ ื•ืฆืจื™ืš ืœื‘ื“ื•ืง ื•ืืžืื™ ื ื™ืžื ืื›ืœืชื™ื”:
Nous avons vu qu'elle l'a apportรฉ ici : nous craignons qu'il soit encore ici, et il faut vรฉrifier. Et pourquoi ? Disons qu'elle l'a mangรฉ !
๐Ÿ’ก Explication

Le diyuk : la dispense tient parce que la prise n'a pas รฉtรฉ vue. Dรจs qu'on voit la hulda apporter le pain dans l'endroit vรฉrifie, la crainte revient et la bedika aussi. Rachi pose dรฉjร  la question suivante : pourquoi ne pas dire qu'elle l'a mangรฉ ?

3
ื•ืืžืื™? ื ื™ืžื ืื›ืœืชื™ื”! ืžื™ ืœื ืชื ืŸ: ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ื’ื•ื™ื ื˜ืžืื™ื. ื•ื›ืžื” ื™ืฉื”ื” ื‘ืžื“ื•ืจ ื•ื™ื”ื ื”ืžื“ื•ืจ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” โ€” ืืจื‘ืขื™ื ื™ื•ื.

Et pourquoi ? Disons qu'elle l'a mangรฉ !

N'avons-nous pas enseignรฉ : les demeures des goyim sont impures. Et combien sรฉjournera-t-il dans la demeure pour que la demeure exige une bedika ?

Quarante jours.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื™ ืœื ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืื”ืœื•ืช ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื˜ืžืื™ืŸ ืžืคื ื™ ืฉืงื•ื‘ืจื™ืŸ ื ืคืœื™ื”ื ื‘ื‘ืชื™ื”ื ื•ื”ืขื›ื•"ื ืžื˜ืžืื™ืŸ ื‘ืžื™ืชืชืŸ ืืฃ ื‘ืื”ืœ ืœืจื‘ื ืŸ ื•ืœืจ"ืฉ ื‘ืŸ ื™ื•ื—ื™ ื ืžื™ ื“ืืžืจ ืงื‘ืจื™ ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืื™ื ื ืžื˜ืžืื™ืŸ ื‘ืžื’ืข ื•ืžืฉื ืžื•ื“ื” ื”ื•ื ื“ืœื ืื™ืžืขื•ื˜ ืืœื ืžื˜ื•ืžืืช ืื”ืœ ื“ืœื ืžืงืจื• ืื“ื:
Dans le traitรฉ Ohalot : les demeures des ovdei kokhavim (adorateurs des astres) sont impures, parce qu'ils enterrent leurs nefalim (avortons) dans leurs maisons. L'akoum rend impur par sa mort, mรชme en ohel (surplomb), selon les Sages. Et selon Rabbi Shimon ben Yohai aussi, qui dit que les tombes des ovdei kokhavim ne rendent pas impur par le contact et le port : il reconnaรฎt qu'ils n'ont รฉtรฉ exclus que de l'impuretรฉ d'ohel, car ils ne sont pas appelรฉs adam.
ื•ื›ืžื” ื™ืฉื”ื” ื”ื ื›ืจื™ ื‘ืžื“ื•ืจ ื•ื™ื”ื ื”ืžื“ื•ืจ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืœื›ืฉื™ืฆื ื”ืขื›ื•"ื ื•ื™ืจืฆื” ื™ืฉืจืืœ ืœื“ื•ืจ ื‘ื•:
Combien le nokhri sรฉjourne dans la demeure pour que la demeure exige une bedika, quand l'akoum en sort et qu'un Israรซl veut y habiter.
ืž' ื™ื•ื ื›ื“ื™ ื™ืฆื™ืจืช ื”ื•ืœื“:
Quarante jours : le temps de la formation du valad (embryon).
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche une preuve que la hulda mange ce qu'elle prend. Michna d'Ohalot : les demeures des goyim sont impures, car ils y enterrent leurs nefalim. La demeure n'exige une bedika que si le sรฉjour ร  dure quarante jours, le temps de formation du valad.

Le segment suivant achรจve la preuve : la oรน une hulda oรน un hazir peut passer, cette bedika tombe, parce que l'animal aurait consommรฉ le nefel.

4
ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืืฉื”. ื•ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื—ื•ืœื“ื” ื•ื—ื–ื™ืจ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืœื•ืš โ€” ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื”!

Et mรชme s'il n'a pas de femme. Et tout endroit oรน une hulda et un hazir (cochon) peuvent circuler n'a pas besoin de bedika !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืขืžื• ืืฉื” ืœืคื™ ืฉื—ืฉื•ื“ ื”ื•ื ืขืœ ื”ื–ื ื•ืช:
Mรชme s'il n'a pas de femme avec lui, parce qu'il est suspect de zenout (relation interdite).
ื•ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื—ื–ื™ืจ ื•ื—ื•ืœื“ื” ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืœื•ืš ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ื‘ื“ื™ืงื” ืฉืื ื”ื•ืฉืœืš ืฉื ื—ื˜ื˜ื•ื”ื• ื•ืื›ืœื•ื”ื•:
Tout endroit oรน un hazir et une hulda peuvent circuler n'a pas besoin de bedika : s'il y a รฉtรฉ jetรฉ, ils l'ont fouille et ils l'ont mangรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื—ื•ืœื“ื” ื•ื‘ืจื“ืœืก ื•ื—ื–ื™ืจ ืžืฆื•ื™ื™ืŸ ืฉื ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื›ื”ื ื™ื ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื™ื›ื ืก ื‘ื‘ืชื™ ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืืคื™' ืื™ืŸ ื—ื–ื™ืจ ื•ื—ื•ืœื“ื” ืžืฆื•ื™ื™ืŸ ืฉื ืžืฉื•ื ื“ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ืื™ืŸ ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื‘ื—ื•ืฆื” ืœืืจืฅ:
Rabbi Yitshak dit : les kohanim ont le droit d'entrer dans les maisons des ovdei kokhavim, mรชme la oรน un hazir et une hulda ne se trouvent pas. Une tosefta enseignรฉ en effet qu'il n'y a pas de demeures des ovdei kokhavim en dehors de la Terre d'Israรซl.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme sans femme : le goy est suspect de zenout, et un nefel reste possible. Mais la oรน hulda oรน hazir circulent, on ne vรฉrifie pas : ils auraient fouille et mange. La Guemara veut transporter cette prรฉsomption au pain.

Tossefot, Rabbi Yitshak : les kohanim entrent dans ces maisons mรชme sans hazir ni hulda. La tosefta limite cette impuretรฉ des demeures ร  la Terre d'Israรซl.

5
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื, ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ื‘ืฉืจ, ื•ื”ื ื‘ืœื—ื. ื‘ื‘ืฉืจ โ€” ืœื ืžืฉื™ื™ืจื. ื‘ืœื—ื โ€” ืžืฉื™ื™ืจื.

Rabbi Zeira dit : pas de difficultรฉ. Ici, de la viande ; la, du pain.

De la viande, elle ne laisse pas de reste. Du pain, elle laisse un reste.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ื“ืื”ืœื•ืช ื‘ื‘ืฉืจื ืžื™ื™ืจื™ ื”ืœื›ืš ื•ื“ืื™ ืื›ืœื•ื” ื“ืœื ืžืฉืชื™ื™ืจื:
Celui d'Ohalot parle de viande. Ils l'ont donc sรปrement mangรฉe, car elle ne laisse pas de reste.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื‘ืฉืจ ืœื ืžืฉื™ื™ืจื ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื‘ืฉืจ ื ืคืœื™ื ื“ืจื›ื™ืš ื“ื”ื ื‘ืคืจืง [ืฉื ื™] ื“ื‘"ืง (ื“ืฃ ื™ื˜: ื•ืฉื) ื—ืฉื™ื‘ ื—ื–ื™ืจ ืฉืื›ืœ ื‘ืฉืจ ืื›ื™ืœื” ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื“ื—ืง:
Rabbenou Tam dit que cela vise seulement la chair des nefalim, qui est tendre. Au chapitre deuxiรจme de Bava Kamma (19b, et la-bas), un hazir qui a mangรฉ de la viande est comptรฉ comme une akhila (consommation) al yedei ha-dehak (par contrainte).
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Zeira sรฉpare les deux michnayot. Ohalot parle de viande : la hulda n'en laisse pas, le nefel est consommรฉ, la bedika tombe. Le hamets est du pain : elle en laisse, et la prise vue exige encore une bedika.

Rabbenou Tam limite le 'rien laisse' ร  la chair tendre du nefel. Une viande ordinaire mangรฉe par un hazir est, en Bava Kamma, une akhila seulement al yedei ha-dehak.

6
ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ืื™ ืžืื™? ื‘ืฉืœืžื ื”ืชื โ€” ืื™ืžื•ืจ ื”ื•ื”, ืื™ืžื•ืจ ืœื ื”ื•ื”. ื•ืื ืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ื”ื•ื” โ€” ืื™ืžื•ืจ ืื›ืœืชื™ื”. ืื‘ืœ ื”ื›ื, ื“ื•ื“ืื™ ื“ื—ื–ื™ื ื ื“ืฉืงืœ โ€” ืžื™ ื™ื™ืžืจ ื“ืื›ืœืชื™ื”? ื”ื•ื™ ืกืคืง ื•ื•ื“ืื™, ื•ืื™ืŸ ืกืคืง ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™.

Rava dit : qu'est-ce que cela ? Passe pour la-bas : disons qu'il y avait, disons qu'il n'y avait pas.

Et si tu trouves ร  dire qu'il y avait, disons qu'elle l'a mangรฉ. Mais ici, oรน nous avons sรปrement vu qu'elle prenait : qui dira qu'elle l'a mangรฉ ?

C'est un safek (doute) et un vadai (certitude), et un safek ne fait pas sortir de la main d'un vadai.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืื™ ืžืื™ ื›ืœื•ืžืจ ืžืื™ ืงื•ืฉื™ื ื"ื  ืื•ืจื—ื ื“ืžืฉื™ื™ืจ' ื‘ื‘ื™ืฉืจื ืœื™ื›ื ืœืŸ ืœืžื™ื—ืฉ ื”ืชื ืžื™ื“ื™ ื“ื”ืชื ื—ืฉืฉื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ืื™ืžื•ืจ ื”ื•ื” ืื™ืžื•ืจ ืœื ื”ื•ื” ื”ืœื›ืš ื”ื™ื›ื ื“ืฉื›ื™ื—ื ื—ื•ืœื“ื” ืชืœื™ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื•ืืžืจื™' ืื ืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ื”ื•ื” ืื™ืžื•ืจ ืื›ืœืชื™ื” ื•ืกืคืง ืื›ื™ืœื” ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื•ืฆื™ืื ื• ืžื™ื“ื™ ืกืคืง ื”ืฉืœื›ื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื’ื‘ื™ ื—ืžืฅ ื“ืงืฉื™ื ืœืš ื”ื™ื›ื ื“ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ื’ืจืจื” ื ืžื™ ื ื™ืžื ืื›ืœืชื™ื” ื•ื“ืื™ ื”ื•ื”:
C'est-ร -dire : quelle est la difficultรฉ ? Autre version : quant ร  la maniรจre de laisser un reste dans la viande, nous n'avons rien ร  craindre la-bas, car la-bas ce n'est qu'une crainte. Disons qu'il y avait, disons qu'il n'y avait pas. Donc, la oรน la hulda est frรฉquente, nous suspendons vers le kula (allรฉgeance), et nous disons : si tu trouves ร  dire qu'il y avait, disons qu'elle l'a mangรฉ. Un safek d'akhila peut nous faire sortir d'un safek de hashlekha (jet). Mais ici, pour le hamets qui te fait difficultรฉ, la oรน nous avons vu qu'elle traรฎnait, dirons-nous aussi qu'elle l'a mangรฉ ? Il y en avait sรปrement.
ืžื™ ื™ื™ืžืจ ื“ืื›ืœืชื™ื” ื”ื•ื™ ืกืคืง ื‘ื™ืขื•ืจ ื•ื“ืื™ ื—ืžืฅ ื”ื™ื” ื›ืืŸ ื•ืื™ืŸ ืกืคืง ื”ื™ืชืจ ืžื•ืฆื™ื ืืช ื”ื‘ื™ืช ื”ื–ื” ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™ ืื™ืกื•ืจ:
Qui dira qu'elle l'a mangรฉ ? C'est un safek de biour (รฉlimination), et il y avait sรปrement du hamets ici. Un safek d'heter (permission) ne fait pas sortir cette maison de la main d'un vadai d'issour (interdiction).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื ืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ื”ื•ื” ืื™ืžื•ืจ ืื›ืœืชื™ื” ื•ื"ืช ื•ื”ื ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื”ืŸ ื•ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื˜ื”ืจื•ืช (ืค"ื• ืž"ื“) ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืชื” ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืจื‘ื•ืช ืกืคื™ืงื•ืช ื•ืกืคื™ืงื™ ืกืคื™ืงื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื˜ืžื ื•ื™"ืœ ื“ืœื ื“ืžื™ ื”ืš ืกืคื™ืงื ืœืฉืืจ ืกืคื™ืงื™ ื“ืืžืื™ ืื™ืช ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ืฉื™ื”ื ื‘ื• ื ืคืœ ื•ื“ืžื™ ืœืกืคืง ื‘ื™ืื” ื"ื  ืื™ืžืจ ืื›ืœืชื™ื” ืขื“ื™ืฃ ืžืฉืืจ ืกืคื™ืงื•ืช ื“ืกืคืง ื”ืจื’ื™ืœ ื”ื•ื ื•ืงืจื•ื‘ ืœื•ื“ืื™ ื•ืชื“ืข ื“ืืคื™ืœื• ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ืฉื™ื•ืฆื ื–ื” ื”ืกืคืง:
Si tu dis : les demeures des ovdei kokhavim sont un reshout ha-yahid (domaine privรฉ), et la michna enseignรฉ dans Taharot (chapitre 6, michna 4) : tout endroit oรน tu peux multiplier les safekot et les safekot de safekot, dans un reshout ha-yahid, c'est impur. On peut rรฉpondre : ce safek ne ressemble pas aux autres. Pourquoi dirions-nous qu'il s'y trouve un nefel ? Cela ressemble ร  un safek bi'ร  (doute d'entrรฉe). Autre version : 'disons qu'elle l'a mangรฉ' l'emporte sur les autres safekot, car c'est un safek habituel, proche du vadai. Et sache-le : ce safek prรฉtend mรชme sortir d'un vadai.
๐Ÿ’ก Explication

Rava sรฉpare les cas. ร€ Ohalot, la prรฉsence du nefel est dรฉjร  un safek, et l'akhila un second safek. Un safek d'akhila sort un safek de hashlekha ; la oรน la hulda est frรฉquente, on penche vers le kula. Au hamets, la prise est vue : le pain est un vadai. Le safek qu'elle l'ait mangรฉ ne sort pas ce vadai.

Tossefot : dans un domaine privรฉ, empiler les doutes laisse l'impuretรฉ (Taharot 6, 4). Ici, rien n'oblige ร  poser un nefel : cela ressemble ร  un safek bi'ร . Autre lecture : 'elle l'a mangรฉ' est un safek habituel, assez fort pour qu'on ait pu croire qu'il sort mรชme un vadai.

7
ื•ืื™ืŸ ืกืคืง ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™?! ื•ื”ื ืชื ื™ื: ื—ื‘ืจ ืฉืžืช ื•ื”ื ื™ื— ืžื’ื•ืจื” ืžืœื™ืื” ืคื™ืจื•ืช, ื•ืืคื™ืœื• ื”ืŸ ื‘ื ื™ ื™ื•ืžืŸ โ€” ื”ืจื™ ื”ืŸ ื‘ื—ื–ืงืช ืžืชื•ืงื ื™ืŸ. ื•ื”ื ื”ื›ื, ื“ื•ื“ืื™ ื˜ื‘ื™ืœื™ ื”ื ื™ ืคื™ืจื™, ื•ืกืคืง ืžืขื•ืฉืจื™ืŸ ื•ืกืคืง ืœื ืžืขื•ืฉืจื™ืŸ, ื•ืงืืชื™ ืกืคืง ื•ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™!

Et un safek ne fait pas sortir de la main d'un vadai ?! Or on enseignรฉ : un haver (homme fiable pour les prรฉlรจvements) est mort et ร  laissรฉ une megoura (grenier) pleine de fruits, mรชme s'ils sont benei yoman (du jour) : les voici en hazaka (prรฉsomption) d'รชtre metukanim (en rรจgle).

Or ici, ces fruits sont sรปrement tevel (non prรฉlevรฉs), safek ils sont prรฉlevรฉs en maasser, safek ils ne le sont pas, et le safek vient faire sortir de la main du vadai !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžื’ื•ืจื” ื’ื•ืจืŸ:
Megoura : une goren (aire, grenier).
ื‘ื ื™ ื™ื•ืžืŸ ื“ื ื›ืจื™ืŸ ื”ืŸ ืฉื”ื™ื•ื ื ืชืžืจื—ื•:
Benei yoman : on les reconnaรฎt, car c'est aujourd'hui qu'ils ont รฉtรฉ lisses (nitmarhou, le miruah).
ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืžื•ืจื—ื™ืŸ ื”ืŸ ื•ื”ืจื™ ื”ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื“ื›ืœ ืžื’ื•ืจื” ื‘ื‘ื™ืช ื”ื™ื:
Or ici : puisqu'ils sont lisses et qu'ils sont dans la maison, car toute megoura est dans une maison.
ื•ื“ืื™ ื˜ื‘ื™ืœื™ ื“ื”ื ื ื’ืžืจื” ืžืœืื›ืชืŸ ื•ืจืื• ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ื•ื—ืœ ืฉื ื˜ื‘ืœ ืขืœื™ื”ืŸ ืžืฉืขื” ืฉืจืื” ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ืกืคืง ืขื™ืฉืจืŸ ื—ื‘ืจ ื–ื” ืกืคืง ืœื ืขื™ืฉืจืŸ ื•ืืชื™ ืกืคืง ื–ื” ื•ืžื•ืฆื™ื ืคื™ืจื•ืช ื”ืœืœื• ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™ ื˜ื‘ืœ ืžืฉื•ื ื“ืจื•ื‘ ื—ื‘ืจื™ื ืžืขืฉืจื™ืŸ ื”ื ืžื™ื“ ืงื•ื“ื ืฉื™ื ื™ื—ื ืžืชื—ืช ื™ื“ื•:
Surement tevel : leur travail est achevรฉ, ils ont vu la face de la maison, et le nom de tevel est tombรฉ sur eux des que le grain ร  vu la face de la maison. Safek : ce haver les a-t-il prรฉlevรฉs, safek : ne les a-t-il pas prรฉlevรฉs. Et ce safek vient faire sortir ces fruits de la main d'un vadai de tevel, parce que la plupart des haverim prรฉlรจvent aussitรดt, avant de les dรฉposer hors de leur main.
๐Ÿ’ก Explication

Attaque du principe. Un haver mort laisse une megoura de fruits, mรชme lisses le jour mรชme : on les tient pour metukanim. Pourtant, des la vue de la face de la maison, ils รฉtaient tevel ร  coup sur. Savoir s'il ร  prรฉlรจve n'est qu'un safek, et ce safek semble sortir le vadai.

Rachi : la plupart des haverim prรฉlรจvent tout de suite, avant que le produit quitte leur main. Benei yoman : le miruah du jour se reconnaรฎt.

8
ื”ืชื ื•ื“ืื™ ื•ื•ื“ืื™ ื”ื•ื, ื“ื•ื“ืื™ ืžืขืฉืจื™, ื›ื“ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื—ื•ื–ืื”. ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื—ื•ื–ืื”: ื—ื–ืงื” ืขืœ ื—ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ื ืžืชื—ืช ื™ื“ื• ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ืžืชื•ืงืŸ.

La-bas, c'est un vadai et un vadai, car ils sont sรปrement prรฉlevรฉs, selon Rabbi Hanina Hoza'ร . Car Rabbi Hanina Hoza'ร  ร  dit : hazaka sur un haver, il ne fait pas sortir de sous sa main une chose qui n'est pas metoukenet (mise en rรจgle).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืชื ื•ื“ืื™ ื•ื•ื“ืื™ ื”ื•ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœืŸ ื“ื˜ื‘ื™ืœื™ ืžืขื™ืงืจื ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืคืฉื™ื˜ื ืœืŸ ื“ืขืฉืจื™ื ื”ื• ื•ืื™ืŸ ื’ืžื’ื•ื ื•ื”ื™ืœื•ืš ืื—ืจ ื”ืจื•ื‘ ื‘ื“ื‘ืจ ืืœื ื—ื–ืงื” ื•ื“ืื™ ืขืœ ื›ืœ ื”ื—ื‘ืจื™ื:
La-bas, c'est un vadai et un vadai. De mรชme qu'il est รฉvident pour nous qu'ils รฉtaient tevel au dรฉpart, de mรชme il est รฉvident pour nous qu'il les a prรฉlevรฉs. Il n'y a ni hรฉsitation, ni dรฉmarche selon le rov (majoritรฉ) : c'est une hazaka certaine sur tous les haverim.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse. Les deux cรดtรฉs sont des vadai. Le tevel initial est sur ; le prรฉlรจvement l'est aussi, par la hazaka de Rabbi Hanina Hoza'ร  : un haver ne laisse pas sortir de sa main une chose qui n'est pas en rรจgle. Rachi : on ne suit pas ici un rov avec hรฉsitation. La hazaka porte sur tous les haverim.

9
ื•ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืกืคืง ื•ืกืคืง ื”ื•ื, ื“ื™ืœืžื ืžืขืงืจื ืื™ืžื•ืจ ื“ืœื ื˜ื‘ื™ืœื™, ื›ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื.

Et si tu veux, dis : c'est un safek et un safek. Peut-รชtre, au dรฉpart, disons qu'ils n'รฉtaient pas tevel, selon Rabbi Ochaya.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืกืคืง ื•ืกืคืง ื”ื•ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืžืกืคืงื ืœืŸ ืื™ ืœื ืขืฉืจื™ื ื”ื• ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืื™ื›ื ืœืกืคื•ืงื™ ืื™ ื—ืœ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื ื˜ื‘ืœ ืžืขื•ืœื ืื™ ืœื ื•ืžืขื™ืงืจื ืื™ืžื•ืจ ืœื ื˜ื‘ื•ืœ ื•ืืข"ืค ืฉื”ืŸ ืžืžื•ืจื—ื™ืŸ ื•ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ืื™ืžื•ืจ ืขื‘ื“ ืœื”ื• ื›ื“ืจ' ืื•ืฉืขื™ื ืฉื”ื›ื ื™ืกื” ืœื‘ื™ืช ื‘ืžื•ืฅ ืฉืœื” ื•ืื—ืจ ื›ืš ื“ืฉ ื•ืžืžืจื— ื•ื—ื•ื‘ืช ื”ื˜ื‘ืœ ื—ืœื” ื‘ืจืื™ื™ืช ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ื‘ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื‘ื”ืฉื•ื›ืจ (ื“ืฃ ืคื—:) ื•ื–ื” ื‘ืจืื™ื™ืช ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ืœื ื ื’ืžืจื” ืžืœืื›ืชืŸ ืœื—ื•ืœ ืขืœื™ื• ืฉื ื˜ื‘ืœ ื•ื›ืฉื’ืžืจ ืžืœืื›ืชืŸ ื›ื‘ืจ ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ืืœื• ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ืืœื ื›ืฉื ื›ื ืก ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื›ื“ืชื ื™ื ื—ืกื™ื“ื™ื ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื”ื™ื• ืžื›ื ื™ืกื™ื ืคื™ืจื•ืชื™ื”ืŸ ื“ืจืš ื˜ืจืงืกืžื•ืŸ ื›ื“ื™ ืœื—ื™ื™ื‘ืŸ ื‘ืžืขืฉืจ ืขื›ืฉื™ื• ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ื“ืจืš ื’ื’ื•ืช ื“ืจืš ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืงืจืคื™ืคื•ืช ืœื‘ื™ืช ื›ื“ื™ ืœืคื•ื˜ืจืŸ ื”ืœื›ืš ืœื ื—ื™ื™ืœ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื ื˜ื‘ืœ ื•ืžื•ืชืจ ื”ื™ื•ืจืฉ ื”ื–ื” ืœืื•ื›ืœืŸ ืื›ื™ืœืช ืงื‘ืข ื•ืœื ืชื™ืžื ื ื”ื™ ื“ืœื ื—ื™ื™ืœ ืขืœื™ื™ื”ื• ื˜ื™ื‘ืœื ืœืื›ื™ืœืช ืขืจืื™ ืื›ื™ืœืช ืงื‘ืข ืžื™ื”ื ืœื™ืชืกืจื• ื“ื”ื ื“ืžื™ืชืกืจื ืื›ื™ืœืช ืงื‘ืข ืงื•ื“ื ืงื‘ื™ืขื•ืช ื’ื•ืจืŸ ื•ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื•ื’ื‘ื™ ืื™ืกื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ืกืžื›ื™ื ืŸ ืื—ื–ืงืช ื—ื‘ืจ ืฉืขื™ืฉืจืŸ:
Et si tu veux, dis : c'est un safek et un safek. De mรชme que nous doutons s'il ne les a pas prรฉlevรฉs, de mรชme on peut douter si le nom de tevel est jamais tombe sur eux. Au dรฉpart, disons qu'ils n'ont pas รฉtรฉ rendus tevel. Mรชme lisses et dans la maison, disons qu'il ร  agi comme Rabbi Ochaya : il ร  fait entrer le grain dans la maison dans sa balle, puis il ร  battu et lisse. L'obligation du tevel tombe ร  la vue de la face de la maison, dans Bava Metzia, chapitre Ha-sokher (88b). Or celui-ci, au moment oรน il ร  vu la face de la maison, son travail n'รฉtait pas achevรฉ pour que le nom de tevel tombe sur lui. Et quand le travail s'est achevรฉ, il รฉtait dรฉjร  dans la maison. Et il n'y a face de la maison que lorsqu'on entre par les ouvertures. Comme l'enseigne une baraita : les premiers hassidim faisaient entrer leurs fruits par le traksemon (porte principale) afin de les assujettir au maasser. Maintenant on les fait entrer par les toits, par les cours et les karpefot (enclos), vers la maison, afin de les exempter. Donc le nom de tevel ne tombe pas sur eux, et cet hรฉritier peut les manger en akhilat keva (repas fixe). Et ne dis pas : admettons que le tevel ne tombe pas sur eux pour une akhilat arai (manger occasionnel), une akhilat keva serait tout de mรชme interdite. Car l'interdiction de l'akhilat keva avant la fixation de l'aire et la fin du travail est de-rabbanan. Et pour un issour de-rabbanan, nous nous appuyons sur la hazaka du haver, qu'il les a prรฉlevรฉs.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse, si l'on veut. Safek contre safek. Le grain ร  pu entrer encore dans sa balle, selon Rabbi Ochaya, puis รชtre battu et lisse ร  l'intรฉrieur. Le tevel ne prend qu'ร  la vue de la face de la maison, et seulement quand le travail est fini. Ici, l'entrรฉe prรฉcรจde la fin du travail ; la fin du travail ร  lieu dรฉjร  dedans.

Rachi : la face de la maison, c'est l'entrรฉe par les portes. Les premiers hassidim passaient par le traksemon pour obliger au maasser ; on passe aujourd'hui par les toits, les cours et les karpefot pour exempter. L'akhilat keva avant la goren n'est interdite que de-rabbanan, et la on s'appuie sur la hazaka du haver.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Artifice de Rabbi Ochaya : le grain entre avant la fin du travail 1. Balle Grain encore dans son mots 2. Entrรฉe Toit, cour, karpef 3. Dedans Battage et miruah 4. Face Vue avant la fin du travail 5. Suite Pas de tevel La bรชte mange La face de la maison, c'est l'entrรฉe par les ouvertures. Ici le travail s'achรจve dรฉjร  ร  l'intรฉrieur.
Balle, entrรฉe latรฉrale, miruah dans la maison : le tevel ne prend pas.
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ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืžืขืจื™ื ืื“ื ืขืœ ืชื‘ื•ืืชื•, ื•ืžื›ื ื™ืกื” ื‘ืžื•ืฅ ืฉืœื”, ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ื”ืžืชื• ืื•ื›ืœืช ื•ืคื˜ื•ืจื” ืžืŸ ื”ืžืขืฉืจ.

Car Rabbi Ochaya ร  dit : un homme use d'un artifice sur sa rรฉcolte, et il la fait entrer dans sa balle, afin que sa bรชte en mange, et elle est exempte du maasser.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ื”ืžืชื• ืื•ื›ืœืช ื•ืืคื™ืœื• ืงื‘ืข ื“ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืื™ืŸ ืฉื ื’ื•ืจื ื• ืฉืœ ื˜ื‘ืœ ืขืœื™ื• ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ื‘ืื›ื™ืœืช ืขืจืื™ ื•ื›ืœ ืื›ื™ืœืช ื‘ื”ืžื” ืœื ื’ื–ืจื• ืขืœื” ืžืฉื•ื ืื›ื™ืœืช ืงื‘ืข ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืคืื” (ืค"ื ืž"ื•) ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื—ื™ื” ื•ืœืขื•ืคื•ืช ื•ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืžืขืฉืจื•ืช ืขื“ ืฉื™ืžืจื— ืื‘ืœ ืœืžืื›ืœ ืื“ื ื ื”ื™ ื“ืœื ื˜ื‘ื™ืœ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื™ื”ื• ืืคื™ืœื• ืงื•ื“ื ืžื™ืจื•ื— ืืกืจื• ืœืื›ื•ืœ ืงื‘ืข ื‘ื›ื•ืœื™ ื’ืžืจื:
Afin que sa bรชte en mange, mรชme en keva. Car tant que le nom de l'aire du tevel n'est pas sur lui, il n'interdit pas l'akhilat arai. Et toute consommation d'une bรชte : on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ ร  son sujet ร  cause de l'akhilat keva. Comme la michna l'enseigne dans Pea (chapitre 1, michna 6) : il fait manger ร  la bรชte, ร  l'animal sauvage et aux oiseaux, et c'est exempte des maasserot jusqu'au miruah. Mais pour la nourriture de l'homme, admettons que ce ne soit pas tevel de la Torah : mรชme avant le miruah, on a interdit de manger en keva, dans tout le Talmud.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ื”ืžื” ืื•ื›ืœืช ื•ืชื™ืžื” ื“ืž"ืž ื”ื•ื™ ื•ื“ืื™ ื˜ื‘ืœ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœืขื ื™ืŸ ืื›ื™ืœืช ืงื‘ืข ืืคื™' ื”ื›ื ื™ืกื” ื‘ืžื•ืฅ ืฉืœื” ื›ื“ืืžืจ ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ื”ืžื” ืื•ื›ืœืช ืžืฉืžืข ืื‘ืœ ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืืกื•ืจ ื•ื‘ืชื•ืกืคืช' ืชื ื™ื ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ื‘ืค"ืง ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื™ื’.) ื”ื›ื ื™ืก ืœื‘ื™ืช ืฉื‘ื•ืœื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ืžื”ืŸ ืขื™ืกื” ืื•ื›ืœ ืžื”ืŸ ืขืจืื™ ื•ืคื˜ื•ืจ ื•ืงืืชื™ ืกืคืง ื•ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื—ืฉื™ื‘ ืœื”ื• ื‘ื—ื–ืงืช ืžืชื•ืงื ื™ื ื’ื‘ื™ ื—ืžืฅ ืืžืื™ ืœื ืืชื™ ืกืคืง ื•ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™ ื‘ื“ื™ืงื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื‘ืขืœืžื ืกื’ื™ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืžืชื ื™' ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืœื ื‘ื™ื˜ืœื• ื“ื”ื•ื™ ื•ื“ืื™ ื“ืื•ืจื™ื™' ื•ืขื•ื“ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ืจื™ ื”ืŸ ื‘ื—ื–ืงืช ืžืชื•ืงื ื™ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื”ื ืš ื“ืœื ื—ื–ื• ืืœื ืœื‘ื”ืžื” ื•ื”ื ื“ืคืจื™ืš ื‘ืžื ื—ื•ืช ื‘ืคืจืง ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ (ืžื ื—ื•ืช ื“ืฃ ืกื–: ื•ืฉื) ืืžืื™ ื“ืงืืžืจ ืžื™ืจื•ื— ื”ื ื›ืจื™ ืื™ื ื• ืคื•ื˜ืจ ืžืฉื•ื ื‘ืขืœื™ ื›ื™ืกื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ืขืฉื™ืจื™ื ืฉืžื•ื›ืจื™ืŸ ืชื‘ื•ืืชืŸ ืœื ื›ืจื™ ืงื•ื“ื ืžื™ืจื•ื— ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืงื•ื ื™ืŸ ืžื”ืŸ ืื—ืจื™ ืžื™ืจื•ื— ืชืจื•ืžื” ื ืžื™ ืืคืฉืจ ื“ืขื‘ื™ื“ ื›ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื ื•ื›ื•' ืžืฉืžืข ื“ืœื’ืžืจื™ ืคื˜ื•ืจ ื”"ืค ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ื›ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื ื•ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืžื” ื”ื•ืขื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืชืงื ืชืŸ:
Et c'est รฉtonnant : de toute faรงon c'est un tevel certain de-rabbanan pour l'akhilat keva, mรชme s'il l'a fait entrer dans sa balle. 'Afin que la bรชte mange' implique que lui-mรชme est interdit. Une tosefta, citรฉe au premier chapitre de Beitsa (13a), enseignรฉ : s'il ร  fait entrer des gerbes ร  la maison pour en faire une pรขte, il en mange en arai et il est exempte. Un safek vient donc faire sortir d'un vadai de-rabbanan, et on les tient en hazaka de metukanim. Pour le hamets, pourquoi un safek ne vient-il pas faire sortir d'un vadai de bedika de-rabbanan, puisque de la Torah le bitul (annulation) seul suffit ? Rabbi Yitshak dit : la michna parle du cas oรน il n'a pas fait bitul, de sorte que c'est un vadai de la Torah. Rabbi Yitshak dit encore : 'les voici en hazaka de metukanim' vise les produits qui ne conviennent qu'ร  la bรชte. Et ce qu'on objecte dans Menahot, chapitre Rabbi Yishmael (67b, et la-bas), sur la phrase : le miruah du nokhri n'exempte pas, ร  cause des ba'alei kis, c'est-ร -dire les riches qui vendent leur rรฉcolte ร  un nokhri avant le miruah et la rachรจtent aprรจs : la teruma aussi, il est possible qu'il agisse comme Rabbi Ochaya, etc., ce qui semble une exemption complรจte. Le sens est : il agit avec eux comme Rabbi Ochaya, et pour une nourriture de bรชte, qu'ont accompli les Sages par leur dรฉcret ?
ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ื”ืžื” ืื•ื›ืœืช ืžืฉืžืข ื“ื‘ื˜ื‘ืœ ืฉืจืื” ืคื ื™ ื”ื‘ื™ืช ืืคื™ืœื• ื‘ื”ืžื” ื ืžื™ ืœื ืื›ืœื” ื•ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืžืื™ ืฉื ื ืžืฉืืจ ื”ื ืื” ื“ืฉืจื™ ื“ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื‘ืœ ืฉื”ื•ื ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื›ื•. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ืื™ืŸ ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ ื‘ื˜ื‘ืœ ื˜ืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืืช ืžืฉืžืจืช ืชืจื•ืžื•ืชื™ ื‘ืฉืชื™ ืชืจื•ืžื•ืช ื”ื›ืชื•ื‘ ืžื“ื‘ืจ ืื—ืช ื˜ื”ื•ืจื” ื•ืื—ืช ื˜ืžืื” ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื” ืืœื ืžืฉืขืช ื”ืจืžื” ื•ืื™ืœืš ืืฃ ื˜ืžืื” ื›ืŸ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื”ื“ืœืงื” ื•ื”ื“ืจ ื’ืžืจ ื˜ื”ื•ืจื” ืžื˜ืžืื” ืžื” ื˜ืžืื” ื“ืžื™ืชืกืจ ื‘ื”ื“ืœืงื” ืงื•ื“ื ื”ืจืžื” ืืฃ ื˜ื”ื•ืจื” ื•ื›ืŸ ืœื”ืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ื•ื›ืœ ื”ื ืื” ืฉืœ ื›ื™ืœื•ื™ ื•ืžื”ื›ื ื ืžื™ ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžืชื• ื›ืจืฉื™ื ื™ ืชืจื•ืžื” ื•ืจืฉ"ื™ ืœื ืคื™' ื›ืŸ ื‘ืฉื‘ืช:
Cela implique que, du tevel qui a vu la face de la maison, mรชme une bรชte ne mange pas. C'est รฉtonnant pour Rabbi Yitshak : en quoi diffรจre-t-il des autres hanaot (jouissances), qui sont permises ? Nous n'avons pas de tevel interdit ร  la hanaa. On peut dire : on expose dans Bameh madlikin (Chabbat 26ร , et la-bas), au sujet de 'on n'allume pas avec du tevel impur', car il est รฉcrit : et Mishmeret terumotai (la garde des prรฉlรจvements). Le verset parle de deux terumot, l'une pure et l'une impure. De mรชme que la pure, tu n'as de droit sur elle qu'ร  partir du prรฉlรจvement, de mรชme l'impure. Et cela vise l'allumage. Ensuite on apprend la pure ร  partir de l'impure : de mรชme que l'impure est interdite ร  l'allumage avant le prรฉlรจvement, de mรชme la pure. Et de mรชme pour faire manger ร  une bรชte, et toute hanaa de kilouy (jouissance qui consume). De la on sait aussi qu'un Israรซl ne fait pas manger ร  sa bรชte des karshinim (vesces) de teruma. Et Rachi n'explique pas ainsi dans Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

L'รฉnoncรฉ de Rabbi Ochaya : on peut ruser, faire entrer la rรฉcolte dans sa balle, pour que la bรชte en mange, exempte du maasser. Rachi : jusqu'au miruah, l'akhilat keva de la bรชte n'a pas รฉtรฉ interdite. Pour l'homme, le repas fixe est interdit mรชme avant le miruah, bien que le tevel de la Torah ne soit pas encore la.

Tossefot presse : ce tevel de-rabbanan pour l'homme reste un vadai, et le cas du haver serait un safek qui sort un vadai rabbinique. Pourquoi, pour le hamets, le safek ne sort-il pas la bedika, rabbinique elle aussi, la Torah se contentant du bitul ? Rabbi Yitshak : la michna vise celui qui n'a pas annulรฉ, vadai de la Torah. Et la hazaka de metukanim vise ici ce qui ne convient qu'ร  la bรชte. Seconde glose : nourrir une bรชte avec du tevel qui a vu la maison est une hanaa de kilouy, interdite comme l'allumage, par la derasha de Mishmeret terumotai.

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ื•ืื™ืŸ ืกืคืง ืžื•ืฆื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื“ืื™?! ื•ื”ืชื ื™ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžืขืฉื” ื‘ืฉืคื—ืชื• ืฉืœ ืžืฆื™ืง ืื—ื“ ื‘ืจื™ืžื•ืŸ ืฉื”ื˜ื™ืœื” ื ืคืœ ืœื‘ื•ืจ,

Et un safek ne fait pas sortir de la main d'un vadai ?! Or on enseignรฉ : Rabbi Yehouda ร  dit : un fait, avec la servante d'un certain matsiq (homme violent) ร  Rimon, qui a jetรฉ un nefel (avorton) dans une fosse,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฆื™ืง ืื™ื ื™ืฉ ืืœืžื ื•ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื”:
Matsiq : un homme violent, et c'รฉtait un Israรซl.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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De la, on ne peut pas prouver qu'une shifha (servante) rend impur par l'accouchement, car le nefel รฉtait peut-รชtre celui de sa maรฎtresse. Toutefois, dans le Torat Kohanim, on dit explicitement : Parle aux enfants d'Israรซl. Je n'ai que les enfants d'Israรซl. D'oรน inclure une guioret (convertie), une shifha affranchie, et une qui n'est pas affranchie ? Le verset dit : une femme. Et ce qu'on objecte au chapitre Ha-arel (Yevamot 74b, et la-bas) : peux-tu dire que la teruma est รฉcrite ici ? Or on enseignรฉ : Parle aux enfants d'Israรซl. Une guioret et une shifha affranchie, d'oรน ? Le verset dit : une femme. Ce qu'il retient la-bas, 'affranchie', ne vise pas ร  รฉcarter celle qui n'est pas affranchie. Il ร  abrรฉgรฉ la baraita, parce qu'il n'objecte qu'ร  partir de l'affranchie, comme il conclut : et si tu penses que c'est pour la teruma, une affranchie, sont-elles aptes ร  manger la teruma ? Et celle qui n'est pas affranchie mange bien, si elle appartient ร  un kohen. Rabbi Yitshak dit : c'รฉtait un kohen insensรฉ. Mรชme si le nefel รฉtait celui de sa maรฎtresse, et que ce kohen รฉtait un parent, il n'avait pas ร  se rendre impur. Le Torat Kohanim dit qu'un kohen ne se rend pas impur pour des nefalim : il faut une ressemblance au pรจre et ร  la mรจre, des bnei kayama (enfants viables). Et de plus, ici, ce n'รฉtait pas pour le besoin du mort.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde attaque du principe. Elle s'ouvre ici et continue au daf suivant. Rabbi Yehouda rapportรฉ : la servante d'un matsiq, un Israรซl violent, ร  Rimon, ร  jetรฉ un nefel dans une fosse.

Tossefot lit dรฉjร  la suite, le kohen qui se penche pour savoir si le nefel est mรขle ou femelle. On n'en tire pas que toute shifha rend impur par l'accouchement : l'enfant peut รชtre celui de la maรฎtresse. Le Torat Kohanim inclut pourtant guioret, shifha affranchie et shifha non affranchie, par le mot 'femme'. Rabbi Yitshak : ce kohen ร  agi en insensรฉ. Un kohen ne se rend pas impur pour un nefel, qui n'est pas un enfant viable, et ce n'รฉtait pas pour le besoin du mort.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).