Shabbat 139b โ€” Le stratagรจme (haarama) et le filtrage du vin le Chabbat

Shabbat 139b

Sougya : Le daf achรจve les rรฉponses de Rav Menachya aux gens de Bechkar : un mort le yom tov est confiรฉ ร  des non-Juifs le premier jour et ร  des Juifs le second, mais on leur a refusรฉ ces permissions parce qu'ils n'รฉtaient pas bnei Torah. On peut sortir enveloppรฉ d'une kila avec ses laniรจres, qui s'annulent, ร  la diffรฉrence de tsitsit non conformes.

La Guemara traite ensuite de la haarama (stratagรจme) : la passoire suspendue pour des grenades, la biรจre de hol hamoed, et l'รฉrudit Rav Houna qui ruse dans des interdits derabanan. La michna du chapitre Toline permet de filtrer le vin dans des linges et un panier, de passer un ล“uf dans la passoire ร  moutarde et de prรฉparer l'anomalin ; la Guemara en fixe les limites.

Haarama (stratagรจme) dans un interdit derabanan : quatre degrรฉs Le Roch : tous les stratagรจmes ne sont pas รฉgaux Permis ร  tous sans signe visible Biรจre brassรฉe ร  hol hamoed alors qu'on a de la vieille (seg. 5) Rav Ada sale piรจce par piรจce (Beitsa 11b) Permis si c'est manifeste Passoire suspendue le yom tov : d'abord y mettre des grenades (Rav Achi, seg. 4-6) Permis au seul tsourba merabanan Gousse d'ail dans le trou du tonneau ; dormir dans le bac (seg. 7-8) Interdit ร  tous, plus que le volontaire Cuisson de yom tov pour Chabbat par ruse (erouv tavchilin, Beitsa 17b) Clรฉ de lecture (seg. 6) : lร  oรน le spectateur ne voit pas l'interdit, on peut ruser ; lร  oรน il le voit, il faut un signe qui le dรฉment
Les degrรฉs de la haarama : Guemara (seg. 4-8) et classement du Rosh
Filtrer le Chabbat : ce qui est permis et ses limites Principe : pas de borer (tri) si le liquide se boit dรฉjร  tel quel Vin clair / eau claire dans la passoire Permis (Zeiri) Vin trouble dans la passoire Interdit : c'est un vrai tri Vin agitรฉ avec sa lie, entre les pressoirs Permis : tous le boivent trouble Filtrer dans un linge (soudar) Sans faire de creux (gouma) Filtrer dans un panier รฉgyptien Sans le lever d'un tefah du fond Pronka (รฉtoffe) sur la cuve Moitiรฉ : permis ; toute : interdit Paille serrรฉe dans le bec du tonneau Interdit : ressemble ร  une passoire Transvaser la biรจre doucement Permis si on abandonne les gouttes
Filtrer le Chabbat : la michna et ses limites dans la Guemara (seg. 9-17)
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ื•ืœื ื™ื“ืขื ื ืื™ ืžืœืคื ื™ื” ืื™ ืžืœืื—ืจื™ื”, ื•ืืชื• ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื•ืืžืจ ืœื”ื•: ื™ืชืขืกืงื•ืŸ ื‘ื™ื” ืขืžืžื™ืŸ.

et je ne sais pas si c'รฉtait avant lui (le Chabbat) ou aprรจs lui. Ils vinrent devant Rabbi Yo'hanan, qui leur dit : que des non-Juifs (amemin) s'occupent de lui.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื ื™ื“ืขื ื ืื™ ืžืœืคื ื™ื” ืื ื—ืœ ื™"ื˜ ื‘ืข"ืฉ ื•ืžืช ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ื•ืžืคื ื™ ืฉืœื ื™ื•ื›ืœื• ืœื”ืชืขืกืง ื‘ื• ืœืžื—ืจ ื”ืชื™ืจื• ืœืงื•ื‘ืจื• ืข"ื™ ืขืžืžื™ื:
Si le yom tov tombait la veille de Chabbat et qu'il est mort ce jour-lร  : comme on ne pourrait pas s'occuper de lui le lendemain, on a permis de l'enterrer par des non-Juifs.
ืื™ ืžืœืื—ืจื™ื” ื•ื”ื•ื ืžืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืžืคื ื™ ืฉื ืฉืชื”ื ื›ื‘ืจ ื•ื”ื™ื” ืžืกืจื™ื— ื”ืชื™ืจื•:
Ou aprรจs lui : il est mort le Chabbat ; comme il avait dรฉjร  attendu et commenรงait ร  sentir, on l'a permis.
๐Ÿ’ก Explication

Fin d'un rรฉcit commencรฉ en 139a : un mort le yom tov, jour attenant au Chabbat. Le narrateur ignore si le yom tov prรฉcรฉdait ou suivait le Chabbat. Rachi montre que dans les deux cas l'enterrement ne pouvait attendre : soit il aurait fallu attendre aprรจs Chabbat, soit le mort avait dรฉjร  attendu un jour. Rabbi Yo'hanan permet donc de le faire enterrer par des non-Juifs.

2
ื•ืืžืจ ืจื‘ื: ืžืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืจืืฉื•ืŸ ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ืขืžืžื™ืŸ, ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื ื™ โ€” ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ, ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื ื™ ืฉืœ ืจืืฉ ื”ืฉื ื”. ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆื”. ืœืคื™ ืฉืื™ื ืŸ ื‘ื ื™ ืชื•ืจื”.

Rava dit : un mort le premier jour de yom tov, que des non-Juifs s'occupent de lui ; le deuxiรจme jour de yom tov, que des Juifs s'occupent de lui, et mรชme le deuxiรจme jour de yom tov de Roch Hachana, ce qui n'est pas le cas pour l'ล“uf. (Si on l'a interdit aux gens de Bechkar, c'est) parce qu'ils ne sont pas des bnei Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืช ื‘ื™ื•"ื˜ ืจืืฉื•ืŸ ื›ื•' ืžืช ืฉื ืฉืชื”ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœืžื—ืจ ื”ื™ื” ื™ื•"ื˜:
Un mort le premier jour de yom tov etc. : un mort qui a attendu, par exemple mort le Chabbat, le lendemain รฉtant yom tov.
ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆื” ื“ืื™ืŸ ืจ"ื” ืฉื•ื” ืœื™ืžื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ืฉืœ ื’ืœื™ื•ืช ื“ืื™ืœื• ืจ"ื” ื—ืžื™ืจ ื™ื•"ื˜ ืฉื ื™ ื“ื™ืœื™ื” ื•ื ื•ืœื“ื” ื‘ื–ื” ืืกื•ืจื” ื‘ื–ื”:
Ce qui n'est pas le cas pour l'ล“uf : Roch Hachana n'est pas comme les yamim tovim de la diaspora (galouyot) ; ร  Roch Hachana le deuxiรจme jour est plus sรฉvรจre, et un ล“uf pondu l'un des jours est interdit l'autre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื ื™ ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ื•ื‘ื‘ื™ืฆื” (ื“' ื•.) ืžืกืงื™ื ืŸ ื‘ืชืจ ื”ืš ืžื™ืœืชื ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื ื”ืื™ื“ื ื ื“ืื™ื›ื ื—ื‘ืจื™ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื•ืœื ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ืคืŸ ื™ืฆื•ื• ืขืœื™ื”ื ื—ื‘ืจื™ ืœืขืฉื•ืช ืžืœืื›ื” ื‘ื™ื•"ื˜ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืจื•ืื™ืŸ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžืช ื•ืžืขืฉื” ื”ื™ื” ื•ื”ื•ืœื™ื›ื• ืžืช ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื‘ื™ื•"ื˜ ื•ื”ืœื›ื• ืื—ืจื™ื• ื‘ืกื•ืกื™ื ืœื”ืชืขืกืง ื‘ืžืช ื•ื›ืขืก ืจ"ืช ืืฃ ืขืœ ื”ื”ื•ืœื›ื™ื ื‘ืจื’ืœ ื‘ืœื ืกื•ืกื™ื ื•ืฉืžืข ืจื‘ื™ ื“ื˜ืขืžื• ืžืฉื•ื ื“ืžืกื™ืง ืจื‘ื™ื ื ื”ืื™ื“ื ื ื“ืื™ื›ื ื—ื‘ืจื™ ื•ืœื“ื™ื“ืŸ ืืข"ื’ ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื™ืฉ ืœืืกื•ืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืกื™ืง ื”ื›ื™ ื’ื ื™ืฉ ืœื™ืจื ืคืŸ ื™ืฆื•ื• ื”ืฉืจื™ื ืœื”ืชืขืกืง ื‘ืžืœืื›ืชืŸ ื•ืœื›ืชื•ื‘ ืžื” ืฉื”ื ืจื•ืฆื™ื ื•ืฉืœื— ืœื”ื ืจ"ืช ื‘ื ื™ ื‘ืฉื›ืจ ืื™ื ื ื‘ื ื™ ืชื•ืจื” ื‘ื ื™ ืžืœื™ืื•ืŸ (ืื•ืชื” ื”ืขื™ืจ) ื‘ื ื™ ืชื•ืจื”:
Le deuxiรจme jour de yom tov, que des Juifs s'occupent de lui : dans Beitsa (6a) on conclut aprรจs cet enseignement : Ravina dit : aujourd'hui qu'il y a des Haverei (mages perses), on craint. Explication : que des Juifs ne s'en occupent pas, de peur que les Haverei ne leur imposent des travaux le yom tov, voyant qu'ils en font pour un mort. Il y eut un fait : on emporta un mort hors du tehoum le yom tov et on le suivit ร  cheval pour s'occuper du mort ; Rabbeinou Tam se fรขcha, mรชme contre ceux qui allaient ร  pied sans chevaux. Mon maรฎtre a entendu que sa raison รฉtait que Ravina conclut 'aujourd'hui qu'il y a des Haverei' ; et pour nous, bien que cette crainte n'existe pas, il faut interdire puisqu'il conclut ainsi ; il faut aussi craindre que les seigneurs n'ordonnent de s'occuper de leurs travaux et d'รฉcrire ce qu'ils veulent. Rabbeinou Tam leur envoya : les gens de Bechkar ne sont pas des bnei Torah ; les gens de Melun (cette ville) : des bnei Torah.
๐Ÿ’ก Explication

Rava distingue le premier jour de yom tov, de la Torah, oรน seul un non-Juif peut enterrer, du deuxiรจme jour (yom tov cheni de la diaspora), d'ordre rabbinique, oรน les Sages ont permis aux Juifs eux-mรชmes de s'en occuper par รฉgard pour le mort. Cela vaut mรชme pour Roch Hachana, dont les deux jours sont d'ordinaire traitรฉs comme un seul long jour (yoma arikhta) : un ล“uf pondu le premier jour y reste interdit le second.

La derniรจre phrase rรฉpond ร  la question de 139a : pourquoi Rav Menachya n'a-t-il pas transmis cette permission aux gens de Bechkar ? Parce qu'ils n'รฉtaient pas bnei Torah et en auraient tirรฉ des conclusions trop larges. Tossefot rapporte que Rabbeinou Tam, ร  partir de la conclusion de Ravina en Beitsa 6a, interdisait en pratique l'enterrement par des Juifs le deuxiรจme jour ; sa phrase finale sur Melun se lit probablement comme un reproche.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qui s'occupe d'un mort le yom tov ? (Rava) Mort un jour de yom tov 1er jour de yom tov (interdit de la Torah) 2e jour de yom tov (instituรฉ en diaspora) Des non-Juifs s'en occupent Des Juifs s'en occupent Mรชme le 2e jour de Roch Hachana, alors que pour l'ล“uf les 2 jours n'en font qu'un
Rava : premier jour, des non-Juifs ; deuxiรจme jour, des Juifs, mรชme ร  Roch Hachana
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ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื™ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘ ื—ืžื ื‘ืจ ื’ื•ืจื™ื: ืžืชืขื˜ืฃ ืื“ื ื‘ื›ื™ืœื” ื•ื‘ื›ืกื›ืกื™ื” ื•ื™ื•ืฆื ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ.

Rabbi Avin bar Rav Houna dit au nom de Rav Hama bar Gouria : un homme peut s'envelopper dans une kila (moustiquaire) et ses kiskassim (laniรจres) et sortir dans le domaine public le Chabbat, sans crainte.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชืขื˜ืฃ ืื“ื ื‘ื›ื™ืœื” ืฉื”ื•ื ื›ืกื“ื™ืŸ ื•ืžืชืขื˜ืฃ ื‘ื” ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ:
Un homme s'enveloppe dans une kila : elle est comme un drap, et il s'en enveloppe ร  la maniรจre d'un vรชtement.
ื•ื›ืกื›ืกื™ื” ืจืฆื•ืขื•ืช ื”ืชืœื•ื™ื•ืช ื‘ื” ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื”ืš ืจืฆื•ืขื•ืช ืœืื• ืœืฆื•ืจืš ืขื™ื˜ื•ืฃ ื ื™ื ื”ื• ื•ื”ื•ื” ืžืฉืื•ื™ ื”ื”ื•ื ืฉืขืชื ืฉืื™ืŸ ื›ื™ืกื›ืกื™ืŸ ืขืฉื•ื™ื™ืŸ ืืœื ืœื ื˜ื•ืชื” ื‘ืื”ืœ:
Et ses kiskassim : les laniรจres qui y pendent. On ne dit pas que ces laniรจres ne servent pas ร  l'enveloppement et constituent un fardeau (masoui) ร  ce moment-lร , alors que les kiskassim ne sont faits que pour la tendre en tente (ohel).
๐Ÿ’ก Explication

La kila est un voile de lit ; ses kiskassim sont les laniรจres qui servent ร  la tendre. Portรฉe comme un manteau, elle est un vรชtement et on peut sortir avec. La question porte sur les laniรจres, inutiles ร  cet usage : sont-elles un masoui (fardeau) qu'on transporte dans le domaine public ? Rav Hama bar Gouria rรฉpond que non.

4
ืžืื™ ืฉื ื ืžื“ืจื‘ ื”ื•ื ื, ื“ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘: ื”ื™ื•ืฆื ื‘ื˜ืœื™ืช ืฉืื™ื ื” ืžืฆื•ื™ื™ืฆืช ื›ื”ื™ืœื›ืชื” ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช! ืฆื™ืฆื™ืช ืœื’ื‘ื™ ื˜ืœื™ืช โ€” ื—ืฉื™ื‘ื™, ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™. ื”ื ื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™, ื•ื‘ื˜ืœื™.

En quoi est-ce diffรฉrent de (l'enseignement de) Rav Houna ? Car Rav Houna dit au nom de Rav : celui qui sort le Chabbat avec un talit qui n'a pas de tsitsit conformes ร  la halakha est passible d'un hatat (sacrifice expiatoire) !

Les tsitsit, par rapport au talit, sont importants et ne s'annulent pas ; celles-ci ne sont pas importantes et s'annulent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื•ืื™ืœื• ืœื ื”ื™ืชื” ืžืฆื•ื™ื™ืฆืช ื›ืœืœ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ื”ื ืœื‘ื•ืฉื™ื” ื”ื•ื ืืœืžื ื”ืฆื™ืฆื™ื•ืช ื”ื•ื™ื™ืŸ ืœื• ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื ืŸ ื›ืžืฆื•ืชื• ืื™ื ื• ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื” ื•ืžืŸ ื”ื‘ื’ื“ ืžืžืฉ ืื™ื ืŸ ื“ืœื™ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Passible d'un hatat : alors que si le talit n'avait pas de tsitsit du tout, il ne serait pas passible, puisque c'est son vรชtement. Il en ressort que les tsitsit sont pour lui un fardeau : comme ils ne sont pas conformes ร  la mitsva, il n'en a pas besoin, et ils ne font pas partie du vรชtement lui-mรชme pour qu'on les compte avec lui.
ื—ืฉื™ื‘ื™ ืžืฉื•ื ื“ืฉืœ ืชื›ืœืช ื”ืŸ ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™ ื•ื”ื•ื• ื‘ื” ืžืฉื•ื™:
Importants : parce qu'ils sont de tekhelet ; ils ne s'annulent pas et constituent un fardeau.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆื™ืฆื™ืช ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืฉืื™ื ื ืžื‘ื•ื˜ืœื™ืŸ ืœืคื™ ืฉื—ืฉื•ื‘ื™ื ื”ื ื‘ืขื™ื ื™ื• ืฉื“ืขืชื• ืœื™ืชืŸ ื‘ื˜ืœื™ืช ืฆื™ืฆื™ืช ืจื‘ื™ืขื™ืช ื›ืš ืคื™' ืจ"ื—: ื”ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ื‘ื˜ืœื™ ืขืœ ื–ื” ืกืžืš ืจื‘ื™ ืœื”ื ื™ื— ื‘ืื‘ื ื˜ื• ืจืฆื•ืขื•ืช ื”ืชืœื•ื™ื•ืช ื‘ื• ื•ื™ืฉ ืฉืงื•ืฉืจื™ื ื‘ื”ื ื‘ืชื™ ืฉื•ืงื™ื ื“ื‘ื˜ืœื™ ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื™ ื”ืื™:
Les tsitsit sont importants et ne s'annulent pas : ils ne sont pas annulรฉs parce qu'ils sont importants ร  ses yeux, car il a l'intention de mettre au talit un quatriรจme tsitsit ; ainsi l'explique Rabbeinou Hananel. Celles-ci ne sont pas importantes et s'annulent : c'est sur cela que mon maรฎtre s'est appuyรฉ pour laisser ร  sa ceinture (avnet) les laniรจres qui y pendent ; certains y attachent les bas, car elles s'annulent, n'รฉtant pas si importantes.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : un talit dont les tsitsit ne sont pas valables (par exemple trois coins sur quatre) rend passible d'un hatat, car ces fils sont un fardeau distinct du vรชtement. Pourquoi les laniรจres de la kila ne le seraient-elles pas ?

Rรฉponse : un รฉlรฉment accessoire s'annule (batel) par rapport au vรชtement quand il n'a pas de valeur propre. Les tsitsit sont importants (Rachi : fils de tekhelet ; Rabbeinou Hananel : on compte complรฉter le quatriรจme coin), les laniรจres ne le sont pas. Tossefot en tire une permission pratique pour les laniรจres pendant ร  la ceinture.

5
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืžืขืจื™ื ืื“ื ืขืœ ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืœืชืœื•ืช ื‘ื” ืจืžื•ื ื™ื, ื•ืชื•ืœื” ื‘ื” ืฉืžืจื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื•ื”ื•ื ื“ืชืœื” ื‘ื” ืจืžื•ื ื™ื.

Rabba bar Rav Houna dit : un homme peut user d'un stratagรจme avec la passoire (michmeret) le yom tov : (la suspendre) pour y suspendre des grenades, puis il y met la lie. Rav Achi dit : ร  condition qu'il y ait (d'abord) suspendu des grenades.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืขืจื™ื ืื“ื ืขืœ ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ื™ื•"ื˜ ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืื™ืŸ ืชื•ืœื™ืŸ ืืช ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื“ื˜ืขืžื ืœืื• ืžืฉื•ื ืื”ืœ ืืœื ืžืฉื•ื ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ืžืขืจื™ื ื•ืชื•ืœื” ืื•ืชื” ืœืฆื•ืจืš ืจืžื•ื ื™ื ื“ืœืื• ืขื•ื‘ื“ื™ืŸ ื“ื—ื•ืœ ื ื™ื ื”ื• ื•ืžืกื ืŸ ื‘ื” ืฉืžืจื™ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ืชืœื™ืช ื“ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืชืœื•ื™ื” ื‘ื™ื•"ื˜:
Un homme peut user d'un stratagรจme avec la passoire le yom tov : selon les Rabbanan qui disent qu'on ne suspend pas la passoire le yom tov - et nous avons รฉtabli que leur raison n'est pas l'ohel mais le geste de semaine (ouvda dehol) -, il ruse et la suspend pour des grenades, ce qui n'est pas un geste de semaine, et il y filtre la lie puisqu'elle est suspendue, car nous avons dit qu'on peut verser dans une passoire suspendue le yom tov.
ื•ื”ื•ื ื“ืชืœื™ ื‘ื” ืจืžื•ื ื™ื ื‘ืจื™ืฉื ื“ืžื•ื›ื— ืžื™ืœืชื ื“ืžืขื™ืงืจื ืœืื• ืœืฉืžืจื™ื ืชืœื™ื™ื”:
ร€ condition qu'il y ait suspendu des grenades : d'abord, pour qu'il soit manifeste qu'au dรฉpart il ne l'a pas suspendue pour la lie.
๐Ÿ’ก Explication

Haarama : accomplir un acte permis en vue d'un rรฉsultat qui, obtenu directement, serait interdit. Selon les Rabbanan de la michna (137b-138a), suspendre la michmeret (passoire ร  vin) le yom tov est interdit comme geste de semaine ; mais verser dans une passoire dรฉjร  suspendue est permis. On la suspend donc pour y ranger des grenades, puis on s'en sert pour la lie.

Rav Achi exige que les grenades y soient rรฉellement mises d'abord.

6
ืžืื™ ืฉื ื ืžื”ื ื“ืชื ื™ื: ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืฉื›ืจ ื‘ืžื•ืขื“ ืœืฆื•ืจืš ื”ืžื•ืขื“, ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš ื”ืžื•ืขื“ โ€” ืืกื•ืจ, ืื—ื“ ืฉื›ืจ ืชืžืจื™ื ื•ืื—ื“ ืฉื›ืจ ืฉืขื•ืจื™ื. ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ื™ืฉืŸ โ€” ืžืขืจื™ื ื•ืฉื•ืชื” ืžืŸ ื”ื—ื“ืฉ!

En quoi est-ce diffรฉrent de ce qui est enseignรฉ : on met de la biรจre ร  brasser pendant le moed pour les besoins du moed ; sans besoin du moed, c'est interdit, aussi bien la biรจre de dattes que la biรจre d'orge. Et bien qu'ils aient de la vieille (biรจre), on ruse et on boit de la nouvelle !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ื‘ืจืฉื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื–:
Metilin : en laaz 'brasser'.
ื‘ืžื•ืขื“ ื‘ื—ื•ืœื• ืฉืœ ืžื•ืขื“:
Pendant le moed : ร  hol hamoed.
ืžืขืจื™ื ื•ืฉื•ืชื” ืžืŸ ื”ื—ื“ืฉ ืืœืžื ื‘ืœื ืฉื•ื ื”ื•ื›ื—ื” ืžื•ืชืจ ืœื”ืขืจื™ื:
On ruse et on boit de la nouvelle : donc, sans aucune preuve visible, il est permis de ruser.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ืฉื ื ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ื›ื•' ืคื™' [ื•ืก"ืœ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืžืขืจื™ืžื™ืŸ] ืœืขื™ืœ ื‘ื›' ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื™ื–:):
En quoi est-ce diffรฉrent de ce qui est enseignรฉ etc. : explication : [et il pense comme Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda qui dit : on use de stratagรจme], plus haut au chapitre Kol kitvei (Chabbat 117b).
๐Ÿ’ก Explication

ร€ hol hamoed, on ne fait un travail que pour les besoins de la fรชte. Celui qui a dรฉjร  de la vieille biรจre n'a pas besoin d'en brasser ; pourtant la baraita le laisse faire en prรฉtextant qu'il prรฉfรจre la nouvelle. Ce stratagรจme ne demande aucun signe extรฉrieur, ce qui contredit l'exigence de Rav Achi.

7
ื”ืชื ืœื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื, ื”ื›ื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื.

Lร -bas, la chose n'est pas manifeste ; ici, la chose est manifeste.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืชื ืœืื• ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื“ืžื™ืœืชื ื“ืื™ืกื•ืจื ื”ื•ื ื“ื”ืจื•ืื” ืื•ืžืจ ืœืฆื•ืจืš ื”ืžื•ืขื“ ื”ื•ื ืฉืื™ืŸ ื”ื›ืœ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ืžืŸ ื”ื™ืฉืŸ ื”ื›ื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ืœืื™ืกื•ืจ ื“ืกืชื ืชื•ืœื” ืžืฉืžืจืช ืœืฉืžืจื™ื ื”ื•ื ืชื•ืœื” ื•ืื™ ืœื ื™ื”ื™ื‘ ื‘ื” ืจื™ืžื•ื ื™ื ื‘ืจื™ืฉื ืœื”ืฆื ื™ืข ื‘ืขืœืžื ื›ื™ ื™ื”ื™ื‘ ื‘ื” ืฉืžืจื™ื ืžื•ื›ื— ื“ืœื”ื›ื™ ืชืœื™ื™ื”:
Lร -bas, la chose n'est pas manifestement interdite : celui qui voit dit que c'est pour les besoins du moed, car tout le monde ne sait pas qu'il a de la vieille (biรจre). Ici, la chose est manifestement interdite, car on suspend d'ordinaire une passoire pour la lie ; et s'il n'y a pas d'abord mis des grenades, pour simplement les ranger, quand il y met la lie il est manifeste que c'est pour cela qu'il l'a suspendue.
๐Ÿ’ก Explication

Le critรจre est le regard de l'observateur. Pour la biรจre, rien ne signale l'interdit : un passant suppose que c'est pour la fรชte. Une passoire suspendue รฉvoque d'emblรฉe la lie ; il faut donc un signe visible, les grenades, qui montre un autre usage.

8
ืืžืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืœืจื‘ ืืฉื™: ื—ื–ื™ ืžืจ ื”ืื™ ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืŸ ืจื‘ื™ ื—ื™ื•ืŸ ืฉืžื™ื”, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื‘ื™ ื—ืœื•ื•ืŸ ืฉืžื™ื”, ื“ืฉืงืœ ื‘ืจื ื“ืชื•ืžื ื•ืžื ื— ื‘ื‘ืจื–ื ื“ื“ื ื, ื•ืืžืจ: ืœืืฆื ื•ืขื™ื” ืงืžื™ื›ื•ื™ื ื. ื•ืื–ื™ืœ ื•ื ืื™ื ื‘ืžื‘ืจื, ื•ืขื‘ืจ ืœื”ืš ื’ื™ืกื ื•ืกื™ื™ืจ ืคื™ืจื™, ื•ืืžืจ: ืื ื ืœืžื™ื ื ืงืžื™ื›ื•ื™ื ื!

Les Sages dirent ร  Rav Achi : que le maรฎtre voie ce jeune รฉrudit (tsourba merabanan) - Rav Houna ben Rabbi Hiyon est son nom, et certains disent que son nom est Rav Houna beRabbi Halvan - qui a pris une gousse d'ail et l'a mise dans le trou du tonneau, en disant : j'ai l'intention de la ranger. Et il est allรฉ dormir dans le bac, a traversรฉ de l'autre cรดtรฉ et a inspectรฉ ses fruits, en disant : j'ai l'intention de dormir !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘ืจื ื“ืชื•ืžื ืฆืœืข ืฉืœ ืฉื•ื:
Bera detouma : une gousse d'ail.
ื•ืžื ื— ื‘ื‘ืจื–ื ื“ื“ื ื ืžืงื•ื ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื ืงื‘ ื‘ื—ื‘ื™ืช ื•ื”ื™ื™ืŸ ื™ื•ืฆื ื ื•ืชื ื• ืฉื ื‘ืฉื‘ืช ืœืกืชื•ื ื•ื”ื•ื™ ื›ืžืชืงืŸ ื•ืžืขืจื™ื ืœื›ืชื—ื™ืœื”:
Et il la met dans le berza du tonneau : l'endroit oรน le tonneau a un trou et d'oรน le vin sort ; il l'y met le Chabbat pour boucher, ce qui revient ร  rรฉparer (metaken), et il ruse d'emblรฉe.
ื•ืื•ืžืจ ืœืืฆื ื•ืขื™ื” ืœื”ืื™ ื‘ืจื ื“ืชื•ืžื ืžื™ื›ื•ื™ื ื ื•ืขื•ื“ ืขื‘ื™ื“ ืื—ืจื™ืชื™ ืื–ืœ ื ืื™ื ื‘ืžื‘ืจื ื‘ืกืคื™ื ื” ืจื—ื‘ื” ื”ืขืฉื•ื™ื” ืœืขื‘ื•ืจ ื”ืžื™ื ื•ื”ื™ื ืฉืœ ื ื›ืจื™ ื•ื™ื•ื“ืข ื”ื•ื ืฉื™ืขื‘ื™ืจื ื” ื”ื ื›ืจื™ ืœืฆื“ ื”ืื—ืจ:
Et il dit : pour la ranger - c'est cette gousse d'ail que j'ai l'intention (de ranger). Et il fait encore autre chose : il va dormir dans le mabara, une barque large faite pour traverser l'eau, qui appartient ร  un non-Juif, et il sait que le non-Juif la fera passer de l'autre cรดtรฉ.
ื•ืกื™ื™ืจ ืคื™ืจื™ ื•ืžืฉืžืจ ืฉื ืคื™ืจื•ืช ื›ืจืžื• ื•ื ืžืฆื ืฉื”ื ื›ืจื™ ืžืขื‘ื™ืจื• ื‘ืžื™ื ื‘ืฉื‘ืช:
Et il inspectait les fruits : il gardait lร -bas les fruits de sa vigne. Il se trouve que le non-Juif le fait traverser l'eau le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Deux stratagรจmes d'un jeune รฉrudit, rapportรฉs ร  Rav Achi comme des abus :

1. Boucher le trou d'un tonneau le Chabbat est un tikoun (rรฉparation) ; il prรฉtend seulement ranger la gousse d'ail ร  cet endroit.

2. Traverser un fleuve en bateau le Chabbat est interdit par les Sages ; il monte dormir dans le bac d'un non-Juif, sachant qu'il sera transportรฉ sur l'autre rive, oรน il surveille ses fruits.

9
ืืžืจ ืœื”ื•: ื”ืขืจืžื” ืงืืžืจืช? ื”ืขืจืžื” ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื, ื•ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ืœื ืืชื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืœื›ืชื—ื™ืœื”.

Il leur dit : tu parles de stratagรจme ? C'est un stratagรจme dans un (interdit) derabanan, et un รฉrudit ne viendra pas ร  le faire d'emblรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืขืจืžื” ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ื”"ื’ ื”ืš ื”ืขืจืžื” ืœืื• ื‘ืื™ืกื•ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ื ืืœื ื‘ืื™ืกื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ื"ื  ืขื‘ื™ื“ ืžืžืฉ ื‘ืœื ื”ืขืจืžื” ืื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ืขื‘ืจ ื”ืœื›ืš ื“ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ืœื ืื—ืžื™ืจื• ืขืœื™ื” ื“ื”ื•ื ืœื ืืชื™ ืœืžืขื‘ื“ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืœื”ื“ื™ื ื‘ืœื ื”ืขืจืžื” ืœืขื‘ื•ืจ ืฉื ืœืคื ื™ ื”ื›ืœ:
C'est un stratagรจme dans un derabanan : voici la version (du texte) : ce stratagรจme ne porte pas sur un interdit de la Torah mais sur un interdit des Rabbanan, car mรชme s'il le faisait vraiment sans stratagรจme, il transgresserait un derabanan. C'est pourquoi, comme c'est un รฉrudit, on n'a pas รฉtรฉ sรฉvรจre avec lui : il ne viendra pas ร  le faire d'emblรฉe, ouvertement, sans stratagรจme, en traversant lร -bas devant tout le monde.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi pose deux conditions cumulรฉes : l'interdit contournรฉ est derabanan, et l'auteur est un tsourba merabanan. On craint d'ordinaire que le stratagรจme n'amรจne ร  faire l'acte directement ; chez un รฉrudit, cette crainte disparaรฎt.

Le Roch (seg. 15) en tire un classement : haarama permise ร  tous, permise au seul รฉrudit, interdite ร  tous, et haarama discutรฉe.

10
ืžืชื ื™ืณ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืฉืžืจื™ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื™ืฆื•ืœื•. ื•ืžืกื ื ื™ืŸ ืืช ื”ื™ื™ืŸ ื‘ืกื•ื“ืจื™ืŸ ื•ื‘ื›ืคื™ืคื” ืžืฆืจื™ืช.

MICHNA. On verse de l'eau sur la lie pour qu'elle devienne claire ; et on filtre le vin dans des linges et dans un panier รฉgyptien.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืฉื‘ืช ืข"ื’ ืฉืžืจื™ื ื”ื ืชื•ื ื™ื ื‘ืžืฉืžืจืช ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื:
Michna, on verse de l'eau : le Chabbat, sur une lie placรฉe dans la passoire dรจs la veille.
ื›ื“ื™ ืฉื™ืฆื•ืœื• ืฉื™ื”ื• ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืœื–ื•ื‘ ืืช ื”ื™ื™ืŸ ืžืคื ื™ ื”ืงืžื—ื™ื ืฉืงื•ืจื™ื ื™ื™ื "ืฉ:
Pour qu'elle devienne claire : pour qu'elle soit claire et que le vin s'รฉcoule, ร  cause des flocons (kemahim) appelรฉs 'yines' (en laaz).
ื‘ืกื•ื“ืจื™ืŸ ื•ื‘ื›ืคื™ืคื” ืžืฆืจื™ืช ื”ืขืฉื•ื™ื” ืžืฆื•ืจื™ ื“ืงืœ:
Dans des linges et dans un panier รฉgyptien : fait de fibres de palmier.
ื›ืคื™ืคื” ืกืœ:
Kefifa : un panier.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Le filtrage touche ร  la melakha de borer (trier) et ร  celle de meraked (tamiser). Ce que la michna permet ici porte sur un vin dรฉjร  buvable : le filtre retire des impuretรฉs accessoires, et l'ustensile employรฉ (linge, kefifa en palmier) s'รฉcarte de la passoire habituelle.

11
ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื‘ืžืกื ื ืช ืฉืœ ื—ืจื“ืœ, ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ืื ื•ืžืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ืฉื‘ืช ื‘ื›ื•ืก, ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ โ€” ื‘ืœื’ื™ืŸ, ื•ื‘ืžื•ืขื“ โ€” ื‘ื—ื‘ื™ืช. ืจื‘ื™ ืฆื“ื•ืง ืื•ืžืจ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ.

Et on met un ล“uf dans la passoire ร  moutarde ; et on fait de l'anomalin le Chabbat. Rabbi Yehouda dit : le Chabbat dans une coupe, le yom tov dans une cruche (laguin), et pendant le moed dans un tonneau.

Rabbi Tsadok dit : tout dรฉpend des invitรฉs.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื‘ืžืกื ื ืช ืฉื”ื—ืจื“ืœ ื ืชื•ืŸ ื‘ื” ืœื”ืกืชื ืŸ ื•ืงื•ืœื˜ืช ืืช ื”ืคืกื•ืœืช ื•ืืฃ ื”ื‘ื™ืฆื” ื”ื—ืœืžื•ืŸ ืฉืœื” ื ื•ื˜ืฃ ื•ืžืกืชื ืŸ ืขืžื• ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœื—ืจื“ืœ ืœืžืจืื” ื•ื”ื—ืœื‘ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ืงืฉื•ืจ ื ืฉืืจ ืœืžืขืœื” ื•ืจื‘ื™ื ื• ื”ืœื•ื™ ืคื™ืจืฉ ืกื™ื ื•ื ื” ืฉืœ ื‘ื™ืฆื” ืœืชื•ืš ืชื‘ืฉื™ืœ ื”ื™ื ื•ืœื ืœืชื•ืš ื—ืจื“ืœ ื•ื‘ืžืกื ื ืช ืฉืœ ื—ืจื“ืœ ื”ื•ื ื“ืฉืจื™ ืžืฉื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ื•ื™ื•ืจื“ ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ืฉื”ื•ื ื›ืœื™ ืฉื ื™ ื•ืžืชืœื‘ืŸ ื”ืชื‘ืฉื™ืœ:
On met un ล“uf dans la passoire : la moutarde y est placรฉe pour รชtre filtrรฉe, et (la passoire) retient les dรฉchets. De l'ล“uf aussi, le jaune coule et est filtrรฉ avec elle, et donne de la couleur ร  la moutarde, tandis que le blanc, qui est compact, reste en haut. Notre maรฎtre ha-Levi a expliquรฉ : il s'agit de filtrer l'ล“uf dans un plat cuisinรฉ et non dans la moutarde ; on le permet dans une passoire ร  moutarde ร  cause du changement (chinouy), et (l'ล“uf) descend dans l'assiette, qui est un keli cheni, et le plat blanchit.
ืื™ื ื•ืžืœื™ืŸ ืคื•ืฉื•"ืŸ:
Inomalin : en laaz 'poison' (potion).
ืœื’ื™ืŸ ื’ื“ื•ืœ ืžื›ื•ืก ื•ืงื˜ืŸ ืžื—ื‘ื™ืช:
Laguin : plus grand qu'une coupe et plus petit qu'un tonneau.
๐Ÿ’ก Explication

ล’uf dans la passoire ร  moutarde : deux lectures chez Rachi. Selon la premiรจre, le jaune traverse avec la moutarde pour la colorer et le blanc reste au-dessus. Selon Rabbeinou ha-Levi, l'ล“uf est filtrรฉ dans un plat ; la passoire ร  moutarde marque un chinouy.

Anomalin : vin mรฉlangรฉ de miel et d'รฉpices. Rabbi Yehouda limite la quantitรฉ selon la saintetรฉ du jour (coupe, cruche, tonneau) ; Rabbi Tsadok la fixe selon le nombre d'invitรฉs.

12
ื’ืžืณ ืืžืจ ื–ืขื™ืจื™: ื ื•ืชืŸ ืื“ื ื™ื™ืŸ ืฆืœื•ืœ ื•ืžื™ื ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืœืชื•ืš ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ, ืื‘ืœ ืขื›ื•ืจื™ืŸ โ€” ืœื.

GUEMARA. Zeiri dit : un homme peut mettre du vin clair et de l'eau claire dans la passoire le Chabbat, sans crainte ; mais (des liquides) troubles, non.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ื–ืขื™ืจื™ ื ื•ืชืŸ ืื“ื ื™ื™ืŸ ืฆืœื•ืœ ืœืชื•ืš ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ ืื‘ืœ ืขื›ื•ืจื™ืŸ ืœื. ื•ืื ื”ื™ื” ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื™ืชื•ืช ืฉืขื“ื™ื™ืŸ ื”ื™ื™ืŸ ืชื•ืกืก ื•ืื™ืŸ ืฆืœื•ืœ ื•ื’ื ืื™ืŸ ืขื›ื•ืจ ืžื•ืชืจ. ื˜ื•ืจื“ ืื“ื ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื™ื™ื ื” ื•ืฉืžืจื™ื” ื•ื ื•ืชืŸ. ืœืชื•ืš ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ:
Guemara. Zeiri dit : un homme peut mettre du vin clair dans la passoire le Chabbat, sans crainte ; mais (du vin) trouble, non. Et si c'รฉtait entre les pressoirs, quand le vin fermente encore et n'est ni clair ni trouble, c'est permis. Un homme peut agiter un tonneau de vin, son vin et sa lie, et le mettre dans la passoire le Chabbat, sans crainte.
๐Ÿ’ก Explication

Un liquide clair se boit tel quel : le filtrer n'est qu'un embellissement et ne constitue pas un tri. Un liquide trouble est impropre ร  boire ; le filtrer le rend buvable, c'est donc borer.

13
ืžื™ืชื™ื‘ื™, ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ื˜ื•ืจื“ ืื“ื ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื™ื™ื ื” ื•ืฉืžืจื™ื”, ื•ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ืš ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ! ืชืจื’ืžื” ื–ืขื™ืจื™: ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื™ืชื•ืช ืฉื ื•.

On objecte : Rabban Chimon ben Gamliel dit : un homme peut agiter un tonneau de vin, son vin et sa lie, et le mettre dans la passoire le Chabbat, sans crainte ! Zeiri l'a interprรฉtรฉe : c'est enseignรฉ (pour le temps) entre les pressoirs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ื˜ื•ืจื“ ืžืขืจื‘ื‘:
Guemara. Tored : il mรฉlange.
ื‘ื™ืŸ ื”ื’ืชื•ืช ืฉื ื• ืฉื›ืœ ื”ื™ื™ื ื•ืช ืขื›ื•ืจื™ืŸ ื•ืฉื•ืชื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื‘ืฉืžืจื™ื”ื ื”ืœื›ืš ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืชื™ืงื•ืŸ ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืžืฉืชืชื™:
C'est enseignรฉ entre les pressoirs : quand tous les vins sont troubles et qu'on les boit avec leur lie ; il n'y a donc pas ici de tikoun (amรฉlioration), car mรชme sans cela on le boit.
๐Ÿ’ก Explication

ร€ la saison des pressoirs, tout le monde boit le vin nouveau avec sa lie. Le vin trouble est alors considรฉrรฉ comme buvable, et le filtrer ne le rend pas utilisable : ce n'est pas un tikoun. La rรจgle de Zeiri reste donc entiรจre.

14
ืžืกื ื ื™ืŸ ืืช ื”ื™ื™ืŸ ื‘ืกื•ื“ืจื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ื—ื™ื™ื: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื’ื•ืžื.

On filtre le vin dans des linges. Rav Chimi bar Hiya dit : ร  condition de ne pas faire de creux (gouma).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื’ื•ืžื ืžืŸ ื”ืกื•ื“ืจ ื‘ืคื™ ื”ื›ืœื™ ื›ื™ ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ืื™ ื ืžื™ ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ืกื—ื™ื˜ื”:
Qu'il ne fasse pas de creux avec le linge ร  l'ouverture du rรฉcipient, comme un geste de semaine ; ou bien (parce qu')il en viendrait ร  essorer (sehita).
๐Ÿ’ก Explication

Deux raisons chez Rachi : le creux reproduit la faรงon de filtrer en semaine (ouvda dehol) ; ou, le linge creusรฉ retenant du vin, on risque de l'essorer (sehita), ce qui est interdit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Linge et panier รฉgyptien : ne pas imiter le geste de semaine Linge tendu : permis Linge creusรฉ (gouma) : interdit panier 1 tefah Panier posรฉ au fond : permis Levรฉ ร  1 tefah (ohel) : interdit
Linge sans creux, panier non soulevรฉ d'un tefah (seg. 13-14)
15
ื•ื‘ื›ืคื™ืคื” ืžืฆืจื™ืช. ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื’ื‘ื™ื” ืžืงืจืงืขื™ืชื• ืฉืœ ื›ืœื™ ื˜ืคื—.

Et dans un panier รฉgyptien. Rav Hiya bar Achi dit au nom de Rav : ร  condition de ne pas le soulever d'un tefah au-dessus du fond du rรฉcipient.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ื™ื’ื‘ื™ื” ื”ื›ืคื™ืคื” ืžืงืจืงืขื™ืช ื›ืœื™ ื”ืชื—ืชื•ืŸ ื˜ืคื— ื›ืžื“ืช ืื”ืœ:
Qu'il ne soulรจve pas le panier du fond du rรฉcipient infรฉrieur d'un tefah, mesure d'un ohel.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืข"ื’ ืฉืžืจื™ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื™ืฆื•ืœื• ื•ืžืกื ื ื™ืŸ ืืช ื”ื™ื™ืŸ ื‘ืกื•ื“ืจื™ืŸ ื•ื‘ื›ืคื™ืคื” ืžืฆืจื™ืช. ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื‘ืžืกื ื ืช ืฉืœ ื—ืจื“ืœ ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ืื ื•ืžืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ืฉื‘ืช ื‘ื›ื•ืก ื•ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื‘ืœื’ื™ืŸ ื•ื‘ืžื•ืขื“ ื‘ื—ื‘ื™ืช. ืจ' ืฆื“ื•ืง ืื•ืžืจ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ:
Michna. On verse de l'eau sur la lie pour qu'elle devienne claire, et on filtre le vin dans des linges et dans un panier รฉgyptien. Et on met un ล“uf dans la passoire ร  moutarde, et on fait de l'anomalin le Chabbat. Rabbi Yehouda dit : le Chabbat dans une coupe, le yom tov dans une cruche, et pendant le moed dans un tonneau. Rabbi Tsadok dit : tout dรฉpend des invitรฉs.
๐Ÿ’ก Explication

Un panier suspendu ร  un tefah au-dessus du fond forme un espace couvert : c'est la mesure minimale d'un ohel (tente), interdit ร  construire le Chabbat. Posรฉ au fond du rรฉcipient, il ne crรฉe pas d'ohel.

16
ืืžืจ ืจื‘: ื”ืื™ ืคืจื•ื ืงื, ืืคืœื’ื™ื” ื“ื›ื•ื‘ื โ€” ืฉืจื™, ืื›ื•ืœื™ื” ื›ื•ื‘ื โ€” ืืกื™ืจ.

Rav dit : cette pronka (รฉtoffe de couverture), sur la moitiรฉ du tonneau (kouba), c'est permis ; sur tout le tonneau, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคืจื•ื ืงื ื‘ื’ื“ ืฉืฉื•ื˜ื—ื™ืŸ ืขืœ ื’ื™ื’ื™ืช ื™ื™ืŸ ืœื›ืกื•ืชื”:
Pronka : un tissu qu'on รฉtend sur une cuve de vin pour la couvrir.
ืืคืœื’ื ื“ื›ื•ื‘ื ืฉืจื™ ื“ืœืื• ืื•ื”ืœื ื”ื•ื™:
Sur la moitiรฉ du tonneau, c'est permis : car ce n'est pas un ohel.
โš–๏ธ Rosh (3)
ื•ืื™ื“ืš ืžืื™ ื”ื™ื ื“ืชื ื™ื ื›ื™ืจื” ืฉื ืฉืžื˜ื” ืื—ืช ืžื™ืจื›ื•ืชื™ื” ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœื” ื‘ืฉื‘ืช. ืฉืชื™ื ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœื” ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืจื‘ ืืžืจ ืืคื™ืœื• ืื—ืช ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœื”. ื’ื–ื™ืจื” ืฉืžื ื™ืชืงืข ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘. ืชื•ืจื” ืžืื™ ื”ื™ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ืขืชื™ื“ื” ืชื•ืจื” ืฉืชืฉืชื›ื— ืžื™ืฉืจืืœ ืฉื ืืžืจ ื•ื”ืคืœื ื”' ืืช ืžื›ื•ืชืš ื”ืคืœืื” ื–ื• ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืžื”ื• ื›ืฉื”ื•ื ืื•ืžืจ ื”ื ื ื™ ื™ื•ืกื™ืฃ ืœื”ืคืœื™ื ืืช ื”ืขื ื”ื–ื” ื”ืคืœื ื•ืคืœื ื•ืื‘ื“ื” ื—ื›ืžืช ื—ื›ืžื™ื• ื”ื•ื™ ืื•ืžืจ ื”ืคืœืื” ื–ื• ืชื•ืจื”. ืฉืœื—ื• ืœื™ื” ื‘ื ื™ ื‘ืฉื›ืจ ืœืœื•ื™ ื›ื™ืœื” ืžื”ื• ื›ืฉื•ืชื ื‘ื›ืจืžื ืžื”ื• ืžืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืžื”ื•. ืื“ืื–ื™ืœ ื ื— ื ืคืฉื™ื” ื“ืœื•ื™. ืืžืจ ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ ืœืจื‘ ืžื ืฉื” ืื™ ื—ื›ื™ืžืช ืฉืœื— ืœื”ื•. ืฉืœื— ืœื”ื• ื›ื™ืœื” ื—ื–ืจื ื• ืขืœ ื›ืœ ืฆื™ื“ื™ื” ื•ืœื ืžืฆืื ื• ืœื” ืฉื•ื ื”ื™ืชืจ. ื•ืœื™ืฉืœื— ืœื”ื• ื›ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ. ืœืคื™ ืฉืื™ื ืŸ ื‘ื ื™ ืชื•ืจื”. ื›ืฉื•ืชื ื‘ื›ืจืžื ืขื™ืจื•ื‘ื. ื•ืœื™ืฉืœื— ืœื”ื• ื›ื“ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื“ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ืื•ืžืจ ืื™ื ื ื›ืœืื™ื ื‘ื›ืจื ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื›ืœืื™ื ื‘ื›ืจื ื•ืงื™"ืœ ื›ืœ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืืจืฅ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ. ืœืคื™ ืฉืื™ื ืŸ ื‘ื ื™ ืชื•ืจื”. ืžืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืœื ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ืœื ื™ื”ื•ื“ืื™ืŸ ื•ืœื ืืจืžืื™ืŸ ืœื ื‘ื™ื•"ื˜ ืจืืฉื•ืŸ ื•ืœื ื‘ื™ื•"ื˜ ืฉื ื™. ื•ืœื™ืฉืœื— ืœื”ื• ื›ื“ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื ืžืช ื‘ื™ื•"ื˜ ืจืืฉื•ืŸ ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ื ื›ืจื™ื ื‘ื™ื•"ื˜ ืฉื ื™ ื™ืชืขืกืงื• ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ื•ืืคื™' ื‘ื™ื•"ื˜ ืฉื ื™ ืฉืœ ืจ"ื”. ืœืคื™ ืฉืื™ื ืŸ ื‘ื ื™ ืชื•ืจื” ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘ ื—ืžื ื‘ืจ ื’ื•ืจื™ื ืžืชืขื˜ืฃ ืื“ื ื‘ื›ื™ืœื” ื•ื‘ื›ื™ืกื›ืกื™ื ื•ื™ื•ืฆื ื‘ื” ืœืจื”"ืจ ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ. ื•ืž"ืฉ ืžื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘ ื”ื™ื•ืฆื ื‘ื˜ืœื™ืช ืฉืื™ื ื” ืžืฆื•ื™ื™ืฆืช ื›ื”ืœื›ืชื ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช. ืฆื™ืฆื™ืช ืœื’ื‘ื™ ื˜ืœื™ืช ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™ ื”ื ื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ื‘ื˜ืœื™. ื•ืจืฆื•ืขื•ืช ื”ืชืœื•ื™ื•ืช ื‘ืื‘ื ื˜ ื ืจืื” ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ื‘ื˜ืœื™. ื•ืื ื”ื™ื• ืฉืœ ืžืฉื™ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืืœื ื"ื› ืงื•ืฉืจ ื‘ื”ืŸ ื‘ืชื™ ืฉื•ืงื™ื™ื:
Et l'autre (enseignement), quel est-il ? Comme il est enseignรฉ : un fourneau (kira) dont l'un des pieds s'est dรฉtachรฉ, il est permis de le dรฉplacer le Chabbat ; deux, il est interdit de le dรฉplacer le Chabbat. Et Rav dit : mรชme un seul, il est interdit de le dรฉplacer, par dรฉcret de peur qu'il ne l'enfonce. Et la halakha est comme Rav. La Torah, qu'est-ce ? Car Rav dit : la Torah est destinรฉe ร  รชtre oubliรฉe d'Israรซl, ainsi qu'il est dit : 'Hachem rendra extraordinaires (vehifla) tes plaies' (Devarim 28,59). Cette hafla'a, je ne sais pas ce qu'elle est ; quand il dit : 'Voici que je continuerai ร  agir de faรงon extraordinaire avec ce peuple, prodige sur prodige, et la sagesse de ses sages se perdra' (Yechaya 29,14), dis donc : cette hafla'a, c'est la Torah. Les gens de Bechkar envoyรจrent (demander) ร  Levi : la kila, qu'en est-il ? le kechout dans une vigne, qu'en est-il ? un mort le yom tov, qu'en est-il ? Avant (que la rรฉponse) ne parte, Levi dรฉcรฉda. Chmouel dit ร  Rav Menachya : si tu es sage, envoie-leur (la rรฉponse). Il leur envoya : la kila, nous en avons fait le tour de tous les cรดtรฉs et ne lui avons trouvรฉ aucune permission. Qu'il leur envoie (l'enseignement de) Rami bar Ye'hezkel ! Parce qu'ils ne sont pas des bnei Torah. Le kechout dans une vigne : c'est un mรฉlange (interdit). Qu'il leur envoie (l'avis de) Rabbi Tarfon, car il est enseignรฉ : Rabbi Tarfon dit : ce ne sont pas des kilayim dans la vigne, et les Sages disent : ce sont des kilayim dans la vigne ; et nous tenons que pour quiconque est indulgent en terre (d'Israรซl), la halakha est comme lui hors de la terre ! Parce qu'ils ne sont pas des bnei Torah. Un mort le yom tov : que ni Juifs ni Aramรฉens ne s'occupent de lui, ni le premier jour de yom tov ni le deuxiรจme. Qu'il leur envoie (l'avis de) Rava, car Rava dit : un mort le premier jour de yom tov, que des non-Juifs s'occupent de lui ; le deuxiรจme jour de yom tov, que des Juifs s'occupent de lui, et mรชme le deuxiรจme jour de yom tov de Roch Hachana ! Parce qu'ils ne sont pas des bnei Torah. Rabba bar Rav Houna dit au nom de Rav Hama bar Gouria : un homme peut s'envelopper dans une kila avec les kiskassim et sortir ainsi dans le domaine public le Chabbat, sans crainte. En quoi est-ce diffรฉrent de Rav Houna, qui dit au nom de Rav : celui qui sort le Chabbat avec un talit dont les tsitsit ne sont pas conformes ร  la halakha est passible d'un hatat ? Les tsitsit, par rapport au talit, sont importants et ne s'annulent pas ; celles-ci ne sont pas importantes et s'annulent. Quant aux laniรจres qui pendent ร  la ceinture, il semble qu'elles ne sont pas importantes et s'annulent ; mais si elles รฉtaient de soie, elles seraient importantes et ne s'annuleraient pas, ร  moins qu'on n'y attache les bas.
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืขืจื™ื ืื“ื ืขืœ ื”ืžืฉืžืจืช ื‘ื™ื•"ื˜ ืœืชืœื•ืช ื‘ื” ืจืžื•ื ื™ื ื•ืชื•ืœื” ื‘ื” ืฉืžืจื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื•ื”ื•ื ืฉืชืœื” ื‘ื” ืจืžื•ื ื™ื. ืืžืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืœืจื‘ ืืฉื™ ื—ื–ื™ ืžืจ ื”ืื™ ืฆื•ืจื‘ื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจ ื—ื™ื•ืŸ ืฉืžื™ื” ื•ืืžืจื™ ืœื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจ ื—ืœื–ื•ืŸ ืฉืžื™ื” ื“ืฉืงื™ืœ ื‘ื“ื™ ื“ืชื•ืžื ื•ืžื ื— ื‘ื‘ืจื–ื ื•ืืžืจ ืœืืฆื ื•ืขื™ื” ืงืžื™ื›ื•ื™ื ื. ื•ืื–ื™ืœ ื•ื ื™ื™ื ื‘ืžื‘ืจื ื•ืขื‘ืจ ืœื”ืš ื’ื™ืกื ื•ืงืกื™ื™ืจ ืคื™ืจื™ ื•ืืžืจ ืœืžื™ื ื ืงืžื™ื›ื•ื™ื ื ืืžืจ ืœื”ื• ื”ืขืจืžื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื•ืฆื•ืจื‘ื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืืชื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืœื›ืชื—ืœื”. ืœื ื›ืœ ื”ืขืจืžื” ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ืฉื•ื™ืŸ. ื™ืฉ ื”ืขืจืžื” ืฉืžื•ืชืจ ืœื›ืœ ืื“ื ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ืค"ืง ื“ื™ื•"ื˜ ื“ืฃ ื™ื: ืจื‘ ืื“ื ืžืขืจื™ื ื•ืžืœื— ื’ืจืžื ื’ืจืžื. ื•ื™ืฉ ื”ืขืจืžื” ื“ืœื ืฉืจื™ื ืืœื ืœืฆื•ืจื‘ื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื›ื™ ื”ืš ื“ื”ื›ื. ื•ื™ืฉ ื”ืขืจืžื” ื“ืืกื•ืจ ืœื›"ืข ื•ืื—ืžื•ืจ ื‘ื” ืจื‘ื ืŸ ื˜ืคื™ ืžืžื–ื™ื“ ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ืค"ื‘ ื“ื™"ื˜ ื“ืฃ ื™ื–: ื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื‘ืฉื™ืœื™ืŸ ืื‘ืœ ืžื‘ืฉืœ ื”ื•ื ืœื™ื•"ื˜ ื•ืื ื”ื•ืชื™ืจ ื”ื•ืชื™ืจ ืœืฉื‘ืช ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืขืจื™ื ื•ืื ื”ืขืจื™ื ืืกื•ืจ. ื•ื™ืฉ ื“ืื™ื›ื ืคืœื•ื’ืชื ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ืœืขื™ืœ ืคืจืง ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ ื”ืงื•ื“ืฉ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื™ื–:) ืื™ืŸ ืžืขืจื™ืžื™ืŸ ื‘ื›ืš ืจ' ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ืžืขืจื™ืžื™ืŸ ื•ื›ืŸ ืื•ืชื• ื•ืืช ื‘ื ื• ืฉื ืคืœื• ืœื‘ื•ืจ ื‘ื™ื•"ื˜ ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ืœื–. ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”ื• ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข:
Rabba bar Rav Houna dit : un homme peut user d'un stratagรจme avec la passoire le yom tov, (la suspendre) pour y suspendre des grenades, puis il y met la lie. Rav Houna dit : ร  condition qu'il y ait suspendu des grenades. Les Sages dirent ร  Rav Achi : que le maรฎtre voie ce jeune รฉrudit - Rav Houna bar Hiyon est son nom, et certains disent Rav Houna bar Halzon - qui prend une gousse d'ail, la met dans le trou (du tonneau) et dit : j'ai l'intention de la ranger ; et il va dormir dans le bac, traverse de l'autre cรดtรฉ, inspecte ses fruits et dit : j'ai l'intention de dormir. Il leur dit : c'est un stratagรจme derabanan, et un รฉrudit ne viendra pas ร  le faire d'emblรฉe. Tous les stratagรจmes dans les choses derabanan ne sont pas รฉgaux. Il y a un stratagรจme permis ร  tout homme, comme celui du premier chapitre de Yom tov (Beitsa 11b) : Rav Ada rusait et salait morceau par morceau. Il y a un stratagรจme qui n'est permis qu'ร  un รฉrudit, comme celui d'ici. Il y a un stratagรจme interdit ร  tous, pour lequel les Rabbanan ont รฉtรฉ plus sรฉvรจres que pour (l'acte) volontaire, comme celui du deuxiรจme chapitre de Yom tov (Beitsa 17b) au sujet de l'erouv tavchilin : 'mais il cuit pour yom tov, et s'il en reste, il en reste pour Chabbat, ร  condition de ne pas ruser ; et s'il a rusรฉ, c'est interdit'. Et il y a (des cas) discutรฉs, comme plus haut au chapitre Kol kitvei hakodech (Chabbat 117b) : 'on ne ruse pas ainsi ; Rabbi Yossi dit : on ruse', et de mรชme (la bรชte) et son petit tombรฉs dans une fosse le yom tov (Beitsa 37a), oรน discutent Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua.
ื•ืžืกื ื ื™ืŸ ืืช ื”ื™ื™ืŸ ื‘ืกื•ื“ืจื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ื—ื™ื™ื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื’ื•ืžื. ื•ื‘ื›ืคื™ืคื” ืžืฆืจื™ืช ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื’ื‘ื™ื” ืžืงืจืงืขื™ืชื• ืฉืœ ื›ืœื™ ื˜ืคื—. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืคืจื•ื ืงื ืืคื•ืžื ื“ื›ื•ืœื” ื›ื•ื‘ื ืืกื•ืจ. ืืคืœื’ื ื“ื›ื•ื‘ื ืฉืจื™. ืคื™' ืคืจื•ื ืงื ืžื˜ืœื™ืช. ื"ืจ ืคืคื ืœื ืœื™ื”ื“ื•ืง ืื™ื ื™ืฉ ืฆื™ื‘ืชื ืืคื•ืžื ื“ื›ื–ื ื™ืชื ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืฉืžืจืช. ื“ื‘ื™ ืจื‘ ืคืคื ืฉืคื™ ืฉื™ื›ืจื ืžืžื ื ืœืžื ื. ื"ืœ ืจื‘ ืื—ื ืžื“ืคืชื™ ื•ื”ืื™ื›ื ื ื™ืฆื•ืฆื•ืช. ื"ืœ ื‘ื“ื‘ื™ ืจื‘ ืคืคื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™. ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื‘ืžืกื ื ืช. ืื™ืชืžืจ ื—ืจื“ืœ ืฉืœืฉื• ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ืœืžื—ืจ ืืžืจ ืจื‘ ืžืžื—ื• ื‘ื›ืœื™ ื•ืื™ืŸ ืžืžื—ื• ื‘ื™ื“. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืžืžื—ื• ื‘ื™ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืžื—ื• ื‘ื›ืœื™. ืื™ืชืžืจ ืจ' ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืืกื•ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืžื•ืชืจ. ืืžืจ ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื›ืœ ื”ื ื™ ืฉืžืขืชืชื ืืœื ื›ื™ ื”ื ื“ืื™ืชืžืจ ื—ืจื“ืœ ืฉืœืฉื• ืžืข"ืฉ ืœืžื—ืจ ืžืžื—ื• ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื‘ื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื•ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ื›ื• ื“ื‘ืฉ. ื•ืœื ื™ื˜ืจื•ืฃ ืืœื ืžืขืจื‘. ืฉื—ืœื™ื ืฉื˜ืจืคืŸ ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ืœืžื—ืจ ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ื›ืŸ ืฉืžืŸ ื•ื—ื•ืžืฅ ื•ืžืžืฉื™ืš ืœืชื•ื›ืŸ ืืžื™ืชื ืžืื™ ืืžื™ืชื ื ื™ื ื™ื:
On filtre le vin dans des linges. Rav Chimi bar Hiya dit : ร  condition de ne pas faire de creux. Et dans un panier รฉgyptien : Rav Hiya bar Achi dit au nom de Rav : ร  condition de ne pas le soulever d'un tefah du fond du rรฉcipient. Rav Houna dit : la pronka, sur l'ouverture de tout le tonneau, c'est interdit ; sur la moitiรฉ du tonneau, c'est permis. Explication : pronka, un chiffon. Rav Papa dit : qu'un homme n'enfonce pas de brindilles dans l'ouverture du bec (kouzanita), parce que cela ressemble ร  une passoire. Chez Rav Papa, on transvasait la biรจre d'un rรฉcipient ร  l'autre. Rav Aha de Difti lui dit : mais il y a les derniรจres gouttes (nitsotsot) ! Il lui dit : chez Rav Papa, elles n'ont pas d'importance. Et on met un ล“uf dans la passoire. Il a รฉtรฉ dit : de la moutarde qu'on a pรฉtrie la veille de Chabbat, le lendemain : Rav dit : on la dรฉlaye avec un ustensile et on ne la dรฉlaye pas ร  la main ; Chmouel dit : on la dรฉlaye ร  la main et pas avec un ustensile. Il a รฉtรฉ dit : Rabbi Elazar dit : l'un et l'autre sont interdits ; Rabbi Yo'hanan dit : l'un et l'autre sont permis. Mar Zoutra dit : la halakha n'est comme aucun de ces enseignements, mais comme ce qui a รฉtรฉ dit : de la moutarde pรฉtrie la veille de Chabbat, le lendemain on la dรฉlaye ร  la main ou avec un ustensile et on y met du miel ; et on ne bat pas, mais on mรฉlange. Du cresson (chahalim) qu'on a battu la veille de Chabbat, le lendemain on y met de l'huile et du vinaigre et on y ajoute de l'amita. Qu'est-ce que l'amita ? De la menthe (ninya).
๐Ÿ’ก Explication

La pronka est une รฉtoffe posรฉe sur la cuve. Couvrant toute l'ouverture, elle forme un ohel (Rachi) ; selon Rabbeinou Hananel, elle a aussi l'air d'un filtre. Sur la moitiรฉ, ni l'un ni l'autre.

Sefaria place ici trois simanim du Roch : le premier rรฉsume la fin de 138b-139a (kira, oubli de la Torah, questions de Bechkar, kila) ; le deuxiรจme classe les formes de haarama ; le troisiรจme donne la halakha du filtrage et de la moutarde, qui prolonge le daf suivant.

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ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืœื ื ื™ื”ื“ืง ืื™ื ื™ืฉ ืฆื™ื ื™ื™ืชื ื‘ืคื•ืžื™ื” ื“ื›ื•ื–ื ืชื (ื“ื—ื‘ื™ืชื), ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืฉืžืจืช.

Rav Papa dit : qu'un homme n'enfonce pas une touffe de brindilles dans l'ouverture du bec (kouzanta) du tonneau, car cela ressemble ร  une passoire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ื ื™ื”ื“ืง ืื™ื ื™ืฉ ืฆื™ื ื™ื™ืชื ื‘ืคื•ืžื ื“ื›ื•ื–ื ื™ ื“ื—ื‘ื™ืชื ื›ืœื™ ื—ืจืก ืงื˜ืŸ ืฉืžืขืจื™ืŸ ื‘ื• ื™ื™ืŸ ืžื—ื‘ื™ืช ืœื ื™ืชืŸ ื‘ืคื™ื• ืงืฉื™ืŸ ื•ืงืกืžื™ื ื‘ื—ื–ืงื” ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืœืš ืžืกื ื ืช ื’ื“ื•ืœื” ืžื–ื•:
Qu'un homme n'enfonce pas de brindilles dans l'ouverture du bec du tonneau : (la kouzanta est) un petit rรฉcipient d'argile par lequel on verse le vin du tonneau ; qu'il ne mette pas dans son ouverture, en serrant, des pailles et des copeaux, car il n'y a pas de plus grande passoire que celle-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Des brindilles serrรฉes dans le bec forment un filtre efficace ; on l'interdit parce que cela ressemble ร  une passoire (michtamra), mรชme sans intention de filtrer.

18
ื“ื‘ื™ ืจื‘ ืคืคื ืฉืืคื• ืฉื™ื›ืจื ืžืžื ื ืœืžื ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืื—ื ืžื“ื™ืคืชื™ ืœืจื‘ื™ื ื: ื”ืื™ื›ื ื ื™ืฆื•ืฆื•ืช! ื ื™ืฆื•ืฆื•ืช ืœื‘ื™ ืจื‘ ืคืคื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™.

Chez Rav Papa, on transvasait (doucement) la biรจre d'un rรฉcipient ร  l'autre. Rav Aha de Difti dit ร  Ravina : mais il y a les derniรจres gouttes (nitsotsot) !

Les gouttes, chez Rav Papa, n'ont pas d'importance.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉืคื• ืฉื™ื›ืจื ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืชื ื™ ืœืฉื•ืŸ ืฉืคื•ื™ ื‘ื ื—ืช ื”ื•ื ื•ื”ืคืกื•ืœืช ื ืฉืืจ ื‘ืฉื•ืœื™ ื”ื›ืœื™:
Chafou chikhra : partout oรน on trouve l'expression chipouy, cela signifie doucement, et les dรฉchets restent au fond du rรฉcipient.
ื•ื”ืื™ื›ื ื ื™ืฆื•ืฆื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื”ื ื™ืฉื•ืคื•ืช ื‘ืื—ืจื•ื ื” ืžืชื•ืš ื”ืคืกื•ืœืช ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื‘ืจื™ื™"ืฉ ื•ื”ื ื”ื• ืžื•ื›ื—ืŸ ื“ื‘ื•ืจืจ ื”ื•ื:
Mais il y a les gouttes : les petites, qui s'รฉcoulent en dernier du milieu des dรฉchets, appelรฉes 'breis' (en laaz) ; celles-lร  montrent qu'il trie (borer).
ื ื™ืฆื•ืฆื•ืช ื›ื™ ืจื‘ ืคืคื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ืฉื—ื ื•ื ื™ ืžื˜ื™ืœ ืฉื›ืจ ื”ื™ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื (ื“ืฃ ืกื”:) ื•ื‘ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืงื™ื’.) ื”ืœื›ืš ืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืœื ื™ืฆื•ืฆื•ืช ื›ืœ ื›ืš ื•ื›ืฉืžื’ื™ืข ืœื ื™ืฆื•ืฆื•ืช ืžืฉืœื™ืš ื”ืŸ ื•ืคืกื•ืœืชืŸ ืœื—ื•ืฅ ื•ืชื—ื™ืœืช ืฉืคื™ื™ืชืŸ ืžืŸ ื”ืคืกื•ืœืช ื ื™ื›ืจ ื“ืœืื• ื‘ื•ืจืจ ื”ื•ื:
Les gouttes, chez Rav Papa, n'ont pas d'importance : car il รฉtait marchand et brassait de la biรจre, comme nous le disons dans Bava Metsia (65b) et dans Pessahim (113a). Aussi il ne tient pas tellement aux gouttes : quand il arrive aux gouttes, il les jette dehors avec leurs dรฉchets, et dรจs le dรฉbut du transvasement, (fait) au-dessus des dรฉchets, on reconnaรฎt qu'il ne trie pas.
๐Ÿ’ก Explication

Transvaser doucement pour laisser la lie au fond est permis. Rav Aha objecte : les derniรจres gouttes, versรฉes avec soin pour les sรฉparer de la lie, constituent un tri. Rรฉponse : Rav Papa, brasseur, avait de la biรจre en abondance et jetait ces gouttes avec la lie. Celui qui garde les derniรจres gouttes pratique en revanche un borer.

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ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื‘ืžืกื ื ืช. ืชื ื™ ื™ืขืงื‘ ืงืจื—ื”:

Et on met un ล“uf dans la passoire. Yaakov Karha a enseignรฉ :

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara revient ร  la michna (ล“uf dans la passoire ร  moutarde). L'enseignement de Yaakov Karha, qui explique la raison de la permission, est en 140a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).