Shabbat 140b โ€” Mouktse des objets suspendus, conseils de Rav Hisda et mangeoire du Chabbat

Shabbat 140b

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur la chemise mise ร  sรฉcher : on peut la retirer de sa tige, mais la tige, simple roseau, est mouktse, sauf s'il s'agit d'un outil de tisserand. Rav Hisda et Rav traitent ensuite de la botte de lรฉgumes et du crochet ร  viande ou ร  poissons.

Suit une longue sรฉrie de conseils de Rav Hisda ร  l'รฉtudiant pauvre et ร  ses filles : รฉconomie, nourriture, vรชtements, pudeur. La Guemara revient alors aux Michnayot : le tri des vesces, puis la discussion entre Rabbi Dossa et les Sages sur la mangeoire du bล“uf ร  l'engrais, que Rav Hisda limite ร  la mangeoire-ustensile, et enfin le fourrage passe d'une bรชte ร  l'autre, qu'Abaye explique par la diffรฉrence entre l'รขne et le bล“uf.

Dรฉplacer ces objets le Chabbat : un ustensile ou un mouktse ? Tige (kanya) portant la chemise qui sรจche Simple roseau ร  brรปler -> mouktse Retirer la chemise : oui Retirer la tige : non Botte de lรฉgumes (kichta dyarka) Bonne pour le bรฉtail ? Oui -> on la dรฉplace Non -> interdit Crochet (talya) Viande : reste propre Poissons : rรฉpugnant Viande : permis Poissons : interdit Rava : si la tige est un outil de tisserand (kli kiyouei), elle a statut d'ustensile : permis
Tige, botte de lรฉgumes, crochet : le critรจre est l'usage possible de l'objet le Chabbat.
Mangeoire du bล“uf ร  l'engrais : balayer et รฉcarter la paille 1. Balayer la mangeoire (pour ne pas mรชler de poussiรจre) 2. ร‰carter la paille sur les cรดtรฉs (pour qu'il ne la piรฉtine pas) Rabbi Dossa : l'un et l'autre permis Sages : l'un et l'autre interdits (baraita : ehad zรฉ veehad zรฉ) Rav Hisda, version retenue : oรน porte la discussion ? Mangeoire-ustensile (kli) Rabbi Dossa : permis Sages : interdit par gezera, de crainte qu'on en vienne ร  la mangeoire de terre Mangeoire de terre (karka) Interdit pour tous : on risque d'รฉgaliser les trous (achvouye goumot) La premiรจre version (discussion sur la terre, kli permis ร  tous) est rejetรฉe : qui permettrait la mangeoire de terre, alors qu'on y รฉgalise des trous ?
Rabbi Dossa et les Sages : la version retenue de Rav Hisda place la discussion sur la mangeoire-ustensile.
Passer le fourrage d'une bรชte ร  une autre (Abaye) ร‚ne (hamra) sans bave : bouche 'belle' Bล“uf / vache (tora) bave : bouche 'mauvaise' permis : le fourrage reste propre interdit : bave, l'รขne n'en veut plus Baraita 1 : prendre devant la bouche belle, donner ร  la bouche mauvaise = de l'รขne vers le bล“uf Baraita 2 : prendre devant la bouche mauvaise, donner ร  la bouche belle (explication ร  la suite, 141a)
Selon Abaye, les deux baraitot permettent de l'รขne vers le boeuf, jamais l'inverse.
1
ืžืฉืœืคื ืœื“ื™ื“ื” ืžืงื ื™ื โ€” ืฉืจื™, ืงื ื™ื ืžื™ื ื” โ€” ืืกื™ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื: ื•ืื ื›ืœื™ ืงื™ื•ืื™ ื”ื•ื โ€” ืžื•ืชืจ.

La retirer de la tige (kanya) : c'est permis ; retirer la tige d'elle : c'est interdit. Rava a dit : et si c'est un ustensile de tisserand (kli kiyouei), c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืฉืœืคื ืœื“ื™ื“ื” ืžืงื ื™ื ื›ืฉืฉื•ื˜ื—ื™ืŸ ืื•ืชื” ืœื ื’ื‘ื” ืชื•ื—ื‘ื™ื ืงื ื” ืžื‘ื™ืช ื™ื“ ืœื‘ื™ืช ื™ื“ ื•ื›ืฉื ื•ื˜ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื™ืฉืœืคื ื” ืžืŸ ื”ืงื ื” ื•ืœื ื”ืงื ื” ืžืžื ื” ื“ืœื ื—ื–ื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื“ืœื”ืกืงื” ืงืื™:
La retirer de la tige : quand on l'รฉtend pour la sรฉcher, on passe une tige d'une manche ร  l'autre ; et quand on la prend le Chabbat, on la retire de la tige, et non la tige d'elle, car la tige n'est pas bonne ร  dรฉplacer : elle est destinรฉe ร  รชtre brรปlรฉe.
ื•ืื ื›ืœื™ ืงื™ื•ืื™ ื”ื™ื ืงื ื” ืฉืœ ืื•ืจื’ื™ื ื“ืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืขืœื™ื• ืฉืจื™:
Et si c'est un ustensile de tisserand : une tige de tisserands, qui a statut d'ustensile : c'est permis.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la question de la chemise frottรฉe (140a). La chemise รฉtendue ร  sรฉcher est enfilรฉe sur une tige de roseau. Le roseau ordinaire est du bois de chauffage : il n'a pas statut d'ustensile, il est mouktse et on ne le dรฉplace pas. On fait donc glisser la chemise hors de la tige, sans toucher ร  celle-ci. Rava ajoute : si la tige est un outil de tisserand, c'est un kli, on peut la dรฉplacer.

2
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื”ืื™ ื›ื™ืฉืชื ื“ื™ืจืงื, ืื™ ื—ื–ื™ื ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” โ€” ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื”, ื•ืื™ ืœื โ€” ืืกื™ืจ.

Rav Hisda a dit : cette botte de lรฉgumes (kichta dyarka), si elle convient comme nourriture pour le bรฉtail, il est permis de la dรฉplacer ; sinon, c'est interdit.

๐Ÿ’ก Explication

Critรจre gรฉnรฉral du mouktse : un objet que l'on peut utiliser le Chabbat se dรฉplace. Une botte de lรฉgumes que le bรฉtail peut manger ร  un usage ; sinon elle est mise de cรดtรฉ.

3
ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘: ื”ืื™ ืชืœื™ื, ื“ื‘ืฉืจื โ€” ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื”, ื“ื›ื•ื•ืจื™ โ€” ืืกื™ืจ.

Rav Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : ce crochet (talya), s'il est pour la viande, il est permis de le dรฉplacer ; s'il est pour les poissons, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชืœื™ื ื“ื‘ืฉืจื ื‘ืฉืจ ืžืœื™ื— ื”ืชืœื•ื™ ืœื™ื™ื‘ืฉื• ื•ืžืœื ื”ื—ื‘ืœ ืงืจื™ ืชืœื™ื:
Talya de viande : de la viande salรฉe suspendue pour sรฉcher ; une corde pleine s'appelle talya.
ืฉืจื™ ื“ื ืื›ืœ ื—ื™ ื‘ืื•ืžืฆื:
Permis : car elle se mange crue, en omtsa (viande crue).
ื“ื›ื•ื•ืจื™ ืื™ืŸ ื ืื›ืœื™ืŸ ื—ื™ื™ืŸ:
De poissons : ils ne se mangent pas crus.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืชืœื ื“ื‘ื™ืฉืจื ื›ื•' ืœื ื›ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืคื™' ื‘ืฉืจ ืžืœื™ื— ืฉืชืœื• ืœื™ื‘ืฉื• ื“ื”ืœ"ืœ ื”ื ื‘ืคืจืง ืžืคื ื™ืŸ ื“ืžื” ืฉื™ื™ืš ื”ื›ื ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ืžื–ื›ื™ืจ ืชืœื ื•ืขื•ื“ ืžื•ื›ื— ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ืžืคื ื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื—.) ื“ื“ื’ ืžืœื™ื— ื ืžื™ ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื ื•ืขื•ื“ ื“ื”ื›ื ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ ืื™ื™ืจื™ ื•ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื“ืจื‘ ื‘ืžื•ืงืฆื” ืœื˜ืœื˜ืœ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจ"ืฉ ื•ื ืจืื” ื›ืคื™' ื”ืขืจื•ืš ื“ืžืฉื•ื ืชืœื ื ืงื˜ื™ื” ื•ื‘ืœื ื‘ืฉืจ ืืœื ืชืœื ื“ื‘ืฉืจื ืœื ืžืžืื™ืก ื•ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื•ืฉืœ ื“ื’ื™ื ืžืื™ืก ื•ื”ื•ื™ ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื‘ืื™ืกื•ืจ ื“ืชืœื ื›ืขื™ืŸ ื›ื™ืฉื ื“ื™ืจืงื ื•ืจ' ืคื™' ืœื ื• ื“ืœืชืœื ื“ื‘ืฉืจื ืจื’ื™ืœ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื• ืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืื‘ืœ ืฉืœ ื“ื’ื™ื ืœื ื•ืœื ืžืฉื•ื ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ืฉืžืขืชื™ืŸ ื‘ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก. ืž"ืจ:
Talya de viande, etc. : on n'explique pas comme le Kountres (Rachi), qui a expliquรฉ : de la viande salรฉe suspendue pour sรฉcher. Car il aurait fallu dire cela au chapitre Mefanin : quel rapport ici ? Et encore, pourquoi mentionner talya ? Et de plus, il est prouvรฉ plus haut au chapitre Mefanin (Chabbat 128a) que le poisson salรฉ aussi convient en omtsa. Et encore, ici on parle de dรฉplacer, et nous avons dit plus haut que Rav, pour le mouktse relatif au dรฉplacement, suit Rabbi Chimon. Il semble donc qu'il faille expliquer comme le Aroukh : on parle du crochet lui-mรชme, sans la viande ; un crochet ร  viande n'est pas rรฉpugnant et on peut le dรฉplacer, alors que celui des poissons est rรฉpugnant : c'est un mouktse en raison de sa rรฉpugnance (mouktse mehamat miouss). Ainsi l'interdit du crochet va bien avec la botte de lรฉgumes. Et notre maรฎtre nous a expliquรฉ qu'un crochet ร  viande a d'habitude statut d'ustensile, mais pas celui des poissons, et non pour une raison de mouktse mehamat miouss, car notre enseignement ne traite pas de mouktse mehamat miouss. (M.R., mon maรฎtre.)
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures. Pour Rachi, talya dรฉsigne la viande salรฉe pendue : la viande se mange crue, le poisson non. Pour Tossefot (avec le Aroukh), il s'agit du crochet lui-mรชme : celui des poissons sent mauvais et devient mouktse mehamat miouss (mis de cรดtรฉ par rรฉpugnance) ; ou, selon un autre maรฎtre, seul le crochet ร  viande a statut d'ustensile.

4
ืืžืจ ืจื‘ ืงื˜ื™ื ื: ื”ืขื•ืžื“ ื‘ืืžืฆืข ื”ืžื˜ื”, ื›ืื™ืœื• ืขื•ืžื“ ื‘ื›ืจื™ืกื” ืฉืœ ืืฉื”. ื•ืœืื• ืžื™ืœืชื ื”ื™ื.

Rav Ketina a dit : celui qui se tient au milieu du lit est comme s'il se tenait sur le ventre d'une femme. Mais ce n'est pas un enseignement retenu.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืืžืฆืข ืžื˜ื” ืฉืื™ืฉ ื•ืืฉืชื• ืจื’ื™ืœื™ืŸ ื‘ื” ืœื™ืฉืŸ:
Au milieu du lit : oรน l'homme et sa femme ont l'habitude de dormir.
ื›ืื™ืœื• ืขื•ืžื“ ื›ื•' ื“ืžื”ืจื”ืจ:
Comme s'il se tenait, etc. : car il en vient ร  des pensรฉes (impures).
๐Ÿ’ก Explication

Remarque incidente. Selon Rachi, se tenir debout sur le lit conjugal รฉveille des pensรฉes dรฉplacรฉes. La Guemara conclut : velav milta hi, l'enseignement n'est pas retenu.

5
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ื–ื‘ื™ืŸ ื™ืจืงื โ€” ืœื™ื–ื‘ื™ืŸ ืืจื™ื›ื, ื›ื™ืฉื ื›ื™ ื›ื™ืฉื, ื•ืื•ืจื›ื ืžืžื™ืœื.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant de la maison d'รฉtude (bar bei Rav) qui achรจte des lรฉgumes, qu'il achรจte des longs : une botte vaut une botte, et la longueur vient d'elle-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื–ื‘ื™ืŸ ืืจื™ื›ื ืื’ื•ื“ื” ืืจื•ื›ื” ืฉืœ ื›ืจื•ื‘ ืืจื•ืš ื•ืฉืœ ื›ืจื™ืฉื™ืŸ ืืจื•ื›ื™ื:
Qu'il achรจte du long : une botte longue de chou long et de poireaux longs.
ื›ื™ืฉื ื›ื™ ื›ื™ืฉื ืฉื›ืœ ืื’ื•ื“ื•ืช ื”ื’ื ื™ืŸ ืฉื•ื•ืช ื‘ืขื•ื‘ื™ืŸ ืฉืœื›ื•ืœืŸ ืžื“ื” ืื—ืช ืœื—ื‘ืœ ืฉื”ื•ื ืื’ื•ื“ ื‘ื•:
Une botte vaut une botte : toutes les bottes des jardiniers sont รฉgales en รฉpaisseur, elles ont toutes la mรชme mesure pour la corde qui les lie.
ื•ืื•ืจื›ื ืžืžื™ืœื ื›ืœื•ืžืจ ืืจื›ื• ืฉืœ ื–ื” ืฉื”ื•ื ืืจื•ืš ืžื—ื‘ื™ืจื• ื”ื•ื ืžืฉืชื›ืจ ื‘ื•:
Et la longueur vient d'elle-mรชme : c'est-ร -dire que la longueur de celle-ci, plus longue que l'autre, est son gain.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut des conseils de Rav Hisda ร  l'รฉtudiant pauvre. Le prix d'une botte dรฉpend de son tour, mesurรฉ par la corde ; la longueur n'est pas comptรฉe. Acheter long, c'est avoir plus pour le mรชme prix.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Conseils de Rav Hisda ร  l'รฉtudiant (bar bei Rav) Lรฉgumes, roseaux acheter les longs Pain rare pas de lรฉgumes crus Pain rare ne pas grignoter Sans huile eau des fosses Viande le cou : 3 saveurs Chemise de lin Nehar Abba, laver/30 j Natte neuve ne pas s'y asseoir Linge ne pas le donner ร  l'hรดte
Les conseils pratiques de Rav Hisda (segments 4 ร  13).
6
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ื–ื‘ื™ืŸ ืงื ื™ื โ€” ืœื™ื–ื‘ื™ืŸ ืืจื™ื›ื, ื˜ื•ื ื ื›ื™ ื˜ื•ื ื, ื•ืื•ืจื›ื ืžืžื™ืœื.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui achรจte des roseaux, qu'il achรจte des longs : un fagot vaut un fagot, et la longueur vient d'elle-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื ื™ื ื—ื‘ื™ืœื™ ืงื ื™ื ืœืขืฆื™ื:
Roseaux : des fagots de roseaux pour le bois (de chauffage).
7
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ [ื“ืœื ื ืคื™ืฉื ืœื™ื” ืจื™ืคืชื] โ€” ืœื ืœื™ื›ื•ืœ ื™ืจืงื, ืžืฉื•ื ื“ื’ืจื™ืจ. ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื ื ืœื ื‘ืขื ื™ื•ืชื™ ืื›ืœื™ ื™ืจืงื, ื•ืœื ื‘ืขืชื™ืจื•ืชื™ ืื›ืœื™ ื™ืจืงื. ื‘ืขื ื™ื•ืชื™ โ€” ืžืฉื•ื ื“ื’ืจื™ืจ. ื‘ืขืชื™ืจื•ืชื™ โ€” ื“ืืžื™ื ื: ื”ื™ื›ื ื“ืขื™ื™ืœ ื™ืจืงื, ืœื™ืขื•ืœ ื‘ืฉืจื ื•ื›ื•ื•ืจื™.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui n'a pas beaucoup de pain, qu'il ne mange pas de lรฉgumes, parce qu'ils ouvrent l'appรฉtit. Et Rav Hisda a dit : moi, ni dans ma pauvretรฉ je ne mangeais de lรฉgumes, ni dans ma richesse je ne mangeais de lรฉgumes.

Dans ma pauvretรฉ, parce qu'ils ouvrent l'appรฉtit ; dans ma richesse, car je disais : lร  oรน entrent les lรฉgumes, que la viande et les poissons entrent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืœื™ื›ื•ืœ ื™ืจืงื ื™ืจืง ื—ื™ ื›ืจื™ืฉื™ืŸ ืฆื™ืจืคื•"ืœ ื•ืฉื—ืœื™ื™ื:
Qu'il ne mange pas de lรฉgumes : des lรฉgumes crus, poireaux, cerfeuil et cresson.
ืžืฉื•ื ื“ื’ืจื™ืจ ืœื™ื‘ื ื•ืžืื›ื™ืœื• ืœื—ื ื”ืจื‘ื” ื•ืื™ืŸ ืœื•:
Parce qu'ils ouvrent le cล“ur (l'appรฉtit) : et cela lui fait manger beaucoup de pain, qu'il n'a pas.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื ื, ืœื ื‘ืขื ื™ื•ืชื™ ืื›ืœื™ ื™ืจืงื, ื•ืœื ื‘ืขืชื™ืจื•ืชื™ ืื›ืœื™ ื™ืจืงื. ื”ื ื” ืžืจืŸ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ืคื™ืจืฉ ืกื•ื“ ื”ืžืืžืจ ืขืœ ืืžื™ืชื•ืช ื‘ืฉืขืจ ื˜ืขืžื™ ื”ืžืฆื•ืช ื™ืขื•ื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืื ื ืขื‘ื“ื ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ื“ืจืš ื”ืคืฉื˜ ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœื ื”ื™ื” ื—ืคืฅ ืœื”ื›ื ื™ืก ื™ืจืงื•ืช ืฉื“ืจื›ื ืœื”ืชืœื™ืข ืœืชื•ืš ื‘ื™ืชื•, ืžืคื ื™ ืฉืชื•ืœืขื™ื ื ืžืฆืื™ื ื‘ื”ื, ื•ื‘ืคืจื˜ ื‘ืืจืฆื•ืช ื”ื—ืžื™ื ื‘ืžื“ื™ื ืช ื‘ื‘ืœ ื•ืื’ืคื™ื”, ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืืคืฉืจ ื‘ื‘ื“ื™ืงื”, ืœื ื”ื™ื” ืจื•ืฆื” ืœืกืžื•ืš ืขืœ ื‘ื“ื™ืงืช ื”ื ืฉื™ื ื•ื”ืžืฉืจืชื™ื, ืืš ื•ื“ืื™ ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ืชืื‘ื™ื ื”ืจื‘ื” ืœื™ืจืงื•ืช ื›ื“ืจืš ื”ืขื•ืœื ืฉืžืชืื•ื™ืŸ ืœืื›ื•ืœ ื™ืจืงื•ืช ื‘ืชื•ืš ื”ืกืขื•ื“ื”, ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื•ื›ืœื™ืŸ ืชื‘ืฉืœื™ืŸ ืžืขื“ื ื™ื ืื™ืŸ ืžื•ืฉื›ื™ืŸ ื™ื“ื™ื”ื ืžื™ืจืงื•ืช. ื•ืื ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืœื”ื 'ืื™ืŸ ืื ื™ ืžื›ื ื™ืก ื”ื™ืจืงื•ืช ืœื‘ื™ืชื™ ืžื—ืฉืฉ ืชื•ืœืขื™ื' ื™ืืžืจื• 'ื”ื ื” ืื•ืจ ืขื™ื ื™ื ื• ืืชื ื• ื ื‘ื“ื•ืง ื•ื ืื›ืœ ื›ืžื ื”ื’ ื”ืขื•ืœื' ืœื›ืŸ ืžื” ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ืœื”ืคื™ืก ื“ืขืชื ืฉืœ ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ืขืœ ืืฉืจ ื”ื™ื” ืžื•ื ืข ืžืœื”ื›ื ื™ืก ื™ืจืงื•ืช ืœื‘ื™ืชื•, ื‘ื–ืžืŸ ืขื ื™ื•ืชื• ืชืœื” ื”ืกื™ื‘ื” ืžืฉื•ื ื“ื’ืจื™ืจ, ื•ื‘ื–ืžืŸ ืขื•ืฉืจื• ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืœื”ื ืื ืื‘ื™ื ื™ืจืงื•ืช ืœื‘ื™ืช ืชืื›ืœื• ื”ืจื‘ื” ืœื—ื ืขื ื”ื™ืจืงื•ืช ื•ืชืžืœืื• ื”ื›ืจืก ื‘ืœื—ื ื•ืื– ืœื ืชืื›ืœื• ืžืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื”ืžื‘ื•ืฉืœ ื”ื—ืฉื•ื‘ ื”ื ื•ืชืŸ ื›ื— ื‘ืื“ื ืืœื ืจืง ืฉื™ืขื•ืจ ืžื•ืขื˜, ื•ืœื›ืŸ ืื ื™ ืžื•ื ืข ื”ื™ืจืงื•ืช ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื™ื• ืฉื‘ืขื™ื ืžืชื‘ืฉื™ืœื™ืŸ ืฉืœ ื‘ืฉืจ ื•ืžืžื ื• ืชืžืœืื• ื”ื›ืจืก ื•ื‘ื–ื” ืชื•ืกื™ืคื• ื›ื— ื•ื‘ืจื™ืื•ืช ื‘ื’ื•ืฃ, ื•ืœื›ืŸ ืขืœ ื–ืžืŸ ืขื ื™ื•ืชื• ืœื ืืžืจ ืืžื™ื ื ืžืฉื•ื ื“ื’ืจื™ืจ, ื›ื™ ื–ื” ืœื ืฆืจื™ืš ืœืžื™ืžืจ ืฉื”ื•ื ืกื™ื‘ื” ื™ื“ื•ืขื” ืœื”ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื’ืจื™ืจ ื•ื”ื•ื ืขื ื™ ืื™ืŸ ืœื• ื™ื›ื•ืœืช ืœื”ื‘ื™ื ื›ื“ื™ ืกื™ืคื•ืง, ืื‘ืœ ืขืœ ื–ืžืŸ ืขืฉืจื•ืช ืืžืจ ืืžื™ื ื ื›ื™ ื–ืืช ื”ืกื™ื‘ื” ืื™ืŸ ืžืจื’ื™ืฉื™ื ื‘ื” ืžืืœื™ื”ื ื•ืืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืžืจ. ื’ื ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืืžื™ื ื ื›ืœื•ืžืจ ืืžื™ื ื ื›ืš ืื‘ืœ ื‘ืืžืช ื”ืกื™ื‘ื” ื”ืขืงืจื™ืช ืื™ื ื” ื–ืืช.
Rav Hisda a dit : moi, ni dans ma pauvretรฉ je ne mangeais de lรฉgumes, ni dans ma richesse je ne mangeais de lรฉgumes. Notre maรฎtre le Ari a expliquรฉ le sod de cet enseignement selon sa vรฉritรฉ dans le Chaar Taamei haMitsvot, voir lร -bas. Et moi, le serviteur, il me semble, avec l'aide du Ciel, selon le pchat, que Rav Hisda ne voulait pas faire entrer dans sa maison des lรฉgumes qui ont l'habitude d'รชtre infestรฉs de vers, car on y trouve des insectes, surtout dans les pays chauds comme la Babylonie et ses environs. Et bien qu'on puisse les vรฉrifier, il ne voulait pas se fier ร  la vรฉrification des femmes et des serviteurs. Mais certainement, les gens de sa maison dรฉsiraient beaucoup les lรฉgumes, comme tout le monde, qui a envie de manger des lรฉgumes pendant le repas : mรชme quand on mange des plats cuisinรฉs raffinรฉs, on ne retire pas la main des lรฉgumes. Et s'il leur avait dit : je ne fais pas entrer de lรฉgumes chez moi par crainte des vers, ils auraient dit : voici, nous avons nos yeux, nous vรฉrifierons et nous mangerons selon l'usage de tous. Que faisait-il donc pour apaiser ses fils et les gens de sa maison, puisqu'il s'abstenait de faire entrer des lรฉgumes ? Au temps de sa pauvretรฉ, il attribuait la raison au fait qu'ils ouvrent l'appรฉtit ; et au temps de sa richesse, il leur disait : si j'apporte des lรฉgumes ร  la maison, vous mangerez beaucoup de pain avec les lรฉgumes et vous remplirez votre ventre de pain, et alors vous ne mangerez de la viande cuite, importante, qui donne de la force ร  l'homme, qu'une petite quantitรฉ. C'est pourquoi j'empรชche les lรฉgumes, pour que vous soyez rassasiรฉs de plats de viande et que vous en remplissiez votre ventre : ainsi vous ajouterez force et santรฉ au corps. C'est pourquoi, pour le temps de sa pauvretรฉ, il n'a pas dit amina (je disais) ร  propos de l'appรฉtit, car il n'avait pas besoin de le dire : c'est une raison qu'ils connaissaient, puisque les lรฉgumes ouvrent l'appรฉtit et qu'il est pauvre et n'a pas les moyens d'apporter assez. Mais pour le temps de sa richesse il a dit amina, car cette raison, ils ne la perรงoivent pas d'eux-mรชmes et il fallait la dire. Il veut aussi dire par amina : c'est ainsi que je le disais, mais en vรฉritรฉ la raison principale est autre.
๐Ÿ’ก Explication

Les lรฉgumes crus ouvrent l'appรฉtit (garir) : pour qui manque de pain, c'est une souffrance de plus. Riche, Rav Hisda prรฉfรฉrait garder la place pour la viande et le poisson, plus nourrissants.

Le Ben Yehoyada propose une raison cachรฉe : la crainte des insectes dans les lรฉgumes, que Rav Hisda ne disait pas ร  sa famille.

8
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ืœื ื ืคื™ืฉื ืœื™ื” ืจื™ืคืชื โ€” ืœื ืœื™ื‘ืฆืข ื‘ืฆื•ืขื™. (ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ืœื ื ืคื™ืฉื ืœื™ื” ืจื™ืคืชื โ€” ืœื ืœื™ื‘ืฆืข. ืžืื™ ื˜ืขืžื? โ€” ื“ืœื ืขื‘ื™ื“ ื‘ืขื™ืŸ ื™ืคื”.) ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื ื ืžืขื™ืงืจื ืœื ื”ื•ืื™ ื‘ืฆืขื ื ืขื“ ื“ืฉื“ืื™ ื™ื“ื™ ื‘ื›ื•ืœื™ ืžื ื, ื•ืืฉื›ื—ื™ [ื‘ื™ื” ื›ืœ ืฆืจื›ื™].

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui n'a pas beaucoup de pain, qu'il ne le rompe pas en petits morceaux. (Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui n'a pas beaucoup de pain, qu'il ne rompe pas le pain (pour les convives).

Pour quelle raison ? Parce qu'il ne le fera pas d'un ล“il gรฉnรฉreux.) Et Rav Hisda a dit : moi, au dรฉbut, je ne rompais pas le pain avant d'avoir portรฉ la main dans tout le panier et d'y avoir trouvรฉ tout ce dont j'avais besoin.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื ืœื™ื‘ืฆืข ื‘ืฆื•ืขื™ ืžื•ืจืฉื™ืœื™ื•ื "ื˜ ื‘ืœืข"ื– ืœื ื™ืื›ืœ ืขื›ืฉื™ื• ืžืขื˜ ืคืช ืฉื™ืžืฆื ืœื• ื•ืœืื—ืจ ืฉืขื” ืžืขื˜ ืžืคื ื™ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื“ืจืš ืฉื‘ื™ืขื” ืืœื ื™ืฆืจืฃ ื•ื™ืื›ืœ ื™ื—ื“:
Qu'il ne rompe pas en petits morceaux : morseler (รฉmietter) en langue vernaculaire : qu'il ne mange pas maintenant un peu du pain qu'il trouve, et une heure plus tard un peu, car il n'a pas ainsi de quoi se rassasier ; qu'il rassemble et mange tout ensemble.
ืžืขื™ืงืจื ืงื•ื“ื ืฉื ืชืขืฉืจืชื™:
Au dรฉbut : avant que je m'enrichisse.
ืขื“ ื“ืฉื“ืื™ ื™ื“ื™ ื‘ื›ื•ืœื ืžื ื ื›ืฉื”ื™ื™ืชื™ ืžืžืฉืžืฉ ื‘ืกืœ ื•ืžื•ืฆื ื‘ื• ืคืช ื”ืจื‘ื” ื”ื™ื™ืชื™ ืžื‘ืจืš ื”ืžื•ืฆื™ื:
Jusqu'ร  ce que je porte la main dans tout le panier : quand je tรขtais le panier et y trouvais beaucoup de pain, je rรฉcitais Hamotsi.
๐Ÿ’ก Explication

Manger son peu de pain par petits morceaux, ร  intervalles, ne rassasie jamais : mieux vaut le manger d'un coup. La phrase entre parenthรจses ajoute : l'รฉtudiant pauvre ne doit pas รชtre celui qui rompt le pain pour la table, il le ferait d'une main avare. Rav Hisda, pauvre, vรฉrifiait d'abord qu'il avait assez de pain avant de rรฉciter Hamotsi.

9
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืืคืฉืจ ืœื™ื” ืœืžื™ื›ืœ ื ื”ืžื ื“ืฉืขืจื™ ื•ืื›ืœ ื“ื—ื™ื˜ื™ ืงืขื‘ืจ ืžืฉื•ื ืดื‘ืœ ืชืฉื—ื™ืชืด. ื•ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืืคืฉืจ ืœืžื™ืฉืชื™ ืฉื™ื›ืจื ื•ืฉืชื™ ื—ืžืจื โ€” ืขื•ื‘ืจ ืžืฉื•ื ืดื‘ืœ ืชืฉื—ื™ืชืด. ื•ืœืื• ืžื™ืœืชื ื”ื™ื โ€” ืดื‘ืœ ืชืฉื—ื™ืชืด ื“ื’ื•ืคื ืขื“ื™ืฃ.

Et Rav Hisda a dit : celui qui peut manger du pain d'orge et mange du pain de blรฉ transgresse l'interdit de bal tachhit (ne pas dรฉtruire). Et Rav Papa a dit : celui qui peut boire de la biรจre et boit du vin transgresse bal tachhit.

Mais ce n'est pas retenu : le bal tachhit du corps passe avant.

๐Ÿ’ก Explication

Bal tachhit : l'interdit de gaspiller un bien. Rav Hisda et Rav Papa l'รฉtendent ร  la dรฉpense superflue. La Guemara rejette : nourrir correctement son corps prime, car le priver est aussi une forme de destruction.

10
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืžืฉื—ื โ€” ื ื™ืžืฉื™ ื‘ืžื™ื ื“ื—ืจื™ืฆื™.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui n'a pas d'huile, qu'il se frotte avec l'eau des fosses (mia dahritsei).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืžืฉื—ื ืฉื”ื™ื• ืกื›ื™ืŸ ื™ื“ื™ื”ืŸ ืฉืžืŸ ืงื•ื“ื ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ืœื”ืขื‘ื™ืจ ืืช ื”ื–ื•ื”ืžื:
Qui n'a pas d'huile : car ils s'enduisaient les mains d'huile avant les mayim aharonim (ablution de fin de repas) pour enlever la graisse.
ื‘ืžื™ื ื“ื—ืจื™ืฆื™ ื”ื ืงื•ื™ื ื™ื—ื“ ื•ื’ื“ืœ ืขืœื™ื”ื ื™ืจืงืจื•ืงื™ืช ืขื‘ื” ื•ื ื•ื—ื” ื›ืฉืžืŸ:
Avec l'eau des fosses : des eaux rassemblรฉes, sur lesquelles pousse une mousse verdรขtre รฉpaisse, douce comme de l'huile.
11
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ื–ื‘ื™ืŸ ืื•ืžืฆื โ€” ืœื™ื–ื‘ื™ืŸ ืื•ื ืงื, ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืชืœืชื ืžื™ื ื™ ื‘ื™ืฉืจื.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui achรจte de la viande, qu'il achรจte le cou (ounka), car il y a la trois sortes de viande.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื•ื ืงื ืฆื•ืืจ:
Ounka : le cou.
ืชืœืชื ืžื™ื ื™ ื‘ืฉืจื ื™ื˜ืขื•ื ื‘ื• ื’' ืžื™ื ื™ ืžื˜ืขืžื™ื ืฉืžืŸ ื•ื›ื—ื•ืฉ ื•ื’ื™ื“ ื”ืฆื•ืืจ:
Trois sortes de viande : il y goรปtera trois saveurs : le gras, le maigre et le tendon du cou.
12
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ื–ื‘ื™ืŸ ื›ื™ืชื•ื ื™ืชื โ€” ืœื™ื–ื‘ืŸ ืžื“ื ื”ืจ ืื‘ื, ื•ื ื™ื—ื•ื•ืจื” ื›ืœ ืชืœืชื™ืŸ ื™ื•ืžื™ืŸ, ื“ืžืคื˜ื™ื ืœื™ื” ืชืจื™ืกืจ ื™ืจื—ื™ ืฉืชื, ื•ืื ื ืขืจื‘ื. ืžืื™ ืดื›ื™ืชื•ื ื™ืชืืด? โ€” ื›ื™ืชื ื ืื”.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant qui achรจte une chemise de lin (kitonita), qu'il l'achรจte de Nehar Abba, et qu'il la lave tous les trente jours : elle le dispensera (d'en acheter) pendant les douze mois de l'annรฉe, et moi, j'en suis garant. Que signifie kitonita ?

Kita naa, une belle compagnie.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื“ื ื”ืจ ืื‘ื ืžืื•ืชื• ืžืงื•ื ืฉืคืฉืชื ื• ื™ืคื”:
De Nehar Abba : de cet endroit dont le lin est beau.
ื“ืžืคื˜ื™ื ืœื™ื” ืชืจื™ืกืจ ื™ืจื—ื™ ืฉืชื ื•ืื ื ืขืจื‘ื ืื ื™ ืขืจื‘ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืชืชืงื™ื™ื ืœื• ืฉื ื” ืฉืœื™ืžื” ื•ืชืคื˜ื™ื”ื• ืฉืœื ื™ืฆื˜ืจืš ืœืงื ื•ืช ื—ืœื•ืง:
Elle le dispensera les douze mois de l'annรฉe, et je suis garant : je garantis la chose, qu'elle lui durera une annรฉe entiรจre et le dispensera, et il n'aura pas besoin d'acheter une chemise.
ื›ื™ืชื ื ืื” ื›ืช ื ืื” ืจืื•ื™ื” ืœื”ื•ืฉื™ื‘ ื‘ืขืœื™ื” ื‘ื›ืช ื ืื”:
Kita naa : une belle compagnie ; elle rend son propriรฉtaire digne de siรฉger en belle compagnie.
๐Ÿ’ก Explication

Jeu de mots : kitonita (chemise) est lue kita naa, une belle compagnie. Un vรชtement convenable fait admettre l'รฉtudiant parmi les gens honorables.

13
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ืœื ืœื™ืชื™ื‘ ืืฆื™ืคืชื ื—ื“ืชื, ื“ืžื›ืœื™ื ืžืื ื™ื”.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant ne doit pas s'asseoir sur une natte neuve, car elle abรฎme ses vรชtements.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืฆื™ืคืชื ื—ื“ืชื ืžื—ืฆืœืช ื—ื“ืฉื” ืฉืœ ื’ืžื™ ืœื— ื•ืœื—ืœื•ื—ื™ืช ื”ื’ืžื™ ืžื‘ืœื” ื”ื‘ื’ื“ื™ื:
Natte neuve : une natte neuve de jonc humide, et l'humiditรฉ du jonc use les vรชtements.
14
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ืœื ืœื™ืฉื“ืจ ืžืื ื™ื” ืœืื•ืฉืคื™ื–ื™ื” ืœื—ื•ื•ืจื™ื” ืœื™ื”, ื“ืœืื• ืื•ืจื— ืืจืขื, ื“ื™ืœืžื ื—ื–ื™ ื‘ื™ื” ืžื™ื“ื™ ื•ืืชื™ ืœืžื’ื ื™ื.

Et Rav Hisda a dit : un รฉtudiant ne doit pas envoyer ses vรชtements ร  son hรดte pour qu'il les lave, car ce n'est pas convenable : peut-รชtre verra-t-il quelque chose dessus, et il en viendra ร  le mรฉpriser.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืื•ืฉืคื™ื–ื ืœืคื•ื ื“ืงื™ืช ืฉืœื• ืœื ื™ืฉืœื— ื—ืœื•ืงื• ืœืœื‘ืŸ:
ร€ son hรดte : ร  son aubergiste, qu'il n'envoie pas sa chemise ร  blanchir.
ื“ื™ืœืžื ื—ื–ื™ื ื‘ื”ื• ืงืจื™ ื•ืžื’ื ื™ื ืขืœื™ื”:
Peut-รชtre verra-t-elle dessus : une souillure nocturne (keri), et il sera mรฉprisรฉ ร  ses yeux.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืกืชืžื™ืš ื•ืื–ื™ืœ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ื™ื•ืกืฃ ืื›ืชืคื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจ ืื—ืชื™ื” ื"ืœ ื›ื™ ืžื˜ื™ ืœื‘ื™ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืขื™ื™ืœืŸ. ื›ื™ ืžื˜ื ืขื™ื™ืœื™ื” ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืžื”ื• ืœื›ืกื›ื•ืกื™ ื›ืชื•ื ืชื ื‘ืฉื‘ืชื ืœืจื›ื•ื›ื™ ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืฉืจื™. ืื• ื“ืœืžื ืœืื•ืœื•ื“ื™ ื—ื•ื•ืจื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืืกื™ืจ. ื"ืœ ืœืจื›ื•ื›ื™ ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ื›ื™ ื ืคืง ืืžืจ ืœื™ื” ืžืื™ ื‘ืขื™ ืžืจ ืžื™ื ื™ื”. ื"ืœ ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืžื”ื• ืœื›ืกื›ื•ืกื™ ื›ื™ืชื•ื ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืืžืจ ืœื™ ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ื"ืœ ื•ืชื™ื‘ืขื™ ืžืจ ืžื™ื ื™ื” ืกื•ื“ืจื. ื"ืœ ืกื•ื“ืจื ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ ื“ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื•ืคืฉื˜ ืœื™ ืœืื™ืกื•ืจื. ื•ืชื™ืคืฉื•ื˜ ืœื™ื” ืœืžืจ ืžืกื•ื“ืจื. ื”ืชื ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืื•ืœื•ื“ื™ ื—ื™ื•ืจื ื”ื›ื ืœื ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืื•ืœื•ื“ื™ ื—ื™ื•ืจื ื"ืจ ื—ืกื“ื ื”ืื™ ื›ื™ืชื•ื ื ืœืžื™ืฉืœืคื ื“ื™ื“ื” ืžืงื ื™ื ืฉืจื™ ืงื ื™ื ืžืžื ื” ืืกื•ืจ. ื“ืงื ื™ื ืœืื• ืžื ื ื”ื•ื. ืืžืจ ืจื‘ื ื•ืื ื›ืœื™ ืงื™ื•ืื™ ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืคื™' ื›ืœื™ ืงื™ื•ืื™ ื›ืœื™ ืฉืœ ืื•ืจื’. ืืžืจ ืจื‘ื ื”ืื™ ื”ื•ืฆื ื“ื™ืจืงื ืื™ ื—ื–ื™ ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื•ืื ืœืื• ืืกื•ืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ื”ืื™ ืชืœื™ื ื“ื‘ืฉืจื ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืคื™' ืขืฅ ืฉืชื•ืœื™ืŸ ื‘ื• ื‘ืฉืจ. ื“ื›ื•ื•ืจื™ ืืกื•ืจ ื“ืกื ื™ ืจื™ื—ื ืืกื•ื—ื™ ืืกื—ื™ื” ืœื“ืขืชื™ื” ืžื™ื ื™ื” ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ื•ืจื‘ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืืคื™ืœื• ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ืœื™ืช ืœื™ื” ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ืœื ืœื™ืฉื“ืจ ืžืื ื™ื” ืœืื•ืฉืคื™ื–ื ืœื—ื•ื•ืจื™ื” ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืœืื• ืื•ืจื— ืืจืขื:
Rav Hiya bar Yossef marchait en s'appuyant sur l'รฉpaule de Rav Nahman bar Yitshak, le fils de sa sล“ur. Il lui dit : quand nous arriverons chez Rav Hisda, fais-moi entrer. Quand il arriva, il le fit entrer. Il lui demanda : peut-on frotter une chemise le Chabbat ? Vise-t-on a l'assouplir, et c'est permis ? Ou peut-รชtre vise-t-on a la faire blanchir, et c'est interdit ? Il lui rรฉpondit : on vise ร  l'assouplir, c'est permis. Quand il sortit, il lui dit : qu'as-tu demandรฉ au maรฎtre ? Il lui dit : je lui ai demandรฉ s'il est permis de frotter une chemise le Chabbat, et il m'a dit que c'est permis. Il lui dit : et le maรฎtre aurait dรป lui demander pour un foulard (soudara). Il lui dit : le foulard ne fait pas question pour moi, car je l'ai demandรฉ ร  Rav Houna et il a tranchรฉ pour l'interdit. Et que le maรฎtre tranche donc ร  partir du foulard ? Lร -bas, cela semble faire blanchir ; ici, cela ne semble pas faire blanchir. Rav Hisda a dit : pour cette chemise, la retirer de la tige est permis ; retirer la tige d'elle est interdit, car la tige n'est pas un ustensile. Rava a dit : et si c'est un ustensile de tisserand, c'est permis. Explication : kli kiyouei, un ustensile de tisserand. Rava a dit : cette botte de lรฉgumes, si elle convient comme nourriture pour le bรฉtail, il est permis de la dรฉplacer, et sinon c'est interdit. Rav Hiya bar Achi a dit : ce crochet ร  viande, il est permis de le dรฉplacer. Explication : le bois auquel on suspend la viande. Celui des poissons est interdit, car son odeur est mauvaise : on en a dรฉtournรฉ son esprit, et c'est un mouktse mehamat miouss (mis de cรดtรฉ par rรฉpugnance). Et Rav suit sa propre opinion, car il pense comme Rabbi Yehouda ; mais selon Rabbi Chimon, il n'y a pas mรชme de mouktse mehamat miouss, et la halakha suit Rabbi Chimon. Rav Hisda a dit : un รฉtudiant ne doit pas envoyer ses vรชtements ร  son hรดte pour qu'il les lave, car ce n'est pas convenable.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi comprend ouchpiza comme l'hรดtesse qui blanchit le linge. Le Roch rรฉcapitule ici toute la sougya de la chemise et tranche : la halakha suit Rabbi Chimon, qui ne reconnaรฎt pas le mouktse par rรฉpugnance ; le crochet ร  poissons serait donc permis ร  dรฉplacer.

15
ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœื‘ื ืชื™ื”: ืชื™ื”ื•ื™ื™ืŸ ืฆื ื™ืขืŸ ื‘ืืคื™ ื’ื‘ืจื™ื™ื›ื•, ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ื ื”ืžื ื‘ืืคื™ ื’ื‘ืจื™ื™ื›ื•.

Rav Hisda dit ร  ses filles : soyez pudiques devant vos maris ; ne mangez pas de pain devant vos maris.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ื ื”ืžื ื‘ืืคื™ ื’ื‘ืจื™ื™ื›ื• ืคืขืžื™ื ืชืื›ืœ ื”ืจื‘ื” ื•ืชืชื’ื ื” ืขืœื™ื•:
Ne mangez pas de pain devant vos maris : parfois elle mangera beaucoup et se rendra dรฉplaisante ร  ses yeux.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ื ื”ืžื ื‘ื”ื“ื™ ื’ื‘ืจื™ื›ื•. ื ืงื™ื˜ ื ื”ืžื ืœืจื‘ื•ืชื ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ืขื™ืงืจ ื•ืื™ื ื• ืžื•ืชืจื•ืช ื•ื’ื ืื™ืŸ ื‘ื• ืœื›ืœื•ืš ื™ื“ื™ื ื›ืžื• ืชื‘ืฉื™ืœ. ืื™ ื ืžื™ ืœื›ืœ ื”ืื›ื™ืœื” ืฉืœ ืกืขื•ื“ืชื ืงืจื™ ืœื” ื ื”ืžื, ื›ืžื• ืขื‘ื“ ืœื—ื ืจื‘ ื‘ื“ื ื™ืืœ (ื”, ื) ืฉื›ืœ ื”ืกืขื•ื“ื” ื ืงืจืืช ืœื—ื, ื•ื›ืŸ (ืฉืžื•ืืœ ื' ื›, ื›ื–) ืžื“ื•ืข ืœื ื‘ื ื‘ืŸ ื™ืฉื™ ืืœ ื”ืœื—ื.
Ne mangez pas de pain avec vos maris. Il cite le pain comme un ร  fortiori : bien que ce soit l'aliment principal et non un superflu, et qu'il ne salisse pas les mains comme un plat cuisinรฉ. Ou bien : il appelle pain tout ce qu'on mange au repas, comme (Daniel 5, 1) "il fit un grand festin (le'hem, pain)", ou tout le repas est appelรฉ pain ; et de mรชme (I Samuel 20, 27) "pourquoi le fils de Ichaรฏ n'est-il pas venu au pain (au repas) ?".
16
ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ื™ืจืงื ื‘ืœื™ืœื™ื, ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ืชืžืจื™ ื‘ืœื™ืœื™ื, ื•ืœื ืชืฉืชื•ืŸ ืฉื™ื›ืจื ื‘ืœื™ืœื™ื, ื•ืœื ืชื™ืคื ื•ืŸ ื”ื™ื›ื ื“ืžืคื ื• ื’ื‘ืจื™ื™ื›ื•.

Ne mangez pas de lรฉgumes la nuit, ne mangez pas de dattes la nuit, ne buvez pas de biรจre la nuit, et ne vous soulagez pas lร  oรน se soulagent vos maris.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื ืชื™ื›ืœื•ืŸ ื™ืจืงื ื‘ืœื™ืœื” ืžืคื ื™ ืจื™ื— ื”ืคื”:
Ne mangez pas de lรฉgumes la nuit : ร  cause de l'odeur de la bouche.
ืฉื™ื›ืจื ื•ืชืžืจื™ ืžืฉืœืฉืœื™ืŸ ื•ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืœื™ื“ื™ ื”ืคื—ื”:
Biรจre et dattes : elles relรขchent (les intestins) et provoquent des gaz.
ื”ื™ื›ื ื“ืžืคื ื™ ื’ื‘ืจื™ื™ื›ื• ื‘ื’ื™ืœื•ื™ ื‘ืคื ื™ื”ื ื‘ืฉื“ื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื”ื ืฉืžื›ื™ืจ ืžืงื•ืžื• ื•ืžืงื•ืžื›ื ื•ื ืžืืกืช' ืœื• ื‘ื–ื•ื›ืจื•:
Lร  oรน se soulagent vos maris : ร  dรฉcouvert devant eux dans les champs ; et mรชme hors de leur prรฉsence, car il reconnaรฎt son endroit et le vรดtre, et vous lui dรฉplairez quand il s'en souviendra.
17
ื•ื›ื™ ืงื ืงืืจื™ ืื™ื ื™ืฉ ืื‘ื‘ื โ€” ืœื ืชื™ืžืจื•ืŸ ืดืžื ื•ืด, ืืœื ืดืžื ื™ืด.

Et quand quelqu'un appelle ร  la porte, ne dites pas : manou (qui est-il ?), mais : mani (qui est-ce ?).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืชื™ืžืจื•ืŸ ืžื ื• ืžื™ ื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ื–ื›ืจ ืœื ืชืจื’ื™ืœื• ืœืฉื•ื ื›ื ืœื“ื‘ืจ ืขื ื–ื›ืจื™ื:
Ne dites pas manou : qui est-il, au masculin ; n'habituez pas votre langue ร  parler avec des hommes.
ืืœื ืžื ื™ ืžื™ ื”ื™ื:
Mais mani : qui est-elle.
๐Ÿ’ก Explication

En aramรฉen, manou suppose que l'on attend un homme ; mani suppose une femme. La tournure elle-mรชme doit montrer qu'on n'attend pas de visite masculine.

18
ื ืงื™ื˜ ืžืจื’ื ื™ืชื ื‘ื—ื“ื ื™ื“ื™ื” ื•ื›ื•ืจื ื‘ื—ื“ื ื™ื“ื™ื”. ืžืจื’ื ื™ืชื โ€” ืื—ื•ื™ ืœื”ื•, ื•ื›ื•ืจื โ€” ืœื ืื—ื•ื™ ืœื”ื• ืขื“ ื“ืžื™ืฆื˜ืขืจืŸ, ื•ื”ื“ืจ ืื—ื•ื™ ืœื”ื•.

Il tenait une perle (marganita) dans une main et une motte (koura) dans l'autre main. La perle, il la leur montrait ; la motte, il ne la leur montrait pas avant qu'elles ne soient impatientes, et ensuite il la leur montrait.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื ืงื™ื˜ ืžืจื’ื ื™ืชื ื‘ื—ื“ื ื™ื“ื™ื” ื•ื›ื•ืจื ื‘ื—ื“ื ื™ื“ื™ื” ื›ืฉื‘ืขืœื™ืš ืžืžืฉืžืฉ ื‘ื™ืš ืœื”ืชืื•ื•ืช ืœื™ืš ืœืชืฉืžื™ืฉ ื•ืื•ื—ื– ื”ื“ื“ื™ื ื‘ื™ื“ื• ืื—ืช ื•ื”ืื—ืจืช ืขื“ ืื•ืชื• ืžืงื•ื:
Il tenait une perle dans une main et une motte dans l'autre : quand ton mari te touche pour te dรฉsirer en vue de l'union, et qu'il tient la poitrine d'une main et l'autre (main) jusqu'ร  cet endroit-lร .
ืžืจื’ื ื™ืชื ืื—ื•ื™ืŸ ืœื™ื” ื”ื“ื“ื™ืŸ ื”ืžืฆื™ืื™ ืœื• ืฉืชืชืจื‘ื” ืชืื•ืชื• ื•ืžืงื•ื ืชืฉืžื™ืฉ ืืœ ืชืžืฆื™ืื™ ืœื• ืžื”ืจ ื›ื“ื™ ืฉื™ืชืจื‘ื” ืชืื•ืชื• ื•ื—ื™ื‘ืชื• ื•ื™ืฆื˜ืขืจ ื”ื“ืจ ืื—ื•ื™ ืœื™ื”:
La perle, montrez-la-lui : la poitrine, prรฉsentez-la-lui pour que son dรฉsir augmente ; mais le lieu de l'union, ne le lui prรฉsentez pas vite, afin que son dรฉsir et son affection augmentent et qu'il soit impatient ; ensuite montrez-le-lui.
ื›ื•ืจื ืœืฉื•ืŸ ื›ื•ืจ ืฆื•ืจืคื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื—.) ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจ ื‘ื•ืจ ืœืฉื•ืŸ ื‘ื•ืจ ืฉื•ื—ื”:
Koura : de la famille de kour tsorfin, le creuset des orfรจvres (plus haut, Chabbat 78a) ; autre explication : bor, au sens de fosse.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื ืงื•ื˜ ืžืจื’ื ื™ืชื ื‘ื—ื“ื ื™ื“ื. ืคื™ืจืฉ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืžืื™ืจื™ ื–"ืœ ื›ืœื•ืžืจ ืื ืืช ืื•ื—ื–ืช ืžืจื’ืœื™ืช ื‘ื™ื“ ืื—ืช ื•ืฆืจื•ืจ ื‘ื™ื“ ืื—ืช ื•ื‘ืขืœื™ืš ืฉื•ืืœ ื‘ืฉืชื™ื”ื, ืื—ื•ื™ ืœื™ื” ื”ืžืจื’ืœื™ืช ืžื™ื“ ื•ื”ืฆืจื•ืจ ืœื ืชืจืื” ืœื• ืขื“ ืฉืชืฆื˜ืจืš ืœื”ืจืื•ืชื•, ื•ืžืชื•ืš ืฉื‘ืื” ืœื• ืจืื™ื™ืช ื”ืฆืจื•ืจ ื“ืจืš ื›ื™ืกืฃ ืืฃ ื”ื•ื ื™ื”ื™ื” ื—ืฉื•ื‘ ื‘ืขื™ื ื™ื•, ื•ื”ื•ื ืžืฉืœ ืฉืืฃ ื”ื›ืขื•ืจื” ืฉื‘ื›ืขื•ืจื•ืช ืื ืขื•ืžื“ืช ื‘ืฆื ื™ืขื•ืช ื•ืžื™ื™ืงืจื” ืขืฆืžื” ืืฆืœ ื‘ืขืœื” ืืฃ ื”ื™ื ืชื”ื™ื” ื—ืฉื•ื‘ื” ื‘ืขื™ื ื™ื• ื•ืœื ืชืชื’ื ื” ืœื•. ื•ื™ืฉ ืžืคืจืฉื™ื ื‘ื“"ื ื•ื–ื” ืขื™ืงืจ ืขื“ ื›ืืŸ ืœืฉื•ื ื• ื•ื”ื•ื ื ื›ื•ืŸ ื•ื™ืฆื™ื‘.
Il tenait une perle dans une main. Rabbenou haMรฉiri l'a expliquรฉ ainsi : si tu tiens une perle dans une main et un caillou dans l'autre, et que ton mari demande ร  voir les deux, montre-lui la perle tout de suite ; le caillou, ne le lui montre pas avant qu'il n'ait besoin de le voir. Et puisque la vue du caillou lui vient aprรจs une attente, lui aussi aura de la valeur ร  ses yeux. C'est une image : mรชme la moins belle, si elle se conduit avec pudeur et se rend prรฉcieuse auprรจs de son mari, sera elle aussi importante ร  ses yeux et ne lui dรฉplaira pas. Et certains expliquent d'une autre faรงon, et c'est l'essentiel. Fin de citation. Et c'est juste et solide.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Hisda enseigne par un geste. Rachi le lit comme une allusion ร  la vie intime : faire attendre augmente le dรฉsir. Le Mรฉiri, citรฉ par le Ben Yehoyada, en fait une image gรฉnรฉrale : ce que l'on retient avec pudeur gagne du prix, mรชme s'il vaut peu.

19
ืื™ืŸ ืฉื•ืœื™ืŸ ืืช ื”ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ. ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื, ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘ ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ืžืฉื’ื™ื—ื™ืŸ ื‘ื›ื‘ืจื” ื›ืœ ืขื™ืงืจ.

On ne trempe pas les vesces (kirchinin). Notre Michna n'est pas selon ce Tanna, car il est enseignรฉ : Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : on ne regarde pas du tout le tamis (kevara).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ืื‘ืœ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื”ื›ื‘ืจื”:
Notre Michna : qui enseigne : mais on (la paille) met dans le tamis.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la Michna de 140a : elle permet de poser la paille dans un tamis. Rabbi Eliezer ben Yaakov interdit tout usage du tamis le Chabbat, de crainte du borer (trier). La Michna ne suit donc pas son avis.

20
ืžืชื ื™ืณ ื’ื•ืจืคื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื”ืคื˜ื ื•ืžืกืœืงื™ืŸ ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ืžืคื ื™ ื”ืจืขื™, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื“ื•ืกื, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ. ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื–ื• ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื–ื• ื‘ืฉื‘ืช.

MICHNA. On balaie (la mangeoire) devant le bล“uf ร  l'engrais (patam), et on รฉcarte (la paille) sur les cรดtรฉs ร  cause des excrรฉments : paroles de Rabbi Dossa ; et les Sages interdisent.

On prend devant une bรชte et on donne devant une autre bรชte le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื’ื•ืจืคื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื”ืคื˜ื ืฉื•ืจ ืฉืžืคื˜ืžื™ืŸ ืื•ืชื• ื’ื•ืจืคื™ืŸ ืื‘ื•ืก ืฉืœืคื ื™ื• ื‘ืฉื‘ืช ืœืชืช ืœืชื•ื›ื• ื”ืชื‘ืŸ ื•ื”ืฉืขื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ื™ืชืขืจื‘ ื‘ื”ืŸ ืขืคืจื•ืจื™ืช ื•ื™ืงื•ืฅ ื‘ืžืื›ืœื•:
Michna. On balaie devant le patam : un bล“uf que l'on engraisse, on balaie devant lui la mangeoire le Chabbat pour y mettre la paille et l'orge, afin qu'il ne s'y mรชle pas de poussiรจre et qu'il ne se dรฉgoรปte pas de sa nourriture.
ื•ืžืกืœืงื™ืŸ ืชื‘ืŸ ืฉืœืคื ื™ื• ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ืฉื”ื•ื ืจื‘ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื“ืจืกื ื• ื‘ืจืขื™:
Et on รฉcarte : la paille qui est devant lui, sur les cรดtรฉs, quand elle est abondante, pour qu'il ne la piรฉtine pas avec ses excrรฉments.
ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ื ืžืค' ื‘ื’ืž' ืื”ื™ื:
Et les Sages interdisent : on explique dans la Guemara sur quoi.
ื•ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื–ื• ืฉืขื•ืจื™ืŸ ื•ืชื‘ืŸ ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื–ื• ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ืœื ื—ื–ื™ ื”ื•ื ืืœื ื•ื“ืื™ ื—ื–ื™ ื”ื•ื ื“ืื™ืŸ ื‘ื”ืžื” ืงืฆื” ื‘ืžืื›ืœ ื”ื ื™ื˜ืœ ืžืœืคื ื™ ื—ื‘ื™ืจืชื”:
Et on prend devant une bรชte : l'orge et la paille, et on les donne devant l'autre ; et on ne dit pas que c'est dรฉplacer une chose qui ne convient pas : elle convient certainement, car une bรชte ne rรฉpugne pas ร  la nourriture prise devant sa compagne.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื’ื•ืจืคื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื”ืคื˜ื ื•ืžืกืœืงื• ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ืžืคื ื™ ื”ืจืขื™ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื“ื•ืกื ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ื. ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื–ื• ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ืื—ืจืช:
Michna. On balaie devant le bล“uf ร  l'engrais et on (l')รฉcarte sur les cรดtรฉs ร  cause des excrรฉments : paroles de Rabbi Dossa ; et les Sages interdisent. On prend devant une bรชte et on donne devant une autre.
๐Ÿ’ก Explication

Deux gestes pour le bล“uf ร  l'engrais : balayer la mangeoire (pour que la nourriture reste propre) et รฉcarter la paille en trop (pour qu'elle ne soit pas souillรฉe). Rabbi Dossa permet, les Sages interdisent. Le dernier cas (donner le fourrage d'une bรชte ร  une autre) est permis : ce fourrage reste une nourriture, il n'est pas mouktse.

21
ื’ืžืณ ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืจื‘ื ืŸ ืืจื™ืฉื ืคืœื™ื’ื™, ืื• ืืกื™ืคื ืคืœื™ื’ื™, ืื• ืืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืคืœื™ื’ื™?

GUEMARA. Ils ont demandรฉ : les Sages sont-ils en dรฉsaccord sur la premiรจre partie, ou sur la seconde, ou sur les deux ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืืจื™ืฉื ืคืœื™ื’ื™ ืื’ื•ืจืคื™ืŸ ื•ืืกืจื™ ืœื’ืจื•ืฃ ืžืฉื•ื ื“ืคืขืžื™ื ืฉื”ืื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข ื•ืงื ืžื›ื•ื™ืŸ ืœืืฉื•ื•ื™ื™ ื’ื•ืžื•ืช ืฉืœื ื™ืคืœื• ื”ืฉืขื•ืจื™ื ืœืชื•ื›ื•:
Guemara. Sont-ils en dรฉsaccord sur la premiรจre partie : sur balayer, et ils interdisent de balayer, car parfois la mangeoire est de terre, et on vise ร  รฉgaliser les trous, pour que l'orge n'y tombe pas.
ืื• ืืกื™ืคื ืคืœื™ื’ื™ ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ื—ื–ื™ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉื ืžืืก ื‘ืžื“ืจืก ืจื’ืœื™ื•:
Ou sur la seconde partie : parce que (la paille) ne convient pas, puisqu'elle est rendue rรฉpugnante par le piรฉtinement de ses pattes.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืืจื™ืฉื ืคืœื™ื’ื™ ืื• ืืกื™ืคื ืคืœื™ื’ื™. ืช"ืฉ ื“ืชื ื™ื ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืœื ื™ืกืœืงื ื• ืœืฆื“ื“ื™ื ืฉืžืข ืžื™ื ื™ื” ืืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ืคืœื™ื’ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืื‘ื•ืก ืฉืœ ื›ืœื™ ืื‘ืœ ื‘ืื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข ื“"ื” ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ืืฉื•ื•ื™ื™ ื’ื•ืžื•ืช:
Guemara. Ils ont demandรฉ : les Sages sont-ils en dรฉsaccord sur la premiรจre partie ou sur la seconde ? Viens et entends, car il est enseignรฉ : et les Sages disent : l'un comme l'autre, qu'on ne l'รฉcarte pas sur les cรดtรฉs. On en dรฉduit qu'ils sont en dรฉsaccord sur les deux. Rav Hisda a dit : la discussion porte sur une mangeoire-ustensile, mais pour une mangeoire de terre, tous s'accordent que c'est interdit, ร  cause de l'รฉgalisation des trous (achvouye goumot).
๐Ÿ’ก Explication

Rachi donne la raison possible de chaque interdit : balayer risque d'รฉgaliser des trous (travail de construction) ; รฉcarter la paille souillรฉe revient ร  dรฉplacer une chose devenue mouktse. Le Roch recopie la conclusion : dรฉsaccord sur les deux, et la version finale de Rav Hisda.

22
ืชื ืฉืžืข, ื“ืชื ื™ื: ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” โ€” ืœื ื™ืกืœืงื ื• ืœืฆื“ื“ื™ืŸ.

Viens et entends, car il est enseignรฉ : et les Sages disent : l'un comme l'autre, qu'on ne l'รฉcarte pas sur les cรดtรฉs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืชื ืฉืžืข ื“ืืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืคืœื™ื’ื™:
Viens et entends : qu'ils sont en dรฉsaccord sur les deux.
ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืื—ื“ ื’ืจื™ืคืช ื”ืื‘ื•ืก ื•ืื—ื“ ืชื‘ืŸ ืฉืœืคื ื™ื• ืœื ื™ืกืœืงื ื• ืœืฆื“ื“ื™ืŸ:
L'un comme l'autre : aussi bien balayer la mangeoire que la paille devant lui, qu'on ne les รฉcarte pas sur les cรดtรฉs.
23
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข, ืื‘ืœ ื‘ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ื›ืœื™ โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ. ื•ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข ืžื™ ืื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืฉืจื™?! ื”ื ืงื ืžืฉื•ื™ ื’ื•ืžื•ืช! ืืœื, ืื™ ืื™ืชืžืจ ื”ื›ื™ ืื™ืชืžืจ: ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ื›ืœื™, ืื‘ืœ ื‘ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ.

Rav Hisda a dit : la discussion porte sur une mangeoire de terre, mais pour une mangeoire-ustensile, tous s'accordent que c'est permis. Une mangeoire de terre, y a-t-il quelqu'un qui le permette ?!

Il รฉgalise des trous ! Mais s'il a รฉtรฉ dit, voici ce qui a รฉtรฉ dit : Rav Hisda a dit : la discussion porte sur une mangeoire-ustensile, mais pour une mangeoire de terre, tous s'accordent que c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืœ ืงืจืงืข ื›ืขื™ืŸ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื’ื“ืจ ืงื˜ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžืื›ืœ ืœืคื ื™ื ืžืžื ื• ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืœืืฉื•ื•ื™ื™ ื’ื•ืžื•ืช:
De terre : comme on fait une petite clรดture devant la bรชte et on met la nourriture ร  l'intรฉrieur ; il faut craindre l'รฉgalisation des trous.
ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืื‘ื•ืก ืฉืœ ื›ืœื™ ื•ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ ื’ื–ืจื” ืื˜ื• ืฉืœ ืงืจืงืข:
La discussion porte sur une mangeoire-ustensile : et les Sages ont dรฉcrรฉtรฉ (gezera) ร  cause de celle de terre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ื‘ืื™ื‘ื•ืก ืฉืœ ืงืจืงืข ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ ืืข"ื’ ื“ืžืจื‘ืฅ ืฉืจื™ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”.) ื”ื›ื ืจื’ื™ืœื•ืช ื”ื•ื ืœื”ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืืฉื•ื•ื™ื™ ื’ื•ืžื•ืช ื•ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื˜ืคื™ ืฉืžื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ:
Mais pour une mangeoire de terre, tous s'accordent que c'est interdit : bien que nous permettions d'asperger (le sol) selon Rabbi Chimon (plus haut, Chabbat 95a), ici on a l'habitude de viser ร  รฉgaliser les trous, et nous craignons davantage qu'il n'en ait l'intention.
๐Ÿ’ก Explication

La premiรจre formulation est rejetรฉe : sur la terre, balayer รฉgalise le sol, personne ne peut le permettre. Version retenue : la discussion porte sur la mangeoire-ustensile, oรน les Sages interdisent par gezera (dรฉcret) ร  cause de la mangeoire de terre.

Tossefot : Rabbi Chimon permet un acte non intentionnel (davar cheeno mitkaven), comme asperger le sol. Ici, l'intention d'aplanir est frรฉquente : on ne peut la prรฉsumer absente.

24
ื•ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”. ืชื ื ื—ื“ื: ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ื™ืคื” ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ืจืข. ื•ืชื ื™ื ืื™ื“ืš: ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ืจืข ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ื™ืคื”!

Et on prend devant une bรชte. Il est enseignรฉ dans une (baraita) : on prend devant une bรชte dont la bouche est belle et on donne devant une bรชte dont la bouche est mauvaise.

Et il est enseignรฉ dans une autre : on prend devant une bรชte dont la bouche est mauvaise et on donne devant une bรชte dont la bouche est belle !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืคื™ื” ื™ืคื” ืœืงืžื™ื” ืžืคืจืฉ:
Bouche belle : on l'explique plus loin.
๐Ÿ’ก Explication

Deux baraitot en contradiction apparente sur le sens du transfert.

25
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ืžืงืžื™ ื—ืžืจื ืœืงืžื™ ืชื•ืจื โ€” ืฉืงืœื™ื ืŸ, ืžืงืžื™ ืชื•ืจื ืœืงืžื™ ื—ืžืจื โ€” ืœื ืฉืงืœื™ื ืŸ. ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืดื ื•ื˜ืœ ืžืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ื™ืคื”ืด โ€” ื‘ื—ืžื•ืจ, ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืจื™ืจื™. ืดื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืฉืคื™ื” ืจืขืด โ€” ื‘ืคืจื”,

Abaye a dit : l'une comme l'autre (pensent que) de devant l'รขne vers le bล“uf, on prend ; de devant le bล“uf vers l'รขne, on ne prend pas. Et ce qui est enseignรฉ : on prend devant une bรชte dont la bouche est belle, c'est l'รขne, qui n'a pas de bave ; et on donne devant une bรชte dont la bouche est mauvaise, c'est la vache,

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ืฉืชื™ื”ืŸ ื”ืžืฉื ื™ื•ืช ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื•:
L'une comme l'autre : les deux enseignements pensent (ainsi).
ืžืงืžื™ ื—ืžืจื ืœืงืžื™ ืชื•ืจื ืฉืงืœื™ื ืŸ ืฉืื™ื ื• ืžื˜ื™ืœ ืจื™ืจื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžื” ืฉืœืคื ื™ื• ื ืžืืก ื•ืจืื•ื™ ืœืชืชื• ืœืคื ื™ ืฉื•ืจ:
De devant l'รขne vers le bล“uf, on prend : car il ne bave pas, et ce qui est devant lui n'est pas rendu rรฉpugnant ; il convient donc de le donner au bล“uf.
ืžืงืžื™ ืชื•ืจื ืœืงืžื™ ื—ืžืจื ืœื ืฉืงืœื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื” ืจื™ืจื™ ื•ืื™ืžืื™ืก ื•ื”ื ื“ืงืจื™ ืœื” ื”ื›ื ืคื™ื” ื™ืคื” ื•ื”ื›ื ืคื™ื” ืจืข ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืคื™ื” ื™ืคื” ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืจื™ืจื™ ืคื™ื” ืจืข ื“ืœื ื“ื™ื™ืง ื•ืื›ื™ืœ ืฉืื•ื›ืœ ืงื•ืฆื™ื ื•ื‘ืจืงื ื™ื:
De devant le bล“uf vers l'รขne, on ne prend pas : car il a de la bave, et (le fourrage) devient rรฉpugnant. Et si on l'appelle ici bouche belle et la bouche mauvaise, c'est comme il l'explique ร  la suite : bouche belle, qui n'a pas de bave ; bouche mauvaise, qui ne mange pas avec soin et mange รฉpines et ronces.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye accorde les deux baraitot : le seul transfert permis va de l'รขne au bล“uf. L'รขne ne bave pas, son reste est propre ; le bล“uf bave, et l'รขne ne voudrait plus du fourrage. Chaque baraita qualifie l'animal selon un critรจre diffรฉrent ; la suite (141a) expliquรฉ la seconde.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).