Shabbat 141b โ€” Huile et chaussures, la forme du cordonnier, l'enfant et la bourse

Shabbat 141b

Sougya : Le daf achรจve le chapitre Tolin. Il prรฉcise d'abord quand l'huile mise sur le pied ou sur le corps devient un tannage du cuir (ibboud) : Rav Hisda fixe le critรจre ร  la quantitรฉ d'huile.

Suivent des rรจgles sur les chaussures que l'on porte le Chabbat (trop grande, dรฉchirรฉe, neuve) de peur que l'on vienne ร  les porter ร  la main dans le domaine public. La Guemara examine ensuite s'il est permis de retirer une chaussure de la forme du cordonnier (imous), en fonction de la discussion entre Abaye et Rava sur l'objet ร  usage interdit.

Le chapitre Notel s'ouvre sur un pรจre qui porte son fils tenant une pierre, et la Guemara analyse l'enseignement de Rava sur l'enfant qui porte une bourse au cou.

Huile et cuir le Chabbat : oรน commence le tannage (ibboud) ? Pied oint DANS la chaussure le cuir absorbe l'huile = tannage : interdit Pied oint, PUIS chaussรฉ usage normal du corps permis, sans crainte Tout le corps oint, on roule sur la katavlia (tapis de cuir) : permis Rav Hisda : 1re version rejetรฉe 'pour lustrer' permis / 'pour tanner' interdit Version retenue : on mesure la QUANTITร‰ d'huile quantitรฉ suffisante pour lustrer seulement : permis quantitรฉ suffisante pour tanner : interdit, mรชme sans intention
Huile sur le pied et tannage du cuir : les cas et la version retenue de Rav Hisda.
Retirer la chaussure de la forme (imous) le Chabbat Rabbanan : chaussure sur la forme = ustensile achevรฉ (tamei) baraita : on la retire Rabbi Eliezer : pas encore achevรฉ = pas un ustensile (tahor) baraita : on ne la retire pas Problรจme : la forme est un 'objet ร  usage interdit' (melakhto le-issour) Rava : pour son usage OU pour sa place on peut le dรฉplacer -> retirer la chaussure : sans difficultรฉ Abaye : pour son usage oui, pour sa place NON -> comment retirer sans bouger la forme ? Rรฉponse : chaussure lรขche (rafouy) elle glisse seule, la forme ne bouge pas Mais alors, pour Rava, pourquoi 'lรขche' ? Rรฉponse : R. Yehouda parle selon R. Eliezer : lรขche = dรฉjร  achevรฉ
La chaussure sur la forme : Rabbanan / Rabbi Eliezer, puis Abaye / Rava.
Rava : sortir un enfant portant une bourse au cou Enfant VIVANT + bourse coupable pour la bourse Enfant MORT + bourse exempt totalement Pour l'enfant ? exempt : R. Natan, 'le vivant se porte lui-mรชme' La bourse s'annule-t-elle ? non : le lit oui (il sert), la bourse non Pour l'enfant mort ? exempt : R. Chimon, melakha she-einah tsrikha le-goufah (la bourse s'annule dans l'affliction) Objection de la Michna : l'enfant avec la pierre ร‰cole de R. Yannai : enfant qui languit de son pรจre (risque de maladie) -> on permet le mouktse portรฉ indirectement
L'enseignement de Rava sur l'enfant et la bourse, avec les objections de la Guemara.
1
ื‘ืžื” ืžื’ืจืจื•? ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•: ื‘ื’ื‘ ืกื›ื™ืŸ.

Avec quoi la gratte-t-on ? Rabbi Abahou a dit : avec le dos d'un couteau.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžื” ืžื’ืจืจื• ืœื—ื“ืฉ:
Avec quoi la gratte-t-on : (une chaussure) neuve.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 141a : on enlรจve la boue d'une chaussure. Pour une chaussure neuve, Rabbi Abahou permet de gratter avec le dos du couteau, et non avec le tranchant, pour ne pas lisser le cuir (memahek).

2
ืืžืจ ืœื™ื” ื”ื”ื•ื ืกื‘ื: ืกืžื™ ื“ื™ื“ืš ืžืงืžื™ ื”ื ื“ืชื ื™ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื: ืื™ืŸ ืžื’ืจืจื™ืŸ ืœื ืžื ืขืœ ื—ื“ืฉ ื•ืœื ืžื ืขืœ ื™ืฉืŸ, ื•ืœื ื™ืกื•ืš ืืช ืจื’ืœื• ืฉืžืŸ ื•ื”ื•ื ื‘ืชื•ืš ื”ืžื ืขืœ ืื• ื‘ืชื•ืš ื”ืกื ื“ืœ. ืื‘ืœ ืกืš ืืช ืจื’ืœื• ืฉืžืŸ, ื•ืžื ื™ื— ื‘ืชื•ืš ื”ืžื ืขืœ ืื• ื‘ืชื•ืš ื”ืกื ื“ืœ. ื•ืกืš ื›ืœ ื’ื•ืคื• ืฉืžืŸ, ื•ืžืชืขื’ืœ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงื˜ื‘ืœื™ื, ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ.

Un vieillard lui dit : รฉcarte ton enseignement devant celui-ci, qu'a enseignรฉ Rabbi Hiya : on ne gratte ni une chaussure neuve ni une chaussure usรฉe ; et on n'enduit pas son pied d'huile alors qu'il est dans la chaussure ou dans la sandale. Mais on enduit son pied d'huile et on le met dans la chaussure ou dans la sandale ; et on enduit tout son corps d'huile et on se roule sur une katavlia (tapis de cuir), sans crainte.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื”ื•ื ื‘ืชื•ืš ื”ืžื ืขืœ ืžืคื ื™ ืฉื”ืžื ืขืœ ื ื”ื ื” ืžืžื ื• ื•ื ืžืฆื ืžืขื‘ื“ื•:
Alors qu'il est dans la chaussure : parce que la chaussure profite (de l'huile) et qu'il se trouve ainsi la tanner.
ืžืชืขื’ืœ ืžืชื’ืœื’ืœ:
Se roule : se retourne (sur lui-mรชme).
ืงื˜ื‘ืœื™ื ืขื•ืจ ืฉืœื•ืง ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื• ืžืฉื˜ื—ื•ืช ืœืฉืœื—ืŸ ื•ืœืžื˜ื”:
Katavlia : cuir bouilli dont on fait des tapis pour la table et pour le lit.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Hiya interdit tout grattage, mรชme de la chaussure usรฉe. Il distingue ensuite : oindre le pied dรฉjร  chaussรฉ revient ร  nourrir le cuir d'huile, ce qui est un travail de tannage (me'abed). Oindre le pied puis le chausser, ou se rouler sur un tapis de cuir aprรจs s'รชtre oint, est un usage normal du corps : le cuir reรงoit l'huile de faรงon secondaire.

3
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืฆื—ืฆื—ื•, ืื‘ืœ ืœืขื‘ื“ื• โ€” ืืกื•ืจ.

Rav Hisda a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour le lustrer ; mais pour le tanner, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืœืฆื—ืฆื—ื• ืœื ืฉื ื• ื“ืžื•ืชืจ ืœืกื•ืš ืฉืžืŸ ืœืจื’ืœื• ื•ื ื•ืชื ื• ื‘ืชื•ืš ื”ืžื ืขืœ ืืœื ืฉืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืฆื—ืฆื—ื• ืœืžื ืขืœ:
Que pour le lustrer : on n'a enseignรฉ qu'il est permis d'enduire son pied d'huile et de le mettre dans la chaussure que lorsqu'il a l'intention de lustrer la chaussure.
4
ืœืขื‘ื“ื•, ืคืฉื™ื˜ื? ื•ืชื•: ืœืฆื—ืฆื—ื•, ืžื™ ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืฉืจื™?

Pour le tanner, c'est รฉvident ! Et de plus : pour le lustrer, y a-t-il quelqu'un qui le permette ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœืฆื—ืฆื—ื• ืžื™ ืฉืจื™ ื‘ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื”ื ืื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ืื˜ื• ืœืขื‘ื“ื•:
Et pour le lustrer, est-ce permis : quand il en a l'intention ? Il y a lieu de l'interdire par dรฉcret, de peur (qu'on en vienne) ร  tanner.
๐Ÿ’ก Explication

Double difficultรฉ. Tanner est une melakha de la Torah : il n'y a pas besoin de le dire. Et agir dans l'intention de lustrer le cuir devrait รชtre interdit par gezera (dรฉcret rabbinique), de peur qu'on en vienne ร  tanner.

5
ืืœื, ืื™ ืื™ืชืžืจ ื”ื›ื™ ืื™ืชืžืจ: ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื, ืœื ืฉื ื• ืืœื ืฉื™ืขื•ืจ ืœืฆื—ืฆื—ื•, ืื‘ืœ ืฉื™ืขื•ืจ ืœืขื‘ื“ื• โ€” ืืกื•ืจ.

Mais, si cela a รฉtรฉ dit, voici comment cela a รฉtรฉ dit : Rav Hisda a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour une quantitรฉ (suffisante) pour lustrer ; mais une quantitรฉ (suffisante) pour tanner, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ืขื•ืจ ืœืฆื—ืฆื—ื• ืฉืœื ื”ื™ื” ื›"ื› ืฉืžืŸ ื”ื ื™ืฉื•ืฃ ืœืขื•ืจ ืžื’ื•ืคื• ื›ื“ื™ ืœืขื‘ื“ ืœืขื•ืจ ืืœื ืœืฆื—ืฆื—ื• ื•ืžื™ื”ื• ืื™ื”ื• ืืคื™' ืœืฆื—ืฆื— ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ:
Une quantitรฉ pour lustrer : lorsque l'huile qui passe de son corps au cuir n'est pas en quantitรฉ telle qu'elle puisse tanner le cuir, mais (seulement) le lustrer ; toutefois lui-mรชme n'a pas l'intention, mรชme de lustrer.
๐Ÿ’ก Explication

Le critรจre devient objectif : la quantitรฉ d'huile (chi'our). L'intention n'est plus en jeu, Rachi prรฉcise qu'il ne vise mรชme pas ร  lustrer. Si l'huile sur le corps suffit ร  tanner le cuir, c'est interdit, mรชme sans intention.

6
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืœื ื™ืฆื ืงื˜ืŸ ื‘ืžื ืขืœ ื’ื“ื•ืœ, ืื‘ืœ ื™ื•ืฆื ื”ื•ื ื‘ื—ืœื•ืง ื’ื“ื•ืœ.

Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : un petit ne sortira pas avec une grande chaussure, mais il sort avec une grande tunique.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ื™ืฆื ืื“ื ืงื˜ืŸ ื‘ืžื ืขืœ ืฉื”ื•ื ื’ื“ื•ืœ ืœื• ืžืฉื•ื ื“ื ื•ืคืœ ืžืจื’ืœื• ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™:
Il ne sortira pas : un homme petit, avec une chaussure trop grande pour lui, parce qu'elle tombe de son pied et qu'il en vient ร  la porter.
ืื‘ืœ ื™ื•ืฆื ื‘ื—ืœื•ืง ื’ื“ื•ืœ ื“ืœื ื ืคื™ืœ ืžื™ื ื™ื” ื•ืœืžื™ืฉืœืฃ ื•ืืชื•ื™ื™ ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืœื ืงืื™ ืขืจื•ื ื‘ืฉื•ืง:
Mais il sort avec une grande tunique : car elle ne tombe pas de lui ; et qu'il l'enlรจve et la porte, on ne le craint pas, car il ne restera pas nu au marchรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Crainte constante de ce passage : que l'on vienne ร  porter ร  la main (hotsaa) dans le domaine public un vรชtement qui ne tient pas. Une chaussure trop grande tombe ; une tunique trop grande reste sur la personne, et on ne l'enlรจve pas en public.

7
ื•ืœื ืชืฆื ืืฉื” ื‘ืžื ืขืœ ืžืจื•ืคื˜, ื•ืœื ืชื—ืœื•ืฅ ื‘ื•, ื•ืื ื—ืœืฆื” โ€” ื—ืœื™ืฆืชื” ื›ืฉืจื”.

Et une femme ne sortira pas avec une chaussure dรฉchirรฉe (meroupat), et elle ne fera pas la halitsa avec ; et si elle a fait la halitsa avec, sa halitsa est valable.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืจื•ืคื˜ ืงืจื•ืข ืžืœืžืขืœื” ื“ื’ื ืื™ ื”ื•ื ืœื” ื•ื›ื™ ื—ื™ื™ื›ื™ ืขืœื” ืฉืœืคื” ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื”:
Meroupat : dรฉchirรฉe en haut ; c'est une honte pour elle, et quand on se moque d'elle, elle l'enlรจve et la porte.
ื•ืœื ืชื—ืœื•ืฅ ื‘ื• ืœื›ืชื—ื™ืœื” ื“ืœืื• ื ืขืœ ืžืขืœื™ื ื”ื•ื:
Et elle ne fera pas la halitsa avec : ร  priori, car ce n'est pas une chaussure convenable.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืžื ืขืœ ืžืจื•ืคื˜ ื›ื•' ื•ืื ื—ืœืฆื” ื—ืœื™ืฆืชื” ื›ืฉืจื” ื•ื"ืช ืืžืื™ ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ืžืฆื•ืช ื—ืœื™ืฆื” (ื™ื‘ืžื•ืช ื“ืฃ ืงื‘.) ืžื ืขืœ ืื˜ื• ืžื ืขืœ ืžืจื•ืคื˜ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื“ื™ืขื‘ื“ ื—ืœื™ืฆืชื” ื›ืฉืจื” ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืื˜ื• ืžืจื•ืคื˜ ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ืฉืื™ื ื• ื—ื•ืคื” ืจื•ื‘ ืจื’ืœื• ื“ืื ื—ืœืฆื” ื‘ื• ืื™ืŸ ื—ืœื™ืฆืชื” ื›ืฉืจื”. ืž"ืจ:
Avec une chaussure dรฉchirรฉe, etc., et si elle a fait la halitsa avec, sa halitsa est valable : et si tu demandes : pourquoi dรฉcrรจte-t-on au chapitre Mitsvat halitsa (Yevamot 102a) (au sujet de) la chaussure ร  cause de la chaussure dรฉchirรฉe, puisque ร  posteriori sa halitsa est valable ? Le Ri dit : on dรฉcrรจte ร  cause d'une chaussure trop dรฉchirรฉe, qui ne couvre pas la majeure partie du pied ; car si elle a fait la halitsa avec, sa halitsa n'est pas valable. (Selon notre Maรฎtre.)
๐Ÿ’ก Explication

La halitsa est le rite par lequel la veuve sans enfant se libรจre du yboum en retirant la chaussure du beau-frรจre. Une chaussure dรฉchirรฉe est inadaptรฉe ร  priori (lekhathila), mais valable ร  posteriori (bedieved). Tossefot distingue le cas extrรชme, oรน la chaussure ne couvre plus la majeure partie du pied : la halitsa est alors nulle.

8
ื•ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืžื ืขืœ ื—ื“ืฉ. ื‘ืื™ื–ื” ืžื ืขืœ ืืžืจื• โ€” ื‘ืžื ืขืœ ืฉืœ ืืฉื”.

Et on ne sort pas avec une chaussure neuve. De quelle chaussure l'a-t-on dit ?

D'une chaussure de femme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžื ืขืœ ื—ื“ืฉ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืฉืœื ื™ืฆืื” ื‘ื• ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื•ื‘ืืฉื” ืงื™ื™ืžื™ื ืŸ ื“ืืฉื” ืžืงืคื“ืช ืื ืื™ื ื• ืžื›ื•ื•ืŸ ืœืžื“ืช ืจื’ืœื” ืื‘ืœ ื™ืฆืื” ื‘ื• ื›ื‘ืจ ื”ื›ื™ืจื” ื‘ื• ื“ืžื›ื•ื•ืŸ ื”ื•ื ืœื” ืื– ืื™ื ื” ืžืงืคื“ืช:
Avec une chaussure neuve : comme il l'explique ensuite, quand elle ne l'a pas portรฉe pendant qu'il faisait encore jour ; et il s'agit d'une femme, car une femme tient ร  ce que (la chaussure) soit ajustรฉe ร  la mesure de son pied ; mais si elle l'a dรฉjร  portรฉe, elle a reconnu qu'elle lui est ajustรฉe, et alors elle n'y tient pas.
9
ืชื ื™ ื‘ืจ ืงืคืจื: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืฉืœื ื™ืฆืื” ื‘ื• ืฉืขื” ืื—ืช ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื, ืื‘ืœ ื™ืฆืื” ื‘ื• ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช โ€” ืžื•ืชืจ.

Bar Kappara a enseignรฉ : on ne l'a enseignรฉ que lorsqu'elle ne l'a pas portรฉe une heure pendant qu'il faisait encore jour ; mais si elle l'a portรฉe la veille de Chabbat, c'est permis.

10
ืชื ื™ ื—ื“ื: ืฉื•ืžื˜ื™ืŸ ืžื ืขืœ ืžืขืœ ื’ื‘ื™ ืื™ืžื•ืก, ื•ืชื ื™ื ืื™ื“ืš: ืื™ืŸ ืฉื•ืžื˜ื™ืŸ. ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื โ€” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ, ื”ื โ€” ืจื‘ื ืŸ.

Une baraita enseigne : on retire une chaussure de la forme (imous) ; et une autre enseigne : on ne la retire pas. Ce n'est pas difficile : celle-ci est selon Rabbi Eliezer, celle-lร  selon les Rabbanan.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืžื•ืก ืคื•ืจืž"ื”:
Imous : forme (en vieux franรงais : forme de cordonnier).
๐Ÿ’ก Explication

L'imous est la forme en bois sur laquelle le cordonnier monte la chaussure. La contradiction entre deux baraitot est rรฉsolue en les attribuant ร  deux Tannaim, selon leur avis sur le statut de la chaussure encore sur la forme.

11
ื“ืชื ืŸ: ืžื ืขืœ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ืื™ืžื•ืก, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืžื˜ื”ืจ, ื•ื—ื›ืžื™ื ืžื˜ืžืื™ื.

Comme nous l'avons appris : une chaussure qui est sur la forme, Rabbi Eliezer la dรฉclare pure, et les Sages la dรฉclarent impure.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืžื˜ื”ืจ ืืœืžื ืœืื• ื›ืœื™ ื”ื•ื ื•ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœื•:
Rabbi Eliezer la dรฉclare pure : on voit donc que ce n'est pas un ustensile ; et le Chabbat aussi il est interdit de la dรฉplacer.
๐Ÿ’ก Explication

Seul un keli (ustensile) achevรฉ reรงoit l'impuretรฉ. Pour Rabbi Eliezer, tant qu'elle est sur la forme, la chaussure n'est pas terminรฉe : elle ne reรงoit pas l'impuretรฉ et, le Chabbat, elle est mouktse. Pour les Sages, elle est achevรฉe : elle reรงoit l'impuretรฉ et on peut la dรฉplacer.

12
ื”ื ื™ื—ื ืœืจื‘ื, ื“ืืžืจ: ื“ื‘ืจ ืฉืžืœืื›ืชื• ืœืื™ืกื•ืจ, ื‘ื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื•, ื‘ื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืžื•ืชืจ, ืฉืคื™ืจ.

Cela convient selon Rava, qui a dit : un objet dont l'usage est interdit, que ce soit pour son usage propre (letsorekh goufo) ou pour sa place (letsorekh mekomo), est permis ; c'est bien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ื™ื—ื ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ื“ื‘ืจ ืฉืžืœืื›ืชื• ืœืื™ืกื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื’ื•ืคื• ืฉืœ ื›ืœื™ ื‘ื™ืŸ ืฉืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืžืงื•ืžื• ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœื• ืžืื—ืจ ืฉืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืขืœื™ื• ืฉืคื™ืจ ืื™ื›ื ืœืื•ืงื•ืžื™ ืœื”ื ื“ืชื ื™ ืฉื•ืžื˜ื™ืŸ ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืœื™ ื”ื•ื ื•ืื™ืžื•ืก ื ืžื™ ื›ืœื™ ื”ื•ื ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืžืœืื›ืชื• ื“ืื™ืžื•ืก ืœืื™ืกื•ืจ ืœืชืงืŸ ืžื ืขืœื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืœื”ืื™ ืื™ืžื•ืก ืžืฉื•ื ืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžื ืขืœ ืฉื”ืื™ืžื•ืก ื ืชื•ืŸ ืœืชื•ื›ื•:
Cela convient selon Rava qui a dit : au chapitre Kol hakelim, qu'un objet dont l'usage est interdit, qu'on ait besoin de se servir de l'ustensile lui-mรชme ou qu'on n'ait besoin que de sa place, il est permis de le dรฉplacer, puisqu'il a le statut d'ustensile. On peut bien รฉtablir celle qui enseigne 'on retire' selon les Rabbanan : puisque (la chaussure) est un ustensile, et que la forme aussi est un ustensile, bien que l'usage de la forme soit interdit (car elle sert ร  fabriquer des chaussures), on dรฉplace cette forme pour le besoin de sa place, c'est-ร -dire la chaussure dans laquelle la forme est placรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Keli she-melakhto le-issour : ustensile dont la fonction est interdite le Chabbat (comme la forme du cordonnier). Selon Rava, on peut le dรฉplacer pour s'en servir (letsorekh goufo) ou pour libรฉrer ce qu'il occupe (letsorekh mekomo). Retirer la chaussure revient ร  bouger la forme pour sa place : c'est permis.

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ืืœื ืœืื‘ื™ื™, ื“ืืžืจ: ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื• โ€” ืžื•ืชืจ, ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืืกื•ืจ. ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Mais selon Abaye, qui a dit : pour son usage propre, c'est permis ; pour sa place, c'est interdit, que peut-on dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืœืื‘ื™ื™ ื ื”ื™ ื ืžื™ ื“ืžื ืขืœ ืฉืขืœ ื”ืื™ืžื•ืก ืœืจื‘ื ืŸ ื›ืœื™ ื”ื•ื ืื™ืžื•ืก ืžื™ื”ื ืžืœืื›ืชื• ืœืื™ืกื•ืจ ื”ื•ื ื•ื–ื” ืฉืฉื•ืžื˜ ืžืžื ื• ืืช ื”ืžื ืขืœ ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœื’ื•ืคื• ืฉืœ ืื™ืžื•ืก ื•ื”ื™ื›ื™ ืžื˜ืœื˜ืœ ืœื™ื”:
Mais selon Abaye : admettons que la chaussure sur la forme soit un ustensile selon les Rabbanan ; la forme, en tout cas, a un usage interdit, et celui qui en retire la chaussure n'a pas besoin de la forme elle-mรชme. Comment la dรฉplace-t-il ?
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ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื‘ืจืคื•ื™. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื ื”ื™ื” ืจืคื•ื™ โ€” ืžื•ืชืจ.

De quoi s'agit-il ici ? D'une (chaussure) lรขche (rafouy).

Comme il est enseignรฉ : Rabbi Yehouda dit : si elle รฉtait lรขche, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืจืคื•ื™ ืฉื”ืžื ืขืœ ื ืฉืžื˜ ืžืืœื™ื• ื•ื"ืฆ ืœื˜ืœื˜ืœ ื”ืื™ืžื•ืก:
Lรขche : la chaussure glisse d'elle-mรชme et on n'a pas besoin de dรฉplacer la forme.
15
ื˜ืขืžื ื“ืจืคื•ื™, ื”ื ืœื ืจืคื•ื™ โ€” ืœื. ื”ื ื™ื—ื ืœืื‘ื™ื™, ื“ืืžืจ: ื“ื‘ืจ ืฉืžืœืื›ืชื• ืœืื™ืกื•ืจ, ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื• โ€” ืžื•ืชืจ, ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืืกื•ืจ, ืฉืคื™ืจ.

La raison est qu'elle est lรขche ; mais si elle n'est pas lรขche, non. Cela convient selon Abaye, qui a dit : un objet dont l'usage est interdit, pour son usage propre, c'est permis ; pour sa place, c'est interdit ; c'est bien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ืœืื• ืจืคื•ื™ ืœื ื•ืข"ื› ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืžื•ืก ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื•:
Mais si elle n'est pas lรขche, non : et forcรฉment la raison est qu'il est interdit de dรฉplacer la forme pour le besoin de sa place.
16
ืืœื ืœืจื‘ื, ื“ืืžืจ: ื‘ื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื•, ื‘ื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืžื•ืชืจ, ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืจืคื•ื™? ืืคื™ืœื• ืœื ืจืคื•ื™ ื ืžื™!

Mais selon Rava, qui a dit : que ce soit pour son usage propre ou pour sa place, c'est permis, pourquoi parler prรฉcisรฉment d'une (chaussure) lรขche ? Mรชme si elle n'est pas lรขche aussi !

17
ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื•ื. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ: ืื ื”ื™ื” ืจืคื•ื™ โ€” ืžื•ืชืจ.

(Cette baraita) de Rabbi Yehouda est au nom de Rabbi Eliezer. Comme il est enseignรฉ : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Eliezer : si elle รฉtait lรขche, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”"ื’ ื”ื”ื™ื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื•ื ื›ื™ ืืžืจื” ืœื™ื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื”ื”ื•ื ื“ืžืคืœื™ื’ ื‘ื™ืŸ ืจืคื•ื™ ืœืฉืื™ื ื• ืจืคื•ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืืžืจ ื“ืืžืจ ืžื ืขืœ ืฉืขืœ ื”ืื™ืžื•ืก ืœืื• ื’ืžืจ ื›ืœื™ ื”ื•ื ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืžื—ื•ืกืจ ื”ื•ืฆืื” ื•ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ื ืžื™ ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœื• ืžืฉื•ื ื“ืœืื• ื›ืœื™ ื”ื•ื ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืจืคื•ื™ ืœืื• ืžื—ื•ืกืจ ื”ื•ืฆืื” ื”ื•ื ื•ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœื• ื“ืื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ืŸ ืจืคื•ื™ ืžื•ืชืจ ื“ื˜ืขืžื ื“ืฉืื™ืŸ ืจืคื•ื™ ืืกื•ืจ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœืื• ืžืฉื•ื ืื™ืžื•ืก ื”ื•ื ืืœื ืžืฉื•ื ืžื ืขืœ ื’ื•ืคื™ื”:
Ainsi faut-il lire : celle-lร , c'est Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Eliezer. Quand Rabbi Yehouda a รฉnoncรฉ cette distinction entre lรขche et non lรขche, il l'a dite selon Rabbi Eliezer, qui dit que la chaussure sur la forme n'est pas un ustensile achevรฉ tant qu'il lui manque d'en รชtre retirรฉe ; et pour le Chabbat aussi il est interdit de la dรฉplacer parce que ce n'est pas un ustensile. Il nous apprend que (la chaussure) lรขche n'est plus en manque d'รชtre retirรฉe, et il est permis de la dรฉplacer. Tandis que selon les Rabbanan, mรชme si elle n'est pas lรขche, c'est permis, car la raison de l'interdit de la (chaussure) non lรขche pour Rabbi Yehouda ne tient pas ร  la forme, mais ร  la chaussure elle-mรชme.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื”ื™ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื™ื ืžื›ืืŸ ืจืื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืจื™ ื“ื‘ืจ ืฉืžืœืื›ืชื• ืœืื™ืกื•ืจ ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื• ื•ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉืชื™ ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืœื•:) ื“"ื” ื”ื ืจ"ื™:
Celle-lร  de Rabbi Yehouda est au nom de Rabbi Eliezer : de lร  une preuve que Rabbi Yehouda permet (de dรฉplacer) un objet dont l'usage est interdit pour son usage propre et pour sa place, comme je l'ai expliquรฉ ร  la fin du chapitre Bameh madlikin (Chabbat 36b), passage commenรงant par 'Ha Rabbi Yehouda'.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse selon Rava : la distinction 'lรขche / pas lรขche' porte sur le statut de la chaussure. Selon Rabbi Eliezer, une chaussure serrรฉe sur la forme n'est pas encore un ustensile (elle est mouktse) ; une fois lรขche, elle est considรฉrรฉe achevรฉe et peut รชtre dรฉplacรฉe. Les Rabbanan, eux, permettent dans tous les cas.

18
ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ืชื•ืœื™ืŸ

Nous reviendrons sur toi, (chapitre) Tolin.

๐Ÿ’ก Explication

Formule de clรดture du chapitre 20 (Tolin). Le chapitre 21, Notel, commence.

19
ืžืชื ื™ืณ ื ื•ื˜ืœ ืื“ื ืืช ื‘ื ื• ื•ื”ืื‘ืŸ ื‘ื™ื“ื•. ื•ื›ืœื›ืœื” ื•ื”ืื‘ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ื•ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื˜ืžืื” ืขื ื”ื˜ื”ื•ืจื”, ื•ืขื ื”ื—ื•ืœื™ืŸ.

MICHNA. Un homme prend son fils, alors que la pierre est dans sa main ; et un panier, alors que la pierre est dedans.

Et on dรฉplace la terouma impure avec la pure, et avec le houlin (produit profane).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื ื•ื˜ืœ ื•ื”ืื‘ืŸ ื‘ื™ื“ื• ื‘ื—ืฆืจ ื•ืœื ืืžืจื™' ื“ืžื˜ืœื˜ืœ ืœืื‘ืŸ:
Michna. Il prend (son fils) alors que la pierre est dans sa main : dans la cour ; et on ne dit pas qu'il dรฉplace la pierre.
ืขื ื”ื˜ื”ื•ืจื” ืื’ื‘ ื”ื˜ื”ื•ืจื” ื•ืื’ื‘ ื—ื•ืœื™ืŸ ืื‘ืœ ื˜ืžืื” ื‘ืืคื™ ื ืคืฉื” ืœืื• ื‘ืช ื˜ืœื˜ื•ืœ ื”ื•ื:
Avec la pure : par le biais de la pure et par le biais du houlin ; mais la (terouma) impure seule n'est pas susceptible d'รชtre dรฉplacรฉe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื ื™' ื ื•ื˜ืœ. ืจื‘ื ื›ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืก"ืœ ืคื™ืจืฉ' ื‘ืค' ื”ืžืฆื ื™ืข (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“' ืฆื“.):
Michna. Il prend. Rava est de l'avis de Rabbi Natan : je l'ai expliquรฉ au chapitre Hamatsnia (plus haut, Chabbat 94a).
๐Ÿ’ก Explication

La pierre et la terouma impure (immangeable, destinรฉe ร  รชtre brรปlรฉe) sont mouktse. La Michna permet de les dรฉplacer par le biais (agav) de ce qui est permis : l'enfant, le panier, les fruits purs. Rachi prรฉcise que le cas est dans la cour, oรน le transport entre domaines n'est pas en jeu.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Dรฉplacer ce qui est mouktse avec ce qui ne l'est pas Son fils tenant une pierre -> permis Panier avec une pierre -> permis Terouma impure avec la pure ou le houlin -> permis
Trois cas de la Michna oรน le mouktse est dรฉplacรฉ avec ce qui est permis.
20
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืืฃ ืžืขืœื™ืŸ ืืช ื”ืžื“ื•ืžืข ื‘ืื—ื“ ื•ืžืื”.

Rabbi Yehouda dit : on prรฉlรจve mรชme le meduma (mรฉlange de terouma) dans (une proportion de) un pour cent.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืฃ ืžืขืœื™ืŸ ืืช ื”ืžื“ื•ืžืข ืกืื” ืชืจื•ืžื” ืฉื ืคืœื” ืœืง' ืฉืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืงื™"ืœ ื“ืขื•ืœื” ืžื•ืชืจ ืœื”ืขืœื•ืชื• ืœืกืื” ืชืจื•ืžื” ืžื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื•ื™ื”ื™ื• ื”ื—ื•ืœื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืžืชืงืŸ ื”ื•ื ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื:
On prรฉlรจve mรชme le meduma : une sea de terouma tombรฉe dans cent (seot) de houlin, dont nous tenons qu'elle s'annule ; il est permis d'en prรฉlever une sea de terouma le Chabbat, et le houlin devient permis. Et on ne dit pas qu'il rรฉpare (metaken) ; la Guemara en explique la raison.
๐Ÿ’ก Explication

Une mesure de terouma tombรฉe dans cent mesures de houlin est annulรฉe, mais on doit en prรฉlever une mesure pour le Cohen. Rabbi Yehouda permet ce prรฉlรจvement le Chabbat, sans y voir un acte de tikoun (rendre un aliment consommable), interdit le Chabbat.

21
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื•ืฆื™ื ืชื™ื ื•ืง ื—ื™ ื•ื›ื™ืก ืชืœื•ื™ ื‘ืฆื•ืืจื• โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื›ื™ืก. ืชื™ื ื•ืง ืžืช ื•ื›ื™ืก ืชืœื•ื™ ืœื• ื‘ืฆื•ืืจื• โ€” ืคื˜ื•ืจ.

GUEMARA. Rava a dit : s'il a sorti un enfant vivant avec une bourse suspendue ร  son cou, il est coupable ร  cause de la bourse.

Un enfant mort avec une bourse suspendue ร  son cou, il est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื›ื™ืก ื•ืœื ืžืฉื•ื ืชื™ื ื•ืง ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืžืฉื•ื ื›ื™ืก ืžื™ื”ื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืื™ื”ื• ืœื ืžืคื™ืง ืœื™ื” ืืœื ืชื™ื ื•ืง ืงื ืžืคื™ืง ืœื™ื” ื•ืœืงืžื™ื” ืคืจื™ืš ืœื” ืžืžืชื ื™ืชื™ืŸ:
Guemara. Coupable ร  cause de la bourse : et non ร  cause de l'enfant, comme il l'explique ensuite. ร€ cause de la bourse, il est tout de mรชme coupable, et on ne dit pas que ce n'est pas lui qui la sort, mais l'enfant qui la sort. Plus loin, (la Guemara) soulรจve une objection ร  partir de notre Michna.
ืคื˜ื•ืจ ืœื’ืžืจื™ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ:
Exempt : entiรจrement, comme il l'explique ensuite.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืชื™ื ื•ืง ืžืช ื•ื›ื™ืก ืชืœื•ื™ ื‘ืฆื•ืืจื• ืคื˜ื•ืจ ื“ืื’ื‘ ืžืจืจื™ื” ืžื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืœื›ื™ืก ื"ื  ืชื™ื ื•ืง ื—ื™ ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืœื›ื™ืก ืœื˜ื™ื™ืœ ื‘ื• ื”ืชื™ื ื•ืง ืื‘ืœ ืชื™ื ื•ืง ืžืช ืžื” ืฆืจื™ืš ืœื›ื™ืก ื•ื”ื•ื™ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื•ืคื˜ื•ืจ ืฉืœื ื”ื•ืฆื™ื ื›ื“ืจืš ื”ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ:
Un enfant mort avec une bourse suspendue ร  son cou, il est exempt : car dans son amertume il annule la bourse. Ou bien : un enfant vivant a besoin de la bourse, pour que l'enfant s'en amuse ; mais un enfant mort, quel besoin a-t-il de la bourse ? C'est une melakha qui n'est pas nรฉcessaire pour elle-mรชme, et il est exempt, car il n'a pas sorti (la bourse) ร  la maniรจre de ceux qui sortent.
22
ืชื™ื ื•ืง ื—ื™ ื•ื›ื™ืก ืชืœื•ื™ ืœื• ื‘ืฆื•ืืจื• โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื›ื™ืก: ื•ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ืชื™ื ื•ืง!

Un enfant vivant avec une bourse suspendue ร  son cou, il est coupable ร  cause de la bourse. Qu'il soit aussi coupable ร  cause de l'enfant !

23
ืจื‘ื ื›ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”, ื“ืืžืจ ื—ื™ ื ื•ืฉื ืืช ืขืฆืžื•.

Rava pense comme Rabbi Natan, qui a dit : le vivant se porte lui-mรชme.

๐Ÿ’ก Explication

Haรฏ nosse et atsmo : un รชtre vivant participe ร  son propre transport ; celui qui le porte n'est donc pas coupable de l'avoir sorti.

24
ื•ืœื™ื‘ื˜ืœ ื›ื™ืก ืœื’ื‘ื™ ืชื™ื ื•ืง, ืžื™ ืœื ืชื ืŸ ืืช ื”ื—ื™ ื‘ืžื˜ื” โ€” ืคื˜ื•ืจ ืืฃ ืขืœ ื”ืžื˜ื”, ืฉื”ืžื˜ื” ื˜ืคื™ืœื” ืœื•?

Que la bourse s'annule par rapport ร  l'enfant ! N'avons-nous pas appris : le vivant sur un lit, il est exempt mรชme pour le lit, car le lit lui est accessoire ?

25
ืžื˜ื” ืœื’ื‘ื™ ื—ื™ โ€” ืžื‘ื˜ืœื™ ืœื™ื”, ื›ื™ืก ืœื’ื‘ื™ ืชื™ื ื•ืง โ€” ืœื ืžื‘ื˜ืœื™ ืœื™ื”.

Le lit, par rapport au vivant, on l'annule ; la bourse, par rapport ร  l'enfant, on ne l'annule pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื˜ื” ืœื’ื‘ื™ ื—ื™ ืžื‘ื˜ืœ ืœื” ืœื”ื™ื•ืช ื˜ืคื™ืœื” ืœื• ืฉื”ืจื™ ืฆืจื™ืš ืœื”:
Le lit par rapport au vivant, on l'annule : pour qu'il lui soit accessoire, car il en a besoin.
๐Ÿ’ก Explication

Le lit sert au transport de la personne : il lui est tafel (accessoire). La bourse a une importance propre ; elle ne s'annule pas devant l'enfant.

26
ืชื™ื ื•ืง ืžืช ื•ื›ื™ืก ืชืœื•ื™ ืœื• ื‘ืฆื•ืืจื• โ€” ืคื˜ื•ืจ: ื•ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืชื™ื ื•ืง! ืจื‘ื ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืืžืจ: ื›ืœ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื’ื•ืคื” โ€” ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื”.

Un enfant mort avec une bourse suspendue ร  son cou, il est exempt. Qu'il soit coupable ร  cause de l'enfant !

Rava pense comme Rabbi Chimon, qui a dit : toute melakha qui n'est pas nรฉcessaire pour elle-mรชme, on en est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื•ืžื•ืฆื™ื ืžืช ืœืงื•ื‘ืจื• ืžืœืื›ื” ืฉื"ืฆ ืœื’ื•ืคื” ื”ื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ืžืฆื ื™ืข ื•ื›ื™ืก ืฉื”ื™ื” ืชืœื•ื™ ื‘ืฆื•ืืจื• ืœืฉื—ืง ื‘ื• ืื’ื‘ ืžืจืจื™ื” ืžื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ืœื’ื‘ื™ ืชื™ื ื•ืง ืฉืžืช ื•ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื”ื”ื™ื ืฉืขืชื:
Une melakha qui n'est pas nรฉcessaire pour elle-mรชme : sortir un mort pour l'enterrer est une melakha qui n'est pas nรฉcessaire pour elle-mรชme, comme il est dit au chapitre Hamatsnia. Et la bourse suspendue ร  son cou pour qu'il s'en amuse, dans son amertume il l'annule par rapport ร  l'enfant mort, et il n'y fait pas attention ร  ce moment-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Melakha she-einah tsrikha le-goufah : un acte oรน l'on n'a pas besoin du rรฉsultat pour lui-mรชme. On sort un mort pour l'enterrer, sans avoir besoin de lui ร  l'arrivรฉe ; selon Rabbi Chimon, on est exempt. La bourse, elle, est annulรฉe par le pรจre endeuillรฉ.

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ืชื ืŸ: ื ื•ื˜ืœ ืื“ื ืืช ื‘ื ื• ื•ื”ืื‘ืŸ ื‘ื™ื“ื•? ืืžืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ื‘ืชื™ื ื•ืง ืฉื™ืฉ ืœื• ื’ืขื’ื•ืขื™ืŸ ืขืœ ืื‘ื™ื•.

Nous avons appris : un homme prend son fils alors que la pierre est dans sa main ? Ceux de l'รฉcole de Rabbi Yannai disent : (il s'agit) d'un enfant qui languit de son pรจre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืชื™ื ื•ืง ืฉื™ืฉ ืœื• ื’ื™ืขื’ื•ืขื™ืŸ ืขืœ ืื‘ื™ื• ืฉืื ืœื ื™ื˜ืœื ื• ื™ื—ืœื” ื•ืœื ื”ืขืžื™ื“ื• ื˜ืœื˜ื•ืœ ืฉืœื ื‘ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืกื›ื ื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืกื›ื ืช ื ืคืฉ ื’ืžื•ืจื” ืืœื ืกื›ื ืช ื—ื•ืœื™:
D'un enfant qui languit de son pรจre : que s'il ne le prend pas, il tombera malade ; et on n'a pas maintenu (l'interdit) de dรฉplacer (le mouktse) sans les mains en cas de danger, bien que ce ne soit pas un danger de mort vรฉritable, mais un danger de maladie.
๐Ÿ’ก Explication

Objection ร  Rava : si la pierre peut รชtre portรฉe avec l'enfant, pourquoi la bourse ne s'annule-t-elle pas ? L'รฉcole de Rabbi Yannai rรฉpond que la Michna est un cas particulier : l'enfant languit de son pรจre (gaagouim) et pourrait tomber malade. On permet alors le dรฉplacement indirect du mouktse. La pierre n'est pas annulรฉe.

28
ืื™ ื”ื›ื™,

S'il en est ainsi,

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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S'il en est ainsi, pourquoi parler de pierre ? Mรชme une piรจce (dinar) aussi : si tu dis que les deux s'annulent, la pierre comme le dinar, et qu'il n'y a lร  aucun dรฉplacement de mouktse, on comprend qu'il mentionne la pierre, car si elle tombe, le pรจre ne viendra pas la ramasser ; mais un dinar, s'il tombe, le pรจre viendra le ramasser. Mais si nous disons que ni l'un ni l'autre ne s'annule, et que malgrรฉ cela nous permettons l'interdit de mouktse quand il dรฉplace l'enfant avec la pierre ร  cause de la langueur, pour le dinar aussi on devrait permettre ; car on ne peut pas dire 'de peur que le pรจre vienne ร  le ramasser', quelle diffรฉrence cela fait-il pour nous ? Maintenant aussi qu'il y a un interdit de mouktse, nous le permettons ร  cause de la langueur. Et on rรฉpond : bien qu'il y ait un interdit de mouktse quand il dรฉplace l'enfant avec la pierre et que nous le permettions ร  cause de la langueur, nous devons รชtre plus sรฉvรจres pour le mouktse quand il le dรฉplace avec les mains que quand il le dรฉplace par le biais de l'enfant, bien qu'ร  ce moment-lร  aussi il y ait du mouktse. C'est pourquoi nous dรฉcrรฉtons, de peur que le dinar tombe et que le pรจre vienne ร  le ramasser. Ainsi l'a expliquรฉ Rabbenou Chmouel.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut de la question qui continue en 142a : si la raison est la langueur de l'enfant, pourquoi la Michna parle-t-elle d'une pierre plutรดt que d'une piรจce (dinar) ? Tossefot dรฉveloppe dรฉjร  la rรฉponse selon le Rachbam : on craint que le dinar tombe et que le pรจre le ramasse ร  la main.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).