Shabbat 142b โ€” La pierre sur le tonneau et les piรจces sur le coussin

Shabbat 142b

Sougya : Le daf conclut la discussion sur Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon ben Elazar au sujet du prรฉlรจvement de la terouma mรฉlangรฉe. Commence ensuite la michna : comment retirer un objet mouktse (pierre, piรจces) posรฉ sur un objet permis (tonneau, coussin) sans le prendre ร  la main, et comment nettoyer un coussin sali.

La Guemara limite ces permissions au cas d'oubli : si l'objet a รฉtรฉ posรฉ volontairement, le support devient bassis (support d'un objet interdit). Elle rattache la michna ร  Rabban Chimon ben Gamliel au sujet du tri le jour de fรชte, distingue le besoin de l'objet et le besoin de sa place, puis discute la technique de la miche ou de l'enfant posรฉ sur un objet mouktse, avec les positions de Mar Zoutra, Rav Achi, Abaye, Rava et Rav Yossef.

Michna : retirer un objet mouktse sans le toucher Pierre sur un tonneau on incline le tonneau, la pierre tombe Tonneau parmi d'autres on le soulรจve ailleurs, puis on l'incline Piรจces sur un coussin on secoue le coussin, elles tombent Salissure sur coussin de tissu on essuie avec un chiffon (pas d'eau) Salissure sur coussin de cuir on verse de l'eau jusqu'ร  disparition Guemara : dans quel cas est-ce permis ? Oubli (chokheah) : permis Pose volontaire (maniah) : le support devient bassis (support d'un objet interdit) et il est lui-mรชme interdit Coussin : besoin de l'objet (pour s'y coucher) : on secoue Besoin de sa place : on le dรฉplace avec les piรจces (Rabbi Yo'hanan)
Les cas de la michna et les limites posรฉes par la Guemara (segments 2-4, 10-12).
Trier le jour de fรชte : ร  quoi se rattache la michna ? Principe : on se fatigue avec le permis, pas avec l'interdit Nourriture plus abondante que les dรฉchets Beit Chamai : on prend la nourriture Beit Hillel : on trie comme on veut (on peut retirer le dรฉchet) Dรฉchets plus abondants que la nourriture Selon tous : on prend la nourriture (Rabban Chimon ben Gamliel) Objection : le tonneau (permis) est plus gros que la pierre (interdite) = nourriture plus abondante Rรฉponse : pour boire tout le vin, il faudra de toute faรงon soulever le tonneau = dรฉchets plus abondants Donc : on soulรจve le tonneau et on ne touche pas la pierre
Le tonneau et la pierre comparรฉs au tri de la nourriture et des dรฉchets (segments 5-9).
Poser une miche ou un enfant sur un objet mouktse R. Ochaya, Rav Yitshak, R. Yo'hanan : bourse, brique, sac de piรจces oubliรฉs on pose une miche ou un enfant et on dรฉplace Mar Zoutra halakha : permis en cas d'oubli (pas si posรฉ volontairement) Rav Achi mรชme en cas d'oubli : non seulement pour un mort Abaye : une louche sur des bottes Rava : un couteau sur un pigeon (dรจs le dรฉpart) Rav Yossef : permis seulement en cas d'oubli, pas dรจs le dรฉpart ! Rรฉponse d'Abaye et Rava : ces objets sont permis en eux-mรชmes (bottes : on peut s'y adosser ; pigeon : mangeable cru). Le couteau ou la louche : rigueur d'une personne importante, pour que d'autres n'apprennent pas ร  รชtre indulgents.
La miche ou l'enfant posรฉ sur l'objet : portรฉe de la permission (segments 13-17).
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ื•ื”ื ืžื™ืคืœื’ ืคืœื™ื’ ืขื™ืœื•ื™ื”, ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืžืขืœื™ืŸ ืืช ื”ืžื“ื•ืžืข ื‘ืื—ื“ ื•ืžืื”. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ืฆื“ ื–ื” ื•ืื•ื›ืœ ืžืฆื“ ืื—ืจ.

Mais n'est-il pas en dรฉsaccord avec lui ? Car il est enseignรฉ (dans une baraita) : Rabbi Yehouda dit : on prรฉlรจve (la sea de terouma) du meduma (mรฉlange de terouma et de hullin) dans (un mรฉlange de) un et cent.

Rabbi Chimon ben Elazar dit : il fixe son regard sur ce cรดtรฉ-ci et mange de l'autre cรดtรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืžื™ืคืœื™ื’ ืคืœื™ื’ ืขื™ืœื•ื™ื” ื•ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืคืฉืจ ืœื™ื” ืœืžื™ืขื‘ื“ ืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช ื‘ื›ื”"ื’ ืœื™ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ืฆื“ ื–ื” ื•ืœืื›ื•ืœ ื‘ืฆื“ ืื—ืจ ืื™ืŸ ืžืขืœื™ืŸ:
Mais n'est-il pas en dรฉsaccord avec lui : il dit que, puisqu'il lui est possible de rรฉaliser le plaisir du Chabbat (oneg Chabbat) de cette maniรจre, en fixant son regard d'un cรดtรฉ et en mangeant de l'autre, on ne prรฉlรจve pas.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche si Rabbi Yehouda suit Rabbi Chimon ben Elazar. Elle cite une baraita oรน ils semblent diverger : pour Rabbi Yehouda on prรฉlรจve la sea de terouma du mรฉlange, pour Rabbi Chimon ben Elazar il suffit de dรฉsigner mentalement un cรดtรฉ et de manger de l'autre.

2
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(Non :) Rabbi Yehouda va plus loin que Rabbi Chimon ben Elazar.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืขื“ื™ืคื ืžื™ืงืœ ื˜ืคื™ ืคื•ืจืชื ื•ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ื›ื•ืœ ืœื™ืชืŸ (ืขืœื™ื•) ืขื™ื ื™ื• ื‘ืฆื“ ื–ื” ื•ืœืื›ื•ืœ ื‘ืฆื“ ื–ื” ืœื ื”ื•ื™ ืžืชืงืŸ ื‘ื”ืขืœืืชื• ื•ืžืขืœื™ืŸ:
Rabbi Yehouda va plus loin : il est un peu plus indulgent et dit : puisqu'il peut fixer son regard d'un cรดtรฉ et manger de l'autre, il ne rรฉpare pas (n'est pas metaken) en prรฉlevant, et on prรฉlรจve (mรชme le Chabbat).
๐Ÿ’ก Explication

Les deux Tanaim partagent le mรชme principe : la dรฉsignation mentale suffit. Rabbi Yehouda en tire une consรฉquence de plus : puisque le prรฉlรจvement physique n'ajoute aucune rรฉparation (tikoun), il est permis mรชme le Chabbat.

3
ืžืชื ื™ืณ ื”ืื‘ืŸ ืฉืขืœ ืคื™ ื”ื—ื‘ื™ืช โ€” ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื”, ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช. ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช โ€” ืžื’ื‘ื™ื”ื” ื•ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื”, ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช.

MICHNA. La pierre qui est sur l'ouverture du tonneau : il incline (le tonneau) sur le cรดtรฉ et elle tombe.

S'il รฉtait parmi les tonneaux : il le soulรจve, l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ืžื˜ื” ื—ื‘ื™ืช ืขืœ ืฆื“ื” ืื ืฆืจื™ืš ืœื™ื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื•ื”ืื‘ืŸ ื ื•ืคืœืช ื•ืœื ื™ื˜ืœื ื” ื‘ื™ื“ื™ื:
Il l'incline sur le cรดtรฉ : il incline le tonneau sur le cรดtรฉ, s'il a besoin de prendre du vin, et la pierre tombe ; il ne la prendra pas avec les mains.
ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ื•ื™ืจื ืฉืœื ืชืคื•ืœ ื”ืื‘ืŸ ืขืœ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ื•ื™ืฉื‘ืจื:
S'il รฉtait parmi les tonneaux : et il craint que la pierre ne tombe sur les tonneaux et ne les brise.
ืžื’ื‘ื™ื” ืœื—ื‘ื™ืช ื›ื•ืœื” ื•ืžืกืœืงื” ืžื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ื•ืฉื ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื”:
Il le soulรจve : le tonneau entier, il l'รฉloigne d'entre les tonneaux, et lร  il l'incline sur le cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La pierre est mouktse : on ne la prend pas ร  la main. On manipule le tonneau, objet permis, et la pierre tombe d'elle-mรชme. Si la chute risque de briser d'autres tonneaux, on dรฉplace d'abord le tonneau entier (pierre comprise) vers un endroit dรฉgagรฉ.

4
ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื”ื›ืจ โ€” ืžื ืขืจ ืืช ื”ื›ืจ, ื•ื”ืŸ ื ื•ืคืœื•ืช. ื”ื™ืชื” ืขืœื™ื• ืœืฉืœืฉืช โ€” ืžืงื ื—ื” ื‘ืกืžืจื˜ื•ื˜. ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืขื•ืจ โ€” ื ื•ืชื ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžื™ื ืขื“ ืฉืชื›ืœื”.

Des piรจces qui sont sur le coussin : il secoue le coussin et elles tombent. S'il y avait dessus une salissure (lechlechet), il l'essuie avec un chiffon.

S'il รฉtait de cuir, on verse de l'eau dessus jusqu'ร  ce qu'elle disparaisse.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœืฉืœืฉืช ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืžื™ืื•ืก ื›ื’ื•ืŸ ืจื•ืง ืื• ืฆื•ืื”:
Lechlechet : une chose rรฉpugnante quelconque, comme de la salive ou des excrรฉments.
ืžืงื ื—ื” ื‘ืกืžืจื˜ื•ื˜ ื•ืœื ื™ืชืŸ ืขืœื™ื” ืžื™ื ื“ืกืชื ื›ืจ ืฉืœ ื‘ื’ื“ ื”ื•ื ื•ื‘ื’ื“ ืฉืจื™ื™ืชื• ื‘ืžื™ื ื”ื•ื ื›ื‘ื•ืกื•:
Il l'essuie avec un chiffon : et il ne mettra pas d'eau dessus, car un coussin ordinaire est en tissu, et pour un vรชtement, le tremper dans l'eau, c'est le laver.
ื”ื™ืชื” ืœืฉืœืฉืช ื–ื• ืขืœ ื›ืจ ืฉืœ ืขื•ืจ ื“ืœืื• ื‘ืจ ื›ื™ื‘ื•ืก ื”ื•ื:
S'il รฉtait : cette salissure sur un coussin de cuir, qui n'est pas susceptible de lavage.
ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ื” ืžื™ื ืขื“ ืฉืชื›ืœื” ื•ืžื™ื”ื• ื›ื™ื‘ื•ืก ืžืžืฉ ืœื ื•ื”ื•ืื™ืœ ื•ืกืชื ื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ืจื›ื™ื ื ื™ื ื”ื• ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื‘ื”ื• ื›ื™ื‘ื•ืก ื‘ืขื•ืจื•ืช ืจื›ื™ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืฉืจื™ื™ืชืŸ ืœื ื–ื”ื• ื›ื‘ื•ืกืŸ ื•ื›ืŸ ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื–ื‘ื—ื™ื ื‘ืคืจืง ื“ื ื—ื˜ืืช:
On verse de l'eau dessus jusqu'ร  ce qu'elle disparaisse : mais un vrai lavage, non. Puisque les coussins et couvertures ordinaires sont souples, on peut parler de lavage pour des cuirs souples ; mais leur trempage n'est pas leur lavage, comme il est expliquรฉ dans Zevahim, chapitre Dam hatat.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืื™ืชืžืจ ืžืช ื”ืžื•ื˜ืœ ื‘ื—ืžื” ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ื•ืคื›ื• ืžืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ื•ืจื‘ ื—ื ื™ื ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืืžืจ ืžื ื™ื— ืขืœื™ื• ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื•ืžื˜ืœื˜ืœื• ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™ ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ืœื™ื›ื ืžืจ ืกื‘ืจ ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ืœื ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ืœื™ืžื ื›ืชื ืื™ ืื™ืŸ ืžืฆื™ืœื™ืŸ ืืช ื”ืžืช ืžืคื ื™ ื”ื“ืœื™ืงื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ืฉืžืฆื™ืœื™ืŸ ืืช ื”ืžืช ืžืคื ื™ ื”ื“ืœื™ืงื” ื”"ื“ ืื™ ื“ืื™ื›ื ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ืž"ื˜ ื“ืช"ืง ืื™ ื“ืœื™ื›ื ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ืž"ื˜ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืืœื ืœืื• ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืงืžื™ืคืœื’ื™. ืœื ื“ื›"ืข ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื˜ืขืžื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื•ืš ืฉืื“ื ื‘ื”ื•ืœ ืขืœ ืžืชื• ืื™ ืœื ืฉืจื™ืช ืœื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ืจื‘ื ืŸ ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ื›ื™ื‘ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื ื“ืงืืžืจ ื“ื›"ืข ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื”"ื  ืž"ืœ ื“ื›"ืข ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืœื ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ ื’ืžื•ืจ ืคืœื™ื’ื™ ื•ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ื›ื ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื•ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ืžื˜ื” ืื—ืช ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื•ืš ืฉืื“ื ื‘ื”ื•ืœ ืขืœ ื›ื•' ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ื”ื›ื™ ื”ืœื›ืชื ื“ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ืงืฉื” ืžื”ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื’.) ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ื“ืืžืจ ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืœื ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื ืจืื” ื“ืข"ื› ืฆืจื™ืš ืœื—ืœืง ื‘ืขื ื™ืŸ ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ื“ื”ื›ื ืกื‘ืจ ืจื‘ ื“ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ืœืงืžืŸ ื‘ืค' ืชื•ืœื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืžื.) ืืžืจื™ ื‘ื™ ืจื‘ ืœื ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื‘ื›ื•ืœื” ื”ืฉ"ืก ืžืฉืžืข ื“ืืžืจื™ ื‘ื™ ืจื‘ ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ ื“ื‘ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ืคืจืง ื”ืฉื•ืืœ ื“ืฃ ืงื‘. ื•ื‘ื‘"ื‘ ืคืจืง ื‘ื™ืช ื›ื•ืจ (ื‘ื‘ื ื‘ืชืจื ื“ืฃ ืงื”:) ืคืจื™ืš ืžืจื‘ ืื“ืืžืจื™ ื‘ื™ ืจื‘ ื•ืžืฆืจื™ืš ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื•ื“ืืžืจื™ ื‘ื™ ืจื‘ ื•ืข"ืง ื“ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ ืจื‘ ืœืžื™ืกืจ ืœื”ื•ืคื›ื• ืžืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ื•ื”ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื ื•ื˜ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืžื‘:) ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื”ื›ืจ ื ื•ืขืจ ืืช ื”ื›ืจ ื•ื”ืŸ ื ื•ืคืœื•ืช. ืื‘ืŸ ืฉืขืœ ืคื™ ื”ื—ื‘ื™ืช ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช. ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืชื ืžื•ืงืžื™' ืœื” ื‘ืฉื•ื›ื— ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— ื ืขืฉื” ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ ืœื•. ื”"ื  ืข"ื› ืฆืจื™ืš ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืฉื•ื›ื— ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžืช ื‘ืฉื‘ืช ื“ืื™ ื‘ืžื ื™ื— ืœื ื”ื•ื™ ืฉืจื™ ืฉืžื•ืืœ. ื•ืขื•ื“ ืงืฉื” ื“ืืคื™' ืจื‘ื ืŸ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื’.) ื•ืกื‘ืจื™ ื“ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžื•ื“ื• ื“ื‘ื›ื”"ื’ ื“ืžืช ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ื”ื ืฉืจื• ืคื’ื” ืฉื”ื˜ืžื™ื ื” ื‘ืจืžืฅ ื•ื—ืจืจื” ืฉื”ื˜ืžื™ื ื” ื‘ื’ื—ืœื™ื ืื ืžื’ื•ืœื” ืžืงืฆืช ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ืœื ื“ืžื™ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ื”ื›ื ืœืฉืืจ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ื˜ืœื˜ื•ืœ ื“ื”ื›ื ื”ื•ื™ ืœืฆื•ืจืš ื”ืžืช ืฉืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœื• ื•ืœื ืœืฆื•ืจืš ื”ืžื˜ื” ื•ืœื”ื›ื™ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ. ืื‘ืœ ื›ืœ ื”ื ื™ ื ื™ืขื•ืจ ืขื™ืงืจ ืฆื•ืจืš ื˜ืœื˜ื•ืœ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื”ืœื›ืš ืœื ืžื™ื™ืชื™ ื”ื›ื ืืœื ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžืช ื•ืœื ืžื™ื™ืชื™ ื”ื”ื•ื ื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ื•ืจื‘ื ืŸ. ื•ื›ืŸ ื—ื™ืœืง ื’ื ืจื‘ ืืœืคืก. ื•ื”ืงืฉื” ืขืœ ื–ื” ื”"ืจ ื™ื•ื ื” ืžื”ื ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ืชื•ืœื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืžื.) ื”ืงืฉ ืฉืขืœ ื”ืžื˜ื” ืœื ื™ื ืขื ืขื ื• ื‘ื™ื“ื• ืื‘ืœ ืžื ืขื ืขื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ื“ื™ื™ืงื™ ืžื™ื ื™ื” ื‘ื™ ืจื‘ ื“ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืœ"ืฉ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื”ืชื ืœืฆื•ืจืš ื”ืงืฉ ืฉื”ื•ื ืžื•ืงืฆื” ื”ื•ื ืžื˜ืœื˜ืœ. ื•ืœื ืงืฉื” ื“ื”ืชื ืืฃ ื˜ืœื˜ื•ืœ ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื›ืžื• ืคื’ื” ื•ื—ืจืจื” ื•ืคื•ื’ืœื ืฉื”ื•ื ืžื˜ืœื˜ืœืŸ ื‘ื™ื“ื• ื•ืื’ื‘ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืืกื•ืจ. ืื‘ืœ ื‘ืงืฉ ืื™ื ื• ืžื˜ืœื˜ืœ ืืœื ื‘ื’ื•ืคื• ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ืœื›ืš ืืข"ื’ ื“ืœืงืฉ ืฉื”ื•ื ืžื•ืงืฆื” ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืžื“ืžื” ืœื™ื” ืœื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉื”ื•ื ืฆื•ืจืš ืœื“ื‘ืจ ื”ืžื•ืชืจ. ืžืชื•ืš ืคื™ืจืฉ"ื™ ืžืฉืžืข ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืžืชื™ืจ ืืคื™' ื˜ืœื˜ื•ืœ ื’ืžื•ืจ. ืื‘ืœ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื›ืชื‘ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจื‘ื™ ืฉื™ืœื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื‘ืžืช ืžื”ื›ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ืœื ืฉืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืืœื ื’ื‘ื™ ืžืช ื“ืœื ืœื™ืชื™ ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื‘ืœ ื‘ืขืœืžื ืžืฉืžืข ื“ืœื ืฉืจื™ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ื“ืฉืžื™ื” ื˜ืœื˜ื•ืœ. ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ืจ' ื™ื•ื ื” ื–"ืœ ื•ื“ืงื“ืง ืžื“ืงืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžืช ื“ืžืฉืžืข ื“ื•ืงื ื‘ืžืช ื”ืชื™ืจื• ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืื‘ืœ ื‘ืขืœืžื ืœื ื“ืื™ ืก"ื“ ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืชื™ืจ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื’ืžื•ืจ ืžืคื ื™ ื”ื“ืœื™ืงื” ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืืœื ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื•ืชื• ืœื. ื•ืœื™ ื ืจืื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ืขืžื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื•ืš ืฉืื“ื ื‘ื”ื•ืœ ืขืœ ืžืชื• ืื™ ืœื ืฉืจื™ืช ืœื™ื” ืืชื™ ืœื›ื‘ื•ื™ื™. ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื ืžื™ ืฉืจื™ื ืŸ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื’ืžื•ืจ ืื ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ืžื˜ื” ืื—ืช ื“ื’ื ื˜ืœื˜ื•ืœ ื’ืžื•ืจ ืื™ืกื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื•ื“ื—ื™ื ืŸ ืœื™ื” ืฉืžื ื™ืขืฉื” ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื. ื•ื›ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ื•ืœ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžืชื• ืžื•ื˜ืœ ืœืคื ื™ื• ื‘ื—ืžื” ื”ืชื ืฉืจื™ ืฉืžื•ืืœ ื“ื•ืงื ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“:
Il a รฉtรฉ dit : un mort exposรฉ au soleil. Rav Yehouda dit au nom de Chemouel : on le retourne d'un lit ร  l'autre. Rav Hanina dit au nom de Rav : on pose sur lui une miche (kikar) ou un enfant (tinok) et on le dรฉplace. Lร  oรน il y a une miche ou un enfant, tous s'accordent que c'est permis ; ils divergent quand il n'y en a pas : l'un pense que le dรฉplacement indirect (tiltoul min hatsad) est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, et l'autre pense qu'il n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement. Dirons-nous que c'est une divergence de Tanaim ? On ne sauve pas le mort d'un incendie ; Rabbi Yehouda ben Lakich a dit : j'ai entendu qu'on sauve le mort d'un incendie. De quel cas s'agit-il ? S'il y a une miche ou un enfant, quelle est la raison du premier Tana ? S'il n'y en a pas, quelle est la raison de Rabbi Yehouda ben Lakich ? N'est-ce donc pas sur le dรฉplacement indirect qu'ils divergent ? Non : tous pensent que le dรฉplacement indirect est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, et la raison de Rabbi Yehouda est que l'homme est affolรฉ au sujet de son mort ; si on ne lui permet pas un dรฉplacement d'ordre rabbinique, il en viendra ร  รฉteindre, ce qui est un interdit de la Torah. De mรชme qu'il a dit : tous pensent que le dรฉplacement indirect est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, il aurait pu dire aussi : tous pensent qu'il n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, et ils divergent sur un dรฉplacement complet, lร  oรน il n'y a ni miche ni enfant et qu'il n'a qu'un seul lit ; et la raison de Rabbi Yehouda est : puisque l'homme est affolรฉ, etc. C'est pourquoi il semble que la halakha est que le dรฉplacement indirect est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement. Mais cela fait difficultรฉ avec ce qui est dit plus loin au chapitre Kol hakelim (Chabbat 123a) : la halakha est comme Rabbi Eliezer ben Tadai, qui dit que le dรฉplacement indirect n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement. Il semble qu'on doive forcรฉment distinguer au sujet du dรฉplacement indirect : ici Rav pense qu'il est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, et plus loin au chapitre Tolin (Chabbat 141a) on dit ร  l'รฉcole de Rav (amrei bei Rav) qu'il n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement ; or dans tout le Talmud il ressort que amrei bei Rav dรฉsigne Rav lui-mรชme, car en Baba Metsia, chapitre Hachoel (102a), et en Baba Batra, chapitre Beit kor (105b), on objecte ร  partir de Rav contre amrei bei Rav, et on doit concilier la parole de Rav et celle de amrei bei Rav. Autre difficultรฉ : comment Rav pourrait-il interdire de le retourner d'un lit ร  l'autre, alors que nous avons appris plus loin au chapitre Notel (Chabbat 142b) : des piรจces sur un coussin, il secoue le coussin et elles tombent ; une pierre sur l'ouverture d'un tonneau, il l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe ? Et bien que lร  on l'รฉtablisse dans le cas de celui qui a oubliรฉ, alors que pour celui qui a posรฉ (l'objet) le support devient bassis d'une chose interdite, ici aussi il faut forcรฉment que ce soit un cas d'oubli, par exemple s'il est mort pendant le Chabbat, car en cas de pose volontaire Chemouel ne l'aurait pas permis. Autre difficultรฉ : mรชme les Rabbanan qui divergent de Rabbi Eliezer ben Tadai plus loin au chapitre Kol hakelim (Chabbat 123a) et pensent que c'est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement admettent que dans un cas comme celui du mort, ce n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, puisqu'ils permettent le fruit vert (paga) cachรฉ dans la paille et la galette (harara) cachรฉe dans les braises si une partie en est dรฉcouverte. C'est pourquoi il semble que le dรฉplacement ici n'est pas comparable aux autres dรฉplacements : le dรฉplacement ici est pour le besoin du mort, qu'il est interdit de dรฉplacer, et non pour le besoin du lit ; c'est pourquoi il est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement. Tandis que dans tous ces cas de secousse, le besoin principal du dรฉplacement concerne une chose permise. C'est pourquoi on n'apporte ici que la divergence de Rabbi Yehouda ben Lakich et des Rabbanan, qui divergent au sujet du mort, et on n'apporte pas celle de Rabbi Eliezer ben Tadai et des Rabbanan. Rav Alfas a lui aussi fait cette distinction. Rabbenou Yona a objectรฉ ร  cela ร  partir de ce que nous avons appris plus loin au chapitre Tolin (Chabbat 141a) : la paille qui est sur le lit, on ne la remue pas avec la main, mais on la remue avec le corps ; et ร  l'รฉcole de Rav on en a dรฉduit que le dรฉplacement indirect n'est pas considรฉrรฉ comme un dรฉplacement ; or la, c'est pour le besoin de la paille, qui est mouktse, qu'il dรฉplace. Ce n'est pas une difficultรฉ : lร , il n'y a mรชme pas de dรฉplacement, ร  la diffรฉrence du fruit vert, de la galette et du radis (pogla), qu'il dรฉplace avec la main et par leur moyen dรฉplace une chose interdite. La paille, il ne la dรฉplace qu'avec son corps, de maniรจre inhabituelle (kelahar yad) ; c'est pourquoi, bien qu'il ait besoin de la paille qui est mouktse, on le compare au dรฉplacement indirect pour le besoin d'une chose permise. D'aprรจs l'explication de Rachi, il ressort que Rabbi Yehouda ben Lakich permet mรชme un dรฉplacement complet. Mais Rav Alfas a รฉcrit : Rav Yehouda berabbi Chila a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est comme Rabbi Yehouda ben Lakich au sujet du mort. De lร  nous apprenons que le dรฉplacement indirect est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement, et les Rabbanan ne l'ont permis que pour le mort, afin qu'il n'en vienne pas ร  un interdit de la Torah ; mais en gรฉnรฉral, il ressort que Rabbi Yehouda ben Lakich ne permet pas le dรฉplacement indirect, qui est considรฉrรฉ comme un dรฉplacement. Ainsi a รฉcrit le Rav Rabbenou Yona, qui l'a dรฉduit de ce qu'on dit : la halakha est comme Rabbi Yehouda au sujet du mort ; cela implique que c'est seulement pour le mort qu'on a permis le dรฉplacement indirect, mais pas en gรฉnรฉral. Car si l'on pensait que Rabbi Yehouda permet un dรฉplacement complet ร  cause de l'incendie, on aurait dรป dire seulement : la halakha est comme Rabbi Yehouda ben Lakich, sans plus. Quant ร  moi, il me semble que, puisque la raison de Rabbi Yehouda est que l'homme est affolรฉ au sujet de son mort et que, si on ne le lui permet pas, il en viendra ร  รฉteindre, pour cette raison aussi nous permettons un dรฉplacement complet s'il n'a qu'un seul lit, car le dรฉplacement complet aussi est un interdit rabbinique, et nous l'รฉcartons de peur qu'il ne commette un interdit de la Torah. Et quand il n'est pas affolรฉ, par exemple quand son mort est exposรฉ devant lui au soleil, Chemouel ne permet lร  que le dรฉplacement indirect.
๐Ÿ’ก Explication

Pour les piรจces, mรชme principe que pour la pierre : on secoue le coussin sans toucher les piรจces. Pour la salissure, la difficultรฉ est le lavage (kibous), une des melakhot : sur un tissu, tremper dans l'eau รฉquivaut ร  laver, d'oรน le chiffon sec. Le cuir n'est pas concernรฉ par le lavage, on peut donc y verser de l'eau.

Le Roch place ici sa longue discussion sur le dรฉplacement indirect (tiltoul min hatsad) ร  propos d'un mort exposรฉ au soleil, et conclut en distinguant selon le but du dรฉplacement.

5
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืฉื•ื›ื—, ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— โ€” ื ืขืฉื” ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ.

GUEMARA. Rav Houna a dit au nom de Rav : on ne l'a enseignรฉ que pour celui qui oublie ; mais pour celui qui pose (la pierre), (le tonneau) devient support (bassis) d'une chose interdite.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ืž' ืœื ืฉื ื• ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื“ื—ื‘ื™ืช:
On ne l'a enseignรฉ : qu'il incline le tonneau sur le cรดtรฉ.
ืืœื ื‘ืฉื›ื— ืฉืฉื›ื— ื”ืื‘ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ื•ืœื ืžื“ืขืช:
Que pour celui qui oublie : qui a oubliรฉ la pierre dessus au crรฉpuscule (bein hachmachot), et non sciemment.
ื ืขืฉื” ื—ื‘ื™ืช ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ ื•ืืกื•ืจ ืœื”ื˜ื•ืชื” ืฉืืฃ ื”ื—ื‘ื™ืช ืžื•ืงืฆื”:
Le tonneau devient support d'une chose interdite : et il est interdit de l'incliner, car le tonneau aussi est mouktse.
๐Ÿ’ก Explication

Distinction centrale du chapitre : chokheah (celui qui oublie) et maniah (celui qui pose volontairement). Si la pierre se trouvait sur le tonneau ร  l'entrรฉe du Chabbat par la volontรฉ du propriรฉtaire, le tonneau devient bassis ledavar haassour et prend lui-mรชme le statut de mouktse pour tout le Chabbat.

6
[ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ื›ื•ืณ.] ืžืืŸ ืชื ื ื“ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื•ื”ื™ืชืจื โ€” ื‘ื”ื™ืชืจื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ, ื‘ืื™ืกื•ืจื ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ?

[S'il รฉtait parmi les tonneaux, etc.] Qui est le Tana selon lequel, partout oรน il y a un interdit et un permis, on se fatigue avec le permis et on ne se fatigue pas avec l'interdit ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืืŸ ืชื ื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ืžื’ื‘ื™ื” ื•ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื“ื›ื™ ื˜ืจื— ืžื˜ืจื— ื‘ื—ื‘ื™ืช ื“ื”ื•ื™ ื”ื™ืชืจื ื•ืœื ื™ื˜ื•ืœ ื”ืื‘ืŸ ืžืžืฉ ื“ื”ื•ื™ ืื™ืกื•ืจื ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืฉืชื ื ืžื™ ืื‘ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœ ื‘ื”ื“ื™ ื—ื‘ื™ืช:
Qui est le Tana : de notre michna, qui enseigne : il le soulรจve et l'incline sur le cรดtรฉ ; il pense que lorsqu'on se fatigue, on se fatigue avec le tonneau, qui est permis, et on ne prend pas la pierre elle-mรชme, qui est interdite, bien que maintenant aussi la pierre soit dรฉplacรฉe avec le tonneau.
๐Ÿ’ก Explication

Il serait plus simple d'enlever la pierre ; la michna impose pourtant de soulever le tonneau entier. La Guemara cherche le Tana qui pose ce principe : l'effort doit porter sur l'objet permis.

7
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื”ื™ื. ื“ืชื ืŸ: ื”ื‘ื•ืจืจ ืงื˜ื ื™ืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ื‘ื•ืจืจ ืื•ื›ืœ ื•ืื•ื›ืœ. ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ื‘ื•ืจืจ ื›ื“ืจื›ื•, ื‘ื—ื™ืงื• ื•ื‘ืชืžื—ื•ื™.

Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : c'est Rabban Chimon ben Gamliel. Car nous avons appris : celui qui trie des lรฉgumineuses le jour de fรชte, Beit Chamai disent : il trie nourriture par nourriture ; et Beit Hillel disent : il trie ร  sa maniรจre, dans son giron ou dans un plat.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ืืœื™ื‘ื ื“ื‘ื™ืช ื”ืœืœ:
Rabban Chimon : selon Beit Hillel.
ื‘ื•ืจืจ ืื•ื›ืœ ื•ืื•ื›ืœ ื”ืžืื›ืœ ื™ื˜ื•ืœ ื•ื”ืคืกื•ืœืช ื™ืฉืืจ ื‘ื›ืœื™:
Il trie nourriture par nourriture : il prend l'aliment et le dรฉchet reste dans le rรฉcipient.
ื‘ื•ืจืจ ื›ื“ืจื›ื• ื ื•ื˜ืœ ืคืกื•ืœืช ื•ืžื ื™ื— ืื•ื›ืœ ืื ื™ืจืฆื”:
Il trie ร  sa maniรจre : il prend le dรฉchet et laisse l'aliment, s'il le veut.
๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Trier le jour de fรชte : ร  quoi se rattache la michna ? Principe : on se fatigue avec le permis, pas avec l'interdit Nourriture plus abondante que les dรฉchets Beit Chamai : on prend la nourriture Beit Hillel : on trie comme on veut (on peut retirer le dรฉchet) Dรฉchets plus abondants que la nourriture Selon tous : on prend la nourriture (Rabban Chimon ben Gamliel) Objection : le tonneau (permis) est plus gros que la pierre (interdite) = nourriture plus abondante Rรฉponse : pour boire tout le vin, il faudra de toute faรงon soulever le tonneau = dรฉchets plus abondants Donc : on soulรจve le tonneau et on ne touche pas la pierre
Le principe du tri appliquรฉ au tonneau.
8
ื•ืชื ื™ื, ืืžืจ ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ืฉื”ืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช. ืื‘ืœ ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื‘ื•ืจืจ ืื•ื›ืœ.

Et il est enseignรฉ : Rabban Chimon ben Gamliel a dit : de quel cas parle-t-on ? Quand la nourriture est plus abondante que les dรฉchets.

Mais si les dรฉchets sont plus abondants que la nourriture, selon tous, il trie la nourriture.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ืฉื”ืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช ื“ืื™ ืฉืงื™ืœ ืื•ื›ืœ ืžืคื™ืฉ ื‘ื˜ืจื—ื:
Quand la nourriture est plus abondante que les dรฉchets : car s'il prenait la nourriture, l'effort serait plus grand.
ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื‘ื•ืจืจ ืื•ื›ืœ ื“ื‘ื”ื™ืชื™ืจื ื˜ืจื— ื•ืœื ื‘ืื™ืกื•ืจื ื•ืคืจื›ื™ื ืŸ ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช ื•ื›ื™ ืžื’ื‘ื™ื” ื”ืื‘ืŸ ืขื ื”ื—ื‘ื™ืช ื˜ืจื— ื˜ืคื™ ื•ื”ื•ื” ืœืžืฉืงืœ ืคืกื•ืœืช ื›ืจ"ืฉ:
Selon tous, il trie la nourriture : car il se fatigue avec le permis et non avec l'interdit. Et nous objectons : or ici, dans notre michna, la nourriture est plus abondante que les dรฉchets, et quand il soulรจve la pierre avec le tonneau, il se fatigue davantage ; il aurait dรป prendre le dรฉchet, selon Rabban Chimon.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืžืฉื•ื ื“ื”ืฉืชื ื”ื•ื™ ื˜ืจื—ื ื™ืชื™ืจื ืœืžื™ืฉืงืœื™ื” ืœืื•ื›ืœ ื•ืื™ื ื• ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืื™ ืžืฉื•ื ื˜ืจื—ื ื”ื•ื™ ืžืื™ ืงืืžืจื™ ื‘ืกืžื•ืš ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืงืœ ืœื ืžื™ืฉืชืงื™ืœ ืœื™ื” ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื™ื” ืœืื‘ืŸ ื›ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ ื“ืžื™ ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื›ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ ื•ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจืš ืจืฉ"ื™ ืœืคืจืฉ ื“ืœ"ื’ ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื™ื” ืœืื‘ืŸ ืขืœ ื›ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ื™ ืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช ื”ื•ื” ืคืกื•ืœืช ื›ื‘ื˜ืœ ืœื’ื‘ื™ ืจื•ื‘ื• ื•ืžื•ืชืจ ืœื™ื˜ืœื• ืžืŸ ื”ืื•ื›ืœ ื•ืœื–ื•ืจืงื• ืื‘ืœ ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืคืกื•ืœืช ืœื’ื‘ื™ ืื•ื›ืœ ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื’ื™ืจืกืช ื”ืกืคืจื™ื ื“ื’ื‘ื™ ื—ื‘ื™ืช ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืงืœ ืœื ืžืฉืชืงื™ืœ ืœื™ื” ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื™ื” ืœืื‘ืŸ ื›ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ ื“ืžื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ื›ืœืœ ืœื™ื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื‘ืœื ื ื˜ื™ืœืช ื”ืื‘ืŸ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ื‘ื˜ื™ืœ ืœื’ื‘ื™ ื”ืื•ื›ืœ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ืื•ื›ืœ ืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ ื›ืœืœ ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ื˜ื•ืœ ื”ื™ืžื ื• ื›ืฉื”ืื‘ืŸ ืขืœ ืคื™ ื”ื—ื‘ื™ืช. ืž"ืจ. ื•ื”ื ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืกืค"ืง ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“' ื™ื“: ื•ืฉื) ื›ื’ื•ืŸ ื“ื ืคื™ืฉ ื‘ื˜ืจื—ื ื•ื–ื•ื˜ืจ ื‘ืฉื™ืขื•ืจื ืืื•ื›ืœ ืงืื™ ื•ืœื ืืคืกื•ืœืช ื•ืœืคื™ืจืฉ"ื™ ืงืื™ ืืคืกื•ืœืช ื•ืœื ืืื•ื›ืœ [ื•ืข"ื› ืœื ื™ื‘ืจื•ืจ ื”ืคืกื•ืœืช ื“ื ืคื™ืฉ ื‘ื˜ื™ืจื—ื]:
Quand la nourriture est plus abondante que les dรฉchets : le Kountres (Rachi) explique que c'est parce qu'alors il y aurait un effort supplรฉmentaire ร  prendre la nourriture. Cela ne semble pas juste au Ri : si c'รฉtait ร  cause de l'effort, que dit-on juste aprรจs : ici aussi, puisque s'il veut prendre, il ne peut le prendre avant d'avoir pris la pierre, c'est comparable aux dรฉchets plus abondants que la nourriture ? Comment, pour cette raison, serait-ce comparable aux dรฉchets plus abondants que la nourriture ? C'est pourquoi Rachi a dรป expliquer qu'on ne lit pas : avant d'avoir pris la pierre. Aussi il semble ร  Rabbenou Tam que la raison est la suivante : quand la nourriture est plus abondante que les dรฉchets, les dรฉchets sont comme annulรฉs par rapport ร  la majoritรฉ, et il est permis de les retirer de la nourriture et de les jeter ; mais quand les dรฉchets sont plus abondants que la nourriture, les dรฉchets ne sont pas annulรฉs par rapport ร  la nourriture. Ainsi la version des livres se comprend bien : pour le tonneau aussi, puisque s'il veut prendre, il ne peut pas avant d'avoir pris la pierre, c'est comparable aux dรฉchets plus abondants que la nourriture ; car puisqu'il ne peut absolument pas prendre du vin sans enlever la pierre, elle n'est pas considรฉrรฉe comme annulรฉe par rapport ร  la nourriture, puisque la nourriture n'est pas du tout accessible et qu'il ne peut en prendre tant que la pierre est sur l'ouverture du tonneau. (Mori Rabbi.) Et ce qu'on รฉtablit ร  la fin du premier chapitre de Beitsa (14b), dans le cas oรน l'effort est grand et la quantitรฉ petite, se rapporte ร  la nourriture et non aux dรฉchets ; et selon l'explication de Rachi, cela se rapporte aux dรฉchets et non ร  la nourriture [et par consรฉquent il ne triera pas les dรฉchets, dont l'effort est grand].
๐Ÿ’ก Explication

Rabban Chimon ben Gamliel limite la divergence de Beit Chamai et Beit Hillel au cas oรน la nourriture domine. Quand les dรฉchets dominent, tous exigent de prendre la nourriture.

Deux lectures de cette limite : pour Rachi, c'est une question d'effort (prendre la petite quantitรฉ) ; pour Rabbenou Tam (Tossefot), c'est une question d'annulation : des dรฉchets minoritaires sont comme annulรฉs dans la nourriture et peuvent รชtre retirรฉs.

9
ื•ื”ื ื”ื›ื, ื“ื›ื™ ืื•ื›ืœ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืกื•ืœืช ื“ืžื™!

Or ici, c'est comparable au cas oรน la nourriture est plus abondante que les dรฉchets !

๐Ÿ’ก Explication

Objection : le tonneau de vin est bien plus grand que la pierre. Selon Rabban Chimon ben Gamliel, on devrait donc pouvoir retirer la pierre, comme on retire un dรฉchet minoritaire.

10
ื”ื›ื ื ืžื™, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืงืœ, ืœื ืžืฉืชืงื™ืœ ืœื™ื” ื™ื™ืŸ ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื” ืœืื‘ืŸ โ€” ื›ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืื•ื›ืœ ื“ืžื™.

Ici aussi, puisque s'il veut prendre (le vin), il ne pourra pas le prendre avant de l'avoir soulevรฉ (le tonneau), c'est comparable aux dรฉchets plus abondants que la nourriture.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžืฉืงืœ ืœื›ื•ืœื™ ื™ื™ืŸ ืžืŸ ื”ื—ื‘ื™ืช ืœื ืžืฉืชืงื™ืœ ืœื™ื” ื™ื™ืŸ ืฉื‘ืฉื•ืœื™ื” ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ื•ืžื’ื‘ื” ืœื” ืœื—ื‘ื™ืช ื›ืคืกื•ืœืช ืžืจื•ื‘ื” ื“ืžื™ ื“ืื™ ื‘ืชื—ืœืชื• ืœื ืžื’ื‘ื” ืœื” ืœื—ื‘ื™ืช ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืื’ื‘ื•ื”ื” ืชื• ืœื—ื‘ื™ืช ื”ืœื›ืš ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžืคื™ืฉ ื‘ื˜ืจื—ื:
Puisque s'il veut prendre : tout le vin du tonneau, le vin qui est au fond ne sera pas pris tant qu'il n'aura pas pris et soulevรฉ le tonneau ; c'est comparable ร  des dรฉchets plus abondants, car s'il ne soulรจve pas le tonneau au dรฉbut, ร  la fin il devra de toute faรงon le soulever encore ; c'est donc un cas oรน l'effort est plus grand.
ื”"ื’ ืœื ืžืฉืชืงืœ ืœื™ื” ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื” ื•ืœ"ื’ ืขื“ ื“ืฉืงื™ืœ ืœื” ืœืื‘ืŸ:
Telle est notre version : il ne sera pas pris tant qu'il ne l'aura pas pris ; et on ne lit pas : tant qu'il n'aura pas pris la pierre.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rachi : pour atteindre le vin du fond, il faudra de toute faรงon soulever et incliner le tonneau. Retirer la pierre n'รฉpargne donc aucun effort ; le cas se range avec les dรฉchets majoritaires, oรน l'on agit sur le permis. Tossefot (segment 7) garde la version : tant qu'il n'aura pas pris la pierre.

11
ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช โ€” ืžื’ื‘ื™ื”. ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ื”ื™ืชื” ื”ื—ื‘ื™ืช ืžื•ื ื—ืช ื‘ืื•ืฆืจ, ืื• ืฉื”ื™ื• ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืžื•ื ื—ื™ืŸ ืชื—ืชื™ื” โ€” ืžื’ื‘ื™ื”ื” ืœืžืงื•ื ืื—ืจ, ื•ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื”, ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช, ื•ื ื•ื˜ืœ ื”ื™ืžื ื” ืžื” ืฉืฆืจื™ืš ืœื•, ื•ืžื—ื–ื™ืจื” ืœืžืงื•ืžื”.

S'il รฉtait parmi les tonneaux, il le soulรจve. Il est enseignรฉ : Rabbi Yossi dit : si le tonneau รฉtait posรฉ dans un entrepรดt, ou si des rรฉcipients de verre รฉtaient posรฉs sous lui, il le soulรจve vers un autre endroit, l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe ; il en prend ce dont il a besoin et le remet ร  sa place.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ืชื” ื”ื—ื‘ื™ืช ืžื•ื ื—ืช ื‘ืื•ืฆืจ ื›ืœื•ืžืจ ื‘ืžืงื•ื ืžื›ื•ื ืก ืฉืื•ืฆืจื™ืŸ ืฉื ื—ื‘ื™ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื•ื“ื•ืื’ ืฉืžื ื™ื˜ืœื” ื•ืชืคื•ืœ ื”ืื‘ืŸ ืขืœ ื”ื—ื‘ื™ืช ืฉืืฆืœื”:
Si le tonneau รฉtait posรฉ dans un entrepรดt : c'est-ร -dire dans un endroit fermรฉ oรน l'on range de nombreux tonneaux, et il craint, en le prenant, que la pierre ne tombe sur le tonneau voisin.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื”ืื‘ืŸ ืฉืขืœ ืคื™ ื”ื—ื‘ื™ืช ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช. ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ืžื’ื‘ื™ื” ื•ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช. ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื›ืจ ื ื•ืขืจ ืืช ื”ื›ืจ ื•ื”ืŸ ื ื•ืคืœื•ืช. ื”ื™ืชื” ืขืœื™ื• ืœืฉืœืฉืช ืžืงื ื—ื” ื‘ืกืžืจื˜ื•ื˜. ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืขื•ืจ ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ื” ืžื™ื ืขื“ ืฉืชื›ืœื”:
Michna. La pierre qui est sur l'ouverture du tonneau : il l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe. S'il รฉtait parmi les tonneaux : il le soulรจve, l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe. Des piรจces qui sont sur le coussin : il secoue le coussin et elles tombent. S'il y avait dessus une salissure, il l'essuie avec un chiffon. S'il รฉtait de cuir, il verse de l'eau dessus jusqu'ร  ce qu'elle disparaisse.
12
ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื”ื›ืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืฉื•ื›ื—, ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— โ€” ื ืขืฉื” ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ.

Des piรจces sur le coussin. Rav Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : on ne l'a enseignรฉ que pour celui qui oublie ; mais pour celui qui pose, (le coussin) devient support (bassis) d'une chose interdite.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืฉื ื• ื“ืžื ืขืจ:
On ne l'a enseignรฉ : qu'il secoue.
ื ืขืฉื” ื”ื›ืจ ื‘ืกื™ืก ืœืžืขื•ืช ื•ืืฃ ื”ื›ืจ ืืกื•ืจ ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ:
Il devient : le coussin, support des piรจces, et le coussin aussi est interdit au dรฉplacement.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืฉื›ื— ื•ื"ืช ืชืจืชื™ ื“ืจื‘ ืœืžื” ืœื™ ื•ื™"ืœ ื—ื“ื ืžื›ืœืœ ื—ื‘ื™ืจืชื” ืื™ืชืžืจ ื•ื”ื ืœื ืชืงืฉื” ืชืจืชื™ ืžืชื ื™' ืœืžื” ืœื™ ื“ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืื‘ืŸ ื•ื“ืื™ ืฉืจื™ ื‘ืฉื›ื— ืฉื ืจืื” ื˜ืคื™ ื›ื›ื™ืกื•ื™ ื”ื—ื‘ื™ืช ืื‘ืœ ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื›ืจ ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื›ื— ื”"ื ื“ืืกื™ืจ:
On ne l'a enseignรฉ que pour celui qui oublie : et si tu demandes : pourquoi deux enseignements de Rav ? On peut rรฉpondre que l'un a รฉtรฉ dit par dรฉduction de l'autre. Et il ne faut pas objecter : pourquoi deux michnayot ? Car j'aurais pu penser : la pierre, certainement c'est permis en cas d'oubli, parce qu'elle ressemble davantage ร  un couvercle du tonneau ; mais les piรจces sur le coussin, mรชme en cas d'oubli, j'aurais pu dire que c'est interdit.
13
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื•, ืื‘ืœ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืžื˜ืœื˜ืœื• ื•ืขื•ื“ืŸ ืขืœื™ื•. ื•ื›ืŸ ืชื ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืžื“ื™ืคืชื™: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื•, ืื‘ืœ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• โ€” ืžื˜ืœื˜ืœื• ื•ืขื•ื“ืŸ ืขืœื™ื•.

Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseignรฉ que pour le besoin de l'objet lui-mรชme ; mais pour le besoin de sa place, il le dรฉplace alors qu'elles sont encore dessus. Et ainsi a enseignรฉ Hiya bar Rav de Difti : on ne l'a enseignรฉ que pour le besoin de l'objet lui-mรชme ; mais pour le besoin de sa place, il le dรฉplace alors qu'elles sont encore dessus.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื ืฉื ื• ื“ืžื ืขืจื” ื•ืื™ื ื• ืžื˜ืœื˜ืœื” ื‘ืขื•ื“ืŸ ืขืœื™ื”:
On ne l'a enseignรฉ : qu'il le secoue, et ne le dรฉplace pas alors qu'elles sont dessus.
ืืœื ืฉืฆืจื™ืš ืœื’ื•ืคื• ืฉืœ ื›ืจ ืœืฉื›ื‘ ืขืœื™ื• ื”ืœื›ืš ื‘ื ื™ืขื•ืจ ืกื’ื™ื ื•ืฉื“ื™ ืœื™ื” ื‘ืืชืจื™ื™ื”ื•:
Que pour le besoin de l'objet lui-mรชme : du coussin, pour s'y coucher ; c'est pourquoi la secousse suffit, et il les jette sur place.
ืื‘ืœ ืฆืจื™ืš ืœืžืงื•ืžื• ืฉืœ ื›ืจ ืžื˜ืœื˜ืœื• ืขื ื”ืžืขื•ืช ืœืžืงื•ื ืื—ืจ:
Mais pour le besoin de sa place : du coussin, il le dรฉplace avec les piรจces vers un autre endroit.
๐Ÿ’ก Explication

Distinction entre letsorekh goufo (besoin de l'objet lui-mรชme) et letsorekh mekomo (besoin de l'endroit qu'il occupe). S'il veut utiliser le coussin, il le secoue lร  oรน il est. S'il veut libรฉrer l'endroit, secouer ne sert ร  rien : les piรจces resteraient au mรชme endroit. Il emporte donc le coussin avec les piรจces.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Coussin avec des piรจces oubliรฉes : que faire ? Besoin du coussin lui-mรชme (pour s'y coucher) on secoue sur place, les piรจces tombent lร  Besoin de sa place (libรฉrer l'endroit) on emporte le coussin avec les piรจces dessus
Besoin du coussin ou besoin de sa place.
14
ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื”ื›ืจ ืžื ืขืจ ื•ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืฉื›ื— ืืจื ืงื™ ื‘ื—ืฆืจ โ€” ืžื ื™ื— ืขืœื™ื” ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื•ืžื˜ืœื˜ืœื”. ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง: ืฉื›ื— ืœื‘ื™ื ื” ื‘ื—ืฆืจ โ€” ืžื ื™ื— ืขืœื™ื” ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง, ื•ืžื˜ืœื˜ืœื”. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจ ืฉื™ืœื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืกื™: ืคืขื ืื—ืช ืฉื›ื—ื• ื“ืกืงื™ื ืžืœืื” ืžืขื•ืช ื‘ืกืจื˜ื™ื, ื•ื‘ืื• ื•ืฉืืœื• ืืช ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื•ืืžืจ ืœื”ืŸ: ื”ื ื™ื—ื• ืขืœื™ื” ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง, ื•ื˜ืœื˜ืœื•ื”.

Des piรจces sur le coussin, il secoue, etc. Rabbi Ochaya a dit : s'il a oubliรฉ une bourse dans la cour, il pose sur elle une miche ou un enfant et la dรฉplace.

Rav Yitshak a dit : s'il a oubliรฉ une brique dans la cour, il pose sur elle une miche ou un enfant et la dรฉplace. Rabbi Yehouda bar Chila a dit au nom de Rabbi Assi : une fois, on avait oubliรฉ un sac (diskaya) plein de piรจces dans une grand-rue ; ils vinrent interroger Rabbi Yo'hanan, et il leur dit : posez sur lui une miche ou un enfant, et dรฉplacez-le.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื“ืกืงื™ื ืžืœืื” ืžืขื•ืช ื’ืจืกื™ื ืŸ:
Diskaya pleine de piรจces : telle est notre version.
ื‘ืกืจื˜ื™ื ืจื”"ืจ:
Dans une grand-rue (bisratya) : le domaine public.
ื”ื ื™ื—ื• ืขืœื™ื” ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื“ืœื™ืฉืชืจื™ ืœื˜ืœื˜ืœื” ืื’ื‘ื™ื™ื”ื• ืชื•ืš ื“' ืืžื•ืช ื•ื˜ืœื˜ืœื•ื” ืคื—ื•ืช ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ืื• ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืฉืœ ื‘ื ื™ ืื“ื ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืžื’:):
Posez sur lui une miche ou un enfant : pour qu'il soit permis de le dรฉplacer par leur moyen dans les quatre coudรฉes ; et dรฉplacez-le par รฉtapes de moins de quatre coudรฉes, ou dans une cloison formรฉe de personnes, comme nous le disons dans Erouvin (43b).
๐Ÿ’ก Explication

Technique de la miche ou de l'enfant (kikar o tinok) : l'objet mouktse devient le support d'un objet permis et peut รชtre dรฉplacรฉ ร  travers lui. Dans le domaine public, Rachi prรฉcise qu'il faut en plus รฉviter l'interdit de transporter quatre coudรฉes.

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ืืžืจ ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื: ื”ืœื›ืชื ื›ื›ืœ ื”ื ื™ ืฉืžืขืชืชื ื‘ืฉื•ื›ื—. ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืฉื›ื— ื ืžื™ [ืœื] โ€” ื•ืœื ืืžืจื• ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ืืœื ืœืžืช ื‘ืœื‘ื“.

Mar Zoutra a dit : la halakha est conforme ร  tous ces enseignements, dans le cas de celui qui oublie. Rav Achi a dit : mรชme s'il a oubliรฉ, [non] ; on n'a parlรฉ de la miche ou de l'enfant que pour le mort seulement.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืฉื•ื›ื— ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— ืžื“ืขืช ืžืขืจื‘ (ื™ื•ื) ืฉื‘ืช ืœื ื”ืชื™ืจื• ืœื• ืœื˜ืœื˜ืœื” ืข"ื™ ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง:
Dans le cas de celui qui oublie : mais pour celui qui l'a posรฉ sciemment la veille du Chabbat, on ne lui a pas permis de le dรฉplacer au moyen d'une miche ou d'un enfant.
ืืœื ืœืžืช ืžืฉื•ื ื›ื‘ื•ื“ ื”ื‘ืจื™ื•ืช ื›ืฉืžื•ื˜ืœ ื‘ื—ืžื”:
Que pour le mort : ร  cause de la dignitรฉ humaine (kevod habriyot), quand il est exposรฉ au soleil.
๐Ÿ’ก Explication

Mar Zoutra admet la technique en cas d'oubli. Rav Achi la rรฉserve au mort exposรฉ au soleil, par รฉgard pour la dignitรฉ humaine (voir le long passage du Roch au segment 3).

16
ืื‘ื™ื™ ืžื ื— ื›ืคื ืื›ื™ืคื™. ืจื‘ื ืžื ื— ืกื›ื™ื ื ืื‘ืจ ื™ื•ื ื” ื•ืžื˜ืœื˜ืœื”. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื›ืžื” ื—ืจื™ืคืŸ ืฉืžืขืชืชื ื“ื“ืจื“ืงื™! ืื™ืžืจ ื“ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉื•ื›ื—, ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื™ ืืžื•ืจ?!

Abaye posait une louche sur des bottes (de produits). Rava posait un couteau sur un jeune pigeon (abattu) et le dรฉplaรงait.

Rav Yossef dit : que l'enseignement des enfants est aiguisรฉ ! Admettons que les Sages l'aient dit pour celui qui oublie ; l'ont-ils dit pour le faire dรจs le dรฉpart ?

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืื‘ื™ื™ ืžื ื— ื›ืคื ืื›ื™ืคื™ ืžื ื™ื— ืชืจื•ื•ื“ ืขืœ ื”ืขื•ืžืจื™ื ืœื˜ืœื˜ืœืŸ ืื’ื‘ ืชืจื•ื•ื“:
Abaye posait une louche sur des bottes : il pose une louche sur les gerbes pour les dรฉplacer par le moyen de la louche.
ืื‘ืจ ื™ื•ื ื” ื—ื™ [ื‘ืœื] ืžืœื™ื—:
Un jeune pigeon : cru, [non] salรฉ.
ื—ืจื™ืคื ืฉืžืขืชืชื ื“ื“ืจื“ืงื™ ืกื‘ื•ืจื™ื ื”ื ืฉื”ื ื—ืจื™ืคื™ื:
Que l'enseignement des enfants est aiguisรฉ : ils pensent รชtre aiguisรฉs.
ืื™ืžืจ ื“ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืืจื ืงื™ ื•ื“ืกืงื™ื ืžื ื™ื— ืขืœื™ื” ื›ื›ืจ ืื• ืชื™ื ื•ืง ื‘ืฉื›ื—ื” ื•ื‘ืžืงื•ื ื”ืชื•ืจืคื” ื•ืžืฉื•ื ื”ืคืกื“ ืžืžื•ืŸ:
Admettons que les Sages l'aient dit : pour la bourse et le sac, qu'on pose dessus une miche ou un enfant, en cas d'oubli, dans un endroit exposรฉ (bimkom hatorfa) et ร  cause de la perte d'argent.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef reproche ร  Abaye et Rava d'utiliser lekhatehila (dรจs le dรฉpart) une technique admise seulement ร  posteriori, en cas d'oubli et de risque de perte.

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ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืื™ ืœืื• ื“ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืื ื, ื›ืคื ืื›ื™ืคื™ ืœืžื” ืœื™? ื”ื ื—ื–ื• ืœืžื™ื–ื’ื ืขืœื™ื™ื”ื•!

Abaye a dit : si je n'รฉtais pas une personne importante, pourquoi aurais-je besoin d'une louche sur les bottes ? Elles sont bien propres ร  s'y adosser !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืื ื ืฉืคื™ืจ ืžื˜ืœื˜ืœื ื ื›ื™ืคื™ ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืœื ืชืจื•ื•ื“:
Abaye a dit : moi, je peux bien dรฉplacer les bottes, mรชme sans louche.
ืื™ ืœืื• ื“ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืื ื ื•ืื ื ืžื—ืžื™ืจ ืขืœ ืขืฆืžื™ ืฉืœื ื™ืœืžื“ื• ืžืžื ื™ ืœื”ืงืœ ื‘ืืกื•ืจื™ืŸ:
Si je n'รฉtais pas une personne importante : et je suis sรฉvรจre envers moi-mรชme, pour qu'on n'apprenne pas de moi ร  รชtre indulgent dans les interdits.
ื›ืคื ืื›ื™ืคื™ ืœืžื” ืœื™ ื‘ืœืื• ื›ืคื ื ืžื™ ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ืœื™ื ื”ื• ื“ื”ื ื—ื–ื• ืœืžื™ื–ื’ื ืขืœื™ื™ื”ื•:
Pourquoi aurais-je besoin d'une louche sur les bottes : mรชme sans louche, il est permis de les dรฉplacer, puisqu'elles sont propres ร  s'y adosser.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye rรฉpond : les bottes ne sont pas mouktse, puisqu'elles servent de siรจge ou d'appui. La louche est une rigueur que s'impose un adam hachouv (personne importante) dont les gens imitent la conduite.

18
ืืžืจ ืจื‘ื: ืื ื, ืื™ ืœืื• ื“ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืื ื โ€” ืกื›ื™ื ื ืื‘ืจ ื™ื•ื ื” ืœืžื” ืœื™? ื”ื ื—ื–ื™ ืœื™ ืœืื•ืžืฆื.

Rava a dit : moi, si je n'รฉtais pas une personne importante, pourquoi aurais-je besoin d'un couteau sur le jeune pigeon ? Il m'est bien propre ร  รชtre mangรฉ cru (oumtsa) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืื•ืžืฆื ืœืื•ื›ืœื• ื—ื™ ื‘ืฉื‘ืช ืฉื™ืฉ ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื“ืขืชืŸ ื™ืคื” ื•ืื•ื›ืœื™ื ื‘ืฉืจ ื—ื™ ื•ืงืจื• ืœื” ืื•ืžืฆื:
Oumtsa : le manger cru le Chabbat, car il y a des gens au tempรฉrament robuste qui mangent de la viande crue, et on l'appelle oumtsa.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื”ืื‘ืŸ ืฉืขืœ ืคื™ ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ื›ื•' ืืžืจ ืจื‘ื ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืฉื•ื›ื— ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— ื ืขืฉื” ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ ืœื•. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื ื“ืงืื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืืžื™ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื”:) ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื‘ื™ื•ืช ื•ื›ื•' ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ื”ื™ืชื” ื—ื‘ื™ืช ืžื•ื ื—ืช ื‘ืื•ืฆืจ ืื• ืฉื”ื™ื• ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืžื•ื ื—ื™ืŸ ืชื—ืชื™ื” ืžื’ื‘ื™ื”ื” ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ืžื˜ื” ืขืœ ืฆื“ื” ื•ื”ื™ื ื ื•ืคืœืช ื•ื ื•ื˜ืœ ืžื” ืฉืฆืจื™ืš ืœื• ื•ืžื—ื–ื™ืจื” ืœืžืงื•ืžื”. ืžืขื•ืช ืฉืขืœ ื”ื›ืจ ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘ ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืฉื•ื›ื— ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ื— ื ืขืฉื” ื‘ืกื™ืก ืœื“ื‘ืจ ื”ืืกื•ืจ ืœื•. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื’ื•ืคื• ืื‘ืœ ืœืฆื•ืจืš ืžืงื•ืžื• ืžื˜ืœื˜ืœื• ื•ืขื•ื“ืŸ ืขืœื™ื•:
Guemara. La pierre sur l'ouverture du tonneau, etc. Rava a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour celui qui oublie ; mais pour celui qui pose, (le tonneau) devient support d'une chose qui lui est interdite. Et la halakha est comme Rava, car Rabbi Yo'hanan et Rabbi Ami se tiennent sur sa position au chapitre Kol hakelim (Chabbat 125b). S'il รฉtait parmi les tonneaux, etc. Il est enseignรฉ : Rabbi Yossi dit : si le tonneau รฉtait posรฉ dans un entrepรดt, ou si des rรฉcipients de verre รฉtaient posรฉs sous lui, il le soulรจve vers un autre endroit, l'incline sur le cรดtรฉ et elle tombe ; il en prend ce dont il a besoin et le remet ร  sa place. Des piรจces sur le coussin : Rav Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : on ne l'a enseignรฉ que pour celui qui oublie ; mais pour celui qui pose, il devient support d'une chose qui lui est interdite. Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseignรฉ que pour le besoin de l'objet lui-mรชme ; mais pour le besoin de sa place, il le dรฉplace alors qu'elles sont encore dessus.
19
ื˜ืขืžื ื“ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื, ื”ื ืœื ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื โ€” ืœื. ืœืžื™ืžืจื ื“ืจื‘ื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”?

La raison est qu'il est propre ร  รชtre mangรฉ cru ; mais s'il n'รฉtait pas propre ร  รชtre mangรฉ cru, non. Faut-il en dรฉduire que Rava pense comme Rabbi Yehouda ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ืœื ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื ืœื ื•ืืข"ื’ ื“ื—ื–ื• ืœืฉื•ื ืจื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืžื•ื›ืŸ ืœืื“ื ืœื ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื:
Mais s'il n'รฉtait pas propre ร  รชtre mangรฉ cru, non : bien qu'il soit propre pour le chat, car nous disons : ce qui est prรชt pour l'homme n'est pas prรชt pour les chiens.
ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื•:):
Comme Rabbi Yehouda : dans le traitรฉ Beitsa (6b).
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rabbi Yehouda, un aliment destinรฉ ร  l'homme n'est pas considรฉrรฉ comme moukhan (prรชt ร  l'usage) pour les animaux : s'il devient impropre ร  l'homme, il est mouktse. La Guemara se demande si Rava adopte cette position.

20
ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื ืœืฉืžืขื™ื”: ื˜ื•ื•ื™ ืœื™ ื‘ืจ ืื•ื•ื–ื, ื•ืฉื“ื™ ืžื™ืขื™ื” ืœืฉื•ื ืจื.

Or Rava a dit ร  son serviteur : rรดtis-moi un caneton et jette ses entrailles au chat !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื˜ื•ื•ื™ ืœื™ ื‘ืจ ืื•ื•ื–ื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘:
Rรดtis-moi un caneton : le jour de fรชte.
ื•ืฉื“ื™ ืžื™ืขื™ื” ืœืฉื•ื ืจื ืืœืžื ืžื˜ืœื˜ืœ ืœื”ื• ืžืฉื•ื ืฉื•ื ืจื ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืื™ื“ื ื ืœื ื—ื–ื™ ืœืื“ื ื“ืœืื• ืื•ืจื— ืืจืขื ืœืžื™ื›ืœื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืžื™ื”ื• ืžืืชืžื•ืœ ืœืื“ื ื”ื•ื• ืงื™ื™ืžื™:
Et jette ses entrailles au chat : il apparaรฎt donc qu'il les dรฉplace pour le chat, bien que maintenant elles ne soient pas propres ร  l'homme, car il n'est pas d'usage de les manger le jour de fรชte ; mais depuis la veille, elles รฉtaient destinรฉes ร  l'homme.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : Rava dรฉplace des entrailles, destinรฉes la veille ร  l'homme, pour les donner au chat. Il ne suit donc pas Rabbi Yehouda. La rรฉponse vient au daf suivant (143a).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).