Shabbat 144b โ€” Presser des grenades, le mohal et le liquide qui va vers un aliment

Shabbat 144b

Sougya : La Guemara achรจve la preuve que les Rabbanan admettent la distinction de Rabbi Yehouda pour les fruits ordinaires : une baraita permet de presser pruneaux, coings et azeroles, mais pas les grenades, que la maison de Menachya bar Menahem pressait en semaine. Rav Nahman tranche comme cette maison ; Rava objecte qu'un seul homme ne fait pas la norme.

La justification vient de Rav Hisda (le jus de bettes dans un mikve) : celui qui donne de l'importance ร  un jus en fait un liquide. Rav Pappa propose une autre raison pour les bettes, ce qui amรจne la discussion sur le mohal des olives (Rabbi Yaakov et Rabbi Chimon).

Enfin Chmouel permet de presser une grappe dans une marmite de nourriture (un liquide qui va vers un aliment est un aliment), Rav Hisda en dรฉduit la traite d'une chรจvre, et Rami bar Hama puis Ravina soulรจvent des objections tirรฉes des lois de puretรฉ.

Pourquoi les grenades sont-elles interdites ? Fil de la sougya Baraita : on presse pruneaux, coings, azeroles - pas les grenades, car la maison de Menachya bar Menahem pressait des grenades Rav Nahman : la halakha est comme la maison de Menachya Rava : Menachya n'est pas un tana, et un seul homme ne fait pas la majoritรฉ du monde ! Tentative : kilayim - les รฉpines de Rabbi Eliezer en Arabie, on garde les รฉpines pour les chameaux -> elles comptent partout Rejet : l'Arabie est un pays ; un individu -> son avis est annulรฉ Raison retenue : Rav Hisda jus de bettes dans un mikve -> invalidรฉ par changement de couleur : celui qui leur donne de l'importance (ahshevinhou) en fait un liquide Rav Pappa tout ce qui ne peut former un mikve l'invalide par changement de couleur, mรชme sans statut de liquide -> la preuve de Rav Hisda tombe
Dรฉroulement de la sougya : de la maison de Menachya ร  la raison de Rav Hisda.
Presser des fruits le Chabbat : trois catรฉgories Catรฉgorie Presser lekhatehila Jus sorti de lui-mรชme Olives, raisins Interdit (tous) Interdit (tous), mรชme destinรฉs ร  manger Mรปres, grenades Interdit (tous) cf. maison de Menachya Interdit si destinรฉs au jus (Rabbi Yehouda) Autres fruits pruneaux, coings, azeroles Permis (tous) pour adoucir le fruit Permis Synthรจse du Roch (Piskei HaRosh) sur 144b ; la halakha de Rav Nahman porte sur le pressage lekhatehila.
Les trois catรฉgories de fruits pour le pressage le Chabbat, selon la synthรจse du Rosh.
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ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ื•ื‘ืคืจื™ืฉื™ืŸ ื•ื‘ืขื•ื–ืจื“ื™ืŸ, ืื‘ืœ ืœื ื‘ืจืžื•ื ื™ื, ื•ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืžื ื—ื ื”ื™ื• ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืจืžื•ื ื™ื.

(On presse) les pruneaux (paguin), les coings (perichin) et les azeroles (ouzradin), mais pas les grenades. Et ceux de la maison de Menachya bar Menahem pressaient les grenades.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ืคืจื•ื "ืฉ ื‘ืœืข"ื– ื•ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื™ืžื™ื”ืŸ ืœืฉืชื•ืช:
Les pruneaux (paguin) : 'pruns' en langue รฉtrangรจre ; (on les presse) pour en extraire le jus ร  boire.
ื•ืคืจืฉื™ืŸ ืงื•ื™ื™ื“ื•ื "ืฅ:
Et les coings (perichin) : 'codoinz' (coings).
ื•ื‘ืขื•ื–ืจื“ื™ืŸ ืงื•ืจืž"ืฉ ื“ืœืื• ืื•ืจื—ื™ื™ื”ื• ื‘ื”ื›ื™ ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืžืฉื•ื ื“ืฉ:
Et les azeroles (ouzradin) : 'corms' (cormes) ; leur usage n'est pas (d'รชtre pressรฉs) ainsi, et il n'y a pas ici (d'interdit) de dach (battage).
ืื‘ืœ ืœื ื‘ืจืžื•ื ื™ื ื“ืื•ืจื—ื™ื™ื”ื• ื‘ื”ื›ื™:
Mais pas les grenades : car tel est leur usage.
ื•ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื”ื™ื• ืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœืกื—ื•ื˜ ืจืžื•ื ื™ื ื‘ื—ื•ืœ ืืœืžื ืื™ื›ื ื“ืกื—ื™ื˜ ืœื”ื• ื”ืœื›ืš ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ:
Et ceux de la maison de Menachya : ils avaient l'habitude de presser des grenades en semaine ; on voit donc qu'il existe des gens qui les pressent, c'est pourquoi le Chabbat c'est interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la baraita commencรฉe au daf prรฉcรฉdent : 'On presse...'. Elle distingue deux groupes. Les pruneaux, coings et azeroles ne sont pas des fruits qu'on presse habituellement pour leur jus ; les presser ne relรจve donc pas de la melakha de dach (battage, dont l'extraction d'un liquide est un dรฉrivรฉ). Les grenades sont au contraire des fruits qu'on presse : la preuve en est que la famille de Menachya bar Menahem les pressait en semaine.

2
ื•ืžืžืื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื, ื“ื™ืœืžื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื?! ื•ืชื”ื•ื™ ื ืžื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ืื™ืžืจ ื“ืฉืžืขืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื™ืฆืื• ืžืขืฆืžืŸ, ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื™ ืฉืžืขืช ืœื™ื”?! ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ: ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื ื™ื ื”ื• โ€” ืืคื™ืœื• ืœื›ืชื—ื™ืœื”. ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ืจื‘ื ืŸ, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื ื™ื ื”ื• โ€” ืืคื™ืœื• ืœื›ืชื—ื™ืœื”, ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื. ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Et d'oรน (sait-on) que c'est (l'avis des) Rabbanan ? Peut-รชtre est-ce Rabbi Yehouda ! - Et que ce soit aussi Rabbi Yehouda : admettons que tu l'aies entendu de Rabbi Yehouda pour (le jus) sorti de lui-mรชme ; presser lekhatehila (d'emblรฉe), l'as-tu entendu de lui ?

Que dois-tu donc dire ? Puisque ce ne sont pas des fruits ร  presser (benei sehita), (c'est permis) mรชme lekhatehila.

Mรชme si tu dis (que c'est) les Rabbanan : puisque ce ne sont pas des fruits ร  presser, mรชme lekhatehila. Dรฉduis-en que c'est (aussi l'avis des) Rabbanan.

Dรฉduis-en.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื›ื•' ื•ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืจื™ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ืžื”ืฉืชื ืืคื™' ืชื™ืžื ืจื‘ื ืŸ ื•ืฉืจื• ืœื™ื” ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื:
Que dois-tu donc dire : selon Rabbi Yehouda, puisque ce ne sont pas des fruits ร  presser, etc. Et de mรชme que selon Rabbi Yehouda c'est permis lekhatehila pour cette raison, dรฉsormais, mรชme si tu dis (que c'est) les Rabbanan, ils le permettent pour cette mรชme raison.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherchait une preuve que les Rabbanan admettent Rabbi Yehouda pour les fruits ordinaires. Objection : la baraita pourrait reflรฉter le seul Rabbi Yehouda. Rรฉponse : Rabbi Yehouda n'a parlรฉ que du jus sorti de lui-mรชme ; s'il permet de presser lekhatehila, c'est parce que ces fruits ne sont pas benei sehita (faits pour รชtre pressรฉs). Cette raison vaut pour tout le monde : les Rabbanan aussi doivent l'admettre. La baraita prouve donc bien leur accord.

3
ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืžื ื—ื ื”ื™ื• ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืจืžื•ื ื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื”ืœื›ื” ื›ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืžื ื—ื.

Ceux de la maison de Menachya bar Menahem pressaient les grenades. Rav Nahman a dit : la halakha est comme ceux de la maison de Menachya bar Menahem.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืžื•ื“ื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื—ื›ืžื™ื ื‘ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื. ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืฉืืจ ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื•ืช. ื"ืœ ืจ' ื™ืจืžื™ื” ืœืจื‘ื™ ืื‘ื ืื ื›ืŸ ื‘ืžืื™ ืคืœื™ื’ื™. ืœื›ื™ ืชืฉื›ื—. ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ืžืกืชื‘ืจื ื‘ืชื•ืชื™ื ื•ืจืžื•ื ื™ื ืคืœื™ื’ื™. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืฉืืจ ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื•ืช. ืชื ื™ื ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ื•ื‘ืคืจื™ืฉื™ืŸ ื•ื‘ืขื•ื–ืจื“ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœื ื‘ืจืžื•ื ื™ื. ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืžื ื—ื ื”ื™ื• ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืจืžื•ื ื™ื ืคื™' ื”ื™ื• ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ื—ื•ืœ ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ืžื”ื ื™ื™ืŸ ื ืžืฆืื• ื”ืจืžื•ื ื™ื ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื•ืœื›ืš ืืกื•ืจ ืœืกื•ื—ื˜ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื. ื ืžืฆื ืขื›ืฉื™ื• ื”ื›ืœืœ ื”ืจืื•ื™ ืžื›ืœ ืืœื• ื”ื“ื‘ืจื™ื ืฉื–ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ืื™ืŸ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืื•ืชื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืื ื™ืฆืื• ืžืขืฆืžืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœืžืฉืงื™ืŸ ืœื“"ื”. ื•ืชื•ืชื™ื ื•ืจืžื•ื ื™ื ืืกื•ืจ ืœืกื•ื—ื˜ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืœื“"ื” ื•ืื ื™ืฆืื• ืžืขืฆืžืŸ ื”ื™ื•ืฆื ืžื”ืŸ ืืกื•ืจ ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ืฉืืจ ืคื™ืจื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืคื’ืขื™ืŸ ืคืจื™ืฉื™ืŸ ื•ืขื•ื–ืจื“ื™ืŸ ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืื•ืชื ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืœื“"ื”. ื•ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืกืœื™ืง ืื“ืขืชื ื“ืจืžื•ื ื™ื ื‘ื”ื“ื™ ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื”ื•ื• ื“ื”ื ื"ืจ ื ื—ืžืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื ื•ืœื™ืชื ื”ื”ื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืกื—ื™ื˜ื” ืœื›ืชื—ืœื” ืืชืžืจ ื“ืื™ืŸ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ืื ื™ืฆืื• ืžืขืฆืžืŸ ื•ื”ืŸ ืœืื•ื›ืœื™ื ืžื•ืชืจื™ื. ื•ื”"ื  ืžืกืชื‘ืจื ื“ืงืชื ื™ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ื•ืขื•ื–ืจื“ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœื ื‘ืจืžื•ื ื™ื ืืœืžื ืืกื—ื™ื˜ื” ืงืื™. ื•ืขื•ื“ ืžื“ื™ื”ื™ื‘ ื˜ืขืžื ื›ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืชืจื“ื™ืŸ ืฉืกื—ื˜ืŸ ื•ื ืชื ืŸ ืœืชื•ืš ื”ืžืงื•ื” ืคื•ืกืœื™ืŸ ืืช ื”ืžืงื•ื” ื‘ืฉื ื•ื™ ืžืจืื” ื•ืืžืื™ ื•ื”ื ืœืื• ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื ื™ื ื”ื• ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื• ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื” ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื• ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื”. ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื“ืืกื—ื™ื˜ื” ืงืื™ ื“ืœื ืžืฆื™ืช ืœืžื™ืžืจ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื• ืืœื ื›ืฉืกื—ื˜ืŸ:
Guemara : Rabba a dit au nom de Rav Yehouda au nom de Chmouel : Rabbi Yehouda reconnaรฎt (la position) des Sages pour les olives et les raisins, et les Sages reconnaissent (la position) de Rabbi Yehouda pour les autres espรจces de fruits. Rabbi Yirmeya dit ร  Rabbi Abba : s'il en est ainsi, sur quoi divergent-ils ? (Il lui rรฉpondit :) Quand tu le trouveras (je te le dirai). Rav Nahman bar Yitshak dit : il est logique qu'ils divergent sur les mรปres et les grenades. Rabbi Yo'hanan a dit : la halakha est comme Rabbi Yehouda pour les autres espรจces de fruits. Il est enseignรฉ : on presse les pruneaux, les coings et les azeroles, mais pas les grenades. Ceux de la maison de Menachya bar Menahem pressaient les grenades. Explication : ils les pressaient en semaine et en faisaient du vin ; il se trouve que les grenades sont des fruits ร  presser, c'est pourquoi il est interdit de les presser le Chabbat. Rav Nahman a dit : la halakha est comme ceux de la maison de Menachya ben Menahem. Voici la rรจgle qui se dรฉgage de tout cela : les olives et les raisins, on ne les presse pas le Chabbat, et si (le jus) en est sorti de lui-mรชme, il est interdit, qu'ils soient destinรฉs ร  la consommation ou au jus, selon tous les avis. Les mรปres et les grenades, il est interdit de les presser le Chabbat selon tous les avis, et si (le jus) en est sorti de lui-mรชme, ce qui en sort est interdit, comme Rabbi Yehouda. Les autres fruits, comme les pruneaux, les coings, les azeroles et semblables, on les presse mรชme lekhatehila le Chabbat selon tous les avis. Quelqu'un a pensรฉ que les grenades sont au mรชme rang que les olives et les raisins, puisque Rav Nahman a dit : la halakha est comme ceux de la maison de Menachya ben Menahem. Il n'en est rien : cela a รฉtรฉ dit au sujet du pressage lekhatehila, qu'on ne les presse pas le Chabbat ; mais si (le jus) est sorti de lui-mรชme et qu'elles รฉtaient destinรฉes ร  la consommation, il est permis. C'est aussi ce qui est logique, puisqu'il est enseignรฉ : on presse les pruneaux et les azeroles mais pas les grenades ; on voit donc (que la baraita) porte sur le pressage. De plus, on en donne la raison selon Rav Hisda, car Rav Hisda a dit : des bettes que l'on a pressรฉes et que l'on a mises dans un mikve invalident le mikve par changement d'aspect ; or ce ne sont pas des fruits ร  presser ! Que peux-tu donc dire ? Puisqu'il leur a donnรฉ de l'importance, c'est un liquide ; ici aussi, puisqu'il leur a donnรฉ de l'importance, c'est un liquide. Nous en dรฉduisons qu'il s'agit du pressage, car on ne peut dire 'il leur a donnรฉ de l'importance' que lorsqu'il les a pressรฉes.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman fixe la halakha selon la pratique de la maison de Menachya : les grenades comptent comme des fruits ร  presser, on ne les presse donc pas le Chabbat. Le Roch en tire une rรจgle en trois catรฉgories (voir le schรฉma en haut de page) et prรฉcise que cette halakha concerne le pressage lekhatehila ; le jus de grenades destinรฉes ร  la consommation, sorti de lui-mรชme, reste permis.

4
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื ืชื ื ื”ื•ื?! ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื”ืœื›ื” ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื ื“ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืฉืœ ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื, ื•ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจ ื›ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื•? ืžื ืฉื™ื ื‘ืŸ ืžื ื—ื ื”ื•ื™ ืจื•ื‘ื ื“ืขืœืžื?

Rava dit ร  Rav Nahman : Menachya ben Menahem est-il un tana ? Et si tu dis : la halakha est comme ce tana, qui pense comme la maison de Menachya ben Menahem ; parce qu'il pense comme Menachya ben Menahem, la halakha serait comme lui ?

Menachya ben Menahem constitue-t-il la majoritรฉ du monde ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื ืฉื™ื ืชื ื ื”ื•ื ื‘ืชืžื™ื” ื•ื›ื™ ืื™ื”ื• ืคืœื™ื’ ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ ื“ืชื™ืžื ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื”ื ืœื ื”ื•ื–ื›ืจ ืืœื ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืชื ื ืœืจืื™ื” ื“ื”ืื™ ืชื ื ื”ื•ื ืกื‘ืจ ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Menachya est-il un tana : (question) รฉtonnรฉe. Diverge-t-il donc (en disant) que le Chabbat c'est interdit, pour que tu dises que la halakha est comme lui ? Il n'a รฉtรฉ mentionnรฉ que dans les paroles du tana, comme preuve que ce tana pense comme lui.
ื•ื›"ืช ื”ื ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื”"ืง ื”ืœื›ื” ื›ื”ืื™ ืชื ื ื“ืืกืจ ื‘ืจื™ืžื•ื ื™ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืงืื™ ืžื ืฉื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืจื™ืžื•ื ื™ื ื‘ื—ื•ืœ ืืœืžื ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื ื™ื ื”ื•:
Et si tu dis : ce qu'il a dit, 'la halakha est comme la maison de Menachya', signifie ceci : la halakha est comme ce tana qui interdit pour les grenades, puisque Menachya se tient avec lui, lui qui pressait des grenades en semaine ; on voit donc que ce sont des fruits ร  presser.
ื”ื•ื™ ืจื•ื‘ื ื“ืขืœืžื ื“ืžืฉื•ื ืื™ื”ื• ืœื—ื•ื“ื™ื” ื ืฉื•ื•ื™ ื“ืจืš ืจืžื•ื ื™ื ืœืกื—ื™ื˜ื”:
Constitue-t-il la majoritรฉ du monde : pour qu'ร  cause de lui seul nous fassions des grenades des fruits dont l'usage est d'รชtre pressรฉs ?
๐Ÿ’ก Explication

Rava conteste la formulation de Rav Nahman. Menachya n'est pas un tana dont on pourrait suivre l'avis ; c'est un homme dont la baraita cite l'usage. Et si Rav Nahman veut dire 'la halakha suit le tana qui s'appuie sur cet usage', l'usage d'une seule famille ne suffit pas ร  dรฉfinir ce qui est habituel : la norme se fixe selon la majoritรฉ des gens.

5
ืื™ืŸ, ื“ืชื ืŸ: ื”ืžืงื™ื™ื ืงื•ืฆื™ื ื‘ื›ืจื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืงื“ืฉ, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ื ื• ืžืงื“ืฉ ืืœื ื“ื‘ืจ ืฉื›ืžื•ื”ื• ืžืงื™ื™ืžื™ืŸ. ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ โ€” ืฉื›ืŸ ื‘ืขืจื‘ื™ื ืžืงื™ื™ืžื™ืŸ ืงื•ืฆื™ ืฉื“ื•ืช ืœื’ืžืœื™ื”ื.

Oui ! Car nous avons appris (dans une Michna) : celui qui garde des รฉpines dans une vigne, Rabbi Eliezer dit : il rend (la vigne) interdite (kidech) ; et les Sages disent : seul rend interdit ce qu'on a l'habitude de garder (cultiver).

Et Rabbi Hanina a dit : quelle est la raison de Rabbi Eliezer ? Car en Arabie on garde les รฉpines des champs pour les chameaux.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืงื•ืฆื™ื ืงืจื“ื•ื "ืฉ:
Des รฉpines : 'cardons'.
ืžืงื“ืฉ ืืช ื”ืชื‘ื•ืื” ืžืฉื•ื ื›ืœืื™ื ื“ื–ืจื™ืขื” ื”ื•ื:
Il rend interdit : la rรฉcolte, ร  cause de (l'interdit de) kilayim, car c'est une semence.
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื›ื•' ืืœืžื ืžืฉื•ื ื—ื“ ืžืงื•ื ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื• ืžืฉื•ื™ื ืŸ ืœื”ื• ื“ื‘ืจ ื—ืฉื•ื‘:
Et Rabbi Hanina a dit, etc. : on voit donc que, parce qu'en un seul endroit on leur a donnรฉ de l'importance, nous en faisons une chose importante.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rav Nahman : on tient compte d'un usage mรชme minoritaire. Il le prouve par les kilayim de la vigne : une plante semรฉe dans une vigne rend interdits (kidech) le raisin et la plante. Pour Rabbi Eliezer, mรชme des รฉpines ont cet effet, car en Arabie on les cultive pour nourrir les chameaux : ce qui est important dans un lieu est traitรฉ comme important partout.

6
ืžื™ื“ื™ ืื™ืจื™ื? ื“ืขืจื‘ื™ื ืืชืจื, ื”ื›ื โ€” ื‘ื˜ืœื” ื“ืขืชื• ืืฆืœ ื›ืœ ืื“ื!

Est-ce comparable ? L'Arabie est un lieu (entier) ; ici, son avis est annulรฉ face ร  (celui de) tout le monde !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืชืจื ื”ื•ื ื•ื—ืฉื™ื‘ื•ืช ื“ืจื‘ื™ื ื”ื•ื™ ื—ืฉื™ื‘ื•ืชื:
Un lieu : c'en est un, et l'importance (accordรฉe) par le grand nombre est une importance (rรฉelle).
ื”ื›ื ื—ื“ ื’ื‘ืจื ืœื—ื•ื“ื™ื” ื”ื•ื ื ื™ืžื ื‘ื˜ืœื” ื“ืขืชื•:
Ici : c'est un seul homme ; disons que son avis est annulรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื™ ื“ืžื™ ืขืจื‘ื™ื ืืชืจื ื”ื•ื ื”ื•"ืž ืœืžื™ืคืจืš ื”ื ื™ื—ื ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœืจื‘ื ืŸ ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืืœื ืคืจื™ืš ื“ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœื ื ื™ื—ื ื•ืžื” ืฉืงืฉื” ืžืื ืฉื™ ื”ื•ืฆืœ ื“ืคืจืง ื”ืžืฆื ื™ืข (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื‘:) ืคื™ืจืฉืชื™ ืฉื (ื“"ื” ื•ืืช"ืœ):
Est-ce comparable ? L'Arabie est un lieu : (la Guemara) aurait pu objecter : cela convient ร  Rabbi Eliezer, mais selon les Rabbanan, que dire ? Elle objecte plutรดt que mรชme selon Rabbi Eliezer ce n'est pas satisfaisant. Quant ร  la difficultรฉ tirรฉe des gens de Houtsal, au chapitre Hamatsnia (plus haut, Chabbat 92b), je l'ai expliquรฉe lร -bas (s.v. ve-im tomar).
๐Ÿ’ก Explication

La preuve est rejetรฉe. Un usage partagรฉ par tout un pays a du poids ; celui d'une seule famille est batel (annulรฉ) face ร  la pratique gรฉnรฉrale : batla daato etsel kol adam. Tossefot note que la Guemara aurait pu objecter plus simplement que les Sages rejettent de toute faรงon l'avis de Rabbi Eliezer ; elle montre ici que mรชme Rabbi Eliezer ne soutient pas Rav Nahman.

7
ืืœื ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื, ื›ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืชืจื“ื™ืŸ ืฉืกื—ื˜ืŸ ื•ื ืชื ืŸ ื‘ืžืงื•ื” โ€” ืคื•ืกืœื™ืŸ ืืช ื”ืžืงื•ื” ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื”. ื•ื”ื ืœืื• ื‘ื ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื ื™ื ื”ื•? ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ โ€” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื•, ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื”, ื”ื›ื ื ืžื™: ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื•, ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื”.

La raison est plutรดt celle de Rav Hisda. Car Rav Hisda a dit : des bettes que l'on a pressรฉes et que l'on a mises dans un mikve invalident le mikve par changement d'aspect.

Or ce ne sont pas des (lรฉgumes) ร  presser ! Que peux-tu donc dire ?

Puisqu'il leur a donnรฉ de l'importance (ahshevinhou), c'est un liquide. Ici aussi : puisqu'il leur a donnรฉ de l'importance, c'est un liquide.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืœื ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ืื™ืŸ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ:
La raison est plutรดt : de Rav Nahman, qui a dit que la halakha est qu'on ne presse pas.
ื›ืจื‘ ื—ืกื“ื ืืข"ื’ ื“ืœืขืœืžื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื™ื‘ ืื™ื”ื• ื”ื•ื™ ืœื“ื™ื“ื™ื” ืžืฉืงื” ื•ื”ื›ื™ ืžืคืจืฉ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืœืขื™ืœ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ื•ื‘ืคืจื™ืฉื™ืŸ ืœืžืชืง ื”ืคืจื™ ื•ืœื ืœืฆื•ืจืš ื”ืžืฉืงื” ืื‘ืœ ืœื ื‘ืจื™ืžื•ื ื™ื ื•ืืคื™ืœื• ืœืžืชืงืŸ ื“ืฉืœ ื‘ื™ืช ืžื ืฉื™ื ื”ื™ื• ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ื—ื•ืœ ืœืฆื•ืจืš ืžืฉืงื” ื”ืœื›ืš ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ ืืคื™' ืœืžืชืง ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื›ื ื—ื“ ื“ืขื‘ื™ื“ ืœืฉื ืžืฉืงื” ื•ืœื ืžืฉื•ื ื“ืžื ืฉื™ื ืจื•ื‘ื ื“ืขืœืžื ืืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืื™ ืฉืจื™ืช ืœื™ื” ืœืžืชืง ืืชื™ ืœืžืขื‘ื“ ืœืฉื•ื ืžืฉืงื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื”ื• ืžื—ืฉื‘ ืœื™ื” ื”ื•ื™ ืžืฉืงื” ื•ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืื‘ืœ ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ืื™ืŸ ืื“ื ืขื•ืฉื” ืื•ืชื• ืœืžืฉืงื”:
Comme Rav Hisda : bien que pour tout le monde ce ne soit pas important, puisque lui y a attachรฉ de l'importance, c'est pour lui un liquide. C'est ainsi que Rav Nahman explique la baraita prรฉcรฉdente : on presse les pruneaux et les coings pour adoucir le fruit, et non pour avoir le liquide ; mais pas les grenades, mรชme pour les adoucir, car ceux de la maison de Menachya les pressaient en semaine pour le liquide. C'est pourquoi le Chabbat c'est interdit mรชme pour adoucir, puisqu'il existe quelqu'un qui le fait pour le liquide. (La raison n'est) pas que Menachya soit la majoritรฉ du monde ; mais nous craignons que si tu lui permets (de presser) pour adoucir, il en vienne ร  le faire pour le liquide, et puisque lui y attache de l'importance, c'est un liquide et il est passible. Mais pour les pruneaux, il n'y a pas ร  craindre, car personne n'en fait une boisson.
ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื” ืœื ื‘ืฉืœืฉืช ืœื•ื’ื™ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื–ื›ืจื• ืฉืœืฉ ืœื•ื’ื™ืŸ ืืœื ื‘ืžื™ื ืฉืื•ื‘ื™ืŸ ืื‘ืœ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืœื ืคืกืœื™ ืื"ื› ื ืฉืชื ื” ืžืจืื” ื”ืžืงื•ื” ืขืœ ื™ื“ื™ื”ืŸ:
Par changement d'aspect : et non par trois log, car les trois log n'ont รฉtรฉ mentionnรฉs que pour l'eau puisรฉe ; les autres liquides n'invalident (le mikve) que si l'aspect du mikve a changรฉ ร  cause d'eux.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”"ื  ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื” ื”ื•ื•ื” ืœื”ื• ืžืฉืงื” ืชื—ื™ืœื” ืก"ื“ ื“ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื‘ืคื’ืขื™ืŸ ื›ื•' ื”ื™ื™ื ื• ืกื—ื™ื˜ื” ืžืžืฉ ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืืกื•ืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื—ืฉื‘ื™ื” ื”ื•ื” ืœื”ื• ืžืฉืงื” ืืœื ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืœื™ืฆื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื– ืœืžืชืง ื”ืคืจื™ ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก:
Ici aussi, puisqu'il leur a donnรฉ de l'importance, c'est un liquide : au dรฉbut on pensait que 'on presse les pruneaux, etc.' dรฉsigne un pressage vรฉritable. Mais maintenant on ne peut le dire, car il est รฉvident que c'est interdit, puisque, dรจs lors qu'il leur a donnรฉ de l'importance, c'est un liquide. Le 'on presse' dont parle (la baraita) dรฉsigne donc (ce qu'on appelle) 'blecier' en langue รฉtrangรจre, pour adoucir le fruit, comme l'a expliquรฉ le Kountres (Rachi).
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle justification de Rav Nahman, fondรฉe sur Rav Hisda. Un mikve est invalide si un liquide autre que l'eau en change la couleur (chinouy mareh). Le jus de bettes l'invalide, bien que les bettes ne soient pas faites pour รชtre pressรฉes : celui qui les presse leur donne de l'importance (ahshevinhou) et ce jus devient pour lui un machkรฉ (liquide).

Rachi en dรฉduit la lecture de la baraita : 'on presse les pruneaux' signifie les presser pour adoucir le fruit. Les grenades sont interdites mรชme dans ce but, par crainte qu'on en vienne ร  les presser pour leur jus, ce que certains font. Tossefot confirme cette lecture.

8
ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ: ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื• ืžืงื•ื” ืœื›ืชื—ื™ืœื”, ื•ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื• ืžืงื•ื” ืœื›ืชื—ื™ืœื” โ€” ืคื•ืกืœ ืืช ื”ืžืงื•ื” ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื”.

Rav Pappa a dit : parce que c'est une chose dont on ne fait pas un mikve lekhatehila ; et toute chose dont on ne fait pas un mikve lekhatehila invalide le mikve par changement d'aspect.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ ื˜ืขืžื ื“ืชืจื“ื™ืŸ ืœืื• ืžืฉื•ื ื—ืฉื™ื‘ื•ืชื ื“ืื—ืฉื‘ื™ื ื”ื• ื”ื•ื ื•ืœืขื•ืœื ืœืื• ืžืฉืงื” ื ื™ื ื”ื• ื•ื”ื ื“ืžืคืกื™ืœ ืžืฉื•ื ื“ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื• ืžืงื•ื” ืฉืื™ื ื• ืžื™ื ืื• ืฉืœื’ ืื• ื‘ืจื“ ืคื•ืกืœ ืืช ื”ืžืงื•ื” ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื”:
Rav Pappa a dit : la raison des bettes n'est pas l'importance qu'on leur a donnรฉe ; en rรฉalitรฉ ce ne sont pas des liquides. Si elles invalident, c'est parce que toute chose dont on ne fait pas un mikve, qui n'est pas de l'eau, de la neige ou de la grรชle, invalide le mikve par changement d'aspect.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa explique autrement la loi de Rav Hisda : le jus de bettes invalide le mikve parce qu'on ne peut pas constituer un mikve avec lui (seules l'eau, la neige et la grรชle le peuvent). Tout ce qui n'est pas apte ร  former un mikve l'invalide par changement de couleur, mรชme sans statut de liquide. Selon lui, la loi des bettes ne prouve donc rien pour les grenades.

9
ืชื ืŸ ื”ืชื: ื ืคืœ ืœืชื•ื›ื• ื™ื™ืŸ ืื• ื—ื•ืžืฅ ื•ืžื•ื—ืœ, ื•ืฉื™ื ื” ืžืจืื™ื• โ€” ืคืกื•ืœ. ืžืืŸ ืชื ื ื“ืžื•ื—ืœ ืžืฉืงื” ื”ื•ื? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ืื•ืžืจ: ืžื•ื—ืœ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืžืฉืงื”. ื•ืžื” ื˜ืขื ืืžืจื• ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ื‘ืชื—ืœื” ื˜ื”ื•ืจ โ€” ืœืคื™ ืฉืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ื‘ืงื™ื•ืžื•.

Nous avons appris lร -bas : si du vin, du vinaigre ou du mohal y est tombรฉ (dans le mikve) et en a changรฉ l'aspect, il est invalide. Qui est le tana (selon qui) le mohal est un liquide ?

Abaye dit : c'est Rabbi Yaakov. Car il est enseignรฉ : Rabbi Yaakov dit : le mohal est comme un liquide.

Et pourquoi a-t-on dit que le mohal qui sort au dรฉbut est pur ? Parce qu'il ne souhaite pas son existence.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื ืคืœ ืœืชื•ื›ื• ืฉืœ ืžืงื•ื” ื™ื™ืŸ ืื• ื—ื•ืžืฅ ืื• ืžื•ื—ืœ ื•ื”ื•ื ื›ืžื™ืŸ ืžื™ื ื•ื–ื‘ ืžืŸ ื”ื–ื™ืชื™ื ื•ื’' ืžื™ื ื™ื ื™ืฉ ื‘ื• ื›ืฉื˜ื•ืขื ืŸ ืžืชื—ื™ืœื” ื‘ืžืขื˜ืŸ ืœื”ืชื—ืžื ื•ืœื”ืชื‘ืฉืœ ืžืื™ืœื™ื”ืŸ ืžื•ื—ืœ ื–ื‘ ืžื”ืŸ ื•ื”ื•ื ืฆืœื•ืœ ื›ืžื™ื ื•ืœืื—ืจ ืฉืขืžื“ื• ื™ืžื™ื ื•ื“ื—ืงื• ื–ื” ืืช ื–ื” ื—ื•ื–ืจ ืžื•ื—ืœ ืœื–ื•ื‘ ืžื”ืŸ ื•ื”ื•ื ืงืจื•ื‘ ืœื”ื™ื•ืช ื›ืฉืžืŸ ื•ืœืื—ืจ ืฉืขืฆืจืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืฉืžื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ื•ืžืฉืชื”ื” ื”ืชืคื•ื— ืฉืœ ื’ืคืช ื‘ืขืงืœื™ื ืฉื”ื•ื ืื’ื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ื—ื•ื–ืจ ืžื•ื—ืœ ื•ื–ื‘ ืžื”ืŸ:
S'il y est tombรฉ : dans le mikve, du vin, du vinaigre ou du mohal. C'est une sorte d'eau qui coule des olives, et il y en a trois sortes. Quand on les entasse au dรฉbut dans le ma'atan (le tas) pour qu'elles s'รฉchauffent et mรปrissent d'elles-mรชmes, le mohal en coule, et il est limpide comme de l'eau. Aprรจs qu'elles sont restรฉes quelques jours et se sont pressรฉes les unes les autres, le mohal coule de nouveau, et il est proche de l'huile. Et aprรจs qu'on les a pressรฉes pour en extraire l'huile au pressoir, et que le tas de marc reste dans les akoulim (paniers) qui l'entourent au pressoir, le mohal coule encore.
ืžืืŸ ืชื ื ื“ืžื•ื—ืœ ืžืฉืงื” ื”ื•ื ืงืก"ื“ ื“ืื™ืŸ ืžืงื•ื” ื ืคืกืœ ืืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ืžืฉืงื” ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื”:
Qui est le tana (selon qui) le mohal est un liquide : on pensait que le mikve n'est invalide que par un liquide, mรชme par changement d'aspect.
ื‘ืชื—ื™ืœื” ื‘ืชื—ื™ืœืช ื˜ืขื™ื ืชืŸ ืฉืœ ื–ื™ืชื™ื:
Au dรฉbut : au dรฉbut de l'entassement des olives.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืจ' ื™ืขืงื‘ ื”ื™ื ืงืฉื” ืœื™ ืœื™ืžื ื“ื”ืื™ ืžื•ื—ืœ ื“ืงืชื ื™ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžืขืงื•ืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ื•ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ืžื“ืงืชื ื™ ืžื•ื—ืœ ืกืชืžื ืžืฉืžืข ื“ื‘ื›ืœ ืžื•ื—ืœ ืื™ื™ืจื™ ืœื ื”ื™ื ื“ืข"ื› ืืคื™' ืœืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื›ืœ ืžื•ื—ืœ ื“ื”ื ืžื•ื“ื” ื“ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ื‘ืชื—ื™ืœื” ื˜ื”ื•ืจ ื™"ืœ ื“ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžืขืงื•ืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ืœื ื”ื•ื” ืงืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžื•ื—ืœ ืกืชื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœื• ื‘ืœื ืฆื—ืฆื•ื—ื™ ืฉืžืŸ:
Abaye dit : c'est Rabbi Yaakov. Il m'est difficile : qu'il dise que ce mohal dont parle (la Michna) est celui qui sort de l'akoul du pressoir, et (ce serait l'avis) de tous ! Et si tu dis : puisqu'il enseigne 'mohal' sans prรฉcision, cela implique qu'il parle de tout mohal ; il n'en est rien, car nรฉcessairement, mรชme selon Rabbi Yaakov, il ne parle pas de tout mohal, puisqu'il reconnaรฎt que le mohal qui sort au dรฉbut est pur. On peut rรฉpondre : le mohal qui sort de l'akoul du pressoir, on ne l'appellerait pas 'mohal' sans prรฉcision, puisqu'il ne peut รชtre sans gouttelettes d'huile.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara examine la Michna de Mikvaot pour trancher entre Rav Hisda et Rav Pappa. Le mohal est le liquide aqueux qui s'รฉcoule des olives (Rachi en dรฉcrit trois รฉcoulements, voir le schรฉma du segment suivant). Si la Michna le compte parmi ce qui invalide le mikve, c'est, pense-t-on, parce qu'il a le statut de liquide. Abaye l'attribue ร  Rabbi Yaakov, pour qui le mohal est un liquide. Le premier รฉcoulement est pur seulement parce que le propriรฉtaire ne souhaite pas qu'il sorte (il le prรฉfรจre mรฉlangรฉ ร  l'huile) : le liquide ne rend apte ร  l'impuretรฉ que s'il est voulu.

10
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืžื•ื—ืœ ืื™ื ื• ื›ืžืฉืงื”. ื•ืžื” ื˜ืขื ืืžืจื• ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžืขื™ืงื•ืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ื˜ืžื โ€” ืœืคื™ ืฉืื™ ืืคืฉืจ ืœื• ื‘ืœื ืฆื™ื—ืฆื•ื—ื™ ืฉืžืŸ.

Rabbi Chimon dit : le mohal n'est pas comme un liquide. Et pourquoi a-t-on dit que le mohal qui sort de l'akoul du pressoir est impur ?

Parce qu'il ne peut รชtre sans gouttelettes d'huile.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืขืงื•ืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ืœืื—ืจ ืฉื ืกื—ื˜ ืฉืžื ื• ืื• ืœืคื ื™ ืกื—ื™ื˜ืชื•:
De l'akoul du pressoir : aprรจs que son huile a รฉtรฉ pressรฉe, ou avant qu'elle soit pressรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rabbi Chimon, le mohal n'est pas un liquide. Le dernier รฉcoulement, celui du akoul (panier de pressage), rend pourtant apte ร  l'impuretรฉ, parce qu'il contient toujours des gouttelettes d'huile, et l'huile est un des sept liquides.

11
ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื•? ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืืชื™ ื‘ืชืจ ืื™ืฆืฆืชื. ืจื‘ื ืืžืจ: ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ื”ื™ืžื ื• ืžืงื•ื”, ื•ืคื•ืกืœ ืืช ื”ืžืงื•ื” ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ืžืจืื”.

Quelle (diffรฉrence) entre eux ? Il y a entre eux (le mohal) qui vient aprรจs l'รฉchauffement (itsetsta).

Rava a dit : parce que c'est une chose dont on ne fait pas un mikve, et elle invalide le mikve par changement d'aspect.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื‘ืžืื™ ืคืœื™ื’ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืžื•ื“ื• ื“ืžื•ื—ืœ ื”ื™ื•ืฆื ื‘ืชื—ื™ืœื” ื˜ื”ื•ืจ ื•ื”ื™ื•ืฆื ืžืขืงืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ื˜ืžื ื‘ืื™ื–ื” ืžื•ื—ืœ ื ื—ืœืงื• ื“ืœืžืจ ื”ื•ื™ ืžืฉืงื” ื•ื˜ืžื ื•ืœืžืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžืฉืงื” ื•ื˜ื”ื•ืจ:
Quelle (diffรฉrence) entre eux : sur quoi divergent-ils, puisque tous deux reconnaissent que le mohal qui sort au dรฉbut est pur et que celui qui sort de l'akoul du pressoir est impur ? Sur quel mohal divergent-ils, qui pour l'un est un liquide et impur, et pour l'autre n'est pas un liquide et est pur ?
ื“ืืชื™ ื‘ืชืจ ืื™ืฆืฆืชื ืœืื—ืจ ืฉื”ืชื—ื™ืœื• ืœื”ืชื—ืžื ื•ื“ื—ืงื• ื–ื” ืืช ื–ื” ื•ื ืฉืชื”ื” ื”ื›ื•ืžืจ ื™ืžื™ื:
Qui vient aprรจs l'รฉchauffement : aprรจs qu'elles ont commencรฉ ร  s'รฉchauffer, se sont pressรฉes les unes les autres, et que le tas est restรฉ quelques jours.
ืจื‘ื ืืžืจ ืงืžื™ื™ืชื ื“ืงืชื ื™ ืžื•ื—ืœ ืคื•ืกืœ ืžืงื•ื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื”ื•ื ื•ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื›ื•':
Rava a dit : la premiรจre (Michna), qui enseigne que le mohal invalide le mikve, est (l'avis) de tous, et c'est parce que c'est, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux tanaim s'accordent sur le premier รฉcoulement (pur) et sur le dernier (impur). La nafka mina porte sur l'รฉcoulement intermรฉdiaire, aprรจs l'รฉchauffement des olives (bator itsetsta) : liquide pour Rabbi Yaakov, non-liquide pour Rabbi Chimon.

Rava refuse d'attribuer la Michna de Mikvaot au seul Rabbi Yaakov : le mohal invalide le mikve selon tous, pour la raison de Rav Pappa. On ne peut pas en former un mikve, donc il l'invalide par changement de couleur, mรชme s'il n'est pas un liquide.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le mohal (eau des olives) : trois รฉcoulements 1. Au dรฉbut olives entassรฉes dans le ma'atan liquide clair comme de l'eau Pur pour tous (il ne veut pas qu'il sorte) 2. Aprรจs รฉchauffement (bator itsetsta) les olives se pressent entre elles R. Yaakov : liquide -> impur R. Chimon : pas liquide -> pur 3. Du akoul du pressoir aprรจs (ou avant) l'extraction de l'huile Impur pour tous (gouttelettes d'huile) Nafka mina (Guemara) : le 2e รฉcoulement. Pour le mikve, Rava : le mohal invalide pour tous, car on ne forme pas un mikve avec lui (mรชme sans statut de liquide).
Les trois รฉcoulements de mohal et la divergence entre Rabbi Yaakov et Rabbi Chimon.
12
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืกื•ื—ื˜ ืื“ื ืืฉื›ื•ืœ ืฉืœ ืขื ื‘ื™ื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื”, ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื”. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืžื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ื ื• ื ืœืžื“: ื—ื•ืœื‘ ืื“ื ืขื– ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื”, ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื”. ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืžืฉืงื” ื”ื‘ื ืœืื•ื›ืœ โ€” ืื•ื›ืœ ื”ื•ื.

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : un homme peut presser une grappe de raisins dans la marmite, mais pas dans l'assiette. Rav Hisda a dit : des paroles de notre maรฎtre nous apprenons : un homme peut traire une chรจvre dans la marmite, mais pas dans l'assiette.

On voit donc qu'il pense : un liquide qui va vers des aliments est un aliment.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืฉืœ ืชื‘ืฉื™ืœ ืœืชืงื ื• ื“ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื“ืœืื• ืœืžืฉืงื” ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืืœื ืœืื•ื›ืœ ื•ืื™ืŸ ื–ื” ื“ืจืš ืคืจื™ืงืชื• ื•ื”ื•ื™ ื›ืžืคืจื™ื“ ืื•ื›ืœ ืžืื•ื›ืœ:
Dans la marmite : d'un plat, pour l'amรฉliorer ; il est รฉvident qu'il ne le veut pas comme liquide mais comme aliment. Ce n'est pas la maniรจre de l'extraire, et c'est comme sรฉparer un aliment d'un aliment.
ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื“ื–ืžื ื™ืŸ ื“ืœืžืฉืงื” ืงืื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื‘ืงืขืจื” ืœื ืฉืชื™ ืื™ื ื™ืฉ ืœื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื•ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจ:
Mais pas dans l'assiette : car parfois il est destinรฉ ร  รชtre bu ; et bien qu'on ne boive pas dans une assiette, la chose n'est pas รฉvidente, et il y a un interdit.
ืืœืžื ืžื“ืงืืžืจ ืกื•ื—ื˜ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืงืกื‘ืจ ื›ื•':
On voit donc : puisqu'il dit 'il presse dans la marmite', il pense, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ื•ืœื‘ ืื“ื ืขื– ื›ื•' ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ื•ืงื ื‘ื™"ื˜ ื“ื—ื–ื™ื ื‘ื”ืžื” ืœืื›ื™ืœื” ื”ื•ื™ ื›ืžื• ืื•ื›ืœื ื“ืื™ืคืจืช ืื‘ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืœื ื—ื–ื™ื ืœืฉื—ื™ื˜ื” ื›ืžื• ื“ืฉ ื—ืฉื™ื‘ื ืฉื”ื‘ื”ืžื” ื”ื™ื ื›ืคืกื•ืœืช ื•ื›ืฉื—ื•ืœื‘ ื”ื•ื™ ื›ื ื•ื˜ืœ ืื•ื›ืœ ืžืชื•ืš ืคืกื•ืœืช ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื‘ื”"ื’ ื“ื‘ื™"ื˜ ืื™ื™ืจื™ ื•ืžื™ื”ื• ืกื—ื™ื˜ืช ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื“ืฉืจื™ ืœืขื™ืœ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ื™ืจื” ื”ื™ื™ื ื• ืืคื™' ื‘ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืฉื›ื•ืœ ื—ื–ื™ื ืœืื›ื™ืœื”:
Un homme peut traire une chรจvre, etc. : il semble ร  Rabbenou Tam que c'est seulement ร  Yom Tov, oรน l'animal est bon ร  manger : c'est comme un aliment qui s'รฉmiette. Mais le Chabbat, oรน il n'est pas bon ร  abattre, c'est considรฉrรฉ comme dach (battage), car l'animal est comme un dรฉchet, et celui qui trait est comme celui qui prend l'aliment du milieu du dรฉchet. C'est aussi ce qui ressort du Behag, qui parle de Yom Tov. Toutefois, le pressage des olives et des raisins permis plus haut dans la marmite l'est mรชme le Chabbat, puisque la grappe est bonne ร  manger.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืกื•ื—ื˜ ืื“ื ืืฉื›ื•ืœ ืขื ื‘ื™ื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ื•ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื”. ืคื™ืจื•ืฉ ื‘ืงื“ืจื” ืฉื™ืฉ ื‘ื” ืื•ื›ืœ ื•ืœืคื™ื›ืš ื”ื•ื™ ืžืฉืงื” ื”ื‘ื ืœืื•ื›ืœ ื•ื›ืื•ื›ืœ ื“ืžื™ ื•ื‘ืงืขืจื” ืื™ืŸ ื‘ื” ืื•ื›ืœ ื•ืœืคื™ื›ืš ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืžืฉืงื” ื•ืืกื•ืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ื ื• ื ืœืžื“ ื—ื•ืœื‘ ืื“ื ืขื– ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื”. ืื™ื›ื ืž"ื“ ื”ืื™ ืžื™ืžืจื ื“ืกื•ื—ื˜ ืื“ื ืืฉื›ื•ืœ ืื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืื™ืชืžืจ ื•ืœื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ื“ื”ื ืชื ืŸ ืื™ืŸ ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ืืช ื”ืคื™ืจื•ืช ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื”ืŸ ืžืฉืงื™ืŸ ื•ืื ื™ืฆืื• ืžืขืฆืžืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื•ื‘ื™ืŸ ืœืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืžืฉืงื™ืŸ ื”ื™ื•ืฆื ืžื”ืŸ ืืกื•ืจ ื•ืœื›ืš ืœื ืžื™ืชื•ืงืžื ืžื™ืœืชื ื“ืฉืžื•ืืœ ืืœื ื‘ื™ื•"ื˜. ื•ื›ืŸ ืžืฆื™ื ื• ืœื‘ืขืœ ื”ืœื›ื•ืช ืคืกื•ืงื•ืช ืฉื›ืชื‘ื•ื” ื‘ื”ืœื›ื•ืช ื™ื•"ื˜ ื•ืœื ื‘ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช. ื•ืื™ื›ื ืž"ื“ ื“ื”ืื™ ืžื™ืžืจื ื“ืฉืžื•ืืœ ื‘ืฉื‘ืช ื”ื™ื ื•ืžื•ืงื™ ืœื” ืœืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ืกื•ื—ื˜ ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื” ืื‘ืœ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืกื•ื—ื˜ื™ืŸ ื›ืฉืžื•ืืœ ื•ื“ื™ื•ืงื ื“ื“ื™ื™ืง ืžื™ื ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ื‘ืœื—ื•ื“ ื”ื•ื ื“ื”ื•ื™ ื‘ื™ื•"ื˜ ื•ื›ืŸ ื”ื“ืขืช ื ื•ื˜ื”. ื•ืจ"ื— ื–"ืœ ื›ืš ื”ื•ื ื“ืขืชื• ืืœื ืฉืืžืจ ืฉื“ื‘ืจื™ ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ ื—ืกื“ื ื“ื“ื™ื™ืง ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืœืื• ื”ืœื›ื” ืื™ื ื•ืŸ: ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืชื™ืจื•ืฆื™ ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื”ื ืžืชื ื™'. ื•ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืกื—ื•ื˜ ื›ื‘ืฉื™ื ื•ืฉืœืงื•ืช ืœื’ื•ืคืŸ ืื‘ืœ ืœื ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื•ืื ืกื—ื˜ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื ืขืฉื” ื›ืžื™ ืฉืกื—ื˜ ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื•ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื•ืœื ื—ื™ืœืง ื‘ืกื—ื™ื˜ืชืŸ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœืงื“ืจื” ื‘ื™ืŸ ืœืงืขืจื” ืืœื ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ. ื“ื”ื ื‘ืกื—ื™ื˜ืช ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื‘ื™ืŸ ืœืงื“ืจื” ื‘ื™ืŸ ืœืงืขืจื” ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ื•ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืกื•ื—ื˜ ื›ื‘ืฉื™ื ื•ืฉืœืงื•ืช ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื›ืกื•ื—ื˜ ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื•ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช. ื•ืžืชื•ืš ืืœื• ื”ื“ื‘ืจื™ื ืžืชื‘ืจืจ ืฉืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืกื•ื—ื˜ ืื“ื ืืฉื›ื•ืœ ืขื ื‘ื™ื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื•ื™ืฉ ืžื™ ืฉื”ืขืžื™ื“ ื“ื‘ืจื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ื™ื•"ื˜ ืžื“ื“ื™ื™ืง ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื“ื‘ืจื™ ืฉืžื•ืืœ ืžื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ื ื• ื ืœืžื“ ื—ื•ืœื‘ ืื“ื ืขื– ื•ื›ื•' ืœืงื™ื™ื ื“ื‘ืจื™ื• ืœื”ื™ื•ืช ื”ืœื›ื” ื•ืื™ื ื ื“ื‘ืจื™ื ื ื›ื•ื—ื™ื ืฉืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•"ื˜ ื›ืœ ืืœื• ืืกื•ืจื™ืŸ: ื•ืœื™ื ืง ื‘ืคื™ื• ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ื‘ื™ื•"ื˜ ืืกื•ืจ ื›"ืฉ ืœื—ืœื•ื‘ ื›ื“ื’ืจืกื™' ื‘ื™ื‘ืžื•ืช ืค' ื—ืจืฉ ื“ืฃ ืงื™ื“. ืื‘ื ืฉืื•ืœ ืื•ืžืจ ื ื•ื”ื’ื™ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ื•ื ืงื™ืŸ ืžื‘ื”ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ื‘ื™ื•"ื˜. ื•ืืงืฉื™ื ืŸ ืขืœื” ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืื™ ื“ืื™ื›ื ืกื›ื ืชื ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ื•ืื™ ื“ืœื™ื›ื ืกื›ื ืชื ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื ืžื™ ืœื ื•ืžืคืจืงื™ื ืŸ ืœืืฆืจื™ื›ื ื“ืื™ืช ื‘ื” ืฆืขืจื ื•ืกื‘ืจ ืžืคืจืง ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื™ืกื•ืจ ืกืงื™ืœื” ื’ื–ื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ื™ื•"ื˜ ื“ืื™ืกื•ืจ ืœืื• ืœื ื’ื–ื•ืจ ืจื‘ื ืŸ. ื”ื ื” ืืคื™' ืœื™ื ืง ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ืœื ื”ืชื™ืจื• ืืœื ื‘ืžืงื•ื ืฆืขืจ ื›"ืฉ ืœื—ืœื•ื‘ ื‘ืžืงื•ื ื“ืื™ืŸ ืฆืขืจ ื“ื•ื“ืื™ ืืกื•ืจ. ื•ืื™ืŸ ืœื ื• ืœื”ื“ื•ืจื™ ืืคื™ืจื•ืงื™ ื•ืœืืคื•ืงื™ ืฉืžืขืชื ืžื“ื•ื›ืชื ืืœื ื•ื“ืื™ ื–ื” ืกื•ื—ื˜ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ื•ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื‘ืฉื‘ืช ืืžืจื•. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ืœื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืœื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ื›ืŸ ืงื‘ืœื ื• ืžืจื‘ื•ืชื™ื ื• ืืœื• ื”ืŸ ื“ื‘ืจื™ ืจ"ื— ื–"ืœ. ื•ืื ืŸ ืขื™ื™ื ื™ื ืŸ ื‘ื”ื• ื•ืืฉื›ื—ืŸ ืคื™ืจื›ื ืœื›ื•ืœื”ื•. ื”ื ื“ืืžืจ ื“ืื™ืŸ ื”ืคืจืฉ ื‘ืกื—ื™ื˜ื” ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœืงื“ืจื” ื‘ื™ืŸ ืœืงืขืจื” ืืœื ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื•ื ื“ื”ื ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื”ื•ื ื›ืขื™ืŸ ืžื™ืžืจื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ ืœืงืขืจื” ื”ื•ื ื•ืœื ืœืงื“ืจื” ื”"ื  ื”ื ื“ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ืœืงืขืจื” ื”ื•ื ื•ืœื ืœืงื“ืจื” ืชื“ืข ื“ื”ื ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืื™ื ื”ื• ื“ืืžืจื™ ืกื•ื—ื˜ ืื“ื ืืฉื›ื•ืœ ืœืชื•ืš ืงื“ืจื” ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ืงืขืจื” ื•ืื™ื ื”ื• ื“ืืžื•ืจ ื‘ืขื ื™ืŸ ื›ื‘ืฉื™ื ื•ืฉืœืงื•ืช ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ. ื•ืื™ ืก"ื“ ื“ืž"ื“ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ืืกื•ืจ ืœ"ืฉ ืงื“ืจื” ื•ืœ"ืฉ ืงืขืจื” ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ ืื ื›ืŸ ืงืฉื™ื ื“ืจื‘ ืื“ืจื‘ ื•ืงืฉื™ื ื“ืฉืžื•ืืœ ืื“ืฉืžื•ืืœ ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ ื”ืื™ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ืืกื•ืจ ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ืงืืžืจ ื•ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ื”"ื  ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ืงืืžืจ ื•ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื”. ื•ืœื ืคืœื™ื’ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืื“ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืืœื ื‘ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ ื•ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ืื‘ืœ ื‘ืงืขืจื” ื•ืงื“ืจื” ืœื ื“ืื 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Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : un homme peut presser une grappe de raisins dans la marmite, mais pas dans l'assiette. Explication : dans une marmite qui contient de la nourriture ; c'est pourquoi c'est un liquide qui va vers un aliment, et il est considรฉrรฉ comme un aliment ; dans l'assiette, il n'y a pas de nourriture, c'est pourquoi c'est un liquide, et c'est interdit. Rav Hisda a dit : des paroles de notre maรฎtre nous apprenons : un homme peut traire une chรจvre dans la marmite, mais pas dans l'assiette. Certains disent que cet รฉnoncรฉ, 'un homme presse une grappe', a รฉtรฉ dit au sujet de Yom Tov et non du Chabbat, car nous avons appris : on ne presse pas les fruits pour en extraire des liquides, et s'ils sont sortis d'eux-mรชmes ils sont interdits ; et nous l'avons รฉtablie pour les olives et les raisins, ou, qu'ils soient destinรฉs ร  la consommation ou au jus, ce qui en sort est interdit. C'est pourquoi l'รฉnoncรฉ de Chmouel ne peut s'appliquer qu'ร  Yom Tov. Nous avons trouvรฉ aussi que l'auteur des Halakhot Pessoukot l'a รฉcrit dans les lois de Yom Tov et non dans les lois de Chabbat. D'autres disent que cet รฉnoncรฉ de Chmouel concerne le Chabbat : ils รฉtablissent notre Michna pour celui qui presse dans l'assiette, oรน (le jus) est un liquide ; mais dans la marmite, on presse, comme Chmouel ; seule la dรฉduction tirรฉe par Rav Hisda concerne Yom Tov. C'est l'avis vers lequel penche la raison. Rabbenou Hananel z.l. est de cet avis, sauf qu'il a dit que les paroles de Chmouel et de Rav Hisda, qui en tire sa dรฉduction, ne sont pas la halakha. Voici ce qu'il dit : la halakha suit les rรฉponses de Rabbi Yo'hanan ร  cette Michna. Nous en apprenons qu'il est permis de presser des lรฉgumes marinรฉs et des lรฉgumes bouillis pour eux-mรชmes, mais pas pour leur jus ; et s'il les a pressรฉs pour leur jus, il est comme celui qui presse des olives et des raisins et il est passible d'un (sacrifice) hatat. Il ne distingue pas, pour le pressage en vue du jus, entre la marmite et l'assiette : tout est interdit. Car pour le pressage des olives et des raisins, dans la marmite comme dans l'assiette, c'est leur jus qu'il veut ; et Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui presse des lรฉgumes marinรฉs et bouillis pour leur jus est comme celui qui presse des olives et des raisins, et il est passible d'un hatat. De tout cela il ressort que la halakha n'est pas comme Chmouel, qui a dit : un homme presse une grappe de raisins dans la marmite, mais pas dans l'assiette. Quelqu'un a รฉtabli les paroles de Chmouel pour Yom Tov, d'aprรจs la dรฉduction de Rav Hisda ('des paroles de notre maรฎtre nous apprenons : un homme trait une chรจvre', etc.), afin de maintenir ses paroles comme halakha ; mais ce ne sont pas des paroles justes, car mรชme ร  Yom Tov tout cela est interdit. Tรฉter avec la bouche directement de l'animal ร  Yom Tov est interdit, ร  plus forte raison traire, comme nous l'avons รฉtudiรฉ dans Yevamot, chapitre 'Herech, page 114 : Abba Chaoul dit : nous avions l'habitude de tรฉter d'un animal pur ร  Yom Tov. Nous avons objectรฉ : de quel cas s'agit-il ? S'il y a un danger, (c'est permis) mรชme le Chabbat ; et s'il n'y a pas de danger, mรชme ร  Yom Tov non plus. Et nous avons rรฉpondu : c'รฉtait nรฉcessaire pour le cas oรน il y a une souffrance ; il pense que c'est une extraction faite de maniรจre inhabituelle (ke-le-ahar yad) ; le Chabbat, dont l'interdit est passible de lapidation, les Rabbanan l'ont interdit par dรฉcret ; ร  Yom Tov, dont l'interdit est un simple interdit (lav), les Rabbanan ne l'ont pas interdit. Voici donc que mรชme tรฉter de l'animal, ils ne l'ont permis qu'en cas de souffrance ; ร  plus forte raison traire, la oรน il n'y a pas de souffrance, est certainement interdit. Nous n'avons pas ร  chercher des rรฉponses et ร  dรฉplacer l'enseignement de son contexte ; il est certain que (l'รฉnoncรฉ) 'il presse dans la marmite et non dans l'assiette' a รฉtรฉ dit pour le Chabbat. Et ce qu'a dit Rav Hisda concerne Yom Tov, et la halakha n'est pas comme lui, ni ร  Yom Tov ni le Chabbat. C'est ainsi que nous l'avons reรงu de nos maรฎtres. Telles sont les paroles de Rabbenou Hananel z.l. Et nous, nous les avons examinรฉes et nous avons trouvรฉ une rรฉfutation ร  toutes. Ce qu'il dit, qu'il n'y a pas de diffรฉrence pour le pressage en vue du jus entre la marmite et l'assiette et que tout est interdit, il n'en est pas ainsi. Car ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan, 'pour leur jus, il est passible d'un hatat', est du mรชme ordre que l'รฉnoncรฉ de Rav et Chmouel, qui ont dit : 'pour leur jus, il est exempt mais c'est interdit'. De mรชme que ce qu'ont dit Rav et Chmouel, 'pour leur jus, exempt mais interdit', concerne l'assiette et non la marmite, de mรชme ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan, 'passible d'un hatat', concerne l'assiette et non la marmite. La preuve : ce sont Rav et Chmouel eux-mรชmes qui disent 'un homme presse une grappe dans la marmite mais pas dans l'assiette', et ce sont eux qui ont dit, au sujet des lรฉgumes marinรฉs et bouillis, 'pour leur jus, exempt mais interdit'. Si tu pensais que celui qui dit 'pour leur jus, c'est interdit' ne distingue pas entre marmite et assiette et que tout est interdit, il y aurait une contradiction entre Rav et Rav, et entre Chmouel et Chmouel. Que peux-tu donc dire ? Ce 'pour leur jus, c'est interdit' est dit pour l'assiette et non pour la marmite ; de mรชme Rabbi Yo'hanan, qui dit 'pour leur jus, il est passible d'un hatat', parle de l'assiette et non de la marmite. Rabbi Yo'hanan ne diverge de Rav et Chmouel que sur 'exempt mais interdit' ou 'passible d'un hatat', et non sur l'assiette et la marmite ; sinon, qu'ils divergent explicitement sur l'assiette et la marmite ! Puisque nous ne trouvons leur divergence que sur 'permis' selon Rav, 'exempt mais interdit' selon Chmouel et 'passible d'un hatat' selon Rabbi Yo'hanan, nous n'en dรฉduisons pas qu'ils divergent sur la marmite et l'assiette. De plus, nous ne trouvons pas que Rabbi Yo'hanan diverge explicitement de Rav et Chmouel, sauf pour les lรฉgumes marinรฉs et bouillis ; mais pour la grappe de raisins, nous ne trouvons pas qu'il diverge, et celui qui dit qu'il diverge doit en apporter la preuve. Et ce qu'il dit, que pour le pressage des olives et des raisins, dans la marmite comme dans l'assiette, c'est leur jus qu'il veut, et que Rabbi Yo'hanan a dit que celui qui presse des lรฉgumes marinรฉs et bouillis pour leur jus est comme celui qui presse des olives et des raisins et est passible d'un hatat : cela non plus n'est pas une preuve. Car celui qui presse des raisins dans une marmite contenant de la nourriture, bien qu'il ait besoin de leur jus, puisqu'il presse dans la nourriture, n'est pas comme celui qui presse des liquides : il est comme celui qui รฉmiette un aliment dans un aliment, ce qui est permis. Et celui qui dit que celui qui presse des lรฉgumes marinรฉs et bouillis pour leur jus est passible ne l'a dit que pour celui qui les presse dans l'assiette, comme celui qui presse des olives et des raisins dans l'assiette ; mais dans la marmite, les uns et les autres sont permis, car ils sont aliment et non liquide. La halakha est donc toujours comme Rav et Chmouel pour 'un homme presse une grappe de raisins dans la marmite', et Rabbi Yo'hanan n'a pas du tout parlรฉ de la grappe. Et ce qu'il dit aussi, que mรชme tรฉter avec la bouche de l'animal ร  Yom Tov est interdit et ร  plus forte raison traire, il n'en est pas ainsi : celui qui tรชte l'animal est comme celui qui presse un liquide, alors que celui qui trait dans la marmite est comme celui qui รฉmiette un aliment, c'est pourquoi c'est permis. De plus, Rami bar Hama objecte et nous rรฉsolvons l'objection ; Ravina objecte aussi, lui qui est le dernier (des Amoraim), et c'est lui qui objecte et lui qui rรฉsout. Rabbi Yirmeya aussi a voulu l'รฉtablir comme une controverse de tanaim, et ne l'a รฉtablie qu'en disant que selon tous, un liquide qui va vers un aliment est un aliment. De tout cela nous apprenons que la halakha est comme Rav et Chmouel ; c'est pourquoi la halakha est aussi comme Rav Hisda, qui en dรฉduit qu'un homme trait ร  Yom Tov dans la marmite. C'est ainsi que nous l'avons vu chez Rav Haรฏ Gaon, comme nous avons tranchรฉ, et il n'y a lร  aucun doute.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau sujet. Chmouel permet de presser une grappe de raisins directement dans une marmite contenant un plat : le jus sert d'emblรฉe ร  un aliment, il ne prend jamais le statut de liquide. C'est le principe machkรฉ ha-ba le-okhlin okhel hou (un liquide qui va vers des aliments est un aliment). Dans une assiette vide, on pourrait vouloir le boire : il reste un liquide, et l'extraire est interdit.

Rav Hisda applique le principe ร  la traite d'une chรจvre dans la marmite. Tossefot (Rabbenou Tam) limite ce cas ร  Yom Tov. Le Roch rรฉfute longuement Rabbenou Hananel, qui rejetait Chmouel, et tranche comme Rav et Chmouel, et comme Rav Hisda pour Yom Tov.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Chmouel : presser une grappe - dans la marmite ou dans l'assiette ? Dans la marmite (kedera) qui contient un plat liquide qui va vers un aliment = aliment -> comme sรฉparer aliment d'aliment : permis Dans l'assiette vide (ke'ara) on pourrait vouloir le boire le jus reste un liquide -> extraction (dach) : interdit Rav Hisda en dรฉduit : on peut traire une chรจvre dans la marmite, pas dans l'assiette (Tossefot au nom de Rabbenou Tam : seulement ร  Yom Tov)
Presser dans la marmite ou dans l'assiette : le principe du liquide qui va vers un aliment.
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ืžืชื™ื‘ ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื: ื–ื‘ ืฉื—ื•ืœื‘ ืืช ื”ืขื– โ€” ื”ื—ืœื‘ ื˜ืžื. ื•ืื™ ืืžืจืช ืžืฉืงื” ื”ื‘ื ืœืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ื›ืœ ื”ื•ื, ื‘ืžืื™ ืื™ืชื›ืฉืจ?

Rami bar Hama objecta : un zav qui trait une chรจvre, le lait est impur. Or si tu dis qu'un liquide qui va vers des aliments est un aliment, par quoi (ce lait) a-t-il รฉtรฉ rendu apte (ร  l'impuretรฉ) ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื—ืœื‘ ื˜ืžื ืฉื”ื–ื‘ ืžื˜ืžื ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื‘ืžืฉื ื•ื”ืจื™ ื”ื™ืกื˜ ื”ืงื™ืœื•ื— ื•ืœื ืงืžืคืœื™ื’ ื‘ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ื‘ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื”ื›ื•ืก:
Le lait est impur : car le zav rend impure toute chose en la dรฉplaรงant (massa), et il a dรฉplacรฉ le jet ; et (la Michna) ne distingue pas entre (traire) dans la marmite et dans le gobelet.
ื•ืื™ ืืžืจืช ืื•ื›ืœ ื”ื•ื ื”ื ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืฉืœื ื‘ื”ื›ืฉืจ ื•ื”ืื™ ื‘ืžืื™ ืื™ืชื›ืฉืจ:
Et si tu dis que c'est un aliment : un aliment ne reรงoit pas l'impuretรฉ sans hekhcher (prรฉparation) ; celui-ci, par quoi a-t-il รฉtรฉ rendu apte ?
๐Ÿ’ก Explication

Objection tirรฉe des lois de puretรฉ. Un zav rend impur ce qu'il dรฉplace, mรชme sans contact. Or un aliment ne peut devenir impur qu'aprรจs avoir รฉtรฉ mouillรฉ par un liquide (hekhcher). Si le lait trait dans une marmite est un aliment, par quoi aurait-il รฉtรฉ rendu apte ร  l'impuretรฉ ? La Michna ne distingue pourtant pas.

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ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื‘ื˜ื™ืคื” ื”ืžืœื•ื›ืœื›ืช ืขืœ ืคื™ ื”ื“ื“, ื”ื›ื ื ืžื™: ื‘ื˜ื™ืคื” ื”ืžืœื•ื›ืœื›ืช ืขืœ ืคื™ ื”ื“ื“.

Comme l'a dit Rabbi Yo'hanan : par la goutte qui enduit l'orifice du pis ; ici aussi : par la goutte qui enduit l'orifice du pis.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
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Comme l'a dit Rabbi Yo'hanan : dans le traitรฉ Keritot, au sujet de la femme dont le lait a coulรฉ de son sein.
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Par la goutte qui enduit l'orifice du pis : la premiรจre goutte, dont on enduit volontairement l'orifice du pis pour qu'il se laisse traire facilement. Celle-lร  est un liquide, comme du lait ordinaire, car on ne la veut pas pour un aliment.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : la premiรจre goutte sert ร  enduire l'orifice du pis pour faciliter la traite. Elle n'est pas destinรฉe au plat, elle a donc le statut de liquide ; c'est elle qui rend le reste du lait apte ร  l'impuretรฉ.

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ืžืชื™ื‘ ืจื‘ื™ื ื: ื˜ืžื ืžืช ืฉืกื—ื˜ ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื,

Ravina objecta : un impur (par contact) d'un mort qui a pressรฉ des olives et des raisins,

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'une seconde objection, de Ravina, tirรฉe d'une autre Michna ; la suite se trouve au daf 145a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).