Shabbat 146a โ€” La souillure du serpent ; ouvrir un tonneau et percer un trou le Chabbat

Shabbat 146a

Sougya : Le daf achรจve un passage aggadique : la souillure (zouhama) introduite par le serpent chez Hava a cessรฉ pour Israรซl au mont Sinaรฏ, et Rabbi Abba bar Kahana la fait cesser dรจs Yaakov et ses douze tribus. Commence ensuite la michna : on peut briser un tonneau pour en manger des figues sรจches, sans intention de faire un rรฉcipient ; Rabbi Yehouda et les Hakhamim discutent de percer le bouchon (mรฉgufa), et on ne recouvre pas un trou de cire.

La Guemara restreint la michna aux figues pressรฉes selon Rabbi Nehemia (Rabbi Ochaya), examine le percement d'un tonneau avec une lance (Rav Chechet), la portรฉe du dรฉsaccord sur le bouchon (Rav Houna et Rav Hisda), puis la baraita sur le nouveau trou, l'รฉlargissement et l'ancien trou, que Rabba explique par la gezera du poulailler.

Briser le tonneau pour les figues sรจches : le fil du raisonnement Michna : on peut briser le tonneau pour manger des figues sรจches Rabbi Ochaya : seulement des figues pressรฉes (dรฉrousot) le sabre dรฉjร  pris pour les couper sert aussi au tonneau Objection : Rabban Chimon ben Gamliel on tranche le haut du tonneau de vin avec un sabre Notre michna = Rabbi Nehemia un ustensile ne se dรฉplace que pour son usage propre La baraita = les Rabbanan un ustensile se dรฉplace mรชme pour un autre usage Pourquoi pas les Rabbanan et des figues sรฉparรฉes ? Rava : la michna dit figues sรจches, et non fruits
Du texte de la michna ร  Rabbi Nehemia : le raisonnement de Rabbi Ochaya
Percer le bouchon du tonneau : oรน porte le dรฉsaccord ? Michna : Rabbi Yehouda interdit de percer le bouchon, les Hakhamim permettent, et : on ne percera pas sur le cรดtรฉ Cas Rav Houna Rav Hisda Bouchon percรฉ par le haut Mahloket : R. Yehouda interdit, Hakhamim permettent Tous permettent Bouchon percรฉ par le cรดtรฉ Tous interdisent (on y fait parfois une ouverture) Mahloket : R. Yehouda interdit, Hakhamim permettent Paroi du tonneau elle-mรชme Interdit (ร  plus forte raison) Tous interdisent (= lo yikkรจvena mi-tsidda) Rav Houna : lo yikkรจvena mi-tsidda vise le bouchon | Rav Hisda : il vise la paroi du tonneau Roch : la halakha suit Rav Houna
Percer le bouchon : les deux lectures de Rav Houna et Rav Hisda
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ืฉื‘ื ื ื—ืฉ ืขืœ ื—ื•ื” ื”ื˜ื™ืœ ื‘ื” ื–ื•ื”ืžื, ื™ืฉืจืืœ ืฉืขืžื“ื• ืขืœ ื”ืจ ืกื™ื ื™ โ€” ืคืกืงื” ื–ื•ื”ืžืชืŸ, ื’ื•ื™ื ืฉืœื ืขืžื“ื• ืขืœ ื”ืจ ืกื™ื ื™ โ€” ืœื ืคืกืงื” ื–ื•ื”ืžืชืŸ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™: ื’ืจื™ื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ื ื”ื• ืœื ื”ื•ื•, ืžื–ืœื™ื™ื”ื• ื”ื•ื•. ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืช ืืฉืจ ื™ืฉื ื• ืคื” ืขืžื ื• ืขื•ืžื“ ื”ื™ื•ื ืœืคื ื™ ื”ืณ ื-ืœื”ื™ื ื• ื•ืืช ืืฉืจ ืื™ื ื ื• ืคื” ื•ื’ื•ืณืด.

(Car lorsque) le serpent est venu sur Hava, il a jetรฉ en elle une souillure (zouhama). Israรซl, qui s'est tenu au mont Sinaรฏ : leur souillure a cessรฉ.

Les nations, qui ne se sont pas tenues au mont Sinaรฏ : leur souillure n'a pas cessรฉ. Rav Aha fils de Rava dit ร  Rav Ashi : Et les convertis (guerim), qu'en est-il ?

Il lui dit : Bien qu'eux-mรชmes n'y aient pas รฉtรฉ, leur mazal (ange, รฉtoile tutรฉlaire) y รฉtait, comme il est รฉcrit : "Avec celui qui est ici avec nous, se tenant aujourd'hui devant Hachem notre D.ieu, et avec celui qui n'est pas ici etc." (Devarim 29, 14).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืฉื‘ื ื ื—ืฉ ืขืœ ื—ื•ื” ื›ืฉื ืชืŸ ืœื” ืขืฆื” ืœืื›ื•ืœ ืžืŸ ื”ืขืฅ ื‘ื ืขืœื™ื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื’ืณ:ื™ืดื’) ื”ื ื—ืฉ ื”ืฉื™ืื ื™ ืœืฉื•ืŸ ื ืฉื•ืื™ืŸ:
Lorsque le serpent est venu sur Hava : lorsqu'il lui a donnรฉ le conseil de manger de l'arbre, il est venu sur elle, comme il est รฉcrit (Berechit 3, 13) : "Le serpent m'a sรฉduite (hichiani)", terme d'union conjugale (nissouin).
ื’ืจื™ื ืžืื™ ืฉืœื ื”ื™ื• ืขืœ ื”ืจ ืกื™ื ื™ ืžื”ื™ื›ืŸ ืคืกืงื” ื–ื•ื”ืžื:
Les convertis, qu'en est-il : eux qui n'รฉtaient pas au mont Sinaรฏ, d'oรน leur souillure a-t-elle cessรฉ ?
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Leur mazal y รฉtait : au Sinaรฏ. Et tous ceux qui se sont tenus au mont Sinaรฏ ont รฉtรฉ sanctifiรฉs, purifiรฉs et guรฉris de tout dรฉfaut, mรชme les aveugles et les boiteux qui se trouvaient en Israรซl, comme il est enseignรฉ dans le Sifri.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื™ืฉืจืืœ ืฉืขืžื“ื• ืขืœ ื”ืจ ืกื™ื ื™, ืคืกืงื” ื–ื”ืžืชืŸ. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ืชืœื” ืคืกื™ืงืช ื”ื–ื•ื”ืžื ื‘ืžืขืžื“ ื”ืจ ืกื™ื ื™, ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื™ืฉืจืืœ ืฉืงื‘ืœื• ื”ืชื•ืจื” ืคืกืงื” ื–ื”ืžืชืŸ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ื’ืื•ืŸ ืžื”ืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ื™"ื“ ื“ื”ืืฉ ืžื’ืจืฉ ืืจืก ื”ื ื—ืฉ ื”ื ื“ื‘ืง ื‘ืคื™ืจื•ืช ื•ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžืื›ืœ, ื•ืœื›ืŸ ื›ืœ ืคืจื™ ื”ืžืชื‘ืฉืœ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื ืื›ืœ ื›ืฉื”ื•ื ื—ื™ ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื ื” ื”ื•ื ื™ื”ื™ื” ื ืงื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื‘ื™ืฉื•ืœ ืžืŸ ื—ืœืง ื”ื–ื•ื”ืžื” ื•ื”ื•ื ืžืฉื•ื‘ื— ื‘ื›ืš ื˜ืคื™ ืžืŸ ื”ื—ื™, ื›ื™ ื˜ื‘ืข ื”ืืฉ ืœื’ืจืฉ ืืจืกื• ืฉืœ ื ื—ืฉ. ื’ื ื™ื“ื•ืข ื“ืžืขืžื“ ื”ืจ ืกื™ื ื™ ื”ื™ื” ื‘ื• ื“ื‘ืจ ืคืœื, ื›ื™ ื”ืืฉ ืฉื™ืจื“ื” ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ื’ื™ืจืฉื” ืืช ื”ืื•ื™ืจ ืฉืœ ื›ืœ ืื•ืชื• ื”ืžืงื•ื ืฉื”ื™ื• ืขื•ืžื“ื™ื ื‘ื• ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ื ืขืฉื” ื”ื—ืœืœ ืจื™ืงืŸ ืžืŸ ื”ืื•ื™ืจ, ื•ื”ื™ื• ื™ืฉืจืืœ ื—ื™ื™ื ืื•ืชื” ืขืช ื‘ื ืก, ื›ื™ ืื™ ืืคืฉืจ ืœื‘ืจื™ื” ืœื—ื™ื•ืช ื‘ืœืชื™ ืฉืื™ื‘ืชื” ื”ืื•ื™ืจ, ื•ืœื›ืŸ ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื›, ื˜ื•) ื•ื›ืœ ื”ืขื ืจืื™ื ืืช ื”ืงื•ืœืช, ืฉืจืื• ืืช ื”ืงื•ืœืช ืžืžืฉ ืžื”ืœื›ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื—ืœืœ ืื•ืชื• ืžืงื•ื ื•ืžื’ื™ืขื™ื ื•ื“ื•ืคืงื™ื ื‘ืชื•ืฃ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ื, ื›ื™ ืžื ื™ืขืช ื”ืื“ื ืžืจืื™ื™ืช ื”ืงื•ืœื•ืช ื”ื•ื ืžื›ื— ืฉื”ื—ืœืœ ืžืœื ืื•ื™ืจ ืขื“ ืฉื ื“ื‘ืง ื‘ืขื™ื ื™ื ืžืžืฉ, ืœื›ืš ืื™ืŸ ืจื•ืื™ืŸ ื”ืงื•ืœื•ืช ื”ืขื•ื‘ืจื™ื ื‘ืชื•ื›ื•, ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ืืคื™ืงื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื–ื” ื‘ืื•ืจืš. ื•ืขืœ ื›ืŸ ืื ืืฉ ื’ืฉืžื™ ืžื’ืจืฉ ืืจืก ื”ื ื—ืฉ ืฉื”ื•ื ื”ื–ื•ื”ืžื” ื”ื ื–ื›ืจืช, ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืืฉ ืงื“ื•ืฉ ืฉื”ื™ื” ื‘ืžืขืžื“ ื”ืจ ืกื™ื ื™ ื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืฉืขืžื“ื• ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ื•ืœื›ืŸ ืคืกืงื” ื–ื”ืžืชื, ื ืžืฆื ืคืกื™ืงืช ื”ื–ื•ื”ืžื” ืœื ื”ื™ืชื” ืžื›ื— ืงื‘ืœืช ื”ืชื•ืจื” ืฉืืžืจื• ื ืขืฉื” ื•ื ืฉืžืข, ืืœื ื”ื™ืชื” ืžื—ืžืช ืขืžื™ื“ืชื ืืฆืœ ื”ืจ ืกื™ื ื™ ืฉืฉื ื™ืจื“ ืืฉ ืฉืœ ืžืขืœื” ื•ื’ื™ืจืฉ ืืช ื”ืื•ื™ืจ ื•ืžืžื™ืœื ืคื™ืจืฉ ื•ื“ื—ื” ืืจืก ืฉืœ ื ื—ืฉ ืฉื”ื™ื” ื“ื‘ื•ืง ื‘ื”ื, ืœื›ืš ืชืœื• ื”ื“ื‘ืจ ื‘ืžืขืžื“ ื”ืจ ืกื™ื ื™, ื•ืœื›ืš ื™ืฉ ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ื‘ื–ื›ืจ ืžืขืžื“ ื”ืจ ืกื™ื ื™ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื .
Israรซl, qui s'est tenu au mont Sinaรฏ, leur souillure a cessรฉ. On peut demander : pourquoi a-t-on rattache la cessation de la souillure ร  la station au mont Sinaรฏ (maamad har Sinaรฏ) ? Il aurait fallu dire : Israรซl, qui a reรงu la Torah, leur souillure a cessรฉ. Il me semble, avec l'aide du Ciel, (rรฉpondre) d'aprรจs ce qu'a รฉcrit le Gaon Maharay, de mรฉmoire bรฉnie, dans Yore Dea : le feu chasse le venin du serpent qui s'attache aux fruits et ร  toutes sortes d'aliments. C'est pourquoi tout fruit qui est cuit, mรชme s'il se mange aussi cru, devient par la cuisson net de la part de souillure, et il en est d'autant plus louable que le cru, car la nature du feu est de chasser le venin du serpent. Il est connu aussi que le maamad du mont Sinaรฏ comportait une chose prodigieuse : le feu descendu du ciel a chassรฉ l'air de tout l'endroit oรน se tenait tout Israรซl, et l'espace est devenu vide d'air ; Israรซl vivait alors par miracle, car une crรฉature ne peut vivre sans aspirer l'air. C'est pourquoi il est รฉcrit (Chemot 20, 15) : "Et tout le peuple voyait les voix" : ils voyaient rรฉellement les voix avancer dans cet espace, arriver et frapper le tympan de leurs oreilles. Car ce qui empรชche l'homme de voir les voix, c'est que l'espace est rempli d'air au point de coller aux yeux mรชmes ; c'est pourquoi on ne voit pas les voix qui le traversent, comme l'a รฉcrit longuement le Rav Afikei Yehouda. Dรจs lors, si un feu matรฉriel chasse le venin du serpent, qui est la souillure mentionnรฉe, ร  plus forte raison le feu saint qui รฉtait au maamad du mont Sinaรฏ, ร  l'endroit oรน se tenait Israรซl ; c'est pourquoi leur souillure a cessรฉ. Il en ressort que la cessation de la souillure n'est pas venue de la rรฉception de la Torah, lorsqu'ils ont dit naassรฉ ve-nichma (nous ferons et nous entendrons), mais de leur station prรจs du mont Sinaรฏ, lร  oรน est descendu le feu d'en haut qui a chassรฉ l'air ; et par lร -mรชme le venin du serpent qui leur รฉtait attachรฉ s'est sรฉparรฉ et a รฉtรฉ repoussรฉ. Voilร  pourquoi on a rattachรฉ la chose au maamad du mont Sinaรฏ, et voilร  pourquoi il existe une mitsva positive de se souvenir chaque jour du maamad du mont Sinaรฏ.
๐Ÿ’ก Explication

Fin d'un passage aggadique commencรฉ au daf prรฉcรฉdent. La zouhama (souillure, impuretรฉ morale) entrรฉe en Hava par le serpent a รฉtรฉ retirรฉe ร  Israรซl lors du maamad har Sinaรฏ. Pour les guerim (convertis), Rav Ashi rรฉpond que leur mazal, l'ange ou l'รฉtoile qui prรฉside ร  leur รขme, รฉtait prรฉsent : le verset inclut "celui qui n'est pas ici avec nous aujourd'hui".

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La souillure (zouhama) du serpent : quand a-t-elle cessรฉ ? Premier enseignement Israรซl au Sinaรฏ : cessรฉe Nations : pas cessรฉe Convertis : leur mazal รฉtait au Sinaรฏ Rabbi Abba bar Kahana Avraham -> Ichmael Yitshak -> Essav Yaakov -> 12 tribus sans dรฉfaut cessรฉe ร  la 3e gรฉnรฉration Ufligua : les deux enseignements divergent sur le moment oรน la souillure a cessรฉ
Deux enseignements sur la fin de la zouhama
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ื•ืคืœื™ื’ื ื“ืจื‘ื™ ืื‘ื ื‘ืจ ื›ื”ื ื. ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื ื‘ืจ ื›ื”ื ื: ืขื“ ืฉืœืฉื” ื“ื•ืจื•ืช ืœื ืคืกืงื” ื–ื•ื”ืžื ืžืื‘ื•ืชื™ื ื•: ืื‘ืจื”ื ื”ื•ืœื™ื“ ืืช ื™ืฉืžืขืืœ, ื™ืฆื—ืง ื”ื•ืœื™ื“ ืืช ืขืฉื•, ื™ืขืงื‘ ื”ื•ืœื™ื“ ืฉื ื™ื ืขืฉืจ ืฉื‘ื˜ื™ื ืฉืœื ื”ื™ื” ื‘ื”ืŸ ืฉื•ื ื“ื•ืคื™.

Et cela diverge de (l'avis de) Rabbi Abba bar Kahana, car Rabbi Abba bar Kahana a dit : Pendant trois gรฉnรฉrations, la souillure n'a pas cessรฉ de nos pรจres : Avraham a engendrรฉ Ichmael, Yitshak a engendrรฉ Essav, Yaakov a engendrรฉ douze tribus en qui il n'y avait aucun dรฉfaut.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืคืœื™ื’ื ื”ื ื“ืืžืจืŸ ื“ืœื ืคืกืงื” ื–ื•ื”ืžื ืขื“ ืกื™ื ื™:
Et cela diverge : de ce que nous avons dit, que la souillure n'a pas cessรฉ avant le Sinaรฏ.
๐Ÿ’ก Explication

Ufligua : la Guemara note une divergence. Selon Rabbi Abba bar Kahana, la souillure a cessรฉ avec Yaakov, puisque toute sa descendance รฉtait sans dรฉfaut ; selon l'enseignement prรฉcรฉdent, elle n'a cessรฉ qu'au Sinaรฏ.

3
ืžืชื ื™ืณ ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืœืื›ื•ืœ ื”ื™ืžื ื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœื™. ื•ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ืžื’ื•ืคื” ืฉืœ ื—ื‘ื™ืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ื—ื›ืžื™ื ืžืชื™ืจื™ืŸ, ื•ืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื”. ื•ืื ื”ื™ืชื” ื ืงื•ื‘ื”, ืœื ื™ืชืŸ ืขืœื™ื” ืฉืขื•ื”, ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืžืžืจื—. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžืขืฉื” ื‘ื ืœืคื ื™ ืจื‘ืŸ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™ ื‘ืขืจื‘, ื•ืืžืจ: ื—ื•ืฉืฉื ื™ ืœื• ืžื—ื˜ืืช.

MICHNA. Un homme peut briser le tonneau (havรฎt) pour en manger des figues sรจches (guรฉrogerot), ร  condition qu'il n'ait pas l'intention de faire un rรฉcipient (kli).

Et on ne perce pas le bouchon (mรฉgufa) du tonneau, paroles de Rabbi Yehouda ; et les Hakhamim permettent. Et il ne le percera pas sur son cรดtรฉ.

Et s'il รฉtait (dรฉjร ) percรฉ, il ne mettra pas de cire dessus, parce qu'il รฉtale (memarรฉah). Rabbi Yehouda dit : Un cas vint devant Rabban Yo'hanan ben Zakai ร  Arav, et il dit : Je crains pour lui (qu'il ne soit passible) d'un hatat.

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ืžืชื ื™'. ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ื—ื‘ื™ืช ืžืœื™ืื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื‘ืกื›ื™ืŸ ืื• ื‘ืกื™ื™ืฃ ืœืื›ื•ืœ ืžืžื ื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื“ืื™ืŸ ื‘ืžืงืœืงืœ ืฉื•ื ืื™ืกื•ืจ ื‘ืฉื‘ืช:
MICHNA. Un homme peut briser un tonneau : rempli de figues sรจches, avec un couteau ou un sabre, pour en manger des figues sรจches, car il n'y a aucun interdit dans (un acte) destructeur (mekalkel) le Chabbat.
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœื™ ืœื ื•ืงื‘ื” ื™ืคื” ื‘ืคืชื— ื ืื”:
ร€ condition qu'il n'ait pas l'intention de faire un rรฉcipient : en le perรงant proprement d'une belle ouverture.
ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ืžื’ื•ืคื” ื”ื“ื‘ื•ืงื” ื‘ืคื” ื”ื—ื‘ื™ืช ืœืขืฉื•ืช ื ืงื‘ ืืœื ื ื•ื˜ืœ ืืช ื›ื•ืœื” ืื‘ืœ ื›ื™ ื ืงื™ื‘ ืœื” ืžืชืงืŸ ืคืชื—ื:
On ne perce pas le bouchon : qui est collรฉ ร  l'ouverture du tonneau, pour y faire un trou ; on retire plutรดt le tout. Car s'il y perce (un trou), il amรฉnage une ouverture.
ื•ื—ื›ืžื™ื ืžืชื™ืจื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืคืชื— ืœื—ื‘ื™ืช ื‘ื›ืš:
Et les Hakhamim permettent : car ce n'est pas ainsi qu'on fait une ouverture ร  un tonneau.
ื•ืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื™ื“ื” ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ืœื”:
Et il ne le percera pas sur son cรดtรฉ : la Guemara l'explique.
ืฉื”ื•ื ืžืžืจื— ื•ื™ืฉ ื›ืืŸ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง:
Parce qu'il รฉtale : et il y a lร  (l'interdit) de memahek (lisser).
ื‘ืขืจื‘ ืžื“ื™ื ื”:
ร€ Arav : (nom d'une) ville.
ืžื—ื˜ืืช ืฉืžื ืžื™ืจื— ื”ืฉืขื•ื” ืœื“ื•ื‘ืงื” ื‘ื“ื•ืคื ื™ ื”ื›ืœื™ ืกื‘ื™ื‘ ื”ื ืงื‘:
D'un hatat : de peur qu'il n'ait รฉtalรฉ la cire pour la coller aux parois du rรฉcipient autour du trou.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืœืื›ื•ืœ ื”ื™ืžื ื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื‘ื’ืžืจื ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื“ืจื•ืกื•ืช ืœืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืื‘ืœ ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืฉืจื™ ืืคื™ืœื• ืžืคื•ืจื“ื•ืช ื•ืชื™ืžื” ืœืจื‘ื™ ืžื”ื ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื“: ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื ืชื ื• ื‘ืžื’ื“ืœ ื•ื ื•ืขืœ ื‘ืคื ื™ื• ื•ืื‘ื“ ื”ืžืคืชื— ื”ืจื™ ื–ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืคืจื™ืš ื‘ื’ืžืจื ืืžืื™ ื”ื•ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื”ื•ื ื•ืžืฉื ื™ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ื”ื›ื ื‘ืžื’ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื ื™ืŸ ืขืกืงื™ื ืŸ ื•ืจ"ืž ื”ื™ื ื›ื•' ื•ืืžืื™ ืžื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืื•ืงืžื ื”ื›ื™ ื•ืžืขื™ืงืจื ื ืžื™ ืžืื™ ืงืืžืจ ื•ื”ืœื ื™ื›ื•ืœ ืœืฉื‘ืจ ื•ืœืคืชื•ื— ืืช ื”ืžื’ื“ืœ ื•ืœื™ื˜ื•ืœ ืืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื”ื›ื ืฉืจื™ ืœืฉื‘ืจ ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ืœื™ื˜ื•ืœ ื”ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ืื ื‘ืืช ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ื ื˜ื™ืœืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื˜ื™ืœืช ื”ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื"ื› ืงืฉื” ื”ื™ื›ื™ ืžื•ืงื™ ืœื” ื”ืชื ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื•ื ืจืื” ื“ื”ืชื ืืกื•ืจ ืœืฉื‘ืจ ืืช ื”ืžื’ื“ืœ ื•ื”ื›ื ื“ืฉืจื™ ืœืฉื‘ืจ ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ื›ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื‘ื™ืฆื” ืคืจืง ื”ืžื‘ื™ื ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ืœื’: ื•ืฉื) ื•ืžืค' ืจืฉ"ื™ ื”ืชื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื‘ื™ืช ืฉื‘ื•ืจื” ื•ืžื“ื‘ืงื™ืŸ ืฉื‘ืจื™ื” ื‘ืฉืจืฃ ืฉืœ ืขืฅ. ืฉืขื•ืฉื” ืžืžื ื• ื–ืคืช ื•ืงื•ืจื™ืŸ ืจื™ื™ืฉื "ื ื•ืžืฉ"ื” ื“ื•ืงื ื—ื‘ื™ืช ืฉืจื™ ื“ืžื—ืžืช ื’ืจื™ืขื•ืชื• ืœื ื—ื™ื™ืก ืขืœื™ื” ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืžื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœื™ ื•ื›ืŸ ื›ื•ืœื” ืฉืžืขืชื ื“ื”ื›ื ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืชื ื‘ื‘ื™ืฆื” ืœื ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ื”ื›ื™ ืืœื ืœืจ"ื ื“ืคืจื™ืš ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจ"ื ื”ื ื“ืชื ืŸ ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ื›ื•' ื•ืขืœื” ืžืฉื ื™ ืžืชื ื™' ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ืž"ืž ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ ืžื™ื‘ืขื™ ืœืื•ืงืžื™ ื”ื›ื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืื“ืจ"ื ื“ืงืืžืจ ืœื ื™ืงื˜ืžื ื• ืคื™' ืœื ื™ืงื˜ื•ื ืืช ื”ื”ื“ืก ืœื”ืจื™ื— ื‘ื• ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ื”ื• ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ื‘ืงื˜ื™ืžืช ืงื™ืกื ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื›ืฉืงื•ื˜ืžื• ืœื—ืฆื•ืช ื‘ื• ืฉื™ื ื™ื• ื•ื"ื› ืื™ ืœื ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื” ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ื•ืœื™ืช ืœื”ื• ื”ื ื“ืชื ืŸ ื›ื•' ื”ืœื›ืš ืžื™ื‘ืขื™ ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ืืœื™ื‘ื ื“ื›ื•ืœื”ื• ืžื™ื™ืจื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ื ืฉืžืขืชื ืฉืคื™ืจ. ืž"ืจ. ื•ื‘ื’ืž' ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืžืฆืืชื™ ื”ื“ื ื“ืชื™ืžื ื‘ืžื’ื“ืœ ืฉืœ ืื‘ืŸ ืื‘ืœ ื‘ืžื’ื“ืœ ืฉืœ ืขืฅ ื ืขืฉื” ื›ืฉื•ื‘ืจ ื”ื—ื‘ื™ืช ืœืื›ื•ืœ ืžืžื ื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช:
Un homme peut briser le tonneau pour en manger des figues sรจches : dans la Guemara on l'รฉtablit pour des (figues) pressรฉes (dรฉrousot) selon Rabbi Nehemia ; mais selon les Rabbanan qui s'opposent ร  Rabbi Nehemia, c'est permis mรชme pour des (figues) sรฉparรฉes. Et mon maรฎtre s'รฉtonne de ce que nous avons appris au chapitre Bekhol mรฉaarvin (Erouvin 34b), au sujet de l'erouv : s'il l'a placรฉ dans une armoire (migdal), l'a fermรฉe et a perdu la clรฉ, c'est un erouv (valide). La Guemara objecte : pourquoi ? Lui est en un endroit et son erouv en un autre ! Et Rav et Chmouel rรฉpondent tous deux : nous traitons ici d'une armoire construite (fixรฉe), et c'est (l'avis de) Rabbi Meir etc. Pourquoi faut-il l'รฉtablir ainsi ? Et au dรฉpart aussi, que demandait-on ? Ne peut-il pas briser et ouvrir l'armoire et prendre l'erouv, de mรชme qu'ici il est permis de briser le tonneau et de prendre les figues sรจches ? Et si tu veux distinguer entre prendre l'erouv et prendre les figues, il devient difficile (de comprendre) comment on l'รฉtablit lร -bas selon Rabbi Meir. Il semble que lร -bas il est interdit de briser l'armoire, et qu'ici il est permis de briser le tonneau parce qu'il s'agit de moustaki, comme on l'รฉtablit dans Beitsa, chapitre Hamevi kadei yayin (Beitsa 33b). Rachi y explique qu'il s'agit d'un tonneau brisรฉ dont on a recollรฉ les morceaux avec de la rรฉsine d'arbre, dont on fait la poix, et qu'on appelle "reisne" (rรฉsine). C'est pourquoi seul (un tel) tonneau est permis : ร  cause de sa mรฉdiocritรฉ on ne le mรฉnage pas, et il n'y a pas ร  craindre qu'on ait l'intention de faire un rรฉcipient. Et de mรชme toute la sougya ici traite de moustaki. Et bien que lร -bas, dans Beitsa, on ne l'รฉtablisse ainsi que selon Rabbi Eliezer - on objecte : Rabbi Eliezer n'admet-il pas ce que nous avons appris, un homme peut briser le tonneau etc. ? et on rรฉpond : notre michna traite de moustaki - nรฉanmoins, mรชme selon les Rabbanan il faut l'รฉtablir ainsi. Car les Rabbanan ne s'opposent ร  Rabbi Eliezer, qui dit "il ne le coupera pas" (c'est-ร -dire il ne coupera pas le myrte pour le sentir), que parce que lui estime qu'en coupant un copeau on est passible d'un hatat, lorsqu'on le coupe pour s'en curer les dents. Dรจs lors, si on ne l'รฉtablissait pas en moustaki, on pourrait objecter contre eux aussi : n'admettent-ils pas ce que nous avons appris etc. ? Il faut donc dire que, selon tous, notre michna traite de moustaki, et maintenant la sougya s'explique bien. (Enseignement de) mon maรฎtre. Et dans le Talmud de Jรฉrusalem, au chapitre Bekhol mรฉaarvin, j'ai trouvรฉ : Cela vaut pour une armoire de pierre, mais pour une armoire de bois, cela devient comme celui qui brise le tonneau pour en manger des figues sรจches.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืœืื›ื•ืœ ืžืžื ื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœื™. ื‘ืžืกื›ืช ื™ื•"ื˜ ืคืจืง ื”ืžื‘ื™ื ื“ืฃ ืœื’: ืžื•ืงื™ ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ื•ืคื™ืจืฉ"ื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื‘ื™ื•ืช ืฉื‘ื•ืจื™ื ืฉืžื“ื‘ืงื™ืŸ ืฉื‘ืจื™ื”ืŸ ื‘ืฉืจืฃ ืฉืœ ืขืฅ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื” ื–ืคืช ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืฉืจื™ ื•ืžื—ืžืช ื’ืจื™ืขื•ืชื ืœื ื—ื™ื™ืก ืขืœื™ื” ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืžื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ืืœื ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืคืจื™ืš ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ื ื“ืชื ืŸ ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ื›ื•' ื•ืžืฉื ื™ ืžืชื ื™' ื‘ืžื•ืกืชืงื™. ื•ืžื™ื”ื• ื’ื ืœืจื‘ื ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืื•ืงืžื™ ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ื“ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืืœื ื‘ื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ืื‘ืœ ืžื•ื“ื• ื“ืื™ืกื•ืจื ืื™ื›ื ื•ื”ื›ื ืฉืจื™ื ืœื›ืชื—ืœื” ืืœื ืข"ื› ื’ื ืœืจื‘ื ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืื•ืงื•ืžื” ื‘ืžื•ืกืชืงื™. ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื“:) ื’ื‘ื™ ื”ื ื“ืชื ืŸ ื ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืžื’ื“ืœ ื•ื ืขืœ ื‘ืคื ื™ื• ื•ืื‘ื“ ื”ืžืคืชื— ื”ืจื™ ื–ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืคืจื™ืš ื‘ื’ืžืจื ื•ืืžืื™ ื”ื•ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ. ื•ืžืื™ ืงืคืจื™ืš ื•ื”ืœื ื™ื›ื•ืœ ืœืฉื‘ื•ืจ ื”ืžื’ื“ืœ ื•ืœื™ื˜ื•ืœ ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื“ืชื ืŸ ื”ื›ื ืฉื•ื‘ืจ ืื“ื ื—ื‘ื™ืช ื•ื›ื•' ื•ืœืžืื™ ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืžื•ืกืชืงื™ ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ ื ื™ื—ื:
MICHNA. Un homme peut briser le tonneau pour en manger des figues sรจches, ร  condition qu'il n'ait pas l'intention de faire un rรฉcipient. Dans le traitรฉ Yom Tov (Beitsa), chapitre Hamevi, page 33b, on l'รฉtablit pour des moustaki, et Rachi explique qu'il s'agit de tonneaux brisรฉs dont on recolle les morceaux avec de la rรฉsine d'arbre dont on fait la poix ; c'est pourquoi c'est permis : ร  cause de sa mรฉdiocritรฉ on ne le mรฉnage pas, et il n'y a pas ร  craindre qu'on ait l'intention de faire un rรฉcipient. Et bien qu'on ne l'รฉtablisse en moustaki que selon Rabbi Eliezer - on objecte : Rabbi Eliezer n'admet-il pas ce que nous avons appris, un homme peut briser le tonneau etc., et on rรฉpond : notre michna traite de moustaki - toutefois, mรชme selon les Rabbanan il faut l'รฉtablir en moustaki. Car les Rabbanan ne s'opposent ร  Rabbi Eliezer que sur l'obligation d'un hatat, mais ils reconnaissent qu'il y a un interdit ; or ici c'est permis ร  priori (lekhatehila). Force est donc, mรชme selon les Rabbanan, de l'รฉtablir en moustaki. Et cela ressort aussi du chapitre Bekhol mรฉaarvin (Erouvin 34b), au sujet de ce que nous avons appris : s'il a placรฉ son erouv dans une armoire, l'a fermรฉe et a perdu la clรฉ, c'est un erouv. La Guemara objecte : pourquoi ? Lui est en un endroit et son erouv en un autre ! Mais qu'objecte-t-elle ? Ne peut-il pas briser l'armoire et prendre l'erouv, comme nous l'avons appris ici : un homme peut briser le tonneau etc. ? Selon ce que j'ai expliquรฉ, qu'il s'agit de moustaki, cela s'accorde mรชme selon les Rabbanan.
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ืžื’ื•ืคื” ืฉืœ ื—ื‘ื™ืช ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื—ื›ืžื™ื ืžืชื™ืจื™ืŸ ื•ืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื” ื•ืื ื”ื™ืชื” ื ืงื•ื‘ื” ืœื ื™ืชืŸ ืขืœื™ื” ืฉืขื•ื” ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืžืžืจื— ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืขืฉื” ื‘ื ืœืคื ื™ ืจื‘ืŸ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™ ื‘ืขืจื‘ ื•ืืžืจ ื—ื•ืฉืฉื ื™ ืœื• ืžื—ื˜ืืช:
MICHNA. On ne perce pas le bouchon du tonneau, paroles de Rabbi Yehouda, et les Hakhamim permettent ; et il ne le percera pas sur son cรดtรฉ. Et s'il รฉtait (dรฉjร ) percรฉ, il ne mettra pas de cire dessus, parce qu'il รฉtale. Rabbi Yehouda dit : Un cas vint devant Rabban Yo'hanan ben Zakai ร  Arav, et il dit : Je crains pour lui (qu'il ne soit passible) d'un hatat.
๐Ÿ’ก Explication

Trois rรจgles. (1) Briser un tonneau pour atteindre les figues est permis, car c'est un acte mekalkel (destructeur) ; l'interdit vise seulement celui qui veut faire une ouverture propre, ce qui serait amรฉnager un rรฉcipient (tikoun kli). (2) Percer la mรฉgufa (bouchon d'argile) : Rabbi Yehouda l'interdit, les Hakhamim le permettent. (3) Boucher un trou avec de la cire relรจve de memahek (lisser, รฉtaler), l'une des 39 melakhot.

Tossefot et le Roch ajoutent, d'aprรจs Beitsa 33b, que la michna parle d'un tonneau de mauvaise qualitรฉ (moustaki), recollรฉ ร  la rรฉsine, qu'on ne cherche pas ร  mรฉnager.

4
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื“ืจื•ืกื•ืช, ืื‘ืœ ืžืคื•ืจื“ื•ืช โ€” ืœื. ื•ืžืคื•ืจื“ื•ืช ืœื?

GUEMARA. Rabbi Ochaya dit : On ne l'a enseignรฉ que pour des (figues) pressรฉes (dรฉrousot), mais pour des (figues) sรฉparรฉes (mรฉforadot), non.

Et pour des sรฉparรฉes, non ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ืž' ืœื ืฉื ื• ื“ืฉื•ื‘ืจ ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ืžื˜ืœื˜ืœ ื”ืกื™ื™ืฃ ืœื›ืš:
GUEMARA. On ne l'a enseignรฉ : qu'on brise le tonneau et qu'on dรฉplace le sabre ร  cet effet.
ืืœื ื‘ื“ืจื•ืกื•ืช ืฉื”ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื“ืจื•ืกื•ืช ื‘ืขื™ื’ื•ืœ ื•ื—ื•ืชื›ื™ืŸ ืžืžื ื• ื‘ืงื•ืจื“ื•ื ืื• ื‘ืกื™ื™ืฃ ื•ืื™ื™ื“ื™ ื“ืžื˜ืœื˜ืœ ืกื™ื™ืฃ ืœื—ืชื•ืš ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ืชื‘ืจ ื‘ื™ื” ื ืžื™ ืœื—ื‘ื™ืช:
Que pour des pressรฉes : lorsque les figues sรจches sont pressรฉes en une galette et qu'on en coupe avec une hache ou un sabre ; et puisqu'il dรฉplace le sabre pour couper les figues, il brise aussi le tonneau avec.
ืื‘ืœ ืžืคื•ืจื“ื•ืช ืฉื"ืฆ ืœื—ืชื›ืŸ ืœื ื™ื˜ืœื˜ืœ ืกื™ื™ืฃ ืœืฉื‘ื•ืจ ื”ื—ื‘ื™ืช ื“ืžืชื ื™' ืจ' ื ื—ืžื™ื” ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ื›ืœื™ ื ื™ื˜ืœ ืืœื ืœืชืฉืžื™ืฉ ื”ืžื™ื•ื—ื“ ืœื• ื›ื“ืžื•ืงื™ ืœืงืžืŸ:
Mais pour des sรฉparรฉes : qu'il n'est pas nรฉcessaire de couper, il ne dรฉplacera pas un sabre pour briser le tonneau, car notre michna est (l'avis de) Rabbi Nehemia, qui dit qu'un ustensile ne se dรฉplace que pour l'usage qui lui est propre, comme on l'รฉtablit plus loin.
๐Ÿ’ก Explication

La difficultรฉ porte sur le moukzรฉ : pour briser le tonneau il faut prendre un sabre. Si les figues sont dรฉrousot (tassรฉes en bloc), le sabre sert de toute faรงon ร  les couper ; on peut alors aussi briser le tonneau avec. Si elles sont mรฉforadot (sรฉparรฉes), le sabre ne servirait qu'ร  briser le tonneau.

5
ืžื™ืชื™ื‘ื™, ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ืžื‘ื™ื ืื“ื ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื•ืžืชื™ื– ืจืืฉื” ื‘ืกื™ื™ืฃ, ื•ืžื ื™ื—ื” ืœืคื ื™ ื”ืื•ืจื—ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ! ื”ื”ื™ื ืจื‘ื ืŸ, ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ื”ื™ื.

On objecte : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Un homme peut apporter le tonneau de vin, en trancher le haut avec un sabre et le poser devant les invitรฉs le Chabbat, sans s'en soucier ! - Celle-lร  est (l'avis des) Rabbanan ; notre michna est (l'avis de) Rabbi Nehemia.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ ื•ืืข"ื’ ื“ื™ื™ืŸ ืœืื• ืœืžื—ืชื›ื™ื” ืงืื™:
Sans s'en soucier : bien que le vin ne soit pas destinรฉ ร  รชtre coupรฉ.
ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื“ืจ' ื ื—ืžื™ื” ื•ืืžืจื™ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ื ื™ื˜ืœื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ื•ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš:
C'est (l'avis des) Rabbanan : qui s'opposent ร  Rabbi Nehemia et disent que tous les ustensiles peuvent รชtre dรฉplacรฉs pour un besoin (de leur usage) ou pour un autre besoin.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Nehemia : un ustensile ne se dรฉplace le Chabbat que le-tsorekh tachmicho, pour l'usage qui lui est propre. Les Rabbanan permettent de le dรฉplacer aussi pour un autre usage. La baraita de Rabban Chimon ben Gamliel suit les Rabbanan, la michna suit Rabbi Nehemia.

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ื•ืžืื™ ื“ื•ื—ืงื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื ืœืื•ืงื•ืžื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ื•ื‘ื“ืจื•ืกื•ืช, ืœื•ืงืžื” ื‘ืžืคื•ืจื“ื•ืช ื•ืจื‘ื ืŸ! ืืžืจ ืจื‘ื, ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืงืฉื™ืชื™ื”: ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื“ืชื ื™ ืดื’ืจื•ื’ืจื•ืชืด? ืœื™ืชื ื™ ืดืคื™ืจื•ืชืด! ืืœื ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื‘ื“ืจื•ืกื•ืช.

Et qu'est-ce qui a contraint Rabbi Ochaya ร  รฉtablir la michna selon Rabbi Nehemia et pour des (figues) pressรฉes ? Qu'il l'รฉtablisse pour des sรฉparรฉes et selon les Rabbanan !

Rava dit : La michna lui faisait difficultรฉ : pourquoi prรฉcisรฉment enseigne-t-elle "des figues sรจches" ? Qu'elle enseigne "des fruits" !

Dรฉduis-en donc qu'il s'agit de (figues) pressรฉes.

๐Ÿ’ก Explication

Argument tirรฉ de la formulation : si la michna parlait de tout fruit, elle aurait dit "fruits". Le choix des guรฉrogerot, que l'on conservait tassรฉes en bloc, indique un cas oรน il faut un instrument pour les couper.

7
ืชื ื™ื ื—ื“ื: ื—ื•ืชืœื•ืช ืฉืœ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ืฉืœ ืชืžืจื™ื โ€” ืžืชื™ืจ ื•ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš. ื•ืชื ื™ื ืื™ื“ืš: ืžืชื™ืจ ืื‘ืœ ืœื ืžืคืงื™ืข ื•ืœื ื—ื•ืชืš! ืœื ืงืฉื™ื, ื”ื โ€” ืจื‘ื ืŸ, ื”ื โ€” ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื”. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืื•ืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชืจื•ื•ื“ ื•ืืคื™ืœื• ื˜ืœื™ืช ื•ืืคื™ืœื• ืกื›ื™ืŸ โ€” ืื™ืŸ ื ื™ื˜ืœื™ืŸ ืืœื ืœืฆื•ืจืš ืชืฉืžื™ืฉืŸ.

Il est enseignรฉ dans une (baraita) : Des paniers (hotalot) de figues sรจches et de dattes, on peut dรฉfaire (le nล“ud), on peut dรฉfaire le tressage (mafkia) et on peut couper. Et il est enseignรฉ dans une autre : On peut dรฉfaire (le nล“ud), mais on ne dรฉfait pas le tressage et on ne coupe pas !

Ce n'est pas difficile : celle-ci est (l'avis des) Rabbanan, celle-lร  est (l'avis de) Rabbi Nehemia. Car il est enseignรฉ : Rabbi Nehemia dit : Mรชme une louche, mรชme un manteau et mรชme un couteau ne se prennent que pour leur usage (propre).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื—ื•ืชืœื•ืช ื›ืœื™ ืฉืœ ื›ืคื•ืช ืชืžืจื™ื ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ืžื™ืŸ ืกืœื™ื ื•ื ื•ืชื ื™ื ืœืชื•ื›ืŸ ืชืžืจื™ื ืจืขื™ื ืœื”ืชื‘ืฉืœ:
Hotalot : rรฉcipient fait de feuilles de palmier ; on en fait des sortes de paniers dans lesquels on met des dattes de mauvaise qualitรฉ pour qu'elles mรปrissent.
ืžืชื™ืจ ืื ื”ื›ืกื•ื™ ืงืฉื•ืจ ื‘ื—ื‘ืœ:
On peut dรฉfaire : si le couvercle est attachรฉ avec une corde.
ืื‘ืœ ืœื ืžืคืงื™ืข ืกื•ืชืจ ืฉืจืฉืจื•ืช ื”ื—ื‘ืœ ื‘ื›ืœื™:
Mais on ne dรฉfait pas le tressage : il dรฉfait les tresses de la corde dans le rรฉcipient.
ื•ืœื ื—ื•ืชืš ื“ืื™ืŸ ื›ืœื™ ื ื™ื˜ืœ ืืœื ืœืฆื•ืจืš ืชืฉืžื™ืฉื• ื•ืกื›ื™ืŸ ืื™ื ื• ืขืฉื•ื™ ืœื›ืš:
Et on ne coupe pas : car un ustensile ne se dรฉplace que pour son usage, et le couteau n'est pas fait pour cela.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžืชื™ืจ ื•ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ืžื”ื”ื™ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืœื“:) ื™ืฉ ืœืœืžื•ื“ ื“ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ืœื:) ื—ื•ืชืžื•ืช ืฉื‘ื›ืœื™ื ืžืชื™ืจ ื•ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš ื”ื™ื™ื ื• ื›ื’ื•ืŸ ื“ืงื˜ื™ืจ ื‘ืžื™ืชื ื ืื‘ืœ ืคื•ืชื—ืช ืฉืœ ืขืฅ ื•ืฉืœ ืžืชื›ืช ืืกื•ืจ ืœืฉื‘ืจ ื•ืœื”ืคืงื™ืข ืžื“ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื”ืชื ืืžืื™ ื”ื•ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืคืงื™ืข ื”ืคื•ืชื—ืช ื•ืœื™ื˜ื•ืœ ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืืข"ืค ืฉืกืชื ืžื’ื“ืœ ืฉื‘ื›ืœ ื”ืฉ"ืก ื”ื•ื ื›ืœื™ ื›ืžื• ื”ืฆื“ ืฆื‘ื™ ืœื‘ื™ืช ื•ืฆืคื•ืจ ืœืžื’ื“ืœ ื•ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ื‘ืจื™ืฉ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ืงื›ื‘:) ื•ื‘ืžืกืงื ื ื ืžื™ ืœื ื‘ืขื™ ืœืื•ืงื•ืžื™ ืืœื ื‘ืงื˜ื™ืจ ื‘ืžื™ืชื ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื—ื•ืชืžื•ืช ืฉื‘ื›ืœื™ื ืื‘ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ื—ื–ืง ื›ืขื™ืŸ ืคื•ืชื—ืช ืœื ื”ื•ื” ืฉืจื™ ืช"ืง. ืž"ืจ:
On peut dรฉfaire, dรฉfaire le tressage et couper : Mon maรฎtre dit que de ce (passage) d'Erouvin (34b) on peut apprendre que ce que nous disons (Beitsa 31b) : les sceaux des rรฉcipients, on peut les dรฉfaire, les ouvrir en forรงant et les couper, vaut par exemple lorsqu'on a attachรฉ avec une corde ; mais une serrure (potahat) de bois ou de mรฉtal, il est interdit de la briser ou de la forcer. En effet, la-bas la Guemara objecte : pourquoi ? Lui est en un endroit et son erouv en un autre ! Il lui est donc รฉvident qu'il ne peut pas forcer la serrure pour prendre l'erouv, bien que le migdal, dans tout le Talmud, dรฉsigne un rรฉcipient, comme (dans) : celui qui chasse un cerf vers la maison et un oiseau vers le migdal, et comme ce (passage) au dรฉbut de Kol hakelim (plus haut, Chabbat 122b). Et dans la conclusion aussi, on ne cherche ร  l'รฉtablir que lorsqu'on a attachรฉ avec une corde : ce sont prรฉcisรฉment les sceaux des rรฉcipients (qui sont permis), mais une chose solide comme une serrure, le Tanna kamma ne la permettait pas. (Enseignement de) mon maรฎtre.
ื”ื ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื ืจ' ื ื—ืžื™ื” ืชื™ืžื” ืœื™ ืืžืื™ ืœื ืžื•ืงื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืจ' ื ื—ืžื™ื” ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืžืชื™ืจ ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš ื‘ื™ื•"ื˜ ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืžืชื™ืจ ืื‘ืœ ืœื ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš ื‘ืฉื‘ืช ื“ืื™ื›ื ืชื ื ื“ืก"ืœ ื”ื›ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื ื—ืžื™ื” ื‘ื‘ื™ืฆื” ื‘ืค' ื”ืžื‘ื™ื ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ืœื‘:) ื™"ืœ ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื—ื“ื ื›ืจื‘ื ืŸ ืžื“ื ื™ืžื ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืจ' ื ื—ืžื™ื”:
Celle-ci les Rabbanan, celle-lร  Rabbi Nehemia : Je m'รฉtonne : pourquoi n'รฉtablit-on pas les deux selon Rabbi Nehemia, celle qui enseigne "on dรฉfait, on force et on coupe" pour Yom Tov, et celle qui enseigne "on dรฉfait mais on ne force pas et on ne coupe pas" pour Chabbat ? Car il y a un Tanna qui pense ainsi selon Rabbi Nehemia, dans Beitsa, chapitre Hamevi kadei yayin (Beitsa 32b). On peut rรฉpondre qu'il est prรฉfรฉrable pour lui de dire que l'une suit les Rabbanan, plutรดt que de dire que les deux suivent Rabbi Nehemia.
๐Ÿ’ก Explication

Les hotalot sont des paniers tressรฉs en feuilles de palmier. Matir : dรฉfaire le nล“ud (permis selon tous). Mafkia : dรฉfaire le tressage de la corde. Hotekh : couper avec un couteau. Pour Rabbi Nehemia, le couteau n'est pas destinรฉ ร  couper des paniers, donc on ne le prend pas pour cela.

8
ื‘ืขื• ืžื™ื ื™ื” ืžืจื‘ ืฉืฉืช: ืžื”ื• ืœืžื™ื‘ืจื– ื—ื‘ื™ืชื ื‘ื‘ื•ืจื˜ื™ื ื‘ืฉื‘ืชื? ืœืคื™ืชื—ื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ื•ืืกื™ืจ, ืื• ื“ื™ืœืžื: ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ื•ืฉืจื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืœืคื™ืชื—ื ืงื ืžื›ื•ื™ืŸ, ื•ืืกื™ืจ.

On demanda ร  Rav Chechet : Est-il permis de percer un tonneau avec une lance (bourtia) le Chabbat ? A-t-il l'intention (de faire) une ouverture, et c'est interdit ; ou peut-รชtre a-t-il l'intention (de faire preuve) d'ล“il gรฉnรฉreux (ayin yafa), et c'est permis ?

Il leur dit : Il a l'intention (de faire) une ouverture, et c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžื™ื‘ืจื– ืœืชื—ื•ื‘ ืคื•ื™ื™ื ื“ื•ืจ"ื ื‘ืœืข"ื–:
Percer (le-miberaz) : enfoncer un "poindor" (poinรงon) en langue รฉtrangรจre.
ื‘ื‘ื•ืจื˜ื™ื ื‘ืจื•ืžื— ืœืชื•ื—ื‘ื• ื‘ื“ื•ืคื ื™ื” ืœื ืงื‘ื•:
Avec une bourtia : avec une lance, pour l'enfoncer dans sa paroi et la percer.
๐Ÿ’ก Explication

Ayin yafa (bon ล“il) : le geste gรฉnรฉreux de l'hรดte qui ouvre largement le tonneau pour ses invitรฉs, sans chercher ร  faire une ouverture durable. Si l'intention est de faire un petah (ouverture), c'est un amรฉnagement du rรฉcipient, interdit.

9
ืžื™ืชื™ื‘ื™, ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ืžื‘ื™ื ืื“ื ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื•ืžืชื™ื– ืจืืฉื” ื‘ืกื™ื™ืฃ? ื”ืชื โ€” ื•ื“ืื™ ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ื”ื›ื โ€” ืื ืื™ืชื ื“ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ืœืคืชื—ื™ื” ืžื™ืคืชื—.

On objecte : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Un homme peut apporter un tonneau de vin et en trancher le haut avec un sabre ? - Lร -bas, il a certainement l'intention (de faire preuve) d'ล“il gรฉnรฉreux ; ici, s'il avait l'intention (de faire preuve) d'ล“il gรฉnรฉreux, il n'avait qu'ร  l'ouvrir (en retirant le bouchon).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืœื”ืจื—ื™ื‘ ืžื•ืฆื ื”ื™ื™ืŸ ื‘ื ืงื‘ ื’ื“ื•ืœ ืžื“ืœื ื ืงื™ื‘ ืœื™ื” ื›ื“ืจืš ื”ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ืขื’ื•ืœ ื•ื™ืคื”:
D'ล“il gรฉnรฉreux : รฉlargir la sortie du vin par un grand trou, puisqu'il ne l'a pas percรฉ ร  la maniรจre de ceux qui percent un trou rond et beau.
ื”ืชื ื•ื“ืื™ ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืฉืžืจื—ื™ื‘ ืคื™ื” ืœืžื˜ื” ืžืžื’ื•ืคืชื” ื›ื“ืงืชื ื™ ืžืชื™ื– ืืช ืจืืฉื” ืฉืคืช ืคื™ื”:
Lร -bas il a certainement l'intention d'ล“il gรฉnรฉreux : car il รฉlargit son ouverture au-dessous de son bouchon, comme il est enseignรฉ : il en tranche le haut, le bord de son ouverture.
ืœืคืชื•ื—ื™ ืžื™ืคืชื— ื™ื˜ื•ืœ ืžื’ื•ืคืชื”:
Qu'il l'ouvre : qu'il retire son bouchon.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืชื ื™ื ืจืฉื‘"ื’ ืื•ืžืจ ืžื‘ื™ื ื—ื‘ื™ืช ื™ื™ืŸ ื•ืžืชื™ื– ืจืืฉื” ื‘ืกื™ื™ืฃ ื•ืžื ื™ื—ื” ืœืคื ื™ ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ. ืชื ื™ื ื—ื•ืชืœื•ืช ืฉืœ ืชืžืจื” ืžืชื™ืจ ื•ืžืคืงื™ืข ื•ื—ื•ืชืš ื‘ืขื• ืžื™ื ื™ื” ืžืจื‘ ืฉืฉืช ืžื”ื• ืœืžื™ื‘ืจื– ื—ื‘ื™ืชื ื‘ื‘ื•ืจื˜ื ื‘ืฉื‘ืชื. ืœืคื™ืชื—ื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืืกื™ืจ. ืื• ื“ืœืžื ืœืขื™ืŸ ื™ืคื” ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืฉืจื™ื ื"ืœ ืœืคื™ืชื—ื ืงืžื›ื•ื™ืŸ ื•ืืกื•ืจ:
GUEMARA. Il est enseignรฉ : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Un homme peut apporter un tonneau de vin, en trancher le haut avec un sabre et le poser devant les invitรฉs le Chabbat, sans s'en soucier. Il est enseignรฉ : Des paniers de dattes, on peut dรฉfaire (le nล“ud), dรฉfaire le tressage et couper. On demanda ร  Rav Chechet : Est-il permis de percer un tonneau avec une lance le Chabbat ? A-t-il l'intention (de faire) une ouverture, et c'est interdit ; ou peut-รชtre a-t-il l'intention d'ล“il gรฉnรฉreux, et c'est permis ? Il leur dit : Il a l'intention (de faire) une ouverture, et c'est interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Chechet distingue selon ce que l'acte rรฉvรจle de l'intention. Trancher le haut du tonneau dรฉtruit son ouverture : c'est un geste d'hospitalitรฉ. Percer un trou avec une lance, alors qu'on pouvait simplement retirer le bouchon, montre qu'on veut une ouverture ร  cet endroit.

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ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ืžื’ื•ืคื” ื•ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืžื—ืœื•ืงืช ืœืžืขืœื”, ืื‘ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืืกื•ืจ. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™: ืดืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื”ืด. ื•ืจื‘ ื—ืกื“ื ืืžืจ: ืžื—ืœื•ืงืช ืžืŸ ื”ืฆื“, ืื‘ืœ ืขืœ ื’ื‘ื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ. ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืดืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื”ืด โ€” ื”ืชื ื‘ื’ื•ืคื” ื“ื—ื‘ื™ืช.

On ne perce pas le bouchon etc. Rav Houna dit : Le dรฉsaccord (porte sur un percement) par le haut ; mais sur le cรดtรฉ, selon tous c'est interdit.

Et c'est ce qu'il enseigne : "Il ne le percera pas sur son cรดtรฉ". Et Rav Hisda dit : Le dรฉsaccord (porte sur un percement) sur le cรดtรฉ ; mais par-dessus, selon tous c'est permis.

Et ce qu'il enseigne, "il ne le percera pas sur son cรดtรฉ", lร -bas (il s'agit) du corps du tonneau.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœืžืขืœื” ื‘ืจืืฉ ื”ืžื’ื•ืคื” ื”ืชื ื”ื•ื ื“ืฉืจื• ืจื‘ื ืŸ ื“ืœืื• ืื•ืจื—ื ืœืžื™ืขื‘ื“ ืคืชื—ื ื”ืชื ืืœื ื ื•ื˜ืœ ื›ืœ ื”ืžื’ื•ืคื”:
Par le haut : au sommet du bouchon ; c'est lร  que les Rabbanan permettent, car on n'a pas l'habitude d'y faire une ouverture, on retire plutรดt tout le bouchon.
ืื‘ืœ ืžืฆื“ื” ื–ืžื ื™ืŸ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืžืฉื•ื ืคืชื—ื ื•ืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœืคื•ืชื—ื” ืœืžืขืœื” ืฉืœื ื™ืคื•ืœ ืขืคืจ ืื• ืคืกื•ืœืช ื‘ื™ื™ืŸ:
Mais sur son cรดtรฉ : parfois on y fait une ouverture, lorsqu'on ne veut pas l'ouvrir par le haut, pour que la poussiรจre ou des dรฉchets ne tombent pas dans le vin.
ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ื•ืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื” ื•ืืžื’ื•ืคื” ืงืื™ ื•ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ:
C'est ce qu'il enseigne, il ne le percera pas sur son cรดtรฉ : et cela se rapporte au bouchon, et (c'est l'avis) de tous.
ืžื—ืœื•ืงืช ืžืŸ ื”ืฆื“ ื”ืชื ื”ื•ื ื“ืงืืกืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื” ืคืชื—ื:
Le dรฉsaccord (porte sur) le cรดtรฉ : c'est lร  que Rabbi Yehouda interdit, parce qu'il y a des gens qui y font une ouverture.
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures de la michna. Selon Rav Houna, le dรฉsaccord porte sur le haut du bouchon, et "on ne percera pas sur le cรดtรฉ" est l'avis unanime ร  propos du bouchon. Selon Rav Hisda, le dรฉsaccord porte sur le cรดtรฉ du bouchon ; le haut est permis selon tous, et la phrase "sur le cรดtรฉ" vise la paroi du tonneau. Critรจre commun : lร  oรน l'on fait habituellement une ouverture, percer revient ร  faire un petah. Le Roch tranche selon Rav Houna.

11
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื—ื“ืฉ ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืื ื‘ื ืœื”ื•ืกื™ืฃ โ€” ืžื•ืกื™ืฃ. ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื: ืื™ืŸ ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ. ื•ืฉื•ื™ืŸ, ืฉื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื™ืฉืŸ ืœื›ืชื—ื™ืœื”. ื•ืชื ื ืงืžื: ืžืื™ ืฉื ื ืžื ืงื‘ ื—ื“ืฉ ื“ืœื โ€” ื“ืงื ืžืชืงืŸ ืคื™ืชื—ื, ืื•ืกื•ืคื™ ื ืžื™ โ€” ืงื ืžืชืงืŸ ืคื™ืชื—ื!

Les Rabbanan ont enseignรฉ : On ne perce pas un nouveau trou le Chabbat ; et s'il vient ร  รฉlargir (un trou existant), il รฉlargit. Et certains disent (yech omrim) : on n'รฉlargit pas.

Et ils s'accordent qu'on perce un ancien trou ร  priori. Et (selon) le Tanna kamma, en quoi est-ce diffรฉrent d'un nouveau trou, qu'on ne (perce) pas parce qu'il amรฉnage une ouverture ?

En รฉlargissant aussi, il amรฉnage une ouverture !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื—ื“ืฉ ื‘ื›ืœื™:
On ne perce pas un nouveau trou : dans un rรฉcipient.
ื ืงื‘ ื™ืฉืŸ ืฉื ืกืชื ื“ื›ื™ ื—ื•ื–ืจ ื•ืคื•ืชื— ืœืื• ื›ืขื•ืฉื” ืคืชื— ื”ื•ื ืฉื”ืจื™ ืขืฉื•ื™ ื•ืขื•ืžื“ ื•ืกืชื™ืžืชื• ืœืื• ื›ืœื•ื:
Un ancien trou : qui a รฉtรฉ bouche ; car lorsqu'on le rouvre, ce n'est pas comme faire une ouverture, puisqu'elle est dรฉjร  faite et existe, et son bouchage n'est rien.
ืื•ืกื•ืคื™ ื ืžื™ ืงืžืชืงืŸ ืคืชื—ื ืฉืžืจื—ื™ื‘ื• ื•ื™ืฉ ื›ืืŸ ืžืฉื•ื ื’ืžืจ ืžืœืื›ื”:
En รฉlargissant aussi il amรฉnage une ouverture : car il l'รฉlargit, et il y a lร  (l'interdit) de gmar melakha (achever un ouvrage).
๐Ÿ’ก Explication

Trois cas : nekev hadach (nouveau trou) interdit ; lehossif (รฉlargir) discutรฉ ; nekev yachan (ancien trou bouche) permis selon tous, car l'ouverture existe dรฉjร . La Guemara demande au Tanna kamma pourquoi l'รฉlargissement serait permis, puisqu'il amรฉliore aussi l'ouverture.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Percer un rรฉcipient le Chabbat (baraita et explication de Rabba) Nouveau trou interdit (derabbanan) gezera : poulailler (entrรฉe de l'air, sortie de la chaleur) ร‰largir un trou Tanna kamma : permis (on n'รฉlargit pas un trou de poulailler) Yech omrim : interdit Rouvrir un ancien trou bouche permis selon tous (l'ouverture existe dรฉjร ) Rabba : selon la Torah, une ouverture qui ne sert pas ร  faire entrer ET sortir n'est pas une ouverture ; le trou du tonneau sert seulement ร  faire sortir
Nouveau trou, รฉlargissement, ancien trou : les trois cas de la baraita
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ืืžืจ ืจื‘ื”: ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” โ€” ื›ืœ ืคืชื— ืฉืื™ื ื• ืขืฉื•ื™ ืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื โ€” ืื™ื ื• ืคืชื—, ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื’ื–ื•ืจ ืžืฉื•ื ืœื•ืœ ืฉืœ ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ, ื“ืขื‘ื™ื“ ืœืขื™ื•ืœื™ ืื•ื™ืจื ื•ืœืืคื•ืงื™ ื”ื‘ืœื. ื•ืื ื‘ื ืœื”ื•ืกื™ืฃ โ€” ืžื•ืกื™ืฃ, ืื•ืกื•ืคื™ ื•ื“ืื™ ื‘ืœื•ืœ ืฉืœ ืชืจื ื’ื•ืœื™ื โ€” ืœื ืืชื™ ืœืื•ืกื•ืคื™

Rabba dit : Selon la Torah, toute ouverture qui n'est pas faite pour faire entrer et sortir n'est pas une ouverture ; ce sont les Rabbanan qui ont dรฉcrรฉtรฉ (gazerou) ร  cause du poulailler (loul chel tarnegolin), qui est fait pour faire entrer l'air et faire sortir la chaleur (hevel). Et s'il vient ร  รฉlargir, il รฉlargit : รฉlargir, certainement dans un poulailler on n'en viendra pas ร  รฉlargir

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื‘ืœื ืกืจื—ื•ืŸ ืฉืœื ื™ืžื•ืชื• ื”ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ:
La chaleur (hevla) : la puanteur, pour que les poules ne meurent pas.
ื•ืื ื‘ื ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืื•ืกื•ืคื™ ื‘ืœื•ืœ ืฉืœ ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื“ืœื ืžื•ืกื™ืฃ ืื™ื ื™ืฉ ืขืœื™ื”:
Et s'il vient ร  รฉlargir, il รฉlargit : et nous ne dรฉcrรฉtons pas de peur qu'il en vienne ร  รฉlargir dans un poulailler, car on n'y รฉlargit pas (un trou).
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžื—ืœื•ืงืช ืœืžืขืœื” ืื‘ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ื“"ื” ืืกื•ืจ. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ื•ืœื ื™ืงื‘ื ื” ืžืฆื“ื” ื•ื›ืŸ ื”ืœื›ืชื. ืช"ืจ ืื™ืŸ ื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื—ื“ืฉ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื ื‘ื ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ื™"ื ืื™ืŸ ืžื•ืกื™ืฃ. ื•ืฉื•ื™ืŸ ืฉื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื™ืฉืŸ ืœื›ืชื—ืœื”: ื“ืจืฉ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื™"ื. ื•ืฉื•ื™ืŸ ืฉื ื•ืงื‘ื™ืŸ ื ืงื‘ ื™ืฉืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืœ"ืฉ ืืœื ื‘ืžืงื•ื ื”ืขืฉื•ื™ ืœืฉืžืจ ืื‘ืœ ืœื—ื–ืง ื“"ื” ืืกื•ืจ. ื”"ื“ ืœืฉืžืจ ื•ื”"ื“ ืœื—ื–ืง. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื–ื”ื• ืœืฉืžืจ ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ืœื—ื–ืง. ืจื‘ื ืืžืจ ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื ืžื™ ื–ื”ื• ืœืฉืžืจ ื•ื”"ื“ ืœื—ื–ืง ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืฉืžืจื™ื ื•ื–ื”ื• ื’ื™' ืจืฉ"ื™ ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื ื“ืชื ื™ื ื“ืžืกื™ื™ืข ืœื™ื”. ื’ื•ื‘ืชื ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืคื•ืคืจืช ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืื™ืชื” ื‘ื ืงื‘ ื”ื‘ืจื–ื ืœื”ื•ืœื™ืš ื”ืงืœื•ื— ืœืžืจื—ื•ืง ืจื‘ ืืกืจ. ื•ืฉืžื•ืืœ ืฉืจื™. ืœืžื™ื—ืชืš ืœื›ืชื—ืœื” ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื•ืจ. ืœืื”ื“ื•ืจื™ ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ื—ืชื™ื›ื ื•ืœื ืžื™ืชืงื ื. ืžืืŸ ื“ืืกืจ ืกื‘ืจ ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืžื™ื—ืชืš ืœื›ืชื—ืœื”. ื•ืžืืŸ ื“ืฉืจื™ ืกื‘ืจ ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืžื™ื—ืชืš ืœื›ืชื—ืœื”. ื›ืชื ืื™ ืื™ืŸ ื—ื•ืชื›ื™ืŸ ืฉืคื•ืคืจืช ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืื™ืŸ ืฆ"ืœ ื‘ืฉื‘ืช. ื ืคืœื” ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืื•ืชื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ืŸ ืฆ"ืœ ื‘ื™"ื˜. ืจ' ื™ืืฉื™ื” ืžื™ืงืœ. ืื”ื™ื™ื ืื™ืœื™ืžื ืืจื™ืฉื ื”ื ืงืžืชืงืŸ ืžื ื ืืœื ืืกื™ืคื ืช"ืง ื ืžื™ ืžื™ืฉืจื ืฉืจื™. ืืœื ื“ื—ืชื™ื›ื ื•ืœื ืžื™ืชืงื ื ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื•. ืช"ืง ืกื‘ืจ ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื•ืจ' ื™ืืฉื™ื” ืกื‘ืจ ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ. ื“ืจืฉ ืจื‘ ืฉื™ืฉื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ืื™ื“ื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ืืฉื™ื”:
GUEMARA. Rav Houna dit : Le dรฉsaccord (porte sur) le haut, mais sur le cรดtรฉ, selon tous c'est interdit ; et c'est ce qu'il enseigne : il ne le percera pas sur son cรดtรฉ. Et telle est la halakha. Les Rabbanan ont enseignรฉ : On ne perce pas un nouveau trou ร  priori le Chabbat ; et s'il vient ร  รฉlargir, il รฉlargit ; et certains disent : il n'รฉlargit pas. Et ils s'accordent qu'on perce un ancien trou ร  priori. Rav Nahman bar Yitshak a enseignรฉ au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est selon "certains disent". Et ils s'accordent qu'on perce un ancien trou ร  priori : Rav Yehouda dit au nom de Chmouel : On ne l'a enseignรฉ que pour un endroit fait pour conserver (lichmor), mais pour renforcer (lehazek), selon tous c'est interdit. Qu'est-ce que conserver et qu'est-ce que renforcer ? Rav Hisda dit : au-dessus du vin, c'est conserver ; au-dessous du vin, (c'est) renforcer. Rava dit : au-dessous du vin aussi, c'est conserver ; et qu'est-ce que renforcer ? au-dessous de la lie (chemarim). Telle est la version de Rachi. Et la halakha est selon Rava, car une baraita le soutient. Un tube (gouvta) - c'est-ร -dire un tuyau qu'on place dans le trou du robinet pour conduire le jet au loin - Rav l'interdit et Chmouel le permet. Le couper ร  priori, tous s'accordent que c'est interdit ; le remettre, tous s'accordent que c'est permis. Ils divergent lorsqu'il est (dรฉjร ) coupรฉ mais pas (encore) ajustรฉ. Celui qui interdit estime que nous dรฉcrรฉtons, de peur qu'il en vienne ร  le couper ร  priori ; et celui qui permet estime que nous ne dรฉcrรฉtons pas. C'est comme (un dรฉsaccord entre) Tannaim : On ne coupe pas un tube ร  Yom Tov, et ร  plus forte raison le Chabbat. S'il est tombรฉ, on le remet le Chabbat, et ร  plus forte raison ร  Yom Tov. Rabbi Yochiya est indulgent. Sur quoi ? Si c'est sur la premiรจre partie, il amรฉnage un rรฉcipient ! C'est donc sur la derniรจre partie ; mais le Tanna kamma aussi le permet ! Leur diffรฉrence porte donc sur (un tube) coupรฉ mais pas ajustรฉ : le Tanna kamma estime que nous dรฉcrรฉtons, et Rabbi Yochiya estime que nous ne dรฉcrรฉtons pas. Rav Chicha fils de Rav Idi a enseignรฉ au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est selon Rabbi Yochiya.
๐Ÿ’ก Explication

Principe de Rabba : selon la Torah, un petah (ouverture) est une ouverture qui sert ร  faire entrer et sortir. Le trou d'un tonneau sert seulement ร  faire sortir le vin : il n'est interdit que par une gezera (dรฉcret rabbinique), ร  cause du trou de poulailler, qui sert dans les deux sens (entrรฉe de l'air, sortie de la chaleur) et constitue donc une ouverture selon la Torah. On n'รฉlargit pas un trou de poulailler ; le dรฉcret ne s'รฉtend donc pas ร  l'รฉlargissement. La phrase se poursuit au daf suivant (146b).

Le Roch conclut : halakha selon Rav Houna ; pour l'รฉlargissement, selon "yech omrim" (interdit).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).