Shabbat 147b โ€” La serviette aprรจs le bain et les soins du corps le Chabbat

Shabbat 147b

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur le bain le Chabbat : se rincer le corps suit Rabbi Chimon, et la Guemara examine si l'on peut rapporter chez soi la serviette avec laquelle on s'est sรจche. Rav Yossef รฉnumรจre Rabbi Chimon, Rabbi, Chmouel et Rabbi Yo'hanan comme permissifs, et la Guemara rรฉsout la contradiction avec la michna anonyme.

On explique ensuite les autres รฉlรฉments de la michna : oindre et masser, l'effort physique et les eaux de Dyomsit (avec l'histoire de Rabbi Elazar ben Arakh qui oublia son รฉtude), le racloir, le Kordima, faire vomir, redresser un enfant, et le dรฉbut de la question de la fracture.

Peut-on rapporter chez soi la serviette (alountit) le Chabbat ? Interdit Michna : mรชme avec dix serviettes, il ne les rapporte pas (un seul homme) Baraita (Rabbanan) Il la laisse ร  la fenรชtre des bains ; pas aux gardiens (suspects d'essorer) Permis Rabbi Chimon, Rabbi, Chmouel, Rabbi Yo'hanan : il la rapporte ร  la main crainte : sehita (essorage) pas de crainte d'essorage Objection ร  Rabbi Yo'hanan Il tranche comme la michna anonyme (stam), or la michna interdit ! Rรฉponse : dans sa version, la michna se conclut au nom de Ben Hakhinai (avis individuel) Conclusion Halakha selon Rabbi Yo'hanan : on se sรจche et on rapporte la serviette chez soi
Ramener la serviette chez soi : la michna, la baraita et les Amoraim permissifs.
Les soins du corps le Chabbat : ce que la Guemara conclut Sikha / michmouch (oindre, masser) Permis, autrement qu'en semaine (R. Yo'hanan : les deux ensemble) Mitamlin (effort qui รฉchauffe) Interdit ; mรชme se tenir au fond de Dyomsit Mitgarerin (racloir) Interdit ; RChbG : pieds salis de boue, permis Descendre au Kordima Interdit : la boue fait glisser, risque d'essorer Apiktoizin (faire vomir) Interdit par un remรจde ; permis ร  la main Meatsvin (redresser l'enfant) Interdit pour la colonne ; emmailloter permis Remettre une fracture Chmouel ... (suite en 148a) Vert : permis. Jaune : permis sous condition. Rouge : interdit. Gris : suite au daf suivant.
Tableau des soins du corps de la michna et la conclusion de la Guemara pour chacun.
1
ื“ืœื”ืฉืชื˜ืฃ ื›ืœ ื’ื•ืคื• ืืคื™ืœื• ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ืžื ื™? ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื: ืœื ื™ืฉืชื˜ืฃ ืื“ื ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืžื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื‘ืฆื•ื ืŸ, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืžืชื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ื—ืžื™ืŸ โ€” ืืกื•ืจ, ื‘ืฆื•ื ืŸ โ€” ืžื•ืชืจ.

(La michna enseigne) que se rincer (lehichtatef) tout le corps, mรชme a priori, est bien permis. De qui est-ce (l'avis) ?

C'est Rabbi Chimon. Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : on ne se rince pas, ni ร  l'eau chaude ni ร  l'eau froide, paroles de Rabbi Meir.

Rabbi Chimon permet. Rabbi Yehouda dit : ร  l'eau chaude, c'est interdit ; ร  l'eau froide, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื“ืœื”ืฉืชื˜ืฃ ืฉื•ืคื›ืŸ ืขืœ ื’ื•ืคื• ื“ืœืื• ื“ืจืš ืจื—ื™ืฆื” ื”ื™ื ืฉืจื™ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืืคื™' ื‘ื—ืžื™ืŸ:
(Guemara) Se rincer : il verse l'eau sur son corps ; comme ce n'est pas la maniรจre de se baigner, c'est permis ร  priori, mรชme ร  l'eau chaude.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืชื ื™ื ื"ืจ ื›ืฉื”ื™ื™ื ื• ืœืžื“ื™ืŸ ืชื•ืจื” ื›ื•' ืžืกืชืžื ื™ื—ื™ื“ื™ ื”ื™ื” ืฉืœื ื”ื™ื” ืืœื ืื—ื“ ืžืชืœืžื™ื“ื™ื• ืขืžื• ื›ืฉื”ื™ื” ืจื•ื—ืฅ ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืฉื ื”ื’ื• (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื ื.) ืฉืœื ื™ืจื—ื•ืฅ ืชืœืžื™ื“ ืขื ืจื‘ื• ื•ืื ื”ื™ื” ืจื‘ื• ืฆืจื™ืš ืœื• ืžื•ืชืจ ื•ืžืกืชืžื ืจ"ืฉ ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืื—ื“ ื›ืฉื”ื™ื” ืจื•ื—ืฅ ื•ื›ืฉื”ื™ื• ืฉื‘ื™ื ืœื‘ื™ืชื ื”ื™ื” ื”ืชืœืžื™ื“ ื ื•ืฉื ื”ืืœื•ื ื˜ื™ืช ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื” ืฉืจ"ืฉ ืœื ื”ื™ื” ื ื•ืฉื ืขืžื• ื“ื”ื ืก"ืœ ืฉื™ื—ื™ื“ ืžื•ืชืจ ืœื”ื‘ื™ืื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืกื—ื™ื˜ื” ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ื™ื™ื ื• ืจ"ืœ ื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื›ืฉื”ื™ื” ืžื’ื™ืข ื™ื•ืžื• ืœืฉืžืฉ ืจื‘ื• ื•ืœืขื™ืœ ื‘ืค' ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืž:) ื’ืจืกื™ื ืŸ ืžืขืฉื” ื‘ืชืœืžื™ื“ ืฉืœ ืจ' ืžืื™ืจ ืฉื ื›ื ืก ืื—ืจื™ื• ืœื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื•ื™ืฉ ืกืคืจื™ื ื“ื’ืจืกื™ ืชืœืžื™ื“ื™ื• ื•ืื™ื ื ื• ื•ื‘ื›ืœ ื”ืกืคืจื™ื ื’ืจืกื™ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ืฉื•ืืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื ื:) ืชืœืžื™ื“ื•. ืž"ืจ:
Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi dit, lorsque nous รฉtudiions la Torah, etc. Vraisemblablement, il (Rabbi Chimon) รฉtait seul, avec un seul de ses รฉlรจves quand il se baignait, comme il est enseignรฉ au chapitre Makom chenahagou (Pessahim 51a) : un รฉlรจve ne se baigne pas avec son maรฎtre, mais si le maรฎtre a besoin de lui, c'est permis. Vraisemblablement, Rabbi Chimon n'avait besoin que d'un seul (รฉlรจve) pour se baigner. Au retour, l'รฉlรจve portait la serviette tout seul, sans que Rabbi Chimon la porte avec lui, puisqu'il pense qu'un individu seul peut l'apporter et qu'on ne craint pas l'essorage. Et quand il dit : nous รฉtions, il veut dire chacun sรฉparรฉment, lorsque venait son jour de servir son maรฎtre. Plus haut, au chapitre Kira (Chabbat 40b), nous lisons : il arriva qu'un รฉlรจve de Rabbi Meir entra aprรจs lui aux bains ; certains livres lisent : ses รฉlรจves, ce qui est inexact ; et dans tous les livres on lit plus loin, au chapitre Choel (Chabbat 151b) : son รฉlรจve. (Selon) mon maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

La michna (147a) permet de se rincer (lehichtatef) tout le corps : verser de l'eau sur soi sans s'immerger. La Guemara l'attribue ร  Rabbi Chimon, le plus permissif des trois Tanaim.

Tossefot anticipe le rรฉcit de Rabbi (segment 4) : Rabbi Chimon se baignait avec un seul รฉlรจve, et cet รฉlรจve portait seul la serviette. Cela montre que Rabbi Chimon permet ร  un individu seul de porter la serviette, sans crainte de sehita (essorage).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Se rincer le corps (lehichtatef) le Chabbat Rabbi Meir Chaude : interdit Froide : interdit Rabbi Yehouda Chaude : interdit Froide : permis Rabbi Chimon Chaude : permis Froide : permis La michna (se rincer permis mรชme a priori) suit Rabbi Chimon.
Trois avis sur le rinรงage du corps le Chabbat.
2
ื•ื ืกืชืคื’ ืืคื™ืœื• ื‘ืขืฉืจ ืืœื•ื ื˜ื™ื•ืช. ืจื™ืฉื ืจื‘ื•ืชื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื•ืกื™ืคื ืจื‘ื•ืชื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ. ืจื™ืฉื ืจื‘ื•ืชื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ, ื“ืืคื™ืœื• ื”ื ื™ ื“ืœื ื ืคื™ืฉื™ ื‘ื”ื• ืžื™ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื“ ื”ื•ื โ€” ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ืกื—ื™ื˜ื”, ื•ืกื™ืคื ืจื‘ื•ืชื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ, ืืคื™ืœื• ื”ื ื™ ื“ื ืคื™ืฉื™ ื‘ื”ื• ืžื™ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืจื‘ื™ื ื ื™ื ื”ื• โ€” ืžื“ื›ืจื™ ืื”ื“ื“ื™.

Et il s'est sรจche mรชme avec dix serviettes (alountiot). La premiรจre partie (richa) nous enseigne une nouveautรฉ, et la seconde partie (sefa) nous enseigne une nouveautรฉ.

La premiรจre partie nous enseigne une nouveautรฉ : mรชme celles-ci, qui ne contiennent pas beaucoup d'eau, puisqu'il est seul, il en viendra ร  essorer. Et la seconde partie nous enseigne une nouveautรฉ : mรชme celles qui contiennent beaucoup d'eau, puisqu'ils sont nombreux, ils se le rappellent les uns aux autres.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื™ืคื ืื‘ืœ ืขืฉืจื” ื‘ื ื™ ืื“ื ื›ื•':
La seconde partie : mais dix personnes, etc.
๐Ÿ’ก Explication

La michna dit : un homme sรจche avec dix serviettes ne les rapporte pas ; mais dix hommes sรฉchรฉs avec une seule serviette peuvent la rapporter. Chaque partie apprend un hidouch (nouveautรฉ) : l'interdit vaut mรชme quand chaque serviette est peu mouillรฉe, et la permission vaut mรชme quand la serviette est trรจs mouillรฉe. Le critรจre est le nombre de personnes, qui se rappellent mutuellement l'interdit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux nouveautรฉs dans la michna Richa : un homme, dix serviettes Peu d'eau dans chacune, mais il est seul : il risque d'essorer => interdit Sefa : dix hommes, une serviette Beaucoup d'eau dedans, mais ils sont nombreux : ils se le rappellent l'un l'autre => permis
Richa et sefa : le critรจre retenu est le nombre de personnes prรฉsentes.
3
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืžืกืชืคื’ ืื“ื ื‘ืืœื•ื ื˜ื™ืช ื•ืžื ื™ื—ื” ื‘ื—ืœื•ืŸ. ื•ืœื ื™ืžืกืจื ื” ืœืื•ืœื™ื™ืจื™ืŸ, ืžืคื ื™ ืฉื—ืฉื•ื“ื™ื ืขืœ ืื•ืชื• ื“ื‘ืจ. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืžืกืชืคื’ ื‘ืืœื•ื ื˜ื™ืช ืื—ืช ื•ืžื‘ื™ืื” ื‘ื™ื“ื• ืœืชื•ืš ื‘ื™ืชื•.

Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on se sรจche avec une serviette et on la laisse ร  la fenรชtre. Et on ne la remet pas aux gardiens des bains (olyarin), car ils sont suspects en cette matiรจre.

Rabbi Chimon dit : on se sรจche avec une seule serviette et on la rapporte ร  la main chez soi.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืžื ื™ื—ื” ื‘ื—ืœื•ืŸ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœื›ื•ืชืœ ื”ืžืจื—ืฅ:
Et on la laisse ร  la fenรชtre : celle qui est proche du mur des bains.
ืœืื•ืœื™ื™ืจื™ืŸ ื‘ืœื ื™ื:
Aux olyarin : les baigneurs (employรฉs des bains).
ืขืœ ืื•ืชื• ื“ื‘ืจ ืกื—ื™ื˜ื”:
En cette matiรจre : l'essorage.
๐Ÿ’ก Explication

Les olyarin gardent les vรชtements aux bains ; on les soupรงonne d'essorer les serviettes le Chabbat. Selon les Rabbanan, on laisse donc la serviette ร  la fenรชtre des bains. Rabbi Chimon permet de la rapporter chez soi.

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ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื”ืœื›ืชื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื”ื ืจื‘ื™, ื”ื ืฉืžื•ืืœ, ื”ื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ.

Abaye dit ร  Rav Yossef : quelle est la halakha ? Il lui rรฉpondit : voici Rabbi Chimon, voici Rabbi, voici Chmouel, voici Rabbi Yo'hanan.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ืจื‘ื™ ื•ื”ื ืจ"ืฉ ื›ื•' ื”ืจื™ ื›ืœ ืืœื• ืฉืžืชื™ืจื™ืŸ:
Voici Rabbi et voici Rabbi Chimon, etc. : voilร  tous ceux qui permettent.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef rรฉpond en citant quatre autoritรฉs qui permettent. Le nombre et le poids de ces avis indiquent la halakha : on peut rapporter la serviette.

5
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื ื“ืืžืจืŸ. ืจื‘ื™ โ€” ื“ืชื ื™ื, ืืžืจ ืจื‘ื™: ื›ืฉื”ื™ื™ื ื• ืœืžื“ื™ืŸ ืชื•ืจื” ืืฆืœ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืชืงื•ืข, ื”ื™ื™ื ื• ืžืขืœื™ืŸ ืฉืžืŸ ื•ืืœื•ื ื˜ื™ืช ืžื—ืฆืจ ืœื’ื’ ื•ืžื’ื’ ืœืงืจืคืฃ, ืขื“ ืฉื”ื™ื™ื ื• ืžื’ื™ืขื™ืŸ ืืฆืœ ืžืขื™ืŸ ืฉื”ื™ื™ื ื• ืจื•ื—ืฆื™ืŸ ื‘ื•. ืฉืžื•ืืœ โ€” ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืžืกืชืคื’ ืื“ื ื‘ืืœื•ื ื˜ื™ืช ื•ืžื‘ื™ืื” ื‘ื™ื“ื• ืœืชื•ืš ื‘ื™ืชื•. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ โ€” ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ืœื›ื” ืžืกืชืคื’ ืื“ื ื‘ืืœื•ื ื˜ื™ืช ื•ืžื‘ื™ืื” ื‘ื™ื“ื• ืœืชื•ืš ื‘ื™ืชื•.

Rabbi Chimon : ce que nous avons dit. Rabbi : car il a รฉtรฉ enseignรฉ, Rabbi dit : lorsque nous รฉtudiions la Torah auprรจs de Rabbi Chimon ร  Tekoa, nous montions de l'huile et une serviette de la cour au toit, et du toit ร  l'enclos (karpaf), jusqu'ร  arriver ร  la source oรน nous nous baignions.

Chmouel : car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : on se sรจche avec une serviette et on la rapporte ร  la main chez soi. Rabbi Yo'hanan : car Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est qu'on se sรจche avec une serviette et qu'on la rapporte ร  la main chez soi.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื—ืฆืจ ืœื’ื’ ื›ื•' ืจ"ืฉ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืขื“.) ืื—ื“ ื’ื’ื•ืช ืื—ื“ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื' ืงืจืคื™ืคื•ืช ื›ื•ืœืŸ ืจืฉื•ืช ืื—ืช ื”ืŸ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžื–ื” ืœื–ื” ื•ืืคื™ืœื• ืฉืœ ื‘ืขืœื™ื ื”ืจื‘ื”:
De la cour au toit, etc. : Rabbi Chimon suit sa propre opinion, car il dit en Erouvin (74a) : toits, cours et enclos sont tous un seul domaine pour transporter de l'un ร  l'autre, mรชme s'ils appartiennent ร  plusieurs propriรฉtaires.
ืขื“ ืฉื”ื™ื™ื ื• ืžื’ื™ืขื™ืŸ ื›ื•' ื•ืžืกืชืžื ืœื ื”ื™ื• ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื” ืขืœ ื”ืžืขื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ื”ืคืงืจ:
Jusqu'ร  arriver, etc. : et vraisemblablement ils ne la laissaient pas prรจs de la source, dans un lieu sans propriรฉtaire (ils la rapportaient donc aprรจs le bain).
๐Ÿ’ก Explication

La preuve tirรฉe de Rabbi est indirecte : ils portaient la serviette jusqu'ร  la source, et Rachi dรฉduit qu'ils la rapportaient ensuite, mouillรฉe. Le trajet passait par cour, toit et karpaf, qui forment pour Rabbi Chimon un seul domaine ; il n'y avait donc aucun problรจme de transport entre domaines. La seule question est celle de la sehita.

6
ื•ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื›ื™? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ืœื›ื” ื›ืกืชื ืžืฉื ื”, ื•ืชื ืŸ: ื•ื ืกืชืคื’ ืืคื™ืœื• ื‘ืขืฉืจ ืืœื•ื ื˜ื™ื•ืช ืœื ื™ื‘ื™ืื ื‘ื™ื“ื•! ื”ื”ื•ื โ€” ื›ื‘ืŸ ื—ื›ื™ื ืื™ ืžืชื ื™ ืœื”.

Et Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : la halakha suit la michna anonyme (stam michna) ?

Et nous avons appris : et il s'est sรจche mรชme avec dix serviettes, il ne les rapporte pas ร  la main ! Celle-lร , il l'enseigne selon Ben Hakhinai.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื‘ืŸ ื—ื›ื™ื ืื™ ืžืชื ื™ ืœื” ื“ื‘ืจื™ ื‘ืŸ ื—ื›ื™ื ืื™ ืžืกื™ื™ื ื‘ื” ื•ืœืื• ืกืชืžื:
Il l'enseigne selon Ben Hakhinai : il conclut (la michna) par les paroles de Ben Hakhinai, et ce n'est pas un enseignement anonyme.
๐Ÿ’ก Explication

Rรจgle de dรฉcision : halakha kestam michna, la halakha suit la michna anonyme. La michna interdit de rapporter les serviettes, ce qui contredit Rabbi Yo'hanan. Rรฉponse : dans la version de Rabbi Yo'hanan, ce passage est attribuรฉ ร  Ben Hakhinai, un avis individuel. La rรจgle du stam ne s'applique donc pas.

7
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ืื•ืœื™ื™ืจื™ืŸ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื‘ืœืจื™ ื ืฉื™ื ืœื‘ื™ ื‘ื ื™, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ืชื›ืกื” ื‘ื”ืŸ ืจืืฉืŸ ื•ืจื•ื‘ืŸ. ืกื›ื ื™ืชื ืฆืจื™ืš ืœืงืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ืœืžื˜ื”. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœืžื˜ื” ืžื›ืชืคื™ื™ื. ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ื ืœื‘ื ื™ ืžื—ื•ื–ื: ื›ื™ ืžืขื‘ืจื™ืชื• ืžืื ื™ ืœื‘ื ื™ ื—ื™ืœื, ืฉืจื‘ื™ื‘ื• ื‘ื”ื• ืœืžื˜ื” ืžื›ืชืคื™ื.

Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : les gardiens des bains apportent les draps de bain des femmes (balrei nachim) aux bains, ร  condition qu'ils s'en couvrent la tรชte et la majeure partie (du corps). Le grand foulard (sakanita), il faut en nouer les deux extrรฉmitรฉs en bas.

Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : en dessous des รฉpaules. Rava dit aux gens de Mehoza : quand vous transportez des vรชtements pour les soldats, laissez-les pendre sur vous en dessous des รฉpaules.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื”ืื•ืœื™ื™ืจื™ืŸ ื‘ืœื ื™ืŸ:
Les olyarin : les baigneurs (employรฉs des bains).
ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื‘ืœืจื™ ื ืฉื™ื ืกื“ื™ื ื™ื ืฉื”ื ืฉื™ื ืžืกืชืคื’ื™ืŸ ื‘ื”ื ืžื•ืชืจ ืœื”ื‘ื™ืืŸ ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ ืœื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ:
Apportent les draps des femmes : les draps avec lesquels les femmes se sรจchent ; il est permis de les apporter aux bains en guise de vรชtement.
ืกื›ื ื™ืชื ืกื•ื“ืจ ื’ื“ื•ืœ ืฉืชืœื•ื™ ืœื• ื‘ื™ืŸ ื›ืชืคื™ื• ื•ืจืืฉื• ืขื˜ื•ืฃ ื‘ื•:
Sakanita : un grand foulard qui pend entre les รฉpaules, et dont la tรชte est enveloppรฉe.
ืฆืจื™ืš ืœืงืฉื•ืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ื–ื” ื‘ื–ื” ืฉืœื ืชืคื•ืœ ืžืจืืฉื•:
Il faut nouer les deux extrรฉmitรฉs : l'une ร  l'autre, pour qu'il ne tombe pas de la tรชte.
ื›ื™ ืžืขื‘ืจื™ืชื• ืžืื ื™ ืœื‘ื ื™ ื—ื™ืœื ื›ืฉืชื‘ื™ืื• ื‘ื’ื“ื™ ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™' ื‘ื ื™ ื”ื—ื™ืœ ื”ืžื•ื˜ืœื™' ืขืœื™ื›ื ืœืฉืžืฉืŸ ื•ืืชื ืžื‘ื™ืื™ื ืœื”ื ื‘ืฉื‘ืช ื“ืจืš ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื:
Quand vous transportez des vรชtements pour les soldats : quand vous apportez les vรชtements des soldats idolรขtres que vous avez l'obligation de servir, et que vous les leur apportez le Chabbat par le domaine public.
ืฉืจื‘ื™ื‘ื• ื‘ื”ื• ืœืžื˜ื” ืžื›ืชืคื™ื™ื ืฉืœื ื™ื”ื™ื• ืฉื•ืœื™ื”ื ืžื•ื ื—ื™ื ื‘ื›ืชืคื™ื”ื ืืœื ืžืฉื•ื›ื™' ืœืžื˜ื” ืฉื™ื”ื ื ืจืื” ืœื‘ื•ืฉ:
Laissez-les pendre en dessous des รฉpaules : que leurs bords ne reposent pas sur vos รฉpaules, mais soient tirรฉs vers le bas, afin que cela ait l'air d'un vรชtement portรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆืจื™ืš ืœืงืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ืœืžื˜ื” ื‘ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ืค' ื”ื ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื˜.) ืžืคืจืฉ ื“ืกื›ื ื™ืชื ื”ื•ื ื‘ื’ื“ ื“ืง ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืกื•ื›ื ื™ ื•ื—ื•ืžืจ ื›ื™ ืืžื’ื•ื–ื ื•ืคืœื’ื ื“ืืžื’ื•ื–ื ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืฆืจื™ืš ืœืงืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ืœืžื˜ื” ืฉืœื ื™ืคืจื™ื—ื ื• ืžืขืœื™ื• ื”ืจื•ื— ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ืื• ืžืฉื•ื ื“ื ืจืื” ื›ืขื™ืŸ ืžืฉื•ื™ ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ื“ืง ืžืื“ ื•ืื™ื ื• ื ืจืื” ืžืœื‘ื•ืฉ ืื"ื› ื ืจืื” ืงืฉื•ืจ:
Il faut nouer les deux extrรฉmitรฉs en bas : en Guittin, au chapitre Hanizakin (Guittin 59a), il est expliquรฉ que la sakanita est un vรชtement fin, comme on dit : un sokhni (tissรฉ si fin que son) poids est d'une noix et demie. C'est pourquoi il faut en nouer les deux extrรฉmitรฉs en bas, pour que le vent ne l'emporte pas et qu'on en vienne ร  la porter (ร  la main). Ou bien parce qu'il ressemble ร  un fardeau : รฉtant trรจs fin, il n'a l'air d'un vรชtement que s'il est nouรฉ.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืกื›ื ื™ืชื ื"ืจ ืื‘ื™ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ื"ืจ ืฆืจื™ืš ืœืงืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ืœืžื˜ื” ื•ื"ืจ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืžื˜ื” ืžื›ืชืคื™ื™ื. ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ื ืœื‘ื ื™ ืžื—ื•ื–ื ื›ื™ ืžืขื‘ืจื™ืชื• ืžืื ื™ ื“ื‘ื ื™ ื—ื™ืœื ืฉืจื‘ื™ื‘ื• ื‘ื”ื• ืœืžื˜ื” ืžื›ืชืคื™ื™ื.
Sakanita : Rabbi Avin bar Rav Hisda a dit au nom de Rabbi (Yo'hanan) : il faut en nouer les deux extrรฉmitรฉs en bas. Et Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : en dessous des รฉpaules. Rava dit aux gens de Mehoza : quand vous transportez les vรชtements des soldats, laissez-les pendre sur vous en dessous des รฉpaules.
๐Ÿ’ก Explication

Principe commun : transporter un tissu dans le domaine public est permis s'il est portรฉ comme un vรชtement (derekh malbouch). D'oรน les conditions : couvrir la tรชte et la majeure partie du corps, nouer le foulard, laisser pendre les habits sous les รฉpaules. Posรฉe sur l'รฉpaule, une piรจce de tissu a l'air d'un fardeau (massoui).

8
ืกื›ื™ืŸ ื•ืžืžืฉืžืฉื™ืŸ. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืกื›ื™ืŸ ื•ืžืžืฉืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื ื™ ืžืขื™ื™ื ื‘ืฉื‘ืช, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื›ื“ืจืš ืฉื”ื•ื ืขื•ืฉื” ื‘ื—ื•ืœ. ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“? ืจื‘ื™ ื—ืžื ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื ืืžืจ: ืกืš ื•ืื—ืจ ื›ืš ืžืžืฉืžืฉ. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืกืš ื•ืžืžืฉืžืฉ ื‘ื‘ืช ืื—ืช.

On oint et on masse. Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on oint et on masse le ventre (bnei meayim) le Chabbat, ร  condition de ne pas faire comme on fait en semaine.

Comment fait-on ? Rabbi Hama bar Hanina dit : on oint et ensuite on masse.

Rabbi Yo'hanan dit : on oint et on masse en mรชme temps.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกืš ื•ืื—"ื› ืžืžืฉืžืฉ [ื“ืงืกื‘ืจ] ื‘ื—ื•ืœ ืžืžืฉืžืฉ ื•ืื—ืจ ื›ืš ืกืš:
On oint et ensuite on masse : (car il pense qu') en semaine on masse et ensuite on oint.
๐Ÿ’ก Explication

Oindre et masser le ventre est un soin. Pour รฉviter l'apparence d'un traitement mรฉdical, on change la maniรจre habituelle (chinouy). Rabbi Hama bar Hanina inverse l'ordre ; Rabbi Yo'hanan fait les deux gestes ensemble. Le Roch (segment 12) tranche comme Rabbi Yo'hanan.

9
ืื‘ืœ ืœื ืžืชืขืžืœื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืืกื•ืจ ืœืขืžื•ื“ ื‘ืงืจืงืขื™ืชื” ืฉืœ ื“ื™ื•ืžืกืช ืžืคื ื™ ืฉืžืขืžืœืช ื•ืžืจืคื. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื›ืœ ื™ืžื™ื” ืฉืœ ื“ื™ื•ืžืกืช ืขืฉืจื™ื ื•ืื—ื“ ื™ื•ื ื•ืขืฆืจืช ืžืŸ ื”ืžื ื™ืŸ. ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืขืฆืจืช ื‘ืชื—ืœื” ืœื”ืื™ ื’ื™ืกื, ืื• ืœื”ืื™ ื’ื™ืกื? ืชื ืฉืžืข ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื›ื•ืœื”ื• ืฉืงื™ื™ื ื™ ืžื“ื™ื‘ื—ื ื•ืขื“ ืขืฆืจืชื ืžืขืœื•! ื“ื™ืœืžื ื”ืชื ื”ื•ื ื“ื›ืžื” ื“ืงืจื™ืจ ืขืœืžื ืžืขืœื™, ืื‘ืœ ื”ื›ื ืžืฉื•ื ื”ื‘ืœื ื”ื•ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ืžื™ื ืขืœืžื ื˜ืคื™ ืžืขืœื™.

Mais on ne fait pas d'effort (mitamlin). Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il est interdit de se tenir au fond (de la riviรจre) de Dyomsit, parce qu'elle รฉchauffe et guรฉrit.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : toute la pรฉriode (curative) de Dyomsit dure vingt et un jours, et Atseret (Chavouot) est comptรฉe. Il leur fut demandรฉ : Atseret est-elle au dรฉbut, de ce cรดtรฉ-ci, ou de ce cรดtรฉ-lร  ?

Viens et entends, car Chmouel a dit : toutes les boissons (mรฉdicinales) sont bonnes de Pessa'h ร  Atseret ! Peut-รชtre lร -bas, plus le monde est frais, mieux c'est ; mais ici, c'est ร  cause de la chaleur : plus le monde est chaud, mieux c'est.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ื“ื™ื•ืžืกื™ืช ืฉื ื ื”ืจ ืฉืžื™ืžื™ื• ืžืœื•ื—ื™ื:
Dyomsit : nom d'une riviรจre dont les eaux sont salรฉes.
ืฉืžืขืžืœืช ืžื—ืžืžืช:
Qui รฉchauffe (meamelet) : qui chauffe.
ื•ืžืจืคื ืฉื”ื˜ื™ื˜ ืžืœื•ื—:
Et guรฉrit : car la boue est salรฉe.
ื›ืœ ื™ืžื™ื” ื™ืžื™ ืจืคื•ืืชื”:
Toute la pรฉriode : les jours de sa vertu curative.
ืœื”ืื™ ื’ื™ืกื ื›ื•' ืžืชื—ืœืช ื”ื™ืžื™ื ืื• ื‘ืกื•ืฃ:
De ce cรดtรฉ-ci, etc. : au dรฉbut de ces jours ou ร  la fin.
ืฉืงื™ื™ื ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ืœืจืคื•ืื”:
Chakyanei : les boissons mรฉdicinales.
ืžื“ื‘ื—ื ืœืขืฆืจืช ืืœืžื ืขืฆืจืช ื‘ืกื•ืฃ:
De Pessa'h ร  Atseret : il en ressort qu'Atseret est ร  la fin.
๐Ÿ’ก Explication

Mitamlin : faire un effort pour transpirer, ce qui est un soin. Rester au fond de Dyomsit revient au mรชme, car l'eau et la boue salรฉes chauffent et guรฉrissent.

La question : les 21 jours se terminent-ils ร  Chavouot ou commencent-ils ร  Chavouot ? La preuve de Chmouel (boissons efficaces avant Chavouot) est rejetรฉe, car les boissons agissent mieux au frais et le bain mieux ร  la chaleur. La question reste ouverte.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Dyomsit : 21 jours de vertu curative, Chavouot compris Pessa'h Chavouot Hypothรจse 1 : 21 jours avant Hypothรจse 2 : 21 jours aprรจs Preuve tentรฉe : Chmouel, remรจdes efficaces de Pessa'h ร  Chavouot (le froid aide). Rejet : le bain agit par la chaleur, donc plutรดt quand le monde se rรฉchauffe.
Oรน placer Chavouot dans les 21 jours de Dyomsit ?
10
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ืœื‘ื•: ื—ืžืจื ื“ืคืจื•ื’ื™ืชื ื•ืžื™ื ื“ื“ื™ื•ืžืกืช ืงื™ืคื—ื• ืขืฉืจืช ื”ืฉื‘ื˜ื™ื ืžื™ืฉืจืืœ.

Rabbi Helbo a dit : le vin de Prougita et l'eau de Dyomsit ont retranchรฉ les dix tribus d'Israรซl.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื—ืžืจื ื“ืคืจื•ื’ื™ืชื ืฉื ืžื“ื™ื ื” ืฉื™ื™ื ื” ืžืฉื•ื‘ื—:
Le vin de Prougita : nom d'une province dont le vin est reconnu.
ืงืคื—ื• ืขืฉืจืช ื”ืฉื‘ื˜ื™ื ืฉื”ื™ื• ื‘ืขืœื™ ื”ื ืื” ื•ืขืกื•ืงื™ื ื‘ื›ืš ื•ืœื ื”ื™ื• ืขื•ืกืงื™ื ื‘ืชื•ืจื” ื•ื™ืฆืื• ืœืชืจื‘ื•ืช ืจืขื”:
Ont retranchรฉ les dix tribus : ils recherchaient le plaisir et s'occupaient de cela, et non de la Torah, et ils se sont รฉgarรฉs vers une mauvaise voie.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื—ืžืจื ื“ืคืจื•ื’ื™ืชื, ื•ืžื™ื ื“ื™ื•ืžืกื™ืช, ืงืคื—ื• ืขืฉืจืช ื”ืฉื‘ื˜ื™ื ืžื™ืฉืจืืœ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืจืขื•ืช ืฉืชื™ื ืืœื” ื ืจืžื– ื‘ืฉืžื, ื›ื™ ืคืจื•ื’ื™ืชื ื ืงืจื ืœืžืคืจืข ืืชื™ ื’ื•ืจืฃ , ื›ืœื•ืžืจ ืขืœ ื™ื“ื™ ื™ื™ืŸ ื–ื” ืืชื™ ื›ื— ื”ืฉื›ื—ื” ืฉื”ื•ื ื’ื•ืจืฃ ื›ืœ ื”ืœื™ืžื•ื“ ืžืœื‘ ื”ืื“ื ื•ืžืฉืœื™ื›ื• ื‘ื—ื•ืฅ. ื•ืฉื ื“ื™ื•ืžืกื™ืช ื ื—ืœืง ืœืฉืชื™ื ืฉื”ื ื“ื™ื• ืžืกื™ืช , ื•ืชื™ื‘ืช 'ื“ื™ื•' ื‘ื”ืคื•ืš 'ื“ื•ื™' ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื‘ืžื™ื ืืœื• ื™ืฉ ื—ื•ืœื™ ืฉื”ื•ื ื“ื•ื™ ื”ืžืกื™ืช ื”ืื“ื ืœืขื–ื•ื‘ ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ื•ืœื™ืœืš ืื—ืจ ืชืื•ืช ื”ืชืขื ื•ื’ื™ื.
Le vin de Prougita et l'eau de Dyomsit ont retranchรฉ les dix tribus d'Israรซl. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que ces deux maux sont suggรฉrรฉs par leur nom. Prougita, lu ร  l'envers, donne ati goref (il vient en balayant) : par ce vin vient la force de l'oubli, qui balaie toute l'รฉtude du cล“ur de l'homme et la jette dehors. Et le nom Dyomsit se divise en deux : dyo mesit. Le mot dyo, inversรฉ, donne devai (maladie) : dans ces eaux se trouve une maladie, un mal qui incite (mesit) l'homme ร  abandonner l'รฉtude de la Torah pour suivre le dรฉsir des plaisirs.
๐Ÿ’ก Explication

Transition aggadique : les deux plaisirs, le vin et le bain, ont dรฉtournรฉ les dix tribus de l'รฉtude. Rachi prรฉcise : ils s'occupaient de leurs plaisirs au lieu de la Torah.

Le Ben Yehoyada lit ce message dans les noms : Prougita ร  l'envers et Dyomsit dรฉcoupรฉ en deux mots.

11
ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืื™ืงืœืข ืœื”ืชื, ืื™ืžืฉื™ืš ื‘ืชืจื™ื™ื”ื• ืื™ืขืงืจ ืชืœืžื•ื“ื™ื”. ื›ื™ ื”ื“ืจ ืืชื, ืงื ืœืžื™ืงืจื™ ื‘ืกืคืจื, ื‘ืขื ืœืžืงืจื™ ืดื”ื—ื“ืฉ ื”ื–ื” ืœื›ืืด, ืืžืจ ืดื”ื—ืจืฉ ื”ื™ื” ืœื‘ืืด. ื‘ืขื• ืจื‘ื ืŸ ืจื—ืžื™ ืขืœื™ื” ื•ื”ื“ืจ ืชืœืžื•ื“ื™ื”.

Rabbi Elazar ben Arakh arriva lร -bas ; il se laissa entraรฎner par eux, et son รฉtude fut dรฉracinรฉe. Quand il revint, il se leva pour lire dans le Sefer (Torah) ; il voulut lire : Hahodech haze lakhem (ce mois est ร  vous), et il dit : Haherech haya libam (leur cล“ur รฉtait sourd).

Les Sages priรจrent pour lui, et son รฉtude lui revint.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื”ืชื ืœืคื•ืจื’ื™ืชื ื•ื“ื™ื•ืžืกื™ืช:
Lร -bas : ร  Prougita et Dyomsit.
ืื™ืžืฉื™ืš ื‘ืชืจื™ื™ื”ื• ืื—ืจ ื”ื™ื™ืŸ ื•ื”ืจื—ื™ืฆื”:
Il se laissa entraรฎner par eux : par le vin et le bain.
ืื™ืขืงืจ ืชืœืžื•ื“ื™ื” ื ืขืงืจ ืชืœืžื•ื“ื• ื•ืฉื›ื—ื•:
Son รฉtude fut dรฉracinรฉe : son รฉtude fut arrachรฉe et il l'oublia.
ื”ื—ืจืฉ ื”ื™ื” ืœื‘ื:
Haherech : haya libam.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ืžืฉื™ืš ื‘ืชืจื™ื”ื•, ืื™ืขืงืจ ืชืœืžื•ื“ื™ื”. ื”ื ื” ื›ืืŸ ื”ื‘ื™ื ื”ืฉ"ืก ื”ืžืขืฉื” ื‘ืงื™ืฆื•ืจ ืืš ื‘ืžื“ืจืฉ ืจื‘ื ื‘ืงื”ืœืช ืขืœ ืคืกื•ืง (ืงื”ืœืช ื–ืณ:ื–ืณ, ืคืกืงื” ื˜ื•) ื›ื™ ื”ืขืฉืง ื™ื”ื•ืœืœ ื—ื›ื, ืื™ืชื ื•ื–ื” ืœืฉื•ื ื•: ื—ืžื™ืฉื” ืชืœืžื™ื“ื™ื ื”ื™ื• ืœื• ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™, ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ื™ื” ืงื™ื™ื ื”ื™ื• ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืœืคื ื™ื•. ื›ืฉื ืคื˜ืจ ื”ืœื›ื• ืœื™ื‘ื ื”, ื•ื”ืœืš ืจ' ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืืฆืœ ืืฉืชื• ืœืืžืื•ืก, ืžืงื•ื ืžื™ื ื™ืคื™ื ื•ื ื•ื” ื™ืคื”, ื”ืžืชื™ืŸ ืœื”ื [ืจ' ืืœืขื–ืจ ืœื—ื‘ืจื™ื•] ืฉื™ื‘ื•ืื• ืืฆืœื•, ื•ืœื ื‘ืื•! ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื‘ืื• ื‘ื™ืงืฉ ืœื™ืœืš ืืฆืœื, ื•ืœื ื”ื ื™ื—ืชื• ืืฉืชื•, ืืžืจื”: ืžื™ ืฆืจื™ืš ืœืžื™? ืืžืจ ืœื”: ื”ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื™. ืืžืจื” ืœื•: ื—ืžืช ื”ืขื›ื‘ืจื™ื - ืžื™ ื“ืจื›ื• ืœื™ืœืš ืืฆืœ ืžื™, ื”ืขื›ื‘ืจื™ื ืืฆืœ ื”ื—ืžืช ืื• ื”ื—ืžืช ืืฆืœ ื”ืขื›ื‘ืจื™ื? ืฉืžืข ืœื” ื•ื™ืฉื‘ ืœื• ืขื“ ืฉืฉื›ื— ืชืœืžื•ื“ื•. ืžืื—ืจ ื–ืžืŸ ื‘ืื• ืืฆืœื• ืฉืืœื• ืื•ืชื•: ืคืช ื—ื™ื˜ื™ืŸ ืื• ืคืช ืฉืขื•ืจื™ื - ืžื™ ื˜ื•ื‘ ืื•ื›ืœื” ื‘ืœืคืชืŸ? 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Il se laissa entraรฎner par eux, et son รฉtude fut dรฉracinรฉe. Le Chass rapporte ici l'histoire en bref, mais dans le Midrach Rabba sur Kohelet, sur le verset (Kohelet 7, 7) : car l'oppression rend fou le sage, on trouve ceci : Rabban Yo'hanan ben Zakai avait cinq รฉlรจves ; tant qu'il vivait, ils รฉtaient assis devant lui. ร€ sa mort, ils allรจrent ร  Yavne, et Rabbi Elazar ben Arakh alla chez sa femme ร  Emmaรผs, lieu de belles eaux et de belle demeure. Il les attendit (ses collรจgues) pour qu'ils viennent chez lui, et ils ne vinrent pas. Comme ils ne venaient pas, il voulut aller chez eux, et sa femme ne le laissa pas ; elle dit : qui a besoin de qui ? Il lui dit : ce sont eux qui ont besoin de moi. Elle lui dit : l'outre et les souris, qui va habituellement vers qui ? Les souris vers l'outre, ou l'outre vers les souris ? Il l'รฉcouta et resta, jusqu'ร  oublier son รฉtude. Plus tard, ils vinrent chez lui et lui demandรจrent : le pain de blรฉ ou le pain d'orge, lequel est bon ร  manger avec un accompagnement ? Et il ne sut pas leur rรฉpondre. Voir lร -bas. Selon cela, c'est sa femme qui, par son conseil, causa l'oubli de son รฉtude. C'est pourquoi sa bouche la fit trรฉbucher en donnant l'exemple de l'outre et des souris : elle le compara ร  l'outre, et les Sages, sauf leur respect, aux souris, qui tiennent ร  la source de l'oubli ; c'est pourquoi celui qui mange un aliment dont des souris ont mangรฉ en vient ร  oublier. Lui l'entendit, se tut et ne protesta pas ; c'est pourquoi la force de l'oubli attachรฉe aux souris s'attacha ร  lui, et il oublia son รฉtude par le vin, car tout vin รฉveille l'esprit, mais le vin de Prougita fait oublier. De mรชme, une femme peut รชtre une aide pour son mari, ou une tsaraat (lรจpre) pour son mari ; cette femme fut pour lui une tsaraat, c'est-ร -dire atsar tav : elle l'a retenu et empรชchรฉ d'accรฉder au tav, qui est la Torah. C'est pourquoi, quand les Sages vinrent ensuite chez lui, ils lui posรจrent une question par laquelle il comprendrait la raison qui les empรชchait de venir รฉtudier la Torah lร  oรน il rรฉsidait : le blรฉ n'a pas d'รฉcorce, et il ressemble ร  une รฉtude sans mรฉlange de plaisir matรฉriel vain ; l'orge, qui a une รฉcorce attachรฉe, ressemble ร  ce mรฉlange. S'ils รฉtaient venus รฉtudier chez lui dans un lieu de plaisir et de beautรฉ, leur รฉtude aurait ressemble au pain d'orge et non au pain de blรฉ. Pourquoi le bain dans l'eau de Dyomsit lui fit-il aussi oublier son รฉtude ? On trouve dans les Avot que Rabban Yo'hanan ben Zakai รฉnumรฉrait les qualitรฉs de ses cinq รฉlรจves, et disait ร  l'รฉloge de Rabbi Elazar ben Arakh qu'il est comme une source qui se renforce. Rabbeinou Yona explique qu'il avait un esprit de raisonnement et innovait des choses par lui-mรชme. Il รฉtait donc comme une source qui se renforce d'elle-mรชme et s'accroรฎt. Maintenant qu'il s'รฉtait tournรฉ vers une source qui se renforce dans le domaine matรฉriel, non seulement il perdit la force de la source qui se renforรงait en Torah qu'il avait auparavant, mais mรชme un peu d'eau, la quantitรฉ que boivent les enfants de l'รฉcole, c'est-ร -dire l'รฉtude du seul texte รฉcrit, il ne l'avait plus ; jusqu'ร  ce que Hachem, bรฉni soit-Il, lui rende toute sa sagesse par la priรจre des Sages. Il me semble que l'erreur lui arriva dans la section du mois de Nissan, oรน des miracles furent faits pour Israรซl, et oรน chaque annรฉe a lieu une restitution d'objet perdu par le tri des รฉtincelles de saintetรฉ ; c'est pourquoi on y rรฉcite la bรฉnรฉdiction des arbres. Ce fut pour lui un bon signe : le Saint, bรฉni soit-Il, ferait aussi pour lui un miracle et sa perte lui reviendrait. On peut encore suggรฉrer : il se trompa sur les lettres dalet, zayin, khaf (Hahodech haze lakhem devient Haherech haya libam), et mit ร  leur place par erreur les lettres de rabbi. Le Ciel lui signifiait qu'ร  prรฉsent qu'il avait oubliรฉ son รฉtude, on l'appelait rabbi (212) par erreur. De plus, il ajouta au nombre de dalet-zayin-khaf (31) le nombre de pessoula (invalide, 181), pour indiquer que cette lecture รฉtait invalide. Et qui le lui causa ? Les eaux de ce lieu, dont il avait comblรฉ son dรฉsir ; c'est pourquoi le mot mayim รฉcrit en toutes lettres (mem-youd-mem = 180), avec le kollel, donne le nombre de pessoula (181) qu'il ajouta ร  dalet-zayin-khaf (31). ร€ la place du mot hahodech, qui รฉvoque le hidouch, les nouveautรฉs de Torah qu'il innovait, il lut herech, la surditรฉ : il ne peut mรชme pas entendre ce que disent les autres. ร€ la place de haze, qui dรฉsigne une chose prรฉsente et stable, il lut haya, qui dรฉsigne une chose dรฉjร  passรฉe et disparue. ร€ la place de lakhem, qui a les lettres de melekh (roi), comme nos Sages l'ont dit sur ce verset en citant (Michle 8, 15) : par moi les rois rรจgnent, et lui รฉtait le maรฎtre des maรฎtres (qui sont les rois ? les Sages), il lut libam, qui inversรฉ donne balam, allusion ร  la bouche fermรฉe. Ces erreurs se produisirent devant lui par le Ciel afin qu'il en souffre et que sa souffrance soit une expiation ; alors, avec l'aide de la priรจre des Sages, sa perte lui revint, sa sagesse retourna ร  lui, et il fut comme une source qui se renforce et un fleuve qui ne tarit pas. Il fit ainsi une leรงon de morale pour les รฉrudits, et le mรฉrite du public dรฉpend de lui. Que son mรฉrite nous protรจge, amen, qu'il en soit ainsi.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Elazar ben Arakh, le plus brillant รฉlรจve de Rabban Yo'hanan ben Zakai, se laissa prendre par le vin et les bains. Il en perdit son รฉtude au point de lire de travers un verset connu : les lettres dalet, zayin et khaf, proches graphiquement de rech, youd et beit, furent confondues.

Le Ben Yehoyada rapporte le rรฉcit du Midrach (sa femme l'a retenu ร  Emmaรผs) et interprรจte l'erreur : les lettres confondues et leur valeur numรฉrique (guematria) disent que la lecture รฉtait invalide.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La lecture fautive de Rabbi Elazar ben Arakh HaHodech HaHerech d devient r haze haya z devient y lakhem libam kh devient b Ce mois est ร  vous (Chemot 12, 2) devient : leur cล“ur รฉtait sourd
Trois lettres confondues : dalet/rech, zayin/youd, khaf/beit.
12
ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ื ื”ื•ืจืื™ ืื•ืžืจ: ื”ื•ื™ ื’ื•ืœื” ืœืžืงื•ื ืชื•ืจื” ื•ืืœ ืชืืžืจ ืฉื”ื™ื ืชื‘ื ืื—ืจื™ืš, ืฉื—ื‘ืจื™ืš ื™ืงื™ื™ืžื•ื” ื‘ื™ื“ืš, ื•ืืœ ื‘ื™ื ืชืš ืืœ ืชืฉืขืŸ. ืชื ื: ืœื ืจื‘ื™ ื ื”ื•ืจืื™ ืฉืžื•, ืืœื ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืฉืžื•. ื•ืืžืจื™ ืœื”, ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืฉืžื•. ื•ืœืžื” ื ืงืจื ืฉืžื• ืจื‘ื™ ื ื”ื•ืจืื™? โ€” ืฉืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื”.

Et c'est ce que nous avons appris : Rabbi Nehorai dit : exile-toi vers un lieu de Torah, et ne dis pas qu'elle viendra aprรจs toi, car ce sont tes compagnons qui l'รฉtabliront entre tes mains ; et ne t'appuie pas sur ta propre intelligence. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : son nom n'รฉtait pas Rabbi Nehorai, son nom รฉtait Rabbi Nehemia ; et certains disent : son nom รฉtait Rabbi Elazar ben Arakh.

Et pourquoi l'appelait-on Rabbi Nehorai ? Parce qu'il รฉclairait (manhir) les yeux des Sages dans la halakha.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื•ื™ ื’ื•ืœื” ืœืžืงื•ื ืชื•ืจื” ืื ืช"ื— ืืชื” ืืœ ืชืฉื‘ ืืœื ื‘ืžืงื•ื ืช"ื— ื—ื‘ืจืš ื•ืืœ ืชืืžืจ ืชืœืžื™ื“ื™ื ื”ื ื™ื‘ื•ืื• ืืœื™ ื•ื“ื™ ืœื™ ื‘ื›ืš ืœืžื” ืื”ื™ื” ื’ื•ืœื”:
Exile-toi vers un lieu de Torah : si tu es un รฉrudit, ne rรฉside que dans un lieu oรน se trouve un รฉrudit, ton compagnon. Et ne dis pas : des รฉlรจves viendront ร  moi, cela me suffit, pourquoi m'exilerais-je ?
ืฉื—ื‘ื™ืจื™ืš ื™ืงื™ื™ืžื•ื” ื‘ื™ื“ืš ืฉืชื”ื ืจื’ื™ืœ ืืฆืœื ื•ื›ืฉืชืฉื ื” ืžืกื›ืช ืื—ืช ื•ื”ื ืื—ืจืช ืชืฉืžืขื ื” ื•ืชื”ื ืกื“ื•ืจื” ื‘ืคื™ืš ื•ืืœ ืชืฉืชื›ื— ื”ื™ืžื ื”:
Tes compagnons l'รฉtabliront entre tes mains : en frรฉquentant leur compagnie ; quand tu รฉtudieras un traitรฉ et eux un autre, tu l'entendras, elle sera ordonnรฉe dans ta bouche et tu ne l'oublieras pas.
ื•ืืœ ื‘ื™ื ืชืš ืืœ ืชืฉืขืŸ ืœื•ืžืจ ื—ื›ื ื’ื“ื•ืœ ืื ื™ ื•ื–ื›ืจืŸ ื•ื›ืฉืื—ื–ื•ืจ ืคืจืง ื–ื” ืื• ืžืกื›ืช ื–ื• ืœื ืชืฉืชื›ื— ื—ื‘ืจืชื” ืžืžื ื™:
Et ne t'appuie pas sur ta propre intelligence : pour dire : je suis trรจs savant et j'ai de la mรฉmoire, et quand je rรฉvise ce chapitre ou ce traitรฉ, l'autre ne s'oubliera pas.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื”. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื‘ื”ืœื›ื•ืช ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ืœื›ื” ื‘ืžื™ืœื•ื™ ื›ื–ื” ื”" ื ืœ ืž"ื“ ื›" ืฃ ื”" ื” , ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืžืœื•ื™ ื‘ืœื‘ื“ ืฉื”ื ืขื•ืžื“ื™ื ื‘ืชื•ืš ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืคืฉื•ื˜ ืฉืœ ื”ืœื›ื” ื”ื ืคื” ืื“ื , ื›ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ืžืื™ืจ ืคื” ืฉืœื”ื, ืขืœ ื“ืจืš ืฉืืžืจื• ื‘ืื•ืจื™ื ื•ืชื•ืžื™ื ืื•ืจื™ื ืฉืžืื™ืจื™ื ืืช ื“ื‘ืจื™ื”ื, ื›ื™ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ื•ื ื”ืฉื›ืœ ืฉืœื”ื ื•ื™ืื™ืจ ื”ืฉื›ืœ ื”ื ืงืจื ื‘ืฉื ืขื™ื ื™ื ื›ืคื” ืฉืœ ื”ืื“ื ื›ืฉืžื•ืฆื™ื ื”ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืคื™ื•, ื•ื‘ื–ื›ื•ืช ื–ื” ืฉื”ื™ื” ืžืื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื ืชืงื‘ืœื” ืชืคืœืช ื”ื—ื›ืžื™ื ืขืœื™ื• ืื—ืจ ื›ืš. ื•ืœื›ืŸ ื›ืืฉืจ ืจืื” ืฉืงืจื” ืœื• ื–ื” ื”ื“ื‘ืจ ืื– ืฉื ื” ืื—ืจ ื›ืš ืœืชืœืžื™ื“ื™ื• (ืื‘ื•ืช ื“, ื™ื“) ื”ื•ื™ ื’ื•ืœื” ืœืžืงื•ื ืชื•ืจื” ื•ืืœ ืชืืžืจ ืฉื”ื™ื ืชื‘ื•ื ืื—ืจื™ืš ื›ืืฉืจ ืืžืจืชื™ ืื ื™, ื•ื’ื ืืœ ืชื—ืฉื•ื‘ ืฉื—ื‘ืจื™ืš ื™ืงื™ืžื•ื” ื‘ื™ื“ืš ื›ืืฉืจ ืขืฉื• ืœื™ ื‘ืชืคื™ืœืชื, ืฉื”ืชืคืœืœื• ืขืœื™ ื•ื”ื—ื–ื™ืจื• ืœื™ ืชืœืžื•ื“ื™, ื›ื™ ืขื ื™ืŸ ืฉืœื™ ืฉืื ื™, ืžืคื ื™ ืฉื›ื‘ืจ ื˜ืจื—ืชื™ ืชื—ืœื” ื•ื”ื ื”ืจืชื™ ืขื™ื ื™ื”ื ื‘ื”ืœื›ื” ืœื›ืš ื›ืฉื”ืชืคืœืœื• ืขืœื™ ืงื‘ืœ ื”ืงื‘"ื” ืชืคื™ืœืชื ื‘ืื•ืชื• ื–ื›ื•ืช, ืื‘ืœ ืืชื” (ืžืฉืœื™ ื’, ื”) ืืœ ื‘ื™ื ืชืš ืืœ ืชืฉืขืŸ, ืฉืœื ืชืืžืจ ืฉืžื ื’ื ืื ื™ ื–ื›ื™ืชื™ ืจื‘ื™ื ื•ื”ื ื”ืจืชื™ ืขื™ื ื™ื”ื ื‘ื‘ื™ื ื” ืฉืœ ืชื•ืจื” ืฉืชื’ื™ืŸ ืขืœื™, ื–ืืช ืืœ ืชืฉืขืŸ ื‘ื›ืš, ื›ื™ ืžื™ ื™ื•ื“ืข ืžื” ื”ื™ื” ืœืš ืขื•ืŸ ื›ื–ื”, ื•ืžื™ ื™ื•ื“ืข ืื ื™ืฉ ืœืš ื–ื›ื•ืช ืžืกืคื™ืง ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื”.
Parce qu'il รฉclairait les yeux des Sages dans la halakha. On peut objecter : il aurait fallu dire dans les halakhot, au pluriel ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le mot halakha รฉcrit en toutes lettres donne hรฉ-alef, lamed-mem-dalet, khaf-pe, hรฉ-hรฉ ; les lettres ajoutรฉes seules, qui se tiennent ร  l'intรฉrieur des lettres simples de halakha, forment pe adam (la bouche de l'homme). Car en รฉclairant les yeux des Sages, il รฉclairait leur bouche, comme on a dit des Ourim et Toumim : Ourim, car ils รฉclairent leurs paroles. Les yeux des Sages sont leur intelligence ; l'intelligence, appelรฉe yeux, รฉclaire comme la bouche de l'homme quand il exprime les paroles. Et par le mรฉrite d'avoir รฉclairรฉ les yeux des Sages, la priรจre des Sages pour lui fut ensuite exaucรฉe. C'est pourquoi, quand il vit ce qui lui รฉtait arrivรฉ, il enseigna ensuite ร  ses รฉlรจves (Avot 4, 14) : exile-toi vers un lieu de Torah, et ne dis pas qu'elle viendra aprรจs toi, comme je l'ai dit moi-mรชme. Et ne pense pas non plus que tes compagnons l'รฉtabliront entre tes mains, comme ils l'ont fait pour moi par leur priรจre : ils ont priรฉ pour moi et m'ont rendu mon รฉtude. Mon cas est diffรฉrent, car j'avais d'abord peinรฉ et รฉclaire leurs yeux dans la halakha ; c'est pourquoi, quand ils ont priรฉ pour moi, le Saint, bรฉni soit-Il, a acceptรฉ leur priรจre par ce mรฉrite. Mais toi, (Michle 3, 5) ne t'appuie pas sur ta propre intelligence : ne dis pas, moi aussi j'ai fait mรฉriter le public et j'ai รฉclairรฉ leurs yeux dans l'intelligence de la Torah, et cela me protรฉgera. Ne t'appuie pas sur cela, car qui sait si tu n'as pas une faute de ce genre, et qui sait si tu as assez de mรฉrite en cela.
๐Ÿ’ก Explication

La michna d'Avot (4, 14) est rattachรฉe ร  l'histoire prรฉcรฉdente : selon une opinion, Rabbi Nehorai est Rabbi Elazar ben Arakh lui-mรชme. Il tire la leรงon de son expรฉrience : il faut aller vers un lieu de Torah, car on garde son รฉtude en รฉtudiant avec des compagnons.

Rachi dรฉtaille les trois parties de la michna. Le surnom Nehorai vient de nehora (lumiรจre).

13
ืื‘ืœ ืœื ืžืชื’ืจืจื™ืŸ. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืื™ืŸ ื’ื•ืจืจื™ืŸ ื‘ืžื’ืจืจืช ื‘ืฉื‘ืช. ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ืื ื”ื™ื• ืจื’ืœื™ื• ืžืœื•ื›ืœื›ื•ืช ื‘ื˜ื™ื˜ ื•ื‘ืฆื•ืื” โ€” ื’ื•ืจืจ ื›ื“ืจื›ื• ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ. ืจื‘ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืขื‘ื“ื ืœื™ื” ืื™ืžื™ื” ืžื’ืจืจืชื ื“ื›ืกืคื.

Mais on ne se racle pas. Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on ne se racle pas avec un racloir (magreret) le Chabbat.

Rabban Chimon ben Gamliel dit : si ses pieds รฉtaient salis de boue et d'excrรฉments, il racle ร  sa maniรจre et ne craint rien. La mรจre de Rav Chmouel bar Yehouda lui fit un racloir d'argent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื’ืจืจืช ืืฉื˜ืจื™ื™"ืœ ื•ืื“ื ืžื’ืจืจ ื‘ื”:
Magreret : estrille (en vieux franรงais), et l'homme s'en racle.
ืžื’ื™ืจืชื ื“ื›ืกืคื ืœืฉื‘ืช:
Un racloir d'argent : pour le Chabbat.
โš–๏ธ Rosh (2)
ื’ืž' ืช"ืจ ืกื›ื™ืŸ ื•ืžืžืฉืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื ื™ ืžืขื™ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื›ื“ืจืš ืฉื”ื•ื ืขื•ืฉื” ื‘ื—ื•ืœ. ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื ืืžืจ ืกืš ื•ืื—ืจ ื›ืš ืžืžืฉืžืฉ. ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ืกืš ื•ืžืžืฉืžืฉ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ. ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื—ืœืง (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืงื.) ืช"ืจ ืกื›ื™ืŸ ื•ืžืžืฉืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื ื™ ืžืขื™ื™ื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืœื•ื—ืฉื™ืŸ ืœื—ื™ืฉืช ื ื—ืฉื™ื ื•ืขืงืจื‘ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืžืขื‘ื™ืจื™ืŸ ื›ืœื™ ืขืœ ื’ื‘ ื”ืขื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืืจืฉื‘"ื’ ื‘ื“"ื ื‘ื›ืœื™ ื”ื ื™ื˜ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ื‘ื›ืœื™ ืฉืื™ื ื• ื ื™ื˜ืœ ืืกื•ืจ:
Guemara. Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on oint et on masse le ventre le Chabbat, ร  condition de ne pas faire comme on fait en semaine. Comment fait-on ? Rabbi Yossi bar Hanina dit : on oint et ensuite on masse. Rabbi Yo'hanan dit : on oint et on masse en mรชme temps. Et la halakha suit Rabbi Yo'hanan. Nous lisons au chapitre Helek (Sanhรฉdrin 101a) : nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on oint et on masse le ventre le Chabbat, on murmure une incantation contre les serpents et les scorpions le Chabbat, et on passe un objet sur l'ล“il le Chabbat. Rabban Chimon ben Gamliel dit : dans quel cas ? Avec un objet qu'on peut dรฉplacer le Chabbat ; mais avec un objet qu'on ne peut pas dรฉplacer, c'est interdit.
ืื‘ืœ ืœื ืžืชื’ืจืจื™ืŸ. ืช"ืจ ืื™ืŸ ื’ื•ืจืจื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืจืฉื‘"ื’ ืื•ืžืจ ืื ื”ื™ื• ืจื’ืœื™ื• ืžืœื•ื›ืœื›ื•ืช ื‘ื˜ื™ื˜ ื•ืฆื•ืื” ื’ื•ืจืจ ื›ื“ืจื›ื• ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ืื™ืŸ ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ืœืงื•ืจื“ื™ืžื. ืž"ื˜ ืžืฉื•ื ืคื™ืงื”. ืคืจืฉ"ื™ ื™ื—ืœื™ืงื• ืจื’ืœื™ื• ื•ื™ืคื•ืœ ื‘ืžื™ื ื•ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ืกื—ื™ื˜ื” ื•ื”ื•ื ืžืœืฉื•ืŸ ืคื™ืง ื‘ืจื›ื™ื ื ื—ื•ื ื‘:
Mais on ne se racle pas. Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on ne se racle pas le Chabbat. Rabban Chimon ben Gamliel dit : si ses pieds รฉtaient salis de boue et d'excrรฉments, il racle ร  sa maniรจre et ne craint rien. Et la halakha est comme lui. On ne descend pas au Kordima. Pour quelle raison ? ร€ cause de la pika. Rachi explique : ses pieds glisseront, il tombera dans l'eau et en viendra ร  essorer ; et c'est le sens de pik birkayim (le chancellement des genoux, Nahoum 2, 11).
๐Ÿ’ก Explication

La magrรฉret est un racloir de mรฉtal pour enlever huile et sueur de la peau ; son usage ressemble ร  un soin de semaine. Rabban Chimon ben Gamliel permet de s'en servir pour nettoyer une saletรฉ (boue, excrรฉments), et le Roch tranche comme lui. Le racloir d'argent de Rav Chmouel bar Yehouda le distinguait de celui de la semaine.

Le Roch tranche aussi comme Rabbi Yo'hanan pour oindre et masser (segment 7).

14
ืื™ืŸ ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ืœืงื•ืจื“ื™ืžื ื•ื›ื•ืณ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? โ€” ืžืฉื•ื ืคื™ืงื.

On ne descend pas au Kordima, etc. Pour quelle raison ?

ร€ cause de la boue (pika).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฉื•ื ืคื™ืงื ื˜ื™ื˜ ืฉืœ ืื•ืชื• ื ื”ืจ ืžื—ืœื™ืง ื•ื‘ื’ื“ื™ ื”ืื“ื ื ื™ืฉื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื›ืฉื”ื•ื ื ื•ืคืœ ื•ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ืกื—ื™ื˜ื”:
ร€ cause de la pika : la boue de cette riviรจre fait glisser, et les vรชtements de l'homme se trempent d'eau quand il tombe ; il en viendra ร  essorer.
๐Ÿ’ก Explication

Le Kordima est une riviรจre boueuse. L'interdit est une guezera (mesure prรฉventive) : on risque de glisser, de mouiller ses vรชtements et d'en venir ร  les essorer.

15
ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืืคื™ืงื˜ื•ื™ื–ื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ืกื, ืื‘ืœ ื‘ื™ื“ โ€” ืžื•ืชืจ. ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืื•ืžืจ: ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืืกื•ืจ ืžืคื ื™ ื”ืคืกื“ ืื•ื›ืœื™ืŸ.

Et on ne fait pas d'apiktoizin (vomitif) le Chabbat. Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseignรฉ que par un remรจde (sam) ; mais ร  la main, c'est permis.

Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Nehemia dit : mรชme en semaine c'est interdit, ร  cause de la perte de nourriture.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืœื ื‘ืกื ื“ื“ืžื™ ืœืจืคื•ืื” ื•ื’ื–ื™ืจื” ืžืฉื•ื ืฉื—ื™ืงืช ืกืžื ื™ืŸ:
Seulement par un remรจde : car cela ressemble ร  une mรฉdecine, et c'est une mesure prรฉventive ร  cause du broyage des ingrรฉdients.
ืื‘ืœ ื‘ื™ื“ ืœื”ื›ื ื™ืก ื™ื“ ืœืชื•ืš ื’ืจื•ื ื• ืขื“ ืฉื™ืงื™ื ืžื•ืชืจ:
Mais ร  la main : mettre la main dans sa gorge jusqu'ร  vomir, c'est permis.
ืžืคื ื™ ื”ืคืกื“ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืฉื‘ืžืขื™ื• ื•ืžืชื•ืš ื›ืš ื”ื•ื ืจืขื‘ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืื•ื›ืœ:
ร€ cause de la perte de nourriture : celle qui est dans son ventre ; ร  cause de cela il a faim, et il mange de nouveau.
๐Ÿ’ก Explication

Apiktoizin : provoquer le vomissement. Avec un sam (remรจde), c'est interdit, en vertu de la guezera gรฉnรฉrale sur les remรจdes : on craint qu'il en vienne ร  broyer des ingrรฉdients (chehikat samemanin). ร€ la main, rien ne ressemble ร  une mรฉdecine.

Rabbi Nehemia interdit mรชme en semaine, car on gaspille la nourriture. Le Roch (segment 15) prรฉcise : cela vaut quand on ne souffre pas.

16
ื•ืื™ืŸ ืžืขืฆื‘ื™ืŸ ืืช ื”ืงื˜ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœืคื•ืคื™ ื™ื ื•ืงื ื‘ืฉื‘ืช ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ื•ื”ืื ืŸ ืชื ืŸ: ืื™ืŸ ืžืขืฆื‘ื™ืŸ! ื”ืชื ื‘ื—ื•ืžืจื™ ืฉื“ืจื”, ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ื‘ื•ื ื”.

Et on ne redresse pas (meatsvin) le petit enfant. Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : emmailloter (lipoufei) un bรฉbรฉ le Chabbat est bien permis.

Mais nous avons appris : on ne redresse pas ! La-bas, il s'agit des vertรจbres de la colonne, car cela a l'air de bรขtir.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืคื•ืคื™ ืื•ื ืžืœื•ื˜ื™"ื ื›ืžื• ืฉืขื•ืฉื™' ืœืงื˜ืŸ ืฉื™ืชื™ื™ืฉื‘ื• ืื‘ืจื™ื• ื•ืœื ื™ืชืขืงื:
Lipoufei : (en vieux franรงais) emmaillotement, comme on fait au petit enfant pour que ses membres se placent et ne se tordent pas.
ื‘ื—ื•ืžืจื™ ืฉื“ืจื” ื—ื•ืœื™ื•ืช ืฉืœ ืฉื“ืจื” ืฉื ืชืคืจืงื” ืื—ืช ืžื”ืŸ ื•ืœืื—ืจ ื–ืžืŸ ืงืžื™ื™ืจื™ ื“ืื™ ื‘ื™ื•ื ืœื™ื“ื” ืืžืจื™' (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื˜:) ื›ืœ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืค' ืชื•ื›ื—ื” ื“ื™ื—ื–ืงืืœ ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื—ื™ื” ื‘ืฉื‘ืช:
Les vertรจbres de la colonne : les vertรจbres de la colonne dont l'une s'est dรฉplacรฉe, et il s'agit d'un moment plus tardif ; car le jour de la naissance, nous disons (plus haut, Chabbat 129b) : tout ce qui est dit dans la section de reproche d'Ye'hezkel (Ye'hezkel 16, 4) se fait pour le nouveau-nรฉ le Chabbat.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ืžืขืฆื‘ื™ืŸ ืืช ื”ืงื˜ืŸ ืคื™ืจืฉื ื• [ื‘ืจื™ืฉ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื] (ื“ืฃ ืงื›"ื’.) ื“"ื” ืืกื•ื‘ื™:
On ne redresse pas le petit enfant : nous l'avons expliquรฉ (au dรฉbut du chapitre Kol hakelim, 123a), au passage commenรงant par Asoubei.
โš–๏ธ Rosh (1)
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On ne fait pas d'apiktoizin. Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseignรฉ que par un remรจde, mais ร  la main c'est permis. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Nehemia dit : mรชme en semaine c'est interdit, ร  cause de la perte de nourriture. Il est raisonnable (de dire) que cela vaut quand il ne souffre pas ; mais quand il souffre, et qu'en vomissant la nourriture de son ventre il est guรฉri, c'est permis. Ainsi l'a dit le Baal Halakhot au nom de Rav Tsemah bar Paltoi Gaon. On ne redresse pas le petit enfant. Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : emmailloter un bรฉbรฉ le Chabbat est bien permis. Mais nous avons appris : on ne redresse pas le petit enfant ! Lร -bas, il s'agit des vertรจbres de la colonne, car cela a l'air de bรขtir ; et il s'agit d'un autre jour que celui de la naissance, car le jour de la naissance tout est permis. Et on ne remet pas en place une fracture. Rav Hana de Baghdad a dit au nom de Chmouel : la halakha est qu'on remet en place une fracture. Et telle est la halakha. Hadran alakh Havit (nous reviendrons ร  toi, chapitre Havit).
๐Ÿ’ก Explication

Lipoufei : emmailloter le bรฉbรฉ serrรฉ pour que ses membres se placent droit, geste courant et permis. Meatsvin : remettre en place une vertรจbre dรฉplacรฉe. Cela ressemble ร  bรขtir (boneh), c'est donc interdit.

Rachi et le Roch prรฉcisent : le jour de la naissance, tous les soins du nouveau-nรฉ sont permis (Chabbat 129b, d'aprรจs Ye'hezkel 16, 4). Le Roch conclut le chapitre en tranchant qu'on remet une fracture, selon Chmouel.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Soins du nouveau-nรฉ le Chabbat Lipoufei (emmailloter) pour que les membres se placent droit => permis Meatsvin : vertรจbre dรฉplacรฉe (plus tard) ressemble ร  bรขtir => interdit Jour de la naissance tout ce qui est dit en Ye'hezkel 16 se fait => permis Rachi et le Roch : l'interdit de la michna vise un cas hors du jour de la naissance.
Emmailloter, redresser une vertรจbre, soins du jour de naissance.
17
ื•ืื™ืŸ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื ื‘ื’ื“ืชืื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ:

Et on ne remet pas en place une fracture. Rav Hana de Baghdad a dit au nom de Chmouel :

๐Ÿ’ก Explication

La phrase continue au daf suivant (148a) : selon Chmouel, la halakha est qu'on remet une fracture, comme le rapporte dรฉjร  le Roch au segment 15.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).