Shabbat 148a โ€” Remettre une fracture ; emprunter le Chabbat sans dire "prรชte-moi"

Shabbat 148a

Sougya : Le daf termine le chapitre Havit. La halakha suit la version de la Michna rapportรฉe par Chmouel : on remet une fracture le Chabbat.

Rabba bar bar Hana transmet cette version ร  Rav Yehouda, qui l'avait fait amener de force ร  son cours. Rav Yosef refuse d'รฉtendre cette version au membre dรฉplacรฉ.

Le chapitre Choel commence : on peut emprunter des cruches de vin et d'huile le Chabbat, ร  condition de ne pas employer le terme halveni (fais-moi un prรชt), de peur qu'on en vienne ร  รฉcrire. Abaye explique la distinction ร  Rava bar Rav Hanan, puis la rรจgle du changement (chinouy) ร  Yom Tov est discutรฉe ร  propos des femmes qui puisent l'eau.

Remettre une fracture le Chabbat : quelle version de la Michna ? Notre Michna : ein mahzirin et hacheber (on ne remet pas) Chmouel (via Rav Hana de Bagdad) : mahzirin et hacheber halakha : on remet Rav Yehouda enseigne ร  Poumbedita : on ne remet pas Rabba bar bar Hana, amenรฉ de force, rapporte la version de Chmouel Rav Yehouda : n'avais-je pas raison de te faire venir ? (sans toi, nous ne l'aurions pas appris) Main ou pied dรฉplacรฉ (nifreket) : on ne l'agite pas dans l'eau froide (Rav Yosef ร  Rav Avya) La version de Chmouel vaut pour la fracture seulement : lร  oรน cela a รฉtรฉ dit, cela a รฉtรฉ dit
La version de la Michna selon Chmouel (on remet la fracture) et sa portรฉe limitรฉe.
Emprunter le Chabbat : quelle formule est permise ? Demander ร  son prochain des cruches de vin ou d'huile Hachileni (prรชte-moi ร  usage) l'objet revient tel quel, pour peu de temps -> il n'en viendra pas ร  รฉcrire Halveni (fais-moi un prรชt) prรชt de longue durรฉe (30 jours) -> il en viendra ร  รฉcrire : interdit Objection : en semaine on confond les deux termes, on รฉcrit mรชme aprรจs hachileni Rรฉponse (Abaye) : le Chabbat, seul hachileni est permis ; la distinction est connue -> on n'en viendra pas ร  รฉcrire S'il ne lui fait pas confiance : il laisse son manteau en gage ; idem pour l'agneau pascal un 14 Nissan qui tombe le Chabbat ; compte aprรจs la fรชte
Hachileni ou halveni : pourquoi seul le premier terme est permis le Chabbat.
1
ื”ืœื›ื”: ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ. ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืื™ืงืœืข ืœืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื, ืœื ืขืœ ืœืคื™ืจืงื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืฉื“ืจื™ื” ืœืื“ื ื“ื™ื™ืœื, ืืžืจ ืœื™ื”: ื–ื™ืœ ื’ืจื‘ื™ื”. ืื–ืœ ื’ืจื‘ื™ื”. ืืชื, ืืฉื›ื—ื™ื” ื“ืงื ื“ืจื™ืฉ: ืื™ืŸ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ. ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ื ื‘ื’ื“ืชืื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืœื›ื” โ€” ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ. ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ื ื—ื ื ื“ื™ื“ืŸ, ื•ื”ื ืฉืžื•ืืœ ื“ื™ื“ืŸ, ื•ืœื ืฉืžื™ืข ืœื™ โ€” ื•ืœืื• ื‘ื“ื™ื ื ื’ืจื‘ืชื™ืš?!

La halakha : on remet (en place) une fracture. Rabba bar bar Hana arriva ร  Poumbedita ; il n'entra pas au cours de Rav Yehouda.

(Rav Yehouda) lui envoya Ada le prรฉposรฉ (dayla) ; il lui dit : Va, tire-le (garbeih). Il alla et le tira.

(Rabba bar bar Hana) vint et le trouva qui enseignait : on ne remet pas une fracture. Il lui dit : Ainsi a dit Rav Hana de Bagdad au nom de Chmouel : la halakha, on remet une fracture.

Il lui dit : Voici, Hana est des nรดtres, et Chmouel est des nรดtres, et je ne l'ai pas entendu ; n'est-ce pas ร  bon droit que je t'ai fait tirer ?!

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื”ืœื›ื” ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืฉืžื•ืืœ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืชื ืŸ:
La halakha, on remet une fracture : Chmouel est d'avis que nous avons appris (dans la Michna) : on remet.
ืื“ื ื“ื™ื™ืœื ืžื ืฉื˜ืจ"ืœ ืžืžื•ื ื”:
Ada le dayla : mรฉnestrel (en langue รฉtrangรจre), prรฉposรฉ.
ื’ืจื‘ื™ื” ืงื— ื‘ื’ื“ื• ืขื“ ืฉื™ื‘ื:
Tire-le : prends son vรชtement jusqu'ร  ce qu'il vienne.
ืืชื ืจื‘ื” ืืฉื›ื—ื™ื” ืœืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื•':
Il vint : Rabba trouva Rav Yehouda, etc.
ื”ื ื—ื ื ื“ื™ื“ืŸ ืžืžืงื•ืžื ื• ื”ื•ื ื•ืœื ืฉืžืขื ื• ื–ืืช ืžืคื™ื• ืขื“ ื”ื ื”:
Voici, Hana est des nรดtres : il est de notre lieu, et nous ne l'avions pas entendu de sa bouche jusqu'ici.
ื•ืœืื• ื‘ื“ื™ื ื ื’ืจื‘ืชื™ืš ื‘ืชืžื™ื” ืฉืื™ืœื• ืœื ื‘ืืช ืœื ืœืžื“ื ื•:
N'est-ce pas ร  bon droit que je t'ai fait tirer : sous forme d'exclamation ; car si tu n'รฉtais pas venu, nous ne l'aurions pas appris.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna (147a) enseignรฉ ein mahzirin et hacheber : on ne remet pas un os fracturรฉ le Chabbat, par crainte de soins (refoua) interdits. Chmouel lisait la Michna autrement : mahzirin, on remet. La Guemara tranche la halakha selon cette version.

Le rรฉcit montre comment la version de Chmouel est parvenue ร  Rav Yehouda : il fait amener Rabba bar bar Hana ร  son cours (selon Rachi, en saisissant son vรชtement pour qu'il suive). Rabba bar bar Hana lui apprend la version de Chmouel, et Rav Yehouda conclut que sa contrainte รฉtait justifiรฉe.

2
ืžื™ ืฉื ืคืจืงื” ื™ื“ื• ื›ื•ืณ. ืจื‘ ืื•ื™ื ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ, ืฉื ื™ื ืœื™ื” ื™ื“ื™ื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ื›ื™ ืžืื™? ืืกื•ืจ. ื•ื”ื›ื™ ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืืกื•ืจ. ืื“ื”ื›ื™ ืื™ืชืคื— ื™ื“ื™ื”.

Celui dont la main s'est dรฉplacรฉe (nifreket), etc. Rav Avya รฉtait assis devant Rav Yosef ; sa main se dรฉplaรงa.

Il lui dit : Ainsi, qu'en est-il ? (Rav Yosef rรฉpondit :) Interdit.

Et ainsi, qu'en est-il ? Il lui dit : Interdit.

Entre-temps, sa main se remit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื ื™ื ืœื™ื” ื™ื“ื™ื” ื ืฉืชื ื™ืช ื™ื“ื• ืžืžืงื•ืžื” ืืฉื•ืœืฉื™ื™ื "ืจ ื‘ืœืข"ื–:
Sa main se dรฉplaรงa : sa main changea de place ; achoulchiner en langue รฉtrangรจre.
ื”ื›ื™ ืžืื™ ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื‘ืขื ื™ื ื™ื ื”ืจื‘ื” ื•ืฉื•ืืœ:
Ainsi, qu'en est-il : il faisait de nombreux gestes et demandait.
๐Ÿ’ก Explication

Nifreket dรฉsigne une luxation : le membre est sorti de son articulation, sans fracture. Rav Avya montre ร  Rav Yosef diverses positions de la main et demande si chacune est permise. Rav Yosef interdit chaque geste qui vise ร  remettre le membre. Pendant la discussion, la main se remet d'elle-mรชme.

3
ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืื™ ืชื™ื‘ืขื™ ืœืš, ื”ื ืชื ืŸ: ืžื™ ืฉื ืคืจืงื” ื™ื“ื• ืื• ืจื’ืœื• โ€” ืœื ื™ื˜ืจืคื ื‘ืฆื•ื ืŸ, ืื‘ืœ ืจื•ื—ืฅ ื›ื“ืจื›ื•, ื•ืื ื ืชืจืคื โ€” ื ืชืจืคื. ืืžืจ ืœื™ื”: ื•ืœื ืชื ืŸ: ืดืื™ืŸ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจืด, ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ื ื‘ื’ื“ืชืื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืœื›ื” โ€” ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืจ! ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื—ื“ื ืžื—ื™ืชื ืžื—ื™ืชื ื”ื•?! ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชืžืจ โ€” ืื™ืชืžืจ, ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืื™ืชืžืจ โ€” ืœื ืื™ืชืžืจ.

Il lui dit : Quelle question te poses-tu ? Voici, nous avons appris : Celui dont la main ou le pied s'est dรฉplacรฉ ne les agitera pas (yitrefem) dans l'eau froide, mais il se lave ร  sa maniรจre habituelle, et s'il est guรฉri, il est guรฉri.

Il lui dit : Et n'avons-nous pas appris : On ne remet pas une fracture, et Rav Hana de Bagdad a dit au nom de Chmouel : la halakha, on remet une fracture ! Il lui dit : Les a-t-on tous tissรฉs d'un seul tissage ?!

Lร  oรน cela a รฉtรฉ dit, cela a รฉtรฉ dit ; lร  oรน cela n'a pas รฉtรฉ dit, cela n'a pas รฉtรฉ dit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื—ื“ื ืžื—ื™ืชื ืžื—ื™ืชื ื”ื• ื‘ืืจื™ื’ื” ืื—ืช ืืจื’ืชื•:
Les a-t-on tissรฉs d'un seul tissage : les as-tu tissรฉs d'un seul tissage ?
ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชืžืจ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœืื• ื“ื•ืงื ืชื ืŸ ืื™ืชืžืจ:
Lร  oรน cela a รฉtรฉ dit : que notre Michna n'est pas ร  prendre ร  la lettre, cela a รฉtรฉ dit.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yosef s'appuie sur la Michna : pour une luxation, on ne l'agite pas dans l'eau froide. Rav Avya objecte : la Michna interdit aussi de remettre une fracture, et pourtant Chmouel permet. Peut-รชtre faut-il permettre aussi pour la luxation ?

Rav Yosef rรฉpond : les clauses de la Michna ne forment pas un tissu unique. La version corrigรฉe de Chmouel porte sur la fracture. Pour la luxation, rien de tel n'a รฉtรฉ dit, et la Michna reste telle qu'elle est.

4
ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื—ื‘ื™ืช

Nous reviendrons ร  toi, (chapitre) Havit.

๐Ÿ’ก Explication

Fin du chapitre 22, Havit. Le chapitre 23, Choel, commence ici.

5
ืžืชื ื™ืณ ืฉื•ืืœ ืื“ื ืžื—ื‘ื™ืจื• ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ ื•ื›ื“ื™ ืฉืžืŸ, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืืžืจ ืœื• ืดื”ืœื•ื™ื ื™ืด. ื•ื›ืŸ ื”ืืฉื” ืžื—ื‘ื™ืจืชื” ื›ื›ืจื•ืช. ื•ืื ืื™ื ื• ืžืืžื™ื ื• โ€” ืžื ื™ื— ื˜ืœื™ืชื• ืืฆืœื•, ื•ืขื•ืฉื” ืขืžื• ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืœืื—ืจ ืฉื‘ืช. ื•ื›ืŸ ืขืจื‘ ืคืกื— ื‘ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืฉื—ืœ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืฉื‘ืช, ืžื ื™ื— ื˜ืœื™ืชื• ืืฆืœื•, ื•ื ื•ื˜ืœ ืืช ืคืกื—ื•, ื•ืขื•ืฉื” ืขืžื• ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืœืื—ืจ ื™ื•ื ื˜ื•ื‘.

MICHNA. Un homme emprunte (choel) ร  son prochain des cruches de vin et des cruches d'huile, ร  condition qu'il ne lui dise pas : Fais-moi un prรชt (halveni).

De mรชme la femme (emprunte) ร  sa voisine des pains. Et s'il ne lui fait pas confiance, il laisse son manteau (talit) chez lui, et fait le compte avec lui aprรจs Chabbat.

De mรชme, la veille de Pessa'h ร  Jรฉrusalem qui tombe un Chabbat, il laisse son manteau chez lui, prend son (agneau pascal) Pessa'h, et fait le compte avec lui aprรจs la fรชte (Yom Tov).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ืฉื•ืืœ. ืฉืœื ื™ืืžืจ ื”ืœื•ื™ื ื™ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Michna. Emprunte. Qu'il ne dise pas : fais-moi un prรชt : c'est expliquรฉ dans la Guemara.
ืฉื—ืœ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ื ื–ื›ืจ ืžืข"ืฉ ืœืงื ื•ืช:
Qui tombe un Chabbat : et il n'a pas pensรฉ dรจs la veille de Chabbat ร  acheter (l'agneau).
ืœืื—ืจ ื™ื•"ื˜ ืœื™ื•ื ืฉืœื™ืฉื™:
Aprรจs la fรชte : le troisiรจme jour.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื ื™' ืฉื•ืืœ ืื“ื ืžื—ื‘ื™ืจื• ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ ื•ื›ื“ื™ ืฉืžืŸ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืืžืจ ืœื• ื”ืœื•ื™ื ื™ ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืกืชื ื”ืœื•ืื” ืœ' ื™ื•ื ื•ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ืœื–ืžืŸ ืžืจื•ื‘ื” ื™ื•ืชืจ ืžืฉืืœื” ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ืกืชื ืฉืืœื” ืœ' ื™ื•ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžื ื—ื•ืช ื‘ื”ืชื›ืœืช (ืžื ื—ื•ืช ื“ืฃ ืžื“.) ื˜ืœื™ืช ืฉืื•ืœื” ื›ืœ ืœ' ื™ื•ื ืคื˜ื•ืจื” ืžืŸ ื”ืฆื™ืฆื™ืช ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื ืžื™ ื”ืชื ื”ื“ืจ ื‘ืื›ืกื ื™' ื‘ื"ื™ ื•ื”ืฉื•ื›ืจ ื‘ื™ืช ื‘ื—ื•"ืœ ื›ืœ ืœ' ื™ื•ื ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืžื–ื•ื–ื” ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืžื–ื•ื–ื” ืืœืžื ื“ืกืชื ืฉืืœื” ืœ' ื™ื•ื ืื™ืชื ื•ืœื”ื›ื™ ืคื˜ื•ืจื” ื›ืœ ืœ' ื™ื•ื ื“ืืžืจ ืฉืื•ืœื” ื”ื™ื ืื‘ืœ ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ื ืจืื” ื›ืžื• ืฉืœื• ื•ืžื™ื”ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœืจืฉ"ื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืžืชื‘ืข ืœื™ื” ืœื“ื™ื ื ื‘ืชื•ืš ืœ' ื™ื•ื ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื“ื•ื“ืื™ ื”ื™ื” ื—ื™ื™ื‘ ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื“ืขื‘ื™ื“ื™ ืื™ื ืฉื™ ื“ืžืฉืืœื™ ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ืื‘ืœ ื˜ืคื™ ืœื ืžืฉืืœื™ ื”ืœื›ืš ืขื“ ืœ' ื™ื•ื ืืžืจื™ ืื™ื ืฉื™ ืฉืื•ืœื” ื”ื™ื ื•ืจ"ื™ ืคื™ืจืฉ ืœื ื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื‘ืฉืืœื” ืœืคื™ ืฉื”ื™ื ื—ื•ื–ืจืช ื‘ืขื™ืŸ ืœื ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘ ืื‘ืœ ืœืฉื•ืŸ ื”ืœื•ืื” ืื™ื ื• ื—ื•ื–ืจ ื‘ืขื™ืŸ ื•ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘ ื•ืืข"ื’ ื“ื›ื™ ืฉืื™ืœ ืžื™ื ื™ื” ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ ื•ื›ื“ื™ ืฉืžืŸ ืœื ื”ื“ืจื™ ื‘ืขื™ืŸ ืž"ืž ืžืชื•ืš ืฉืžื–ื›ื™ืจ ืœื• ืœืฉื•ืŸ ืฉืืœื” ื–ื›ื•ืจ ื”ื•ื ื•ืœื ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘. ืž"ืจ ื•ื›ืŸ ืคื™ืจืฉ ื”"ืจ ืคื•ืจืช:
Michna. Un homme emprunte ร  son prochain des cruches de vin et des cruches d'huile, ร  condition qu'il ne lui dise pas : fais-moi un prรชt : Rachi explique que la raison est que le prรชt ordinaire (halvaa stam) est de trente jours ; et comme il est pour une durรฉe plus longue que l'emprunt (cheela), on en viendrait ร  รฉcrire. Rabbenou Tam objecte : l'emprunt ordinaire aussi est de trente jours, comme il est dit dans Menahot, au chapitre Hatekhelet (Menahot 44a) : un manteau empruntรฉ, pendant tous les trente jours, est exempt de tsitsit. Et il est dit aussi lร  : celui qui loge comme hรดte en Erets Israรซl, et celui qui loue une maison hors d'Erets Israรซl, pendant tous les trente jours, est exempt de mezouza ; ร  partir de lร , il est astreint ร  la mezouza. Il en ressort qu'il existe un emprunt ordinaire de trente jours, et c'est pourquoi (le manteau) est exempt pendant trente jours, car on dit : il est empruntรฉ ; mais au-delร , il apparaรฎt comme le sien. Toutefois, on peut rรฉpondre pour Rachi : la raison n'est pas que, s'il le lui rรฉclamait en justice dans les trente jours, il n'aurait pas ร  rendre, car il serait certainement tenu de rendre ; mais les gens empruntent d'habitude pour moins de trente jours, et pas davantage. C'est pourquoi, jusqu'ร  trente jours, les gens disent : il est empruntรฉ. Et le Ri nous a expliquรฉ que la raison est la suivante : dans l'emprunt (cheela), puisque l'objet revient tel quel (be'ayin), on n'en viendra pas ร  รฉcrire ; mais le terme de prรชt (halvaa) dรฉsigne ce qui ne revient pas tel quel, et on en viendra ร  รฉcrire. Et bien que, lorsqu'il lui emprunte des cruches de vin et des cruches d'huile, elles ne reviennent pas telles quelles, de toute faรงon, puisqu'il lui mentionne le terme d'emprunt, il s'en souvient et n'en viendra pas ร  รฉcrire. (Ainsi) mon maรฎtre ; et c'est aussi ce qu'a expliquรฉ Rabbi Porat.
๐Ÿ’ก Explication

Le Chabbat, il est interdit d'รฉcrire ; les Sages craignent qu'une transaction pousse ร  noter une dette. L'emprunt d'usage, cheela (hachileni, prรชte-moi), reste permis ; le terme halvaa (halveni, fais-moi un prรชt) est interdit. Si le prรชteur ne fait pas confiance, l'emprunteur laisse son manteau en gage, sans rien รฉcrire.

Mรชme rรจgle pour celui qui n'a pas achetรฉ son agneau pascal avant un 14 Nissan tombant le Chabbat : il laisse un gage et paie aprรจs la fรชte, soit le troisiรจme jour selon Rachi.

Tossefot discute la raison. Pour Rachi, le prรชt dure trente jours et pousse donc ร  noter. Rabbenou Tam objecte que l'emprunt aussi dure trente jours (Menahot 44a). Pour le Ri, la diffรฉrence tient ร  la restitution : l'objet empruntรฉ revient tel quel, l'objet prรชtรฉ est consommรฉ et remplacรฉ.

6
ื’ืžืณ ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ื‘ืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ ืœืื‘ื™ื™: ืžืื™ ืฉื ื ื”ืฉืื™ืœื ื™, ื•ืžืื™ ืฉื ื ื”ืœื•ื™ื ื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ืฉืื™ืœื ื™ โ€” ืœื ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘, ื”ืœื•ื™ื ื™ โ€” ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘.

GUEMARA. Rava bar Rav Hanan dit ร  Abaye : En quoi diffรจre (la formule) prรชte-moi ร  usage (hachileni), et en quoi diffรจre fais-moi un prรชt (halveni) ?

Il lui dit : Hachileni, on n'en viendra pas ร  รฉcrire ; halveni, on en viendra ร  รฉcrire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื”ืœื•ื™ื ื™ ืžืฉืžืข ืœื–ืžืŸ ืžืจื•ื‘ื” ื•ืงื™ื™"ืœ ื‘ืžืกื›ืช ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื’:) ืกืชื ื”ืœื•ืื” ืœ' ื™ื•ื ื•ืืชื™ ืžืœื•ื” ื–ื” ืœื›ืชื•ื‘ ืขืœ ืคื ืงืกื• ื›ืš ื•ื›ืš ื”ืœื•ื™ืชื™ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืฉื›ื—:
Guemara. Fais-moi un prรชt : cela implique une longue durรฉe, et nous tenons dans le traitรฉ Makot (3b) que le prรชt ordinaire est de trente jours ; et ce prรชteur en viendra ร  รฉcrire sur son registre : j'ai prรชtรฉ telle et telle chose, pour ne pas oublier.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืชืงื™ืŸ ืจื‘ื ื‘ืžื—ื•ื–ื ื“ื“ืจื• ื‘ื“ื•ื—ืงื ื›ื•' ื‘ืจื•ื‘ ืกืคืจื™ื ืื™ื ื• ื›ืชื•ื‘ ื›ืืŸ ื•ืœื ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื•ื‘ืจื™ืฉ ื”ืžื‘ื™ื ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ืœ. ื•ืฉื) ื ืจืื” ืฉื”ื•ื ืžืงื•ืžื• ื•ื–ื” ืœืฉื•ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื‘ื‘ื™ืฆื” ื“ื“ืจื• ื‘ื“ื•ื—ืงื ืžืฉื•ื™ ืฉืื“ื ื™ื—ื™ื“ ื ื•ืฉื ื‘ื—ื•ืœ ืขืœ ื›ืชื™ืคื• ื‘ื˜ื•ืจื— ืื ื‘ื ืœืฉืืชื• ืœืฆื•ืจืš ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื‘ื™ื•"ื˜ ื›ื’ื•ืŸ ื—ื‘ื™ืช ืื• ืฉืง ืžืœื ืคื™ืจื•ืช ื™ืฉืื ื• ื‘ื™ื•"ื˜. ื‘ื“ื™ื’ืœื ืขืชืจ ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืคื•ืจืง"ื ื›ื“ืจืš ื ื•ืฉืื™ ืžืœื— ืœืžื›ื•ืจ ืžืคื ื™ ืฉืฆืจื™ืš ืœืฉื ื•ืช ื•ื›ืฉืžืฉื ื” ื™ืฉื ื” ืœื”ืงืœ ืžืฉืื• ื•ืœื ืœื”ืจื‘ื•ืช ื˜ื•ืจื— ื‘ื™ื•"ื˜ ื•ืขืชืจ ื–ื” ื ื•ื— ืœืฉืืช ื‘ื• ืžืฉื ื›ื‘ื“ ื•ื›ืฉื ื•ืฉื ื‘ื• ื—ื‘ื™ืช ื”ื ื™ืฉืืช ื‘ื›ืชืฃ ื™ืฉื ื” ืœื”ืงืœ ื“ื“ืจื• ื‘ื“ื™ื’ืœื ืžืฉื•ื™ ื—ื‘ื™ืช ื’ื“ื•ืœื” ืฉืจื’ื™ืœื” ืœืฉืืช ื‘ื“ื™ื’ืœื ืœื™ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ื™ืฉืื”ื• ื‘ื™ื•"ื˜ ื‘ื‘' ื‘ื ื™ ืื“ื ื‘ืžื•ื˜ ืขืœ ื›ืชืคื™ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ืฉื™ื ื•ื™ ืœื”ืงืœ ื“ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ื‘ืžื•ื˜ ืขืœ ื›ืชืคื™ื ืœื™ื“ืจื• ื‘ื™ื•"ื˜ ืื•ืชื• ืžืฉื•ื™ ื‘ืื›ืคื ื‘ืžื•ื˜ ื‘ื™ื“ื™ื ืžืฉื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ื•ืืคื™ืœื• ืื™ื ื• ืœื”ืงืœ ืž"ืž ืฉื™ื ื•ื™ ื”ื•ื ื•ืื™ื ื• ืžืจื‘ื” ื˜ื•ืจื— ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ื“ื“ืจื• ื‘ืื›ืคื ื ื™ืคืจื•ืก ืกื•ื“ืจื ืงืœ ื”ื•ื ื•ืื™ื ื• ืžื›ื‘ื™ื“ ื•ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ืœื”ืฆื ืข ืขื“ ื›ืืŸ ืœืฉื•ื ื• ื•ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉื• ื“ื›ืœ ืืœื” ืžืฉื•ื™ ืื—ื“ ืœื”ื ื‘ืฉื•ื” ื•ืื™ืŸ ื–ื” ื ื•ืฉื ื™ื•ืชืจ ืืœื ืฉื ื•ืฉื ืžืฉืื• ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืžืžื” ืฉื”ื™ื” ืจื’ื™ืœ ื•ื–ื” ื“ื—ืงื• ืฉืื ื ืคืจืฉ ืฉื›ืœ ืืœื• ืžืžืขื˜ื™ื ืžืฉืื ืžืืฉืจ ื”ื™ื• ืจื’ื™ืœื™ื ืœืฉืืช ืงืฉื™ื ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ืžืคืฉื™ ื‘ื”ื™ืœื•ื›ื ืžืฉืžืข ืžืคื™ืจื•ืฉื ื“ืื’ืจื ื ื•ืฉืื™ื ืฉื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉืคื™ืจ ื‘ืžื•ื˜ ื‘ืฉื ื™ื ื•ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื™ ืฉื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื ื•ืฉืื™ื ื›ืœ ืžื” ืฉืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœืฉืืช ื‘ื“ื™ื’ืœื ื•ื“ื™ื’ืœื ื”ื™ื ืžืฉื•ื™ ืฉื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ื›ื“ืžืฉืžืข ื‘ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื‘ืก"ืค ื”ืฉื•ื›ืจ ืืช ื”ืื•ืžื ื™ื (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ืคื’.) ื•ืงืฉื™ื ืœืจ' ื“ื”ืชื ืžืฉืžืข ื ืžื™ ื“ืื’ืจื ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื™ ืœืฉื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ื“ืืžืจ ื”ืชื ื“ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ื•ืื™ืชื‘ืจ ืžืฉืœื ืคืœื’ื ืž"ื˜ ื ืคื™ืฉ ืœื—ื“ ื•ื–ื•ื˜ืจ ืœืชืจื™ ื•ื“ืžื™ ืœืคืฉื™ืขื” ื•ื“ืžื™ ืœืื•ื ืก ื‘ื“ื™ื’ืœื ืžืฉืœื ื›ื•ืœื” ืžืฉืžืข ื“ืœื ื”ื•ื™ ื–ื•ื˜ืจ ืœืชืจื™ ื ืจืื” ื“ืื’ืจื ืœืฉื•ื ืื“ื ืื™ื ื• ื ืจืื” ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ื›ืžื• ื“ื™ื’ืœื ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื“ื“ืจื• ื‘ื“ื™ื’ืœื ืœื™ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ื•ืืข"ืค ืฉืžืคื™ืฉ ื‘ื”ื™ืœื•ื›ื ื™ื›ื•ืœ ืœืฉื ื•ืช ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ื ืจืื” ื›ืœ ื›ืš ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื“ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ืœื™ื“ืจื• ื‘ืื›ืคื ืืข"ืค ืฉื‘ื•ื•ื“ืื™ ืžืจื‘ื” ื‘ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ื ื‘ื ื•ืฉื ื‘ื™ื“ื™ื ื”ืžื•ื˜ ืžื›ืฉื ื•ืฉืื• ืขืœ ื›ืชื™ืคื• ืž"ืž ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ื ืจืื” ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ื›ืžื• ืื’ืจื ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ื›ืขื™ืŸ ืฉืžืฆื™ื ื• ื’ื‘ื™ ื‘ื”ืžื” ืžืกื•ื›ื ืช ื“ืชื ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื”.) ืฉื—ื˜ื” ื‘ืฉื“ื” ืœื ื™ื‘ื™ืื ื” ื‘ืžื•ื˜ ืืœื ืžื‘ื™ืื” ื‘ื™ื“ื• ืื‘ืจื™ื ืื‘ืจื™ื ื•ืชื ืŸ ื ืžื™ (ื“ืฃ ื›ื˜: ื•ืฉื) ื‘ื”ืžื‘ื™ื ื›ื“ื™ ื™ื™ืŸ ืœื ื™ื‘ื™ืื ื‘ืกืœ ื•ื‘ืงื•ืคื” ืืœื ืžื‘ื™ื ื”ื•ื ืขืœ ื›ืชืคื™ื• ืื• ืœืคื ื™ื• ืืœืžื ื”ื ื™ ืืข"ื’ ื“ืžืคืฉื™ ื‘ื”ื™ืœื•ื›ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ืขื•ืฉื” ื›ืœ ื›ืš ื›ื“ืจืš ืฉืขื•ืฉื” ื‘ื—ื•ืœ ื™ืฉ ืœื• ืœืฉื ื•ืช ื•ื”ื”ื™ื ื“ื‘ืกืžื•ืš ื“ืžืœื™ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื‘ื ื–ื•ื˜ื ื•ื“ืžืœื™ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื‘ื ืจื‘ื” ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ื•ื‘ืขื ื™ืŸ ืฉื ื•ืฉืื™ื ื–ื” ื ื•ืฉืื™ื ื–ื” ื”ืœื›ืš ืื™ืŸ ืœื• ืœืฉื ื•ืช ืœื ืœื”ืงืœ ื•ืœื ืœื”ื›ื‘ื™ื“ ื›ื“ืคื™' ื˜ืขืžื ื•ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืœืขื™ืœ ื‘ืจื™ืฉ ืžืคื ื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื–.) ืœื ืฉื™ื™ื›ื ืขื•ื‘ื“ื ื“ื—ื•ืœ ืฉืื™ื ื• ืžื˜ืœื˜ืœ ืืœื ื‘ื‘ื™ืช ืžื–ื•ื™ืช ืœื–ื•ื™ืช. ืž"ืจ. ื•ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืฉื—ื˜ื” ื‘ืฉื“ื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืจื™ืฉ ืžืคื ื™ืŸ (ื’"ื– ืฉื) ื‘ืข"ื ื•ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ ื›ืืŸ ืขื™ืงืจ ื•ืขื•ื“ ืงืฉื” ืœื™ ืœืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื“ืจื• ื‘ืื›ืคื ืืžืื™ ื ื™ืคืจื•ืก ืกื•ื“ืจื ืขืœื™ื” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืœื™ื“ืจื• ื‘ืื’ืจื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ืžืฉื ื” ืœื”ื›ื‘ื™ื“ ื™ื•ืชืจ ืžืื›ืคื ื›ืžื• ืฉืžืฉืžืข ื ืžื™ ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉื• ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจื‘ื™ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ:
Rava instaura ร  Mehoza : ceux qui portent avec effort (bรฉdohka), etc. : dans la plupart des livres, (ce passage) n'est pas รฉcrit ici, ni dans le commentaire de Rachi, et au dรฉbut du chapitre Hamevi kadei yayin (Beitsa 30a) il apparaรฎt que c'est sa place. Voici les termes du commentaire du Kountras (Rachi) dans Beitsa : Ceux qui portent avec effort : une charge qu'une personne seule porte en semaine sur son รฉpaule avec peine ; s'il vient ร  la porter pour les besoins de Yom Tov le jour de Yom Tov, par exemple un tonneau ou un sac plein de fruits, qu'il la porte ร  Yom Tov au digla : un atar, qu'on appelle fourche (porka), ร  la maniรจre des porteurs de sel qui vont le vendre. Car il doit changer ; et quand il change, qu'il change pour allรฉger sa charge et non pour ajouter de l'effort ร  Yom Tov ; et cet atar est commode pour porter une lourde charge, et quand il y porte un tonneau qui se porte ร  l'รฉpaule, il change pour allรฉger. Ceux qui portent au digla : la charge d'un grand tonneau qu'on a l'habitude de porter au digla ; qu'ils portent ร  l'agra : qu'il le porte ร  Yom Tov ร  deux personnes, avec une perche sur les รฉpaules, ce qui est aussi un changement pour allรฉger. Ceux qui portent ร  l'agra, avec une perche sur les รฉpaules, qu'ils portent ร  Yom Tov cette mรชme charge ร  l'akpa : avec une perche dans les mains, ร  cause du changement ; et mรชme si ce n'est pas pour allรฉger, de toute faรงon c'est un changement, et il n'ajoute pas d'effort par le changement. Ceux qui portent ร  l'akpa, qu'ils รฉtendent un foulard (soudra) dessus : il est lรฉger et n'alourdit pas ; c'est un simple changement. Jusqu'ici ses termes. Il ressort de son explication que toutes ces (maniรจres) ont une mรชme charge, ร  รฉgalitรฉ, et que celui-ci ne porte pas davantage, mais qu'il porte sa charge d'une autre maniรจre que celle dont il avait l'habitude. Ce qui l'a contraint (ร  expliquer ainsi) : si l'on expliquait que toutes ces (maniรจres) diminuent leur charge par rapport ร  ce qu'ils avaient l'habitude de porter, cela ferait difficultรฉ avec ce qui est dit juste aprรจs : ils augmentent la marche (mafchei behilukha). Il ressort aussi de son explication que, ร  l'agra, deux personnes portent bien avec une perche, ร  deux, et qu'il y a lร  une charge de deux personnes, qui portent tout ce qu'on a l'habitude de porter au digla ; et le digla est une charge de deux personnes, comme il ressort de Bava Metsia a la fin du chapitre Hassokher et haoumanin (Bava Metsia 83a). Et mon maรฎtre objecte : lร  aussi il ressort que l'agra ne contient pas une charge de deux personnes, puisqu'il est dit lร  : ceux qui portent ร  l'agra et (l'objet) s'est brisรฉ, (le porteur) paie la moitiรฉ. Quelle est la raison ? C'est trop pour un et peu pour deux ; cela ressemble ร  une nรฉgligence et ressemble ร  un cas de force majeure. Au digla, il paie tout ; il en ressort que ce n'est pas peu pour deux. Il semble (donc) que l'agra, aux yeux des gens, n'apparaรฎt pas comme un travail de semaine autant que le digla ; c'est pourquoi ceux qui portent au digla, qu'ils portent ร  l'agra : et bien qu'il augmente la marche, il peut changer, puisque cela n'apparaรฎt pas tant comme un travail de semaine. Et maintenant s'explique bien : ceux qui portent ร  l'agra, qu'ils portent ร  l'akpa ; bien que certainement il augmente la charge en portant la perche dans les mains plus qu'en la portant sur son รฉpaule, de toute faรงon, puisque cela n'apparaรฎt pas comme un travail de semaine autant que l'agra, il peut le faire. (C'est) comme nous l'avons trouvรฉ au sujet de l'animal en danger, dont nous avons appris dans Beitsa (25a) : s'il l'a abattu dans le champ, qu'il ne l'apporte pas avec une perche, mais qu'il l'apporte ร  la main, membre par membre. Et nous avons appris aussi (Beitsa 29b), au chapitre Hamevi kadei yayin : qu'il ne les apporte pas dans un panier ni dans une corbeille, mais qu'il les apporte sur son รฉpaule ou devant lui. Il en ressort que dans ces cas, bien qu'on augmente la marche, puisqu'il ne fait pas tellement comme il fait en semaine, il doit changer. Et dans le cas voisin, de celles qui remplissent la petite cruche et de celles qui remplissent la grande cruche, les deux sont des travaux de semaine, et on porte celle-ci de la mรชme maniรจre qu'on porte celle-lร  ; c'est pourquoi il n'y a pas lieu de changer, ni pour allรฉger ni pour alourdir, comme on en a expliquรฉ la raison. Et dans le cas vu plus haut, au dรฉbut de Mefanin (Chabbat 127a), la notion de travail de semaine ne s'applique pas, car on ne dรฉplace que dans la maison, d'un coin ร  l'autre. (Ainsi) mon maรฎtre. Et le cas de : s'il l'a abattu dans le champ, il l'a expliquรฉ au dรฉbut de Mefanin (mรชme page) d'une autre maniรจre, et ce qu'il a expliquรฉ ici est l'essentiel. Et encore, il me fait difficultรฉ selon l'explication du Kountras : ceux qui portent ร  l'akpa, pourquoi qu'ils รฉtendent un foulard dessus ? Il aurait dรป dire : qu'ils portent ร  l'agra, puisqu'il ne change pas pour alourdir davantage que l'akpa, comme cela ressort aussi de son explication. Et selon l'explication de mon maรฎtre, cela s'explique bien.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye explique la diffรฉrence : hachileni (prรชte-moi ร  usage) รฉvoque un emprunt court, l'objet revenant tel quel ; halveni (fais-moi un prรชt) รฉvoque un prรชt long, et le prรชteur voudra l'inscrire dans son registre. Rachi cite Makot 3b : le prรชt ordinaire dure trente jours.

Le long Tossefot rattache ร  ce passage l'ordonnance de Rava ร  Mehoza (Beitsa 30a) sur les maniรจres de porter une charge ร  Yom Tov, que la plupart des manuscrits placent dans Beitsa. Pour Rachi, on change la maniรจre de porter sans ajouter d'effort. Pour le maรฎtre de Tossefot, le critรจre est l'apparence de travail de semaine (ouvda dehol) : on change mรชme si l'effort augmente, tant que la nouvelle maniรจre ร  moins l'aspect d'un travail de semaine. Ce critรจre explique aussi le cas des cruches au segment 7.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tossefot : l'ordonnance de Rava ร  Mehoza (Beitsa 30a) Bรฉdohka ร  l'รฉpaule, avec effort Bรฉdigla cadre, fourche Bรฉ-agra perche sur les รฉpaules Bรฉ-akpa perche dans les mains Soudra รฉtendre un foulard Rachi : mรชme charge, autre maniรจre de porter ; changer pour allรฉger sans ajouter d'effort Maรฎtre de Tossefot : le critรจre est l'aspect de travail de semaine ; on change mรชme si l'effort augmente
Les รฉtapes de l'ordonnance de Rava ร  Mehoza et les deux lectures, Rachi et le maรฎtre de Tossefot.
7
ื•ื”ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื—ื•ืœ, ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ืœื™ื” ืดื”ืœื•ื™ื ื™ืด ื•ืืžืจ ืœื™ื” ืดื”ืฉืื™ืœื ื™ืด ื•ืœื ืงืคื™ื“ ืขื™ืœื•ื™ื” โ€” ื•ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘, ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘! ืืžืจ ืœื™ื”: (ื‘ื—ื•ืœ, ื“ืœื ืฉื ื ื›ื™ ืืžืจ ืœื™ื” ืดื”ืœื•ื™ื ื™ืด ืœื ืฉื ื ื›ื™ ืืžืจ ืœื™ื” ืดื”ืฉืื™ืœื ื™ืด, ืœื ืงืคื“ื™ื ืŸ ืขื™ืœื•ื™ื” โ€” ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘.) ื‘ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืดื”ืฉืื™ืœื ื™ืด ื”ื•ื ื“ืฉืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ, ืดื”ืœื•ื™ื ื™ืด ืœื ืฉืจื• ืœื™ื” โ€” ืžื™ื ื›ืจื ืžื™ืœืชื, ื•ืœื ืืชื™ ืœืžื™ื›ืชื‘.

Mais puisqu'en semaine il arrive qu'il veuille lui dire halveni et qu'il lui dise hachileni, et qu'il n'y tient pas (lo kapid), et qu'on en vient ร  รฉcrire, le Chabbat aussi on en viendra ร  รฉcrire ! Il lui dit : (En semaine, comme il n'y a pas de diffรฉrence qu'il lui dise halveni ou qu'il lui dise hachileni, nous n'y tenons pas, et on en vient ร  รฉcrire.) Le Chabbat, puisque c'est hachileni que les Sages lui ont permis, et que halveni ne lui a pas รฉtรฉ permis, la chose est reconnaissable, et on n'en viendra pas ร  รฉcrire.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื"ืœ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื—ื•ืœ ื ืžื™ ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื”ืœื•ื™ื ื™ ื•ืืžืจ ื”ืฉืื™ืœื ื™ ื•ืœื ืงืคื™ื“ ืขืœื™ื” ื•ื”ื•ื™ื ื”ืœื•ืื”:
Il lui dit : mais puisqu'en semaine aussi il arrive qu'il veuille dire halveni et qu'il dise hachileni, et qu'il n'y tient pas : et c'est un prรชt.
ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ื›ื™ ืืžืจ ื”ืฉืื™ืœื ื™ ืกื‘ืจ ื“ื”ืœื•ืื” ื”ื™ื ื•ืืชื™ ืœืžื›ืชื‘ ื•ืžืื™ ื”ื™ื›ืจ ืื™ื›ื:
Le Chabbat aussi : quand il dit hachileni, il pensera que c'est un prรชt et en viendra ร  รฉcrire ; et quelle distinction y a-t-il ?
ื”"ื’ ื"ืœ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ืฉืื™ืœื ื™ ืฉืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื”ืœื•ื™ื ื™ ืœื ืฉืจื• ืœื™ื” ืžื™ื ื›ืจื ืžื™ืœืชื ื•ืœื ืืชื™ ืœืžื›ืชื‘:
Ainsi faut-il lire : il lui dit : le Chabbat, puisque les Sages ont permis hachileni et n'ont pas permis halveni, la chose est reconnaissable, et on n'en viendra pas ร  รฉcrire.
๐Ÿ’ก Explication

Rava bar Rav Hanan objecte : dans la langue courante, on dit souvent hachileni pour un vrai prรชt, et le prรชteur รฉcrit quand mรชme. Le terme ne suffit donc pas ร  empรชcher l'รฉcriture.

Abaye rรฉpond : le Chabbat, la rรจgle des Sages rend la distinction reconnaissable (minkera milta). L'emprunteur doit dire hachileni ; ce rappel suffit pour que le prรชteur n'รฉcrive pas. Selon Rachi, la phrase entre parenthรจses sur la semaine est absente de la bonne version du texte.

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Rava bar Rav Hanan dit ร  Abaye : Puisque les Sages ont dit : pour toutes les choses de Yom Tov, autant qu'il est possible de changer, nous changeons ; ces femmes qui remplissent leurs cruches d'eau, pour quelle raison ne changent-elles pas ? Parce que ce n'est pas possible.

Comment feraient-elles ? Celles qui remplissent avec une grande cruche, qu'elles remplissent avec une petite cruche ?

Voici, elles augmentent la marche. Celles qui remplissent avec une petite cruche, qu'elles remplissent avec une grande cruche ?

Elles augmentent la charge.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจื• ืจื‘ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื”:
Les Sages ont dit : dans le traitรฉ Beitsa.
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Autant qu'il est possible de changer, nous changeons : car nous disons : celui qui apporte des cruches de vin ne les apportera pas dans un panier ni dans une corbeille, etc.
๐Ÿ’ก Explication

ร€ Yom Tov, les travaux nรฉcessaires ร  la nourriture sont permis, mais les Sages demandent de les faire avec un changement (chinouy) pour marquer la diffรฉrence avec la semaine (Beitsa 29b). Rava bar Rav Hanan demande pourquoi les femmes qui puisent l'eau ne changent pas leur cruche.

Rรฉponse : tout changement alourdirait la tรขche. Une cruche plus petite oblige ร  plus de trajets ; une cruche plus grande donne une charge plus lourde. Le changement ร  Yom Tov ne doit pas ajouter d'effort.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Yom Tov : changer (chinouy) la faรงon de puiser l'eau ? Principe : ร  Yom Tov, on change autant que possible Habituรฉe ร  la grande cruche -> prendre une petite ? Habituรฉe ร  la petite cruche -> prendre une grande ? Plus d'allers-retours (mafchei behilukha) Charge plus lourde (mafchei bemasoui)
Pourquoi les femmes ne changent pas leur cruche ร  Yom Tov : chaque changement ajoute de l'effort.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).