Shabbat 149a โ€” Lire la liste des invitรฉs : peur d'effacer ou peur de lire ; le miroir le Chabbat

Shabbat 149a

Sougya : La Michna interdit de lire le Chabbat, sur une liste รฉcrite, les noms de ses invitรฉs et les plats prรฉvus. Rav Bivi y voit un dรฉcret de peur qu'on n'efface un nom ; Abaye, de peur qu'on en vienne ร  lire des documents profanes (chetarei hedyotot).

La Guemara cherche le cas oรน ils diffรจrent : mur en hauteur, mur en bas, tablette gravรฉe, et revient au mur en hauteur en รฉtablissant que la rรจgle de Rabba (ne pas distinguer selon la hauteur) est discutรฉe par des Tannaim, comme la discussion sur le miroir fixรฉ au mur. Suivent l'interdit de lire l'รฉcrit sous les images et de regarder une idole, puis le tirage au sort des portions entre convives pointilleux.

Rav Bivi (peur d'effacer) vs Abaye (peur de lire) : oรน est la diffรฉrence ? Cas proposรฉ Rav Bivi chema yimhok Abaye chema yikra Verdict de la Guemara 1. Liste รฉcrite ร  l'encre sur un mur, en hauteur permis interdit Rejetรฉ : Rav Bivi devrait craindre la lecture, et Rabba interdit la lampe ร  toute hauteur 2. Liste รฉcrite ร  l'encre sur un mur, en bas interdit permis Rejetรฉ : Abaye devrait craindre l'effacement 3. Liste gravรฉe sur tablette ou pinkas permis interdit Rejetรฉ : la baraita interdit la tablette gravรฉe : Rav Bivi aussi craint la lecture 4. Retour au cas 1 : mur, en hauteur permis interdit Retenu : la rรจgle de Rabba est discutรฉe par des Tannaim (Rabbanan vs R. Aha)
Les quatre รฉtapes de la recherche de la nafka mina entre Rav Bivi et Abaye.
Deux discussions de Tannaim sur le mรชme principe Faut-il interdire mรชme quand le risque est รฉcartรฉ ? (Rabba : ne pas distinguer - lo plug) Lire la liste des invitรฉs รฉcrite en hauteur sur un mur Se regarder dans un miroir de mรฉtal fixรฉ au mur Rabbanan interdit (comme Rabba) Rabbi Aha permis (ne peut effacer) Tanna kama interdit (comme Rabba) Rabbi Meir permis (ne peut couper) Crainte : effacer un nom de la liste Crainte : couper avec le bord du miroir les poils qui dรฉpassent
Le parallรจle entre la liste รฉcrite sur le mur et le miroir fixรฉ au mur.
1
ื’ืžืณ ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืืžืจ: ื’ื–ื™ืจื” ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง. ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ื’ื–ื™ืจื” ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช.

GUEMARA. Quelle en est la raison ?

Rav Bivi a dit : c'est un dรฉcret (gezera) de peur qu'il n'efface. Abaye a dit : c'est un dรฉcret de peur qu'il ne lise des documents profanes (chetarei hedyotot).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืž"ื˜ ืื‘ืœ ืœื ืžืŸ ื”ื›ืชื‘:
Guemara, quelle en est la raison : (de ce qui est enseignรฉ) mais pas ร  partir de l'รฉcrit.
ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืžืŸ ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ ืฉื™ืจืื” ืฉืœื ื”ื›ื™ืŸ ืœื”ื ื›ืœ ืฆืจื›ื ื•ื™ืชื—ืจื˜ ืฉื–ื™ืžืŸ ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืจืื•ื™ ื•ื™ืžื—ื•ืง ืžืŸ ื”ื›ืชื‘ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืงืจืื ื”ืฉืžืฉ: ื›ืœ ื”ื ื™ ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ืฉืœ ืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ืงืืžืจ:
De peur qu'il n'efface : (le nom d'un) des invitรฉs, quand il verra qu'il ne leur a pas prรฉparรฉ tout le nรฉcessaire ; il regrettera d'en avoir invitรฉ plus que de raison et effacera (son nom) de l'รฉcrit, pour que le serviteur ne l'appelle pas. Partout oรน l'on dit 'de peur qu'il ne lise des documents profanes', il s'agit (de documents) d'achat et de vente.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ืฉืœ ืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ื•ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื™ื–: ื•ืฉื) ืคื™ืจืฉ ืื™ื’ืจื•ืช ื”ืฉืœื•ื—ื•ืช ืœืžืฆื•ื ื—ืคืฅ:
Documents profanes : Rachi (le Kountres) explique ici : (documents) d'achat et de vente ; et plus haut, au chapitre Kol kitvei (Chabbat 117b), il a expliquรฉ : des lettres envoyรฉes pour traiter de ses affaires.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืž"ื˜ ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช. ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื›ืชื‘ ืขืœ ื”ื›ื•ืชืœ ื•ืžื“ืœื™ ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ. ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืžืฉื•ื ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืจื‘ื ืจื‘ื” ื“ืืžืจ ืœื ื™ืงืจื ืœืื•ืจ ื”ื ืจ ืืคื™' ื’ื‘ื•ื” ืฉืชื™ ืงื•ืžื•ืช ื•ืืคื™' ื’ื‘ื•ื” ืฉืชื™ ืžืจื“ืขื•ืช. ื•ืงื™"ืœ ื“ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ื”ื ื“ืชื ื™ื ืžื•ื ื” ืื“ื ืืช ืื•ืจื—ื™ื• ื•ืืช ืคืจืคืจื•ืชื™ื• ื›ืžื” ื‘ืคื ื™ื ื•ื›ืžื” ื‘ื—ื•ืฅ ื•ื›ืžื” ืžื ื•ืช ืขืชื™ื“ ืœื”ื ื™ื— ืœืคื ื™ื”ื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื›ื•ืชืœ ืื‘ืœ ืœื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื˜ื‘ืœื ื•ืคื ืงืก ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ื“ื—ืงื™ืง ืžื™ื—ืง ื“ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ืื‘ืœ ื›ืชื•ื‘ ืžื›ืชื‘ ืืกื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืžื“ืœืื™ ื‘ื™ืŸ ืžืชืชืื™. ื•ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ื“ืืกื™ืจ ืœืžื™ืงืจื™ ื‘ื”ื• ืคืจ"ื™ ื”ื™ื™ื ื• ืฉื˜ืจื™ ืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ื•ืฉื˜ืจื™ ื—ื•ื‘ื•ืช ื•ืžืฉื›ื•ื ื•ืช ืžืฉื•ื ืžืžืฆื•ื ื—ืคืฆืš ื•ื“ื‘ืจ ื“ื‘ืจ. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืœื ืœืžื ื•ืช ืื•ืจื—ื™ื• ื•ืคืจืคืจื•ืชื™ื• ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ืžืกืชื‘ืจื ื”"ื” ื‘ื›ืœ ืื’ืจื•ืช ืจืฉื•ืช. ื•ืžืฆื™ื ื ืœืคืœื•ื’ื™ ื“ื•ืงื ื‘ื”ื ื™ ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ื’ื–ืจ ื˜ืคื™ ืœืคื™ ืฉื”ืŸ ืžืขื ื™ืŸ ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ื•ืฆืจื›ื™ื• ื•ื“ืžื™ ืœืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ื˜ืคื™ ืžืื™ื’ืจื™ ื”ืจืฉื•ืช ืฉื”ืŸ ื“ื‘ืจื™ ืฉืœื•ืžื•ืช ื•ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืฆื•ืจืš. ืื‘ืœ ืžื“ืืกืจื™ื ืŸ ื›ืชื‘ ืฉืžื”ืœืš ืชื—ืช ื”ืฆื•ืจื” ื•ืชื—ืช ื”ื“ื™ื•ืงื ืื•ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืฆื•ืจืš ื›ืœืœ ื•ืืกืจื™ื ืŸ ืžืฉื•ื ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ื ืจืื” ื“ื”"ื” ืื’ืจื•ืช ื”ืจืฉื•ืช. ื•ื”ื‘ื™ื ื”"ืจ ื™ื•ื ื” ื–"ืœ ืจืื™ื” ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ืค' ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื˜ื–:) ื"ืจ ื ื—ืžื™ื” ืžืคื ื™ ืžื” ืื™ืŸ ืงื•ืจื™ืŸ ื‘ื›ืชื‘ื™ ื”ืงื•ื“ืฉ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ืืžืจื• ื‘ื›ืชื‘ื™ ื”ืงื•ื“ืฉ ืื™ืŸ ืงื•ืจื™ืŸ ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ืœื ื›"ืฉ. ื•ื”ื ื•ื“ืื™ ื“ืœืจ' ื ื—ืžื™ื” ืืกื•ืจ ืœืงืจื•ืช ื‘ืื’ืจื•ืช ื”ืจืฉื•ืช ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื•ืžื“ืจ' ื ื—ืžื™ื” ื ืฉืžืข ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืข"ื› ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ืืœื ื‘ื›ืชื‘ื™ ื”ืงื•ื“ืฉ ืฉืื™ืŸ ืœืืกื•ืจ ืžื˜ืขื ื–ื” ืื‘ืœ ื•ื“ืื™ ืื’ืจื•ืช ื”ืจืฉื•ืช ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช ืžื™ื—ืœืคื™. ื•ืื™ื›ื ืจื‘ื•ื•ืชื ื“ืืžืจื™ ืฉืœื ืืกืจื• ืœืžื ื•ืช ื”ืื•ืจื—ื™ืŸ ืžืชื•ืš ื”ื›ืชื‘ ืืœื ื‘ืงืจื™ืื” ื“ื•ืžื™ื ื“ืคื™ื•. ืื‘ืœ ืขื™ื•ื ื™ ื‘ืœื ืงืจื™ืื” ืฉืจื™. ื•ืžืกืชื‘ืจื ืœืŸ ื“ืขื™ื•ื ื™ ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื“ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื›ืชื‘ ืฉืชื—ืช ื”ืฆื•ืจื” ื•ื“ื™ื•ืงื ืื•ืช ืืกื•ืจ ืœื”ืกืชื›ืœ ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ื”ืœื™ืŸ ื“ื›ืชื‘ื™ืŸ ืžืœื™ืฆื•ืช ื•ืžืฉืœื™ื ืฉืœ ืฉื™ื—ืช ื—ื•ืœื™ืŸ ื•ื“ื‘ืจื™ ื—ืฉืง ืืกื•ืจ ืœืงืจื•ืชืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืœื ื™ื“ืขื ื ืžื™ ื”ืชื™ืจื• ืฉื”ืจื™ ื ืืžืจ ื•ื‘ืžื•ืฉื‘ ืœืฆื™ื ืœื ื™ืฉื‘ ืข"ื› ื“ื‘ืจื™ ื”"ืจ ื™ื•ื ื” ื–"ืœ:
Guemara. Quelle en est la raison ? Rav Bivi dit : de peur qu'il n'efface ; Abaye dit : de peur qu'il ne lise des documents profanes. Quelle diffรฉrence entre eux ? Il y a une diffรฉrence entre eux lorsque c'est รฉcrit sur le mur et placรฉ en hauteur : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on ne craint pas ; selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', on craint. La halakha n'est pas comme Rav Bivi, car Rabba s'oppose ร  lui, lui qui dit : on ne lit pas ร  la lumiรจre de la lampe, mรชme placรฉe ร  la hauteur de deux statures, mรชme ร  la hauteur de deux aiguillons (mardaot) ; et nous tenons que la halakha est comme lui. Quant ร  ce qui est enseignรฉ : un homme compte ses invitรฉs et ses friandises (parparot), combien ร  l'intรฉrieur, combien ร  l'extรฉrieur et combien de portions il compte placer devant eux, ร  partir d'un รฉcrit sur le mur mais pas ร  partir d'un รฉcrit sur une tablette ou un registre (pinkas), nous l'avons รฉtabli dans le cas oรน c'est gravรฉ, car un mur ne se confond pas avec un document ; mais s'il est รฉcrit (ร  l'encre), c'est interdit, que ce soit en haut ou en bas. Les documents profanes qu'il est interdit de lire, Rabbi Yitshak (le Ri) explique que ce sont les actes d'achat et de vente, les reconnaissances de dette et les gages, en raison de (l'expression) 'mimetso heftsekha vedaber davar' (en poursuivant tes affaires et en tenant des propos). Et puisqu'on craint, au point de ne pas compter ses invitรฉs et ses friandises, qu'il ne lise des documents profanes, il est logique qu'il en aille de mรชme pour toutes les lettres profanes (igrot rechout). On pourrait distinguer : c'est prรฉcisรฉment pour celles-lร  (les listes) qu'il convient davantage de dรฉcrรฉter, car elles relรจvent des comptes et de ses besoins, et ressemblent davantage aux documents profanes que les lettres profanes, qui sont des salutations sans utilitรฉ. Mais puisqu'on interdit l'รฉcrit qui court sous l'image et sous les portraits, qui n'ont aucune utilitรฉ, et qu'on l'interdit de peur qu'il ne lise des documents profanes, il semble qu'il en aille de mรชme des lettres profanes. Rabbenou Yona, de mรฉmoire bรฉnie, en a apportรฉ une preuve de ce qui est enseignรฉ au chapitre Kol kitvei (Chabbat 116b) : Rabbi Nehemia dit : pourquoi ne lit-on pas les ร‰crits saints (Ketouvim) le Chabbat ? Afin qu'on dise : si on ne lit pas les ร‰crits saints, ร  plus forte raison pas les documents profanes. Or il est certain que selon Rabbi Nehemia il est interdit de lire des lettres profanes pour cette raison ; et de Rabbi Nehemia nous apprenons pour les Rabbanan : les Rabbanan ne s'opposent ร  lui qu'au sujet des ร‰crits saints, qu'on ne doit pas interdire pour ce motif ; mais les lettres profanes se confondent assurรฉment avec les documents profanes. Certains maรฎtres disent qu'on n'a interdit de compter les invitรฉs ร  partir de l'รฉcrit que par une lecture (ร  voix haute), ร  l'image de 'de sa bouche' (mipiv) ; mais regarder sans lire est permis. Il nous semble que regarder aussi est interdit, car il est enseignรฉ dans la Tossefta : l'รฉcrit sous l'image et les portraits, il est interdit de le regarder le Chabbat. Et ce que l'on รฉcrit en fait de poรจmes (melitsot), de fables de conversation profane et de propos amoureux, il est interdit de le lire le Chabbat ; et mรชme en semaine je ne sais qui l'a permis, car il est dit : 'et au siรจge des railleurs il ne s'assied pas' (Tehilim 1,1). Fin des paroles de Rabbenou Yona, de mรฉmoire bรฉnie.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna (148b) interdit de lire le Chabbat, ร  partir de l'รฉcrit (min haketav), la liste des invitรฉs et des plats ; de mรฉmoire (mipiv), c'est permis. La Guemara cherche la raison de ce dรฉcret rabbinique (gezera).

Rav Bivi : de peur qu'il n'efface (chema yimhok) un nom, ce qui est une melakha. Abaye : de peur qu'il ne lise ensuite des chetarei hedyotot, documents profanes (achats, ventes, crรฉances), dont la lecture est interdite le Chabbat en vertu de 'mimetso heftsekha' (Yechayahou 58,13).

Le Roch tranche contre Rav Bivi et รฉlargit l'interdit aux lettres profanes, et, avec Rabbenou Yona, mรชme au simple regard.

2
ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื•? ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื›ืชื™ื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™: ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง โ€” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ, ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื โ€” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ.

Quelle (diffรฉrence y a-t-il) entre eux ? Il y a entre eux (le cas) oรน c'est รฉcrit sur un mur et placรฉ en hauteur : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on ne craint pas ; selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', on craint.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื›ืชื‘ ืžื ื™ื™ื ื ืื›ื•ืชืœ ื‘ื“ื™ื•:
ร‰crit : le compte, sur le mur, ร  l'encre.
ื•ืžื™ื“ืœื™ ืฉืื™ื ื• ืžื’ื™ืข ืœืฉื ืœืžื—ื•ืง: (ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื•ื” ืฉืื™ื ื• ืžื’ื™ืข ืœืฉื ืœืžื—ื•ืง):
Et en hauteur : de sorte qu'il n'arrive pas lร  pour effacer. (Variante : mรชme en hauteur, (de sorte qu') il n'arrive pas lร  pour effacer.)
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre proposition de nafka mina (consรฉquence pratique) : une liste ร  l'encre sur un mur, hors d'atteinte. Il ne peut pas effacer, donc Rav Bivi permet ; la crainte de lire des documents demeure, donc Abaye interdit.

3
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง, ื ื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืงืจื! ื•ืชื•, ืœืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ? ื•ื”ืชื ื™ื: ืœื ื™ืงืจื ืœืื•ืจ ื”ื ืจ. ื•ืืžืจ ืจื‘ื”: ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื•ื” ืฉืชื™ ืงื•ืžื•ืช, ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื•ื” ืฉืชื™ ืžืจื“ืขื•ืช, ืืคื™ืœื• ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื” ืขืœ ื’ื‘ื™ โ€” ื–ื” ืœื ื™ืงืจื.

Mais selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', qu'on craigne (aussi) qu'il ne lise ! Et de plus, on ne craindrait pas 'de peur qu'il n'efface' ?

N'est-il pas enseignรฉ : on ne lit pas ร  la lumiรจre de la lampe ; et Rabba a dit : mรชme (placรฉe) ร  la hauteur de deux statures, mรชme ร  la hauteur de deux aiguillons, mรชme (ร  la hauteur de) dix maisons l'une sur l'autre, il ne lira pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื•ื” ืฉืื™ื ื• ืžื’ื™ืข ืฉื ืœื”ื˜ื•ืช ื”ื ืจ ืืกื•ืจ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ืžื•ืš ืืกื•ืจ ื’ื‘ื•ื” ื ืžื™ ืืกื•ืจ ืฉืœื ืชื—ืœื•ืง:
Mรชme en hauteur : (ร  un endroit) oรน il n'arrive pas pour incliner la lampe, c'est interdit ; puisque (placรฉe) bas elle est interdite, haute aussi elle est interdite, afin de ne pas faire de distinction.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืœื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืงืจื ื•ืœื ืžืกื™ืง ืื“ืขืชื™ื” ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ:
Selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', qu'on craigne qu'il ne lise : (la Guemara) n'a pas encore ร  l'esprit (la rรจgle) : un mur ne se confond pas avec un document.
๐Ÿ’ก Explication

Deux objections. 1) Rav Bivi devrait lui aussi craindre la lecture de documents profanes. 2) Rabba enseigne qu'on ne lit pas ร  la lumiรจre d'une lampe (de peur de l'incliner pour aviver la flamme), mรชme placรฉe hors d'atteinte : les Sages n'ont pas distinguรฉ (lo plug). Par analogie, la liste en hauteur devrait รชtre interdite mรชme selon Rav Bivi.

4
ืืœื, ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื›ืชื™ื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ืชืชื™: ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง โ€” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ, ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื โ€” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ, ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ.

Mais (plutรดt) il y a entre eux (le cas) oรน c'est รฉcrit sur un mur et placรฉ en bas : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on craint ; selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', on ne craint pas : un mur (gouda) ne se confond pas avec un document (chtara).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžื™ืชืชื™ ืฉื ืžื•ืš ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื’ื™ืข ืฉื ื•ืœืžื—ื•ืง:
Et en bas : c'est bas, et il peut l'atteindre et effacer.
ื’ื•ื“ื ื›ื•ืชืœ:
Gouda : mur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื›ืชื™ื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžืชืชืื™ ื•ืœื ื™ื“ืขื ื ืืžืื™ ื ืงื˜ ืžืชืชืื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืก"ื“ ื“ื›"ืข ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื”:
Mais il y a entre eux (le cas) รฉcrit sur un mur et en bas : je ne sais pas pourquoi (la Guemara) a choisi 'en bas', puisqu'on pense (ร  prรฉsent) que tous admettent (la rรจgle) de Rabba.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme proposition. Nouvelle idรฉe : gouda bechtara lo mihlaf, un รฉcrit sur un mur ne ressemble pas ร  un document, il n'entraรฎne donc pas ร  lire des documents profanes. Abaye permet ; Rav Bivi interdit, car le mur bas est ร  portรฉe de main.

Tossefot note que la prรฉcision 'en bas' semble superflue, puisque la rรจgle de Rabba rend la hauteur indiffรฉrente.

5
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื, ืœื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง! ืืœื, ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื—ื™ื™ืง ืื˜ื‘ืœื ื•ืืคื™ื ืงืก: ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง โ€” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ, ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื โ€” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ.

Mais selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', qu'on craigne (aussi) qu'il n'efface ! Mais (plutรดt) il y a entre eux (le cas) oรน c'est gravรฉ sur une tablette ou sur un registre (pinkas) : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on ne craint pas ; selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', on craint.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืงืจื ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืœืฉืžื ื™ืงืจื ืœื™ื—ื•ืฉ ืœืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง:
Selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise' : lร  oรน il n'y a pas lieu de craindre qu'il ne lise, qu'on craigne qu'il n'efface.
ื“ื—ื™ื™ืง ื‘ืกื›ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ืขืฅ ื‘ื˜ื‘ืœื ืฉืื™ืŸ ื ื•ื—ื” ืœืžื—ื•ืง ื•ืื“ื”ื›ื™ ืžื“ื›ืจ ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืœืžื—ื•ืง:
Gravรฉ : au couteau, dans le bois de la tablette, ce qui n'est pas facile ร  effacer ; et entre-temps il se souvient (que c'est Chabbat), et il n'y a pas lieu de craindre qu'il n'efface.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : Abaye ne peut pas ignorer le risque d'effacement. Troisiรจme proposition : une liste gravรฉe (hakik) sur une tablette ou un pinkas (tablette de marchand). L'effacement demande un effort ; le temps de s'y mettre, il se rappelle que c'est Chabbat (Rachi). Rav Bivi permet ; la tablette ressemble ร  un document, donc Abaye interdit.

6
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง, ืœื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืงืจื! ื•ื›ื™ ืชื™ืžื: ื˜ื‘ืœื ื•ืคื™ื ืงืก ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ โ€” ื•ื”ืชื ื™ื: ืžื•ื ื” ืื“ื ื›ืžื” ืžื‘ืคื ื™ื ื•ื›ืžื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ื›ืžื” ืžื ื•ืช ืขืชื™ื“ ืœื”ื ื™ื— ืœืคื ื™ื”ื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื›ื•ืชืœ, ืื‘ืœ ืœื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื˜ื‘ืœื ื•ืคื™ื ืงืก!

Mais selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', qu'on craigne qu'il ne lise ! Et si tu dis : une tablette et un registre ne se confondent pas avec un document, n'est-il pas enseignรฉ : un homme compte combien (seront assis) ร  l'intรฉrieur, combien ร  l'extรฉrieur, et combien de portions il compte placer devant eux, ร  partir d'un รฉcrit sur le mur, mais pas ร  partir d'un รฉcrit sur une tablette ou un registre !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืคื™ื ืงืก ื›ืขื™ืŸ ืœื•ื—ื•ืช ืฉืœ ืกื•ื—ืจื™ื:
Pinkas : sorte de tablettes de marchands.
ื›ืžื” ื‘ืคื ื™ื ื•ื›ืžื” ื‘ื—ื•ืฅ ืืช ืžื™ ื•ืžื™ ืื•ืฉื™ื‘ ื‘ืคื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ื”ืžื›ื•ื‘ื“ ื•ืืช ืžื™ ื•ืžื™ ืื•ืฉื™ื‘ ื‘ื—ื•ืฅ ืฉืื™ื ื” ื›ืœ ื›ืš ืกืคื•ื ื™ืŸ:
Combien ร  l'intรฉrieur et combien ร  l'extรฉrieur : lesquels je ferai asseoir ร  l'intรฉrieur, ร  la place d'honneur, et lesquels je ferai asseoir ร  l'extรฉrieur, (place) qui n'est pas aussi bien lambrissรฉe.
ืื‘ืœ ืœื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื˜ื‘ืœื ื•ืคื™ื ืงืก ื“ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ืื‘ืœ ื˜ื‘ืœื ื•ืคื™ื ืงืก ืžื™ื—ืœืฃ:
Mais pas ร  partir d'un รฉcrit sur une tablette ou un registre : car un mur ne se confond pas avec un document, mais une tablette et un registre se confondent.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Bivi devrait lui aussi craindre la lecture pour la tablette. On ne peut pas rรฉpondre qu'une tablette ne ressemble pas ร  un document : une baraita distingue prรฉcisรฉment le mur (permis) de la tablette (interdite).

7
ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืื™ืœื™ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ืžื™ื›ืชื‘ โ€” ืžืื™ ืฉื ื ื”ื›ื ื•ืžืื™ ืฉื ื ื”ื›ื. ืืœื ืœืื• ื“ื—ื™ื™ืง, ื•ืงืชื ื™: ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื›ื•ืชืœ ืื‘ืœ ืœื ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื˜ื‘ืœื ื•ืคื™ื ืงืก!

Comment (le cas) se prรฉsente-t-il ? Si l'on dit que c'est รฉcrit (ร  l'encre), quelle diffรฉrence ici et quelle diffรฉrence lร  ?

Mais n'est-ce pas (un cas) oรน c'est gravรฉ, et (la baraita) enseigne : ร  partir d'un รฉcrit sur le mur, mais pas ร  partir d'un รฉcrit sur une tablette ou un registre !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
[ื“ื›ืชื™ื‘ ืžื™ื›ืชื‘ ื›ืชื‘ ืฉืœ ื“ื™ื•]:
ร‰crit : รฉcriture ร  l'encre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืœื™ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ืžื™ื›ืชื‘ ืž"ืฉ ื”ื›ื ืž"ืฉ ื”ื›ื ืคื™ืจื•ืฉ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื™ื”ื ืืกื•ืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง:
Si l'on dit que c'est รฉcrit, quelle diffรฉrence ici, quelle diffรฉrence lร  : c'est-ร -dire que les deux devraient รชtre interdits, de peur qu'il n'efface.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita parle forcรฉment d'un รฉcrit gravรฉ : ร  l'encre, le mur comme la tablette seraient interdits par peur d'effacer (Tossefot). Puisque la tablette gravรฉe reste interdite, la raison est la crainte de lire des documents : la tablette se confond avec un document. La troisiรจme proposition tombe donc aussi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Baraita : mur permis, tablette interdite - de quel รฉcrit parle-t-elle ? Hypothรจse : ร  l'encre effacement possible partout : aucune diffรฉrence mur / tablette Donc : รฉcrit gravรฉ (hakik) - on ne l'efface pas Si la tablette reste interdite, c'est par peur de lire des documents profanes Consรฉquence : une tablette se confond avec un document, donc Rav Bivi doit aussi craindre la lecture
Pourquoi la baraita doit parler d'un รฉcrit gravรฉ, et ce qui en dรฉcoule pour Rav Bivi.
8
ืืœื: ืœืขื•ืœื ื“ื›ืชื™ื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™, ื•ื“ืงื ืงืฉื™ื ืœืš ื“ืจื‘ื” โ€” ื“ืจื‘ื” ืชื ืื™ ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื: ืžื•ื ื” ืื“ื ืืช ืื•ืจื—ื™ื• ื•ืืช ืคืจืคืจื•ืชื™ื• ืžืคื™ื•, ืื‘ืœ ืœื ืžืŸ ื”ื›ืชื‘. ืจื‘ื™ ืื—ื ืžืชื™ืจ ืžื›ืชื‘ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื›ื•ืชืœ.

Mais (plutรดt) : en rรฉalitรฉ (il s'agit du cas) oรน c'est รฉcrit sur un mur et en hauteur ; et ce qui te posait difficultรฉ (ร  partir de l'enseignement) de Rabba, (l'enseignement de) Rabba fait l'objet d'une discussion de Tannaim. Car il est enseignรฉ : un homme compte ses invitรฉs et ses friandises (parparot) de mรฉmoire (litt. de sa bouche), mais pas ร  partir de l'รฉcrit.

Rabbi Aha permet (de lire) un รฉcrit qui est sur le mur.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ืœืขื•ืœื ื“ื›ืชื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™ ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืžื—ื•ืง ื•ืœืฉืžื ื™ืงืจื ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ื“ืงืฉื™ื ืœืš ื“ืืข"ื’ ื“ืžื™ื“ืœื™ ืœื™ืชืกืจื™ ื›ื“ืจื‘ื” ื“ืืžืจ ื’ื‘ื™ ื ืจ ืืคื™ืœื• ื™' ื‘ืชื™ื:
Mais en rรฉalitรฉ (il s'agit du cas) รฉcrit sur un mur et en hauteur : oรน il ne peut pas effacer, et 'de peur qu'il ne lise' on ne craint pas, car un mur ne se confond pas avec un document. Et ce qui te posait difficultรฉ : que, bien que ce soit en hauteur, ce soit interdit selon Rabba, qui dit au sujet de la lampe : mรชme (ร  la hauteur de) dix maisons.
ื“ืจื‘ื” ืชื ืื™ ื”ื™ื ื“ืื™ื›ื ื“ื—ื™ื™ืฉ ืœืฉืœื ืชื—ืœื•ืง ื‘ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืื™ื›ื ื“ืžืคืœื™ื’:
(L'enseignement de) Rabba fait l'objet d'une discussion de Tannaim : car il y a celui qui craint (et dit qu')on ne distingue pas dans un interdit rabbinique du Chabbat, et il y a celui qui distingue.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืขื•ืœื ื“ื›ืชื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™ ื•ื“ืงืฉื™ื ืœืš ื“ืจื‘ื” ื“ืจื‘ื” ืชื ืื™ ื”ื™ื ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืฆ"ืœ ื“ื”ืฉืชื ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื“ื›ืชื™ื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™ ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืื™ื›ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ื” ื•ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืงืจื ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ื” ื•ื”ืฉืชื ืžื™ื‘ืขื™ื ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ื“ืจื‘ื” ืคืœื™ื’ื™ ืชื ืื™ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืืžื•ืจืื™ ื“ื”ื›ื ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ืงืžื™ื™ืชื ืžื™ืชื•ืงืžื ืฉืคื™ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ ืžื›ืชื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™ ื“ื›ื•ืœื”ื• ืืžื•ืจืื™ ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื“ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื” ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื›ื“ื”ื•ื” ืžื•ืงืžืช ืœื” ืžืขื™ืงืจื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืงืจื ื—ื™ื™ืฉื™' ื•ื”"ืจ ืคื•ืจืช ืคื™ืจืฉ ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื›ืชื‘ ืื›ื•ืชืœ ื•ืžื™ื“ืœื™ ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ื“ืœื™ ื•ืœื™ืช ืœืŸ ื“ืจื‘ื” ื•ืœืฉืžื ื™ืงืจื ื ืžื™ ืœื ื—ื™ื™ืฉ ืงืกื‘ืจ ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ืœืž"ื“ ืฉืžื ื™ืงืจื ื—ื™ื™ืฉ ื“ืงืกื‘ืจ ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ืื‘ื™ื™ ืœื ื”ื•ื” ืžื•ืงื™ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื™ ืื—ื ื•ืจื‘ื ืŸ ื›ืจื‘ื” ื“ื"ื› ืจ' ืื—ื ืข"ื› ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืื‘ื™ื™ ื“ืฉืจื™ ื‘ื›ื•ืชืœ ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืœื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ื"ื› ื›ืžืืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ืจ' ืื—ื ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ื•ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ืืœื ื”ื•ื” ืžืคืจืฉ ืื‘ื™ื™ ื“ื›"ืข ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ื‘ืžื™ื“ืœื™ ื•ื‘ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืžื™ื—ืœืฃ ืคืœื™ื’ื™ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืฉ"ืž ื“ืจื‘ื” ืชื ืื™ ื”ื™ื ื”ื•"ืž ืœืžื™ืžืจ ื•ื“ืื™ ืœื›"ืข ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ื›ื“ืžืคืจืฉ ืœืื‘ื™ื™ ืืœื ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืžื•ื›ื— ื”ื ื‘ื”ื“ื™ื ื•ืœื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื“ืชื ืื™ ื”ื™ื ื•ืœื™ื›ื ืœืืงืฉื•ื™ื™ ืœืจื‘ื” ื•ื”ื ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื—ื™ื™ืง ืžื™ื—ืง ืจื‘ื™ ืื—ื ื•ืจื‘ื ืŸ ื•ื‘ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืžื™ื—ืœืฃ ืคืœื™ื’ื™ ืื‘ืœ ื›"ืข ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื™ื™ืง ื•ืื™ืชื ื ืžื™ ื‘ื›ื•ืชืœ ืคืฉื™ื˜ื ื“ื‘ื”ื ืœื ื”ื•ื™ ืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื“ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ืฆืจื™ืš ืœืื•ืงืžื ื”ืฉืชื ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืœืขื™ืœ ื“ื—ื™ื™ืง ืžื™ื—ืง ืœืžืืŸ ื“ืกื‘ืจ ื’ื•ื“ื ื‘ืฉื˜ืจื ืžื™ื—ืœืฃ ื•ืงืฉื” ืงืฆืช ืœืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื“ื”"ืœ ืœืžื™ืžืจ ื“ื›"ืข ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจื‘ื” ื•ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ื‘ื’ื•ื“ื ืื™ ืžื™ื—ืœืฃ ื‘ืฉื˜ืจื ืคืœื™ื’ื™:
En rรฉalitรฉ รฉcrit sur un mur en hauteur, et ce qui te posait difficultรฉ de Rabba, Rabba fait l'objet d'une discussion de Tannaim : selon l'explication de Rachi (le Kountres), il faut dire que maintenant qu'on รฉtablit (le cas) รฉcrit sur un mur en hauteur, celui qui dit 'de peur qu'il n'efface' admet (la rรจgle de) Rabba, et celui qui dit 'de peur qu'il ne lise' n'admet pas (la rรจgle de) Rabba ; et maintenant nous avons besoin de dire que des Tannaim discutent de (la rรจgle de) Rabba, de mรชme que discutent les Amoraim d'ici ; et la premiรจre baraita s'รฉtablit bien (dans le cas) oรน c'est รฉcrit (ร  l'encre) sur un mur en hauteur, car selon tous les Amoraim un mur ne se confond pas avec un document. Mais cette explication fait difficultรฉ : ร  prรฉsent leur discussion n'est plus telle qu'on l'รฉtablissait au dรฉbut : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on ne craint pas ; selon celui qui dit 'de peur qu'il ne lise', on craint. Rabbi Porat a expliquรฉ qu'Abaye et Rav Bivi, tous deux, n'admettent pas (la rรจgle de) Rabba, et qu'ils discutent (du cas) รฉcrit sur un mur en hauteur : selon celui qui dit 'de peur qu'il n'efface', on ne craint pas, puisque c'est en hauteur et que nous n'admettons pas (la rรจgle de) Rabba ; et 'de peur qu'il ne lise', il ne le craint pas non plus, car il estime qu'un mur ne se confond pas avec un document ; et celui qui dit 'de peur qu'il ne lise' craint, car il estime qu'un mur se confond avec un document. Et Abaye n'รฉtablissait pas la discussion de Rabbi Aha et des Rabbanan selon (la rรจgle de) Rabba, car s'il en รฉtait ainsi, Rabbi Aha n'admettrait forcรฉment pas (l'avis) d'Abaye, puisqu'il permet sur le mur ; il en ressort qu'il estime qu'un mur ne se confond pas avec un document ; et s'il en est ainsi, selon qui (Abaye) se range-t-il ? Car mรชme les Rabbanan ne s'opposent ร  Rabbi Aha que parce qu'ils admettent (la rรจgle de) Rabba et dรฉcrรจtent 'de peur qu'il n'efface'. Abaye expliquait plutรดt que tous n'admettent pas (la rรจgle de) Rabba et qu'on ne craint pas 'de peur qu'il n'efface' en hauteur, et qu'ils discutent de savoir si un mur se confond avec un document. Et quant ร  ce qu'on dit : 'dรฉduis-en que (la rรจgle de) Rabba fait l'objet d'une discussion de Tannaim', on aurait pu dire qu'assurรฉment tous n'admettent pas (la rรจgle de) Rabba, comme on l'explique selon Abaye ; mais on ne pouvait pas le prouver explicitement, c'est pourquoi on dit que c'est une discussion de Tannaim, et il n'y a pas lieu d'objecter ร  partir de Rabba. Or on ne peut pas dire que Rabbi Aha et les Rabbanan discutent (du cas) gravรฉ, et qu'ils discutent de savoir si un mur se confond avec un document, mais que tous admettent (la rรจgle de) Rabba ; car c'est une รฉvidence : puisque c'est gravรฉ et que c'est sur un mur, il est รฉvident que dans ce cas les Rabbanan ne diraient pas qu'un mur se confond avec un document. Et il faut ร  prรฉsent รฉtablir la baraita prรฉcรฉdente (dans le cas) gravรฉ, selon celui qui estime qu'un mur se confond avec un document. Cette explication fait un peu difficultรฉ : (la Guemara) aurait dรป dire que tous n'admettent pas (la rรจgle de) Rabba, et qu'Abaye et Rav Bivi discutent de savoir si un mur se confond avec un document.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la premiรจre proposition : liste ร  l'encre sur un mur en hauteur. L'objection tirรฉe de Rabba est levรฉe : sa rรจgle (ne pas distinguer selon la hauteur) fait l'objet d'une discussion de Tannaim. Les Rabbanan interdisent toute lecture de l'รฉcrit ; Rabbi Aha permet l'รฉcrit sur un mur.

Rachi : l'un des Tannaim applique le principe lo plug aux interdits rabbiniques du Chabbat, l'autre distingue selon le risque rรฉel. Tossefot discute longuement la maniรจre de rรฉpartir Rav Bivi et Abaye sur ces positions (explication de Rachi, puis celle de Rabbi Porat).

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ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืื™ืœื™ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืžืชืชืื™ โ€” ืœื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง! ืืœื ืœืื• ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืžื™ื“ืœื™, ื•ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ืจื‘ื” ืชื ืื™ ื”ื™ื. ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Comment (le cas) se prรฉsente-t-il ? Si l'on dit que c'est รฉcrit en bas, qu'on craigne qu'il n'efface !

Mais n'est-ce pas (un cas) oรน c'est รฉcrit en hauteur ; et dรฉduis-en que (la rรจgle de) Rabba fait l'objet d'une discussion de Tannaim. Dรฉduis-en (effectivement).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื™ื—ื•ืฉ ืœืฉืžื ื™ืžื—ื•ืง ื“ื”ื ืจ' ืื—ื ื›ื•ืชืœ ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ื•ืื™ ืžืชืชื™ ืžื” ืœื™ ื›ื•ืชืœ ืžื” ืœื™ ืื’ืจืช:
Qu'on craigne qu'il n'efface : car Rabbi Aha a prรฉcisรฉment mentionnรฉ un mur ; et si c'รฉtait en bas, quelle diffรฉrence entre un mur et une lettre ?
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Aha prรฉcise 'sur le mur' : si le mur รฉtait bas, le risque d'effacer serait le mรชme que sur une lettre, et la prรฉcision n'aurait pas de sens (Rachi). Il parle donc d'un mur en hauteur. Les Rabbanan, qui interdisent mรชme ce cas, suivent le principe de Rabba ; Rabbi Aha ne le suit pas. Conclusion : chema minah, la rรจgle de Rabba est discutรฉe par des Tannaim.

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ื•ื”ื ื™ ืชื ืื™ ื›ื”ื ื™ ืชื ืื™. ื“ืชื ื™ื: ืื™ืŸ ืจื•ืื™ืŸ ื‘ืžืจืื” ื‘ืฉื‘ืช. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืชื™ืจ ื‘ืžืจืื” ื”ืงื‘ื•ืขื” ื‘ื›ื•ืชืœ.

Et ces Tannaim sont comme ces (autres) Tannaim. Car il est enseignรฉ : on ne regarde pas dans un miroir le Chabbat.

Rabbi Meir permet (de regarder) dans un miroir fixรฉ au mur.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืŸ ืจื•ืื™ืŸ ื‘ืžืจืื” ืžื™ืจื•ืื™ื™"ืจ ืœืคื™ ืฉื”ืจื•ืื” ื‘ืžืจืื” ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืชืงืŸ ืฉืขืจื•ืช ืจืืฉื• ื•ื–ืงื ื• ื”ืœื›ืš ื—ื™ื™ืฉื™' ืฉืžื ื™ืจืื” ื ื™ืžื™ืŸ ื”ืžื“ื•ืœื“ืœื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืฉื•ื•ืช ืขื ืฉืืจ ื”ืฉืขืจ ื•ื™ื’ืœื—ืŸ:
On ne regarde pas dans un miroir : mireor (miroir, en langue รฉtrangรจre) ; car celui qui regarde dans un miroir n'en a besoin que pour arranger les cheveux de sa tรชte et de sa barbe ; c'est pourquoi on craint qu'il ne voie des poils qui dรฉpassent, qui ne sont pas au niveau du reste de la chevelure, et qu'il ne les rase.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme structure dans une autre discussion : le Tanna anonyme interdit de se regarder dans un miroir le Chabbat, de peur qu'on ne coupe les poils qui dรฉpassent (gozez, une melakha). Rabbi Meir permet un miroir fixรฉ au mur.

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ืžืื™ ืฉื ื ื”ืงื‘ื•ืขื” ื‘ื›ื•ืชืœ โ€” ื“ืื“ื”ื›ื™ ื•ื”ื›ื™ ืžื“ื›ืจ, ืฉืื™ื ื• ืงื‘ื•ืข ื ืžื™: ืื“ื”ื›ื™ ื•ื”ื›ื™ ืžื“ื›ืจ!

Qu'y a-t-il de diffรฉrent (dans le cas du miroir) fixรฉ au mur ? Que, le temps (d'aller chercher un instrument), il se souvient.

(Pour un miroir) non fixรฉ aussi, le temps (d'aller chercher), il se souvient !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืื“ื”ื›ื™ ื•ื”ื›ื™ ืฉื™ืœืš ืœื”ื‘ื™ื ืชืขืจ ืื• ืžืกืคืจื™ื:
Le temps : qu'il aille chercher un rasoir ou des ciseaux.
ืžื“ื›ืจ ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช:
Il se souvient : que c'est Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Difficultรฉ : si la raison de Rabbi Meir est que, le temps d'aller chercher des ciseaux, on se rappelle que c'est Chabbat (adehakhi vehakhi madkar), ce raisonnement vaut aussi pour un miroir mobile.

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ื”ื›ื ื‘ืžืจืื” ืฉืœ ืžืชื›ืช ืขืกืงื™ื ืŸ, ื•ื›ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื”. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื”: ืžืคื ื™ ืžื” ืืžืจื• ืžืจืื” ืฉืœ ืžืชื›ืช ืืกื•ืจื” โ€” ืžืคื ื™ ืฉืื“ื ืขืฉื•ื™ ืœื”ืฉื™ืจ ื‘ื” ื ื™ืžื™ืŸ ื”ืžื“ื•ืœื“ืœื™ืŸ.

Ici, nous traitons d'un miroir de mรฉtal, et (c'est) conforme ร  (l'enseignement de) Rav Nahman au nom de Rabba bar Avouh. Car Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouh : pourquoi a-t-on dit qu'un miroir de mรฉtal est interdit ?

Parce qu'on a l'habitude d'enlever avec lui les poils qui dรฉpassent.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœ ืžืชื›ืช ืฉืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ื ืžืกืคืจื™ื ืฉื”ื™ื ืขืฆืžื” ืžื’ืœื—ืช ื”ืฉืขืจ:
De mรฉtal : il n'a pas besoin d'aller chercher des ciseaux, car (le miroir) lui-mรชme rase le poil.
๐Ÿ’ก Explication

Il s'agit d'un miroir de mรฉtal, dont le bord tranchant sert lui-mรชme ร  couper les poils : aucun dรฉlai ne permet de se souvenir. Fixรฉ au mur, on ne peut pas s'en servir pour couper, donc Rabbi Meir permet. Le Tanna anonyme interdit malgrรฉ tout, comme Rabba. C'est le parallรจle avec Rabbi Aha et les Rabbanan.

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ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื›ืชื‘ ื”ืžื”ืœืš ืชื—ืช ื”ืฆื•ืจื” ื•ืชื—ืช ื”ื“ื™ื•ืงื ืื•ืช โ€” ืืกื•ืจ ืœืงืจื•ืชื• ื‘ืฉื‘ืช. ื•ื“ื™ื•ืงื ื ืขืฆืžื” โ€” ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืืกื•ืจ ืœื”ืกืชื›ืœ ื‘ื”, ืžืฉื•ื ืฉื ืืžืจ ืดืืœ ืชืคื ื• ืืœ ื”ืืœื™ืœื™ืืด. ืžืื™ ืชืœืžื•ื“ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ืŸ: ืืœ ืชืคื ื• ืืœ ืžื“ืขืชื›ื.

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : l'รฉcrit qui court sous une image et sous des portraits (deyokanaot), il est interdit de le lire le Chabbat. Et le portrait lui-mรชme, mรชme en semaine il est interdit de le regarder, car il est dit : 'Ne vous tournez pas vers les idoles (elilim)' (Vayikra 19,4).

Quel est l'enseignement (tirรฉ du verset) ? Rabbi Hanin a dit : ne faites pas se retirer (E-l) de votre esprit.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืชื‘ ื”ืžื”ืœืš ืชื—ืช ื”ืฆื•ืจื” ื•ืชื—ืช ื”ื“ื™ื•ืงื ืื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ืžืฆื™ื™ืจื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ ื—ื™ื•ืช ืžืฉื•ื ื•ืช ืื• ื“ื™ื•ืงื ื•ืช ืฉืœ ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉืœ ืžืขืฉื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืžืœื—ืžืช ื“ื•ื“ ื•ื’ืœื™ืช ื•ื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ืชื—ืชื™ื” ื–ื• ืฆื•ืจืช ื—ื™ื” ืคืœื•ื ื™ืช ื•ื–ื• ื“ื™ื•ืงื ื™ืช ืคืœื•ื ื™ ื•ืคืœื•ื ื™ืช:
L'รฉcrit qui court sous l'image et sous les portraits : par exemple des gens qui peignent sur le mur des animaux รฉtranges, ou des portraits de personnes (reprรฉsentant) des รฉvรฉnements, comme le combat de David et Goliath, et qui รฉcrivent en dessous : ceci est l'image de tel animal, et ceci le portrait d'untel et d'unetelle.
ืืกื•ืจ ืœืงืจื•ืชื• ื‘ืฉื‘ืช ืฉืžื ื™ืงืจื ื‘ืฉื˜ืจื™ ื”ื“ื™ื•ื˜ื•ืช:
Il est interdit de le lire le Chabbat : de peur qu'il ne lise des documents profanes.
ืืœ ืžื“ืขืชื›ื ืืœ ืืฉืจ ืืชื ืขื•ืฉื™' ืžื“ืขืช ืœื‘ื‘ื›ื ื•ื—ืœืœ ืฉืœื›ื. ืืœื™ืœื™ื ืœืฉื•ืŸ ื—ืœืœื™ื:
De votre esprit : (ne vous tournez pas) vers ce que vous fabriquez selon la pensรฉe de votre cล“ur et votre propre vide ; elilim est de la mรชme famille que halalim (choses creuses).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื“ื™ื•ืงื ื™ ืขืฆืžื” ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืืกื•ืจ ื ืจืื” ื“ื‘ืฉื•ื™ื” ืœืฉื ืขื‘ื•ื“ืช ื’ืœื•ืœื™ื ืืžืจ ืื‘ืœ ืœื ื•ื™ ืžื•ืชืจ ื›ื“ืžืฉืžืข ืžื‘ื ืŸ ืฉืœ ืงื“ื•ืฉื™ื ื“ืœื ื”ื•ื• ืžืกืชื›ืœื™ ื‘ืฆื•ืจืชื ื“ื–ื•ื–ื (ืข"ื– ื“ืฃ ื .) ืžื›ืœืœ ื“ืื—ืจื™ื ื™ ื”ื•ื• ืžืกืชื›ืœื™:
Et le portrait lui-mรชme, mรชme en semaine c'est interdit : il semble que (la baraita) parle (d'un portrait) fait pour le culte idolรขtre ; mais (fait) pour l'ornement, c'est permis, comme il ressort (de l'expression) 'le fils des saints', qui ne regardait pas l'effigie de la piรจce de monnaie (Avoda Zara 50a) ; on en dรฉduit que les autres la regardaient.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
"ืืœ ืชืคื ื• ืืœ ื”ืืœื™ืœื". ืžืื™ ืชืœืžื•ื“ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ืŸ: ืืœ ืชืคื ื• 'ืืœ' ืžื“ืขืชื›ื. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžื”ื™ื›ื ืžืฉืžืข ืืœ ืชืคื ื• 'ืืœ'? ื•ืขื•ื“ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืžืœื‘ื‘ื›ื ืื• ืžืžื—ืฉื‘ื•ืชื›ื ื•ืžืื™ ืžื“ืขืชื›ื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ื“ื•ืข ืฉื ื™ ื™ืฆืจื™ื ื™ืฉ ืœืื“ื , ืื—ื“ ืžืชื”ื•ื•ื” ืžื›ื•ื—ื•ืช ื”ื—ืžืจื™ื™ื ืฉื‘ื• ื•ื–ื” ื ืงืจื ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™, ื•ืขืœ ืื•ืชื• ื”ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืกื•ื›ื” ื ื‘:, ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ ืœ:) ื™ืฆืจื• ืฉืœ ืื“ื ืžืชื’ื‘ืจ ืขืœื™ื• ื‘ื›ืœ ื™ื•ื, ื•ืžื‘ืงืฉ ืœื”ืžื™ืชื•, ื•ืืœืžืœื ื”ืงื‘"ื” ืฉืขื•ื–ืจ ืœื•, ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื•, ื•ืขืœ ื™ืฆืจ ื”ื ืคืฉื™ื™ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื™ืฆืจื• ืฉืœ ืื“ื ืžืชื—ื“ืฉ ืขืœื™ื• ื‘ื›ืœ ื™ื•ื, ื›ื™ ื–ื” ื ืžืฉืš ืžืŸ ื”ืงืœื™ืคื” ืžืœืžืขืœื”, ื•ืœื›ืœ ื™ื•ื ื™ืฉ ืงืœื™ืคื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื” ื›ื ื’ื“ ื‘ื—ื™ื ืช ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื‘ืœื‘ื“ ื•ื›ืืฉืจ ืื‘ืืจ ื‘ื–ื” ื‘ืก"ื“ ืœืงืžืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื›ื” ื‘ืžืืžืจื™ื ื”ื ื–'. ื•ื”ื ื” ื–ื” ื”ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ื”ื•ื ืขืฆื•ืจ ื‘ืงืจื‘ ื”ืื“ื ืžืขืช ื”ืœื™ื“ื”, ื•ื”ื•ื ื ืงืจื 'ืžืชื’ ื”ื—ืžื•ืจ' ื›ื›ืชื•ื‘ (ืžืฉืœื™ ื›ื•, ื’) ืฉื•ื˜ ืœืกื•ืก ืžืชื’ ืœื—ืžื•ืจ, ื•ื›ื™ืฆื“ ื–ื” ืฉื”ื•ื ืžืชื’ ื”ื—ืžื•ืจ ืฉืขืฆื•ืจ ื‘ืงืจื‘ ื”ืื“ื, ืื– ื™ืฆืจ ื”ื ืคืฉื™ื™ ืžื•ืฉืš ื‘ื• ืืช ื”ืื“ื ืœื“ืจืš ื”ืจืข ืœืขืฉื•ืช ืžืขืฉื™ื ืจืขื™ื, ื›ื™ ื™ืฆืจ ื”ื ืคืฉื™ื™ ืฉื”ื•ื ืžืœืืš ื”ื‘ื ืžืŸ ื”ืงืœื™ืคื” ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ืขื•ืฉื” ืคืขื•ืœืชื• ื‘ืื“ื ื‘ื–ื” ื”ื™ืฆืจ ื”ื ืงืจื 'ืžืชื’ ื”ื—ืžื•ืจ'. ื•ืขืœ ื–ื” ื”ื™ืฆืจ ืฉื ืืžืจ ืขืœื™ื• ืžืชื’ื‘ืจ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ืืœืžืœื ื”ืงื‘"ื” ืฉืขื•ื–ืจ ืœื•, ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื• ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื” ืขื•ื–ืจื•? ื•ื”ื ื” ื ืจืื” ืžื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ ืฉืขื•ื–ืจื• ื‘ืฉื 'ืืœ' ืฉื”ื•ื ื—ืกื“, ื›ื™ ืขื•ื–ืจ ื–ื” ืขื•ืฉื” ื”ืงื‘"ื” ืœืื“ื ื‘ืชื•ืจืช ื—ืกื“ ื•ืื™ื ื• ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ, ื™ืขืŸ ืฉืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ืžื—ื™ื™ื‘ืช ืฉื”ืื“ื ื”ื•ื ื™ืœื—ื ืœืขืฆืžื•, ืืš ื‘ืžื“ืช ื—ืกื“ ืขื•ื–ืจ ืœื• ื”ืงื‘"ื”, ื•ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื”ื ืขืฉื” ื‘ืชื•ืจืช ื—ืกื“ ื ืขืฉื” ื‘ืฉื 'ืืœ' ื›ื ื•ื“ืข, ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ื”ื›ืชื•ื‘ (ืชื”ืœื™ื ื ื‘, ื’) ืžื” ืชืชื”ืœืœ ื‘ืจืขื” ื”ื’ื‘ื•ืจ ื—ืกื“ 'ืืœ' ื›ืœ ื”ื™ื•ื, ื•ื”ื™ื™ื ื• ื”ื’ื‘ื•ืจ ืงืื™ ืขืœ ื™ืฆืจ ื–ื” ืฉื”ื•ื ืžืชื’ื‘ืจ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ืœื”ืจืข ืœืื“ื, ื”ื ื” ื—ืกื“ 'ืืœ' ื›ืœ ื”ื™ื•ื ืœืขื–ื•ืจ ืื•ืชื•. ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉืืžืจื• ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืฉื 'ืืœ' ื”ื•ื ื—ืกื“ ื”ื ื” ื”ื•ื ื–ื•ืขื ื‘ื›ื•ื—ื•ืช ื”ื“ื™ื ื™ืŸ, ื•ืœื›ืŸ ื ืืžืจ (ืชื”ืœื™ื ื– ,ื™ื‘) ื•ืืœ ื–ืขื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื–ืขื ื‘ื›ื•ื—ื•ืช ื”ื“ื™ื ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœื ื• ืขื•ืฉื” ืคืขื•ืœื” ืฉืœ ื—ืกื“. ื ืžืฆื ื–ื” ื”ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ื”ืžืชื’ื‘ืจ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื”ื•ื ื ื›ื ืข ื•ื ื—ืœืฉ ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืืจืช ืฉื 'ืืœ' ืฉื”ื•ื ื–ืขื ื‘ื›ื•ื—ื•ืช ื”ื“ื™ื ื™ืŸ, ื•ื”ื ื” ืื ืชื ื™ื— ืžืกืคืจ 'ืืœ' [31] ืขืœ ืžืกืคืจ 'ืžืชื’' [443] ื™ืขืœื” ืžืกืคืจ 'ื“ืขืช' [474] ื•ืœื›ืŸ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื›ืœ ืžื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื“ืขืช ื”ืจื™ ื”ื•ื ื—ื•ื˜ื, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืฉืื™ื ื• ื–ื•ื›ื” ืœื”ืžืฉื™ืš ื”ื›ื ืขื” ืžืฉื 'ืืœ' ืœืžืชื’ ืฉื‘ืงืจื‘ื• ืฉื‘ื–ื” ื™ื”ื™ื” ื”ืฆืจื•ืฃ ืžืกืคืจ 'ื“ืขืช', ื”ืจื™ ื–ื” ื—ื•ื˜ื ืžื›ื— ืชื’ื‘ื•ืจืช ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ืฉื”ื•ื 'ืžืชื’ ื”ื—ืžื•ืจ'. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื”ืคืกื•ืง ื‘ืžืฉืœื™ (ืžืฉืœื™ ื™ื˜, ื‘) ื’ื ื‘ืœื ื“ืขืช ื ืคืฉ ืœื ื˜ื•ื‘, ื•ืœื–ื” ืืžืจ (ืฉื ื™ื, ื˜) ื•ื‘ื“ืขืช ืฆื“ื™ืงื™ื ื™ื—ืœืฆื•, ื•ื–ื” ืื•ืžืจื• (ืฉื ื›ื“, ื—) ื’ื‘ืจ ื—ื›ื ื‘ืขื•ื– ื”ื™ื ื”ืชื•ืจื” (ืฉื ื›ื“, ื”) ื•ืื™ืฉ ื“ืขืช ืžืืžืฅ ื›ื—, ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืžื‘ื•ืืจ. ื•ื”ื ื” ื™ื“ื•ืข ื“ื›ืœ ื—ืžืจื™ื™ื ืจืขื™ื ื ืงืจืื™ื ื‘ืฉื ืืœื™ืœื, ื›ื™ ืืœื™ืœื ื”ื•ื ืขื ื™ืŸ ื”ื‘ืœ ื•ืชื•ื”ื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืžืฉื•ืช ื•ืงื™ื•ื, ื›ืžื• ืจืคืื™ ืืœืœ ื›ืœื›ื, ื‘ืื™ื•ื‘ (ื™ื’, ื“) ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืืœ ืชืคื ื• ืืœ ื”ืืœื™ืœื ื”ื ื›ื•ื—ื•ืช ืžืจื™ื™ื ืจืขื™ื ืฉืžื”ื ืžืชื”ื•ื•ื” ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ื”ื ืงืจื ืžืชื’, ื›ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ืœื ืชืคื ื• 'ืืœ ' ืžื“ืขืชื›ื , ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืžืกืคืจ ื“ืขืช ืฉื”ื•ื ืžื•ืจื” ืขืœ ืฉืœื™ื˜ืช ื›ื— ืฉื 'ืืœ' ื‘'ืžืชื’' ืœื ืชืคื ื• ื•ืชืกืœืงื• ืžืกืคืจ ืฉื 'ืืœ' ืžืŸ ืžืกืคืจ 'ื“ืขืช' ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืฉืืจ ืžืกืคืจ 'ืžืชื’' ืœื‘ื“ื• ืฉื”ื•ื ื™ืฆืจ ื”ื’ื•ืคื ื™ื™ ื•ื™ืฉืœื•ื˜ ื‘ื›ื ื‘ืื™ืŸ ืžืขื›ื‘, ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืžื“ืขืชื›ื ื“ื™ื™ืงื, ืฉืื ืชืคื ื• ืœื”ื“ื‘ืง ื‘ืืœื™ืœื™ื ื”ื ื–ื›ืจื™ื ืื– ื™ืคื ื” ื’ื ื›ื— ืฉืœื™ื˜ืช ืฉื 'ืืœ' ืžืŸ ืžืกืคืจ 'ื“ืขืช' , ื›ื™ ื™ืขื–ื•ื‘ ืืชื›ื ื•ืœื ื™ืขื–ื•ืจ ืœื›ื.
'Ne vous tournez pas vers les idoles.' Quel est l'enseignement ? Rabbi Hanin a dit : ne faites pas se retirer 'E-l' de votre esprit (mida'atkhem). On peut objecter : d'oรน entend-on 'ne faites pas se retirer E-l' ? Et de plus, il aurait fallu dire 'de votre cล“ur' ou 'de vos pensรฉes' ; pourquoi 'de votre esprit (da'at)' ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, (qu'on peut rรฉpondre ainsi). Il est connu que l'homme a deux yetsarim (penchants) : l'un naรฎt des forces matรฉrielles qui sont en lui, et on l'appelle le yetser corporel. De ce yetser corporel nos Sages ont dit (Soucca 52b, Kiddouchin 30b) : le yetser de l'homme se renforce contre lui chaque jour et cherche ร  le faire mourir, et sans le Saint bรฉni soit-Il qui l'aide, il ne pourrait le vaincre. Et du yetser de l'รขme (nafchi), nos Sages ont dit : le yetser de l'homme se renouvelle contre lui chaque jour, car celui-ci provient de la klipa d'en haut, et pour chaque jour il y a une klipa propre, correspondant ร  l'aspect (behina) de ce jour seulement, comme je l'expliquerai, avec l'aide du Ciel, plus loin dans le traitรฉ Soucca sur les enseignements citรฉs. Ce yetser corporel est enfermรฉ ร  l'intรฉrieur de l'homme dรจs la naissance, et on l'appelle 'le mors de l'รขne' (mรฉteg hahamor), comme il est รฉcrit (Michle 26,3) : 'le fouet pour le cheval, le mors pour l'รขne'. Comment cela ? Ce mors de l'รขne รฉtant enfermรฉ ร  l'intรฉrieur de l'homme, le yetser de l'รขme entraรฎne par lui l'homme vers le mauvais chemin, ร  commettre de mauvaises actions ; car le yetser de l'รขme, qui est un ange venant chaque jour de la klipa, accomplit son action dans l'homme au moyen de ce yetser appelรฉ 'mors de l'รขne'. Au sujet de ce yetser, dont il est dit qu'il se renforce chaque jour et que sans le Saint bรฉni soit-Il qui l'aide il ne pourrait le vaincre, il faut comprendre : en quoi l'aide-t-Il ? Il ressort du saint Zohar qu'Il l'aide par le Nom 'E-l', qui est 'hessed (bontรฉ) ; car cette aide, le Saint bรฉni soit-Il l'accorde ร  l'homme au titre du 'hessed et non selon la stricte mesure du din (rigueur), puisque la rigueur exige que l'homme combatte par lui-mรชme ; mais par l'attribut de 'hessed le Saint bรฉni soit-Il l'aide ; et tout ce qui se fait au titre du 'hessed se fait par le Nom 'E-l', comme on le sait. C'est pourquoi le verset dit (Tehilim 52,3) : 'Pourquoi te glorifies-tu du mal, รด puissant ? La bontรฉ de E-l (dure) tout le jour.' Le 'puissant' se rapporte ร  ce yetser, qui se renforce chaque jour pour nuire ร  l'homme ; et voici que 'la bontรฉ de E-l tout le jour' vient l'aider. Et on sait ce qui est dit dans le saint Zohar : bien que le Nom 'E-l' soit 'hessed, il se courrouce contre les forces du din ; c'est pourquoi il est dit (Tehilim 7,12) : 'E-l se courrouce chaque jour', c'est-ร -dire qu'Il se courrouce contre les forces du din, mais pour nous Il agit avec 'hessed. Il en ressort que ce yetser corporel qui se renforce chaque jour est soumis et affaibli par l'illumination du Nom 'E-l', qui se courrouce contre les forces du din. Or si tu ajoutes la valeur numรฉrique de 'E-l' (31) a celle de 'mรฉteg' (443), tu obtiens la valeur de 'da'at' (474). C'est pourquoi nos Sages ont dit : quiconque n'a pas de da'at est un pรฉcheur ; c'est-ร -dire qu'il n'a pas le mรฉrite d'attirer la soumission (venant) du Nom 'E-l' sur le mรฉteg qui est en lui, combinaison par laquelle on obtiendrait la valeur de 'da'at' ; celui-lร  pรจche par la force du yetser corporel, qui est le 'mors de l'รขne'. Ainsi se comprend le verset de Michle (19,2) : 'sans da'at, l'รขme n'est pas bonne' ; et c'est pourquoi il est dit (11,9) : 'par la da'at les justes sont dรฉlivrรฉs' ; et c'est ce qu'il dit (24,5) : 'l'homme sage est dans la force' - c'est la Torah - 'et l'homme de da'at affermit la puissance' ; et c'est clair. Or il est connu que toutes les (forces) matรฉrielles mauvaises sont appelรฉes 'elilim', car elilim dรฉsigne la vanitรฉ et le nรฉant, sans substance ni permanence, comme (Iyov 13,4) : 'vous รชtes tous des mรฉdecins de nรฉant (elil)'. C'est pourquoi il dit : 'ne vous tournez pas vers les elilim' : ce sont les forces matรฉrielles mauvaises dont naรฎt le yetser corporel appelรฉ mรฉteg ; car par cela, 'ne faites pas se retirer E-l de votre da'at', c'est-ร -dire : du nombre de 'da'at', qui indique la domination du Nom 'E-l' sur le 'mรฉteg', ne retirez pas le nombre du Nom 'E-l', afin qu'il ne reste pas le nombre de 'mรฉteg' seul, qui est le yetser corporel, et qu'il ne domine sur vous sans obstacle. C'est pourquoi il dit prรฉcisรฉment 'de votre da'at' : si vous vous tournez pour vous attacher aux elilim mentionnรฉs, alors se retirera aussi du nombre 'da'at' la force de domination du Nom 'E-l', car Il vous abandonnera et ne vous aidera pas.
๐Ÿ’ก Explication

Une lรฉgende รฉcrite sous des peintures murales est interdite ร  la lecture le Chabbat, selon la mรชme logique qu'Abaye : chema yikra bรฉchetarei hedyotot (Rachi).

Regarder une idole est interdit mรชme en semaine. Rabbi Hanin lit le verset 'al tifnou el ha-elilim' comme 'al tรฉfanou E-l' : ne faites pas sortir Hachem de votre esprit en regardant ces images. Tossefot limite l'interdit ร  une image faite pour le culte ; une image dรฉcorative peut รชtre regardรฉe.

Le Ben Yehoyada explique 'de votre da'at' par la guematria : E-l (31) + mรฉteg (443) = da'at (474).

14
ืžืคื™ืก ืื“ื ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ื›ื•ืณ. ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ืขื ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ืื™ืŸ, ื•ืขื ืื—ืจ โ€” ืœื. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื”ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” โ€” ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื•ืžืฉื•ื ืžืฉืงืœ ื•ืžืฉื•ื ืžื ื™ืŸ, ื•ืžืฉื•ื ืœื•ื•ื™ืŸ ื•ืคื•ืจืขื™ืŸ ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘,

(Michna :) Un homme tire au sort avec ses fils, etc. Avec ses fils et les membres de sa maison, oui ; avec un autre, non.

Quelle en est la raison ? Conformรฉment ร  (l'enseignement de) Rav Yehouda au nom de Chmouel.

Car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : des membres d'un groupe (bnei havoura) qui sont pointilleux les uns envers les autres transgressent (l'interdit) de la mesure, (celui) du poids et (celui) du compte, et (l'interdit) d'emprunter et de rembourser le Yom tov,

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ืื™ืŸ ืขื ืื—ืจ ืœื ืžื“ืœื ืชื ื ื•ืžืคื™ืก ืขืœ ื”ืžื ื•ืช:
Avec ses fils et les membres de sa maison oui, avec un autre non : puisqu'on n'a pas enseignรฉ (simplement) 'et on tire au sort sur les portions'.
ืžืฉื•ื ืœื•ื•ื™ืŸ ื•ืคื•ืจืขื™ืŸ ื“ื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืฉืžื ื™ื›ืชื•ื‘:
(L'interdit) d'emprunter et de rembourser : que les Rabbanan ont dรฉcrรฉtรฉ de peur qu'on n'รฉcrive.
ื”ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืžื•ื—ืœื™ื ื•ืžื•ื•ืชืจื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื”:
Pointilleux : qui ne se font pas grรขce et ne cรจdent pas l'un ร  l'autre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื”ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ืžืฉืงืœ ื•ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื•ืžืฉื•ื ืžื ื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ืœืคื™ ืฉืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืืคื™ืœื• ืขืœ ืžื” ืฉืื™ืŸ ืฉืืจ ื‘ื ื™ ืื“ื ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื˜.) ื™ื›ื•ืœ ืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืžืœื ืœื™ ื›ืœื™ ื–ื” ืื‘ืœ ืœื ื‘ืžื“ื” ืคื™ืจื•ืฉ ื›ืœื™ ืฉืžื•ื“ื“ื™ืŸ ื‘ื• ืืกื•ืจ ื“ื“ืžื™ ืœืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ื•ื”ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื ืžืงืคื™ื“ื™ื ื›ืœ ื›ืœื™ื ื”ื•ื™ ืœื’ื‘ื™ื™ื”ื• ืžื“ื” ืœืคื™ ืฉืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืœื™ื“ืข ืฉื™ืขื•ืจื• ืœืฉืœื ืœื”ื ื”ื›ืœื™ ื•ื›ืŸ ืžืฉืงืœ ืฉืฉื•ืงืœื™ื ื•ืžื›ื•ื•ื ื™ื ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื‘ื™ื“ ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆื” ืื™ืŸ ืžืฉื’ื™ื—ื™ืŸ ื‘ืžืื–ื ื™ื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืžืฉื•ื ืžื ื™ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื˜:) ื”ื•ืœืš ืื“ื ืืฆืœ ื—ื ื•ื ื™ ื”ืจื’ื™ืœ ืืฆืœื• ื•ืื•ืžืจ ืœื• ืชืŸ ืœื™ ื›ื•' ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื›ื™ืจ ืœื• ืกื›ื•ื ืžืงื— ืฉืื ื”ื™ื• ื ื•ืชื ื™ื ืžืื” ืื’ื•ื–ื™ื ื‘ื“ื™ื ืจ ื•ืœืงื— ื›ื‘ืจ ืชืฉืขื™ื ืœื ื™ืืžืจ ืœื• ืชืŸ ืœื™ ืขืฉืจื™ื ืื’ื•ื–ื™ื ืฉืืชื—ื™ื™ื‘ ืœืš ืขืฉืจื” ืื’ื•ื–ื™ื ืฉื ืจืื” ืฉืขื•ืฉื” ืœื”ืฉืœื™ื ื”ื“ื™ื ืจ ืื‘ืœ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœื• ืชืŸ ืœื™ ื›' ืื’ื•ื–ื™ื ืกืชื ื•ื‘ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื”ืžืงืคื™ื“ื™ื ืืกื•ืจ ืฉื™ื‘ื ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ืฉื™ื–ื›ื™ืจื• ืœื”ืฉืœื™ื ื•ื›ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืืฃ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ืช ื“ื›ืฉื”ื ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื” ื”ื ืžืงืคื™ื“ื™ื ืžื” ืฉืฉื•ื•ืช ื™ื•ืชืจ ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื“ืื ื”ืœืœ ืœื ืื™ื™ืจื™ ืืœื ื‘ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืื ื›ืŸ ืืžืื™ ืงืืžืจ ืœืขื™ืœ ืœื™ืžื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ื”ืœืœ ื•ื”ื ื”ืœืœ ื‘ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืื™ื™ืจื™ ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœืขื™ืœ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ื”ื ืจื™ืฉื ื‘ืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืื™ื™ืจื™ ื“ืงืชื ื™ ืฉื•ืืœ ื“ืื™ืœื• ืœืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืืกืจื™ื ืŸ ืฉืืœื” ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ' ืœื”ื›ื™ ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื•ืžืฉื•ื ืžืฉืงืœ ื›ืœื•ืžืจ ืงืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื‘ื ืœื™ื“ื™ ื›ืš ืฉื™ืขื‘ืจื• ืžืฉื•ื ืžื“ื” ืฉืข"ื™ ืฉืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื–ื” ืข"ื– ื•ืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœื™ืงื— ื‘ืžื“ื” ื–ื” ืžื–ื” ื’ื ื‘ื™ื•"ื˜ ื™ืขืฉื• ื›ืš ื•ื’ื ื›ืœ ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ื•ื™ ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ืฉืœ ืžื“ื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื˜: ื•ืฉื) ืื‘ืœ ืœืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื ื•ืชืŸ ื”ื•ื ืขืฆื” ืฉืœื ื™ืฉืชืชืคื• ืฉืงืจื•ื‘ื™ื ื”ืŸ ืœื‘ื ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ืžื“ื” ื•ื›ืŸ ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ืžืฉืงืœ ืžืชื•ืš ืฉืจื’ื™ืœื™ื ืœืฉืงื•ืœ ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืงืคื“ืชืŸ ื’ื ื‘ื™ื•"ื˜ ืœื ื™ืจื’ื™ืฉื• ืขื“ ืฉื™ืฉืงืœื• ื•ืœื™ื“ื™ ืžื ื™ืŸ ื›ืฉื™ืฉืืœ ืื—ื“ ืžื”ืŸ ืก' ืื’ื•ื–ื™ื ื™ืืžืจ ืœื• ืชืŸ ืœื™ ืž' ืœื”ืฉืœื™ื ืง' ื›ืžื• ืฉืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื•ืžืฉื•ื ืœื•ื•ื™ืŸ ื•ืคื•ืจืขื™ืŸ ื‘ื™ื•"ื˜ ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ืœืฉื•ืŸ ื”ืœื•ืื” ืืกื•ืจ ื•ื”ื ืžืชื•ืš ืฉืžืงืคื™ื“ื™ื ื™ื–ื›ื™ืจื• ืœืฉื•ืŸ ื”ืœื•ืื” ืœืคื™ ืฉื™ืืžืจ ื”ืฉื•ืืœ ืื ืื–ื›ื™ืจ ืœื• ืœืฉื•ืŸ ืฉืืœื” ืžืฉืžืข ื“ื”ื“ืจื ื‘ืขื™ื ื™ื” ืœื›ืš ืื•ืžืจ ืœืฉื•ืŸ ื”ืœื•ืื” ื•ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืœืœ ืืฃ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ืช ื“ื›ืฉืœื•ื™ืŸ ื–ื” ืžื–ื” ื›ื‘ืจ ื‘ืื™ืŸ ืœื™ื“ื™ ืจื‘ื™ืช ืœืคื™ ืฉืคืขืžื™ื ืฉื–ื” ืžืฉืœื ื™ื•ืชืจ ืฉืืข"ืค ืฉืžืงืคื™ื“ ื”ื•ื ื‘ื•ืฉ ื”ื•ื ืฉืœื ื™ืฉืœื ื›ืžื• ืฉื”ืœื•ื”ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื”ื”ื ื”ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ืžื•ื—ืœ ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืช ืื‘ืœ ืฉืืจ ื‘ื ื™ ืื“ื ืžื—ืœื™ ื•ืœื ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืช ื•ื”ืฉืชื ืžืชื ื™' ืื™ื™ืจื™ ื‘ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื“ืกืชื ืฉื›ื ื™ื ืฉืื™ื ื ื—ื‘ืจื™ื ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื•ืž"ืž ื“ืจืš ืฉืืœื” ืžื•ืชืจ ื•ืžื” ืฉื“ื‘ืจื• ื›ืืŸ ืขืœ ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืืœื ื’ื‘ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉืจื’ื™ืœื™ื ืœื™ืฉืืœ ื–ื” ืžื–ื” ืชื“ื™ืจ ื•ืืชื™ ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ืื‘ืœ ืฉื›ื ื™ื ืฉืื™ื ืŸ ืชื“ื™ืจื™ืŸ ื›ืœ ื›ืš ืœืฉืื•ืœ ื–ื” ืžื–ื” ืžื•ืชืจื™ื ื•ืื™ืŸ ืœื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื ืฉืžื ื™ื‘ืื• ืœื™ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืžืฉื ื™ ื›ื™ ืืžืจ ืžืชื ื™' ื“ืœื ื›ื”ืœืœ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืกืชืžื ื“ืžืชื ื™' ืื™ื™ืจื™ ื‘ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช. ืž"ืจ:
Des membres d'un groupe pointilleux les uns envers les autres transgressent (l'interdit) du poids, de la mesure et du compte : explication : parce qu'ils sont pointilleux les uns envers les autres, ils transgressent mรชme lร  oรน les autres gens ne transgressent pas (l'interdit) de la mesure, comme nous disons en Beitsa (29a) : on peut dire ร  son prochain 'remplis-moi ce rรฉcipient', mais pas avec une mesure ; explication : un rรฉcipient avec lequel on mesure est interdit, car cela ressemble ร  un achat-vente ; et eux, puisqu'ils sont pointilleux, tout rรฉcipient est pour eux une mesure, car ils tiennent ร  en connaรฎtre la quantitรฉ pour la rembourser. De mรชme le poids : ils pรจsent et รฉquilibrent (une portion) contre l'autre ร  la main ; or nous disons en Beitsa : on ne se sert pas de la balance le Yom tov. Et (l'interdit) du compte, comme il est dit en Beitsa (29b) : un homme va chez le boutiquier chez qui il a l'habitude (d'acheter) et lui dit : donne-moi, etc., ร  condition qu'il ne mentionne pas le total de l'achat : si l'on donnait cent noix pour un dinar et qu'il en a dรฉjร  pris quatre-vingt-dix, il ne lui dira pas 'donnรฉ-m'en vingt, et je te devrai dix noix', car il semble agir pour complรฉter le dinar ; mais il peut lui dire 'donne-m'en vingt' sans prรฉcision. Pour des membres d'un groupe pointilleux, c'est interdit, car ils en viendront ร  l'interdit en mentionnant (le compte) pour complรฉter. Et selon les paroles de Beit Hillel, aussi (l'interdit) de l'intรฉrรชt (ribit), car lorsqu'ils se rendent (les portions) les uns aux autres, ils sont pointilleux sur ce qui vaut davantage. Mais cette explication fait difficultรฉ : si Hillel ne parle que de ceux qui sont pointilleux, pourquoi a-t-on dit plus haut : 'dirons-nous que notre Michna n'est pas conforme ร  Hillel ?' Hillel parle de ceux qui sont pointilleux, et la Michna prรฉcรฉdente s'accorde bien avec lui, puisque son dรฉbut traite de ceux qui ne sont pas pointilleux, car il enseigne (le terme) 'emprunter (cheela)', alors que pour ceux qui sont pointilleux nous avons interdit l'emprunt selon ce qui a รฉtรฉ expliquรฉ. C'est pourquoi il semble qu'il faille expliquer 'ils transgressent (l'interdit) de la mesure et du poids' ainsi : ils sont proches d'en arriver ร  transgresser (l'interdit) de la mesure ; car, du fait qu'ils sont pointilleux les uns envers les autres et habituรฉs ร  prendre les uns des autres avec mesure, ils feront de mรชme le Yom tov ; or tout le monde est interdit (d'utiliser) un rรฉcipient de mesure, comme il est dit en Beitsa (29b). Mais aux (gens) pointilleux (la Guemara) donne le conseil de ne pas s'associer, car ils sont proches d'en arriver ร  l'interdit de la mesure ; et de mรชme ร  l'interdit du poids, car, รฉtant habituรฉs ร  peser ร  cause de leur pointillositรฉ, mรชme le Yom tov ils ne s'apercevront de rien et pรจseront ; et au (problรจme) du compte : quand l'un d'eux demandera soixante noix, il lui dira 'donne-m'en quarante pour complรฉter cent', comme ils ont l'habitude de faire ; et (l'interdit) d'emprunter et de rembourser le Yom tov, comme il a รฉtรฉ dit plus haut que le terme de prรชt est interdit, et eux, parce qu'ils sont pointilleux, mentionneront le terme de prรชt, car celui qui emprunte se dira : si je lui mentionne le terme d'emprunt (cheela), cela implique que (l'objet) revienne tel quel ; c'est pourquoi il emploie le terme de prรชt (halvaa). Et selon les paroles de Hillel, aussi (l'interdit) de l'intรฉrรชt, car lorsqu'ils empruntent les uns aux autres, ils en arrivent dรฉjร  ร  l'intรฉrรชt, puisque parfois celui-ci rembourse davantage : bien qu'il soit pointilleux, il a honte de ne rembourser que ce qu'on lui a prรชtรฉ, puisque (l'autre) lui a rendu service ; et comme il ne renonce pas, c'est de l'intรฉrรชt. Mais les autres gens renoncent, et ce n'est pas de l'intรฉrรชt. Dรจs lors la Michna parle de (gens) pointilleux, car des voisins ordinaires qui ne sont pas associรฉs sont pointilleux ; et nรฉanmoins, sous forme d'emprunt (cheela), c'est permis. Ce qu'on a dit ici des (gens) pointilleux ne vaut que pour un groupe, dont (les membres) ont l'habitude de s'emprunter constamment les uns aux autres, et en viennent ร  l'interdit ; mais des voisins, qui n'empruntent pas si souvent les uns aux autres, sont permis, et il n'y a pas lieu de dรฉcrรฉter ร  leur sujet de peur qu'ils n'en viennent ร  l'interdit. C'est pourquoi (la Guemara) n'a pas rรฉpondu, quand elle a dit 'la Michna n'est pas conforme ร  Hillel', que la Michna parle de ceux qui ne sont pas pointilleux : parce que la Michna, sans prรฉcision, parle de (gens) pointilleux, comme je l'ai expliquรฉ. (Signe : M.R.)
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืžืคื™ืก ืื“ื ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ืขื ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื•. ืขื ื‘ื ื™ื• ืื™ืŸ ืขื ืื—ืจ ืœื ืž"ื˜. ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ื”ืžืงืคื™ื“ื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืขื•ื‘ืจื™ื ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื•ืžืฉืงืœ ื•ืžื ื™ืŸ ื•ืžืฉื•ื ืœื•ื•ื™ืŸ ื•ืคื•ืจืขื™ื ื‘ื™ื•"ื˜. ื•ื›ื“ื‘ืจื™ ื‘"ื” ืืฃ ืžืฉื•ื ืจื™ื‘ื™ืช:
Et un homme tire au sort avec ses fils et avec les membres de sa maison. Avec ses fils, oui ; avec un autre, non. Quelle en est la raison ? Conformรฉment ร  Rav Yehouda au nom de Chmouel, qui a dit : des membres d'un groupe pointilleux les uns envers les autres transgressent (l'interdit) de la mesure, du poids et du compte, et (l'interdit) d'emprunter et de rembourser le Yom tov ; et selon les paroles de Beit Hillel, aussi (l'interdit) de l'intรฉrรชt.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna permet de tirer au sort (mefis) les portions avec ses enfants et sa maisonnรฉe. La Guemara en dรฉduit : pas avec un รฉtranger. Raison : Chmouel enseigne que des convives makpidin (pointilleux, qui ne se cรจdent rien) en viennent aux interdits de mida (mesure), michkal (poids), minyan (compte) et d'emprunt-remboursement le Yom tov, gestes proches du commerce (Rachi : dรฉcret de peur qu'on n'รฉcrive). La phrase se poursuit au 149b.

Tossefot propose deux lectures : soit leur pointillositรฉ fait de chaque geste un acte interdit, soit (explication retenue) ils sont proches d'en arriver aux interdits par habitude.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tirer au sort les portions : avec qui ? Enfants, gens de la maison permis (ils se cรจdent) Un autre (รฉtranger) interdit Convives pointilleux (bnei havoura makpidin) Mesure (mida) Poids (michkal) Compte (minyan) Emprunter et rembourser le Yom tov Intรฉrรชt (ribit) selon Beit Hillel
Tirage au sort des portions : famille permise, convives pointilleux exposรฉs ร  cinq interdits.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).