Shabbat 149b โ€” Tirage au sort en famille et avec d'autres ; celui par qui son prochain est puni ; Nevoukhadnetsar

Shabbat 149b

Sougya : La Guemara termine l'รฉtude de la mishna sur le tirage au sort ร  table. Avec ses enfants et les gens de sa maison, le tirage est permis, mรชme pour une grande portion contre une petite, car tout appartient au pรจre ; avec d'autres, il est interdit (mesure, poids, compte, ribit selon Beit Hillel) et la grande portion contre la petite relรจve du kouvia, interdit mรชme en semaine.

Rabbi Yaakov, fils de la fille de Yaakov, prรฉcise que les kohanim ne tirent pas au sort le jour de fรชte les portions de la veille, puis enseigne que celui par qui son prochain est puni n'entre pas dans l'enceinte de Hachem ; la Guemara cherche la source du principe. Le mot 'halachim' de la mishna amรจne enfin une sรฉrie d'enseignements de Rav et de Rabbi Yo'hanan sur Nevoukhadnetsar.

Tirer au sort les portions ร  table : avec qui, et quelles portions ? Situation Portions รฉgales, le Chabbat Grande portion vs petite Avec ses enfants et les gens de sa maison (ร  sa charge) PERMIS tout est ร  lui : pas de ribit, pas de mesure ni de compte PERMIS (mishna complรฉtรฉe) mรชme raison : Rav Yehouda au nom de Rav Avec d'autres (convives extรฉrieurs) INTERDIT Rav Yehouda au nom de Chmouel : mesure, poids, compte ; ribit (Beit Hillel) INTERDIT mรชme en semaine kouvia (jeu de hasard) : asmakhta lo kanya = vol Kohanim : tirage permis sur les sacrifices du jour de fรชte, pas sur les portions de la veille (chol).
Tableau de la halakha du tirage au sort des portions.
Celui par qui un autre est puni n'entre pas dans l'enceinte de Hachem : quelle source ? 1. Roua'h de Navot Rois I 22 : 'Sors de mon enceinte' Rejetรฉ : raison diffรฉrente, 'le menteur ne tiendra pas' (Tehilim 101) 2. Habakouk 2,16 Nevoukhadnetsar / Tsidkiyahou Rejetรฉ : tout le verset parle de Nevoukhadnetsar, et Tsidkiyahou รฉtait contraint (anous) 3. Michle 17,26 + Tehilim 5,5 'punir, pour le juste, n'est pas bien' Retenu : 'pas bien' = mal ; 'le mal ne sรฉjourne pas auprรจs de Toi'
Les trois tentatives de la Guemara pour sourcer l'enseignement de Rabbi Yaakov.
1
ื•ื›ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืืฃ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ืช.

Et selon les paroles de Beit Hillel, (ils transgressent) aussi (l'interdit) de ribit (intรฉrรชt).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื›ื“ื‘ืจื™ (ื‘ื™ืช) ื”ืœืœ ื“ื—ื™ื™ืฉ ืฉืžื ื™ื•ืงื™ืจื• ื—ื™ื˜ื™ ื‘ื”ืœื•ืืช ื›ื›ืจื•ืช ืืฃ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ืช:
Et selon les paroles de (Beit) Hillel : qui craignent que le blรฉ ne renchรฉrisse dans le prรชt de pains ; (on transgresse) aussi l'interdit de ribit.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la baraita : celui qui tire au sort des portions avec d'autres transgresse plusieurs interdits. Selon Beit Hillel, prรชter un pain contre un pain sans en fixer la valeur est interdit, car le prix peut monter et l'emprunteur rendrait plus qu'il n'a reรงu : c'est de la ribit (intรฉrรชt). Des portions รฉchangรฉes au hasard posent le mรชme problรจme.

2
ืื™ ื”ื›ื™ ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื ืžื™! ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื โ€” ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืžื•ืชืจ ืœื”ืœื•ื•ืช ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื‘ืจื‘ื™ืช ื›ื“ื™ ืœื”ื˜ืขื™ืžืŸ ื˜ืขื ืจื‘ื™ืช.

S'il en est ainsi, (il devrait รชtre interdit de tirer au sort) aussi (avec) ses enfants et les gens de sa maison ! Ses enfants et les gens de sa maison, voici la raison : comme (l'enseignement de) Rav Yehouda au nom de Rav.

Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : il est permis de prรชter ร  ses enfants et aux gens de sa maison avec intรฉrรชt, afin de leur faire goรปter le goรปt de l'intรฉrรชt.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื ืžื™ ืœื™ื—ื•ืฉ ืœืจื‘ื™ืช ื•ื›ืœ ื”ื ื™:
Ses enfants et les gens de sa maison aussi : qu'on craigne (l'interdit de) ribit et tous ces (interdits).
ื‘ื ื™ื• ื•ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื”ืกืžื•ื›ื™ื ืขืœ ืฉืœื—ื ื• ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื›ืœ ืžืฉืœื• ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืจื‘ื™ืช:
Ses enfants et les gens de sa maison : ceux qui sont nourris ร  sa table ; puisque tout est ร  lui, il n'y a pas ici de ribit.
ืœื”ืœื•ื•ืช ืžืฉืœื•:
Prรชter : de ce qui est ร  lui.
ืœื”ื˜ืขื™ืžืŸ ื˜ืขื ืจื‘ื™ืช ืฉื™ื“ืขื• ื›ืžื” ืงืฉื” ืืœืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืœื• ื”ื•ื ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืื™ืกื•ืจ ืจื‘ื™ืช ื•ื”ืœื›ืš ื’ื‘ื™ ืžื“ื” ื•ืžืฉืงืœ ื•ืžื ื™ืŸ ื ืžื™ ืœืื• ืงืคื™ื“ื ื”ื•ื ืืœื ืœื”ืฉื•ื•ืชื ื‘ืœื ืงื ืื”:
Leur faire goรปter le goรปt de l'intรฉrรชt : pour qu'ils sachent combien c'est dur. On en dรฉduit que, puisque (tout) est ร  lui, il n'y a pas ici d'interdit de ribit ; et de mรชme pour la mesure, le poids et le compte, il n'y a pas d'exigence (kepida), mais seulement (le souci) de les รฉgaliser sans jalousie.
๐Ÿ’ก Explication

Les enfants et les gens de la maison sont somhim al choulhano (nourris ร  sa table) : tout ce qu'ils mangent appartient au pรจre. Il n'y a donc ni vrai prรชt, ni vraie ribit. Le tirage sert ร  rรฉpartir sans jalousie ; personne n'exige son dรป (kepida), d'oรน l'absence des interdits de mesure et de compte.

3
ืื™ ื”ื›ื™, ืžื ื” ื’ื“ื•ืœื” ื›ื ื’ื“ ืžื ื” ืงื˜ื ื” ื ืžื™!

S'il en est ainsi, (il devrait รชtre permis de tirer) aussi une grande portion contre une petite portion !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ ื”ื›ื™ ืžื ื” ื’ื“ื•ืœื” ื›ื ื’ื“ ืžื ื” ืงื˜ื ื” ื ืžื™ ื“ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ื˜ืขืžื ืœืงืžืŸ ืžืฉื•ื ืงื•ื‘ื™ื ื•ืืคื™' ื‘ื—ื•ืœ ืืกื•ืจ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื›ืœ ืžืฉืœื• ืืžืื™ ืืกื•ืจ ืœื”ื˜ืขื™ืžืŸ ื˜ืขืžื ืงื•ื‘ื™ื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
S'il en est ainsi, une grande portion contre une petite aussi : car nous รฉtablissons plus loin la raison (de l'interdit) ร  cause du kouvia (jeu de hasard), et c'est interdit mรชme en semaine ; or puisque tout est ร  lui, pourquoi serait-ce interdit ? Il ne fait que leur faire goรปter le goรปt du kouvia.
4
ืื™ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™, ื•ื—ืกื•ืจื™ ืžื™ื—ืกืจื ื•ื”ื›ื™ ืงืชื ื™: ืžืคื™ืก ืื“ื ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ืขื ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ืขืœ ื”ืฉืœื—ืŸ ืืคื™ืœื• ืžื ื” ื’ื“ื•ืœื” ื›ื ื’ื“ ืžื ื” ืงื˜ื ื”. ืžืื™ ื˜ืขืžื? โ€” ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘. ืขื ื‘ื ื™ื• ื•ืขื ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• โ€” ืื™ืŸ, ืขื ืื—ืจื™ื โ€” ืœื. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ. ืžื ื” ื’ื“ื•ืœื” ื›ื ื’ื“ ืžื ื” ืงื˜ื ื” โ€” ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืœืื—ืจื™ื ืืกื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? โ€” ืžืฉื•ื ืงื•ื‘ื™ื.

Oui, il en est bien ainsi, et (la mishna) est lacunaire et enseigne ceci : un homme tire au sort avec ses enfants et les gens de sa maison ร  table, mรชme une grande portion contre une petite portion. Quelle en est la raison ?

Comme (l'enseignement de) Rav Yehouda au nom de Rav. Avec ses enfants et les gens de sa maison, oui ; avec d'autres, non.

Quelle en est la raison ? Comme (l'enseignement de) Rav Yehouda au nom de Chmouel.

Une grande portion contre une petite portion, mรชme en semaine, c'est interdit avec d'autres. Quelle en est la raison ?

ร€ cause du kouvia (jeu de hasard).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ืžื•ืชืจ ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉ ืœืงื•ื‘ื™ื:
Quelle en est la raison, (pourquoi) est-ce permis : et on ne craint pas le kouvia ?
ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื“ืœื”ื˜ืขื™ืžืŸ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
Comme Rav Yehouda au nom de Rav : ce n'est que pour leur faire goรปter (le goรปt).
ืขื ืื—ืจ ืœื ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ืžื“ื” ื•ืžืฉืงืœ ื•ืžื ื™ืŸ:
Avec d'autres non, comme Rav Yehouda au nom de Chmouel : puisqu'ils sont pointilleux (makpidin), ils transgressent (les interdits) de mesure, de poids et de compte.
ืžืฉื•ื ืงื•ื‘ื™ื ื“ื’ื–ืœ ื”ื•ื ื“ืืกืžื›ืชื ืœื ืงื ื™ื ื•ื”ื ืืกืžื›ืชื ื“ืกืžื™ืš ืขืœ ื”ื’ื•ืจืœ ืื ื™ืคื•ืœ ื’ื•ืจืœ ืืžื ื” ื”ื’ื“ื•ืœื” ืื–ื›ื” ื‘ื” ื•ืœืคื™ื›ืš ืชืœื” ืขืฆืžื• ืืฃ ืœื’ื•ืจืœ ื”ืงื˜ื ื” ืขืœ ื”ืกืคืง ื•ืื™ืœื• ื™ื•ื“ืข ืžืชื—ืœื” ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ื” ืžืชืจืฆื”:
ร€ cause du kouvia : c'est du vol, car l'asmakhta n'acquiert pas ; et voici une asmakhta : il compte sur le sort (en se disant) 'si le sort tombe sur la grande portion, je la gagnerai', et c'est pourquoi il s'expose mรชme au sort de la petite, dans le doute ; s'il avait su d'avance qu'il en serait ainsi, il n'aurait pas consenti.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืงื•ื‘ื™ื ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืฉื ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื ื–ื™ืจ ืฉืœื ื ืชื ื” ื ื–ื™ืจื•ืช ืืœื ืœื”ืคืœืื” ื•ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืœื ืžื—ื™ืช ืื™ื ืฉ ืœืกืคื™ืงื ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื”ื›ื™ ืืœื ื›ืื™ื“ืš ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืคืกืงื™ื ืŸ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื‘ืคืจืง ื–ื” ื‘ื•ืจืจ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื”. ื•ืฉื). ืž"ืจ:
Quelle en est la raison ? ร€ cause du kouvia : cela suit Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon, qui dit qu'aucun d'eux n'est nazir, car le naziriat n'a รฉtรฉ donnรฉ qu'avec une dรฉclaration explicite (hafla'a) ; il pense qu'un homme ne s'engage pas dans le doute. Or la halakha n'est pas ainsi, mais comme l'autre (opinion) de Rabbi Yehouda, comme nous l'avons tranchรฉ dans Sanhรฉdrin, au chapitre Zeh borer (Sanhรฉdrin 25a). (M.R.)
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara complรจte la mishna (hesourei mihasra). Trois rรจgles : (1) en famille, tout est permis, mรชme la grande portion contre la petite ; (2) avec d'autres, le tirage de portions รฉgales est interdit le Chabbat (mesure, poids, compte) ; (3) la grande contre la petite est interdite avec d'autres mรชme en semaine, car c'est du kouvia.

Rachi : le gain au jeu repose sur une asmakhta, un engagement pris en comptant sur un rรฉsultat favorable ; un tel engagement n'est pas ferme, et le gagnant prend ce qui n'est pas ร  lui. Tossefot note que cette analyse suit une opinion que la halakha ne retient pas (Sanhรฉdrin 25a).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Kouvia : l'engagement fondรฉ sur le sort (asmakhta) Le joueur pense : 'le sort tombera sur la grande portion' Il accepte le risque de la petite portion sans vraie dรฉcision Asmakhta lo kanya : le gagnant n'acquiert pas = gezel (vol) rabbinique Avec ses enfants, tout reste la propriรฉtรฉ du pรจre : il n'y a ni perte ni gain rรฉel.
Le raisonnement de Rachi sur le kouvia.
5
ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ื—ืœืฉื™ืŸ ืขืœ ื•ื›ื•ืณ. ืžืื™ ืดืื‘ืœ ืœื ืขืœ ื”ืžื ื•ืชืด? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจื™ื” ื“ื‘ืช ื™ืขืงื‘: ืื‘ืœ ืœื ืขืœ ื”ืžื ื•ืช ืฉืœ ื—ื•ืœ ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘. ืคืฉื™ื˜ื! ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ื›ืชื™ื‘ ืดื•ืขืžืš ื›ืžืจื™ื‘ื™ ื›ื”ืŸืด, ืืคื™ืœื• ืžื ื•ืช ื“ื—ื•ืœ ื ืžื™. ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

'On tire au sort (halachim) sur (les sacrifices), etc.' Que signifie 'mais pas sur les portions' ? Rabbi Yaakov, fils de la fille de Yaakov, a dit : mais pas sur les portions de semaine (chol) le jour de fรชte (Yom tov).

C'est รฉvident ! Tu aurais pu dire : puisqu'il est รฉcrit 'et ton peuple est comme ceux qui querellent le kohen' (Hochea 4,4), (on permet) mรชme les portions de semaine ; (la mishna) nous enseigne (qu'il n'en est rien).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉืœ ื—ื•ืœ ืฉืœ ืงื“ืฉื™ื ืฉืœ ืืชืžื•ืœ:
De semaine : des sacrifices (kodachim) de la veille.
ื›ืžืจื™ื‘ื™ ื›ื”ืŸ ื›ื›ื”ื ื™ื ืืœื• ืฉื”ื ื‘ืขืœื™ ืžืจื™ื‘ื”:
Comme ceux qui querellent le kohen : comme ces kohanim, qui sont des gens de querelle.
ืืคื™' ื“ื—ื•ืœ ื ืžื™ ืœื™ืฉืชืจื™ ืœื”ื• ืœื”ืคื™ืก ื‘ื™ื•"ื˜ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ื ืฆื•:
Mรชme de semaine : qu'on leur permette de tirer au sort le jour de fรชte, afin qu'ils ne se disputent pas.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna permettait aux kohanim de tirer au sort le jour de fรชte les sacrifices du jour. Les chairs de sacrifices de la veille (chel chol) ne peuvent pas รชtre tirรฉes au sort le Yom tov. On aurait pu penser que, les kohanim รฉtant querelleurs (Hochea 4,4), on leur permettrait mรชme cela pour รฉviter les disputes ; la mishna prรฉcise que non.

6
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจื™ื” ื“ื‘ืช ื™ืขืงื‘: ื›ืœ ืฉื—ื‘ื™ืจื• ื ืขื ืฉ ืขืœ ื™ื“ื• โ€” ืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืžื—ื™ืฆืชื• ืฉืœ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื. ืžื ืœืŸ? ืื™ืœื™ืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืืžืจ ื”ืณ ืžื™ ื™ืคืชื” ืืช ืื—ืื‘ ื•ื™ืขืœ ื•ื™ืคื•ืœ ื‘ืจืžื•ืช ื’ืœืขื“ ื•ื™ืืžืจ ื–ื” ื‘ื›ื” ื•ื–ื” ืืžืจ ื‘ื›ื”. ื•ื™ืฆื ื”ืจื•ื— ื•ื™ืขืžื•ื“ ืœืคื ื™ ื”ืณ ื•ื™ืืžืจ ืื ื™ ืืคืชื ื• ื•ื’ื•ืณ ื•ื™ืืžืจ ืืฆื ื•ื”ื™ื™ืชื™ ืจื•ื— ืฉืงืจ ื‘ืคื™ ื›ืœ ื ื‘ื™ืื™ื• ื•ื™ืืžืจ ืชืคืชื” ื•ื’ื ืชื•ื›ืœ ืฆื ื•ืขืฉื” ื›ืŸืด,

Et Rabbi Yaakov, fils de la fille de Yaakov, a dit : quiconque par qui son prochain est puni, on ne le fait pas entrer dans l'enceinte (mehitsa) du Saint bรฉni soit-Il. D'oรน le savons-nous ?

Si l'on dit, parce qu'il est รฉcrit : 'Hachem dit : qui sรฉduira Ahav pour qu'il monte et tombe ร  Ramot Guilad ? L'un dit ainsi, l'autre dit ainsi.

Et l'esprit (roua'h) sortit et se tint devant Hachem et dit : moi je le sรฉduirai, etc. Et il dit : je sortirai et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophรจtes.

Et Il dit : tu le sรฉduiras et tu rรฉussiras ; sors et fais ainsi' (Rois I 22,20-22),

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื–ื” ื‘ื›ื” ืื ื™ ืืคืชื ื• ื‘ื›ื”:
L'un ainsi : moi je le sรฉduirai de cette maniรจre.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื›ืœ ืฉื—ื‘ืจื• ื ืขื ืฉ ืขืœ ื™ื“ื•, ืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืžื—ืฆืชื• ืฉืœ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื ื” ืขืœ ืขื•ืœื ื”ื™ืฆื™ืจื” ืฉื”ื™ื ื‘ืกื•ื“ ื•ื"ื• ื“ืฉืžื ืงื“ื™ืฉื, ืืœื ื™ืฉืืจ ื‘ืขืฉื™ื” ืฉื”ื™ื ื‘ืกื•ื“ ื”"ื ืื—ืจื•ื ื” ืฉื”"ืก [ืฉื”ื•ื ืกื•ื“] ืžืœื›ื•ืช ื•ื“ื•"ืง.
Quiconque par qui son prochain est puni, on ne le fait pas entrer dans l'enceinte du Saint bรฉni soit-Il. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'intention vise le monde de Yetsira, qui est dans le sod (secret) du Vav du Nom saint : il reste plutรดt dans (le monde de) Assiya, qui est dans le sod du Hรฉ final, lequel est le sod de Malkhout. Comprends bien.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau principe : celui qui cause la punition d'autrui, mรชme ร  bon droit, n'est pas admis dans la mehitsa (enceinte, proximitรฉ) de Hachem. La Guemara cherche un verset. Premiรจre tentative : l'รฉpisode d'Ahav et du prophรจte Mikhayhou (Rois I 22).

7
ื•ืืžืจื™ื ืŸ: ืžืื™ ืดืจื•ื—ืด, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื–ื” ืจื•ื—ื• ืฉืœ ื ื‘ื•ืช. ื•ืžืื™ ืดืฆืืด ืืžืจ ืจื‘: ืฆื ืžืžื—ื™ืฆืชื™. ื•ื“ื™ืœืžื ื”ืชื ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื, ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื“ื•ื‘ืจ ืฉืงืจื™ื ืœื ื™ื›ื•ืŸืด?!

et nous avons dit : qu'est-ce que 'l'esprit' ? Rabbi Yo'hanan a dit : c'est l'esprit de Navot.

Et que (signifie) 'sors' ? Rav a dit : sors de Mon enceinte.

Mais peut-รชtre lร , voici la raison : car il est รฉcrit 'celui qui dit des mensonges ne se tiendra pas (devant Mes yeux)' (Tehilim 101,7) !

๐Ÿ’ก Explication

L'esprit est celui de Navot, tuรฉ par Ahav (Rois I 21), venu obtenir la punition de son meurtrier. 'Sors' signifie 'sors de Mon enceinte'. Rรฉfutation : l'esprit a รฉtรฉ รฉloignรฉ parce qu'il allait mentir, et non parce qu'il causait la punition d'Ahav.

8
ืืœื ืžื”ื›ื: ืดืฉื‘ืขืช ืงืœื•ืŸ ืžื›ื‘ื•ื“ ืฉืชื” ื’ื ืืชื” ื•ื”ืขืจืœ ื•ื’ื•ืณืด. ืดืฉื‘ืขืช ืงืœื•ืŸ ืžื›ื‘ื•ื“ืด โ€” ื–ื” ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ. ืดืฉืชื” ื’ื ืืชื” ื•ื”ืขืจืœืด โ€” ื–ื” ืฆื“ืงื™ื”. ื—ื“ื, ื“ื›ื•ืœื™ื” ืงืจื ื‘ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื›ืชื™ื‘. ื•ืขื•ื“: ืฆื“ืงื™ื” ืฆื“ื™ืงื ืžืื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืขื‘ื“ ืœื™ื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ืงืฉ ืื•ืชื• ืจืฉืข ืœืขืฉื•ืช ืœืื•ืชื• ืฆื“ื™ืง ื›ืš ื•ื›ื•ืณ.

Mais (on l'apprend) d'ici : 'Tu t'es rassasiรฉ de honte plus que d'honneur ; bois toi aussi et dรฉcouvre ton incirconcision (vehe-arel), etc.' (Habakouk 2,16). 'Tu t'es rassasiรฉ de honte plus que d'honneur' : c'est Nevoukhadnetsar. 'Bois toi aussi et dรฉcouvre ton incirconcision' : c'est Tsidkiyahou. (Rรฉfutation :) d'une part, tout le verset est รฉcrit ร  propos de Nevoukhadnetsar.

Et de plus : Tsidkiyahou, le juste, que pouvait-il lui faire ? Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : au moment oรน ce mรฉchant voulut faire cela ร  ce juste, etc.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื‘ืขืช ืงืœื•ืŸ ื‘ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ืžืฉืชืขื™ ืฉื”ื™ื” ืžื˜ื™ืœ ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ ืขืœ ื”ืžืœื›ื™ื ื•ื›ืฉื”ื’ื™ืข ื™ื•ืžื• ืฉืœ ืฆื“ืงื™ื”ื• ื ืžืฉื›ื” ืขืจืœืชื• ื’' ืžืื•ืช ืืžื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ืฉื‘ืขืช ืงืœื•ืŸ:
Tu t'es rassasiรฉ de honte : (le verset) parle de Nevoukhadnetsar, qui soumettait les rois ร  la relation masculine (michkav zakhar) ; quand vint le jour de Tsidkiyahou, son prรฉpuce s'allongea de trois cents coudรฉes, et c'est cela 'tu t'es rassasiรฉ de honte'.
ื—ื“ื ื“ื›ื•ืœื™ื” ืงืจื ื‘ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื›ืชื™ื‘ ืฉืคื™ืจ ืžืฆื™ืช ืœืื•ืงืžื™ ื›ื•ืœื™ื” ื‘ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื•ื”"ืง ืฉืชื” ื’ื ืืชื” ื›ืื•ืชื ืฉื”ื™ื™ืช ืžืงืœื” ืื•ืชืŸ ื•ื”ืขืจืœ ื•ื”ืชืขืจืœ ื•ื”ืชื’ื ื”:
D'une part, tout le verset est รฉcrit ร  propos de Nevoukhadnetsar : on peut bien rapporter tout (le verset) ร  Nevoukhadnetsar, et voici ce qu'il dit : bois toi aussi, comme ceux que tu humiliais, 'vehe-arel' : sois dรฉcouvert et dรฉshonorรฉ.
ื‘ืฉืขื” ืฉืขืฉื” ืœื• ื›ื•' ืœืงืžืŸ ื”ื™ื ืžื“ืงืืžืจ ืœืื•ืชื• ืฆื“ื™ืง ืฉ"ืž ืื ื•ืก ื”ื™ื”:
Au moment oรน il lui fit, etc. : cela vient plus loin ; puisqu'il dit 'ร  ce juste', on en dรฉduit qu'il รฉtait contraint (anous).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ืงืฉ ืื•ืชื• ืจืฉืข ืœืขืฉื•ืช ืœืื•ืชื• ืฆื“ื™ืง ื›ืš, ื ืžืฉื›ื” ืขืจืœืชื• ืฉืœืฉ ืžืื•ืช ืืžื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœืžืกืคืจ ื›ืžื ื™ืŸ ื™ืฆืจ [300] , ื•ื›ืžื ื™ืŸ ืื•ืชื™ื•ืช 'ืงืจ' ื“ื–ื™ื•ืคื ื“ืกื˜ืจื ืื—ืจื ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ื–ื” ื“ื›ืชื‘ ืžื”ืจื“"ืฃ ื–"ืœ ื‘ืฉื ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื“ ื  ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœ ื  ืžืจื•ื“ ืขื™ื™ืŸ ืฉื, ื•ื ืจืื” ืœื™ ืœื›ืŸ ืฉื ื™ื”ื ืจืืฉื™ื”ื ืฉื•ื” ืฉื”ื•ื ื ื•"ืŸ ื”ืžื•ืจื” ืขืœ 'ื ืคื™ืœื”' ื•ืœื›ืŸ ื ืžืฉื›ื” ืฉ' ืืžื” ื›ืžื ื™ืŸ ื ืžืจื•ื“ [300] . ื•ื ืจืื” ืœื™ ื›ื™ ืจืืฉ ืฉืžื• ื ื•"ืŸ ืžื•ืจื” ืขืœ ื ืคื™ืœื” ืจืืฉื•ื ื” ืฉื ื”ืคืš ืœื‘ื”ืžื”, ื•ืื—ืจ ื ื•"ืŸ [ื  ื‘ื•ื›ื“ ื ืฆืจ] ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ , ื™ืจืžื•ื– ืขืœ ื›ื‘ื•ื“ ืฉื”ื™ื” ืœื• ืื—ืจ ื ืคื™ืœื” ื–ื• ืฉืจื›ื‘ ืขืœ ืืจื™ ื•ืงืฉืจ ืœื• ืชื ื™ืŸ ื‘ืจืืฉื•, ื•ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื“ื ื™ืืœ ื“, ืœื’) ื•ืจื‘ื• ื™ืชื™ืจื” ื”ื•ืกืคืช ืœื™. ื•ืื—ืจ ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ [ื ื‘ื•ื›ื“ ื ืฆืจ ] ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ื ืฆืจ ื™ืจืžื•ื– ืขืœ ืžืคืœืชื• ื”ืื—ืจื•ื ื”, ื“ืื—ืจ ืฉืžืช ื‘ื›"ื” ืœื—ื•ื“ืฉ ื•ื ืงื‘ืจ ื‘ื›"ื• ืœื—ื•ื“ืฉ ืื– ืื•ื™ืœ ืžืจื•ื“ืš ื‘ื ื• ื‘ื›"ื– ืœื—ื•ื“ืฉ ื”ื•ืฆื™ืื• ืžืงื‘ืจื• ืœืงื™ื™ื ืžื” ืฉื ืืžืจ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื™ื“, ื™ื˜) ื•ืืชื” ื”ืฉืœื›ืช ืžืงื‘ืจืš ื›ื ืฆืจ ื ืชืขื‘, ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืกื•ืฃ ืžืœื›ื™ื, ื•ื–ื”ื• ืจืžื– ืื•ืชื™ื•ืช ื ืฆืจ ื”ื ืฉืืจื™ื ื‘ืฉืžื• ืฉื”ื•ืฉืœืš ื›ื ืฆืจ ื ืชืขื‘.
Au moment oรน ce mรฉchant voulut faire cela ร  ce juste, son prรฉpuce s'allongea de trois cents coudรฉes. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la raison du nombre est qu'il vaut la guematria de yetser [300], et la valeur des lettres 'kar', qui dรฉsignent la falsification de la sitra a'hra (l'autre cรดtรฉ, le mal), comme le mentionne le saint Zohar. Et il me semble encore ร  ce sujet : le Maharadaf a รฉcrit au nom de notre maรฎtre le Ari que Nevoukhadnetsar รฉtait un guilgoul (rรฉincarnation) de Nimrod, voir lร -bas. Il me semble donc que leurs deux noms commencent de la mรชme faรงon, par un Noun, qui indique la 'nefila' (chute) ; c'est pourquoi (le prรฉpuce) s'allongea de trois cents coudรฉes, valeur de Nimrod [300]. Et il me semble que le Noun en tรชte de son nom indique la premiรจre chute, quand il fut changรฉ en bรชte ; aprรจs le Noun [Ne-voukhad-netsar] viennent les lettres de 'kavod' (honneur), allusion ร  l'honneur qu'il eut aprรจs cette chute, quand il montait un lion et lui attachait un serpent (tanin) sur la tรชte, comme il est dit (Daniel 4,33) : 'et une grandeur supplรฉmentaire me fut ajoutรฉe'. Aprรจs les lettres de kavod [Nevoukhad-netsar] viennent les lettres de 'netser', allusion ร  sa chute finale : aprรจs qu'il mourut le 25 du mois et fut enterrรฉ le 26, son fils Evil-Merodakh le sortit de sa tombe le 27, pour accomplir ce qui est dit (Yechaya 14,19) : 'et toi, tu as รฉtรฉ jetรฉ hors de ta tombe comme un rejeton (netser) abhorrรฉ', comme l'a รฉcrit Rachi ร  la fin de (livre des) Rois ; c'est l'allusion des lettres 'netser' restant dans son nom, lui qui fut jetรฉ comme un rejeton abhorrรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme tentative : Habakouk 2,16. 'Tu t'es rassasiรฉ de honte' viserait Nevoukhadnetsar, 'bois toi aussi' viserait Tsidkiyahou, qui serait puni pour avoir รฉtรฉ l'occasion de la punition de Nevoukhadnetsar. Deux rรฉfutations : le verset entier peut s'appliquer ร  Nevoukhadnetsar ; et Tsidkiyahou รฉtait anous (contraint), on ne peut rien lui reprocher.

9
ืืœื ืžื”ื›ื: ืดื’ื ืขื ื•ืฉ ืœืฆื“ื™ืง ืœื ื˜ื•ื‘ืด, ืื™ืŸ ืดืœื ื˜ื•ื‘ืด ืืœื ืจืข, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื›ื™ ืœื ืืœ ื—ืคืฅ ืจืฉืข ืืชื” ืœื ื™ื’ื•ืจืš ืจืขืด โ€” ืฆื“ื™ืง ืืชื” ื”ืณ ื•ืœื ื™ื’ื•ืจ ื‘ืžื’ื•ืจืš ืจืข.

Mais (on l'apprend) d'ici : 'Punir aussi, pour le juste, n'est pas bien' (Michle 17,26) ; 'pas bien' n'est autre que le mal. Et il est รฉcrit : 'Car Tu n'es pas un D.ieu qui dรฉsire la mรฉchancetรฉ, le mal ne sรฉjourne pas auprรจs de Toi' (Tehilim 5,5) : Tu es juste, Hachem, et le mal ne sรฉjourne pas dans Ta demeure.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขื ื•ืฉ ืœืฆื“ื™ืง ืœื ื˜ื•ื‘ ืฆื“ื™ืง ื”ืžืขื ื™ืฉ ืœื ื˜ื•ื‘ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื• ื˜ื•ื‘ ื”ืจื™ ื”ื•ื ืจืข:
Punir, pour le juste, n'est pas bien : le juste qui fait punir n'est pas bien ; et puisqu'il n'est pas bien, il est mal.
ื•ื›ืชื™ื‘ ืœื ื™ื’ื•ืจืš ืจืข ืืœืžื ืื™ื ื• ื ื›ื ืก ื‘ืžื—ื™ืฆืชื•:
Et il est รฉcrit : le mal ne sรฉjourne pas auprรจs de Toi : on en dรฉduit qu'il n'entre pas dans Son enceinte.
๐Ÿ’ก Explication

Source retenue, par un raisonnement en deux temps : (1) Michle qualifie de 'pas bien' le juste qui fait punir ; 'pas bien' รฉquivaut ร  ra (mal) ; (2) Tehilim 5,5 : le ra ne sรฉjourne pas auprรจs de Hachem. Donc celui qui cause la punition d'autrui n'entre pas dans l'enceinte divine.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Celui par qui un autre est puni n'entre pas dans l'enceinte de Hachem : quelle source ? 1. Roua'h de Navot Rois I 22 : 'Sors de mon enceinte' Rejetรฉ : raison diffรฉrente, 'le menteur ne tiendra pas' (Tehilim 101) 2. Habakouk 2,16 Nevoukhadnetsar / Tsidkiyahou Rejetรฉ : tout le verset parle de Nevoukhadnetsar, et Tsidkiyahou รฉtait contraint (anous) 3. Michle 17,26 + Tehilim 5,5 'punir, pour le juste, n'est pas bien' Retenu : 'pas bien' = mal ; 'le mal ne sรฉjourne pas auprรจs de Toi'
Parcours des trois preuves.
10
ืžืื™ ืžืฉืžืข ื“ื”ืื™ ืดื—ืœืฉื™ืืด ืœื™ืฉื ื ื“ืคื•ืจื ื”ื•ื? โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืื™ืš ื ืคืœืช ืžืฉืžื™ื ื”ื™ืœืœ ื‘ืŸ ืฉื—ืจ ื ื’ื“ืขืช ืœืืจืฅ ื—ื•ืœืฉ ืขืœ ื’ื•ื™ื ื•ื’ื•ืณืด, ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืžืœืžื“ ืฉื”ื™ื” ืžื˜ื™ืœ ืคื•ืจ ืขืœ ื’ื“ื•ืœื™ ืžืœื›ื•ืช ืœื™ื“ืข ืื™ื–ื” ื‘ืŸ ื™ื•ืžื• ืฉืœ ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ. ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื›ืœ ืžืœื›ื™ ื’ื•ื™ื ื›ื•ืœื ื•ื’ื•ืณืด, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉื ื—ื• ืžืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ.

D'oรน dรฉduit-on que ce (mot) 'halachim' dรฉsigne le sort (pour) ? Car il est รฉcrit : 'Comment es-tu tombรฉ du ciel, astre brillant, fils de l'aurore, abattu ร  terre, toi qui tirais au sort (holech) sur les nations, etc.' (Yechaya 14,12).

Rabba bar Rav Houna a dit : cela enseigne qu'il tirait au sort sur les grands du royaume pour savoir de qui c'รฉtait le jour de la relation masculine. Et il est รฉcrit : 'Tous les rois des nations, tous, etc.' (reposent dans l'honneur) (Yechaya 14,18) ; Rabbi Yo'hanan a dit : ils se reposรจrent de la relation masculine.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื•ืœืฉ ืขืœ ื’ื•ื™ื ื‘ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื›ืชื™ื‘:
Toi qui tirais au sort sur les nations : c'est รฉcrit ร  propos de Nevoukhadnetsar.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉื”ื™ื” ืžื˜ืœ ืคื•ืจ ืขืœ ื’ื“ื•ืœื™ ืžืœื›ื•ืช, ืœื™ื“ืข ืื™ ื–ื” ื‘ืŸ ื™ื•ืžื• ืฉืœ ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื™ื” ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื‘ื”ื˜ืœืช ื”ื’ื•ืจืœ ืœืขืฉื•ืช ืคืจืกื•ื ื•ืืžื‘ื•ื”ื ืœื“ื‘ืจ ื”ืจืข ื•ื”ืžืื•ืก ื”ื–ื” ื›ืืœื• ื”ื•ื ืขื•ืฉื” ื“ื‘ืจ ื”ื”ื’ื•ืŸ ืœื•, ื•ืืคืฉืจ ื›ื™ ื”ื™ื” ื‘ื•ืขืœ ื•ื ื‘ืขืœ ื•ืœื›ืš ื”ื™ื” ืžื˜ื™ืœ ื’ื•ืจืœ ืขืœ ืื•ืชื ื”ื‘ื•ืขืœื™ื ืื•ืชื• ืœื™ื“ืข ื™ื•ืžื•, ื•ื›ืœ ื–ื” ื”ื•ื ืžืชื•ืงืฃ ื”ื˜ื•ืžืื” ืฉืœื•. ื•ื‘ื–ื” ืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื˜ืขื ืฉื”ื™ื” ืื•ืชื• ืจืฉืข ืื•ื›ืœ ืืจื ื‘ืช, ื•ืœื ืขื•ื“ ืืœื ืฉื”ื™ื” ืื•ื›ืœ ืื•ืชื” ื—ื™ื”, ื›ืžื” ืฉื ืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ื“ื ื“ืจื™ื (ื“ืฃ ืกื”) ืฉืฆื“ืงื™ื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ืจืื” ื•ืคืจืกื ืงืœื•ื ื• ืขื™ื™ืŸ ืฉื, ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ื™ ืื™ืชื ื‘ืฉืขืจ ื”ื’ืœื’ื•ืœื™ื ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืฉื”ื—ื•ื˜ื ื‘ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ ื™ืชื’ืœื’ืœ ื‘ืฉืคืŸ ืื• ื‘ืืจื ื‘ืช ืขื™ื™ืŸ ืฉื, ื•ืœื›ืš ืื•ืชื• ืจืฉืข ืžืจื•ื‘ ื“ื‘ืงื•ืชื• ื‘ื˜ื•ืžืืช ืขื•ืŸ ื–ื” ืฉืœ ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ ื”ื™ื” ืื•ื›ืœ ื”ืืจื ื‘ืช ื”ืžื•ื›ื ืช ืœื’ืœื’ื•ืœ ืขื•ืŸ ื–ื” ื›ืฉื”ื™ื ื—ื™ื” ืฉื”ื™ื ืื›ื™ืœื” ืžืฉื•ื ื”.
Qu'il tirait au sort sur les grands du royaume pour savoir de qui c'รฉtait le jour de la relation masculine. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'en tirant au sort il cherchait ร  donner de la publicitรฉ et du bruit ร  cette chose mauvaise et rรฉpugnante, comme s'il faisait une chose convenable. Il se peut aussi qu'il ait รฉtรฉ actif et passif, et c'est pourquoi il tirait au sort sur ceux qui devaient avoir relation avec lui, pour connaรฎtre le jour de chacun ; tout cela vient de la force de son impuretรฉ. Par lร  j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, la raison pour laquelle ce mรฉchant mangeait un liรจvre (arnevet), et qui plus est le mangeait vivant, comme il est dit dans la Guemara de Nedarim (65a) que le roi Tsidkiyahou le vit et divulgua sa honte, voir lร -bas. En effet, il est rapportรฉ dans le Chaar ha-Guilgoulim de notre maรฎtre le Ari que celui qui faute par la relation masculine se rรฉincarne en chafan (daman) ou en liรจvre, voir lร -bas. Ainsi ce mรฉchant, par son grand attachement ร  l'impuretรฉ de cette faute, mangeait le liรจvre, destinรฉ ร  la rรฉincarnation de cette faute, alors qu'il รฉtait vivant, ce qui est une maniรจre de manger anormale.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la mishna : 'on tire au sort (halachim)'. Le mot vient de Yechaya 14,12, holech al goyim, dit du roi de Bavel. Rabba bar Rav Houna explique que Nevoukhadnetsar tirait au sort parmi les rois vaincus ; le verset 14,18 montre qu'ร  sa mort ils furent dรฉlivrรฉs de cette humiliation.

11
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื›ืœ ื™ืžื™ื• ืฉืœ ืื•ืชื• ืจืฉืข ืœื ื ืžืฆื ืฉื—ื•ืง ื‘ืคื™ ื›ืœ ื‘ืจื™ื”, ืฉื ืืžืจ: ืดื ื—ื” ืฉืงื˜ื” ื›ืœ ื”ืืจืฅ ืคืฆื—ื• ืจื ื”ืด, ืžื›ืœืœ ื“ืขื“ ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื” ืจื ื”.

Et Rabbi Yo'hanan a dit : durant tous les jours de ce mรฉchant, on ne trouva pas de rire dans la bouche d'aucune crรฉature, ainsi qu'il est dit : 'Toute la terre est en repos, tranquille, ils รฉclatent en chants' (Yechaya 14,7) ; on en dรฉduit que jusque-lร  il n'y avait pas de chant.

12
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืืกื•ืจ ืœืขืžื•ื“ ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ืื•ืชื• ืจืฉืข, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ืฉืขื™ืจื™ื ื™ืจืงื“ื• ืฉืืด.

Et Rabbi Yitshak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il est interdit de se tenir dans la maison de ce mรฉchant, ainsi qu'il est dit : 'et des dรฉmons (se'irim) y danseront' (Yechaya 13,21).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืขื™ืจื™ื ื™ืจืงื“ื• ืฉื ื•ืœื ืื ืฉื™ื ื•ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ื‘ืจื™ื•ืช ืžืกืชืœืงื™ืŸ ื”ืžื–ื™ืงื™ืŸ ื•ื ืžืฆื ืžื‘ื˜ืœ ื’ื–ื™ืจืช ื”ืžืœืš:
Et des dรฉmons y danseront : et non des hommes ; or ร  cause des hommes les mazikin (รชtres nuisibles) se retirent, et on se trouverait annuler le dรฉcret du Roi.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi : le verset dรฉcrรจte que ce lieu sera habitรฉ par les se'irim ; la prรฉsence humaine ferait fuir les mazikin et contredirait ce dรฉcret.

13
ื•ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ื™ืงืฉ ืื•ืชื• ืจืฉืข, ืœืขืฉื•ืช ืœืื•ืชื• ืฆื“ื™ืง ื›ืš, ื ืžืฉื›ื” ืขืจืœืชื• ืฉืœืฉ ืžืื•ืช ืืžื”, ื•ื”ื™ืชื” ืžื—ื–ืจืช ืขืœ ื›ืœ ื”ืžืกื™ื‘ื” ื›ื•ืœื”. ืฉื ืืžืจ: ืดืฉื‘ืขืช ืงืœื•ืŸ ืžื›ื‘ื•ื“ ืฉืชื” ื’ื ืืชื” ื•ื”ืขืจืœืด, ืขืจืœ ื‘ื’ื™ืžื˜ืจื™ื ืฉืœืฉ ืžืื•ืช ื”ื•ื™.

Et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : au moment oรน ce mรฉchant voulut faire cela ร  ce juste, son prรฉpuce s'allongea de trois cents coudรฉes et fit le tour de toute l'assemblรฉe (mesiba), ainsi qu'il est dit : 'Tu t'es rassasiรฉ de honte plus que d'honneur ; bois toi aussi et dรฉcouvre ton incirconcision (vehe-arel)' ; 'arel' vaut en guematria trois cents.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืžืกื™ื‘ื” ืžืœื›ื™ื ืฉื”ื™ื• ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื•ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืœืคื ื™ื•:
L'assemblรฉe : les rois qui รฉtaient accoudรฉs et assis devant lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ืงืฉ ืื•ืชื• ืจืฉืข ืœืขืฉื•ืช ืœืื•ืชื• ืฆื“ื™ืง ื›ืš, ื ืžืฉื›ื” ืขืจืœืชื• ืฉืœืฉ ืžืื•ืช ืืžื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœืžืกืคืจ ื›ืžื ื™ืŸ ื™ืฆืจ [300] , ื•ื›ืžื ื™ืŸ ืื•ืชื™ื•ืช 'ืงืจ' ื“ื–ื™ื•ืคื ื“ืกื˜ืจื ืื—ืจื ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ื–ื” ื“ื›ืชื‘ ืžื”ืจื“"ืฃ ื–"ืœ ื‘ืฉื ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื“ ื  ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœ ื  ืžืจื•ื“ ืขื™ื™ืŸ ืฉื, ื•ื ืจืื” ืœื™ ืœื›ืŸ ืฉื ื™ื”ื ืจืืฉื™ื”ื ืฉื•ื” ืฉื”ื•ื ื ื•"ืŸ ื”ืžื•ืจื” ืขืœ 'ื ืคื™ืœื”' ื•ืœื›ืŸ ื ืžืฉื›ื” ืฉ' ืืžื” ื›ืžื ื™ืŸ ื ืžืจื•ื“ [300] . ื•ื ืจืื” ืœื™ ื›ื™ ืจืืฉ ืฉืžื• ื ื•"ืŸ ืžื•ืจื” ืขืœ ื ืคื™ืœื” ืจืืฉื•ื ื” ืฉื ื”ืคืš ืœื‘ื”ืžื”, ื•ืื—ืจ ื ื•"ืŸ [ื  ื‘ื•ื›ื“ ื ืฆืจ] ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ , ื™ืจืžื•ื– ืขืœ ื›ื‘ื•ื“ ืฉื”ื™ื” ืœื• ืื—ืจ ื ืคื™ืœื” ื–ื• ืฉืจื›ื‘ ืขืœ ืืจื™ ื•ืงืฉืจ ืœื• ืชื ื™ืŸ ื‘ืจืืฉื•, ื•ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื“ื ื™ืืœ ื“, ืœื’) ื•ืจื‘ื• ื™ืชื™ืจื” ื”ื•ืกืคืช ืœื™. ื•ืื—ืจ ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ [ื ื‘ื•ื›ื“ ื ืฆืจ ] ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ื ืฆืจ ื™ืจืžื•ื– ืขืœ ืžืคืœืชื• ื”ืื—ืจื•ื ื”, ื“ืื—ืจ ืฉืžืช ื‘ื›"ื” ืœื—ื•ื“ืฉ ื•ื ืงื‘ืจ ื‘ื›"ื• ืœื—ื•ื“ืฉ ืื– ืื•ื™ืœ ืžืจื•ื“ืš ื‘ื ื• ื‘ื›"ื– ืœื—ื•ื“ืฉ ื”ื•ืฆื™ืื• ืžืงื‘ืจื• ืœืงื™ื™ื ืžื” ืฉื ืืžืจ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื™ื“, ื™ื˜) ื•ืืชื” ื”ืฉืœื›ืช ืžืงื‘ืจืš ื›ื ืฆืจ ื ืชืขื‘, ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืกื•ืฃ ืžืœื›ื™ื, ื•ื–ื”ื• ืจืžื– ืื•ืชื™ื•ืช ื ืฆืจ ื”ื ืฉืืจื™ื ื‘ืฉืžื• ืฉื”ื•ืฉืœืš ื›ื ืฆืจ ื ืชืขื‘.
Au moment oรน ce mรฉchant voulut faire cela ร  ce juste, son prรฉpuce s'allongea de trois cents coudรฉes. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la raison du nombre est qu'il vaut la guematria de yetser [300], et la valeur des lettres 'kar', qui dรฉsignent la falsification de la sitra a'hra (l'autre cรดtรฉ, le mal), comme le mentionne le saint Zohar. Et il me semble encore ร  ce sujet : le Maharadaf a รฉcrit au nom de notre maรฎtre le Ari que Nevoukhadnetsar รฉtait un guilgoul (rรฉincarnation) de Nimrod, voir lร -bas. Il me semble donc que leurs deux noms commencent de la mรชme faรงon, par un Noun, qui indique la 'nefila' (chute) ; c'est pourquoi (le prรฉpuce) s'allongea de trois cents coudรฉes, valeur de Nimrod [300]. Et il me semble que le Noun en tรชte de son nom indique la premiรจre chute, quand il fut changรฉ en bรชte ; aprรจs le Noun [Ne-voukhad-netsar] viennent les lettres de 'kavod' (honneur), allusion ร  l'honneur qu'il eut aprรจs cette chute, quand il montait un lion et lui attachait un serpent (tanin) sur la tรชte, comme il est dit (Daniel 4,33) : 'et une grandeur supplรฉmentaire me fut ajoutรฉe'. Aprรจs les lettres de kavod [Nevoukhad-netsar] viennent les lettres de 'netser', allusion ร  sa chute finale : aprรจs qu'il mourut le 25 du mois et fut enterrรฉ le 26, son fils Evil-Merodakh le sortit de sa tombe le 27, pour accomplir ce qui est dit (Yechaya 14,19) : 'et toi, tu as รฉtรฉ jetรฉ hors de ta tombe comme un rejeton (netser) abhorrรฉ', comme l'a รฉcrit Rachi ร  la fin de (livre des) Rois ; c'est l'allusion des lettres 'netser' restant dans son nom, lui qui fut jetรฉ comme un rejeton abhorrรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Enseignement annoncรฉ au segment 7. Le miracle a protรฉgรฉ Tsidkiyahou et couvert Nevoukhadnetsar de honte devant les rois prรฉsents. La guematria de 'arel' (ayin 70, resh 200, lamed 30) donne 300.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Guematria : 'vehe-arel' (Habakouk 2,16) = 300 Ayin 70 Resh 200 Lamed 30 70 + 200 + 30 = 300 ammot Ben Yehoyada : 300 = yetser = Nimrod (Nevoukhadnetsar serait son guilgoul).
Calcul de la guematria de 'arel'.
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ื•ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื‘ืฉืขื” ืฉื™ืจื“ ืื•ืชื• ืจืฉืข ืœื’ื™ื”ื ื ืจืขืฉื• ื›ืœ ื™ื•ืจื“ื™ ื’ื™ื”ื ื, ืืžืจื•: ืฉืžื ืœืžืฉื•ืœ ืขืœื™ื”ื ื”ื•ื ื‘ื, ืื• ืœื™ื—ืœื•ืช ื›ืžื•ืชื ื”ื•ื ื‘ื? ืฉื ืืžืจ: ืดื’ื ืืชื” ื—ื•ืœื™ืช ื›ืžื•ื ื• ืืœื™ื ื• ื ืžืฉืœืชืด, ื™ืฆืชื” ื‘ืช ืงื•ืœ ื•ืืžืจื”: ืดืžืžื™ ื ืขืžืช ืจื“ื” ื•ื”ืฉื›ื‘ื” ืืช ืขืจืœื™ืืด.

Et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : au moment oรน ce mรฉchant descendit au Guehinam, tous ceux qui รฉtaient descendus au Guehinam tremblรจrent. Ils dirent : vient-il pour rรฉgner sur eux, ou vient-il pour รชtre affaibli comme eux ?

Ainsi qu'il est dit : 'Toi aussi tu es devenu faible comme nous, tu es devenu semblable ร  nous (elenou nimchalta)' (Yechaya 14,10). Une voix cรฉleste (bat kol) sortit et dit : 'Qui surpasses-tu en agrรฉment ?

Descends et couche-toi avec les incirconcis' (Ye'hezkel 32,19).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ื ืืชื” ื—ื•ืœื™ืช ื›ืžื•ื ื• ืืœื™ื ื• ื•ื’ื•' ื‘ื™ื•ืจื“ื™ ื’ื™ื”ื ื ื›ืชื™ื‘ ื“ื›ืชื™ื‘ ืœืขื™ืœ ืžื™ื ื™ื” ืฉืื•ืœ ืžืชื—ืช ืจื’ื–ื” ืœืš ืœืงืจืืช ื‘ื•ืืš ื•ื’ื•':
Toi aussi tu es devenu faible comme nous, etc. : c'est รฉcrit au sujet de ceux qui descendent au Guehinam, car il est รฉcrit juste avant : 'le Cheol en bas s'agite pour toi, ร  la rencontre de ta venue, etc.'
ื—ื•ืœื™ืช ื›ืžื•ื ื• ืืœื™ื ื• ื ืžืฉืœืช ืœืฉื•ืŸ ืžืžืฉืœื”:
Tu es devenu faible comme nous, 'nimchalta' : terme de domination (memchala).
ื ืขืžืช ืกื‘ื•ืจ ืืชื” ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื ื•ืขื ืžืŸ ื”ืื—ืจื™ื:
Tu surpasses en agrรฉment : tu penses รชtre dans un agrรฉment supรฉrieur aux autres.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืžื ืœืžืฉืœ ืขืœื™ื ื• ื”ื•ื ื‘ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืื•ืชื ืฉืจืขืฉื• ื‘ื’ื™ื”ื ื ื‘ื‘ื•ืื• ื”ื ืื•ืชื ื”ื’ื•ื™ื™ื ืฉื”ื™ื” ืžืชืขืกืง ืขืžื”ื ื‘ืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ ืฉืžืชื• ืงื•ื“ื ืžืžื ื• ื•ื™ืจื“ื• ืœื’ื™ื”ื ื, ื•ื‘ืจืื•ืชื ืฉื‘ื ื‘ืžื—ื™ืฆืชื ืืžืจื• ืฉืžื ืœืžืฉื•ืœ ื‘ื ื‘ื ืื• ืœื™ื—ืœืฉ ื›ืžื•ืชื? ื›ื™ ื™ื“ื•ืข ืžืขื•ื‘ื“ื ื“ืื™ืชื ื‘ืกื“ืจ ืืœื™ื”ื• ื–ื•ื˜ื (ืคืจืง ื—) ืฉื”ืžืชืขืกืงื™ื ื‘ืขื‘ื™ืจื” ื–ื• ื›ืœ ืื—ื“ ื™ืœืงื˜ ืขืฆื™ื ืœืฉืจื•ืฃ ื—ื‘ื™ืจื•, ื•ื–ื” ื”ื ืฉืจืฃ ื—ื•ื–ืจ ืœืงื“ืžื•ืชื• ื•ืžืœืงื˜ ืœืฉืจื•ืฃ ืœืื•ืชื• ืฉืœื™ืงื˜ ื‘ืฉื‘ื™ืœื•, ื•ื›ืŸ ืขืœ ื–ื” ื”ื“ืจืš, ื›ื™ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื™ืฉ ื‘ื’ื™ื”ื ื ืืฉ ื›ืš ื ื’ื–ืจ ืขืœื™ื”ื ื›ื ื–ื›ืจ ืฉื, ื•ืœื›ืŸ ื’ื ืืœื• ื—ืฉื‘ื• ืฉืžื ื‘ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื›ืš ืœืขืฉื•ืช ืœื”ื ืืฉ ื•ื”ื ื™ืขืฉื• ืœื• ื’ื ื›ืŸ ืืฉ ื›ื”ืš ืขื•ื‘ื“ื.
Vient-il pour rรฉgner sur nous ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que ceux qui tremblรจrent au Guehinam ร  son arrivรฉe sont ces non-Juifs avec lesquels il pratiquait la relation masculine, morts avant lui et descendus au Guehinam. Le voyant arriver dans leur domaine, ils dirent : vient-il pour rรฉgner sur eux ou pour รชtre affaibli comme eux ? Car on sait, par le rรฉcit rapportรฉ dans le Seder Eliyahou Zouta (chapitre 8), que ceux qui pratiquent cette faute ramassent chacun du bois pour brรปler son compagnon ; celui qui est brรปlรฉ revient ร  son รฉtat premier et ramasse (du bois) pour brรปler celui qui en avait ramassรฉ pour lui, et ainsi de suite ; car bien qu'il y ait du feu au Guehinam, ainsi fut-il dรฉcrรฉtรฉ sur eux, comme il est mentionnรฉ lร -bas. C'est pourquoi ceux-ci aussi pensรจrent : peut-รชtre vient-il pour cela, pour leur faire du feu, et eux lui feront aussi du feu, selon ce rรฉcit.
๐Ÿ’ก Explication

Double lecture de nimchalta : 'tu es devenu semblable' (mechal, comparaison) ou 'tu es venu rรฉgner' (memchala). La bat kol tranche : Nevoukhadnetsar n'a aucun privilรจge au Guehinam.

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ืดืื™ืš ืฉื‘ืช ื ื•ื’ืฉ ืฉื‘ืชื” ืžื“ื”ื‘ื”ืด, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืฉื‘ืชื” ืื•ืžื” ื–ื• ืฉืืžืจื”

'Comment l'oppresseur a-t-il cessรฉ, ร  cessรฉ (la citรฉ) madhรฉva !' (Yechaya 14,4). Rav Yehouda a dit au nom de Rav : elle a cessรฉ, cette nation qui disait :

๐Ÿ’ก Explication

Le mot rare madhรฉva sera expliquรฉ au daf suivant (150a), par un jeu sur les lettres : 'mesure et apporte' (mod ve-hava).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).