Shabbat 150a โ€” Parler de ses affaires le Chabbat : dibour interdit, hirhour permis

Shabbat 150a

Sougya : L'amud achรจve l'aggada sur Nevoukhadnetsar, puis ouvre la Michna du dernier chapitre des rรจgles de la parole le Chabbat : on n'engage pas d'ouvriers, on ne demande pas ร  un autre de le faire, et on ne s'attarde pas ร  la limite du tehoum pour une chose interdite ร  dire. La Guemara รฉtablit, avec R.

Yehochoua ben Korha, que la parole (dibour) est interdite et la pensรฉe (hirhour) permise, confronte ce principe aux lois de la Torah dans un lieu impur, puis montre que les affaires de mitsva (heftsei chamayim) sont permises ร  la parole. Elle termine sur les calculs permis et interdits.

Parler ou penser le Chabbat : le fil de la sougya Principe (R. Yo'hanan, selon R. Yehochoua ben Korha) Isaie 58,13 : ve-daber davar -> dibour interdit, hirhour permis Contradiction (Rav Aha bar Rav Houna ร  Rava) R. Yo'hanan interdit de penser ร  la Torah au bain et aux toilettes : donc la pensรฉe vaut la parole ? Rรฉponse : la Torah a une exigence propre ve-haya mahanekha kadoch : le lieu doit รชtre saint, mรชme pour la pensรฉe Objection : le mรชme verset dit ervat davar (davar = parole) : seule la parole serait visรฉe ? Rรฉponse : ervat davar sert ร  la rรจgle de Rav Yehouda pas de Chema face ร  un non-Juif nu (Noah : ervat avihem) Nouvelle question : la parole est-elle interdite ? calculs de mitsva, tsedaka, affaires publiques, chidoukhim... permis Conclusion : hefatzekha (tes affaires) interdites, heftsei chamayim (affaires du Ciel) permises
Le fil de la sougya : du principe dibour/hirhour ร  la distinction entre tes affaires et celles du Ciel.
Paroles et calculs le Chabbat : interdit / permis Interdit : hefatzekha (tes affaires) Permis Engager des ouvriers, mรชme par un autre Dire explicitement : engage-moi des ouvriers Calculs utiles : dรฉpenses passรฉes ou ร  venir (qui servent encore) S'attarder ร  la limite du tehoum pour une chose interdite ร  dire Penser ร  ses affaires (hirhour) Allusion : 'viendras-tu avec moi ce soir ?' Heftsei chamayim : calculs de mitsva, tsedaka, pikouah nefech, affaires publiques Chidoukhim d'enfants, trouver un maรฎtre de lecture ou de mรฉtier Calculs 'mallakh' et 'ma bekhakh' (sans utilitรฉ pour soi)
Synthรจse pratique : ce qu'on peut dire, penser ou calculer le Chabbat.
1
ืžื“ื•ื“ ื•ื”ื‘ื. ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืฉืืžืจื” ืดืžืื“ ืžืื“ ื”ื‘ื™ื ื‘ืœื ืžื“ื”ืด.

(... la nation qui disait :) 'Mesure et apporte.' Et certains disent : (la nation) qui disait : 'Apporte beaucoup, beaucoup, sans mesure.'

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื“ื•ื“ ืžืขื•ืช ื•ื“ื™ื ืจื™ ื–ื”ื‘ ื•ื”ื‘ื:
'Mesure' : de l'argent et des dinars d'or, 'et apporte'.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉื‘ืชื” ืืžื” ื–ืืช ืฉืืžืจื”: ืžื“ื“ ื•ื”ื‘ื. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื“ืคื™ืจืฉ ืžื“ื•ื“ 'ืžืขื•ืช ื•ื“ื™ื ืจื™ ื–ื”ื‘ ื•ื”ื‘ื' ื”ื™ื›ืŸ ืžืฆื™ื ื• ื‘ืื•ืชื• ืจืฉืข ืฉื‘ืงืฉ ืžืžื•ืŸ ืžื™ืฉืจืืœ, ื•ืื ืขืœ ืฉืœืงื— ื›ืกืฃ ื•ื–ื”ื‘ ืฉืœ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ื“ื‘ืจ ื–ื” ื ืขืฉื” ืžืืœื™ื• ื•ื”ื•ื ืœื ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื›ืš, ืืœื ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื—ืจื™ื‘ ื ื˜ืœ ื›ืœ ื”ื ืžืฆื ื•ืœื ื‘ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื›ืกืฃ ื•ื–ื”ื‘, ื•ืœืžื™ ืืžืจ ืžื“ื“ ื•ื”ื‘ื? ื•ืขื•ื“ ืžื”ื• ืœืฉื•ืŸ 'ืžื“ื•ื“'? ื›ื™ ื“ื™ื ืจื™ ื›ืกืฃ ื•ื–ื”ื‘ ื”ื ื ื˜ืœื™ื ื‘ืžื ื™ืŸ ืื• ื‘ืžืฉืงืœ ื•ืœื ื‘'ืžื“ื™ื“ื”'. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื‘ืžื“ืจืฉ ืขืœ ื ื‘ื•ื–ืจืื“ืŸ ืฉืจ ื”ื—ื™ืœ ืฉืœ ื ื‘ื•ื›ื“ื ืฆืจ ืฉืœื—ื• ืœื”ื—ืจื™ื‘ ืืช ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื”ื™ื” ืงืฅ ื‘ื—ื™ื™ื• ื›ืฉืจืื” ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื›ื‘ืฉื” ื•ืจืฆื” ืœื—ื–ื•ืจ, ืขื“ ืฉืืžืจื• ืœื• ื”ืื•ื™ื‘ื™ื ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืืœ ืชื™ืจื ื›ื™ ื-ืœื”ื™ื ืฉืœ ืืœื• ื”ื•ื ื‘ืขื•ื›ืจื ื“ื—ื˜ืื• ืœื•, ื•ื–ื” ืœืš ื”ืื•ืช: ืžื“ื•ื“ ื”ื—ื•ืžื” ื”ื™ื•ื ื•ืชื—ื–ื•ืจ ื•ืชืžื“ื•ื“ ื™ื•ื ืื—ืจ ื™ื•ื, ื•ื™ืขืฉ ื›ืŸ ื•ื™ืžื“ื•ื“ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ื”ื™ื” ืจื•ืื” ืฉื ืคื—ืช ื›ืœ ื™ื•ื ืžืžื ื” ืฉื ื™ ื˜ืคื—ื™ื ืฉื ื‘ืœืขืช ื‘ืืจืฅ, ื•ืื– ืขืžื“ ืขืœ ืขื•ืžื“ื• ื•ืœื ื—ื–ืจ ืขื“ ืฉื ื›ื ืก ืœื™ืจื•ืฉืœื™ื ื•ื”ื—ืจื™ื‘ ื•ื”ืจื’ ื‘ื” ื”ืจื’ ืจื‘ ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ื›ื•ื ื” ื›ืืŸ ืœื ืงืื™ ืขืœ ืžืขื•ืช ื•ื“ื™ื ืจื™ื, ืืœื 'ืžื“ื•ื“ ื”ื—ื•ืžื” ื•ื”ื‘ื' ื—ื™ืœืš ืชื•ืš ื™ืจื•ืฉืœื™ื, ื›ื™ ืžืŸ ื”ืžื“ื™ื“ื” ืชื“ืข ืฉื”ื™ื ืžืกื•ืจื” ื‘ื™ื“ืš ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื.
A cessรฉ cette nation qui disait : 'Mesure et apporte.' On peut objecter ร  l'explication de Rachi, qui a expliquรฉ 'mesure' par 'argent et dinars d'or, et apporte' : oรน trouve-t-on que ce mรฉchant ait rรฉclamรฉ de l'argent ร  Israรซl ? Si c'est parce qu'il a pris l'argent et l'or du Temple, cela s'est fait de soi-mรชme et il ne l'avait pas visรฉ ; une fois qu'il a dรฉtruit, il a pris tout ce qui se trouvait lร , mais il n'รฉtait pas venu pour l'argent et l'or. Et ร  qui aurait-il dit 'mesure et apporte' ? De plus, que signifie le terme 'mesure' ? Les dinars d'argent et d'or se prennent au compte ou au poids, et non ร  la mesure. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que nos Maรฎtres ont dit dans le Midrach, au sujet de Nevouzaradan, chef de l'armรฉe de Nevoukhadnetsar, envoyรฉ pour dรฉtruire Jรฉrusalem, qu'il รฉtait las de sa vie quand il vit qu'il ne pouvait la conquรฉrir, et voulait repartir. Les ennemis d'Israรซl lui dirent alors : Ne crains pas, car le D.ieu de ceux-ci est contre eux, parce qu'ils ont fautรฉ envers Lui ; et voici le signe : mesure la muraille aujourd'hui, puis mesure-la de nouveau jour aprรจs jour. Il fit ainsi, la mesura chaque jour, et vit qu'elle diminuait chaque jour de deux tefahim, engloutie dans la terre. Il resta alors sur place et ne repartit pas, jusqu'ร  ce qu'il entre dans Jรฉrusalem, la dรฉtruise et y fasse un grand massacre ; voir lร -bas. D'aprรจs cela, le sens ici ne porte pas sur de l'argent et des dinars : c'est 'mesure la muraille et fais entrer' ton armรฉe dans Jรฉrusalem, car par la mesure tu sauras qu'elle t'est livrรฉe par le Ciel.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de l'aggada commencรฉe au 149b sur le verset d'Isaie 14,4 (chavat madhรฉva) : la citรฉ de Nevoukhadnetsar a cessรฉ. Le mot rare madhรฉva est lu comme meded ve-havรฉ : 'mesure et apporte', soit l'exigence de tributs en or (Rachi), ou 'apporte sans mesure'.

Le Ben Yehoyada propose une autre lecture : 'mesure' renvoie ร  la muraille de Jรฉrusalem que Nevouzaradan mesurait chaque jour, signe que la ville lui รฉtait livrรฉe.

2
ืดื•ืจื‘ื• ื™ืชื™ืจื” ื”ื•ืกืคืช ืœื™ืด, ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืจ ืื‘ื: ืžืœืžื“ ืฉืจื›ื‘ ืขืœ ืืจื™ ื–ื›ืจ, ื•ืงืฉืจ ืชื ื™ืŸ ื‘ืจืืฉื•, ืœืงื™ื™ื ืžื” ืฉื ืืžืจ: ืดื•ื’ื ืืช ื—ื™ืช ื”ืฉื“ื” ื ืชืชื™ ืœื• ืœืขื‘ื“ื•ืด.

'Et une grandeur supplรฉmentaire m'a รฉtรฉ ajoutรฉe' (Daniel 4,33) : Rav Yehouda a dit au nom de Rav Yirmeya bar Abba : cela enseigne qu'il chevauchait un lion mรขle et attachait un serpent (tanin) ร  sa tรชte, pour accomplir ce qui est dit : 'Et mรชme les bรชtes des champs, Je les lui ai donnรฉes pour le servir' (Jรฉrรฉmie 27,6).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืจื‘ื• ื™ืชื™ืจื” ื”ื•ืกืคืช ืœื™ ืœืื—ืจ ืฉื”ื™ื” ื–' ืฉื ื™ื ื‘ื”ืžื” ื•ื—ื–ืจ ืœืžืœื›ื•ืชื• ื”ื™ื” ืžืฉืชื‘ื— ื›ืŸ ื•ืžื”ื• ื”ืชื•ืกืคืช ืฉืงืฉืจ ืชื ื™ืŸ ื’ื“ื•ืœ ื ื—ืฉ ื’ื“ื•ืœ ื‘ืจืืฉื• ืฉืœ ืืจื™ ื›ืžื™ืŸ ืืคืกืจ:
'Et une grandeur supplรฉmentaire m'a รฉtรฉ ajoutรฉe' : aprรจs avoir รฉtรฉ sept ans une bรชte et รชtre revenu ร  sa royautรฉ, il se vantait ainsi. Et quel est l'ajout ? Qu'il attachait un grand tanin, un grand serpent, ร  la tรชte du lion, comme une sorte de licou.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืœืžื“, ืฉืจื›ื‘ ืขืœ ืืจื™ ื–ื›ืจ, ื•ืงืฉืจ ืชื ื™ืŸ ื‘ืจืืฉื•. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื˜ืขื ื“ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื•ื ื‘ื ืžื‘ืช ืžืœื›ืช ืฉื‘ื, ืฉื‘ื ืขืœื™ื” ืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ื•ื”ื•ืœื™ื“ื” ื‘ืช ื•ื–ื” ื™ืฆื ืžื‘ื™ืชื”, ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื ื”ื—ืจื™ื‘ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืฉื‘ื ื” ืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ืœืงื™ื™ื ืžื” ืฉื ืืžืจ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ืžื˜, ื™ื–) ืžื”ืจืกื™ืš ื•ืžื—ืจื‘ื™ืš ืžืžืš ื™ืฆืื•, ื•ืœื›ืŸ ื”ื™ื” ืื•ื”ื‘ ืืช ื™ืจืžื™ื” ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœ ืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ืฉืœื›ืŸ ื ื—ืจื‘ ื”ื‘ื™ืช ื‘ื™ืžื™ื•. ื•ื‘ื–ื” ืžื•ื‘ืŸ ื”ื˜ืขื ืฉืจื›ื‘ ืขืœ ืืจื™ื” ื–ื›ืจ , ื›ื™ ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื‘ืช ืฉื™ืฆืื” ืžืฉืœืžื” ื”ืžืœืš ืข"ื” ื•ื›ืœ ืžืœื›ื™ ื‘ื™ืช ื“ื•ื“ ื ืงืจืื™ื ื‘ืฉื ืืจื™ื” ืขืœ ืฉื ื™ื”ื•ื“ื” ืจืืฉ ื”ืฉื‘ื˜ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” (ื‘ืจืืฉื™ืช ืžื˜, ื˜) ื’ื•ืจ ืืจื™ื” ื™ื”ื•ื“ื”, ื•ืœื›ืš ื’ื ืื•ืชื• ืจืฉืข ืงืจืื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืืจื™ื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ืจืžื™ื”ื• ื“, ื–) ืขืœื” ืืจื™ื” ืžืกื‘ื›ื•, ื•ืงืฉืจ ืชื ื™ืŸ ื‘ืจืืฉื• ื›ื™ ื”ื™ื” ืžืกื˜ืจื ื“ื ื—ืฉ ื•ื”ื™ื” ื›ืœ ืชื•ืงืคื• ื‘ืงืœื™ืคืช ื”ืจืืฉ, ืœื›ืŸ ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” (ื“ื ื™ืืœ ื‘, ืœื—) ืื ืช ื”ื•ื ืจืืฉื” ื“ื™ ื“ื”ื‘ื, ื•ืขื™ื™ืŸ ื‘ืฉืขืจ ื˜ืขืžื™ ื”ืžืฆื•ืช ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืคืจืฉืช ืจืื” ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ืฉืœ ืงืœื™ืคืช ื”ืจืืฉ ื‘ืžืœื›ื•ืช ื‘ื‘ืœ ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฉื™ืฉ ืจืžื– ืœืืจื™ ื•ื ื—ืฉ ื‘ืžื” ืฉื ืืžืจ (ื“ื ื™ืืœ ื“, ืœื’) ื•ืจื‘ื• ื™ืชื™ืจื”, ื“ืชื™ื‘ืช 'ื™ืชื™ืจื”' [625] ืขื•ืœื” ืžืกืคืจ ื›ื— ืืจื™ ื›ื— ื ื—ืฉ [625] ื‘ื“ืงื“ื•ืง. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ืืจื™ ืชื ื™ืŸ [721] ืขื ื”ื›ื•ืœืœ ืžืกืคืจ ื—ื™ืช ื”ืฉื“ื” [732] ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื™ืจืžื™ื”ื• ื›ื–, ื•) ื—ื™ืช ื”ืฉื“ื” ื ืชืชื™ ืœื• ืœืขื‘ื“ื•.
Cela enseigne qu'il chevauchait un lion mรขle et attachait un serpent ร  sa tรชte. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la raison est la suivante : on sait qu'il descendait de la fille de la reine de Saba, ร  qui le roi Chelomo s'รฉtait uni et qui enfanta une fille ; et lui est issu de sa maison. C'est pourquoi il a dรฉtruit le Temple que le roi Chelomo avait bรขti, pour accomplir ce qui est dit (Isaie 49,17) : 'Tes destructeurs et tes dรฉvastateurs sortiront de toi.' C'est aussi pourquoi il aimait le prophรจte Yirmeyahou, qui รฉtait un guilgoul (rรฉincarnation) du roi Chelomo ; c'est pourquoi le Temple fut dรฉtruit en ses jours. Par lร  on comprend pourquoi il chevauchait un lion mรขle : il รฉtait issu de la fille issue du roi Chelomo, et tous les rois de la maison de David sont appelรฉs 'lion', d'aprรจs Yehouda, tรชte de la tribu, dont il est รฉcrit (Berechit 49,9) : 'Jeune lion, Yehouda.' C'est pourquoi le verset appelle aussi ce mรฉchant 'lion', comme il est รฉcrit (Jรฉrรฉmie 4,7) : 'Le lion est montรฉ de son fourrรฉ.' Et il attachait un serpent ร  sa tรชte, car il รฉtait du cรดtรฉ (sitra) du serpent, et toute sa force rรฉsidait dans la klipa (รฉcorce, force impure) de la tรชte ; c'est pourquoi il est รฉcrit ร  son sujet (Daniel 2,38) : 'Tu es la tรชte d'or.' Voir le Chaar Taamei ha-Mitsvot de notre maรฎtre le Ari, paracha Reeh, sur ce sujet de la klipa de la tรชte dans le royaume de Bavel ; voir lร -bas. Il me semble aussi, avec l'aide du Ciel, qu'il y a une allusion au lion et au serpent dans ce qui est dit (Daniel 4,33) 've-ravou yetira' : le mot 'yetira' (625) a exactement la valeur numรฉrique de 'koah ari koah nahach' (force du lion, force du serpent) (625). Ou bien on comprendra 'ari tanin' (721), avec le kolel, comme la valeur de 'hayat ha-sadรฉ' (732), ainsi qu'il est dit (Jรฉrรฉmie 27,6) : 'les bรชtes des champs, Je les lui ai donnรฉes pour le servir.'
๐Ÿ’ก Explication

Derniรจre piรจce de l'aggada : la 'grandeur ajoutรฉe' que Nevoukhadnetsar revendique aprรจs ses sept annรฉes de folie est sa domination sur les bรชtes sauvages, qui accomplit Jรฉrรฉmie 27,6.

3
ืžืชื ื™ืณ ืœื ื™ืฉื›ื•ืจ ืื“ื ืคื•ืขืœื™ื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืœื ื™ืืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืœืฉื›ื•ืจ ืœื• ืคื•ืขืœื™ื. ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืœื• ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช, ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ืœืฉืžื•ืจ, ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื•. ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ: ื›ืœ ืฉืื ื™ ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• โ€” ืจืฉืื™ ืื ื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื•.

MICHNA. On n'engagera pas d'ouvriers le Chabbat.

Et on ne dira pas ร  son prochain de nous engager des ouvriers. On ne s'attarde pas jusqu'ร  la tombรฉe de la nuit ร  la limite du tehoum (la limite de dรฉplacement du Chabbat) pour engager des ouvriers ou rapporter des fruits ; mais on peut s'y attarder jusqu'ร  la nuit pour garder (ses fruits), et il rapporte des fruits dans sa main.

Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit de m'attarder jusqu'ร  la nuit ร  son sujet.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืžืชื ื™' ืœื ื™ืฉื›ื•ืจ ืื“ื ืคื•ืขืœื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื ื—, ื™ื’) ืžืžืฆื•ื ื—ืคืฆืš:
On n'engagera pas d'ouvriers : car il est รฉcrit (Isaie 58,13) : 'en ne trouvant pas ton affaire'.
ื•ืœื ื™ืืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื›ื•' ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ืคืฉื™ื˜ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื ืืกื•ืจ ื—ื‘ื™ืจื• ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื“ื”ื ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื ื•ื”ืฉื•ืœื—ื• ืขื•ื‘ืจ ืžืฉื•ื ืœืคื ื™ ืขื•ืจ ืœื ืชืชืŸ ืžื›ืฉื•ืœ:
Et on ne dira pas ร  son prochain, etc. : dans la Guemara on objecte : c'est รฉvident ! Puisque lui est interdit, son prochain aussi est interdit, car il est juif ; et celui qui l'envoie transgresse 'devant un aveugle ne mets pas d'obstacle'.
ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืงืจื‘ ืขืฆืžื• ื‘ืฉื‘ืช ืขื“ ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ื•ืœื”ื—ืฉื™ืš ืฉื ืฉื™ื”ื ืงืจื•ื‘ ืœืžืงื•ื ื”ืคื•ืขืœื™ื ืื• ืœืคืจื“ืก ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื“ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืชื• ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื•:
On ne s'attarde pas ร  la limite du tehoum : se rapprocher le Chabbat jusqu'au bout du tehoum et y attendre la nuit, pour รชtre prรจs du lieu des ouvriers ou du verger afin de rapporter des fruits ; car toute chose qu'il est interdit de faire le Chabbat, il est interdit d'attendre la nuit pour elle.
ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ืœื”ื™ื•ืช ืงืจื•ื‘ ืœืฆืืช ืœืฉืžื•ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ื•ื–ื” ื“ื‘ืจ ื”ืžื•ืชืจ ื‘ืฉื‘ืช ืœืฉืžื•ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืื ื”ื™ื• ื‘ืชื•ืš ืชื—ื•ืžื•:
Mais il s'attarde jusqu'ร  la nuit : pour รชtre prรจs de sortir garder ses fruits ; c'est une chose permise le Chabbat, garder ses fruits, s'ils รฉtaient ร  l'intรฉrieur de son tehoum.
ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื™ืงืจ ืžื—ืฉื‘ืชื• ืœื ื”ื™ื” ืœื›ืš:
Et il rapporte des fruits dans sa main : puisque son intention principale n'รฉtait pas pour cela.
ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื ื•ืชืŸ ื”ื™ื” ื›ืœืœ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืœืงืžื™ื” ืžืคืจืฉ ืœืืชื•ื™ื™ ืžืื™:
Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle : il donnait une rรจgle en cette matiรจre, pour inclure d'autres choses semblables ; et plus loin (la Guemara) explique ce qu'elle vient inclure.
ื›ืœ ืฉืื ื™ ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืฉืื ื™ ืจืฉืื™ ืœืื•ืžืจื• ืœื—ื‘ื™ืจื• ืื• ืœื ื›ืจื™ ื‘ืฉื‘ืช ืœืขืฉื•ืช ืœืžื•ืฆืื™ ืฉื‘ืช ืจืฉืื™ ืื ื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื•:
Tout ce que j'ai le droit de dire : ce que j'ai le droit de dire ร  mon prochain ou ร  un non-Juif le Chabbat, de faire ร  l'issue du Chabbat, j'ai le droit d'attendre la nuit (ร  la limite) pour cela.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื”ืฉืชื ืžืฉืžืข ื“ื•ืงื ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืื‘ืœ ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™' ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•' ื•ืงืฉื” ืœืจื‘ื™ ื“ื‘ืกื•ืฃ ืค' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœ"ื—:) ืชื ื™ื ืœื ื™ื”ืœืš ืื“ื ืœืชื•ืš ืฉื“ื”ื• ืœื™ื“ืข ืžื” ืฆืจื™ื›ื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ืœื ื™ื˜ื™ื™ืœ ืื“ื ืขืœ ืคืชื— ืžื“ื™ื ื” ื›ื“ื™ ืฉื™ื›ื ืก ืœืžืจื—ืฅ ืžื™ื“ ื•ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ื“ื”ืชื ืžื™ื ื›ืจื ืžื™ืœืชื ื“ืื™ื ื• ืžื˜ื™ื™ืœ ืืœื ืœื™ื›ื ืก ืœืžืจื—ืฅ ืžื™ื“ ืื—ืจ ื”ืฉื‘ืช ืฉืขืœ ืคืชื— ืžื“ื™ื ื” ืจื’ื™ืœื™ื ืœื”ื™ื•ืช ืžืจื—ืฆืื•ืช ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืค"ืง ื“ืžื’ื™ืœื” (ื“ืฃ ื•:) ื”' ืžืื•ืช ืžืขืœื•ืช ืขืฉืŸ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ืื™ืŸ ื”ื•ื›ื—ื” ื›"ื› ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ื”ืžื—ืฉื™ืš ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื•ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืžืฉื ื™ ื”ืชื. ืž"ืจ:
Et on ne s'attarde pas ร  la limite du tehoum pour engager des ouvriers et rapporter des fruits : maintenant il en ressort : seulement ร  la limite du tehoum ; mais ร  l'intรฉrieur du tehoum, on peut attendre la nuit pour engager des ouvriers et rapporter des fruits. Et c'est difficile pour mon maรฎtre, car ร  la fin du chapitre Bekhol Mearvin (Erouvin 38b) il est enseignรฉ : 'On ne marchera pas dans son champ pour savoir ce dont il a besoin ; de mรชme, on ne se promรจnera pas ร  l'entrรฉe de la ville pour entrer au bain aussitรดt.' Mon maรฎtre dit : lร -bas, la chose est reconnaissable, qu'il ne se promรจne que pour entrer au bain aussitรดt aprรจs le Chabbat, car ร  l'entrรฉe de la ville se trouvent habituellement les bains, comme on dit au premier chapitre de Meguila (6b) : cinq cents montรฉes de fumรฉe hors de la muraille. Mais ici, ร  l'intรฉrieur du tehoum, il n'y a pas une telle รฉvidence chez celui qui attend la nuit pour engager des ouvriers et rapporter des fruits ; et c'est de cette maniรจre qu'on rรฉpond lร -bas. (Mori Rabbi.)
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืœื ื™ืฉื›ื•ืจ ืื“ื ืคื•ืขืœื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ื™ืืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืœืฉื›ื•ืจ ืœื• ืคื•ืขืœื™ื. ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช. ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ืœืฉืžื•ืจ ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื•. ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื›ืœ ืฉืื ื™ ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืจืฉืื™ ืื ื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื•:
Michna : on n'engagera pas d'ouvriers le Chabbat, et on ne dira pas ร  son prochain de nous engager des ouvriers. On ne s'attarde pas jusqu'ร  la nuit (ร  la limite) pour engager des ouvriers et rapporter des fruits ; mais on s'attarde jusqu'ร  la nuit pour garder, et on rapporte des fruits dans sa main. Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle : tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit de m'attarder jusqu'ร  la nuit ร  son sujet.
๐Ÿ’ก Explication

Ouverture du chapitre Mahchikhin (le dernier de Chabbat, 23e). Trois interdits : engager des ouvriers, le demander ร  un autre, et la hahchakha : aller le Chabbat jusqu'au bord du tehoum (2000 coudรฉes) pour y attendre la nuit et partir aussitรดt faire une chose interdite le Chabbat.

La source est Isaie 58,13 (mimetso hefetskha). Garder ses fruits est permis le Chabbat dans son tehoum, donc on peut attendre la nuit pour cela ; les fruits rapportรฉs au passage sont permis car ils n'รฉtaient pas le but (Rachi). Abba Chaoul gรฉnรฉralise : on peut attendre la nuit pour tout ce qu'on peut dire le Chabbat.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
S'attarder ร  la limite du tehoum jusqu'ร  la nuit : dans quel but ? Mahchikh al ha-tehoum (attendre la nuit au bord de la limite) Engager des ouvriers Interdit Rapporter des fruits (but initial) Interdit Garder ses fruits Permis et rapporte des fruits en main Kelal d'Abba Chaoul : ce que je peux dire le Chabbat, je peux attendre la nuit ร  la limite pour le faire
La hahchakha : le but de l'attente au bord du tehoum dรฉcide de l'interdit.
4
ื’ืžืณ ืคืฉื™ื˜ื ืžืื™ ืฉื ื ื”ื•ื ื•ืžืื™ ืฉื ื ื—ื‘ื™ืจื•? ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื—ื‘ืจ ื’ื•ื™. ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ืืฉื™: ืืžื™ืจื” ืœื’ื•ื™ ืฉื‘ื•ืช!

GUEMARA. C'est รฉvident !

Quelle diffรฉrence entre lui et son prochain ? Rav Papa a dit : 'son prochain' dรฉsigne un non-Juif.

Rav Achi objecte : dire ร  un non-Juif (de faire un travail) est un chevout (interdit rabbinique) !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืžืื™ ืฉื ื ื›ื•' ื•ืคืฉื™ื˜ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืžืจ ืœื ื™ืฉื›ื•ืจ ื”"ื” ืœื ื™ืืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื“ื”ื ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื ื›ืžื•ืชื• ื•ืœื ืžืฆื™ ืœืื•ื’ืจื™ื ื”ื•:
Quelle diffรฉrence, etc. : il est รฉvident que, puisqu'on a dit 'il n'engagera pas', il en va de mรชme 'il ne dira pas ร  son prochain', car celui-ci est juif comme lui et ne peut pas les engager.
ืืžื™ืจื” ืœื ื›ืจื™ ืฉื‘ื•ืช ื•ื›ื‘ืจ ืกืชืžื” ืจื‘ื™ ืœืžืชื ื™' ื ื›ืจื™ ืฉื‘ื ืœื›ื‘ื•ืช ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ืœื• ื›ื‘ื”:
Dire ร  un non-Juif est un chevout : et Rabbi a dรฉjร  fixรฉ la Michna sans nom d'auteur : 'Un non-Juif venu รฉteindre, on ne lui dit pas : รฉteins.'
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืœื™ ื”ื•ื ื•ืžื” ืœื™ ื—ื‘ื™ืจื• ื•ืื ืชืืžืจ ื•ื ื™ืžื ื“ื—ื‘ื™ืจื• ื”ื™ื™ื ื• ื“ืืžืจ ืœื™ื” ืฉื›ื•ืจ ืœื™ ืคื•ืขืœื™ื ืœืžื—ืจ ื•ื™"ืœ ื“ื"ื› ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื—ื‘ื™ืจื• ืืคื™' ื”ื•ื ื ืžื™ ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ืืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ืœืžื—ืจ ื“ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืžื•ืชืจ ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœืš ื”ื ืœืื• ื”ื›ื™ ืœื:
Quelle diffรฉrence entre lui et son prochain : et si tu dis : disons que 'son prochain' signifie qu'il lui dit : 'Engage-moi des ouvriers pour demain' ? On peut rรฉpondre : s'il en รฉtait ainsi, pourquoi parler prรฉcisรฉment de son prochain ? Mรชme lui ne peut pas dire : 'J'engagerai des ouvriers demain' ; car Rav Yehouda n'a dit au nom de Chmouel : 'Il est permis de dire ร  son prochain : je vais demain ร  telle ville' que parce que, s'il y a des bourganin (postes de garde), il y va ; sans cela, non.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara s'รฉtonne de la redondance : si moi je ne peux pas engager, un autre Juif non plus. Rav Papa propose que 'son prochain' soit un non-Juif. Rav Achi rejette : amira le-nokhri (demander ร  un non-Juif) est dรฉjร  un chevout connu ; la Michna n'avait pas besoin de l'enseigner.

5
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ื—ื‘ื™ืจื• ื™ืฉืจืืœ, ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ: ืœื ื™ืืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืดืฉื›ื•ืจ ืœื™ ืคื•ืขืœื™ืืด, ืื‘ืœ ืื•ืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืดื”ื ืจืื” ืฉืชืขืžื•ื“ ืขืžื™ ืœืขืจื‘?ืด ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžื ื™ โ€” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื”. ื“ืชื ื™ื: ืœื ื™ืืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืดื”ื ืจืื” ืฉืชืขืžื•ื“ ืขืžื™ ืœืขืจื‘ืด. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ืื•ืžืจ: ืื•ืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืดื”ื ืจืื” ืฉืชืขืžื•ื“ ืขืžื™ ืœืขืจื‘ืด.

Rav Achi a donc dit : tu peux mรชme dire que 'son prochain' est un Juif ; (la Michna) vient nous apprendre ceci : on ne dira pas ร  son prochain : 'Engage-moi des ouvriers', mais on peut dire ร  son prochain : 'Crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?' Et de qui est notre Michna ? De R.

Yehochoua ben Korha, car il est enseignรฉ (dans une baraita) : on ne dira pas ร  son prochain : 'Crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?' R. Yehochoua ben Korha dit : on peut dire ร  son prochain : 'Crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?'

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ืงืž"ืœ ืžืฉื ื” ื™ืชื™ืจื” ื‘ื”ื“ื™ื ื”ื•ื ื“ืœื ืœื™ืžื ืœื™ื” ืื‘ืœ ืกืชืžื ืฉืจื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ:
Elle vient nous apprendre : la Michna est superflue ; (elle enseigne) qu'on ne lui dise pas explicitement, mais qu'il lui est permis de le dire de maniรจre indรฉterminรฉe.
ื”ื ืจืื” ืขื›ืฉื™ื• ื ืจืื” ืื ืชืขืžื•ื“ ืขืžื™ ืœืขืจื‘ ืื ืชื‘ื ืืœื™ ืœื›ืฉืชื—ืฉืš ื•ืฉื ื™ื”ื ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืฉืขืœ ืžื ืช ืœืฉื•ื›ืจื• ืœืคืขื•ืœืชื• ื”ื•ื ืžื–ื”ื™ืจื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืคืจืฉ ื‘ื”ื“ื™ื ืฉืจื™ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื ืœืงืžืŸ ื“ื‘ื•ืจ ืืกื•ืจ ื”ืจื”ื•ืจ ืžื•ืชืจ:
'Crois-tu' : vois maintenant si tu te tiendras avec moi ce soir, si tu viendras chez moi ร  la tombรฉe de la nuit ; et tous deux savent qu'il l'en avertit afin de l'engager pour son travail. Puisqu'il ne le prรฉcise pas explicitement, c'est permis, comme on en explique la raison plus loin : la parole est interdite, la pensรฉe est permise.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื”ื™ื ื™ืฉ ืžืคืจืฉ ื“ืจ"ืข ืงืจื•ื™ ืงืจื—ื” ืฉื”ื™ื” ืงืจื— ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ื ื—. ื•ืฉื) ืืžืจ ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ื›ืœ ื—ื›ืžื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื•ืžื™ืŸ ืœืคื ื™ ื›ืงืœื™ืคืช ื”ืฉื•ื ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืงืจื— ื”ื–ื” ื•ืื•ืžืจ ืฉื–ื” ื”ื™ื” ืจ"ืข ื•ื”ื™ื” ืœื• ื‘ืŸ ืฉืฉืžื• ื™ื”ื•ืฉืข ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืฉื‘ื•ืขื•ืช ื"ืœ ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื ื• ืฉืœ ืจ"ืข ืœืจ"ืข ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ืžื” ืฉืงืจืื• ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืœืจ"ืข ืงืจื— ื‘ื‘ื“ื™ื—ื•ืชื ื‘ืขืœืžื ืื™ืŸ ืœื ื• ืœืงืจื•ืชื• ื›ืŸ ื›ืœ ืฉืขื” ื“ืœืฉื•ืŸ ื’ื ื•ืช ื”ื•ื ืฉื ื' ืขืœื” ืงืจื— ืขืœื” ืงืจื— (ืžืœื›ื™ื ื‘ ื‘ืณ:ื›ืดื’) ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื ื‘.) ืืžืจ ืœื™ื” ื”ื”ื•ื ืฆื“ื•ืงื™ ืœืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ืžื”ื›ื ืœืงืจื—ื™ื ืื” ื›ืžื” ื”ื•ื™ ื”ืจื™ ืฉื”ื™ื” ืžื’ื ื” ืื•ืชื• ืขืœ ืฉื”ื™ื” ืงืจื— ื•ืขื•ื“ ืืžืจื™' ื‘ืžื’ื™ืœื” ืคืจืง ื‘ืชืจื (ื“ืฃ ื›ื—.) ืฉืืœ ืจื‘ื™ ืืช ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื‘ืžื” ื”ืืจื›ืช ื™ืžื™ื ื›ื•' ื"ืœ ืจื‘ื™ ื‘ืจื›ื ื™ ื"ืœ ื™ื”ื™ ืจืฆื•ืŸ ืฉืชื’ื™ืข ืœื—ืฆื™ ื™ืžื™ ื•ืื™ ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื‘ื ื• ืฉืœ ืจ"ืข ื•ื”ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืœื ื ืฉื ืจ"ืข ื‘ืช ื›ืœื‘ื ืฉื‘ื•ืข ืขื“ ืฉืงื™ื‘ืœ ืขืœื™ื• ืœืขืกื•ืง ื‘ืชื•ืจื” ื•ืื– ื”ื™ื” ื‘ืŸ ืž' ื“ืชื ื™ื ื‘ืกื•ืฃ ืกืคืจื™ ืž' ืฉื ื” ืฉื™ืžืฉ ืช"ื— ืž' ืฉื ื” ืคื™ืจื ืก ืืช ื™ืฉืจืืœ ื•ื›ืœ ื™ืžื™ื• ืง"ื› ืฉื ื™ื ื•ืืžืจื™' ื‘ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ ืคืจืง ื‘ืชืจื (ื“ืฃ ืขื‘.) ืขื“ ืฉืœื ืžืช ืจ"ืข ื ื•ืœื“ ืจื‘ื™ ื•ืืคื™ืœื• ื ื•ืœื“ ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืฉื ื” ืจืืฉื•ื ื” ืฉื ืฉืื” ืœื ื ืฉืืจ ื›ื™ ืื ืค' ืฉื ื™ื ืžืจ"ืข ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ื™ืจืš ืืช ืจื‘ื™ ื”ื™ื” ื‘ืŸ ืง"ืž ืฉื ื™ื ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ืฉื‘ืคื—ื•ืช ืžืข' ืฉื ื” ืœื ื”ื™ื” ืžื‘ืจื›ื• ื•ืื– ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ื‘ืŸ ืก' ื•ื"ื› ืœื ื”ื™ื” ืžื‘ืจื›ื• ืจืง ืžื™' ืฉื ื™ื ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืฉืœื ื ืฉืื” ืขื“ ืฉืขืกืง ื‘ื™ ืจื‘ ืชืจื™ ืกืจื™ ื•ืชืจื™ ืกืจื™ ืฉื ื™ืŸ ื ืžืฆื ื›ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื‘ืŸ ืง"ืž ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ืชืจ ืžื—ืฆื™ ื™ืžื™ื• ืœื›ืš ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ืœื ืจ"ืข ื”ื™ื” ืืœื ืื™ื ื™ืฉ ืื—ืจื™ื ื ื”ื™ื” ืฉืฉืžื• ืงืจื—ื” ื•ืงืจื—ื” ื”ื•ื ืฉื ืื“ื ื›ืžื• ืงืจื— ื•ื ื•ืœื“ ื”ืจื‘ื” ืงื•ื“ื ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื ื• ืฉืœ ืจ"ืข. ืž"ืจ:
C'est R. Yehochoua ben Korha : certains expliquent que R. Akiva รฉtait appelรฉ Korha parce qu'il รฉtait chauve (kereah), comme il est enseignรฉ au dernier chapitre de Bekhorot (58a) : Ben Azzai a dit : tous les sages d'Israรซl sont devant moi comme une pelure d'ail, sauf ce chauve-lร  ; et on dit que c'รฉtait R. Akiva ; et il avait un fils nommรฉ Yehochoua, comme on dit au premier chapitre de Chevouot : R. Yehochoua, fils de R. Akiva, dit ร  R. Akiva. Mais Rabbenou Tam ne l'admet pas : que Ben Azzai ait appelรฉ R. Akiva 'chauve' par simple plaisanterie ne nous autorise pas ร  l'appeler ainsi en tout temps, car c'est un terme de dรฉnigrement, comme il est dit : 'Monte, chauve ! Monte, chauve !' (II Rois 2,23) ; et on dit aussi plus loin (Chabbat 152a) : un certain Tsadouki dit ร  R. Yehochoua ben Korha : 'D'ici ร  Karhina (le pays des chauves), combien y a-t-il ?', ce qui montre qu'il le dรฉnigrait parce qu'il รฉtait chauve. De plus, on dit au dernier chapitre de Meguila (28a) : Rabbi demanda ร  R. Yehochoua ben Korha : par quel mรฉrite as-tu prolongรฉ tes jours ? etc. Il lui dit : bรฉnis-moi. Il lui dit : qu'il soit Ta volontรฉ que tu atteignes la moitiรฉ de mes jours. Or si R. Yehochoua ben Korha รฉtait le fils de R. Akiva : nous tenons que R. Akiva n'a รฉpouse la fille de Kalba Savoua qu'aprรจs avoir pris sur lui d'รฉtudier la Torah, et il avait alors quarante ans, comme il est enseignรฉ ร  la fin du Sifri : quarante ans il servit les sages, quarante ans il dirigea Israรซl, et tous ses jours furent de cent vingt ans ; et on dit au dernier chapitre de Kiddouchin (72a) : avant la mort de R. Akiva naquit Rabbi. Mรชme si R. Yehochoua est nรฉ la premiรจre annรฉe de son mariage, il ne restait que quatre-vingts ans ร  R. Akiva ; et R. Yehochoua, au moment oรน il bรฉnit Rabbi, avait au moins cent quarante ans, car ร  moins de soixante-dix ans il ne l'aurait pas bรฉni ainsi ; Rabbi avait alors au moins soixante ans, et il ne l'aurait donc bรฉni que pour dix ans. De plus, il semble qu'il ne l'รฉpousa qu'aprรจs avoir รฉtudiรฉ ร  la maison d'รฉtude douze ans et douze ans ; il se trouve donc que lorsque R. Yehochoua ben Korha avait cent quarante ans, Rabbi avait plus de la moitiรฉ de ses jours. C'est pourquoi Rabbenou Tam estime que ce n'รฉtait pas R. Akiva, mais un autre homme nommรฉ Korha, car Korha est un nom de personne comme Korah, et qu'il naquit bien avant R. Yehochoua, fils de R. Akiva. (Mori Rabbi.)
ืื•ืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ื”ื ืจืื” ืฉืชืขืžื•ื“ ืขืžื™ ืœืขืจื‘ ื™"ื ื“ื“ื•ื•ืงื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืื‘ืœ ืœื ื›ืจื™ ืืกื•ืจ ืœืคื™ ืฉื”ื•ื [ืขื•ืฉื”] ืœื“ืขืช ืื•ืชื” [ืืžื™ืจื”] ื•ืื™ื ื• ื ืจืื” ื“ื”ื ืฉืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ื”ื›ื ืžืฉื•' ื“ื“ื‘ื•ืจ ืืกื•ืจ ื•ื”ืจื”ื•ืจ ืžื•ืชืจ [ื"ื›] ืœ"ืฉ ื ื›ืจื™ ืœ"ืฉ ื™ืฉืจืืœ. ืž"ืจ:
On peut dire ร  son prochain : 'Crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?' : certains disent : seulement ร  son prochain (juif), mais ร  un non-Juif c'est interdit, parce qu'il agit sur la base de cette parole. Cela ne paraรฎt pas juste : puisqu'on le permet ici parce que la parole est interdite et la pensรฉe permise, il n'y a pas de diffรฉrence entre un non-Juif et un Juif. (Mori Rabbi.)
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi lit la Michna par sa prรฉcision : c'est la demande explicite qui est interdite. Une allusion ('crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?') reste permise, mรชme si les deux comprennent qu'il s'agit d'une embauche. C'est la position de R. Yehochoua ben Korha, contre le Tanna kamma de la baraita.

Tossefot discute l'identitรฉ de Korha : Rabbenou Tam refuse d'y voir R. Akiva, pour des raisons de respect et de chronologie.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
'Crois-tu que tu seras avec moi ce soir ?' le Chabbat Tanna kamma (baraita) R. Yehochoua ben Korha Interdit l'allusion reste une parole d'affaires Permis seule la demande explicite est interdite Source : Isaie 58,13 ve-daber davar dibour interdit, hirhour permis Halakha selon R. Yehochoua ben Korha (Rabba bar bar Hana au nom de R. Yo'hanan) et la Michna (selon Rav Achi) suit son avis
La mahloket sur l'allusion d'embauche et la halakha.
6
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื”. ื•ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืžืžืฆื•ื ื—ืคืฆืš ื•ื“ื‘ืจ ื“ื‘ืจืด. ื“ื™ื‘ื•ืจ โ€” ืืกื•ืจ, ื”ืจื”ื•ืจ โ€” ืžื•ืชืจ.

Rabba bar bar Hana a dit au nom de R. Yo'hanan : la halakha est selon R.

Yehochoua ben Korha. Et Rabba bar bar Hana a dit au nom de R.

Yo'hanan : quelle est la raison de R. Yehochoua ben Korha ?

Car il est รฉcrit : 'En ne trouvant pas ton affaire et en ne disant pas de parole' (Isaie 58,13) : la parole (dibour) est interdite, la pensรฉe (hirhour) est permise.

๐Ÿ’ก Explication

Le verset vise ve-daber davar : c'est l'acte de parler qui est interdit. Penser ร  ses affaires (hirhour) est permis. L'allusion, qui n'รฉnonce pas l'affaire, reste du cรดtรฉ permis.

7
ืจืžื™ ืœื™ื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืจื‘ื: ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื™ื‘ื•ืจ ืืกื•ืจ ื”ืจื”ื•ืจ ืžื•ืชืจ โ€” ืืœืžื ื”ืจื”ื•ืจ ืœืื• ื›ื“ื™ื‘ื•ืจ ื“ืžื™? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืžื•ืชืจ ืœื”ืจื”ืจ, ื—ื•ืฅ ืžื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื•ืžื‘ื™ืช ื”ื›ืกื! ืฉืื ื™ ื”ืชื, ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืดื•ื”ื™ื” ืžื—ื ื™ืš ืงื“ื•ืฉืด, ื•ืœื™ื›ื.

Rav Aha bar Rav Houna a opposรฉ ร  Rava : R. Yo'hanan a-t-il dit : 'la parole est interdite, la pensรฉe est permise' ?

Il en ressort que la pensรฉe n'est pas comme la parole. Or Rabba bar bar Hana a dit au nom de R.

Yo'hanan : en tout lieu il est permis de penser (aux paroles de Torah), sauf au bain et aux toilettes ! Lร -bas c'est diffรฉrent, car il faut (accomplir) 'et ton camp sera saint' (Devarim 23,15), et cela n'est pas le cas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื•ืชืจ ืœื”ืจื”ืจ ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”:
Il est permis de penser : aux paroles de Torah.
ื•ื”ื™ื” ืžื—ื ื™ืš ืงื“ื•ืฉ ื•ืœื ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื“ื‘ืจ ืืœื ืžืงื•ื ื—ื ื™ื™ืชืš ืชื”ื ื‘ืงื“ื•ืฉื” ื•ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื™ืฉืจืืœ ืžื”ืจื”ืจื™ืŸ ืชืžื™ื“ ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”:
'Et ton camp sera saint' : il n'y est pas รฉcrit 'parole', mais que le lieu oรน tu campes soit dans la saintetรฉ ; et la raison est que les enfants d'Israรซl pensent constamment aux paroles de Torah.
๐Ÿ’ก Explication

Contradiction : pour la Torah dans un lieu impur, R. Yo'hanan interdit mรชme la pensรฉe, donc la pensรฉe vaudrait la parole. Rรฉponse : la Torah a une exigence spรฉcifique, ve-haya mahanekha kadoch, qui porte sur la saintetรฉ du lieu ; elle n'est pas liรฉe ร  la parole.

8
ื”ื›ื ื ืžื™, ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืœื ื™ืจืื” ื‘ืš ืขืจื•ืช ื“ื‘ืจืด? ื”ื”ื•ื, ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื’ื•ื™ ืขืจื•ื โ€” ืืกื•ืจ ืœืงืจื•ืช ืงืจื™ืช ืฉืžืข ื›ื ื’ื“ื•.

Ici aussi il est รฉcrit : 'Et qu'Il ne voie pas en toi une nuditรฉ de chose (ervat davar)' ? Ce verset est nรฉcessaire pour (l'enseignement) de Rav Yehouda, car Rav Yehouda a dit : face ร  un non-Juif nu, il est interdit de lire le Chema.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืขืจื•ืช ื“ื‘ืจ ืืœืžื ืœื ืืกื™ืจ ืœื™ื” ืืœื ื‘ืฉืขืช ื“ื‘ื•ืจ:
'Nuditรฉ de chose (davar)' : il en ressort que ce n'est interdit qu'au moment de la parole.
ื”ื”ื™ื ื›ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ืœื•ืžืจ ืœืขื•ืœื ื•ื”ื™ื” ืžื—ื ื™ืš ืงื“ื•ืฉ ืžืฉื•ื ื”ืจื”ื•ืจ ืชื•ืจื” ื•ืืคื™' ืื™ืŸ ื“ื‘ื•ืจ ื•ืœื ื™ืจืื” ื‘ืš ืขืจื•ืช ื“ื‘ืจ ื‘ืžื™ืœืชื ืื—ืจื™ืชื™ ืžื™ื™ืจื™ ื“ืืกื•ืจ ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื‘ื•ืจ ื•ืœื ื‘ืฉืขืช ื”ืจื”ื•ืจ ื›ื’ื•ืŸ ืœื”ืกืชื›ืœ ื‘ืขืจื•ื”:
C'est pour Rav Yehouda : c'est-ร -dire : en rรฉalitรฉ 'et ton camp sera saint' vise la pensรฉe de Torah, mรชme sans parole ; et 'qu'Il ne voie pas en toi une nuditรฉ de chose' parle d'autre chose, qui est interdit au moment de la parole et pas au moment de la pensรฉe, comme regarder une nuditรฉ.
ืขื›ื•"ื ืขืจื•ื ื›"ืฉ ื™ืฉืจืืœ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ:
Un non-Juif nu : ร  plus forte raison un Juif, comme on l'explique ensuite.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : le mรชme passage dit ervat davar ; 'davar' รฉvoque la parole, donc seule la parole de Torah serait visรฉe dans un lieu indรฉcent. Rรฉponse : ce membre de phrase enseigne une autre loi, celle de Rav Yehouda : ne pas lire le Chema face ร  une nuditรฉ. Lร , c'est bien la lecture (parole) qui est interdite.

9
ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื’ื•ื™, ืืคื™ืœื• ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™?! ืดืœื ืžื™ื‘ืขื™ืืด ืงืืžืจ: ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื™ืฉืจืืœ ื“ืืกื•ืจ, ืื‘ืœ ื’ื•ื™, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื”: ืดืืฉืจ ื‘ืฉืจ ื—ืžื•ืจื™ื ื‘ืฉืจืืด, ืื™ืžื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Pourquoi parler prรฉcisรฉment d'un non-Juif ? Mรชme un Juif aussi !

Il le dit sur le mode 'il n'est pas besoin' : il n'est pas besoin (de dire) qu'un Juif est interdit ; mais un non-Juif, puisqu'il est รฉcrit ร  son sujet : 'dont la chair est une chair d'รขnes' (Ezechiel 23,20), je dirais que c'est permis ; (Rav Yehouda) nous apprend (que non).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืžื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ื“ื›ื‘ื”ืžื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
Je dirais que c'est permis : car il est comme un simple animal.
10
ืื™ืžื ื”ื›ื™ ื ืžื™?! ืืžืจ ืงืจื: ืดื•ืขืจื•ืช ืื‘ื™ื”ื ืœื ืจืื•ืด.

Disons qu'il en est bien ainsi ! Le verset dit : 'Et la nuditรฉ de leur pรจre, ils ne l'ont pas vue' (Berechit 9,23).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืขืจื•ืช ืื‘ื™ื”ื ืืœืžื ืขืจื•ื” ื”ื™ื ื‘ื‘ืŸ ื ื—:
La nuditรฉ de leur pรจre : il en ressort que c'est une nuditรฉ chez un descendant de Noah.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset emploie le mot erva pour Noah, qui n'รฉtait pas juif : le corps d'un ben Noah est donc une nuditรฉ au sens de la halakha.

11
ื•ื“ื™ื‘ื•ืจ ืžื™ ืืกื™ืจ? ื•ื”ื ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืœ ืžืฆื•ื” โ€” ืžื•ืชืจ ืœื—ืฉื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ืคื•ืกืงื™ื ืฆื“ืงื” ืœืขื ื™ื™ื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืคืงื—ื™ืŸ ืคื™ืงื•ื— ื ืคืฉ ื•ืคื™ืงื•ื— ืจื‘ื™ื ื‘ืฉื‘ืช, ื•ื”ื•ืœื›ื™ืŸ ืœื‘ืชื™ ื›ื ืกื™ื•ืช ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ืจื‘ื™ื ื‘ืฉื‘ืช.

Et la parole est-elle interdite ? Or Rav Hisda et Rav Hamnouna disent tous deux : les calculs de mitsva, il est permis de les calculer le Chabbat.

Et R. Elazar a dit : on fixe la tsedaka pour les pauvres le Chabbat.

Et R. Yaakov bar Idi a dit au nom de R.

Yo'hanan : on s'occupe de pikouah nefech (sauver une vie) et de pikouah rabbim (affaires de la collectivitรฉ) le Chabbat, et on va aux synagogues pour s'occuper des affaires de la collectivitรฉ le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื“ื‘ื•ืจ ืžื™ ืืกื•ืจ ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ื›ื•' ื•ื›ืœ ื”ื ื™ ื“ื‘ื•ืจ ื”ื•ื:
Et la parole est-elle interdite ? Or Rav Hisda a dit, etc. : et tout cela est de la parole.
ืคืงื•ื— ื ืคืฉ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืกื›ื ื” ืคืงื•ื— ื“ื™ืงื•ืžื‘ื™ืžื•ื "ื˜:
Pikouah nefech : dans une chose qui comporte un danger ; pikouah = 'deskombremant' (dรฉblaiement, en vieux franรงais).
ื•ืคืงื•ื— ื“ืจื‘ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืœืจืฉื•ืช:
Et pikouah de la collectivitรฉ : par exemple (se rendre) auprรจs des autoritรฉs.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื“ื™ื‘ื•ืจ ืžื™ ืืกื•ืจ ืคื™' ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื“ื”ื ืžื“ืฉืจื™ื ืŸ ื“ื™ื‘ื•ืจ ืฉืœ ืžืฆื•ื” ืžื›ืœืœ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืฉืจื™:
Et la parole est-elle interdite : c'est-ร -dire de la Torah ; car du fait qu'on permet une parole de mitsva, il en ressort que de la Torah c'est permis.
ื•ืืžืจ ืจ"ื ืคื•ืกืงื™ืŸ ืฆื“ืงื” ืœืขื ื™ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ื"ืช ืžื” ืฆืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ื”ื ื”"ืœ ืœืืชื•ื™ื™ ืžื™ืœืชื™ื™ื”ื• ื“ื‘ื™ืช ื”ืœืœ [ื‘ืคื™"ื–] (ื‘ืชื•ืกืคืชื) ื“ืชื ื™ ืื™ืŸ ืคื•ืกืงื™ื ืฆื“ืงื” ืืคื™' ืœื”ืฉื™ื ื™ืชื•ื ื•ื™ืชื•ืžื” ื•ืื™ืŸ ืžืฉื“ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืœื™ืืจืก ื‘ื• ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืžืชื™ืจื™ืŸ ื•ืฆ"ืœ ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืืชื•ื™ื™ ืžื™ืœืชื ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื“ืžื”ืชื ืœื ื”ื•ื” ืฉืžืขื™ื ืŸ ืคืกื™ืงืช ืฆื“ืงื” ืœืขื ื™ื™ื ื“ื”ื ืœื ืฉืจื™ ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืืœื ืœื”ืฉื™ื ื™ืชื•ื ื•ื™ืชื•ืžื”:
Et R. Elazar a dit : on fixe la tsedaka pour les pauvres le Chabbat : et si tu dis : pourquoi a-t-il besoin de citer cela ? Il aurait dรป citer les propos de Beit Hillel (au chapitre 17 de la Tossefta), oรน il est enseignรฉ : on ne fixe pas de tsedaka, mรชme pour marier un orphelin ou une orpheline, et on ne fait pas de chidoukhim pour fiancer des enfants, selon Beit Chammai ; et Beit Hillel permettent. Il faut dire qu'il a prรฉfรฉrรฉ citer l'enseignement de R. Elazar, car de lร -bas on n'aurait pas appris la fixation de tsedaka pour les pauvres, puisque Beit Hillel ne permettent que pour marier un orphelin ou une orpheline.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle question : si le verset interdit la parole, comment permet-on tant d'activitรฉs de parole le Chabbat ? Calculs de mitsva, fixer la tsedaka, s'occuper de pikouah nefech et des affaires publiques. Selon Tossefot, la question suppose qu'un interdit de la Torah serait en jeu.

12
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ื•ืœื›ื™ืŸ ืœื˜ืจื˜ื™ืื•ืช ื•ืœืงืจืงืกืื•ืช ื•ืœื‘ืกื™ืœืงืื•ืช ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ืจื‘ื™ื ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืชื ื ื“ื‘ื™ ืžื ืฉื”: ืžืฉื“ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืœื™ืืจืก ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืขืœ ื”ืชื™ื ื•ืง ืœืœืžื“ื• ืกืคืจ ื•ืœืœืžื“ื• ืื•ืžื ื•ืช?! ืืžืจ ืงืจื: ืดืžืžืฆื•ื ื—ืคืฆืš ื•ื“ื‘ืจ ื“ื‘ืจืด โ€” ื—ืคืฆื™ืš ืืกื•ืจื™ื, ื—ืคืฆื™ ืฉืžื™ื ืžื•ืชืจื™ืŸ.

Et R. Chmouel bar Nahmani a dit au nom de R.

Yo'hanan : on va dans les thรฉรขtres, les cirques et les basiliques pour s'occuper des affaires de la collectivitรฉ le Chabbat. Et il a รฉtรฉ enseignรฉ dans l'รฉcole de Menachรฉ : on fait des arrangements pour fiancer des enfants le Chabbat, et pour un enfant, pour lui apprendre le livre (la lecture) et lui apprendre un mรฉtier !

Le verset dit : 'En ne trouvant pas ton affaire (hefetskha) et en ne disant pas de parole' : tes affaires sont interdites, les affaires du Ciel (heftsei chamayim) sont permises.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื˜ืจื˜ื™ื™ืื•ืช ื•ืงืจืงืกืื•ืช ื•ื‘ืกื™ืœืงืื•ืช ืžื™ื ื™ ืคืœื˜ื™ืŸ ื”ืŸ ืฉืฉื ื ืืกืคื• ืœื‘ื™ืช ื”ื•ื•ืขื“:
Thรฉรขtres, cirques et basiliques : ce sont des sortes de palais, oรน l'on se rassemblait pour les assemblรฉes.
ืœืœืžื“ื• ืื•ืžื ื•ืช ื“ื”ื ื ืžื™ ืžืฆื•ื” ื”ื™ื ื“ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžืœืžื“ื• ืื•ืžื ื•ืช ืžืœืžื“ื• ืœืกื˜ื•ืช ื•ืžืฆื•ื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืงืจื ื‘ืงื“ื•ืฉื™ืŸ ื‘ื”ืืฉื” ื ื™ืงื ื™ืช (ื“' ืœ:):
Lui apprendre un mรฉtier : car cela aussi est une mitsva ; car celui qui ne lui apprend pas de mรฉtier lui apprend le brigandage ; et on apprend du verset que c'est une mitsva, dans Kiddouchin au chapitre Haicha Nikneit (30b).
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : le verset dit hefetskha, 'ton affaire'. Le Chabbat interdit de parler de ses affaires privรฉes ; les heftsei chamayim (affaires du Ciel : mitsvot, collectivitรฉ, รฉducation, mariage) restent permises ร  la parole. Apprendre un mรฉtier ร  son enfant est comptรฉ comme mitsva (Rachi).

13
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืœ [ืžืœืš] ื•ืฉืœ ืžื” ื‘ื›ืš โ€” ืžื•ืชืจ ืœื—ืฉื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืขื‘ืจื• ื•ืฉืขืชื™ื“ื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช โ€” ืืกื•ืจ ืœื—ืฉื‘ืŸ. ืฉืœ ืžืœืš

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : les calculs 'mallakh' (que t'importe) et 'ma bekhakh' (quelle importance), il est permis de les calculer le Chabbat. Il a รฉtรฉ enseignรฉ de mรชme : les calculs de ce qui est passรฉ et de ce qui doit arriver, il est interdit de les calculer.

(Ceux) 'mallakh'...

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœ ืžืœืš ืฉืœ ืขืฆื” ืฉืื™ื ื• ืฉืœื• ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื›ืš ื›ื’ื•ืŸ ื”ืจื•ืฆื” ืœื‘ื ื•ืช ื‘ื™ืช ื›ืš ื•ื›ืš ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ืฆื™ื ื‘ื• ื•ืœ"ื  ื›ืžื• ืžื” ืœืš ืžื” ืœืš ื•ืœื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ื”ืœืœื• ื”ืจื™ ืื™ืŸ ืฆื•ืจืš ื‘ื”ืŸ ืœื ืœืš ื•ืœื ืœืื—ืจ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื”ื™ื ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
'Mallakh' (de conseil) : (un calcul) de conseil, qui n'est pas le sien et dont il n'a pas besoin ; par exemple celui qui veut bรขtir une maison : il lui faudra dรฉpenser tant et tant. Et il me semble (qu'il faut l'entendre) comme 'ma lakh' : que t'importent ces calculs ? Ils ne sont utiles ni ร  toi ni ร  un autre, comme celui que j'ai expliquรฉ.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™ ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืขื‘ืจื• ื•ืฉืขืชื™ื“ื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืืกื•ืจ ืœื—ืฉื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื•ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืœ ืžื” ืœืš ื•ืฉืœ ืžื” ื‘ื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื—ืฉื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืจืžื™ื ื”ื• ืžื—ืฉื‘ื™ืŸ ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžื—ืฉื‘ื™ืŸ ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ื›ื™ืฆื“ ืื•ืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ื›ืš ื•ื›ืš ืคื•ืขืœื™ื ื”ืฉื›ืจืชื™ ื•ื›ืš ื•ื›ืš ื”ื•ืฆืืชื™ ืขืœ ืฉื“ื” ื–ื•. ืื‘ืœ ืœื ื™ืืžืจ ื›ืš ื•ื›ืš ื”ื•ืฆืืชื™ ื•ื›ืš ื•ื›ืš ืื ื™ ืขืชื™ื“ ืœื”ื•ืฆื™ื. ื•ืœื™ื˜ืขืžื™ืš ืชื™ืงืฉื™ ืœืš ื”ื™ื ื’ื•ืคื ื“ืงืชื ื™ ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืขื‘ืจื• ืืกื•ืจื™ื ื•ื”ื“ืจ ืชื ื™ ืฉืœ ืžื” ืœืš ืžื•ืชืจื™ืŸ. ืืœื ืœื ืงืฉื™ื ื”ื ื“ืื™ื›ื ืื’ื™ืจื™ ื“ืื’ื™ืจื™ ื’ื‘ื™ื” ื•ื”ื ื“ืœื™ื›ื ืื’ื™ืจื™ ื“ืื’ื™ืจื™ ื’ื‘ื™ื”. ืื™ ืื™ื›ื ืื’ื™ืจื™ ื“ืื’ื™ืจื™ ื’ื‘ื™ื” ืืคื™ืœื• ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืขื‘ืจื• ืืกื•ืจื™ืŸ. ื“ื”ื ื‘ืขื™ ืœืžื™ื“ืข ื›ืžื” ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื‘ ืœื”ื•ืŸ ื•ื”ื•ื• ืœื”ื• ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ื•ืืกื•ืจ. ื•ืื™ ืœื™ื›ื ืื’ื™ืจื™ ื“ืื’ื™ืจื™ ื’ื‘ื™ื” ื”ื•ื• ืœื”ื• ื—ืฉื‘ื•ื ื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ื•ืฉืจื™. ืช"ืจ ืžืขืฉื” ื‘ื—ืกื™ื“ ืื—ื“ ืฉื ืคืจืฆื” ืคืจืฆื” ื‘ืชื•ืš ืฉื“ื”ื• ื•ื ืžืœืš ืขืœื™ื” ืœื’ื•ื“ืจื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ื ื–ื›ืจ ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ื•ื ืžื ืข ื•ืœื ื’ื“ืจื”. ื•ื ืขืฉื” ืœื• ื ืก ื•ืขืœื” ื‘ื• ืฆืœืฃ ื•ืžืžื ื• ื”ื™ื” ืคืจื ืกืช ื‘ื™ืชื•:
Il a รฉtรฉ enseignรฉ de mรชme : les calculs de ce qui est passรฉ et de ce qui doit arriver, il est interdit de les calculer le Chabbat ; et les calculs 'ma lakh' et 'ma bekhakh', il est permis de les calculer le Chabbat. On oppose : on fait les calculs qui ne sont pas nรฉcessaires, et on ne fait pas les calculs qui sont nรฉcessaires. Comment ? Une personne dit ร  son prochain : 'J'ai engagรฉ tant et tant d'ouvriers, j'ai dรฉpensรฉ tant et tant pour ce champ' ; mais il ne dira pas : 'J'ai dรฉpensรฉ tant et tant, et je vais dรฉpenser tant et tant.' Et selon toi, la baraita elle-mรชme est difficile, puisqu'elle enseigne que les calculs du passรฉ sont interdits, puis enseigne que les 'ma lakh' sont permis ! Il n'y a donc pas de difficultรฉ : ici, il a encore chez lui le salaire de ses ouvriers ; lร , il n'a pas chez lui le salaire de ses ouvriers. S'il a encore chez lui le salaire de ses ouvriers, mรชme les calculs du passรฉ sont interdits, car il doit savoir combien leur donner, et ce sont des calculs nรฉcessaires, donc interdits. Et s'il n'a pas chez lui le salaire de ses ouvriers, ce sont des calculs non nรฉcessaires, et c'est permis. Les Rabbanan ont enseignรฉ : il arriva ร  un hassid qu'une brรจche s'ouvrit dans son champ ; il pensa ร  la clรดturer le Chabbat, se souvint que c'รฉtait Chabbat, s'abstint et ne la clรดture pas. Un miracle lui arriva : un cรขprier y poussa, et de lui vint la subsistance de sa maison.
๐Ÿ’ก Explication

Deux catรฉgories permises : mallakh (Rachi : calcul qui ne te concerne pas) et ma bekhakh (calcul sans consรฉquence pratique). Les calculs utiles, sur le passรฉ ou l'avenir, sont interdits : ils relรจvent de tes affaires. La phrase se poursuit au 150b.

Le Roch rapporte la suite de la sougya : un calcul du passรฉ est interdit tant qu'il reste des salaires ร  payer (calcul encore utile), permis sinon.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Calculs le Chabbat : la conciliation rapportรฉe par le Roch Calcul d'une dรฉpense passรฉe (ex. : j'ai payรฉ tant d'ouvriers) Il a encore chez lui un salaire d'ouvriers ร  payer Il ne doit plus rien aux ouvriers Calcul utile -> interdit (il doit savoir combien donner) Calcul inutile -> permis (de type 'ma lakh') Un calcul pour l'avenir (ce que je vais dรฉpenser) reste toujours interdit
Quand un calcul du passรฉ devient-il interdit ? Le critรจre du salaire encore du.
✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).