Shabbat 150b โ€” Parler de demain le Chabbat : calculs, bourganin et attente de la nuit au tehoum

Shabbat 150b

Sougya : L'amud achรจve la discussion sur les calculs permis le Chabbat : un calcul du passรฉ est interdit tant qu'il reste un salaire ร  payer, permis sinon. Suit le rรฉcit du hassid qui s'abstint de rรฉparer la brรจche de son champ parce qu'il y avait pensรฉ le Chabbat.

Chmouel pose un principe : on peut dire 'je vais demain ร  telle ville', car l'acte pourrait รชtre permis s'il y avait des bourganin. La Guemara confronte ce principe ร  la Michna (fruits, paille, besoins d'une fiancรฉe et d'un mort), puis examine comment on peut garder ses fruits ร  la sortie du Chabbat sans avoir fait la havdala, et ouvre la question de la portรฉe de la rรจgle d'Abba Chaoul.

Chabbat 150b : le fil de la sougya 1. Calculs le Chabbat (seg. 0-2) calculs passรฉs : interdits ou permis ? distinction : salaire encore du ou non 2. Le hassid et la brรจche (seg. 3) il a seulement pensรฉ ร  clรดturer, il s'abstient : un cรขprier pousse 3. Principe de Chmouel (seg. 4) 'je vais ร  telle ville demain' : permis, car avec des bourganin on pourrait y aller 4. Objections tirรฉes des 'cloisons' (seg. 5-9) fruits : attachรฉs au sol / paille : pourrie (mouktse) / mort : couper un vรชtement 5. Attendre la nuit pour garder, sans havdala ? (seg. 10-11) entre les pressoirs (coupe de vin sur place) / ou simple 'Ha-mavdil' prononcรฉ 6. La rรจgle d'Abba Chaoul : sur quelle partie de la Michna ? (seg. 12) la discussion continue au 151a
Les six รฉtapes de l'amud.
Peut-on en parler le Chabbat et attendre la nuit au tehoum ? L'acte visรฉ pourrait-il รชtre permis le Chabbat par un amรฉnagement (bourganin, cloisons) ? oui non PERMIS de dire et d'attendre la nuit aller ร  telle ville (bourganin) apporter des fruits dรฉtachรฉs (cloisons) apporter paille non pourrie INTERDIT de dire et d'attendre la nuit engager des ouvriers fruits / chaume attachรฉs au sol paille pourrie (mouktse) Exception : besoin de mitsva fiancรฉe : couper du myrte mort : cercueil, linceuls, couper un vรชtement Lien posรฉ par Abba Chaoul : ce qu'on peut dire, on peut attendre la nuit pour le faire Base : Chmouel (seg. 4) ; objections et rรฉponses (seg. 5-9) ; Roch, seg. 5
Le principe de Chmouel : ce qui pourrait รชtre permis par un amรฉnagement peut รชtre dit, et on peut attendre la nuit pour le faire.
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... et (les calculs dits) 'de quelle importance est-ce' (chel ma bekhakh) : il est permis de les calculer.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Et 'de quelle importance' : par exemple (des dรฉpenses) qui รฉtaient nรฉcessaires mais qui sont passรฉes, comme 'j'ai dรฉpensรฉ telle et telle somme pour cette construction'.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la baraita commencรฉe au 150a : les calculs ma bekhakh (sans consรฉquence pratique) sont permis le Chabbat. Rachi les dรฉfinit comme des dรฉpenses dรฉjร  rรฉglรฉes : leur calcul ne sert ร  rien pour la suite.

2
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On leur oppose (une autre baraita) : on fait des calculs qui ne sont pas nรฉcessaires, et on ne fait pas de calculs nรฉcessaires, le Chabbat. Comment ?

Un homme dit ร  son prochain : 'J'ai employรฉ tant et tant d'ouvriers sur ce champ, j'ai dรฉpensรฉ tant et tant de dinars pour cette maison.' Mais il ne lui dira pas : 'J'ai dรฉpensรฉ tant et tant, et je vais dรฉpenser tant et tant.'

๐Ÿ“œ Rachi (2)
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Calculs passรฉs : plus loin (la Guemara) รฉtablit (la baraita qui les interdit) dans un cas oรน ils ne sont pas entiรจrement passรฉs, car il doit encore le salaire des ouvriers, qu'il ne leur a pas payรฉ ; et 'de quelle importance' dรฉsigne (des calculs) entiรจrement passรฉs, sans salaire d'ouvriers ร  sa charge.
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J'ai dรฉpensรฉ tant et tant : on en dรฉduit que (les calculs) passรฉs sont permis.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Il est aussi enseignรฉ ainsi : les calculs passรฉs et ceux ร  venir, il est interdit de les calculer le Chabbat ; les calculs 'mallakh' (qui ne te concernent pas) et 'ma bekhakh' (sans importance), il est permis de les calculer le Chabbat. On leur oppose : on fait des calculs qui ne sont pas nรฉcessaires et on ne fait pas de calculs nรฉcessaires. Comment ? Un homme dit ร  son prochain : j'ai engagรฉ tant et tant d'ouvriers, et j'ai dรฉpensรฉ tant et tant pour ce champ. Mais il ne dira pas : j'ai dรฉpensรฉ tant et tant et je vais dรฉpenser tant et tant. Et selon ton raisonnement, (la baraita) elle-mรชme te pose difficultรฉ : elle enseigne que les calculs passรฉs sont interdits, puis enseigne que ceux 'mallakh' sont permis. Il n'y a donc pas de difficultรฉ : ici, il a chez lui le salaire du ร  ses ouvriers ; lร , il n'a pas chez lui le salaire du ร  ses ouvriers. S'il a chez lui le salaire des ouvriers, mรชme les calculs passรฉs sont interdits, car il a besoin de savoir combien il doit leur donner : ce sont des calculs nรฉcessaires, et c'est interdit. S'il n'a pas chez lui le salaire des ouvriers, ce sont des calculs non nรฉcessaires, et c'est permis. Les Rabbanan ont enseignรฉ : il arriva ร  un hassid qu'une brรจche s'ouvrit dans son champ ; il envisagea de la clรดturer le Chabbat, se souvint que c'รฉtait Chabbat, s'abstint et ne la clรดture pas. Un miracle lui arriva : un cรขprier y poussa, et de lui vint la subsistance de sa maison.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara oppose deux baraitot. La premiรจre (citรฉe au 150a) interdit les calculs passรฉs. La seconde permet de dire 'j'ai dรฉpensรฉ tant pour ce champ', donc un calcul passรฉ.

Le critรจre commun est l'utilitรฉ du calcul : un calcul nรฉcessaire (tsarikh) touche aux affaires de la semaine et reste interdit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Calculs du passรฉ le Chabbat : deux baraitot Baraita 1 (150a) calculs passรฉs et ร  venir : interdits 'mallakh' et 'ma bekhakh' : permis Baraita 2 (seg. 1) 'j'ai dรฉpensรฉ tant pour ce champ' : permis 'je dรฉpenserai tant' : interdit Conciliation (seg. 2) salaire des ouvriers encore du chez lui : calcul utile -> interdit rien ร  payer : calcul sans consรฉquence -> permis
Les deux baraitot sur les calculs du passรฉ et leur conciliation.
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(La Guemara rรฉpond :) Et selon ton raisonnement, (la premiรจre baraita) elle-mรชme te pose difficultรฉ ! Mais (il faut distinguer) : celle-ci traite du cas oรน il a chez lui le salaire du ร  l'ouvrier ; celle-lร , du cas oรน il n'a pas chez lui le salaire du ร  l'ouvrier.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Elle-mรชme te pose difficultรฉ : la premiรจre baraita enseigne dans sa premiรจre partie que les (calculs) passรฉs sont interdits, et dans sa fin que ceux 'de quelle importance' sont permis, or ce sont des (calculs) passรฉs.
๐Ÿ’ก Explication

La premiรจre baraita semble se contredire elle-mรชme : elle interdit les calculs passรฉs, puis permet les calculs ma bekhakh, qui sont aussi des calculs passรฉs. La solution vaut pour les deux textes.

S'il reste un salaire ร  payer (agra de-agira), le calcul sert ร  dรฉterminer une dette : il est interdit. Si tout est rรจgle, le calcul n'a pas de consรฉquence : il est permis.

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'On n'attend pas la tombรฉe de la nuit (au bord du tehoum)' (Michna). Les Rabbanan ont enseignรฉ : il arriva ร  un hassid qu'une brรจche s'ouvrit dans son champ ; il envisagea de la clรดturer, puis se souvint que c'รฉtait Chabbat.

Ce hassid s'abstint et ne la clรดture pas. Un miracle lui arriva : un cรขprier (tsalaf) y poussa, et de lui vinrent sa subsistance et celle des gens de sa maison.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Tsalaf (cรขprier) : c'est un grand arbre aux nombreuses branches, et ses fruits donnent trois sortes d'aliments : les evyonot, les kafrisin et les loulavin.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ื ืขืฉื” ืœื• ื ืก, ื•ืขืœืชื” ื‘ื• ืฆืœืฃ. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื ื—ืกื™ื“ ืื™ืš ื ื”ื ื” ืžืžืขืฉื” ื ืกื™ื, ื“ื”ื ืงืืžืจ ื ืขืฉื” ืœื• ื ืก? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฉื”ืฉื“ื” ื”ื™ืชื” ืฉืœ ื–ืจืข ื™ืจืงื•ืช ืฉืฆืจื™ืš ืœื” ืฉืžื™ืจื” ื‘ื’ื“ืจื™ื, ื“ืื ืคืจื•ืฆื” ื™ื›ื ืกื• ื‘ื” ื‘ื ื™ ืื“ื ืื• ื‘ื”ืžื•ืช ื•ื™ืื›ืœื• ื”ื–ืจืขื™ื ืฉืœ ื™ืจืงื•ืช ืฉื‘ื”, ื•ืื—ืจ ืฉื—ืฉื‘ ืขืœื™ื” ืœื’ื“ืจื” ื”ื—ืžื™ืจ ืขืœ ืขืฆืžื• ืฉืœื ืœื’ื“ืจื” ืžืคื ื™ ืฉื‘ืื” ืœื• ืžื—ืฉื‘ื” ื–ื• ื‘ืฉื‘ืช ืฉื”ื™ื” ืžื—ืฉื‘ ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ื’ื“ืจ ืฉืœื” ืื™ืš ื™ืขืฉื”ื•, ื•ืื– ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ื ืคืกืงื” ืคืจื ืกืชื• ืžืŸ ื”ืฉื“ื” ื›ื™ ืื™ ืืคืฉืจ ืœื–ืจื•ืข ื‘ืžืงื•ื ืคืจื•ืฅ, ื•ื ืขืฉื” ืœื• ื ืก, ื•ืขืœืชื” ื‘ื• ืฆืœืฃ ื‘ืžืงื•ื ื”ืคืจืฆื”, ืฉื”ื•ื ืื™ืœืŸ ื—ืฉื•ื‘ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื•ืช, ื•ืื– ืื—ืจ ื›ืš ื”ื™ื” ื—ื•ื›ืจ ื”ืฉื“ื” ื‘ื“ืžื™ื ืœืื—ืจื™ื ืฉื”ื ื™ื–ืจืขื• ืื•ืชื” ื•ื™ืื›ืœื• ืคื™ืจื•ืช ื”ืฆืœืฃ ื’ื ื›ืŸ ืฉื‘ื” ื“ืขืชื” ืžื—ืžืช ื”ืฆืœืฃ ืฉื”ื™ื” ื—ืฉื•ื‘ ืžืื“ ื ืžืฆื ืœืฉื“ื” ื—ื•ื›ืจื™ื ื™ื•ืชืจ ืžืขืจืš ื–ืžืŸ ื”ืงื•ื“ื, ื•ืžื“ืžื™ ื—ื›ื™ืจื•ืช ื”ืฉื“ื” ื”ื™ื” ืžืชืคืจื ืก. ื•ื ืžืฆื ืฉืœื ื ื”ื ื” ืžื”ื ืก ืœื”ื“ื™ื” ืืœื ื‘ื”ื‘ืœืขื”, ืฉื”ื•ื ื”ื™ื” ืœื•ืงื— ื“ืžื™ ื—ื›ื™ืจื•ืช ื”ืฉื“ื” ื•ืจืง ืขืœื” ื”ืขืจืš ืžื—ืžืช ื”ืฆืœืฃ, ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ื•ืžืžื ื” ื”ื™ืชื” ืคืจื ืกืชื• ื›ืœื•ืžืจ ืžืŸ ื”ืฉื“ื”, ื•ืœื ืืžืจ 'ืžืžื ื•' ื“ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ืขืœ ื”ืฆืœืฃ. ื•ื”ื ื” ื”ืจื‘ ืคืชื— ืขื™ื ื™ื ื”ื‘ื™ื ืžืขืžืง ื”ืžืœืš ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ื—ืกื™ื“ ื”ื–ื” ืฉื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœ ืฆืœืคื—ื“ ื•ื›ื•' ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืื ื™ ืจืื™ืชื™ ืขื ื™ืŸ ื–ื” ื‘ื”ืจื—ื‘ื” ื™ื•ืชืจ ื‘ืกืคืจ ืœืงื•ื˜ื™ ื”ืฉ"ืก ื”ืžื™ื•ื—ืก ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ, ืฉื›ืชื‘ ื•ื–ื” ืœืฉื•ื ื•: ื“ืข ื›ื™ ื”ื—ืกื™ื“ ื”ื–ื” ื”ื•ื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจื‘ื™ ืืœืขืื™, ื•ืื– ื ืชื ื•ืฆืฅ ื‘ื• ื ืฉืžืช ืฆืœืคื—ื“ ื”ืฆื“ื™ืง ืืฉืจ ื—ื˜ื ื‘ืขื ื™ืŸ ืงืฉื™ืฉืช ืขืฆื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื›ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื”, ื•ืขืชื” ืชื™ืงืŸ ืื•ืชื• ื—ืกื™ื“ ื‘ื—ืกื™ื“ื•ืช ื–ื• ืืช ืžืขืฉื”ื•. ื•ื–"ืก [ื•ื–ื” ืกื•ื“] ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืฉื™ืฆื ืœื• ืฆืœืฃ ื—ื“ ื•ืžืžื ื• ื”ื™ืชื” ืคืจื ืกืชื• ื•ืคืจื ืกืช ื‘ื™ืชื•, ื›ื™ ืฆืœืฃ ื—ื“ ื”ื™ื™ื ื• ืฆืœืคื—ื“, ื•ื”ื™ืชื” ืžื–ื” ืคืจื ืกืชื• ืฉืชื™ืงืŸ ืžื” ืฉืงืœืงืœ ืžืงื•ื“ื ื•ื”ื–ื“ื•ื ื•ืช ื ืขืฉื• ืœื• ื›ื–ื›ื™ื•ืช ื‘ืชืฉื•ื‘ื” ืžืขืœื™ื•ืชื ื‘ื”ืื™ ืขื“ ื›ืืŸ ืœืฉื•ื ื• ื™ืขื•ื™ื™ืŸ ืฉื. ื ืžืฆื™ื ื• ืœืžื™ื“ื™ืŸ ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจื‘ื™ ืืœืขืื™, ื•ื’ื ืœืžื“ื ื• ืฉืœื ื”ื™ื” ื’ืœื’ื•ืœื• ืžืžืฉ ืืœื ื ืชื ื•ืฆืฅ ื‘ื• ืขื“ ื›ืืŸ ืœืฉื•ื ื•. ื•ืœืคื™ ื“ื‘ืจื™ื• ื”ื ื–ื›ืจื™ื ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืขื ื™ืŸ ื”ื™ื˜ื‘, ืฉื”ื•ื ื—ื˜ื ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืขืฆื™ื ืฉื”ื™ื” ืžืงื•ืฉืฉ ื•ื ืกืงืœ ื‘ืื‘ื ื™ื, ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื˜ื•, ืœื•) ื•ื™ืจื’ืžื• ืืชื• ื‘ืื‘ื ื™ื, ื•ืขืชื” ื›ื™ื‘ื“ ืืช ื”ืฉื‘ืช ืžืฆื“ ืžื—ืฉื‘ืชื• ืืฉืจ ื—ืฉื‘ ื‘ื’ื“ืจ ื”ืื‘ื ื™ื ื•ื ืขืฉื” ืœื• ื˜ื•ื‘ื” ื‘ืฆืœืฃ ืฉื”ื•ื ืขืฅ, ื•ืœืคื™ ื“ื‘ืจื™ ื”ืชื•ืกืคื•ืช ื–"ืœ ืฉื”ื‘ื™ืื• ืžืžื“ืจืฉ ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื“ืžืงื•ืฉืฉ ืœืฉื ืฉืžื™ื ื ืชื›ื•ื•ืŸ, ืœื›ืŸ ืžื—ืฉื‘ืชื• ื”ืจืืฉื•ื ื” ืฉื”ื™ืชื” ืœื˜ื•ื‘ื” ื”ื•ืขื™ืœื” ืœื• ืขืชื” ืœืฉืžื•ืจ ืืช ื”ืฉื‘ืช ื’ื ื‘ืงื“ื•ืฉืช ื”ืžื—ืฉื‘ื”, ื•ื ืžืฆื ืขืชื” ืฉืžืจ ืฉื‘ืช ื‘ืžืขืฉื” ื•ื“ื‘ื•ืจ ื•ืžื—ืฉื‘ื”, ืœื›ืš ืขืœื” ืœื• ืฆืœืฃ ื‘ื ืก ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ ืื•ื›ืœ.
Un miracle lui arriva, et un cรขprier y poussa. On peut objecter : puisqu'il รฉtait un hassid, comment a-t-il tire profit d'un miracle, alors qu'il est dit 'un miracle lui arriva' ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le champ รฉtait semรฉ de lรฉgumes, ce qui exige une protection par des clรดtures : s'il est ouvert, des gens ou des bรชtes y entrent et mangent les semences de lรฉgumes qui s'y trouvent. Aprรจs avoir pensรฉ ร  le clรดturer, il se montra sรฉvรจre envers lui-mรชme et ne le clรดture pas, parce que cette pensรฉe lui รฉtait venue le Chabbat, quand il rรฉflรฉchissait ร  la maniรจre de faire la clรดture. De ce fait, sa subsistance tirรฉe du champ fut interrompue, car on ne peut pas semer dans un lieu ouvert. Un miracle lui arriva : un cรขprier poussa ร  l'endroit de la brรจche ; c'est un arbre important qui porte trois sortes de fruits. Par la suite, il louait le champ contre de l'argent ร  d'autres, qui le semaient et mangeaient aussi les fruits du cรขprier ; ร  cause du cรขprier, qui avait une grande valeur, le champ trouvait des locataires ร  un prix supรฉrieur ร  celui d'avant, et il vivait du prix de location du champ. Il en rรฉsulte qu'il ne profita du miracle que de maniรจre indirecte (be-havlaa) : il recevait le prix de location du champ, dont la valeur avait seulement augmentรฉ ร  cause du cรขprier. C'est pourquoi (le texte) dit 'mimena' (d'elle venait sa subsistance), c'est-ร -dire du champ, et ne dit pas 'mimenou', ce qui aurait dรฉsignรฉ le cรขprier. Le Rav Petah Einayim rapporte, d'aprรจs le Emek HaMelekh, au sujet de ce hassid, qu'il รฉtait un guilgoul (rรฉincarnation) de Tselofhad, etc. ; voir lร -bas. Et j'ai vu ce sujet de faรงon plus dรฉveloppรฉe dans le livre Likoutei HaChass attribuรฉ ร  notre maรฎtre le Ari z.l., qui รฉcrit en ces termes : Sache que ce hassid est Rabbi Yehouda bar Rabbi Ilai ; en lui brilla alors la nechama (รขme) de Tselofhad le juste, qui avait fautรฉ en ramassant du bois le Chabbat, selon les paroles de Rabbi Akiva ; et ร  prรฉsent ce hassid rรฉpara son acte par cette piรฉtรฉ. C'est le sod (secret) de ce qu'ont dit nos Maรฎtres : il lui poussa un 'tsalaf had' (un cรขprier) et de lui venait sa subsistance et celle de sa maison, car 'tsalaf had', c'est Tselofhad ; sa subsistance vint de lร  parce qu'il rรฉpara ce qu'il avait abรฎmรฉ auparavant, et ses fautes volontaires devinrent pour lui des mรฉrites, par une techouva supรฉrieure en cela. Fin de citation ; voir lร -bas. Nous apprenons donc qu'il s'agissait de Rabbi Yehouda bar Rabbi Ilai, et aussi que l'รขme de Tselofhad brilla seulement en lui, sans รชtre un guilgoul complet. Fin de citation. D'aprรจs ces paroles, il me semble, avec l'aide du Ciel, que le sujet s'explique bien : (Tselofhad) avait fautรฉ le Chabbat avec du bois qu'il ramassait, et il fut lapidรฉ, comme il est dit (Bamidbar 15,36) : 'Ils le lapidรจrent avec des pierres'. ร€ prรฉsent, il honora le Chabbat par sa pensรฉe, qui portait sur la clรดture de pierres, et il lui fut fait du bien par un cรขprier, qui est un arbre. Et selon les Tossafot z.l., qui rapportent du Midrach de nos Maรฎtres que le ramasseur (mekochech) avait agi pour l'amour du Ciel, sa premiรจre intention, qui รฉtait pour le bien, lui servit ร  prรฉsent pour garder le Chabbat aussi dans la saintetรฉ de la pensรฉe. Il garda donc alors le Chabbat en acte, en parole et en pensรฉe ; c'est pourquoi il lui poussa miraculeusement un cรขprier, qui porte trois sortes d'aliments.
๐Ÿ’ก Explication

Le rรฉcit illustre la Michna ein mahchikhin : le hassid n'a fait que penser ร  une rรฉparation le Chabbat, et il s'interdit ensuite de l'exรฉcuter. Rachi prรฉcise que le cรขprier (tsalaf) donne trois sortes de fruits comestibles.

Le Ben Yehoyada explique que le hassid a tirรฉ profit du miracle de faรงon indirecte, par la location du champ, et rapporte, d'aprรจs le Ari, que l'รขme de Tselofhad (le mekochech) brillait en lui : le jeu de mots tsalaf had / Tselofhad en serait l'allusion.

5
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืžื•ืชืจ ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืดืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจืด, ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ โ€” ื”ื•ืœืš.

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain (le Chabbat) : 'Je vais ร  telle ville demain', car s'il y a des bourganin (postes de garde), il y va (mรชme le Chabbat).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืžืข' ืืžื” ืœืข' ืืžื” ื”ื•ืœืš ืืคื™' ื‘ืฉื‘ืช ืฉื”ื›ืœ ื—ืฉื•ื‘ ื›ืขื™ืจ ืื—ืช ื•ื›ืœ ื”ืขื™ืจ ื›ื“' ืืžื•ืช ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ื›ื.) ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ืœื• ื”ื™ืชืจ ืขืœ ื™ื“ื™ ืชืงื ื” ื‘ืฉื‘ืช ืžื•ืชืจ ืœืื•ืžืจื• ืืคื™ืœื• ื‘ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ืฉื ื”ื”ื™ืชืจ:
Car s'il y a des bourganin : (placรฉs) tous les soixante-dix coudรฉes, il y va mรชme le Chabbat, car le tout est considรฉrรฉ comme une seule ville, et toute la ville compte comme quatre coudรฉes, comme nous le disons dans Erouvin (21a). Et puisque c'est une chose qui peut รชtre permise le Chabbat par un amรฉnagement, il est permis de la dire, mรชme lร  oรน cet amรฉnagement n'existe pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืชื™ืžื” ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื”ื•ื ืืคื™ืœื• ืœื—ื‘ื™ืจื• ื ืžื™ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœืš ืœื™ ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืœืžื—ืจ ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื“ืงืืžืจ ืžื“ืฉืจื™ ืฉืžื•ืืœ ืœืงืžืŸ ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืฉืžื•ืจ ืœื™ ืคื™ืจื•ืช ืฉื‘ืชื—ื•ืžืš ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื‘ืช ื›"ืฉ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืฉืžื•ืจ ืœื™ ืœืžื—ืจ ื•ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ืฉืื ื™ ื”ืชื ืฉื”ืŸ ื‘ืชื—ื•ืžื• ืื‘ืœ ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืฉืžื•ืจ ืœื™ ืคื™ืจื•ืช ืฉื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ืžืš ื“ื ืจืื” ื”ื•ื ืฉืืคื™ืœื• ื–ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืžื›ื™ื•ืŸ ืฉืžื•ืชืจ ืœื”ื—ืฉื™ืš ื•ืฆ"ืœ ื“ืœื ื ืงื˜ ืฉืžื•ืืœ ื“ื•ืงื ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ื“ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœืš ืœื™ ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืœืžื—ืจ:
C'est รฉtonnant : pourquoi parler de lui seul ? Mรชme ร  son prochain il peut dire 'va pour moi ร  telle ville demain', pour la raison donnรฉe. En effet, puisque Chmouel permet plus loin de dire ร  son prochain 'garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum', mรชme (pour) le Chabbat, ร  plus forte raison peut-il dire 'garde-(les) moi demain'. On ne peut pas expliquer que lร -bas c'est diffรฉrent parce qu'ils sont dans son tehoum, et qu'il ne pourrait pas dire ร  son prochain 'garde-moi les fruits qui sont hors de ton tehoum' : il semble que mรชme cela il peut le dire, puisqu'il est permis d'attendre la tombรฉe de la nuit (pour garder). Il faut donc dire que Chmouel n'a pas choisi 'je vais ร  telle ville' de faรงon prรฉcise : de mรชme, il peut dire ร  son prochain 'va pour moi ร  telle ville demain'.
๐Ÿ’ก Explication

Bourganin : petits postes de garde disposรฉs dans les champs. S'ils se succรจdent ร  moins de 70 coudรฉes, toute la zone forme une seule agglomรฉration et l'on peut s'y dรฉplacer le Chabbat au-delร  du tehoum (limite de 2000 coudรฉes).

Principe de Chmouel : un acte qui pourrait รชtre permis le Chabbat par un amรฉnagement peut รชtre annoncรฉ le Chabbat, mรชme lร  oรน l'amรฉnagement n'existe pas. Tossefot รฉtend le principe ร  la demande faite ร  autrui.

6
ืชื ืŸ: ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช. ื‘ืฉืœืžื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื“ื‘ืฉื‘ืช ืœื ืžืฆื™ ืื’ืจ, ืืœื ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช? ืœื™ืžื: ืฉืื ื™ืฉ ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช โ€” ืžื‘ื™ื! ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื‘ืคื™ืจื•ืช ื”ืžื—ื•ื‘ืจื™ื.

Nous avons appris (dans la Michna) : on n'attend pas la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour engager des ouvriers et pour apporter des fruits. Pour engager des ouvriers, on comprend : le Chabbat, on ne peut pas engager.

Mais pour apporter des fruits ? Disons : car s'il y a lร  des cloisons (mehitsot), il les apporte !

On trouve ce cas avec des fruits attachรฉs (au sol).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืžื—ื•ื‘ืจื™ื ืฉื"ื ืœืงืฆืฆืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืข"ื™ ืฉื•ื ืชืงื ื”:
Attachรฉs : qu'il est impossible de couper le Chabbat par aucun amรฉnagement.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ืœืฉืžื•ืจ ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื•. ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื›ืœ ืฉืื ื™ ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืจืฉืื™ ืื ื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื•. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืžื•ืชืจ ืœื• ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจ ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœืš ืืคื™' ื‘ืฉื‘ืช. ืชื ืŸ ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื•ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ืฉืœืžื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ืœื ืžืฆื™ ืื’ื™ืจ ืืœื ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ืœื™ืžื ืฉืื ื™ืฉ ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื‘ื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ื”ื‘ื ืœื™ ืคื™ืจื•ืช ืœืžื—ืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื ื™ืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื‘ื™ื ื›ืžื” ืฉืชืืžืจ ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœืš. ื•ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื“ื‘ืจ ื–ื” ืื ื™ ืขื•ืฉื” ืœืžื—ืจ ื•ื‘ื™ืŸ ืื•ืžืจ ืขืฉื” ืœื™ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœืžื—ืจ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื•ืชืจ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืžื•ืชืจ ื‘ื—ืฉื™ื›ืชื• ื•ืืžืื™ ืงืชื ื™ ื“ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช. ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจื™ื. ื•ื”ื ืชื ื™ ืจ' ืื•ืฉืขื™ื ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ ื‘ืฉืœืžื ืงืฉ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ. ืืœื ืชื‘ืŸ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื”. ื‘ืชื™ื‘ื ื ืกืจื™ื ืฉื”ื•ื ืžื•ืงืฆื”. ื”ืœื›ืš ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฆื“ ื”ื™ืชืจ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืชื• ื‘ืฉื‘ืช ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืืขืฉื” ื–ื” ืœืžื—ืจ ื•ื›ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืขืฉื” ืœื™ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœืžื—ืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื›ื™ืจ ืœื• ืฉื›ื™ืจื•ืช. ื•ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื”ื™ืชืจ ืœืขืฉื•ืช ื”ื™ื•ื ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืื™ืกื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ืืกื•ืจ ืœื•ืžืจ ืืขืฉื” ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœืžื—ืจ ืื• ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืขืฉื” ืœื™:
On n'attend pas la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour engager des ouvriers et pour apporter des fruits, mais on attend la tombรฉe de la nuit pour garder, et on rapporte des fruits dans sa main. Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit d'attendre la nuit pour cela. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain 'je vais ร  telle ville demain', car s'il y a des bourganin il y va, mรชme le Chabbat. Nous avons appris : on n'attend pas la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour engager des ouvriers et pour apporter des fruits. Pour engager des ouvriers, on comprend : on ne peut pas engager. Mais pour apporter des fruits, disons : car s'il y a lร  des cloisons, il les apporte. C'est-ร -dire : il peut dire 'apporte-moi des fruits demain', puisque s'il y a des cloisons il les apporte, comme on dit 'car s'il y a des bourganin, il y va'. Il n'y a pas de diffรฉrence entre dire ร  son prochain 'je ferai cette chose demain' et dire 'fais-moi cette chose demain'. Et puisque c'est permis ร  dire, il est permis d'attendre la nuit pour cela ; pourquoi donc enseigne-t-on qu'on n'attend pas la nuit pour apporter des fruits ? De quoi traitons-nous ici ? De (fruits) attachรฉs. Mais Rabbi Ochaya a enseignรฉ : on n'attend pas la nuit au bord du tehoum pour apporter de la paille et du chaume. Pour le chaume, on comprend : on trouve ce cas quand il est attachรฉ. Mais la paille, comment trouver ce cas ? Avec de la paille pourrie, qui est mouktse. Par consรฉquent, toute chose qui comporte un aspect permis, qu'on peut faire le Chabbat, on peut dire 'je ferai cela demain', et on peut dire ร  son prochain 'fais-moi cette chose demain', ร  condition de ne pas lui mentionner de salaire. Et une chose qu'il n'y a aucun moyen permis de faire aujourd'hui, mรชme si elle ne comporte qu'un interdit derabbanan, il est interdit de dire 'je ferai cette chose demain' ou de dire ร  son prochain 'fais-la moi'.
๐Ÿ’ก Explication

Objection ร  Chmouel : la Michna interdit d'attendre la nuit au tehoum pour apporter des fruits. Or, s'il y avait des mehitsot (cloisons formant un domaine clos), on pourrait les transporter le Chabbat ; selon Chmouel, on devrait donc pouvoir en parler et attendre la nuit.

Rรฉponse : la Michna parle de fruits attachรฉs au sol ; les cueillir est interdit le Chabbat sans aucun amรฉnagement possible. Le Roch en tire la halakha : on peut annoncer ou demander pour demain tout acte qui a une voie permise le Chabbat, sans mentionner de salaire ; un acte sans voie permise, mรชme d'interdit derabbanan, ne peut pas รชtre annoncรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Peut-on en parler le Chabbat et attendre la nuit au tehoum ? L'acte visรฉ pourrait-il รชtre permis le Chabbat par un amรฉnagement (bourganin, cloisons) ? oui non PERMIS de dire et d'attendre la nuit aller ร  telle ville (bourganin) apporter des fruits dรฉtachรฉs (cloisons) apporter paille non pourrie INTERDIT de dire et d'attendre la nuit engager des ouvriers fruits / chaume attachรฉs au sol paille pourrie (mouktse) Exception : besoin de mitsva fiancรฉe : couper du myrte mort : cercueil, linceuls, couper un vรชtement Lien posรฉ par Abba Chaoul : ce qu'on peut dire, on peut attendre la nuit pour le faire Base : Chmouel (seg. 4) ; objections et rรฉponses (seg. 5-9) ; Roch, seg. 5
Application du principe de Chmouel aux cas de la Michna.
7
ื•ื”ืชื ื™ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœื”ื‘ื™ื ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ. ื‘ืฉืœืžื ืงืฉ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ. ืืœื ืชื‘ืŸ, ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื”? ื‘ืชื™ื‘ื ื ืกืจื™ื.

Mais Rabbi Ochaya a enseignรฉ : on n'attend pas la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour apporter de la paille (teven) et du chaume (kach). Pour le chaume, on comprend : on trouve ce cas quand il est attachรฉ (au sol).

Mais la paille, comment trouver ce cas ? Avec de la paille pourrie.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงืฉ ื–ื ื‘ื•ืช ื”ืฉื‘ื•ืœื™ื ืืฉื˜ืจืฆื™"ื:
Kach : les tiges restantes des รฉpis ; en langue vernaculaire : achtratsia.
ื‘ืชื™ื‘ื ื ืกืจื™ื ืฉืืคื™' ื™ืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืื™ื ื• ืžื‘ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืžื•ืงืฆื” ื”ื•ื:
Paille pourrie : mรชme s'il y a des cloisons, il ne l'apporte pas, parce qu'elle est mouktse.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ื‘ืฉืœืžื ืงืฉ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื”"ื  ื”ื•"ืž ืœืžื™ืžืจ ืžื˜ืขื ืžื•ืงืฆื” ื“ื”ื ืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืžื) ื”ืงืฉ ืฉืข"ื’ ื”ืžื˜ื” ืœื ื™ื ืขื ืขื ื• ื›ื•' ืืœื ืจื‘ื•ืชื ืงืืžืจ ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉื›ื—ืช ืœื”:
(La Guemara) aurait aussi pu le dire pour raison de mouktse, puisque (le chaume) n'est pas propre ร  la nourriture des bรชtes, comme il est dit plus haut (Chabbat 141a) : 'le chaume qui est sur le lit, on ne le remue pas...'. Mais elle รฉnonce une nouveautรฉ (ravouta) : mรชme avec (du chaume) attachรฉ, on trouve le cas.
ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ื“ืœืื• ืžืฉื•ื ืชืœื™ืฉื” ื ืงื˜ ืœื” ื“ืืข"ื’ ืฉืžื—ื•ื‘ืจ ืœืืจืฅ ืื™ืŸ ื‘ื• ืื™ืกื•ืจ ืชืœื™ืฉื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ื‘ืฉ ืื™ื ื• ื™ื•ื ืง ืžืŸ ื”ืืจืฅ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ืคืจืง ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื›ื–: ื•ืฉื) ื“ืืžืจ ืชืื ื™ื ืฉืฆืžืงื• ื‘ืื‘ื™ื”ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื”ืชื•ืœืฉ ืžืžื ื” ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื“ื•ื•ืงื ืฆืžืงื• ืื‘ืœ ื™ื‘ืฉื• ืœื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื›ืœ ื”ืกื•ื’ื™ื ื“ื™ื‘ืฉื• ื”ืŸ ื•ืขื•ืงืฆื™ื”ืŸ ืžื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื“ื™ื ื• ื›ืœืœ ื›ืžื—ื•ื‘ืจ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ืื™ืกื•ืจ ื™ื™ืคื•ื™ ืงืจืงืข ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื”ืชื•ืœืฉ ืขื•ืœืฉื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื‘ืคืจืง ื”ื‘ื•ื ื” (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื’.) ื•ื”ื ื“ืคืจื™ืš ื‘ืคืจืง ื”ืžื•ืฆื™ื ืชืคื™ืœื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืง:) ืืื™ืœืŸ ื™ื‘ืฉ ื”ื ืงื ื ืชืจื™ ืคื™ืจื™ ืžืฉืžืข ืฉื™ืฉ ื‘ื™ื‘ืฉ ืื™ืกื•ืจ ืชืœื™ืฉื” ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื”ืชื ื‘ื™ื‘ืฉื• ื”ืŸ ื•ืœื ืขื•ืงืฆื™ื”ืŸ:
Rabbi dit qu'il n'a pas mentionnรฉ (ce cas) ร  cause de l'interdit d'arracher (telicha) ; car bien qu'il soit attachรฉ au sol, il n'y a pas d'interdit d'arracher, puisqu'รฉtant sec il ne se nourrit plus du sol. C'est ce que prouve (Houlin, chapitre Ha-or veha-rotev, 127b), qui dit : des figues ratatinรฉes sur leur arbre sont susceptibles de l'impuretรฉ des aliments, et celui qui en arrache le Chabbat est passible d'un sacrifice hatat ; prรฉcisรฉment ratatinรฉes, mais pas sรฉchรฉes. Il ressort de toute cette sougya que (des fruits) sรฉchรฉs, eux et leurs queues, sont susceptibles de l'impuretรฉ des aliments et ne sont nullement considรฉrรฉs comme attachรฉs. Ce qui est dit ici, 'on trouve ce cas quand il est attachรฉ', vise l'interdit d'amรฉliorer le sol (yippouy karka), comme il est dit plus haut (chapitre Ha-bone, Chabbat 103a) : celui qui arrache des endives le Chabbat est passible d'un hatat. Quant ร  l'objection (du chapitre Ha-motsi tefilin, Erouvin 100b) au sujet d'un arbre sec : 'mais il fait tomber des fruits !', ce qui laisse entendre qu'il y a un interdit d'arracher sur (un arbre) sec, Rabbi dit que lร -bas il s'agit (de fruits) sรฉchรฉs eux-mรชmes, mais pas leurs queues.
ื‘ืชื™ื‘ื ื ืกืจื™ื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื—ืฉื™ืš (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื ื”:) ืžืคืจื›ื™ืŸ ืชื‘ืŸ ื•ืืกืคืกืชื ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื•ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืชื‘ื ื ืกืจื™ื ืžืฉืžืข ื“ื—ื–ื™ ืœื‘ื”ืžื” ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ื“ืœื ืกืจื™' ื›ื•ืœื™ ื”ืื™:
Et quant ร  ce qui est dit plus loin (chapitre Mi che-hehchikh, Chabbat 155b) : on dรฉfait (mefarkin) la paille et le fourrage (aspasta) devant l'animal, et (la Guemara) l'รฉtablit avec de la paille pourrie, ce qui laisse entendre qu'elle est propre aux bรชtes, Rabbi dit qu'il s'agit lร  d'un cas oรน elle n'est pas pourrie ร  ce point.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme objection : teven (paille coupรฉe) et kach (chaume). Le chaume peut รชtre encore attachรฉ au sol. La paille est dรฉtachรฉe ; il faut donc trouver une autre raison d'interdit : la paille pourrie est mouktse (exclue de tout usage le Chabbat), et aucune cloison ne permettrait de la dรฉplacer.

Tossefot prรฉcise que le chaume sec ne tombe pas sous l'interdit d'arracher ; l'interdit vise l'amรฉlioration du sol (yippouy karka).

8
ืชื ืฉืžืข: ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื” ื•ืขืœ ืขืกืงื™ ื”ืžืช. ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื” ื•ืžืช โ€” ืื™ืŸ, ืขืœ ืขืกืงื™ ืื—ืจ โ€” ืœื.

Viens et entends : on attend la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour s'occuper des affaires d'une fiancรฉe et des affaires d'un mort. Pour les affaires d'une fiancรฉe et d'un mort, oui ; pour les affaires d'un autre, non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื” ื•ืžืช ืื™ืŸ ื“ื—ืคืฆื™ ืฉืžื™ื ื”ืŸ ืื‘ืœ ืขืœ ืขืกืงื™ ืื—ืจ ืืคื™' ื“ื•ืžื™ื ื“ื›ืœื” ืœื:
Pour les affaires d'une fiancรฉe et d'un mort, oui : car ce sont des affaires du Ciel (heftsei chamayim) ; mais pour les affaires d'un autre, mรชme semblables ร  (celles de) la fiancรฉe, non.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme objection, tirรฉe d'une baraita. Les besoins d'une kala (fiancรฉe) et d'un met (dรฉfunt) sont des heftsei chamayim, des affaires de mitsva, et l'on peut attendre la nuit au tehoum pour eux. Pour un autre, c'est interdit : il faut vรฉrifier que l'interdit concerne bien un acte sans voie permise.

9
ื‘ืฉืœืžื ืื—ืจ ื“ื•ืžื™ื ื“ื›ืœื” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœืžื™ื’ื– ืœื™ื” ืืกื. ืืœื ืžืช ืžืื™ ื ื™ื”ื•? โ€” ืœื”ื‘ื™ื ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ. ื•ืงืชื ื™ ืžืช โ€” ืื™ืŸ, ืื‘ืœ ืื—ืจ โ€” ืœื.

On comprend pour un autre, semblable au cas de la fiancรฉe : on trouve ce cas (pour) lui couper du myrte. Mais le mort, de quoi s'agit-il ?

D'apporter pour lui un cercueil et des linceuls. Et (la baraita) enseigne : pour le mort, oui ; mais pour un autre, non.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืฉืœืžื ืื—ืจ ื“ื•ืžื™ื ื“ื›ืœื” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ืืกื•ืจ ืœื”ื—ืฉื™ืš ื›ื’ื•ืŸ ืœื—ืชื•ืš ืžืŸ ื”ืžื—ื•ื‘ืจ:
On comprend pour un autre semblable ร  la fiancรฉe, on trouve ce cas : oรน il est interdit d'attendre la nuit, par exemple pour couper de ce qui est attachรฉ (au sol).
ืœืžื™ื’ื– ืœื” ืืกื ื“ืขื‘ื“ื• ืœื” ื’ื ื ื ื“ืืกื ืœื›ืœืชื:
Lui couper du myrte : car on faisait pour la fiancรฉe un dais de myrte.
ืืœื ืขืกืงื™ ืžืช ืžืื™ ื”ื™ื ื”ื‘ืื” ื“ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ ื•ืืžืื™ ืœืื—ืจ ืœื ืœื™ืžื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื ื™ืฉ ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื‘ื™ื:
Mais les affaires du mort, qu'est-ce ? Apporter un cercueil et des linceuls. Et pourquoi pas pour un autre ? Disons : puisque s'il y a lร  des cloisons, il les apporte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืžืช ืžืื™ ื ื™ื”ื• ืœื”ื‘ื™ื ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ ืชื™ืžื” ืืžืื™ ืœื ืงืืžืจ ืœืžื™ื’ื– ืœื™ื” ืืกื ืฉื”ื™ื• ืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ืืกื ืœืžืช ื›ื“ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ื ื“ื” (ื“ืฃ ืœื–.) ื“ืฉื•ื•ืจ ืืกื ืžืขืจืกื ืœืขืจืกื ื•ื™"ืœ ืข"ื› ืฆ"ืœ ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ ื›ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™' ื‘ื”ื“ื™ื. ืž"ืจ:
C'est รฉtonnant : pourquoi ne dit-il pas 'lui couper du myrte', puisqu'on avait l'habitude d'apporter du myrte pour le mort, comme nous le trouvons dans Nida (37a), qu'on faisait passer du myrte d'une civiรจre ร  l'autre ? On peut rรฉpondre : il faut forcรฉment dire 'cercueil et linceuls', comme la Michna l'enseigne explicitement. (Selon) mon maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

Pour la fiancรฉe, le cas interdit est clair : couper du myrte (acte sur une plante attachรฉe) est interdit sans exception le Chabbat. Pour le mort, la Michna parle d'apporter un cercueil et des linceuls : un transport, qui serait permis avec des cloisons. D'oรน la question du segment suivant.

10
ื•ืืžืื™? ืœื™ืžื: ืฉืื ื™ืฉ ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช โ€” ืžื‘ื™ื! ืžืช ื ืžื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœืžื™ื’ื– ืœื™ื” ื’ืœื™ืžื.

Et pourquoi (est-ce interdit pour un autre) ? Disons : car s'il y a lร  des cloisons, il (les) apporte !

Pour le mort aussi, on trouve ce cas : lui couper un vรชtement (guelima).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืžื™ื’ื– ืœื™ื” ื’ืœื™ืžื ืœืชืงืŸ ืœื• ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ื”ื™ืชืจ ืœื“ื‘ืจ ื”ื™ื•ื ื›ืœืœ:
Lui couper un vรชtement : lui prรฉparer des linceuls, chose qui n'a aucune possibilitรฉ d'รชtre permise aujourd'hui.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : le cas vise pour le mort est de couper une รฉtoffe pour en faire des linceuls, acte interdit le Chabbat sans aucun amรฉnagement. Pour un autre, on ne peut donc pas attendre la nuit ; pour le mort, c'est permis en raison de la mitsva. Le principe de Chmouel est maintenu.

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ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ. ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ืื‘ื“ื™ืœ ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘: ืืกื•ืจ ืœื• ืœืื“ื ืฉื™ืขืฉื” ื—ืคืฆื™ื• ืงื•ื“ื ืฉื™ื‘ื“ื™ืœ! ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ืื‘ื“ื™ืœ ื‘ืชืคืœื” โ€” ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ืชืคืœื” ืฆืจื™ืš ืฉื™ื‘ื“ื™ืœ ืขืœ ื”ื›ื•ืก! ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ืื‘ื“ื™ืœ ืขืœ ื”ื›ื•ืก, ื›ื•ืก ื‘ืฉื“ื” ืžื™ ืื™ื›ื?! ืชืจื’ืžื ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ื‘ืจ ืืžื™ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื™ืชื•ืช ืฉื ื•.

'Mais on attend la tombรฉe de la nuit (pour garder)' (Michna). Et cela, mรชme s'il n'a pas fait la havdala ?

Mais Rabbi Elazar ben Antignos a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Yaakov : il est interdit ร  un homme de faire ses affaires avant d'avoir fait la havdala ! Et si tu dis qu'il a fait la havdala dans la priรจre, Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Chmouel : celui qui fait la havdala dans la priรจre doit (encore) faire la havdala sur la coupe !

Et si tu dis qu'il a fait la havdala sur la coupe, y a-t-il une coupe dans les champs ? Rabbi Natan bar Ami l'a expliquรฉ devant Rava : on l'a enseignรฉ (pour un tehoum situรฉ) entre les pressoirs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ืื‘ื“ื™ืœ ืืกื™ืคื ื“ืžืชื ื™' ืžืชืžื” ื“ืงืชื ื™ ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื• ืœืงื•ืฆืฆืŸ ืžืŸ ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ื‘ืœื ื”ื‘ื“ืœื”:
Et bien qu'il n'ait pas fait la havdala : (la Guemara) s'รฉtonne sur la fin de la Michna, qui enseigne 'et il rapporte des fruits dans sa main' : il les coupe de ce qui est attachรฉ (au sol) sans havdala.
ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื™ืชื•ืช ืฉื ื• ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืก ื‘ืฉื“ื”:
On l'a enseignรฉ entre les pressoirs : oรน il y a une coupe dans le champ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ืœืฉืžื•ืจ ื•ืžื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื‘ื™ื“ื• ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืžืฉืžืข ืœืฉืžื•ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืคืฉื˜ ื”ืžืฉื ื” ื•ืงืฉื” ืœืจื‘ื™ ืžื”ื ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื‘ื’ืž' ืžื•ืชืจ ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจ ื•ืคืจื™ืš ืชื ืŸ ืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ื›ื•' ื•ื”ืฉืชื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื’ื•ืคื™ื” ืชื™ืงืฉื™ ืœื™ื” ื“ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ืžื“ืงืชื ื™ ื‘ืกื™ืคื ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื›ืœ ืฉืื ื™ ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ื™ื›ื•ืœ ืื ื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœื™ื• ื•ืงื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž' ื“ืžื” ืฉืžื•ืชืจ ืœื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ื—ืฉื™ืš ื•ื"ื› ืžื“ืฉืจื™ื ืŸ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืœืฉืžื•ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืืœืžื ืฉืจื™ ืœืžื™ืžืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจ ื“ื”ื ื‘ื”ื ืชืœื™ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืฉืžื•ืืœ ื•ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืžืื™ ืงืฉื™ื ื“ืื™ ืœืื• ื“ืฉืžื•ืืœ ืžืชื ื™' ืืชื™ื ืฉืคื™ืจ ื“ื”"ื ืื™ืŸ ืœืš ื“ื‘ืจ ืฉืœื ื™ื”ื ืžื•ืชืจ ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืขืœ ืขืฆืžื• ื•ืืคื™' ืืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ืœืžื—ืจ ืื• ืื‘ื ื” ื‘ื ื™ืŸ ื–ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ื‘ืฉื‘ืช ื“ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื“ื•ื•ืงื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืืกื•ืจ ืœื•ืžืจ ืฉื›ื•ืจ ืœื™ ืคื•ืขืœื™ื ืœืžื—ืจ ื“ืžื”ื ื™ ืืžื™ืจืชื• ืื‘ืœ ืขืœ ืขืฆืžื• ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ื›ืœ ืžื” ืฉื™ืจืฆื” ื“ืœื ืžื”ื ื™ ืืžื™ืจืชื• ื•ื›ื™ ืชืœื™ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื”ื”ื—ืฉื›ื” ื”"ืž ื‘ืืžื™ืจื” ืœื—ื‘ื™ืจื• ื“ื™ืฉ ืืกื•ืจื” ื•ื™ืฉ ืžื•ืชืจืช ืื‘ืœ ืื ืื™ืชื ืœื“ืฉืžื•ืืœ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ื“ืืกืจ ื›ืœ ืืžื™ืจื•ืช ืืคื™ืœื• ืขืœ ืขืฆืžื• ืืœื ื“ื•ื•ืงื ืœื›ืจืš ืคืœื•ื ื™ ืื ื™ ื”ื•ืœืš ืœืžื—ืจ ืžืฉื•ื ื˜ืขืžื ื“ืฉืื ื™ืฉ ืฉื ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœืš ื•ื”ืฉืชื ืคืจื™ืš ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ืœืื• ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื”ื•ื” ืืกืจืช ืœื™ื” ืืœื ืžืฉื•ื ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื“ื•ื•ืงื ืฉืจื™ืช ืœื™ื” ื"ื› ืžืชื ื™' ื ืžื™ ืชืฉืชืจื™ ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืช ืฉืื ื™ืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื‘ื™ื. ื "ืœ:
Mais il attend la nuit pour garder et rapporte des fruits dans sa main : l'explication du Kountres (Rachi) laisse entendre : garder hors du tehoum ; c'est aussi le sens simple de la Michna. Mon maรฎtre s'est posรฉ une difficultรฉ ร  partir de ce que Chmouel dit dans la Guemara : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain 'je vais ร  telle ville demain', et (la Guemara) objecte : nous avons appris 'on n'attend pas la nuit au bord du tehoum pour engager des ouvriers, etc.' Or la Michna elle-mรชme devrait lui poser difficultรฉ, car elle prouve dans le sens de Chmouel : elle enseigne ร  la fin 'Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce que j'ai le droit de dire, je peux attendre la nuit pour cela', et la Guemara explique que ce qui est permis ร  dire est permis pour attendre la nuit. Si donc on permet d'attendre la nuit pour garder hors du tehoum, il en ressort qu'il est permis de dire 'je vais hors du tehoum demain', car l'un dรฉpend de l'autre ; c'est conforme ร  Chmouel. Et je ne sais pas ce qui fait difficultรฉ. Sans (l'enseignement de) Chmouel, la Michna s'explique bien : j'aurais pensรฉ qu'il n'est aucune chose qu'un homme ne puisse dire sur lui-mรชme ; mรชme 'j'engagerai des ouvriers demain' ou 'je construirai ce bรขtiment', il peut le dire le Chabbat. J'aurais pensรฉ que seul est interdit de dire ร  son prochain 'engage-moi des ouvriers pour demain', car sa parole a un effet ; mais sur lui-mรชme il peut dire tout ce qu'il veut, car sa parole n'a pas d'effet. Et quand Abba Chaoul fait dรฉpendre l'attente de la nuit (de la parole), cela vaut pour la parole adressรฉe ร  son prochain, qui est parfois interdite et parfois permise. Mais si l'on admet (l'enseignement de) Chmouel, l'objection est fondรฉe : il interdit toute parole, mรชme sur soi-mรชme, et ne permet 'je vais ร  telle ville demain' qu'en raison de ce que s'il y a des bourganin il y va. L'objection est alors : puisque sans cette raison tu l'aurais interdit, et que tu ne le permets qu'en vertu de cette raison, la Michna aussi devrait permettre d'apporter des fruits, car s'il y a des cloisons il les apporte. Il me semble.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืื‘ืœ ืžื—ืฉื™ืš ื”ื•ื ื•ื›ื•' ื•ืืฃ ืข"ื’ ื“ืœื ืื‘ื“ื™ืœ ื•ื”ื ืืžืจ ืจ' ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ืžืฉื•ื ืจ' ื™ื•ืกื™ ืืกื•ืจ ืœืื“ื ืฉื™ืขืฉื” ื—ืคืฆื™ื• ืงื•ื“ื ืฉื™ื‘ื“ื™ืœ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ืื‘ื“ื™ืœ ื‘ืชืคืœื”. ื•ื”ื ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ืชืคืœื” ืฆืจื™ืš ืฉื™ื‘ื“ื™ืœ ืขืœ ื”ื›ื•ืก. ื•ื›"ืช ื“ืื‘ื“ื™ืœ ืขืœ ื”ื›ื•ืก. ื›ื•ืก ื‘ืฉื“ื” ืžื™ ืื™ื›ื. ืชืจื’ืžื ืจื‘ ื ืชืŸ ื‘ืจ ืืžื™ ืงืžื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื™ืชื•ืช ืฉื ื•. ื"ืœ ืจ' ืื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™ ื›ื™ ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ืžืขืจื‘ื ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœ ื•ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฆื•ืจื›ื™ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืื™ื ื• ืฆ"ืœ ื‘ื™ืŸ ืื•ืจ ืœื—ื•ืฉืš ื•ื›ื•' ืืœื ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœ ื‘ืœื‘ื“ ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื›ื™ ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื™ ืจื‘ ื›ื”ื ื ื”ื•ื” ืืžืจ ื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœ ื•ืกืœืชื™ื ืŸ ืกื™ืœืชื™. ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื•ื›ื•' ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืžื•ืชืจ ืœืื“ื ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืฉืžื•ืจ ืœื™ ืคื™ืจื•ืช ืฉื‘ืชื—ื•ืžื™ืš ื•ืื ื™ ืืฉืžื•ืจ ืœืš ืคื™ืจื•ืช ืฉื‘ืชื—ื•ืžื™. ืช"ืจ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœื”ื‘ื™ื ื‘ื”ืžื”. ื”ื™ืชื” ืขื•ืžื“ืช ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืงื•ืจื ืœื” ื•ื”ื™ื ื‘ืื”. ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื” ื•ืขืœ ืขืกืงื™ ื”ืžืช ืœื”ื‘ื™ื ื›ืœ ืฆืจื›ื™ื• ื•ืื•ืžืจ ืœื• ืœืš ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืœื ืžืฆืืช ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืœืš ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืœื ืžืฆืืช ื‘ืžื ื” ื”ื‘ื ื‘ืžืืชื™ื. ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื›ื™ืจ ืœื• ืกื›ื•ื ืžืงื—:
Mais il attend la nuit, etc. Et bien qu'il n'ait pas fait la havdala ? Mais Rabbi Elazar ben Antignos a dit au nom de Rabbi Yossi : il est interdit ร  un homme de faire ses affaires avant d'avoir fait la havdala. Et si tu dis qu'il a fait la havdala dans la priรจre, Chmouel n'a-t-il pas dit : celui qui fait la havdala dans la priรจre doit faire la havdala sur la coupe. Et si tu dis qu'il a fait la havdala sur la coupe, y a-t-il une coupe dans les champs ? Rav Natan bar Ami l'a expliquรฉ devant les Rabbanan : on l'a enseignรฉ entre les pressoirs. Rabbi Abba a dit ร  Rav Achi : quand nous รฉtions en Occident (Erets Israรซl), nous disions 'Celui qui sรฉpare entre le saint et le profane' et nous faisions nos besoins ; c'est-ร -dire qu'il n'est pas nรฉcessaire de dire 'entre la lumiรจre et l'obscuritรฉ, etc.', mais seulement 'entre le saint et le profane'. Rav Achi a dit : quand nous รฉtions chez Rav Kahana, il disait 'Celui qui sรฉpare entre le saint et le profane' et nous fendions du bois. Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain : garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum, et je garderai pour toi les fruits qui sont dans mon tehoum. Les Rabbanan ont enseignรฉ : on attend la nuit au bord du tehoum pour ramener une bรชte ; si elle se trouvait hors du tehoum, il l'appelle et elle vient. Et on attend la nuit au bord du tehoum pour s'occuper des affaires d'une fiancรฉe et des affaires d'un mort, pour apporter tout ce dont il a besoin ; et il lui dit : va ร  tel endroit ; si tu n'as pas trouvรฉ ร  tel endroit, va ร  tel autre ; si tu n'as pas trouvรฉ pour un mane, apporte pour deux cents. Rabbi Yossi bar Rabbi Yehouda dit : ร  condition qu'il ne lui mentionne pas la somme de l'achat.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna permet d'attendre la nuit au tehoum pour garder ses fruits et de les rapporter aussitรดt. Or on ne fait pas ses affaires avant la havdala, et la havdala dite dans la Amida (dans 'Ata honen') ne dispense pas de la havdala sur la coupe de vin.

Rabbi Natan bar Ami : le cas est celui d'un tehoum situรฉ entre les pressoirs, oรน le vin est disponible sur place.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Travailler ร  la sortie du Chabbat : quelle havdala suffit ? R. Eliezer ben Yaakov : pas d'affaires avant la havdala Havdala dans la priรจre ? Chmouel : il faut encore la coupe Havdala sur la coupe ? Mais il n'y a pas de coupe aux champs R. Natan bar Ami le cas est 'entre les pressoirs' : le vin est sur place, on fait la havdala sur la coupe R. Abba / Rav Kahana on dit 'Ha-mavdil bein kodech le-hol' puis on travaille ; la havdala sur la coupe vient ensuite
Les รฉtapes de la question sur la havdala et les deux rรฉponses.
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ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ืื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™: ื‘ืžืขืจื‘ื ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื™: ืดื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœืด ื•ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฆื•ืจื›ื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื›ื™ ื”ื•ื™ื ื ื‘ื™ ืจื‘ ื›ื”ื ื ื”ื•ื” ืืžืจ ืดื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœืด ื•ืžืกืœืชื™ื ืŸ ืกื™ืœืชื™.

Rabbi Abba a dit ร  Rav Achi : en Occident (Erets Israรซl), nous disons ainsi : 'Celui qui sรฉpare entre le saint et le profane' (Ha-mavdil bein kodech le-hol), et nous faisons nos besoins. Rav Achi a dit : quand j'รฉtais chez Rav Kahana, il disait 'Celui qui sรฉpare entre le saint et le profane', et nous fendions du bois.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืžื‘ื“ื™ืœ ื‘ื™ืŸ ืงื•ื“ืฉ ืœื—ื•ืœ ืœื”ื™ื›ืจื ื‘ืขืœืžื ืœืœื•ื•ืช ืืช ื”ืžืœืš:
Celui qui sรฉpare entre le saint et le profane : comme simple signe, pour accompagner le Roi.
ื•ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฆื•ืจื›ื™ืŸ ื•ืื—ืจ ื›ืš ืื ื• ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ื›ื•ืก ื‘ืจื›ื” ื’ืžื•ืจื” ื“ื”ื‘ื“ืœื” ื•ื›"ืฉ ื“ืื™ ืื‘ื“ื™ืœ ื‘ืชืคืœื” ืžื•ืชืจ ืœืขืฉื•ืช ืฆืจื›ื™ื• ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื‘ื“ื™ืœ ืขืœ ื”ื›ื•ืก:
Et nous faisons nos besoins : et ensuite nous rรฉcitons sur la coupe la bรฉnรฉdiction complรจte de la havdala ; ร  plus forte raison, s'il a fait la havdala dans la priรจre, il lui est permis de faire ses besoins, et il refait la havdala sur la coupe.
ื•ืžืกืœืชื™ื ืŸ ืกื™ืœืชื™ ื—ื•ื˜ื‘ื™ืŸ ืขืฆื™ื:
Et nous fendions du bois : on coupe du bois.
๐Ÿ’ก Explication

Autre rรฉponse : la formule brรจve Ha-mavdil bein kodech le-hol, sans nom divin ni coupe, suffit pour commencer ร  travailler. Rachi : c'est un signe pour accompagner le Roi (le Chabbat) ร  son dรฉpart ; la havdala complรจte sur la coupe se fait ensuite.

Le gardien de la Michna peut donc avoir dit cette formule avant de s'occuper de ses fruits.

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ื›ืœืœ ืืžืจ ืื‘ื ืฉืื•ืœ: ื›ืœ ืฉืื ื™ ื•ื›ื•ืณ. ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืื‘ื ืฉืื•ืœ ืื”ื™ื™ื? ืื™ืœื™ืžื ืืจื™ืฉื ืงืื™: ืดืื™ืŸ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืฉื›ื•ืจ ืคื•ืขืœื™ื ืœื”ื‘ื™ื ืคื™ืจื•ืชืด โ€”

'Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce que je, etc.' (Michna). Ils ont demandรฉ : Abba Chaoul, sur quoi (porte sa rรจgle) ?

Si l'on dit qu'elle porte sur la premiรจre partie : 'on n'attend pas la tombรฉe de la nuit au bord du tehoum pour engager des ouvriers (et) pour apporter des fruits' ...

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื”ื™ื™ื ืงืื™ ื•ืžืฉื•ื™ ื›ืœืœื:
Sur quoi : porte-t-elle, pour en faire une rรจgle gรฉnรฉrale.
ืื™ ื ื™ืžื ืืจื™ืฉื ื“ืงืชื ื™ ืช"ืง ืœืื™ืกื•ืจื ื•ืงืืชื™ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ืœืฉื•ื•ื™ื” ื‘ื” ื›ืœืœื ื"ื› ื“ื›ืœืœื ืœืื™ืกื•ืจื ื”"ืœ ืœืžื™ืžืจ ื‘ื”ื“ื™ื ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ื–ื›ืื™ ื‘ืืžื™ืจื” ื›ื’ื•ืŸ ืืœื• ืฉืื™ื ื• ืจืฉืื™ ืœื•ืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืฉื›ื•ืจ ืœื™ ืคื•ืขืœื™ื ืื• ื”ื‘ื ืœื™ ืคื™ืจื•ืช ืœืžื•ืฆืื™ ืฉื‘ืช ืื™ื ื• ืจืฉืื™ ืœื”ื—ืฉื™ืš ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”:
Si l'on dit sur la premiรจre partie : que le Tanna kamma enseigne comme interdit, et Abba Chaoul vient en faire une rรจgle ; dans ce cas, puisque la rรจgle porte sur l'interdit, il aurait dรป dire explicitement : 'tout ce que je n'ai pas le droit de dire', comme ces (cas) oรน il n'a pas le droit de dire ร  son prochain 'engage-moi des ouvriers' ou 'apporte-moi des fruits pour la sortie du Chabbat', il n'a pas le droit d'attendre la nuit.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche la partie de la Michna ร  laquelle se rattache la rรจgle d'Abba Chaoul : 'tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit d'attendre la nuit pour cela'. Si elle portait sur la premiรจre partie (interdictions), Rachi note qu'elle aurait รฉtรฉ formulรฉe au nรฉgatif. La suite est au 151a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).