Shabbat 151a โ€” Attendre la nuit au bord du tehoum ; flรปtes, cercueil et bain faits le Chabbat

Shabbat 151a

Sougya : L'amud achรจve l'analyse de la rรจgle d'Abba Chaoul : tout ce dont on est autorisรฉ ร  parler le Chabbat, on peut attendre la nuit au bord du tehoum pour s'en occuper ; la Guemara la rattache ร  la rรจgle de Chmouel (garde mes fruits dans ton tehoum). Une nouvelle michna traite des besoins du mort : flรปtes apportรฉes par un non-Juif, cercueil et tombe faits le Chabbat.

Rav et Chmouel discutent du cas douteux (endroit proche) ; la michna appuie Chmouel, la baraita du bain appuie Rav. Oula et R.

Abahou expliquent pourquoi le cercueil et la tombe sont permis sans attente, puis s'ouvre la michna des soins au mort le Chabbat.

La rรจgle d'Abba Chaoul : amira (parler) et hachkhakha (attendre la nuit) Rรจgle d'Abba Chaoul Tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, je peux attendre la nuit pour cela Objection 1 : si elle vise le dรฉbut (interdit de louer des ouvriers) il fallait une formule nรฉgative : ce dont je ne peux parler, je ne peux attendre la nuit Proposition : elle vise la fin (on attend la nuit pour garder ses fruits) Objection 2 : la permission d'attendre la nuit est enseignรฉe, celle de parler ne l'est pas il fallait dire : ce pour quoi j'attends la nuit, je peux en parler Rรฉponse : la permission de parler vient de Chmouel garde mes fruits dans ton tehoum, je garde les tiens dans le mien Abba Chaoul au Tanna kamma : tu l'admets, donc gรฉnรฉralise Le mot rรจgle (klal) inclut : la bรชte hors du tehoum qu'on peut appeler, la mariรฉe et le mort (on peut dire : va ร  tel endroit, achรจte ร  tel prix)
Le fil de la discussion sur la rรจgle d'Abba Chaoul (segments 0 ร  3).
Des flรปtes apportรฉes le Chabbat : d'oรน viennent-elles ? Michna : pas d'oraison avec elles, sauf si elles viennent d'un endroit proche Rav endroit rรฉellement proche : on sait qu'elles รฉtaient dans le tehoum cas douteux : interdit Chmouel peut-รชtre ont-elles dormi hors de la muraille (dans le tehoum) : cas douteux : permis Appui pour Rav : baraita du bain moitiรฉ Juifs, moitiรฉ non-Juifs : attendre le temps de chauffer l'eau Appui pour Chmouel : la michna cercueil et tombe faits par un non-Juif : un Juif peut y รชtre enterrรฉ Roch : la halakha suit Chmouel (la michna est prรฉcise selon lui)
Rav et Chmouel sur le cas douteux, avec l'appui de chacun.
Bain chauffรฉ le Chabbat dans une ville mixte : quand s'y baigner ? Composition de la ville ? Majoritรฉ non-juive aussitรดt aprรจs Chabbat Majoritรฉ juive attendre le temps de chauffer l'eau Moitiรฉ-moitiรฉ interdit : attendre le temps de chauffer l'eau R. Yehouda : petite baignoire + un homme puissant (rechout) aussitรดt Rechout : un homme important dont dix esclaves chauffent dix bouilloires ร  la fois (l'eau a pu รชtre chauffรฉe aprรจs la tombรฉe de la nuit)
La baraita du bain chauffรฉ le Chabbat, selon la composition de la ville.
1
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Cette formule : 'Tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela' ? Il aurait fallu dire : 'Tout ce dont je ne suis pas autorisรฉ ร  parler, je ne suis pas autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela' !

Plutรดt, (Abba Chaoul) se rapporte ร  la fin (de la michna) : 'Mais il peut attendre la nuit pour garder, et il apporte des fruits dans sa main.' Alors il aurait fallu dire : 'Tout ce pour quoi je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit, je suis autorisรฉ ร  en parler' !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
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Il se rapporte ร  la fin : ร  ce que le Tanna kamma a dit dans le sens de la permission, 'mais il attend la nuit pour garder' ; et (Abba Chaoul) vient en faire une rรจgle gรฉnรฉrale, pour inclure tout ce qui est semblable.
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Il aurait fallu dire : tout ce pour quoi je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit, je suis autorisรฉ ร  en parler : car c'est la permission d'attendre la nuit que nous avons apprise (dans la michna), et la permission de parler, nous ne l'avons pas apprise. Comment faire dรฉpendre ce qui est enseignรฉ de ce qui n'est pas enseignรฉ ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืื™ ื›ืœ ืฉืื ื™ ืจืฉืื™ ื‘ื—ืฉื™ื›ืชื• ืจืฉืื™ ืื ื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืชื™ืžื” ื”ื ื“ื›ื™ ืคืจื™ืš ืœืขื™ืœ ื”ืื™ ื›ืœ ืฉืื™ื ื™ ืจืฉืื™ ื‘ืืžื™ืจืชื• ืื™ื ื™ ืจืฉืื™ ื‘ื—ืฉื™ื›ืชื• ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืžื›ืœืœ ื“ืื™ ื”ื•ื” ืชื ืŸ ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ืืข"ื’ ื“ืชืœื™ ื—ืฉื™ื›ื” ื‘ืืžื™ืจื” ื•ื™"ืœ ื”ืชื ืฉืื ื™ ื“ืœื ื”ื•ื” ืชืœื™ ืชื ื™ื ื‘ื“ืœื ืชื ื™ื ื“ืืžื™ืจื” ื ืžื™ ืชื ื™ื ื ืœืขื™ืœ ืœื ื™ืืžืจ ืื“ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ืฉื›ื•ืจ ืœื™ ืคื•ืขืœื™ื ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ืชืœื™ ืชื ื™ื ื‘ื“ืœื ืชื ื™ื ื“ื”ื™ืชืจ ืืžื™ืจื” ืœื ืชื ื™ื ืื‘ืœ ื”ื™ืชืจ ื”ื—ืฉื›ื” ืชื ื™ื:
Il aurait fallu dire : tout ce pour quoi je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit, je suis autorisรฉ ร  en parler - Question : lorsque la Guemara a objectรฉ plus haut 'il aurait fallu dire : tout ce dont je ne suis pas autorisรฉ ร  parler, je ne suis pas autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela', cela implique que si la michna avait enseignรฉ ainsi, cela aurait รฉtรฉ correct, bien qu'elle fasse dรฉpendre l'attente de la nuit de la parole. On peut rรฉpondre : lร -bas c'est diffรฉrent, car on ne faisait pas dรฉpendre ce qui est enseignรฉ de ce qui ne l'est pas, puisque (l'interdit de) parler aussi, nous l'avons appris plus haut : 'un homme ne dira pas ร  son prochain : loue-moi des ouvriers'. Mais maintenant, on fait dรฉpendre ce qui est enseignรฉ de ce qui ne l'est pas, car la permission de parler n'est pas enseignรฉe, alors que la permission d'attendre la nuit est enseignรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Hachkhakha (mahchikh al ha-tehoum) : se rendre avant la fin du Chabbat jusqu'ร  la limite du tehoum (2000 coudรฉes) pour รชtre prรชt ร  agir dรจs la nuit. La rรจgle d'Abba Chaoul lie cette permission ร  celle de amira (parler de la chose le Chabbat).

La Guemara cherche ร  quelle partie de la michna la rรจgle se rattache. Rattachรฉe au dรฉbut (interdit), elle devrait รชtre nรฉgative. Rattachรฉe ร  la fin (permis de garder ses fruits), elle devrait dรฉduire la parole de l'attente, puisque seule l'attente est enseignรฉe.

2
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En rรฉalitรฉ, elle se rapporte ร  la fin, et Abba Chaoul se rรฉfรจre ร  ce que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain : 'Garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum (limite de Chabbat), et je garderai pour toi les fruits qui sont dans mon tehoum.' Et Abba Chaoul dit au Tanna kamma : N'admets-tu pas qu'il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain : 'Garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum, et je garderai pour toi les fruits qui sont dans mon tehoum' ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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En rรฉalitรฉ, elle se rapporte ร  la fin : comme tu l'as dit. Et quant ร  ta difficultรฉ, d'oรน tire-t-il la permission de parler, dont il fait dรฉpendre l'attente de la nuit ? Il se rรฉfรจre ร  ce qu'a dit Rav Yehouda, etc. On voit donc que je suis autorisรฉ ร  en parler. Abba Chaoul et le Tanna kamma tiennent tous deux pour รฉvidente cette rรจgle de Chmouel. Abba Chaoul dit au Tanna kamma : n'admets-tu pas, dans ce cas oรน tu permets d'attendre la nuit, qu'il est permis de parler, selon Chmouel ? Il en ressort que, puisqu'il est permis de parler, il est permis d'attendre la nuit. Dรจs lors, pourquoi mentionnรฉs-tu seulement l'attente de la nuit pour garder ? Fais-en une rรจgle gรฉnรฉrale et dis : tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela. On en dรฉduit ce cas-ci, et aussi le mort et la mariรฉe, car de cela aussi on est autorisรฉ ร  parler, comme on l'explique plus loin ; c'est pourquoi on attend la nuit pour cela. Et la fin de notre michna, qui enseigne qu'on attend la nuit au bord du tehoum pour s'occuper des affaires de la mariรฉe, est d'Abba Chaoul.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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En rรฉalitรฉ, elle se rapporte ร  la fin, comme l'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : il est permis ร  un homme de dire ร  son prochain : garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum - Bien que lui-mรชme ne puisse pas aller les garder, il peut dire ร  son prochain de les garder. Et notre michna dit ainsi : tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, comme s'occuper des affaires de la mariรฉe et des affaires du mort, que je peux dire ร  mon prochain de faire le lendemain, je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela ; et ร  plus forte raison ce que je suis autorisรฉ ร  dire de faire aujourd'hui, comme 'garde-moi les fruits qui sont dans ton tehoum' : bien que je ne sois pas autorisรฉ ร  y aller aujourd'hui, il est permis d'attendre la nuit pour cela.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Les Rabbanan ont enseignรฉ : un homme ne se promรจnera pas dans son champ pour savoir ce dont il a besoin. De mรชme, il ne se promรจnera pas ร  l'entrรฉe de la ville afin qu'il fasse nuit et qu'il entre au bain.
๐Ÿ’ก Explication

La permission de parler est connue par la rรจgle de Chmouel : on peut demander ร  quelqu'un de garder ses fruits situรฉs dans son tehoum ร  lui, mรชme si l'on ne peut pas s'y rendre. Abba Chaoul s'en sert comme d'un fait admis par le Tanna kamma, et en tire une rรจgle gรฉnรฉrale : ce dont on peut parler, on peut attendre la nuit pour s'en occuper.

3
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Mais qu'il dise (simplement) : 'Tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela.' (Le mot) 'rรจgle' vient inclure quoi ? Il vient inclure ce que les Rabbanan ont enseignรฉ : on n'attend pas la nuit au bord du tehoum pour ramener une bรชte.

Si elle se tenait hors du tehoum, il l'appelle et elle vient. Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle : tout ce dont je suis autorisรฉ ร  parler, je suis autorisรฉ ร  attendre la nuit pour cela.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Abba Chaoul a รฉnoncรฉ une rรจgle, etc. : et de cela aussi on est autorisรฉ ร  parler, comme l'enseigne la suite : 'et on lui dit : va ร  tel endroit'.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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On n'attend pas la nuit au bord du tehoum pour ramener une bรชte - Certains livres ont la lecture 'on attend la nuit', car s'il y a lร  des bourganim (cabanes de garde), il y va et la ramรจne. Dans la Tossefta, la lecture est 'on n'attend pas la nuit'. On peut rรฉpondre qu'il s'agit d'une bรชte qui ne peut pas venir sur ses propres pattes, comme un petit agneau, sauf si on le porte sur l'รฉpaule : mรชme s'il y a des cloisons, il n'est pas autorisรฉ ร  l'apporter, car il est interdit de dรฉplacer les animaux, qui sont mouktse.
๐Ÿ’ก Explication

Le mot klal (rรจgle) doit ajouter un cas. La Guemara cite une baraita : le premier Tanna interdit d'attendre la nuit pour ramener une bรชte, bien qu'on puisse l'appeler. Abba Chaoul la permet par sa rรจgle : puisqu'on peut l'appeler (parole permise), on peut attendre la nuit.

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ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื” ื•ืขืœ ืขืกืงื™ ื”ืžืช ืœื”ื‘ื™ื ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ืŸ. ื•ืื•ืžืจื™ื ืœื•: ืดืœืš ืœืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™, ื•ืื ืœื ืžืฆืืช ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ โ€” ื”ื‘ื ืžืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ืด. ืดืœื ืžืฆืืช ื‘ืžื ื” โ€” ื”ื‘ื ื‘ืžืืชื™ืืด. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื›ื™ืจ ืœื• ืกื›ื•ื ืžืงื—.

Et on attend la nuit pour s'occuper des affaires de la mariรฉe et des affaires du mort, pour lui apporter un cercueil et des linceuls. Et on lui dit (ร  l'envoyรฉ) : 'Va ร  tel endroit, et si tu ne trouves pas ร  tel endroit, apporte de tel autre endroit.' 'Si tu ne trouves pas pour un mane (cent zouz), apporte pour deux cents.' Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda dit : ร  condition qu'il ne lui mentionne pas la somme de l'achat.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื›ื•ื ืžืงื— ืžื ื” ื•ืžืืชื™ื:
La somme de l'achat : un mane, deux cents.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la baraita : les affaires de la mariรฉe et du mort relรจvent d'une mitsva ; on peut en parler le Chabbat et donc attendre la nuit pour s'en occuper. R. Yossi bar R. Yehouda restreint la parole : pas de chiffre prรฉcis, qui ferait ressembler la demande ร  une transaction.

5
ืžืชื ื™ืณ ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืœืคืงื— ืขืœ ืขืกืงื™ ื›ืœื”, ื•ืขืœ ืขืกืงื™ ื”ืžืช ืœื”ื‘ื™ื ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ืชื›ืจื™ื›ื™ื. ื’ื•ื™ ืฉื”ื‘ื™ื ื—ืœื™ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช โ€” ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ, ืืœื ืื ื›ืŸ ื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘. ืขืฉื• ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ื—ืคืจื• ืœื• ืงื‘ืจ โ€” ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ. ื•ืื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ โ€” ืœื ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ืขื•ืœืžื™ืช.

MICHNA. On attend la nuit au bord du tehoum pour s'occuper des affaires de la mariรฉe et des affaires du mort, pour lui apporter un cercueil et des linceuls.

Un non-Juif qui a apportรฉ des flรปtes le Chabbat : un Juif ne fera pas d'oraison funรจbre avec elles, ร  moins qu'elles ne soient venues d'un endroit proche. (Des non-Juifs) lui ont fait un cercueil et lui ont creusรฉ une tombe : un Juif peut y รชtre enterrรฉ.

Mais si c'รฉtait pour un Juif, il n'y sera jamais enterrรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื ื›ืจื™ ืฉื”ื‘ื™ื ื—ืœื™ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ:
Un non-Juif qui a apportรฉ des flรปtes le Chabbat : pour un Juif.
ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืœืขื•ืœื ื•ืงื ืกื ื”ื•ื ืžืฉื•ื ื“ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื“ื‘ืฉื‘ื™ืœื• ื”ื•ื‘ืื• ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ื‘ื™ื ื—ืœื™ืœื™ืŸ ืืœื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžืช:
Un Juif ne fera pas d'oraison funรจbre avec elles : jamais. C'est une amende (kenas), parce que la chose est รฉvidente : elles ont รฉtรฉ apportรฉes pour lui, car on n'a pas l'habitude d'apporter des flรปtes, sauf pour un mort.
ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื:
D'un endroit proche : ร  l'intรฉrieur du tehoum.
ืขืฉื• ืœื• ืืจื•ืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื ื›ืจื™ ืื• ืœืžื›ื•ืจ:
Ils lui ont fait un cercueil : pour un non-Juif, ou pour le vendre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื ื›ืจื™ ืฉื”ื‘ื™ื ื—ืœื™ืœื™ื ื‘ืฉื‘ืช ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืœื ื›ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืคื™ืจืฉ ืขื•ืœืžื™ืช ืžื“ืคืจื™ืš ื‘ื’ืžืจื ื’ื‘ื™ ืขืฉื” ื ื›ืจื™ ืืจื•ืŸ ื•ื—ืคืจ ืœื• ืงื‘ืจ ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ืืžืื™ ื”ื›ื ื ืžื™ ื ื™ืžื ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ืขืฉื• ื•ืืžืื™ ืงืืžืจ ื ืžื™ ืื™ ืœืื• ื“ืงืื™ ืื—ืœื™ืœื™ื ืขืœ ื›ืŸ ื ืจืื” ื“ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ื”ื™ื™ื ื• ืขื“ ื›ื“ื™ ืฉื™ื‘ื•ืื• ื“ืกืชื ื—ืœื™ืœื™ื ืื™ืŸ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืœืฉื ืื“ื ืื—ื“ ืืœื ืœืฉื ื›ืžื” ื‘ื ื™ ืื“ื:
Un non-Juif qui a apportรฉ des flรปtes le Chabbat, un Juif ne fera pas d'oraison avec elles - l'explication du Kountres (Rachi), qui a expliquรฉ 'jamais'. En effet, la Guemara objecte au sujet de 'un non-Juif a fait un cercueil et creusรฉ une tombe, un Juif peut y รชtre enterrรฉ' : pourquoi ? Ici aussi, qu'il attende le temps qu'il faut pour les faire. Pourquoi dit-elle 'ici aussi', si ce n'est en rรฉfรฉrence aux flรปtes ? C'est pourquoi il semble que 'un Juif ne fera pas d'oraison avec elles' signifie : jusqu'au temps qu'il faut pour qu'elles viennent. Car d'ordinaire, on n'apporte pas les flรปtes pour une seule personne, mais pour plusieurs.
ืื"ื› ื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืชื™ืžื” ืœืจื‘ื™ ืžื” ืžื”ื ื™ ืฉื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื”ืœื ื”ื‘ื™ืื ื“ืจืš ืจื”"ืจ ื•ืžื” ืœื™ ืืจื•ืŸ ื•ืงื‘ืจ ืฉื ืขืฉื• ื‘ืฉื‘ืช ื•ืžื” ืœื™ ื—ืœื™ืœื™ื ืฉื”ื•ื‘ืื• ื“ืจืš ืจื”"ืจ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื‘ื™ื ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืœื ืžื”ื ื™ ื›ืœ ื›ืš ื”ื‘ืืชื•:
ร€ moins qu'elles ne soient venues d'un endroit proche - Mon maรฎtre s'รฉtonne : ร  quoi sert qu'elles soient venues d'un endroit proche ? Il les a bien apportรฉes par le domaine public ! Quelle diffรฉrence entre un cercueil et une tombe faits le Chabbat, et des flรปtes apportรฉes par le domaine public ? On peut rรฉpondre : quand on apporte d'un endroit proche, le transport n'a pas une si grande portรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Principe : on ne profite pas d'un travail fait le Chabbat par un non-Juif pour un Juif. Les flรปtes accompagnaient l'oraison funรจbre ; apportรฉes de loin, elles ont franchi le tehoum pour le mort.

Divergence sur la durรฉe de l'interdit : Rachi y voit une amende dรฉfinitive ; Tossefot limite l'interdit au temps qu'il faudrait pour les apporter (bi-khdei che-yavo'ou), car des flรปtes servent ร  plusieurs personnes.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La michna : ce qu'un non-Juif a fait le Chabbat pour un mort Attendre la nuit au tehoum pour la mariรฉe et le mort (cercueil, linceuls) permis Flรปtes apportรฉes le Chabbat pas d'oraison avec elles sauf si venues d'un endroit proche Cercueil fait, tombe creusรฉe pour un non-Juif : permis pour ce Juif : jamais Rachi : pour les flรปtes, interdit ร  jamais (amende). Tossefot : attendre le temps qu'il faut pour les apporter.
Les trois cas de la michna et la divergence Rachi / Tossefot sur les flรปtes.
6
ื’ืžืณ ืžืื™ ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘? ืจื‘ ืืžืจ: ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืžืžืฉ. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืœื ื•.

GUEMARA. Qu'est-ce que 'd'un endroit proche' ?

Rav dit : d'un endroit rรฉellement proche. Et Chmouel dit : nous envisageons qu'elles aient peut-รชtre passรฉ la nuit juste hors de la muraille.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืจื‘ ืืžืจ ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืžืžืฉ ื›ืœื•ืžืจ ืฉื™ื“ื•ืข ืœื ื• ื‘ื™ืจื•ืจ ื”ื“ื‘ืจ ื“ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื‘ืื• ืฉืจืื™ื ื•ื ืฉื”ื™ื• ื‘ื‘ื™ืชื•:
Rav dit : d'un endroit rรฉellement proche : c'est-ร -dire que nous savons avec certitude qu'elles sont venues d'un endroit proche, car nous les avons vues dans sa maison.
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืœื ื• ืืคื™ืœื• ื”ื‘ื™ื ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ืื ื• ืชื•ืœื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ื•ืื•ืžืจื™ื ืฉืžื ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ืœื ื• ืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืกื•ืคื“ื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื‘ืžื•ืฆ"ืฉ ืžื™ื“ ื•ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืžืก' ื—ื’ื™ื’ื” (ื“ืฃ ื˜ื•.) ื’ื‘ื™ ื‘ืชื•ืœื” ืฉืขื™ื‘ืจื” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืขื™ื‘ืจื” ื•ืžื•ืชืจืช ืœื›ื”ื•ื ื” ื•ืœืฉืžื•ืืœ ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืžืชื ื™' ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืื"ื› ื™ืฉ ืœืชืœื•ืช ืฉื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื•ืœืืคื•ืงื™ ื‘ื™ื“ื•ืข ื“ืžื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื‘ืื•:
Et Chmouel dit : nous envisageons qu'elles aient passรฉ la nuit hors de la muraille : mรชme s'il les a apportรฉes de l'extรฉrieur de la ville, nous attribuons (le cas) ร  la permission et disons : peut-รชtre ont-elles passรฉ la nuit du vendredi ร  l'intรฉrieur du tehoum ; et on fait l'oraison avec elles des la sortie de Chabbat. 'Nous envisageons' (hachchinan) se dit aussi dans le sens de la clรฉmence, comme nous le disons au traitรฉ Haguiga (15a) au sujet d'une vierge tombรฉe enceinte : nous envisageons qu'elle soit tombรฉe enceinte dans un bain, et elle est permise ร  un cohen. Selon Chmouel, la michna dit ainsi : un Juif ne fera pas d'oraison avec elles, ร  moins qu'on puisse attribuer (le cas) au fait qu'elles soient venues d'un endroit proche ; ce qui exclut le cas oรน l'on sait qu'elles sont venues de l'extรฉrieur du tehoum.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืื™ ืžืงื•ื ืงืจื•ื‘. ืจื‘ ืืžืจ ืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืžืžืฉ ื›ืœื•ืžืจ ืฉื™ื“ื•ืข ืœื ื• ื‘ื™ืจื•ืจ ื”ื“ื‘ืจ ื“ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื”ื•ื ืฉืจืื™ื ื•ื ืฉื”ื™ื• ืœื• ื‘ื‘ื™ืช. ื•ืื ืœืื• ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ืขื•ืœืžื™ืช ืœืคืจืฉ"ื™ ื•ืœืื™ื“ืš ืคื™ืจื•ืฉื ืฆืจื™ืš ืœื”ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ืขืฉื•. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืœื ื• ืื‘ืœ ื”ื‘ื™ืืŸ ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ืื ื• ืชื•ืœื™ืŸ ืœื”ื™ืชืจ ื•ืืžืจื™' ืฉืžื ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ืœื ื• ืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืกื•ืคื“ื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืœืžื•ืฆืื™ ืฉื‘ืช ืžื™ื“. ื•ืืฉื›ื—ืŸ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื‘ื—ื’ื™ื’ื” ื“ืฃ ื˜ื•. ื‘ืชื•ืœื” ืฉืขื™ื‘ืจื” ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืขื™ื‘ืจื” ื•ืžื•ืชืจืช ืœื›ื”ื•ื ื”. ื•ื”"ืง ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืืœื ื"ื› ื™ืฉ ืœืชืœื•ืช ืฉื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื•ืœืืคื•ืงื™ ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉืžื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืœื ื•. ื•ืจื‘ ืืœืคืก ืคื™' ืืข"ื’ ื“ื—ื–ื™ื ืŸ ืœื”ื• ื“ืขื™ื™ืœื™ ื‘ืฆืคืจื ืœื ืืžืจื™' ืื™ ืœืื• ื“ืืชื• ืžืืชืจื ืงืจื™ื‘ื ืœื ื”ื•ื• ืขื™ื™ืœื™ ื‘ืฆืคืจื ืืœื ืืžืจื™' ื”ื ื™ ืžืืชืจื ืจื—ื™ืงื ืืชื™ ื•ื”ื ื“ืืชื• ื‘ืฆืคืจื ื‘ืœื™ืœื™ื ืื–ืœื• ืขื“ ื“ืžื˜ื• ืœื—ื•ืžื” ื•ื‘ื™ื™ืชื• ื”ืชื ื•ืงืขื™ื™ืœื™ ื”ืฉืชื. ื•ืžืื™ ืืœื ื"ื› ื‘ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ื”"ืง ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืืœื ื"ื› ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ื‘ื•ืื• ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘. ื•ืœืฉื•ืŸ ื“ืฉืžื ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืœื ื• ืžืฉืžืข ื—ืฉืฉ ื”ื™ืชืจ ื›ื“ืคืจืฉ"ื™. ื“ืœืคื™' ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืฉืžื ื›ืœ ื”ืœื™ืœื” ื”ืœื›ื•. ื•ืขื•ื“ ืžืื™ ื“ื™ื™ืง ืžืชื ื™' ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืชืœื™ื ืŸ ืžืกืคื™ืงื ืœื—ื•ืžืจื ื‘ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” ืœื™ื›ื ืกืคื™ืงื. ืืœื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ื›ื ื”ื›ืจืข ืœืฉื ื›ื•ืœื ื ืขืฉื”: ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ื“ื™ื™ืงื ืžืชื ื™' ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืžื›ืฉื™ืจื™ืŸ ืค"ื‘ ืž"ื”:
Guemara. Qu'est-ce que 'un endroit proche' ? Rav dit : un endroit rรฉellement proche, c'est-ร -dire que nous savons avec certitude qu'il s'agit d'un endroit proche, car nous les avons vues chez lui, ร  la maison. Sinon, on ne fera jamais d'oraison avec elles, selon l'explication de Rachi ; et selon l'autre explication, il faut attendre le temps qu'il faut pour les faire (venir). Et Chmouel dit : nous envisageons qu'elles aient passรฉ la nuit hors de la muraille ; donc, mรชme s'il les a apportรฉes de l'extรฉrieur de la ville, nous attribuons (le cas) ร  la permission et disons : peut-รชtre ont-elles passรฉ la nuit du vendredi ร  l'intรฉrieur du tehoum, et on fait l'oraison avec elles des la sortie de Chabbat. Nous trouvons 'hachchinan' dans le sens de la clรฉmence dans Haguiga, page 15a : une vierge tombรฉe enceinte, nous envisageons qu'elle soit tombรฉe enceinte dans un bain, et elle est permise ร  un cohen. La michna dit ainsi : un Juif ne fera pas d'oraison avec elles, ร  moins qu'on puisse attribuer (le cas) au fait qu'elles soient venues d'un endroit proche ; ce qui exclut le cas oรน l'on sait qu'elles ont passรฉ la nuit hors du tehoum. Rav Alfas (le Rif) a expliquรฉ : mรชme si nous les voyons entrer le matin, nous ne disons pas : si elles n'รฉtaient pas venues d'un endroit proche, elles ne seraient pas entrรฉes le matin ; nous disons au contraire : elles viennent d'un endroit รฉloignรฉ, et si elles arrivent le matin, c'est que pendant la nuit elles ont marchรฉ jusqu'ร  la muraille, y ont passรฉ la nuit, et entrent maintenant. Et que signifie 'ร  moins qu'elles ne soient venues d'un endroit proche' ? Cela dit : un Juif ne fera pas d'oraison avec elles, ร  moins d'attendre le temps qu'il faut pour qu'elles viennent d'un endroit proche. Mais l'expression 'peut-รชtre ont-elles passรฉ la nuit hors de la muraille' indique une considรฉration en faveur de la permission, comme l'a expliquรฉ Rachi ; car selon l'explication de Rav Alfas, il aurait fallu dire : 'peut-รชtre ont-elles marchรฉ toute la nuit'. De plus, en quoi la michna serait-elle prรฉcise selon Chmouel, si l'on tranchait le doute dans le sens de la rigueur ? Dans le cas de moitiรฉ-moitiรฉ, il n'y a pas de doute : puisqu'il n'y a pas de facteur dรฉcisif, (l'eau) a รฉtรฉ chauffรฉe pour tous. La halakha est comme Chmouel, car la michna est prรฉcise selon lui, comme nous l'avons appris au traitรฉ Makhchirin, chapitre 2, michna 5.
๐Ÿ’ก Explication

Le dรฉbat porte sur le cas douteux : on ignore d'oรน viennent les flรปtes. Rav exige de savoir qu'elles รฉtaient dรฉjร  dans le tehoum ; sinon, interdit. Chmouel permet : elles ont pu passer la nuit juste hors de la muraille, encore dans les 2000 coudรฉes.

Le terme hachchinan (nous envisageons) sert ici ร  permettre, comme dans Haguiga 15a. Le Roch rapporte aussi la lecture du Rif, qui comprend Chmouel dans le sens de la rigueur, la rejette, et tranche selon Chmouel.

7
ื“ื™ืงื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ, ื“ืงืชื ื™: ืดืขืฉื” ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ื—ืคืจ ืœื• ืงื‘ืจ โ€” ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ื™ืฉืจืืœืด. ืืœืžื ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™, ื”ื›ื ื ืžื™ ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™.

La michna est prรฉcise selon Chmouel, car elle enseigne : 'Il lui a fait un cercueil et lui a creusรฉ une tombe : un Juif peut y รชtre enterrรฉ.' On voit donc qu'en cas de doute c'est permis ; ici aussi, en cas de doute c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”"ื’ ื“ื™ืงื ืžืชื ื™' ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘:
Telle est notre lecture : la michna est prรฉcise selon Chmouel, et une baraita a รฉtรฉ enseignรฉe selon Rav.
ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ื“ืชืœื™ื ืŸ ืžืกืคื™ืงื ืฉืžื ืœืฆื•ืจืš ื ื›ืจื™ ื ืขืฉื”:
Un Juif peut y รชtre enterrรฉ : car nous tranchons le doute (en disant) : peut-รชtre a-t-il รฉtรฉ fait pour un non-Juif.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื™ืงื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื›ื•' ื™ืงื‘ืจ ื‘ื• ื™ืฉืจืืœ ืืœืžื ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™ ืชื™ืžื” ื”ื™ื›ื™ ืžื•ื›ื™ื—ื ื ืžื™ื ื” ื“ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™ ื•ื”ื ืžื•ืงืž' ืœื” ื‘ืขื•ืžื“ ื‘ืื™ืกืจื˜ื™ื ื“ื•ื“ืื™ ืœืฆื•ืจืš ื ื›ืจื™ ื ืขืฉื” ืžื™ื”ื• ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ ื“ืœ"ื’ ืœื™ื” ืœื”ื ื“ืงืชื ื™ ืขืฉื• ืœื• ืืจื•ืŸ ื›ื•' ื•ืœ"ื’ ื ืžื™ ื‘ืกืžื•ืš ืช"ื› ื’ื ื‘ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ืœ"ื’ ืืœื ื”"ื’ ื“ื™ืงื ื ืžื™ ืžืžืชื ื™' ืขื™ืจ ืฉื™ืฉืจืืœ ื•ื ื›ืจื™ื ื“ืจื™ื ื‘ื” ื›ื•' ื•ืžืฉื ื” ื”ื™ื ื‘ืžืกื›ืช ืžื›ืฉื™ืจื™ืŸ (ืค"ื‘ ืžืฉื ื” ื”) ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื ื™ืฉ ื‘ื” ืจืฉื•ืช ืจื•ื—ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“ ืืœืžื ืชืœื™ื ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ื›ืžื• ื›ืŸ ื’ื‘ื™ ื—ืœื™ืœื™ืŸ ื™ืฉ ืœืชืœื•ืช ื‘ื”ื™ืชืจ ื•ืœื•ืžืจ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื” ืœื ื•. ืž"ืจ:
La michna est prรฉcise selon Chmouel, etc. : un Juif peut y รชtre enterrรฉ ; on voit donc qu'en cas de doute c'est permis - Question : comment prouve-t-on de lร  qu'en cas de doute c'est permis, alors qu'on รฉtablit (plus loin) ce cas quand la tombe se trouve sur la grand-route (isratya), oรน elle a certainement รฉtรฉ faite pour un non-Juif ? Cependant, mon maรฎtre dit qu'on n'a pas la lecture 'car elle enseigne : ils lui ont fait un cercueil, etc.', ni juste aprรจs 'une baraita a รฉtรฉ enseignรฉe (selon Rav)' ; dans l'explication du Kountres non plus, on n'a pas cette lecture. Notre lecture est : la michna aussi est prรฉcise (selon Chmouel) : 'une ville oรน habitent des Juifs et des non-Juifs, etc.' ; c'est une michna du traitรฉ Makhchirin (ch. 2, michna 5) : Rabbi Yehouda dit : s'il y a lร  une autoritรฉ, il s'y baigne aussitรดt. On voit donc que nous attribuons (le cas) ร  la permission ; de mรชme, pour les flรปtes, on peut attribuer ร  la permission et dire qu'elles ont passรฉ la nuit hors de la muraille. (Selon) mon maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve pour Chmouel : le cercueil fait par un non-Juif est permis sans que l'on sache pour qui il l'a fait ; le safek (doute) est donc tranchรฉ vers la permission.

Tossefot objecte : la Guemara รฉtablira plus bas que la tombe est sur la grand-route, donc certainement pour un non-Juif. Il adopte une autre lecture : la preuve vient de la michna de Makhchirin (R. Yehouda sur le bain).

8
ื•ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘: ืขื™ืจ ืฉื™ืฉืจืืœ ื•ื’ื•ื™ื ื“ืจื™ื ื‘ื”, ื•ื”ื™ืชื” ื‘ื” ืžืจื—ืฅ ื”ืžืจื—ืฆืช ื‘ืฉื‘ืช, ืื ืจื•ื‘ ื’ื•ื™ื โ€” ืœืขืจื‘ ืจื•ื—ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“. ืื ืจื•ื‘ ื™ืฉืจืืœ โ€” ื™ืžืชื™ืŸ ืขื“ ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ืžื• ื—ืžื™ืŸ. ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” โ€” ืืกื•ืจ ื•ื™ืžืชื™ืŸ ืขื“ ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ืžื• ื—ืžื™ืŸ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืงื˜ื ื”, ืื ื™ืฉ ื‘ื” ืจืฉื•ืช ืจื•ื—ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“.

Et une baraita a รฉtรฉ enseignรฉe selon Rav : une ville oรน habitent des Juifs et des non-Juifs, et oรน il y a un bain qui fonctionne le Chabbat : si la majoritรฉ est non-juive, le soir (ร  la sortie de Chabbat) on s'y baigne aussitรดt. Si la majoritรฉ est juive, il attendra le temps qu'il faut pour chauffer l'eau.

Moitiรฉ-moitiรฉ : c'est interdit, et il attendra le temps qu'il faut pour chauffer l'eau. Rabbi Yehouda dit : dans une petite baignoire (ambati), s'il y a lร  une autoritรฉ (rechout), il s'y baigne aussitรดt.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื“ืกืคื™ืงื ืืกื•ืจ ื“ืงืชื ื™ ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ืžื• ื—ืžื™ืŸ ื•ื"ืช ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ืžื• ื—ืžื™ืŸ ืžื™ื”ื ืฉืจื™ ื•ื”ื›ื ืชื ื™ ืœื ื™ืกืคื•ื“ ื‘ื”ืŸ ืžืฉืžืข ืœืขื•ืœื ื”ื›ื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ืื‘ืœ ื‘ืžืจื—ืฅ ืœื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื›ื ื ื›ืจื™ื:
Une baraita a รฉtรฉ enseignรฉe selon Rav : (ร  savoir) que le doute est interdit, puisqu'elle enseigne : moitiรฉ-moitiรฉ, il attendra le temps qu'il faut pour chauffer l'eau. Et si tu objectes : lร , au moins, aprรจs le temps de chauffer l'eau, c'est permis, alors qu'ici (la michna) enseigne 'il ne fera pas d'oraison', ce qui signifie jamais ? Ici la chose est รฉvidente, mais pour le bain la chose n'est pas si รฉvidente, puisqu'il y a des non-Juifs.
ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืงื˜ื ื” ืฉื™ืฉ ืœืชืœื•ืช ื•ืœื•ืžืจ ืžืฉื—ืฉื™ื›ื” ื”ื•ื—ืžื” ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื‘ื“ื™ื ื•ืงื•ืžืงืžื™ืŸ ื”ืจื‘ื”:
Dans une petite baignoire : oรน l'on peut attribuer (le cas) et dire qu'elle a รฉtรฉ chauffรฉe aprรจs la tombรฉe de la nuit, par des esclaves et avec beaucoup de bouilloires.
ืื ื™ืฉ ื‘ื” ืจืฉื•ืช ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืฉืœื™ื˜:
S'il y a lร  une autoritรฉ : un homme important, puissant.
ืจื•ื—ืฅ ื‘ื” ื™ืฉืจืืœ ืžื™ื“ ื“ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ืžืฉื—ืฉื™ื›ื” ื”ื•ื—ืžื• ื—ืžื™ืŸ ืœืื•ืชื• ื ื›ืจื™ ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื ื’ืจืกื™ื ืŸ ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืœื ื’ืจืกื™' ื“ื™ื™ืงื ืžืชื ื™' ื›ื•' ืขื“ ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืกื™ื™ืขืชื ืœืฉืžื•ืืœ ืžื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืชืœื™ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื•ืจื™ืฉื ืœื ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” ื•ื“ืื™ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ื ื›ืจื™ื ื”ื•ื—ืžื• ืฉื”ืจื™ ืœื ืœืื“ื ืื—ื“ ืœื‘ื“ื• ื”ื•ื—ืžื• ื“ื ื™ืžื ืกืคื™ืงื ืœื ื›ืจื™ ืกืคืง ืœื™ืฉืจืืœ ื•ืœืฉื•ืŸ ื–ื” ื ืจืื” ืœื™ ืขื™ืงืจ ื•ืจื‘ื•ืชื™ ื ืžื™ ืœื ื’ืจืกื™ ืœืขื™ืœ ืœื”ื ื“ืงืชื ื™ ืขืฉื” ื ื›ืจื™ ืืช ื”ืืจื•ืŸ ืขื“ ืžืกืคื™ืงื ืฉืจื™ ื•ืžื™ื”ื• ืœื ืžืคืจืฉื™ ืœื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
Il s'y baigne : le Juif, aussitรดt, car on peut dire que l'eau a รฉtรฉ chauffรฉe aprรจs la tombรฉe de la nuit pour ce non-Juif. Selon une autre version, nous lisons : 'une baraita a รฉtรฉ enseignรฉe selon Chmouel', et nous ne lisons pas 'la michna est prรฉcise, etc.' jusqu'ร  'en cas de doute c'est permis' ; on apporte alors un appui ร  Chmouel ร  partir de Rabbi Yehouda, qui attribue (le cas) dans le sens de la clรฉmence. Et le dรฉbut (de la baraita) ne lui fait pas difficultรฉ : puisque c'est moitiรฉ-moitiรฉ, (l'eau) a certainement รฉtรฉ chauffรฉe pour les Juifs et pour les non-Juifs, car elle n'a pas รฉtรฉ chauffรฉe pour une seule personne, pour qu'on dise : peut-รชtre pour un non-Juif, peut-รชtre pour un Juif. Cette version me semble l'essentielle. Mes maรฎtres non plus ne lisaient pas plus haut 'car elle enseigne : un non-Juif a fait le cercueil' jusqu'ร  'en cas de doute c'est permis', mais ils ne l'expliquent pas comme je l'ai expliquรฉ.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืขื™ืจ ืฉื™ืฉืจืืœ ื•ื ื›ืจื™ื ื“ืจื™ื ื‘ื” ื•ื”ื™ืชื” ื‘ื” ืžืจื—ืฅ ื”ืžืจื—ืฆืช ื‘ืฉื‘ืช ืื ืจื•ื‘ ื ื›ืจื™ื ืžื•ืชืจ ืœืจื—ื•ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“. ื•ืื ืจื•ื‘ ื™ืฉืจืืœ ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ื•ืžื• ื—ืžื™ืŸ. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืงื˜ื ื” ืื ื™ืฉ ื‘ื” ืจืฉื•ืช ืจื•ื—ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“. ืžืื™ ืจืฉื•ืช ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืฉืžื—ืžืžื™ืŸ ืœื• ืขืฉืจื” ืงื•ืžืงื•ืžืกื™ืŸ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ืžื•ืชืจ ืœืจื—ื•ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“:
Une ville oรน habitent des Juifs et des non-Juifs, et oรน il y a un bain qui fonctionne le Chabbat : si la majoritรฉ est non-juive, il est permis de s'y baigner aussitรดt. Si la majoritรฉ est juive, il attendra le temps qu'il faut pour chauffer l'eau. Rabbi Yehouda dit : dans une petite baignoire, s'il y a lร  une autoritรฉ, on s'y baigne aussitรดt. Qu'est-ce que 'une autoritรฉ' ? Rav Yitshak bar Yehouda dit : un homme important pour qui l'on chauffe dix bouilloires (koumkoumsin) ร  la fois ; il est permis de s'y baigner aussitรดt.
๐Ÿ’ก Explication

Appui pour Rav : dans le cas moitiรฉ-moitiรฉ, on ne suppose pas que l'eau a รฉtรฉ chauffรฉe pour les non-Juifs ; il faut attendre bi-khdei che-yeihamou hamin (le temps de chauffer l'eau aprรจs Chabbat).

Rachi rapporte une autre version, qu'il prรฉfรจre : la baraita appuie Chmouel par R. Yehouda ; dans le cas moitiรฉ-moitiรฉ, l'eau est certainement chauffรฉe pour tous.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Bain chauffรฉ le Chabbat dans une ville mixte : quand s'y baigner ? Composition de la ville ? Majoritรฉ non-juive aussitรดt aprรจs Chabbat Majoritรฉ juive attendre le temps de chauffer l'eau Moitiรฉ-moitiรฉ interdit : attendre le temps de chauffer l'eau R. Yehouda : petite baignoire + un homme puissant (rechout) aussitรดt Rechout : un homme important dont dix esclaves chauffent dix bouilloires ร  la fois (l'eau a pu รชtre chauffรฉe aprรจs la tombรฉe de la nuit)
Se baigner ร  la sortie de Chabbat : les cas de la baraita.
9
ืžืื™ ืดืจืฉื•ืชืด? ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืื ื™ืฉ ื‘ื” ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ ืฉื™ืฉ ืœื• ืขืฉืจื” ืขื‘ื“ื™ื ืฉืžื—ืžืžื™ืŸ ืœื• ืขืฉืจื” ืงื•ืžืงื•ืžื™ืŸ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื‘ืืžื‘ื˜ื™ ืงื˜ื ื” โ€” ืžื•ืชืจ ืœืจื—ื•ืฅ ื‘ื” ืžื™ื“.

Qu'est-ce que 'une autoritรฉ' ? Rav Yehouda dit au nom de Rav Yitshak, fils de Rav Yehouda : s'il y a lร  un homme important qui a dix esclaves qui lui chauffent dix bouilloires (koumkoumin) ร  la fois dans une petite baignoire, il est permis de s'y baigner aussitรดt.

๐Ÿ’ก Explication

Avec dix esclaves et dix bouilloires, une petite baignoire se remplit d'eau chaude en quelques instants aprรจs la tombรฉe de la nuit. On peut donc supposer que l'eau a รฉtรฉ chauffรฉe aprรจs Chabbat pour cet homme, et le Juif s'y baigne aussitรดt.

10
ืขืฉื• ืœื• ืืจื•ืŸ ื•ื—ืคืจื• ืœื• ืงื‘ืจ ื•ื›ื•ืณ. ืืžืื™? ื”ื›ื ื ืžื™ ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ืขืฉื•! ืืžืจ ืขื•ืœื: ื‘ืขื•ืžื“ ื‘ืืกืจื˜ื™ื. ืชื™ื ื— ืงื‘ืจ, ืืจื•ืŸ ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ? ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•: ื‘ืžื•ื˜ืœ ืขืœ ืงื‘ืจื•.

'Ils lui ont fait un cercueil et lui ont creusรฉ une tombe, etc.' Pourquoi ? Ici aussi, qu'il attende le temps qu'il faut pour les faire !

Oula dit : quand (la tombe) se trouve sur la grand-route (isratya). Cela va bien pour la tombe ; pour le cercueil, que peut-on dire ?

Rabbi Abahou dit : quand il est posรฉ sur sa tombe.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื™ืžืชื™ืŸ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ืขืฉื• ื ื”ื™ ื“ืœื ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ืžื™ื”ื• ื™"ืœ ืฉืžื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ ื ืขืฉื”:
Qu'il attende le temps qu'il faut pour les faire : admettons que la chose ne soit pas รฉvidente ; on peut tout de mรชme dire : peut-รชtre a-t-il รฉtรฉ fait pour un Juif.
ื‘ืขื•ืžื“ ื”ืงื‘ืจ ื‘ืื™ืกืจื˜ื™ื ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ื™ืฉืจืืœ ืœื™ืงื‘ืจ ืฉื ื“ื•ื“ืื™ ืœื ื ืขืฉื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ:
Quand (elle) se trouve : la tombe, sur la grand-route, oรน les Juifs n'ont pas l'habitude d'รชtre enterrรฉs ; elle n'a donc certainement pas รฉtรฉ faite pour un Juif.
ืืจื•ืŸ ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืœื”ื•ื›ื™ื— ื“ืœื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื™ืฉืจืืœ ื ืขืฉื”:
Pour le cercueil, que peut-on dire : pour prouver qu'il n'a pas รฉtรฉ fait pour un Juif ?
ื‘ืžื•ื˜ืœ ื”ืืจื•ืŸ:
Quand il est posรฉ : le cercueil.
ืขืœ ืงื‘ืจื• ืฉืœ ื ื›ืจื™ ื‘ืื™ืกืจื˜ื™ื ื“ืžื•ื›ื— ื“ืœืฉื ืื•ืชื• ืงื‘ืจ ื ืขืฉื” ื”ืืจื•ืŸ:
Sur sa tombe : celle du non-Juif, sur la grand-route ; cela prouve que le cercueil a รฉtรฉ fait pour cette tombe.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara compare au bain : lร  oรน l'on doute, il faut au moins attendre le temps de faire le travail aprรจs Chabbat. Oula et R. Abahou rรฉpondent que la michna parle d'un cas certain : tombe sur la grand-route, oรน les Juifs ne sont pas enterrรฉs, et cercueil posรฉ sur cette tombe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi ne pas attendre le temps de les faire ? Question : pour le cercueil et la tombe, il faudrait au moins attendre le temps de les faire (bi-khdei che-yaasou) Oula : la tombe est sur la grand-route (isratya) on n'y enterre pas les Juifs : elle est certainement pour un non-Juif Et le cercueil ? R. Abahou : il est posรฉ sur la tombe du non-Juif cela prouve qu'il a รฉtรฉ fait pour lui
Pourquoi le cercueil et la tombe sont permis sans attente.
11
ืžืชื ื™ืณ ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ืœ ืฆืจื›ื™ ื”ืžืช: ืกื›ื™ืŸ ื•ืžื“ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื•, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื™ื– ื‘ื• ืื‘ืจ. ืฉื•ืžื˜ื™ืŸ ืืช ื”ื›ืจ ืžืชื—ืชื™ื•, ื•ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ืขืœ ื”ื—ื•ืœ ื‘ืฉื‘ื™ืœ

MICHNA. On fait tous les besoins du mort : on l'oint (d'huile) et on le rince, ร  condition de ne dรฉplacer aucun de ses membres.

On retire le coussin de sous lui et on le pose sur le sable afin de

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื•ืžื“ื™ื—ื™ืŸ ื‘ืžื™ื:
Et on le rince : avec de l'eau.
ืฉืœื ื™ื–ื™ื– ื‘ื• ืื‘ืจ ืœื ื™ื’ื‘ื™ื” ืœื• ื™ื“ื• ืื• ืจื’ืœื• ืื• ืจื™ืกื™ ืขื™ื ื™ื•:
ร€ condition de ne dรฉplacer aucun membre : il ne lui soulรจvera ni la main, ni le pied, ni les paupiรจres.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ืœ ืฆืจื›ื™ ื”ืžืช ืกื›ื™ืŸ ื•ืžื“ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื• ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื–ื™ื–ื• ื‘ื• ืื‘ืจ ื•ืฉื•ืžื˜ื™ืŸ ืืช ื”ื›ืจ ืžืชื—ืชื™ื• ื•ืžื˜ื™ืœื™ื ืื•ืชื• ืขืœ ื”ื—ื•ืœ ื›ื“ื™ ืฉื™ืžืชื™ืŸ. ื•ืงื•ืฉืจื™ืŸ ืœื• ืืช ื”ืœื—ื™ ืœื ืฉื™ืขืœื” ืืœื ืฉืœื ื™ื•ืกื™ืฃ. ื•ื›ืŸ ืงื•ืจื” ืฉื ืฉื‘ืจื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืื•ืชื” ื‘ืกืคืกืœื™ื ืื• ื‘ืืจื•ื›ื•ืช ื”ืžื˜ื” ืœื ืฉืชืขืœื” ืืœื ืฉืœื ืชื•ืกื™ืฃ:
Michna. On fait tous les besoins du mort : on l'oint et on le rince, ร  condition de ne dรฉplacer aucun de ses membres ; on retire le coussin de sous lui et on le pose sur le sable afin qu'il se conserve. On lui attache la mรขchoire, non pour qu'elle remonte, mais pour qu'elle ne s'abaisse pas davantage. De mรชme, une poutre qui s'est brisรฉe, on la soutient avec des bancs ou avec les montants du lit, non pour qu'elle remonte, mais pour qu'elle ne s'affaisse pas davantage.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna sur les soins au mort le Chabbat. Le corps est mouktse : on peut l'oindre et le rincer, sans soulever un membre. Retirer le coussin et le poser sur le sable frais retarde la dรฉcomposition. La phrase continue au 151b.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).