Shabbat 14a — Les raisons des décrets de pureté : celui qui mange ou boit un impur, l'eau puisée, le Sefer Tora et les mains

Shabbat 14a

Sougya : Le folio poursuit l'examen des décrets pris le jour des dix-huit mesures, qui rendent passoul (invalide) la terouma. Il commence par établir que la michna, selon laquelle celui qui mange un aliment impur au premier ou au deuxième degré invalide la terouma sans la rendre impure, suit Rabbi Yehochoua (contre Rabbi Eliezer).

La guemara donne ensuite la raison de chaque décret : manger un aliment impur, boire un liquide impur, entrer tête et majeure partie du corps dans de l'eau puisée (discussion entre Abaye et Rava sur ce que signifie en avoir fait une règle fixe), recevoir trois log d'eau puisée, le Sefer Tora et les mains. À propos des mains qui ont touché un Sefer Tora, elle cite Rabbi Parnakh : celui qui tient un Sefer Tora à nu est enterré nu, c'est-à-dire sans le mérite de cette mitsva.

Le folio s'achève sur la question de l'ordre des décrets concernant les mains.

Celui qui mange un aliment impur : quel degré prend son corps ? Aliment mangé Rabbi Eliezer Rabbi Yehochoua Rishon (1er degré) Corps = rishon rend la terouma impure (metamé) Corps = chéni invalide seulement (posel) Chéni (2e degré) Corps = chéni invalide la terouma Corps = chéni invalide la terouma Chelichi (3e degré) (hullin tenus en pureté de terouma) Corps = chelichi invalide les kodachim seulement Chéni pour le kodech pas chéni pour la terouma Notre michna : manger rishon ou chéni -> invalide la terouma sans la rendre impure = Rabbi Yehochoua (Rabba bar bar Hana)
Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua : le degré d'impureté de celui qui mange un aliment impur. La michna suit Rabbi Yehochoua.
Les décrets qui invalident la terouma : cas et raison Cas Raison donnée par la guemara 1. Mange un aliment impur Il boira un liquide de terouma avec l'aliment encore en bouche -> il l'invalide 2. Boit un liquide impur Il mettra un aliment de terouma en bouche (cas moins fréquent, mais décrète aussi) 3. Tête et majeure partie dans l'eau puisée Après le mikve malodorant, on se rinçait à l'eau puisée ; risque : croire que l'eau puisée purifie 4. Pur qui reçoit 3 log d'eau puisée Sans lui, le décret 3 ne tiendrait pas (on ne distinguerait pas les deux cas) 5. Le Sefer Tora On rangeait la terouma près du livre ; les souris venaient et abîmaient le livre 6. Les mains (et celles qui touchent le Sefer) Les mains sont affairées (touchent partout) ; mains et Sefer : pour qu'on ne tienne pas le Sefer Tora à nu (Rabbi Parnakh)
Les décrets examinés sur ce folio et la raison que la guemara donne à chacun.
1
לָא מְטַמּוּ? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא. דִּתְנַן: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן — רִאשׁוֹן. וְאוֹכֵל אֹוכֶל שֵׁנִי — שֵׁנִי. אֹוכֶל שְׁלִישִׁי — שְׁלִישִׁי. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן וְאֹוכֶל שֵׁנִי — שֵׁנִי. שְׁלִישִׁי — שֵׁנִי לַקֹּודֶשׁ, וְאֵין שֵׁנִי לַתְּרוּמָה בְּחֻולִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טָהֳרַת תְּרוּמָה.

(Pourquoi celui qui mange un aliment impur au premier ou au deuxième degré invalide-t-il la terouma et) ne la rend-il pas impure ? Rabba bar bar Hana a dit : c'est (l'avis de) Rabbi Yehochoua.

Car nous avons appris (dans une michna) : Rabbi Eliezer dit : celui qui mange un aliment rishon (premier degré) est rishon ; celui qui mange un aliment chéni (deuxième degré) est chéni ; (celui qui mange un aliment) chelichi (troisième degré) est chelichi. Rabbi Yehochoua dit : celui qui mange un aliment rishon et celui qui mange un aliment chéni est chéni ; (celui qui mange un aliment) chelichi est chéni pour le kodech (les choses consacrées) et n'est pas chéni pour la terouma ; (il s'agit) de hullin (aliments profanes) préparés dans la pureté de la terouma.

📜 Rachi (7)
לָא מְטַמּוּ אֶת הַתְּרוּמָה לִהְיוֹת שְׁנִיָּה וְהִיא תַּחֲזֹור וְתִפְסוֹל אֲחֵרִים:
Ne la rend-il pas impure : (il ne rend pas) la terouma seconde (chénia), de sorte qu'elle invaliderait à son tour d'autres (aliments).
הָאוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן נַעֲשָׂה גּוּפוֹ רִאשׁוֹן וּמְטַמֵּא אֶת הַתְּרוּמָה לִהְיוֹת שְׁנִיָּיה וְהִיא תַּחֲזֹור וְתִפְסוֹל שְׁלִישִׁי:
Celui qui mange un aliment rishon : son corps devient rishon ; il rend la terouma impure, seconde, et elle invalide à son tour (un aliment qui devient) troisième.
שְׁנֵי פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מְטַמֵּא:
Chéni : il invalide et ne rend pas impur.
שְׁלִישִׁי אֵינוֹ פּוֹסֵל תְּרוּמָה בְּמַגָּעוֹ אֲבָל הַקֳּדָשִׁים פּוֹסֵל ובפ"ב דִּשְׁחִיטַת חֻולִּין מְפָרֵשׁ טַעְמָא דְּתַרְוַיְיהוּ:
Chelichi : il n'invalide pas la terouma par son contact, mais il invalide les kodachim ; au deuxième chapitre de Chehitat Hullin, (la guemara) explique la raison des deux (avis).
ר' יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר הָאוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן הָוֵי שֵׁנִי וְכֵן הָאוֹכֵל אֹוכֶל שֵׁנִי הָוֵי שֵׁנִי וְהָתָם מְפָרֵשׁ טַעְמָא מָצִינוּ שֶׁהַשֵּׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי ע"י מַשְׁקִין דְּמַשְׁקִין אַפֵּי' הֵן שְׁנִיִּים נַעֲשִׂין תְּחִלָּה וְעוֹשִׂין מַגָּעָן שֵׁנִי וְאַף כָּאן הֶחְמִירוּ בַּשֵּׁנִי לַעֲשׂוֹת הָאוֹכְלוֹ כַּיּוֹצֵא בוֹ:
Rabbi Yehochoua dit : celui qui mange un aliment rishon est chéni, et de même celui qui mange un aliment chéni est chéni : là-bas, on explique la raison. Nous avons trouvé qu'un chéni produit un chéni par l'intermédiaire des liquides, car les liquides, même s'ils sont chéni, deviennent tehila (premier degré) et rendent chéni ce qu'ils touchent ; de même ici, on a été rigoureux pour le chéni et on a rendu celui qui le mange semblable à lui.
שְׁלִישִׁי שֵׁנִי לְקַדֵּשׁ הָאוֹכֵל אֹוכֶל שְׁלִישִׁי עוֹשֶׂה גּוּפוֹ שֵׁנִי לְקַדֵּשׁ וְהָתָם מְפָרֵשׁ טַעְמָא דְּהַאי אֹוכֶל שְׁלִישִׁי חֻולִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טָהֳרַת תְּרוּמָה הוּא וְטַהֲרָתָן טֻומְאָה הִיא אֵצֶל הַקֹּדֶשׁ הִלְכָּךְ שְׁמִירָה דִּידֵהּ לָאו שְׁמִירָה הִיא לְעִנְיַן קוֹדֶשׁ וְחָיְישִׁינַן בְּאֹוכֶל שְׁלִישִׁי דִּידֵיהּ דִּילְמָא רִאשׁוֹן הוּא וְהָאוֹכְלוֹ שֵׁנִי:
Chelichi est chéni pour le kodech : celui qui mange un aliment chelichi rend son corps chéni pour le kodech. Là-bas, on explique la raison : cet aliment chelichi est un hullin préparé dans la pureté de la terouma, et leur pureté compte comme une impureté à l'égard du kodech ; c'est pourquoi la garde (en pureté) de cet aliment ne compte pas comme une garde pour le kodech, et l'on craint que son aliment chelichi soit peut-être rishon, et celui qui le mange (serait alors) chéni.
בְּחֻולִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טָהֳרַת תְּרוּמָה כְּלוֹמַר בְּאֵיזוֹ חֻולִּין אַתָּה מוֹצֵא אֹוכֶל שְׁלִישִׁי בְּחֻולִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טָהֳרַת תְּרוּמָה דְּאִילּוּ חֻולִּין גְּרֵידָא לָא מַשְׁכַּחַת בְּהוּ שְׁלִישִׁי:
Dans des hullin préparés dans la pureté de la terouma : c'est-à-dire, dans quels hullin trouve-t-on un aliment chelichi ? Dans des hullin préparés dans la pureté de la terouma, car dans de simples hullin on ne trouve pas de chelichi.
🗂️ Tossefot (1)
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר הָאוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי שֵׁנִי בפ"ב דְּחֻולִּין (דַּף לד. וְשָׁם) מְפָרֵשׁ טַעְמָא מִשּׁוּם דְּמָצִינוּ שֵׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי עַל יְדֵי מַשְׁקִין וא"ת מַאי צָרִיךְ הָתָם לְהַאי טַעְמָא נֵימָא דִּלְהָכִי שֵׁנִי. עוֹשֶׂה שֵׁנִי כְּדִמְפָרֵשׁ בְּסָמוּךְ בַּגְּמָרָא מִשּׁוּם דְּזִימְנִין דְּאָכֵל אֳוכָלִין טְמֵאִין וְשָׁדֵי מַשְׁקִין דִּתְרוּמָה כּוּ' וְי"ל מִשּׁוּם גְּזֵירָה דִּתְרוּמָה אֵין לָנוּ לַעֲשׂוֹת אֹוכֶל שֵׁנִי שֵׁנִי אִם לֹא שֶׁמָּצִינוּ כָּזֶה מִשּׁוּם דְּדָמֵי לְחוּכָא וְאִיטְלוּלָא:
Rabbi Yehochoua dit : celui qui mange un aliment rishon ou chéni est chéni. Au deuxième chapitre de Hullin (34a), on explique la raison : parce que nous avons trouvé qu'un chéni produit un chéni par l'intermédiaire des liquides. Et si tu demandes : pourquoi a-t-on besoin là-bas de cette raison ? Disons que le chéni produit un chéni pour la raison expliquée juste après dans la guemara (ici) : parfois il mange des aliments impurs et jette des liquides de terouma (dans sa bouche), etc. On peut répondre : en vertu d'un décret concernant la terouma, nous ne pourrions pas faire de celui qui mange un aliment chéni un chéni si nous n'avions pas trouvé un cas semblable, parce que cela ressemblerait à une moquerie (houkha ve-itloula).
💡 Explication

La guemara revient à la liste des décrets qui invalident (posel) la terouma sans la rendre impure (metamé). La différence : un objet rendu impur transmet à son tour une impureté à d'autres aliments ; un objet invalidé reste interdit mais ne transmet plus rien. Celui qui mange un aliment rishon devrait, selon Rabbi Eliezer, avoir un corps rishon et rendre la terouma impure.

Rabba bar bar Hana répond que la michna des dix-huit décrets suit Rabbi Yehochoua : pour lui, manger un rishon ou un chéni rend seulement chéni, et un chéni invalide la terouma sans la rendre impure. Voir le schéma de synthèse.

2
אוֹכֵל אֹוכֶל רִאשׁוֹן וְאוֹכֵל אֹוכֶל שֵׁנִי — מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה? דְּזִימְנִין דְּאָכֵיל אֳוכָלִין טְמֵאִין, וּשְׁקִיל מַשְׁקִין דִּתְרוּמָה, וְשָׁדֵי לְפֻומֵּיהּ וּפָסֵיל לְהוּ.

Celui qui mange un aliment rishon et celui qui mange un aliment chéni : pour quelle raison les Sages ont-ils décrété sur lui une impureté ? Parce que parfois il mange des aliments impurs, prend des liquides de terouma, les jette dans sa bouche et les invalide.

📜 Rachi (2)
מַאי טַעְמָא גְּזוּר בְּאָדָם הָאוֹכֵל שֶׁיְּהֵא טָמֵא:
Pour quelle raison ont-ils décrété : sur l'homme qui mange, qu'il soit impur.
וּפְסִיל לְהוּ וְהַתּוֹרָה הִזְהִירָה עַל הַתְּרוּמָה לְשָׁמְרָהּ בְּטָהֳרָה דִּכְתִיב (בַּמִּדְבָּר י״ח:ח׳) אֶת מִשְׁמֶרֶת תְּרוּמָתִי לְפִיכָךְ גָּזְרוּ בְּאוֹכֵל אֳוכָלִין טְמֵאִין שֶׁלֹּא יְהֵא רָגִיל אֵצֶל תְּרוּמָה:
Et il les invalide : or la Tora a ordonné de garder la terouma en pureté, comme il est écrit (Bamidbar 18, 8) : « la garde de Mes prélèvements ». C'est pourquoi on a décrété sur celui qui mange des aliments impurs, afin qu'il ne soit pas familier de la terouma.
🗂️ Tossefot (2)
זִמְנִין דְּאָכִיל אֳוכָלִין טְמֵאִין כּוּ' אוֹמֵר ר"ת דִּפְסוּל גְּוִייָּה הַנִּזְכֶּרֶת בְּכָל מָקוֹם דְּאָמְרִי' (עֵירוּבִין פ"ח דַּף פב: וְשָׁם) וַחֲצִי חֶצְיָהּ לִפְסֹול אֶת הַגְּוִיָּה דְּהַיְינוּ שִׁיעוּר שְׁנֵי בֵּיצִים וְלָמֶ"ד בֵּיצָה וּמֶחֱצָה לָאו הַיְינוּ גְּזֵירָה דְּהָכָא דְּמֵהַךְ טַעְמָא דְּהָכָא אֲפִילּוּ כַּבֵּיצָה פָּסוּל אֶלָּא פְּסוּל גְּוִיָּה גְּזֵירָה קַדְמוֹנִיּוֹת הָיְתָה וְגָזְרוּ שֶׁלֹּא יִהְיוּ בָּאִים לִטְעוֹת וְלוֹמַר כְּמוֹ שֶׁמֻּותָּר לֶאֱכֹול תְּרוּמָה אַחַר אֳוכָלִים טְמֵאִין אע"פ שֶׁנּוֹגֵעַ הַתְּרוּמָה בָּאֳוכָלִין טְמֵאִין שֶׁבְּמֵעָיו כָּךְ מֻותָּר לְהַגִּיעַ תְּרוּמָה לָאֳוכָלִין טְמֵאִין מִבַּחוּץ וּלְכָךְ גָּזְרוּ דְּהָאוֹכֵל אֳוכָלִין טְמֵאִים כַּחֲצִי פְּרָס שֶׁיְּהֵא גּוּפוֹ נִפְסָל מִלֶּאֱכֹול בִּתְרוּמָה אֲבָל ע"י מַגָּע לֹא גָּזְרוּ וְדַוְקָא כַּחֲצִי פְּרָס אֲבָל כַּבֵּיצָה לֵיכָּא לְמִטְעֵי שֶׁנִּשְׁאַר בֵּין הַשִּׁינַּיִם וְנֶחְסַר קֹודֶם שֶׁיַּגִּיעַ לְמֵעָיו וְכֵיוָן דְּאַפְּקֵי מִכַּבֵּיצָה אוֹקֵמִי אַחֲצִי פְּרָס אֲבָל גְּזֵירָה דְּהָכָא גָּזְרוּ שֶׁיִּפְסֹול אַף לְמַגָּע וְאַף בְּכַבֵּיצָה מִשּׁוּם טַעְמָא דִּמְפָרֵשׁ תֵּדַע דִּגְזֵירָה קַדְמוֹנִיּוֹת הָיְתָה דִּבְיוֹמָא בְּפֶ' בָּתְרָא (דַּף פ: וְשָׁם) ס"ד לְמֵימַר דִּפְסוּל גְּוִיָּה דְּאוֹרָיְיתָא ובי"ח דָּבָר הָיוּ כֻּולָּם בְּקִיאִים וְאֵיךְ הָיוּ טוֹעִים לוֹמַר דְּהִיא דְּאוֹרָיְיתָא דא"כ חָסֵר לְהוּ:
Parfois il mange des aliments impurs, etc. Rabbenou Tam dit : l'invalidation du corps (pessoul gviya) mentionnée partout, comme nous le disons (Erouvin, chapitre 8, 82b) : « et la moitié de sa moitié pour invalider le corps », c'est-à-dire la mesure de deux œufs, et selon celui qui dit un œuf et demi, ce n'est pas le décret d'ici. Car selon la raison donnée ici, même la mesure d'un œuf invaliderait. L'invalidation du corps est un décret ancien : on l'a décrété pour qu'on ne vienne pas à se tromper et à dire : de même qu'il est permis de manger de la terouma après des aliments impurs, bien que la terouma touche les aliments impurs qui sont dans ses entrailles, de même il serait permis de mettre la terouma au contact d'aliments impurs à l'extérieur. C'est pourquoi on a décrété que celui qui mange des aliments impurs dans la mesure d'un demi-pras voit son corps invalidé pour manger de la terouma ; mais pour le contact, on n'a pas décrété. Et (cela vaut) seulement pour un demi-pras ; pour la mesure d'un œuf, il n'y a pas d'erreur à craindre, car une partie reste entre les dents et diminue avant d'arriver aux entrailles ; et puisqu'on est sorti de la mesure d'un œuf, on l'a fixée à un demi-pras. Mais le décret d'ici, on l'a établi pour qu'il invalide même par contact et même dans la mesure d'un œuf, pour la raison expliquée. La preuve que c'était un décret ancien : dans Yoma, au dernier chapitre (80b), on a pensé dire que l'invalidation du corps est de la Tora ; or aux dix-huit décrets, tous étaient experts ; comment se seraient-ils trompés en disant qu'elle est de la Tora ? Il leur aurait manqué (cette connaissance).
וְשָׁקֵיל מַשְׁקִין דִּתְרוּמָה וְשָׁדֵי לְפֻומֵּיהּ וּפָסֵיל לְהוּ ואע"ג דְּמַשְׁקִים תְּחִלָּה הָווּ כִּדְאָמַר (כָּרָה פ"ח מִשְׁנָה ז) כָּל הַפּוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה מְטַמֵּא מַשְׁקִין לִהְיוֹת תְּחִלָּה הָכָא דְּקָאָמַר וּפְסִיל לְהוּ מִשּׁוּם דְּאַכַּתִּי קֹודֶם י"ח דָּבָר לֹא גָּזְרוּ לִהְיוֹת מַשְׁקִין תְּחִלָּה כְּמוֹ שֶׁאֲפָרֵשׁ:
Il prend des liquides de terouma, les jette dans sa bouche et les invalide. Bien que les liquides deviennent tehila (premier degré), comme il est dit (Para 8, 7) : « tout ce qui invalide la terouma rend les liquides impurs au premier degré », ici il dit « et il les invalide », parce qu'avant les dix-huit décrets on n'avait pas encore décrété que les liquides deviennent tehila, comme je l'expliquerai.
💡 Explication

Première raison : celui qui a mangé un aliment impur a encore des restes en bouche. S'il boit ensuite un liquide de terouma, ce liquide touche l'aliment impur et devient invalide. Pour l'éloigner de la terouma, les Sages ont déclaré son corps invalidant.

Tossefot distingue ce décret du pessoul gviya (invalidation du corps après un demi-pras d'aliments impurs), plus ancien, qui interdit de manger de la terouma mais n'invalide pas par contact.

3
שׁוֹתֶה מַשְׁקִין טְמֵאִין — מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה? דְּזִימְנִין דְּשָׁתֵי מַשְׁקִין טְמֵאִין, וְשָׁקֵיל אֳוכָלִין דִּתְרוּמָה וְשָׁדֵי לְפֻומֵּיהּ וּפָסֵיל לְהוּ. הַייְנוּ הָךְ? מַהוּ דְתֵימָא: הָא שְׁכִיחֵי, וְהָא לָא שְׁכִיחֵי — קָא מַשְׁמָע לַן.

Celui qui boit des liquides impurs : pour quelle raison les Sages ont-ils décrété sur lui une impureté ? Parce que parfois il boit des liquides impurs, prend des aliments de terouma, les jette dans sa bouche et les invalide.

N'est-ce pas le même (décret) ? Tu aurais pu dire : ceci est fréquent et cela n'est pas fréquent ; (la michna) nous apprend (qu'on a décrété dans les deux cas).

📜 Rachi (2)
הָא שְׁכִיחָא שֶׁאָדָם שׁוֹתֶה עִם אֲכִילָתוֹ:
Ceci est fréquent : qu'un homme boive pendant son repas.
וְהָא לָא שְׁכִיחָא שֶׁיְּהֵא אוֹכֵל עִם שְׁתִיָּיתוֹ:
Et cela n'est pas fréquent : qu'il mange pendant qu'il boit.
💡 Explication

Le cas symétrique : boire un liquide impur puis mettre un aliment de terouma en bouche. La guemara demande pourquoi la michna compte deux décrets pour une seule raison. Réponse : boire en mangeant est courant, manger en buvant l'est moins ; on aurait pu penser que les Sages ne décrètent pas pour un cas rare. La michna précise qu'ils l'ont fait.

4
וְהַבָּא רֹאשׁוֹ וְרֻובּוֹ בְּמַיִם שְׁאוּבִין — מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה? אָמַר רַב בִּיבִי אָמַר רַב אַסִּי: שֶׁבַּתְּחִלָּה הָיוּ טוֹבְלִין בְּמֵי מְעָרוֹת מְכֻונָּסִין וּסְרוּחִין, וְהָיוּ נוֹתְנִין עֲלֵיהֶן מַיִם שְׁאוּבִין. הִתְחִילוּ וַעֲשָׂאוּם קֶבַע — גָּזְרוּ עֲלֵיהֶם טֻומְאָה.

Et celui dont la tête et la majeure partie (du corps) entrent dans de l'eau puisée : pour quelle raison les Sages ont-ils décrété sur lui une impureté ? Rav Bivi a dit au nom de Rav Assi : parce qu'au début, on se trempait (tevila) dans des eaux de grotte, stagnantes et malodorantes, et on versait sur soi de l'eau puisée.

Ils ont commencé à en faire une règle fixe (keva) : on a décrété sur eux une impureté.

📜 Rachi (3)
ה"ג הָיוּ טוֹבְלִין בְּמֵי מְעָרָה סְרוּחִים מְכֻונָּסִין שֶׁיֵּשׁ בָּהּ מ' סְאָה מֵי גְּשָׁמִים שֶׁהֵם כְּשֵׁרִים לְכָל טָמֵא חוּץ מִזָּב לְבַדּוֹ דִּכְתִיב בֵּיהּ מַיִם חַיִּים:
Telle est la version : on se trempait dans des eaux de grotte malodorantes, stagnantes : elle contient quarante sea d'eau de pluie, qui sont valables pour tout impur, excepté le zav seul, à propos duquel il est écrit « des eaux vives ».
וְהָיוּ נוֹתְנִין עֲלֵיהֶן עַל גּוּפָן מַיִם שְׁאוּבִין לְהַעֲבִיר סֵרָחוֹן הַמִּקְוֶה:
Et on versait sur eux : sur leur corps, de l'eau puisée, pour enlever la mauvaise odeur du mikve.
הִתְחִילוּ הַטּוֹבְלִין וְעָשׂוּ הַשְּׁאוּבִין קֶבַע לְפִיכָךְ גָּזְרוּ עַל הַשְּׁאוּבִין טֻומְאָה לְטַמֵּא אָדָם אַחַר טְבִילָתוֹ אֲבָל אֵין מְטַמֵּא שׁוּם אֹוכֶל וּמַשְׁקֶה אֶלָּא אִם כֵּן נִטְמְאוּ בְּשֶׁרֶץ:
Ils ont commencé : ceux qui se trempaient, et ils ont fait de l'eau puisée une règle fixe. C'est pourquoi on a décrété que l'eau puisée est impure, pour rendre impur l'homme après sa tevila ; mais elle ne rend impur aucun aliment ni liquide, à moins qu'ils n'aient été rendus impurs par un cheretz.
💡 Explication

Un mikve fait d'eau de pluie recueillie dans une grotte est valable, même si l'eau est stagnante et sent mauvais. On prit l'habitude de se rincer ensuite avec de l'eau puisée (mayim cheouvim), eau transportée dans un récipient, qui ne purifie pas. Quand ce rinçage est devenu une habitude fixe, les Sages ont déclaré que celui qui entre dans l'eau puisée (tête et majeure partie du corps) invalide la terouma.

Rachi précise que ce décret touche la personne seulement ; l'eau puisée ne rend pas impurs les aliments.

5
מַאי קָבַע? — אָמַר אַבַּיֵּי, שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: לֹא אֵלּוּ מְטַהֲרִין, אֶלָּא אֵלּוּ וָאֵלּוּ מְטַהֲרִין. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מַאי נָפְקָא מִינָּה, הָא קָא טָבְלִי בְּהָנָךְ? אֶלָּא אָמַר רָבָא: שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: לֹא אֵלּוּ מְטַהֲרִין, אֶלָּא אֵלּוּ מְטַהֲרִין.

Qu'est-ce que « règle fixe » ? Abaye a dit : on disait : ce ne sont pas celles-ci (seules) qui purifient, mais celles-ci et celles-là purifient.

Rava lui a dit : quelle conséquence ? Ils se trempent bien dans celles-là !

Rava a donc dit : on disait : ce ne sont pas celles-ci qui purifient, mais celles-là qui purifient.

📜 Rachi (3)
לֹא אֵלּוּ דְּמִקְוֶה לְבַדָּהּ מְטַהֲרִין אֶלָּא אֵלּוּ וָאֵלּוּ מְטַהֲרִין דְּמִתּוֹךְ שֶׁהֻורְגְּלוּ הַכֹּל בְּכָךְ לֹא הָיוּ יוֹדְעִין שֶׁלְּהַעֲבִיר הַזֻּוהֲמָא הָיוּ הַשְּׁאוּבִין בָּאִין אֶלָּא לְטַהֵר:
Ce ne sont pas celles-ci : le mikve seul purifie ; mais celles-ci et celles-là purifient. Comme tous s'y étaient habitués, ils ne savaient plus que l'eau puisée venait pour enlever la saleté, (et pensaient qu'elle venait) pour purifier.
מַאי נָפְקָא לַן מִינַּהּ כֵּיוָן שֶׁכֻּולָּן טוֹבְלִין תְּחִלָּה בַּמִּקְוֶה מַאי אִיכְפַּת לְרַבָּנָן אִם עֲשָׂאוּהָ הַטּוֹבְלִין קֶבַע אַחַר טְבִילָה:
Quelle conséquence ? Puisque tous se trempent d'abord dans le mikve, que leur importe aux Sages si ceux qui se trempent en ont fait une règle fixe après la tevila ?
אֶלָּא אֵלּוּ מְטַהֲרִין וְחָייְשִׁינַן דִּילְמָא אָתֵי לְבַטּוֹלֵי תּוֹרַת מִקְוֶה וְטוֹבְלִין בִּשְׁאוּבִין וְהַתּוֹרָה אָמְרָה אַךְ מַעְיָן וּבוֹר מִקְוֵה מַיִם וְגוֹ' (וַיִּקְרָא י״א:ל״ו):
Mais celles-là purifient : et nous craignons qu'on en vienne à annuler la loi du mikve et à se tremper dans l'eau puisée ; or la Tora a dit : « seulement une source ou une citerne, amas d'eaux » (Vayikra 11, 36).
💡 Explication

Abaye : le public pensait que la purification vient des deux eaux ensemble. Rava objecte : cette erreur ne change rien en pratique, puisque la tevila au mikve a bien lieu.

Rava : le public en venait à penser que l'eau puisée seule purifie. Le danger est réel : on finirait par se tremper uniquement dans l'eau puisée, qui ne purifie pas selon la Tora.

🖼️ Schéma
Qu'est-ce que "en faire une règle fixe" (keva) ? Pratique : tevila au mikve de la grotte puis rinçage à l'eau puisée Abaye On disait : les deux eaux ensemble purifient Rava objecte : quelle conséquence ? Ils se trempent de toute façon au mikve Rava On disait : seule l'eau puisée purifie Risque : abandonner le mikve et se tremper dans l'eau puisée Décret : l'eau puisée rend celui qui y entre impur (passoul pour la terouma)
Abaye et Rava sur le sens de keva : seule la lecture de Rava entraîne une conséquence pratique.
6
וְטָהוֹר שֶׁנָּפְלוּ עַל רֹאשׁוֹ וְרֻובּוֹ שְׁלֹשָׁה לֻוגִּין מַיִם שְׁאוּבִין — מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה? — דְּאִי לָא הָא, לָא קָיְימָא הָא.

Et un pur sur la tête et la majeure partie (du corps) duquel sont tombés trois log d'eau puisée : pour quelle raison les Sages ont-ils décrété sur lui une impureté ? Car sans ceci, cela ne tiendrait pas.

📜 Rachi (2)
מ"ט הָא לָאו לְאַחַר טְבִילָה הֲוָה:
Pour quelle raison : celui-ci ne vient pas après une tevila.
אִי לָאו דִּגְזוּר אַף עַל הַטָּהוֹר לָא קַיְימָא גְּזֵירָה הַבָּא אַחַר טְבִילָה דְּאָמְרִי מ"ש הַאי מֵהַאי:
Sans : le décret aussi sur le pur, le décret sur celui qui vient après la tevila ne tiendrait pas, car on dirait : quelle différence entre celui-ci et celui-là ?
💡 Explication

Ici l'homme était déjà pur et ne sort pas d'une tevila. Le décret sert de protection au décret précédent : si l'on n'invalidait que celui qui se rince après la tevila, le public ne comprendrait pas la distinction et négligerait le premier décret.

7
וְסֵפֶר — מַאי טַעְמָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה? — אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: שֶׁבַּתְּחִלָּה הָיוּ מַצְנִיעִין (אֶת) אֳוכָלִין דִּתְרוּמָה אֵצֶל סֵפֶר תּוֹרָה, וְאָמְרוּ: הַאי קֹדֶשׁ וְהַאי קֹדֶשׁ. כֵּיוָן דְּקָחָזוּ דְּקָאָתוּ לִידֵי פְסֵידָא, גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן טֻומְאָה.

Et le Sefer (Tora) : pour quelle raison les Sages ont-ils décrété sur lui une impureté ? Rav Macharchia a dit : parce qu'au début, on rangeait les aliments de terouma à côté du Sefer Tora, et on disait : ceci est saint et cela est saint.

Quand ils ont vu qu'on en venait à une perte, les Sages ont décrété sur lui une impureté.

📜 Rachi (1)
לִידֵי פְּסֵידָא עַכְבָּרִים מְצֻוייָּן אֵצֶל אוֹכְלִין וּמַפְסִידִים אֶת הַסֵּפֶר אֲבָל בְּחֻולִּין לֹא הֻוצְרְכוּ לִגְזֹור דִּבְלָאו הָכִי נָמֵי לֹא הָיוּ נוֹתְנִין חוֹל אֵצֶל קֹדֶשׁ:
À une perte : les souris sont fréquentes près des aliments et abîment le livre. Pour les hullin, on n'a pas eu besoin de décréter, car même sans cela on ne mettait pas du profane à côté du saint.
💡 Explication

Le décret vise à protéger le Sefer Tora. Des Cohanim rangeaient la terouma à côté du livre, pensant honorer les deux choses saintes. Les souris attirées par la nourriture rongeaient le parchemin. En déclarant que le Sefer Tora invalide la terouma, les Sages ont mis fin à cette pratique.

8
וְהַיָּדַיִם — מִפְּנֵי שֶׁהַיָּדַיִם עַסְקָנִיּוֹת הֵן. תַּנָּא, אַף יָדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר פּוֹסְלוֹת אֶת הַתְּרוּמָה. מִשּׁוּם דְּרַבִּי פַּרְנָךְ — דְּאָמַר רַבִּי פַּרְנָךְ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאוֹחֵז סֵפֶר תּוֹרָה עָרֹום, נִקְבַּר עָרֹום. עָרֹום סָלְקָא דַעְתָּךְ? אֶלָּא אָמַר רַבִּי זֵירָא: עָרֹום בְּלֹא מִצְוֹת. בְּלֹא מִצְוֹת סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: עָרֹום בְּלֹא אוֹתָהּ מִצְוָה.

Et les mains : parce que les mains sont affairées. On a enseigné (dans une baraita) : même les mains (impures) à cause d'un Sefer invalident la terouma.

(C'est) à cause de (l'enseignement de) Rabbi Parnakh, car Rabbi Parnakh a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui tient un Sefer Tora nu est enterré nu. Nu, peux-tu le penser ?

Rabbi Zeira a donc dit : nu, sans mitsvot. Sans mitsvot, peux-tu le penser ?

Dis plutôt : nu, sans cette mitsva-là.

📜 Rachi (2)
עַסְקָנִיּוֹת הֵן וְנוֹגְעִין בִּבְשָׂרוֹ וּבְמָקוֹם טִנֹּופֶת וּגְנַאי לִתְרוּמָה בְּכָךְ וְנִמְאָס לָאֳוכָלִין כְּשֶׁנּוֹגֵעַ בָּהּ בְּיָדַיִם מְסֹואָבוֹת וְרַבּוֹתֵינוּ מְפָרְשִׁים חָייְשִׁינַן שֶׁמָּא נָגְעוּ [יָדָיו] בְּטֻומְאָה [וְנִטְמָא] וְקַשְׁיָא לִי אִם כֵּן נִיחוּשׁ שֶׁמָּא נָגַע בְּאַב הַטֻּומְאָה וְנִמְצָא רִאשׁוֹן וִיטַמְּאֶנָּה וְעוֹד מַאי שְׁנָא יָדַיִם לְחוּדַיְיהוּ בְּכָל גּוּפוֹ נִגְזוֹר לִפְסֹול תְּרוּמָה שֶׁמָּא נָגְעוּ יָדָיו בְּטֻומְאָה וְנִטְמָא כָּל גּוּפוֹ וְעוֹד לָא תִּסְגֵּי לְהוּ בִּנְטִילָה אֶלָּא בִּטְבִילָה:
Elles sont affairées : elles touchent son corps et des endroits sales ; c'est un déshonneur pour la terouma, et elle devient répugnante à manger quand on la touche avec des mains souillées. Nos maîtres expliquent : nous craignons que ses mains aient touché une impureté et soient devenues impures. Cela me fait difficulté : dans ce cas, craignons qu'il ait touché un av hatouma (source d'impureté) et soit rishon, et qu'il la rende impure ! De plus, pourquoi les mains seules ? Décrétons sur tout son corps qu'il invalide la terouma, de peur que ses mains aient touché une impureté et que tout son corps soit devenu impur ! De plus, le lavage (netila) ne leur suffirait pas, il faudrait une tevila.
סֵפֶר תּוֹרָה עָרֹום אֶלָּא עַל יְדֵי מִטְפַּחַת:
Un Sefer Tora nu : (il ne doit le tenir) qu'au moyen d'un tissu (mitpahat).
🗂️ Tossefot (5)
תְּנָא אַף הַיָּדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר וְהָא דְּלָא מַייְתֵי מַתְנֵי' דְּמַסֶּכֶת יָדַיִם (פ"ג מ"ה) כָּל כִּתְבֵי הַקֹּדֶשׁ מְטַמְּאִין אֶת הַיָּדַיִם מִשּׁוּם דְּמָצִינוּ לְמֵימַר דה"מ לְקַדֵּשׁ לְהָכִי מַיְיתֵי בָּרַייְתָא דְּקָתָנֵי בְּהֶדְיָא תְּרוּמָה וא"ת וּמַאי אִרְיָא יָדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר מִשּׁוּם דְּר' פַּרְנָךְ אֲפִילּוּ מֵחֲמַת כָּל פְּסוּלֵי תְּרוּמָה נָמֵי כְּדִתְנַן בְּמַסֶּכֶת יָדַיִם (פ"ג מִשְׁנָה ב) כָּל הַפּוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה מְטַמֵּא אֶת הַיָּדַיִם לִהְיוֹת שְׁנִיּוֹת וְי"ל דְּהַיְינוּ דַּווְקָא לְקַדֵּשׁ דֻּומְיָא דְּיָד דִּמְטַמֵּא אֶת חֲבֶרְתָּהּ שֶׁאֵינוֹ אֶלָּא לְקַדֵּשׁ כִּדְמוֹכַח בַּחֲגִיגָה (דַּף כֹּד:) ופ"ב דְּחֻולִּין (דַּף לד: וְשָׁם) דְּקָאָמַר מָצִינוּ שֵׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי עַל יְדֵי מַשְׁקִין הָוֵי מָצֵי נָמֵי לְמֵימַר דְּמָצִינוּ דע"י סֵפֶר שֵׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי וְשֶׁמָּא כְּשֶׁרָאָה שֶׁלֹּא קִבֵּל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר תְּשׁוּבָתוֹ בְּמַשְׁקִין חָזַר וְהֵשִׁיב לוֹ מִכִּתְבֵי הֶקְדֵּשׁ:
Même les mains (impures) à cause d'un Sefer. Il ne cite pas la michna du traité Yadayim (3, 5) : « tous les Écrits saints rendent les mains impures », parce qu'on peut dire que cela vaut pour le kodech ; c'est pourquoi il cite une baraita qui mentionne explicitement la terouma. Et si tu demandes : pourquoi parler justement des mains (impures) à cause d'un Sefer, en raison de Rabbi Parnakh ? Même à cause de tout ce qui invalide la terouma (les mains sont impures), comme nous l'avons appris dans le traité Yadayim (3, 2) : « tout ce qui invalide la terouma rend les mains impures, secondes ». On peut répondre : cela vaut seulement pour le kodech, à l'image de la main qui rend impure sa compagne, ce qui ne vaut que pour le kodech, comme cela ressort de Haguiga (24b). Et au deuxième chapitre de Hullin (34b), où l'on dit : « nous avons trouvé qu'un chéni produit un chéni par l'intermédiaire des liquides », on aurait pu dire aussi : nous avons trouvé que, par le Sefer, un chéni produit un chéni. Peut-être, voyant que Rabbi Eliezer n'avait pas accepté sa réponse sur les liquides, lui a-t-il répondu ensuite par les Écrits saints.
תְּנָא אַף הַיָּדַיִם כּוּ' וְא"ת הָא דִּתְנַן (יָדַיִם פ"ג מ"ב) הַיָּד מְטַמֵּא חֲבִירְתֵּהּ ד"ר יְהוֹשֻׁעַ אָמְרוּ לוֹ כוּ' א"ל מָצִינוּ כִּתְבֵי קוֹדֶשׁ כו' א"ל אֵין דָּנִין דִּבְרֵי סוֹפְרִים מד"ת וְלֹא מד"ס ע"ש וְהַשְׁתָּא הֵיכִי מַיְיתֵי רְאָיָה מִכִּתְבֵי קֹודֶשׁ שֶׁהֵן שֵׁנִי וּמְטַמְּאוֹת יָדַיִם אַף לִתְרוּמָה לְיָד דְּלָא מְטַמֵּא חֲבִירְתֵּהּ רַק לַקֹּודֶשׁ וְי"ל דְּאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ רַק לְהָשִׁיב עַל סְבָרָתָם שֶׁאָמְרוּ דְּאֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי וְעוֹד נִרְאֶה לְפָרֵשׁ דְּהַהִיא דְּכִתְבֵי קוֹדֶשׁ הַיְינוּ דַּוְקָא לַקֹּודֶשׁ וְלָאו הַיְינוּ גְּזֵירָה דְּהָכָא דְּיָדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר דר' פַּרְנָךְ וּמַה שֶׁמַּקְשֶׁה וְכִי לֵית לְהוּ לְרַבָּנָן הָאוֹכֵל אֹוכֶל שֵׁנִי שֵׁנִי כֵּיוָן דְּאֵין דָּנִין דִּבְרֵי סוֹפְרִים מד"ת וְלֹא מד"ס נִרְאֶה הֵיכָא דְּאִיכָּא טַעְמָא אִית לְהוּ לְרַבָּנָן שֵׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי כִּגְזֵירָה הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר מִשּׁוּם דְּר' פַּרְנָךְ וְהָאוֹכֵל אֹוכֶל שֵׁנִי כְּדִמְפָרֵשׁ כָּאן זִימְנִין דְּאָכִיל אֳוכָלִין טְמֵאִים וּשְׁדֵי מַשְׁקִין דִּתְרוּמָה לְפֻומֵּיהּ (ת"י):
Même les mains, etc. Et si tu demandes : nous avons appris (Yadayim 3, 2) : « la main rend impure sa compagne, selon Rabbi Yehochoua ; ils lui dirent, etc. ; il leur dit : nous avons trouvé (que) les Écrits saints, etc. ; ils lui dirent : on ne déduit pas des paroles des Sofrim à partir des paroles de la Tora, ni à partir des paroles des Sofrim », voir là-bas. Comment alors apporte-t-il une preuve des Écrits saints, qui sont chéni et rendent les mains impures même pour la terouma, à la main qui ne rend impure sa compagne que pour le kodech ? On peut répondre : il voulait seulement répondre à leur raisonnement, selon lequel un chéni ne produit pas un chéni. Il semble encore qu'on puisse expliquer que ce cas des Écrits saints ne vaut que pour le kodech, et qu'il ne s'agit pas du décret d'ici sur les mains (impures) à cause d'un Sefer, en raison de Rabbi Parnakh. Et quant à la question : les Sages ne pensent-ils donc pas que celui qui mange un aliment chéni est chéni, puisqu'on ne déduit pas des paroles des Sofrim à partir des paroles de la Tora ni des paroles des Sofrim ? Il semble que là où il y a une raison, les Sages admettent qu'un chéni produit un chéni, comme pour le décret des mains (impures) à cause d'un Sefer, en raison de Rabbi Parnakh, et pour celui qui mange un aliment chéni, comme on l'explique ici : parfois il mange des aliments impurs et jette des liquides de terouma dans sa bouche (Tossefot Yechanim).
אַף הַיָּדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר מִדְּקָתָנֵי אַף מַשְׁמַע דְּעַל הַסֵּפֶר גָּזְרוּ תְּחִלָּה וְאח"כ עַל הַיָּדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר וְכֵיוָן דִּסְתָם יָדַיִם לְבַסּוֹף גָּזְרוּ כִּדְאָמַר לְקַמָּן א"כ יָדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר בּוֹ בַּיּוֹם גָּזְרוּ דְּהָא בֵּין גְּזֵירָה דְּסֵפֶר לִגְזֵירָה דִּסְתָם יָדַיִם גָּזְרוּ עֲלֵיהֶם וא"כ הֲוָה טְפֵי מי"ח דָּבָר וְאִם נֹאמַר דְּעַל הַיָּדַיִם הַבָּאוֹת מֵחֲמַת סֵפֶר לֹא בְּאוֹתוֹ פֶּרֶק גָּזְרוּ אֶלָּא מִקֹּודֶם לָכֵן הֲוָה אָתֵי שַׁפִּיר אַךְ לְשׁוֹן אַף לֹא מַשְׁמַע כֵּן וְעוֹד לֹא יִתָּכֵן שֶׁגָּזְרוּ עַל הַיָּדַיִם וַעֲדַיִין סֵפֶר עַצְמוֹ לֹא הָיָה פּוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה:
Même les mains (impures) à cause d'un Sefer. Puisqu'il enseigne « même », on comprend qu'on a d'abord décrété sur le Sefer, et ensuite sur les mains (impures) à cause du Sefer. Et puisqu'on a décrété sur les mains en général à la fin, comme il est dit plus loin, alors les mains (impures) à cause du Sefer ont été décrétées ce jour-là, puisqu'on les a décrétées entre le décret du Sefer et celui des mains en général ; il y aurait alors plus de dix-huit choses. Si nous disons que sur les mains (impures) à cause d'un Sefer on n'a pas décrété à cette époque, mais avant, cela irait bien ; mais le mot « même » ne l'indique pas. De plus, il n'est pas possible qu'on ait décrété sur les mains alors que le Sefer lui-même n'invalidait pas encore la terouma.
הָאוֹחֵז סֵפֶר תּוֹרָה עָרֹום קְצָת מַשְׁמַע דְּלָאו דַּווְקָא סֵפֶר תּוֹרָה דְּהָא כָּל כִּתְבֵי הַקֹּדֶשׁ תְּנַן בְּמַסֶּכֶת יָדַיִם שֶׁמְּטַמְּאִין אֶת הַיָּדַיִם:
Celui qui tient un Sefer Tora nu : cela semble indiquer qu'il ne s'agit pas seulement du Sefer Tora, puisque nous avons appris dans le traité Yadayim que tous les Écrits saints rendent les mains impures.
בְּלֹא אוֹתָהּ מִצְוָה אִם אוֹחֲזוֹ לִלְמֹוד בּוֹ אֵין לוֹ שָׂכָר שֶׁל אוֹתוֹ לִימּוּד וְאִם בִּשְׁבִיל לְגָולְלוֹ אֵינוֹ מְקַבֵּל שָׂכָר עַל הַגְּלִילָה:
Sans cette mitsva-là : s'il le tient pour y étudier, il n'a pas de salaire pour cette étude ; et s'il le tient pour l'enrouler, il ne reçoit pas de salaire pour l'enroulement.
🪔 Ben Yehoyada (1)
הָאוֹחֵז סֵפֶר תּוֹרָה עָרֹם, נִקְבַּר עָרֹם. עַייֵּן בְּתוֹסָפוֹת מַה שֶּׁכָּתַב בָּזֶה [קְצָת מַשְׁמַע דְּלָאו דַּווְקָא סֵפֶר תּוֹרָה דְּהָא כָּל כִּתְבֵי הַקֹּדֶשׁ תְּנַן בְּמַסֶּכֶת יָדַיִם שֶׁמְּטַמְּאִין אֶת הַיָּדַיִם] , וַעֲדַיִין צָרִיךְ לוֹמַר לָמָּה אָמַר נִקְבַּר הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר נִשְׁאַר עָרֹום אוֹ הֲרֵי הוּא עָרֹום וּקְבוּרָה מָאן דְּכַר שְׁמֵהּ? וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּיָדוּעַ הַטַּעַם שְׂכַר מִצְוֹת בְּהַאי עָלְמָא לֵיכָּא, מִפְּנֵי שֶׁהַמִּצְוָה נִצְחִית וְאֵין כָּבוֹד לַמִּצְוָה שֶׁיִּהְיֶה שְׂכָרָהּ פּוֹסֵק וְאֵינוֹ נִצְחִי לְכָךְ יְקַבְּלֶנּוּ בָּעוֹלָם הַבָּא שֶׁשָּׁם הַשָּׂכָר נִצְחִי, נִמְצָא לְפִי זֶה נִמְנָע הַשָּׂכָר מֵעוֹלָם הַזֶּה בִּשְׁבִיל 'כְּבוֹד הַמִּצְוָה' עַל כֵּן זֶה הָאוֹחֵז סֵפֶר תּוֹרָה עָרֹם שֶׁאֵינוֹ מְכַבֵּד הַמִּצְוָה יִתְּנוּ לוֹ שְׂכַר מִצְוָה הַהִיא בָּעוֹלָם הַזֶּה שֶׁאֵינוֹ נִצְחִי, דְּמֵאַחַר שֶׁאֵינוֹ נִזְהָר בִּכְבוֹד הַמִּצְוָה לֹא יִתְּנוּ לוֹ הַשָּׂכָר לְפִי כְּבוֹדָהּ אֲבָל לֹא יְקֻופַּח שְׂכָרוֹ לְגַמְרֵי כִּי אֵין הקב"ה מְקַפֵּחַ שְׂכַר בִּרְיָה, וְאִם כֵּן שְׂכַר מִצְוָתוֹ הַהִיא יִקָּחֶנּוּ בָּעוֹלָם הַזֶּה עַד זְמַן קְבוּרָתוֹ בְּאֹופֶן שֶׁבְּעֵת שֶׁנִּקְבַּר לֹא נִשְׁאַר בְּיָדוֹ מִן הַשָּׂכָר כְּלוּם שֶׁכְּבָר אֲכָלוֹ בָּעוֹלָם הַזֶּה וְלֹא יִשָּׁאֵר לְעוֹלָם הַנִּצְחִי כְּלוּם. וּמַה שֶׁאָמַר רַבִּי זֵירָא: עָרֹם בְּלֹא מִצְווֹת לְשׁוֹן רַבִּים כַּוָּנָתוֹ עַל מִצְוֹת הַשַּׁיָּיכִים לְסֵפֶר תּוֹרָה שֶׁיֵּשׁ בָּהֶם עִנְיַן אֲחִיזָה, דְּהַיְינוּ אוֹחֵז לִלְמֹוד בּוֹ אוֹ אוֹחֲזוֹ לְהַרְאוֹתוֹ לַצִּיבּוּר אוֹ אוֹחֲזוֹ לִגְלָלוֹ.
Celui qui tient un Sefer Tora nu est enterré nu. Voir dans Tossefot ce qu'ils ont écrit à ce sujet [cela semble indiquer qu'il ne s'agit pas seulement du Sefer Tora, puisque nous avons appris dans le traité Yadayim que tous les Écrits saints rendent les mains impures]. Il faut encore expliquer pourquoi il dit « est enterré » ; il aurait dû dire « reste nu » ou « il est nu » ; qui a parlé d'enterrement ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : on connaît la raison pour laquelle il n'y a pas de salaire des mitsvot dans ce monde. La mitsva est éternelle, et ce n'est pas un honneur pour la mitsva que son salaire s'arrête et ne soit pas éternel ; c'est pourquoi on le reçoit dans le monde à venir, où le salaire est éternel. Il en résulte que le salaire est retenu dans ce monde à cause de « l'honneur de la mitsva ». Donc, à celui qui tient un Sefer Tora nu, qui n'honore pas la mitsva, on donne le salaire de cette mitsva dans ce monde-ci, qui n'est pas éternel : puisqu'il ne prend pas garde à l'honneur de la mitsva, on ne lui donne pas le salaire selon l'honneur de celle-ci. Mais son salaire n'est pas entièrement supprimé, car le Saint, béni soit-Il, ne prive aucune créature de son salaire. Dès lors, il reçoit le salaire de cette mitsva dans ce monde jusqu'au moment de son enterrement, de sorte qu'au moment où il est enterré, il ne lui reste rien du salaire : il l'a déjà consommé dans ce monde, et il ne lui reste rien pour le monde éternel. Et ce que Rabbi Zeira a dit, « nu, sans mitsvot », au pluriel, vise les mitsvot liées au Sefer Tora qui comportent le fait de le tenir : le tenir pour y étudier, le tenir pour le montrer à l'assemblée, ou le tenir pour l'enrouler.
💡 Explication

Les mains (stam yadayim) invalident la terouma parce qu'elles sont affairées (askaniyot) : elles touchent sans qu'on y prête attention. Rachi explique qu'il s'agit d'une question de propreté et de respect pour la terouma, et rejette l'explication selon laquelle on craindrait un contact avec une impureté (trois objections).

Un décret particulier touche les mains qui ont saisi un Sefer Tora : il décourage de le tenir sans tissu. Rabbi Parnakh : celui qui le fait est « enterré nu », ce que la guemara restreint progressivement à la perte du mérite de cette mitsva. Le Ben Yehoyada explique le mot « enterré » : le salaire de cette mitsva lui est payé dans ce monde et épuisé au moment de l'enterrement.

🖼️ Schéma
"Enterré nu" : trois lectures successives Sens littéral Enterré sans vêtement Rejeté : peut-on le penser ? Rabbi Zeira Sans mitsvot Rejeté : toutes ses mitsvot ? Conclusion Sans cette mitsva-là Retenu Tossefot : s'il le tenait pour étudier, il perd le salaire de cette étude ; s'il le tenait pour l'enrouler, il perd le salaire de l'enroulement
Rabbi Parnakh : la guemara restreint le sens de "enterré nu" jusqu'à la perte du mérite de cette mitsva.
9
הֵי גְּזוּר בְּרֵישָׁא? אִילֵימָא הָא גְּזוּר בְּרֵישָׁא,

Lequel a-t-on décrété en premier ? Si l'on dit que c'est celui-ci qu'on a décrété en premier,

📜 Rachi (1)
אִילֵּימָא הָא דִּסְתָם יָדַיִם גְּזוּר בְּרֵישָׁא:
Si l'on dit celui-ci : que les mains en général ont été décrétées en premier.
💡 Explication

La guemara ouvre une question d'ordre chronologique entre le décret sur les mains en général et celui sur les mains qui ont touché un Sefer Tora. La suite se trouve au folio 14b.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).