Shabbat 155a โ€” Tsdadin et tsdei tsdadin (l'arbre, le piquet, l'รฉchelle) ; Michna Matirin : nourrir l'animal, mitrah be-okhla et chavouyei okhla

Shabbat 155a

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur l'usage des cรดtรฉs d'un arbre (tsdadin) : un erouv posรฉ dans un panier suspendu ร  un piquet plantรฉ dans l'arbre est valable sous dix tefahim, parce que le piquet est un cรดtรฉ et le panier un cรดtรฉ de cรดtรฉ. Rav Pappa explique le cas du panier รฉtroit, et la halakha est tranchรฉe : tsdadin interdits, tsdei tsdadin permis ; Rav Ashi en tire la rรจgle de l'รฉchelle appuyรฉe contre un palmier.

Commence ensuite la Michna Matirin : ce qu'on peut faire pour prรฉparer le fourrage d'un animal ร  Chabbat (dรฉlier les gerbes, les รฉtaler, broyer). Rav Houna et Rav Yehouda lisent la Michna en sens inverse : pour l'un on peut se donner de la peine pour une nourriture dรฉjร  consommable (mitrah be-okhla) mais pas rendre consommable (chavouyei okhla), pour l'autre c'est l'inverse.

La Guemara attaque Rav Houna par la fin de la Michna (le broyage des caroubes) et par la position de Rabbi Yehouda ; la derniรจre difficultรฉ reste sans rรฉponse (kachya).

L'arbre, ses cรดtรฉs et les cรดtรฉs de ses cรดtรฉs (seg. 0-3) arbre = interdit (tsdadin inclus) piquet = tsad panier = tsad de tsad 10 tefahim Panier au piquet, sous 10 tefahim l'homme prend le pain = tsdei tsdadin erouv valable Panier au-dessus de 10 tefahim panier large de 4 = rechout ha-yahid, l'homme est ailleurs : erouv non valable Panier attachรฉ ร  l'arbre lui-mรชme (panier รฉtroit, Rav Pappa) : il secoue l'arbre = usage de l'arbre : non valable ร‰chelle (Rav Ashi) pas contre le palmier ; sur des piquets plantรฉs ร  cรดtรฉ ; le pied sur les barreaux, pas sur les piquets
Tsdadin (cรดtรฉs de l arbre) et tsdei tsdadin (cรดtรฉs des cรดtรฉs) : l erouv suspendu et l รฉchelle.
Lecture de la Michna : Rav Houna vs Rav Yehouda (seg. 5-6) Principe Rav Houna (selon Rav Hisda) mitrah be-okhla : permis chavouyei okhla : interdit Rav Yehouda (selon Rava) chavouyei okhla : permis mitrah be-okhla : interdit Peki in gerbe d'รฉpis, 2 liens dรฉlier + รฉtaler : permis gerbe d'รฉpis, 2 liens dรฉlier oui, รฉtaler non Kifin gerbe d'รฉpis, 3 liens dรฉlier + รฉtaler : permis branches de cรจdre รฉtaler : permis Zirin branches de cรจdre ni dรฉlier ni รฉtaler gerbe d'รฉpis, 3 liens dรฉlier oui, รฉtaler non Dรฉlier une gerbe d'รฉpis : selon Rachi, chavouyei okhla pour Rav Yehouda ; selon Rabbeinou Tam (Tossefot), ni l'un ni l'autre, d'oรน permis pour les deux
Deux lectures opposรฉes de la Michna Matirin et le principe qui les fonde.
Les objections contre Rav Houna (seg. 7-11) Objection 1 : on ne broie pas foin et caroubes caroubes comme le foin = tendres donc broyer = mitrah be-okhla, interdit contre Rav Houna Rรฉponse : foin comme les caroubes = durs broyer = chavouyei okhla, interdit cas : les jeunes รขnes (ilei zoutrei) Objection 2 : Rabbi Yehouda permet les caroubes pour la petite bรชte (daka) si le Tanna kamma permet mitrah be-okhla, ร  plus forte raison pour la grosse bรชte ! Rรฉponse : daka = grosse bรชte qui est dรฉlicate (dayka) dans sa nourriture Objection 3 : le dรฉbut de la Michna dit ni pour la petite ni pour la grosse donc daka = vraiment petite bรชte Kachya : difficultรฉ sans rรฉponse Rav Houna n'est pas rรฉfutรฉ pour autant Ta chma : nouvelle preuve (on hache...) la suite en 155b
Structure de la discussion contre Rav Houna : deux objections rรฉpondues, une troisiรจme reste kachya.
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(S'il a plantรฉ) un piquet dans un arbre et y a suspendu un panier (contenant son erouv) : au-dessus de dix tefahim, son erouv n'est pas un erouv ; au-dessous de dix tefahim, son erouv est un erouv.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
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Un piquet : une cheville.
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Et y a suspendu un panier : et il y a mis son erouv, et il avait l'intention de fixer sa rรฉsidence de Chabbat en bas, sous l'arbre.
ืœืžื˜ื” ืžื™' ื˜ืคื—ื™ื ืื ื”ื›ืœื›ืœื” ื‘ืชื•ืš ื™' ืœืืจืฅ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื”ื•ื ื•ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืœืžืขืœื” ืžื™' ื•ืกืชื ื›ืœื›ืœื” ืจื—ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ื”ื•ื™ื ืœื” ื›ืœื›ืœื” ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื•ื”ื•ื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืฉื‘ื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ื˜ืœื• ืฉื ื•ืœืื›ืœื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื” ืกืขื•ื“ื” ื”ืจืื•ื™ื” ืœื• ืื™ื ื• ืงื•ื ื” ืฉื‘ื™ืชื” ืขืœ ื™ื“ื”:
Au-dessous de dix tefahim : si le panier est ร  moins de dix tefahim du sol, son erouv est un erouv, car lui et son erouv sont dans le domaine public. Mais au-dessus de dix, et un panier ordinaire est large de quatre (tefahim), le panier devient un domaine privรฉ (rechout ha-yahid), alors qu'il a eu l'intention de rรฉsider dans le domaine public ; il ne peut pas le prendre la-bas et le manger, et puisque ce n'est pas un repas qui lui est accessible, il n'acquiert pas de rรฉsidence par son moyen.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืžื˜ื” ืžื™' ื˜ืคื—ื™ื ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘ ืงืฉื” ืืžืื™ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื”ื ื›ืจืžืœื™ืช ื”ื•ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืจื—ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ื•ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืœืจื”"ืจ ื•ื™"ืœ ืื™ืŸ ื›ืจืžืœื™ืช ื‘ื›ืœื™ื ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื‘ืค"ืง ื“ืžื›ื™ืœืชื™ืŸ (ื“ืฃ ื—.) ื’ื‘ื™ ื”ื™ืชื” ืงื•ืคืชื• ืžื•ื ื—ืช ื›ื•' ืื™ ื ืžื™ ื›ืจื‘ื™ ื“ืืžืจ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ืœื ื’ื–ืจื• ืขืœื™ื• ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช:
Au-dessous de dix tefahim son erouv est un erouv : difficultรฉ : pourquoi son erouv est-il un erouv ? C'est une karmelit, puisqu'il est large de quatre, et il est interdit de transporter (de lร ) vers le domaine public ! On peut rรฉpondre : il n'y a pas de karmelit dans les objets, comme l'a expliquรฉ le Kountras (Rachi) au premier chapitre de notre traitรฉ (8a), ร  propos de "si son panier รฉtait posรฉ..." ; ou bien, (cela suit) Rabbi, qui dit : tout ce qui est interdit au titre de chevout, on ne l'a pas dรฉcrรฉtรฉ ร  bein ha-chmachot (au crรฉpuscule).
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la citation d'une baraita sur l'erouv tehoumin : pour รฉtendre sa limite de marche de Chabbat, on dรฉpose un repas ร  l'endroit choisi, et ce repas doit รชtre accessible ร  bein ha-chmachot. Si le panier (large de 4 tefahim) est ร  plus de dix tefahim, il forme un rechout ha-yahid distinct de l'endroit oรน l'homme se trouve : l'erouv est inaccessible, donc nul.

Au-dessous de dix, l'erouv est valable. La Guemara va se demander pourquoi prendre le pain n'est pas un usage interdit de l'arbre.

2
ื˜ืขืžื ื“ื ืขืฅ ื™ืชื“ ื‘ืื™ืœืŸ, ื”ื ืœื ื ืขืฅ, ืืคื™ืœื• ืœืžื˜ื” ืžืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘. ื•ื”ื ื”ืื™ ืชื ื ื“ืงืืกืจ ื‘ืฆื“ื“ื™ืŸ, ื•ืงืฉืจื™ ื‘ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ!

La raison est qu'il a plantรฉ un piquet dans l'arbre ; mais s'il n'a pas plantรฉ (de piquet), mรชme au-dessous de dix tefahim son erouv n'est pas un erouv. Or voici que ce Tanna interdit les cรดtรฉs (tsdadin), et il permet les cรดtรฉs des cรดtรฉs (tsdรฉi tsdadin) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื˜ืขืžื ื“ื ืขืฅ ื™ืชื“ ื“ื›ื™ ืฉืงื™ืœ ืœืขื™ืจื•ื‘ื• ืžืฉืชืžืฉ ื‘ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœื ื ืขืฅ ื™ืชื“ ืืœื ืงืฉืจื” ื‘ืฆื“ื™ ืื™ืœืŸ ืœื:
La raison est qu'il a plantรฉ un piquet : car lorsqu'il prend son erouv, il se sert d'un cรดtรฉ de cรดtรฉ ; mais s'il n'a pas plantรฉ de piquet et l'a attachรฉ au cรดtรฉ de l'arbre, non.
๐Ÿ’ก Explication

Il est interdit ร  Chabbat de se servir d'un arbre (dรฉcret rabbinique, de peur qu'on n'arrache une branche). La question est de savoir si l'interdit s'รฉtend aux tsdadin (ce qui est fixรฉ directement ร  l'arbre) et aux tsdรฉi tsdadin (ce qui est fixรฉ ร  ce qui est fixรฉ).

Ici : piquet = tsad, panier accrochรฉ au piquet = tsad de tsad. La baraita qui exige le piquet interdit donc les tsdadin mais permet les tsdรฉi tsdadin. La difficultรฉ vise l'opinion (Rava) selon laquelle celui qui interdit les tsdadin interdit aussi les tsdรฉi tsdadin.

3
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Rav Pappa a dit : ici, nous traitons d'un panier รฉtroit : au moment oรน il prend l'erouv, il secoue l'arbre, et il se sert de l'arbre lui-mรชme. Et la halakha : les cรดtรฉs sont interdits, les cรดtรฉs des cรดtรฉs sont permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื ื‘ื›ืœื›ืœื” ื“ื—ื•ืงื” ืฉืคื™ื” ืฆืจ ื•ืงืฆืจื” ื”ื™ื ื•ืžื›ื ื™ืก ื™ื“ื• ืœืชื•ื›ื” ื‘ื“ื•ื—ืง ื”ืœื›ืš ืื™ ืžืžืฉ ื”ื•ื” ืงื˜ืจ ืœื” ื‘ืฆื“ื™ ืื™ืœืŸ ื›ื™ ืฉืงื™ืœ ืœื™ื” ืœืขื™ืจื•ื‘ื™ื” ืžื ื™ื“ ืœื™ื” ืœืื™ืœืŸ ื”ืœื›ืš ื›ื™ ืื™ื›ื ื™ืชื“ ื”ื•ื ื“ืฉืจื™ ื•ืื™ ืœื ืœื:
Ici, d'un panier รฉtroit : dont l'ouverture est รฉtroite, il est petit, et on y introduit la main avec peine. C'est pourquoi, s'il l'avait attachรฉ directement au cรดtรฉ de l'arbre, en prenant son erouv il secouerait l'arbre. C'est pourquoi, lorsqu'il y a un piquet, c'est permis ; sinon, non.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ื”ื›ื ื‘ื›ืœื›ืœื” ื“ื—ื•ืงื” ืขืกืงื™ื ืŸ ืžื“ืžืฉื ื™ ืจื‘ ืคืคื ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื•ืจื‘ ืืฉื™ ืžืฉืžืข ื‘ืกืžื•ืš ื“ืกื‘ืจ ื“ืืกื•ืจื™ืŸ ืžื“ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื‘ืกืžื•ืš ื”ืฉืชื ื“ืืžืจืช ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืงืฉื” ืœื™ ื”ื ืื™ืคื›ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื”ื• ื‘ืžืกื›ืช ื—ื’ื™ื’ื” ื‘ืค"ื‘ (ื“ืฃ ื™ื–. ื•ืฉื) ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ื“ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ื ื ืกืžื•ืš ืืจื™ืฉื ื“ืฆื“ื“ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื• ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืœ ื“ืœื”ื“ื™ ื’ื‘ื” ื›ื’ื‘ื” ื“ืžื™:
Rav Pappa a dit : ici, nous traitons d'un panier รฉtroit : du fait que Rav Pappa rรฉpond ainsi, il ressort qu'il estime que les tsdadin sont permis ; et Rav Ashi, un peu plus loin, estime qu'ils sont interdits, puisque Rav Ashi dit plus loin "maintenant que tu as dit que les tsdadin sont interdits". Et il m'est difficile (de l'admettre), car nous les entendons dire l'inverse au traitรฉ Haguiga, au deuxiรจme chapitre (17a) : Rav Pappa y dit "dรฉduis-en que les tsdadin sont interdits, car si tu pensais que les tsdadin sont permis, qu'on s'appuie sur le dรฉbut (du chapitre), qui est un cรดtรฉ" ; Rav Ashi y dit : "tu peux mรชme dire que les tsdadin sont permis : tout ce qui est face ร  son dos est comme son dos".
ื•ื”ืœื›ืชื ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื•ืชื™ืžื” ืœืจื‘ื™ ืืžืื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื”ื ื™ ื‘ื”ื“ื™ ื™ืข"ืœ ืงื’"ื ื“ื”ืœื›ื” ื›ืื‘ื™ื™ (ื‘ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ื›ื‘:) ื“ืืžืจ ืจื‘ื ืžืืŸ ื“ืืกืจ ื‘ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกืจ ื ืžื™ ื‘ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ื‘ืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ [ื“ืืกื•ืจ] ื•ื‘ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืคืœื™ื’ื™:
Et la halakha : les tsdadin sont interdits, les tsdรฉi tsdadin permis : Rabbi s'รฉtonne : pourquoi ne compte-t-on pas ce cas parmi les (six cas dรฉsignรฉs par le moyen mnรฉmotechnique) Y-A-L K-G-M oรน la halakha suit Abayรฉi (Bava Metsia 22b) ? Car Rava dit : celui qui interdit les tsdadin interdit aussi les tsdรฉi tsdadin ; et Abayรฉi dit : sur les tsdadin tous s'accordent qu'ils sont interdits, et c'est sur les tsdรฉi tsdadin qu'ils divergent.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืž"ื˜ ืฉืจื• ืจื‘ื ืŸ ืœืžื™ืชื‘ ื›ื™ืกื• ืœื ื›ืจื™ ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ืื“ื ืžืขืžื™ื“ ืขืฆืžื• ืขืœ ืžืžื•ื ื• ื•ืื™ ืœื ืฉืจื™ืช ืœื™ื” ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ื“' ืืžื•ืช ื‘ืจ"ื”. ืืžืจ ืจื‘ื ื“ื•ื•ืงื ื›ื™ืกื• ืื‘ืœ ืžืฆื™ืื” ืœื. ื•ืื ืื™ืŸ ืขืžื• ื ื›ืจื™ ื•ื›ื•' ื˜ืขืžื ื“ืื™ืŸ ืขืžื• ื ื›ืจื™ ื”ื ื™ืฉ ืขืžื• ื ื›ืจื™ ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื”. ืž"ื˜. ื—ืžื•ืจ ืืชื” ืžืฆื•ื•ื” ืขืœ ืฉื‘ื™ืชืชื• ื ื›ืจื™ ืื™ ืืชื” ืžืฆื•ื•ื” ืขืœ ืฉื‘ื™ืชืชื•. ื—ืžื•ืจ ื•ื—ืจืฉ ืฉื•ื˜ื” ื•ืงื˜ืŸ ืื—ืžื•ืจ ืžื ื— ืœื™ื”. ืœื—ืจืฉ ืฉื•ื˜ื” ื•ืงื˜ืŸ ืœื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื”. ืž"ื˜ ื”ื ื™ ืื“ื ื•ื—ืžื•ืจ ืœืื• ืื“ื. ื—ืจืฉ ื•ืฉื•ื˜ื” ืœืฉื•ื˜ื” ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ืœื—ืจืฉ ืœื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื”. ืฉื•ื˜ื” ื•ืงื˜ืŸ ืœืฉื•ื˜ื” ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ืœืงื˜ืŸ ืœื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื”. ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื• ื—ืจืฉ ื•ืงื˜ืŸ ืžืื™. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืœื—ืจืฉ ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืœืงื˜ืŸ. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืื™ืคืกื™ืง ื‘ื”ื“ื™ื ื”ืœื›ืชื ื“ืขื‘ื™ื“ ื›ื™ ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ืขื‘ื™ื“ ื•ื“ืขื‘ื™ื“ ื›ื™ ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ืขื‘ื™ื“. ืื™ืŸ ืขืžื• ืœื ื ื›ืจื™ ื•ืœื ื—ืžื•ืจ ื•ืœื ื—ืจืฉ ืฉื•ื˜ื” ื•ืงื˜ืŸ ืžืื™. ืืžืจ ืจ' ื™ืฆื—ืง ืขื•ื“ ืื—ืจืช ื”ื™ืชื” ื•ืœื ืจืฆื• ื—ื›ืžื™ื ืœื’ืœื•ืชื”. ืžื•ืœื™ื›ื• ืคื—ื•ืช ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช. ืืžืจ ืžืจ ืื™ืŸ ืขืžื• ื ื›ืจื™ ื•ื›ื•' ื•ื”ืœื ืžื—ืžืจ ื•ืจื—ืžื ื ืืžืจ ืœื ืชืขืฉื” ื›ืœ ืžืœืื›ื”. ืืžืจ ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืžื ื™ื—ื• ืขืœื™ื” ื›ืฉื”ื™ื ืžื”ืœื›ืช ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ืื™ ืืคืฉืจ ื“ืœื ืงื™ื™ืžื ืคื•ืจืชื ืœื”ืฉืชื™ืŸ ืžื™ื ื•ืœื”ื˜ื™ืœ ื’ืœืœื™ื ื•ืงืืชื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืขืงื™ืจื” ื•ื”ื ื—ื”. ืชื ื ื›ืฉื”ื™ื ืžื”ืœื›ืช ืžื ื™ื—ื• ืขืœื™ื” ื•ื›ืฉื”ื™ื ืขื•ืžื“ืช ื ื•ื˜ืœื• ื”ื™ืžื ื”. ืืžืจ ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ื”ื™ืชื” ื—ื‘ื™ืœืชื• ืžื•ื ื—ืช ืขืœ ื›ืชื™ืคื• ืจืฅ ืชื—ืชื™ื” ืขื“ ืฉืžื’ื™ืข ืœื‘ื™ืชื•. ื•ื“ื•ืงื ืจืฅ ืื‘ืœ ืงืœื™ ืงืœื™ ืœื. ืžืื™ ื˜ืขืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื”ื™ื›ื™ืจื ืืชื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืขืงื™ืจื” ื•ื”ื ื—ื”. ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ื›ื™ ืžื˜ื™ ืœื‘ื™ืชื™ื” ืื™ ืืคืฉืจ ื“ืœื ืงืื™ ื•ืงืžืขื™ื™ืœ ืžืจ"ื” ืœืจื”"ื™ ื“ื–ืจื™ืง ืœื™ื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“. ื”ื’ื™ืข ืœื—ืฆืจ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื›ื•' ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ื™ืชื” ื‘ื”ืžืชื• ื˜ืขื•ื ื” ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื›ื’ื•ืŸ ืงืจื ื™ ื“ืื•ืžื ื ื“ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืžืฉื•ื ื“ืœื ื—ื–ื™ื™ืŸ ืžื‘ื™ื ื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ื•ืžื ื™ื— ืชื—ืชื™ื”ืŸ ื•ืžืชื™ืจ ืืช ื”ื—ื‘ืœื™ื ื•ื”ืฉืงื™ื ื ื•ืคืœื™ืŸ. ื•ื“ื•ืงื ื‘ืฉืœื™ืคื™ ื–ื•ื˜ืจื™ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืฉืžื™ื˜ ืœื”ื• ืœื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ืžืชื•ืชื™ื” ื•ืœื ืงื ืžื‘ื˜ืœ ื›ืœื™ ืžื”ื™ื›ื ื•. ืžื”ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ืจ' ื™ืฆื—ืง ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืžื’.) ื“ืื™ืŸ ื›ืœื™ ื ื™ื˜ืœ ืืœื ืœื“ื‘ืจ ื”ื ื™ื˜ืœ ื“ื”ื ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ืงืจื ื™ ื“ืื•ืžื ื ื“ืœื ื—ื–ื™ื™ืŸ ื•ืงืืžืจ ื“ืžื‘ื™ื ื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ื•ืžื ื™ื— ืชื—ืชื™ื”ืŸ. ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื™ื•ื—ื™ ืื•ืžืจ ื”ื™ืชื” ื‘ื”ืžืชื• ื˜ืขื•ื ื” ืฉืœื™ืฃ ืฉืœ ืชื‘ื•ืื” ืžื›ื ื™ืก ืจืืฉื• ืชื—ืชื™ื” ื•ืžืกืœืงื• ืœืฆื“ ืื—ื“ ื•ื”ื•ื ื ื•ืคืœ ืžืืœื™ื•. ืื‘ื™ื™ ืืฉื›ื—ื™ื” ืœืจื‘ื” ื“ืงืžืฉืคืฉืฃ ืœื‘ืจื™ื” ืื’ื‘ื ื“ื—ืžืจื. ื"ืœ ื•ื”ื ืงื ืžืฉืชืžืฉ ืžืจ ื‘ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื•ืฆื“ื“ื™ืŸ. ืœื ื’ื–ืจื• ื‘ื”ื• ืจื‘ื ืŸ. ื•ืืกื™ืงื ื ื•ื”ืœื›ืชื ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ:
Guemara. Pour quelle raison les Sages ont-ils permis de donner sa bourse ร  un non-Juif ? Les Sages savaient que l'homme ne se retient pas quand il s'agit de son argent : si tu ne lui permets pas (cela), il en viendra ร  la porter sur quatre amot dans le domaine public. Rava a dit : cela vaut seulement pour sa bourse, mais pas pour un objet trouvรฉ. "Et s'il n'y a pas de non-Juif avec lui, etc." : la raison est qu'il n'y a pas de non-Juif avec lui ; mais s'il y a un non-Juif avec lui, il la lui donne. Pourquoi ? Pour l'รขne, tu es commandรฉ sur son repos ; pour le non-Juif, tu n'es pas commandรฉ sur son repos. Un รขne et un sourd-muet, un fou ou un mineur : il la pose sur l'รขne, il ne la donne pas au sourd-muet, au fou ou au mineur. Pourquoi ? Ceux-ci sont des hommes, et l'รขne n'est pas un homme. Un sourd-muet et un fou : il la donne au fou, il ne la donne pas au sourd-muet. Un fou et un mineur : il la donne au fou, il ne la donne pas au mineur. On a demandรฉ : un sourd-muet et un mineur, qu'en est-il ? Certains disent : il la donne au sourd-muet ; d'autres disent : au mineur. Et puisque la halakha n'a pas รฉtรฉ tranchรฉe explicitement, celui qui agit selon cette version a bien agi, et celui qui agit selon cette version a bien agi. S'il n'y a avec lui ni non-Juif, ni รขne, ni sourd-muet, fou ou mineur, qu'en est-il ? Rabbi Yitshak a dit : il y avait encore autre chose, que les Sages n'ont pas voulu rรฉvรฉler : il la transporte par distances de moins de quatre amot. Le maรฎtre a dit : "s'il n'y a pas de non-Juif avec lui, etc." : mais il conduit (l'animal chargรฉ, mรฉhamer), et la Tora dit : Tu ne feras aucun travail ! Rav Ada bar Ahava a dit : il la pose sur (l'รขne) pendant qu'il marche. Mais finalement, il est impossible qu'il ne s'arrรชte pas un peu pour uriner ou dรฉposer ses excrรฉments, et on en viendra ร  faire akira et hanaha (soulever et dรฉposer) ! On a enseignรฉ : pendant qu'il marche, il la pose sur lui, et quand il s'arrรชte, il la lui retire. Rav Ada bar Ahava a dit : si son paquet รฉtait posรฉ sur son รฉpaule, il court avec jusqu'ร  ce qu'il arrive chez lui. Et seulement en courant, mais pas lentement. Pourquoi ? Puisqu'il n'y a pas de signe distinctif, il en viendra ร  faire akira et hanaha. Mais finalement, quand il arrive chez lui, il est impossible qu'il ne s'arrรชte pas, et il fait entrer (l'objet) du domaine public au domaine privรฉ ! Il le jette de maniรจre inhabituelle (ki-le-ahar yad). "S'il est arrivรฉ ร  la cour extรฉrieure, etc." : Rav Houna a dit : si son animal รฉtait chargรฉ d'objets en verre, comme les cornes du saigneur (karnei de-oumana), qu'il est interdit de manipuler ร  Chabbat parce qu'elles ne sont bonnes ร  rien, il apporte des coussins et des couvertures, les pose en dessous, dรฉtache les cordes et les sacs tombent. Et seulement pour de petits sacs, car s'il le veut, il peut retirer les coussins et couvertures de dessous, et il n'annule pas un objet de sa disponibilitรฉ (bitoul kli me-hekhano). Nous en apprenons que la halakha ne suit pas Rabbi Yitshak, qui dit au chapitre Kira (Chabbat 43a) qu'un objet ne se dรฉplace que pour une chose qui se dรฉplace : car nous avons รฉtabli (le cas) dans les cornes du saigneur, qui ne sont bonnes ร  rien, et il dit qu'il apporte des coussins et couvertures et les pose en dessous. On a enseignรฉ : Rabbi Chimon ben Yohai dit : si son animal รฉtait chargรฉ d'un sac de grain, il passe la tรชte dessous, le pousse d'un cรดtรฉ et il tombe de lui-mรชme. Abayรฉi trouva Rabba qui frottait son fils sur le dos d'un รขne. Il lui dit : Mais le maรฎtre se sert d'un animal ! Il lui rรฉpondit : ce sont des cรดtรฉs, et les Sages n'ont pas dรฉcrรฉtรฉ sur les cรดtรฉs. Et nous avons conclu : et la halakha : les tsdadin sont interdits, les tsdรฉi tsdadin permis.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa rรฉsout la difficultรฉ sans supposer que ce Tanna permet les tsdรฉi tsdadin ร  titre gรฉnรฉral : le panier est รฉtroit. Attachรฉ directement ร  l'arbre, il faudrait tirer fort et l'on secouerait l'arbre, ce qui est un usage de l'arbre lui-mรชme. Le piquet รฉvite cela.

La halakha est ensuite tranchรฉe : tsdadin assourin, tsdรฉi tsdadin moutarin. Tossefot note que cela correspond ร  la position d'Abayรฉi contre Rava, et s'รฉtonne que ce cas ne figure pas dans la liste des six cas oรน la halakha suit Abayรฉi (moyen mnรฉmotechnique Y-A-L K-G-M).

Le Roch rรฉsume ici l'ensemble de la sougya prรฉcรฉdente (153a-155a) : la bourse confiรฉe au non-Juif ร  l'entrรฉe de Chabbat, l'ordre de prรฉfรฉrence (non-Juif, รขne, fou, sourd-muet, mineur), la charge de l'animal, et conclut par la mรชme halakha.

4
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื”ืฉืชื ื“ืืžืจืช ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ, ื”ืื™ ื“ืจื’ื ื“ืžื“ืœื™ื โ€” ืœื ืœื™ื ื—ื™ื” ืื™ื ื™ืฉ ืื“ื™ืงืœื, ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ืฆื“ื“ื™ืŸ. ืืœื, ืœื™ื ื—ื™ื” ืื’ื•ื•ืื–ื™ ืœื‘ืจ ืžื“ื™ืงืœื, ื•ื›ื™ ืกืœื™ืง โ€” ืœื ืœื™ื ื— ื›ืจืขื™ื” ืื’ื•ื•ืื–ื™, ืืœื ืœื™ืชื ื— ืืงื ื™ืŸ.

Rav Ashi a dit : maintenant que tu as dit que les cรดtรฉs sont interdits, cette รฉchelle par laquelle on monte, qu'on ne la pose pas contre un palmier, car ce seraient des cรดtรฉs ; qu'on la pose plutรดt sur des piquets ร  l'extรฉrieur du palmier. Et quand il monte, qu'il ne pose pas le pied sur les piquets, mais sur les barreaux.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ืื™ ื“ืจื’ื ื“ืžื“ืœื ืกื•ืœื ืฉืขื•ืœื™ืŸ ื‘ื• ืœืกื•ื›ืช ื ื•ืฆืจื™ื ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืข"ื’ ืงื•ื ื“ื™ืกื™ืŸ ื’ื‘ื•ื”ื™ืŸ ื•ื”ื™ื ืกืžื•ื›ื” ืœืื™ืœืŸ:
Cette รฉchelle par laquelle on monte : une รฉchelle par laquelle on monte ร  la cabane des gardiens, qu'on fait sur de hauts poteaux, et elle est proche d'un arbre.
ืœื ืœื™ื ื—ื™ื” ืจืืฉ ื”ืกื•ืœื ืื“ื™ืงืœื ืœื ื™ืกืžื•ืš ืจืืฉ ื”ืกื•ืœื ืœืฆื“ ื“ืงืœ ื“ื›ื™ ืกืœื™ืง ืžืฉืชืžืฉ ื‘ืฆื“ื“ื™ืŸ:
Qu'on ne la pose pas : la tรชte de l'รฉchelle, contre le palmier : qu'on n'appuie pas la tรชte de l'รฉchelle sur le cรดtรฉ du palmier, car en montant il se sert des cรดtรฉs.
ืืœื ืœื™ื ื—ื™ื” ืื’ื•ื•ืื–ื™ ืœื‘ืจ ืžื“ื™ืงืœื ื™ืชืงืข ื™ืชื“ ื‘ืฆื“ื™ ื”ืื™ืœืŸ ื•ื™ืกืžื•ืš ื”ืกื•ืœื ืขืœื™ื• ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ื™ืชื“ ืฆื“ื“ื™ื ื•ืกื•ืœื ืฆื“ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ:
Qu'on la pose plutรดt sur des piquets ร  l'extรฉrieur du palmier : qu'on plante un piquet dans le cรดtรฉ de l'arbre et qu'on appuie l'รฉchelle sur lui ; ainsi le piquet est un cรดtรฉ, et l'รฉchelle un cรดtรฉ de cรดtรฉ.
ื•ื›ื™ ืกืœื™ืง ืœื ืœื™ื ื— ื›ืจืขื™ื” ืขืœ ื”ื™ืชื“ ืืœื ืืงื ื™ื ืขืœ ืฉืœื™ื‘ื•ืช ื”ืกื•ืœื ืื• ืงื ื™ื ื”ื™ื•ืฆืื™ื ืžื”ืงื•ื ื“ื™ืกื™ืŸ:
Et quand il monte, qu'il ne pose pas le pied sur le piquet, mais sur les barreaux : sur les รฉchelons de l'รฉchelle, ou sur les tiges qui sortent des poteaux.
๐Ÿ’ก Explication

Application pratique de la halakha. L'รฉchelle appuyรฉe directement contre le palmier en serait un tsad : interdit. Appuyรฉe sur un piquet plantรฉ dans l'arbre, elle devient un tsad de tsad : permis. Mais le pied ne doit pas se poser sur le piquet lui-mรชme, qui est un tsad.

Rachi prรฉcise le contexte : une รฉchelle qui mรจne ร  la cabane des gardiens (des champs), construite sur de hauts poteaux, ร  cรดtรฉ d'un arbre.

5
ืžืชื ื™ืณ ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”, ื•ืžืคืกืคืกื™ืŸ ืืช ื”ื›ื™ืคื™ืŸ, ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ื–ื™ืจื™ืŸ. ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ืœื ืืช ื”ืฉื—ืช ื•ืœื ืืช ื”ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”, ื‘ื™ืŸ ื“ืงื” ื•ื‘ื™ืŸ ื’ืกื”. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื”.

MICHNA. On dรฉlie les gerbes (pรฉki'in) de fourrage devant une bรชte, et on รฉtale les kifin, mais pas les zirin.

On ne broie ni le foin ni les caroubes devant une bรชte, qu'elle soit petite ou grosse. Rabbi Yehouda permet pour les caroubes, pour la petite (bรชte).

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืžืชื ื™' ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืงืฉื™ืŸ ืฉืœ ืฉื‘ืœื™ื (ืฉืื•ืชื) ืฉืื•ื’ื“ื™ื ืžืชื™ืจื™ืŸ ืื•ืชื ืฉื™ื”ื• ื ื•ื—ื™ืŸ ืœื‘ื”ืžื” ืœืื•ื›ืœื”:
Michna. Peki'in de fourrage : tiges d'รฉpis qu'on lie ; on les dรฉlie pour qu'elles soient faciles ร  manger pour la bรชte.
ืžืคืกืคืกื™ืŸ ืฉื›ืŸ ื“ืจืš ืฉืžืคื–ืจื™ื ืœื‘ื”ืžื” ื”ืขืฉื‘ื™ื ื•ื™ืคื™ืŸ ืœื” ืœืื•ื›ืœืŸ ืฉื›ืฉื”ืŸ ื“ื—ื•ืงื™ืŸ ืžืชื—ืžืžื™ืŸ ื•ืื™ื ื” ืžืจื™ื—ื” ืจื™ื—ื” ื›ืœ ื›ืš ื•ืงืฆื” ื‘ื”ืŸ:
On รฉtale : car on a l'habitude d'รฉparpiller l'herbe pour la bรชte, et elle lui plaรฎt (davantage) ร  manger ; car quand elles sont serrรฉes, elles s'รฉchauffent, (la bรชte) n'en sent plus autant l'odeur et s'en dรฉgoรปte.
ืืช ื”ื›ื™ืคื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื•ื›ืŸ ื–ื™ืจื™ืŸ:
Les kifin : la Guemara l'explique, ainsi que zirin.
ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ืื™ืŸ ืžื—ืชื›ื™ืŸ:
On ne broie pas : on ne coupe pas en morceaux.
ืฉื—ืช ืขืฉื‘ ืฉืœ ืชื‘ื•ืื” ื•ื”ื•ื ืืกืคืกืชื ื•ืžืฉื•ื ื“ื˜ื™ืจื—ื ื“ืœื ืฆืจื™ืš ื”ื•ื:
Le foin : herbe de cรฉrรฉale, c'est l'aspasta (fourrage vert) ; (interdit) parce que c'est une peine inutile.
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื” ืฉืฉื™ื ื™ื” ื“ืงื•ืช ื•ืงืฉื™ืŸ ืœื”:
Rabbi Yehouda permet pour les caroubes, pour la petite : dont les dents sont fines, et (les caroubes) lui sont dures.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'une nouvelle Michna (derniรจre du chapitre 24). Elle traite de la prรฉparation du fourrage ร  Chabbat : dรฉlier (matirin) les bottes, รฉtaler (mefasfesin) pour que la bรชte mange mieux, broyer (merasekin).

Les termes pรฉki'in, kifin et zirin dรฉsignent des sortes de bottes ; leur sens exact fait l'objet de la mahloket de la Guemara.

6
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ, ื”ืŸ ื”ืŸ ื›ื™ืคื™ืŸ. ืคืงื™ืขื™ืŸ ืชืจื™, ื›ื™ืคื™ืŸ ืชืœืชื, ื–ื™ืจื™ืŸ โ€” ื“ืืจื–ื™. ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”, ื•ืžืคืกืคืกื™ืŸ. ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื›ื™ืคื™ืŸ, ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ื–ื™ืจื™ืŸ โ€” ืœื ืœืคืกืคืก ื•ืœื ืœื”ืชื™ืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงื ืกื‘ืจ ืœืžื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื โ€” ื˜ืจื—ื™ื ืŸ, ืœืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืœื ืžืฉื•ื™ื ืŸ.

GUEMARA. Rav Houna a dit : les pรฉki'in et les kifin sont la mรชme chose : les pรฉki'in (ont) deux (liens), les kifin trois ; les zirin (sont des branches) de cรจdre.

Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les gerbes de fourrage devant une bรชte et on (les) รฉtale ; et il en va de mรชme des kifin ; mais pas les zirin : ni les รฉtaler ni les dรฉlier. Rav Hisda a dit : quelle est la raison de Rav Houna ?

Il estime : se donner de la peine pour une nourriture, on se donne de la peine ; rendre (une chose) nourriture, on ne (le) fait pas.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื’ืž' ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ ื”ืŸ ื”ืŸ ื›ื™ืคื™ืŸ ื›ื•ืœืŸ ืงืฉื™ืŸ ืฉืœ ืฉื‘ืœื™ืŸ ื”ืŸ ืžื™ื”ื• ืคืงื™ืขื™ืŸ ืชืจื™ ืฉืื™ื ืŸ ืงืฉื•ืจื™ืŸ ืืœื ื‘ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื:
Guemara. Les pรฉki'in et les kifin sont la mรชme chose : ce sont tous des tiges d'รฉpis ; toutefois les pรฉki'in (ont) deux (liens) : ils ne sont liรฉs qu'aux deux extrรฉmitรฉs.
ื›ื™ืคื™ืŸ ืชืœืช ืงืฉื•ืจื™ืŸ ื’' [ืื’ื•ื“ื™ื]:
Les kifin trois : liรฉs en trois (bottes).
ื–ื™ืจื™ืŸ ื“ืืจื–ื ืขื ืคื™ื ืœื—ื™ืŸ ืฉืœ ืืจื– ืฉืžื–ืจื“ื™ืŸ ืื•ืชื ื•ื‘ืขื•ื“ื ืœื—ื™ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ ืื“ื ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืื•ืชื ืœืขืฆื™ื:
Les zirin (de) cรจdre : branches humides de cรจdre qu'on รฉlague ; tant qu'elles sont humides, elles conviennent ร  une bรชte, et la plupart des gens les gardent pour du bois.
ื•ื”"ืง ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ื•ืžืคืกืคืกื™ืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื™ืงืจื ืื•ื›ืœื ื ื™ื ื”ื• ืžื•ืชืจ ืœื˜ืจื•ื— ื‘ื”ืŸ ืœื”ื›ืฉื™ืจื ืœืžืชืงืŸ ืœื” ื•ืืช ื”ื›ื™ืคื™ืŸ ืืฃ ื”ืŸ ืžืชื™ืจื™ืŸ ื•ืžืคืกืคืกื™ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ื ืคื™ืฉ ื˜ืจื—ื™ื™ื”ื• ืื‘ืœ ืœื ื”ื–ื™ืจื™ืŸ ืœื ืœืคืกืคืก ื•ืœื ืœื”ืชื™ืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื™ืงืจื ืกืชืžื™ื™ื”ื• ืœืื• ืื•ื›ืœื ื•ื”ืฉืชื ื”ื•ื ื“ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ืื•ื›ืœื ื”"ืœ ืื•ืœื•ื“ื™ ืื•ื›ืœื ื‘ืฉื‘ืช:
Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les pรฉki'in de fourrage et on les รฉtale : puisqu'au dรฉpart c'est de la nourriture, il est permis de se donner de la peine ร  les prรฉparer pour amรฉliorer (le fourrage) pour elle ; et les kifin aussi, on les dรฉlie et on les รฉtale, bien que la peine y soit plus grande. Mais pas les zirin, ni les รฉtaler ni les dรฉlier : puisqu'au dรฉpart, ordinairement, ce n'est pas de la nourriture, et que c'est maintenant qu'on en fait une nourriture, c'est faire naรฎtre une nourriture ร  Chabbat.
ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืชื—ื™ืœืชื• ืื•ื›ืœ ืงื•ื“ื ืชื™ืงื•ืŸ ื–ื” ื˜ืจื—ื™ื ืŸ ื•ืžื›ืฉืจื™ื ืŸ ืœื™ื™ืคื•ืชืŸ ืœื”:
Se donner de la peine pour une nourriture : pour une chose qui รฉtait dรฉjร  nourriture avant cette prรฉparation, on se donne de la peine et on la prรฉpare pour l'amรฉliorer pour elle.
๐Ÿ’ก Explication

Deux notions opposรฉes structurent toute la suite :

Mitrah be-okhla (se donner de la peine pour une nourriture) : amรฉliorer une chose dรฉjร  mangeable. Chavouyei okhla (rendre nourriture) : transformer en nourriture ce qui ne l'รฉtait pas.

Pour Rav Houna, pรฉki'in et kifin sont des bottes d'รฉpis (deux ou trois liens), dรฉjร  mangeables : on peut les dรฉlier et les รฉtaler. Les zirin sont des branches de cรจdre que l'on garde d'ordinaire pour le bois : les dรฉlier en ferait une nourriture, ce qui est interdit.

7
ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ: ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ, ื”ืŸ ื”ืŸ ื–ื™ืจื™ืŸ. ืคืงื™ืขื™ืŸ ืชืจื™, ื–ื™ืจื™ืŸ ืชืœืชื, ื›ื™ืคื™ืŸ โ€” ื“ืืจื–ื™. ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”, ืื‘ืœ ืคืกืคื•ืกื™ โ€” ืœื, ื•ื›ื™ืคื™ืŸ โ€” ืคืกืคื•ืกื™ ื ืžื™ ืžืคืกืคืกื™ื ืŸ, ืื‘ืœ ืœื ื”ื–ื™ืจื™ืŸ, ืœืคืกืคืก ืืœื ืœื”ืชื™ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” โ€” ืงืกื‘ืจ: ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื โ€” ืžืฉื•ื™ื ืŸ, ืžื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื โ€” ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ.

Rav Yehouda a dit : les pรฉki'in et les zirin sont la mรชme chose : les pรฉki'in (ont) deux (liens), les zirin trois ; les kifin (sont des branches) de cรจdre. Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les gerbes de fourrage devant une bรชte, mais les รฉtaler, non ; et les kifin, on les รฉtale aussi ; mais pas les zirin, (pour) les รฉtaler, mais (seulement pour) les dรฉlier.

Rava a dit : quelle est la raison de Rav Yehouda ? Il estime : rendre (une chose) nourriture, on (le) fait ; se donner de la peine pour une nourriture, on ne se donne pas de peine.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ ื”ืŸ ื”ืŸ ื–ื™ืจื™ืŸ ืฉื ื™ื”ืŸ ื‘ืงืฉื™ื ืฉืœ ืฉื‘ืœื™ื ื•ืžื” ืฉื”ืชื™ืจ ื‘ื–ื” ื”ืชื™ืจ ื‘ื–ื” ื•ื“ืงืชื ื™ ืื‘ืœ ืœื ื”ื–ื™ืจื™ืŸ ืืคืกืคื•ืก ืงืื™:
Les pรฉki'in et les zirin sont la mรชme chose : tous deux (sont) des tiges d'รฉpis, et ce qu'on a permis pour l'un on l'a permis pour l'autre ; et ce qui est enseignรฉ "mais pas les zirin" porte sur l'รฉtalement.
ื•ื”"ืง ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ื“ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ื•ื ืงืฉื•ืจ ืœืื• ืื•ื›ืœื ื”ื•ื ื•ืžืชื™ืจื• ืœืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื•ืžืฉื•ื ืฆืขืจ ื‘ื”ืžื” ืฉืจื™ ืื‘ืœ ืคืกืคื•ืก ืœื ื“ืกื’ื™ ืœื™ื” ื‘ื”ืชืจื” ื•ืื™ืชืขื‘ื™ื“ ืื•ื›ืœื ื•ืคืกืคื•ืกื™ื” ืœืชืขื ื•ื’ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ืžื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ื›ื‘ืจ ืื•ื›ืœ ื‘ืœื ืชื™ืงื•ืŸ ื–ื” ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ ื•ืžืคืกืคืกื™ืŸ ืืช ื”ื›ื™ืคื™ืŸ ื“ืืจื–ื ื“ื‘ืœืื• ืคืกืคื•ืก ืœื ื”ื•ื™ ืื•ื›ืœื ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ื–ื™ืจื™ืŸ ืœืคืกืคืก ืืœื ืœื”ืชื™ืจ ืฉืœืฉื” ืื•ื’ื“ื™ื”ืŸ ื‘ืคืงื™ืขื™ืŸ ื“ื”ืชืจืช ืื•ื’ื“ื™ื”ืŸ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื”ื•ื:
Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les gerbes de fourrage : car tant qu'elles sont liรฉes, ce n'est pas de la nourriture, et on les dรฉlie pour en faire une nourriture, et ร  cause de la souffrance de la bรชte c'est permis. Mais les รฉtaler, non : car il suffit de les dรฉlier et c'est devenu une nourriture, et les รฉtaler n'est qu'un agrรฉment ; or se donner de la peine pour une nourriture, pour une chose qui est dรฉjร  nourriture sans cette prรฉparation, on ne s'en donne pas. Et on รฉtale les kifin de cรจdre, car sans รฉtalement ce n'est pas une nourriture. Mais pas les zirin, (pour) les รฉtaler, mais (pour) dรฉlier leurs trois liens comme pour les pรฉki'in, car dรฉlier leurs liens c'est rendre nourriture.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ ื›ื•' ื•ื”"ืง ืžืชื™ืจื™ื ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ื›ื•' ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื”ืชืจืช ืคืงื™ืขื™ื ื”ื•ื™ื ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื•ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื ืžื™ ื‘ื”ื ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ืฉื™ื‘ ื”ืชืจืช ืคืงื™ืขื™ืŸ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื” ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืžื“ืฉืจื™ ืœื” ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจื‘ื™ื ื• ืชื ืœืืคืœื•ื’ื™ื ื”ื• ื‘ื”ื›ื™ ืืœื ืœืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœื ื”ื•ื™ื ื”ืชืจืช ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืœื ืฉื•ื™ื ืื•ื›ืœื ื•ืœื ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ื˜ื•ืจื— ื‘ื”ืชืจื” ื•ืœื”ื›ื™ ืฉืจื™ื ืœืชืจื•ื™ื™ื”ื•. ืž"ืจ:
Rav Yehouda a dit : les pรฉki'in et (les zirin) sont la mรชme chose, etc. Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les gerbes de fourrage, etc. : le Kountras (Rachi) a expliquรฉ que dรฉlier les pรฉki'in est rendre nourriture ; et il faut alors expliquer aussi que pour Rav Yehouda dรฉlier les pรฉki'in compte comme rendre nourriture, et que pour Rav Houna cela ne compte pas comme rendre nourriture, puisqu'il le permet. Mais il ne semble pas ร  Rabbeinou Tam qu'on doive les faire diverger sur ce point ; pour tous deux, dรฉlier des gerbes de fourrage n'est ni rendre nourriture ni se donner de la peine pour une nourriture, car il n'y a pas de notion de peine dans le fait de dรฉlier ; et c'est pourquoi c'est permis pour tous deux. (Mori ha-Rav.)
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืŸ ื”ืŸ ืคืงื™ืขื™ืŸ ื”ืŸ ื”ืŸ ื–ื™ืจื™ืŸ. ืงืกื‘ืจ ืคืงื™ืขื™ืŸ ืชืจื™ ื–ื™ืจื™ืŸ ืชืœืชื ื›ื™ืคื™ืŸ ื–ืจื“ื™ ื•ื”"ืง ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ืื‘ืœ ืžืคืกืคืกื™ืŸ ืœื ื•ื›ื™ืคื™ืŸ ืคืกืคื•ืกื™ ื ืžื™ ืžืคืกืคืกื™ื ืŸ ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ื–ื™ืจื™ืŸ ืœืคืกืคืก ืืœื ืœื”ืชื™ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื” ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืงืกื‘ืจ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืžืฉื•ื•ื™ื ืŸ ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ:
Guemara. Rav Yehouda a dit : les pรฉki'in et les zirin sont la mรชme chose. Il estime : les pรฉki'in (ont) deux (liens), les zirin trois, les kifin (sont des) branches (zardรฉi). Et voici ce qu'elle dit : on dรฉlie les gerbes de fourrage devant une bรชte, mais on ne (les) รฉtale pas ; et les kifin, on les รฉtale aussi ; mais pas les zirin, (pour) les รฉtaler, mais (seulement pour) les dรฉlier. Rabba a dit : quelle est la raison de Rav Yehouda ? Il estime : rendre nourriture, on (le) fait ; se donner de la peine pour une nourriture, on ne s'en donne pas.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda inverse tout : pรฉki'in et zirin sont des bottes d'รฉpis (deux ou trois liens), les kifin des branches de cรจdre. Son principe, selon Rava : chavouyei okhla est permis, mitrah be-okhla est interdit.

D'oรน : on dรฉlie les bottes d'รฉpis (les rendre mangeables), sans les รฉtaler (simple amรฉlioration) ; on รฉtale les branches de cรจdre (sans quoi la bรชte ne peut les manger).

Tossefot rapporte la divergence entre Rachi et Rabbeinou Tam : pour ce dernier, dรฉlier n'implique aucune peine et n'entre dans aucune des deux catรฉgories ; c'est pourquoi les deux Amoraim le permettent.

8
ืชื ืŸ: ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ืืช ื”ืฉื—ืช ื•ืืช ื”ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื”, ื‘ื™ืŸ ื“ืงื” ื•ื‘ื™ืŸ ื’ืกื”. ืžืื™ ืœืื•, ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ื•ืžื™ื ื“ืฉื—ืช: ืžื” ืฉื—ืช ื“ืจื›ื™ื›ื, ืืฃ ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืจื›ื™ื›ื™. ืืœืžื ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ ื‘ืื•ื›ืœื โ€” ื•ืชื™ื•ื‘ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื!

Nous avons appris : on ne broie ni le foin ni les caroubes devant une bรชte, qu'elle soit petite ou grosse. N'est-ce pas que les caroubes sont semblables au foin : de mรชme que le foin (dont il s'agit) est tendre, de mรชme les caroubes sont tendres ?

Il en ressort qu'on ne se donne pas de peine pour une nourriture ; et c'est une rรฉfutation de Rav Houna !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ืกื™ืคื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื”ื™ื ื•ื—ื“ ื˜ืขืžื:
On ne broie pas : c'est la fin de notre Michna, et (elle a) une seule raison.
ื“ืจื›ื™ื›ื™ ื›ื’ื•ืŸ ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ืŸ ื“ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื‘ืœื ืจื™ืกื•ืง ื•ืจื™ืกื•ืง ื“ื™ื“ื”ื• ืœืชืขื ื•ื’ ื‘ืขืœืžื:
Tendres : comme des caroubes fraรฎches, qui conviennent ร  la nourriture de la bรชte sans broyage, et leur broyage n'est qu'un agrรฉment.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre attaque contre Rav Houna, tirรฉe de la fin de la Michna. On compare les caroubes au foin (doumya) : le foin est tendre, donc les caroubes aussi. Les broyer serait alors mitrah be-okhla, et la Michna l'interdit, contrairement au principe de Rav Houna.

9
ืืžืจ ืœืš ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืœื, ืฉื—ืช ื“ื•ืžื™ื ื“ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ: ืžื” ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืืงื•ืฉื™, ืืฃ ืฉื—ืช ื“ืืงื•ืฉื™. ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื”? ื‘ืขื™ืœื™ ื–ื•ื˜ืจื™.

Rav Houna te dira : non, le foin est semblable aux caroubes : de mรชme que les caroubes sont dures, de mรชme le foin est dur. Comment trouve-t-on ce cas ?

Pour de jeunes รขnons.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืืงื•ืฉื™ ืงืฉื™ืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื™ื‘ืฉื•:
Dures : dures, par exemple parce qu'elles ont sรจche.
ื‘ืขื™ืœื™ ื–ื•ื˜ืจื™ ืขื™ื™ืจื™ื ืงื˜ื ื™ื ืฉืืฃ ื”ืฉื—ืช ืงืฉื” ืœื”ื ื•ืฆืจื™ื›ื” ืจื™ืกื•ืง ืœืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื:
Pour de jeunes รขnons : de petits รขnes pour qui mรชme le foin est dur, et il faut le broyer pour en faire une nourriture.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna inverse la comparaison : on part des caroubes (dures, sรฉchรฉes) et le foin leur est assimilรฉ. Le broyage rend alors mangeable : c'est chavouyei okhla, que Rav Houna interdit aussi. Pour que le foin soit trop dur, il faut une bรชte jeune : les ilei zoutrei (jeunes รขnons).

10
ืชื ืฉืžืข: ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื”. ืœื“ืงื” โ€” ืื™ืŸ, ืœื’ืกื” โ€” ืœื. ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ืชื ื ืงืžื ืกื‘ืจ: ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ, ืฉื•ื•ื™ื™ ืžืฉื•ื™ื ืŸ, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื” ื ืžื™ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื”ื•ื. ืืœื ืื™ ืืžืจืช ืชื ื ืงืžื ืกื‘ืจ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืœื ืžืฉื•ื™ื ืŸ, ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ โ€” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื”, ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืœื’ืกื”!

Viens et entends : Rabbi Yehouda permet pour les caroubes, pour la petite (bรชte). Pour la petite, oui ; pour la grosse, non.

Si tu dis que le Tanna kamma estime : se donner de la peine pour une nourriture, on ne s'en donne pas ; rendre nourriture, on le fait, c'est bien ce que dit Rabbi Yehouda : les caroubes pour la petite (bรชte), c'est aussi rendre nourriture. Mais si tu dis que le Tanna kamma estime : rendre nourriture, on ne le fait pas ; se donner de la peine pour une nourriture, on s'en donne, (alors) Rabbi Yehouda permet pour les caroubes pour la petite, ร  plus forte raison pour la grosse !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื“ืงื” ืื™ืŸ ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื:
Pour la petite, oui : car c'est rendre nourriture.
ืœื’ืกื” ืœื ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื:
Pour la grosse, non : car c'est se donner de la peine pour une nourriture.
ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ืฉืžืข ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœืช"ืง ื“ืืžืจ ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ืืกื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ื‘ืจื›ื™ื›ื™ ืงืืžืจ ืื‘ืœ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืฉืจื™ ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื” ืœื™ืช ืœืŸ ืœืžื™ืกืจ ื“ืฉื•ื•ื™ ืื•ื›ืœื ื”ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ืจื›ื™ื›ื™ ืืœื ืื™ ืืžืจืช ืงืกื‘ืจ ืช"ืง ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ืฉืจื™ ืฉื•ื•ื™ ืื•ื›ืœื ืืกื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืžืจืกืงื™ืŸ ื“ืงืืžืจ ื‘ื“ืืงื•ืฉื™ ืงืืžืจ ื“ืฉื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื”ื•ื™:
Si tu dis : Rabbi Yehouda a entendu le Tanna kamma dire qu'il est interdit de se donner de la peine pour les nourritures, et que "on ne broie pas" parle de (caroubes) tendres, mais que rendre nourriture est permis ; c'est pourquoi Rabbi Yehouda lui dit : les caroubes pour la petite bรชte, nous n'avons pas ร  les interdire, car c'est rendre nourriture, bien qu'elles soient tendres. Mais si tu dis que le Tanna kamma estime qu'il est permis de se donner de la peine pour une nourriture et interdit de rendre nourriture, et que "on ne broie pas" parle de (caroubes) dures, car c'est rendre nourriture :
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื“ืงื” ื‘ืชืžื™ื” ื”ื ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืœื’ืกื” ืœืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ื”ื•ื ื•ืฉืจื™ ื”ื›ื™ ื”"ืœ ืœืžื™ืชื ื™ ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื’ืกื” ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ื•ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืคื™ืš ื“ืฉื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืฉืจื™ ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื ืืกื™ืจ ื“ื”ื ืช"ืง ื‘ื“ืืงื•ืฉื™ ืงืืžืจ ื•ื’ื‘ื™ ื’ืกื” ื ืžื™ ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื”ื•ื ื•ื”"ืœ ืœืžื™ืชื ื™ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ืกืชืžื ื‘ื™ืŸ ื“ืงื” ื‘ื™ืŸ ื’ืกื” ื•ืขื•ื“ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืฉืจื™ ื ืžื™ ื–ื™ืจื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ื•ืœืคืกืคืก ื“ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ื ืžื™ ื”ื•ื:
Rabbi Yehouda permet pour les caroubes, pour la petite : (question) avec รฉtonnement : ร  plus forte raison pour la grosse, c'est se donner de la peine pour une nourriture, et c'est permis ! Il aurait donc dรป enseigner : "Rabbi Yehouda permet les caroubes pour la grosse bรชte", car c'est se donner de la peine pour une nourriture. Et on ne peut pas dire que Rabbi Yehouda inverse (et estime que) rendre nourriture est permis et se donner de la peine pour une nourriture interdit, car le Tanna kamma parle de (caroubes) dures, et pour la grosse bรชte aussi c'est rendre nourriture ; il aurait donc dรป enseigner : "Rabbi Yehouda permet" sans prรฉciser, pour la petite comme pour la grosse. Et de plus, il aurait dรป permettre aussi de dรฉlier et d'รฉtaler les zirin, car c'est aussi rendre nourriture.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme attaque, fondรฉe sur Rabbi Yehouda. Il permet pour la petite bรชte et (implicitement) non pour la grosse.

Si le Tanna kamma interdit mitrah be-okhla (caroubes tendres), Rabbi Yehouda nuance bien : pour la petite bรชte, mรชme des caroubes tendres sont dures, donc c'est chavouyei okhla, permis. Mais si le Tanna kamma suit Rav Houna (seul chavouyei okhla est interdit, caroubes dures), Rabbi Yehouda aurait dรป permettre au moins pour la grosse bรชte, pour qui le broyage n'est qu'une amรฉlioration : c'est un kal va-homer (ร  plus forte raison).

11
ืžื™ ืกื‘ืจืช ืดื“ืงื”ืด โ€” ื“ืงื” ืžืžืฉ? ืžืื™ ืดื“ืงื”ืด โ€” ื’ืกื”, ื•ืžืื™ ืงืจื™ ืœื” ืดื“ืงื”ืด โ€” ื“ื“ื™ื™ืงื ื‘ืื•ื›ืœื.

Penses-tu que "petite" (daka) (dรฉsigne) une bรชte vraiment petite ? Que signifie "daka" ?

Une grosse (bรชte) ; et pourquoi l'appelle-t-on "daka" ? Parce qu'elle est dรฉlicate (dayka) dans sa nourriture.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื“ื™ื™ืงื ื›ื•ืกืกืช ื™ืคื” ื•ืžื“ืงืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืคื™ื”:
Dรฉlicate : elle mastique bien et rรฉduit finement les aliments dans sa bouche.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse par un jeu sur la racine : daka ne dรฉsigne pas la petite bรชte, mais une grosse bรชte dayka, qui mastique finement. Pour elle, broyer n'est qu'une amรฉlioration (mitrah be-okhla), que Rabbi Yehouda permet.

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ื”ื ืžื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื: ืดื‘ื™ืŸ ื“ืงื” ื•ื‘ื™ืŸ ื’ืกื”ืด, ืžื›ืœืœ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืดื“ืงื”ืด โ€” ื“ืงื” ืžืžืฉ ืงืืžืจ! ืงืฉื™ื.

Mais du fait qu'on enseigne au dรฉbut : "qu'elle soit petite ou grosse", il ressort que Rabbi Yehouda, (en disant) "daka", parle d'une bรชte vraiment petite ! C'est une difficultรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืžื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื‘ื™ืŸ ื“ืงื” ื‘ื™ืŸ ื’ืกื” ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ืงื” ืžืžืฉ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืช"ืง ืงืื™:
Mais du fait qu'on enseigne au dรฉbut "qu'elle soit petite ou grosse", dรฉduis-en : vraiment petite : et Rabbi Yehouda porte sur (les paroles du) Tanna kamma.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna oppose, dans la phrase du Tanna kamma, daka ร  gassa (grosse) : le mot y signifie donc petite bรชte, et Rabbi Yehouda, qui rรฉpond au Tanna kamma, emploie le mรชme mot au mรชme sens. La rรฉponse prรฉcรฉdente tombe : kachya, difficultรฉ laissรฉe sans solution.

Une kachya laisse la position de Rav Houna debout, ร  la diffรฉrence d'une rรฉfutation (teyouvta).

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ืชื ืฉืžืข: ืžื—ืชื›ื™ืŸ

Viens et entends : on hache...

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'une nouvelle preuve, tirรฉe d'une autre Michna (on hache les citrouilles devant la bรชte, etc.), qui se poursuit en 155b.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).