Shabbat 155b โ€” Nourrir les animaux le Chabbat : hamraa, halata et les animaux ร  notre charge

Shabbat 155b

Sougya : Le daf termine la discussion sur la prรฉparation de la nourriture animale (courges, charogne, paille, luzerne). La michna รฉnumรจre ensuite ce qu'on peut faire pour nourrir les animaux le Chabbat : on ne gave pas le chameau, on ne fait pas de hamraa aux veaux mais on peut faire la halata, on peut donner ร  manger aux poules et mettre de l'eau sur le son sans le pรฉtrir.

Rav Yehouda et Rav Hisda discutent de la diffรฉrence entre hamraa et halata ; la Guemara introduit le critรจre des animaux dont les vivres sont ร  notre charge, puis cite l'enseignement de Rabbi Yona sur le chien. Elle identifie enfin l'auteur de la michna : Rabbi Yossi bar Yehouda.

Nourrir les animaux le Chabbat : qui dรฉpend de toi ? Critรจre de Rav Yehouda (seg. 7) ses vivres sont-ils ร  ta charge ? Oui : mezonotav alekha Non : ein mezonotav alekha Poules, oies Pigeons du colombier, pigeons du grenier Pigeons hardisiens (รฉlevรฉs dans la maison) Abeilles Chien Porc on peut leur jeter la nourriture on ne leur jette rien Objection (seg. 9) : pour l'eau, la michna s'explique aussi parce que l'eau se trouve dans les รฉtangs.
Critรจre de Rav Yehouda : on peut nourrir le Chabbat les animaux dont les vivres sont ร  notre charge.
Hamraa (interdit) et halata (permis) : deux dรฉfinitions Rav Yehouda Rav Hisda Hamraa (interdit) la oรน l'animal ne peut plus rejeter au-delร  du point de rejet, avec un ustensile Halata (permis) la oรน l'animal peut encore rejeter au-delร  du point de rejet, ร  la main Critรจre profondeur de l'introduction instrument utilisรฉ (ustensile / main) Conclusion (seg. 12) : une baraita soutient Rav Yehouda (animal couchรฉ, bouche ouverte, vesce et eau ensemble)
Hamraa et halata : la discussion entre Rav Yehouda et Rav Hisda, tranchรฉe par la baraita.
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...les courges devant l'animal et la charogne (nevela) devant les chiens. N'est-ce pas que les courges sont comparables ร  la charogne : de mรชme que la charogne est tendre, de mรชme les courges sont tendres ; on voit donc qu'on se donne de la peine pour de la nourriture, et c'est une rรฉfutation de Rav Yehouda !

Rav Yehouda te rรฉpondra : non, la charogne est comparable aux courges : de mรชme que les courges sont dures, de mรชme la charogne est dure. Et comment trouver un tel cas ?

Avec de la chair d'รฉlรฉphant. Ou bien, avec de petits chiots.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ื”ืชืœื•ืฉื™ืŸ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืžื•ืงืฆื™ืŸ ื”ืŸ ืœื‘ื”ืžื” ื“ืžืื›ืœ ืื“ื ื”ืŸ:
Les courges : celles qui sont dรฉtachรฉes [du sol] ; on ne dit pas qu'elles sont mouktse pour l'animal, car ce sont des aliments pour l'homme.
ืืฉื•ื ื™ ืงืฉื™ืŸ:
Achouni : dures.
ื"ื  ื›ืœื‘ื™ื ื“ืงืืžืจ ื‘ื’ื•ืจื™ื™ืชื ื–ื•ื˜ืจื™ ื“ื›ืœ ื ื‘ืœื” ืงืฉื” ืœื”ืŸ:
Ou bien : les chiens dont il parle sont de petits chiots, pour lesquels toute charogne est dure.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la discussion de 155a : Rav Yehouda interdit de se donner de la peine pour prรฉparer une nourriture dรฉjร  consommable (tirha be-okhla). La michna permet de couper courges et charogne. Si elles รฉtaient tendres, ce serait une peine superflue, d'oรน l'objection.

Rav Yehouda rรฉpond qu'il s'agit d'aliments durs, que l'animal ne pourrait pas manger sans dรฉcoupe : la coupe les rend consommables. Chair d'รฉlรฉphant, ou viande ordinaire donnรฉe ร  de petits chiots.

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Viens et entends, car Rav Hanan de Nehardea a enseignรฉ : on รฉmiette la paille et la luzerne et on les mรฉlange. On voit donc qu'on se donne de la peine pour de la nourriture !

[Rรฉponse :] la paille, c'est de la paille pourrie ; la luzerne, pour de jeunes รขnons.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื”ืชื‘ืŸ ื•ื”ืืกืคืกืชื ื™ื—ื“ ื•ื”ื‘ื”ืžื” ืื•ื›ืœืช ื”ืชื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืืกืคืกืชื:
Et on les mรฉlange : la paille et la luzerne ensemble, et l'animal mange la paille grรขce ร  la luzerne.
ืชื‘ืŸ ื‘ืชื™ื‘ื ื ืกืจื™ื ื“ืœื ื—ื–ื™ื ื•ื”ืฉืชื ืžืฉื•ื™ ืœื” ืื•ื›ืœื ื•ื”ืื™ ืกืจื™ื ืœืื• ืกืจื™ื ืœื’ืžืจื™ ื“ื”ื”ื™ื ืœื˜ื™ื ื ืงื™ื™ืžื ื•ืืกื•ืจื” ืœื˜ืœื˜ืœ:
La paille, c'est de la paille pourrie : qui n'est pas bonne [ร  manger], et maintenant il en fait un aliment. Cette paille pourrie ne l'est pas complรจtement, car celle-lร  est destinรฉe au mortier (tina) et il est interdit de la dรฉplacer.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle preuve contre Rav Yehouda, rejetรฉe de la mรชme maniรจre : la paille pourrie ne serait pas mangรฉe seule, et les jeunes รขnes ne mangent la luzerne qu'en petits morceaux. Le travail crรฉe donc un aliment.

Rachi prรฉcise que la paille totalement pourrie sert au mortier : elle est mouktse. Il s'agit d'une paille abรฎmรฉe mais encore consommable avec prรฉparation.

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MICHNA. On ne gave pas le chameau et on ne lui enfonce pas [la nourriture], mais on peut faire la halata.

On ne fait pas la hamraa aux veaux, mais on peut faire la halata. On peut donner la becquรฉe (mehalketin) aux poules.

On met de l'eau sur le son, mais on ne le pรฉtrit pas. On ne met pas d'eau devant les abeilles ni devant les pigeons du colombier, mais on en met devant les oies, les poules et les pigeons hardisiens.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ืื•ื‘ืกื™ืŸ ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ื”ืจื‘ื” ืขืœ ื›ืจื—ื• ื•ืชื•ื—ื‘ื™ืŸ ืœื• ื‘ื’ืจื•ื ื• ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ืœืฉื•ืŸ ืื•ื‘ืกื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื” ื›ืžื™ืŸ ืื‘ื•ืก ื‘ืชื•ืš ืžืขื™ื”:
On ne gave pas : on ne lui fait pas manger beaucoup de force en le lui enfonรงant dans la gorge. La Guemara explique le terme 'ovsin' : on lui fait comme une mangeoire (evous) ร  l'intรฉrieur de son ventre.
ื•ืœื ื“ื•ืจืกื™ืŸ ืฉื“ื•ืจืก ืœื” ื‘ืชื•ืš ื’ืจื•ื ื” ืืช ื”ืฉืขื•ืจื™ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืœื ื”ื•ื™ ื›ืœ ื›ืš ื›ืžื• ืื•ื‘ืกื™ืŸ:
Et on ne lui enfonce pas : il enfonce l'orge dans sa gorge, ce qui n'atteint pas le degrรฉ du gavage (evissa).
ืื‘ืœ ืžืœืขื™ื˜ื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Mais on peut faire la halata : expliquรฉ dans la Guemara.
ืื™ืŸ ืžืืžื™ืจื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
On ne fait pas la hamraa : expliquรฉ dans la Guemara.
ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Mehalketin : expliquรฉ dans la Guemara.
ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืœืคื ื™ ื“ื‘ื•ืจื™ื ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื ื‘ื’ืžืจื ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื”ืŸ ืขืœื™ื• ืฉื™ื•ืฆืื™ืŸ ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืฉื“ื” ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื ื‘ืื’ืžื ืฉื›ื™ื— ืœื”ื•:
On ne met pas d'eau devant les abeilles : la Guemara en explique la raison, soit parce que leurs vivres ne sont pas ร  ta charge, puisqu'elles sortent manger aux champs, soit parce que l'eau des รฉtangs leur est accessible.
ื”ืจื“ื™ืกืื•ืช ืขืœ ืฉื ืžืงื•ืžืŸ ื•ื ื™ื–ื•ื ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช:
Hardisiens : du nom de leur lieu [d'origine] ; ils sont nourris ร  l'intรฉrieur de la maison.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ืื•ื‘ืกื™ืŸ ืืช ื”ื’ืžืœ ื•ื›ื•' ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืคืจืง ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›: ื•ืฉื) ื’ืžืœ ืฉืจืืฉื• ื•ืจื•ื‘ื• ืžื‘ืคื ื™ื ืื•ื‘ืกื™ืŸ ืื•ืชื• ืžื‘ืคื ื™ื ื”ืš ืื‘ื™ืกื” ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ืื‘ื™ืกื” ืžืžืฉ ื“ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ืื™ืŸ ืื•ื‘ืกื™ืŸ ื›ื•' ื•ื”ื”ื™ื ืื‘ื™ืกื” ื”ื™ื™ื ื• ื”ืœืขื˜ื” ื•ื›ืŸ ืคื™ืจืฉ ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ:
On ne gave pas le chameau, etc. : ce que nous disons dans Erouvin, chapitre Ossin passin (Erouvin 20b), qu'un chameau dont la tรชte et la majeure partie sont ร  l'intรฉrieur, on le gave ร  l'intรฉrieur : ce gavage n'est pas un gavage vรฉritable, puisque nous disons ici qu'on ne gave pas ; ce gavage-lร  dรฉsigne la halata. Ainsi l'a expliquรฉ Rabbeinou Chmouel.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Michna. On ne fait pas la hamraa aux veaux mais on peut leur faire la halata ; on ne gave pas le chameau et on ne lui enfonce pas [la nourriture], mais on peut lui faire la halata ; on donne la becquรฉe aux poules ; on met de l'eau sur le son mais on ne le pรฉtrit pas ; on ne met pas d'eau devant les abeilles ni devant les pigeons du colombier, mais on en met devant les oies, les poules et les pigeons hardisiens.
๐Ÿ’ก Explication

La michna distingue plusieurs degrรฉs de nourrissage forcรฉ. Le principe gรฉnรฉral : on peut aider l'animal ร  manger, sans tirha (effort excessif) ni gavage. Les termes hamraa, halata et mehalketin sont dรฉfinis dans la Guemara.

Pour le son (moursan), verser l'eau est permis mais le pรฉtrir relรจve de la melakha de lach (pรฉtrir). Pour l'eau, on distingue selon que l'animal dรฉpend ou non de l'homme.

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GUEMARA. Que signifie 'on ne gave pas' ?

Rav Yehouda dit : on ne lui fait pas une mangeoire (evous) dans son ventre. Existe-t-il une telle chose ?

Oui, comme l'a dit Rav Yirmeya de Difti : j'ai vu moi-mรชme un Arabe qui lui fit manger un kor et lui chargea un kor [sur le dos].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืฉื™ืื›ื™ืœื ื” ื›ืœ ื›ืš ืฉื™ืจื—ื™ื‘ื• ืžืขื™ื” ื›ืื‘ื•ืก:
Une telle chose : le nourrir au point que ses entrailles s'รฉlargissent comme une mangeoire.
ืื˜ืขื ื” ื›ื•ืจื ืขืœ ื’ื‘ื” ืœืžื–ื•ื ื•ืช ืœื“ืจืš ืœื‘ื“ ืฉืืจ ืžืฉืื•ืช:
Il lui chargea un kor : sur son dos, pour les vivres du voyage, en plus des autres charges.
๐Ÿ’ก Explication

Le mot ovsin vient de evous, la mangeoire : on remplit l'estomac du chameau comme une mangeoire, en rรฉserve pour un long voyage. Le kor est une grande mesure de capacitรฉ.

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On ne fait pas la hamraa. Qu'est-ce que la hamraa et qu'est-ce que la halata ?

Rav Yehouda dit : la hamraa, [c'est introduire la nourriture] jusqu'ร  un endroit d'oรน [l'animal] ne peut pas la rejeter ; la halata, jusqu'ร  un endroit d'oรน il peut la rejeter. Rav Hisda dit : l'un et l'autre [vont] jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas la rejeter ; la hamraa se fait avec un ustensile, la halata ร  la main.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžืงื•ื ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ ืฉืชื•ื—ื‘ื• ืœื” ืœืคื ื™ื ืžื‘ื™ืช ื”ื‘ืœื™ืขื”:
Jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas la rejeter : il l'enfonce au-delร  du point de dรฉglutition (beit habelia).
ื‘ื›ืœื™ ื‘ืชืจื•ื•ื“:
Avec un ustensile : avec une louche.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืื™ ืื™ืŸ ืื•ื‘ืกื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื” ืื‘ื•ืก ื‘ืชื•ืš ืžืขื™ื”. ืื™ืŸ ืžืžืจื™ืŸ ืืช ื”ืขื’ืœื™ื ืื‘ืœ ืžืœืขื™ื˜ื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืชื ื™ื ืื™ื–ื• ื”ื™ื ื”ืžืจืื” ื•ืื™ื–ื• ื”ื™ื ื”ืœืขื˜ื” ื”ืžืจืื” ืžืจื‘ื™ืฆื” ื•ืขื•ืงื ืืช ืคื™ื” ื•ืžืื›ื™ืœื” ื›ืจืฉื™ื ื™ื ื•ืžื™ื ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื”ืœืขื˜ื” ืžืื›ื™ืœื” ืžืขื•ืžื“ ื•ืžืฉืงื” ืžืขื•ืžื“ ื•ื ื•ืชืŸ ืœื” ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ ืžืขื•ืžื“ ื•ืžืื›ื™ืœื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ ื•ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ืœืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ืกืคื• ืœื”ื• ื‘ื™ื“ื™ื ื•ื‘ื•ืœืข ืžืขืฆืžื•. ืื‘ืœ ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ื‘ืคื™ื•. ืขื“ ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ. ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื ื•ืชืŸ ืœืคื ื™ื• ื•ื”ื•ื ืœื•ืงื˜ ืžืืœื™ื•. ืื™ืŸ ืžืœืงื™ื˜ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ืœืคื ื™ ื™ื•ื ื™ ืขืœื™ื™ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืื™ืŸ ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ. ืžืื™ ื˜ืขืžื ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš. ื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ื™ื•ื ื™ ืขืœื™ื™ื” ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš. ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื”ื›ืœื‘ ื•ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื”ื—ื–ื™ืจ. ืžื” ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื”. ื–ื” ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืขืœื™ืš ื•ื–ื” ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืขืœื™ืš. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ืœื™ืŸ ืืช ื”ืงืœื™. ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื ื’ื•ื‘ืœื™ืŸ ืžืืŸ ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื ืฉ"ืž ื“ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Guemara. Que signifie 'on ne gave pas' ? Rav Yehouda dit : on ne lui fait pas une mangeoire dans son ventre. On ne fait pas la hamraa aux veaux, mais on peut leur faire la halata. On a enseignรฉ : qu'est-ce que la hamraa et qu'est-ce que la halata ? La hamraa : il couche l'animal, lui tord la bouche et lui fait manger de la vesce et de l'eau en mรชme temps. La halata : il le fait manger debout, le fait boire debout, lui donne de la vesce debout, la nourriture ร  part et l'eau ร  part. Nos maรฎtres ont enseignรฉ : on donne la becquรฉe (mehalketin) aux poules ; explication : il la leur met dans la bouche avec les mains et elles avalent d'elles-mรชmes, mais il ne la leur place pas dans la bouche jusqu'ร  l'endroit d'oรน elles ne peuvent plus la rejeter. Et il va sans dire qu'on peut faire malkitin ; explication : il la pose devant elles et elles la ramassent d'elles-mรชmes. On ne fait pas malkitin aux pigeons du colombier ni aux pigeons du grenier, et il va sans dire qu'on ne fait pas mehalketin. Pourquoi ? Les poules, leurs vivres sont ร  ta charge ; les pigeons du colombier et du grenier, leurs vivres ne sont pas ร  ta charge. De mรชme, on donne [ร  manger] devant le chien et on ne donne pas devant le porc. Quelle diffรฉrence entre eux ? Celui-ci, ses vivres sont ร  ta charge ; celui-lร , ses vivres ne sont pas ร  ta charge. Nos maรฎtres ont enseignรฉ : on ne pรฉtrit pas le kali, et certains disent : on le pรฉtrit. Qui sont ces 'certains' ? Rav Hisda dit : c'est Rabbi Yossi bar Yehouda. On en dรฉduit que la halakha est comme lui.
๐Ÿ’ก Explication

Deux critรจres pour distinguer le geste interdit (hamraa) du geste permis (halata) :

Rav Yehouda : la profondeur. Au-delร  du point oรน l'animal peut rejeter la nourriture, c'est un nourrissage forcรฉ. Rav Hisda : l'instrument. Mรชme au-delร  de ce point, la main est permise ; l'ustensile (louche) est interdit, car l'effort est plus grand.

Le Roch reprend la baraita du seg. 12, qui soutient Rav Yehouda, et tranche pour le kali selon Rabbi Yossi bar Yehouda.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน pose-t-on la nourriture ? (Rav Yehouda) Bouche l'animal peut rejeter Beit habelia (point de dรฉglutition) Gosier au-delร  plus de retour possible halata : permis hamraa : interdit
Selon Rav Yehouda, tout dรฉpend du point oรน l'animal ne peut plus rejeter la nourriture.
6
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ืœืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืžืœืงื™ื˜ื™ืŸ. ื•ืื™ืŸ ืžืœืงื™ื˜ื™ืŸ ืœื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ืœื™ื•ื ื™ ืขืœื™ื™ื”, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืื™ืŸ ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ. ืžืื™ ืดืžื”ืœืงื˜ื™ืŸืด ื•ืžืื™ ืดืžืœืงื™ื˜ื™ืŸืด? ืื™ืœื™ืžื ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ โ€” ื“ืกืคื™ ืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื”, ืžืœืงื™ื˜ื™ืŸ โ€” ื“ืฉื“ื™ ืœื™ื” ืงืžื™ื™ื”ื•, ืžื›ืœืœ ื“ื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ื™ื•ื ื™ ืขืœื™ื™ื” ืžื™ืฉื“ื ืงืžื™ื™ื”ื• ื ืžื™ ืœื?

Rav Yosef objecta : on donne la becquรฉe (mehalketin) aux poules, et il va sans dire qu'on peut faire malkitin. On ne fait pas malkitin aux pigeons du colombier ni aux pigeons du grenier, et il va sans dire qu'on ne fait pas mehalketin.

Que sont mehalketin et malkitin ? Si l'on dit que mehalketin, c'est lui donner ร  la main, et malkitin, c'est jeter devant eux, il en dรฉcoule que pour les pigeons du colombier et du grenier, mรชme jeter devant eux n'est pas [permis] ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืกืคื™ ื‘ื™ื“ื™ื ืชื•ื—ื‘ื• ืœืชื•ืš ืคื™ื•:
Donner ร  la main : il le lui enfonce dans la bouche.
ืืœื ื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ื›ื•' ื‘ืชืžื™ื” ื•ืืžืื™ ืœื ืžืื™ ื˜ืจื—ื ืื™ื›ื:
Mais les pigeons du colombier, etc. : question รฉtonnรฉe. Pourquoi pas ? Quelle peine y a-t-il ?
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yosef cite une baraita qui prรฉsente deux gestes : mehalketin (plus fort) et malkitin (plus lรฉger). Si malkitin signifie simplement jeter la nourriture devant les oiseaux, l'interdit pour les pigeons semble incomprรฉhensible : cela ne demande aucune peine.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'objection de Rav Yosef (seg. 5-7) Baraita : poules : mehalketin, ร  fortiori malkitin ; pigeons du colombier : pas de malkitin, ร  fortiori pas de mehalketin Lecture 1 mehalketin = ร  la main dans la bouche malkitin = jeter devant eux => jeter aux pigeons interdit ?? Lecture 2 (Rav Yosef) mehalketin = au-delร  du point de rejet malkitin = la oรน il peut rejeter => hamraa = ustensile (Rav Hisda) Rรฉponse de Rav Yehouda : on garde la lecture 1 les pigeons trouvent leur nourriture seuls : leurs vivres ne sont pas ร  ta charge, donc mรชme jeter devant eux est interdit (comme pour le porc)
Deux lectures de mehalketin / malkitin et la rรฉponse de Rav Yehouda.
7
ืืœื ืœืื•, ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ โ€” ืœืžืงื•ื ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ, ืžืœืงื™ื˜ื™ืŸ โ€” ืœืžืงื•ื ืฉื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ. ืžื›ืœืœ ื“ื”ืžืจืื” ื‘ื›ืœื™, ื•ืชื™ื•ื‘ืชื ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”!

Mais n'est-ce pas plutรดt : mehalketin, jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas rejeter ; malkitin, jusqu'ร  un endroit d'oรน il peut rejeter. On en dรฉduit que la hamraa se fait avec un ustensile, et c'est une rรฉfutation de Rav Yehouda !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืœืื• ื›ื•' ื•ืžื“ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœืžืงื•ื ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื ืžื™ ืฉืจื™ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืžืœืขื™ื˜ื™ืŸ ื“ืขื’ืœื™ื ื•ื’ืžืœื™ื ืœืžืงื•ื ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื•ืฉืจื™ ืืœื ื“ื’ื‘ื™ ื‘ื”ืžื” ืงืจื™ ืœื™ื” ื”ืœืขื˜ื” ื•ื’ื‘ื™ ืขื•ืคื•ืช ืงืจื™ ืœื™ื” ื”ื™ืœืงื•ื˜ ื•ืขืœ ื›ืจื—ืš ืื™ืŸ ืžืืžื™ืจื™ืŸ ื“ืงืืกืจ ื‘ื›ืœื™ ื”ื•ื:
Mais n'est-ce pas, etc. : puisque mehalketin de la michna, jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas rejeter, est lui aussi permis, on en dรฉduit que la halata des veaux et des chameaux, jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas rejeter, est permise ; seulement, pour l'animal on l'appelle halata et pour les oiseaux hilkout. Et forcรฉment, la hamraa interdite est [celle faite] avec un ustensile.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yosef propose la seconde lecture : mehalketin va au-delร  du point de rejet, et la michna le permet pour les poules. Donc le critรจre de profondeur ne peut pas dรฉfinir la hamraa interdite. Il reste le critรจre de Rav Hisda : l'ustensile.

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ืืžืจ ืœืš ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืœืขื•ืœื ืดืžื”ืœืงื˜ื™ืŸืด ื“ืกืคื™ ืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื”, ืดืžืœืงื™ื˜ื™ืŸืด ื“ืฉื“ื™ ืœื™ื” ืงืžื™ื™ื”ื•, ื•ื“ืงื ืงืฉื™ื ืœืš ื™ื•ื ื™ ืฉื•ื‘ืš ื•ื™ื•ื ื™ ืขืœื™ื™ื” ืœืžื™ืฉื“ื ืงืžื™ื™ื”ื• ื ืžื™ ืœื? ื”ื ื™ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš, ื•ื”ื ื™ ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš. ื›ื“ืชื ื™ื: ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืช ืœืคื ื™ ื›ืœื‘, ื•ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืช ืœืคื ื™ ื—ื–ื™ืจ. ื•ืžื” ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื”? ื–ื” ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืขืœื™ืš, ื•ื–ื” ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืขืœื™ืš.

Rav Yehouda te rรฉpondra : en rรฉalitรฉ, mehalketin, c'est lui donner ร  la main, et malkitin, jeter devant eux. Et ce qui te posait difficultรฉ, que pour les pigeons du colombier et du grenier mรชme jeter devant eux n'est pas [permis] : ceux-lร , leurs vivres sont ร  ta charge ; ceux-ci, leurs vivres ne sont pas ร  ta charge.

Comme on l'a enseignรฉ : on donne des vivres devant un chien, et on ne donne pas de vivres devant un porc. Quelle diffรฉrence entre eux ?

Celui-ci, ses vivres sont ร  ta charge ; celui-lร , ses vivres ne sont pas ร  ta charge.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืขื•ืœื ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ื“ืกืคื™ ืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื ื•ืœืžืงื•ื ืฉื™ื›ื•ืœื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ:
En rรฉalitรฉ, mehalketin, c'est lui donner ร  la main : et jusqu'ร  un endroit d'oรน il peut rejeter.
ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ืœื”ื• ื‘ื“ื‘ืจื:
Leurs vivres ne sont pas ร  ta charge : car ils en trouvent facilement dans les champs.
ื—ื–ื™ืจ ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš ื“ืืจื•ืจ ื™ื”ื•ื“ื™ ืฉื™ื’ื“ืœ ื—ื–ื™ืจื™ื:
Le porc, ses vivres ne sont pas ร  ta charge : car maudit soit le Juif qui รฉlรจve des porcs.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda garde la premiรจre lecture et explique l'interdit par un principe nouveau : on ne se donne de la peine le Chabbat que pour les animaux dont on a la charge (mezonotav alekha). Les pigeons du colombier se nourrissent seuls dans les champs ; le porc n'est pas รฉlevรฉ par un Juif. Le chien, lui, dรฉpend de l'homme.

9
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ื“ื™ืงื, ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืœืคื ื™ ื“ื‘ื•ืจื™ื ื•ืœืคื ื™ ื™ื•ื ื™ื ืฉื‘ืฉื•ื‘ืš, ืื‘ืœ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืคื ื™ ืื•ื•ื–ื™ืŸ ื•ืœืคื ื™ ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื•ืœืคื ื™ ื™ื•ื ื™ ื”ืจื“ื™ืกื™ื•ืช. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื”ื ื™ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš, ื•ื”ื ื™ ืื™ืŸ ืžื–ื•ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ืš.

Rav Achi dit : la michna aussi le laisse entendre : on ne met pas d'eau devant les abeilles ni devant les pigeons du colombier, mais on en met devant les oies, les poules et les pigeons hardisiens. Quelle en est la raison ?

N'est-ce pas parce que ceux-lร , leurs vivres sont ร  ta charge, et ceux-ci, leurs vivres ne sont pas ร  ta charge ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ื ืžื™ ื“ื•ืงื ื“ืืคื™ืœื• ืฉื“ื™ ืงืžื™ื™ื”ื• ื ืžื™ ืœื:
La michna aussi le laisse entendre : que mรชme jeter devant eux n'est pas [permis].
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi soutient Rav Yehouda par la michna elle-mรชme : poser de l'eau devant l'animal est le geste le plus simple, et il est pourtant interdit pour les abeilles et les pigeons du colombier. La raison serait donc le critรจre de dรฉpendance.

10
ื•ืœื™ื˜ืขืžื™ืš, ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืžื™ื? ืืคื™ืœื• ื—ื™ื˜ื™ ื•ืฉืขืจื™ ื ืžื™ ืœื! ืืœื, ืฉืื ื™ ืžื™ื ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื‘ืื’ืžื.

Et selon ton raisonnement, pourquoi prรฉcisรฉment l'eau ? Mรชme le blรฉ et l'orge devraient aussi รชtre [interdits] !

C'est plutรดt que l'eau est diffรฉrente, car on la trouve dans les รฉtangs.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื‘ืื’ืžื ืื‘ืœ ืžื–ื•ื ื•ืช ืœื ืฉื›ื™ื—ื™ ืœื”ื•:
On la trouve dans les รฉtangs : mais la nourriture, ils n'en trouvent pas facilement.
๐Ÿ’ก Explication

La preuve de Rav Achi est รฉcartรฉe : si le critรจre รฉtait la dรฉpendance gรฉnรฉrale, la michna aurait interdit aussi le grain. Elle mentionne l'eau seulement, parce que l'eau est accessible dans les รฉtangs (agam). La michna ne prouve donc rien pour la nourriture.

11
ื“ืจืฉ ืจื‘ื™ ื™ื•ื ื” ืืคื™ืชื—ื ื“ื‘ื™ ื ืฉื™ืื”: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื™ื•ื“ืข ืฆื“ื™ืง ื“ื™ืŸ ื“ืœื™ืืด โ€” ื™ื•ื“ืข ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ื‘ื›ืœื‘ ืฉืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืžื•ืขื˜ื™ืŸ, ืœืคื™ื›ืš ืฉื•ื”ื” ืื›ื™ืœืชื• ื‘ืžืขื™ื• ืฉืœืฉื” ื™ืžื™ื. ื›ื“ืชื ืŸ: ื›ืžื” ืชืฉื”ื” ืื›ื™ืœืชื• ื‘ืžืขื™ื• ื•ื™ื”ื ื˜ืžื โ€” ื‘ื›ืœื‘ ืฉืœืฉื” ื™ืžื™ื ืžืขืช ืœืขืช, ื•ื‘ืขื•ืคื•ืช ื•ื‘ื“ื’ื™ื ื›ื“ื™ ืฉืชืคื•ืœ ืœืื•ืจ ื•ืชืฉืจืฃ.

Rabbi Yona expliqua ร  l'entrรฉe de la maison du Nassi : que signifie ce qui est รฉcrit : 'Le juste connaรฎt la cause des pauvres' (Proverbes 29, 7) ? Le Saint bรฉni soit-Il sait que le chien a peu de nourriture ; c'est pourquoi sa nourriture reste dans ses entrailles trois jours.

Comme nous l'avons appris : combien de temps la nourriture reste-t-elle dans ses entrailles pour รชtre [encore] impure ? Chez le chien, trois jours de vingt-quatre heures ; chez les oiseaux et les poissons, le temps qu'elle tombe dans le feu et se consume.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืžื–ื•ื ื•ืชื™ื• ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืื“ื ื—ืก ืขืœื™ื• ืœืชืช ืœื• ืžื–ื•ื ื•ืช ื”ืจื‘ื”:
Qu'il a peu de nourriture : car personne n'a pitiรฉ de lui pour lui donner beaucoup de nourriture.
ื›ืžื” ืชืฉื”ื” ื‘ืžืขื™ื• ื“ื”ื›ืœื‘ ืฉืื›ืœ ื‘ืฉืจ ืžืช ื•ืžืช ื”ื›ืœื‘ ื‘ื‘ื™ืช ืชื•ืš ื’' ื™ืžื™ื ืžื˜ืžื ื‘ืื”ืœ ืื‘ืœ ื‘ื—ื™ื™ื• ืœื ืžื˜ืžื ื“ื˜ื•ืžืื” ื‘ืœื•ืขื” ื‘ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื ืœื ืžื™ื˜ืžื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืขื:):
Combien de temps reste-t-elle dans ses entrailles : un chien qui a mangรฉ de la chair d'un mort et qui meurt dans la maison dans les trois jours rend impur par ohel ; mais de son vivant il ne rend pas impur, car une impuretรฉ avalรฉe par un รชtre vivant ne rend pas impur, comme il est dit dans le chapitre Habehema hamakcha (Houlin 71b).
๐Ÿ’ก Explication

Passage aggadique liรฉ au chien. Le verset parle du tsaddik qui connaรฎt la cause des pauvres ; Rabbi Yona l'applique ร  Hachem, qui a prรฉvu une digestion lente pour le chien, peu nourri par les hommes.

La preuve vient des lois de toumat met : la chair d'un mort avalรฉe reste impure tant qu'elle n'est pas digรฉrรฉe. Chez le chien, ce dรฉlai est de trois jours.

12
ืืžืจ ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื: ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืื•ืจื— ืืจืขื ืœืžืฉื“ื ืื•ืžืฆื ืœื›ืœื‘ื. ื•ื›ืžื”? ืืžืจ ืจื‘ ืžืจื™: ืžืฉื— ืื•ื“ื ื™ื”, ื•ื—ื•ื˜ืจื ืื‘ืชืจื™ื”. ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื“ื‘ืจื, ืื‘ืœ ื‘ืžืชื ืœื, ื“ืืชื™ ืœืžืกืจืš. ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืœื™ืช ื“ืขื ื™ ืžื›ืœื‘ื, ื•ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื—ื–ื™ืจื.

Rav Hamnouna dit : on en dรฉduit que c'est une bonne conduite de jeter un morceau de viande au chien. Et combien ?

Rav Mari dit : la mesure de son oreille, et un bรขton derriรจre lui. Cela vaut aux champs, mais pas en ville, car il viendrait ร  le suivre.

Rav Papa dit : il n'y a pas plus pauvre que le chien, ni plus riche que le porc.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืžื“ืงืืžืจ ืฉื”ืงืคื™ื“ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืขืœ ืžื–ื•ื ื•ืชื™ื•:
On en dรฉduit : de ce qu'il dit que le Saint bรฉni soit-Il a veillรฉ ร  sa nourriture.
ืžืฉื— ืื•ื“ื ื™ื” ืžืขื˜ ื›ืžื•ืช ืื•ื–ื ื• ื•ื—ื•ื˜ืจื ื‘ืชืจื™ื” ื™ื›ื”ื• ื‘ืžืงืœ ืžื™ื“ ืฉืœื ื™ื”ื ืžืจื’ื™ืœื• ืืฆืœื•:
La mesure de son oreille : peu, la taille de son oreille ; et un bรขton derriรจre lui : qu'il le frappe aussitรดt avec un bรขton, pour ne pas l'habituer ร  lui.
ืื‘ืœ ื‘ืžืชื ืœื ืœื™ืชื™ื‘ ืœื™ื” ืžื™ื“ื™ ืื™ ืœืื• ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื•ื:
Mais pas en ville : qu'on ne lui donne rien, s'il ne lui appartient pas.
ืžืฉื•ื ื“ืืชื™ ืœืžืกืจืš ื‘ืชืจื™ื” ื•ื™ืคืกื™ื“ื•:
Car il viendrait ร  le suivre : derriรจre lui, et ils causeraient des dรฉgรขts.
ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื—ื–ื™ืจื ืฉื›ืœ ืžืื›ืœ ืจืื•ื™ ืœื• ื•ืžื•ืฆื ืœืื›ื•ืœ ื•ืืฃ ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืœื• ื”ืจื‘ื”:
Il n'y a pas plus riche que le porc : car toute nourriture lui convient, il trouve ร  manger, et on lui donne aussi beaucoup ร  manger.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืœื™ืช ื“ืขื ื™ ืžื›ืœื‘ื, ื•ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื—ื–ื™ืจื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ื“ื•ืข ืžืœื›ื•ืช ืคืจืก ื”ืงื“ืžื•ื ื™ืช ืžื›ื•ื ื™ืช ื‘ืฉื 'ื›ืœื‘' ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื• ื–"ืœ (ืžื’ื™ืœื” ื“ืฃ ื™ื:) ืขืœ ืคืกื•ืง (ื ื—ืžื™ื” ื‘, ื•) ื•ื”ืฉื’ืœ ื™ื•ืฉื‘ืช ืืฆืœื•, ื–ื• ื›ืœื‘ืชื ื“ื›ื•ืจืฉ, ื‘ืœืฉื•ืŸ ืคืจืกื™ ื”ืงื“ืžื•ืŸ ื”ื•ื ื›ืœื‘, ื•ืœื›ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืฉื ื™ ืฉื ื‘ื ื” ืขืœ ื™ื“ื™ ืคืจืก ื”ื™ื” ื ืจืื” ื‘ืืฉ ื”ืžื–ื‘ื— ื›ืœื‘. ื•ืžืœื›ื•ืช ื–ื• ืฉืžื›ื•ื ื™ืช ื‘ืฉื 'ื›ืœื‘ ืขื ื™ื' ืฉืœื ื ืžืฉื›ื” ื–ืžืŸ ื”ืจื‘ื”. ื•ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื—ื–ื™ืจื ื–ื• ืื“ื•ื ืฉื ืžืฉืœื” ืœื—ื–ื™ืจ, ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื• ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืชื”ืœื™ื ืค, ื™ื“) ื™ื›ืจืกืžื ื” ื—ื–ื™ืจ ืžื™ืขืจ, ื ืžืฉื›ื” ืžืœื›ื•ืชื ื”ืจื‘ื” ื‘ืขื•ื ื•ืชื™ื ื• ื”ืจื‘ื™ื. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื“ืจืš ืจืžื–, ื‘ืขืœ ืœืฉื•ืŸ ื”ืจืข ื ืงืจื ื›ืœื‘ ื›ื™ื“ื•ืข, ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืขืœ ืคืกื•ืง (ื‘ืžื“ื‘ืจ ืœื‘, ืžื‘) ื•ื™ืงืจื ืœื” ื ื‘ื—, ื•ืœื›ืŸ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืคืกื—ื™ื ืงื™ื—) ืฉืจืื•ื™ ืœื”ืฉืœื™ื›ื• ืœื›ืœื‘ื™ื, ืœื™ืช ืขื ื™ื ื›ืžื•ื”ื•, ื›ื™ ื‘ืขื‘ื•ืจ ื“ื‘ื•ืจื™ื ืฉืœ ืœืฉื•ืŸ ื”ืจืข ื”ื•ื ืžืื‘ื“ ื›ืœ ืžืฆื•ืชื™ื• ื•ื–ื›ื™ื•ืชื™ื• , ืฉื ื•ื˜ืœื ืื•ืชื• ื”ืžืกืคืจ ืขืœื™ื• ื•ื ืฉืืจ ืขื ื™ ืžืจื•ื“ ืจื™ืงื! ื•ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื—ื–ื™ืจื ื”ื•ื ื‘ืขืœ ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื, ืฉืžื—ื–ืจ ืœื’ื‘ื•ืช ืœืขื ื™ื™ื ื•ืœื—ืœืง ืœื”ื ืฉื ืงืจื ื—ื–ื™ืจื ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืœืงืžืŸ (ื‘ื“ืฃ ืงื ื•), ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื‘ืžืขืœื™ ืฉื‘ืชื, ื™ื”ื ื’ื‘ืจ ื—ื–ืจืŸ, ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื—ื–ืจืŸ ื‘ืžืฆื•ื•ืช, ืœื™ืช ื“ืขืชื™ืจ ืžื ื™ื”! ื›ื™ ื‘ื–ื” ื”ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื ืฉืขื•ืฉื” ืืคืฉืจ ืฉื™ื—ื™ื” ื ืคืฉื•ืช, ืฉื™ื”ื™ื” ื”ื•ื ืกื™ื‘ื” ืœื—ื™ื•ืชื ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื ืขื ื™ื™ื ื•ื—ื•ืœื™ื, ื•ื‘ื–ื” ื™ื”ื™ื” ืœื• ื—ืœืง ื•ื–ื›ื•ืช ื‘ืžืฆื•ืช ื•ืžืขืฉื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ืืฉืจ ื™ืขืฉื• ื‘ืฉื ื™ื ืฉื™ืขืžื“ื• ื‘ืขื•ืœื, ื•ื›ืžื• ื”ืžืขืฉื” ืฉืœ ืื•ืชื• ืงืžืฆืŸ ืฉื ืชืŸ ื”ื‘ื™ืฆื” ืœืขื ื™, ื•ื”ืจื•ื™ื— ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืŸ ืจื™ื•ื— ืจื‘ ืžืื“ ืžืฆื“ ื”ืžืฆื•ืช ืฉืขืฉื” ื–ื” ื‘ื—ื™ื™ื• ืื—ืจ ื›ืš ื•ืชื•ืจื” ืฉืœืžื“.
Il n'y a pas plus pauvre que le chien, ni plus riche que le porc. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'on sait que l'ancien royaume de Perse est dรฉsignรฉ par le nom de 'chien', comme l'ont dit nos Sages de mรฉmoire bรฉnie (Meguila 11b) sur le verset (Nehemie 2, 6) 'et la reine assise ร  ses cรดtรฉs' : c'est la chienne de Cyrus ; dans l'ancienne langue perse [cela] se dit chien. C'est pourquoi, au second Temple, construit par la Perse, un chien apparaissait dans le feu de l'autel. Ce royaume, appelรฉ 'chien pauvre', n'a pas dure longtemps. 'Il n'y a pas plus riche que le porc' : c'est Edom, comparรฉ au porc, comme l'ont dit nos Sages sur le verset (Psaumes 80, 14) 'le porc de la forรชt la ravage' ; leur royaume a dure longtemps, ร  cause de nos nombreuses fautes. Ou bien on peut le comprendre, avec l'aide du Ciel, par voie d'allusion (remez) : celui qui dit du lachon hara (mรฉdisance) est appelรฉ chien, comme on le sait, et comme on l'a dit sur le verset (Nombres 32, 42) 'il l'appela Novah' (de nevah, aboyer). C'est pourquoi nos maรฎtres ont dit (Pessahim 118a) qu'il mรฉrite d'รชtre jetรฉ aux chiens. Il n'y a pas plus pauvre que lui, car pour des paroles de mรฉdisance il perd toutes ses mitsvot et ses mรฉrites : celui dont il a parlรฉ les lui prend, et il reste pauvre et dรฉmuni, vide ! 'Il n'y a pas plus riche que le porc (hazira)' : c'est celui qui pratique la bienfaisance (guemilout hassadim), qui fait le tour (mehazer) pour collecter pour les pauvres et leur distribuer ; il est appelรฉ hazira, comme on le dit plus loin (156a) : celui qui est nรฉ la veille de Chabbat sera un homme hazran ; Rav Nahman bar Yitshak dit : hazran dans les mitsvot. Il n'y a pas plus riche que lui ! Car par cette bienfaisance il peut faire vivre des รขmes, รชtre la cause de leur vie, s'ils sont pauvres et malades ; il aura ainsi une part et un mรฉrite dans les mitsvot et les bonnes actions qu'ils feront pendant les annรฉes oรน ils vivront dans le monde. Comme dans l'histoire de cet avare qui donna l'ล“uf au pauvre, et y gagna un profit trรจs grand par les mitsvot que celui-ci accomplit ensuite de son vivant et par la Torah qu'il รฉtudia.
๐Ÿ’ก Explication

Consรฉquence pratique de l'enseignement de Rabbi Yona : il est bien de nourrir un chien errant, mais peu (la mesure de son oreille) et en le tenant ร  distance, pour qu'il ne s'attache pas. En ville, on s'abstient, car le chien suivrait la personne et causerait des dommages.

Le Ben Yehoyada propose deux lectures : historique (la Perse, royaume bref ; Edom, royaume long) et morale (le mรฉdisant perd ses mรฉrites ; celui qui fait le tour pour la tsedaka les multiplie).

13
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืื™ื–ื• ื”ื™ื ื”ืžืจืื”, ื•ืื™ื–ื• ื”ื™ื ื”ืœืขื˜ื”? ื”ืžืจืื” โ€” ืžืจื‘ื™ืฆื” ื•ืคื•ืงืก ืืช ืคื™ื” ื•ืžืื›ื™ืœื” ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ ื•ืžื™ื ื‘ื‘ืช ืื—ืช. ื”ืœืขื˜ื” โ€” ืžืื›ื™ืœื” ืžืขื•ืžื“ ื•ืžืฉืงื” ืžืขื•ืžื“, ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ ื•ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ.

On a enseignรฉ conformรฉment ร  Rav Yehouda : qu'est-ce que la hamraa et qu'est-ce que la halata ? La hamraa : il couche [l'animal], lui ouvre la bouche de force et lui fait manger de la vesce et de l'eau en mรชme temps.

La halata : il le fait manger debout, le fait boire debout, et lui donne la vesce ร  part et l'eau ร  part.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื”ืžืจืื” ืœืžืงื•ื ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื—ื–ื™ืจ:
Conformรฉment ร  Rav Yehouda : que la hamraa est jusqu'ร  un endroit d'oรน il ne peut pas rejeter.
ืคื•ืงืก ืืช ืคื™ื” ื ื•ืชืŸ ื—ื›ื” ืœืชื•ืš ืคื™ื” ืฉืœื ืชื•ื›ืœ ืœืกื’ื•ืจ ืคื™ื”:
Il lui ouvre la bouche de force : il met un mors dans sa bouche pour qu'il ne puisse pas la fermer.
ื•ืžืื›ื™ืœื” ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ ื•ืžื™ื ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื•ื”ืžื™ื ืžื‘ืœื™ืขื™ืŸ ื”ื›ืจืฉื™ื ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื‘ื™ืช ื‘ืœื™ืขืชื” ืขืœ ื›ืจื—ื”:
Et lui fait manger de la vesce et de l'eau en mรชme temps : l'eau fait descendre de force la vesce dans son gosier.
ืžืื›ื™ืœื” ืžืขื•ืžื“ ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ืš ืคื™ื” ื•ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืื™ื ื• ืžืจื‘ื™ืฆื” ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืชื—ื•ื‘ ื›ืœ ื›ืš ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื—ื–ื™ืจื”:
Il le fait manger debout : il la lui met dans la bouche, et tant qu'il ne le couche pas, il ne peut pas l'enfoncer autant ; [l'animal] peut la rejeter.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita dรฉcrit les gestes concrets. Dans la hamraa, l'animal couchรฉ, la bouche maintenue ouverte, et l'eau entraรฎne la vesce (karchinin) dans le gosier : il ne peut plus rejeter. Dans la halata, l'animal debout garde la possibilitรฉ de rejeter. C'est le critรจre de Rav Yehouda, et le Roch retient cette baraita.

14
ืžื”ืœืงื˜ื™ืŸ ืœืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืื‘ื™ื™, ืืžืจื™ืชื” ืงืžื™ื” ื“ืžืจ: ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžื ื™? ื•ืืžืจ ืœื™: ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื: ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืืช ื”ืงืžื— ื•ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ื›ื• ืžื™ื โ€” ื”ืื—ืจื•ืŸ ื—ื™ื™ื‘, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ื’ื‘ืœ.

On donne la becquรฉe aux poules, etc. Abaye dit : je l'ai dit devant le maรฎtre : de qui est la michna ?

Il m'a rรฉpondu : c'est Rabbi Yossi bar Yehouda. Comme on l'a enseignรฉ : l'un met la farine et l'autre y met l'eau, le second est coupable ; ce sont les paroles de Rabbi.

Rabbi Yossi bar Yehouda dit : il n'est coupable que lorsqu'il pรฉtrit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžื ื™ ื“ืงืชื ื™ ื ื•ืชืŸ ืžื™ื ืœืชื•ืš ื”ืžื•ืจืกืŸ ื“ื ืชื™ื ืช ืžื™ื ืœื ื–ื”ื• ื’ื™ื‘ื•ืœื•:
De qui est la michna : qui enseigne qu'on met de l'eau dans le son, car mettre l'eau n'est pas le pรฉtrissage.
๐Ÿ’ก Explication

La michna permet de verser l'eau sur le son (moursan) et interdit de pรฉtrir. Selon Rabbi, verser l'eau sur la farine suffit dรฉjร  pour la melakha de lach (pรฉtrir). Selon Rabbi Yossi bar Yehouda, seul le pรฉtrissage effectif rend coupable. La michna suit donc ce dernier. Le maรฎtre d'Abaye est Rabba.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pรฉtrir (lach) : quand devient-on coupable ? Rabbi R. Yossi bar Yehouda Farine + eau celui qui verse l'eau est coupable coupable seulement quand il pรฉtrit Eau sur le son interdit permis Michna (seg. 13) - eau sur le son : permis ; pรฉtrir : interdit
Rabbi et Rabbi Yossi bar Yehouda : verser l'eau suffit-il pour รชtre coupable de pรฉtrir ?
15
ื“ื™ืœืžื ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืชื ืืœื ืงืžื— ื“ื‘ืจ ื’ื™ื‘ื•ืœ ื”ื•ื, ืื‘ืœ ืžื•ืจืกืŸ ื“ืœืื• ื‘ืจ ื’ื™ื‘ื•ืœ ื”ื•ื, ืืคื™ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื•ื“ื”. ืœื ืกืœืงื ื“ืขืชื, ื“ืชื ื™ื ื‘ื”ื“ื™ื: ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืœืžื•ืจืกืŸ, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื ื•ืชื ื™ืŸ ืžื™ื ืœืžื•ืจืกืŸ.

Peut-รชtre Rabbi Yossi bar Yehouda n'a-t-il parlรฉ, lร -bas, que de la farine, qui est susceptible d'รชtre pรฉtrie ; mais pour le son, qui n'est pas susceptible d'รชtre pรฉtri, mรชme Rabbi Yossi bar Yehouda reconnaรฎtrait [l'interdit] ? Cela ne peut pas venir ร  l'esprit, car on a enseignรฉ explicitement : on ne met pas d'eau sur le son, ce sont les paroles de Rabbi ; Rabbi Yossi bar Yehouda dit : on met de l'eau sur le son.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืคื™' ืจ' ื™ื•ืกื™ ืžื•ื“ื” ื“ื–ื”ื• ื’ื™ื‘ื•ืœื•:
Mรชme Rabbi Yossi reconnaรฎt : que c'est lร  son pรฉtrissage.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืงืžื— ื“ื‘ืจ ื’ื™ื‘ื•ืœ ื”ื•ื ืคื™ืจืฉืชื™ ืœืขื™ืœ ื‘ืค"ืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื™ื—. ื•ืฉื):
Mais la farine est susceptible d'รชtre pรฉtrie : je l'ai expliquรฉ plus haut, au premier chapitre (Chabbat 18a).
๐Ÿ’ก Explication

Hypothรจse : pour le son, qui ne forme pas une vraie pรขte, le simple ajout d'eau serait dรฉjร  son pรฉtrissage, et Rabbi Yossi bar Yehouda l'interdirait. Une baraita explicite รฉcarte cette hypothรจse : il permet l'eau sur le son.

16
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ืœื™ืŸ ืืช ื”ืงืœื™. ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื: ื’ื•ื‘ืœื™ืŸ. ืžืืŸ ืดื™ืฉ ืื•ืžืจื™ืืด? ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื:

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : on ne pรฉtrit pas le kali ; et certains disent : on le pรฉtrit. Qui sont ces 'certains' ?

Rav Hisda dit :

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงืœื™ ืงืžื— ืฉืœ ืชื‘ื•ืื” ืฉื ืชื™ื™ื‘ืฉื” ื›ืฉื”ืŸ ืงืœื™ื•ืช ื‘ืชื ื•ืจ ื•ืื•ืชื• ืงืžื— ืœืขื•ืœื ืžืชื•ืง ื•ื”ื•ื ืงืžื—ื ื“ืื‘ืฉื•ื ื ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื ื• ืฉืชื™ืชื ืžืฉืžืŸ ื•ืžื™ื ื•ืžืœื— ืฉืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื•:
Kali : farine de grain sรจche au four lorsqu'il est encore grillรฉ ; cette farine est toujours douce, c'est le kimha davchouna ; on en fait une boisson (chetita) d'huile, d'eau et de sel qu'on y mรฉlange.
๐Ÿ’ก Explication

Le kali est une farine de grains grillรฉs. La rรฉponse de Rav Hisda se poursuit en 156a ; le Roch (seg. 4) la rapporte : c'est Rabbi Yossi bar Yehouda, et la halakha est comme lui.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).