Shabbat 156b โ€” Ein mazal le-Israรซl ; mouktse de la charogne (Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon)

Shabbat 156b

Sougya : La premiรจre partie du daf achรจve la sougya de l'influence des astres : aprรจs Avraham, trois rรฉcits (Chmouel et l'astrologue Avlat, la fille de Rabbi Akiva, Rav Nahman bar Yits'hak) montrent que le destin annoncรฉ par les astres change par la tsedaka et la priรจre ; d'oรน le principe : la tsedaka sauve de la mort elle-mรชme. La michna suivante permet de couper des courges devant l'animal et une charogne devant les chiens le Chabbat ; Rabbi Yehouda l'interdit si la bรชte n'รฉtait pas encore morte la veille, car elle n'รฉtait pas prรฉvue (mouktse).

La Guemara recense les Amoraim de chaque camp : Oula, Rav et Levi avec Rabbi Yehouda ; Chmouel, Zeeiri et Rabbi Yo'hanan avec Rabbi Chimon, ce dernier point รฉtant contestรฉ ร  partir d'une michna anonyme.

Ein mazal le-Israรซl : quatre rรฉcits, une mรชme thรจse Thรจse (Rabbi Yo'hanan / Rav) l'astre n'impose pas le destin d'Israรซl Avraham (fin de 156a, seg. 0) Astre : pas d'enfant (Tsedek ร  l'ouest) Hachem dรฉplace Tsedek ร  l'est Naissance d'Its'hak Chmouel et Avlat (seg. 1-2) Avlat : il ira et ne reviendra pas Tsedaka discrรจte pour un compagnon Il revient, le serpent coupรฉ en deux Fille de R. Akiva (seg. 3-4) Kasdim : mordue le jour du mariage Elle donne son repas au pauvre L'รฉpingle tue le serpent R. Nahman bar Yits'hak (seg. 5) Kasdim : il sera voleur Tรชte couverte, priรจre pour la misรฉricorde Penchant maรฎtrise ; une seule faiblesse Rouge : prรฉdiction astrale. Jaune : acte (mitsva, priรจre). Vert : issue effective. Vetsedaka tatsil mimavet : la tsedaka sauve de la mort elle-mรชme
Les quatre rรฉcits du daf illustrent la mรชme thรจse : l'astre n'impose pas le destin d'Israรซl ; la mitsva et la priรจre le modifient.
Mouktse le Chabbat : Rabbi Yehouda ou Rabbi Chimon ? Rabbi Yehouda il y a mouktse : une bรชte morte le Chabbat n'รฉtait pas prรฉvue pour les chiens Rabbi Chimon pas de mouktse : on peut couper la charogne devant les chiens Oula halakha comme R. Yehouda Chmouel halakha comme R. Chimon ; permet les nattes Rav interdit les nattes des bateaux Zeeiri bรชte morte interdite = bรชte consacrรฉe Levi examine la bรชte prรจs du tas d'ordures Rabbi Yo'hanan halakha comme R. Chimon ... ? Objection (seg. 9, suite en 157a) : R. Yo'hanan suit la michna anonyme, et une michna anonyme interdit ... Roch : halakha comme Rabbi Chimon
La mahloket sur le mouktse le Chabbat et la position de chaque Amora ; le Rosh tranche comme Rabbi Chimon.
1
ื“ืงืื™ ืฆื“ืง ื‘ืžืขืจื‘ โ€” ืžื”ื“ืจื ื ื•ืžื•ืงื™ืžื ื ืœื™ื” ื‘ืžื–ืจื—. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืžื™ ื”ืขื™ืจ ืžืžื–ืจื— ืฆื“ืง ื™ืงืจืื”ื• ืœืจื’ืœื•ืด.

[Hachem dit ร  Avraham : quelle est ta pensรฉe ?] Parce que Tsedek (Jupiter) se tient ร  l'ouest ? Je le ramรจne et je le place ร  l'est.

C'est ce qui est รฉcrit : 'Qui a suscitรฉ de l'orient celui que la justice (tsedek) appelle ร  sa suite (le-ragleo) ?' (Isaie 41, 2).

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื“ืงืื™ ืฆื“ืง ืฉื”ื•ื ืžื–ืœ ืฉืœืš:
Tsedek se tient : c'est ton astre.
ื‘ืžืขืจื‘ ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ืžืฆื•ื ืŸ ื•ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœื”ื•ืœื™ื“ ื›ืš ืžืฆืืชื™ ื‘ื”ืฉ"ืก ืจื‘ื™ื ื• ื”ืœื•ื™:
ร€ l'ouest : qui est un lieu froid, impropre ร  engendrer ; c'est ce que j'ai trouvรฉ dans le Chass de notre maรฎtre le Levi.
ื‘ืžื–ืจื—ื• ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ื—ื•ื:
ร€ son est : qui est un lieu de chaleur.
ืฆื“ืง ื”ืงื‘"ื” ืงืจืื• ืœื”ื‘ื™ืื• ืœืžื–ืจื—:
Tsedek : le Saint, bรฉni soit-Il, l'a appelรฉ pour l'amener ร  l'est.
ืœืจื’ืœื• ื‘ืฉื‘ื™ืœื•:
Le-ragleo : pour lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืื™ ื“ืขืชื™ืš, ื“ืงืื™ ืฆื“ืง ื‘ืžืขืจื‘, ืžื”ื“ืจื ื ื•ืžื•ืงืžื™ื ื ืœื™ื” ื‘ืžื–ืจื—. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืคื˜:) ื–ื›ื•ืช ื™ืขืงื‘ ื”ื•ืขื™ืœ ืœืื‘ืจื”ื ืื‘ื™ื ื• ืข"ื”, ื“ื›ืชื™ื‘ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื›ื˜, ื›ื‘) ืœื›ืŸ ื›ื” ืืžืจ ื”' ืืœ ื‘ื™ืช ื™ืขืงื‘ ืืฉืจ ืคื“ื” ืืช ืื‘ืจื”ื, ื•ื™ื“ื•ืข ื™ืขืงื‘ ื”ื•ื ืžื–ืจื—, ื•ืชืฆืจืฃ 'ืฆื“ืง' [194] ืขื ืžืกืคืจ 'ื™ืขืงื‘' [182] ื™ื”ื™ื” 'ืฉืœื•ื' [376] , ื•ืฉืคืข ืคืจื™ื” ื•ืจื‘ื™ื” ื”ื•ื ืฉืœื•ื, ืฉื‘ื• ืชืœื•ื™ ืฉืœื•ื ื”ื‘ื™ืช ื‘ื™ืŸ ืื™ืฉ ืœืืฉืชื•, ื•ื–ื” ืฉืืžืจ ืžื”ื“ืจื ื ืœื™ื” ื‘ืžื–ืจื— , ืฉืืฆืจืฃ ืžืกืคืจ ืฆื“ืง ืขื ืฆื“ืง ืฉื”ื•ื ืžื–ืจื— ื•ื‘ื–ื” ื™ื”ื™ื” ืฉืœื•ื ืฉืœ ืคืจื™ื” ื•ืจื‘ื™ื”.
'Quelle est ta pensรฉe ? Parce que Tsedek se tient ร  l'ouest, je le ramรจne et le place ร  l'est.' Il me semble, avec l'aide du Ciel : nos maรฎtres ont dit (Chabbat 89b) que le mรฉrite de Yaakov a servi ร  Avraham notre pรจre, comme il est รฉcrit (Isaie 29, 22) : 'C'est pourquoi ainsi a parlรฉ Hachem ร  la maison de Yaakov, Lui qui a rachetรฉ Avraham.' Or il est connu que Yaakov correspond ร  l'est. Ajoute Tsedek (194) au nombre de Yaakov (182), tu obtiens Chalom (376). L'abondance de la procrรฉation est chalom, car d'elle dรฉpend la paix du foyer entre l'homme et sa femme. C'est ce qu'Il dit : 'Je le ramรจne ร  l'est' : Je joindrai le nombre de Tsedek ร  Yaakov qui est l'est, et ainsi il y aura la paix de la procrรฉation.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la rรฉponse de Hachem ร  Avraham, commencรฉe en 156a. Avraham avait lu dans les astres qu'il n'aurait pas d'enfant. Tsedek dรฉsigne la planรจte Jupiter ; selon Rachi, sa position ร  l'ouest, cรดtรฉ froid, indiquait la stรฉrilitรฉ. Hachem dรฉplace l'astre : le destin astral est soumis ร  Sa volontรฉ.

Le verset d'Isaie est lu ainsi : tsedek (Jupiter) est appelรฉ de l'orient le-ragleo, pour lui, c'est-ร -dire pour Avraham.

2
ื•ืžื“ืฉืžื•ืืœ ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžื–ืœ ืœื™ืฉืจืืœ. ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืื‘ืœื˜ ื”ื•ื• ื™ืชื‘ื™, ื•ื”ื•ื• ืงืื–ืœื™ ื”ื ืš ืื™ื ืฉื™ ืœืื’ืžื. ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ืœื˜ ืœืฉืžื•ืืœ: ื”ืื™ ื’ื‘ืจื ืื–ื™ืœ ื•ืœื ืืชื™, ื˜ืจื™ืง ืœื™ื” ื—ื™ื•ื™ื ื•ืžื™ื™ืช. ืืžืจ ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ: ืื™ ื‘ืจ ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื, ืื–ื™ืœ ื•ืืชื™. ืื“ื™ืชื‘ื™ ืื–ืœ ื•ืืชื.

Et de ce qui est arrivรฉ ร  Chmouel aussi on apprend qu'il n'y a pas d'astre (mazal) pour Israรซl. Chmouel et Avlat รฉtaient assis, et des gens passaient en allant vers le marais.

Avlat dit ร  Chmouel : cet homme-lร  va partir et ne reviendra pas ; un serpent le mordra et il mourra. Chmouel lui dit : si c'est un Juif, il partira et reviendra.

Pendant qu'ils รฉtaient assis, il partit et revint.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื‘ืœื˜ ืฉื ื—ื›ื ื ื›ืจื™ ื”ื™ื” ื•ื—ื•ื–ื” ื‘ื›ื•ื›ื‘ื™ื:
Avlat : c'รฉtait le nom d'un sage non-juif, qui lisait dans les astres.
ืื–ื™ืœ ื•ืืชื™ ื“ืื™ืŸ ืžื–ืœ ืœื™ืฉืจืืœ ื•ื™ื•ืขื™ืœ ืœื• ืชืคืœื”:
Il partira et reviendra : car il n'y a pas d'astre pour Israรซl, et la priรจre lui sera utile.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ ื‘ืจ ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื, ืื–ื™ืœ ื•ืืชื™. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื”ื ื•ื“ืื™ ื”ื›ื™ืจื• ื‘ื• ืžืงื•ื“ื ืฉื”ื•ื ื‘ืจ ื™ืฉืจืืœ, ื“ื”ื ื•ื“ืื™ ื”ื™ื• ืงืจื•ื‘ื™ื ืืฆืœื ื•ื™ื“ื•ืขื™ื ื”ื™ื˜ื‘ ื‘ืคืจืฆื•ืฃ ืคื ื™ื”ื, ื“ื”ื ื‘ื—ื–ืจื” ืชื›ืฃ ื™ื“ืขื•ื ืฉื”ืŸ ื”ืŸ ื”ืื ืฉื™ื ืฉื“ื‘ืจื• ื‘ืขื“ื, ืื ืœื ืจืื•ื ื”ื™ื˜ื‘ ื‘ืชื—ืœื” ืื™ืš ื™ื“ืขื•ื ืื—ืจ ื›ืš? ื“ื“ื™ืœืžื ืื—ืจื™ื ื™ ื ื™ื ื”ื• ื“ืื™ื›ื ืจื‘ื™ื ืงื˜ืœื™ ื‘ืื’ืžื! ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืชืงืจื‘ื• ืืฆืœื ื•ื“ืื™ ื”ื›ื™ืจื•ื ื“ื™ืฉืจืืœ ื”ื ืžืŸ ื”ืคื™ืื•ืช ื•ืžืžืœื‘ื•ืฉื ื•ืžืชื•ืืจ ืคื ื™ื”ื, ื•ืœืžื” ืืžืจ ืœื• ื‘ืœืฉื•ืŸ ืกืคืง ืœื™ืžื ืื–ื™ืœ ื•ืืชื™? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืžื•ืืœ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœื”ื–ื›ื™ืจ ืฉื ื™ืฉืจืืœ ืขืœ ื–ื” ื”ืื™ืฉ ื›ื“ื™ ืœืžืชืง ื”ื’ื‘ื•ืจื” ื‘ื—ืกื“, ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ืชื” ืžื“ืช ื”ื“ื™ืŸ ืžืชื•ื—ื” ืขืœ ืื•ืชื• ื”ืื™ืฉ ื•ื™ื“ื•ืข ืฉื‘ืฉื ื™ืฉืจืืœ ื™ืฉ ืกื•ื“ ืžื™ืชื•ืง ื”ื’ื‘ื•ืจื” ื‘ื—ืกื“ ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ืชื™ืงื•ื ื™ื, ื™ืฉืจืืœ 'ืฉื™ืจ' ืžืฉืžืืœื” ื’ื‘ื•ืจื” 'ืืœ' ืžื™ืžื™ื ื ื—ืกื“, ื•ืฉืžื•ืืœ ืข"ื” ืขืฉื” ืจืคื•ืื” ืœื–ื” ื”ืื™ืฉ ื‘ืคื ื™ ืื‘ืœื˜ ื‘ื”ื–ื›ื™ืจื• ืฉื ื™ืฉืจืืœ ื‘ื›ื•ื ื” ื”ื™ื“ื•ืขื” ืœื• ื•ื–ื” ืื‘ืœื˜ ืœื ื™ื“ืข. ืื™ ื ืžื™ ืฉืžื•ืืœ ื›ื™ื•ืŸ ื‘ื–ื” ื“ืจืš ืชืคืœื”, ืืš ืœื ื”ืชืคืœืœ ืœื”ื“ื™ื” ืขืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืจื’ื™ืฉื• ื”ืžืงื˜ืจื’ื™ื ืœืงื˜ืจื’ ืžืื—ืจ ืฉื”ื™ืชื” ืžื“ืช ื”ื“ื™ืŸ ืžืชื•ื—ื” ืขืœื™ื•, ืœื›ืš ื”ื‘ืœื™ืข ื”ืชืคืœื” ื‘ื ืขื™ืžื” ื›ืืœื• ืกืคื•ืจ ื“ื‘ืจื™ื ื”ื•ื ืžื“ื‘ืจ ืœืื‘ืœื˜, ืื‘ืœ ื‘ืœื‘ื• ื›ื™ื•ืŸ ื‘ื–ื” ืœืชืคืœื”, ื•ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ื‘ื•ื—ืŸ ืœื‘ื‘ื•ืช ืงื‘ืœ ืชืคืœืชื• ื•ืขืฉืชื” ืคื™ืจื•ืช ื‘ืฆื™ืจื•ืฃ ื”ื˜ื•ื‘ื” ืฉืขืฉื” ืื•ืชื• ื”ืื™ืฉ ื‘ืื•ืชื• ืกืขื•ื“ื” ื•ื—ื–ืจ ืœืฉืœื•ื.
'Si c'est un Juif, il partira et reviendra.' On peut objecter : ils l'avaient certainement reconnu auparavant comme Juif, car ces gens รฉtaient proches d'eux et bien reconnaissables ร  leur visage ; en effet, ร  leur retour, ils les ont reconnus aussitรดt comme ceux dont ils avaient parlรฉ. S'ils ne les avaient pas bien vus au dรฉbut, comment les auraient-ils reconnus ensuite ? Peut-รชtre รฉtaient-ce d'autres, car beaucoup passaient au marais ! Puisqu'ils s'รฉtaient approchรฉs, ils avaient certainement reconnu qu'ils รฉtaient Juifs, aux franges, aux vรชtements et ร  l'aspect de leur visage. Pourquoi donc parle-t-il en termes de doute : 'si c'est un Juif' ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que Chmouel voulait par lร  mentionner le nom 'Israรซl' sur cet homme, afin d'adoucir la guevoura (rigueur) par le ''hessed (bontรฉ), car la mesure de rigueur รฉtait tendue sur cet homme. Il est connu que le nom Israรซl contient le sod (secret) de l'adoucissement de la guevoura par le ''hessed, comme il est dit dans les Tikounim : Israรซl = 'chir' (chant) ร  gauche, guevoura, et 'El' ร  droite, ''hessed. Chmouel a ainsi opรฉrรฉ une guรฉrison pour cet homme devant Avlat, en mentionnant le nom Israรซl avec l'intention qu'il connaissait, et Avlat ne le savait pas. Ou bien, Chmouel entendait par lร  une priรจre, mais il n'a pas priรฉ explicitement pour lui, afin que les accusateurs ne s'en aperรงoivent pas pour accuser, puisque la mesure de rigueur รฉtait tendue sur lui. Il a donc glissรฉ la priรจre dans la conversation, comme s'il faisait un simple rรฉcit ร  Avlat, mais dans son cล“ur il y mettait l'intention d'une priรจre. Hachem, qui sonde les cล“urs, a acceptรฉ sa priรจre, et elle a portรฉ ses fruits, jointe au bienfait que cet homme avait fait lors de ce repas ; et il est revenu en paix.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme preuve de ein mazal le-Israรซl. Avlat, astrologue non-juif, prรฉdit la mort d'un passant. Chmouel affirme que pour un Juif la prรฉdiction astrale n'est pas dรฉfinitive. Rachi prรฉcise la raison : la priรจre et les actes peuvent changer ce qui est annoncรฉ.

3
ืงื ืื‘ืœื˜ ืฉื“ื™ื” ืœื˜ื•ื ื™ื”, ืืฉื›ื— ื‘ื™ื” ื—ื™ื•ื™ื ื“ืคืกื™ืง ื•ืฉื“ื™ ื‘ืชืจืชื™ ื’ื•ื‘ื™. ืืžืจ ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ: ืžืื™ ืขื‘ื“ืช? ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ืœ ื™ื•ืžื ื”ื•ื” ืžืจืžื™ื ืŸ ืจื™ืคืชื ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื•ืื›ืœื™ื ืŸ. ื”ืื™ื“ื ื ื”ื•ื” ืื™ื›ื ื—ื“ ืžื™ื ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืจื™ืคืชื, ื”ื•ื” ืงื ืžื™ื›ืกืฃ. ืืžื™ื ื ืœื”ื•: ืื ื ืงืื™ืžื ื ื•ืžืจืžื™ื ื. ื›ื™ ืžื˜ืื™ ืœื’ื‘ื™ื”, ืฉื•ืื™ ื ืคืฉืื™ ื›ืžืืŸ ื“ืฉืงื™ืœื™ ืžื™ื ื™ื”, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ื›ืกื™ืฃ. ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช. ื ืคืง ืฉืžื•ืืœ ื•ื“ืจืฉ: ืดื•ืฆื“ืงื” ืชืฆื™ืœ ืžืžื•ืชืด, ื•ืœื ืžืžื™ืชื” ืžืฉื•ื ื”, ืืœื ืžืžื™ืชื” ืขืฆืžื”.

Avlat se leva, jeta ร  terre le fardeau de l'homme et y trouva un serpent coupรฉ et tombe en deux morceaux. Chmouel lui dit : qu'as-tu fait ?

Il lui dit : chaque jour, nous mettons notre pain en commun et nous mangeons. Aujourd'hui, l'un d'entre nous n'avait pas de pain et il avait honte.

Je leur ai dit : c'est moi qui me lรจve et qui collecte. Quand je suis arrivรฉ ร  lui, j'ai fait semblant de prendre de sa part, pour qu'il n'ait pas honte.

Il lui dit : tu as accompli une mitsva. Chmouel sortit et enseigna : 'Et la tsedaka sauve de la mort' (Proverbes 10, 2) : non seulement d'une mort รฉtrange, mais de la mort elle-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืชืจืชื™ ื’ื•ื‘ื™ ื‘ืฉืชื™ ื—ืชื™ื›ื•ืช ืฉืงืฆืฆื• ืขื ื”ืงื ื™ื ื‘ืœื ื™ื•ื“ืข:
En deux morceaux : en deux tronรงons, qu'il avait coupรฉs avec les roseaux sans le savoir.
ืžืจืžื™ื ืŸ ื‘ื”ื“ื“ื™ ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืคืช [ืœืกืœ] ืœื›ืœ ื”ื—ื‘ื•ืจื” ื›ืื—ื“ ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื™ื—ื“ ื•ื”ืื—ื“ ื’ื•ื‘ื” ืžื›ื•ืœืŸ:
Nous mettons ensemble : on met le pain [dans une corbeille] pour tout le groupe ensemble, on mange ensemble, et l'un collecte auprรจs de tous.
ืื ื ืงืื™ืžื ื ื•ืžืจืžื™ื ื ืื’ื‘ื” ื•ืืฉื™ื ื‘ืกืœ:
Je me lรจve et je collecte : je ramasse et je mets dans la corbeille.
ืฉื•ื•ืื™ ื ืคืฉืื™ ื›ืžืืŸ ื“ืฉืงืœื™ ืžื™ื ื™ื” ืขืฉื™ืชื™ ืขืฆืžื™ ื›ื’ื•ื‘ื” ืžืžื ื• ื•ื ืชืชื™ ืžืฉืœื™ ื—ืœืงื•:
J'ai fait semblant de prendre de lui : j'ai fait comme si je collectais auprรจs de lui, et j'ai donnรฉ sa part de ce qui รฉtait ร  moi.
ืœื ืžืžื™ืชื” ืžืฉื•ื ื” ื•ืžื™ื”ื• ืžื™ืชื” ื”ื’ื•ื ื” ื™ืžื•ืช ืืœื ืžืžื™ืชื” ืขืฆืžื” ืžืฆืœืช ื•ื ื•ืชื ืช ื—ื™ื™ื:
Non d'une mort รฉtrange : en ce sens qu'il mourrait d'une mort normale ; mais de la mort elle-mรชme elle sauve et donne la vie.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืฉื•ืื™ ื ืคืฉืื™ ื›ืžืืŸ ื“ืฉืงื™ืœื™ ืžื™ื ื™ื”. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื”ื ืื™ื›ื ื‘ื–ื” ื’ื–ืœ ืฉื–ื” ืœื ื ืชืŸ ื•ืื›ืœ ืžืŸ ื”ืืžืฆืข ื‘ื—ื™ื ื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื“ืืคืฉืจ ืฉื–ื” ื”ื’ื•ื‘ื” ืœื ืื›ืœ ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื•ื–ื™ื›ื” ื—ืœืงื• ืœืื•ืชื• ื”ืื™ืฉ, ืื™ ื ืžื™ ืื•ืชื• ื”ืื™ืฉ ืขืฆืžื• ืžืื—ืจ ื“ื™ื•ื“ืข ื”ื•ื ืฉืœื ื ืชืŸ ืœื ืื›ืœ ืขืžื”ื. ืื™ ื ืžื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื–ื” ืื—ืจ ื›ืš ื”ื’ื™ื“ ืœื—ื‘ื™ืจื™ื• ื”ืขื ื™ืŸ ื‘ื™ื ื• ืœื‘ื™ื ื ื•ืžื—ืœื• ืœื•, ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ืœืชืจืฅ ื“ืงื“ื•ืง ืื—ืจ ื“ืืžืจ ืœื• ืฉืžื•ืืœ ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช, ื“ืงืฉื ืคืฉื™ื˜ื ื•ืžืื™ ื—ื™ื“ื•ืฉ ื–ื” ื“ืืžืจ ืœื• ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช? ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ืœื•ืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื‘ืชื—ืœื” ืขืฉื™ืช ืขืจืžื” ื•ืื›ืœ ื–ื” ืฉืœื ื›ื“ื™ืŸ ืืœ ืชื—ืฉื•ื‘ ืฉื–ื” ื”ื•ื” ื›ืžืฆื•ื” ื”ื‘ืื” ื‘ืขื‘ื™ืจื”, ืืœื ืžืฆื•ื” ื’ืžื•ืจื” ืขื‘ื“ืช, ืžืื—ืจ ืฉืื—ืจ ื›ืš ื’ืœื™ืช ืœื—ื‘ื™ืจื™ืš ื”ืขื ื™ืŸ ื‘ืกืชืจ ื•ืžื—ืœื• ืœื• ืžื” ืฉืื›ืœ ืžื”ืืžืฆืข. ื•ื”ื ื” ื‘ืžืืžืจ ื”ื ื–ื›ืจ ืคื™ืจืฉ ื‘ื ื™ ื™ื“ื™ื“ื™ ื›ื”"ืจ ื™ืขืงื‘ ื”ื™"ื• ื”ื›ืชื•ื‘ (ืชื”ืœื™ื ืžื, ื‘) ืืฉืจื™ ืžืฉื›ื™ืœ ืืœ ื“ืœ, ื›ืžื• ื”ืš ืขื•ื‘ื“ื ืฉืขืฉื” ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื ื‘ื—ื›ืžื” ื•ื”ืฉื›ืœ, ืื– ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•ื ืจืขื” ืžืžืฉ ืฉืงืจื•ื‘ ื”ื“ื‘ืจ ื’ื ื›ืŸ ื™ืžืœื˜ื”ื• ื”'.
'J'ai fait semblant de prendre de lui.' On peut objecter : il y a lร  un vol, puisque celui-ci n'a rien donnรฉ et a mangรฉ de la masse commune gratuitement ! Il me semble possible que ce collecteur n'ait pas mangรฉ ce jour-lร  et ait cรฉdรฉ sa part ร  cet homme ; ou bien que l'homme lui-mรชme, sachant qu'il n'avait rien donnรฉ, n'ait pas mangรฉ avec eux ; ou encore que celui-ci ait ensuite racontรฉ l'affaire ร  ses compagnons en privรฉ et qu'ils lui aient pardonnรฉ. Cela permet de rรฉsoudre une autre difficultรฉ : Chmouel lui a dit 'tu as accompli une mitsva'. C'est รฉvident : quelle nouveautรฉ y a-t-il lร  ? Selon ce qui prรฉcรจde, il faut comprendre : bien qu'au dรฉpart tu aies usรฉ d'un stratagรจme et que celui-ci ait mangรฉ sans droit, ne pense pas que ce soit une mitsva accomplie par une transgression ; c'est une mitsva complรจte que tu as accomplie, puisque tu as ensuite rรฉvรฉlรฉ l'affaire ร  tes compagnons en secret et qu'ils lui ont pardonnรฉ ce qu'il avait mangรฉ de la masse commune. Sur ce passage, mon fils chรฉri, Rav Yaakov, a expliquรฉ le verset (Psaumes 41, 2) : 'Heureux celui qui agit avec intelligence envers le pauvre' : comme dans ce rรฉcit, oรน il a fait un acte de bontรฉ avec sagesse et intelligence ; alors, 'au jour du malheur', mรชme quand le malheur est tout proche, Hachem le sauvera.
ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืคืฉื™ื˜ื” ื•ืžื” ื—ื™ื“ื•ืฉ ื—ื“ืฉ ื‘ื–ื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื’ื ืขืชื” ื‘ืกื™ืคื•ืจ ื–ื” ืฉืกืคืจืช ืœื™ ืขื‘ื“ืช ืžืฆื•ื”, ื›ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืŸ ืื“ืจื•ืฉ ื“ื‘ืจ ื–ื” ื‘ืจื‘ื™ื ื•ื™ื“ืขื• ื”ื›ืœ ื›ื•ื—ื” ืฉืœ ืฆื“ืงื” ืฉืชืฆื™ืœ ืžืžื•ืช ื‘ืžืขืฉื” ืจื‘ ื–ื•! ื•ืœืคื™ ื’ืจืกืช ื‘ืขืœ ืขื™ืŸ ื™ืขืงื‘ ื“ื’ืจื™ืก 'ืžืฆื•ื” ืงืขื‘ื“ืช' ื™ืชื™ื™ืฉื‘ ื”ืœืฉื•ืŸ ื™ื•ืชืจ ืขืœ ื ื›ื•ืŸ, ื“ืœื ืืžืจ ืœื” ืขื‘ื“ืช ืœืฉื•ืŸ ืขื‘ืจ ืืœื ืงืขื‘ื“ืช ืขืชื”, ื“ืงืื™ ืขืœ ื”ืกื™ืคื•ืจ ื”ื–ื” ื•ืขืœ ืืฉืจ ืื ื™ ืืกืคืจ ืžื•"ืž ืืช ื”ืžืขืฉื” ืฉื™ื”ื™ื” ืœืš ื–ื›ื•ืช ื‘ื–ื” ื’ื ืžื›ืืŸ ื•ืœื”ื‘ื. ืื• ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืืœ ืชื—ืฉื‘ื™ ืฉืื›ืœืช ืฉื›ืจืš ื‘ืขืช ื”ื”ืฆืœื” ืฉื ืฆืœืช ืžืŸ ื”ืžื™ืชื”, ืืœื ื’ื ืขืชื” ืื—ืจ ื”ื”ืฆืœื” ื‘ื ืก ืงื•ืจื ืื ื™ ื‘ืš ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช! ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ื—ื™ื“"ื ื–"ืœ (ื‘ื—ื•ืžืช ืื ืš ืžืฉืœื™ ื™ื—) ื›ืืฉืจ ื™ืขืฉื• ืฆื“ืงื” ืื–ื™ ื ื›ื ืกืช ืื•ืช ืฆื“"ื™ ื‘ืชื•ืš 'ืžื•ืช' ื•ื ืขืฉื” ืฆื™ืจื•ืฃ 'ืžืฆื•ืช 'ื™ืขื•ื™ืŸ ืฉื, ื•ื–ื”ื• ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช ื“ื‘ื˜ืœ ื”ืžื•ืช ื•ื ืขืฉื” ืžืฆื•ืช. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ืžื”ืจืฉ"ื ืื•ืชื™ื•ืช ืžืฆื•ื” ื™ืฉ ื‘ื” ืฉื ื”ื•ื™"ื”, ื›ื™ 'ืžืฆ' ื‘ื"ืช ื‘"ืฉ ื”ื•ื 'ื™ื”' ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ื™ืฉืขื™ื”ื• ืœื‘, ื™ื–) ื•ื”ื™ื” ืžืขืฉื” ื”ืฆื“ืงื” ืฉืœื•ื, ืฉืื ื”ืขื ื™ ื™ืชื‘ืข ืชื—ืœื” ื™ื”ื™ื” ืžื–ื” ืฆื™ืจื•ืฃ 'ื•ื”ื™ื”' ืื‘ืœ ืื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืคื•ืฉื˜ ื™ื“ื• ืชื—ืœื” 'ื™ื”ื™ื”' ืฆืจื•ืฃ ืฉื ื”ื•ื™"ื” ื›ื›ืชื‘ื•, ื•ื”ื ื” ื›ืืŸ ื”ืขื ื™ ื“ืคืง ืขืœ ื”ืคืชื— ื•ืœื ืคืฉื˜ ื™ื“ื• ืืœื™ื”, ื•ืจืง ื”ื™ื ืงืžื” ื•ืคืฉื˜ื” ื™ื“ื” ื•ื ืชื ื” ืœื• ื ืžืฆื ื ืขืฉื” ืืฆืœื” ืฆื™ืจื•ืฃ ื”ืฉื ื›ื›ืชื‘ื•, ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช, ื›ื™ ืื•ืชื™ื•ืช 'ืžืฆื•ื”' ื”ื™ื ืฆื™ืจื•ืฃ ื”ืฉื ื›ื›ืชื‘ื•. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื”ื›ื•ื ื” ืฉื ืขืฉื” ื”ื“ื‘ืจ ื”ื–ื” ื‘ืฉืœื™ืžื•ืช ืžืขืฉื” ื•ื“ื‘ื•ืจ ื•ื›ื•ื ื” ื•ืžื—ืฉื‘ื” ืฉื”ื ื›ื ื’ื“ ืืจื‘ืข ืื•ืชื™ื•ืช ืฉื ื”ื•ื™"ื” ื”ืจืžื•ื–ื™ื ื‘ืื•ืชื™ื•ืช 'ืžืฆื•ื”'.
'Il lui dit : tu as accompli une mitsva.' On peut objecter : c'est รฉvident, qu'y a-t-il de nouveau ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il veut dire : maintenant aussi, par ce rรฉcit que tu m'as fait, tu as accompli une mitsva, car grรขce ร  lui j'enseignerai cela en public et tous connaรฎtront la force de la tsedaka, qui sauve de la mort, par ce fait marquant. Selon la version de l'auteur du Ein Yaakov, qui lit 'mitsva ka-avdat' (tu accomplis), la formule s'explique encore mieux : il n'a pas dit 'avdat' au passรฉ mais 'ka-avdat' maintenant, ce qui se rapporte ร  ce rรฉcit et ร  ce que je raconterai en public, afin que tu en aies le mรฉrite dรฉsormais. Ou bien il me semble qu'il veut dire : ne pense pas avoir dรฉjร  reรงu ta rรฉcompense au moment oรน tu as รฉtรฉ sauvรฉ de la mort ; mรชme maintenant, aprรจs le sauvetage miraculeux, je dis de toi : tu as accompli une mitsva ! Ou bien on peut le comprendre d'aprรจs ce qu'a รฉcrit le Rav 'Hida (Homat Anakh, Proverbes 18) : quand on fait la tsedaka, la lettre tsadi entre dans le mot 'mavet' (mort), et il se forme la combinaison 'mitsvot' ; c'est 'tu as accompli une mitsva' : tu as annulรฉ la mort et il s'est formรฉ 'mitsvot'. Ou bien d'aprรจs ce qu'a รฉcrit le Maharcha : les lettres de 'mitsva' contiennent le Nom de quatre lettres (Havaya), car 'mem-tsadi' en atbach donne 'youd-hรฉ'. Et il est connu ce qu'a รฉcrit notre maรฎtre l'Ari sur le verset (Isaie 32, 17) 'Et l'ล“uvre de la tsedaka sera la paix' : si le pauvre demande d'abord, il se forme la combinaison 'vehaya' ; mais si le maรฎtre de maison tend la main le premier, il se forme 'yihye', la combinaison du Nom dans l'ordre oรน il s'รฉcrit. Or ici le pauvre a frappรฉ ร  la porte sans tendre la main vers elle ; c'est elle qui s'est levรฉe, a tendu la main et lui a donnรฉ ; il s'est donc formรฉ chez elle la combinaison du Nom dans son ordre. C'est pourquoi il a dit 'tu as accompli une mitsva', car les lettres de 'mitsva' sont une combinaison du Nom dans son ordre. Ou bien le sens est que la chose a รฉtรฉ accomplie dans la plรฉnitude de l'acte, de la parole, de l'intention et de la pensรฉe, qui correspondent aux quatre lettres du Nom, รฉvoquรฉes dans les lettres de 'mitsva'.
๐Ÿ’ก Explication

L'homme avait tranchรฉ le serpent sans le savoir en coupant des roseaux (Rachi). Son mรฉrite : il a pris sur sa part pour qu'un compagnon dรฉmuni ne soit pas humiliรฉ. Le soin d'รฉviter la honte du pauvre fait partie de la tsedaka.

Chmouel en tire la lecture de Vetsedaka tatsil mimavet : la tsedaka sauve de la mort elle-mรชme, pas seulement d'une mita mechouna (mort anormale) en laissant une mort ordinaire.

Le second commentaire du Ben Yehoyada s'accorde au fรฉminin ('que tu as donnรฉ', 'elle'), car il vise aussi le rรฉcit suivant, celui de la fille de Rabbi Akiva.

4
ื•ืžื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžื–ืœ ืœื™ืฉืจืืœ. ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”ื•ื™ื ืœื™ื” ื‘ืจืชื, ืืžืจื™ ืœื™ื” ื›ืœื“ืื™: ื”ื”ื•ื ื™ื•ืžื ื“ืขื™ื™ืœื” ืœื‘ื™ ื’ื ื ื, ื˜ืจื™ืง ืœื” ื—ื™ื•ื™ื, ื•ืžื™ืชื. ื”ื•ื” ื“ืื™ื’ ืืžื™ืœืชื ื˜ื•ื‘ื. ื”ื”ื•ื ื™ื•ืžื ืฉืงืœืชื” ืœืžื›ื‘ื ืชื, ื“ืฆืชื” ื‘ื’ื•ื“ื, ืื™ืชืจืžื™ ืื™ืชื™ื‘ ื‘ืขื™ื ื™ื” ื“ื—ื™ื•ื™ื. ืœืฆืคืจื ื›ื™ ืงื ืฉืงืœื” ืœื”, ื”ื•ื” ืงื ืกืจื™ืš ื•ืืชื™ ื—ื™ื•ื™ื ื‘ืชืจื”.

Et de Rabbi Akiva aussi on apprend qu'il n'y a pas d'astre pour Israรซl. Rabbi Akiva avait une fille.

Les Kasdim (astrologues chaldรฉens) lui dirent : le jour oรน elle entrera sous le dais nuptial, un serpent la mordra et elle mourra. Il s'en inquiรฉtait beaucoup.

Ce jour-lร , elle prit son รฉpingle et la planta dans le mur ; il se trouva qu'elle s'enfonรงa dans l'ล“il du serpent. Le matin, quand elle la retira, le serpent vint avec elle, traรฎne derriรจre.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืœื“ืื™ ื—ื•ื–ื™ื ื‘ื›ื•ื›ื‘ื™ื:
Kasdim : ceux qui lisent dans les astres.
ื“ืฆืชื ืชื—ื‘ืชื”:
Detsata : elle l'enfonรงa.
ืœืžื›ื‘ื ืชื [ืื™ืฉืคื™ื ื’ืœื™"ื– ื‘ืœืข"ื–] ื ื•ืฉืงื ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืฉื™ืฉ ื›ืžื• ื˜ืก ื‘ืจืืฉื”:
Le-makhbanta : [espingle en langue vernaculaire] une รฉpingle d'or, avec ร  sa tรชte comme une plaque.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœื“ืื™ ื‘ื›ื•ืœื” ืกื•ื’ื™ื ืžืฉืžืข ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ื–ื™ื ื‘ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื•ืœื ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ"ื™ ื‘ืขืจื‘ื™ ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืงื™ื’:) ืžื ื™ื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืฉื•ืืœื™ืŸ ื‘ื›ืœื“ืื™ื ืฉื ืืžืจ ืชืžื™ื ืชื”ื™ื” ื•ื’ื•' ื•ืคื™ืจืฉ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื•ื‘ ื•ืขื•ื“ ืงืฉื” ื“ื‘ื”ื“ื™ื ื›ืชื™ื‘ ืืœ ืชืคื ื• ื•ื’ื•' ื•ื‘ืกืคืจื™ ื“ืจืฉ ืžื ื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืฉื•ืืœื™ืŸ ื‘ื’ื•ืจืœื•ืช ืฉื ืืžืจ ืชืžื™ื ืชื”ื™ื” ื•ื’ื•ืจืœ ื•ื—ื•ื–ื” ื‘ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื—ื“ื ืžื™ืœืชื ื”ื™ื:
Kasdim : dans toute cette sougya, on voit qu'il s'agit de ceux qui lisent dans les astres, et non comme Rachi l'a expliquรฉ dans Arvei Pessahim (113b) : 'D'oรน sait-on qu'on ne consulte pas les Kasdim ? Car il est dit : tu seras intรจgre, etc.', oรน il explique qu'il s'agit de l'ov (nรฉcromancie). De plus, c'est difficile, car il est รฉcrit explicitement [ร  propos de l'ov] 'ne vous tournez pas, etc.'. Et dans le Sifrรฉ on explique : d'oรน sait-on qu'on ne consulte pas les sorts ? Car il est dit 'tu seras intรจgre' ; or les sorts et celui qui lit dans les astres sont une seule et mรชme chose.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ืžื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžื–ืœ ืœื™ืฉืจืืœ. ืงืฉื ื•ื”ืœื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ืงื“ื™ื, ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ืื™ ืขื•ื‘ื“ื ืงื•ื“ื ื”ืš ื“ืฉืžื•ืืœ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ื ื”ื”ื•ื›ื—ื” ืžืžืขืฉื” ื“ืฉืžื•ืืœ ืขื“ื™ืฃ ื˜ืคื™, ื“ืื‘ืœื˜ ืจืื” ื”ื•ืจืืช ื”ืžื–ืœ ืœืจืขื” ืงื•ื“ื ื”ื ืก ื‘ืฉืขื” ืื—ืช, ื•ืื™ื›ื ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ืฉื‘ืžืฉืš ืฉืขื” ืื—ืช ืื• ืฉืชื™ื ื ืฉืชื ื” ื”ืžื–ืœ, ืืš ื‘ืช ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ื”ื’ื™ื“ื• ื”ื›ืœ, ื“ืื™ ืขืœ ื”ืจืขื” ื™ืžื™ื ืจื‘ื™ื ืงื•ื“ื ืžืขืฉื” ื”ื ืก, ื•ื‘ืžืฉืš ืฉื ื™ื ืจื‘ื™ื ืขืœ ื™ื“ื™ ืจื‘ื•ื™ ืžืขืฉื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ื•ืชืคื™ืœื•ืช ื•ืฆื“ืงื•ืช ื ืฉืชื ื” ื”ืžื–ืœ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ืชื ืื™ื›ื ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™, ืฉื–ื” ื”ืื™ืฉ ืœื ื™ื“ืข ื•ืœื ื”ืจื’ื™ืฉ ื‘ืจืขืชื• ื›ื“ื™ ืฉื™ืฆื˜ืขืจ ื•ื™ืกืคื™ืง ืœื• ื”ืฆืขืจ ื‘ืžืงื•ื ืžื™ืชื”, ืขืœ ื“ืจืš ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ื‘ืจื›ื•ืช ื ื”.) ื—ืœืžื ื‘ื™ืฉื ืขืฆื™ื‘ื•ืชื™ื” ืžืกืชื™ื™ื”, ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืช ืจื‘ ืขืงื™ื‘ื” ื›ื‘ืจ ื’ื™ืœื• ื”ื›ืœื“ืื™ ืฉื ื™ื ื”ืจื‘ื” ืงื•ื“ื ืžืขืฉื” ื”ื ืก ื•ื”ื™ื• ืžืฆื˜ืขืจื™ื ืื‘ื™ื” ื•ืืžื” ื”ืจื‘ื”, ื•ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ื”ื•ื” ื“ืื™ื’ื ืืžื™ืœืชื ื˜ื•ื‘ื, ื•ื™ืชื›ืŸ ื’ื ื”ื™ื ื™ื“ืขื” ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื”, ื•ืœื›ืŸ ืื™ืŸ ื–ื” ื—ื™ื“ื•ืฉ ื›ืœ ื›ืš ืื ื ืฉืชื ื” ื”ืžื–ืœ, ื›ื™ ื”ืกืคื™ืง ื›ืœ ืื•ืชื• ื”ืฆืขืจ ืชืžื•ืจืช ื”ืžื™ืชื”, ื“ื ืžืฆื ื ืชืงื™ื™ื ื”ื•ืจืืช ื”ืžื–ืœ ื‘ืžืงืฆืช ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืฆืขืจ ื“ื”ื•ื” ื“ืื™ื’ื ืืžื™ืœืชื ื˜ื•ื‘ื. ืื™ ื ืžื™ ื ืจืื” ืœื™ ื“ื‘ืช ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืฉืื ื™, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืฉืืช ื•ืžื™ืชืชื” ื ื•ื’ืขืช ืœื‘ืขืœื” ื”ื—ืชืŸ ื’ื ื›ืŸ, ืืคืฉืจ ืฉื”ื•ื ื”ื™ื” ืžื–ืœื• ื—ื–ืง ื•ืžืžื ื• ื ืชื—ื–ืง ื”ืžื–ืœ ืฉืœ ื”ื›ืœื” ื•ื ืชื‘ื˜ืœื” ืจืขืช ื”ืžื–ืœ ืฉืœื” ืฉืœื”, ื•ื›ื“ืืžืจื™ ืื™ื ืฉื™ ืžื–ืœ ืžื—ื–ื™ืง ืžื–ืœ , ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ื”ืš ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืœื ื”ื•ื” ื›ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื, ื•ืขื ื›ืœ ื–ื” ื ืฉืชื ื” ื”ืžื–ืœ ืœื˜ื•ื‘ื” ื•ืœื ื ืชืงื™ื™ืžื” ืจืขืชื•. ืื™ ื ืžื™ ื ืจืื” ืœื™ ืื‘ืœื˜ ื›ื™ื•ืŸ ืืช ื”ื™ื•ื ื•ืืช ื”ืฉืขื” ืฉื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืขืœ ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื•ืื•ืชื• ืฉืขื” ืฉื”ื•ืœืš ื‘ื”, ืื‘ืœ ื›ืœื“ืื™ ืœื ืืžืจื• ื‘ืื™ื–ื” ืขืช ื™ื”ื™ื” ื–ื”, ืืœื ืจืง ืืžืจื• ื™ื•ืžื ื“ืขื™ืœื ืœื‘ื™ ื’ื ื ื, ื ืžืฆื ื”ื•ืจืืช ื”ืžื–ืœ ืœื ื”ื™ืชื” ืขืœ ื™ื•ื ื™ื“ื•ืข ื•ืฉื ื” ื™ื“ื•ืข, ื•ื™ื“ื•ืข ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ืžืกื•ื™ื™ื ื•ื™ื“ื•ืข ื‘ื–ืžืŸ ื™ื“ื•ืข ืœื ื™ื”ื™ื” ื—ื–ืง ื‘ืงื™ื•ื ืฉืœื•, ื•ืœื›ืŸ ื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจื™ ื”ืžืงื•ื‘ืœื™ื ื–"ืœ ื“ื”ืจื•ืฆื” ืฉื™ืชืงื™ื™ื ื—ืœื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉืœื• ื™ืขืžื•ื“ ื‘ื‘ื•ืงืจ ื•ื™ื›ืชื•ื‘ ื”ืฉื ื” ื•ื”ื—ื•ื“ืฉ ื•ื”ืฉื‘ื•ืข ื•ื”ื™ื•ื ื•ื”ืฉืขื” ืฉืจืื” ื”ื—ืœื•ื ื•ืื– ื™ืชื—ื–ืง ื”ื—ืœื•ื ื™ื•ืชืจ ื•ื™ืชืงื™ื™ื ื‘ื•ื“ืื™, ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ื• ื ืžื™ ื‘ืฉื ืžื•ื”ืจ"ืŸ ื–"ืœ.
'Et de Rabbi Akiva aussi il n'y a pas d'astre pour Israรซl.' Difficultรฉ : Rabbi Akiva est antรฉrieur ; il aurait fallu citer ce fait avant celui de Chmouel ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la preuve tirรฉe du rรฉcit de Chmouel est plus forte : Avlat a vu l'annonce malheureuse de l'astre une heure seulement avant le miracle ; la nouveautรฉ est plus grande quand l'astre change en l'espace d'une heure oรน deux. Pour la fille de Rabbi Akiva, en revanche, ils avaient annoncรฉ le malheur de nombreux jours avant le miracle, et pendant de nombreuses annรฉes, par l'abondance des bonnes actions, des priรจres et des tsedakot, l'astre a pu changer. Il me semble encore que lร -bas la nouveautรฉ est plus grande, car cet homme ne savait rien et ne ressentait pas son malheur, de sorte qu'il n'a pas eu de souffrance qui aurait pu suffire ร  la place de la mort, selon ce que nos maรฎtres ont dit (Berakhot 55a) : pour un mauvais rรชve, la tristesse qu'il cause suffit. Tandis que pour la fille de Rabbi Akiva, les Kasdim l'avaient rรฉvรฉlรฉ de nombreuses annรฉes avant le miracle, et son pรจre et sa mรจre en souffraient beaucoup, comme le dit la Guemara : 'il s'en inquiรฉtait beaucoup' ; peut-รชtre elle aussi le savait. Il n'est donc pas si nouveau que l'astre ait changรฉ, car toute cette souffrance a suffi ร  la place de la mort : l'annonce de l'astre s'est rรฉalisรฉe en partie par la souffrance de l'inquiรฉtude. Ou bien il me semble que la fille de Rabbi Akiva est un cas diffรฉrent : puisqu'elle se mariait, sa mort concernait aussi son mari, le fiancรฉ ; il est possible que l'astre de celui-ci ait รฉtรฉ fort et qu'il ait renforcรฉ l'astre de la fiancรฉe, annulant le malheur de son astre ร  elle, comme le dit l'adage : 'un astre en soutient un autre'. Ce qui n'est pas le cas dans le rรฉcit de Chmouel, et pourtant l'astre a changรฉ en bien et son malheur ne s'est pas rรฉalisรฉ. Ou bien il me semble qu'Avlat a visรฉ le jour et l'heure : il a parlรฉ de ce jour et de l'heure oรน l'homme partait. Les Kasdim, eux, n'ont pas dit quand cela arriverait, seulement 'le jour oรน elle entrera sous le dais' ; l'annonce de l'astre ne portait donc pas sur un jour et une annรฉe dรฉterminรฉs. Or il est connu que toute chose qui n'est pas prรฉcisรฉe ร  un moment dรฉterminรฉ a moins de force pour se rรฉaliser. C'est pourquoi les livres des kabbalistes รฉcrivent que celui qui veut que son bon rรชve se rรฉalise doit se lever le matin et รฉcrire l'annรฉe, le mois, la semaine, le jour et l'heure oรน il a vu le rรชve ; alors le rรชve se renforce et se rรฉalise certainement. On l'a รฉcrit aussi au nom de notre maรฎtre Rabbi Nahman.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme preuve. Les Kasdim (Chaldรฉens) sont des astrologues, comme l'รฉtablit Tossefot contre une autre explication de Rachi. L'รฉpingle (makhbanta) plantรฉe dans une fente du mur transperce par hasard l'ล“il du serpent cachรฉ.

5
ืืžืจ ืœื” ืื‘ื•ื”: ืžืื™ ืขื‘ื“ืช? ืืžืจื” ืœื™ื” ื‘ืคื ื™ื ืืชื ืขื ื™ื, ืงืจื ืื‘ื‘ื ื•ื”ื•ื• ื˜ืจื™ื“ื™ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื‘ืกืขื•ื“ืชื, ื•ืœื™ื›ื ื“ืฉืžืขื™ื”. ืงืื™ืžื ื, ืฉืงืœืชื™ื” ืœืจื™ืกืชื ืื™ ื“ื™ื”ื‘ืช ืœื™, ื™ื”ื‘ืชื™ื” ื ื™ื”ืœื™ื”. ืืžืจ ืœื”: ืžืฆื•ื” ืขื‘ื“ืช. ื ืคืง ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ื“ืจืฉ: ืดื•ืฆื“ืงื” ืชืฆื™ืœ ืžืžื•ืชืด, ื•ืœื ืžืžื™ืชื” ืžืฉื•ื ื”, ืืœื ืžืžื™ืชื” ืขืฆืžื”.

Son pรจre lui dit : qu'as-tu fait ? Elle lui dit : le soir, un pauvre est venu, il a appelรฉ ร  la porte ; tout le monde รฉtait occupรฉ par le festin et personne ne l'a entendu.

Je me suis levรฉe, j'ai pris la portion que tu m'avais donnรฉe et je la lui ai donnรฉe. Il lui dit : tu as accompli une mitsva.

Rabbi Akiva sortit et enseigna : 'Et la tsedaka sauve de la mort' : non seulement d'une mort รฉtrange, mais de la mort elle-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื™ืกืชื ืื™ ืืžื ืฉื˜ืจื™ื™ืฉื•"ืŸ:
Ristenai : [ma portion, en langue vernaculaire].
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืงืœืชื™ื” ื“ื™ืกืชื ืื™ ื“ื™ื”ื‘ืช ืœื™ ื™ื”ื‘ืชื™ื” ื ื™ื”ืœื™ื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœื›ืš ื”ืฆืœื™ื—ื” ืœื”ืจื•ื’ ืืช ื”ื ื—ืฉ ื‘ืขื™ื ื™ื•, ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื”ื™ื ืขืฉืชื” ื”ื ืื” ืœืขื ื™ ื‘ืขื™ืŸ ื˜ื•ื‘ื” ืฉืœื ื ืชื ื” ืœืขื ื™ ืฉืœื™ืฉ ื•ืžื—ืฆื” ืืœื ื ืชื ื” ื›ืœ ืกืขื•ื“ืชื”, ื•ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื˜ื•ื‘ืช ืขื™ืŸ ืฉืœื” ื”ืฆืœื™ื—ื” ืœื”ืจื’ื• ื‘ืขื™ื ื™ื•, ื•ื ืจืžื– ื›ืœ ื–ื” ื‘ืื•ืชื™ื•ืช ืฉื ืื‘ื™ื” ื”ืงื“ื•ืฉ ืฉื”ื•ื 'ืข' ืงื™ื‘ื”', ื›ืœื•ืžืจ ื‘ืฉื›ืจ ื”ืžืชื ื” ื”ื–ืืช ืฉื”ื™ื ืื›ื™ืœื” ื•ืžื–ื•ืŸ ื”ืงื™ื‘ื” ืฉื ืชื ื” ืœืขื ื™ ื”ืจื’ื” ืืช ื”ื ื—ืฉ ื‘ืขื™ืŸ ืฉืœื•. ื’ื 'ืขื ื™' ืื•ืชื™ื•ืช 'ืขื™ืŸ' ื‘ื–ื›ื•ืช ืฆื“ืงื” ืฉืขืฉืชื” ืขื ื”ืขื ื™ ื”ืจื’ื” ื”ื ื—ืฉ ื‘ืขื™ืŸ ืฉืœื•.
'J'ai pris la portion que tu m'avais donnรฉe et je la lui ai donnรฉe.' Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'elle a rรฉussi ร  tuer le serpent par l'ล“il parce qu'elle a fait du bien au pauvre avec un ล“il gรฉnรฉreux (ayin tova) : elle n'a pas donnรฉ au pauvre un tiers ou la moitiรฉ, elle lui a donnรฉ tout son repas. Grรขce ร  sa gรฉnรฉrositรฉ du regard, elle a rรฉussi ร  le tuer par l'ล“il. Tout cela est รฉvoquรฉ dans les lettres du nom de son saint pรจre, 'Akiva' = 'ayin' (ล“il) + 'keiva' (estomac) : en rรฉcompense de ce don, qui est nourriture de l'estomac donnรฉe au pauvre, elle a tuรฉ le serpent par son ล“il. De mรชme, 'ani' (pauvre) a les lettres de 'ayin' (ล“il) : par le mรฉrite de la tsedaka faite au pauvre, elle a tuรฉ le serpent par son ล“il.
๐Ÿ’ก Explication

La fille de Rabbi Akiva donne sa propre portion du festin ร  un pauvre que personne n'entendait. Rabbi Akiva tire du fait le mรชme enseignement que Chmouel : la tsedaka sauve de la mort elle-mรชme.

6
ื•ืžื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžื–ืœ ืœื™ืฉืจืืœ. ื“ืื™ืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจื™ ืœื” ื›ืœื“ืื™: ื‘ืจื™ืš ื’ื ื‘ื ื”ื•ื”. ืœื ืฉื‘ืงืชื™ื” ื’ืœื•ื™ื™ ืจื™ืฉื™ื”. ืืžืจื” ืœื™ื”: ื›ืกื™ ืจื™ืฉื™ืš, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืชื™ื”ื•ื™ ืขืœืš ืื™ืžืชื ื“ืฉืžื™ื, ื•ื‘ืขื™ ืจื—ืžื™. ืœื ื”ื•ื” ื™ื“ืข ืืžืื™ ืงืืžืจื” ืœื™ื”. ื™ื•ืžื ื—ื“ ื™ืชื™ื‘ ืงื ื’ืจื™ืก ืชื•ืชื™ ื“ื™ืงืœื, ื ืคืœ ื’ืœื™ืžื ืžืขื™ืœื•ื™ ืจื™ืฉื™ื”, ื“ืœื™ ืขื™ื ื™ื” ื—ื–ื ืœื“ื™ืงืœื, ืืœืžื™ื” ื™ืฆืจื™ื”, ืกืœื™ืง, ืคืกืงื™ื” ืœืงื™ื‘ื•ืจื ื‘ืฉื™ื ื™ื”.

Et de Rav Nahman bar Yits'hak aussi on apprend qu'il n'y a pas d'astre pour Israรซl. Les Kasdim dirent ร  la mรจre de Rav Nahman bar Yits'hak : ton fils sera un voleur.

Elle ne le laissa pas dรฉcouvrir sa tรชte. Elle lui dit : couvre ta tรชte, afin que la crainte du Ciel soit sur toi, et demande la misรฉricorde.

Il ne savait pas pourquoi elle lui disait cela. Un jour, il รฉtait assis et รฉtudiait sous un palmier ; son manteau tomba de sa tรชte ; il leva les yeux et vit le palmier ; son penchant le domina ; il monta et coupa une grappe de dattes avec ses dents.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื‘ืขื™ ืจื—ืžื™ ื‘ืงืฉ ืจื—ืžื™ื ืฉืœื ื™ืฉืœื•ื˜ ื‘ืš ื™ืฆืจ ื”ืจืข:
Et demande la misรฉricorde : demande la misรฉricorde afin que le yetser hara (mauvais penchant) ne te domine pas.
ืงื™ื‘ื•ืจื ืืฉื›ื•ืœ ืชืžืจื™ื ื•ื”ื“ืงืœ ืœื ืฉืœื• ื”ื™ื”:
Kiboura : une grappe de dattes ; et le palmier n'รฉtait pas ร  lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื›ืกื™ ืจื™ืฉื™ืš, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืชื™ื”ื•ื™ ืขืœืš ืื™ืžืชื ื“ืฉืžื™ื. ืคื™ืจื•ืฉ ื›ื™ืกื•ื™ ื ื•ืกืฃ ืขืœ ื”ื ื”ื•ื’ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื–ื“ืžืŸ ืœื• ื‘ืื™ื–ื” ืฉืขื” ืฉื™ื”ื™ื” ื‘ื’ื™ืœื•ื™ ื”ืจืืฉ ืœื’ืžืจื™ ืืคื™ืœื• ืจื’ืข, ื•ืžื” ืฉื‘ื—ืจื” ื‘ืกื’ื•ืœื” ื–ื•, ืžืคื ื™ ื“ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื—ื™ืฆื•ื ื™ื ื•ื”ืงืœื™ืคื•ืช ืื™ืŸ ืœื”ื ื™ื ื™ืงื” ืžืŸ ืื•ืจ ืžืงื™ืฃ ื•ื”ื ืขื•ืžื“ื™ื ืขืจื•ืžื™ื ื‘ืœื™ ืžืงื™ืฃ, ื‘ืกื•ื“ ื”ื›ืชื•ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื’, ื) ื•ื”ื ื—ืฉ ื”ื™ื” ืขืจื•ื, ื•ืœื›ืŸ ืื ืจื•ืื™ืŸ ืื“ื ืขืจื•ื ื‘ื’ื™ืœื•ื™ ื”ืจืืฉ ื”ื ื ื“ื‘ืงื™ืŸ ื•ื ืื—ื–ื™ืŸ ื‘ื• ื‘ื—ืฉื‘ื ืฉื”ื•ื ื“ื•ืžื” ืœื”ื, ื•ืœื›ืŸ ื”ืงืคื™ื“ื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืขืœ ื’ื™ืœื•ื™ ื”ืจืืฉ ื™ื•ืชืจ ื›ื™ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื™ื ืžืฉื•ื˜ื˜ื™ืŸ ื‘ืื•ื™ืจ ื”ืขื•ืœื, ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจ (ืื™ื•ื‘ ื, ื–) ื”ืฉื˜ืŸ: ืžืฉื•ื˜ ื‘ืืจืฅ ื•ืžื”ืชื”ืœืš ื‘ื”, ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉื•ื˜ื˜ื• ื‘ืื•ื™ืจ ื”ืžื” ื™ื‘ื™ื˜ื• ื‘ืจืืฉ ืฉื”ื•ื ื›ื ื’ื“ื ื™ื•ืชืจ ืžืฉืืจ ื”ื’ื•ืฃ. ื•ื™ื“ื•ืข ื“ื”ืกื˜ืจื ืื—ืจื ื ื— ืœื” ื‘ืขื•ืŸ ื’ื ื™ื‘ื” ืฉื’ื•ื ื‘ ื”ืื“ื ืžื—ื‘ื™ืจื• ื™ื•ืชืจ ืžืฉืืจ ืขื•ื ื•ืช, ืžืคื ื™ ืฉื‘ื–ื” ืื– ืžื“ื” ื›ื ื’ื“ ืžื“ื” ื’ื ื”ื™ื ืชื’ื ื•ื‘ ืžืŸ ื”ืงื“ื•ืฉื”! ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืงื™ื’:) 'ืžืืŸ ืจืฉืขื™ื? ื’ื ื‘ื™!' ื•ื‘ื™ืืจื ื• ื”ื“ื‘ืจ ื‘ืžืงื•ืžื•, ื•ืœื›ืŸ ื‘ื—ืจื” ื‘ืกื’ื•ืœืช ืฉืžื™ืจื” ื–ืืช ืฉืœ ื›ืกื•ื™ ื”ืจืืฉ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืฉื ื” ื‘ืฉื•ื ืคืขื ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื’ื™ืœื•ื™ ื”ืจืืฉ ืืคื™ืœื• ื–ืžืŸ ืžื•ืขื˜, ื•ื‘ื–ื” ื™ื‘ื“ืœื• ื”ื—ื™ืฆื•ื ื™ื ื•ื”ืงืœื™ืคื•ืช ืžืžื ื• ื•ืœื ื™ืฉืœื˜ื• ื—ืก ื•ื—ืœื™ืœื” ื‘ื• ืœืขืฉื•ืช ืื™ื–ื” ื’ื ื™ื‘ื” ื—ืœื™ืœื” ื›ื“ืืžืจื™ ืœื” ื›ืœื“ืื™. ื•ื”ื ื“ื ื–ื“ืžืŸ ืคืขื ืื—ืช ื“ืคืกืงื™ื” ืœืงื™ื‘ื•ืจื ื‘ืฉื™ื ื™ื”, ื ืจืื” ืœื™ ื“ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ื’ืœื’ืœื• ื“ื‘ืจ ื–ื” ืฉื™ืชื’ื‘ืจ ื™ืฆืจื• ื›ืœ ื›ืš ืขืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืงื•ืฅ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืฉื”ื›ืจื™ื—ืชื• ืืžื•.
'Couvre ta tรชte, afin que la crainte du Ciel soit sur toi.' C'est-ร -dire une couverture en plus de celle qui est d'usage, afin qu'ร  aucun moment il ne se retrouve tรชte entiรจrement dรฉcouverte, mรชme un instant. Elle a choisi ce moyen (segoula) parce qu'il est connu que les forces extรฉrieures et les kelipot (รฉcorces) ne reรงoivent pas de l'or makif (lumiรจre environnante) ; elles se tiennent nues, sans enveloppe, selon le sod du verset (Genรจse 3, 1) : 'Et le serpent รฉtait nu (aroum)'. C'est pourquoi, quand elles voient un homme nu, tรชte dรฉcouverte, elles s'attachent et s'accrochent ร  lui, pensant qu'il leur ressemble. Nos maรฎtres ont donc รฉtรฉ plus stricts pour la tรชte dรฉcouverte, car les forces extรฉrieures errent dans l'air du monde, comme le Satan dit (Job 1, 7) : 'd'errer sur la terre et de m'y promener' ; et puisqu'elles errent dans l'air, elles regardent la tรชte, qui leur fait face, plus que le reste du corps. Il est connu aussi que la sitra a'hra (l'autre cรดtรฉ) se plaรฎt davantage ร  la faute de vol, quand l'homme vole son prochain, qu'aux autres fautes, car alors, mesure pour mesure, elle aussi vole ร  la saintetรฉ ! Comme l'ont dit nos maรฎtres (Sanhรฉdrin 113b) : 'Qui sont les mรฉchants ? Les voleurs !' ; nous l'avons expliquรฉ ร  sa place. C'est pourquoi elle a choisi ce moyen de protection, couvrir la tรชte, afin qu'il ne soit jamais tรชte dรฉcouverte, mรชme un court moment ; ainsi les forces extรฉrieures et les kelipot s'รฉloigneraient de lui et ne le domineraient pas, ร  D.ieu ne plaise, pour lui faire commettre un vol, comme les Kasdim l'avaient dit. Quant au fait qu'une fois il ait coupรฉ la grappe avec ses dents, il me semble que le Ciel a fait en sorte que son penchant le domine ร  ce point, afin qu'il ne se lasse pas de cette pratique ร  laquelle sa mรจre l'astreignait.
๐Ÿ’ก Explication

Quatriรจme preuve. L'astre annonรงait un penchant au vol. La mรจre ne combat pas la prรฉdiction par la rรฉsignation : elle impose un rappel constant de la crainte du Ciel (la tรชte couverte) et la priรจre. Le seul jour oรน la tรชte se dรฉcouvre, le penchant reprend le dessus : preuve que la protection agissait et que l'astre ne dรฉcidait pas seul.

7
ืžืชื ื™ืณ ืžื—ืชื›ื™ืŸ ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ืœืคื ื™ ื”ื‘ื”ืžื”, ื•ืืช ื”ื ื‘ืœื” ืœืคื ื™ ื”ื›ืœื‘ื™ื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื ืœื ื”ื™ืชื” ื ื‘ืœื” ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช, ืืกื•ืจื” โ€” ืœืคื™ ืฉืื™ื ื” ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ.

MICHNA. On coupe les courges devant l'animal, et la charogne (nevela) devant les chiens.

Rabbi Yehouda dit : si elle n'รฉtait pas une charogne dรจs la veille du Chabbat, c'est interdit, car elle n'est pas du 'prรฉparรฉ' (mouhan).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ื”ืชืœื•ืฉื™ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืกืชืžืŸ ืœืื• ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืงื™ื™ืžื™ ืืœื ืœืื“ื:
Michna. Les courges : celles qui sont dรฉtachรฉes [du sol] ; toutefois, de faรงon ordinaire, elles ne sont pas destinรฉes ร  la nourriture animale, mais ร  l'homme.
ื•ืืช ื”ื ื‘ืœื” ืฉื ืชื ื‘ืœื” ื”ื™ื•ื ื•ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ื”ื™ืชื” ืขื•ืžื“ืช ืœืื“ื ื•ืืค"ื” ืžื—ืชื›ื™ืŸ:
Et la charogne : qui est devenue nevela aujourd'hui, et au crรฉpuscule elle รฉtait destinรฉe ร  l'homme ; et malgrรฉ cela on la coupe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื ืœื ื”ื™ืชื” ื ื‘ืœื” ืžืข"ืฉ ื›ื•' ืชื™ืžื” ื”ื™ื›ื™ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืกื—ื™ื ืคืจืง ืžืงื•ื ืฉื ื”ื’ื• ื‘ืกื•ืคื• (ื“ืฃ ื ื•: ื•ืฉื) ื•ื‘ืค"ืง ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื•: ื•ืฉื) ืžื”ืš ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืžื•ื›ืŸ ืœืื“ื ืœื ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ืœืขื•ืœื ืžื•ื›ืŸ ืœืื“ื ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ื•ื”ื›ื ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืืกื™ืจื ืœื›ืœื‘ื™ื ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ืื™ ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืื™ืกื•ืจ ืฉืœื ื”ื™ืชื” ืจืื•ื™ื” ื—ื™ื” (ืœื) ืœืื“ื (ื•ืœื ืœื›ืœื‘ื™ื) ื•ืชื™ืจืฅ ืจ"ื™ ื“ื™ืฉ ื“ื‘ืจื™ื ืจืื•ื™ื™ื ืœื™ืชืŸ ืœืคื ื™ ื”ื›ืœื‘ื™ื ื—ื™ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืขื•ืคื•ืช ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ื”ืœื›ืš ืื™ ืœืื• ื“ืžื•ื›ืŸ ืœืื“ื ืœื ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ื”ื•ื” ืฉืจื™ื ืœื™ืชืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ื•ื”"ืจ ื™ืฆื—ืง ื‘ืŸ ื”ืจ"ืจ ืžืื™ืจ ื’ืจื™ืก ื‘ืžืชื ื™' ืื ืœื ื”ื™ืชื” ื ื‘ืœื” ืžืขื™ื•"ื˜ ืืกื•ืจื” ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื‘ืคืฉื™ื˜ื•ืช ื“ืžื•ื›ืŸ ืฉืคื™ืจ ืœืื“ื ื•ืื™ื ื• ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืื™ืกื•ืจ ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ืœื™ ื“ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื‘.) ื“ื™ื™ืง ืžื™ื ื” ื“ื’ื‘ื™ ืฉื‘ืช ืกืชื ืœื” ืชื ื ื›ืจ"ืฉ ืืœืžื ื’ื‘ื™ ืฉื‘ืช ืžื™ืชื ื™ื ื•ื”"ืจ ืคื•ืจืช ืžืคืจืฉ ื“ืžืžืฉื ื” ื™ืชื™ืจื” ื“ื™ื™ืง ื“ื”"ืœ ืœืžืชื ื™ ืื ืœื ื”ื™ืชื” ื ื‘ืœื” ืžืข"ืฉ ืืกื•ืจื” ื•ืชื• ืœื ื“ืžืื™ ืฆ"ืœ ืœืคื™ ืฉืื™ื ื” ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ืืœื ืœื”ื›ื™ ืชื ื™ ืœื” ื“ืืคื™ืœื• ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœืื“ื ืœื’ืžืจื™ ืฉืœื ื”ื™ื” ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืื™ืกื•ืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื. ืž"ืจ:
Rabbi Yehouda dit : si elle n'รฉtait pas une charogne dรจs la veille du Chabbat, etc. ร‰tonnant : comment dรฉmontre-t-on, dans Pessahim, ร  la fin du chapitre Makom chenahagou (56b), et au premier chapitre de Beitsa (6b), ร  partir de cette michna, que ce qui est prรฉparรฉ pour l'homme n'est pas prรฉparรฉ pour les chiens ? En rรฉalitรฉ, ce qui est prรฉparรฉ pour l'homme est prรฉparรฉ pour les chiens ; et ici la raison pour laquelle elle est interdite aux chiens est qu'elle รฉtait mouktse en raison d'un interdit, car vivante elle n'รฉtait pas propre (ร  la consommation) pour l'homme. Le Ri rรฉpond : il y a des animaux qu'il convient de donner vivants aux chiens, comme les oiseaux et autres semblables ; dรจs lors, si ce qui est prรฉparรฉ pour l'homme n'รฉtait pas prรฉparรฉ pour les chiens, il serait permis de la donner aux chiens. Et Rabbi Yits'hak fils de Rabbi Meir lisait dans la michna : 'si elle n'รฉtait pas une charogne dรจs la veille du Yom tov, c'est interdit' ; alors cela va simplement : elle est bien prรฉparรฉe pour l'homme et n'est pas mouktse en raison d'un interdit. Cela ne me paraรฎt pas juste, car au dรฉbut de Beitsa (2a) on en dรฉduit qu'ร  propos du Chabbat le Tanna a enseignรฉ de faรงon anonyme comme Rabbi Chimon ; donc elle est enseignรฉe ร  propos du Chabbat. Et Rabbi Porat explique qu'on le dรฉduit de la redondance de la michna : il aurait suffi d'enseigner 'si elle n'รฉtait pas une charogne dรจs la veille du Chabbat, c'est interdit', sans plus ; pourquoi faut-il dire 'car elle n'est pas du prรฉparรฉ' ? Il l'enseigne pour dire que mรชme si elle รฉtait entiรจrement prรฉparรฉe pour l'homme, sans รชtre mouktse en raison d'un interdit, elle n'est pas prรฉparรฉe pour les chiens. Mon maรฎtre.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืžื—ืชื›ื™ืŸ ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ืœืคื ื™ ื”ื‘ื”ืžื” ื•ืืช ื”ื ื‘ืœื” ืœืคื ื™ ื”ื›ืœื‘ื™ื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื ืœื ื”ื™ืชื” ื ื‘ืœื” ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ ืœืคื™ ืฉืื™ื ื” ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ. ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ื“ืœื•ืขื™ืŸ ืฉื ืชืœืฉื• ืžืืชืžื•ืœ ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืžืฉื•ื ืฉื•ื•ื™ื™ ืื•ื›ืœื ืœืžืจ ื•ืžืฉื•ื ืžื™ื˜ืจื— ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ืœืžืจ. ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืชืžื ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืžืชื™ืจื™ืŸ ืคืงื™ืขื™ ืขืžื™ืจ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ื—ื™ืชื•ืš ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™:
Michna. On coupe les courges devant l'animal et la charogne devant les chiens. Rabbi Yehouda dit : si elle n'รฉtait pas une charogne dรจs la veille du Chabbat, c'est interdit, car elle n'est pas du prรฉparรฉ. Rachi a expliquรฉ : des courges dรฉtachรฉes la veille, et la michna nous enseigne qu'il n'y a pas lร  d'interdit de 'transformer en nourriture' ni de 'se donner de la peine pour de la nourriture'. On aurait dรป l'enseigner plus haut, avec 'on dรฉfait les bottes de fourrage', mais c'est parce qu'on voulait enseigner ensemble les cas de dรฉcoupage.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Couper des courges ou une charogne pour les animaux est permis le Chabbat. Le cas discutรฉ est celui d'une bรชte morte pendant le Chabbat : au crรฉpuscule (bein hachmachot) elle รฉtait vivante, donc non destinรฉe aux chiens.

Pour Rabbi Yehouda, un objet non prรฉvu ร  l'entrรฉe du Chabbat est mouktse (mis ร  part) pour tout le jour. Le premier Tanna, anonyme, suit Rabbi Chimon, qui ne retient pas ce mouktse.

Tossefot discute le fondement exact de l'interdit de Rabbi Yehouda : mouktse d'intention (ein mouhan) ou mouktse d'interdit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quand la bรชte est-elle devenue nevela ? Morte avant Chabbat dรฉjร  nevela au crรฉpuscule Morte pendant Chabbat vivante au crรฉpuscule Tous : permis de la couper pour les chiens R. Yehouda interdit : pas prรฉvue Tanna kama (= R. Chimon) permis
Le dรฉsaccord porte seulement sur la bรชte morte pendant le Chabbat.
8
ื’ืžืณ ืื™ืชืžืจ: (ืขืจืœ ืฉื—ื– ืกื™ืžืŸ.) ืืžืจ ืขื•ืœื: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” (ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ).

GUEMARA. Il a รฉtรฉ dit : (moyen mnรฉmotechnique : ayin, rech, lamed, chin, 'het, zayin.) Oula dit : la halakha est comme Rabbi Yehouda.

(Et Chmouel dit : la halakha est comme Rabbi Chimon.)

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื›ืจ"ืฉ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืžื•ืงืฆื”:
Guemara. Comme Rabbi Chimon : qui ne retient pas le mouktse.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืฉ ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืชืจืชื™ ื“ืฉืžื•ืืœ ืœืžื” ืœื™ ื“ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ืžื”ื”ื™ื ื“ื›ืจื›ื™ ื“ื–ื•ื–ื™ ื•ืขื– ืœื—ืœื‘ื” ื•ืจื—ืœ ืœื’ื™ื–ืชื” ื“ืฉื™ืœื”ื™ ืค"ืง (ื“ืฃ ื™ื˜: ื•ืฉื) ื•ืชื™ืจืฅ ืจ"ื™ ื“ืžื•ืงืฆื” ื“ื”ืชื ืงื™ืœ ืžืžื•ืงืฆื” ื“ื”ื›ื:
Et Chmouel dit : la halakha est comme Rabbi Chimon. Le Ri s'รฉtonne : pourquoi a-t-on besoin de deux enseignements de Chmouel ? Qu'on le dรฉduise du cas des nattes des bateaux, et de 'la chรจvre pour son lait, la brebis pour sa tonte', ร  la fin du premier chapitre (19b) ! Le Ri rรฉpond que le mouktse de lร -bas est plus lรฉger que le mouktse d'ici.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืื™ืชืžืจ ืืžืจ ืขื•ืœื ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ืืฃ ืจื‘ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื“ื›ืจื›ื™ ื“ื–ื•ื–ื™ ื“ืจื‘ ืืกืจ ื•ืฉืžื•ืืœ ืฉืจื™. ื•ืืฃ ืœื•ื™ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื™ ื”ื ื“ืœื•ื™ ื›ื™ ื”ื•ื• ืžื™ื™ืชื™ ื˜ืจื™ืคืชื ืงืžื™ื” ื‘ื™ื•ืžื ื˜ื‘ื ืœื ื”ื•ื” ื—ื–ื• ืœื” ืืœื ืืงื™ืœืงืœืชื ืืžืจ ื“ืœืžื ืœื ืžื™ืชื›ืฉืจื ื•ืืคื™ืœื• ืœื›ืœื‘ื™ื ืœื ื—ื–ื™ื. ืžื›ืืŸ ืžื•ื›ื— ื“ืื™ืŸ ื—ืœื•ืง ื‘ืžื•ืงืฆื” ื‘ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืœื™ื•ื ื˜ื•ื‘: ื•ืœื ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžืคืจืฉื™ื ื“ืื ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœืŸ ื‘ืžื•ืงืฆื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื“ืกืชื ืœืŸ ืชื ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ืœื ืคืกืงื™ื ืŸ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืืœื ื‘ืฉื‘ืช ื“ืกืชื ืชื ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ืžื—ืชื›ื™ืŸ ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ืžื™ืจ ื˜ืคื™ ื‘ืฉื‘ืช ืžื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืœื ืืชื™ ืœื–ืœื–ื•ืœื™ ื‘ื™ื” ื›ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืžืกื›ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื“ืฃ ื‘. ื“ื”ื ืžื•ื›ื— ื”ื›ื ื“ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืœื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืžื“ืžื™ื™ืชื™ ืจืื™ื” ื“ืœื•ื™ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžื•ืงืฆื” ื“ืžื—ืชื›ื™ืŸ ืืช ื”ื ื‘ืœื” ืžื”ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืžื•ืงืฆื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืืœืžื ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืื™ืช ืœื™ื” ื›ื•ื•ืชื™ื” ื ืžื™ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ืขื•ื“ ื“ืคืจื™ืš ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืคืกื™ืง ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืžื”ื”ื™ื ื“ืื™ืŸ ืžื‘ืงืขื™ืŸ ืขืฆื™ื ืžืŸ ื”ืงื•ืจื•ืช ื•ืœื ืžืŸ ื”ืงื•ืจื” ืฉื ืฉื‘ืจื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘. ื•ืžื”ื”ื™ื ื“ืื™ืŸ ืžื‘ืงืขื™ืŸ ื“ื™ื™ืง ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืžืกื›ืช ื™ื•"ื˜ ื“ื‘ื™ื•"ื˜ ืกืชื ืœืŸ ืชื ื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื”ื›ื ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ืืžื—ืชื›ื™ืŸ ืืช ื”ื“ืœื•ืขื™ืŸ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉื‘ืช. ืืœื ื•ื“ืื™ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื”ื•ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืฉื ื•ื™ื™ ื”ื›ื™ ืžืชื•ืš ื”ื“ื—ืง ืื‘ืœ ื›ืœ ืฉืืจ ืืžื•ืจืื™ ื“ื”ืชื ื“ืžืคืจืฉื™ ื˜ืขืžื ื“ืžืชื ื™' ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืœื ืžื™ืคืœื’ื™ ื‘ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืœื™ื•ื ื˜ื•ื‘. ื•ื›ืŸ ืคืกืง ืจืฉ"ื™ ืคืจืง ื”ืžื‘ื™ื ื“ืฃ ืœื’. ื’ื‘ื™ ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ: ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื•ืืฃ ื–ืขื™ืจื™ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื•ืืฃ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื“ืื™ืคืœื™ื’ื• ื‘ื” ืจื‘ ืื—ื ื•ืจื‘ื™ื ื ื—ื“ ืืžืจ ื‘ื›ื•ืœื” ืฉื‘ืช ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืฉ ืœื‘ืจ ืžืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ื•ืžืื™ ื ื™ื”ื• ื ืจ ื™ืฉืŸ ื•ื—ื“ ืืžืจ ื‘ืžื—ืžืช ืžื™ืื•ืก ื ืžื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืœื‘ืจ ืžืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ืื™ืกื•ืจ ื•ืžืื™ ื ื™ื”ื• ื ืจ ืฉื”ื“ืœื™ืงื• ื‘ื• ื‘ืื•ืชื” ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก ืืคื™ืœื• ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืžื•ื“ื” ื“ืชื ืŸ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ื ื™ื˜ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžืกืจ ื”ื’ื“ื•ืœ ื•ื™ืชื“ ืฉืœ ืžื—ืจื™ืฉื”. ื•ืงื™"ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ืฆื’: ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ ืื—ื ื•ืจื‘ื™ื ื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ:
Guemara. Il a รฉtรฉ dit : Oula dit : la halakha est comme Rabbi Yehouda. Rav aussi pense que la halakha est comme Rabbi Yehouda, d'aprรจs les nattes des bateaux, que Rav interdit et Chmouel permet. Levi aussi pense que la halakha est comme Rabbi Yehouda, selon ce que faisait Levi : quand on lui apportait une bรชte douteuse (tereifa) un jour de Yom tov, il ne l'examinait que sur le tas d'ordures, en disant : peut-รชtre ne sera-t-elle pas dรฉclarรฉe cachere, et mรชme pour les chiens elle ne sera pas propre. On en dรฉmontre qu'il n'y a pas de diffรฉrence pour le mouktse entre Chabbat et Yom tov. Il n'en est pas comme disent les commentateurs, que pour le mouktse de Yom tov nous tenons comme Rabbi Yehouda, puisque le Tanna a enseignรฉ anonymement comme lui, et que nous ne tranchons comme Rabbi Chimon que pour le Chabbat, oรน le Tanna a enseignรฉ anonymement comme lui ('on coupe les courges devant l'animal'), parce que le Chabbat, รฉtant plus grave que le Yom tov, on ne viendra pas ร  le traiter ร  la lรฉgรจre, comme le dit Rav Nahman au dรฉbut du traitรฉ Yom tov (Beitsa 2a). En effet, on dรฉmontre ici qu'il n'y a pas de diffรฉrence entre Chabbat et Yom tov, puisqu'on apporte comme preuve que Levi tient comme Rabbi Yehouda pour le mouktse, ร  propos de 'on coupe la charogne', ร  partir du fait qu'il retient le mouktse ร  Yom tov : donc celui qui suit Rabbi Yehouda ร  Yom tov le suit aussi le Chabbat. De plus, dans notre passage, on objecte ร  Rabbi Yo'hanan, qui tranche comme Rabbi Chimon, ร  partir de 'on ne fend pas de bois des poutres, ni d'une poutre qui s'est cassรฉe ร  Yom tov'. Or de ce 'on ne fend pas', Rav Nahman dรฉduit au dรฉbut du traitรฉ Yom tov qu'ร  Yom tov le Tanna a enseignรฉ anonymement comme Rabbi Yehouda, et ici on l'oppose ร  'on coupe les courges', qui traite du Chabbat. C'est donc Rav Nahman qui a dรป rรฉpondre ainsi, par contrainte ; mais tous les autres Amoraim de lร -bas, qui expliquent la raison de la michna autrement, ne distinguent pas entre Chabbat et Yom tov. Et c'est ce qu'a tranchรฉ Rachi au chapitre Hamevi (Beitsa 33a), ร  propos de 'on n'appuie pas'. Et Chmouel dit : la halakha est comme Rabbi Chimon. Zeeiri aussi pense que la halakha est comme Rabbi Chimon, et Rabbi Yo'hanan aussi. Et la halakha est comme Rabbi Chimon. Car Rav A'ha et Ravina sont en dรฉsaccord : l'un dit que pour tout le Chabbat la halakha est comme Rabbi Chimon, sauf pour le mouktse en raison de la rรฉpugnance (mouktse mehamat mious), ร  savoir une vieille lampe ; l'autre dit que mรชme pour le mouktse de rรฉpugnance la halakha est comme Rabbi Chimon, sauf pour le mouktse en raison d'un interdit (mehamat issour), ร  savoir une lampe qu'on a allumรฉe ce Chabbat-lร . Mais le mouktse en raison d'une perte d'argent (mehamat hesron kis), mรชme Rabbi Chimon le reconnaรฎt, comme nous l'avons appris : tous les objets peuvent รชtre dรฉplacรฉs le Chabbat, sauf la grande scie et le soc de la charrue. Et nous tenons (Houlin 93b) que partout oรน Rav A'ha et Ravina sont en dรฉsaccord, la halakha suit celui qui est indulgent.
๐Ÿ’ก Explication

Les mots entre parenthรจses sont un siman (moyen mnรฉmotechnique) : chaque lettre renvoie ร  un Amora citรฉ ensuite (ayin : Oula, rech : Rav, lamed : Levi, chin : Chmouel, zayin : Zeeiri ; le 'het renvoie vraisemblablement ร  Rabbi Yo'hanan).

Le Roch conclut : halakha comme Rabbi Chimon pour le mouktse le Chabbat, avec les exceptions discutรฉes par Rav A'ha et Ravina ; il ajoute qu'il n'y a pas de distinction entre Chabbat et Yom tov en cette matiรจre.

9
ื•ืืฃ ืจื‘ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืžื“ื›ืจื›ื™ ื“ื–ื•ื–ื™, ื“ืจื‘ ืืกืจ ื•ืฉืžื•ืืœ ืฉืจื™. ื•ืืฃ ืœื•ื™ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื›ื™ ื”ื ื“ืœื•ื™ ื›ื™ ื”ื•ื• ืžื™ื™ืชื™ ื˜ืจื™ืคืชื ืœืงืžื™ื” ื‘ื™ื•ืžื ื˜ื‘ื, ืœื ื”ื•ื” ื—ื–ื™ ืœื” ืืœื ื›ื™ ื™ืชื™ื‘ ืืงื™ืงืœื™ืชื. ื“ืืžืจ: ื“ื™ืœืžื ืœื ืžืชื›ืฉืจื, ื•ืืคื™ืœื• ืœื›ืœื‘ื™ื ืœื ื—ื–ื™ื.

Rav aussi pense que la halakha est comme Rabbi Yehouda. [On le sait] par les nattes des bateaux (karkhei dezouzei), que Rav interdit et que Chmouel permet.

Levi aussi pense que la halakha est comme Rabbi Yehouda, selon ce qui suit : quand on apportait devant Levi une bรชte au statut douteux (tereifa) un jour de Yom tov, il ne l'examinait qu'assis prรจs du tas d'ordures. Car il disait : peut-รชtre ne sera-t-elle pas dรฉclarรฉe cachere, et mรชme pour les chiens elle ne sera pas propre.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžื“ื›ืจื›ื™ ื“ื–ื•ื–ื™ ืžื—ืฆืœื•ืช ื”ืขืฉื•ื™ื•ืช ืœืกืคื™ื ื•ืช ืœื›ืกื•ืช ืคืจืงืžื˜ื™ื ืฉื‘ืชื•ื›ืŸ. ื–ื•ื–ื™ ืกืคื™ื ื•ืช ื‘ืœืฉื•ืŸ ืืจืžื™ ื›ืš ืžืฆืืชื™ ื‘ืชืฉื•ื‘ืช ื”ื’ืื•ื ื™ื:
Par les nattes des bateaux : des nattes faites pour les bateaux, pour couvrir la marchandise qui s'y trouve. 'Zouzei' signifie bateaux en aramรฉen ; c'est ce que j'ai trouvรฉ dans une responsa des Gueonim.
ื›ื™ ื”ื•ื• ืžื™ื™ืชื™ ื˜ืจื™ืคืชื ืœืงืžื™ื” ื‘ื”ืžื” ืฉื ื•ืœื“ ื‘ื” ืกืคืง ื˜ืจืคื•ืช ื•ืฆืจื™ื›ื” ืœื”ื•ืจืืช ื—ื›ื:
Quand on apportait une tereifa devant lui : une bรชte chez qui s'est prรฉsentรฉ un doute de tereifa et qui nรฉcessite la dรฉcision d'un sage.
ืืงืœืงื™ืœืชื ืขืœ ื”ืืฉืคื” ืฉืื ื™ืจืื ื” ื˜ืจื™ืคื” ื™ื ื™ื—ื” ืฉื:
Akilkilta : sur le tas d'ordures, pour que, s'il la juge tereifa, il la laisse la.
ื•ืืคื™ืœื• ืœื›ืœื‘ื™ื ืœื ื—ื–ื™ื ื“ื ืฉื—ื˜ื” ื”ื™ื•ื ื•ืœื ื™ื•ื›ืœื• ืœื˜ืœื˜ืœ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”:
Et mรชme pour les chiens elle n'est pas propre : car elle a รฉtรฉ abattue aujourd'hui, et on ne pourra pas la dรฉplacer, selon Rabbi Yehouda.
๐Ÿ’ก Explication

Rav interdit de dรฉplacer les nattes des bateaux, qui ne servent qu'ร  couvrir la marchandise : il retient le mouktse, comme Rabbi Yehouda.

Levi examinait une bรชte abattue ร  Yom tov, au statut douteux, sur le tas d'ordures. Si elle รฉtait dรฉclarรฉe tereifa, elle devenait interdite ร  l'homme ; destinรฉe ร  l'homme au dรฉbut du jour, elle n'รฉtait pas prรฉvue pour les chiens, donc mouktse et impossible ร  dรฉplacer. Il la laissait donc sur place, ร  l'endroit oรน on la jette.

10
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื•ืืฃ ื–ืขื™ืจื™ ืกื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื“ืชื ืŸ: ื‘ื”ืžื” ืฉืžืชื” โ€” ืœื ื™ื–ื™ื–ื ื” ืžืžืงื•ืžื”, ื•ืชืจื’ืžื” ื–ืขื™ืจื™: ื‘ื‘ื”ืžืช ืงื“ืฉื™ื. ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ โ€” ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ื•ืืฃ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื•ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื›ื™? ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ืœื›ื” ื›ืกืชื ืžืฉื ื”, ื•ืชื ืŸ:

Et Chmouel dit : la halakha est comme Rabbi Chimon. Zeeiri aussi pense que la halakha est comme Rabbi Chimon, comme nous l'avons appris : une bรชte qui est morte, on ne la dรฉplace pas de sa place ; et Zeeiri l'a expliquรฉe : d'une bรชte consacrรฉe (kodachim) ; mais pour une bรชte profane (houlin), c'est bien permis.

Rabbi Yo'hanan aussi a dit que la halakha est comme Rabbi Chimon. Mais Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ?

Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : la halakha suit la michna anonyme (setam michna) ; et nous avons appris :

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชืจื’ืžื ื–ืขื™ืจื™ ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื” ื‘ื‘ื”ืžืช ืงื“ืฉื™ื ื“ืืกื•ืจื” ื‘ื”ื ืื” ื•ืœื ื—ื–ื™ื ืœื›ืœื‘ื™ื ื”ื ื“ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ืœื”ืื›ื™ืœื” ืœื›ืœื‘ื™ื:
Zeeiri l'a expliquรฉe : au traitรฉ Beitsa ; d'une bรชte consacrรฉe, qui est interdite ร  tout profit et ne convient pas aux chiens ; mais celle qui est profane, il est bien permis de la donner ร  manger aux chiens.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ืชืจื’ืžื ื–ืขื™ืจื™ ื‘ื‘ื”ืžืช ืงื“ืฉื™ื ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื”ื™ื›ื™ ืžื•ื›ื— ืžื”ื›ื ื“ืก"ืœ ื›ืจ"ืฉ ืข"ื› ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืื•ืงืžื” ื‘ื‘ื”ืžืช ืงื“ืฉื™ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ืคืจืง ืื™ืŸ ืฆื“ื™ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ื›ื–:) ืžืฉื•ื ื“ืžืชื ื™' ื ืžื™ ื“ื™ืงื ื“ืงืชื ื™ ืขืœื” ื•ืœื ื”ื—ืœื” ืฉื ื˜ืžืืช ืžื” ื—ืœื” ื“ืงื“ืฉื™ื ืืฃ ื‘ื”ืžื” ื“ืงื“ืฉื™ื ื•ืžื›ื— ื”ืื™ ื“ื™ื•ืงื ืคืจื™ืš ื”ืชื ืœืžืจ ื‘ืจ ืืžื™ืžืจ ื“ืืžืจ ืžื•ื“ื” ื”ื™ื” ืจ"ืฉ ื‘ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื ืฉืžืชื• ืฉืืกื•ืจื™ืŸ ื•ื“ื—ื™ืง ืจ"ื™ ืœืชืจืฅ ื“ื”ื›ื™ ืงื™ื ืœื™ื” ืœื”ืฉ"ืก ืฉืœื ืคื™ืจืฉ ื–ืขื™ืจื™ ื›ืŸ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืœืื•ืงืžื” ื›ืจ"ืฉ. ืž"ืจ:
Zeeiri l'a expliquรฉe d'une bรชte consacrรฉe. Le Ri s'รฉtonne : comment dรฉmontre-t-on d'ici qu'il pense comme Rabbi Chimon ? Il fallait de toute faรงon l'รฉtablir pour une bรชte consacrรฉe, comme on le dรฉmontre au chapitre Ein tsadin (Beitsa 27b), parce que la michna elle-mรชme le laisse dรฉduire, puisqu'elle enseigne ร  sa suite 'ni la 'hala qui est devenue impure' : de mรชme que la 'hala est sainte, de mรชme la bรชte est une bรชte consacrรฉe. Et c'est en vertu de cette dรฉduction qu'on objecte lร -bas ร  Mar bar Amemar, qui dit : Rabbi Chimon reconnaissait que les animaux vivants qui sont morts sont interdits. Le Ri rรฉpond avec difficultรฉ que le Talmud avait รฉtabli que Zeeiri n'a expliquรฉ ainsi que parce qu'il voulait รฉtablir la michna selon Rabbi Chimon. Mon maรฎtre.
ื•ื”ื ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืกืชื ืžืฉื ื” ื•ืชื ืŸ ืื™ืŸ ืžื‘ืงืขื™ืŸ ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื”ื™ื›ื™ ืžื•ื›ื— ืžื”ื›ื ื“ืœื ืก"ืœ ื›ืจ"ืฉ ื“ื”ื”ื™ื ื•ื“ืื™ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืฉืžื ืื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžื™ื’ื• ื“ืื™ืชืงืฆืื™ ืœื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ืื™ืชืงืฆืื™ ืœื›ื•ืœื™ ื™ื•ืžื ื•ืงื•ืจื” ืฉื ืฉื‘ืจื” ืืคื™ืœื• ืœืจ"ืฉ ืื™ืชืงืฆืื™ ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ืงื•ื“ื ืฉื‘ื™ืจืชื” ื“ื”ื•ืื™ ืžื•ืงืฆื” ืžื—ืžืช ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก ื“ืžื•ื“ื” ื‘ื™ื” ืจ"ืฉ ืื‘ืœ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœื ืื™ืชืงืฆืื™ ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื”ื”ื™ื ืžื•ืงืฆื” ืžื” ืฉื”ื™ื ืขื•ืžื“ืช ืœืื“ื ื•ื”ื™ื” ืจื•ืฆื” ืจื‘ื™ ืœืชืจืฅ ื“ืื™ ืื™ืช ืœื™ื” ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืžื™ื’ื• ื“ืื™ืชืงืฆืื™ ื”ื™ื” ืื•ืกืจ ื•ื“ืื™ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื”ืžื” ืฉื ืชื ื‘ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืฉื”ืจื™ ื ื”ื™ ืฉื”ื™ืชื” ืจืื•ื™ื” ืœื›ืœื‘ื™ื ื‘ืœื ืฉื—ื™ื˜ื” ื›ื“ืคื™ืจืฉื™ืช ืœืขื™ืœ ืžื™ื”ื• ืœื˜ืœื˜ืœ ื”ื™ืชื” ืืกื•ืจื” ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืžื•ื“ื• ื“ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื ื”ื ืžื•ืงืฆื™ื ื”ื•ื” ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ืžื™ื’ื• ื“ืื™ืชืงืฆืื™ ื•ื“ื ืชื™ ืœืคื ื™ ืจื‘ื™ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื™ื ืจืื•ื™ื” ืœื›ืœื‘ื™ื ืžืฉื•ื ืฉื”ื™ื ืžื•ืงืฆื” ืœื˜ืœื˜ืœ ืื™ืŸ ืœื ื• ืœืื•ืกืจื” ืœื˜ืœื˜ืœ ื ื‘ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืืคื™ืจื•ืช ื”ื ื•ืฉืจื™ืŸ ื“ืชืœื™ื ืŸ ื˜ืขืžื ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื’.) ืฉืžื ื™ืขืœื” ื•ื™ืชืœื•ืฉ ื•ืžืฉื•ื ืžื•ืงืฆื” ืœื ืืกื™ืจื™ ืœื˜ืœื˜ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื–ื• ืœืขื•ืจื‘ื™ื ื‘ืขื•ื“ืŸ ืžื—ื•ื‘ืจื™ืŸ ืืข"ืค ืฉื‘ืขืช ื—ื‘ื•ืจืŸ ื”ื™ื• ืืกื•ืจื™ืŸ ืœื˜ืœื˜ืœ ื•ืชื™ืจืฅ ืจื‘ื™ ื“ืžืกืชืžื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ืื™ื™ืจื™ ื‘ื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืฉืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ื‘ืขื•ื“ืŸ ื—ื™ื™ื ื‘ื™ืŸ ืฉืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ื“ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืฉืจื™ ืจ"ืฉ ื•ืื›ื•ืœื”ื• ืงืื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ืœื ืœืžื—ืฆื” ืืœืžื ืœื™ืช ืœื™ื” ืžื™ื’ื• ื“ืื™ืชืงืฆืื™. ืž"ืจ:
Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : la halakha suit la michna anonyme ; et nous avons appris : on ne fend pas, etc. Le Ri s'รฉtonne : comment dรฉmontre-t-on d'ici qu'il ne pense pas comme Rabbi Chimon ? Car cette michna-lร  est certainement comme Rabbi Yehouda ; mais peut-รชtre Rabbi Yo'hanan tient-il le principe 'puisque la chose a รฉtรฉ mise ร  part au crรฉpuscule, elle est mise ร  part pour tout le jour' (migo deitkatsai). Or la poutre qui s'est cassรฉe, mรชme pour Rabbi Chimon, รฉtait mise ร  part au crรฉpuscule, avant de se casser, car elle รฉtait mouktse en raison d'une perte d'argent, que Rabbi Chimon reconnaรฎt. Mais dans notre michna, elle n'รฉtait pas mise ร  part au crรฉpuscule, car il ne retient pas ce mouktse, puisqu'elle รฉtait destinรฉe ร  l'homme. Notre maรฎtre voulait rรฉpondre : si Rabbi Yo'hanan tenait 'migo deitkatsai', il interdirait certainement de dรฉplacer une bรชte devenue nevela le Chabbat ; en effet, admettons qu'elle รฉtait propre aux chiens sans abattage, comme je l'ai expliquรฉ plus haut ; mais la dรฉplacer รฉtait interdit, car tous reconnaissent que les animaux vivants sont mouktse ; il faudrait donc dire 'puisqu'elle a รฉtรฉ mise ร  part'. J'ai discutรฉ devant notre maรฎtre : puisqu'elle est propre aux chiens, mรชme si c'est pour cela qu'elle รฉtait mouktse au dรฉplacement, nous ne devons pas interdire de dรฉplacer la charogne le Chabbat, comme pour les fruits qui tombent [de l'arbre], dont on fait dรฉpendre l'interdit, au dรฉbut de Beitsa (3a), de la crainte qu'on monte et cueille, et non du mouktse, puisqu'ils sont propres aux corbeaux lorsqu'ils sont attachรฉs, bien qu'au moment oรน ils รฉtaient attachรฉs il รฉtait interdit de les dรฉplacer. Notre maรฎtre a rรฉpondu : notre michna traite sans doute de tous les cas, aussi bien des bรชtes propres aux chiens vivantes que de celles qui ne le sont pas, et dans tous les cas Rabbi Chimon permet ; et Rabbi Yo'hanan, qui dit que la halakha est comme Rabbi Chimon, se rapporte ร  toute notre michna, et non ร  une moitiรฉ. Donc il ne tient pas 'migo deitkatsai'. Mon maรฎtre.
ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืกืชื ืžืฉื ื” ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื‘.) ืืžืจื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ืฉื‘ืช ื“ืกืชื ืœืŸ ืชื ื ื›ืจ"ืฉ ืžืฉืžืข ื“ื—ืฉื™ื‘ ืœืกืชืžื ื“ืžืชื ื™' ืกืชืžื. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ืกืชืžื ืงืืžืจ ื“ื•ื“ืื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืกืชืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ืคืœื™ื’ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืกืชืžื ืœืื• ื“ื•ืงื ืืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืจื‘ื™ื. ืž"ืจ:
Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : la halakha suit la michna anonyme. Au dรฉbut de Beitsa (2a), nous disons qu'ร  propos du Chabbat le Tanna a enseignรฉ anonymement comme Rabbi Chimon ; ce qui laisse entendre qu'il considรจre l'anonyme de notre michna comme une michna anonyme. Notre maรฎtre a dit : il ne le dit pas au titre de michna anonyme, car il ne la considรจre certainement pas comme anonyme, puisque dans la michna mรชme Rabbi Yehouda est en dรฉsaccord ; 'anonyme' n'est pas ร  prendre ร  la lettre : il la considรจre comme l'avis de la majoritรฉ. Mon maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

Camp de Rabbi Chimon. Zeeiri limite une michna interdisant de dรฉplacer une bรชte morte au cas d'une bรชte consacrรฉe, interdite ร  tout profit et donc inutilisable pour les chiens ; pour une bรชte profane, il permet, ce qui revient ร  rejeter le mouktse de Rabbi Yehouda.

La Guemara conteste ensuite l'avis attribuรฉ ร  Rabbi Yo'hanan : il suit en principe la setam michna (michna anonyme), et une michna anonyme (citรฉe en 157a : on ne fend pas de bois des poutres ร  Yom tov) suit Rabbi Yehouda.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).