Shabbat 54b โ€” Fin de Bameh behema : les objets de l'animal et le devoir de protester

Shabbat 54b

Sougya : Le daf achรจve la question de la corde du chameau, puis cite la michna finale du chapitre Bameh behema : l'รขne, les coqs, les bรฉliers, les brebis, le veau et la vache ne sortent pas avec divers objets. La guemara explique la fonction de chacun : clochette de foire, protection d'une plaie, signe de propriรฉtรฉ, petit joug.

Elle discute longuement le terme hanounot (Rav Aha bar Oula, Rav Papa bar Chmouel, Rav Houna, Chimon le nazir). La vache de Rabbi Elazar ben Azarya รฉtait en fait ร  sa voisine : faute d'avoir protestรฉ, elle porte son nom.

D'oรน le principe : qui peut protester et ne le fait pas est puni pour les fautes de sa maison, de sa ville, du monde entier.

Michna : avec quoi l'animal ne sort pas le ChabbatAnimalObjetFonction selon la guemaraร‚nebat (mardaat) non attachรฉil n'est pas attachรฉ depuis la veille (cf. 53a)ร‚neclochette (zog), mรชme bouchรฉeil a l'air d'aller ร  la foire (hinga)ร‚neรฉchelle au cou (bei loua)l'empรชcher de gratter une plaieร‚necourroie ร  la patteprotรฉger des pas qui s'entrechoquent (guizra)Coqsfilssigne de propriรฉtรฉ, pour ne pas les confondreCoqscourroie aux pattesqu'ils ne cassent pas les ustensilesBรฉlierschariot sous la queueque la queue ne soit pas blessรฉeBrebishanounotdiscute : voir le schรฉma suivantVeauguimonpetit joug (bar nira) : apprendre ร  courber la tรชteVachepeau de hรฉrisson (koufar)que des bรชtes ne la tรจtent pasVachecourroie entre les cornesRav : toujours interdit ; Chmouel : permis si gardeRachi : on tient ร  ces objets ; s'ils tombent, on risque de les rapporter.La courroie entre les cornes : un fardeau (massa) pour l'animal.
Les objets de la michna, animal par animal, avec la fonction que leur donne la guemara.
Les brebis hanounot : quatre explicationsRav Aha bar Oulaaprรจs la tonte :tissu trempรฉ d'huilesur le front,contre le froidRav Papa bar Chmouelร  l'agnelage :deux tissus huiles,front et matrice,pour la rรฉchaufferRav Hounaรฉclat de l'arbre hanoundans le nez :elle รฉternue, les versde sa tรชte tombentChimon le nazirรฉclat de genรชt(retem)dans le nezRav Hisda : rejetรฉtu en fais Mar Oukva !Rav Nahman : rejetรฉtu en fais Yalta !Et les bรฉliers ?ils se cognent : vers tombentPourquoi le mot hanounot ?Rav Houna : du nom de l'arbre hanoun. Les autres : on leur fait une chose par pitiรฉ (rahamim, hanina).
Hanounot : deux explications rejetรฉes, deux retenues, et la raison du nom.
Celui qui peut protester et ne le fait pas est saisi (nitpas)sa maisonsa villele monde entierExemple : R. Elazar ben Azaryala vache รฉtait ร  sa voisine ; il n'a pas protestรฉ,elle est appelรฉe de son nomRav Papa : la maison de l'Exilarqueson autoritรฉ s'รฉtend ร  tout Israรซl :elle est saisie pour le monde entierR. Hanina (Yechaya 3,14)Hachem juge les anciens et les princes :suite du verset en 55a
Le devoir de protester : la responsabilitรฉ s'รฉtend jusqu'oรน porte l'autoritรฉ.
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Mais n'a-t-on pas enseignรฉ (dans une baraita) : ร  condition qu'il la soulรจve du sol d'un tefah ! Cette (baraita)-lร  a รฉtรฉ enseignรฉe au sujet de la corde intermรฉdiaire.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ืชื ื™ื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื˜ืคื— ืื‘ืœ ื›ืœ ื›ืžื” ื“ื‘ืขื™ ื ื™ืคื•ืง ืžืชื•ืชื™ื” ื™ื“ื™ื”:
Mais n'a-t-on pas enseignรฉ : ร  condition qu'il la soulรจve du sol d'un tefah : mais (la corde) peut dรฉpasser sous sa main autant qu'on veut.
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La corde intermรฉdiaire : celle qui est entre sa main et le chameau ; pour celle-lร  il dit qu'elle peut รชtre aussi longue qu'on veut, ร  condition qu'il la soulรจve du sol d'un tefah, pour qu'on voie que l'animal est tirรฉ par elle ; sinon, on ne verrait pas qu'on garde l'animal, et ce serait un simple fardeau, car on ne verrait pas qu'il tient sa tรชte dans sa main.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 54a : celui qui mรจne un chameau par une corde doit veiller ร  ce que la corde reste un moyen de garde (nitra) et ne devienne pas un fardeau (massa). La baraita qui exige de soulever la corde d'un tefah vise la partie entre la main et l'animal : si elle traรฎne au sol, on ne voit plus que l'animal est tenu.

2
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MICHNA. L'รขne ne sort pas avec le bat (mardaat) lorsqu'il ne lui est pas attachรฉ, ni avec une clochette, mรชme si elle est bouchรฉe, ni avec l'รฉchelle qui est ร  son cou, ni avec la courroie qui est ร  sa patte.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ื‘ื–ื•ื’ ืื™ืฉืงืœื™ื˜"ื:
Michna. Avec une clochette : esquilette (en vieux franรงais).
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Mรชme si : son creux est bouche avec de la bourre, de sorte que son battant ne tinte pas pour faire du bruit ; et la guemara en explique la raison.
ืกื•ืœื ื•ืจืฆื•ืขื” ื•ื›ืœ ื”ื ืš ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื•ื›ื•ืœื”ื• ืžืฉื•ื ื“ื—ื™ื™ืก ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ืื™ ื ืคืœื™ ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™:
L'รฉchelle, la courroie et tous ceux de la michna sont expliquรฉs dans la guemara ; et pour tous, (la raison est) qu'on y tient, et s'ils tombent on viendrait ร  les rapporter.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืื™ืŸ ื—ืžื•ืจ ื™ื•ืฆื ื‘ืžืจื“ืขืช ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ื ื” ืงืฉื•ืจื” ืœื• ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช. ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืืŸ ื“ืื–ื™ืœ ืœื—ื™ื ื’ื. ื•ืœื ื‘ืกื•ืœื ืฉื‘ืฆื•ืืจื• ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ื™ ืœื•ืขื ืœืžืื™ ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื™ื›ื ื“ืื™ืช ืœื” ืžื›ื” ื“ืœื ื”ื“ืจ ื—ื™ื™ืš ืœื”. ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจื’ืœื™ื” ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœื’ื™ื–ืจื. ื•ืื™ืŸ ื”ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ. ื“ืขื‘ื“ื™ ืœืกื™ืžื ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ื—ืœืคื™. ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจื’ืœื™ื”ืŸ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื”ื• ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ืชื‘ืจื• ืžืื ื™. ื•ืื™ืŸ ื”ื–ื›ืจื™ื ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืขื’ืœื” ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื”ื• ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ื—ืžื˜ื ืืœื™ืชื™ื™ื”ื•. ื•ืื™ืŸ ื”ืจื—ืœื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื—ื ื•ื ื•ืช ืžืื™ ื—ื ื•ื ื•ืช ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืขืฅ ืื—ื“ ื™ืฉ ื‘ื›ืจื›ื™ ื”ื™ื ื•ื—ื ื•ืŸ ืฉืžื• ื•ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœื” ื‘ื—ื•ื˜ืžื” ื›ื“ื™ ืฉืชืชืขื˜ืฉ ื•ื™ืคืœื• ื“ืจื ื™ ืฉื‘ืจืืฉื”. ืื™ ื”ื›ื™ ื–ื›ืจื™ื ื ืžื™. ื–ื›ืจื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ื’ื—ื™ ืื”ื“ื“ื™ ืžืžื™ืœื ื ืคืœื™. ืฉืžืขื•ืŸ ื ื–ื™ืจื ืืžืจ ืงืกืžื ื“ืจื™ืชืžื ืื™ืŸ ื”ืขื’ืœ ื™ื•ืฆื ื‘ื’ื™ืžื•ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจ ื ื™ืจื. ืžืื™ ืžืฉืžืข ื“ื”ืื™ ื’ื™ืžื•ืŸ ืœื™ืฉื ื ื“ืžื™ื›ืฃ ื”ื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื”ืœื›ื•ืฃ ื›ืื’ืžื•ืŸ ืจืืฉื•. ื•ืœื ืคืจื” ื‘ืขื•ืจ ื”ืงื•ืคืจ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ืžืฆื™ื•ื” ื™ืืœื™. ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื” ืื™ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืœื ื•ื™ ืืกื•ืจ ืœืฉืžืจ ืžื•ืชืจ. ืื™ ืœืจื‘ ื“ืืžืจ ื‘ื™ืŸ ืœื ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžืจ ืืกื•ืจ. ืคืจืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื›ื•' ืชื ื ืœื ืฉืœื• ื”ื™ืชื” ืืœื ืฉืœ ืฉื›ื™ื ืชื• ื•ืžืชื•ืš ืฉืœื ืžื™ื—ื” ื‘ื” ื ืงืจืืช ืขืœ ืฉืžื• ืื™ืชืžืจ ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ ื—ื‘ื™ื‘ื. ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืžื•ืขื“ ื›ืœ ื›ื”"ื’ ื—ืœื•ืคื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืžืขื™ื™ืœื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ. ื›ืœ ืฉืืคืฉืจ ืœื• ืœืžื—ื•ืช ื‘ืื ืฉื™ ื‘ื™ืชื• ื•ืื™ื ื• ืžื•ื—ื” ื ืชืคืฉ ืขืœ ืื ืฉื™ ื‘ื™ืชื•. ื‘ืื ืฉื™ ืขื™ืจื• ื•ืื™ื ื• ืžื•ื—ื” ื ืชืคืฉ ืขืœ ืื ืฉื™ ืขื™ืจื• ื‘ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื• ื ืชืคืฉ ืขืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื•. ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ื”ื ื™ ื“ื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื ืžืชืคืฉื™ ืื›ื•ืœื™ ืขืœืžื: ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื‘ืžื” ื‘ื”ืžื”
Guemara. L'รขne ne sort pas avec le bat, comme nous l'avons dit plus haut : lorsqu'il ne lui est pas attachรฉ depuis la veille de Chabbat. Ni avec une clochette, parce qu'il a l'air de quelqu'un qui va ร  la foire (hinga). Ni avec l'รฉchelle ร  son cou : Rav Houna a dit : (une piรจce) prรจs de la mรขchoire. ร€ quoi sert-elle ? Pour le cas oรน il a une plaie, afin qu'il ne se retourne pas pour la gratter. Ni avec la courroie ร  sa patte, qu'on lui fait pour ses pas (guizra). Et les coqs ne sortent pas avec des fils, qu'on leur fait comme signe, pour qu'ils ne soient pas confondus. Ni avec la courroie ร  leurs pattes, qu'on leur fait pour qu'ils ne cassent pas les ustensiles. Et les bรฉliers ne sortent pas avec le chariot, qu'on leur fait pour que leur queue ne soit pas blessรฉe. Et les brebis ne sortent pas hanounot. Que signifie hanounot ? Rav Yehouda a dit : il y a un arbre dans les villes de la mer, nommรฉ hanoun ; on le leur place dans le nez pour qu'elles รฉternuent et que tombent les vers de leur tรชte. S'il en est ainsi, les mรขles aussi ! Les mรขles, puisqu'ils se donnent des coups de corne les uns aux autres, (les vers) tombent d'eux-mรชmes. Chimon le nazir a dit : un รฉclat de genรชt. Le veau ne sort pas avec le guimon : Rav Houna a dit : un petit joug (bar nira). D'oรน dรฉduit-on que ce guimon est un terme de courbure ? De ce qu'il est รฉcrit : Est-ce pour courber sa tรชte comme un jonc (agmon) ? Ni la vache avec la peau de hรฉrisson, pour que les bรชtes rampantes ne la tรจtent pas. Ni avec la courroie entre ses cornes : selon Chmouel, qui dit : pour l'ornement, c'est interdit ; pour la garde, c'est permis. Selon Rav, qui dit : pour l'ornement comme pour la garde, c'est interdit. La vache de Rabbi Elazar ben Azarya, etc. : on a enseignรฉ : elle n'รฉtait pas ร  lui mais ร  sa voisine, et comme il n'a pas protestรฉ contre elle, elle est appelรฉe de son nom. On a rapportรฉ : Rav et Rabbi Hanina, Rabbi Yo'hanan et Rav Haviva. Dans tout (le seder) Moed, partout oรน figure un tel (groupe), on remplace Rabbi Yo'hanan et on insรจre Rabbi Yonatan. Quiconque peut protester contre les gens de sa maison et ne proteste pas est saisi pour les gens de sa maison ; contre les gens de sa ville, il est saisi pour les gens de sa ville ; contre le monde entier, il est saisi pour le monde entier. Rav Papa a dit : ceux de la maison de l'Exilarque sont saisis pour le monde entier. Fin du chapitre Bameh behema.
๐Ÿ’ก Explication

Derniรจre michna du chapitre Bameh behema. Elle รฉnumรจre des objets avec lesquels l'animal ne sort pas le Chabbat dans le domaine public. Deux raisons gรฉnรฉrales reviennent : l'objet a de la valeur et, s'il tombe, le propriรฉtaire risque de le rapporter (ati leatouye) sur quatre coudรฉes ; ou l'objet n'est pas une parure ou une garde nรฉcessaire et devient un fardeau (massa) portรฉ par l'animal.

Le Roch rรฉsume toute la guemara de l'amud et en garde la halakha, y compris le principe final sur le devoir de protester.

3
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Et les coqs ne sortent pas avec des fils, ni avec la courroie qui est ร  leurs pattes ; et les bรฉliers ne sortent pas avec le chariot qui est sous leur queue.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Chariot : comme une petite charrette qu'on lui fait sous sa queue ; car le bout de la queue de ces bรฉliers est large comme un petit coussin, sans os, fait de graisse, รฉpais et lourd ; quand il traรฎne ร  terre, il est รฉgratignรฉ et abรฎmรฉ ; on lui fait donc un chariot qui roule derriรจre lui quand il marche, et la queue y est attachรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

La queue grasse (alya) des bรฉliers orientaux pouvait รชtre trรจs lourde ; le petit chariot la protรฉgeait du sol.

4
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Et les brebis ne sortent pas hanounot ; et le veau ne sort pas avec le guimon ; ni la vache avec la peau de hรฉrisson (koufar), ni avec la courroie qui est entre ses cornes. La vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait avec la courroie entre ses cornes, contre l'avis des Sages.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงื•ืคืจ ืฉืจืฅ ื”ื•ื ืฉื ื™ืžื™ื• ื—ื“ื™ืŸ ื›ืžื—ื˜ ื•ืงื•ืจื™ืŸ ืœื• ื”ืจื™ืฆื•"ืŸ ื•ืงื•ืฉืจื™ืŸ ืขื•ืจื• ื‘ื“ื“ื™ ื”ืคืจื” ืฉืœื ื™ื ื™ืงื•ื” ืฉืจืฆื™ื:
Koufar : c'est une petite bรชte dont les poils sont pointus comme des aiguilles, qu'on appelle hรฉrisson ; on attache sa peau aux mamelles de la vache pour que les bรชtes rampantes ne la tรจtent pas.
ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื” ื“ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ื ืœื” ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Ni avec la courroie entre ses cornes : car c'est pour elle un fardeau, comme l'explique la guemara.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืฉื ื”: ืคืจืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื™ืชื” ื™ื•ืฆืืช ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื”, ืฉืœื ื‘ืจืฆื•ืŸ ื—ื›ืžื™ื. ื’ืžืจื: ื•ื—ื“ื ืคืจื” ื”ื•ื™ื ืœื™ื”. ื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ืขื™ื•ืŸ ื™ืขืงื‘ ื–"ืœ ืžืงืฉื™ื ื”ืขื•ืœื, ืœืคื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื‘ืคืกื•ืง (ื‘ืจืืฉื™ืช ืœื‘, ื”) ื•ื™ื”ื™ ืœื™ ืฉื•ืจ, ื“ืจืš ืืจืฅ ืœื•ืžืจ ืขืœ ืฉื•ื•ืจื™ื ื”ืจื‘ื” 'ืฉื•ืจ' ืื ื›ืŸ ืžืื™ ืžืงืฉื” ื”ื›ื? ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืžืฉื•ื ืฉื•ืจืช ื“ืจืš ืืจืฅ ืœื ื™ืฉื ื” ืืœื ืชื™ื‘ื” ืื—ืช ื“ืงืจื™ ืœืจื‘ื™ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื™ื—ื™ื“, ืื‘ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืฉื ื•ืช ืฉืœืฉ ืชื™ื‘ื•ืช ื•ื™ื•ืชืจ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ื, ื‘ืชื™ื‘ืช ื”ื™ืชื” , ื•ืชื™ื‘ืช ื™ื•ืฆืืช , ื•ืชื™ื‘ืช ืงืจื ื™ื” , ื›ืœ ื›ื”ื ืœื ืขื‘ื™ื“ ื“ืžืฉื ื™ ืžืฉื•ื ืฉื•ืจืช ื“ืจืš ืืจืฅ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื“ืœืฉื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื‘ื“ื‘ืจื ื–ื” ืขื ื–ื” ืœื—ื•ื“, ื•ื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื” ืœื—ื•ื“. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื™ ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื™ื” ืœื• ื›ืžื” ืืœืคื™ื ืคืจื•ืช, ืขืœ ื›ืŸ ืื ื‘ืงื•ืฉื˜ื ื”ื™ื• ื›ืœ ืคืจื•ืชื™ื• ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืจืฆื•ืขื” ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืชื ื ืœืžื ืงื˜ ืคืจืชื• ื›ืœืฉื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื, ื›ื™ ืฉืžื ื™ืฉ ืฉื—ื•ืฉื‘ ื“ื‘ืจื™ ื”ืชื ื ื›ืคืฉื•ื˜ืŸ ื“ื—ื“ื ืคืจื” ื”ื™ืชื” ื™ื•ืฆืื”, ื•ื™ื‘ื ืœืžื™ื“ืง ื“ื’ื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืœื ื”ืชื™ืจ ืืœื ื‘ื›ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืฉืœื ื”ื™ื” ื“ื‘ืจ ืฉืœ ืคืจื”ืกื™ื™ื, ื›ื™ ื”ื™ืชื” ืคืจื” ืื—ืช ื™ื•ืฆืื” ื›ืš ื‘ื™ืŸ ื›ืžื” ืืœืคื™ื ืคืจื•ืช ื“ืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ. ื•ืขื•ื“ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื™ื” ืœื• ื›ืžื” ืืœืคื™ื ืคืจื•ืช ืื ื‘ืืžืช ื”ื™ื• ื›ื•ืœื ื™ื•ืฆืื™ื ื‘ืจืฆื•ืขื” ื”ื™ื” ืœื• ืœืชื ื ืœืžื ืงื˜ ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ื ื‘ืคื™ืจื•ืฉ, ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืขื‘ื™ื“ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืžืขืฉื” ืจื‘ ื‘ื›ืžื” ืืœืคื™ื ืคืจื•ืช, ื•ืจืื™ืชื™ ืœื”ื’ืื•ืŸ ื—ื™ื“"ื ื–"ืœ ื‘ืคืชื— ืขื™ื ื™ื ืฉื”ืงืฉื” ืขืœ ืชื™ืจื•ืฅ ื”ืจื‘ ืขื™ื•ืŸ ื™ืขืงื‘ ื–"ืœ, ื•ื›ื•ื ืชื• ืœื”ืงืฉื•ืช ื“ืœืคื™ ื–ื” ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื”ืืจื™ืš ื™ื•ืชืจ ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืจืฆื•ืขื•ืช, ื•ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงืจื ื™ื”ื, ื•ืขื•ื“ ืื•ืช ื•ื"ื• ื‘ืชื™ื‘ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื”ืžืœื™ืฅ ื‘ืขื“ ื”ืจื‘ ื–"ืœ, ื“ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื”ืืจื™ืš ื‘ื›ืš ืืœื ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ื™ื• ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื, ื•ื ืžืฆื ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ื›ืœื•ื ื‘ืชื™ื‘ืช ืจืฆื•ืขื” ื•ื‘ืชื™ื‘ืช ืงืจื ื™ื, ื•ืขืœ ืื•ืช ื•ื"ื• ืฉืžื•ืกื™ืฃ ื‘ืชื™ื‘ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ืื™ืŸ ื–ื” ืชื•ืกืคืช, ื•ืขื•ื“ ื“ื”ื ื—ื™ืกืจ ืขืชื” ืื•ืช ื‘ืชื™ื‘ืช ื”ื™ื• ื›ื™ ื‘ืคืจืชื• ื ืงื™ื˜ ื”ื™ืชื” ื•ื“ื•"ืง. ื•ื”ื ื” ืขืœ ื“ืจืš ื”ืจื‘ ืขื™ื•ืŸ ื™ืขืงื‘ ื–"ืœ ื“ืชืœื™ ื˜ืขืžื ืœื•ืžืจ ืขืœ ืฉื•ื•ืจื™ื 'ืฉื•ืจ' ืžืฉื•ื ืœืฉื•ืŸ ืงืฆืจ, ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœื•ืžืจ ื”ืชื™ืจื•ืฅ ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ, ื•ื”ื•ื ื“ื›ื•ื ืช ื”ืžืงืฉืŸ ืœื•ืžืจ ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื• ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื“ืœื ื ืงื™ื˜ ื”ืชื ื ื”ื›ื ื›ืกื“ืจ ืœืฉื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื“ืงื•ืจื™ืŸ ืœืฉื•ื•ืจื™ื 'ืฉื•ืจ' ื“ื”ืชื ื”ื•ื ืžืฉื•ื ืœืฉื•ืŸ ืงืฆืจ ื•ืืœื• ื”ื›ื ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ืœื ื—ืฉ ื”ืชื ื ืœืœืฉื•ืŸ ืงืฆืจ, ื“ื”ื ื”ื•ืกื™ืฃ ืชื™ื‘ื” ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš ื“ืืžืจ ืคืจืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ 'ืคืจืช ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื”' ื•ื ืžืฆื ื”ื•ืกื™ืฃ ื•ื"ื• ื•ื”ื•ืกื™ืฃ ืชื™ื‘ื” ืื—ืช ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš, ื•ืœื›ืš ืžืงืฉื” ืืžืื™ ื ืงื™ื˜ 'ืคืจืชื•'? ื•ื“ืข ื›ื™ ืขืœ ื”ืžืฉื ื” ื”ื•ื” ืงืฉื™ื ืœื™ ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืืžืื™ ืœื ื ืงื™ื˜ 'ืคืจืช ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื”' ื•ืชืจืฆืชื™ ื“ืื™ ื ืงื™ื˜ ืคืจืช ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื˜ืคื™ ืฉื”ื™ืชื” ืฉืœื• ืžืžืฉ ืฉืชื™ื‘ืช ืคืจื” ื“ื‘ื•ืงื” ืขื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื”, ืืš ืขืชื” ื“ื ืงื™ื˜ 'ืฉืœ' ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืฉื”ืืจื™ืš ื‘ื ืœืœืžื“ื ื• ื“ืœื ืฉืœื• ื”ื™ืชื” ืืœื ืฉืœ ืฉื›ื ืชื•, ื•ื ืงืจืืช ืขืœ ืฉืžื•.
Michna : La vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait avec la courroie entre ses cornes, contre l'avis des Sages. Guemara : N'avait-il donc qu'une seule vache ? Le Rav Iyoun Yaakov z.l. รฉcrit : on objecte communรฉment : selon l'explication de Rachi sur le verset (Berechit 32,5) : j'ai eu un bล“uf (chor), l'usage courant (derekh erets) est de dire chor pour de nombreux bล“ufs ; si c'est ainsi, quelle est la question ici ? Voir lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'ร  cause de l'usage courant on ne change qu'un seul mot, en dรฉsignant un pluriel par un singulier ; mais lร  oรน il faudrait changer trois mots ou plus, comme ici, le mot hayta, le mot yotset et le mot karneha, on ne le fait pas en invoquant l'usage courant. Il me semble encore que le langage des gens entre eux est une chose, et les paroles des Sages dans la halakha en sont une autre. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, que la difficultรฉ est la suivante : puisqu'il est connu que Rabbi Elazar ben Azarya possรฉdait plusieurs milliers de vaches, si en vรฉritรฉ toutes ses vaches sortaient avec la courroie, le Tanna n'aurait pas dรป dire parato (sa vache) selon le langage des gens ; car quelqu'un pourrait prendre les paroles du Tanna ร  la lettre, (comprenant) qu'une seule vache sortait (ainsi), et en venir ร  dรฉduire que mรชme Rabbi Elazar ben Azarya n'a permis que dans un cas pareil, qui n'รฉtait pas une chose publique, puisqu'une seule vache sortant ainsi parmi plusieurs milliers ne se remarque pas. On peut dire encore : puisque Rabbi Elazar ben Azarya avait plusieurs milliers de vaches, si en vรฉritรฉ toutes sortaient avec la courroie, le Tanna aurait dรป employer explicitement le pluriel, pour nous apprendre que Rabbi Elazar ben Azarya a accompli un acte faisant autoritรฉ (maasse rav) sur plusieurs milliers de vaches. J'ai vu que le Gaon Hida z.l., dans Petah Einayim, a objectรฉ ร  la rรฉponse du Rav Iyoun Yaakov z.l. ; son intention est d'objecter que, selon cela, il aurait fallu allonger seulement d'une lettre le mot retsouot, d'une lettre le mot karnehem, et d'une lettre vav le mot yotseot ; voir lร -bas. Il me semble qu'on peut plaider en faveur du Rav z.l. : il n'aurait pas eu besoin d'allonger ainsi, il aurait pu dire : hayou yotseot biretsoua chebein karnayim ; ainsi il n'ajoutait rien au mot retsoua ni au mot karnayim ; et le vav ajoutรฉ dans le mot yotseot ne constitue pas un ajout, car il retranchait alors une lettre dans le mot hayou, puisque pour sa vache il emploie hayta ; examine bien. Et selon la voie du Rav Iyoun Yaakov z.l., qui fait dรฉpendre de la concision le fait de dire chor pour des bล“ufs, il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'on peut donner la rรฉponse d'une autre maniรจre : celui qui objecte veut dire qu'on doit forcรฉment admettre qu'ici le Tanna n'a pas suivi le langage des gens, qui appellent des bล“ufs chor, car lร  c'est par concision, alors qu'ici nous voyons que le Tanna ne s'est pas souciรฉ de concision : il a ajoutรฉ un mot inutile en disant parato chel Rabbi Elazar ben Azarya, alors qu'il aurait pu dire parat Rabbi Elazar ben Azarya ; il a donc ajoutรฉ un vav et un mot inutile ; c'est pourquoi il demande : pourquoi a-t-il dit parato ? Sache que sur la michna j'avais de toute faรงon la difficultรฉ : pourquoi n'a-t-il pas dit parat Rabbi Elazar ben Azarya ? Et j'ai rรฉpondu que s'il avait dit parat Rabbi Elazar ben Azarya, cela aurait davantage signifie qu'elle รฉtait vraiment ร  lui, puisque le mot para est liรฉ (ร  l'รฉtat construit) ร  Rabbi Elazar ben Azarya ; mais maintenant qu'il a dit chel (de) Rabbi Elazar ben Azarya, en allongeant, il vient nous apprendre qu'elle n'รฉtait pas ร  lui mais ร  sa voisine, et qu'elle est appelรฉe de son nom.
๐Ÿ’ก Explication

La michna mentionne un fait (maasse) : la vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait avec une courroie entre les cornes, contre l'avis des Sages. La guemara (segments 17-18) prรฉcisera ร  qui appartenait cette vache.

Le Ben Yehoyada analyse la formulation au singulier (parato, sa vache) et la tournure chel (de), qui marque une attribution moins directe.

5
ื’ืžืณ ืžืื™ ื˜ืขืžื โ€” ื›ื“ืืžืจืŸ.

GUEMARA. Quelle est la raison ?

Comme nous l'avons dit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื›ื“ืืžืจืŸ ืฉืื™ื ื” ืงืฉื•ืจื” ื‘ื• ืžืข"ืฉ ื“ืœื ื’ืœื™ ืžืืชืžื•ืœ ืฉื™ื”ื ืฆืจื™ื›ื” ืœื›ืš ืฉื™ื”ื ืœื” ืœืžืœื‘ื•ืฉ:
Guemara. Comme nous l'avons dit : qu'il ne lui est pas attachรฉ depuis la veille de Chabbat, car il n'a pas รฉtรฉ rรฉvรฉlรฉ dรจs la veille qu'il en aurait besoin comme vรชtement.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ื™ืœืžื ื ืคื™ืœ ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ืืข"ื’ ื“ืื•ืงื™ืžื ื ืœืขื™ืœ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืงืฉื•ืจื” ื”ื›ื ืžืคืจืฉ ืœืคื•ื ืžืฉืžืขื•ืช ืจื™ื”ื˜ื ื“ืžืชื ื™' ื•ืžืฉื•ื ืฉื”ืืจื™ืš ืœืขื™ืœ ืœื ื—ืฉ ืœื”ืืจื™ืš ื”ื›ื ื•ืžืชื•ืš ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ืžืฉืžืข ื“ืœ"ื’ ื“ื™ืœืžื ื ืคื™ืœ ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™:
Quelle est la raison ? De peur qu'il tombe et qu'on vienne ร  le rapporter : bien que nous ayons รฉtabli plus haut (que la michna) traite d'un (bat) attachรฉ, ici (la guemara) explique selon le sens obvie de la michna ; et parce qu'elle s'est รฉtendue plus haut, elle n'a pas pris la peine de s'รฉtendre ici. Et d'aprรจs l'explication du Kountres (Rachi), il ressort qu'il ne lit pas : de peur qu'il tombe et qu'on vienne ร  le rapporter.
๐Ÿ’ก Explication

Renvoi ร  53a. Selon Rachi, le bat non attachรฉ la veille n'a pas รฉtรฉ dรฉsignรฉ comme vรชtement de l'animal ; il est donc un fardeau. Tossefot lisait une autre raison (de peur qu'il tombe) et note que Rachi n'a pas cette lecture.

6
ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ืคืงื•ืง: ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืืŸ ื“ืื–ื™ืœ ืœื—ื™ื ื’ื.

Ni avec une clochette, mรชme si elle est bouchรฉe : parce qu'il a l'air de quelqu'un qui va ร  la foire (hinga).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคืงื•ืง ืกืชื•ื:
Bouchรฉe : fermรฉe.
ืœื—ื™ื ื’ื ืœืฉื•ืง ืœืžื›ื•ืจ ื•ืชื•ืœื™ืŸ ืœื• ื–ื•ื’ ืœื”ื ืื•ืชื•:
ร€ la foire : au marchรฉ, pour vendre ; on lui suspend une clochette pour l'embellir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืืŸ ื“ืื–ื™ืœ ืœื—ื™ื ื’ื ืื‘ืœ ืžืฉื•ื™ ืื™ื ื• ืฉื‘ื˜ืœ ืื’ื‘ ืืคืกืจ ื•ืžืฉื•ื ื“ื™ืœืžื ื ืคื™ืœ ื ืžื™ ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื›ื“ื—ื™ื™ืฉ ื’ื‘ื™ ื–ื•ื’ ื‘ืจื™ืฉ ื‘ืžื” ืืฉื” (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื ื—: ื•ืฉื) ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืืจื™ื’ ื•ืืžืจ ื”ืชื ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื•:
Parce qu'il a l'air de quelqu'un qui va ร  la foire : mais ce n'est pas un fardeau, car elle est annulรฉe par rapport au licol ; et on ne craint pas non plus qu'elle tombe, comme on le craint pour la clochette au dรฉbut de Bameh icha (plus loin 58b), car ici il s'agit d'une (clochette) tissรฉe, et il est dit lร -bas : tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ื—ืžื•ืจ ื™ื•ืฆื ื‘ืžืจื“ืขืช ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ื ื” ืงืฉื•ืจื” ืœื• ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืืข"ืค ืฉื”ื•ื ืคืงื•ืง ื•ืœื ื‘ืกื•ืœื ืฉื‘ืฆื•ืืจื•. ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจื’ืœื• ื•ืื™ืŸ ื”ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจื’ืœื™ื”ื ื•ืื™ืŸ ื”ื–ื›ืจื™ื ื™ื•ืฆืื™ื ื‘ืขื’ืœื” ืฉืชื—ืช ืืœื™ื” ืฉืœื”ืŸ. ื•ืื™ืŸ ื”ืจื—ืœื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื—ื ื•ื ื•ืช. ื•ืื™ืŸ ื”ืขื’ืœ ื™ื•ืฆื ื‘ื’ื™ืžื•ืŸ. ื•ืœื ืคืจื” ื‘ืขื•ืจ ื”ืงื•ืคืจ ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื”. ืคืจืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื™ืชื” ื™ื•ืฆืื” ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื” ืฉืœื ื‘ืจืฆื•ืŸ ื—ื›ืžื™ื:
Michna. L'รขne ne sort pas avec le bat lorsqu'il ne lui est pas attachรฉ, ni avec une clochette, mรชme si elle est bouchรฉe, ni avec l'รฉchelle qui est ร  son cou, ni avec la courroie qui est ร  sa patte. Et les coqs ne sortent pas avec des fils, ni avec la courroie qui est ร  leurs pattes ; et les bรฉliers ne sortent pas avec le chariot qui est sous leur queue. Et les brebis ne sortent pas hanounot. Et le veau ne sort pas avec le guimon ; ni la vache avec la peau de hรฉrisson, ni avec la courroie qui est entre ses cornes. La vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait avec la courroie entre ses cornes, contre l'avis des Sages.
๐Ÿ’ก Explication

La clochette bouchรฉe ne fait pas de bruit ; l'interdit vient de l'apparence : on croirait que le propriรฉtaire mรจne l'animal ร  la foire un jour de Chabbat (maarit ayin). Tossefot prรฉcise pourquoi les autres raisons (fardeau, chute) ne s'appliquent pas ici.

7
ื•ืœื ื‘ืกื•ืœื ืฉื‘ืฆื•ืืจื•: ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื‘ื™ ืœื•ืขื. ืœืžืื™ ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื”? โ€” ืœื”ื™ื›ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืžื›ื”, ื“ืœื ื”ื“ืจ ื—ื™ื™ืš ื‘ื™ื”.

Ni avec l'รฉchelle qui est ร  son cou : Rav Houna a dit : (une piรจce fixรฉe) prรจs de la mรขchoire (bei loua). ร€ quoi sert-elle ?

Pour le cas oรน il a une plaie, afin qu'il ne revienne pas la gratter.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื™ ืœื•ืขื ืฉืงื•ืฉืจื™ืŸ ืืฆืœ ื”ืœื—ื™:
Bei loua : qu'on attache prรจs de la joue.
ื“ืœื ื”ื“ืจ ื—ื™ื™ืš ืœื” ืฉืœื ื™ื•ื›ืœ ืœื”ื—ื–ื™ืจ ืฆื•ืืจื• ืœืฆื“ ื”ืžื›ื” ืœื—ื›ื›ื” ื‘ืฉื™ื ื™ื• ื•ืงื•ืฉืจืŸ ื‘ืฆื•ืืจื• ื•ื—ืฉื•ื‘ื™ื ื”ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžืงืฉื™ืฉื™ืŸ ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืฉื‘ืจ ื•ืื™ ื ืคืœื• ื—ื™ื™ืก ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื”ื• ื‘ืฉื’ื’ื”:
Qu'il ne revienne pas la gratter : pour qu'il ne puisse pas tourner son cou du cรดtรฉ de la plaie pour la gratter avec ses dents ; on les attache ร  son cou, et elles ont plus de valeur que les attelles posรฉes sur une fracture ; si elles tombent, on y tient et on les rapporterait par inadvertance.
๐Ÿ’ก Explication

L'รฉchelle est un cadre de barreaux fixรฉ autour du cou, qui empรชche l'animal de se retourner vers sa plaie. Rachi explique l'interdit par la valeur de l'objet : s'il tombe, on le rapportera.

8
ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจื’ืœื•: ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื” ืœื’ื™ื–ืจื.

Ni avec la courroie qui est ร  sa patte : qu'on lui fait pour (protรฉger) ses pas (guizra).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื’ื™ื–ืจื ืื ื˜ื•ืจื˜ืœื™ื™ืจ"ื™ ื‘ืœืขื– ื‘ื”ืž' ืฉืคืกื™ืขื•ืชื™ื” ืงืฆืจื™ื ื•ืžื›ื” ืจื’ืœื™ื” ื–ื” ื‘ื–ื” ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื” ื›ืžื™ืŸ ื˜ื‘ืขืช ืฉืœ ืขืงืœื™ื ืื• ืจืฆื•ืขื•ืช ืขื‘ื•ืช ื•ืงื•ืฉืจื™ืŸ ืื•ืชื” ืœืžืขืœื” ืžืคืจืกื•ืช ื”ืจื’ืœ ืžืงื•ื ืฉืžื ืงืฉื™ืŸ ื–ื• ื‘ื–ื•:
Guizra : entortillier en langue vernaculaire ; un animal dont les pas sont courts et qui se heurte les pattes l'une contre l'autre ; on lui fait une sorte d'anneau de joncs ou de courroies รฉpaisses qu'on attache au-dessus des sabots, ร  l'endroit oรน elles se heurtent.
9
ื•ืื™ืŸ ื”ืชืจื ื’ื•ืœื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ: ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื”ื• ืกื™ืžื ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ื—ืœืคื•.

Et les coqs ne sortent pas avec des fils : qu'on leur fait comme signe, pour qu'ils ne soient pas confondus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื ืœื™ื—ืœืคื• ื‘ืชืจื ื’ื•ืœื™ ื—ื‘ืจื™ื”ื:
Pour qu'ils ne soient pas confondus : avec les coqs de leurs voisins.
10
ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื”: ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื”ื• ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื™ืชื‘ืจื• ืžืื ื™. ื•ืื™ืŸ ื”ื–ื›ืจื™ื ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืขื’ืœื”: ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœื—ืžื˜ืŸ ืืœื™ื™ืชื™ื”ื•.

Ni avec la courroie : qu'on leur fait pour qu'ils ne cassent pas les ustensiles. Et les bรฉliers ne sortent pas avec le chariot : pour que leur queue ne soit pas blessรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืœื ืœื™ืชื‘ืจื• ืžืื ื™ ืฉืงื•ืฉืจื™ืŸ ืฉื ื™ ืจื’ืœื™ื” ื™ื—ื“ ื‘ืจืฆื•ืขื” ืงืฆืจื” ืฉืœื ืชื•ื›ืœ ืœื”ืจื™ื ืจื’ืœื™ื” ื•ืœื”ืชื™ื–:
Qu'ils ne cassent pas les ustensiles : on attache ses deux pattes ensemble avec une courte courroie, pour qu'il ne puisse pas lever les pattes et projeter (des objets).
ื“ืœื ืœื™ื—ืžื˜ืŸ ืฉืœื ื™ืœืงื• ื‘ืกืœืขื™ื ื•ื˜ืจืฉื™ื ื‘ืœื ื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื–:
Qu'elle ne soit pas blessรฉe : qu'elle ne soit pas meurtrie par les rochers et les pierres ; blesser en langue vernaculaire.
11
ื•ืื™ืŸ ื”ืจื—ืœื™ื ื™ื•ืฆืื•ืช ื—ื ื•ื ื•ืช: ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืขื•ืœื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ื™ืชื™ื‘ ื•ืงืืžืจ: ืžืฉืขื” ืฉื’ื•ื–ื–ื™ืŸ ืื•ืชื” ื˜ื•ืžื ื™ืŸ ืœื” ืขื–ืง ื‘ืฉืžืŸ ื•ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœื” ืขืœ ืคื“ื—ืชื” ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืฆื˜ื ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื ื›ืŸ, ืขืฉื™ืชื” ืžืจ ืขื•ืงื‘ื.

Et les brebis ne sortent pas hanounot : Rav Aha bar Oula รฉtait assis devant Rav Hisda, il รฉtait assis et disait : dรจs qu'on la tond, on trempe pour elle un tissu (azek) dans l'huile et on le lui pose sur le front, pour qu'elle ne prenne pas froid. Rav Hisda lui dit : s'il en est ainsi, tu en as fait Mar Oukva !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœืื—ืจ ืฉื’ื•ื–ื–ื™ืŸ ืื•ืชื” ื˜ื•ืžื ื™ื ืœื” ืขื–ืง ื‘ืฉืžืŸ ืขื“ ืฉื™ื’ื“ืœ ืฆืžืจื”:
Aprรจs qu'on la tond, on trempe pour elle un tissu dans l'huile : jusqu'ร  ce que sa laine repousse.
ืขื–ืง ืฆืžืจ ื’ืคืŸ ืื• ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืจืš:
Azek : coton ou toute chose douce.
ืคื“ื—ืชื” ืžืฆื—ื”:
Son front : son front.
ืขืฉื™ืชื” ืžืจ ืขื•ืงื‘ื ื ื™ื”ื’ืช ื‘ืจื—ืœ ื–ื• ื—ืฉื™ื‘ื•ืชื• ืฉืœ ืžืจ ืขื•ืงื‘ื ืฉื”ื™ื” ืขืฉื™ืจ ื•ืื‘ ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ ื•ื›ื™ ื“ืจืš ื—ืฉื™ื‘ื•ืชื” ืœื›ืš:
Tu en as fait Mar Oukva : tu traites cette brebis avec l'importance de Mar Oukva, qui รฉtait riche et Av beit din ; est-ce l'usage de lui accorder une telle importance ?
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre explication de hanounot : un tissu huile sur le front de la brebis tondue. Rav Hisda la rejette : un tel soin conviendrait ร  un homme important comme Mar Oukva, pas ร  une brebis.

12
ืืœื ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ ืคืคื ื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ื™ืชื™ื‘ ื•ืงืืžืจ: ื‘ืฉืขื” ืฉื›ื•ืจืขืช ืœื™ืœื“ ื˜ื•ืžื ื™ืŸ ืœื” ืฉื ื™ ืขื–ืงื™ืŸ ืฉืœ ืฉืžืŸ, ื•ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœื” ืื—ื“ ืขืœ ืคื“ื—ืชื” ื•ืื—ื“ ืขืœ ื”ืจื—ื ื›ื“ื™ ืฉืชืชื—ืžื. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืื ื›ืŸ, ืขืฉื™ืชื” ื™ืœืชื.

Mais (plutรดt), Rav Papa bar Chmouel รฉtait assis devant Rav Hisda, il รฉtait assis et disait : au moment oรน elle s'accroupit pour mettre bas, on trempe pour elle deux tissus d'huile, et on lui en pose un sur le front et un sur la matrice, pour qu'elle se rรฉchauffe. Rav Nahman lui dit : s'il en est ainsi, tu en as fait Yalta !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื™ืœืชื ืืฉืชื• ืฉืœ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ:
Yalta : l'รฉpouse de Rav Nahman.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme explication, รฉgalement rejetรฉe : ce traitement serait digne de Yalta, l'รฉpouse de Rav Nahman, issue de la maison de l'Exilarque.

13
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืขืฅ ืื—ื“ ื™ืฉ ื‘ื›ืจื›ื™ ื”ื™ื ื•ืดื™ื—ื ื•ืŸืด ืฉืžื•, ื•ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืงื™ืกื ื•ืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœื” ื‘ื—ื•ื˜ืžื” ื›ื“ื™ ืฉืชืชืขื˜ืฉ ื•ื™ืคืœื• ื“ืจื ื™ ืจืืฉื”. ืื™ ื”ื›ื™ ื–ื›ืจื™ื ื ืžื™! ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื ื’ื—ื™ ื–ื›ืจื™ื ื‘ื”ื“ื“ื™ ืžืžื™ืœื ื ืคืœืŸ. ืฉืžืขื•ืŸ ื ื–ื™ืจื ืืžืจ: ืงื™ืกืžื ื“ืจื™ืชืžื.

Mais (plutรดt), Rav Houna a dit : il y a un arbre dans les villes de la mer, dont le nom est hanoun ; on apporte un รฉclat (de cet arbre) et on le lui place dans le nez, pour qu'elle รฉternue et que tombent les vers de sa tรชte. S'il en est ainsi, les mรขles aussi !

Puisque les mรขles se donnent des coups de corne les uns aux autres, (les vers) tombent d'eux-mรชmes. Chimon le nazir a dit : un รฉclat de genรชt (retem).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืจื ื™ ืชื•ืœืขื™ื:
Dirnei : des vers.
ืงื™ืกืžื ื“ืจื™ืชืžื ืงื™ืกื ืฉืœ ืจื•ืชื ืฉืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœื” ื‘ื—ื•ื˜ืžื”:
Un รฉclat de genรชt : un รฉclat de genรชt qu'on lui place dans le nez.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna rattache hanounot ร  un arbre nommรฉ hanoun. On objecte : pourquoi la michna ne vise-t-elle que les brebis ? Les bรฉliers se cognent et les vers tombent sans traitement. Chimon le nazir retient le mรชme procรฉdรฉ avec un รฉclat de genรชt.

14
ื‘ืฉืœืžื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ืดื—ื ื•ื ื•ืชืด, ืืœื ืœืจื‘ื ืŸ ืžืื™ ืดื—ื ื•ื ื•ืชืด? ื“ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืœื”ื• ืžื™ืœืชื ื“ืžืจื—ืžื™ื ืŸ ืขืœื™ื™ื”ื•.

Cela se comprend selon Rav Houna : c'est pourquoi il enseigne hanounot. Mais selon les (autres) Maรฎtres, que signifie hanounot ?

Qu'on leur fait une chose par laquelle on a pitiรฉ d'elles.

๐Ÿ’ก Explication

Le mot hanounot s'explique directement selon Rav Houna (l'arbre hanoun). Pour les autres, on le rattache ร  la racine hanan (avoir pitiรฉ) : on traite l'animal avec compassion.

15
ื•ืื™ืŸ ื”ืขื’ืœ ื™ื•ืฆื ื‘ื’ื™ืžื•ืŸ. ืžืื™ ืขื’ืœ ื‘ื’ื™ืžื•ืŸ? ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื‘ืจ ื ื™ืจื. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ืžืื™ ืžืฉืžืข ื“ื”ืื™ ืดื’ื™ืžื•ืŸืด ืœื™ืฉื ื ื“ืžื™ื›ืฃ โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื”ืœื›ื•ืฃ ื›ืื’ืžื•ืŸ ืจืืฉื•ืด.

Et le veau ne sort pas avec le guimon. Que signifie le veau avec le guimon ?

Rav Houna a dit : un petit joug (bar nira). Rabbi Elazar a dit : d'oรน dรฉduit-on que ce guimon est un terme de courbure ?

De ce qu'il est รฉcrit : Est-ce pour courber sa tรชte comme un jonc (agmon) ? (Yechaya 58,5).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืจ ื ื™ืจื ืขื•ืœ ืงื˜ืŸ ืฉืžื ื™ื—ื™ืŸ ืœืขื’ืœ ื‘ืฆื•ืืจื• ืฉื™ื”ื™ื” ืœืžื•ื“ ืœื›ื•ืฃ ืจืืฉื• ืœื›ืฉื™ื’ื“ืœ:
Bar nira : un petit joug qu'on place au cou du veau, pour qu'il soit habituรฉ ร  courber la tรชte quand il sera grand.
๐Ÿ’ก Explication

Le guimon sert ร  dresser le veau. Rabbi Elazar appuie le sens du mot sur le verset oรน agmon (le jonc) รฉvoque la tรชte courbรฉe.

16
ื•ืœื ืคืจื” ื‘ืขื•ืจ ื”ืงื•ืคืจ: ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืœืžืฆื™ื•ื” ื™ืืœื™.

Ni la vache avec la peau de hรฉrisson : qu'on lui fait pour que les yaalei ne la tรจtent pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื ืœืžืฆื™ื•ื” ื™ืืœื™ ืฉืœื ื™ื ืงื•ื” ืขืœื•ืงื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืฉื ืฉื•ื"ืฉ:
Que les yaalei ne la tรจtent pas : que ne la tรชte pas la sangsue, qu'on appelle sangsue (en langue vernaculaire).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืœื ืœืžืฆื™ื•ื” ื™ืืœื™ ืคื™ืจืฉ"ื™ ืฉืื ืฉื•ื"ืฉ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืขืœื•ืงื” ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ืžื•ืฆืฆื•ืช ืืœื ื“ื ื•ืขื•ื“ ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืขืœื•ืงื•ืช ื•ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ื“ืงืจื™ ืœื”ื• ื™ืืœื™ ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ื•ื ืจืื” ื“ื™ืืœื™ ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ืงื•ืคืจ ื“ืžืชื ื™' ื›ื“ืืžืจ ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื‘ื ื‘ืชืจื (ื“ืš ื“.) ื’ื‘ื™ ื”ื•ืจื“ื•ืก ืื”ื“ืจ ืœื™ื” ื›ืœื™ืœื ื“ื™ืืœื™ ื•ื ืงืจื™ื ื”ื• ืœืขื™ื ื™ื” ื•ื”ืื ืงื” ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื™ืืœื™ (ื•ื™ืงืจื ื™ื) ื•ื”ื•ื ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื”ื™ืจืฆื•"ืŸ:
Que les yaalei ne la tรจtent pas : Rachi explique : sangsues, c'est-ร -dire aloukot. Cela ne semble pas juste, car elles ne sucent que le sang ; de plus, il aurait fallu dire aloukot, et nous ne trouvons nulle part qu'on les appelle yaalei. Il semble que les yaalei soient aussi le koufar de la michna, comme il est dit au dรฉbut de Bava Batra (4a) au sujet d'Hordos : il lui rendit une couronne de yaalei et lui creva les yeux ; et anaka (Vayikra 11) est traduit (en aramรฉen) yaalei ; c'est ce qu'on appelle hรฉrisson.
๐Ÿ’ก Explication

Les yaalei : selon Rachi des sangsues ; selon Tossefot des hรฉrissons, animaux qui tรจtent le lait. La peau piquante sur le pis les tient ร  distance.

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ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ื™ืŸ ืงืจื ื™ื”. ืื™ ืœืจื‘ ื“ืืžืจ ื‘ื™ืŸ ืœื ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžืจ โ€” ืืกื•ืจ. ืื™ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืœื ื•ื™ โ€” ืืกื•ืจ, ืœืฉืžืจ โ€” ืžื•ืชืจ.

Ni avec la courroie qui est entre ses cornes. Selon Rav, qui dit : pour l'ornement comme pour la garde, c'est interdit ; selon Chmouel, qui dit : pour l'ornement, c'est interdit ; pour la garde, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื™ืŸ ืœื ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ืœืฉืžืจ ืืกื•ืจ ื“ื›ืœ ื ื˜ื™ืจื•ืชื ื™ืชื™ืจืชื ืืžืจื™' ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ื:
Pour l'ornement comme pour la garde, c'est interdit : car toute garde superflue, nous disons que c'est un fardeau.
๐Ÿ’ก Explication

La michna s'accorde avec les deux Amoraim : Rav interdit toute courroie entre les cornes ; Chmouel n'interdit que celle d'ornement. Pour Rav, une vache n'a pas besoin de cette garde ; une garde superflue (netirouta yetirta) est un fardeau.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Courroie entre les cornes : Rav et Chmouelpour l'ornement (noy)pour la garde (lechamer)RavChmouelinterditinterditgarde superflue = fardeauinterditpermisLa michna interdit selon les deux ; la diffรฉrence porte sur la courroie de garde.
Rav interdit la courroie dans les deux cas ; Chmouel permet la courroie de garde.
18
ืคืจืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื”: ื•ื—ื“ื ืคืจื” ื”ื•ื™ื ืœื™ื”? ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืชืจื™ืกืจ ืืœืคื™ ืขื’ืœื™ ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืžืขื“ืจื™ื” ื›ืœ ืฉืชื ื•ืฉืชื.

La vache de Rabbi Elazar ben Azarya : n'avait-il donc qu'une seule vache ? Rav n'a-t-il pas dit, et certains disent que Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Rabbi Elazar ben Azarya prรฉlevait de ses troupeaux la dรฎme de douze mille veaux chaque annรฉe.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ืจ' ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื›ืœ ืฉืชื ื•ืฉืชื ื”ืงืฉื” ืจ"ืช ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ื ื’: ื•ืฉื) ื“ืื™ืŸ ืžืขืฉืจ ื‘ื”ืžื” ื ื•ื”ื’ ืื—ืจ ื”ื—ื•ืจื‘ืŸ ืžืคื ื™ ื”ืชืงืœื” ื"ื› ื‘ื–ืžืŸ ื”ื‘ื™ืช ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ื•ืžืกืชืžื ื‘ืŸ ื™"ื’ ืฉื ื” ื”ื™ื” ื›ืฉืขื™ืฉืจ ื•ื"ื› ืžืื™ ืงืืžืจ ื“ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ื›ืœ ืฉืชื ื•ืฉืชื ื“ืข"ื› ืœื ื”ื™ื” ื‘ืฉืขืช ื—ื•ืจื‘ืŸ ื”ื‘ื™ืช ืœื›ืœ ื”ื™ื•ืชืจ ื›ื™ ืื ื‘ืŸ ื™"ื“ ืื• ื˜"ื• ืฉื”ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™ ืžืฉืš ื ืฉื™ืื•ืชื• ืื—ืจ ื”ื—ื•ืจื‘ืŸ ืฉื ื” ืื• ืฉื ืชื™ื ื“ื›ืžื” ืชืงื ื•ืช ืชืงืŸ ืื—ืจ ื”ื—ื•ืจื‘ืŸ ื›ื“ืชื ืŸ ืžืฉื—ืจื‘ ื‘ื”ืž"ืง ื”ืชืงื™ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™ ื•ืื—ืจื™ื• ืจ"ื’ ื”ื™ื” ื ืฉื™ื ืฉื ืชื™ื ืื• ื’' ืงื•ื“ื ืฉืžื™ื ื• ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืชืคืœืช ื”ืฉื—ืจ (ื‘ืจื›ื•ืช ื“ืฃ ื›ื–:) ืืฉืชืงื“ ืฆืขืจื™ื” ืœืจื‘ื™ ืฆื“ื•ืง ื•ืงื•ื“ื ืœื›ืŸ ืฆืขืจื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืขืœ ืชืงื ืช ื”ืžื•ืขื“ื•ืช ื•ื›ืฉื”ืขืžื™ื“ื•ื”ื• ื ืฉื™ื ื”ื™ื” ื‘ืŸ ื™"ื— ืฉื ื” ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ื”ืจื™ ื‘ืฉืขืช ื”ื—ื•ืจื‘ืŸ ื”ื™ื” ื‘ืŸ ื™"ื“ ืื• ื˜"ื• ืœื›ืœ ื”ื™ื•ืชืจ ื•ื™"ืœ ื“ืงื•ื“ื ื’ื–ืจื” ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ืื™ ื ืžื™ ืืคื•ื˜ืจื•ืคื•ืก ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ื‘ืงื˜ื ื•ืชื• ื•ื”ืจ"ืจ ืืœื—ื ืŸ ืžืคืจืฉ ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ืื—ืจ ื—ื•ืจื‘ืŸ ื‘ื”ืžืช ืืจื ื•ื ื ืœืžืœืš:
Rabbi Elazar ben Azarya prรฉlevait la dรฎme chaque annรฉe : Rabbeinou Tam objecte : il est dit dans le dernier chapitre de Bekhorot (53b) que la dรฎme du bรฉtail ne s'applique pas aprรจs la destruction (du Temple), ร  cause du risque de faute (takala). Il prรฉlevait donc la dรฎme ร  l'รฉpoque du Temple, et vraisemblablement il avait treize ans quand il prรฉlevait la dรฎme. Si c'est ainsi, que signifie : il prรฉlevait la dรฎme chaque annรฉe ? Car au moment de la destruction du Temple il n'avait au plus que quatorze ou quinze ans : en effet Rabbi Yo'hanan ben Zakai a prolongรฉ sa fonction de nassi un ou deux ans aprรจs la destruction, puisqu'il a instituรฉ plusieurs dรฉcrets aprรจs la destruction, comme nous l'avons appris : depuis que le Temple a รฉtรฉ dรฉtruit, Rabbi Yo'hanan ben Zakai a instituรฉ ; et aprรจs lui Rabban Gamliel a รฉtรฉ nassi deux ou trois ans avant qu'on nomme Rabbi Elazar ben Azarya, comme il est dit au chapitre Tefilat hachahar (Berakhot 27b) : l'an dernier il a fait souffrir Rabbi Tsadok, et auparavant il a fait souffrir Rabbi Yehochoua au sujet (de la fixation) des fรชtes ; et quand on l'a nommรฉ nassi il avait dix-huit ans, comme il est dit lร -bas. Il avait donc, au moment de la destruction, quatorze ou quinze ans au plus. On peut rรฉpondre qu'il prรฉlevait la dรฎme avant le dรฉcret ; ou bien un tuteur (apotropos) prรฉlevait la dรฎme pendant sa minoritรฉ. Et Rabbi Elhanan explique qu'il prรฉlevait, aprรจs la destruction, la dรฎme du bรฉtail de l'arnona (impรดt) pour le roi.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืชืจื™ืกืจ ืืœืคื™ ืขื’ืœื™ ื”ื•ื” ืžืขืฉืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืžืขื“ืจื™ื” ื›ืœ ืฉืชื ื•ืฉืชื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ื–ื™ื›ื• ืื•ืชื• ืœื›ืš, ืœื”ื•ืจื•ืช ืขืœ ืชื™ืงื•ืŸ ืฉื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื‘ืžืขืฉืจ ืฉืœื• ื›ื ื’ื“ ื™"ื‘ ืคืจืฆื•ืคื™ ื”ืืฆื™ืœื•ืช ืฉื”ื ืกื•ื“ ืืœืคื™ื, ื•ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื” ื’ืจืกื™ื ืŸ ืชืœื™ืกืจ ื•ืฉื ืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœืชืœื™ืกืจ ื™ืขื•ื™ืŸ ืฉื.
Rabbi Elazar ben Azarya prรฉlevait de ses troupeaux la dรฎme de douze mille veaux chaque annรฉe. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le Ciel l'en a rendu digne pour signifier le tikoun (rรฉparation) qu'il accomplissait par sa dรฎme, correspondant aux douze partsoufim (configurations) de l'Atsilout, qui sont dans le sod (secret) des milliers (alafim). Dans le traitรฉ Beitsa nous lisons treize, et j'y ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, la raison de treize ; voir lร -bas.
๐Ÿ’ก Explication

Le maasser behema (dรฎme du bรฉtail) porte sur un animal sur dix : douze mille veaux de dรฎme supposent cent vingt mille naissances par an. Parler de sa vache au singulier fait donc difficultรฉ.

Tossefot soulรจve une question de chronologie : cette dรฎme ne se pratiquait plus aprรจs la destruction du Temple, et Rabbi Elazar ben Azarya รฉtait alors trรจs jeune.

19
ืชื ื: ืœื ืฉืœื• ื”ื™ืชื” ืืœื ืฉืœ ืฉื›ื™ื ืชื• ื”ื™ืชื”, ื•ืžืชื•ืš ืฉืœื ืžื™ื—ื” ื‘ื” ื ืงืจืืช ืขืœ ืฉืžื•.

On a enseignรฉ : elle n'รฉtait pas ร  lui, elle รฉtait ร  sa voisine ; et comme il n'a pas protestรฉ contre elle, elle est appelรฉe de son nom.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืชื ื: ืœื ืฉืœื• ื”ื™ืชื”, ืืœื ืฉืœ ืฉื›ื ืชื• ื”ื™ืชื”, ื•ืžืชื•ืš ืฉืœื ืžื—ื”, ื ืงืจืืช ืขืœ ืฉืžื•. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ืœื ืžื™ื—ื”, ื•ืื ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” 'ืžื•ืชืจ' ืฉื—ื•ืœืง ืขืœ ื—ื›ืžื™ื, ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืชื ื ืœื•ืžืจ ืœื”ื“ื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืžืชื™ืจ ื•ืืžืื™ ื ืงื™ื˜ ื‘ืื•ืคืŸ ื–ื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืœื ืคืœื™ื’ ืขืœ ื—ื›ืžื™ื ืœื”ื“ื™ื, ื•ืจืง ื›ืฉืจืื• ืคืจืช ืฉื›ื ืชื• ื™ื•ืฆืื” ื•ืœื ืžื™ื—ื” ื‘ื” ื™ื“ืขื• ืฉืกื‘ืจืชื• ืœื”ืชื™ืจ. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ื‘ื‘ื™ืฆื” (ืค"ื‘ ืžืฉื ื” ื—') ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืžืชื™ืจ, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืจืง ืฉืชื™ื ื‘ืคื™ืจื•ืฉื ืืชืžืจ, ืื‘ืœ ื”ืื™ ื“ืคืจื” ื™ื•ืฆืื” ืœืื• ื‘ืคื™ืจื•ืฉื ืืชืžืจ, ื•ื’ื“ื•ืœื” ืžื–ื• ืืžืจื• ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ืขืœ ืจื‘, ืขื™ื™ืŸ ืฉื.
On a enseignรฉ : elle n'รฉtait pas ร  lui, mais elle รฉtait ร  sa voisine, et comme il n'a pas protestรฉ, elle est appelรฉe de son nom. On peut objecter : pourquoi n'a-t-il pas protestรฉ ? Et s'il pensait que c'est permis, en dรฉsaccord avec les Sages, le Tanna aurait dรป dire explicitement : Rabbi Elazar ben Azarya permet ; pourquoi a-t-il choisi cette formulation ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que Rabbi Elazar ben Azarya n'รฉtait pas en dรฉsaccord explicite avec les Sages ; c'est seulement quand on a vu la vache de sa voisine sortir sans qu'il proteste qu'on a su que son avis รฉtait de permettre. Et ce qui est dit dans Beitsa (chapitre 2, michna 8) : Rabbi Elazar ben Azarya permet trois choses, et les Sages disent : seules deux ont รฉtรฉ dites explicitement, mais celle de la vache qui sort n'a pas รฉtรฉ dite explicitement. Et on a dit plus fort que cela dans Houlin au sujet de Rav ; voir lร -bas.
๐Ÿ’ก Explication

La Tossefta rรฉsout la difficultรฉ : la vache appartenait ร  une voisine. Rabbi Elazar ben Azarya ne l'a pas reprise, et le fait lui est attribuรฉ. Cette attribution sert de transition vers le principe de responsabilitรฉ du segment suivant.

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ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ ื—ื‘ื™ื‘ื ืžืชื ื•: ื‘ื›ื•ืœื™ื” ื“ืกื“ืจ ืžื•ืขื“ ื›ืœ ื›ื™ ื”ืื™ ื–ื•ื’ื ื—ืœื•ืคื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืžืขื™ื™ืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ. ื›ืœ ืžื™ ืฉืืคืฉืจ ืœืžื—ื•ืช ืœืื ืฉื™ ื‘ื™ืชื• ื•ืœื ืžื™ื—ื” โ€” ื ืชืคืก ืขืœ ืื ืฉื™ ื‘ื™ืชื•. ื‘ืื ืฉื™ ืขื™ืจื• โ€” ื ืชืคืก ืขืœ ืื ืฉื™ ืขื™ืจื•. ื‘ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื• โ€” ื ืชืคืก ืขืœ ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื•.

Rav, Rabbi Hanina, Rabbi Yo'hanan et Rav Haviva ont enseignรฉ. Dans tout le seder Moed, partout oรน figure un tel groupe, on remplace Rabbi Yo'hanan et on insรจre Rabbi Yonatan.

Quiconque a la possibilitรฉ de protester contre les gens de sa maison et ne proteste pas est saisi pour les gens de sa maison ; contre les gens de sa ville, il est saisi pour les gens de sa ville ; contre le monde entier, il est saisi pour le monde entier.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
(ืžืชื ื•) ื‘ื›ื•ืœื™ ืกื“ืจ ืžื•ืขื“ ื›ืœ ื›ื™ ื”ืื™ ื–ื•ื’ื ืืจื‘ืขืชืŸ ื™ื—ื“:
Dans tout le seder Moed, partout oรน figure un tel groupe : les quatre ensemble.
ื—ืœื•ืคื™ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื™ืฉ ืžื—ืœื™ืคื™ืŸ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืžืขื™ื™ืœื™ ืจ' ื™ื•ื ืชืŸ:
On remplace Rabbi Yo'hanan : certains remplacent Rabbi Yo'hanan et insรจrent Rabbi Yonatan.
ื ืชืคืฉ ื ืขื ืฉ ืขืœ ืขื‘ื™ืจื•ืช ืฉื‘ื™ื“ืŸ:
Est saisi : est puni pour les fautes qu'ils commettent.
ื‘ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื• ื‘ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ื›ื’ื•ืŸ ืžืœืš ื•ื ืฉื™ื ืฉืืคืฉืจ ืœื• ืœืžื—ื•ืช ืฉื™ืจืื™ืŸ ืžืคื ื™ื• ื•ืžืงื™ื™ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื•:
Dans le monde entier : dans tout Israรซl, par exemple un roi ou un nassi, qui peut protester, car on le craint et on exรฉcute ses paroles.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ ื•ืจ' ื—ื ื™ื ื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ ื—ื‘ื™ื‘ื ืžืชื ื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืžืชื ื™ ื”ืš ืฉืžืขืชื ื“ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื•ื”ืฉืชื ืคืกืง ื”ืฉ"ืก ืœืžื™ืœืชื™ื” ื•ืงืืžืจ ื‘ื›ื•ืœื™ (ื”ืฉ"ืก) ื›ืœ ื›ื”"ื’ ื–ื•ื’ื ืžื™ื—ืœืคื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื›ื•' ื•ืœื ืงืื™ ืžืชื ื™ ืื—ื™ืœื•ืฃ ื›ืš ืงื‘ืœ ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ ื‘ืฉื ืจื‘ื™ื ื• ืฉืœืžื” ืฉืฉืžืข ืžืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืจื‘ื•:
Rav, Rabbi Hanina, Rabbi Yo'hanan et Rav Haviva ont enseignรฉ : c'est-ร -dire qu'ils ont enseignรฉ l'enseignement citรฉ juste aprรจs ; et maintenant le Chas interrompt son propos et dit : dans tout (le Chas), partout oรน figure un tel groupe, on remplace Rabbi Yo'hanan, etc. ; (le mot) matnou ne se rapporte pas au remplacement. C'est ainsi que Rabbeinou Chmouel l'a reรงu au nom de Rabbeinou Chlomo, qui l'a entendu de Rabbi Eliezer son maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

Principe de la mehaa (protestation) : la responsabilitรฉ suit la capacitรฉ d'influence. Celui dont la parole serait รฉcoutรฉe et qui se tait est nitpas (saisi, puni) pour les fautes commises. Rachi prรฉcise que le troisiรจme niveau vise un roi ou un nassi, que tout Israรซl รฉcoute.

La remarque sur les noms est une note de transmission : dans ce groupe de quatre, on lit Rabbi Yonatan ร  la place de Rabbi Yo'hanan.

21
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื•ื”ื ื™ ื“ื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื ืžื™ืชืคืกื• ืื›ื•ืœื™ ืขืœืžื. ื›ื™ ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื”ืณ ื‘ืžืฉืคื˜ ื™ื‘ื ืขื ื–ืงื ื™ ืขืžื• ื•ืฉืจื™ื•ืด โ€” ืื ืฉืจื™ื ื—ื˜ืื•,

Rav Papa a dit : et ceux de la maison de l'Exilarque sont saisis pour le monde entier. Comme l'a dit Rabbi Hanina : que signifie ce qui est รฉcrit : Hachem viendra en jugement avec les anciens de Son peuple et ses princes (Yechaya 3,14) ?

Si les princes ont fautรฉ,

๐Ÿ’ก Explication

L'Exilarque (Rech Galouta) avait autoritรฉ sur toute la diaspora de Babylonie : sa maison relรจve du troisiรจme niveau. Rabbi Hanina appuie cela sur le verset d'Yechaya, dont l'explication se poursuit en 55a : pourquoi les anciens sont-ils jugรฉs avec les princes ?

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).