Shabbat 57a โ€” Fils dans les cheveux, bijoux et hatsitsa : avec quoi la femme sort-elle le Chabbat ?

Shabbat 57a

Sougya : Dรฉbut du chapitre 6, Bameh icha. La Michna รฉnumรจre les objets avec lesquels une femme ne sort pas dans le domaine public le Chabbat : des fils de laine ou de lin et des rubans dans les cheveux, et une sรฉrie de bijoux de valeur.

La Guemara explique pourquoi la Michna mentionne la tevila (immersion) : Rabba bar Avouh y voit la raison de l'interdit, car une femme devant dรฉnouer ces fils pour une tevila risquerait de les porter. Rav et Rav Houna fils de Rav Yehochoua discutent des chaรฎnettes tissรฉes ; puis Rav Houna limite la hatsitsa des fils ร  ceux de la tรชte, et Rav Yossef le justifie : une femme ne s'รฉtrangle pas.

Abaye objecte ร  partir d'une baraita sur les colliers des jeunes filles.

Michna : avec quoi la femme ne sort-elle pas le Chabbat ?Groupe 1 : fils et rubans dans les cheveuxfils de laine, fils de lin,rubans (retsouot) tressรฉs dans les cheveuxRaison : gezera de la tevilaGroupe 2 : bijoux de valeurtotefet, sarvitin non cousus, kavoul,ir chel zahav, katla, anneaux de nez,bague sans sceau, aiguille non percรฉeRaison : chalfa oumahaviaElle devra les dรฉnouer pour une tevilaet risque de les porter4 amot dans le domaine publicElle risque de l'enlever pour le montrerร  une amie et de le porter4 amot dans le domaine publicSi elle est sortie : pas de hatat (interdit rabbinique)
Les deux groupes d'objets interdits par la Michna et la gezera propre ร  chacun.
Pourquoi la Michna parle-t-elle de tevila ? (Rabba bar Avouh)En semainefils serrรฉs = hatsitsatevila invalidePour une tevilaelle doitles desserrerTevila de mitsvaun Chabbat : elledรฉnoue les filsRisque : les porter4 amot dansle domaine publicGezera :ne pas sortir avecdรจs le dรฉpartLe 'ne pas immerger' de la Michna donne la raison de l'interdit de sortir.
Rabba bar Avouh : la mention de la tevila explique l'interdit de sortir avec des fils dans les cheveux.
Rav Houna : 'tout cela concerne la tรชte des filles'. Que veut-il exclure ?FilSur les cheveux (dur)Sur le cou (chair = mou)Laine (mou)mou sur dur : hotsetsmou sur mou : ร  plus forte raisonLin (dur)dur sur dur : hotsetsdur sur mou : ร  plus forte raisonQuestion de Rav Yossef : sur la chair, le fil serre davantage ;on ne peut donc pas exclure le cou par un raisonnement de duretรฉ.Rรฉponse de Rav Yossefune femme ne s'รฉtrangle pas : au cou, le fil reste lรขche
Rav Houna restreint la hatsitsa ร  la tรชte ; Rav Yossef le justifie par le fait que le fil du cou reste lรขche.
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MICHNA. Avec quoi une femme sort-elle (le Chabbat), et avec quoi ne sort-elle pas ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Michna. Avec quoi une femme sort-elle : ce qui est une parure (takhchit) et non une charge (masoui). Et il y a (des objets) qui sont une parure, mais les Sages les ont interdits par dรฉcret, de peur qu'elle ne l'enlรจve (chalfa) et ne montre ร  son amie sa valeur, et qu'elle en vienne ร  le porter sur quatre coudรฉes (amot).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Michna. Avec quoi une femme, etc. Ni avec des fils de laine : la Guemara explique (l'interdit) de peur que ne se prรฉsente ร  elle une immersion (tevila) de mitsva, qu'elle ne les dรฉnoue et en vienne ร  les porter sur quatre coudรฉes dans le domaine public. Le Ri dit que cela ne concerne que les fils qui ne sont pas placรฉs dans la tresse des cheveux ; mais les fils placรฉs dans la tresse des cheveux, elle peut sortir avec, car pour eux il n'y a pas lieu de dรฉcrรฉter de peur qu'elle ne les dรฉnoue. Comme nous l'avons appris dans (le chapitre) Hamatsnia (plus loin, Chabbat 94b), il y a au moins un interdit rabbinique (chevout) pour celle qui tresse ; et il est logique que, de mรชme qu'il y a un interdit ร  faire une tresse, il y a aussi un interdit ร  dรฉfaire une tresse. Et si tu demandes : pour cette raison, une femme devrait avoir l'interdiction de sortir avec un manteau (talit), puisqu'elle l'enlรจve certainement au moment de la tevila, et on devrait craindre qu'elle en vienne ร  le porter ! On peut rรฉpondre : pour les choses qui sont l'essentiel du vรชtement, il n'y a pas lieu de dรฉcrรฉter, car mรชme en semaine on n'a pas coutume de quitter sa place avant de les avoir revรชtues ; c'est seulement pour les petites choses qu'il faut craindre, car on ne se soucie pas qu'elles ne soient pas sur soi, et il est courant en semaine, quand on les dรฉtache, de les porter parfois ร  la main jusqu'ร  la maison. Et il semble au Ri que les Sages n'ont interdit de sortir qu'avec les choses qu'on a coutume d'enlever, pour les montrer, ou ร  cause de la hatsitsa (interposition), ou ร  cause de la kepida (souci de les รดter), de peur qu'en les enlevant elle oublie que c'est Chabbat et en vienne ร  les porter. Mais les choses avec lesquelles il est permis de sortir, qu'on n'a pas coutume d'enlever, il est permis de les nouer et de les dรฉnouer dans le domaine public, car il n'y a rien ร  craindre : si elle se souvient du Chabbat au moment de les dรฉnouer, elle n'en viendra pas ร  les porter ; et si elle ne se souvient pas du Chabbat, mรชme si on lui interdisait de les dรฉnouer et de les enlever, cela ne servirait ร  rien. C'est ce qui ressort plus loin (Chabbat 61a), oรน il est enseignรฉ dans une baraita : 'il noue et dรฉnoue une amulette (kamia), mรชme dans le domaine public'. Et s'il a fallu l'enseigner la, bien que toute chose soit permise ร  enlever comme je l'ai expliquรฉ, c'est pour nous apprendre qu'on ne l'interdit pas au motif qu'il semblerait l'attacher sur lui sans but de guรฉrison, avec l'intention de la transporter, comme il est interdit, pour le poivre et le grain de sel, de les mettre d'emblรฉe dans la bouche le Chabbat ou de les y remettre ; au contraire, (l'amulette) est considรฉrรฉe comme un vrai vรชtement, en raison de la guรฉrison.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ืžื” ืืฉื” ื™ื•ืฆืื” ื•ื‘ืžื” ืื™ื ื” ื™ื•ืฆืื”. ืœื ืชืฆื ืืฉื” ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉื‘ืจืืฉื” ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ื ืขื“ ืฉืชืจืคื. ืคืจืฉ"ื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืงืœื™ืขืช ืฉืขืจื” ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื‘ืค' ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”.) ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื“ื’ื•ื“ืœืช ื—ื™ื™ื‘ืช ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื•ืœืžืืŸ ื“ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ื•ืช ืžื™ื”ื ืื™ื›ื. ื•ืžืกืชื‘ืจื ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื‘ืงืœื™ืขื” ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื‘ืกืชื™ืจืช ื‘ื ื™ืŸ ื”ืงืœื™ืขื” ื”ืœื›ืš ืœื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ื‘ื”ืŸ ื“ืœืžื ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื“ืืฉื” ื”ืจื•ืฆื” ืœื˜ื‘ื•ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืฆืจื™ื›ื” ืœืกืชื•ืจ ืงืœื™ืขืช ืฉืขืจื•ืชื™ื” ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื. ืืœื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื”ื ืชื•ื ื™ืŸ ืขืœ ืฉืขืจื•ืช ืจืืฉื” ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ืœื™ืฉื ื ื“ืžืชื ื™' ื“ืงืชื ื™ ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ื ืขื“ ืฉืชืจืคื ื•ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉืขืœ ืฉืขืจื•ืชื™ื” ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื”ืŸ ืจืคื™ื•ืŸ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื”ื•ื“ืงื™ื ืขืœ ืจืืฉื” ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืš ืงืœื™ืขื•ืชื™ื” ืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื”ืŸ ืจืคื™ื•ืŸ ื›"ื› ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ื”ืžื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ืงืœื™ืขื” ืขื“ ืฉืชืกืชื•ืจ ืื•ืชืŸ ืœื’ืžืจื™. ืืข"ืค ืฉื’ื•ื–ืจื™ื ืขืœ ื”ื ืš ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื“ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ืืค"ื” ืื•ืชืŸ ื“ื‘ืจื™ื ืฉืœื ื’ื–ืจื• ืขืœ ื™ืฆื™ืืชืŸ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ืชื™ืจืŸ ืœื ืžืฉื•ื ื—ืฆื™ืฆื” ื•ืœื ืžืฉื•ื ืงืคื™ื“ื ืžื•ืชืจืช ืœื”ืชื™ืจ ืื•ืชืŸ ื‘ืจ"ื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™' ื›ืฉืชืชื™ืจืŸ ืชื•ืœื™ื›ื ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจ"ื”. ื•ื”ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ืกื.) ื‘ืงืžื™ืข ืฉืงื•ืฉืจ ื•ืžืชื™ืจ ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ื”ืชืจื” ืฉื”ืจื™ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืชื™ืจ ืืœื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ืฉืงื•ืฉืจ ื•ืžืชื™ืจ ื›ืžื” ืคืขืžื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ืืกืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืงื•ืฉืจื• ืขืœื™ื• ืฉืœื ืœืจืคื•ืื” ื•ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ืื• ืืœื ื›ืžืœื‘ื•ืฉ ื’ืžื•ืจ ื—ืฉื•ื‘ ืžื—ืžืช ื”ืจืคื•ืื” ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืคืœืคืœ ื•ื’ืจื’ื™ืจ ืžืœื— ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื ื ืคืœ ืœื ืชื—ื–ื™ืจ. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืžืกื™ื™ื ื‘ื” ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืงืฉื•ืจ ื‘ืฉื™ืจ ื•ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉืื– ื ืจืื” ื›ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ืื•. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืชื™ืจ ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื•. ื“ืื ืฉื›ื— ืฉื‘ืชื ืืคื™ืœื• ื ืืกื•ืจ ืœื• ืœื”ืชื™ืจื• ืœื ื™ื ื™ื— ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ื–ื•ื›ืจ ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ื‘ื”ื ืš ืฉืฆืจื™ืš ืœื”ืชื™ืจื ืœืฆื•ืจืš ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื•. ื•ื‘ื”ื ืš ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ืชื™ืจื ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื‘ืฉืขื” ืฉื”ื•ื ืžืชื™ืจื• ื”ื•ื ื–ื›ื•ืจ ืฉื‘ืช ื•ืื—ืจ ื›ืš ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ื“ื‘ืฉืขื” ืžื•ืขื˜ืช ื›ื–ื• ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช:
Avec quoi une femme sort-elle et avec quoi ne sort-elle pas. Une femme ne sortira ni avec des fils de laine, ni avec des fils de lin, ni avec des rubans (retsouot) sur sa tรชte, et elle ne s'immergera pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre. Rachi a expliquรฉ : (il s'agit) des fils (placรฉs) dans la tresse de ses cheveux. Cela ne me paraรฎt pas juste, car dans (le chapitre) Hamatsnia (Chabbat 95a), il y a un avis selon lequel celle qui tresse est coupable au titre de 'bรขtir' (boneh) ; et selon celui qui ne la rend pas coupable, il y a au moins un interdit rabbinique (chevout). Et il est logique que, de mรชme qu'il y a un interdit ร  tresser, il y a un interdit ร  dรฉfaire la construction de la tresse. Par consรฉquent, on ne peut pas dรฉcrรฉter pour eux de peur qu'elle ne les dรฉnoue, car une femme qui veut s'immerger le Chabbat doit dรฉfaire la tresse de ses cheveux dรจs la veille (bea'od yom). Il s'agit donc des fils placรฉs sur les cheveux de sa tรชte ; c'est aussi ce que prouve le langage de la Michna, qui enseigne : 'et elle ne s'immergera pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre'. Pour des fils posรฉs sur ses cheveux, le desserrage est efficace, pour qu'ils ne soient pas serrรฉs sur sa tรชte ; mais pour des fils ร  l'intรฉrieur de ses tresses, le desserrage n'est pas tellement efficace, puisque l'eau n'entre pas ร  l'intรฉrieur de la tresse tant qu'elle ne les a pas complรจtement dรฉfaites. Bien qu'on dรฉcrรจte pour ces fils l'interdit de sortir avec eux, parce qu'il arrive qu'elle les dรฉnoue et en vienne ร  les porter, malgrรฉ cela, les choses pour lesquelles on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ d'interdit de sortie, parce qu'on n'a pas coutume de les dรฉnouer, ni ร  cause de la hatsitsa ni ร  cause de la kepida, il lui est permis de les dรฉnouer dans le domaine public, et on ne craint pas qu'en les dรฉnouant elle les porte sur quatre coudรฉes dans le domaine public. Et s'il a fallu enseigner plus loin (Chabbat 61a), ร  propos de l'amulette, qu'on la noue et la dรฉnoue, il n'รฉtait pas nรฉcessaire d'enseigner le dรฉnouage, puisque toute chose est permise ร  dรฉnouer ; c'รฉtait pour nous apprendre qu'on la noue et la dรฉnoue plusieurs fois le Chabbat, et qu'on ne l'interdit pas au motif qu'il semblerait l'attacher sur lui sans but de guรฉrison, avec l'intention de la transporter ; elle est au contraire considรฉrรฉe comme un vrai vรชtement, en raison de la guรฉrison. Ce n'est pas comparable au poivre et au grain de sel, dont nous avons appris dans la Michna (64b) : 'ร  condition qu'elle ne les mette pas d'emblรฉe le Chabbat, et s'ils sont tombรฉs, elle ne les remettra pas'. C'est pourquoi (la baraita) conclut : 'ร  condition qu'il ne l'attache pas ร  un bracelet ou ร  une bague', car il semblerait alors avoir l'intention de la transporter. Et voici la raison pour laquelle il est permis de dรฉnouer et qu'on ne craint pas qu'elle en vienne ร  les porter : si elle a oubliรฉ le Chabbat, mรชme si on lui interdisait de le dรฉnouer, elle ne s'en abstiendrait pas, puisqu'elle ne se souvient pas du Chabbat. Mais pour les objets qu'elle doit dรฉnouer par besoin le Chabbat, on craint qu'elle oublie le Chabbat et en vienne ร  les porter. Et pour ceux qu'elle n'a pas besoin de dรฉnouer, on ne craint pas que, au moment oรน elle les dรฉnoue, elle se souvienne du Chabbat, puis l'oublie ensuite et en vienne ร  les porter, car pour un moment aussi court, on ne craint pas qu'elle oublie le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut du chapitre 6, Bameh icha. Par la Torah, une femme peut sortir avec ce qui est un takhchit (parure), portรฉ sur elle comme un vรชtement ; il est interdit de sortir avec un masoui (charge). Les Sages ont interdit certaines parures par gezera (dรฉcret prรฉventif) : la crainte est qu'elle les enlรจve et les porte sur quatre amot dans le domaine public.

Tossefot et le Roch refusent l'explication de Rachi (fils dans la tresse) : dรฉfaire une tresse est dรฉjร  interdit le Chabbat, elle ne risque donc pas de les dรฉnouer. Il s'agit des fils posรฉs sur les cheveux. Tous deux ajoutent une rรจgle : ce qu'on n'a pas coutume d'enlever, on peut le dรฉnouer dans le domaine public.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Michna : avec quoi la femme ne sort-elle pas le Chabbat ?Groupe 1 : fils et rubans dans les cheveuxfils de laine, fils de lin,rubans (retsouot) tressรฉs dans les cheveuxRaison : gezera de la tevilaGroupe 2 : bijoux de valeurtotefet, sarvitin non cousus, kavoul,ir chel zahav, katla, anneaux de nez,bague sans sceau, aiguille non percรฉeRaison : chalfa oumahaviaElle devra les dรฉnouer pour une tevilaet risque de les porter4 amot dans le domaine publicElle risque de l'enlever pour le montrerร  une amie et de le porter4 amot dans le domaine publicSi elle est sortie : pas de hatat (interdit rabbinique)
Vue d'ensemble de la Michna.
2
ืœื ืชืฆื ืืฉื” ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉื‘ืจืืฉื”. ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ, ืขื“ ืฉืชืจืคื.

Une femme ne sortira ni avec des fils de laine, ni avec des fils de lin, ni avec des rubans (retsouot) qui sont sur sa tรชte. Et elle ne s'immergera pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืคืฉืชืŸ ื•ืจืฆื•ืขื” ืฉื‘ืจืืฉื” ืฉืงื•ืœืขืช ื‘ื”ืŸ ืฉืขืจื”:
Ni avec des fils de laine et de lin et le ruban qui est sur sa tรชte : avec lesquels elle tresse ses cheveux.
ืฉื‘ืจืืฉื” ืื›ื•ืœื”ื• ืงืื™ ื•ื‘ื’ืž' ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื:
Qui sont sur sa tรชte : (ce mot) porte sur tous (ces objets) ; et la Guemara en explique la raison.
ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ื—ืฆื™ืฆื”:
Et elle ne s'immergera pas avec eux : ร  cause de la hatsitsa (interposition).
ืขื“ ืฉืชืจืคื ืฉืชืชื™ืจื ืงืฆืช ืฉื™ื”ื™ื• ืจืคื•ื™ื™ืŸ ื•ื™ื›ื ืกื• ื”ืžื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ื ืœืฉืขืจ:
Jusqu'ร  ce qu'elle les desserre : qu'elle les dรฉnoue un peu, pour qu'ils soient lรขches et que l'eau entre entre eux et les cheveux.
๐Ÿ’ก Explication

Pour la tevila (immersion rituelle), l'eau doit toucher tout le corps, cheveux compris. Un fil serrรฉ fait hatsitsa (interposition) et invalide l'immersion. Il suffit de le desserrer pour que l'eau passe.

3
ื•ืœื ื‘ืดื˜ื•ื˜ืคืชืด ื•ืœื ื‘ืกืจื‘ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ื ืŸ ืชืคื•ืจื™ื. ื•ืœื ื‘ื›ื‘ื•ืœ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื.

Ni avec une totefet, ni avec des sarvitin lorsqu'ils ne sont pas cousus ; ni avec un kavoul, dans le domaine public.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื˜ื•ื˜ืคืช ื•ืกืจื‘ื™ื˜ื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื•ื—ืฉื•ื‘ื™ืŸ ื”ืŸ ื•ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื ืœื—ื‘ืจืชื”:
Totefet et sarvitin : la Guemara les explique ; ils ont de la valeur, et on craint qu'elle ne les enlรจve pour les montrer ร  son amie.
ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ืŸ ืชืคื•ืจื™ืŸ ืขื ื”ืฉื‘ื›ื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืฉืงื•ืคื™ื™"ื ืื‘ืœ ืชืคื•ืจื™ืŸ ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืœืื—ื•ื•ื™ื™ ืฉืื™ื ื” ื ื•ื˜ืœืช ื”ืฉื‘ื›ื” ืžืจืืฉื” ื‘ืจื”"ืจ ืฉืชื’ืœื” ื›ืœ ืฉืขืจื”:
Lorsqu'ils ne sont pas cousus : ร  la rรฉsille (chevakha), appelรฉe en vieux franรงais 'escofia' (coiffe). Mais cousus, il n'y a pas lieu de craindre qu'elle les montre, car elle n'enlรจve pas la rรฉsille de sa tรชte dans le domaine public, ce qui dรฉcouvrirait toute sa chevelure.
ื›ื‘ื•ืœ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž':
Kavoul : la Guemara l'explique.
ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืœื—ืฆืจ ืฉืจื™ ื•ื›ืœ ื”ื ื–ื›ืจื™ื ืœืžืขืœื” ืืกื•ืจื™ื ืืฃ ืœื—ืฆืจ ืฉืžื ืชืจื’ื™ืœื ื‘ืจื”"ืจ ื•ื—ื“ื ื’ื–ื™ืจื” ื”ื™ื ื“ื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื ืฉืœื ืชืชืงืฉื˜ ื‘ื”ื ื‘ืฉื‘ืช ื›ืœืœ ื•ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื”ืชื™ืจื• ื›ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื“:) ืฉืœื ืœืืกื•ืจ ืืช ื›ืœ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื” ื•ืชืชื’ื ื” ืขืœ ื‘ืขืœื”:
Dans le domaine public : mais dans la cour (hatser) c'est permis. Tous les objets mentionnรฉs plus haut sont interdits mรชme dans la cour, de peur qu'elle ne s'y habitue dans le domaine public ; c'est un seul dรฉcret : on a interdit de s'en parer le Chabbat en gรฉnรฉral. Pour le kavoul, on a permis (dans la cour), comme il est expliquรฉ plus loin dans notre chapitre (Chabbat 64b), pour ne pas lui interdire toutes ses parures, ce qui la rendrait disgracieuse aux yeux de son mari.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืœื ื‘ื˜ื•ื˜ืคืช ื•ืœื ื‘ืกืจื‘ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ื ืŸ ืชืคื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ื‘ื›ื‘ื•ืœ ืœืจ"ื” ื•ืœื ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื•ืœื ื‘ืงื˜ืœื ื•ืœื ื‘ื ื–ืžื™ืŸ ื•ืœื ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉืื™ืŸ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ื•ืœื ื‘ืžื—ื˜ ืฉืื™ื ื” ื ืงื•ื‘ื” ื•ืื ื™ืฆืืช ืื™ื ื” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช:
Ni avec une totefet, ni avec des sarvitin lorsqu'ils ne sont pas cousus, ni avec un kavoul dans le domaine public, ni avec une ville d'or (ir chel zahav), ni avec un katla, ni avec des anneaux de nez, ni avec une bague sans sceau, ni avec une aiguille non percรฉe ; et si elle est sortie, elle n'est pas passible d'un sacrifice expiatoire (hatat).
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme groupe : des bijoux de valeur. La crainte est diffรฉrente : chalfa oumahavia, elle l'enlรจve pour le montrer. Cousus ร  la chevakha (rรฉsille), ils ne risquent rien, car une femme ne se dรฉcouvre pas la tรชte en public. Selon Rachi, le kavoul est seul permis dans la cour : les Sages n'ont pas voulu lui interdire toutes ses parures.

4
ื•ืœื ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื•ืœื ื‘ืงื˜ืœื ื•ืœื ื‘ื ื–ืžื™ื ื•ืœื ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉืื™ืŸ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ื•ืœื ื‘ืžื—ื˜ ืฉืื™ื ื” ื ืงื•ื‘ื”.

Ni avec une ville d'or (ir chel zahav), ni avec un katla, ni avec des anneaux de nez (nezamim), ni avec une bague sur laquelle il n'y a pas de sceau (hotam), ni avec une aiguille qui n'est pas percรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื›ืžื™ืŸ ื ื•ืฉืงื ื•ืžืฆื™ื™ืจื™ืŸ ื‘ื” ื›ืžื™ืŸ ืขื™ืจ:
Ville d'or : une sorte de broche (nochka), sur laquelle on dessine une sorte de ville.
ืงื˜ืœื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื ื˜:):
Katla : la Guemara l'explique (plus loin, Chabbat 59b).
ื—ื•ืชื ืฆื•ืจื” ืœื—ืชื•ื ื‘ื” ืื™ื’ืจืช ืื• ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืกื’ื•ืจ:
Sceau : une figure pour sceller une lettre ou tout objet fermรฉ.
ืฉืื™ื ื” ื ืงื•ื‘ื” ื›ื’ื•ืŸ ืื™ืฉืคื™ื’ืœ"ื:
Qui n'est pas percรฉe : comme une 'espingle' (รฉpingle).
๐Ÿ’ก Explication

Une bague sans sceau et une aiguille non percรฉe sont des bijoux fรฉminins. La bague ร  sceau et l'aiguille percรฉe (ร  coudre) sont des objets utilitaires ; leur statut est discutรฉ plus loin dans le chapitre.

5
ื•ืื ื™ืฆืืช ืื™ื ื” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช.

Et si elle est sortie (avec l'un d'eux), elle n'est pas passible d'un sacrifice expiatoire (hatat).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื ื™ืฆืืช ืื™ื ื” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช ื“ื›ื•ืœื”ื• ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื• ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื:
Et si elle est sortie, elle n'est pas passible d'un hatat : car ce sont toutes des parures, et ce sont les Sages qui les ont interdites par dรฉcret, de peur qu'elle ne l'enlรจve pour le montrer.
๐Ÿ’ก Explication

Le hatat n'est dรป que pour une transgression involontaire d'un interdit de la Torah. Ici, tout est takhchit, permis par la Torah ; l'interdit est rabbinique.

6
ื’ืžืณ ื˜ื‘ื™ืœื” ืžืืŸ ื“ื›ืจ ืฉืžื”?

GUEMARA. La tevila (immersion), qui l'a mentionnรฉe ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื˜ื‘ื™ืœื” ืžืืŸ ื“ื›ืจ ืฉืžื” ืžื” ืขื ื™ืŸ ื˜ื‘ื™ืœื” ืืฆืœ ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช:
Guemara. La tevila, qui l'a mentionnรฉe : quel rapport entre la tevila et les lois du Chabbat ?
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื˜ื‘ื™ืœื” ืžืืŸ ื“ื›ืจ ืฉืžื™ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืžื” ื˜ืขื ืงืืžืจ ืžื” ื˜ืขื ืœื ืชืฆื ืืฉื” ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ืžืฉื•ื ื“ื‘ื—ื•ืœ ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉืชืจืคื ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื—ื•ืœ ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืœื ืชืฆื ื‘ื”ืŸ ื“ืœืžื ืžื™ืชืจืžื™ ืœื” ื˜ื‘ื™ืœื” ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื•ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ื ื”ื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจ"ื”. ื‘ืขื ืžื™ื ื” ืจื‘ ื›ื”ื ื ืžืจื‘ ืชื™ื›ื™ ื—ืœื™ืœืชื ืžืื™. ืืžืจ ืœื™ื” ืืจื™ื’ ืงืืžืจืช ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื• ืื™ืชืžืจ ื ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื•. ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ื—ื–ื™ื ื ืœื”ื• ืœืื—ื•ื•ืชื™ ื“ืœื ืงืคื“ื™ ืขืœื™ื™ื”ื•. ืžืื™ ืื™ื›ื ื‘ื™ืŸ ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ืœื”ืื™ ืœื™ืฉื ื. ื"ื‘ ื“ื˜ื ื™ืคืŸ ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื• ื”ื›ื ื ืžื™ ืืจื™ื’. ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ื—ื–ื™ื ื ืœืื—ื•ื•ืชื™ ื“ืœื ืงืคื“ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ื”ื ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ื ื™ืคืŸ ืžื™ืงืคื“ ืงืคื“ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ืคื™' ืจืฉ"ื™ ื“ื˜ื ื™ืคืŸ ื”ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื”ืŸ ืžืœื•ื›ืœื›ื™ืŸ ื‘ื˜ื™ื˜ ื•ืžืงืคื™ื“ื•ืช ืœื”ืกื™ืจืŸ ื‘ืฉืขืช ื˜ื‘ื™ืœื” ืœืคื™ ืฉื”ืžื™ื ืžืžื—ื™ืŸ ื”ื˜ื™ื˜ ื•ื‘ืขืœื•ืชืŸ ืžืŸ ื”ื˜ื‘ื™ืœื” ื™ืจื“ ื”ื˜ื™ื˜ ืขืœ ื‘ืฉืจืŸ ื•ืชืชืœื›ืœืš. ื•ื™ืฉ ืžืคืจืฉื™ื ื“ื˜ื ื™ืคืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืžื•ื–ื”ื‘ื™ืŸ ื•ื™ืคื™ืŸ ื•ืžื˜ื ืคื™ืŸ ืžื—ืžืช ื”ืžื™ื ื•ืœื›ืš ืžืงืคื™ื“ื•ืช ืœื”ืกื™ืจืŸ ื‘ืฉืขืช ื˜ื‘ื™ืœื” ืฉืœื ื™ืชืœื›ืœื›ื• ื•ืœื ื“ืžื™ื ืœื‘ื’ื“ื™ื” ืฉื”ื™ื ืฆืจื™ื›ื” ืœืคืฉื˜ื ื‘ืฉืขืช ื˜ื‘ื™ืœื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™' ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ืœืคื™ ืฉื”ื‘ื’ื“ื™ื ื”ื™ื ืœื•ื‘ืฉืช ืžื™ื“ ืื—ืจ ืฉื˜ื‘ืœื” ืื‘ืœ ื“ื‘ืจื™ื ืงื˜ื ื™ื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ืชื•ืœื™ื›ื ื‘ื™ื“ื”. ืชื ืŸ ื”ืชื ื•ืืœื• ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื‘ืื“ื ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืฉืœ 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ื•ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื” ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืืฃ ืื™ืŸ ื‘ื” ืžืฉื•ื ืขื˜ืจื•ืช ื›ืœื•ืช:
Guemara. La tevila, qui l'a mentionnรฉe ? Rav Nahman dit au nom de Rabba bar Avouh : (la Michna) dit (en fait) : quelle est la raison ? Quelle est la raison pour laquelle une femme ne sortira ni avec des fils de laine ni avec des fils de lin ? Parce qu'en semaine elle ne s'immergera pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre ; et puisqu'en semaine elle ne s'immerge pas avec eux, le Chabbat elle ne sortira pas avec eux, de peur que ne se prรฉsente ร  elle une tevila de mitsva, qu'elle ne les dรฉnoue et en vienne ร  les porter sur quatre coudรฉes dans le domaine public. Rav Kahana demanda ร  Rav : les chaรฎnettes creuses (tikhei hallilta), qu'en est-il ? Il lui dit : tu parles d'un objet tissรฉ (arig) ? Tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ. Il a รฉtรฉ dit aussi : Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ. Et certains disent : Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : j'ai vu que mes sล“urs ne s'en soucient pas. Quelle diffรฉrence y a-t-il entre cette version et cette version ? Il y a une diffรฉrence lorsqu'elles sont salies (detanifan) : selon la version qui dit 'tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ', celles-ci aussi sont tissรฉes ; selon la version qui dit 'j'ai vu que mes sล“urs ne s'en soucient pas', celles-ci, puisqu'elles sont salies, elles s'en soucient. Rachi a expliquรฉ 'detanifan' : les fils sont souillรฉs de boue, et elles tiennent ร  les enlever au moment de la tevila, car l'eau dissout la boue, et en remontant de la tevila la boue coulerait sur leur chair et elles seraient salies. Certains expliquent 'detanifan' ainsi : les fils sont dores et beaux, et ils s'abรฎment ร  cause de l'eau ; c'est pourquoi elles tiennent ร  les enlever au moment de la tevila, pour qu'ils ne se salissent pas. Ce n'est pas comparable ร  ses vรชtements, qu'elle doit รดter au moment de la tevila, sans qu'on craigne qu'elle en vienne ร  les porter, car les vรชtements, elle les revรชt aussitรดt aprรจs l'immersion ; mais pour les petites choses, on craint qu'elle ne les porte ร  la main. Nous avons appris lร -bas : voici ce qui fait interposition (hotsets) chez l'homme : les fils de laine, les fils de lin et les fils (qui sont) sur la tรชte des filles. R. Yehouda dit : ceux de laine et de cheveux ne font pas interposition, parce que l'eau y pรฉnรจtre. Rav Houna dit : et tous ceux-lร , c'est sur la tรชte des filles que nous l'avons appris ; mais les fils qui sont ร  son cou ne font pas interposition, car une femme ne s'รฉtrangle pas. Cela vaut pour les fils ; mais les colliers (havakin) ร  leur cou, comme le katla et semblables, font interposition, car une femme se serre pour paraรฎtre bien en chair. Rav Yossef dit au nom de Rav Yehouda au nom de Chmouel : les Sages reconnaissent ร  R. Yehouda que les fils de cheveux ne font pas interposition ; par consรฉquent une femme peut sortir avec eux le Chabbat, car elle n'a pas besoin de les enlever au moment de la tevila. Ni avec une totefet : qu'est-ce que la totefet ? Rav Yossef dit : une amulette (houmrata) de fourrure. Abaye lui dit : qu'elle soit alors comme une amulette รฉprouvรฉe (kamia moumhe) et qu'elle soit permise ! Mais Rav Yehouda dit au nom d'Abaye : un 'pazyani', c'est-ร -dire un diadรจme (tsits). Il a รฉtรฉ enseignรฉ aussi ainsi : une femme sort avec une rรฉsille dorรฉe, avec une totefet et avec des sarvitin qui y sont fixรฉs. Qu'est-ce que la totefet et que sont les sarvitin ? R. Abba dit : la totefet entoure sa tรชte d'une oreille ร  l'autre ; les sarvitin lui descendent jusqu'aux joues. Rav Houna dit : les pauvres les font de tissus colorรฉs, les riches les font d'argent et d'or. Ni avec un kavoul dans le domaine public : R. Yannai dit : ce kavoul, je ne sais pas ce que c'est. Est-ce le collier d'esclave (kavla deavda) que nous avons appris, mais un bonnet de laine (kipa chel tsemer) serait permis ? Ou bien est-ce le bonnet de laine, et ร  plus forte raison le collier d'esclave ? R. Abahou dit : il est plus logique (de dire) comme celui qui dit que nous avons appris le bonnet de laine. Il a รฉtรฉ enseignรฉ aussi ainsi : une femme sort avec un kavoul et avec une istema vers la cour ; vers la cour oui, vers le domaine public non. Et Chmouel dit : c'est le collier d'esclave que nous avons appris, mais un bonnet de laine est permis. Et la halakha est comme R. Abahou, car une baraita va dans son sens. Explication : un bonnet de laine, ce sont des fils de laine tressรฉs et faits comme un bandeau, large d'environ deux doigts, comme la mesure du tsits, ainsi qu'il est dit en Houlin (138a) : une sorte de bonnet de laine รฉtait posรฉ sur la tรชte du Grand Prรชtre, et le tsits dessus, comme il est รฉcrit : 'tu le placeras sur un cordon d'azur (petil tekhelet)'. Qu'est-ce qu'une istema ? R. Abahou dit : un 'bizyani'. Qu'est-ce qu'un bizyani ? Un chasse-mouches (kalia perouhim). Explication : un morceau de tissu auquel on suspend des fils de couleur, comme une frange, qu'on suspend ร  la fiancรฉe pour รฉcarter d'elle les mouches ; car si une mouche se pose sur son visage, elle a honte de la chasser et en souffre ; semblable ร  ce qu'on suspend aux animaux. Par consรฉquent, il n'y a pas en lui (d'interdit) de kilayim (mรฉlange laine-lin), car il n'est pas tissรฉ ; il ne devient pas impur par les plaies (negaim), car il n'a ni chaรฎne ni trame ; et on ne sort pas avec lui dans le domaine public, car ce n'est pas une parure. Les Rabbanan ont enseignรฉ : trois choses ont รฉtรฉ dites de l'istema : il n'y a pas en elle (d'interdit) de kilayim, elle ne devient pas impure par les plaies, et on ne sort pas avec elle dans le domaine public. Au nom de R. Chimon ben Eleazar on a dit : il n'y a pas non plus en elle (l'interdit des) couronnes de fiancรฉes.
๐Ÿ’ก Explication

Question de mรฉthode : la Michna traite du Chabbat, pourquoi parle-t-elle d'immersion ? La rรฉponse suivante montre que la tevila explique l'interdit de sortir.

Le Roch rassemble ici les conclusions de toute la sougya, y compris la suite (57b) sur la totefet, le kavoul et l'istema, et tranche la halakha comme R. Abahou.

7
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” โ€” ืžื” ื˜ืขื ืงืืžืจ: ืžื” ื˜ืขื ืœื ืชืฆื ืืฉื” ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ โ€” ืžืคื ื™ ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ื—ื•ืœ ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉืชืจืคื. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื—ื•ืœ ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉืชืจืคื, ื‘ืฉื‘ืช ืœื ืชืฆื, ื“ื™ืœืžื ืžื™ืชืจืžื™ ืœื” ื˜ื‘ื™ืœื” ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื•ืฉืจื™ื ืœื”ื•, ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ื ื”ื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื.

Rav Nahman bar Yitshak dit au nom de Rabba bar Avouh : (la Michna) dit (en fait) : 'quelle est la raison ?' Quelle est la raison pour laquelle une femme ne sortira ni avec des fils de laine ni avec des fils de lin ? Parce que les Sages ont dit : en semaine, elle ne s'immergera pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre.

Et puisqu'en semaine elle ne s'immerge pas avec eux jusqu'ร  ce qu'elle les desserre, le Chabbat elle ne sortira pas (avec eux), de peur que ne se prรฉsente ร  elle une tevila de mitsva, qu'elle ne les dรฉnoue et en vienne ร  les porter sur quatre coudรฉes dans le domaine public.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื•ืžืชืจืช ืื•ืชื ืœื˜ื‘ื•ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืฉืขืœ ื”ื˜ื‘ื™ืœื” ืœื ื’ื–ืจื• ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื™ื—.) ืื“ื ื ืจืื” ื›ืžื™ืงืจ ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื›ืžืชืงืŸ ืขืฆืžื•:
Qu'elle ne les dรฉnoue : et qu'elle les dรฉtache pour s'immerger le Chabbat, car on n'a pas interdit la tevila (le Chabbat), comme nous le disons dans le traitรฉ Beitsa (18a) : l'homme semble se rafraรฎchir et ne semble pas se rรฉparer (metaken).
๐Ÿ’ก Explication

La Michna emploie le style mah taam kaamar : la seconde phrase donne la raison de la premiรจre. La chaรฎne de raisonnement : en semaine, les fils doivent รชtre desserrรฉs pour la tevila ; si une tevila de mitsva tombe un Chabbat (par exemple la fin de la pรฉriode de nidda), elle les dรฉnouera et risquera de les porter. Rachi prรฉcise que l'immersion elle-mรชme est permise le Chabbat : elle ressemble ร  un bain rafraรฎchissant, sans air de tikoun (rรฉparation) d'un statut.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi la Michna parle-t-elle de tevila ? (Rabba bar Avouh)En semainefils serrรฉs = hatsitsatevila invalidePour une tevilaelle doitles desserrerTevila de mitsvaun Chabbat : elledรฉnoue les filsRisque : les porter4 amot dansle domaine publicGezera :ne pas sortir avecdรจs le dรฉpartLe 'ne pas immerger' de la Michna donne la raison de l'interdit de sortir.
La chaรฎne de la gezera, รฉtape par รฉtape.
8
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ ื›ื”ื ื ืžืจื‘: ืชื™ื›ื™ ื—ืœื™ืœืชื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืืจื™ื’ ืงืืžืจืช? ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื•. ืื™ืชืžืจ ื ืžื™, ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข: ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื•.

Rav Kahana demanda ร  Rav : les chaรฎnettes creuses (tikhei hallilta), qu'en est-il ? Il lui dit : tu parles d'un objet tissรฉ (arig) ?

Tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ. Il a รฉtรฉ dit aussi : Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชื™ื›ื™ ื—ืœื™ืœืชื ืฉืจืฉืจื•ืช ืฉืœ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื—ืœื•ืœื•ืช ื•ืขื’ื•ืœื•ืช:
Tikhei hallilta : des chaรฎnettes de fils, creuses et rondes.
ืžื”ื• ืœืงืœื•ืข ื‘ื”ืŸ ืฉืขืจื” ื•ืœืฆืืช ื‘ืฉื‘ืช ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœืžื•ืชื—ืŸ ื•ืœื“ื•ื—ืงืŸ ืขืœ ื”ืฉืขืจ ื‘ื—ื–ืงื” ื•ื”ืžื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ื” ื•ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืžื™ ื”ื•ื™ ื—ืฆื™ืฆื” ื•ืœื ืชืฆื ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืžืฉื•ื ื’ื–ื™ืจืช ื˜ื‘ื™ืœื” ืžืฆื•ื” ืื• ืœื ื”ื•ื™ ื—ืฆื™ืฆื”:
Qu'en est-il : (est-il permis) d'en tresser ses cheveux et de sortir (avec elles) le Chabbat ? Car elle ne peut pas les tendre et les serrer fortement sur les cheveux, et l'eau y entre. Il se demandait : est-ce une hatsitsa, et elle ne sortira pas avec elles le Chabbat en raison du dรฉcret de la tevila de mitsva, ou n'est-ce pas une hatsitsa ?
ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื• ืœืฆืืช ื‘ื• ื‘ืฉื‘ืช ื“ืœืขื ื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื” ืœื ื—ื™ื™ืฅ ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืื”ื“ื•ืงื™ ืฉืคื™ืจ:
Tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ : de sortir avec le Chabbat ; car pour la hatsitsa, cela ne fait pas interposition, puisqu'on ne peut pas bien le serrer.
๐Ÿ’ก Explication

Un objet arig (tissรฉ, creux) ne peut pas รชtre serrรฉ au point d'empรชcher l'eau de passer. Il ne fait pas hatsitsa ; elle n'aura pas ร  l'enlever pour une tevila, et la gezera ne s'applique pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tikhei hallilta (chaรฎnettes creuses) : deux versionsVersion 1 (Rav, Rav Houna b. R. Yehochoua)'Tout ce qui est tissรฉ (arig),on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ'critรจre : hatsitsa (l'eau passe)Version 2 (Rav Houna b. R. Yehochoua)'Mes sล“urs ne les enlรจvent paspour se laver'critรจre : kepida (souci de les รดter)Nafka mina : chaรฎnettes salies (detanifan)Tissรฉes : permis de sortirElle les enlรจve : interdit
Les deux versions et leur consรฉquence pratique (segments 7 ร  10).
9
ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข: ื—ื–ื™ื ื ืœืื—ื•ื•ืชื™ ื“ืœื ืงืคื“ืŸ ืขืœื™ื™ื”ื•.

Et certains disent : Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : j'ai vu que mes sล“urs ne s'en soucient pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืื—ื•ื•ืชื™ ื“ืœื ืงืคื“ืŸ ืขืœื™ื™ื”ื• ืœื™ื˜ืœืŸ ืžืจืืฉืŸ ื›ืฉื”ืŸ ืจื•ื—ืฆื•ืช ื‘ื—ืžื™ืŸ ืืœืžื ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื”ื• ืžื™ื ืฉืคื™ืจ ืืคื™ืœื• ืœื”ื ืืช ืจื—ื™ืฆื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื›ืŸ ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื‘ื™ืœื” ื ืžื™ ืœื ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจืŸ ื•ืžื•ืชืจ ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื“ื”ื ืื™ ืžืชืจืžื™ ื˜ื‘ื™ืœื” ืœื ืฉืจื• ืœื”ื• ืœื ืžืฉื•ื ื—ืฆื™ืฆื” ื•ืœื ืžืฉื•ื ืงืคื™ื“ื:
Mes sล“urs ne s'en soucient pas : de les enlever de leur tรชte quand elles se lavent ร  l'eau chaude. Il en ressort que l'eau y entre bien, mรชme pour le plaisir du bain ; et puisqu'il en est ainsi, pour la tevila non plus elles n'ont pas besoin de les dรฉnouer, et il est permis de sortir avec elles le Chabbat. Car si une tevila se prรฉsente, elles ne les dรฉnouent ni ร  cause de la hatsitsa ni ร  cause de la kepida (souci de les รดter).
๐Ÿ’ก Explication

Selon cette version, le critรจre est la kepida : une femme les enlรจve-t-elle d'habitude en se lavant ? Si elle ne s'en soucie pas, elle ne les enlรจvera pas non plus pour une tevila.

10
ืžืื™ ืื™ื›ื ื‘ื™ืŸ ื”ืš ืœื™ืฉื ื ื•ื‘ื™ืŸ ื”ืš ืœื™ืฉื ื?

Quelle diffรฉrence y a-t-il entre cette version et cette version ?

๐Ÿ’ก Explication

Question classique : quelle nafka mina (consรฉquence pratique) entre les deux formulations ?

11
ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื˜ื ื™ืคืŸ. ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืœื ื’ื–ืจื• โ€” ื”ื ื™ ื ืžื™ ืืจื™ื’ ื ื™ื ื”ื•, ื•ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจืช ืžืฉื•ื ืงืคื™ื“ื โ€” ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ื ื™ืคื ืžืงืคื“ ืงืคื“ื ืขืœื™ื™ื”ื•.

Il y a une diffรฉrence entre elles lorsqu'elles sont salies (detanifan). Selon la version qui dit 'tout ce qui est tissรฉ, on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ', celles-ci aussi sont tissรฉes ; et selon la version oรน tu as dit (que c'est) ร  cause de la kepida, puisqu'elles sont salies, elle se soucie de les enlever.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืžื™ื˜ื ืคื™ ืฉื ื˜ื ืคื• ื”ื ืš ืชื™ื›ื™ ื‘ื˜ื™ื˜:
Salies : ces chaรฎnettes se sont salies de boue.
ื”ื ื ืžื™ ืืจื™ื’ ื”ื•ื ื•ื”ื ืงืืžืจ ืœื ื’ื–ืจื• ื›ืœืœ ืœืฆืืช ื•ืœื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ื“ืœื ืงืคื“ื™ ืžืฉืžืข ื“ืื™ ืงืคื“ื™ ืœื ื˜ืœืŸ ืžืจืืฉืŸ ื›ืฉื”ืŸ ืจื•ื—ืฆื•ืช ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื•ืืข"ื’ ื“ืœืขื ื™ืŸ ืื™ื”ื“ื•ืงื™ ืœื ื—ื™ื™ืฆื™ ื•ืžื•ืชืจื•ืช ืœื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ืŸ ื”ืœื›ืš ื”ื ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ื˜ื ืคื™ ืžืงืคื“ ืงืคื“ืŸ ืฉืœื ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืจืืฉืŸ ื‘ืฉืขืช ื˜ื‘ื™ืœืชืŸ ืžืคื ื™ ืฉื”ืžื™ื ืžืžื—ื™ืŸ ืืช ื”ื˜ื™ื˜ ื•ืžืœื›ืœืš ื‘ืฉืจืŸ ื‘ืขืœื™ื™ืชืŸ ืžืŸ ื”ื˜ื‘ื™ืœื” ื•ืืข"ื’ ื“ื—ืฆื™ืฆื” ืœื ื”ื•ื™ ื“ื”ื ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื”ื• ืžื™ื ืžื™ื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉืงืœื™ ืœื” ืžืฉื•ื ื˜ื™ื ื•ืฃ ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ื•ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ื•ืœืœื™ืฉื ื ืงืžื ืœื ื’ื–ืจื• ืืœื ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื™ื™ืฅ ืœื˜ื‘ื™ืœื” ื•ืจื‘ื•ืชื™ ืžืคืจืฉื™ืŸ ื”ืš ืงืคื™ื“ื ืœืขื ื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื” ื›ื“ืงื™"ืœ ืจื•ื‘ื• ื•ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ื—ื•ืฆืฅ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื“:) ื•ืงืฉื™ื ืœื™ ื‘ื’ื•ื” ื˜ื•ื‘ื ื—ื“ื ื“ื›ื™ ืื™ืชืžืจ ื”ื”ื•ื ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืžื™ื”ื“ืง ืื™ืชืžืจ ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืืข"ื’ ื“ืœื ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื™ื” ืžื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืงืคื™ื“ ืขืœื™ื” ื—ืฉื™ื‘ ื›ื’ื•ืคื™ื” ื•ื‘ื˜ืœ ืœื’ื‘ื™ ืฉืขืจื• ืื‘ืœ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ืžื™ื”ื“ืง ื•ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื™ื” ืžื™ื ืžืื™ ื—ื•ืฆืฅ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื”ื ืœืื• ื—ื•ืฆืฅ ื”ื•ื ื•ืื™ ืืชื™ืช ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ื”ื•ื ื—ื•ืฆืฅ ื“ื”ืชื ืœื ื“ืง ื‘ืœื™ืฉื ื™ื” ื•ืžื™ื”ื• ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืงืคื™ื“ ืขืœื™ื™ื”ื• ืืกื•ืจ ื”ื™ื›ื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ื”ืื™ ื ืžื™ ืืจื™ื’ ื”ื•ื ื•ืžื•ืชืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœืŸ ื“ื”ื™ื›ื ื“ืžื™ื˜ื ืคื™ ืžืงืคื“ ืงืคื“ืŸ ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื—ื™ื™ืฅ ื“ื”ื ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ืœื ืืชื ืœืื™ืคืœื•ื’ื™:
Celles-ci aussi sont tissรฉes : et (Rav) a dit qu'on n'a pas du tout interdit de sortir (avec elles). Selon la version 'elles ne s'en soucient pas', il ressort que si elles se souciaient de les enlever de leur tรชte en se lavant, il serait interdit de sortir avec le Chabbat, bien qu'elles ne fassent pas interposition du point de vue du serrage et qu'il soit permis de s'immerger avec. Par consรฉquent, celles-ci, puisqu'elles sont salies, elles tiennent ร  ce qu'elles ne soient pas sur leur tรชte au moment de l'immersion, car l'eau dissout la boue et salit leur chair quand elles remontent de l'immersion. Et bien que ce ne soit pas une hatsitsa, puisque l'eau y entre, comme elles les enlรจvent ร  cause de la saletรฉ, elles en viendraient ร  les porter, et il est interdit de sortir avec elles. Selon la premiรจre version, on n'a dรฉcrรฉtรฉ que pour ce qui fait interposition pour la tevila. Mes maรฎtres expliquent cette kepida du point de vue de la hatsitsa, selon la rรจgle รฉtablie : (un objet qui couvre) la majeure partie (du corps) et dont on se soucie fait interposition (Erouvin 4b). Mais cela me fait grande difficultรฉ. D'abord, cette rรจgle a รฉtรฉ dite pour un objet serrรฉ, et elle nous enseigne que, bien que l'eau n'y entre pas, puisqu'on ne s'en soucie pas, il est considรฉrรฉ comme faisant partie du corps et s'annule par rapport aux cheveux. Mais pour un objet non serrรฉ, oรน l'eau entre, quelle interposition peut-on invoquer ? Ce n'est pas une interposition ! Et si tu veux dire que 'interposition' n'est pas employรฉ lร  avec prรฉcision, mais que toute chose dont on se soucie est interdite, comment dirait-on ici 'celles-ci aussi sont tissรฉes' et donc permises ? Puisqu'il est รฉvident pour nous que, lorsqu'elles sont salies, elles s'en soucient, elles font forcรฉment interposition ; or Rav Houna fils de Rav Yehochoua n'est pas venu contester une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ !
๐Ÿ’ก Explication

Des chaรฎnettes salies : elles restent tissรฉes, donc permises selon la version 1 ; mais une femme tient ร  les enlever pour ne pas รชtre salie par la boue dissoute, donc interdites selon la version 2.

Rachi rejette l'explication de ses maรฎtres, qui ramenaient cette kepida ร  la rรจgle de rouvo oumakpid : cette rรจgle ne concerne que des objets serrรฉs, oรน l'eau ne passe pas. Pour lui, la kepida de la version 2 est un critรจre propre ร  la gezera (risque de porter), sans lien avec la validitรฉ de l'immersion.

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ืชื ืŸ ื”ืชื: ื•ืืœื• ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื‘ืื“ื: ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ื”ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืฉืœ ืฆืžืจ ื•ืฉืœ ืฉืขืจ ืื™ืŸ ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ืžืคื ื™ ืฉื”ืžื™ื ื‘ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื•ื›ื•ืœืŸ, ื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืฉื ื™ื ื•.

Nous avons appris lร -bas (Mikvaot 9, 1) : voici ce qui fait interposition (hotsets) chez l'homme : les fils de laine, les fils de lin et les rubans qui sont sur la tรชte des filles. R.

Yehouda dit : ceux de laine et ceux de cheveux ne font pas interposition, parce que l'eau y pรฉnรจtre. Rav Houna dit : et tous ceux-lร , c'est sur la tรชte des filles que nous l'avons appris.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืืœื• ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื‘ืื“ื ืžืฉื•ื ื“ืชื ื™ ื”ืชื ืืœื• ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ื ืชื ื™ ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื‘ื™ืœืช ืื“ื ื•ืืœื• ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื‘ืื“ื:
Voici ce qui fait interposition chez l'homme : parce que (la Michna) enseigne lร -bas 'voici ce qui fait interposition pour les ustensiles', elle enseigne, ร  propos de l'immersion de l'homme, 'voici ce qui fait interposition chez l'homme'.
ืฉืœ ืฆืžืจ ื•ืฉืœ ืฉืขืจ ืื™ืŸ ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื“ืœื ืžื™ื”ื“ืง ืขืœ ื’ื‘ื™ ืฉืขืจ:
Ceux de laine et de cheveux ne font pas interposition : car ils ne se serrent pas sur les cheveux.
ื•ื›ื•ืœืŸ ื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืฉื ื™ื ื• ืœื ืชื™ืžื ืฉื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืืจืฆื•ืขื•ืช ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ืงืื™ ืืœื ืื—ื•ื˜ื™ืŸ ื ืžื™ ืงืื™:
Et tous ceux-lร , c'est sur la tรชte des filles que nous l'avons appris : ne dis pas que 'sur la tรชte des filles' porte seulement sur les rubans ; cela porte aussi sur les fils.
ื”ื‘ื ื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื•ืื•ืจื—ื ื“ืžื™ืœืชื ื ืงื˜:
Les filles (banot), les petites : (la Michna) parle du cas habituel.
๐Ÿ’ก Explication

Michna de Mikvaot. Selon R. Yehouda, la laine et les cheveux, souples, laissent passer l'eau. Rav Houna ajoute que la liste entiรจre concerne des fils posรฉs sur la tรชte. La Guemara va chercher ce que cette prรฉcision veut exclure.

13
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืื™? ืื™ืœื™ืžื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื“ืฆื•ืืจ, ื•ื“ืžืื™: ืื™ืœื™ืžื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื“ืฆืžืจ โ€” ื”ืฉืชื ืจืš ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฅ, ืจืš ืขืœ ื’ื‘ื™ ืจืš ืžื™ื‘ืขื™ื?

Rav Yossef objecta : (que vient-il) exclure ? Si l'on dit : exclure (les fils) du cou ; et (des fils) de quelle matiรจre ?

Si l'on dit : exclure ceux de laine, ร  prรฉsent (que) le mou sur le dur fait interposition, le mou sur le mou, faut-il le dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื ืžื™ ื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืฉื ื™ื ื•:
Exclure quoi : Rav Houna nous a enseignรฉ que les fils aussi, c'est sur la tรชte des filles que nous l'avons appris.
ืื™ืœื™ืžื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื”ืงืฉื•ืจื™ืŸ ื‘ืฆื•ืืจืŸ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฆื™:
Si l'on dit exclure : les fils attachรฉs ร  leur cou, qui ne feraient pas interposition.
ื•ื“ืžืื™ ื”ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืืชื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฆื™ ื‘ืฆื•ืืจ ืฆืžืจ ืงืจื•ื™ ืจืš ืœื’ื‘ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ืœื’ื‘ื™ ืฉืขืจ:
Et de quoi : quels fils vient-il exclure, qui ne feraient pas interposition au cou ? La laine est dite molle par rapport au lin et par rapport aux cheveux.
ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ืฉืขืจ:
Sur le dur : les cheveux.
ืข"ื’ ืจืš ื‘ืฉืจ:
Sur le mou : la chair.
ืžื™ื‘ืขื™ื ื‘ืชืžื™ื” ื”ื ื•ื“ืื™ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืจืš ื˜ืคื™ ืžื™ื”ื“ืง:
Faut-il le dire : sur le mode interrogatif ; il est certain que sur le mou (le fil) se serre davantage.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืฉืชื ืจืš ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฅ ื›ื•' ื•ื"ืช ื“ื™ืœืžื ืจื‘ ื”ื•ื ื ื ืงื˜ ื•ื›ื•ืœืŸ ื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ืœืจื‘ื•ืชื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืจืืฉื™ ื”ื‘ื ื•ืช ื“ื”ื•ื™ ืจืš ืข"ื’ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฅ ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื‘ืœืื• ืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื“ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ืจืืฉ ืืœื ื•ื“ืื™ ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืืชื:
ร€ prรฉsent, le mou sur le dur fait interposition, etc. : et si tu demandes : peut-รชtre Rav Houna a-t-il dit 'et tous ceux-lร  sur la tรชte des filles' pour ajouter une nouveautรฉ (rebouta) : mรชme sur la tรชte des filles, oรน c'est du mou sur du dur, cela fait interposition ? Le Ri rรฉpond : mรชme sans Rav Houna, nous aurions su qu'ils font interposition partout, mรชme sur la tรชte ; il vient donc certainement exclure quelque chose.
๐Ÿ’ก Explication

Raisonnement par kal va-homer (ร  fortiori). Un fil serrรฉ sur une surface molle (la chair) adhรจre mieux que sur une surface dure (les cheveux). Si la laine fait interposition sur les cheveux, elle le fait ร  plus forte raison sur le cou ; on ne peut donc pas l'exclure.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Houna : 'tout cela concerne la tรชte des filles'. Que veut-il exclure ?FilSur les cheveux (dur)Sur le cou (chair = mou)Laine (mou)mou sur dur : hotsetsmou sur mou : ร  plus forte raisonLin (dur)dur sur dur : hotsetsdur sur mou : ร  plus forte raisonQuestion de Rav Yossef : sur la chair, le fil serre davantage ;on ne peut donc pas exclure le cou par un raisonnement de duretรฉ.Rรฉponse de Rav Yossefune femme ne s'รฉtrangle pas : au cou, le fil reste lรขche
Le tableau dur/mou de Rav Yossef.
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ื•ืืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื“ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ. ื”ืฉืชื ืงืฉื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฅ, ืงืฉื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืจืš ืžื™ื‘ืขื™ื?

Et si (l'on dit) : exclure les fils de lin, ร  prรฉsent (que) le dur sur le dur fait interposition, le dur sur le mou, faut-il le dire ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืฉืชื ืงืฉื” ืข"ื’ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฅ ืกื‘ืจ ื”ืฉ"ืก ื“ืงืฉื” ืข"ื’ ืจืš ื—ื™ื™ืฅ ื˜ืคื™ ืžืงืฉื” ืข"ื’ ืงืฉื” ื•ืจืš ืข"ื’ ืงืฉื” ืœื ื—ื™ื™ืฅ ื›ืงืฉื” ืข"ื’ ืงืฉื” ื“ื”ื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ืื™ืŸ ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืจืš ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ื•ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื“ื”ื•ื™ ืงืฉื” ืข"ื’ ืงืฉื” ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ื•ื—ื•ื˜ื™ ืฉื™ืขืจ ื“ื”ื•ื™ ื ืžื™ ืงืฉื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืฉื” ืœื›"ืข ืื™ืŸ ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื—ื•ืฆืฆื™ืŸ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื:
ร€ prรฉsent, le dur sur le dur fait interposition : la Guemara (hachas) pense que le dur sur le mou fait davantage interposition que le dur sur le dur, et que le mou sur le dur ne fait pas autant interposition que le dur sur le dur. Car selon R. Yehouda, les fils de laine ne font pas interposition, puisque c'est du mou sur du dur, et les fils de lin, qui sont du dur sur du dur, font interposition. Quant aux fils de cheveux, qui sont aussi du dur sur du dur, ils ne font pas interposition selon tous, bien que les fils de lin fassent interposition selon tous.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme raisonnement pour le lin (dur). Tossefot รฉtablit une รฉchelle : dur sur mou > dur sur dur > mou sur dur ; les cheveux, bien que durs, font exception.

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ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ, ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืืฉื” ื—ื•ื ืงืช ืืช ืขืฆืžื”.

Mais Rav Yossef dit : voici la raison de Rav Houna : parce qu'une femme ne s'รฉtrangle pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืืฉื” ื—ื•ื ืงืช ืขืฆืžื” ืœื”ื“ืง ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื‘ืฆื•ืืจื” ื•ืงื•ืฉืจืชืŸ ื‘ืจื™ื•ื— ืฉื™ื”ื• ืจืคื™ืŸ:
Parce qu'une femme ne s'รฉtrangle pas : en serrant des fils ร  son cou ; elle les attache avec du jeu, pour qu'ils soient lรขches.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ื"ืจ ื™ื•ืกืฃ ืœืคื™ ืฉืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ืขืฆืžื• ืžืงืฉื” ืฉื™ื™ืš ืœื•ืžืจ ืืœื:
Mais Rav Yossef dit : comme c'est Rav Yossef lui-mรชme qui a objectรฉ, il convient de dire 'mais'.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef abandonne l'argument de la matiรจre pour un argument de comportement : au cou, le fil n'est jamais serrรฉ, l'eau passe. Tossefot justifie le mot ela (mais) : il marque qu'un mรชme auteur rejette sa propre hypothรจse.

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ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืื‘ื™ื™: ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ืŸ, ืื‘ืœ ืœื ื‘ื—ื‘ืงื™ืŸ ืฉื‘ืฆื•ืืจื™ื”ืŸ. ื•ืื™ ืืžืจืช ืื™ืŸ ืืฉื” ื—ื•ื ืงืช ืขืฆืžื”, ื—ื‘ืงื™ืŸ ืฉื‘ืฆื•ืืจื™ื”ืŸ ืืžืื™ ืœื?

Abaye lui objecta : les filles sortent avec les fils qui sont ร  leurs oreilles, mais pas avec les colliers (havakin) qui sont ร  leur cou. Et si tu dis qu'une femme ne s'รฉtrangle pas, les colliers ร  leur cou, pourquoi (interdire) ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ื ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืฉื ืฉืœื ื™ืกืชื ื”ื ืงื‘:
Avec les fils qui sont ร  leurs oreilles : qu'on y met pour que le trou ne se referme pas.
ื—ื‘ืงื™ืŸ ืขื ืงื™ ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืžื•ื–ื”ื‘ื•ืช ืจื—ื‘ื•ืช ื“ืœืื• ืœืชื›ืฉื™ื˜ ืขื‘ื™ื“ืŸ ื“ื•ืžื™ื ื“ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ืŸ:
Colliers (havakin) : des colliers (anakei) de courroies non dorรฉes, larges, qui ne sont pas faits pour la parure, comme les fils de leurs oreilles.
ื—ื‘ืงื™ืŸ ืœืฉื•ืŸ ืงื™ืœืงืœื™ ื•ื—ื‘ืง (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื“.) ืฆื™ื ื’ืœ"ื ืœืืกื•ืจ ื‘ื• ืกื•ืก:
Havakin : (du mรชme sens) que 'kilkeli vehavak' (plus loin, Chabbat 64a), 'cingle' (sangle), pour attacher le cheval.
๐Ÿ’ก Explication

Objection d'Abaye : une baraita interdit aux filles de sortir avec des havakin au cou. Si une femme ne serre jamais ce qu'elle porte au cou, le collier ne fait pas interposition et devrait รชtre permis. La rรฉponse suit, par Ravina.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื:

Ravina dit :

๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse de Ravina se trouve au dรฉbut de 57b. Le Roch (segment 5) en donne la conclusion : les havakin font interposition, car une femme les serre pour paraรฎtre bien en chair.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).