Shabbat 62a โ€” Amulettes et tefillin ; bagues, broches et sachets de parfum

Shabbat 62a

Sougya : Le daf achรจve la question de l'amulette aux toilettes : une baraita de Rabbi Ochaya interdit de la porter ร  la main quatre coudรฉes, on rรฉpond qu'il s'agit d'une amulette recouverte de cuir, et on distingue les tefillin, sanctifiรฉs par le chin visible. La michna suivante รฉnumรจre des objets de femme interdits le Chabbat (aiguille percรฉe, bague ร  sceau, kouliar, kovelet, fiole de baume).

Oula enseigne que pour l'homme la rรจgle des bagues est inversรฉe ; Rav Yossef explique que les femmes forment une catรฉgorie ร  part, et la Guemara discute l'objection de la hotsaa kilachar yad (Rabbi Yirmeya, Rava). Le daf se termine par la mahloket sur la kovelet entre Rabbi Meir, les Hakhamim et Rabbi Eliezer.

L'amulette aux toilettes : la preuve de la michna et ses rรฉponsesRรฉponse de 61b : elle guรฉrit, c'est sa paruremรชme tenue ร  la main, c'est permisObjection : R. Ochayaร  condition qu'il ne la porte pas 4 coudรฉes ร  la mainRรฉponse : amulette recouverte de cuiril entre avec elle, sans la retirerObjection : les tefillin sont couverts de cuiret on les retire ร  4 coudรฉes des toilettesRรฉponse : pour les tefillin, ร  cause du chin(lettre visible sur le boรฎtier)
Dรฉroulement de la fin de la sougya de l'amulette et des tefillin.
La bague le Chabbat (selon R. Meir) : michna et OulaBague AVEC sceau (hotam)Bague SANS sceauFemmefardeauhatat (michna)parurepermis (dรฉduit)Hommeparurepermis (Oula)fardeauhatat (Oula)Question : porter une bague au doigt quand elle n'est pas une parure = hotsaa kilachar yad ?R. Yirmeya : femme trรฉsoriรจre (seulement pour la femme). Rava : la femme porte la bague de son mariau coffret, le mari porte celle de sa femme chez l'artisan : c'est une maniรจre normale de sortir.
La bague avec ou sans sceau : la michna pour la femme, Oula pour l'homme.
La kovelet (sachet de parfum) : trois opinionsRabbi MeirC'est un fardeau (massoui)Si elle sort : hatatHakhamimC'est une parure (takhchit)mais elle risque de l'ouvrirpour la montrer et la porterInterdit ร  priorisi elle sort : exempteRabbi EliezerParure portรฉe par une femmequi sent mauvais : elle nela montrera pas (gรชnant)Permis mรชme ร  prioriAutre baraita : R. Eliezer 'exempte' (patour) -> il rรฉpond ร  R. Meir, qui rend passible de hatat ;face aux Hakhamim (exempte mais interdit), il prรฉcise : permis ร  priori.
La kovelet : Rabbi Meir, les Hakhamim et Rabbi Eliezer.
1
ื•ื”ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื ืื•ืžืจ: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืื—ื–ื ื• ื‘ื™ื“ื• ื•ื™ืขื‘ื™ืจื ื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื!

Mais n'a-t-on pas enseignรฉ (dans une baraita) : Rabbi Ochaya dit : ร  condition qu'il ne la tienne pas dans sa main pour la transporter sur quatre coudรฉes dans le domaine public !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ื™ืื—ื–ื ื• ื“ืœื ื”ื•ื™ ืชื›ืฉื™ื˜ ืฉืœื• ืืœื ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ:
Qu'il ne la tienne pas : car ce n'est pas une parure pour lui, sauf ร  la maniรจre d'un vรชtement.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ืชื ื™ื ืจ' ืื•ืฉืขื™ื ืื•ืžืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ื™ืœืžื ืžืฉื•ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ื“ื•ืงื ื”ื•ื ืืกื•ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื›ืžื• ืงื•ืฉืจ ื‘ืฉื™ืจ ื•ื‘ื˜ื‘ืขืช ื“ื”ืฉืชื ืœื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ื“ืืคื™ืœื• ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืฉืœื ื™ืื—ื–ื ื• ื‘ื™ื“ื• ืžืฉืžืข ืืคื™ืœื• ื‘ืงื•ืžืฆื• ื“ืœื™ื›ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืืœื ืื™ืกื•ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื™ื›ื ื•ืืคื™ืœื• ืœืž"ื“ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžืฉื•ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื“ืจื™ ื—ื“ืจื™ื ืืกื•ืจ ื”ื›ื ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ื’ื–ืจ ื“ืืคื™ืœื• ืขื•ืžื“ ื‘ืฉื•ืง ื•ื ื•ืฉืืŸ ื‘ืงื•ืžืฆื• ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ:
Mais n'a-t-on pas enseignรฉ : Rabbi Ochaya dit : ร  condition, etc. : le Ri s'รฉtonne : peut-รชtre est-ce interdit seulement mi-derabanan ร  cause de l'apparence (mar'it ha-ayin), comme celui qui l'attache ร  un bracelet ou ร  une bague ; or ici il n'y a pas lieu d'รฉdicter une mesure (gezera), puisque mรชme s'il la transportait il n'y aurait pas d'interdit de la Torah. Le Ri rรฉpond : 'qu'il ne la tienne pas dans sa main' implique mรชme dans son poing fermรฉ, oรน il n'y a pas d'apparence ; il y a donc un interdit de la Torah. Et mรชme selon l'avis que tout ce que les Sages ont interdit ร  cause de l'apparence est interdit mรชme dans les piรจces les plus retirรฉes, ici on ne peut pas parler d'une telle mesure, car mรชme s'il se tient au marchรฉ et les porte dans son poing, il n'y a pas d'apparence.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 61b. La Guemara avait conclu : l'amulette qui guรฉrit est une parure, donc mรชme tenue ร  la main elle est permise ; la michna ne prouve rien sur sa kedoucha. Objection : Rabbi Ochaya interdit de la porter ร  la main sur quatre coudรฉes dans le domaine public. L'amulette n'est donc une parure que portรฉe sur soi, ร  la maniรจre d'un vรชtement (Rachi).

Tossefot : l'interdit de Rabbi Ochaya est un interdit de la Torah, puisqu'il vise aussi le cas oรน l'amulette est cachรฉe dans le poing, oรน personne ne la voit.

2
[ืืœื] ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื‘ืžื—ื•ืคื” ืขื•ืจ.

[Plutรดt,] de quoi traitons-nous ici ? D'une amulette recouverte de cuir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžื›ื•ืกื” ืขื•ืจ ื“ืœื™ื›ื ื’ื ื•ืชื ืื™ ืžืขื™ื™ืœ ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ื•ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืงืœื™ื”:
Recouverte de cuir : il n'y a pas d'atteinte ร  sa dignitรฉ s'il la fait entrer aux toilettes, et il n'a pas besoin de la retirer.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle rรฉponse : la michna qui permet de sortir avec l'amulette parle d'une amulette recouverte de cuir. L'รฉcriture รฉtant cachรฉe, il peut entrer aux toilettes avec elle sans la retirer ; il n'aura donc jamais ร  la porter ร  la main. La preuve contre la saintetรฉ des amulettes tombe.

3
ื•ื”ืจื™ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื“ืžื—ื•ืคื•ืช ืขื•ืจ, ื•ืชื ื™ื: ื”ื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื โ€” ื—ื•ืœืฅ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื‘ืจื—ื•ืง ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื•ื ื›ื ืก.

Mais il y a les tefillin, qui sont recouverts de cuir, et on a enseignรฉ : celui qui entre aux toilettes retire ses tefillin ร  une distance de quatre coudรฉes, puis il entre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื•ืœืฅ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ืžื›ื•ืกื” ืขื•ืจ ืฉื”ืืจื‘ืข ืื’ืจื•ืช ืฉื”ืคืจืฉื™ื•ืช ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื‘ื”ืŸ ืชื—ื•ื‘ื•ืช ื‘ื“ืคื•ืกื™ืŸ ืฉืœ ืขื•ืจ:
Il retire ses tefillin : bien qu'ils soient recouverts de cuir, puisque les quatre parchemins sur lesquels les sections sont รฉcrites sont insรฉrรฉs dans des boรฎtiers de cuir.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : l'รฉcriture des tefillin est elle aussi enfermรฉe dans des boรฎtiers de cuir, et pourtant on doit les retirer avant d'entrer aux toilettes. Le cuir ne suffirait donc pas.

4
ื”ืชื ืžืฉื•ื ืฉื™ืŸ. ื“ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืฉื™ืŸ ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™. ื•ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื“ืœืช ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™. ื•ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื™ื•ื“ ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™.

Lร -bas, c'est ร  cause du chin. Car Abayรฉ a dit : le chin des tefillin est une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ (halakha le-Moche mi-Sinaรฏ).

Et Abayรฉ a dit : le dalet des tefillin est une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ. Et Abayรฉ a dit : le yod des tefillin est une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืชื ืžืฉื•ื ืฉื™"ืŸ ืฉืขืฉื•ื™ื” ืžืขื•ืจ ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ืขืฆืžื• ืงื•ืžื˜ ื‘ื• ื’' ืงืžื˜ื™ืŸ ื›ืขื™ืŸ ืฉื™"ืŸ ืžืฉื“ื™ ื•ื”ื“ืœื™"ืช ื•ื”ื™ื•"ื“ ืขืฉื•ื™ื™ืŸ ื‘ืงืฉืจ ืฉืงื•ืฉืจ ื”ืจืฆื•ืขื” ืื—ืช ืœืฆืคื•ืŸ ื•ืื—ืช ืœืžื–ืจื— ื›ืžื™ืŸ ื“' ื•ืจืฆื•ืขื” ืงื˜ื ื” ืžืื“ ืชืœื•ื™ื” ื‘ื” ื•ืื™ืŸ ื‘ื” ืืœื ื›ืคื™ืคื” ื›ืžื™ืŸ ื™ื•"ื“ ื•ื›ื•ืคืื” ื‘ืขื•ื“ ื”ืขื•ืจ ืœื— ื•ื”ื™ื ื›ืคื•ืคื” ืœืขื•ืœื:
Lร -bas, ร  cause du chin : il est fait du cuir extรฉrieur lui-mรชme ; on y forme trois plis en forme du chin de Chadai. Le dalet et le yod sont faits par le nล“ud : on noue la courroie, une partie vers le nord et une vers l'est, en forme de dalet ; et une trรจs petite courroie y est suspendue, qui n'a qu'une courbure en forme de yod ; on la courbe pendant que le cuir est encore humide, et elle reste courbรฉe pour toujours.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื™"ืŸ ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื•ืœ"ื’ ื“ืœื™"ืช ื•ื™ื•"ื“ ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื›ื•' ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื›ื—:) ื’ื‘ื™ ื”ื ื“ืชื ื™ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืœื ื”ื•ื›ืฉืจื• ืœืžืœืื›ืช ืฉืžื™ื ื›ื•' ื•ืžื•ืงื™ ืœื” ืœืจืฆื•ืขื•ืชื™ื”ืŸ ื•ืœื ืคืจื™ืš ื“ืœื™"ืช ืฉืœ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื›ื“ืคืจื™ืš ื’ื‘ื™ ืฉื™"ืŸ:
Le chin des tefillin : on ne lit pas (dans le texte) 'le dalet et le yod des tefillin, etc.', comme le montre le chapitre Bameh madlikin (plus haut, Chabbat 28b), ร  propos de ce qu'a enseignรฉ Rav Yossef : 'n'ont รฉtรฉ admis pour l'ล“uvre du Ciel, etc.', que l'on rapporte ร  leurs courroies ; et lร  on n'objecte pas 'le dalet des tefillin est une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ', comme on objecte ร  propos du chin.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื“ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืฉื™"ืŸ ืฉืœ ืชืคืœื™ืŸ, ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื™ 'ืฉื™"ืŸ ื•ื“ืœ"ืช ื•ื™ื•"ื“ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™' ื•ืœืžื” ื ืงื™ื˜ ืœื›ืœ ื—ื“ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืื™ ื”ื•ื” ื ืงื™ื˜ ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื ืชื ื” ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ืขืœ ืฉืœืฉืชื ื‘ื™ื—ื“ ืฉื™ื”ื™ื” ืฉื 'ืฉื“ื™' ืฉืœื ื‘ื”ื, ื•ืื ืœื‘ืฉ ืชืคื™ืœื™ืŸ ืฉืœ ืจืืฉ ื‘ืœื‘ื“ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื™ื•"ื“ ืœื”ืฉืœื™ื ืฉื ืฉื“ื™ ืœื ืขื‘ื™ื“ ืžืฆื•ื” ื‘ื–ื”, ืืœื ืžื’ืจืขื•ืช ื ืชืŸ, ืœื›ืš ื ืงื™ื˜ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ืœื›ืœ ืื•ืช ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ืœื•ืžืจ ื“ืœื ืชืœื™ ื”ืื™ ื‘ื”ืื™, ืฉื”ื”ืœื›ื” ื ืชื ื” ืขืœ ื›ืœ ืื•ืช ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื•, ื•ืœื™ื›ื ืงืคื™ื“ื ืœื”ืฉืœื™ื ืืช ื”ืฉื ื›ื•ืœื• ื‘ื›ืชื‘ ืื—ืช.
Car Abayรฉ a dit : le chin des tefillin est une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ. On peut objecter : il aurait dรป dire ainsi : 'le chin, le dalet et le yod sont une halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ' ; pourquoi cite-t-il chacune sรฉparรฉment ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que s'il s'รฉtait exprimรฉ ainsi, on aurait pensรฉ que la halakha a รฉtรฉ donnรฉe ร  Moche au Sinaรฏ pour les trois ensemble, afin qu'il y ait en elles le Nom Chadai complet ; et que celui qui mettrait seulement les tefillin de la tรชte, oรน il n'y a pas de yod pour complรฉter le Nom Chadai, n'accomplirait pas de mitsva par la, mais aurait donnรฉ un objet incomplet. C'est pourquoi il dit 'halakha transmise ร  Moche au Sinaรฏ' pour chaque lettre sรฉparรฉment, pour enseigner qu'elles ne dรฉpendent pas l'une de l'autre : la halakha a รฉtรฉ donnรฉe pour chaque lettre ร  part, et il n'y a pas d'exigence de complรฉter le Nom entier en une seule fois.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : la saintetรฉ qui oblige ร  retirer les tefillin tient au chin, lettre formรฉe dans le cuir extรฉrieur du boรฎtier de la tรชte, donc visible. L'amulette recouverte de cuir n'a pas de lettre apparente.

Abayรฉ ajoute que le dalet (nล“ud de la courroie de la tรชte) et le yod (petite courroie repliรฉe) sont aussi halakha le-Moche mi-Sinaรฏ. Ensemble : le Nom Chadai. Tossefot ne lit que le chin dans notre passage. Le Ben Yehoyada explique pourquoi chaque lettre est citรฉe ร  part : chacune est une halakha indรฉpendante.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les trois lettres des tefillin (halakha le-Moche mi-Sinaรฏ)Chinplis du cuir extรฉrieurdu boรฎtier de la tรชte(Rachi)Daletnล“ud de la courroiede la tรชte, en formede daletYodpetite courroie repliรฉe(nล“ud du bras)Chin + dalet + yod = le Nom Chadai. Tossefot ne retient que le chin (cf. 28b).
Chin, dalet et yod des tefillin selon Rachi.
5
ื•ืœื ื‘ืฉืจื™ื•ืŸ ื•ืœื ื‘ืงืกื“ื ื•ืœื ื‘ืžื’ืคื™ื™ื.

(Michna : ) Ni avec une cuirasse (chiryon), ni avec un casque (kasda), ni avec des jambiรจres (maggafayim).

๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna (60a) sur ce que l'homme ne porte pas le Chabbat : des piรจces d'armure. La Guemara va expliquer les termes.

6
ืฉืจื™ื•ืŸ โ€” ื–ืจื“ื. ืงืกื“ื โ€” ืืžืจ ืจื‘: ืกื ื•ืืจืชื. ืžื’ืคื™ื™ื โ€” ืืžืจ ืจื‘: ืคื–ืžืงื™.

Chiryon : une cotte de mailles (zarda). Kasda : Rav a dit : un bonnet (sanvarta).

Maggafayim : Rav a dit : des jambiรจres (pazmaki).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื–ืจื“ื ื‘ืจื•ื ื™"ื:
Zarda : en langue รฉtrangรจre, brugne (cotte de mailles).
ืกื ื•ืืจืชื ื›ื•ื‘ืข ืขื•ืจ ืชื—ืช ื›ื•ื‘ืข ื”ืžืชื›ืช:
Sanvarta : un bonnet de cuir portรฉ sous le casque de mรฉtal.
ืคื–ืžืงื™ ืื ืคืœื™ื™ืื•ืช ืฉืœ ื‘ืจื–ืœ ื‘ืžืœื—ืžื”:
Pazmaki : des jambiรจres de fer portรฉes ร  la guerre.
๐Ÿ’ก Explication

Vocabulaire de l'รฉquipement militaire. Selon la michna (63a), ces objets ne sont pas une parure pour le Chabbat ; celui qui sort avec eux est considรฉrรฉ comme portant un fardeau selon le Tana Kama.

7
ืžืชื ื™ืณ ืœื ืชืฆื ืืฉื” ื‘ืžื—ื˜ ื”ื ืงื•ื‘ื”, ื•ืœื ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉื™ืฉ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื, ื•ืœื ื‘ื›ื•ืœื™ืืจ, ื•ืœื ื‘ื›ื•ื‘ืœืช, ื•ืœื ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ.

MICHNA. Une femme ne sortira pas avec une aiguille percรฉe, ni avec une bague qui porte un sceau (hotam), ni avec un kouliar, ni avec une kovelet, ni avec une fiole de baume (palyaton).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื‘ื›ื•ืœื™ืืจ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื•ื›ืŸ ื›ื•ื‘ืœืช:
Michna. Avec un kouliar : c'est expliquรฉ dans la Guemara, de mรชme la kovelet.
ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ื‘ืœืกืž"ื ืžืฉื—ื ื“ืืคืจืกืžื:
Palyaton : baume (balsamo), huile de baumier (afarsemon).
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna sur les objets de la femme. Chacun est un objet qui n'est pas une parure pour elle (aiguille percรฉe = outil de couture ; bague ร  sceau = objet d'homme), ou une parure qu'on craint qu'elle retire.

8
ื•ืื ื™ืฆืชื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ.

Et si elle est sortie, elle est passible d'un sacrifice expiatoire (hatat) : ce sont les paroles de Rabbi Meir. Et les Sages (Hakhamim) l'exemptent pour la kovelet et la fiole de baume.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช ืงืกื‘ืจ ืœืื• ืชื›ืฉื™ื˜ ื ื™ื ื”ื•:
Passible de hatat : il estime que ce ne sont pas des parures.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir : tous ces objets sont des fardeaux (massoui) ; les sortir dans le domaine public est un transport interdit par la Torah, d'oรน le hatat. Les Hakhamim considรจrent la kovelet et la fiole de baume comme des parures : elle est exempte (mais l'interdit rabbinique demeure, voir plus bas).

9
ื’ืžืณ ืืžืจ ืขื•ืœื ื•ื—ื™ืœื•ืคื™ื”ืŸ ื‘ืื™ืฉ. ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืขื•ืœื: ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื™ืฉ ืœื ื—ื–ื™ ืœืืฉื”, ื•ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืืฉื” ืœื ื—ื–ื™ ืœืื™ืฉ.

GUEMARA. Oula a dit : et l'inverse pour l'homme.

Il ressort qu'Oula estime : tout objet qui convient ร  l'homme ne convient pas ร  la femme, et un objet qui convient ร  la femme ne convient pas ร  l'homme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืขื•ืœื ื•ื—ื™ืœื•ืคื™ื”ืŸ ื‘ืื™ืฉ ืื˜ื‘ืขืช ืงืื™ ื“ื˜ื‘ืขืช ืฉื™ืฉ ืขืœื™ื• ื—ื•ืชื ืื ื™ืฆื ืคื˜ื•ืจ ื•ืื ืื™ืŸ ืขืœื™ื• ื—ื•ืชื ื•ื™ืฆื ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช:
Guemara. Oula a dit : et l'inverse pour l'homme : cela porte sur la bague : une bague qui a un sceau, s'il sort avec, il est exempt ; si elle n'a pas de sceau et qu'il sort avec, il est passible de hatat.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื—ื™ืœื•ืคื™ื”ืŸ ื‘ืื™ืฉ ืื•ืจ"ืช ื“ืื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ืงืื™:
Et l'inverse pour l'homme : Rabbรฉnou Tam dit que cela porte sur l'obligation de hatat.
๐Ÿ’ก Explication

La michna rend la femme passible pour la bague avec sceau (objet d'homme) ; on en dรฉduit que la bague sans sceau est sa parure. Oula : pour l'homme, c'est l'inverse. La bague ร  sceau est sa parure ; la bague sans sceau est pour lui un fardeau, et il est passible de hatat.

Principe implicite : un objet qui est la parure d'un sexe n'a aucun statut de parure pour l'autre.

10
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื”ืจื•ืขื™ื ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืฉืงื™ืŸ. ื•ืœื ื”ืจื•ืขื™ื ื‘ืœื‘ื“ ืืžืจื•, ืืœื ื›ืœ ืื“ื. ืืœื ืฉื“ืจื›ืŸ ืฉืœ ื”ืจื•ืขื™ื ืœืฆืืช ื‘ืฉืงื™ืŸ.

Rav Yossef objecta : les bergers peuvent sortir avec des sacs. Et les Sages ne l'ont pas dit seulement des bergers, mais de toute personne ; seulement, l'habitude des bergers est de sortir avec des sacs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืฉืงื™ืŸ ืฉืžืชื›ืกื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืคื ื™ ื”ื’ืฉืžื™ื ืฉืงื™ืŸ ืžืœื‘ื•ืฉ ืฉืง:
Avec des sacs : dont ils se couvrent ร  cause de la pluie ; un vรชtement de toile ร  sac.
ืืœื ื›ืœ ืื“ื ืืœืžื ืืข"ื’ ื“ืœื ืจื’ื™ืœื™ ื‘ื™ื” ืžื’ื• ื“ืœื’ื‘ื™ ื”ืื™ ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื’ื‘ื™ ื”ืื™ ื ืžื™ ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื•ื:
Mais de toute personne : on voit donc que mรชme s'ils n'y sont pas habituรฉs, puisque c'est une parure pour celui-ci, c'est aussi une parure pour celui-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Objection : ce qui est un vรชtement pour une catรฉgorie de gens (les bergers) l'est pour tout le monde. De mรชme, la parure de la femme devrait compter comme parure pour l'homme, et inversement. Pourquoi Oula rend-il l'homme passible ?

11
[ืืœื] ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืงืกื‘ืจ ืขื•ืœื ื ืฉื™ื ืขื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ ื”ืŸ.

[Plutรดt,] Rav Yossef a dit : Oula estime que les femmes sont un peuple ร  part.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef retire son objection : les usages de la femme et de l'homme diffรจrent davantage que ceux de deux mรฉtiers. Le principe des bergers s'applique entre hommes ; entre hommes et femmes, chaque groupe a ses propres parures. Les femmes sont un am bifnei atsman (peuple ร  part).

12
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืื‘ื™ื™: ื”ืžื•ืฆื ืชืคื™ืœื™ืŸ โ€” ืžื›ื ื™ืกืŸ ื–ื•ื’ ื–ื•ื’, ืื—ื“ ื”ืื™ืฉ ื•ืื—ื“ ื”ืืฉื”. ื•ืื™ ืืžืจืช ื ืฉื™ื ืขื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžืŸ ื”ืŸ, ื•ื”ื ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื ื”ื•ื, ื•ื›ืœ ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื ื ืฉื™ื ืคื˜ื•ืจื•ืช?

Abayรฉ lui objecta : celui qui trouve des tefillin (le Chabbat) les fait entrer paire par paire, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Or si tu dis que les femmes sont un peuple ร  part, c'est une mitsva positive liรฉe au temps, et de toute mitsva positive liรฉe au temps les femmes sont exemptรฉes !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ืžื•ืฆื ืชืคื™ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื•ืง ืื• ื‘ื“ืจืš:
Celui qui trouve des tefillin : le Chabbat, au marchรฉ ou en chemin.
ืžื›ื ื™ืกืŸ ืœืขื™ืจ ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ:
Les fait entrer : dans la ville, ร  la maniรจre d'un vรชtement.
ื–ื•ื’ ื–ื•ื’ ื›ื“ืจืš ืฉื”ื•ื ืœื•ื‘ืฉ ื‘ื—ื•ืœ ืื—ื“ ื‘ืจืืฉ ื•ืื—ื“ ื‘ื–ืจื•ืข ื•ื—ื•ืœืฆืŸ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื ื™ื— ื–ื•ื’ ืื—ืจ ื•ืžื›ื ื™ืกืŸ ื•ื›ืŸ ื›ื•ืœืŸ:
Paire par paire : comme on les met en semaine, un sur la tรชte et un sur le bras ; il les retire, met une autre paire, la fait entrer, et ainsi de suite.
ื•ืื—ื“ ื”ืืฉื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืชื›ืฉื™ื˜ ื“ืืฉื” ื ื™ื ื”ื• ืžื’ื• ื“ื”ื•ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืœืื™ืฉ ืฉืจื™ ืืฃ ืœืืฉื”:
Qu'il s'agisse d'une femme : bien qu'ils ne soient pas une parure de femme, puisqu'ils sont une parure pour l'homme, c'est permis aussi ร  la femme.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื›ืœ ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื ื ืฉื™ื ืคื˜ื•ืจื•ืช ืคื™ืจื•ืฉ ื“ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื™ ื•ืœื™ืชืกืจ ื•ื"ืช ื•ื”ื ื”ื•ืฆืื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื™ื ื•ืฉืจื™ื ืžืฉื•ื ื‘ื–ื™ื•ืŸ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื•ื™"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉื•ื™ ื”ื•ื ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื ืœื™ื“ื™ ื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ื”ื™ื›ื ื“ืžื•ืฆื™ื ื‘ืœื ืฉื™ื ื•ื™ ืžืฉื•ื ื‘ื–ื™ื•ืŸ ืœื ืฉืจื™ื ืŸ ืœื™ื”:
Et de toute mitsva positive liรฉe au temps les femmes sont exemptรฉes : c'est-ร -dire que ce serait un fardeau et cela devrait รชtre interdit. Et si tu objectes : c'est une sortie faite de maniรจre inhabituelle (kilachar yad), qu'on devrait permettre ร  cause du mรฉpris des tefillin (laissรฉs dehors) ? On peut rรฉpondre : puisque c'est un fardeau et qu'on pourrait en venir ร  une obligation de hatat, dans le cas oรน on sort sans changement de maniรจre, on ne le permet pas ร  cause du mรฉpris.
๐Ÿ’ก Explication

Objection d'Abayรฉ : une baraita permet ร  la femme de rapporter des tefillin trouvรฉs en les portant sur elle, comme un vรชtement. Or les tefillin sont une mitsvat assรฉ chehazman grama (mitsva positive dรฉpendant du temps : pas la nuit ni le Chabbat, selon l'opinion courante), dont les femmes sont exemptes. Pour elle, ce n'est donc pas un vรชtement ; si les femmes sont un peuple ร  part, elle transporterait un fardeau.

13
ื”ืชื ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ: ืœื™ืœื” ื–ืžืŸ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ื•ื, ื•ืฉื‘ืช ื–ืžืŸ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ื•ื. ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉืœื ื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื, ื•ื›ืœ ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉืœื ื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื โ€” ื ืฉื™ื ื—ื™ื™ื‘ื•ืช.

Lร -bas, Rabbi Meir estime : la nuit est un temps de tefillin, et le Chabbat est un temps de tefillin. C'est donc une mitsva positive non liรฉe au temps, et pour toute mitsva positive non liรฉe au temps, les femmes sont obligรฉes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื™ืœื” ื–ืžืŸ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ื•ื ื•ื›ืŸ ืฉื‘ืช ื”ืœื›ืš ืœืขื•ืœื ื–ืžื ื ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ืœื”ื ื–ืžืŸ ืงื‘ื•ืข ืฉืชื”ื ืžืฆื•ืชืŸ ืžืฆื•ืช ืขืฉื” ืฉื”ื–ืžืŸ ื’ืจืžื ืœื”ืคื˜ืจ ื ืฉื™ื ืžื”ืŸ ื”ืœื›ืš ื ืงื˜ ืœื™ืœื” ื•ืฉื‘ืช ืžืฉื•ื ื“ืคืœื•ื’ืชื ื‘ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ื•ืื™ ื”ื•ื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืœืื• ื–ืžืŸ ืชืคื™ืœื™ืŸ ื”ื•ื ื ืžืฆื ื–ืžืŸ ืงื‘ื•ืข ืœืชืคื™ืœื™ืŸ ื•ื”ื•ื• ืœื”ื• ื ืฉื™ื ืคื˜ื•ืจื•ืช:
Lร  nuit est un temps de tefillin, et de mรชme le Chabbat : ainsi c'est toujours leur temps, et ils n'ont pas de temps fixe qui ferait de leur mitsva une mitsva positive liรฉe au temps, dont les femmes seraient exemptรฉes. Il mentionne la nuit et le Chabbat parce qu'il y a une discussion sur les deux ; et si Rabbi Meir estimait, pour l'un des deux, que ce n'est pas un temps de tefillin, il y aurait un temps fixe pour les tefillin, et les femmes en seraient exemptรฉes.
ื ืฉื™ื ื—ื™ื™ื‘ื•ืช ื”ืœื›ืš ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื”ืŸ ืœื”:
Les femmes sont obligรฉes : c'est pourquoi ce sont des parures pour elle.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : cette baraita suit Rabbi Meir, pour qui la nuit et le Chabbat sont aussi un temps de tefillin. La mitsva n'est donc pas liรฉe au temps, les femmes y sont obligรฉes, et les tefillin sont aussi leur parure. Le principe de Rav Yossef tient.

14
ื•ื”ื ื”ื•ืฆืื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื™ื!

Mais c'est une sortie faite de maniรจre inhabituelle (hotsaa kilachar yad) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ื”ื•ืฆืื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื•ื ืืžืชื ื™' ืงืื™ ื•ื”ื•ืฆืืช ื˜ื‘ืขืช ืฉืžื•ืฆื™ืืชื” ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ ื‘ืืฆื‘ืข ื•ื–ื” ืฉืื™ื ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื” ืืžืื™ ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช ื”ืจื™ ืœื ื”ื•ืฆื™ืื” ื›ื“ืจืš ื›ืœ ื”ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืฉื›ืœ ื”ืžื•ืฆื™ื ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื• ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื™ื“ื™ื ื•ืœื ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ:
Mais c'est une sortie de maniรจre inhabituelle : cela porte sur la michna, et sur la sortie de la bague, qu'elle sort ร  la maniรจre d'un vรชtement, au doigt ; or celle-ci n'est pas une parure pour elle : pourquoi est-elle passible de hatat ? Elle ne l'a pas sortie comme tous ceux qui sortent un objet ; car quiconque sort un objet qui n'est pas sa parure le sort dans les mains, et non ร  la maniรจre d'un vรชtement.
๐Ÿ’ก Explication

Question sur la michna (selon Rabbi Meir) : si la bague ร  sceau n'est pas une parure pour la femme, la porter au doigt est une faรงon inhabituelle de transporter un objet. Or une melakha faite kilachar yad (comme du revers de la main) n'est pas interdite par la Torah : pourquoi un hatat ?

15
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื”: ื‘ืืฉื” ื’ื–ื‘ืจื™ืช ืขืกืงื™ื ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืชืจืฆืช ืืฉื”, ืื™ืฉ ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Rabbi Yirmeya a dit : nous traitons d'une femme trรฉsoriรจre (gizbarit). Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tu as rรฉpondu pour la femme ; pour l'homme, que peut-on dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ื–ื‘ืจื™ืช ืฉืฉื•ืœื—ืช ื—ื•ืชืžื•ืช ืชืžื™ื“ ืœืžืžื•ื ื™ืŸ ืชื—ืชื™ื” ืœืืžืจ ืชื ื• ื›ืš ื•ื›ืš ืžืขื•ืช ืœืคืœื•ื ื™ ื•ื”ืจื™ ื—ื•ืชืžื” ื‘ื™ื“ื” ื”ืœื›ืš ืจื’ื™ืœื” ื”ื™ื ืœื”ื ื™ื—ื” ื‘ืืฆื‘ืขื” ื•ืžื™ื”ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื ื”ื•ื™ ืœื“ื™ื“ื” ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ื ืฉื™ื ื‘ื›ืš ื•ืžื™ื”ื• ื“ืจืš ื”ื•ืฆืืชื” ืฉืœ ื–ื• ื‘ื›ืš:
Trรฉsoriรจre : qui envoie toujours des sceaux aux responsables placรฉs sous ses ordres, pour dire : donnez telle somme ร  untel ; son sceau est dans sa main. Elle a donc l'habitude de le mettre ร  son doigt. Cependant ce n'est pas pour elle une parure, car ce n'est pas l'usage des femmes ; mais c'est la maniรจre dont celle-ci le transporte.
ืื™ืฉ ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืงืืžืจ ืขื•ืœื ื•ื—ื™ืœื•ืคื™ื”ื ื‘ืื™ืฉ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืื˜ื‘ืขืช ืฉืื™ืŸ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ื•ื”ื ื”ื•ืฆืื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื•ื ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ื• ืœื”ื•ืฆื™ื ื‘ื–ื• ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ:
Pour l'homme, que peut-on dire : ce que dit Oula, 'et l'inverse pour l'homme', qu'il est passible pour la bague sans sceau ; mais c'est une sortie inhabituelle, car il n'a pas l'habitude de la sortir ainsi, ร  la maniรจre d'un vรชtement.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yirmeya : la michna parle d'une gizbarit (trรฉsoriรจre) qui scelle des ordres de paiement ; porter la bague au doigt est sa faรงon habituelle de la transporter, sans รชtre une parure. Objection : cela explique la femme, mais pas le cas de l'homme d'Oula (bague sans sceau).

16
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื: ืคืขืžื™ื ืฉืื“ื ื ื•ืชืŸ ืœืืฉืชื• ื˜ื‘ืขืช ืฉื™ืฉ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ืœื”ื•ืœื™ื›ื” ืœืงื•ืคืกื, ื•ืžื ื™ื—ืชื” ื‘ื™ื“ื” ืขื“ ืฉืžื’ืขืช ืœืงื•ืคืกื. ื•ืคืขืžื™ื ืฉื”ืืฉื” ื ื•ืชื ืช ืœื‘ืขืœื” ื˜ื‘ืขืช ืฉืื™ืŸ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ืœื”ื•ืœื™ื›ื” ืืฆืœ ืื•ืžืŸ ืœืชืงืŸ, ื•ืžื ื™ื—ื” ื‘ื™ื“ื• ืขื“ ืฉืžื’ื™ืข ืืฆืœ ืื•ืžืŸ.

Plutรดt, Rava a dit : il arrive qu'un homme donne ร  sa femme une bague qui porte un sceau pour qu'elle la porte au coffret, et elle la met ร  sa main jusqu'ร  ce qu'elle arrive au coffret. Et il arrive que la femme donne ร  son mari une bague sans sceau pour qu'il la porte chez l'artisan pour la rรฉparer, et il la met ร  sa main jusqu'ร  ce qu'il arrive chez l'artisan.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืงื•ืคืกื ืื™ืฉืงืจื™ื™ื "ื” ื‘ืœืข"ื– ื›ื“ื™ ืœื”ืฆื ื™ืขื” ืฉื ื•ื™"ืž ืฉื”ืงื•ืคืกื ื—ืชื•ืžื” ื‘ื• ื•ื›ืฉืคื•ืชื—ื” ื—ื•ื–ืจื” ื•ื—ื•ืชืžืช ื‘ื” ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ืื ื›ืŸ ืžื ื—ืชื” ื‘ืืฆื‘ืขื” ืขื“ ืฉืžื—ื–ื™ืจืชื” ืœื‘ืขืœื” ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”:
Au coffret : escrin en langue รฉtrangรจre, pour l'y ranger. Certains expliquent que le coffret est scellรฉ avec (la bague), et quand elle l'ouvre, elle le scelle de nouveau avec ; mais ce n'est pas clair, car alors il aurait fallu dire : elle la met ร  son doigt jusqu'ร  ce qu'elle la rende ร  son mari.
ืืฆืœ ืื•ืžืŸ ืœืชืงื ื” ื•ืžื ื™ื—ื” ื‘ืืฆื‘ืขื• ืืœืžื ื“ืจืš ื”ื•ืฆืื” ื”ื™ื:
Chez l'artisan pour la rรฉparer, et il la met ร  son doigt : on voit donc que c'est une maniรจre de sortir.
๐Ÿ’ก Explication

Rava donne une rรฉponse valable pour les deux sexes : porter au doigt une bague qu'on transporte pour l'autre est une maniรจre courante de la transporter (pour ne pas la perdre). Ce n'est donc pas kilachar yad, et le hatat est justifiรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rava : la bague de l'autre, portรฉe au doigt en cheminBague AVEC sceaule mari la donne ร  sa femmepour la ranger dans le coffretelle la met au doigt en cheminBague SANS sceaula femme la donne ร  son maripour la porter chez l'artisanil la met au doigt en cheminC'est une maniรจre habituelle de transporter -> hotsaa normale -> hatat
Les deux cas de Rava : une maniรจre normale de transporter la bague.
17
ื•ืœื ื‘ื›ื•ืœื™ืืจ ื•ืœื ื‘ื›ื•ื‘ืœืช. ืžืื™ ื›ื•ืœื™ืืจ? ืืžืจ ืจื‘: ืžื›ื‘ื ืชื. ื›ื•ื‘ืœืช โ€” ืืžืจ ืจื‘: ื—ื•ืžืจืชื ื“ืคื™ืœื•ืŸ. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™: ื—ื•ืžืจืชื ื“ืคื™ืœื•ืŸ.

Ni avec un kouliar, ni avec une kovelet. Qu'est-ce qu'un kouliar ?

Rav a dit : une broche (makhbenta). Kovelet : Rav a dit : un sachet de pilon (parfum).

Et de mรชme Rav Assi a dit : un sachet de pilon.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื›ื‘ื ืชื ื ื•ืฉืงื"ื” ืข"ืฉ ืฉืžื›ื‘ื ืช ื•ืงื•ืฉืจืช ืžืคืชื—ื™ ื”ื—ืœื•ืง:
Makhbenta : une broche (nouche), ainsi nommรฉe parce qu'elle attache et ferme les ouvertures de la tunique.
ื—ื•ืžืจืชื ื“ืคื™ืœื•ืŸ ืงืฉืจ ืฉืงืฉื•ืจ ื‘ื• ืกื ืฉืฉืžื• ืคื™ืœื•ืŸ ื•ืจื™ื—ื• ืขืจื‘ ื•ื‘ืœืข"ื– ื‘ืœืกืž"ื• ื•ืืฉื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข ื˜ื•ืขื ืชื• ืขืœื™ื”:
Sachet de pilon : un nล“ud dans lequel est attachรฉ un parfum nommรฉ pilon, ร  l'odeur agrรฉable, en langue รฉtrangรจre balsamo ; une femme qui sent mauvais le porte sur elle.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืœื ืชืฆื ืืฉื” ื‘ืžื—ื˜ ื”ื ืงื•ื‘ื” ื•ืœื ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉื™ืฉ ืขืœื™ื” ื—ื•ืชื ื•ืœื ื‘ื›ื•ืœื™ื™ืืจ ื•ืœื ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ืœื ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ. ื•ืื ื™ืฆืชื” ืชื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž. ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ:
Michna. Une femme ne sortira pas avec une aiguille percรฉe, ni avec une bague qui porte un sceau, ni avec un kouliar, ni avec une kovelet, ni avec une fiole de baume. Et si elle est sortie, elle est passible de hatat : paroles de Rabbi Meir. Et les Sages l'exemptent pour la kovelet et la fiole de baume.
ื•ืœื ื‘ื›ื•ืœื™ื™ืืจ ืžืื™ ื›ื•ืœื™ื™ืืจ ืืžืจ ืจื‘ ืžื›ื‘ื ืชื ืคืจืฉ"ื™ ื›ืžื• ืชื ื• ื›ื‘ื™ื ืชื™ ืœื‘ืชื™ ื‘ืžืกื›ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื•ืจ"ืช ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ืฉื”ื•ื ื›ืขื™ืŸ ืฆืขื™ืฃ ื“ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื”ืจื“ื™ื“ื™ื ืžื›ื‘ื ื™ื™ืชื. ื•ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ืžื›ื™ืœืชื™ืŸ ื“ืฃ ืงื ื•: ืžืฉืžืข ื›ืจืฉ"ื™ ื“ืžืฉืžืข ืฉื™ืฉ ื›ืขื™ืŸ ืžื—ื˜ ื‘ืžื›ื‘ื ืชื ื“ืืžืจ ืฉืงื™ืœื ื ืžื›ื‘ื ืชื ื•ื›ื•' ื•ืื™ืชืจืžื™ ื‘ืขื™ื ื ื“ื—ื™ื•ื™ื. ื•ื‘ืขืจื•ืš ืคื™' ืฉื”ื•ื ื›ืขื™ืŸ ืขื˜ืจื” ื•ื›ืคื™ืจื•ืฉื• ืžืฉืžืข ื‘ืค"ื‘ ื“ื™ื•ืžื ื“ืงืืžืจ ื”ืชื ื“ืฃ ื›ื”. ืฉื”ื›ื”ื ื™ื ื”ื™ื• ืขื•ืžื“ื™ื ืžื•ืงืคื™ืŸ ื›ืžื™ืŸ ื›ื•ืœื™ื™ืืจ ื•ื’ื ื”ื ื•ืฉืงื ื”ื™ื ืขื’ื•ืœื”. ื›ื•ื‘ืœืช ืืžืจ ืจื‘ ื—ื•ืžืจืชื ื“ืคื™ืœื•ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื—ื•ืœื™ื ืฉืœ ื‘ื•ืฉื ืฉืžืชืงืฉื˜ืช ื‘ื” ืœื”ืขื‘ื™ืจ ื”ื–ื•ื”ืžื ื•ืขื™ืงืจ ืคื™ืœื•ืŸ ืžืœืฉื•ืŸ ื‘ืœื™ืœื” ื›ื“ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื‘ืœื•ืœื” ื“ืคื™ืœื:
Ni avec un kouliar : qu'est-ce qu'un kouliar ? Rav a dit : makhbenta. Rachi explique : comme 'donnez ma kevinta ร  ma fille' dans le traitรฉ Guittin. Rabbรฉnou Tam explique que c'est une sorte de voile, car on traduit (en aramรฉen) 'les voiles' (ha-redidim) par makhbenaita. Mais ร  la fin de notre traitรฉ (156b), on voit que c'est comme Rachi, car on y voit qu'il y a une sorte d'aiguille dans la makhbenta, puisqu'on dit : 'j'ai pris la makhbenta, etc., et elle est tombรฉe dans l'ล“il du serpent'. Le Aroukh explique que c'est une sorte de couronne ; et on voit dans le sens de son explication au deuxiรจme chapitre de Yoma (25a), oรน l'on dit que les Cohanim se tenaient en cercle comme un kouliar ; et la broche aussi est ronde. Kovelet : Rav a dit : un sachet de pilon, c'est-ร -dire un petit contenant de parfum dont elle se pare pour chasser la mauvaise odeur ; et le mot pilon vient de la notion de mรฉlange, comme on traduit (en aramรฉen) 'mรฉlangรฉe' (belula) par pila.
๐Ÿ’ก Explication

Kouliar = makhbenta, broche qui ferme l'ouverture du vรชtement (Rachi). Le Roch rapporte d'autres avis : un voile (Rabbรฉnou Tam), une sorte de couronne (Aroukh), et soutient Rachi par 156b. Kovelet = sachet de parfum (pilon), portรฉ par une femme qui sent mauvais.

18
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืœื ืชืฆื ื‘ื›ื•ื‘ืœืช, ื•ืื ื™ืฆืชื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืœื ืชืฆื, ื•ืื ื™ืฆืชื” โ€” ืคื˜ื•ืจื”. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื™ื•ืฆืื” ืืฉื” ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ืœื›ืชื—ืœื”.

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : elle ne sortira pas avec une kovelet, et si elle est sortie, elle est passible de hatat : paroles de Rabbi Meir. Et les Sages disent : elle ne sortira pas, et si elle est sortie, elle est exempte.

Rabbi Eliezer dit : une femme sort avec une kovelet mรชme ร  priori (lekhatehila).

๐Ÿ’ก Explication

Trois niveaux : hatat (Rabbi Meir), interdit ร  priori mais exempte (Hakhamim), permis ร  priori (Rabbi Eliezer).

19
ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™? ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืกื‘ืจ ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ื. ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื•ื, ื•ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื, ื•ืืชื™ื ืœืื™ืชื•ื™ื™ื”. ื•ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืกื‘ืจ: ืžืืŸ ื“ืจื›ื” ืœืžื™ืจืžื™ื” โ€” ืืฉื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข, ืืฉื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข ืœื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื, ื•ืœื ืืชื™ื ืœืืชื•ื™ื™ื” ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื.

Sur quoi divergent-ils ? Rabbi Meir estime que c'est un fardeau.

Et les Sages estiment que c'est une parure, mais peut-รชtre l'enlรจvera-t-elle pour la montrer, et elle en viendra ร  la porter. Et Rabbi Eliezer estime : qui a l'habitude de la mettre ?

Une femme qui sent mauvais ; or une femme qui sent mauvais ne l'enlรจve pas pour la montrer, et elle n'en viendra pas ร  la porter quatre coudรฉes dans le domaine public.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื•ื ื”ืœื›ืš ืื ื™ืฆืืช ืคื˜ื•ืจื” ื•ืžื™ื”ื• ืœื›ืชื—ืœื” ืœื ืชืฆื ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื:
Et les Sages estiment que c'est une parure : c'est pourquoi, si elle est sortie, elle est exempte ; mais ร  priori elle ne sortira pas, de peur qu'elle ne l'enlรจve pour la montrer.
ืœืžืจืžื™ื” ืœื”ื ื™ื— ื‘ืฆื•ืืจื” ื›ืžื• ืฉืงื™ืœ ื•ืจืžื™:
La mettre : la placer ร  son cou, comme (l'expression) 'il prend et il met'.
ื”"ื’ ื•ืืฉื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข ืœื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื ืฉื’ื ื•ืช ื”ื•ื ืœื”:
Voici la version (du texte) : et une femme qui sent mauvais ne l'enlรจve pas pour la montrer : car c'est une honte pour elle.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir : un parfum n'est pas une parure, c'est un massoui (fardeau). Hakhamim : c'est une parure, mais gezera : elle pourrait la retirer pour la montrer ร  ses amies et la porter ร  la main. Rabbi Eliezer : celle qui la porte sent mauvais ; elle รฉvitera de l'ouvrir en public, la crainte tombe.

20
ื•ื”ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ!

Mais n'a-t-on pas enseignรฉ : Rabbi Eliezer exempte (patour) pour la kovelet et la fiole de baume !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ืชื ื™ื ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื•ื”ื›ื ืฉืจื™ ืœื›ืชื—ืœื”:
Mais n'a-t-on pas enseignรฉ : Rabbi Eliezer exempte : alors qu'ici il permet ร  priori.
๐Ÿ’ก Explication

Dans le vocabulaire du Chabbat, patour (exempt) signifie en gรฉnรฉral : pas de hatat, mais interdit ร  priori. Contradiction avec la baraita prรฉcรฉdente, oรน Rabbi Eliezer permet.

21
ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื›ื™ ืงืื™ โ€” ืื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื”ื ื›ื™ ืงืื™ โ€” ืื“ืจื‘ื ืŸ. ื›ื™ ืงืื™ ืื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช โ€” ืืžืจ ืื™ื”ื• ืคื˜ื•ืจ. ื›ื™ ืงืื™ ืื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ โ€” ืืžืจ ืื™ื”ื• ืžื•ืชืจ ืœื›ืชื—ืœื”.

Ce n'est pas difficile : l'une, quand il se situe face ร  Rabbi Meir ; l'autre, quand il se situe face aux Sages. Quand il se situe face ร  Rabbi Meir, qui dit : passible de hatat, il dit, lui : exempt.

Quand il se situe face aux Sages, qui disent : exempt mais interdit, il dit, lui : permis ร  priori.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืคื•ื˜ืจ:
L'une : celle qui enseigne 'exempte'.
ื›ื™ ืงืื™ ืืจ' ืžืื™ืจ ื‘ื”ื”ื™ื ืžืชื ื™ืช' ืœื ืื™ื™ืจื• ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืจ"ืž ืœื—ื•ื“ื™ื” ื•ื’ื‘ื™ ื—ื™ื•ื‘ ื“ืจ"ืž ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื•ืืข"ืค ืฉื”ื•ื ืžืชื™ืจ ืœื›ืชื—ืœื”:
Quand il se situe face ร  Rabbi Meir : dans cette baraita, les Sages ne sont pas mentionnรฉs, seulement Rabbi Meir ; et face ร  l'obligation de Rabbi Meir, il convient d'enseigner 'Rabbi Eliezer exempte', bien qu'il permette ร  priori.
ื”ื ื›ื™ ืงืื™ ืืจื‘ื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืช' ื“ืœืขื™ืœ ื“ืื™ื™ืจื• ืจื‘ื ืŸ ื‘ื” ื•ืืžืจื• ืคื˜ื•ืจ ืคืจื™ืฉ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ื”ื“ื™ื ืœืžื™ืœืชื™ื” ืœืื™ืคืœื•ื’ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ืืžืจ ื™ื•ืฆืื” ืœื›ืชื—ืœื”:
Et l'autre, quand il se situe face aux Sages : dans la baraita citรฉe plus haut, oรน les Sages sont mentionnรฉs et disent 'exempte', Rabbi Eliezer prรฉcise explicitement son opinion pour se distinguer d'eux, et dit : elle sort ร  priori.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉsolution : l'expression de Rabbi Eliezer dรฉpend de l'interlocuteur. Face ร  Rabbi Meir seul, il suffit de dire patour (pas de hatat) ; face aux Hakhamim, qui disent dรฉjร  patour, il doit prรฉciser moutar (permis ร  priori). Son avis est le mรชme dans les deux baraitot.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).