Shabbat 62b โ€” Le parfum le Chabbat, le deuil du Temple et les fautes de Chomron et de Jรฉrusalem

Shabbat 62b

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur la femme qui sort le Chabbat avec une kovelet ou une fiole de palyaton : Rabbi Meir la rend passible, Rabbi Eliezer la dispense tant que le rรฉcipient contient du parfum ; Rav Adda bar Ahava et Rav Ashi discutent ce qu'on en dรฉduit pour des aliments infรฉrieurs au chiour portรฉs dans un rรฉcipient. ร€ partir du mot palyaton, la Guemara passe aux versets d'Amos sur les notables de Chomron et fixe, avec Abaye, le critรจre de la gezera de deuil aprรจs le Hourban : l'interdit porte sur ce qui procure ร  la fois agrรฉment et joie.

Suivent trois conduites qui mรจnent ร  la pauvretรฉ, prรฉcisรฉes par Rava, puis le midrach de Yechayahou 3 sur l'orgueil des filles de Tsion et leur punition mesure pour mesure, et le dรฉbut du passage sur les gens de Jรฉrusalem, "anchei chahats".

Sortir le Chabbat avec une kovelet ou une fiole de palyatonFemme qui sort avec parfum(kovelet / fiole de baume)Rabbi Meirmassoui (fardeau)hayevet hatatRabbi Eliezerparure pour celle qui sent mauvaispatour (= permis ร  priori)Avec parfum dedanspermisFiole videhayevet (le rรฉcipient)Rav Adda bar Ahavadonc : aliments < chiour dans un keli= passible pour le keliRav Ashile parfum n'a aucune substance (mamach) :ailleurs, keli accessoire, patour
Kovelet et palyaton : la mahloket et la dรฉduction de Rav Adda bar Ahava, contestรฉe par Rav Ashi.
Deuil du Temple : critรจre de la gezera (Abaye)Une chose procure du taanoug(agrรฉment)Taanoug + simha (joie)gezera : interditTaanoug sans simhapas de gezera : permisExemplele vin festif, la musique(vin des mizrekei = la fรชte)Exempleshuile de palyaton (R. Yehouda b. Bavadรฉsavouรฉ) ; boire au kenichkenin
Critรจre d'Abaye : la gezera de deuil vise ce qui joint agrรฉment et joie.
Trois choses qui mรจnent ร  la pauvretรฉ (R. Abahou) et les limites de RavaUriner nu devant son litVisage tournรฉ vers le litsinon : pas de problรจmeEt sur le soldans un rรฉcipient : pas de problรจmeNรฉgliger netilat yadayimNe pas se laver du tout(Rava : peu d'eau suffit)Rejetรฉ : Rav Hisdapleines poignรฉes d'eau = bienFemme qui le maudit en faceAu sujet de ses paruresS'il a les moyenset ne les achรจte pasJaune = prรฉcision de Rava ; rouge = prรฉcision rejetรฉe par la Guemara
Les trois causes de pauvretรฉ et la maniรจre dont Rava en restreint la portรฉe.
1
ื•ืžืื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ? ื“ืชื ื™ื: ืœื ืชืฆื ืืฉื” ื‘ืžืคืชื— ืฉื‘ื™ื“ื”, ื•ืื ื™ืฆืืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ.

Et quelle est (l'opinion de) Rabbi Meir ? Comme il a รฉtรฉ enseignรฉ (dans une baraita) : une femme ne sortira pas avec une clรฉ qu'elle tient ร  la main ; et si elle est sortie, elle est passible d'un (sacrifice) hatat.

Ce sont les paroles de Rabbi Meir. Rabbi Eliezer exempte (patour) pour la kovelet et pour la fiole de palyaton.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžืื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื›ื ืืฉื›ื—ืŸ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืœื ืจื‘ื ืŸ ื•ืคืœื™ื’ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืขืœื™ื”:
Et quelle est (l'opinion de) Rabbi Meir : oรน trouve-t-on que Rabbi Meir se prononce sur ce sujet sans les Sages (Rabbanan), et que Rabbi Eliezer le contredit ?
ื‘ื“"ื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื•ื”ืื™ ืคื•ื˜ืจ ื”ื™ื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืœื›ืชื—ืœื” ื›ื“ืื•ืงื™ืžื ื:
En quel cas cela est-il dit : que Rabbi Eliezer exempte ; et ce 'patour' signifie 'permis ร  priori', comme nous l'avons รฉtabli.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 62a : Rabbi Eliezer dit patour quand il s'oppose ร  Rabbi Meir seul. La Guemara cite la baraita oรน cette configuration se trouve. La kovelet est un petit รฉtui ร  parfum ; le palyaton est une huile de baume prรฉcieuse.

2
ื›ื•ื‘ืœืช โ€” ืžืืŸ ื“ื›ืจ ืฉืžื”?

La kovelet : qui en a fait mention ?

๐Ÿ’ก Explication

Difficultรฉ de rรฉdaction : Rabbi Meir n'a parlรฉ que de la clรฉ. Pourquoi Rabbi Eliezer rรฉpond-il au sujet de la kovelet et de la fiole ?

3
ื—ืกื•ืจื™ ืžื—ืกืจื ื•ื”ื›ื™ ืงืชื ื™: ื•ื›ืŸ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื›ืŸ ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ืœื ืชืฆื, ื•ืื ื™ืฆืื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ืช ื—ื˜ืืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ. ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื›ืฉื™ืฉ ื‘ื”ื ื‘ื•ืฉื, ืื‘ืœ ืื™ืŸ ื‘ื”ื ื‘ื•ืฉื โ€” ื—ื™ื™ื‘ืช.

(La baraita) est lacunaire (hassourei mehasra), et voici ce qu'elle enseigne : de mรชme avec une kovelet et de mรชme avec une fiole de palyaton, elle ne sortira pas ; et si elle est sortie, elle est passible d'un hatat. Ce sont les paroles de Rabbi Meir.

Rabbi Eliezer exempte pour la kovelet et pour la fiole de palyaton. En quel cas cela est-il dit ?

Quand il s'y trouve du parfum ; mais s'il ne s'y trouve pas de parfum, elle est passible.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื‘ื•ืฉื ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ื™ืฉ ื‘ื”ื”ื•ื ื—ื•ืžืจืชื ื”ืขืฉื•ื™ื” ื›ืงืžื™ืข ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉ ื‘ื” ื‘ื•ืฉื ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื™ื ืœื–ื• ืฉืจื™ื—ื” ืจืข ื•ืœืžืฉืœืฃ ื•ืื™ืชื•ื™ื™ ื ืžื™ ืœื ื—ื™ื™ืฉ ื›ื“ืืžืจืŸ ื“ื’ื ื•ืช ื”ื•ื ืœื”:
Quand il s'y trouve du parfum : (le texte) palyaton inclut cette 'houmreta' faite comme une amulette ; puisqu'elle contient du parfum, c'est une parure pour celle qui sent mauvais. Et quant ร  la retirer et la porter (ร  la main), on ne le craint pas non plus, comme nous l'avons dit, car c'est une honte pour elle.
ืื‘ืœ ืื™ืŸ ื‘ื” ื‘ื•ืฉื ื—ื•ืžืจืชื ืœื—ื•ื“ื ืœืื• ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื•ื ื•ื—ื™ื™ื‘ืช:
Mais s'il ne s'y trouve pas de parfum : la houmreta seule n'est pas une parure, et elle est passible.
๐Ÿ’ก Explication

Hassourei mehasra : la Guemara complรจte le texte de la baraita. Rabbi Eliezer considรจre le rรฉcipient de parfum comme une parure (takhchit) tant qu'il contient du parfum. Vide, il devient un simple objet transportรฉ, et la femme est hayevet.

4
ืืžืจ ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื”: ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื”ืžื•ืฆื™ื ืื•ื›ืœื™ืŸ ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื‘ื›ืœื™ โ€” ื—ื™ื™ื‘. ื“ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื” ื‘ื•ืฉื ื›ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื‘ื›ืœื™ ื“ืžื™, ื•ืงืชื ื™ ื—ื™ื™ื‘ืช.

Rav Adda bar Ahava a dit : cela revient ร  dire que celui qui sort des aliments en quantitรฉ infรฉrieure au chiour dans un rรฉcipient (keli) est passible. Car (la fiole) sans parfum est comparable ร  (des aliments) infรฉrieurs au chiour dans un rรฉcipient, et (la baraita) enseigne : elle est passible.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ื‘ื” ื‘ื•ืฉื ื—ื™ื™ื‘ืช ืืœืžื ื“ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื”ืžื•ืฆื™ื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื‘ื›ืœื™ ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื“ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื•ืฆืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ืคื—ื•ืช ืžื’ืจื•ื’ืจืช ื›ื“ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื•:) ื—ื™ื™ื‘ ืžื™ื”ื ืขืœ ื”ื›ืœื™ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ืœื™ ื˜ืคืœ ืœื”ืŸ ื•ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ืฉืœื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืืœื ืžืฉื•ื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืคืœื•ื’ืชื ื”ื™ื ืขืœ ืกืชื ืžืฉื ื” ื”ืฉื ื•ื™ื” ื‘ืคืจืง ื”ืžืฆื ื™ืข (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื’:) ื“ืงืชื ื™ ืคื˜ื•ืจ ืืฃ ืขืœ ื”ื›ืœื™:
Cela revient ร  dire : ce qu'elle enseigne, 'sans parfum, elle est passible', montre que Rabbi Eliezer estime que celui qui sort le Chabbat des aliments dans un rรฉcipient, en quantitรฉ infรฉrieure au chiour, bien qu'il ne soit pas passible pour la sortie des aliments en dessous d'une figue sรจche, comme plus loin (Chabbat 76b), est du moins passible pour le rรฉcipient ; on ne dit pas que le rรฉcipient est accessoire (tafel) ร  (son contenu), ce qui l'exempterait parce qu'il n'avait l'intention de sortir que les aliments. Et c'est une opinion divergente par rapport ร  la michna anonyme du chapitre Hamatsnia (plus loin, Chabbat 93b), qui enseigne : exempt, mรชme pour le rรฉcipient.
ื“ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ื‘ื•ืฉื ื›ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื“ืžื™ ืฉื”ื›ืœื™ ืงืœื˜ ืืช ื”ืจื™ื— ื•ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื•ืฆืืช ื‘ืฉืžื™ื ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื”ื•ื™ ืจื™ื—ื” ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ (ื”ื•ื) ื•ืงืชื ื™ ื—ื™ื™ื‘ืช ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื ืขืฉื” ื›ืœื™ ื˜ืคืœ ืœืจื™ื— ืฉื‘ืชื•ื›ื• ื•ืืจื™ื—ื ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื•ื:
Car (la fiole) sans parfum est comparable ร  (des aliments) infรฉrieurs au chiour : le rรฉcipient a absorbรฉ l'odeur, et le chiour pour la sortie de parfums est une quantitรฉ infime ; puisqu'il n'y a mรชme pas cette quantitรฉ infime, l'odeur รฉquivaut ร  moins que le chiour. Et (la baraita) enseigne : elle est passible ; on ne dit pas que le rรฉcipient devient accessoire ร  l'odeur qu'il contient, et pour l'odeur on n'est pas passible, car c'est moins que le chiour.
๐Ÿ’ก Explication

Question de fond : quand on transporte un keli pour son contenu, le keli est-il tafel (accessoire) ? Si le contenu atteint le chiour, on est passible pour le contenu et le keli n'ajoute rien. Si le contenu est infรฉrieur au chiour, Rav Adda dรฉduit de la baraita qu'on est passible pour le keli lui-mรชme.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Fiole videodeur rรฉsiduelle=Keli + alimentsmoins que le chiourHayevet(baraita)Hayav pour le keli(dรฉduction de Rav Adda)
Le raisonnement de Rav Adda bar Ahava : l'odeur restante joue le rรดle d'un contenu infรฉrieur au chiour.
5
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ื‘ืขืœืžื ืื™ืžื ืœืš ืคื˜ื•ืจ, ื•ืฉืื ื™ ื”ื›ื ื“ืœื™ืชื™ื” ืœืžืžืฉื ื›ืœืœ.

Rav Ashi a dit : en gรฉnรฉral, je te dirai qu'il est exempt ; mais ici c'est diffรฉrent, car (l'odeur) n'a aucune substance (mamach).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืื ื™ ื”ื›ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื ืขืฉื” ื›ืœื™ ื˜ืคืœ ืœืจื™ื— ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืฉื•ื ืžืžืฉ ื•ืืคื™ืœื• ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ืœื ืžื™ืงืจื™ ืื‘ืœ ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžืžืฉ ื ืขืฉื” ื›ืœื™ ื˜ืคืœ ืœื• ื•ืคื˜ื•ืจ:
Mais ici c'est diffรฉrent : on ne peut pas dire que le rรฉcipient devient accessoire ร  l'odeur, qui n'a aucune substance et qui ne mรฉrite mรชme pas le nom de 'moins que le chiour'. Mais pour une quantitรฉ infรฉrieure au chiour d'une chose qui a de la substance, le rรฉcipient lui devient accessoire, et on est exempt.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Ashi refuse la dรฉduction : une odeur n'est pas un contenu. Le rรฉcipient ne peut donc pas lui รชtre accessoire. Pour des aliments rรฉels mais en quantitรฉ insuffisante, le keli leur reste tafel et on est patour.

6
ืดื•ืจืืฉื™ืช ืฉืžื ื™ื ื™ืžืฉื—ื•ืด, ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื–ื” ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ.

"Et ils s'oignent des premiรจres huiles" (Amos 6, 6) : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : c'est le palyaton.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจืืฉื™ืช ืฉืžื ื™ื ืžื•ื‘ื—ืจ ืฉื‘ืฉืžื ื™ื:
Les premiรจres huiles : la meilleure des huiles.
๐Ÿ’ก Explication

Transition par association : le mot palyaton amรจne le verset d'Amos qui reproche aux notables de Chomron de vivre dans le luxe sans se soucier du malheur du peuple.

7
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืืฃ ืขืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ื’ื–ืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ื‘ื, ื•ืœื ื”ื•ื“ื• ืœื•. ื•ืื™ ืืžืจืช, ืžืฉื•ื ืชืขื ื•ื’, ืืžืื™ ืœื ื”ื•ื“ื• ืœื•?

Rav Yossef objecta : Rabbi Yehouda ben Bava a dรฉcrรฉtรฉ (une interdiction) mรชme sur le palyaton, et on ne l'a pas suivi. Or si tu dis (que le verset le critique) en tant que jouissance (taanoug), pourquoi ne l'a-t-on pas suivi ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ื–ืจ ืžืฉื•ื ืฆืขืจ ื—ื•ืจื‘ืŸ:
Il a dรฉcrรฉtรฉ : en raison de l'affliction du Hourban (destruction du Temple).
ื•ืื™ ืืžืจืช ื–ื” ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ื•ื”ืื™ ืงืจื ื‘ืชืขื ื•ื’ ืžืฉืชืขื™ ืฉืœื ื”ื™ื• ื ื•ืชื ื™ื ืœื‘ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื ื‘ื™ืื™ื ื”ื ื™ื‘ืื™ื ืขืœ ื”ืคื•ืจืขื ื•ืช ื•ืขืกื•ืงื™ื ื‘ืชืขื ื•ื’ื™ื:
Or si tu dis : que c'est le palyaton, et que ce verset parle de jouissance, (au sens) qu'ils ne prรชtaient pas attention aux paroles des prophรจtes qui annonรงaient le malheur et s'occupaient de plaisirs.
๐Ÿ’ก Explication

Aprรจs le Hourban, les Sages ont limitรฉ certains plaisirs en signe de deuil. Rabbi Yehouda ben Bava voulait y inclure le palyaton ; les Sages ont refusรฉ. Rav Yossef : si le prophรจte condamne le palyaton comme luxe, il aurait fallu l'interdire.

8
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™: ื•ืœื˜ืขืžื™ืš, ื”ื ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื”ืฉืชื™ื ื‘ืžื–ืจืงื™ ื™ื™ืŸืด โ€” ืจื‘ื™ ืืžื™ ื•ืจื‘ื™ ืืกื™, ื—ื“ ืืžืจ ืงื ื™ืฉืงื ื™ืŸ, ื•ื—ื“ ืืžืจ ืฉืžื–ืจืงื™ืŸ ื›ื•ืกื•ืชื™ื”ืŸ ื–ื” ืœื–ื”. ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืืกื™ืจ? ื•ื”ื ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื ื•ืื™ืฉืชื™ ื‘ืงื ื™ืฉืงื ื™ืŸ, ื•ืœื ืืžืจ ืœื™ื” ื•ืœื ืžื™ื“ื™!

Abaye lui dit : selon ton raisonnement, ce qui est รฉcrit : "ceux qui boivent dans des mizrekei de vin" (Amos 6, 6), Rabbi Ami et Rabbi Assi (en discutent) : l'un dit : (ce sont) des kenichkenin ; l'autre dit : qu'ils se lancent (mezarkin) leurs coupes l'un ร  l'autre. Est-ce donc aussi interdit ?

Or Rabba bar Rav Houna est venu chez le Rech Galouta (Exilarque), qui a bu dans un kenichkenin, et il ne lui a rien dit !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืœื˜ืขืžื™ืš ื”ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ืื™ ืขื ื™ื ื ื”ืฉื•ืชื™ื ื‘ืžื–ืจืงื™ ื™ื™ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืืžื™ ื•ืจื‘ื™ ืืกื™ ืคื™ืจืฉื• ื–ื”ื• ืงื ื™ืฉืงื ื™ืŸ ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืืจื•ืš ื•ืœื• ืฉื ื™ ืคื™ื•ืช ื•ื™ื™ืŸ ื ื–ืจืง ืžื–ื” ืœื–ื”:
Selon ton raisonnement, ce qui est รฉcrit : dans ce mรชme contexte, 'ceux qui boivent dans des mizrekei de vin' ; et Rabbi Ami et Rabbi Assi ont expliquรฉ : ce sont des kenichkenin, un rรฉcipient de verre allongรฉ ร  deux becs, et le vin est lancรฉ de l'un ร  l'autre.
ืฉืžื–ืจืงื™ืŸ ืขืœ ื™ื“ื™ ืื•ืžื ื•ืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื—ืœื™ืœ (ืกื•ื›ื” ื“ืฃ ื ื’.) ืžื˜ื™ื™ืœ ื‘ืชืžื ื™ ื›ืกื™:
Qu'ils se lancent : par adresse, comme on dit au chapitre Hehalil (Soukka 53a) : il jonglait avec huit coupes.
ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืืกื•ืจ ืœืžืฉืชื™ ื”ืฉืชื ื‘ืงื ื™ืฉืงื ื™ืŸ:
Est-ce donc aussi interdit : de boire aujourd'hui dans des kenichkenin.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye retourne l'argument : le mรชme verset critique les mizrekei de vin, et pourtant un Amora a vu l'Exilarque boire au kenichkenin sans protester. รŠtre citรฉ dans le reproche d'Amos ne suffit donc pas pour รฉtablir un interdit de deuil.

9
ืืœื: ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืชืขื ื•ื’ ื•ืื™ืช ื‘ื™ื” ืฉืžื—ื” โ€” ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ, ืื‘ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืชืขื ื•ื’ ื•ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืฉืžื—ื” โ€” ืœื ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ.

Mais (la rรจgle est) : toute chose qui comporte de la jouissance et comporte de la joie (simha), les Sages l'ont interdite ; mais une chose qui comporte de la jouissance et ne comporte pas de joie, les Sages ne l'ont pas interdite.

๐Ÿ’ก Explication

Le critรจre : taanoug (agrรฉment physique) seul ne suffit pas ; l'interdit de deuil vise ce qui produit de la simha (rรฉjouissance), comme la musique ou le festin. Le palyaton et le kenichkenin procurent un agrรฉment sans joie : ils restent permis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Taanoug ?agrรฉmentSimha ?joieoui : gezeranon : permis
Les deux conditions cumulรฉes de la gezera de deuil.
10
ืดื”ืฉื›ื‘ื™ื ืขืœ ืžื˜ื•ืช ืฉืŸ ื•ืกืจื—ื™ื ืขืœ ืขืจืฉื•ืชืืด. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืœืžื“ ืฉื”ื™ื• ืžืฉืชื™ื ื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ื•ืชื™ื”ืŸ ืขืจื•ืžื™ื.

"Ceux qui sont couchรฉs sur des lits d'ivoire et vautrรฉs (seroukhim) sur leurs divans" (Amos 6, 4). Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina a dit : cela enseigne qu'ils urinaient nus devant leurs lits.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฉืชื™ื ื™ืŸ ื“ื“ื™ื™ืง ืžืกืจื•ื—ื™ื:
Ils urinaient : il le dรฉduit de 'seroukhim' (de la racine 'sentir mauvais').
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืœืžื“ ืฉื”ื™ื• ืžืฉืชื™ื ื™ื ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ื•ืชื™ื”ืŸ ืขืจืžื™ื ืžื’ื“ืฃ ื‘ื” ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืื™ ื”ื›ื™, ื”ื™ื ื• ื“ื›ืชื™ื‘: "ืœื›ืŸ ืขืชื” ื™ื’ืœื• ื‘ืจืืฉ ื’ืœื™ื". ืงืฉื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืื™ืš ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืœืžื“ืจืฉ ืžืคื ื™ ื“ืžืฉืชื™ื ื™ื ืขืจื•ืžื™ื, ื“ืžื” ื™ืขื ื” ืœืงื•ืฉื™ืช ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื’ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื”ื™ื›ื ื“ื”ื•ื• ืžื˜ื•ืชื™ื”ื ืกืžื•ื›ื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื” ื“ื›ืœ ืื—ื“ ื›ืืฉืจ ืงื ืœื”ืฉืชื™ืŸ ืขืจื•ื ื ื’ืœื™ืช ืขืจื•ืชื• ืœื ืฉื™ื ื”ืฉื•ื›ื‘ื™ื ื‘ืฉืืจ ืžื˜ื•ืช, ื•ื›ืŸ ื”ื ืฉื™ื ื’ื ื›ืŸ ืงืžื™ื ืœื”ืฉืชื™ืŸ ืขืจื•ืžื™ื ื•ื ื’ืœื™ืช ืขืจื•ืชื ืœืื ืฉื™ื, ื•ื ืžืฆื ื™ืฆืจ ื”ืจืข ืžืชื’ืจื” ื‘ืื ืฉื™ื ื•ื‘ื ืฉื™ื, ื•ื”ืจื™ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืื‘ื–ืจื™ื” ื“ืขืจื™ื•ืช, ื•ืœื”ื›ื™ ื›ืชื™ื‘ (ืขืžื•ืก ื•, ื–) ื™ื’ืœื• ื‘ืจืืฉ ื’ืœื™ื, ื•ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืžื’ื“ืฃ ื‘ืžืืžืจ ื–ื”, ื“ื ืงื™ื˜ ื‘ืกืชื ื“ืื™ื ื• ืžืคื•ืจืฉ ืฉืžื˜ื•ืชื™ื”ื ืกืžื•ื›ื™ื. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ื“ืžื—ืœื™ืคื™ื ื ืฉื•ืชื™ื”ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ืœื™ืฃ ืœื” ืžืŸ (ืขืžื•ืก ื•, ื“) ืžื˜ื•ืช ืฉืŸ, ื“ืžืคืจืฉ 'ืฉืŸ' ืœืฉื•ืŸ ืฉื™ื ื•ื™, ื›ื™ ืฉื•ืจืฉ 'ืฉื™ื ื•ื™' ืฉืŸ, ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ืื—ื“ ืžืฉื ื” ืžื˜ืชื• ื‘ืžื˜ืช ืืฉืช ื—ื‘ื™ืจื•. ื’ื ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื”ืžื˜ื” ืขืฆืžื” ื”ื™ื ื›ื™ื ื•ื™ ืœืืฉื”, ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืžื˜ื•ืช ืฉืŸ ืœืฉื•ืŸ ืฉื™ื ื•ื™, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืžืฉื ื™ื ื•ืžื—ืœื™ืคื™ื ืืช ื”ื ืฉื™ื ื–ื” ืขื ื–ื”, ื’ื ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ืฉืŸ ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืฉ ืชื™ ื  ืฉื™ื, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืฉืฉื•ื›ื‘ื™ื ืขืœ ืžื˜ื•ืช ืฉืชื™ ื ืฉื™ื ืฉื”ื ืืฉืชื• ื•ืืฉืช ื—ื‘ื™ืจื•.
Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina a dit : cela enseigne qu'ils urinaient nus devant leurs lits ; Rabbi Abahou s'en moque : 'Si c'est ainsi, c'est pour cela qu'il est รฉcrit : Aussi maintenant ils partiront en exil ร  la tรชte des exilรฉs ?' Il est difficile (de comprendre) Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina : comment a-t-il pense interprรฉter (le verset) du fait qu'ils urinaient nus ? Que rรฉpondra-t-il ร  l'objection de Rabbi Abahou ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina parle lui aussi du cas oรน leurs lits รฉtaient proches les uns des autres : chacun, quand il se levait nu pour uriner, sa nuditรฉ รฉtait dรฉcouverte aux femmes couchรฉes dans les autres lits ; de mรชme les femmes se levaient nues pour uriner et leur nuditรฉ รฉtait dรฉcouverte aux hommes. Ainsi le yetser hara s'attaquait aux hommes et aux femmes, et c'est lร  un accessoire (avizraiha) des interdits sexuels (arayot) ; c'est pourquoi il est รฉcrit (Amos 6, 7) : 'ils partiront en exil ร  la tรชte des exilรฉs'. Rabbi Abahou critique cette parole parce qu'elle est dite sans prรฉcision, sans expliciter que leurs lits รฉtaient proches. Quant ร  ce que dit Rabbi Abahou, qu'ils รฉchangeaient leurs femmes, il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il le dรฉduit de 'mitot chen' (Amos 6, 4) : il explique 'chen' au sens de changement, car la racine de 'chinouy' (changement) est chen ; c'est-ร -dire que chacun changeait son lit pour le lit de la femme de son prochain. Il me semble encore que le lit lui-mรชme est une dรฉsignation de la femme ; c'est pourquoi il dit 'mitot chen', au sens de changement : ils changeaient et รฉchangeaient les femmes les uns avec les autres. On peut aussi dire que chen est l'abrรฉviation (rachei tevot) de 'chtei nachim' (deux femmes) : ils couchaient sur des lits de deux femmes, la sienne et celle de son prochain.
๐Ÿ’ก Explication

Retour aux versets d'Amos 6. Rabbi Yossi b. R. Hanina lit seroukhim comme "ceux qui rendent (le lieu) malodorant" : une conduite rรฉpugnante.

11
ืžื’ื“ืฃ ื‘ื” ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•: ืื™ ื”ื›ื™, ื”ื™ื™ื ื• ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืœื›ืŸ ืขืชื” ื™ื’ืœื• ื‘ืจืืฉ ื’ืœื™ืืด โ€” ืžืฉื•ื ื“ืžืฉืชื™ื ื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ื•ืชื™ื”ื ืขืจื•ืžื™ื ื™ื’ืœื• ื‘ืจืืฉ ื’ื•ืœื™ื?!

Rabbi Abahou s'en moqua : si c'est ainsi, est-ce lร  ce qui est รฉcrit : "Aussi maintenant ils partiront en exil ร  la tรชte des exilรฉs" (Amos 6, 7) ? Parce qu'ils urinaient nus devant leurs lits, ils partiraient en exil ร  la tรชte des exilรฉs ?!

๐Ÿ’ก Explication

Objection de proportion : une conduite malpropre ne justifie pas une punition aussi grave que l'exil en tรชte des exilรฉs. Le verset doit viser une faute plus lourde.

12
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•: ืืœื• ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื”ื™ื• ืื•ื›ืœื™ื ื•ืฉื•ืชื™ื ื–ื” ืขื ื–ื”, ื•ื“ื•ื‘ืงื™ืŸ ืžื˜ื•ืชื™ื”ืŸ ื–ื• ื‘ื–ื•, ื•ืžื—ืœื™ืคื™ืŸ ื ืฉื•ืชื™ื”ืŸ ื–ื” ืขื ื–ื”, ื•ืžืกืจื™ื—ื™ืŸ ืขืจืกื•ืชื ื‘ืฉื›ื‘ืช ื–ืจืข ืฉืื™ื ื• ืฉืœื”ืŸ.

Mais Rabbi Abahou a dit : ce sont des gens qui mangeaient et buvaient ensemble, joignaient leurs lits les uns aux autres, รฉchangeaient leurs femmes entre eux, et souillaient (masrihin) leurs couches d'une semence qui n'รฉtait pas la leur.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Abahou garde la racine serah mais l'applique ร  une faute d'arayot (unions interdites), ce qui rend compte de la sรฉvรฉritรฉ de l'exil annoncรฉ.

13
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•, ื•ืืžืจื™ ืœื” ื‘ืžืชื ื™ืชื ืชื ื: ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืืช ื”ืื“ื ืœื™ื“ื™ ืขื ื™ื•ืช, ื•ืืœื• ื”ืŸ: ื”ืžืฉืชื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ืชื• ืขืจื•ื, ื•ืžื–ืœื–ืœ ื‘ื ื˜ื™ืœืช ื™ื“ื™ื, ื•ืฉืืฉืชื• ืžืงืœืœืชื• ื‘ืคื ื™ื•.

Rabbi Abahou a dit, et certains disent qu'on l'a enseignรฉ dans une baraita : trois choses amรจnent l'homme ร  la pauvretรฉ, et les voici : celui qui urine nu devant son lit, celui qui nรฉglige la netilat yadayim (ablution des mains), et celui dont la femme le maudit en sa prรฉsence.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื™ื“ื™ ืขื ื™ื•ืช ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืข"ืค (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืงื™ื:) ืฉืจื ื“ืขื ื™ื•ืชื ื ื‘ื™ืœ ืฉืžื™ื” ื•ื ื‘ื™ืœ ืงืจื™ ืœื™ื” ื•ืื•ื”ื‘ ืžืงื•ื ืžื™ืื•ืก ื•ืžืฉืชื™ืŸ ืžื™ื ืœืคื ื™ ืžื˜ืชื• ื”ื™ื™ื ื• ืžื™ืื•ืก:
ร€ la pauvretรฉ : comme nous disons au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim 111b) : l'esprit (ched) de la pauvretรฉ s'appelle Naval (l'immonde), et il aime le lieu rรฉpugnant ; et uriner devant son lit, c'est cela, un lieu rรฉpugnant.
ืขืจื•ื ืื•ืจื—ื ื“ืžื™ืœืชื ื ืงื˜ ืžืชื•ืš ืฉื”ื•ื ืขืจื•ื ืื™ื ื• ื™ื•ืฆื ืœื—ื•ืฅ ืœื”ืฉืชื™ืŸ ื“ื˜ื•ืจื— ื”ื•ื ืœื• ืœืœื‘ื•ืฉ ื•ืœืฆืืช:
Nu : (la baraita) dรฉcrit le cas habituel : รฉtant nu, il ne sort pas dehors pour uriner, car il lui est pรฉnible de s'habiller et de sortir.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืืช ื”ืื“ื ืœื™ื“ื™ ืขื ื™ื•ืช...ื•ื”ืžื–ืœื–ืœ ื‘ื ื˜ื™ืœืช ื™ื“ื™ื. ื”ื ื” ื“ื•ืจืฉื™ ืจืฉื•ืžื•ืช ืืžืจื• ืจืžื– ืœื“ื‘ืจ ืข ืœ ื  ื˜ื™ืœืช ื™ ื“ื™ื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช 'ืขื ื™' ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื•. ื•ื ืจืื” ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืขื•ื“ ื‘ืจืžื– ื”ื ื–ื›ืจ ืข ืœ ื ื˜ื™ืœ ืช ื™ื“ื™ ื ืกื•ืคื™ ืชื™ื‘ื•ืช 'ืœืžืช' ืคื™ืจืฉ ืขื ื™ ื”ื“ื•ืžื” ืœืžืช.
Trois choses amรจnent l'homme ร  la pauvretรฉ... et celui qui nรฉglige la netilat yadayim. Les interprรจtes d'allusions (dorchei rechoumot) ont dit : une allusion ร  cela : 'Al Netilat Yadayim', les initiales forment 'ani' (pauvre). Fin de leurs paroles. Il me semble qu'on peut ajouter ร  cette allusion : 'Al netilaT yadayiM', les lettres finales forment 'lamet' (au mort) ; c'est-ร -dire un pauvre, qui est comparรฉ ร  un mort.
ื•ืฉืืฉืชื• ืžืงืœืœืชื• ื‘ืคื ื™ื•. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžืื™ ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ืŸ ื‘ืคื ื™ื• ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ืœืขื ื™ืŸ ื–ื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ื“ืจืš ืฉืืžืจื• ืขืœ ืคืกื•ืง (ื™ืฉืขื™ื”ื• ืœ, ื›) ื•ื”ื™ื• ืขื™ื ื™ืš ืจืื•ืช ืืช ืžื•ืจื™ืš, ืฉื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉ ืœื• ืงื•ื™ืŸ ื›ืžื• ืฆื™ื ื•ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ืŸ ื‘'ืคื ื™ื•' ื•ืื ื”ืชืœืžื™ื“ ื™ืจืื” ื‘ืคื ื• ืจื‘ื• ื™ืงื‘ืœ ื”ืืจื” ื‘ืงื•ื™ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ื• ืžืŸ ืงื•ื™ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ ืจื‘ื•, ื•ื›ืŸ ื”ืขื ื™ืŸ ื‘ืื™ืฉ ื•ืืฉืชื• ืฉื”ืืฉื” ื”ื™ื ืžืงื‘ืœืช ืžื‘ืขืœื” ื•ืœื›ืŸ ื—ื™ื‘ื•ืจื ื–ื” ืขื ื–ื” ื”ื•ื ืคื ื™ื ื›ื ื’ื“ ืคื ื™ื, ื•ืื ืชืงืœืœื• ื‘ืคื ื™ื• ืื– ืงื•ื™ ืคื ื™ื ืฉืœื• ื”ืคืชื•ื—ื™ื ื™ืงื‘ืœื• ื”ื‘ืœ ื”ืงืœืœื” ืžืžื ื” ื•ืคื•ืขืœ ื”ื‘ืœ ื–ื” ืœื”ืจืข ืœื• ื‘ืขื ื™ื•ืช ื‘ืจ ืžื™ื ืŸ, ื”ืคืš ื”ื‘ืจื›ื” ืฉื”ืื“ื ืžืชื‘ืจืš ืžืืฉืชื• ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื™ื‘, ื˜ื–) ื•ืœืื‘ืจื ื”ื™ื˜ื™ื‘ ื‘ืขื‘ื•ืจื”.
Et celui dont la femme le maudit en sa prรฉsence. On peut demander : quelle diffรฉrence y a-t-il, ร  cet รฉgard, entre en sa prรฉsence et hors de sa prรฉsence ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, (que cela s'explique) selon ce qu'on a dit sur le verset (Yechayahou 30, 20) : 'Et tes yeux verront ton maรฎtre' : chacun a des lignes (kavin), comme des canaux ouverts, sur son visage (panav) ; si l'รฉlรจve voit le visage de son maรฎtre, il reรงoit une lumiรจre (hara'a) dans les lignes de son visage, ร  partir des lignes du visage de son maรฎtre. Il en va de mรชme pour le mari et sa femme : la femme reรงoit de son mari, et c'est pourquoi leur union est face ร  face (panim kenegued panim). Si elle le maudit en sa prรฉsence, les lignes ouvertes de son visage reรงoivent le souffle (hevel) de la malรฉdiction venant d'elle, et ce souffle agit pour lui nuire par la pauvretรฉ, que cela nous soit รฉpargnรฉ ; ร  l'inverse de la bรฉnรฉdiction que l'homme reรงoit par sa femme, comme il est รฉcrit (Berechit 12, 16) : 'Et Avram fut bien traitรฉ ร  cause d'elle'.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืžื™ ื•ืืžืจื™ ืœื” ื‘ืžืชื ื™ืชื ืชื ื ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืื“ื ืœื™ื“ื™ ืขื ื™ื•ืช. ื•ืืœื• ื”ืŸ ื”ืžืฉืชื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ืชื• ืขืจื•ื. ื•ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืคื•ืจื™ื™ื ืื‘ืœ ืœื ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืคื•ืจื™ื™ื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”. ื•ื›ื™ ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืคื•ืจื™ื™ื ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืืืจืขื ืื‘ืœ ื‘ืžื ื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”. ื•ื”ืžื–ืœื–ืœ ื‘ื ื˜ื™ืœืช ื™ื“ื™ื ื›ื“ืจื‘ื™ ื–ืจื™ืงื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ืจื™ืงื ื”ืžื–ืœื–ืœ ื‘ื ื˜ื™ืœืช ื™ื“ื™ื ื ืขืงืจ ืžืŸ ื”ืขื•ืœื ืืžืจ ืจื‘ื ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ืœื ืžืฉื ื›ืœืœ ืื‘ืœ ืžืฉื ื•ืœื ืžืฉื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื” ื•ืœืื• ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ื›ืจื‘ ื—ืกื“ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืื ื ืžืฉืื™ ืžืœื ื—ื•ืคื ืื™ ืžื™ื ื•ื™ื”ื‘ื• ืœื™ ืžืœื ื—ื•ืคื ืื™ ื˜ื™ื‘ื•ืชื. ื•ืฉืืฉืชื• ืžืงืœืœืชื• ื‘ืคื ื™ื• ืืžืจ ืจื‘ื ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื” ื•ื”ื•ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื ืขื‘ื“ ืœื”:
Rabbi Ami a dit, et certains disent qu'on l'a enseignรฉ dans une baraita : trois choses amรจnent l'homme ร  la pauvretรฉ, et les voici : celui qui urine nu devant son lit. Et nous ne l'avons dit que lorsqu'il tourne le visage vers le lit ; mais s'il ne tourne pas le visage vers le lit, nous n'avons pas de problรจme. Et mรชme lorsqu'il tourne le visage vers le lit, nous ne l'avons dit que sur le sol ; mais dans un rรฉcipient, nous n'avons pas de problรจme. Et celui qui nรฉglige la netilat yadayim : selon Rabbi Zerika, car Rabbi Zerika a dit : celui qui nรฉglige la netilat yadayim est dรฉracinรฉ du monde. Rava a dit : nous ne l'avons dit que lorsqu'il ne se lave pas du tout ; mais s'il se lave sans (vraiment) se laver, nous n'avons pas de problรจme. Et ce n'est pas exact, selon Rav Hisda, car Rav Hisda a dit : moi, je me lave avec des poignรฉes pleines d'eau, et on m'a donnรฉ des poignรฉes pleines de bien. Et celui dont la femme le maudit en sa prรฉsence : Rava a dit : au sujet de ses parures, et cela quand il a (les moyens) et ne le fait pas pour elle.
๐Ÿ’ก Explication

Enseignement de moussar : trois conduites attirent la pauvretรฉ. Le Roch le reprend dans ses Piskei avec toutes les prรฉcisions de Rava et la conclusion selon Rav Hisda : cela a valeur de halakha pour la conduite.

14
ื”ืžืฉืชื™ืŸ ืžื™ื ื‘ืคื ื™ ืžื˜ืชื• ืขืจื•ื, ืืžืจ ืจื‘ื: ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืคื•ืจื™ื™ื”, ืื‘ืœ ืœื‘ืจืื™ โ€” ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”.

Celui qui urine nu devant son lit : Rava a dit : nous ne l'avons dit que lorsqu'il tourne le visage vers son lit ; mais vers l'extรฉrieur, nous n'avons pas de problรจme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ืœื‘ืจืื™ ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื” ืฉื”ืงื™ืœื•ื— ืืจื•ืš ื•ื ื™ืชื– ืœืžืจื—ื•ืง:
Mais vers l'extรฉrieur, nous n'avons pas de problรจme : car le jet est long et projetรฉ au loin.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre restriction de Rava : le facteur de pauvretรฉ est liรฉ ร  la salissure du lieu oรน il dort ; s'il se tourne vers l'extรฉrieur, le lit reste propre.

15
ื•ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœืคื•ืจื™ื™ื”, ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืœืืจืขื, ืื‘ืœ ื‘ืžื ื โ€” ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”.

Et (mรชme) lorsqu'il tourne le visage vers son lit, nous ne l'avons dit que sur le sol ; mais dans un rรฉcipient, nous n'avons pas de problรจme.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme restriction : uriner dans un keli ne crรฉe pas de saletรฉ au sol ; la crainte tombe.

16
ื•ืžื–ืœื–ืœ ื‘ื ื˜ื™ืœืช ื™ื“ื™ื, ืืžืจ ืจื‘ื: ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ืœื ืžืฉื ื™ื“ื™ื” ื›ืœืœ, ืื‘ืœ ืžืฉื ื•ืœื ืžืฉื โ€” ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”.

Et celui qui nรฉglige la netilat yadayim : Rava a dit : nous ne l'avons dit que lorsqu'il ne se lave pas du tout les mains ; mais s'il se lave sans (vraiment) se laver, nous n'avons pas de problรจme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฉื ื•ืœื ืžืฉื ืฉืื™ื ื• ืจื•ื—ืฅ ื•ืžืฉืคืฉืฃ ื™ืคื” ืืœื ืžืขื˜ ืžื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ืžืฆื•ืžืฆื:
Il se lave sans (vraiment) se laver : il ne se rince pas et ne frotte pas bien, mais (utilise) peu d'eau, par exemple un revi'it tout juste.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rava, seul celui qui omet complรจtement l'ablution est visรฉ. Le minimum halakhique est un revi'it d'eau.

17
ื•ืœืื• ืžืœืชื ื”ื™ื, ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื ื ืžืฉืื™ ืžืœื ื—ืคื ื™ ืžื™ื ื•ื™ื”ื‘ื• ืœื™ ืžืœื ื—ืคื ื™ ื˜ื™ื‘ื•ืชื.

Et ce n'est pas exact, car Rav Hisda a dit : moi, je me lave avec des poignรฉes pleines d'eau, et on m'a donnรฉ des poignรฉes pleines de bien.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื ื ืžืฉืื™ ืžืœื ื—ืคื ืื™ ืžื™ื ื•ื™ื”ื‘ื• ืœื™ ืžืœื ื—ืคื ืื™ ื˜ื™ื‘ื•ืชื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ืœ ื–ื” ื‘ืื•ืชื™ื•ืช 'ืžื™ื' ืฉื”ื•ื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ื‘ื™ื•ืฉืจ 'ืž ื™ืœื ื™ ื“ื™ื• ืž ื™ื' ื•ืœืžืคืจืข ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช 'ืž ื™ืœื ื™ ื“ื™ื• ืž ื‘ื•ืจืš' ื›ืœื•ืžืจ ืื ืžืœื ื™ื“ื™ื• ืžื™ื ืื– ื™ื”ื™' ืžื™ืœื ื™ื“ื™ื• ืžื‘ื•ืจืš. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื™ื“ ืขื“ ืคืจืง ืื—ืจื•ืŸ ื™ืฉ ื‘ื” ื˜ื•"ื‘ [17] ืคืจืงื™ื, ืœื›ืš ื™ื”ื‘ ืœื™ื” 'ื˜ื•ื‘' ื›ื ื’ื“ ื›ืœ ืคืจืงื™ ื”ื™ื“. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ื“ื•ืข ื“ื˜"ื• [15] ืชื™ื‘ื•ืช ืฉืœ ื‘ืจื›ืช ื›ื”ื ื™ื ื™ืฉ ืœื”ื ืจืžื– ื‘ืืฆื‘ืขื•ืช ื•ื›ืฃ ืฉื™ืฉ ื‘ื”ื ื˜"ื• ืคืจืงื™ื, ืฉื”ื›ืฃ ืžืฉืœื™ื ืชื™ื‘ื” ืื—ืจื•ื ื” ืฉืœ ืฉืœื•ื, ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืžืฉืื™ ืžืœื ื—ืคื ืื™ ืžื™ื ื•ื™ื”ื‘ื• ืœื™ ืžืœื ื—ืคื ืื™ ื˜ื™ื‘ื•ืชื ืฉืฉื ืจืžื•ื– ื˜ื™ื‘ื•ืชื ื“ื‘ืจื›ื”.
Moi, je me lave avec des poignรฉes pleines d'eau, et on m'a donnรฉ des poignรฉes pleines de bien. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que tout cela est dans les lettres de 'mayim' (eau) : dans l'ordre direct, elles sont les initiales de 'Mile Yadav Mayim' (il a rempli ses mains d'eau), et ร  rebours les initiales de 'Mile Yadav Mevorakh' (il a rempli ses mains de ce qui est bรฉni) ; c'est-ร -dire que s'il remplit ses mains d'eau, il remplira ses mains de bรฉnรฉdiction. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel : la main, jusqu'ร  la derniรจre articulation, comporte tov (17) articulations ; c'est pourquoi on lui a donnรฉ 'tov' (bien), correspondant ร  toutes les articulations de la main. Ou bien on comprendra, avec l'aide du Ciel, qu'il est connu que les quinze mots de la Birkat Kohanim ont une allusion dans les doigts et la paume, qui comportent quinze articulations, la paume complรฉtant le dernier mot, chalom. C'est pourquoi il dit : je me lave avec des poignรฉes pleines d'eau, et on m'a donnรฉ des poignรฉes pleines de bien : lร  est suggรฉrรฉ le bien de la bรฉnรฉdiction.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara rejette la restriction de Rava : l'exemple de Rav Hisda montre qu'on doit se laver les mains gรฉnรฉreusement. Se contenter du strict minimum reste une nรฉgligence.

18
ื•ืฉืืฉืชื• ืžืงืœืœืชื• ื‘ืคื ื™ื•, ืืžืจ ืจื‘ื: ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื”. ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื”ื•ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื ืขื‘ื™ื“.

Et celui dont la femme le maudit en sa prรฉsence : Rava a dit : au sujet de ses parures. Et cela, quand il a (les moyens) et ne le fait pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื” ืฉืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœืงื ื•ืช ืœื”:
Au sujet de ses parures : qu'il ne veut pas lui acheter.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ืฉืืฉืชื• ืžืงืœืœืชื• ื‘ืคื ื™ื•, ืืžืจ ืจื‘ื: ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื”, ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื”ื•ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื ืขื‘ื™ื“. ื”ืงืฉื” ืžื”ืจืฉ"ื ื–"ืœ ื”ื ื•ื“ืื™ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘'ืื™ืช ืœื™ื”' ื›ื™ ืื ืœื™ืช ืœื™ื” ื•ื”ื•ื ืขื ื™ ื›ื‘ืจ ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื‘ื™ื” ืฉืžื‘ื™ืื• ืœื™ื“ื™ ืขื ื™ื•ืช ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉืืžืจื• ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ื‘ืจืžื– ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื‘ืจื›ื•ืช (ื“ืฃ ื’.) ืฉืœืฉ ืžืฉืžืจื•ืช ื”ื•ื™ ื”ืœื™ืœื” ื•ื›ื•', ื“ื›ืœ ืฉืœืฉื” ื”ื ื–ื›ืจื™ื ื”ื ืจืžื– ืขืœ ื”ืืฉื”, ื“ื™ืฉ ื ืฉื™ื ื“ืจื›ื ืœืฆืืช ื—ื•ืฆื” ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื•ืžื“ื‘ืจื™ื ื‘ื’ื ื•ืช ื‘ืขืœื™ื”ื, ืœื•ืžืจ ืฉื”ื ืงืžืฆื ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžื‘ื™ืื™ื ืฆืจื›ื™ื”ื ื•ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื”ื ื•ืžืชืจืขืžื™ื ืขืœื™ื”ื ื•ืžื—ืจืคื™ื ืื•ืชื, ื•ืืœื• ื™ื“ืžื• ืœื›ืœื‘ื™ื ืฆื•ืขืงื™ื ื‘ืœื™ืœื” ื‘ื—ื•ืฅ ื‘ืจื—ื•ื‘ื•ืช! ื•ืžื™ืŸ ื”ื‘' ื™ื“ืžื• ืœื—ืžื•ืจ ื ื•ืขืจ , ื›ื™ ื”ื—ืžื•ืจ ืขื•ืžื“ ื‘ืœื™ืœื” ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื•ืฉื ื ื•ื˜ืจ, ื›ืŸ ืืœื• ืื™ืŸ ื“ืจื›ื ืœืฆืืช ื—ื•ืฆื” ื•ืœื—ืจืฃ ืืœื ื”ื ืฆื•ืขืงื™ื ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื ืœืคื ื™ ื‘ืขืœื™ื”ื, ื•ืงื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ ื”ื‘ ื•ืžื—ืจืคื™ืŸ ื•ืžืงืœืœื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื! ื•ืžื™ืŸ ื”ื’' ื”ื ื ืฉื™ื ื—ื›ืžื ื™ื•ืช ื”ื˜ื•ื‘ื™ื ืฉืื™ืŸ ืฆื•ืขืงื™ื ืขืœ ืฆืจื›ื™ื”ื ืœืคื ื™ ื‘ืขืœื™ื”ื, ืืœื ื™ื‘ืงืฉื• ืžื‘ืขืœื™ื”ื ืฆืจื›ื™ื”ื ื‘ื ื—ืช ื‘ืœื™ ื™ืฉืžืข ืงื•ืœื, ื•ื’ื ืœื ื™ื‘ืงืฉื• ื”ื›ืœ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ืืœื ืžืขื˜ ืžืขื˜, ื›ื™ ื™ื•ื ื–ื” ืชืืžืจ ืœื• ืขืœ ืžืœื‘ื•ืฉ ืคืœื•ื ื™ืช, ื•ื™ื•ื ืื—ืจ ืขืœ ืžืœื‘ื•ืฉ ืคืœื•ื ื™ืช, ื‘ื”ื“ืจื’ื•ืช ืžืขื˜ ืžืขื˜ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืจื’ื™ืฉ ื‘ืจื‘ื•ื™ ื”ื”ื•ืฆืื•ืช, ื•ื–ื• ืขื•ืฉื” ื›ืžื• ืชื™ื ื•ืง ื™ื•ื ืง ืžืฉื“ื™ ืืžื• ืฉื”ื•ื ื™ื•ื ืง ื‘ื ื—ืช, ืฉืื™ืŸ ื ืฉืžืข ืงื•ืœ ืœืขื™ืกื” ืฉื, ื•ื’ื ื”ื•ื ื™ื•ื ืง ืžืขื˜ ื•ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ืกืขื•ื“ืชื• ื‘ื‘ืช ืื—ืช, ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืžืฉืžืจื” ืฉืœื™ืฉื™ืช ืชื™ื ื•ืง ื™ื•ื ืง ืžืฉื“ื™ ืืžื• ื•ืืฉื” ืžืกืคืจืช ืขื ื‘ืขืœื”, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื›ืžื• ื”ืชื™ื ื•ืง ืฉื”ื•ื ื™ื•ื ืง ืžืฉื“ื™ ืืžื• ื‘ื ื—ืช ื•ื’ื ืžืขื˜ ืžืขื˜, ื›ืŸ ื”ืืฉื” ืžืกืคืจืช ืขื ื‘ืขืœื” ืขืœ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื” ื•ืฆืจื›ื™ื” ื‘ื ื—ืช ื‘ืœืชื™ ื™ืฉืžืข ืงื•ืœื”, ื•ื’ื ืžืขื˜ ืžืขื˜ ืฉืื™ื ื” ืžื‘ืงืฉืช ื”ื›ืœ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื•. ื•ืœื–ื” ืืžืจ ื›ืืŸ ืฉืžืงืœืœืชื• ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื” ืฉืจื•ืฆื” ื”ื›ืœ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื•ืœื ืชืจืฆื” ืฉื™ืขืฉื” ืœื” ืžืขื˜ ืžืขื˜, ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืžื‘ื™ื ืœื” ื›ืจืฆื•ื ื” ื‘ื‘ืช ืื—ืช ืžืงืœืœืชื•, ื•ืงืืžืจ ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื”ื•ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื ืขื‘ื™ื“ , ืคื™ืจื•ืฉ ื™ืฉ ืœื• ื™ื›ื•ืœืช ืœื”ื‘ื™ื ื”ื›ืœ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื•ืื™ื ื• ืžื‘ื™ื ืœื” ื›ืจืฆื•ื ื” ื•ืœื›ืš ืžืงืœืœืชื•, ื”ื ื” ืขืœ ื–ื” ืืžืจื ื• ืฉืงืœืœืชื” ื’ื•ืจืžืช ืœื• ืขื ื™ื•ืช. ืื‘ืœ ืื ื”ื•ื ื‘ืืžืช ืื™ืŸ ืœื• ื™ื›ื•ืœืช ืœื”ื‘ื™ื ื›ืœ ืฆืจื›ื™ื” ื‘ื‘ืช ืื—ืช, ื•ืจืง ื™ื•ื›ืœ ืœื”ื‘ื™ื ื‘ื”ื“ืจื’ื•ืช ื‘ื–ื” ืื—ืจื™ ื–ื”, ืื™ืŸ ืงืœืœืชื” ื’ื•ืจืžืช ื ื–ืง ืฉืœ ืขื ื™ื•ืช ื›ื™ ืื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืฉืžืช ื“ื‘ืจ ื‘ื›ืš.
Et celui dont la femme le maudit en sa prรฉsence : Rava a dit : au sujet de ses parures, et cela quand il a (les moyens) et ne le fait pas. Le Maharcha objecte : il est รฉvident qu'il s'agit de celui qui a (les moyens), car s'il n'a pas et qu'il est pauvre, on ne peut dรฉjร  plus dire de lui que cela l'amรจne ร  la pauvretรฉ ; voir lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, (qu'on peut l'expliquer) d'aprรจs ce qu'ont dit les commentateurs sur l'allusion de la baraita de Berakhot (3a) : 'la nuit comporte trois veilles', etc. Les trois (signes) mentionnรฉs font allusion ร  la femme. Certaines femmes ont l'habitude de sortir de cour en cour et de dire du mal de leurs maris, disant qu'ils sont avares, qu'ils ne leur apportent pas leurs besoins et leurs parures ; elles se plaignent d'eux et les insultent : celles-lร  ressemblent aux chiens qui aboient la nuit dehors, dans les rues. La deuxiรจme sorte ressemble ร  l'รขne qui brait : l'รขne se tient la nuit ร  l'intรฉrieur de la maison et c'est lร  qu'il brait ; de mรชme celles-ci n'ont pas l'habitude de sortir pour insulter, mais elles crient ร  l'intรฉrieur de leur maison devant leurs maris, rรฉclament 'donne, donne', insultent et maudissent dans leur maison. La troisiรจme sorte, ce sont les femmes sages et bonnes, qui ne crient pas pour leurs besoins devant leurs maris, mais demandent ร  leurs maris leurs besoins calmement, sans qu'on entende leur voix ; et elles ne demandent pas tout ร  la fois, mais peu ร  peu : un jour elle lui parle de tel vรชtement, un autre jour de tel autre, par degrรฉs, peu ร  peu, pour qu'il ne ressente pas l'accumulation des dรฉpenses. Celle-ci fait comme le nourrisson qui tรชte le sein de sa mรจre : il tรชte calmement, sans qu'on entende de bruit de mastication, et il tรชte peu ร  peu, sans prendre son repas d'un coup. C'est pourquoi il est dit : ร  la troisiรจme veille, le nourrisson tรชte le sein de sa mรจre et la femme converse avec son mari ; c'est-ร -dire que, comme le nourrisson tรชte calmement et peu ร  peu, ainsi la femme parle avec son mari de ses parures et de ses besoins calmement, sans qu'on entende sa voix, et peu ร  peu, sans demander tout ร  la fois. Fin de leurs paroles. C'est pourquoi il est dit ici qu'elle le maudit au sujet de ses parures : elle veut tout ร  la fois et ne veut pas qu'il le lui fasse peu ร  peu ; et puisqu'il ne lui apporte pas tout ร  la fois selon sa volontรฉ, elle le maudit. Et il dit : 'cela quand il a et ne le fait pas' : c'est-ร -dire qu'il a la possibilitรฉ de tout apporter ร  la fois et ne le lui apporte pas selon sa volontรฉ, et c'est pourquoi elle le maudit ; c'est de cela que nous avons dit que sa malรฉdiction lui cause la pauvretรฉ. Mais s'il n'a vraiment pas la possibilitรฉ d'apporter tous ses besoins ร  la fois, et qu'il ne peut les apporter que par degrรฉs, l'un aprรจs l'autre, sa malรฉdiction ne cause pas le dommage de la pauvretรฉ, car il n'a aucune faute en cela.
๐Ÿ’ก Explication

La malรฉdiction n'a d'effet que si elle est fondรฉe : le mari a les moyens de pourvoir aux parures de sa femme et s'y refuse. S'il n'en a pas les moyens, il n'est pas en faute.

19
ื“ืจืฉ ืจื‘ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ืขื™ืœืื™, ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืืžืจ ื”ืณ ื™ืขืŸ ื›ื™ ื’ื‘ื”ื• ื‘ื ื•ืช ืฆื™ื•ืŸืด โ€” ืฉื”ื™ื• ืžื”ืœื›ื•ืช ื‘ืงื•ืžื” ื–ืงื•ืคื”. ืดื•ืชืœื›ื ื” ื ื˜ื•ื™ื•ืช ื’ืจื•ืŸืด โ€” ืฉื”ื™ื• ืžื”ืœื›ื•ืช ืขืงื‘ ื‘ืฆื“ ื’ื•ื“ืœ. ืดื•ืžืฉืงืจื•ืช ืขื™ื ื™ืืด โ€” ื“ื”ื•ื” ืžืœื™ืืŸ ื›ื•ื—ืœื ืœืขื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ืžืจืžื–ืŸ. ืดื”ืœื•ืš ื•ื˜ืคื•ืฃืด โ€” ืฉื”ื™ื• ืžื”ืœื›ื•ืช ืืจื•ื›ื” ื‘ืฆื“ ืงืฆืจื”. ืดื•ื‘ืจื’ืœื™ื”ืŸ ืชืขื›ืกื ื”ืด โ€” ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ืืžื™: ืžืœืžื“ ืฉืžื˜ื™ืœื•ืช ืžื•ืจ ื•ืืคืจืกืžื•ืŸ ื‘ืžื ืขืœื™ื”ืŸ ื•ืžื”ืœื›ื•ืช ื‘ืฉื•ืงื™ ื™ืจื•ืฉืœื™ื, ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืžื’ื™ืขื•ืช ืืฆืœ ื‘ื—ื•ืจื™ ื™ืฉืจืืœ ื‘ื•ืขื˜ื•ืช ื‘ืงืจืงืข ื•ืžืชื™ื–ื•ืช ืขืœื™ื”ื ื•ืžื›ื ื™ืกื•ืช ื‘ื”ืŸ ื™ืฆืจ ื”ืจืข ื›ืืจืก ื‘ื›ืขื•ืก.

Rava fils de Rav Ilai a enseignรฉ (darach) : que signifie ce qui est รฉcrit : "Hachem a dit : parce que les filles de Tsion se sont enorgueillies" (Yechayahou 3, 16) ? Qu'elles marchaient la taille redressรฉe.

"Et elles marchent le cou tendu" : qu'elles marchaient le talon ร  cรดtรฉ du gros orteil. "Et les yeux maquillรฉs (mesaqrot)" : qu'elles remplissaient leurs yeux de kohl et faisaient des signes.

"Allant ร  petits pas (tafof)" : qu'elles marchaient, une grande ร  cรดtรฉ d'une petite. "Et avec leurs pieds elles font tinter (te'akasna)" : Rav Yitshak de l'รฉcole de Rabbi Ami a dit : cela enseigne qu'elles mettaient de la myrrhe et du baume dans leurs chaussures et marchaient dans les marchรฉs de Jรฉrusalem ; et quand elles arrivaient prรจs des jeunes gens d'Israรซl, elles frappaient le sol du pied, les aspergeaient et faisaient entrer en eux le yetser hara, comme le venin d'un serpent irritรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (9)
ื’ื‘ื”ื• ื”ื™ื™ื ื• ืงื•ืžื” ื–ืงื•ืคื”:
Se sont enorgueillies : c'est la taille redressรฉe.
ื•ืชืœื›ื ื” ื ื˜ื•ื™ื•ืช ื’ืจื•ืŸ ืฉื”ื™ื• ื”ื•ืœื›ื•ืช ืขืงื‘ ื‘ืฆื“ ื’ื•ื“ืœ ืœืžืขื˜ ื‘ื”ื™ืœื•ื›ื ืฉื”ื™ื• ืžืกืชื›ืœื™ืŸ ื‘ื” ื•ื”ื™ื ืฉื•ื”ื” ื‘ืคืกื™ืขื•ืชื™ื” ื•ื“ืจืš ื ื•ื˜ื™ืŸ ื’ืจื•ืŸ ืœื™ืœืš ื‘ื ื—ืช ืœืคื™ ืฉืื™ื ื• ืจื•ืื” ืœืจื’ืœื™ื•:
Et elles marchent le cou tendu : elles marchaient le talon ร  cรดtรฉ du gros orteil, pour raccourcir leur dรฉmarche, afin qu'on les regarde, et elle s'attarde dans ses pas ; et on a coutume de tendre le cou pour marcher lentement, car on ne voit pas ses pieds.
ื•ืžืฉืงืจื•ืช ืขื™ื ื™ื ื“ืžืœื™ื™ืŸ ื›ื•ื—ืœื ืœืฉื•ืŸ ืกื™ืงืจื:
Et les yeux maquillรฉs, qu'elles remplissaient de kohl : du terme 'sikra' (fard rouge).
ื•ืžืจืžื–ืŸ ืืช ื”ื‘ื—ื•ืจื™ื:
Et faisaient des signes : aux jeunes gens.
ืกื™ืงื•ืจ ืœืฉื•ืŸ ื”ื‘ื˜ื”:
Sikour : terme qui dรฉsigne le regard.
ื”ืœื•ืš ื•ื˜ืคื•ืฃ ืฉื”ื™ื• ืžื”ืœื›ื•ืช ืืจื•ื›ื” ื‘ืฆื“ ืงืฆืจื” ืฉืชืจืื” ืฆืคื” ืขืœ ืจืืฉ ื—ื‘ืจืชื” ื•ื”ื•ื ื ื•ื™ ืœื” ื•ื ืฉื•ืื•ืช ื”ื™ื• ืœืคื™ื›ืš ืžืกืคืจ ื‘ื’ื ื•ืชืŸ:
Allant ร  petits pas : qu'elles marchaient, une grande ร  cรดtรฉ d'une petite : pour qu'elle apparaisse flottant (tsafa) au-dessus de la tรชte de sa compagne, ce qui est une beautรฉ pour elle. Et elles รฉtaient mariรฉes ; c'est pourquoi (le verset) raconte leur honte.
ื•ื˜ืคื•ืฃ ื›ืžื• ืขืœ ื“ืื˜ืคืช ืื˜ืคื•ืš (ืื‘ื•ืช ืค"ื‘ ืž"ื•):
Tafof : comme 'parce que tu as noyรฉ (atefet), on t'a noyรฉ' (Avot 2, 6).
ืชืขื›ืกื ื” ื›ืžื• ื•ื›ืขื›ืก ืืœ ืžื•ืกืจ ืื•ื™ืœ (ืžืฉืœื™ ื–ืณ:ื›ืดื‘) ื•ื”ื•ื ืืจืก ืฉืœ ื ื—ืฉ ื•ืงืจื™ ืœื” ืขื›ืก ืขืœ ืฉื ืฉืื™ื ื• ืžื˜ื™ืœื• ืืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืขืก:
Te'akasna : comme 'et comme un venin (ekhes) pour le chรขtiment du fou' (Michle 7, 22) ; c'est le venin du serpent, et on l'appelle 'ekhes' parce qu'il ne le lance que par colรจre (ka'as).
ื‘ื›ืขื•ืก ื ื—ืฉ ื›ืขื•ืกื”:
Bekhaous : un serpent irritรฉ.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื’, ื˜ื–) "ื•ื™ืืžืจ ื”': "ื™ืขืŸ ื›ื™ ื’ื‘ื”ื• ื‘ื ื•ืช ืฆื™ื•ืŸ" ืฉื”ื™ื• ืžื”ืœื›ื•ืช ื‘ืงื•ืžื” ื–ืงื•ืคื”. ืคื™ืจื•ืฉ ืื ื›ืคืฉื•ื˜ื• ื“ืงืื™ ืขืœ ื’ืื•ื”, ืœืžื” ื”ืงืคื™ื“ ืขืœ ื ืฉื™ื ื˜ืคื™ ืžืื ืฉื™ื? ืื“ืจื‘ื” ื”ืื ืฉื™ื ืืฉืžื™ื ื‘ื–ื” ื™ื•ืชืจ, ื•ืื•ืžืจื• ืื ืฉื™ ื™ืจื•ืฉืœื™ื, ืื ืฉื™ ืฉื—ืฅ ื”ื™ื•, ืคื™ืจื•ืฉ ื’ืื•ื” ื•ื’ืกื•ืช ื”ืจื•ื—, ื•ืœื›ืŸ ื›ืืฉืจ ืžื“ื‘ืจื™ื ื–ื” ืขื ื–ื” ื‘ื“ื‘ืจื™ ื›ื™ืขื•ืจ ืžื“ื‘ืจื™ื ื‘ืจืžื–, ืฉืื ื™ืืžืจ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื‘ืžื” ืฉืžืฉืช ื‘ืืฉืช ืฉื—ื•ืจื” ืื• ืœื‘ื ื”, ื›ื—ื•ืฉื” ืื• ืฉืžื ื” ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื”, ื™ืงืคื™ื“ ืžื—ืžืช ื’ืื•ืชื• ืฉืžื“ื‘ืจ ืœื• ื–ื” ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ื’ื ืื™ ืืœื™ื• ื‘ืคื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื, ื•ื’ื ื–ื” ื”ืžื“ื‘ืจ ืขืฆืžื• ืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœื”ืจืื•ืช ื‘ืคื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื”ื•ื ืœื™ื™ืฆืŸ, ื•ืœื›ืš ืžื“ื‘ืจ ืขืžื• ื‘ืจืžื–, ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ื‘ื™ืฉืขื™ื”ื• (ื›ื—, ื™ื), ื›ื™ ื‘ืœืขื’ื™ ืฉืคื” ื•ื‘ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจืช ื™ื“ื‘ืจ ืืœ ื”ืขื ื”ื–ื”, ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื• ืื ืฉื™ ืฉื—ืฅ ืฉืžื“ื‘ืจื™ื ื‘ืœืขื’ื™ ืฉืคื” ื›ืืžื•ืจ ื‘ื’ืžืจื, ืœื›ืš ื’ื ื“ื‘ืจื™ ื”ื ื‘ื•ืื” ืžื“ื‘ืจ ืขืžื”ื ื‘ืชืขืจื•ื‘ืช ืœืขื’ ื•ืฉืคื” ืื—ืจืช.
Que signifie ce qui est รฉcrit (Yechayahou 3, 16) : 'Hachem a dit : parce que les filles de Tsion se sont enorgueillies' : qu'elles marchaient la taille redressรฉe. Explication : si on le prend au sens simple, qui concerne l'orgueil, pourquoi (le verset) est-il plus sรฉvรจre envers les femmes qu'envers les hommes ? Au contraire, les hommes sont plus coupables en cela ; et il est dit : les gens de Jรฉrusalem รฉtaient des gens de chahats, c'est-ร -dire d'orgueil et de hauteur d'esprit. C'est pourquoi, quand ils se parlaient de choses laides, ils parlaient par allusion : si l'un disait ร  son prochain 'avec quelle femme as-tu eu des rapports, brune ou blanche, maigre ou grasse', et ainsi de suite, (l'autre) se formaliserait par orgueil qu'on lui dise une chose qui lui fait honte devant les gens ; et celui qui parle ne veut pas non plus paraรฎtre devant les gens comme un moqueur ; c'est pourquoi il lui parle par allusion. C'est pourquoi il est dit en Yechayahou (28, 11) : 'Car c'est par un langage bรฉgayant et une autre langue qu'il parlera ร  ce peuple' ; c'est-ร -dire que, puisqu'ils รฉtaient des gens de chahats qui parlaient un langage dรฉtournรฉ, comme le dit la Guemara, les paroles de la prophรฉtie leur parlent aussi avec un mรฉlange de raillerie et d'une autre langue.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara passe d'Amos ร  Yechayahou 3. Chaque expression du verset est lue comme un comportement d'impudeur destinรฉ ร  attirer le regard : port altier, dรฉmarche lente, fard, contraste de taille, parfum projetรฉ. Te'akasna est rapprochรฉ de ekhes (venin).

20
ืžืื™ ืคื•ืจืขื ื•ืชื™ื”ื™? โ€” ื›ื“ื“ืจื™ืฉ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืขื•ืœื: ืดื•ื”ื™ื” ืชื—ืช ื‘ืฉื ืžืง ื™ื”ื™ื”ืด โ€” ืžืงื•ื ืฉื”ื™ื• ืžืชื‘ืฉืžื•ืช ื‘ื• ื ืขืฉื” ื ืžืงื™ื ื ืžืงื™ื. ืดื•ืชื—ืช ื—ื’ื•ืจื” ื ืงืคื”ืด โ€” ืžืงื•ื ืฉื”ื™ื• ื—ื’ื•ืจื•ืช ื‘ืฆืœืฆื•ืœ ื ืขืฉื” ื ืงืคื™ื ื ืงืคื™ื. ืดื•ืชื—ืช ืžืขืฉื” ืžืงืฉื” ืงืจื—ื”ืด โ€” ืžืงื•ื ืฉื”ื™ื• ืžืชืงืฉื˜ื•ืช ื‘ื• ื ืขืฉื” ืงืจื—ื™ื ืงืจื—ื™ื. ืดื•ืชื—ืช ืคืชื™ื’ื™ืœ ืžื—ื’ืจืช ืฉืงืด โ€” ืคืชื—ื™ื ื”ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืœื™ื“ื™ ื’ื™ืœื”, ื™ื”ื™ื• ืœืžื—ื’ืจืช ืฉืง. ืดื›ื™ ืชื—ืช ื™ืคื™ืด โ€” ืืžืจ ืจื‘ื, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืืžืจื™ ืื™ื ืฉื™: ื—ืœื•ืคื™ ืฉื•ืคืจื โ€” ื›ื™ื‘ื.

Quelle fut leur punition ? Comme l'a enseignรฉ Rabba bar Oula : "Et au lieu de parfum (bessem), il y aura de la pourriture (mak)" (Yechayahou 3, 24) : l'endroit oรน elles se parfumaient devint des plaies purulentes.

"Et au lieu de ceinture, une corde (nikpa)" : l'endroit oรน elles se ceignaient d'une ceinture ornรฉe (tselitsoul) devint couvert de contusions. "Et au lieu d'une coiffure travaillรฉe, la calvitie" : l'endroit oรน elles se paraient devint des plaques chauves.

"Et au lieu de petigil, une ceinture de sac" : les ouvertures qui mรจnent ร  la rรฉjouissance (pethaim, gila) deviendront (un lieu pour) une ceinture de sac. "Car au lieu de beautรฉ" : Rava a dit : c'est ce que disent les gens : au lieu de beautรฉ, une plaie (kiva).

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ื ืžืงื™ื ื›ืžื• ื”ืžืง ื‘ืฉืจื• (ื–ื›ืจื™ื” ื™ื“):
Nemakim : comme 'sa chair pourrira (hamek)' (Zekharia 14).
ืฆืœืฆื•ืœ ื‘ื ื“ื™"ืœ ื ืื”:
Tselitsoul : une belle ceinture (en vieux franรงais : bendel).
ื ืงืคื™ื ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืœืฉื•ืŸ ื”ืžื ืงืฃ ืจื’ืœื• ื•ื ื™ืงืฃ ืกื‘ื›ื™ ื”ื™ืขืจ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื™ืณ:ืœืดื“):
Nekafim : des contusions ; du terme 'celui qui se cogne (menakef) le pied', et 'les fourrรฉs de la forรชt seront abattus (nikaf)' (Yechayahou 10, 34).
ืžืชืงืฉื˜ื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ืฉืขืจ ืฉืกื•ืจืงื•ืช ื•ืžืคืจื›ืกื•ืช:
Se paraient : c'est-ร -dire les cheveux qu'elles peignent et apprรชtent.
ืžืชืงืฉื˜ื•ืช ื“ื•ืžื” ืœืžืงืฉื” ื›ืขื™ืŸ ื ื•ื˜ืจื™ืงื•ืŸ:
Se paraient : (le mot) ressemble ร  'mikcheh', comme une sorte de notarikon.
ืคืชื™ื’ื™ืœ ื ื•ื˜ืจื™ืงื•ืŸ ืคืชื— ื’ื™ืœื” ืื•ืชื• ืžืงื•ื:
Petigil : notarikon de 'petah gila' (ouverture de rรฉjouissance), cet endroit.
ื›ื™ ืชื—ืช ื™ื•ืคื™ ื›ื™ ื›ืœ ืืœื” ื™ื‘ื ืœืš ืชื—ืช ื™ืคื™ื™ืš:
Car au lieu de beautรฉ : car tout cela te viendra au lieu de ta beautรฉ.
ื›ื™ื‘ื ืงื™ื•ื˜ื•ืจ"ื ืœื™ื—ื” ื›ืžื• ืฉื™ื—ื ื ื•ื›ื™ื‘ื™ ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ ื“ืคืœื™ืžื• (ื“ืฃ ืคื:):
Kiva : (en vieux franรงais) une humeur ; comme 'chihna et kivei' de Kiddouchin (81b).
๐Ÿ’ก Explication

Principe de mida kenegued mida (mesure pour mesure) : chaque partie du corps utilisรฉe pour sรฉduire est frappรฉe d'une punition correspondante. Petigil est lu en notarikon : petah + gila.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mesure pour mesure : Yechayahou 3, 24 (Rabba bar Oula)Parfum (bessem)Plaies purulentes (mak)Ceinture ornรฉe (tselitsoul)Contusions (nekafim)Coiffure travaillรฉe (miksheh)Calvitie (korha)Petigil : pethaim de gilaCeinture de sacBeautรฉ (yofi)Brรปlure / plaie (kiva)
Chaque parure est remplacรฉe par un chรขtiment qui atteint le mรชme endroit.
21
ืดื•ืกืคื— ื”ืณ ืงื“ืงื“ ื‘ื ื•ืช ืฆื™ื•ืŸืด โ€” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืœืžื“ ืฉืคืจื—ื” ื‘ื”ืŸ ืฆืจืขืช. ื›ืชื™ื‘ ื”ื›ื ืดื•ืฉืคื—ืด, ื•ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื: ืดืœืฉืืช ื•ืœืกืคื—ืชืด.

"Et Hachem frappera de teigne (sipah) le sommet de la tรชte des filles de Tsion" (Yechayahou 3, 17) : Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina a dit : cela enseigne que la tsaraat รฉclata sur elles. Il est รฉcrit ici "vesipah", et il est รฉcrit lร -bas : "pour la tumeur et pour la dartre (sapahat)" (Vayikra 14, 56).

๐Ÿ’ก Explication

Rapprochement lexical entre sipah (Yechayahou) et sapahat, l'une des formes de tsaraat dans la Torah.

22
ืดื•ื”ืณ ืคืชื”ืŸ ื™ืขืจื”ืด. ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ, ื—ื“ ืืžืจ: ืฉื ืฉืคื›ื• ื›ืงื™ืชื•ืŸ, ื•ื—ื“ ืืžืจ: ืฉื ืขืฉื• ืคืชื—ื™ื”ืŸ ื›ื™ืขืจ.

"Et Hachem mettra ร  nu (ye'areh) leur intimitรฉ (pothen)". Rav et Chmouel (en discutent) : l'un dit : qu'elles se vidaient comme une cruche ; l'autre dit : que leurs ouvertures devinrent comme une forรชt (ya'ar).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืคืชื”ืŸ ื›ืžื• ืคืชื—ื™ื”ืŸ:
Pothen : comme 'pithehen' (leurs ouvertures).
ื™ืขืจื” ื›ืžื• ื•ืชืขืจ ื›ื“ื” (ื‘ืจืืฉื™ืช ื›ื“):
Ye'areh : comme 'et elle vida (vate'ar) sa cruche' (Berechit 24).
ืฉื ืฉืคื›ื• ื›ืงื™ืชื•ืŸ ืฉื•ืคื›ื•ืช ื“ื ื–ื™ื‘ื”:
Qu'elles se vidaient comme une cruche : elles perdaient du sang de zava.
ื›ื™ืขืจ ื ืชืžืœืื• ืฉืขืจ ื•ื ืžืืกื•ืช ืœืชืฉืžื™ืฉ:
Comme une forรชt : elles se couvrirent de poils et devinrent repoussantes pour la vie conjugale.
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures du mot ye'areh : racine "verser" (Rav ou Chmouel) ou ya'ar (forรชt). Dans les deux cas, la punition atteint l'endroit mรชme de la faute.

23
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืื ืฉื™ ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืื ืฉื™ ืฉื—ืฅ ื”ื™ื•. ืื“ื ืื•ืžืจ ืœื—ื‘ืจื•: ื‘ืžื” ืกืขื“ืช ื”ื™ื•ื? ื‘ืคืช ืขืžื™ืœื”, ืื• ื‘ืคืช ืฉืื™ื ื” ืขืžื™ืœื”? ื‘ื™ื™ืŸ ื’ื•ืจื“ืœื™, ืื•

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : les gens de Jรฉrusalem รฉtaient des gens de chahats (arrogance). Un homme disait ร  son prochain : avec quoi as-tu dรฎnรฉ aujourd'hui ?

Avec du pain pรฉtri ou avec du pain non pรฉtri ? Avec du vin gourdeli ou

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืื ืฉื™ ืฉื—ืฅ ืžื“ื‘ืจื™ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื’ืื•ื” ื•ืœืขื’ื™ ืฉืคื”:
Gens de chahats : ils parlaient un langage d'orgueil et de raillerie.
ืกืขื“ืช ืชืฉืžื™ืฉ:
As-tu dรฎnรฉ : (dรฉsigne) les relations conjugales.
ืคืช ืขืžื™ืœื” ื‘ืขื•ืœื”:
Pain pรฉtri : une femme dรฉjร  mariรฉe (beoula).
ืฉืื™ื ื” ืขืžื™ืœื” ื‘ืชื•ืœื”:
Non pรฉtri : une vierge.
ืคืช ืขืžื™ืœื” ื‘ืจื™ื™ืื™ื"ื” ื‘ืœืข"ื–:
Pain pรฉtri : (en vieux franรงais) 'braie'.
ื’ื•ืจื“ืœื™ ืœื‘ืŸ ื”ื™ื”:
Gourdeli : il รฉtait blanc.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda dรฉcrit un parler ร  double sens : sous des termes de repas, on รฉvoque des relations illicites. Le mot chahats dรฉsigne cette arrogance. La phrase se poursuit en 63a.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).