Shabbat 63b โ€” La berit, les kevalim et la tuma des objets minuscules

Shabbat 63b

Sougya : Le daf achรจve le passage sur le chien mรฉchant (lamas) et raconte l'histoire de la femme qui perdit son enfant ร  cause d'un aboiement ; Rav Houna et Reich Lakich expliquent ensuite le verset de Kohelet 11, 9. La Guemara revient ร  la Michna : la berit est tehora.

Rav Yehouda l'identifie d'abord ร  l'ets'ada, puis prรฉcise qu'elle se porte ร  la jambe comme l'ets'ada au bras. Ravin et Rav Houna discutent devant Rav Yirmeya de la diffรฉrence entre berit et kevalim, et de la fonction de la chaรฎne.

Enfin, Rav Dimi, Rava et une baraita รฉtablissent les sources de la tuma d'un tissu, d'une parure et d'un objet mixte de taille minimale (kol chehou) : o beged, le tsits, et kol keli maasse.

Berit (jarretiรจre) et kevalim (chaรฎnes de chevilles)Beritanneau ร  la jambe qui retient le bassert un objet (keli hamechamech keli)tahor ; on peut sortir avec le ChabbatKevalimberit sur les deux jambes + chaรฎnetamei ; on ne sort pas avec(risque de l'รดter pour la montrer)Ravinberit : ร  une jambekevalim : aux deux jambesRav Hounales deux sur les deux jambes ;la chaรฎne ajoutรฉe en fait des kevalimQuestion : une chaรฎne suffit-elle ร  faire un keli ?le son (R. Chmouel bar Nahmani) ne compte que s'il sertRรฉponse : la chaรฎne a une fonctionelle raccourcit le pas (famille de Jรฉrusalem) - R. Yirmeya : yicher
Berit et kevalim : la mahloket de Ravin et Rav Houna et la fonction de la chaรฎne.
Tuma d'un objet de taille minimale (kol chehou) - selon RavaArig kol chehou(tissu minuscule)tameiTachchit kol chehou(parure minuscule)tameiArig + tachchit(moitiรฉ tissu, moitiรฉ parure)tameiO beged(Vayikra 11, 32)ribouy : tout vรชtementTsitspetite plaque d'orcomptรฉe parmi les vรชtementsKol keli maasse(Bamidbar 31, 51)butin de MidianObjection : c'est รฉcrit ร  propos de Midian !Rรฉponse : gamar (gezera chava) keli-kelidepuis les cheratsim (suite en 64a)Rav Dimi se rรฉtracte ร  Nehardea :le tsits n'est pas un tissu ;il enseigne la parure, pas le tissu
Les trois sources de la tuma kol chehou selon Rava, et la rรฉtractation de Rav Dimi.
1
ืžืจืขื”ื• ื—ืกื“ืด โ€” ืฉื›ืŸ ื‘ืœืฉื•ืŸ ื™ื•ื ื™ืช ืงื•ืจื™ืŸ ืœื›ืœื‘ ืดืœืžืกืด. ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ: ืืฃ ืคื•ืจืง ืžืžื ื• ื™ืจืืช ืฉืžื™ื, ืฉื ืืžืจ ืดื•ื™ืจืืช ืฉื“ื™ ื™ืขื–ื•ื‘ืด.

"...(celui qui) refuse (lamas) la bontรฉ ร  son prochain" : car en langue grecque on appelle le chien "lamas". Rav Nahman bar Yitshak a dit : il se dรฉfait mรชme de la crainte du Ciel, ainsi qu'il est dit : "et il abandonne la crainte de Chadai" (Iyov 6, 14).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืจืขื”ื• ืžื•ื ืข ื—ืกื“ ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืžื•ื ืข ืžืžื™ืœื ืžืฉืžืข ืฉื›ืœ ืชื™ื‘ื” ืฉืจืืฉื” ืž"ื ืžืฉืžืฉืช ื ื˜ื™ืœื” ื”ื™ื ื›ืžื• ื•ื™ืงื— ืžื™ื“ื (ืฉืžื•ืช ืœืดื‘:ื“ืณ) ืื‘ื“ื• ื’ื•ื™ื ืžืืจืฆื• (ืชื”ื™ืœื™ื ื™ืณ:ื˜ืดื–):
Merehou (de son prochain) : il retient la bontรฉ. Bien que "retient" ne soit pas รฉcrit, cela s'entend de soi-mรชme, car tout mot qui commence par un mem sert ร  exprimer un retrait, comme "il prit de leur main" (Chemot 32, 4), "les nations ont disparu de sa terre" (Tehilim 10, 16).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืฃ ืคื•ืจืง ืžืžื ื• ื™ืจืืช ืฉืžื™ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ื“ืจืš ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ ืคื‘.) ื”ืกืคื ื™ื ืจื•ื‘ื ื—ืกื™ื“ื™ื, ื›ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ืคื—ื“ื ืžืŸ ื”ื™ื ืชืžื™ื“ ืฉืžื™ื ื™ืจืืช ื”' ืขืœ ืคื ื™ื”ื, ื•ื–ื” ืฉืžื’ื“ืœ ื›ืœื‘ ื›ื“ื™ ืœืฉื•ืžืจื• ืžืŸ ื”ื’ื ื‘ื™ื ื™ื”ื™ื” ื‘ื˜ื—ื•ื ื• ืขืœื™ื• ื•ื™ืกื™ืจ ื‘ื˜ื—ื•ื ื• ืžื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš, ื•ืžืžื™ืœื ืœื ืชืขื•ืจืจ ื™ืจืืช ืฉืžื™ื ื‘ืœื‘ื• ืชืžื™ื“ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ืžืฉืœื™ ื›ื—, ื™ื“) ืืฉืจื™ ืื“ื ืžืคื—ื“ ืชืžื™ื“, ืฉื”ืคื—ื“ ืžืขื•ืจืจ ื™ืจืืช ืฉืžื™ื ื‘ืœื‘ื. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ืžื•ื ืข ื—ืกื“ ืขื™ื™ืŸ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ืฉื ื“ื—ืง [ืฉืื™ื ื• ืžื ื™ื— ื”ืขื ื™ื™ื ืœื‘ื ืœืคืชื—ื•] , ื•ื ืจืื” ืœื™ ืœืžืก ื ื“ืจืฉืช ื›ืคืœื™ื™ื ืฉื”ื•ื ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื›ืœื‘, ื•ื’ื ืœืฉื•ืŸ ื”ืžืก ื™ืžืก (ืฉืžื•ืืœ ื‘' ื™ื–, ื™), ื›ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื›ืœื‘ ืฉื”ื•ื ืœืžืก ืœื›ืš ื™ืžืก ืžืจืขื”ื• ื—ืกื“, ื•ืœืคื™ ื–ื” ืฉื”ื›ืœื‘ ื ืงืจื ืœืžืก ืœื›ืš 'ืกืž ื" ืœ' ืฉื”ื•ื ืฉืจ ื”ืงืœื™ืคื•ืช ื”ื ืงืจืื™ื 'ื›ืœื‘ื™ื' ืื ืชืกื™ืจ ืžืžื ื• ืื•ืช ืืœืฃ ืฉืจื•ืžื•ื– ืœื—ืœืง ื”ืงื“ื•ืฉื” ืฉื‘ืœื•ืข ื‘ื• ื™ืฉืืจ ืœืžืก.
Il se dรฉfait mรชme de la crainte du Ciel. Il me semble, avec l'aide du Ciel, (l'expliquer) selon ce qu'ont dit nos Maรฎtres (Kiddouchin 82a) : les marins sont pour la plupart des hassidim, car par leur peur constante de la mer ils placent toujours la crainte de Hachem devant eux. De mรชme, celui qui รฉlรจve un chien pour se garder des voleurs mettra sa confiance en lui et retirera sa confiance de Hachem, bรฉni soit-Il ; par consรฉquent la crainte du Ciel ne s'รฉveillera pas constamment dans son cล“ur, comme il est รฉcrit (Michle 28, 14) : "Heureux l'homme qui craint toujours", car la peur รฉveille la crainte du Ciel dans le cล“ur. Quant ร  ce qu'il a dit "il retient la bontรฉ", voir Rachi, qui a dรป forcer (l'explication) [il ne laisse pas les pauvres venir ร  sa porte]. Il me semble que "lamas" s'interprรจte doublement : il veut dire chien, et il a aussi le sens de "fondre" ("hamess yimass", Chemouel II 17, 10) : par le chien, qui est "lamas", la bontรฉ fond loin de son prochain. Et puisque le chien s'appelle "lamas", (on comprend que) Samael, prince des kelipot, qui sont appelรฉes "chiens" : si l'on retire de son nom la lettre alef, qui fait allusion ร  la part de saintetรฉ engloutie en lui, il reste (les lettres de) "lamas".
๐Ÿ’ก Explication

Fin du passage sur le chien mรฉchant (dรฉbut en 63a). Le mot rare lamas du verset de Iyov est lu comme le mot grec pour "chien" : celui qui garde un chien mรฉchant empรชche les pauvres d'approcher et retient ainsi la 'hessed (bontรฉ).

Rav Nahman bar Yitshak lit la fin du verset : il perd aussi la yirat chamayim (crainte du Ciel).

2
ื”ื”ื™ื ืื™ืชืชื ื“ืขื™ื™ืœื ืœื”ื”ื•ื ื‘ื™ืชื ืœืžื™ืคื. ื ื‘ื— ื‘ื” ื›ืœื‘ื, ืื™ืชืขืงืจ ื•ืœื“ื”. ืืžืจ ืœื” ืžืจื™ ื“ื‘ื™ืชื ืœื ืชื™ื“ื—ืœื™, ื“ืฉืงื™ืœื™ ื ื™ื‘ื™ื” ื•ืฉืงื™ืœื™ืŸ ื˜ื•ืคืจื™ื”. ืืžืจื” ืœื™ื”: ืฉืงื™ืœื ื˜ื™ื‘ื•ืชื™ืš ื•ืฉื“ื™ื ืื—ื™ื–ืจื™, ื›ื‘ืจ ื ื“ ื•ืœื“.

Une femme entra dans une maison pour y cuire (du pain). Le chien aboya contre elle, et son enfant se dรฉplaรงa (dans son ventre).

Le maรฎtre de maison lui dit : n'aie pas peur, on lui a enlevรฉ ses crocs et on lui a enlevรฉ ses griffes. Elle lui dit : prends ta bontรฉ et jette-la sur les รฉpines ; l'enfant a dรฉjร  bougรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืœืžื™ืคื ืœืืคื•ืช ืขื™ืกื” ืฉื”ืฉืื™ืœ ื‘ืขื”"ื‘ ืชื ื•ืจื•:
Lemeifa : pour cuire une pรขte, le maรฎtre de maison lui ayant prรชtรฉ son four.
ืฉืงื™ืœื™ ื ื™ื‘ื™ื” ื ื˜ื•ืœื•ืช ื“' ืฉื™ื ื™ื• ืฉื”ื•ื ื ื•ืฉืš ื‘ื”ืŸ ืื•ืชืŸ ืฉื™ื ื™ื™ื ืงืจื™ ื ื™ื‘ื™ืŸ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืืœื• ื˜ืจืคื•ืช (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ื ื˜.) ื’ืžืœ ื ื™ื‘ื™ ืื™ืช ืœื™ื”:
Ses crocs sont enlevรฉs : ses quatre dents avec lesquelles il mord sont enlevรฉes. Ces dents sont appelรฉes "nivin", comme nous disons au chapitre Elou Terefot (Houlin 59a) : le chameau a des nivin.
ืฉืงื™ืœื™ ื˜ื•ืคืจื™ื” ื ื˜ื•ืœื•ืช ืฆืคืจื ื™ื• ืžืœืกืจื•ื˜:
Ses griffes sont enlevรฉes : ses ongles sont enlevรฉs, (il ne peut plus) griffer.
ืฉืงื•ืœื ื ื˜ื•ืœื” ื˜ื•ื‘ืชืš ื•ืžื•ื˜ืœืช ืขืœ ื”ืงื•ืฆื™ื:
Chekoula : ta bontรฉ est enlevรฉe et jetรฉe sur les รฉpines.
ื˜ื™ื‘ื•ืชื™ืš ื˜ื•ื‘ืช ื”ื ืืช ื ื—ืžืชืš ื›ืžื• ืžื—ื–ื™ืง ื˜ื•ื‘ ื”ื’ืจื™"ื ื‘ืœืข"ื–:
Tivoutikh : le bรฉnรฉfice (moral) de ta consolation, (en vieux franรงais) "grรฉ".
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืงื™ืœื ื˜ื™ื‘ื•ืชื™ืš ื•ืฉื“ื™ื ืื—ื™ื–ืจื™. ืขื™ื™ืŸ ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ [ื˜ื•ื‘ืช ื”ื ืืช ื ื—ืžืชืš] , ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ื™ื‘ื•ืชื™ืš ืงืื™ ืขืœ ื”ืชื ื•ืจ ืืฉืจ ื”ืฉืื™ืœื• ืœื” ืœืืคื•ืช ื‘ื•, ื“ืžื” ื‘ืฆืข ื‘ื˜ื•ื‘ื” ืื ื ื“ ื”ื•ืœื“ ื•ื”ืคืกื™ื“ื” ืื•ืชื• ื“ื ืžืฆื ื˜ื•ื‘ืชื• ืืœื™ื” ื•ืงื•ืฅ ื‘ื”, ืฉื”ืฉืื™ืœ ืœื” ื”ืชื ื•ืจ ื•ื”ื ื™ื— ื”ืื•ืจื‘ ื‘ืคื ื™ื, ืฉืื™ื‘ื“ ืœื” ืืช ื”ื•ืœื“.
Prends ta bontรฉ et jette-la sur les รฉpines. Voir l'explication de Rachi [le bรฉnรฉfice de ta consolation]. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, que "ta bontรฉ" se rapporte au four qu'il lui avait prรชtรฉ pour y cuire : ร  quoi sert cette bontรฉ, si l'enfant a bougรฉ et qu'elle l'a perdu ? Sa bontรฉ envers elle se rรฉvรจle รชtre une รฉpine, puisqu'il lui a prรชtรฉ le four en laissant ร  l'intรฉrieur celui qui guettait, et elle a perdu l'enfant.
๐Ÿ’ก Explication

Illustration du danger d'un chien mรฉchant : la peur seule suffit ร  provoquer un dommage. Retirer les dents et les griffes ne supprime pas l'effroi que provoque l'aboiement.

3
ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืฉืžื— ื‘ื—ื•ืจ ื‘ื™ืœื“ื•ืชืš ื•ื™ื˜ื™ื‘ืš ืœื‘ืš ื‘ื™ืžื™ ื‘ื—ื•ืจื•ืชื™ืš ื•ื”ืœืš ื‘ื“ืจื›ื™ ืœื‘ืš ื•ื‘ืžืจืื” ืขื™ื ื™ืš ื•ื“ืข ื›ื™ ืขืœ ื›ืœ ืืœื” ื™ื‘ื™ืืš ื”ื-ืœื”ื™ื ื‘ืžืฉืคื˜ืด โ€” ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ ื™ืฆืจ ื”ืจืข, ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ื“ื‘ืจื™ ื™ืฆืจ ื˜ื•ื‘.

Rav Houna a dit : que signifie ce qui est รฉcrit : "Rรฉjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cล“ur te rende heureux aux jours de ta jeunesse ; suis les voies de ton cล“ur et ce que voient tes yeux ; mais sache que pour tout cela D.ieu te fera venir en jugement" (Kohelet 11, 9) ? Jusqu'ici, ce sont les paroles du yetser hara (mauvais penchant) ; ร  partir d'ici, ce sont les paroles du yetser tov (bon penchant).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื“ ื›ืืŸ ืขื“ ื•ื“ืข ื›ื™ ืขืœ ื›ืœ ืืœื” ื•ื’ื•':
Jusqu'ici : jusqu'ร  "mais sache que pour tout cela", etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna divise le verset en deux voix : l'invitation au plaisir vient du yetser hara, le rappel du jugement vient du yetser tov.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Kohelet 11, 9 : oรน passe la coupure ?1re partieRรฉjouis-toi, jeune homme... suis les voies de ton cล“uret ce que voient tes yeux2e partieSache que pour tout celaD.ieu te fera venir en jugementRav Hounaparoles du yetser haraRav Hounaparoles du yetser tovReich Lakichรฉtude de la Torah, avec joieReich Lakichbonnes actions : jugement si non accompli
Deux dรฉcoupages du verset : Rav Houna (penchants) et Reich Lakich (Torah et actes).
4
ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ืืžืจ: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”, ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ืœืžืขืฉื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื.

Reich Lakich a dit : jusqu'ici, (le verset parle) de l'รฉtude de la Torah ; ร  partir d'ici, des bonnes actions.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขื“ ื›ืืŸ ืœืชื•ืจื” ืฉืžื— ื‘ืชืœืžื•ื“ืš ืœืžื•ื“ ืžืฉืžื—ื” ื•ืžื˜ื•ื‘ ืœื‘ ื•ื”ืœืš ื‘ื“ืจื›ื™ ืœื‘ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืžื” ื‘ืœื‘ืš ืœืคื™ ืจืื•ืช ืขื™ื ื™ืš:
Jusqu'ici pour la Torah : rรฉjouis-toi dans ton รฉtude, รฉtudie avec joie et le cล“ur content ; "suis les voies de ton cล“ur" : pour comprendre ce qui est dans ton cล“ur, selon ce que voient tes yeux.
ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ืœืžืขืฉื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ื•ื“ืข ื›ื™ ืขืœ ื›ืœ ืืœื” ืขืœ ื›ืœ ืžื” ืฉืœืžื“ืช ืกื•ืคืš ืœื™ืชืŸ ืืช ื”ื“ื™ืŸ ืื ืœื ืชืงื™ื™ื:
ร€ partir d'ici, les bonnes actions : "sache que pour tout cela" : pour tout ce que tu as รฉtudiรฉ, tu finiras par rendre des comptes si tu ne l'accomplis pas.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”, ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืœืš ืœืžืขืฉื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื. ืคื™ืจื•ืฉ ื›ื™ ื”ืชื•ืจื” ื’ื ื›ืŸ ืžื›ื•ื ื™ืช ื‘ืฉื ืืฉื”, ื•ื”ื•ื ื ื•ืฉื ืื•ืชื” ื•ืฉืžื— ืขืžื” ืžื™ืœื“ื•ืช ืงื•ื“ื ืฉืžื—ืช ืืฉื” ื”ื’ืฉืžื™ืช ืฉื”ื™ื ืชื”ื™ื” ืื—ืจ ืฉื™ื’ื“ืœ, ื•ื”ืœืš ื‘ื“ืจื›ื™ ืœื‘ืš (ืงื”ืœืช ื™ื, ื˜) ื–ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืฉืžืกื•ืจื” ืœืœื‘ ืฉืœื ื ืชื ื” ืœื”ื›ืชื‘, ื•ื‘ืžืจืื™ ืขื™ื ื™ืš ื–ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘ ืฉืฆืจื™ืš ืœืœืžื“ื” ื‘ืžืจืื” ืขื™ื ื™ื• ื‘ืกืคืจ, ื›ื™ ื“ื‘ืจื™ื ืฉื‘ื›ืชื‘ ืื™ ืืชื” ืจืฉืื™ ืœืื•ืžืจื ื‘ืขืœ ืคื”, ื•ืื•ืžืจื• ื›ื™ ืขืœ ื›ืœ ืืœื” ื™ื‘ื™ืืš ื”ื-ืœื”ื™ื ื‘ืžืฉืคื˜, ื“ื™ื“ื•ืข ืื•ืชื™ื•ืช 'ืืœื”' ื“ืฉื ืืœื” ื™ื ื”"ืก [ื”ื•ื ืกื•ื“] ื”ืžืขืฉื”, ื•ืื•ืชื™ื•ืช 'ื™ื' ื“ืฉื ืืœื” ื™ื ื”"ืก ื”ื”ื‘ืœ, ื•ื–ื” ืฉืืžืจ ื›ื™ ืขืœ ื›ืœ 'ืืœื”' ื“ื™ื™ืงื ืฉื”"ืก ื”ืžืขืฉื” ื™ื‘ื™ืืš ื-ืœื”ื™ื ื•ื“ื•ืง.
Jusqu'ici l'รฉtude de la Torah, ร  partir d'ici les bonnes actions. Explication : la Torah aussi est dรฉsignรฉe comme une รฉpouse ; l'homme l'รฉpouse et se rรฉjouit avec elle dรจs sa jeunesse, avant la joie de l'รฉpouse matรฉrielle, qui viendra quand il aura grandi. "Suis les voies de ton cล“ur" (Kohelet 11, 9) : c'est la Torah orale, confiรฉe au cล“ur, qui n'a pas รฉtรฉ donnรฉe pour รชtre รฉcrite. "Et ce que voient tes yeux" : c'est la Torah รฉcrite, qu'il faut รฉtudier en la voyant de ses yeux dans le livre, car les paroles รฉcrites, tu n'as pas le droit de les dire par cล“ur. Et ce qu'il dit : "pour tout cela (eleh) D.ieu te fera venir en jugement" : on sait que les lettres "eleh" du Nom E-lokim (eleh + yam) sont le sod de l'action, et les lettres "yam" de ce Nom sont le sod du souffle (hevel, la parole). C'est pourquoi il dit "pour tout cela (eleh)" prรฉcisรฉment, qui est le sod de l'action : (sur l'action) D.ieu te fera venir en jugement. Examine bien.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Reich Lakich, tout le verset est positif : la premiรจre partie encourage l'รฉtude joyeuse ; la seconde rappelle qu'on sera jugรฉ sur la mise en pratique (maassim tovim) de ce qu'on a appris.

5
ื‘ื™ืจื™ืช ื˜ื”ื•ืจื”. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื‘ื™ืจื™ืช ื–ื• ืืฆืขื“ื”.

(Michna :) "La berit est tehora (pure)". Rav Yehouda a dit : la berit, c'est l'ets'ada (bracelet).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืฆืขื“ื” ืฉืœ ื–ืจื•ืข:
Ets'ada : (le bracelet) du bras.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la Michna (63a). La berit ne reรงoit pas la tuma (impuretรฉ) et on peut sortir avec le Chabbat. Rav Yehouda l'identifie ร  l'ets'ada, bracelet portรฉ au bras.

6
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื‘ื™ืจื™ืช ื˜ื”ื•ืจื” ื•ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืื™ืœื• ืืฆืขื“ื” ื˜ืžืื” ื”ื™ื!

Rav Yossef objecta : la berit est tehora et on sort avec elle le Chabbat, alors que l'ets'ada est tmea (susceptible d'impuretรฉ) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ืœื• ืืฆืขื“ื” ื˜ืžืื” ื”ื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ืœื) ื‘ืžืขืฉื” ืžื“ื™ืŸ ืืฆืขื“ื” ื•ืฆืžื™ื“ ื•ื’ื•' ื•ื›ืชื™ื‘ ืชืชื—ื˜ืื• ืืชื ื•ืฉื‘ื™ื›ื:
Alors que l'ets'ada est tmea : car il est รฉcrit (Bamidbar 31) dans l'รฉpisode de Midian : "ets'ada et tsamid", etc., et il est รฉcrit : "purifiez-vous, vous et vos captifs".
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืœื• ืืฆืขื“ื” ื˜ืžืื” ื”ื™ื ืค"ื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืžืขืฉื” ืžื“ื™ืŸ ืืฆืขื“ื” ื•ืฆืžื™ื“ ื•ื’ื•' ื•ื›ืชื™ื‘ ืชืชื—ื˜ืื• ืืชื ื•ืฉื‘ื™ื›ื ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ืข"ื› ืชืชื—ื˜ืื• ืœื ืื›ืœ ื”ืฉื‘ื™ ืงืื™ ื“ื”ื ื‘ื”ืžื•ืช ื ืžื™ ื”ื•ื• ื‘ืฉื‘ื™ ื•ืœืื• ื‘ื ื™ ืงื‘ื•ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื ื™ื ื”ื• ืœื›ืŸ ื "ืœ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืืฆืขื“ื” ื•ืฆืžื™ื“ ื•ื›ืชื™ื‘ ื‘ืชืจื™ื” ื•ื™ืงื— (ืžื”ื) ื›ืœ ื›ืœื™ ืžืขืฉื” ื“ืงืื™ ืื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ืฉื ืœืงื—ื• ื•ื™ืœืคื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื›ืœื™ ื›ืœื™ ืžืฉืจืฆื™ื:
Alors que l'ets'ada est tmea : Rachi explique (que c'est) parce qu'il est รฉcrit dans l'รฉpisode de Midian "ets'ada et tsamid", etc., et il est รฉcrit "purifiez-vous, vous et vos captifs". Cela ne paraรฎt pas juste, car "purifiez-vous" ne se rapporte forcรฉment pas ร  tout le butin : il y avait aussi des animaux dans le butin, et ils ne sont pas susceptibles d'impuretรฉ. C'est pourquoi il me semble que (la source est) : il est รฉcrit "ets'ada et tsamid", et ensuite "(Moche) prit d'eux tout objet ouvrage", ce qui se rapporte ร  tous les objets pris ; et nous apprenons plus loin (par gezera chava) keli-keli des cheratsim.
๐Ÿ’ก Explication

L'ets'ada figure dans le butin de Midian, qui devait รชtre purifiรฉ : c'est donc un objet susceptible de tuma. Comment la berit, identifiรฉe ร  elle, serait-elle tehora ?

Rachi et Tossefot divergent sur la source exacte : "purifiez-vous" (Rachi) ou "kol keli maasse" rapprochรฉ des cheratsim (Tossefot).

7
ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื‘ื™ืจื™ืช ืชื—ืช ืืฆืขื“ื” ืขื•ืžื“ืช.

Voici ce qu'il veut dire : la berit se tient ร  la place de l'ets'ada.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชื—ืช ืืฆืขื“ื” ืฉื‘ื–ืจื•ืข ืขื•ืžื“ืช ื‘ืฉื•ืง ืœื”ื—ื–ื™ืง ื‘ืชื™ ืฉื•ืงื™ื” ืฉืœื ื™ืคืœื• ื•ื™ืจืื• ืฉื•ืงื™ื” ื”ืœื›ืš ื˜ื”ื•ืจื” ื“ืœืื• ืœื ื•ื™ ื”ื™ื ื•ื›ืœื™ ืชืฉืžื™ืฉ ื ืžื™ ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ื›ืœื™ ื”ืžืฉืžืฉ ื›ืœื™ ื“ื•ืžื™ื ื“ื˜ื‘ืขื•ืช ื”ื›ืœื™ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืงื™ืŸ ื“ืœืขื™ืœ ื“ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื”ื ื“ืฆื•ืจืš ืœื‘ื™ืฉื” ื”ื™ื ื•ืžื™ืฉืœืฃ ื•ืื—ื•ื™ื™ ื ืžื™ ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ืœื ืžื™ื’ืœื™ื ืœืฉื•ืงื”:
ร€ la place de l'ets'ada : qui est au bras, (la berit) se tient ร  la jambe, pour retenir ses bas afin qu'ils ne tombent pas et que ses jambes ne soient pas vues. C'est pourquoi elle est tehora : ce n'est pas une parure, et ce n'est pas non plus un objet utilitaire (pour la personne), mais un objet qui sert un objet, comme les anneaux des objets dont nous avons dit dans notre chapitre plus haut qu'ils sont tehorim et qu'on sort avec. (Elle sert) le besoin de l'habillement, et il n'y a pas ร  craindre qu'elle l'รดte pour la montrer, car sa jambe se dรฉcouvrirait.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื™ืจื™ืช ืชื—ืช ืืฆืขื“ื” ืขื•ืžื“ืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื‘ืฉื•ืง ืœื”ื—ื–ื™ืง ื‘ืชื™ ืฉื•ืงื™ื” ืฉืœื ื™ืคืœื• ื•ื™ืจืื• ืฉื•ืงื™ื” ื•ืงืฉื” ืœืคื™' ื–ื” ื“ื"ื› ื‘ื›ื‘ืœื™ื ืืžืื™ ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœืžืื™ ื“ืก"ื“ ื”ืฉืชื ื“ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืจื™ืช ืœื›ื‘ืœื™ื ืืœื ืฉื–ื” ื‘ืื—ืช ื•ื–ื” ื‘ืฉืชื™ื ืœื›ืŸ ื "ืœ ื“ืืคืฉืจ ืœื™ื˜ืœืŸ ื‘ืœื ื’ื™ืœื•ื™ ืฉื•ืงื™ื ื•ืžืฉ"ื” ื›ื‘ืœื™ื ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื ื“ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื ื•ื™ ื”ื ืื‘ืœ ื‘ื™ืจื™ืช ืฉื”ื™ื ื‘ืื—ืช ืœื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื ื“ืื™ืŸ ื–ื” ืชื›ืฉื™ื˜ ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื” ืืœื ื‘ืื—ืช ื’ื ืื™ ื”ื™ื ืœื” ื•ืžืฉ"ื” ื ื™ื—ื ื“ื‘ื™ืจื™ืช ื˜ื”ื•ืจื” ื“ืœืื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื ื•ื™ ื”ื•ื ื•ื›ืœื™ ืชืฉืžื™ืฉ ื ืžื™ ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ื›ืœื™ ื”ืžืฉืžืฉ ื›ืœื™ ื“ื•ืžื™ื ื“ื˜ื‘ืขืช ื”ื›ืœื™ ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ื˜ื”ื•ืจ ื•ื›ืŸ ืคื™ืจืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ื˜ืขืžื ื“ื›ื‘ืœื™ื ื˜ืžืื™ื ืžืฉื•ื ื“ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื ืœื ื•ื™ ื›ื“ืคื™':
La berit se tient ร  la place de l'ets'ada : le Kountrass (Rachi) explique : ร  la jambe, pour retenir ses bas afin qu'ils ne tombent pas et que ses jambes ne soient pas vues. Cette explication fait difficultรฉ : pourquoi alors ne sort-on pas avec des kevalim, selon ce que l'on pense maintenant, qu'il n'y a pas de diffรฉrence entre berit et kevalim sauf que l'une est ร  une jambe et les autres aux deux ? C'est pourquoi il me semble qu'on peut les รดter sans dรฉcouvrir les jambes. Aussi ne sort-on pas avec des kevalim, de peur qu'elle les รดte pour les montrer, car ce sont des parures pour la beautรฉ ; mais avec la berit, qui est ร  une seule jambe, elle ne l'รดtera pas pour la montrer, car ce n'est pas une parure : puisqu'elle n'en a qu'ร  une jambe, c'est pour elle disgracieux. Ainsi s'explique bien que la berit soit tehora : ce n'est pas une parure pour la beautรฉ, et ce n'est pas non plus un objet utilitaire, mais un objet qui sert un objet, comme l'anneau d'un objet dont on a dit plus haut qu'il est tahor ; c'est ainsi que l'explique le Kountrass. Et la raison pour laquelle les kevalim sont tmeim est qu'ils sont une parure pour la beautรฉ, comme on l'a expliquรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda a รฉtรฉ mal compris : la berit est comparable ร  l'ets'ada par sa forme (un anneau), mais elle se porte ร  la jambe et sert ร  tenir le bas. Elle est un keli hamechamech keli (objet au service d'un objet), donc tehora.

Pour le Chabbat, Rachi dit qu'elle ne l'รดtera pas car sa jambe serait dรฉcouverte ; Tossefot dit qu'une berit unique n'est pas une parure qu'on exhibe.

8
ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื™ืจืžื™ื”, ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ ื™ืจืžื™ื” ื•ืงื ืžื ืžื ื. ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืงืืžืจ: โ€” ื‘ื™ืจื™ืช ื‘ืื—ืช, ื›ื‘ืœื™ื ื‘ืฉืชื™ื.

Ravin et Rav Houna รฉtaient assis devant Rav Yirmeya, et Rav Yirmeya รฉtait assis et sommeillait. Ravin รฉtait assis et disait : la berit (se porte) ร  une (jambe), les kevalim aux deux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื™ืจื™ืช ื‘ืื—ืช ืžืฉื•ืงื™ื”:
La berit ร  une : de ses jambes.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงืžื™ื” ื“ืจ' ื™ืจืžื™ื” ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื•ืงื ืžื ืžื ื ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืงืืžืจ ื‘ื™ืจื™ืช ื‘ืื—ืช ื•ื›ื‘ืœื™ื ื‘ืฉืชื™ื ื"ืœ ืืœื• ื•ืืœื• ื‘ืฉืชื™ื ื•ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืฉืœืฉืœืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ื ืขืฉื” ื›ื‘ืœื™ื. ื•ื ืงืจื‘ ืงืจื‘ืŸ ื”' ืื™ืฉ ืืฉืจ ืžืฆื ื•ื’ื•' ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืœืžื” ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ืœื•ืžืจ ืœืš ื›ืœ ื”ืžืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉืœ ืืฉื” ื›ืื™ืœื• ืžืกืชื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ื”ืชื•ืจืฃ:
Guemara : Ravin et Rav Houna รฉtaient assis devant Rabbi Yirmeya, et Rabbi Yirmeya รฉtait assis et sommeillait ; Ravin รฉtait assis et disait : la berit ร  une (jambe), les kevalim aux deux. (Rav Houna) lui dit : les unes comme les autres aux deux, et on met une chaรฎne entre elles, et elles deviennent des kevalim. "Nous apportons l'offrande de Hachem, chacun ce qu'il a trouvรฉ", etc. (Bamidbar 31, 50) : Rav Chechet a dit : pourquoi le verset a-t-il รฉnumรจre les parures extรฉrieures avec les parures intรฉrieures ? Pour te dire : quiconque regarde le petit doigt d'une femme est comme s'il regardait l'endroit intime.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre distinction proposรฉe par Ravin : la diffรฉrence entre berit et kevalim (Michna : les kevalim sont tmeim et on ne sort pas avec) tiendrait au nombre de jambes.

Le Roch cite le passage et y joint l'enseignement de Rav Chechet (Chabbat 64a) sur le regard.

9
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืืœื• ื•ืืœื• ื‘ืฉืชื™ื, ื•ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืฉืœืฉืœืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ื ืขืฉื• ื›ื‘ืœื™ื.

Rav Houna lui dit : les unes comme les autres (se portent) aux deux (jambes), et on met une chaรฎne entre elles, et elles deviennent des kevalim.

๐Ÿ’ก Explication

Selon Rav Houna, la diffรฉrence est la chaรฎne (chalchelet) : deux beritot reliรฉes par une chaรฎne forment des kevalim.

10
ื•ืฉืœืฉืœืช ืฉื‘ื• ืžืฉื•ื™ื ืœื™ื” ืžื ื?

Et la chaรฎne qui s'y trouve en ferait un keli (objet susceptible d'impuretรฉ) ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืœืฉืœืช ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ืžื ื ื‘ืชืžื™ื” ื“ืงืชื ื™ ื›ื‘ืœื™ื ื˜ืžืื™ื:
La chaรฎne en ferait un keli : c'est une question รฉtonnรฉe, car (la Michna) enseigne que les kevalim sont tmeim.
๐Ÿ’ก Explication

Si chaque berit seule est tehora, comment l'ajout d'une chaรฎne rendrait-il l'ensemble tamei ?

11
ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื›ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™, ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžื ื™ื™ืŸ ืœืžืฉืžื™ืข ืงื•ืœ ื‘ื›ืœื™ ืžืชื›ื•ืช ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืฉื ืืžืจ: ืดื›ืœ ื“ื‘ืจ ืืฉืจ ื™ื‘ื ื‘ืืฉืด โ€” ืืคื™ืœื• ื“ื™ื‘ื•ืจ ื‘ืžืฉืžืข.

Et si tu dis (que c'est) selon Rabbi Chmouel bar Nahmani, car Rabbi Chmouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : d'oรน (sait-on) qu'un objet qui produit un son parmi les objets de mรฉtal est tamei ? Car il est dit : "tout objet (davar) qui passe par le feu" (Bamidbar 31, 23) : mรชme ce qui produit une parole (dibour) est inclus.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื›ื“ืจ' ืฉืžื•ืืœ ื›ื•':
Et si tu dis (que c'est) selon Rabbi Chmouel, etc.
ืžืฉืžื™ืข ืงื•ืœ ื‘ื›ืœื™ ืžืชื›ื•ืช ื‘ืจื™ืฉ ืคืจืงื™ืŸ:
Ce qui produit un son parmi les objets de mรฉtal : (enseigne) au dรฉbut de notre chapitre.
๐Ÿ’ก Explication

Tentative de rรฉponse : la chaรฎne produit un son, et Rabbi Chmouel bar Nahmani apprend du mot davar (lu dibour, parole) qu'un objet de mรฉtal sonore est un keli.

12
ื‘ืฉืœืžื ื”ืชื โ€” ืงื ื‘ืขื• ืœื” ืœืงืœื, ื•ืงืขื‘ื™ื“ ืžืขืฉื”, ื”ื›ื ืžืื™ ืžืขืฉื” ืงืขื‘ื™ื“?

Cela se comprend lร -bas : on a besoin de son son, et il accomplit une action. Mais ici, quelle action accomplit-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉfutation : le principe de Rabbi Chmouel bar Nahmani vaut pour un objet dont le son est recherchรฉ (une clochette, par exemple). La chaรฎne des kevalim produit un son sans fonction.

13
ื”ื›ื ื ืžื™ ืงื ืขื‘ื™ื“ ืžืขืฉื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืฉืคื—ื” ืื—ืช ื”ื™ืชื” ื‘ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืฉื”ื™ื• ืคืกื™ืขื•ืชื™ื”ืŸ ื’ืกื•ืช ื•ื”ื™ื• ื‘ืชื•ืœื•ืชื™ื”ืŸ ื ื•ืฉืจื•ืช, ืขืฉื• ืœื”ืŸ ื›ื‘ืœื™ื ื•ื”ื˜ื™ืœื• ืฉืœืฉืœืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ, ืฉืœื ื™ื”ื™ื• ืคืกื™ืขื•ืชื™ื”ืŸ ื’ืกื•ืช ื•ืœื ื”ื™ื• ื‘ืชื•ืœื•ืชื™ื”ืŸ ื ื•ืฉืจื•ืช. ืื™ืชืขืจ ื‘ื”ื• ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื”, ืืžืจ ืœื”ื•: ื™ื™ืฉืจ, ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ.

Ici aussi il accomplit une action, car Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il y avait une famille ร  Jรฉrusalem dont (les filles) faisaient de grands pas, et leur virginitรฉ se perdait. On leur fit des kevalim et on mit une chaรฎne entre eux, afin que leurs pas ne soient pas grands, et leur virginitรฉ ne se perdรฎt plus.

Rabbi Yirmeya se rรฉveilla (ร  leurs voix) et leur dit : yicher (bien dit) ; et c'est ainsi qu'a dit Rabbi Yo'hanan.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืขืฉื• ืœื”ืŸ ืฉืœืฉืœืช ื›ื•' ื”ืœื›ืš ืฉืœืฉืœืช ืชืฉืžื™ืฉ ืื“ื ื”ื•ื ื•ืœืื• ืชืฉืžื™ืฉ ื›ืœื™ ื“ืœื ืชืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ื•ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ืœืฉืœืฉืœืช ืฉื”ื™ื ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื•ืžื—ื•ื™ื ื“ื›ื™ ืฉืงืœืช ืœืฉืœืฉืœืช ืœื ืžื™ื’ืœื™ื ืฉื•ืงื” ืฉื”ืจื™ ื‘ื™ืจื™ืช ื‘ืžืงื•ืžื” ืขื•ืžื“ืช:
Ils leur firent une chaรฎne, etc. : c'est pourquoi la chaรฎne est un objet ร  l'usage de la personne, et non ร  l'usage d'un objet, de sorte qu'elle reรงoit la tuma. Et on ne sort pas avec, de peur qu'elle รดte la chaรฎne, qui est en or, pour la montrer ; car en รดtant la chaรฎne sa jambe ne se dรฉcouvre pas, puisque la berit reste ร  sa place.
ื™ื™ืฉืจ ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื™ืคื” ืืžืจืช ื•ื›ืŸ ืฉืžืขืชื™ ืžืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ:
Yicher, et c'est ainsi qu'a dit Rabbi Yo'hanan : tu as bien dit, et c'est ainsi que je l'ai entendu de Rabbi Yo'hanan.
๐Ÿ’ก Explication

La chaรฎne a une fonction rรฉelle : raccourcir le pas. Elle devient un objet au service de la personne, donc susceptible de tuma.

Pour le Chabbat (Rachi) : la femme pourrait dรฉtacher la chaรฎne d'or pour la montrer sans dรฉcouvrir sa jambe, d'oรน l'interdit de sortir avec des kevalim. Rav Yirmeya, rรฉveillรฉ, confirme la position de Rav Houna.

14
ื›ื™ ืืชื ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžื ื™ื™ืŸ ืœืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืžืฆื™ืฅ.

Quand Rav Dimi vint (d'Erets Israรซl), il dit au nom de Rabbi Yo'hanan : d'oรน (sait-on) qu'un tissu (arig) de toute taille (kol chehou) est tamei ? Du tsits.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฆื™ืฅ ืฉื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ื•ืžื ืื• ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ ื›ื”ืŸ:
Du tsits : qui est une petite chose, et (la Torah) l'a comptรฉ parmi les ornements du Cohen.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื ื™ื™ืŸ ืœืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื”ื•ื ื˜ืžื ืช"ืœ ืื• ื‘ื’ื“ ื•ื"ืช ื•ื”ื ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื›ื•. ื•ืฉื) ืœื ืžืจื‘ื™ื ืŸ ืืœื ื’' ืขืœ ื’' ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ื ืžื‘ื’ื“ ื’ื“ื•ืœ ืื‘ืœ ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื“ืžืชื—ืœื” ืœื ื”ื™ื” ื“ืขืชื• ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืขืœื™ื• ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžืื• ื‘ื’ื“ ื“ืฉืงื•ืœื™ื ื”ื ื“ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืจื™ื’ ืžืชื—ืœื” ื›ืžื• ื’' ืขืœ ื’' ืžื‘ื’ื“ ื’ื“ื•ืœ ื•ื"ืช ื•ืื›ืชื™ ื‘ื’ื“ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืžื” ื”ื•ื ื˜ืžื ื•ื”ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ื˜ืœื˜ืœ ืžืœื ื•ืจื™ืงืŸ ื“ื•ืžื™ื ื“ืฉืง ื•ื™"ืœ ื“ืจืื•ื™ ื”ื•ื ืœื›ื•ืฃ ื•ืœืงืคืœ ื•ืœื™ืงื— ื‘ื• ืžืจื’ืœื™ืช ืื• ืžื—ื˜ ื•ืื ืชืืžืจ ื"ื› ืคืฉื•ื˜ื™ ื›ืœื™ ืขื•ืจ ืืžืื™ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื”ืจื™ ืจืื•ื™ื™ืŸ ื”ื ืœืงืคืœ ื‘ื• ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ื›ืžื• ื”ื›ื ื•ื™"ืœ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืขื•ืจ ืฉืœื•ืง ืฉื”ื•ื ืงืฉื”:
D'oรน (sait-on) qu'un tissu de toute taille est tamei ? Le verset dit : "ou un vรชtement". Tu pourrais objecter : plus haut, au chapitre Bameh Madlikin (Chabbat 26a), on n'inclut que (un morceau de) trois (doigts) sur trois ! On peut rรฉpondre : lร -bas il s'agit d'un morceau provenant d'un grand vรชtement, mais ici il s'agit d'un tissu de toute taille qu'on n'avait pas, dรจs le dรฉpart, l'intention d'agrandir. Et nous apprenons les deux de "ou un vรชtement", car ils sont รฉquivalents : un tissu de toute taille (fait tel) dรจs le dรฉpart compte comme trois sur trois d'un grand vรชtement. Tu pourrais objecter encore : pourquoi un vรชtement de toute taille est-il tamei ? Nous exigeons qu'il puisse รชtre dรฉplacรฉ plein et vide, ร  l'image du sac ! On peut rรฉpondre : il est apte ร  รชtre pliรฉ et repliรฉ pour y prendre une perle ou une aiguille. Tu pourrais objecter : s'il en est ainsi, pourquoi les objets de cuir plats sont-ils tehorim ? Ils sont aptes ร  รชtre pliรฉs pour y mettre quelque chose, comme ici ! On peut rรฉpondre : il s'agit d'un cuir traitรฉ (chalouk), qui est dur.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre version de Rav Dimi : le tsits, petite piรจce comptรฉe parmi les vรชtements du Cohen Gadol, montrerait qu'un tissu de taille minimale (kol chehou) peut devenir tamei.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Dimi : premiรจre version et correction1re versionarig kol chehouappris du tsitsAbayele tsits est une plaqued'or, pas un tissuNehardea : correctiontachchit <- tsitsarig <- o begedUn objet de taille minimale ne se dรฉrive que d'une source du mรชme genre :une parure (tsits) pour les parures, un vรชtement (o beged) pour les tissus.
De la premiรจre version de Rav Dimi ร  sa correction, ร  partir de l'objection d'Abaye.
15
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™: ื•ืฆื™ืฅ ืืจื™ื’ ื”ื•ื?! ื•ื”ืชื ื™ื: ืฆื™ืฅ ื›ืžื™ืŸ ื˜ืก ืฉืœ ื–ื”ื‘, ื•ืจื•ื—ื‘ ืฉืชื™ ืืฆื‘ืขื•ืช, ื•ืžื•ืงืฃ ืžืื•ื–ืŸ ืœืื•ื–ืŸ, ื•ื›ืชื•ื‘ ืขืœื™ื• ื‘ืฉืชื™ ืฉื™ื˜ื™ืŸ: ืดื™ื•ื“ ื”ืืด ืœืžืขืœื”, ื•ืดืงื•ื“ืฉ ืœืžื“ืด ืœืžื˜ื”.

Abaye lui dit : le tsits est-il un tissu ? Il a รฉtรฉ enseignรฉ : le tsits est une sorte de plaque d'or, large de deux doigts, qui entoure (le front) d'une oreille ร  l'autre, et sur lequel est รฉcrit en deux lignes : Yod-Hรฉ (le Nom divin) en haut, et "Kodech la-" en bas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื™ื•"ื“ ื”"ื ืžืœืžืขืœื” ืงื“ืฉ ืœืž"ื“ ืžืœืžื˜ื” ื›ืœื•ืžืจ ื”ืฉื ืฉืœื ื‘ืฉื™ื˜ื” ืขืœื™ื•ื ื” ื•ืงื“ืฉ ืœืž"ื“ ื‘ืฉื™ื˜ื” ืชื—ืชื•ื ื” ืฉืœื ืœื”ืงื“ื™ื ืฉืืจ ืื•ืชื™ื•ืช ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืฉื ืžืื—ืจ ืฉืฉื ื™ ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื”ื™ื• ื•ืจื‘ื™ื ื• ื”ืœื•ื™ ืฉื•ื ื” ืงื•ื“ืฉ ืœื”' ืžืœืžื˜ื” ื•ื”ื™ื ื”ื™ื:
Yod-Hรฉ en haut, Kodech la- en bas : c'est-ร -dire le Nom complet sur la ligne supรฉrieure, et "Kodech la-" sur la ligne infรฉrieure, afin de ne pas placer d'autres lettres au-dessus du Nom, puisqu'il y avait deux lignes. Et notre maรฎtre Halevi enseigne (la version) : "Kodech la-Hachem en bas", et c'est la mรชme chose.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื›ืชื•ื‘ ืขืœื™ื• ื‘ืฉื ื™ ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื™ื•"ื“ ื”"ื ืžืœืžืขืœื” ื•ืงื“ืฉ ืœืž"ื“ ืœืžื˜ื” ื ืจืื” ืœืจ"ืช ืฉื”ื™ื” ื›ืชื•ื‘ ื™ื•"ื“ ื”"ื ื‘ืกื•ืฃ ืฉื™ื˜ื” ืจืืฉื•ื ื” ื•ืงื“ืฉ ืœ' ื‘ืชื—ืœืช ืฉื™ื˜ื” ืฉื ื™ื” ื•ื”ืฉืชื ื ืงืจื ื™ืคื” ื•ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื›ืžืฉืžืขื• ื“ื"ื› ืื™ื ื• ื ืงืจื ื›ื”ืœื›ืชื•:
Il รฉtait รฉcrit dessus en deux lignes Yod-Hรฉ en haut et Kodech la- en bas : Rabbenou Tam pense que Yod-Hรฉ รฉtait รฉcrit ร  la fin de la premiรจre ligne et "Kodech la-" au dรฉbut de la seconde ligne ; ainsi cela se lit correctement. On ne peut pas l'expliquer au sens simple, car alors cela ne se lirait pas dans l'ordre.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฆื™ืฅ, ื›ืžื™ืŸ ื˜ืก ืฉืœ ื–ื”ื‘, ื•ืจื—ื‘ื• ืฉืชื™ ืืฆื‘ืขื•ืช, ื•ืžืงืฃ ืžืื–ืŸ ืœืื–ืŸ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืฆื™ืฅ ืžืจืฆื” ื‘ื–ื›ื•ืช ื”ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื”, ืœื›ืš ื ืงืจื ืฆื™ืฅ ืฉืžืกืคืจื• ืืœ"ืฃ ืจืžื– ืœืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื”, ืœืฉื•ืŸ ืืืœืคืš ื—ื›ืžื” (ืื™ื•ื‘ ืœื’, ืœื’), ื•ืœื›ืš ื”ื™ื” ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื“ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื”ื™ื ืกื•ื“ ื”ื–ื”ื‘, ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ื‘ืจืืฉื™ืช ื‘' ื™ื‘) ื•ื–ื”ื‘ ื”ืืจืฅ ื”ื”ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ืจื—ื‘ื• ืฉืชื™ ืืฆื‘ืขื•ืช , ืฉื™ืฉ ืœื™ืžื•ื“ ื ื’ืœื” ื•ืœื™ืžื•ื“ ื ืกืชืจ, ืžืงืฃ ืžืื–ืŸ ืœืื–ืŸ , ื›ื™ ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืื™ ืืชื” ืจืฉืื™ ืœืœืžื“ื” ืžืชื•ืš ื”ื›ืชื‘ ืืœื ื‘ืฉืžืข ื”ืื•ื–ืŸ, ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ื• ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืžืฉืœื™ ื›, ื™ื‘) ืื–ืŸ ืฉืžืขืช ื•ืขื™ืŸ ืจืื” ื”' ืขืฉื” ื’ื ืฉื ื™ื”ื.
Le tsits, une sorte de plaque d'or, large de deux doigts, qui entoure d'une oreille ร  l'autre. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le tsits obtient le pardon par le mรฉrite de la Torah orale. C'est pourquoi il s'appelle "tsits", dont la valeur numรฉrique est (celle de) "alef", allusion ร  l'รฉtude de la Torah, au sens de "a'alefkha 'hokhma" (je t'enseignerai la sagesse, Iyov 33, 33). C'est pourquoi il รฉtait en or, car la Torah orale est le sod de l'or, comme l'ont dit nos Maรฎtres sur le verset (Berechit 2, 12) : "et l'or de ce pays est bon". "Large de deux doigts" : car il y a une รฉtude rรฉvรฉlรฉe et une รฉtude cachรฉe. "Il entoure d'une oreille ร  l'autre" : car la Torah orale, tu n'as pas le droit de l'enseigner ร  partir de l'รฉcrit, mais par l'รฉcoute de l'oreille, comme l'ont รฉcrit les commentateurs sur le verset (Michle 20, 12) : "l'oreille qui entend et l'ล“il qui voit, Hachem les a faits tous deux".
๐Ÿ’ก Explication

Abaye objecte : le tsits est une plaque d'or (tass), pas un tissu. On ne peut pas en tirer une rรจgle sur les tissus.

La baraita dรฉcrit la disposition de l'inscription ; Rachi et Rabbenou Tam divergent sur la maniรจre dont les deux lignes se lisaient.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'inscription du tsits : deux lignes ou une seule ?Baraita : deux lignesligne haute : le Nom (Yod-Hรฉ...)ligne basse : Kodech la-Rachi : le Nom seul en haut, par honneurR. Tam : Nom en fin de ligne 1, Kodech la-au dรฉbut de la ligne 2 (lecture dans l'ordre)R. Eliezer b. R. Yossi : une ligneKodech la-Hachemvu ร  Rome, dans le trรฉsor impรฉrialLargeur : deux doigts ; plaque d'or qui entoure le front d'une oreille ร  l'autre
Disposition de l'inscription du tsits selon la baraita (et ses lectures) et selon R. Eliezer b. R. Yossi.
16
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™: ืื ื™ ืจืื™ืชื™ื• ื‘ืจื•ืžื™ ื•ื›ืชื•ื‘ ืขืœื™ื• ืดืงื“ืฉ ืœื”ืณืด ื‘ืฉื™ื˜ื” ืื—ืช.

Et Rabbi Eliezer fils de Rabbi Yossi a dit : je l'ai vu ร  Rome, et il y รฉtait รฉcrit "Kodech la-Hachem" en une seule ligne.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื ื™ ืจืื™ืชื™ื• ื‘ืจื•ืžื™ ืฉื ื›ื ืก ืœืื•ืฆืจ ื”ืžืœืš ืœื™ื˜ื•ืœ ืžื” ืฉื™ืจืฆื” ื‘ืžืก' ืžืขื™ืœื” (ื“ืฃ ื˜ื•:) ื‘ืžืขืฉื” ื‘ืŸ ืชืœืžื™ื•ืŸ:
Je l'ai vu ร  Rome : il entra dans le trรฉsor du roi pour prendre ce qu'il voulait, (comme il est racontรฉ) dans le traitรฉ Meila (15b), dans l'รฉpisode de Ben Talmion.
๐Ÿ’ก Explication

Tรฉmoignage oculaire : ร  Rome, Rabbi Eliezer fils de Rabbi Yossi a vu le tsits avec l'inscription sur une ligne. Dans tous les cas, c'est une plaque de mรฉtal.

17
ื›ื™ ืกืœื™ืง ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ืœื ื”ืจื“ืขื ืฉืœื— ืœื”ื•: ื“ื‘ืจื™ื ืฉืืžืจืชื™ ืœื›ื ื˜ืขื•ืช ื”ื ื‘ื™ื“ื™, ื‘ืจื ื›ืš ืืžืจื• ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžื ื™ื™ืŸ ืœืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืžืฆื™ืฅ. ื•ืžื ื™ื™ืŸ ืœืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื”ื•ื ื˜ืžื: โ€” ืžืดืื• ื‘ื’ื“ืด.

Quand Rav Dimi monta ร  Nehardea, il leur envoya (dire) : les paroles que je vous ai dites sont une erreur de ma part. En vรฉritรฉ, voici ce qu'on a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : d'oรน (sait-on) qu'une parure (tachchit) de toute taille est tmea ?

Du tsits. Et d'oรน (sait-on) qu'un tissu de toute taille est tamei ?

De "ou un vรชtement" (Vayikra 11, 32).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ื™ ืกืœื™ืง ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ืœื ื”ืจื“ืขื ื—ื–ืจ ื‘ื• ืžืžื” ืฉืืžืจ ืฆื™ืฅ ืืจื™ื’ ื”ื•ื:
Quand Rav Dimi monta ร  Nehardea : il revint sur ce qu'il avait dit, que le tsits est un tissu.
ืžืื• ื‘ื’ื“ ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืฉืจืฆื™ื ืื• ื‘ื’ื“ ืื• ืขื•ืจ ืื• ืจื™ื‘ื•ื™ ื”ื•ื:
De "ou un vรชtement" : car il est รฉcrit ร  propos des cheratsim "ou un vรชtement ou une peau" ; "ou" est une inclusion (ribouy).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื ื™ื™ืŸ ืœืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื ื•ืื ืชืืžืจ ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื“ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื›ืœื™ ืžื“ื™ืŸ ื˜ื‘ืขืช ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืืคืฉืจ ืฉื”ื˜ื‘ืขืช ื”ื™ื ืขื‘ื” ื•ื’ื“ื•ืœื” ืžืื“ ื•ืœื ื”ื•ื™ ื›ืœ ืฉื”ื•ื:
D'oรน (sait-on) qu'une parure de toute taille est tmea : tu pourrais objecter : qu'on le dรฉduise de ce qui est รฉcrit parmi les objets de Midian, "tabaat" (anneau) ! On peut rรฉpondre : il est possible que l'anneau soit trรจs รฉpais et grand, et ne soit pas "de toute taille".
๐Ÿ’ก Explication

Rav Dimi corrige son enseignement : le tsits est la source pour les parures (tachchit) de taille minimale ; pour les tissus, la source est le mot "o" (ou) dans "o beged", compris comme une inclusion (ribouy).

18
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื โ€” ื˜ืžื, ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื โ€” ื˜ืžื. ืืจื™ื’ ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื โ€” ื˜ืžื. ืžื•ืกืฃ ืฉืง ืขืœ ื”ื‘ื’ื“ ืฉื˜ืžื ืžืฉื•ื ืืจื™ื’.

Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : un tissu de toute taille est tamei, une parure de toute taille est tmea ; (un objet fait de) tissu et parure de toute taille est tamei. Il ajoute le sac au vรชtement, (car le sac) est tamei au titre de tissu.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืจื™ื’ ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื—ืฆื™ื• ืืจื™ื’ ื•ื—ืฆื™ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ืฉืื™ื ื• ืืจื™ื’ ื•ื›ื•ืœื• ื”ื•ื™ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื›ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจ ืงื˜ืŸ:
Tissu et parure de toute taille : moitiรฉ tissu et moitiรฉ parure non tissรฉe, l'ensemble รฉtant de toute taille, c'est-ร -dire une petite chose.
ืžื•ืกื™ืฃ ืฉืง ืขืœ ื”ื‘ื’ื“ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืฉื”ืฉืง ื˜ืžื ืžืฉื•ื ืืจื™ื’ ื•ืœืงืžื™ื” ืžืคืจืฉ ืœื™ื”:
Il ajoute le sac au vรชtement : en ceci que le sac est tamei au titre de tissu ; la Guemara l'explique plus loin.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืจื™ื’ ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ืคื™' ื—ืฆื™ื• ืืจื™ื’ ื•ื—ืฆื™ื• ืชื›ืฉื™ื˜ ื˜ืžื ืžื›ืืŸ ืžืฉืžืข ื“ืž"ืž ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ืงืฆืช ื“ืืœ"ื› ื—ืฆื™ื• ื“ื›"ืฉ ืžืื™ ื”ื•ื™:
Tissu et parure : c'est-ร -dire moitiรฉ tissu et moitiรฉ parure, (il est) tamei. On en dรฉduit qu'il faut malgrรฉ tout une certaine mesure ; sinon, qu'est-ce que la moitiรฉ d'un "de toute taille" ?
๐Ÿ’ก Explication

Une baraita รฉnonce trois cas de tuma pour des objets minuscules : tissu, parure, et objet mixte. Tossefot note que parler d'une "moitiรฉ" suppose une taille minimale, mรชme petite.

19
ืืžืจ ืจื‘ื: ืืจื™ื’ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืžืดืื• ื‘ื’ื“ืด. ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืžืฆื™ืฅ. ืืจื™ื’ ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื โ€” ืžืดื›ืœ ื›ืœื™ ืžืขืฉื”ืด.

Rava a dit : un tissu de toute taille est tamei, de "ou un vรชtement" ; une parure de toute taille est tmea, du tsits ; (un objet fait de) tissu et parure de toute taille est tamei, de "tout objet ouvrage" (kol keli maasse, Bamidbar 31, 51).

๐Ÿ’ก Explication

Rava attribue ร  chaque cas de la baraita sa source biblique. Pour l'objet mixte, il cite le verset du butin de Midian : "tout objet ouvrage", qui inclut tout objet fabriquรฉ.

20
ืืžืจ ืœื™ื” ื”ื”ื•ื ืžืจื‘ื ืŸ ืœืจื‘ื: ื”ื”ื•ื ื‘ืžื“ื™ืŸ ื›ืชื™ื‘!

Un des Sages dit ร  Rava : cela est รฉcrit ร  propos de Midian !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื”ื•ื ื‘ืžื“ื™ืŸ ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ื˜ื•ืžืืช ืžืช ื•ืฉืจืฅ ืžืžืช ืœื ื™ืœื™ืฃ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ืžื” ืœืžืช ืฉื›ืŸ ื˜ื•ืžืืชื• ื—ืžื•ืจื”:
Cela est รฉcrit ร  propos de Midian : ร  propos de la tuma du mort ; or on n'apprend pas le cas du cherets ร  partir du mort pour รชtre plus sรฉvรจre, car on peut objecter : le mort (est particulier) en ce que sa tuma est grave.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื”ื•ื ื‘ืžื“ื™ืŸ ื›ืชื™ื‘ ืค"ื” ื•ื‘ืžื“ื™ืŸ ื”ื•ื™ื ื˜ื•ืžืืช ืžืช ื•ืฉืจืฅ ืžืžืช ืœื ื™ืœื™ืฃ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ืžื” ืœืžืช ืฉื›ืŸ ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื•ืžืฉื ื™ ื’ืžืจ ื›ืœื™ ื›ืœื™ ืžืฉืจืฅ ืคื™ืจื•ืฉ ืžื” ื›ืœื™ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืฉืจืฅ ืžื˜ืžื ื‘ืฉืจืฅ ืืฃ ื›ืœื™ ื”ืืžื•ืจ ื›ืืŸ ืžื˜ืžื ื‘ืฉืจืฅ ื•ืงืฉื” ื“ื"ื› ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืคืจืš ื”ื”ื•ื ื‘ื˜ื•ืžืืช ืžืช ื›ืชื™ื‘ ื•ืขื•ื“ ื›ื™ ืžืฉื ื™ ื’ืžืจ ื›ืœื™ ื›ืœื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืฉื ื•ื™ื™ ื’ืžืจ ื‘ื’ื“ ื•ืขื•ืจ ืœื’"ืฉ ืœื›ืŸ ื "ืœ ื“ื”ื”ื•ื ื‘ืžื“ื™ืŸ ื›ืชื™ื‘ ื‘ืฉืœืœ ืžื“ื™ืŸ ื•ืœื ืžื™ื™ืจื™ ื”ืš ืคืจืฉื” ื‘ื˜ื•ืžืื” ื›ืœืœ ื•ื”ื™ื›ื™ ื™ืœื™ืฃ ื“ืืจื™ื’ ื•ืชื›ืฉื™ื˜ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื˜ืžื ืžื›ืœ ื›ืœื™ ืžืขืฉื” ื•ืžืฉื ื™ ื’ืžืจ ื›ืœื™ ื›ืœื™ ืคื™' ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื›ืœื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืฉืจืฆื™ื ืžื™ื™ืจื™ ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื›ืœื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืžื“ื™ืŸ ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื•ืžืื”:
Cela est รฉcrit ร  propos de Midian : Rachi explique : ร  Midian il s'agit de la tuma du mort, et on n'apprend pas le cherets du mort pour รชtre plus sรฉvรจre, car le mort a une tuma grave ; et (la Guemara) rรฉpond : on apprend keli-keli du cherets, c'est-ร -dire : de mรชme que le keli mentionnรฉ pour le cherets devient tamei par le cherets, de mรชme le keli mentionnรฉ ici devient tamei par le cherets. Cela fait difficultรฉ : s'il en รฉtait ainsi, il aurait dรป objecter : cela est รฉcrit ร  propos de la tuma du mort ! De plus, en rรฉpondant "on apprend keli-keli", il aurait dรป rรฉpondre : on apprend "vรชtement" et "peau" par gezera chava. C'est pourquoi il me semble que "cela est รฉcrit ร  propos de Midian" signifie : ร  propos du butin de Midian, et ce passage ne traite pas du tout de la tuma ; comment donc apprendre de "tout objet ouvrage" qu'un tissu et parure de toute taille est tamei ? Et il rรฉpond : on apprend keli-keli, c'est-ร -dire : de mรชme que le keli รฉcrit ร  propos des cheratsim traite de la tuma, de mรชme le keli รฉcrit ร  propos de Midian traite de la tuma.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : le verset de Midian ne peut servir de source gรฉnรฉrale. Selon Rachi, parce qu'il concerne la tumat met (impuretรฉ du mort), plus grave ; selon Tossefot, parce que ce passage parle du butin et non de la tuma.

21
ืืžืจ ืœื™ื”: ื’ืžืจ

Il lui dit : il apprend (par gezera chava)

๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse se poursuit en 64a : gamar keli-keli mi-cheratsim, rapprochement du mot keli entre le passage de Midian et celui des cheratsim.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).