Shabbat 64b โ€” Cheveux postiches, perruque et mar'it ha'ayin

Shabbat 64b

Sougya : Le daf achรจve la derasha de Rav Chechet sur les parures offertes aprรจs la guerre de Midian, puis ouvre une nouvelle Michna : une femme peut sortir le Chabbat avec des fils de cheveux (les siens, ceux d'une autre, ceux d'un animal), avec du coton dans l'oreille ou la sandale, avec du poivre ou du sel dans la bouche ; le kavoul et la perruque sont permis dans la cour ; Rabbi et les Hakhamim discutent de la dent postiche. La Guemara explique pourquoi les trois sortes de cheveux sont nรฉcessaires, puis rapporte la mahloket entre Rav et R.

Anani bar Sason : les parures interdites en rue le sont-elles aussi dans la cour ? Oulla explique la permission du kavoul et de la perruque par l'enseignement de R.

Akiva sur la nidda. Le daf se termine sur la rรจgle de Rav : ce que les Sages ont interdit pour mar'it ha'ayin est interdit mรชme dans les piรจces les plus retirรฉes.

La Michna : avec quoi une femme peut sortir le Chabbat ?Permis (mรชme en rue)fils de cheveux :les siens / d'une autre / d'animaltotefet, sarvitin coususcoton : oreille, sandale, niddapoivre, grain de sel en bouche(si mis avant Chabbat ;tombe : ne pas remettre)Cour seulementkavoul (bonnet de laine)peah nokhrit (perruque)interdits en rue (Michna 57b)mais permis dans la courMahloketchen totevet (dent postiche)chen chel zahav (dent en or)Rabbi : permisHakhamim : interdit(crainte qu'on se moque,qu'elle l'รดte et la porte)Principe commun : on interdit ce qu'elle risque d'รดter et de porter 4 amot en reshout harabim.Ce qui ne se remarque pas, ne fait pas honte et reste fixe ne prรฉsente pas ce risque.
Les objets de la Michna classรฉs selon leur statut : permis en rue, permis dans la cour, en discussion.
Parures interdites en rue : peut-on les porter dans la cour ?Ravinterdit aussi dans la coursauf kavoul et peah nokhrit(crainte qu'elle sorte ainsi en rue)R. Anani bar Sasonau nom de R. Yichmael b. R. Yossi :tout est comme le kavoultout est permis dans la courPourquoi ces deux-lร  ? (Oulla)pour qu'elle ne devienne pasrepoussante aux yeux de son mariObjection : la Michna ne cite que 2 objetsRรฉponse : R. Yichmael b. R. Yossiest un tanna et peut contredireRoch (premiรจre position)halakha comme Rav :la Michna anonyme va dans son sensRabbenou Tam / Tossefothalakha comme R. Anani (derabbanan : lekoula)nos rues = karmelit, comme une courmieux vaut qu'elles soient chogguot
Rav et R. Anani bar Sason sur les parures dans la cour, et la halakha selon le Rosh et Rabbenou Tam.
1
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(Ils avaient besoin d'expiation) parce qu'ils avaient nourri leurs yeux de la nuditรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื–ื ื• ืœืฉื•ืŸ ืžื–ื•ืŸ ืฉื ื”ื ื• ื‘ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ:
Chezanou (ils ont nourri) : terme de mazon (nourriture) ; ils ont tirรฉ jouissance de la vue.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la discussion de 64a : les soldats revenus de Midian apportent un korban pour l'expiation. Ils n'avaient commis aucune faute d'acte ; la faute portait sur le regard. Le verbe zan (nourrir) indique qu'ils ont tirรฉ plaisir de ce qu'ils voyaient.

2
ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ืžืคื ื™ ืžื” ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื? โ€” ืœื•ืžืจ ืœืš: ื›ืœ ื”ืžืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉืœ ืืฉื” ื›ืื™ืœื• ืžืกืชื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ื”ืชื•ืจืคื”.

Rav Chechet a dit : pourquoi le verset a-t-il รฉnumรจre les parures extรฉrieures avec les parures intรฉrieures ? Pour te dire : quiconque regarde le petit doigt d'une femme est comme s'il regardait l'endroit intime.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ื˜ื‘ืขืช:
Parures extรฉrieures : la bague.
ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ื›ื•ืžื–:
Parures intรฉrieures : le koumaz.
ืœื•ืžืจ ืœืš ื”ืžืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืฉื”ื™ื ืžืงื•ื ื˜ื‘ืขืช ื›ืžืกืชื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ื›ื•ืžื– ืฉื”ืจื™ ื›ืคืจื” ื–ื• ืขืœ ืฉื ืกืชื›ืœื• ื‘ื”:
Pour te dire : celui qui regarde le doigt, qui est l'emplacement de la bague, est comme celui qui regarde l'emplacement du koumaz ; car cette expiation (fut demandรฉe) parce qu'ils l'avaient regardรฉ.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืžืคื ื™ ืžื” ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ, ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื. ืžืงืฉื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขืฉื” ืฉื”ื™ื” ื›ืš ื”ื™ื”, ืฉื”ื‘ื™ืื• ืžืืœื• ื•ืžืืœื• ื•ืžื” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืงืจื ืœืžืขื‘ื“, ื•ื›ื™ ื™ืฆื˜ืจืš ืœื–ื” ืคืกื•ืง ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ืœื–ื” ืคืกื•ืง ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื•? ื•ื™ืฉ ืžืชืจืฆื™ื ื“ื”ื•ืงืฉื” ืœื• ืœืžื” ืคืจื˜ ืื•ืชื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืฉ ืืฉืจ ืžืฆื ื›ืœื™ ื–ื”ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ืœื, ื ) ืกื’ื™ ื‘ื”ื›ื™, ื•ื–ื” ืื™ื ื• ืชื™ืจื•ืฅ ื›ืœืœ, ื“ื”ื ืจื‘ ืฉืฉืช ืœื ืืžืจ 'ืžืคื ื™ ืžื” ืคืจื˜' ืืœื ืืžืจ ืœืžื” ืžื ื” ืืœื• ืขื ืืœื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“, ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ 'ื˜ื‘ืขืช' ื”ื•ื ืชื›ืฉื™ื˜ ืฉืœ ืืฆื‘ืข ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ื’ืœื•ื™ ื™ื•ืชืจ ืžื›ื•ืœื, ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœื”ื–ื›ื™ืจื• ืจืืฉื•ื ื” ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ ื—ื•ืฅ, ื•ืื—ืจื™ื• ื” 'ืฆืžื™ื“' ืฉื”ื•ื ืฉืœ ื–ืจื•ืข, ื•ืื—ืจื™ื• 'ืืฆืขื“ื”' ืฉื”ื ืกื•ืฃ ื”ืจื’ืœ, ืฉื’ื ื–ื” ื”ื•ื ื‘ื›ืœืœ ื—ื•ืฅ ืืœื ืฉื”ืฆืžื™ื“ ื”ื•ื ื—ื•ืฅ ื™ื•ืชืจ ื•ื”ื˜ื‘ืขืช ื”ื•ื ื—ื•ืฅ ื™ื•ืชืจ ื•ื™ื•ืชืจ, ื•ืื—ืจ ืืฆืขื“ื” ื™ื–ื›ื™ืจ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื, ืฉื”ื 'ืขื’ื™ืœ' ืฉื”ื•ื ื“ืคื•ืก ืฉืœ ื“ื“ื™ืŸ ืœื“ืขืช ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ืฆื ื•ืข ื”ื•ื“ื” ืฉืœ ืืฉื”, ื•ืื—ืจื™ื• ื” 'ื›ื•ืžื–' ืฉื”ื•ื ืœืคื ื™ื ื™ื•ืชืจ, ื•ื–ื” ืฉืฉืืœ ืžืคื ื™ ืžื” ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ื”ื•ื ื”ื˜ื‘ืขืช ืฉื”ื•ื ืฉืœ ื—ื•ืฅ ื‘ื™ื•ืชืจ ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ืฉื”ื ืขื’ื™ืœ ื•ื›ื•ืžื– ืฉื”ื ื™ื—ื• ืกืžื•ืš ืœืขื’ื™ืœ ื•ื›ื•ืžื–, ื•ื”ืฉื™ื‘ ืœื•ืžืจ ืœืš ื•ื›ื•'. ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ืœืชืจืฅ ื“ืงื“ื•ืง ืื—ืจ, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ื ื–ื›ืจื• ื‘ื›ืชื•ื‘ ื‘ืื—ืจื•ื ื”, ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ 'ืœืžื” ืžื ื” ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ'? ื•ื‘ื–ื” ืžื•ื‘ืŸ ืฉืคื™ืจ ื›ื™ ื”ื•ื ื›ืœ ืงื•ืฉื™ืชื• ืขืœ 'ื”ื˜ื‘ืขืช' ืฉื”ื™ื ืžืฉืœ ื—ื•ืฅ ืฉืœื ืžื ื” ืื•ืชื” ื‘ืกื“ืจ ื”ืจืื•ื™ ืœื”.
Pourquoi le verset a-t-il รฉnumรจre les parures extรฉrieures avec les parures intรฉrieures. On objecte : puisque l'รฉvรฉnement s'est passรฉ ainsi, qu'ils ont apportรฉ des unes et des autres, que devait faire le verset ? Faudrait-il un verset pour chacune sรฉparรฉment ? Certains rรฉpondent que la difficultรฉ porte sur le fait de les dรฉtailler, puisqu'il suffisait de dire "ce que chacun a trouvรฉ en objets d'or" (Bamidbar 31, 50). Ce n'est pas une rรฉponse du tout, car Rav Chechet n'a pas demandรฉ "pourquoi a-t-il dรฉtaillรฉ", mais "pourquoi a-t-il รฉnumรจre celles-ci avec celles-lร ". Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il veut dire ceci : la bague est la parure du doigt, l'endroit le plus dรฉcouvert de tous ; il aurait donc fallu la mentionner en premier parmi les parures extรฉrieures, puis le tsamid, qui est celui du bras, puis l'etsada, qui est au bas de la jambe, laquelle fait aussi partie de l'extรฉrieur, mais le bracelet est plus extรฉrieur et la bague plus extรฉrieure encore ; aprรจs l'etsada, il aurait mentionnรฉ les parures intรฉrieures, c'est-ร -dire l'agil, qui est un moule des seins selon l'avis de R. Eleazar, un endroit pudique chez la femme, puis le koumaz, qui est plus intรฉrieur encore. C'est ce qu'il demande : pourquoi le verset a-t-il รฉnumรจre la parure extรฉrieure, c'est-ร -dire la bague, la plus extรฉrieure, avec les parures intรฉrieures, l'agil et le koumaz, en la plaรงant ร  cรดtรฉ d'eux ? Et il rรฉpond : pour te dire, etc. Cela rรฉsout aussi une autre prรฉcision : puisque les parures intรฉrieures sont mentionnรฉes en dernier dans le verset, il aurait dรป dire "pourquoi a-t-il รฉnumรจre les parures intรฉrieures avec les parures extรฉrieures" ? On comprend ainsi que toute sa question porte sur la bague, parure extรฉrieure, qui n'a pas รฉtรฉ รฉnumรฉrรฉe ร  la place qui lui convient.
ื›ืœ ื”ืžืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉืœ ืืฉื”. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžื” ื ืงื™ื˜ 'ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื”' ื“ืžื” ื™ืชืจื•ืŸ ื™ืฉ ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ื–ื ื•ืช ื”ื”ืกืชื›ืœื•ืช ื‘ื™ืŸ ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืœื‘ื™ืŸ ืืฆื‘ืข ื’ื“ื•ืœื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืื•ืจื—ื ื“ืžืœืชื ื ืงื™ื˜, ื›ื™ ื”ื™ื” ื“ืจื›ื ื›ืฉืœื•ื‘ืฉืช ื”ืืฉื” ื˜ื‘ืขืช ืื—ืช ืœื•ื‘ืฉืชื” ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉืœื”, ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืžืฉื•ืจืจ 'ื›ืœ ื”ืืฆื‘ืขื•ืช ืฉื•ื™ื ื•ืœืงื˜ื ื” ื™ืชื ื• ื›ื‘ื•ื“ ื˜ื‘ืขืช' ื•ืœื›ืŸ ืื•ืจื—ื ื“ืžืœืชื ื”ืžืกืชื›ืœ ื™ืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉื”ื™ื ืžืงื•ืฉื˜ืช ื‘ื˜ื‘ืขืช. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ื›ืืœื• ืžืกืชื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ื”ืชืจืคื” , ื”ื™ื™ื ื• ื›ื™ ื‘ืฉืžื™ื ื™ื“ื•ื ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืกืชื›ืœ ืœื–ื•ืŸ ืขื™ื ื™ื• ืžืŸ ื”ืขืจื•ื” ืื ื”ื™ื” ืžื–ื“ืžืŸ ืœืคื ื™ื• ืžืงื•ื ื”ืชื•ืจืคื” ื”ื™ื” ืžืกืชื›ืœ ื‘ื• ื’ื ื›ืŸ, ื•ืœื›ืŸ ื—ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืœื• ื›ืืœื• ื”ืกืชื›ืœ ืฉื.
Quiconque regarde le petit doigt d'une femme. On peut demander pourquoi il dit "le petit doigt" : quelle diffรฉrence y a-t-il, quant ร  l'impudicitรฉ du regard, entre le petit doigt et le pouce ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il parle selon l'usage : lorsqu'une femme portait une seule bague, elle la mettait ร  son petit doigt, comme l'a รฉcrit le poรจte : "tous les doigts sont รฉgaux, et au plus petit on donne l'honneur de la bague". Celui qui regarde regardera donc habituellement le petit doigt ornรฉ de la bague. Et ce qu'il dit, "comme s'il regardait l'endroit intime", signifie qu'au Ciel on le juge ainsi : puisqu'il regarde pour nourrir ses yeux de la nuditรฉ, si l'endroit intime s'รฉtait prรฉsentรฉ devant lui, il l'aurait regardรฉ aussi ; c'est pourquoi on le lui compte comme s'il l'avait regardรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset (Bamidbar 31, 50) cite etsada, tsamid, taba'at, agil, koumaz. Rav Chechet note que la bague (parure visible) est placรฉe ร  cรดtรฉ du koumaz (parure intime). Le rapprochement enseigne que le regard porte avec intention sur une partie dรฉcouverte ร  la gravitรฉ d'un regard sur une partie intime. C'est la raison de l'expiation demandรฉe.

3
ืžืชื ื™ืณ ื™ื•ืฆืื” ืืฉื” ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฉืขืจ, ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœื” ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœ ื—ื‘ื™ืจืชื” ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœ ื‘ื”ืžื”.

MICHNA. Une femme peut sortir (le Chabbat) avec des fils de cheveux, qu'ils soient les siens, ceux de sa compagne ou ceux d'un animal.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฉืขืจ ืฉืงื•ืœืขืช ื‘ื”ืŸ ืฉืขืจื”:
Michna. Avec des fils de cheveux : avec lesquels elle tresse ses cheveux.
ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœื” ืชืœื•ืฉื™ืŸ:
Qu'ils soient les siens : (des cheveux) coupรฉs.
ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉืœ ืกื•ืก:
Ou ceux d'un animal : par exemple d'un cheval.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ื™ื•ืฆืื” ืืฉื” ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฉื™ืขืจ ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœื” ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœ ื—ื‘ื™ืจืชื” ื‘ื™ืŸ ืžืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื‘ื˜ื•ื˜ืคืช ื•ื‘ืกืจื‘ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืชืคื•ืจื™ืŸ ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคื™ืื” ื ื›ืจื™ืช ืœื—ืฆืจ. ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื” ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืกื ื“ืœื” ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื”ืชืงื™ื ื” ืœื ื“ืชื” ื•ื‘ืคืœืคืœ ื•ื‘ื’ืจื’ื™ืจ ืžืœื— ื•ื‘ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืชืชืŸ ืœืชื•ืš ืคื™ื” ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื ื ืคืœ ืœื ืชื—ื–ื™ืจ. ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ื•ืฉืŸ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ื:
Michna. Une femme peut sortir avec des fils de cheveux, qu'ils soient les siens, ceux de sa compagne ou ceux d'un animal ; avec la totefet et les sarvitin lorsqu'ils sont cousus ; avec le kavoul et la perruque dans la cour ; avec le coton de son oreille, le coton de sa sandale et le coton qu'elle a prรฉparรฉ pour sa nidda ; avec du poivre, un grain de sel et toute chose qu'elle met dans sa bouche, ร  condition de ne pas l'y mettre pour la premiรจre fois le Chabbat, et si cela est tombรฉ, elle ne le remet pas. La dent postiche et la dent en or : Rabbi permet et les Hakhamim interdisent.
ื‘ืžื” ืืฉื” ื™ื•ืฆืื” ื•ื‘ืžื” ืื™ื ื” ื™ื•ืฆืื”. ืœื ืชืฆื ืืฉื” ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืœื ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืคืฉืชืŸ ื•ืœื ื‘ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉื‘ืจืืฉื” ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ื ืขื“ ืฉืชืจืคื. ืคืจืฉ"ื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืงืœื™ืขืช ืฉืขืจื” ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื‘ืค' ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”.) ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื“ื’ื•ื“ืœืช ื—ื™ื™ื‘ืช ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื•ืœืžืืŸ ื“ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ื•ืช ืžื™ื”ื ืื™ื›ื. ื•ืžืกืชื‘ืจื ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื‘ืงืœื™ืขื” ืื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื‘ืกืชื™ืจืช ื‘ื ื™ืŸ ื”ืงืœื™ืขื” ื”ืœื›ืš ืœื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ื‘ื”ืŸ ื“ืœืžื ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื“ืืฉื” ื”ืจื•ืฆื” ืœื˜ื‘ื•ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืฆืจื™ื›ื” ืœืกืชื•ืจ ืงืœื™ืขืช ืฉืขืจื•ืชื™ื” ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื. ืืœื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื”ื ืชื•ื ื™ืŸ ืขืœ ืฉืขืจื•ืช ืจืืฉื” ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ืœื™ืฉื ื ื“ืžืชื ื™' ื“ืงืชื ื™ ื•ืœื ืชื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื”ื ืขื“ ืฉืชืจืคื ื•ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉืขืœ ืฉืขืจื•ืชื™ื” ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื”ืŸ ืจืคื™ื•ืŸ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื”ื•ื“ืงื™ื ืขืœ ืจืืฉื” ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืš ืงืœื™ืขื•ืชื™ื” ืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื”ืŸ ืจืคื™ื•ืŸ ื›"ื› ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ื”ืžื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ืงืœื™ืขื” ืขื“ ืฉืชืกืชื•ืจ ืื•ืชืŸ ืœื’ืžืจื™. ืืข"ืค ืฉื’ื•ื–ืจื™ื ืขืœ ื”ื ืš ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื“ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ืฉืจื™ื ืœื”ื• ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ืืค"ื” ืื•ืชืŸ ื“ื‘ืจื™ื ืฉืœื ื’ื–ืจื• ืขืœ ื™ืฆื™ืืชืŸ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ืชื™ืจืŸ ืœื ืžืฉื•ื ื—ืฆื™ืฆื” ื•ืœื ืžืฉื•ื ืงืคื™ื“ื ืžื•ืชืจืช ืœื”ืชื™ืจ ืื•ืชืŸ ื‘ืจ"ื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™' ื›ืฉืชืชื™ืจืŸ ืชื•ืœื™ื›ื ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืจ"ื”. ื•ื”ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ืกื.) ื‘ืงืžื™ืข ืฉืงื•ืฉืจ ื•ืžืชื™ืจ ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ื”ืชืจื” ืฉื”ืจื™ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืชื™ืจ ืืœื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ืฉืงื•ืฉืจ ื•ืžืชื™ืจ ื›ืžื” ืคืขืžื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ืืกืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืงื•ืฉืจื• ืขืœื™ื• ืฉืœื ืœืจืคื•ืื” ื•ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ืื• ืืœื ื›ืžืœื‘ื•ืฉ ื’ืžื•ืจ ื—ืฉื•ื‘ ืžื—ืžืช ื”ืจืคื•ืื” ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืคืœืคืœ ื•ื’ืจื’ื™ืจ ืžืœื— ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื ื ืคืœ ืœื ืชื—ื–ื™ืจ. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืžืกื™ื™ื ื‘ื” ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืงืฉื•ืจ ื‘ืฉื™ืจ ื•ื‘ื˜ื‘ืขืช ืฉืื– ื ืจืื” ื›ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ืื•. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืชื™ืจ ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื•. ื“ืื ืฉื›ื— ืฉื‘ืชื ืืคื™ืœื• ื ืืกื•ืจ ืœื• ืœื”ืชื™ืจื• ืœื ื™ื ื™ื— ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ื• ื–ื•ื›ืจ ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ื‘ื”ื ืš ืฉืฆืจื™ืš ืœื”ืชื™ืจื ืœืฆื•ืจืš ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื•. ื•ื‘ื”ื ืš ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ืชื™ืจื ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื‘ืฉืขื” ืฉื”ื•ื ืžืชื™ืจื• ื”ื•ื ื–ื›ื•ืจ ืฉื‘ืช ื•ืื—ืจ ื›ืš ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช ื•ืืชื™ ืœืื™ืชื•ื™ื™ื ื”ื• ื“ื‘ืฉืขื” ืžื•ืขื˜ืช ื›ื–ื• ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืฉื›ื— ืฉื‘ืช:
Avec quoi une femme sort-elle et avec quoi ne sort-elle pas. Une femme ne sortira ni avec des fils de laine, ni avec des fils de lin, ni avec les laniรจres qui sont sur sa tรชte, et elle ne s'immergera pas avec eux tant qu'elle ne les aura pas relรขchรฉs. Rachi explique : avec les fils de la tresse de ses cheveux. Cela ne me paraรฎt pas juste, car au chapitre Hamatsni'a (Chabbat 95a) il y a un avis selon lequel celle qui tresse est coupable au titre de bone (construire), et selon celui qui ne la rend pas coupable, il y a au moins un interdit de chevout. Il est logique que, de mรชme qu'il y a un interdit ร  tresser, il y ait un interdit ร  dรฉfaire la construction de la tresse ; on ne peut donc pas dรฉcrรฉter ร  leur sujet de crainte qu'elle les dรฉtache, puisqu'une femme qui veut s'immerger le Chabbat doit dรฉfaire la tresse de ses cheveux la veille. (La Michna) parle donc des fils posรฉs sur les cheveux de sa tรชte, et c'est ce que montre le langage de la Michna : "elle ne s'immergera pas avec eux tant qu'elle ne les aura pas relรขchรฉs" ; pour les fils posรฉs sur ses cheveux, le relรขchement suffit, afin qu'ils ne soient pas serrรฉs sur sa tรชte, alors que pour les fils ร  l'intรฉrieur des tresses, le relรขchement ne suffit pas vraiment, car l'eau n'entre pas dans la tresse tant qu'elle ne l'a pas entiรจrement dรฉfaite. Bien qu'on dรฉcrรจte au sujet de ces fils qu'il est interdit de sortir avec, car parfois elle les dรฉtache et en viendra ร  les porter, les objets au sujet desquels on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ l'interdit de sortir, parce qu'on n'a pas l'habitude de les dรฉtacher, ni ร  cause de la hatsitsa (interposition) ni ร  cause du dรฉplaisir, elle a le droit de les dรฉtacher en reshout harabim, et l'on ne craint pas qu'aprรจs les avoir dรฉtachรฉs elle les porte sur quatre amot en reshout harabim. Et s'il a fallu enseigner plus loin (Chabbat 61a) au sujet de l'amulette qu'on la noue et qu'on la dรฉnoue, il n'รฉtait pas nรฉcessaire d'enseigner le fait de dรฉnouer, puisque tout objet peut รชtre dรฉnouรฉ ; cela vient nous apprendre qu'on la noue et la dรฉnoue plusieurs fois le Chabbat, et on ne l'interdit pas au motif que cela semblerait qu'il la noue sans but thรฉrapeutique et avec l'intention de la transporter ; elle est considรฉrรฉe comme un vรชtement ร  part entiรจre en raison de la guรฉrison. Ce n'est pas comparable au poivre et au grain de sel dont la Michna dit en 64b : "ร  condition de ne pas l'y mettre pour la premiรจre fois le Chabbat, et si cela est tombรฉ, elle ne le remet pas". C'est pourquoi (la baraita) conclut : "ร  condition de ne pas la nouer ร  un bracelet ou ร  une bague", car alors il semblerait qu'il ait l'intention de la transporter. Voici la raison pour laquelle il est permis de dรฉnouer sans craindre qu'on en vienne ร  porter : s'il a oubliรฉ le Chabbat, mรชme si on lui interdisait de le dรฉnouer, il ne s'en abstiendrait pas, puisqu'il ne se souvient pas du Chabbat. Mais pour les objets qu'on doit dรฉtacher le Chabbat par nรฉcessitรฉ, on craint qu'elle oublie le Chabbat et en vienne ร  les porter. Pour ceux qu'il n'est pas nรฉcessaire de dรฉtacher, on ne craint pas qu'au moment de les dรฉtacher elle se souvienne du Chabbat et l'oublie ensuite pour en venir ร  les porter ; en un temps si court, on ne craint pas qu'elle oublie le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle Michna. Au dรฉbut du chapitre (57a), les fils de laine ou de lin sont interdits, car la femme risque de les รดter pour l'immersion et de les porter. Les fils de cheveux sont permis : l'eau les pรฉnรจtre, il n'y a pas de hatsitsa, elle n'a donc pas de raison de les enlever.

Le Roch discute l'explication de Rachi (fils tressรฉs dans les cheveux) et propose des fils posรฉs sur la chevelure.

4
ื•ื‘ื˜ื•ื˜ืคืช, ื•ื‘ืกืจื‘ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืชืคื•ืจื™ืŸ.

Et avec la totefet et les sarvitin, lorsqu'ils sont cousus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื”ืŸ ืชืคื•ืจื™ืŸ ืœืกื‘ื›ื” ื“ืชื• ืœื ืฉืœืคื ืœื”ื• ืœืื—ื•ื•ื™ื™:
Lorsqu'ils sont cousus : ร  la rรฉsille ; elle ne les retirera donc pas pour les montrer.
๐Ÿ’ก Explication

La totefet (bandeau frontal) et les sarvitin (pendentifs vers les joues) sont interdits au dรฉbut du chapitre lorsqu'ils sont libres, car la femme les enlรจverait pour les montrer ร  ses amies. Cousus ร  la sevakha (rรฉsille), ils ne peuvent plus รชtre retirรฉs facilement.

5
ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคืื” ื ื›ืจื™ืช ืœื—ืฆืจ. ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื”, ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืกื ื“ืœื”, ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื”ืชืงื™ื ื” ืœื ื“ืชื”.

Avec le kavoul et avec la perruque, dans la cour ; avec le coton de son oreille, avec le coton de sa sandale et avec le coton qu'elle a prรฉparรฉ pour sa nidda.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืœื—ืฆืจ ืื›ื‘ื•ืœ ื•ืคื™ืื” ื ื›ืจื™ืช ืงืื™ ื“ืืกืจื• ืœืขื™ืœ ืœืžื™ืคืง ื‘ื” ืœืจื”"ืจ ื•ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื—ืฆืจ ืžื•ืชืจ ื•ื›ื‘ื•ืœ ื“ืกื™ืคื ื“ืžืชื ื™' ืœื ืื™ืคืœื’ื• ื‘ื” ืืžื•ืจืื™ ื“ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื›ื™ืคื” ืฉืœ ืฆืžืจ:
Dans la cour : cela se rapporte au kavoul et ร  la perruque, interdits plus haut pour sortir en reshout harabim ; il fallait nous apprendre que dans la cour c'est permis. Quant au kavoul de la fin de la Michna, les Amoraim n'ont pas discutรฉ ร  son sujet : selon tous, c'est un bonnet de laine.
ืคื™ืื” ื ื›ืจื™ืช ืงืœื™ืขืช ืฉืขืจ ืชืœื•ืฉื” ื•ืฆื•ื‘ืจืชื” ืขืœ ืฉืขืจื” ืขื ืงืœื™ืขืชื” ืฉืชืจืื” ื‘ืขืœืช ืฉืขืจ:
Perruque : une tresse de cheveux dรฉtachรฉs qu'elle pose sur ses cheveux avec sa propre tresse pour paraรฎtre abondamment chevelue.
ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื” ืฉื ื•ืชื ืช ืœื‘ืœื•ืข ืœื™ื—ื” ืฉืœ ืฆื•ืืช ื”ืื•ื–ืŸ:
Avec le coton de son oreille : qu'elle met pour absorber l'humiditรฉ du cรฉrumen.
ืฉื‘ืกื ื“ืœื” ืœืชืขื ื•ื’:
De sa sandale : pour le confort.
ืœื ื“ืชื” ื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืฉื™ื‘ืœืข ื‘ื• ื”ื“ื ื•ืœื ื™ื˜ื ืฃ ื‘ื’ื“ื™ื”:
Pour sa nidda : a cet endroit, pour qu'il absorbe le sang et que ses vรชtements ne soient pas salis.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื”ืชืงื™ื ื” ืœื ื“ืชื” ืค"ื” ื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืฉื™ื‘ืœืข ื‘ื• ื”ื“ื ื•ืœื ื™ื˜ื ืคื• ื‘ื’ื“ื™ื” ื•ืœ"ื  ื“ื"ื› ืืฆื•ืœื™ ื˜ื™ื ื•ืฃ ื”ื•ื ื•ืžืฉื•ื™ ื”ื•ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื™ื:) ื“ื›ืœ ืืฆื•ืœื™ ื˜ื™ื ื•ืฃ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื•ืžืฉื•ื™ ื”ื•ื ืœื›ืŸ ื "ืœ ืฉืœื ื™ืคื•ืœ ืขืœ ื‘ืฉืจื” ื•ืชื™ื™ื‘ืฉ ืขืœื™ื” ื•ื ืžืฆื ืžืฆืขืจื”:
Et avec le coton qu'elle a prรฉparรฉ pour sa nidda : Rachi explique : ร  cet endroit, pour qu'il absorbe le sang et que ses vรชtements ne soient pas salis. Cela ne me paraรฎt pas juste, car dans ce cas il sert ร  รฉviter la saletรฉ, et c'est un fardeau, comme on l'a dit au premier chapitre (11b) : tout ce qui sert ร  รฉviter la saletรฉ n'est pas considรฉrรฉ (comme vรชtement) et c'est un fardeau. Il me semble donc (qu'il sert ร  ce) que (le sang) ne tombe pas sur sa chair, n'y sรจche pas et ne la fasse souffrir.
๐Ÿ’ก Explication

Le kavoul et la peah nokhrit (perruque) sont interdits en reshout harabim (57b), mais la Michna les permet dans la cour. La Guemara discutera si cette permission est propre ร  ces deux parures.

Les trois sortes de mokh (coton) sont permises car elles servent le corps et restent en place. Tossefot prรฉcise que le coton de nidda sert ร  รฉviter la souffrance : un objet qui protรจge seulement de la saletรฉ serait un massoui (fardeau).

6
ื‘ืคื™ืœืคืœ, ื•ื‘ื’ืœื’ืœ ืžืœื—, ื•ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื ื™ืชืŸ ืœืชื•ืš ืคื™ื”, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืื ื ืคืœ โ€” ืœื ืชื—ื–ื™ืจ.

Avec du poivre, avec un grain de sel et toute chose qu'elle a mise dans sa bouche, ร  condition qu'elle ne l'y mette pas pour la premiรจre fois le Chabbat ; et si cela est tombรฉ, elle ne le remettra pas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืคืœืคืœ ืคืœืคืœ ืืจื•ืš ื ื•ืชื ืช ืืฉื” ื‘ืคื™ื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข:
Poivre : un poivre long qu'une femme met dans sa bouche lorsque son haleine sent mauvais.
ื’ืœื’ืœ ืžืœื— ื›ืžื• ื’ืจื’ื™ืจ ืžืœื— ืœืจืคื•ืืช ื—ื•ืœื™ ืฉื™ื ื™ื:
Grain de sel : comme un grain de sel, pour soigner une maladie des dents.
ืฉื ืชื ื” ืœืชื•ืš ืคื™ื” ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื:
Qu'elle a mise dans sa bouche : la veille (avant le Chabbat).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืคื™ืจืฉ ื”ืจ"ืจ ืคื•ืจืช ื’ื–ื™ืจื” ืžืฉื•ื ืฉื—ื™ืงืช ืกืžืžื ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืจืคื•ืื” ื”ื•ื ื•ืœ"ื  ื“ืื ื›ืŸ ืื ื ืคืœ ืืžืื™ ืœื ืชื—ื–ื™ืจ ื”ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืงื‘: ื•ืฉื) ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืจื˜ื™ื” ื‘ืžืงื“ืฉ ืื‘ืœ ืœื ื‘ืžื“ื™ื ื” ื•ืข"ื› ืœื ืืกืจื™ื ืŸ ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื”ืจื˜ื™ื” ืืœื ืžืฉื•ื ืฉืžื ื™ืžืจื— ื•ื”ื›ื ืœื ืฉื™ื™ืš ืžื™ืจื•ื— ื“ืื™ืŸ ืฉื™ื™ืš ืžื™ืจื•ื— ืืœื ื‘ื“ื‘ืจ ืœื— ื›ื’ื•ืŸ ืจื˜ื™ื” ืื‘ืœ ื‘ืคืœืคืœื™ืŸ ื•ื‘ื’ืœื’ืœื ืœื ืฉื™ื™ืš ืžื™ืจื•ื— ืœื›ืŸ ื "ืœ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืชืŸ ืœื›ืชื—ืœื” ืžืคื ื™ ืฉื ืจืื” ื›ืžืขืจืžืช ืœื”ื•ืฆื™ืื” ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื›ืœ ื”ื ืš ื“ืœืขื™ืœ ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื” ื•ืฉื‘ืกื ื“ืœื” ืืกื•ืจื™ืŸ ืœืชืช ืœื›ืชื—ืœื” ื•ื"ืช ื"ื› ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื• ืœืงืžืŸ ืคื•ืจืคืช ืขืœ ื”ืื‘ืŸ ืื• ืขืœ ื”ืื’ื•ื– ื•ื”ื ื ืจืื” ื›ืžืขืจืžืช ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ื ื™ื›ืจ ื”ื“ื‘ืจ ื•ื”ื›ืœ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ื“ืœื›ืš ืฆืจื™ื›ื” ื•ืœื™ื›ื ืฉื•ื ื—ืฉืฉื ืื‘ืœ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื ื ื•ืชื ืช ื‘ืชื•ืš ืคื™ื” ืื™ื ื ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืœืžื” ื”ื™ื ื ื•ืชื ืช:
ร€ condition qu'elle ne l'y mette pas pour la premiรจre fois le Chabbat : Rabbi Porat explique : c'est un dรฉcret ร  cause du broyage des ingrรฉdients, puisque c'est pour la guรฉrison. Cela ne me paraรฎt pas juste, car dans ce cas, si c'est tombรฉ, pourquoi ne pas le remettre ? On a dit au dernier chapitre d'Erouvin (102b) qu'on remet le pansement au Temple mais pas en province, et on n'interdit de remettre le pansement qu'ร  cause du risque d'รฉtaler (meroah) ; or ici l'รฉtalement ne s'applique pas, car il ne concerne qu'une substance humide comme un pansement, et non le poivre et le grain de sel. Il me semble donc que "ร  condition qu'elle ne l'y mette pas pour la premiรจre fois" (vient) de ce qu'elle semblerait ruser pour le transporter. Selon cette explication, tous les cas prรฉcรฉdents, le coton de l'oreille et de la sandale, sont interdits ร  placer pour la premiรจre fois (le Chabbat). Et si l'on demande : comment alors permet-on plus loin d'agrafer (un vรชtement) sur une pierre ou sur une noix, cela ne semble-t-il pas une ruse ? On peut rรฉpondre que lร  la chose est visible et tous savent qu'elle en a besoin pour cela, et il n'y a aucune crainte ; mais pour ce qu'elle met dans sa bouche, on ne sait pas pourquoi elle l'y met.
๐Ÿ’ก Explication

Le poivre et le sel en bouche ont un rรดle thรฉrapeutique ou d'hygiรจne ; ils sont permis s'ils ont รฉtรฉ placรฉs avant Chabbat. Placer ou remettre le Chabbat est interdit. Rabbi Porat y voit le dรฉcret de chehikat samamanim (broyage des remรจdes) ; Tossefot prรฉfรจre la crainte qu'elle paraisse ruser (ha'arama) pour transporter l'objet.

7
ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช, ืฉืŸ ืฉืœ ื–ื”ื‘ โ€” ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ื.

La dent postiche, la dent en or : Rabbi permet, et les Hakhamim interdisent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ื ื•ืชื ืช ื‘ืœื—ื™ื™ื” ืžืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ื”ื™ื ืฉืœ ื–ื”ื‘:
Dent postiche : qu'elle met dans sa mรขchoire, venant d'ailleurs, et elle est en or.
ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ืœืฆืืช ื‘ื”:
Rabbi permet : de sortir avec.
ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉื•ื ื” ืžืฉืืจ ื”ืฉื™ื ื™ื ื“ื™ืœืžื ืžื™ื—ื™ื™ื›ื™ ืขืœื” ื•ืฉืงืœื” ืœื” ืžื”ืชื ื•ืžืžื˜ื™ ืœื” ื‘ื™ื“ื” ื•ื‘ื’ืžืจื ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื ืงื˜ ื“ื•ื•ืงื ืœ"ื ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ืฉืŸ ืฉืœ ืื“ื ื”ื™ืชื” ื•ืื”ื™ืชื™ืจื ื“ืœืขื™ืœ ืงืื™ ื•ืœืื• ืืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื•ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื‘ืคืœืคืœ ื•ื‘ื’ืœื’ืœ ืžืœื— ื•ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ืฉืŸ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ื›ื•':
Et les Hakhamim interdisent : car puisqu'elle diffรจre des autres dents, peut-รชtre se moquera-t-on d'elle, elle l'รดtera de lร  et la portera ร  la main. Dans la Guemara nous disons que (la Michna) a citรฉ l'or prรฉcisรฉment. Autre explication : la dent postiche est une dent humaine et se rattache ร  la permission qui prรฉcรจde, et non ร  la mahloket de Rabbi et des Rabbanan ; voici ce qu'elle dit : avec le poivre, avec le grain de sel et avec la dent postiche ; la dent en or, Rabbi permet, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures chez Rachi : selon la premiรจre, chen totevet et chen chel zahav dรฉsignent le mรชme objet, une dent postiche en or, objet de la mahloket. Selon la seconde, la dent postiche humaine est permise sans discussion ; seule la dent en or, qui se remarque, est discutรฉe. Les Hakhamim craignent qu'elle l'รดte par honte et la porte en reshout harabim.

8
ื’ืžืณ ื•ืฆืจื™ื›ื, ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื™ื“ื” ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžืื™ืก, ืื‘ืœ ื—ื‘ื™ืจืชื” ื“ืžืื™ืก โ€” ืื™ืžื ืœื.

GUEMARA. Et c'est nรฉcessaire (d'enseigner les trois cas) : car si l'on nous avait appris (seulement) les siens, (on aurait dit que c'est permis) parce qu'ils ne sont pas repoussants ; mais ceux de sa compagne, qui sont repoussants, je dirais que non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื“ืœื ืžืื™ืก ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืžืฉืœืคื ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืžื—ื›ื• ืขืœื” ื•ืžืžื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื”:
Guemara. Qui ne sont pas repoussants : on ne peut donc pas dire qu'elle les retirera parce qu'on se moquera d'elle, et qu'elle les portera ร  la main.
๐Ÿ’ก Explication

Procรฉdรฉ classique de tsritcha : la Guemara montre qu'aucun des trois cas de la Michna n'est superflu. Les cheveux d'une autre femme sont maous (repoussants, souvent d'une autre couleur) ; on aurait pu craindre qu'on se moque d'elle et qu'elle les retire.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tsritcha : trois cas nรฉcessairesSes propres cheveuxpas repoussant=> permis รฉvidentCheveux d'une autrerepoussant (autre couleur)mais de son espรจce=> ne se remarque pasPoils d'animalpas de son espรจceon aurait pu interdire=> la Michna permetChaque cas enseigne ce que le prรฉcรฉdent ne permettait pas de dรฉduire.
Pourquoi la Michna doit รฉnoncer les trois sortes de cheveux (segments 7-8).
9
ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื—ื‘ื™ืจืชื” โ€” ื“ื‘ืช ืžื™ื ื” ื”ื•ื, ืื‘ืœ ื“ื‘ื”ืžื” ืœืื• ื‘ืจ ืžื™ื ื” ื”ื•ื ืื™ืžื ืœื, ืฆืจื™ื›ื.

Et si l'on nous avait appris ceux de sa compagne, (on aurait dit que c'est permis) parce qu'ils sont de son espรจce ; mais ceux d'un animal, qui ne sont pas de son espรจce, je dirais que non. C'est (donc) nรฉcessaire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื‘ืช ืžื™ื ื” ื”ื•ื ื•ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื•ืœื ืžื—ื™ื™ื›ื™ ืขืœื”:
Parce qu'ils sont de son espรจce : cela ne se remarque pas et on ne se moque pas d'elle.
๐Ÿ’ก Explication

Les cheveux d'une autre femme se confondent avec les siens (bat mina, de son espรจce). Les poils d'animal ne le sont pas : il fallait que la Michna les mentionne explicitement pour les permettre.

10
ืชื ื: ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืฆื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ื•ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื”.

On a enseignรฉ (dans une baraita) : ร  condition qu'une jeune fille ne sorte pas avec (les cheveux) d'une femme รขgรฉe, ni une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืฆื ื–ืงื ื” ื‘ื—ื•ื˜ื™ ืฉืขืจ ืฉืœ ื™ืœื“ื” ื•ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ื“ืœื‘ื ื•ืช ืขืœ ืฉื—ื•ืจื•ืช ืื• ืฉื—ื•ืจื•ืช ืขืœ ืœื‘ื ื•ืช ืžืื™ืก ื•ืืชื™ ืœืžื™ืฉืœืฃ:
ร€ condition que ne sorte pas une femme รขgรฉe : avec les fils de cheveux d'une jeune fille, ni une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, car du blanc sur du noir ou du noir sur du blanc est repoussant, et elle en viendra ร  les retirer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืฆื ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื” ื•ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ื›ืš ื”ื™ื ืขื™ืงืจ ื”ื’ื™ืจืกื ื•ื”ืฉืชื ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ื‘ืฉืœืžื ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื” ืฉื‘ื— ื”ื•ื ืœื” ืคื™ืจื•ืฉ ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ืฉืœื ืชืฆื ื“ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืžื—ื›ื• ืขืœื” ืืœื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ืืžืื™ ื’ื ืื™ ื”ื•ื ืœื” ืคื™ืจื•ืฉ ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืชืฆื ืคืฉื™ื˜ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื’ื ืื™ ื”ื•ื ืœื” ื•ื“ืื™ ืžื—ื›ื• ืขืœื” ื•ืฉืงืœื” ืœื”ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืชื ื ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื” ืืกื•ืจ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ื•ื“ื•ื—ืง ื”ื•ื ืœื•ืžืจ ื–ื• ื•ื"ืฆ ืœื•ืžืจ ื–ื• ืงืชื ื™ ื•ืื™ืช ื“ื’ืจืกื™ ืื™ืคื›ื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืฆื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ื•ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื” ื•ืื™ื ื• ืžื™ื•ืฉื‘ ื“ื"ื› ืืžืื™ ืคืจื™ืš ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ืืžืื™ ืฉื”ืจื™ ื›ืš ื”ื•ื ื“ืจืš ื”ืฉ"ืก ืœืฉื ื•ืช ื”ืคืฉื•ื˜ ืชื—ืœื” ื•ื”ืจื‘ ืคื•ืจืช ืžื™ื™ืฉื‘ ื’ื™ืจืกื ื–ื• ื•ื”"ืค ืืœื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื’ื ืื™ ื”ื•ื ืœื” ื“ืœืขื•ืœื ืœื ืชืฆื ื‘ื”ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื•ืœ:
ร€ condition que ne sorte pas une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille, ni une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe : telle est la version principale, et ainsi l'objection est bien posรฉe : "certes, une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille, c'est flatteur pour elle", c'est-ร -dire que c'est pour cela qu'il fallait nous apprendre qu'elle ne sortira pas, car mรชme ainsi on se moque d'elle ; "mais une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, pourquoi ? c'est humiliant pour elle", c'est-ร -dire pourquoi fallait-il nous apprendre qu'elle ne sortira pas ? C'est รฉvident : puisque c'est humiliant pour elle, on se moquera certainement d'elle et elle les retirera ; et puisqu'il a enseignรฉ qu'une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille est interdit, ร  plus forte raison une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe. Il est forcรฉ de dire qu'il enseigne selon le schรฉma "ceci, et il est inutile de dire cela". Certains lisent ร  l'inverse : "ร  condition que ne sorte pas une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, ni une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille". Cela ne s'explique pas bien, car alors pourquoi objecter "une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, pourquoi ?", puisque c'est ainsi l'usage du Talmud d'enseigner d'abord le cas simple. Le Rav Porat justifie cette version, et voici le sens : "mais une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, pourquoi fallait-il (le dire) ? C'est humiliant pour elle", de sorte qu'elle ne sortira jamais avec, mรชme en semaine.
๐Ÿ’ก Explication

La Tossefta limite la permission : les cheveux d'une autre femme doivent รชtre de la mรชme couleur. Un contraste visible entraรฎne la moquerie, donc le risque qu'elle les retire et les porte. Tossefot discute l'ordre de la baraita, qui dรฉtermine le sens de la question suivante.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Cheveux d'une autre femme : quand est-ce interdit ?Agรฉe avec cheveux de jeรปne filleflatteur : elle les porteraitinterdit (noir sur blanc : on rit)Jeune avec cheveux d'รขgรฉehumiliant : cas peu probablecitรฉ par entraรฎnement (aydรฉ)Blanc sur noir ou noir sur blanc : cela se voit, on se moque, elle les รดte et les porte.
La baraita sur les cheveux d'une femme d'un autre รขge et l'objection de la Guemara.
11
ื‘ืฉืœืžื ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื” โ€” ืฉื‘ื— ื”ื•ื ืœื”. ืืœื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื” ืืžืื™? ื’ื ืื™ ื”ื•ื ืœื”! ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื ื–ืงื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื”, ืชื ื ื ืžื™ ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื ื”.

Certes, une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille : c'est flatteur pour elle. Mais une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe, pourquoi (en parler) ?

C'est humiliant pour elle ! Puisqu'il a enseignรฉ une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille, il a enseignรฉ aussi une jeune fille avec ceux d'une femme รขgรฉe.

๐Ÿ’ก Explication

Une jeune fille ne porterait pas de cheveux blancs, puisque cela l'enlaidit. La baraita le mentionne par symรฉtrie : aydรฉ dรฉtana, "puisqu'il a enseignรฉ l'un, il a enseignรฉ l'autre". Formule courante pour expliquer un cas citรฉ par entraรฎnement.

12
ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคืื” ื ื›ืจื™ืช ืœื—ืฆืจ. ืืžืจ ืจื‘: ื›ืœ ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืœืฆืืช ื‘ื• ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื, ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื• ืœื—ืฆืจ โ€” ื—ื•ืฅ ืžื›ื‘ื•ืœ ื•ืคืื” ื ื›ืจื™ืช.

"Avec le kavoul et avec la perruque, dans la cour." Rav a dit : tout ce avec quoi les Sages ont interdit de sortir en reshout harabim, il est interdit de sortir avec dans la cour, sauf le kavoul et la perruque.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืœ ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืจื™ืฉ ืคืจืงื™ืŸ ื—ื•ื˜ื™ ืฆืžืจ ื•ืคืฉืชืŸ ื˜ื•ื˜ืคืช ื•ืฉืืจ ื”ืฉื ื•ื™ื™ื ื‘ืžืฉื ื” ืฉืืกื•ืจ ืœืœื›ืช ื‘ื”ืŸ ืœืจื”"ืจ:
Tout ce que les Sages ont interdit : au dรฉbut de notre chapitre, les fils de laine et de lin, la totรฉfet et les autres objets enseignรฉs dans la Michna avec lesquels il est interdit d'aller en reshout harabim.
ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ืœื—ืฆืจ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ื ื”ื• ื“ืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืขืœื™ื”ืŸ ื›ื“ืืžืจืŸ ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ื”ื ื˜ืœื™ื ื‘ื—ืฆืจ ืžื™ื”ื• ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ ืืกื•ืจ ื“ืžืจื’ืœื” ืœื™ื” ื•ื ืคืงื ื‘ื™ื” ืœืจื”"ืจ:
Il est interdit de sortir dans la cour : bien qu'il soit permis de les dรฉplacer, puisqu'ils ont le statut d'objet (keli), comme nous l'avons dit, et qu'ils sont comme tous les objets qu'on dรฉplace dans la cour ; mais ร  la maniรจre d'un vรชtement, c'est interdit, car elle en prendrait l'habitude et sortirait avec en reshout harabim.
ื—ื•ืฅ ืžื›ื‘ื•ืœ ื•ืคื™ืื” ืฉืžื•ืชืจ ืœื—ืฆืจ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ืœืงืžื™ื”:
Sauf le kavoul et la perruque : qui sont permis dans la cour, comme enseignรฉ la Michna ; la raison est expliquรฉe plus loin.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงืžื™ื” ื“ืจ' ื™ืจืžื™ื” ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื•ืงื ืžื ืžื ื ื•ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ืŸ ื•ืงืืžืจ ื‘ื™ืจื™ืช ื‘ืื—ืช ื•ื›ื‘ืœื™ื ื‘ืฉืชื™ื ื"ืœ ืืœื• ื•ืืœื• ื‘ืฉืชื™ื ื•ืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืฉืœืฉืœืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ื ืขืฉื” ื›ื‘ืœื™ื. ื•ื ืงืจื‘ ืงืจื‘ืŸ ื”' ืื™ืฉ ืืฉืจ ืžืฆื ื•ื’ื•' ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืœืžื” ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ืขื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ืคื ื™ื ืœื•ืžืจ ืœืš ื›ืœ ื”ืžืกืชื›ืœ ื‘ืืฆื‘ืข ืงื˜ื ื” ืฉืœ ืืฉื” ื›ืื™ืœื• ืžืกืชื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ื”ืชื•ืจืฃ:
Guemara. Ravin et Rav Houna รฉtaient assis devant R. Yirmeya, et R. Yirmeya somnolait. Ravin dit : la berit se porte ร  une jambe et les kevalim aux deux. (R. Yirmeya) lui dit : les unes et les autres se portent aux deux jambes, et l'on met une chaรฎnette entre elles, et elles deviennent des kevalim. "Nous apportons l'offrande de Hachem, chacun ce qu'il a trouvรฉ", etc. Rav Chechet a dit : pourquoi le verset a-t-il รฉnumรจre les parures extรฉrieures avec les parures intรฉrieures ? Pour te dire : quiconque regarde le petit doigt d'une femme est comme s'il regardait l'endroit intime.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre position : Rav. Les parures interdites en rue (fils, totรฉfet...) le sont aussi dans la cour, par crainte que l'habitude de les porter l'amรจne ร  sortir en rue. Seuls le kavoul et la perruque font exception, comme la Michna le prรฉcise.

Le Roch cite ici un rรฉsumรฉ de passages de 63b-64a (berit et kevalim, derasha de Rav Chechet).

13
ืจื‘ื™ ืขื ื ื™ ื‘ืจ ืฉืฉื•ืŸ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืืžืจ: ื”ื›ืœ ื›ื›ื‘ื•ืœ.

R. Anani bar Sasson a dit au nom de R.

Yichmael : tout est comme le kavoul.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ืœ ื›ื›ื‘ื•ืœ ื›ืœ ื”ื ืืกืจื™ื ืœื ื ืืกืจื• ืืœื ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืœื—ืฆืจ ืžื•ืชืจื™ื ื›ื›ื‘ื•ืœ:
Tout est comme le kavoul : tous les objets interdits ne l'ont รฉtรฉ que pour la reshout harabim, mais dans la cour ils sont permis, comme le kavoul.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ ืขื ื ื™ ื‘ืจื‘ื™ ืฉืฉื•ืŸ ืืžืจ ื”ื›ืœ ื›ื›ื‘ื•ืœ ื•ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขื ื ื™ ืžื“ืืžืจ ืžื™ืœืชื™ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ืชื ื ื”ื•ื ื•ืคืœื™ื’ ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื™ืงืœ ื•ืจ' ืขื ื ื™ ื“ืžืชื™ืจ ื‘ื—ืฆืจ ื”ื™ื™ื ื• ืืคื™ืœื• ื‘ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืขื•ืจื‘ืช ื“ื‘ื—ืฆืจ ืžืขื•ืจื‘ืช ืœื™ื›ื ืฉื•ื ื—ื“ื•ืฉ ืื ื›ืŸ ื ืฉื™ื ืžื•ืชืจื•ืช ืœื”ืชืงืฉื˜ ื‘ื‘ื™ืช ื•ื‘ื—ืฆืจ ื‘ื˜ื‘ืขื•ืช ื•ื‘ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื•ืื ื• ืฉืื™ืŸ ืœื ื• ืจื”"ืจ ื’ืžื•ืจ ื“ื›ืœ ืจื”"ืจ ืฉืœื ื• ื›ืจืžืœื™ืช ื”ื™ื ืฉื”ืจื™ ืื™ืŸ ืžื‘ื•ืื•ืช ืฉืœื ื• ืจื—ื‘ื•ืช ื™"ื• ืืžื” ื•ืœื ืก' ืจื™ื‘ื•ื ื‘ื•ืงืขื™ื ื‘ื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืขื•ืจื‘ืช ื•ืžื•ืชืจื•ืช ื ืฉื™ื ืฉืœื ื• ืœื”ืชืงืฉื˜ ื‘ื˜ื‘ืขื•ืช ื•ื‘ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื ื›ืคืจ"ืช ื•ื”ืงืฉื” ืจ"ื™ ื“ืืคื™ืœื• ืื™ ืจื”"ืจ ืฉืœื ื• ื—ืฉื™ื‘ ื›ื›ืจืžืœื™ืช ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื• ื›ืžื• ื—ืฆืจ ื•ื”ืืžืจ ืœืงืžืŸ ืคืจืง ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›.) ื’ื‘ื™ ื“ืœื™ืงื” ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฆื™ืœ ื‘ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื”. ืžืขื•ืจื‘ืช ื•ืœื ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ื•ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ื ื• ื‘ืจื•ืš ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื“ื™ื“ื”ื• ื”ื•ื• ืœื”ื• ืจื”"ืจ ื’ืžื•ืจื” ืœื ืžื“ืžื• ื›ืจืžืœื™ืช ืœื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืขื•ืจื‘ืช ื•ืืกืจื™ื ืŸ ื›ืจืžืœื™ืช ืžืฉื•ื ืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืื ื• ืฉืื™ืŸ ืœื ื• ืจื”"ืจ ื›ืœืœ ืื™ืŸ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ื›"ื› ื•ื”"ืจ ืฉืžืฉื•ืŸ ืžืฆื ื›ืชื•ื‘ ื‘ืฉื ืจื‘ื™ื ื• ืฉืจ ืฉืœื•ื ื“ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืจื’ื™ืœื•ืช ืœื”ืจืื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ืืกื•ืจ ื•ื›ืฉืื™ื ื ืจื’ื™ืœื•ืช ืžื•ืชืจื•ืช ื•ื ืฉื™ ื“ื™ื“ืŸ ืื™ื ืŸ ืžืจืื•ืช ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื”ืŸ ื•ื˜ื‘ืขื•ืชื™ื”ืŸ ื•ืžืฉ"ื” ืžื•ืชืจื•ืช ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ื•ืกื•ืฃ ื“ื‘ืจ ืืžืจื• ื”ืงื“ืžื•ื ื™ื ื“ืžื•ืชืจื•ืช ืœืฆืืช ื‘ื”ืŸ ื“ืžื•ื˜ื‘ ื™ื”ื• ืฉื•ื’ื’ื•ืช ื•ืืœ ื™ื”ื• ืžื–ื™ื“ื•ืช:
R. Anani berabbi Sasson a dit : tout est comme le kavoul : il semble que la halakha suive R. Anani, puisqu'il a dit son enseignement au nom de R. Yichmael b. R. Yossi, et R. Yichmael est un tanna qui peut contester. De plus, pour une rรจgle derabbanan (des Sages), on suit l'avis le plus clรฉment. Et R. Anani, qui permet dans la cour, permet mรชme dans une cour sans erouv, car dans une cour avec erouv il n'y aurait aucune nouveautรฉ. Dรจs lors, les femmes peuvent se parer ร  la maison et dans la cour de bagues et de parures. Et nous, qui n'avons pas de vรฉritable reshout harabim, puisque toutes nos rues sont des karmelit (nos ruelles n'ayant pas seize amot de large et six cent mille personnes ne les traversant pas), (notre rue) est comme une cour sans erouv, et nos femmes peuvent se parer de bagues et de parures, selon l'explication de Rabbenou Tam. Le Ri a objectรฉ : mรชme si notre reshout harabim est considรฉrรฉe comme une karmelit, comment la permettre comme une cour ? On dit plus loin, au chapitre Kol kitvei (Chabbat 120a), au sujet de l'incendie, qu'il est permis de sauver (des objets) vers une cour sans erouv et non vers une karmelit ! Rabbenou Baroukh rรฉpond : pour eux, qui avaient une vรฉritable reshout harabim, on ne comparait pas la karmelit ร  une cour sans erouv et on interdisait la karmelit ร  cause de la reshout harabim ; mais nous, qui n'avons aucune reshout harabim, il n'y a pas lieu d'รชtre si sรฉvรจre pour la karmelit. Le Rav Chimchon a trouvรฉ รฉcrit au nom de Rabbenou Char Chalom : ce que les femmes ont l'habitude de se montrer les unes aux autres est interdit, et ce qu'elles n'ont pas l'habitude (de montrer) est permis ; nos femmes ne montrent pas leurs parures et leurs bagues, et c'est pourquoi elles peuvent sortir avec. Finalement, les anciens ont dit qu'elles peuvent sortir avec, car mieux vaut qu'elles soient chogguot (fautives involontaires) plutรดt que mezidot (fautives dรฉlibรฉrรฉes).
๐Ÿ’ก Explication

Seconde position : R. Anani bar Sasson. Toutes les parures interdites en rue sont permises dans la cour. Le kavoul n'a rien de particulier.

Tossefot tranche comme lui et en tire, avec Rabbenou Tam, une consรฉquence pratique : nos rues ont le statut de karmelit, assimilรฉe ร  une cour sans erouv ; les femmes peuvent donc y porter leurs parures. Tossefot rapporte les objections et conclut par le principe moutav yihyou chogguin (mieux vaut une faute involontaire qu'une faute dรฉlibรฉrรฉe).

14
ืชื ืŸ: ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคืื” ื ื›ืจื™ืช ืœื—ืฆืจ. ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ โ€” ื ื™ื—ื, ืืœื ืœืจื‘ื™ ืขื ื ื™ ื‘ืจ ืฉืฉื•ืŸ ืงืฉื™ื! ืจื‘ื™ ืขื ื ื™ ื‘ืจ ืฉืฉื•ืŸ ืžืฉืžื™ื” ื“ืžืืŸ ืงืืžืจ ืœื™ื”? โ€” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ ื™ื•ืกื™, ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ ื™ื•ืกื™ ืชื ื ื”ื•ื ื•ืคืœื™ื’.

Nous avons appris : "avec le kavoul et avec la perruque, dans la cour". Selon Rav, cela va bien ; mais selon R.

Anani bar Sasson, c'est difficile ! Au nom de qui R.

Anani bar Sasson l'a-t-il dit ? Au nom de R.

Yichmael b. R.

Yossi ; R. Yichmael b.

R. Yossi est un tanna et il conteste (la Michna).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื ื™ื—ื ืžื“ื ืงื˜ ื”ื ื™ ื•ืฉื‘ืงื™ื ื”ื• ืœืื™ื ืš ื“ืžื™ืชื ื™ ื‘ื”ื“ื™ื™ื”ื• ืœืื™ืกื•ืจื ื‘ืจื™ืฉื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžื›ืœืœ ื“ื›ื•ืœื”ื• ืืฃ ืœื—ืฆืจ ื‘ืื™ืกื•ืจื™ื™ื”ื• ืงื™ื™ืžื™:
Selon Rav, cela va bien : puisqu'elle a citรฉ ceux-ci et a laissรฉ les autres, enseignรฉs avec eux comme interdits au dรฉbut de la Michna, on en dรฉduit qu'ils restent tous interdits, mรชme dans la cour.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืชื ื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืฆื ื™ืœื“ื” ื‘ืฉืœ ื–ืงื™ื ื” ื•ื–ืงื™ื ื” ื‘ืฉืœ ื™ืœื“ื”. ื‘ื›ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคื™ืื” ื ื›ืจื™ืช ืœื—ืฆืจ ืืžืจ ืจื‘ ื›ืœ ืฉืืกืจื• ื‘ื• ืœืฆืืช ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืืกื•ืจ ืœืฆืืช ื‘ื• ื‘ื—ืฆืจ ื—ื•ืฅ ืžื›ื‘ื•ืœ ื•ืคื™ืื” ื ื›ืจื™ืช. ื•ืจ' ืขื ื ื™ ื‘ืจ ืฉืฉื•ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืื•ืžืจ ื”ื›ืœ ื›ื›ื‘ื•ืœ. ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื“ืกืชื ืœืŸ ืชื ื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืœืจื‘ ืžืื™ ืฉื ื ื”ื ื™ ืืžืจ ืขื•ืœื ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืชื’ื ื” ืขืœ ื‘ืขืœื” ื•ื ืžืฆื ื‘ืขืœื” ืžื’ืจืฉื”. ื›ื“ืชื ื™ื ื•ื”ื“ื•ื” ื‘ื ื“ืชื” ื—ื›ืžื™ื ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืืžืจื• ืฉืœื ืชื›ื—ื•ืœ ื•ืฉืœื ืชืคืงื•ืก ื•ืœื ืชืชืงืฉื˜ ื‘ื‘ื’ื“ื™ ืฆื‘ืขื•ื ื™ืŸ ืขื“ ืฉื‘ื ืจ"ืข ื•ืœื™ืžื“ ื"ื› ื ืžืฆื ืืชื” ืžื’ื ื” ืขืœ ื‘ืขืœื” ื•ื ืžืฆื ื‘ืขืœื” ืžื’ืจืฉื”. ืืœื ืžื” ืช"ืœ ื•ื”ื“ื•ื” ื‘ื ื“ืชื” ื‘ื ื“ืชื” ืชื”ื ืขื“ ืฉืชื‘ื•ื ื‘ืžื™ื. ื•ืจ"ืช ื–"ืœ ืคืกืง ื›ืจ' ืขื ื ื™ ื‘ืจ ืฉืฉื•ืŸ ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื™ืงืœ ื•ืืข"ื’ ื“ืกืชื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ืจื‘. ื•ื“ื›ื•ื•ืชื™ื” ืืฉื›ื—ืŸ ื’ื‘ื™ ืคืจื•ื–ื‘ื•ืœ ื“ืกืชื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืกื‘ืจื ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ืคืจื•ื–ื‘ื•ืœ ื”ื™ื” ืœื™ ื•ืื‘ื“ ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื‘ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ืคืจืง ื”ืฉื•ืœื— (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื–:) ื›ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืกื‘ืจื ื›ืจื‘ ื“ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ืคืจื•ื–ื‘ื•ืœ ื”ื™ื” ืœื™ ื•ืื‘ื“ ื”ืœื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื”ืชืงืฉื˜ ื‘ื—ืฆืจ ื•ื›ืŸ ื ืžื™ ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืฉืื™ืŸ ืจื—ื‘ ื˜"ื• ืืžื” ื•ืื™ืŸ ืžืคื•ืœืฉื™ืŸ ืžืฉืขืจ ืœืฉืขืจ ื•ืื™ื ื• ืืœื ื›ืจืžืœื™ืช ื“ื”ื ืฉืจื™ื ืŸ ื‘ื—ืฆืจ. ื•ืžืฉืžืข ืืคื™ืœื• ื‘ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืขื•ืจื‘ืช ื•ืžื“ืงื“ืง ื‘ืžืชื ื™' ื•ืœื ื‘ื›ื‘ื•ืœ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืžืฉืžืข ื”ื ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ื•ื”ื›ืœ ื›ื›ื‘ื•ืœ. ื•ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ืœืœืžื•ื“ ื”ื™ืชืจ ื›ืจืžืœื™ืช ืžื”ื™ืชืจ ื—ืฆืจ ืฉืื™ืŸ ืžืขื•ืจื‘ืช ื›ื“ืืฉื›ื—ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื›ืชื‘ื™ ื”ืงื•ื“ืฉ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื˜ื–:) ื’ื‘ื™ ื”ืฆืœืช ืกืคืจื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืฉืื™ื ื• ืžืคื•ืœืฉ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื ืืžืจ ืืฃ ืœืžืคื•ืœืฉ ื•ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ืžื‘ื•ื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ืœื—ื™ ืื—ื“ ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจืžืœื™ืช ื•ื’ื‘ื™ ื”ืฆืœื” ืฉืื™ื ื” ืฉืœ ืžืฆื•ื” ืงืืžืจ ื”ืชื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื ืื•ืžืจ ืืฃ ืœื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืขื•ืจื‘ืช ืื‘ืœ ืœื›ืจืžืœื™ืช ืœื ืฉืจื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ืžืฆื•ื” ื‘ื”ืฆืœืชื. ื•ื”ื ื“ื“ื™ื™ืง ืžื“ืงืชื ื™ ื•ืœื ื‘ื›ื‘ื•ืœ ืœืจ"ื”. ื“ืžืฉืžืข ื”ื ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ืœืื• ื“ื™ื•ืงื ื”ื™ื ื“ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืœื ื™ืขืžื•ื“ ืื“ื ื‘ืจ"ื” ื•ื™ืฉืชื” ื‘ืจื”"ื™ ืขืจื•ื‘ื™ืŸ ืฆื˜. ืงืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื“ื”"ื” ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืงืชื ื™ ืœืจ"ื” ืืœื ื›ื“ืงืืžืจ ื”ื™ื ื’ื•ืคื” ื’ื–ื™ืจื” ื•ื›ื•' ื•ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืœื ื™ืขืžื•ื“ ืื“ื ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ื™ืฉืชื™ืŸ ืœืจื”"ื™ ืฉื ืฆื—: ื•ื›ืŸ ืœื ื™ืจื•ืง ื›"ืข ืžื•ื“ื• ื“ื”"ื” ื‘ื›ืจืžืœื™ืช ืืœื ื”ื™ื” ืื•ืจ"ืช ื–"ืœ ื“ืื™ืŸ ืœืืกื•ืจ ืœื ืฉื™ื ืชื›ืฉื™ื˜ื™ื”ืŸ ื›ื™ ืœื ื™ืฉืžืขื• ืœื ื• ื•ื”ื ื— ืœื”ืŸ ืœื‘ื ื•ืช ื™ืฉืจืืœ ืฉื™ื”ื• ืฉื•ื’ื’ื™ืŸ ื•ืืœ ื™ื”ื• ืžื–ื™ื“ื™ืŸ:
Guemara. On a enseignรฉ : ร  condition qu'une jeune fille ne sorte pas avec ceux d'une femme รขgรฉe, ni une femme รขgรฉe avec ceux d'une jeune fille. Avec le kavoul et avec la perruque dans la cour : Rav a dit : tout ce avec quoi on a interdit de sortir en reshout harabim, il est interdit de sortir avec dans la cour, sauf le kavoul et la perruque. Et R. Anani bar Sasson, au nom de R. Yichmael, dit : tout est comme le kavoul. La halakha suit Rav, car le tanna a statuรฉ anonymement comme lui. Et selon Rav, qu'y a-t-il de particulier ร  ceux-ci ? Oulla a dit : pour qu'elle ne devienne pas repoussante aux yeux de son mari et que son mari ne la rรฉpudie pas. Comme on l'a enseignรฉ : "et de celle qui souffre dans sa nidda" : les premiers Sages ont dit qu'elle ne mettra pas de khรดl, ne se fardera pas et ne se parera pas d'habits colorรฉs, jusqu'ร  ce que vienne R. Akiva et enseigne : s'il en est ainsi, tu la rends repoussante aux yeux de son mari et son mari la rรฉpudiera. Que vient donc enseigner "et de celle qui souffre dans sa nidda" ? Elle reste dans sa nidda jusqu'ร  ce qu'elle entre dans l'eau. Rabbenou Tam z.l. a tranchรฉ comme R. Anani bar Sasson, car pour une rรจgle des Soferim on suit l'avis clรฉment, bien que la Michna anonyme soit comme Rav. Nous trouvons un cas semblable pour le prozboul : la Michna anonyme estime qu'on ne peut pas dire "j'avais un prozboul et il s'est perdu", et nous รฉtablissons au chapitre Hacholรฉa'h (Guittin 37b) comme la baraita, qui estime avec Rav qu'on peut dire "j'avais un prozboul et il s'est perdu". Il est donc permis de se parer dans la cour, et aussi dans une reshout harabim qui n'a pas quinze amot de large et n'est pas ouverte d'une porte ร  l'autre, et qui n'est donc qu'une karmelit, puisque nous permettons dans la cour. Cela semble valoir mรชme pour une cour sans erouv. Et l'on dรฉduit de la Michna, "ni avec le kavoul en reshout harabim", que dans une karmelit c'est permis, et que tout est comme le kavoul. Il me semble qu'on ne doit pas dรฉduire la permission de la karmelit de celle de la cour sans erouv, comme nous le trouvons plus loin au chapitre Kol kitvei hakodech (Chabbat 116b) ร  propos du sauvetage des livres vers une impasse non traversante : R. Yehouda ben Betera dit : mรชme vers une impasse traversante ; et la Guemara explique : une impasse qui a deux murs et un lehi, qui selon R. Yehouda est une karmelit ; et pour un sauvetage qui n'est pas une mitsva, R. Yehouda ben Betera dit lร -bas : mรชme vers une cour sans erouv, mais il ne permet pas vers une karmelit, puisque leur sauvetage n'est pas une mitsva. Et la dรฉduction tirรฉe de ce que la Michna dit "ni avec le kavoul en reshout harabim", qui impliquerait que dans une karmelit c'est permis, n'est pas une vraie dรฉduction : pour "un homme ne se tiendra pas en reshout harabim pour boire en reshout hayahid" (Erouvin 99a), Abaye dit que la mรชme rรจgle vaut pour la karmelit ; et mรชme Rava, qui le conteste, ne le fait pas parce qu'il est enseignรฉ "en reshout harabim", mais pour la raison qu'il donne : "c'est elle-mรชme un dรฉcret", etc. Et pour "un homme ne se tiendra pas en reshout harabim pour uriner vers la reshout hayahid" (ibid. 98b), et de mรชme "il ne crachera pas", tous reconnaissent que la mรชme rรจgle vaut pour la karmelit. Mais Rabbenou Tam z.l. disait qu'on ne doit pas interdire aux femmes leurs parures, car elles ne nous รฉcouteront pas ; laisse les filles d'Israรซl, mieux vaut qu'elles soient chogguot que mezidot.
๐Ÿ’ก Explication

Objection contre R. Anani : la Michna ne permet dans la cour que le kavoul et la perruque ; les autres objets restent donc interdits. Rรฉponse : R. Anani rapporte l'avis d'un tanna, R. Yichmael b. R. Yossi, qui a le droit de contester une Michna.

Le Roch pose d'abord que la halakha suit Rav (stam Michna), puis rapporte que Rabbenou Tam tranche comme R. Anani (rรจgle derabbanan : lekoula). Il discute ensuite l'assimilation de la karmelit ร  la cour et conclut avec Rabbenou Tam : on ne proteste pas auprรจs des femmes.

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ื•ืจื‘, ืžืื™ ืฉื ื ื”ื ื™? ืืžืจ ืขื•ืœื: ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืชื’ื ื” ืขืœ ื‘ืขืœื”. ื›ื“ืชื ื™ื: ืดื•ื”ื“ื•ื” ื‘ื ื“ืชื”ืด โ€” ื–ืงื ื™ื ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืืžืจื• ืฉืœื ืชื›ื—ื•ืœ ื•ืœื ืชืคืงื•ืก ื•ืœื ืชืชืงืฉื˜ ื‘ื‘ื’ื“ื™ ืฆื‘ืขื•ื ื™ืŸ, ืขื“ ืฉื‘ื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืœื™ืžื“: ืื ื›ืŸ โ€” ืืชื” ืžื’ื ื” ืขืœ ื‘ืขืœื”, ื•ื ืžืฆื ื‘ืขืœื” ืžื’ืจืฉื”. ืืœื ืžื” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื•ื”ื“ื•ื” ื‘ื ื“ืชื”ืด โ€” ื‘ื ื“ืชื” ืชื”ื ืขื“ ืฉืชื‘ื ื‘ืžื™ื.

Et selon Rav, qu'y a-t-il de particulier ร  ceux-ci ? Oulla a dit : pour qu'elle ne devienne pas repoussante aux yeux de son mari.

Comme on l'a enseignรฉ : "et de celle qui souffre dans sa nidda" (Vayikra 15, 33) : les premiers anciens ont dit qu'elle ne mettra pas de khรดl, ne se fardera pas et ne se parera pas d'habits colorรฉs, jusqu'ร  ce que vienne R. Akiva et enseigne : s'il en est ainsi, tu la rends repoussante aux yeux de son mari, et son mari la rรฉpudiera.

Que vient donc enseigner "et de celle qui souffre dans sa nidda" ? Elle restera dans son รฉtat de nidda jusqu'ร  ce qu'elle entre dans l'eau.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืชื’ื ื” ื”ืชื™ืจื• ืœื” ืงืฆืช ืงื™ืฉื•ื˜ื™ื ื”ื ืื™ื:
Pour qu'elle ne devienne pas repoussante : on lui a permis quelques parures seyantes.
ื›ื“ืชื ื™ื ื“ื—ืฉื• ืจื‘ื ืŸ ืœื”ื›ื™:
Comme on l'a enseignรฉ : que les Rabbanan se sont prรฉoccupรฉs de cela.
ื‘ื ื“ืชื” ื”ื™ื• ื“ื•ืจืฉื™ืŸ ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื›ืžืฉืžืขื• ื›ื“ื‘ืจ ื”ืžื ื•ื“ื” ื•ืžืจื—ื™ืงื” ืžื‘ืขืœื”:
Dans sa nidda : les premiers (Sages) l'interprรฉtaient selon le sens de menoudรจ (mis ร  l'รฉcart), et l'รฉloignaient de son mari.
ืฉืœื ืชื›ื—ื•ืœ ืขื™ื ื™ื”:
Qu'elle ne mettra pas de khรดl : ร  ses yeux.
ื•ืœื ืชืคืงื•ืก ืฉืจืง ืขืœ ืคื ื™ื” ื˜ื™ื ืคืื "ืœ ื‘ืœืข"ื– ื•ื”ื•ื ืื“ื•ื:
Ne se fardera pas : elle met du fard sur son visage, tinpanel en langue รฉtrangรจre, qui est rouge.
ืชื”ื ื‘ื ื“ืชื” ื‘ื˜ื•ืžืืชื”:
Elle restera dans sa nidda : dans son impuretรฉ.
ืขื“ ืฉืชื‘ื ื‘ืžื™ื ืœื˜ื‘ื•ืœ ื•ืืข"ืค ืฉืขื‘ืจื• ื–' ืฉืœื” ื•ืคืกืง ืžืขื™ื™ื ื”:
Jusqu'ร  ce qu'elle entre dans l'eau : pour s'immerger, mรชme si ses sept (jours) sont passรฉs et que son flux s'est arrรชtรฉ.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืขื“ ืฉื‘ื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืœืžื“. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžื”ื™ื›ืŸ 'ื‘ื' ื•ืœืžื” ื ืงื™ื˜ ื‘ืœืฉื•ืŸ ื–ื”? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื’ื‘ื™ ืžื•ืจื ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืจืืฉ ื”ืฉื ื” ื™ื–:) ืขื“ ืฉื‘ื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ื•ืœื™ืžื“ ืืช ื”' ื-ืœื”ื™ืš ืชื™ืจื (ื“ื‘ืจื™ื ื™, ื›) ืœืจื‘ื•ืช ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื, ื•ืคื™ืจืฉื• ืจื‘ื ื™ ืืฉื›ื ื– ื–"ืœ ืขื“ ืฉื‘ื ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ืื—ืจ ืฉืขืœื” ื‘ืขืœื™ื™ืช ื”ืคืจื“ืก ืขื ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ื•ื‘ืŸ ื–ื•ืžื ื•ืืœื™ืฉืข ื•ืจืื” ืฉื ื“ื”ืขื ื™ืฉื• ืืช ืžืœืืš ืžื˜"ื˜ ืขืœ ืืฉืจ ืœื ืงื ืžืงืžื™ื” ืืœื™ืฉืข. ื•ื‘ื–ื” ื ืชื‘ืจืจ ื™ื•ืชืจ ืžื•ืจื ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืขื“ ื”ื™ื›ืŸ ืžื’ื™ืข! ื•ืœื›ืš ื ืชืขื•ืจืจ ืœื“ืจื•ืฉ ื“ืจืฉื” ื–ื• ืืช ืœืจื‘ื•ืช ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื•. ืืš ืืขื™ืงืจื ื“ืžืœืชื ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžื” ื˜ืขื ื™ืฉ ืœื”ืฉื•ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ ื‘ืฉืจ ื•ื“ื ืœื›ื‘ื•ื“ ื”ืžืงื•ื? ืืžื ื ื”ื˜ืขื ืžืคื•ืจืฉ ื‘ืกืคืจื™ ื”ืžืคืจืฉื™ื ืฉื’ื ื–ื” ื”ื•ื ื›ื‘ื•ื“ ื”ืžืงื•ื, ื™ืขืŸ ื›ื™ ื”ื—ื›ื ื”ื•ื ืžื•ืจื” ื—ื•ืงื™ ื”ื-ืœื”ื™ื ื•ืชื•ืจื•ืชื™ื• ื•ืžื•ื“ื™ืข ืœืขื ื”ื“ืจืš ื™ืœื›ื• ื‘ื” ื•ื”ืžืขืฉื” ืืฉืจ ื™ืขืฉื•ืŸ, ื•ืื ืœื ื™ื”ื™ื” ืœื• ื›ื‘ื•ื“ ื‘ื™ื•ืชืจ ื ืคื™ืง ืžื–ื” ื—ื•ืจื‘ื ืœืงื™ื•ื ื”ืชื•ืจื” ื•ื”ืžืฆื•ืช ืฉืœื ื™ื”ื™ื• ื“ื‘ืจื™ื• ื ืฉืžืขื™ื ืืฆืœ ื”ื”ืžื•ืŸ, ื•ืขืชื” ืžื“ื‘ืจ ื–ื” ืื ื—ื ื• ืœืžื“ื™ืŸ ื˜ืขื ื ื›ื•ืŸ ืืฆืœ ืืฉื” ื ื“ื” ืœื”ืชื™ืจ ืœื” ื”ืงื™ืฉื•ื˜ ื‘ื™ืžื™ ื ื“ืชื”, ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืชื’ื ื” ื‘ืขื™ื ื™ ื‘ืขืœื” ื•ื™ื’ืจืฉื ื” ื‘ืขืœื”. ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืขื“ ืฉื‘ื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ื•ื“ืจืฉ ื“ืจืฉื” ืœื”ืฉื•ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืœื›ื‘ื•ื“ ืฉืžื™ื, ืฉืื– ืœื™ืžื“ ืœื ื• ื’ื ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœื”ืชื™ืจ ื”ืงื™ืฉื•ื˜ ื‘ื ื“ื” ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืชื’ื ื”, ื›ืžื• ืฉืžืฆื™ื ื• ื”ื™ืชืจ ืœื”ืฉื•ื•ืช ื›ื‘ื•ื“ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืœื›ื‘ื•ื“ ืฉืžื™ื ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืชื’ื ื” ื‘ืขื™ื ื™ ื”ื”ืžื•ืŸ ื•ื™ื”ื™ื• ื“ื‘ืจื™ื• ื ืฉืžืขื™ืŸ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“, ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ื”ื™ื” ืชื—ืœืชื• ืขื ื™ ืฉื”ื™ื” ื›ืžื” ืฉื ื™ื ื‘ืชื—ืœืช ื™ืžื™ื• ืžืกื•ื’ ื”ืขื ื™ื™ื, ื•ืื—ืจ ื›ืš ื‘ื ื•ื ื›ื ืก ืขื ืกื•ื’ ื”ืขืฉื™ืจื™ื, ื•ืžืฆื™ื ื• ืื—ืจ ืฉื ืชืขืฉืจ ื”ื™ื” ืžื›ื‘ื“ ืืช ืืฉืชื• ื‘ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื™ืงืจื™ื ืžื” ืฉืœื ืขืฉื• ื–ืืช ืฉืืจ ื—ื›ืžื™ื, ื›ื™ ืืคื™ืœื• ืืฉืชื• ืฉืœ ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืฉื”ื™ื” ื ืฉื™ื ื•ืขืฉื™ืจ ื’ื“ื•ืœ ื ืชืงื ืืช ืžืžื ื”, ื•ืืžืจื” ืœื‘ืขืœื” ืืชื” ื ืฉื™ื ื•ื’ื“ื•ืœ ืื™ืš ืœื ืชืขืฉื” ืœื™ ื›ืžื• ืฉืขื•ืฉื” ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ืœืืฉืชื•?! ื•ืขื•ื“ ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื“ืืžืจื• ืœื• ืชืœืžื™ื“ื™ื• ืจื‘ื™ื ื• ื‘ื™ื™ืฉืชื ื• ื‘ืžื” ืฉืืชื” ืขื•ืฉื” ื›ืœ ื›ืš ืœืืฉืชืš! ื•ืžืื—ืจ ืฉื”ื™ื” ื ื•ืชืŸ ื›ื‘ื•ื“ ืœื ืฉื™ื ืœื›ืš ืฉื ืขืœ ืœื‘ื• ืœื“ืจื•ืฉ ื•ืœืชืช ื˜ืขื ื‘ืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื ืฉื™ื ื’ื ื‘ื™ืžื™ ื ื“ืชื”, ื›ื™ ื”ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื”ื ื›ื‘ื•ื“ ื”ืืฉื”. ื•ื–ื” ืฉืืžืจ ืขื“ ืฉื‘ื ื‘ืกื•ื’ ื”ืขืฉื™ืจื™ื ืฉืื– ื”ื™ื” ื ื–ื”ืจ ื‘ื›ื‘ื•ื“ ื”ื ืฉื™ื, ื•ืื– ืœื™ืžื“ ื”ืœื›ื” ื–ื• ื”ื ื•ืชื ืช ื›ื‘ื•ื“ ื•ื™ืงืจ ืœื ืฉื™ื.
Jusqu'ร  ce que vienne R. Akiva et enseigne. On peut demander : d'oรน est-il venu, et pourquoi employer cette expression ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'au sujet de la crainte due aux talmidei hakhamim, nos Maรฎtres ont dit (Roch Hachana 17b ; Pessahim 22b) : "jusqu'ร  ce que vienne R. Akiva et enseigne : 'Hachem ton D.ieu tu craindras', pour inclure les talmidei hakhamim". Les Rabbanim d'Achkenaz ont expliquรฉ : jusqu'ร  ce qu'il revienne du Ciel, aprรจs รชtre montรฉ au Pardes avec Ben Azzai, Ben Zoma et Elicha, oรน il vit que l'on punit l'ange Metatron parce qu'il ne s'รฉtait pas levรฉ devant Elicha. Il comprit alors davantage jusqu'oรน va la crainte due aux talmidei hakhamim, et c'est pourquoi il fut incitรฉ ร  donner cette derasha du mot et pour inclure les talmidei hakhamim ; fin de leurs paroles. Mais sur le fond, on peut demander : quelle raison y a-t-il de comparer l'honneur d'un รชtre de chair et de sang ร  l'honneur du Makom ? La raison est expliquรฉe dans les livres des commentateurs : cela aussi est l'honneur du Makom, car le Sage enseigne les lois de D.ieu et Ses enseignements, et fait connaรฎtre au peuple le chemin ร  suivre et les actes ร  accomplir ; s'il n'avait pas un grand honneur, il en rรฉsulterait un dommage pour l'observance de la Torah et des mitsvot, car ses paroles ne seraient pas รฉcoutรฉes par la foule. De cela nous apprenons une raison juste, pour la femme nidda, de lui permettre de se parer pendant les jours de sa nidda, afin qu'elle ne devienne pas repoussante aux yeux de son mari et que son mari ne la rรฉpudie pas. C'est pourquoi il dit : jusqu'ร  ce que vienne R. Akiva du Ciel et donne une derasha comparant l'honneur des talmidei hakhamim ร  l'honneur du Ciel ; alors il nous a enseignรฉ aussi cette chose, permettre la parure de la nidda afin qu'elle ne devienne pas repoussante, de mรชme que nous trouvons la permission de comparer l'honneur des talmidei hakhamim ร  l'honneur du Ciel afin que (le Sage) ne soit pas mรฉprisรฉ aux yeux de la foule et que ses paroles soient รฉcoutรฉes. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, que R. Akiva fut d'abord pauvre, pendant plusieurs annรฉes au dรฉbut de sa vie, parmi les pauvres, puis il vint et entra parmi les riches. Nous trouvons qu'aprรจs s'รชtre enrichi, il honorait sa femme de parures prรฉcieuses, ce que ne faisaient pas les autres Sages : mรชme la femme de Rabban Gamliel, qui รฉtait Nassi et trรจs riche, l'envia et dit ร  son mari : tu es Nassi et grand, comment ne fais-tu pas pour moi ce que R. Akiva fait pour sa femme ? Nos Maรฎtres ont dit encore que ses รฉlรจves lui dirent : notre maรฎtre, tu nous as fait honte par tout ce que tu fais pour ta femme ! Puisqu'il donnait de l'honneur aux femmes, il eut ร  cล“ur de donner cette derasha et de justifier la parure des femmes mรชme pendant les jours de leur nidda, car les parures sont l'honneur de la femme. C'est ce qu'il dit : "jusqu'ร  ce que vienne" dans la catรฉgorie des riches, car alors il รฉtait attentif ร  l'honneur des femmes, et alors il enseigna cette halakha qui donne honneur et estime aux femmes.
๐Ÿ’ก Explication

Oulla explique la permission du kavoul et de la perruque dans la cour : sans aucune parure, la femme deviendrait repoussante aux yeux de son mari. Il appuie cela sur la baraita de R. Akiva.

Les zekenim harichonim lisaient niddata comme menoudรจ (mise ร  l'รฉcart) et interdisaient ร  la nidda tout fard. R. Akiva rejette cette lecture : le verset enseigne que l'รฉtat de nidda dure jusqu'ร  l'immersion, mรชme aprรจs la fin des jours et du flux.

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ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžืคื ื™ ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ โ€” ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื“ืจื™ ื—ื“ืจื™ื ืืกื•ืจ.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : partout oรน les Sages ont interdit (un acte) ร  cause de mar'it ha'ayin (ce que l'on pourrait voir), c'est interdit mรชme dans les chambres les plus retirรฉes.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœ ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžืฉื•ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืฉืœื ื™ื—ืฉื“ื•ื”ื• ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืจื™ื•ืŸ ื•ืงืกื“ื ื•ืžื’ืคื™ื™ื ืื• ืœื ื™ืงืฉื•ืจ ื’ืžืœื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืื–ื™ืœ ืœื—ื™ื ื’ื:
Tout ce que les Sages ont interdit ร  cause de mar'it ha'ayin : pour qu'on ne le soupรงonne pas d'un interdit, par exemple la cuirasse, le casque et les jambiรจres ; ou "il ne liera pas les chameaux l'un ร  l'autre", car il semble aller ร  la foire.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ื›ื•'. ื™"ืž ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ืžื“ืชื ื™ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ (ื“ืฃ ืžื.) ืื™ืŸ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื’ื•ืžื ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืฉืœื ื™ื—ืงื” ื”ืืคื™ืงื•ืจืกื™ื ื•ื‘ื—ืฆืจ ืžื•ืชืจ ื•ืžื™ื”ื• ืื™ืŸ ื–ื” ืจืื™ื” ื“ื‘ื—ืฆืจ ืžื•ืชืจ ื“ืืฃ ื”ืจื•ืื” ืื•ืชื• ืื•ืžืจ ืœื ืงืจ ื—ืฆืจื• ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืื‘ืœ ื‘ืขืœืžื ืฉืื ื™ืจืื” ืื“ื ื”ืจื•ืื” ื™ื—ืฉื“ื ื• ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื“ืจื™ ื—ื“ืจื™ื ืืกื•ืจ:
Rav a dit : partout oรน les Sages ont interdit, etc. Certains expliquent que la halakha ne suit pas Rav, puisqu'on enseigne dans Houlin (41a) : on n'รฉgorge pas dans une fosse en reshout harabim, pour ne pas imiter les hรฉrรฉtiques (apikorsim), et dans la cour c'est permis. Mais ce n'est pas une preuve : dans la cour c'est permis parce que celui qui le voit dit : il a besoin de nettoyer sa cour ; mais en gรฉnรฉral, quand celui qui voit le soupรงonnerait, c'est interdit mรชme dans les chambres les plus retirรฉes.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžืคื ื™ ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื“ืจื™ ื—ื“ืจื™ื ืืกื•ืจ. ื•ื”ืชื ืŸ ืฉื•ื˜ื—ืŸ ื‘ื—ืžื” ืื‘ืœ ืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืขื ืชื ืื™ ื”ื™ื ื“ืชื ื™ื ืฉื•ื˜ื—ืŸ ื‘ื—ืžื” ืื‘ืœ ืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืขื. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจ"ืฉ ืื•ืกืจื™ืŸ. ื”ื ืžืœืชื ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืกืชื ื‘ืžืฉื ื” ื•ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื”ืœื›ืชื ื›ืžื—ืœื•ืงืช ื“ื‘ืจื™ื™ืชื. ื“ืงืื™ ืจื‘ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืžืงืฉื™ื ืŸ ืžื™ื ื™ื” ืค"ืง ื“ืข"ื– ื“ืฃ ื™ื‘. ืžืื™ ืื™ืŸ ื ืจืื” ืื™ืœื™ืžื ื“ืœื ืžื™ืชื—ื–ื™ ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื"ืจ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืกืจื• ื•ื›ื•' ืืœืžื ื”ืœื›ืชื ื”ื›ื™. ื•ืจื‘ื™ื ื• ื ืกื™ื ื’ืื•ืŸ ื–"ืœ ืคืกืง ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื•ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ืค"ื‘ ื“ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืžื: ื”ืจื•ืฆื” ืœื ืงืจ ื—ืฆื™ืจื• ืขื•ืฉื” ืžืงื•ื ื—ื•ืฅ ืœื’ื•ืžื ื•ืฉื•ืชืช ื•ื™ื•ืจื“ ืœื’ื•ืžื ื•ื‘ืฉื•ืง ืœื ื™ืขืฉื” ื›ืŸ ืฉืœื ื™ื—ืงื” ืืช ื”ืฆื“ื•ืงื™ื. ื•ืœืื• ืจืื™ื” ื”ื™ื ื“ืœืื• ืื•ืœืžื™ื” ื“ื”ืš ืžืชื ื™' ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ืžื”ืš ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืžืชื ื™' ื“ื”ื›ื ื“ืืžืจ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื“ืจื‘ ื•ืืžืจ ื“ืจื‘ ืชื ืื™ ื”ื™ื ื•ื›ืŸ ืื™ืชืžืจ ื‘ืจื™ื™ืชื ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื‘ืžื” ืืฉื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื“:) ื“ืœื ื›ืจื‘. ื•ืขื•ื“ ื“ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ื”ืจื•ืื” ืื•ืžืจ ืœื ืงืจ ื—ืฆื™ืจื• ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ื•ืœื™ื›ื ื—ืฉื“ื ื›ืœืœ. ื•ืื™ืŸ ืจืื™ื” ื ืžื™ ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ื‘ืคืจืง ืืฃ ืขืœ ืคื™ (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ืก.) ื ื—ื•ื ืื™ืฉ ื’ืœื™ื ืื•ืžืจ ืฆื ื•ืจ ืฉืขืœื• ื‘ื• ืงืฉืงืฉื™ื ืžืžืขื›ื• ื‘ืฆื ืขื” ื‘ืจื’ืœื• ื•ืื™ื ื• ื—ื•ืฉืฉ ื•ืคืกื™ืง ื”ืชื ื”ืœื›ืชื ื›ื ื—ื•ื. ื“ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืœื™ื›ื ื—ืฉื“ื ื“ืื™ืกื•ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžืฉื•ื ืฉืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื• ืฉืขื•ืฉื” ื›ืœืื—ืจ ื™ื“. ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื›ืœืื™ื ื’ืจ' ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืคืœื™ื’ื™ ืขืœ ื“ืจื‘ ืคืฉืชืŸ ืฉืฆื‘ืข ื‘ื”ืจืช ืœื ื™ืขืฉื” ืžืžื ื” ืื™ืžืจื ืžืคื•ืจืกืžืช. ื•ื‘ื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ืžื•ืชืจ. ืžืชื ื™' ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ ื ืชืคื–ืจื• ืœื• ืžืขื•ืช ืœืคื ื™ ืข"ื– ืœื ื™ื”ื ืฉื•ื—ื” ื•ืžืœืงื˜ ืฉืœื ื™ื”ื ื ืจืื” ื›ืžืฉืชื—ื•ื” ืœืข"ื–. ื•ืื ื”ื™ื” ืžืงื•ื ืฆื ื•ืข ืžื•ืชืจ. ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘. ืคืจืฆื•ืคื™ืŸ ืฉืžื˜ื™ืœื™ืŸ ืžื™ื ื‘ื›ืจื›ื™ื ืœื ื™ืชืŸ ืคื™ื• ื˜ืœ ืคื™ื”ืŸ ืฉืœื ื™ื”ื ื ืจืื” ื›ืžื ืฉืง ืœืข"ื–. ื•ืื ื”ื™ื” ืžืงื•ื ืฆื ื•ืข ืžื•ืชืจ. ืžืชื ื™' ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ ืื™ืŸ ืฉื•ื—ื˜ื™ื ื‘ื’ื•ืžื ืื‘ืœ ืขื•ืฉื” ืื“ื ื’ื•ืžื ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื™ื›ื ืก ื”ื“ื ืœืชื•ื›ื” ื•ื‘ืฉื•ืง ืœื ื™ืขืฉื” ื›ืŸ ืฉืœื ื™ื—ืงื” ืืช ื”ืฆื“ื•ืงื™ื. ืžืชื ื™' ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื’ื™ืข ืœื—ืฆืจ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ืฉื•ื˜ื—ืŸ ื‘ื—ืžื” ืื‘ืœ ืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืขื. ืžืชื ื™' ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ ื‘ื™ื‘ ืฉื”ื•ื ืงืžื•ืจ ื“' ืืžื•ืช ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืื™ืŸ ืฉื•ืคื›ื™ื ืžื™ื ืœืชื•ื›ื• ื‘ืฉื‘ืช ืชื ื™ ืขืœื” ืื ื”ื™ืชื” ืžื–ืœื—ืช ืžื•ืชืจืช ืฆื ื•ืจื•ืช ืžืงืœื—ื™ืŸ ืืกื•ืจ. ืขื•ื ืช ื’ืฉืžื™ื ืžื•ืชืจ ื•ืชื ื™ ื‘ืจ ืงืคืจื ืื ื”ื™ื” ืžืงื•ื ืฆื ื•ืข ืžื•ืชืจ. ืื™ืœื™ืŸ ืคืœื™ื’ื™ ืขืœ ืจื‘ ื•ืœื™ืช ืœื”ื•ืŸ ืงื™ื•ื:
Guemara. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : partout oรน les Sages ont interdit ร  cause de mar'it ha'ayin, c'est interdit mรชme dans les chambres les plus retirรฉes. Or nous avons appris : il les รฉtend au soleil, mais pas devant les gens ! C'est une mahloket de tannaim, comme on l'a enseignรฉ : il les รฉtend au soleil, mais pas devant les gens ; R. Eliezer et R. Chimon interdisent. Pour cette question, bien qu'il y ait une Michna anonyme et une mahloket dans une baraita, la halakha suit la mahloket de la baraita, avec laquelle Rav est d'accord, puisqu'on objecte ร  partir de lui au premier chapitre d'Avoda Zara (12a) : "que signifie 'il ne semble pas' ? Si c'est qu'on ne le voit pas, Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Rav : partout oรน ils ont interdit, etc." ; donc la halakha est ainsi. Rabbenou Nissim Gaon z.l. a tranchรฉ que la halakha ne suit pas Rav, et en a apportรฉ la preuve de ce qu'on enseigne au deuxiรจme chapitre de Houlin (41b) : celui qui veut nettoyer sa cour fait un endroit hors de la fosse, (le sang) s'รฉcoule et descend dans la fosse ; et au marchรฉ il ne fera pas ainsi, pour ne pas imiter les Sadducรฉens. Ce n'est pas une preuve, car cette Michna et cette baraita n'ont pas plus de poids que la Michna et la baraita d'ici, dont (la Guemara) a dit qu'elles contestent Rav et que Rav suit une opinion tannaitique. De mรชme, une baraita a รฉtรฉ citรฉe plus haut au chapitre Bameh isha (Chabbat 64b) contre Rav. De plus, lร -bas c'est diffรฉrent, car celui qui voit dit : il a besoin de nettoyer sa cour, et il n'y a aucun soupรงon. Il n'y a pas de preuve non plus de ce qu'on enseigne au chapitre Af al pi (Ketoubot 60a) : Nahoum ich Galya dit : une gouttiรจre oรน sont montรฉs des dรฉbris, il les รฉcrase discrรจtement avec son pied sans crainte ; et on y a tranchรฉ comme Nahoum. Lร -bas c'est diffรฉrent, car il n'y a pas de soupรงon d'interdit de la Torah, puisqu'on le voit agir de maniรจre inhabituelle (kilaahar yad). Dans le Yerouchalmi, au dernier chapitre de Kilayim, on trouve : des Michnayot contestent Rav. Du lin qu'on a teint dans le baheret, on n'en fera pas une bande voyante, mais pour les coussins et les couvertures c'est permis ; la Michna conteste Rav. Si ses piรจces sont tombรฉes devant une idole, il ne se penchera pas pour les ramasser, afin de ne pas sembler se prosterner devant l'idole ; et si c'est un endroit discret, c'est permis ; la Michna conteste Rav. Les figures qui dรฉversent de l'eau dans les villes, il ne posera pas sa bouche sur leur bouche, afin de ne pas sembler embrasser l'idole ; et si c'est un endroit discret, c'est permis ; la Michna conteste Rav. On n'รฉgorge pas dans une fosse, mais on fait une fosse dans sa maison pour que le sang y entre, et au marchรฉ on ne fera pas ainsi, pour ne pas imiter les Sadducรฉens ; la Michna conteste Rav. Arrive ร  la cour extรฉrieure, il les รฉtend au soleil, mais pas devant les gens ; la Michna conteste Rav. Un รฉgout voรปtรฉ de quatre amot en reshout harabim, on n'y verse pas d'eau le Chabbat ; on a enseignรฉ ร  ce sujet : si c'รฉtait un dรฉversoir, c'est permis ; les gouttiรจres qui coulent, c'est interdit ; ร  la saison des pluies, c'est permis ; et Bar Kappara a enseignรฉ : si c'รฉtait un endroit discret, c'est permis. Tous ceux-lร  contestent Rav, et ils n'ont pas de maintien.
๐Ÿ’ก Explication

Mar'it ha'ayin : un acte permis en soi, interdit parce que celui qui le voit pourrait croire qu'on transgresse. Rav pose que le dรฉcret s'applique partout, mรชme lร  oรน personne ne voit : les Sages n'ont pas distinguรฉ.

Le Roch tranche comme Rav contre Rabbenou Nissim Gaon, et rรฉpond aux preuves contraires (nettoyage de la cour, gouttiรจre de Nahoum). Il cite enfin le Yerouchalmi, qui recense les Michnayot opposรฉes ร  Rav.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mar'it ha'ayin : mรชme dans les piรจces les plus retirรฉes ?Rav (via Rav Yehouda)interdit mรชme dans les chambres intรฉrieuresMichna (54b)la bรชte ne sort pas avec une clochettemรชme bouchรฉe (on croirait au marchรฉ)Baraitaon bouche la clochetteet on se promรจne avec elle dans la courContredit Rav ? Rรฉponse : c'est une mahloket de tannaim
La rรจgle de Rav sur mar'it ha'ayin, l'objection de la clochette bouchรฉe et la rรฉponse (segments 15-17).
17
ืชื ืŸ: ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืคืงื•ืง. ื•ืชื ื™ื ืื™ื“ืš: ืคื•ืงืง ืœื” ื–ื•ื’ ื‘ืฆื•ืืจื” ื•ืžื˜ื™ื™ืœ ืขืžื” ื‘ื—ืฆืจ.

Nous avons appris : "(la bรชte ne sortira) pas avec une clochette, mรชme si elle est bouchรฉe" ; et une autre baraita enseigne : on bouche la clochette ร  son cou et on se promรจne avec elle dans la cour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืืข"ืค ืฉื”ื•ื ืคืงื•ืง ื•ืื™ื ื• ืžื•ืœื™ื“ ืงื•ืœ ืœื ืชืฆื ื‘ื”ืžื” ื‘ื• ื•ื˜ืขืžื ืคืจื™ืฉื ื ื‘ืค' ื‘ืžื” ื‘ื”ืžื” (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื ื“:) ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืื–ื™ืœ ืœื—ื™ื ื’ื:
Pas avec une clochette, mรชme si elle est bouchรฉe : et ne produit aucun son, la bรชte ne sortira pas avec ; la raison a รฉtรฉ expliquรฉe au chapitre Bameh behema (plus haut, Chabbat 54b) : cela semble aller ร  la foire.
ื•ืชื ื™ื ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื‘ื—ืฆืจ ื“ืœื™ื›ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืžื•ืชืจ:
Et on a enseignรฉ : dans une baraita, que dans la cour, oรน il n'y a pas de mar'it ha'ayin, c'est permis.
๐Ÿ’ก Explication

Objection contre Rav : la clochette bouchรฉe est interdite en rue ร  cause de mar'it ha'ayin (on croirait qu'il mรจne la bรชte vendre au marchรฉ). Pourtant la baraita permet dans la cour, lร  oรน personne ne voit. Cela contredit la rรจgle "mรชme dans les chambres intรฉrieures".

18
ืชื ืื™ ื”ื™ื, ื“ืชื ื™ื:

C'est une mahloket de tannaim, comme on l'a enseignรฉ :

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : Rav suit un avis tannaitique opposรฉ ร  cette baraita. La baraita qui prouve la mahloket (รฉtendre des vรชtements mouillรฉs au soleil) est citรฉe au dรฉbut de 65a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).