Shabbat 65a โ€” Mokh, dent en or et sela sur la plaie : sortir avec ce qu'on ne montrera pas

Shabbat 65a

Sougya : Le daf achรจve le dรฉbat sur marit ha-ayin (ce qui est interdit ร  cause de l'apparence) puis commente la Michna des objets avec lesquels une femme peut sortir le Chabbat. Rami bar Ye'hezkel exige que le mokh (tampon de coton) soit attachรฉ ร  l'oreille ou ร  la sandale ; Rava dispense le mokh de la nidda car il est repoussant.

Pour la dent postiche en or, Rabbi Zeira limite la discussion ร  l'or, et Abaye rattache Rabbi, Rabbi Eliezer et Rabbi Chimon ben Elazar ร  un mรชme principe : un objet dont le retrait rend la femme disgracieuse ne sera pas enlevรฉ pour รชtre montrรฉ. Une nouvelle Michna traite de la sela sur la plaie, des fils aux oreilles des fillettes et des voiles des femmes d'Arabie et de Mรฉdie ; la Guemara commence ร  expliquer les pratiques du pรจre de Chmouel envers ses filles.

Sortir le Chabbat avec un objet : ร  quelle condition ?Mokh (coton) dans l'oreilleattachรฉ ร  l'oreille, ou bien enfoncรฉ (mehadek)Mokh dans la sandaleattachรฉ ร  la sandaleMokh pour la niddapermis mรชme non attachรฉ : il est repoussant (Rava)Mokh tenu par une poignรฉe (beit yad)permis : reste repoussant (Rabbi Yo'hanan)Poivre, grain de sel, gingembrepermis : placรฉ dans la bouche (remรจde)Dent postiche en argentpermis selon tousDent postiche en orRabbi permet, les Hakhamim interdisentFils colorรฉs (filles de Chmouel)leur pรจre l'interdisait : on les montreCritรจre commun : risque qu'elle l'enlรจve et le porte 4 amot en domaine public
Les objets de la Michna et la condition retenue par la Guemara pour chacun.
Abaye : ce qui la rend disgracieuse, elle ne va pas le montrerPrincipe (kol mida de-mignia bei)enlever l'objet rรฉvรจle un dรฉfaut : pas de risqueRabbident postiche en orsans la dent, il luimanque une dentRabbi Eliezerkovelet et flacon de baumeles porte celle dontl'odeur est mauvaiseR. Chimon ben Elazarsous la rรฉsille (savkha)l'enlever dรฉcouvriraitses cheveuxLes Hakhamim (contre Rabbi) interdisent la dent en orRoch : ces trois forment une seule opinion, la halakha n'est pas comme eux
La rรจgle d'Abaye regroupe trois Tannaim autour d'un mรชme raisonnement.
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ืฉื•ื˜ื—ืŸ ื‘ื—ืžื”, ืื‘ืœ ืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืขื. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ.

(Arrive ร  la cour extรฉrieure) il les รฉtale au soleil, mais pas face aux gens. Rabbi Eliezer et Rabbi Chimon interdisent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื•ื˜ื—ืŸ ื‘ื—ืžื” ืžื™ ืฉื ืฉืจื• ื›ืœื™ื• ื‘ื“ืจืš ื‘ืžื™ ื’ืฉืžื™ื:
Il les รฉtale au soleil : celui dont les vรชtements sont tombรฉs en chemin dans l'eau de pluie.
ืื‘ืœ ืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืขื ืฉืœื ื™ืืžืจื• ื›ื‘ืกืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื”ืื™ ืชื ื ืกื‘ืจ ื“ืžื™ื“ื™ ื“ืžืฉื•ื ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืžื•ืชืจ ื‘ื—ื“ืจื™ื:
Mais pas face aux gens : pour qu'on ne dise pas qu'il les a lavรฉs le Chabbat. Ce Tana estime qu'une chose interdite ร  cause de marit ha-ayin (l'apparence) est permise dans les piรจces intรฉrieures.
ืื•ืกืจื™ืŸ ื›ืจื‘:
Interdisent : comme Rav.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la sougya de 64b. Rav a enseignรฉ que partout oรน les Sages ont interdit ร  cause de marit ha-ayin (ce que les gens pourraient penser), c'est interdit mรชme dans les piรจces les plus retirรฉes. La baraita montre que la question est une mahloket de Tannaim : le premier Tana permet d'รฉtaler les vรชtements en privรฉ, Rabbi Eliezer et Rabbi Chimon l'interdisent partout, comme Rav.

2
ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื”. ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ: ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ื‘ืื–ื ื”.

"Et avec le mokh qui est dans son oreille." Rami bar Ye'hezkel a enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ ร  son oreille.

๐Ÿ’ก Explication

Le mokh est un tampon de coton ou de laine. S'il n'est pas attachรฉ, il risque de tomber : elle le ramasserait et le porterait dans le domaine public.

3
ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืกื ื“ืœื”. ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ: ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ืกื ื“ืœื”.

"Et avec le mokh qui est dans sa sandale." Rami bar Ye'hezkel a enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ ร  sa sandale.

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ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื”ืชืงื™ื ื” ืœื” ืœื ื“ืชื”. ืกื‘ืจ ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ืœืžื™ืžืจ, ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ื™ืŸ ื™ืจื™ื›ื•ืชื™ื”. ืืžืจ ืจื‘ื: ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ื ื• ืงืฉื•ืจ ืœื”, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืื™ืก ืœื ืืชื™ื ืœืื™ืชื•ื™ื™.

"Et avec le mokh qu'elle s'est prรฉparรฉ pour sa nidda (ses rรจgles)." Rami bar Hama pensait dire : ร  condition qu'il soit attachรฉ entre ses cuisses. Rava a dit : mรชme s'il n'est pas attachรฉ, comme il est repoussant (maรฏs), elle n'en viendra pas ร  le porter.

๐Ÿ’ก Explication

Rava introduit un raisonnement qui reviendra : on ne craint le port que si la femme aurait envie de ramasser l'objet. Un objet maรฏs (repoussant), s'il tombe, elle le laissera.

5
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ืžืจื‘ื™ ืื‘ื: ืขืฉืชื” ืœื” ื‘ื™ืช ื™ื“, ืžื”ื•? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื•ืชืจ. ืื™ืชืžืจ [ื ืžื™], ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ืื•ืฉืขื™ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืขืฉืชื” ืœื” ื‘ื™ืช ื™ื“ โ€” ืžื•ืชืจ.

Rabbi Yirmeya a demandรฉ ร  Rabbi Abba : si elle lui a fait une poignรฉe (beit yad), qu'en est-il ? Il lui a rรฉpondu : c'est permis.

On a aussi enseignรฉ : Rav Nahman bar Ochaya a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : si elle lui a fait une poignรฉe, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขืฉืชื” ืœื• ื‘ื™ืช ื™ื“ ืœืžื•ืš ืฉื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืžื”ื• ืœืžื™ืกืจื™ื” ื“ื™ืœืžื ืฉืงืœื” ื•ืžืžื˜ื ืœื” ื‘ื™ื“ื™ื ื“ืœื ืžืื™ืก ืœืื•ื—ื–ื” ื‘ื‘ื™ืช ื™ื“ ืฉืœื”:
Si elle lui a fait une poignรฉe : au mokh de cet endroit, faut-il l'interdire ? Peut-รชtre le prendra-t-elle et le portera-t-elle dans ses mains, puisqu'il n'est pas repoussant de le tenir par sa poignรฉe.
ืขืฉืชื” ืœื” ื‘ื™ืช ื™ื“ ืžื•ืชืจ ื“ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืœื ืžืื™ืก ืืœื ืืคื™ืœื• ื‘ื‘ื™ืช ื™ื“ ืžืื™ืก:
Si elle lui a fait une poignรฉe, c'est permis : on ne dit pas qu'il n'est pas repoussant ; mรชme avec une poignรฉe, il est repoussant.
6
ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื ืคื™ืง ื‘ื”ื• ืœื‘ื™ ืžื“ืจืฉื, ื•ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ื—ื‘ืจื™ื•. ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ื ืคื™ืง ื‘ื”ื• ืœื›ืจืžืœื™ืช, ื•ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ื›ืœ ื“ื•ืจื•. ื•ื”ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ: ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ืื–ื ื”! ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื“ืžื™ื”ื“ืง, ื”ื ื“ืœื ืžื™ื”ื“ืง.

Rabbi Yo'hanan sortait avec (un mokh dans l'oreille) jusqu'ร  la maison d'รฉtude, et ses collรจgues sont en dรฉsaccord avec lui. Rabbi Yanai sortait avec dans une karmelit, et toute sa gรฉnรฉration est en dรฉsaccord avec lui.

Mais Rami bar Ye'hezkel n'a-t-il pas enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ ร  son oreille ! Ce n'est pas difficile : ici, il est bien enfoncรฉ (mehadek) ; lร , il n'est pas bien enfoncรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื ืคื™ืง ื‘ื™ื” ืœื‘ื™ ืžื“ืจืฉื ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื• ืฉื”ื™ื” ื–ืงืŸ ื•ื”ื™ืชื” ืœื• ืฆื•ืืช ื”ืื•ื–ืŸ ืžืจื•ื‘ื”:
Rabbi Yo'hanan sortait avec jusqu'ร  la maison d'รฉtude : avec un mokh dans l'oreille, car il รฉtait รขgรฉ et avait beaucoup de cรฉrumen.
ื•ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ื—ื‘ืจื™ื• ืžืคื ื™ ืฉืœื ื”ื™ื” ืงืฉื•ืจ ื‘ืื–ื ื• ื•ื”ื•ื ื™ื•ืฆื ื‘ื• ืœืจื”"ืจ:
Et ses collรจgues sont en dรฉsaccord avec lui : parce qu'il n'รฉtait pas attachรฉ ร  son oreille, et il sortait avec dans le domaine public.
ื•ื”ื ืชื ื™ ืจืžื™ ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ื›ื•' ื•ื›ื™ ืงืฉื•ืจ ืžื™ื”ื ืืคื™ืœื• ืœืจื”"ืจ ืžื•ืชืจ ื•ืืžืื™ ืงืืžืจ ืœื‘ื™ ืžื“ืจืฉื• ื•ืœื ืงืืžืจ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืžืฉื ื™ ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืงืฉื•ืจ ื•ืœื ืžื™ื”ื“ืง ื”ืงืฉืจ ื•ืœืฉื•ืŸ ืจืืฉื•ืŸ ืžื™ื•ืฉื‘ ืžื–ื”:
Mais Rami n'a-t-il pas enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ, etc. : or, quand il est attachรฉ, c'est permis mรชme dans le domaine public ; pourquoi dit-on alors "jusqu'ร  la maison d'รฉtude" et non "dans le domaine public" ? On rรฉpond que chez Rabbi Yo'hanan il รฉtait attachรฉ mais le nล“ud n'รฉtait pas serrรฉ. La premiรจre explication est plus cohรฉrente que celle-ci.
ื”ื ื“ืžื™ื”ื“ืง ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื™ื” ืชื•ื—ื‘ ื‘ืื–ื ื• ื™ืคื” ื•ืžื”ื“ืง ื•ืœื ื‘ืขื™ ืงืฉื™ืจื” ื•ื“ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ ื‘ื“ืœื ืžื™ื”ื“ืง ืœ"ื ืžืชืœืžื™ื“ื™ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืœื•ื™ ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืงืฉื•ืจ ื”ื•ื” ื•ื‘ื™ืช ืžื“ืจืฉื• ืกืžื•ืš ืœื‘ื™ืชื• ื”ื•ื” ื•ืœื ื”ื™ืชื” ืจื”"ืจ ืžืคืกืงืช:
Ici, il est bien enfoncรฉ : Rabbi Yo'hanan l'introduisait bien dans son oreille et le serrait, et il n'avait pas besoin de l'attacher ; celui de Rami bar Ye'hezkel parle du cas oรน il n'est pas enfoncรฉ. Autre explication, venant des รฉlรจves de notre maรฎtre ha-Levi : celui de Rabbi Yo'hanan รฉtait attachรฉ, et sa maison d'รฉtude รฉtait proche de sa maison, sans domaine public qui les sรฉpare.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืื–ื ื” ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ืื–ื ื” ื•ื“ื•ืงื ืงืฉืจ ืžื”ื•ื“ืง. ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื‘ืกื ื“ืœื” ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ืขืงื™ื‘ื”. ื•ื‘ืžื•ืš ืฉื”ืชืงื™ื ื” ืœื ื“ืชื” ืกื‘ื•ืจ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ ืœืžื™ืžืจ ื•ื”ื•ื ืฉืงืฉื•ืจ ืœื” ื‘ื™ืŸ ื™ืจื›ื•ืชื™ื” ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืงืฉื•ืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืื™ืก ืœื ืืชื™ื ืœืื™ืชื•ื™ื™ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ืžืจื‘ื™ ืื‘ื ืขืฉืชื” ืœื• ื‘ื™ืช ื™ื“ ืžื”ื• ื"ืœ ืขืฉืชื” ืœื• ื‘ื™ืช ื™ื“ ืžื•ืชืจ. ื•ื‘ืคืœืคืœ ืœืจื™ื— ื”ืคื”. ื•ื‘ื’ืจื’ื™ืจ ืžืœื— ืœื“ื•ืจืฉื™ื ื™. ื•ื‘ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืชืชืŸ ืœืชื•ืš ืคื™ื” ื–ื ื’ื‘ื™ืœื ื"ื  ื“ืจืฆื•ื ื ืคื™' ืงื™ื ืžื•ืŸ:
"Et avec le mokh qui est dans son oreille" : Rami bar Ye'hezkel a enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ ร  son oreille, et prรฉcisรฉment d'une attache serrรฉe. "Et avec le mokh qui est dans sa sandale" : Rami bar Ye'hezkel a enseignรฉ : ร  condition qu'il soit attachรฉ ร  son talon. "Et avec le mokh qu'elle s'est prรฉparรฉ pour sa nidda" : Rami bar Ye'hezkel pensait dire : ร  condition qu'il soit attachรฉ entre ses cuisses ; Rava lui a dit : mรชme s'il n'est pas attachรฉ, car puisqu'il est repoussant, elle n'en viendra pas ร  le porter. Rabbi Yirmeya a demandรฉ ร  Rabbi Abba : si elle lui a fait une poignรฉe, qu'en est-il ? Il lui a dit : si elle lui a fait une poignรฉe, c'est permis. "Et avec du poivre" contre la mauvaise haleine, "et avec un grain de sel" contre le mal de dents, "et avec toute chose qu'elle met dans sa bouche" : du gingembre (zangvila), ou bien du dartsona, explication : de la cannelle.
๐Ÿ’ก Explication

Karmelit : domaine intermรฉdiaire (ni public ni privรฉ), interdit de rabbanan. Les Sages contestaient Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yanai parce que le mokh n'รฉtait pas attachรฉ.

La Guemara rรฉsout : un mokh mehadek (serrรฉ, bien enfoncรฉ) ne risque pas de tomber et n'a pas besoin d'attache ; l'exigence de Rami bar Ye'hezkel vise un mokh posรฉ sans serrer. Rachi rapporte une autre lecture : le mokh รฉtait attachรฉ, mais le nล“ud รฉtait lรขche.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mokh dans l'oreille : attachรฉ ou enfoncรฉ ?Rami bar Ye'hezkelpermis seulement s'il est attachรฉR. Yo'hanan, R. Yanaisortent avec, non attachรฉkouchialo mehadekposรฉ sans serrer : il peut tomber,il faut l'attachermehadekbien enfoncรฉ dans l'oreille :aucune attache nรฉcessaire
La distinction mehadek / lo mehadek rรฉsout la contradiction.
7
ื‘ืคืœืคืœ ื•ื‘ื’ืœื’ืœ ืžืœื—. ืคืœืคืœ ืœืจื™ื— ื”ืคื”, ื’ืœื’ืœ ืžืœื— ืœื“ื•ืจืฉื™ื ื™. ื•ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื ื•ืชื ืช ืœืชื•ืš ืคื™ื”. ื–ื ื’ื‘ื™ืœื, ืื™ ื ืžื™ ื“ืจืฆื•ื ื.

"Avec du poivre et avec un grain de sel." Le poivre, contre la mauvaise haleine ; le grain de sel, contre le mal de dents. "Et avec toute chose qu'elle met dans sa bouche" : du gingembre (zangvila), ou bien de la cannelle (dartsona).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื“ื•ืจืฉื™ื ื™ ืœื—ื•ืœื™ ื”ืฉื™ื ื™ื:
Le-dorchini : pour la maladie des dents.
ื–ื ื’ื‘ื™ืœื ื’ื™ื ื–ื™ืจื•:
Zangvila : gingembre (en vieux franรงais : gingembre).
ื“ืจืฆื•ื ื ืงื ืžื•ืŸ:
Dartsona : cannelle.
๐Ÿ’ก Explication

Ces substances sont dans la bouche : aucune crainte qu'elles tombent. Elles servent de remรจde et ne sont pas un fardeau (massoui).

8
ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ืฉืŸ ืฉืœ ื–ื”ื‘, ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืฉืœ ื–ื”ื‘, ืื‘ืœ ื‘ืฉืœ ื›ืกืฃ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ. ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ื‘ืฉืœ ื›ืกืฃ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ. ืฉืœ ื–ื”ื‘, ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ.

"Une dent postiche, une dent en or : Rabbi permet et les Hakhamim interdisent." Rabbi Zeira a dit : on n'a enseignรฉ cela que pour une dent en or ; mais pour une dent en argent, selon tous c'est permis. On a aussi enseignรฉ ainsi dans une baraita : en argent, selon tous c'est permis ; en or, Rabbi permet et les Hakhamim interdisent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืฉื ื• ื“ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ืืœื ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืฉืžืฉื•ื ื” ื‘ืžืจืื” ืžืฉืืจ ืฉื™ื ื™ื ื•ื“ื™ืœืžื ืžื‘ื–ื• ืœื” ื•ืฉืงืœื” ืœื” ื‘ื™ื“ื” ื•ืžืžื˜ื™ื:
On n'a enseignรฉ : que les Hakhamim interdisent, que pour celle en or, dont l'apparence diffรจre des autres dents ; peut-รชtre se moquera-t-on d'elle, elle l'enlรจvera ร  la main et la portera.
ืื‘ืœ ืฉืœ ื›ืกืฃ ืฉื“ื•ืžื” ืœืฉืืจ ื”ืฉื™ื ื™ื ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื•ืชื™ ื•ืœื™ ื ืจืื” ื˜ืขืžื ื“ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื—ืฉื™ื‘ื ื•ืืชื™' ืœืื—ื•ื™ื™ ืœื›ืš ืืกื•ืจ ืื‘ืœ ืฉืœ ื›ืกืฃ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื•ืœื ืืชื™' ืœืื—ื•ื•ื™ื™ ื•ืœืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื•ืชื™ ืงืฉื™ื ืœื™ ื”ื ื“ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืจื‘ื™ ื•ืจ"ืฉ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ื›ื•' ื•ืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื—ื™ื™ื›ื™ ืขืœื” ื”ื•ื ืžืื™ ืฉื ื ืจื‘ื™ ื“ืงื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืœืื• ืœืื—ื•ื•ื™ื™ ื—ื™ื™ืฉื™ ื•ื™ืฉ ืœืชืจืฅ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื™ืกืจ ืงืืกืจื™ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื•ืจื‘ื™ ืžืชื™ืจ ื“ืงืกื‘ืจ ืœื ื—ื™ื™ื›ื• ืขืœื” ื•ืœื ืฉืœืคื ืœื”ื• ื•ืžื™ื”ื• ื”"ืœ ืœืžื™ื—ืฉ ื“ืœืžื ืฉืœืคื ืœื” ืžืฉื•ื ืื—ื•ื•ื™ื™ ืืœื ืœื ืฉืœืคื ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืžื—ื•ื™ ืœื” ื’ื ื•ืชื ื”ื™ื:
Mais en argent : qui ressemble aux autres dents, selon tous c'est permis. Ainsi s'expriment mes maรฎtres. Il me semble ร  moi que la raison pour l'or est qu'elle a de la valeur et qu'elle en viendra ร  la montrer : c'est pourquoi elle est interdite ; mais celle en argent n'a pas de valeur et elle n'en viendra pas ร  la montrer. Selon l'explication de mes maรฎtres, j'ai une difficultรฉ avec ce que dit Abaye : Rabbi et Rabbi Chimon ben Elazar, etc. Si la raison des Rabbanan est qu'on se moque d'elle, en quoi Rabbi se distingue-t-il en la comptant (dans la rรจgle d'Abaye) ? Les Rabbanan eux non plus ne craignent pas qu'elle la montre ! On peut rรฉpondre que les Rabbanan interdisent de toute faรงon, et que Rabbi permet car il estime qu'on ne se moquera pas d'elle et qu'elle ne l'enlรจvera pas. Toutefois, il aurait dรป craindre qu'elle l'enlรจve pour la montrer ; mais elle ne l'enlรจve pas, car si elle la montre, c'est une honte pour elle.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืฉืŸ ืชื•ืชื‘ืช ืฉืœ ื–ื”ื‘ ื"ืจ ื–ื™ืจื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืื‘ืœ ืฉืœ ื›ืกืฃ ื“"ื” ืžื•ืชืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืจ' ืžืชื™ืจ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ื ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉืŸ ืฉืœ ืื“ื ื“ืžื•ืชืจ ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืจ' ื•ืจ' ืืœืขื–ืจ ื•ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ื›ื•ืœื”ื• ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื• ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืžื™ื’ื ื™ื ื‘ื™ื” ืœื ืืชื™ื ืœืื™ืชื•ื™ื™ ืจ' ื”ื ื“ืืžืจืŸ ืจ' ืืœืขื–ืจ ื“ืชื ืŸ ืจ' ืืœืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ ืจ"ืฉ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ื“ืืžืจ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืกื‘ื›ื” ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื• ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืกื‘ื›ื” ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื•. ื•ื”ืœืœื• ื›ื•ืœืŸ ืฉื™ื˜ื” ืื—ืช ื”ืŸ ื•ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืื—ื“ ืžื”ืŸ:
Une dent postiche en or : Rabbi Zeira a dit : on n'a enseignรฉ cela que pour celle en or, mais pour celle en argent, selon tous c'est permis ; en or, Rabbi permet et les Hakhamim interdisent. ร€ plus forte raison une dent humaine est permise. Abaye a dit : Rabbi, Rabbi Eliezer et Rabbi Chimon ben Elazar estiment tous que toute chose par laquelle elle devient disgracieuse, elle n'en viendra pas ร  la porter. Rabbi : ce que nous avons dit. Rabbi Eliezer : comme nous l'avons appris, Rabbi Eliezer exempte pour la kovelet et le flacon de baume. Rabbi Chimon ben Elazar : qui a dit : tout ce qui est sous la rรฉsille, on sort avec ; au-dessus de la rรฉsille, on ne sort pas avec. Et tous ceux-lร  forment une seule opinion (chita ahat), et la halakha n'est comme aucun d'eux.
๐Ÿ’ก Explication

La chen totevet est une dent postiche. Rabbi Zeira limite la mahloket ร  la dent en or. Rachi cite deux raisons : ses maรฎtres parlent de la moquerie (l'or se voit), lui-mรชme parle de la valeur (on la montre). Il prรฉfรจre la sienne car elle s'accorde avec la rรจgle d'Abaye qui suit.

Le Roch tranche que la halakha suit les Hakhamim : la dent en or est interdite.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi l'or est interdit et l'argent permis ?Les maรฎtres de Rachil'or diffรจre des autres dents :on se moque d'elle,elle l'enlรจve ร  la mainRachil'or a de la valeur :elle viendra la montrerl'argent ne vaut pas qu'on le montreAppui : la rรจgle d'AbayeRabbi permet car la montrer serait honteux (gnouta)
Deux explications de l'interdit de la dent en or chez Rachi.
9
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืจื‘ื™ ื•ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ื›ื•ืœื”ื• ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื• ื“ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืžื™ื’ื ื™ื ื‘ื™ื” ืœื ืืชื™ื ืœืื—ื•ื™ื™.

Abaye a dit : Rabbi, Rabbi Eliezer et Rabbi Chimon ben Elazar estiment tous que toute chose par laquelle elle devient disgracieuse (mignia), elle n'en viendra pas ร  la montrer.

๐Ÿ’ก Explication

Principe de kol mida de-mignia bei : si le fait d'enlever l'objet rรฉvรจle un dรฉfaut (dent manquante, mauvaise odeur, cheveux dรฉcouverts), la femme ne l'enlรจvera pas en public pour le montrer. Il n'y a donc pas lieu de craindre qu'elle le porte.

10
ืจื‘ื™ โ€” ื”ื ื“ืืžืจืŸ. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ โ€” ื“ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ื‘ืฆืœื•ื—ื™ืช ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ.

Rabbi : ce que nous venons de dire. Rabbi Eliezer : comme il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Eliezer exempte pour la kovelet (sachet de parfum) et le flacon de baume (palyaton).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืจื‘ื™ ื”ื ื“ืืžืจืŸ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฉ ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื:
Rabbi, ce que nous avons dit : il ne craint pas qu'elle l'enlรจve.
ืคื•ื˜ืจ ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื“ื”ืื™ ืคื•ื˜ืจ ืžื•ืชืจ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ื”ื•ื ื•ืืžืจ ื˜ืขืžื ืžืืŸ ื“ืจื›ื” ืœืžื™ืคืง ื‘ื›ื•ื‘ืœืช ืืฉื” ืฉืจื™ื—ื” ืจืข ื•ืœื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื ื’ื ื•ืชื”:
Exempte pour la kovelet : et nous avons รฉtabli que cet "exempte" signifie permis ร  priori. Il en a donnรฉ la raison : celle qui a l'habitude de sortir avec une kovelet est une femme dont l'odeur est mauvaise, et elle ne l'enlรจve pas pour montrer sa honte.
11
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ โ€” ื“ืชื ื™ื, ื›ืœืœ ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืกื‘ื›ื” ื™ื•ืฆืื” ื‘ื•, ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืกื‘ื›ื” โ€” ืื™ื ื” ื™ื•ืฆืื” ื‘ื•.

Rabbi Chimon ben Elazar : comme il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Chimon ben Elazar a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce qui est sous la rรฉsille (savkha), elle peut sortir avec ; au-dessus de la rรฉsille, elle ne peut pas sortir avec.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืกื‘ื›ื” ื›ื’ื•ืŸ ื›ื™ืคื” ืฉืœ ืฆืžืจ:
Sous la rรฉsille : par exemple un bonnet de laine.
ื™ื•ืฆืื” ื‘ื” ื“ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื•ื™ื ื“ืžื™ื’ืœื™ ืฉืขืจื” ื•ืžื’ื ื™ื ื‘ื” ืฉื”ืฉื‘ื›ื” ื ื•ื™ ื”ื•ื ืœืฉืขืจ:
Elle peut sortir avec : on ne craint pas qu'elle l'enlรจve pour le montrer, car ses cheveux seraient dรฉcouverts et elle en serait enlaidie, puisque la rรฉsille est une parure pour les cheveux.
๐Ÿ’ก Explication

Pour montrer un objet portรฉ sous la savkha, elle devrait dรฉcouvrir ses cheveux en public : elle ne le fera pas. Ce qui est portรฉ par-dessus peut รชtre retirรฉ facilement : on craint qu'elle le porte.

12
ืžืชื ื™ืณ ื™ื•ืฆืื” ื‘ืกืœืข ืฉืขืœ ื”ืฆื™ื ื™ืช. ื”ื‘ื ื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ, ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืงื™ืกืžื™ืŸ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ื. ืขืจื‘ื™ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ืจืขื•ืœื•ืช ื•ืžื“ื™ื•ืช ืคืจื•ืคื•ืช, ื•ื›ืœ ืื“ื โ€” ืืœื ืฉื“ื‘ืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ื•ื”. ืคื•ืจืคืช ืขืœ ื”ืื‘ืŸ ื•ืขืœ ื”ืื’ื•ื– ื•ืขืœ ื”ืžื˜ื‘ืข, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืคืจื•ืฃ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช.

MICHNA. Elle sort avec une sela posรฉe sur la tsinit.

Les petites filles sortent avec des fils, et mรชme avec des bรขtonnets qui sont dans leurs oreilles. Les femmes d'Arabie sortent voilรฉes (reoulot), et celles de Mรฉdie avec des manteaux agrafรฉs (perouphot) ; et il en est ainsi de toute personne, mais les Sages ont parlรฉ de ce qui est courant.

Elle agrafe (son manteau) sur une pierre, sur une noix ou sur une piรจce, ร  condition de ne pas agrafer pour la premiรจre fois le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (10)
ืžืชื ื™' ืกืœืข ืžื˜ื‘ืข ื”ื•ื:
Michna. Sela : c'est une piรจce de monnaie.
ืฆื™ื ื™ืช ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž':
Tsinit : expliquรฉ dans la Guemara.
ื”ื‘ื ื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืฉืžื ืงื‘ื•ืช ืื–ื ื™ื”ื ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ื ื–ืžื™ื ืขื“ ืฉื™ื’ื“ืœื• ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืื• ืงืกืžื™ื ื‘ืื–ื ื™ื”ื ืฉืœื ื™ืกืชืžื• ืื–ื ื™ื”ื ืœื•ื™"ื”:
Les petites filles : dont on perce les oreilles, mais on ne leur fait pas de boucles avant qu'elles grandissent ; on met des fils ou des bรขtonnets dans leurs oreilles pour que les trous ne se referment pas.
ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื•ืชื ืงืืžืจ ื“ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืชื›ืฉื™ื˜ ื ื•ื™ ื”ื•ื ืื•ืจื—ื ื‘ื”ื›ื™ ื•ืœื ืžืฉืื•ื™ ื”ื•ื ื•ื™ืฉ ืžืคืจืฉื™ืŸ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉืงื•ืœืขืช ื‘ื”ืŸ ืฉืขืจื” ื“ืืกืจื™ื ืŸ ืœื’ื“ื•ืœื” ื‘ืจื™ืฉ ืคืจืงื™ืŸ ื”ืชื ืžืฉื•ื ื“ืฉื›ื™ื—ื ื‘ื”ื• ื˜ื‘ื™ืœื” ืื‘ืœ ืงื˜ื ื•ืช ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื‘ื”ื• ื˜ื‘ื™ืœื” ืฉืจื™ ื•ืœืฉื•ืŸ ืจืืฉื•ืŸ ื”ื’ื•ืŸ ืžื–ื” ื—ื“ื ื“ืงื˜ื ื•ืช ื ืžื™ ืฆืจื™ื›ื•ืช ื˜ื‘ื™ืœื” ืœื˜ื•ืžืืช ืžื’ืข ืžืฉื•ื ื˜ื”ืจื•ืช ื•ืืฃ ื ื“ื•ืช ื ืžื™ ืฉื›ื™ื—ื•ืช ื‘ื”ื• ื›ื“ืชื ื™ื (ื ื“ื” ื“ืฃ ืœื‘.) ืžืขืฉื” ืฉื”ื™ื” ื•ื”ื˜ื‘ื™ืœื•ื” ืงื•ื“ื ืœืืžื” ื•ืขื•ื“ ืžื“ืงืชื ื™ ืืคื™' ื‘ืงื™ืกืžื™ืŸ ืื™ื›ื ืœืžื™ืฉืžืข ื“ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื ืžื™ ืืื–ื ื™ื ืงื™ื™ืžื™ ื“ืื™ ื—ื•ื˜ื™ ื”ืจืืฉ ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ืืคื™' ื‘ืงืกืžื™ืŸ:
Et mรชme : il รฉnonce une nouveautรฉ : bien que ce ne soit pas un ornement de beautรฉ, c'est l'usage ainsi, et ce n'est pas un fardeau. Certains expliquent ("fils" comme) les fils avec lesquels elle tresse ses cheveux, que nous avons interdits ร  une adulte au dรฉbut de ce chapitre ; lร , c'est parce que l'immersion est frรฉquente chez elles, mais les petites filles, chez qui l'immersion n'est pas frรฉquente, c'est permis. La premiรจre explication est plus convenable que celle-ci : d'une part, les petites filles aussi ont besoin d'immersion pour la tuma de contact, ร  cause des aliments purs (taharot), et mรชme des niddot se trouvent parmi elles, comme il est enseignรฉ (Nidda 32a) : il arriva qu'on l'immergea avant sa mรจre ; d'autre part, puisqu'il enseigne "mรชme avec des bรขtonnets", on peut en dรฉduire que les fils aussi concernent les oreilles, car s'il s'agissait des fils de la tรชte, il ne conviendrait pas d'enseigner "mรชme avec des bรขtonnets".
ืขืจื‘ื™ื•ืช ื ืฉื™ื ื™ืฉืจืืœื™ื•ืช ืฉื‘ืขืจื‘:
Arviot : des femmes juives qui sont en Arabie.
ื™ื•ืฆืื•ืช ืจืขื•ืœื•ืช ื“ืจืš ืขืจื‘ื™ื•ืช ืœื”ื™ื•ืช ืžืขื•ื˜ืคื•ืช ืจืืฉืŸ ื•ืคื ื™ื”ื ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืขื™ื ื™ื ื•ืงืจื™ ืœื” ื‘ืœืฉื•ืŸ ืขืจื‘ื™ ืจืขื•ืœื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ื”ืจืขืœื•ืช ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ ื ืฉื™ื ื‘ืกืคืจ ื™ืฉืขื™ื”:
Sortent reoulot : l'usage des femmes arabes est d'avoir la tรชte et le visage enveloppรฉs, sauf les yeux, et on appelle cela en langue arabe reoulot ; ce sont les "reAlot" รฉcrites parmi les parures des femmes dans le livre de Yechaya.
ืžื“ื™ื•ืช ื ืฉื™ื ื™ืฉืจืืœื™ื•ืช ืฉื‘ืžื“ื™:
Madiot : des femmes juives qui sont en Mรฉdie.
ืคืจื•ืคื•ืช ืฉืžืขื˜ืคื•ืช ื‘ื˜ืœื™ืช ื•ืชื•ืœื” ื”ืจืฆื•ืขื” ื‘ืฉืคืชื” ื”ืื—ืช ื›ื ื’ื“ ืฆื•ืืจื” ื•ื‘ืฉืคืชื” ื”ืฉื ื™ืช ื›ื•ืจื›ืช ืื‘ืŸ ืื• ืื’ื•ื– ื•ืงื•ืฉืจืช ื”ืจืฆื•ืขื” ื‘ื›ืจืš ื•ืื™ืŸ ื”ื˜ืœื™ืช ื ื•ืคืœ ืžืขืœื™ื”:
Perouphot : elles s'enveloppent d'un manteau, accrochent la courroie ร  un bord, au niveau du cou, et ร  l'autre bord elles enroulent une pierre ou une noix et y nouent la courroie ; ainsi le manteau ne tombe pas.
ืคื•ืจืคืช ื›ืžื• ืงืจืกื™ื ื“ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ืคื•ืจืคื™ืŸ ื›ืœ ื”ืžื—ื‘ืจ ื‘ื’ื“ ืœื—ื‘ื™ืจื• ืงืจื™ ืคืจื™ืคื”:
Poreffet : comme "kerassim" (agrafes), que nous traduisons (en aramรฉen) par "porpin" ; tout ce qui relie un vรชtement ร  un autre est appelรฉ perifa.
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ืชืคืจื•ืฃ ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ื‘ื’ืž' ืคืจื™ืš ื•ื”ืืžืจืช ืจื™ืฉื ืคื•ืจืคืช:
ร€ condition de ne pas agrafer pour la premiรจre fois le Chabbat : et dans la Guemara il objecte : mais tu as dit au dรฉbut : elle agrafe !
๐Ÿ’ก Explication

La Michna รฉnumรจre des objets autorisรฉs car ils font partie de l'habit ou servent de remรจde : la sela sur une plaie, les fils qui gardent ouverts les trous des oreilles, le voile des femmes d'Arabie, le manteau agrafรฉ des femmes de Mรฉdie.

Chedibrou hakhamim ba-hove : les Sages citent ces femmes car c'est leur usage, mais la rรจgle vaut pour tous. La restriction finale (ne pas agrafer pour la premiรจre fois le Chabbat) sera discutรฉe en 65b.

13
ื’ืžืณ ืžืื™ ืฆื™ื ื™ืช? ื‘ืช ืืจืขื.

GUEMARA. Qu'est-ce que la tsinit ?

Une bat arรข (plaie de la plante du pied).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื‘ืช ืืจืขื ืžื›ื” ืฉื”ื™ื ืชื—ืช ืคืจืกืช ื”ืจื’ืœ ื•ืงื•ืฉืจ ื‘ื” ืกืœืข ืœืจืคื•ืื”:
Guemara. Bat arรข : une plaie qui se trouve sous la plante du pied ; on y attache une sela comme remรจde.
14
ื•ืžืื™ ืฉื ื ืกืœืข? ืื™ืœื™ืžื ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืืงื•ืฉื ืžืขืœื™ ืœื”, ืœื™ืขื‘ื“ ืœื” ื—ืกืคื! ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื•ื›ืชื โ€” ืœื™ืขื‘ื“ ืœื” ื˜ืกื! ืืœื ืžืฉื•ื ืฆื•ืจืชื, ืœื™ืขื‘ื“ ืœื” ืคื•ืœืกื! ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื›ื•ืœื”ื• ืžืขืœื• ืœื”.

Et en quoi la sela est-elle particuliรจre ? Si l'on dit que tout objet dur lui est bรฉnรฉfique, qu'on lui fasse un tesson (hasfa) !

Mais (si c'est) ร  cause de l'oxyde (choukhta), qu'on lui fasse une plaque (tasa) ! Mais (si c'est) ร  cause de l'effigie (tsourta), qu'on lui fasse un disque (poulsa) !

Abaye a dit : dรฉduis-en que tous (ces รฉlรฉments) lui sont bรฉnรฉfiques.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื“ืืงื•ืฉื ืฉื”ื™ื ืงืฉื” ื•ืžื’ื™ื ื” ืขืœ ื”ืžื›ื” ืžืงื•ืฆื™ื ื•ื™ืชื“ื•ืช ื“ืจื›ื™ื:
Dur : qui est dur et protรจge la plaie des รฉpines et des pieux des chemins.
ืฉื•ื›ืชื ืœื™ื—ืœื•ื—ื™ืช ื”ื™ื•ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืกืฃ ื•ื‘ืœืข"ื– ืจื•ื™"ืœ ื•ื™ืคื” ืœืžื›ื” ืฉื•ื›ืชื ื›ืžื• ื“ืฉืชืš ื˜ืคื™ ื“ืืœื• ืžืฆื™ืื•ืช (ื‘"ืž ื“ืฃ ื›ื•.) ื•ืžืฉืชื›ื™ืŸ ื›ื ื—ืฉืช ื“ืชืขื ื™ืช (ื“ืฃ ื—.):
Choukhta : l'humiditรฉ qui sort de l'argent, en langue vernaculaire roil (rouille) ; elle est bonne pour la plaie. Choukhta comme "dechatakh tfei" (qui s'est oxydรฉ davantage) dans Elou Metsiot (Bava Metsia 26a), et "ils s'oxydent comme le cuivre" dans Taanit (8a).
ืœื™ืขื‘ื“ ื˜ืกื ื“ื›ืกืคื ื˜ื™ื‘ืขื ืœืžื” ืœื™ ืืœื ืžืฉื•ื ืฆื•ืจืชื ื“ื˜ื™ื‘ืขื ืžืขืœื™ื ืœืžื›ื” ื•ืœืื• ืฉื•ื›ืชื:
Qu'on lui fasse une plaque : pourquoi une monnaie d'argent ? C'est donc que l'effigie de la piรจce est bรฉnรฉfique ร  la plaie, et non l'oxyde.
ืœื™ืขื‘ื“ ืคื•ืœืกื ืขื’ื•ืœ ืฉืœ ืขืฅ ื•ื™ืฆื•ืจ ืขืœื™ื•:
Qu'on lui fasse un disque : un rond de bois, et qu'on y grave (une effigie).
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืฉ"ืž ืžืžืชื ื™' ื“ื ืงื˜ ืกืœืข:
Abaye a dit, dรฉduis-en : de notre Michna, qui a pris la sela.
ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื”ื“ื“ื™ ืžืขืœื• ืœื” ื•ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืกืœืข ื“ืื™ืชื ื”ื• ืœื›ื•ืœื”ื• ืืงื•ืฉื ื•ืฉื•ื›ืชื ื•ืฆื•ืจืชื:
Tous ensemble lui sont bรฉnรฉfiques : c'est pourquoi elle a pris la sela, oรน se trouvent tous (les รฉlรฉments) : duretรฉ, oxyde et effigie.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื™ืขื‘ื“ ืœื” ืคื•ืœืกื ืค"ื” ื—ืชื™ื›ื” ืฉืœ ืขืฅ ื•ื™ืฆื•ืจ ืขืœื™ื” ืฆื•ืจื” ื•ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื ื™ื—ื ืžื” ืฉืžืงืฉื™ื ื“ื‘ืขืœืžื ืืžืจ ืžืื™ ืืกื™ืžื•ืŸ ืคื•ืœืกื ื•ืค"ื” ื”ืชื ื”ื™ื™ื ื• ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืขืœื™ื• ืฆื•ืจื” ื•ืงืฉื” ื“ื”ื›ื ืžืฉืžืข ื“ืคื•ืœืกื ื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ืขืœื™ื• ืฆื•ืจื” ื•ืœืคื™ืจืฉ"ื™ ื ื™ื—ื ื“ืคื™ืจืฉ ืœื™ืขื‘ื“ ืคื•ืœืกื ื‘ืœื ืฆื•ืจื” ื•ื™ืฆื•ืจ ืขืœื™ื• ื”ืฆื•ืจื” ืื‘ืœ ืœืคื™ืจ"ืช ืงืฉื” ื“ืคื™ืจืฉ ืืกื™ืžื•ืŸ ื”ื•ื™ ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ื™ืฉ ืขืœื™ื• ืฆื•ืจื” ืื‘ืœ ืื™ื ื” ื—ืฉื•ื‘ื” ื•ืื™ื ื” ื™ื•ืฆืื” ืื ื›ืŸ ื”ื›ื ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืกืœืข ืืคื™ืœื• ืืกื™ืžื•ืŸ ื•ืฉืžื ื™"ืœ ื“ืฆื•ืจืช ืกืœืข ืฆืจื™ืš:
Qu'on lui fasse un disque (poulsa) : Rachi a expliquรฉ : un morceau de bois, et qu'on y grave une effigie. Selon son explication, se rรฉsout ce que l'on objecte : ailleurs on dit "qu'est-ce qu'un assimon ? Un poulsa", et Rachi y a expliquรฉ qu'il s'agit d'une chose sans effigie ; or il est difficile, puisqu'ici il ressort que le poulsa est une chose qui porte une effigie. Selon Rachi cela se rรฉsout, car il a expliquรฉ : qu'on lui fasse un poulsa sans effigie et qu'on y grave l'effigie. Mais selon l'explication de Rabbeinou Tam, c'est difficile : il a expliquรฉ que l'assimon est en mรฉtal et porte une effigie, mais qu'elle n'a pas de valeur et n'a pas cours ; s'il en est ainsi, pourquoi prรฉcisรฉment une sela, mรชme un assimon (conviendrait) ? Peut-รชtre peut-on dire qu'il faut l'effigie de la sela.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche ce qui fait l'efficacitรฉ de la sela : sa duretรฉ, son oxyde (choukhta) ou son effigie (tsourta). Chaque hypothรจse est rรฉfutรฉe par un objet plus simple qui aurait suffi. Abaye conclut que c'est la rรฉunion des trois qui soigne, et seule une piรจce d'argent frappรฉe les rรฉunit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi prรฉcisรฉment une sela sur la tsinit ?Hypothรจse 1 : c'est durobjection : prends un tesson (hasfa)Hypothรจse 2 : l'oxyde (choukhta)objection : prends une plaque d'argent (tasa)Hypothรจse 3 : l'effigie (tsourta)objection : prends un disque (poulsa) gravรฉAbaye : les trois ensemble sont bรฉnรฉfiquesdur + oxyde + effigie : seule la sela rรฉunit tout
Trois hypothรจses rรฉfutรฉes, puis la conclusion d'Abaye.
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ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ. ืื‘ื•ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ืœื‘ื ืชื™ื” ื“ื ืคืงืŸ ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ, ื•ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ื’ื ื™ืืŸ ื’ื‘ื™ ื”ื“ื“ื™, ื•ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ืžืงื•ืื•ืช ื‘ื™ื•ืžื™ ื ื™ืกืŸ ื•ืžืคืฆื™ ื‘ื™ื•ืžื™ ืชืฉืจื™.

"Les filles sortent avec des fils." Le pรจre de Chmouel ne laissait pas ses filles sortir avec des fils, ne les laissait pas dormir l'une ร  cรดtรฉ de l'autre, et leur faisait des mikvaot aux jours de Nissan et des nattes (maptsei) aux jours de Tichri.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ืœื‘ื ืชื™ื” ื›ื•' ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ ื˜ืขืžื ื“ื›ื•ืœื”ื•:
Il ne laissait pas ses filles, etc. : la raison de tout cela est expliquรฉe plus loin.
ื’ื ื™ืืŸ ื’ื‘ื™ ื”ื“ื“ื™ ืœื™ืฉืŸ ื–ื• ืืฆืœ ื–ื• ื‘ืขื•ื“ืŸ ื‘ืชื•ืœื•ืช:
Dormir l'une ร  cรดtรฉ de l'autre : dormir l'une prรจs de l'autre tant qu'elles รฉtaient vierges.
ืžืงื•ืื•ืช ื‘ื™ื•ืžื™ ื ื™ืกืŸ ืฉืœ ืžื™ื ืžื›ื•ื ืกื™ืŸ ืื• ืกืžื•ืš ืœื ื”ืจ ื•ืžืžืฉื™ืš ืœืชื•ื›ืŸ ืžื™ ื”ื ื”ืจ ื•ื˜ื•ื‘ืœื•ืช ืฉื:
Des mikvaot aux jours de Nissan : d'eaux rassemblรฉes, ou (creusรฉes) prรจs du fleuve, dans lesquelles il faisait couler l'eau du fleuve ; elles s'y immergeaient.
ื•ืžืคืฆื™ ื‘ื™ื•ืžื™ ืชืฉืจื™ ืฉื˜ื•ื‘ืœื•ืช ื‘ืคืจืช ื•ืžืคื ื™ ื”ื˜ื™ื˜ ืฉืœื ื™ื”ื ื—ืฆื™ืฆื” ื ื•ืชื ื•ืช ื”ืžืคืฅ ืชื—ืช ืจื’ืœื™ื”ืŸ:
Et des nattes aux jours de Tichri : elles s'immergeaient dans l'Euphrate et, ร  cause de la boue, pour qu'il n'y ait pas de hatsitsa (interposition), elles mettaient la natte sous leurs pieds.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžืคืฆื™ ื‘ื™ื•ืžื™ ืชืฉืจื™ ืค"ื” ืžืคื ื™ ื”ื˜ื™ื˜ ืฉืœื ื™ื”ื™ื” ื—ืฆื™ืฆื” ื•ื ื•ืชื ื•ืช ื”ืžืคืฅ ืชื—ืช ืจื’ืœื™ื”ืŸ ื•ืจื‘ื™ื ื• ืชื ืคื™ืจืฉ ืฉื”ื™ื• ื ื•ืชื ื•ืช ืžืคืฆื™ ื–ืงื•ืคื•ืช ืฉืœื ื™ืจืื• ืื•ืชืŸ ื”ืขื•ืœื ื•ื™ืชื‘ื™ื™ืฉื• ืžื”ื ื•ืœื ื™ื˜ื‘ืœื• ื”ื™ื˜ื‘:
Et des nattes aux jours de Tichri : Rachi a expliquรฉ : ร  cause de la boue, pour qu'il n'y ait pas de hatsitsa, elles mettaient la natte sous leurs pieds. Et Rabbeinou Tam a expliquรฉ qu'elles dressaient des nattes debout pour que les gens ne les voient pas ; (sinon) elles auraient honte d'eux et ne s'immergeraient pas bien.
๐Ÿ’ก Explication

Trois pratiques du pรจre de Chmouel, expliquรฉes une ร  une dans la suite. Au mois de Nissan, le fleuve est gonflรฉ par les pluies et la fonte des neiges ; il craignait (comme on le verra en 65b) que l'eau de pluie domine l'eau de source. En Tichri, on s'immergeait dans le fleuve lui-mรชme ; Rachi et Rabbeinou Tam divergent sur le rรดle des nattes : contre la hatsitsa de la boue, ou comme paravent.

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ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ, ื•ื”ืื ืŸ ืชื ืŸ: ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ! ื‘ื ืชื™ื” ื“ืื‘ื•ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืฆื‘ืขื•ื ื™ืŸ ื”ื•ื•.

Il ne les laissait pas sortir avec des fils ; mais n'avons-nous pas appris : "les filles sortent avec des fils" ! Les filles du pรจre de Chmouel, (leurs fils) รฉtaient colorรฉs.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืฆื‘ืขื•ื ื™ืŸ ื•ื—ื™ื™ืฉ ืœืžื™ืฉืœืฃ ื•ืื—ื•ื•ื™ื™:
Colorรฉs : et il craignait qu'elles les enlรจvent pour les montrer.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ืกืœืข ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืฆื™ื ื™ืช. ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืงืกืžื™ืŸ ืฉื‘ืื–ื ื™ื”ื. ืขืจื‘ื™ื•ืช ืจืขื•ืœื•ืช ื•ืžื“ื™ื•ืช ืคืจื•ืคื•ืช ื•ื›ืœ ืื“ื ืืœื ืฉื“ื‘ืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ื•ื•ื”:
Michna : on sort avec une sela posรฉe sur la tsinit. Les filles sortent avec des fils, et mรชme avec des bรขtonnets qui sont dans leurs oreilles. Les femmes d'Arabie (sortent) voilรฉes et celles de Mรฉdie avec des manteaux agrafรฉs, et (ainsi) toute personne, mais les Sages ont parlรฉ de ce qui est courant.
ื’ืž' ืžืื™ ืฆื™ื ื™ืช ื‘ืช ืืจืขื: ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืื‘ื•ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ืœื ืฉื‘ืง ืœื”ื• ืœื‘ื ืชื™ื” ื“ื ืคืงื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™. ื•ื”ืชื ืŸ ื”ื‘ื ื•ืช ื™ื•ืฆืื•ืช ื‘ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื‘ื ืชื™ื” ื“ืื‘ื•ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืฆื‘ืขื•ื ื™ืŸ ื”ื•ื” ื•ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ืœื‘ื ืชื™ื” ื“ื’ื ื™ืืŸ ื•ื›ื•' ื“ืœื ืœื™ืœืคืŸ ื’ื•ืคื ื ื•ื›ืจืื”. ื•ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ืžืงื•ืื•ืช ื‘ื™ื•ืžื™ ื ื™ืกืŸ ื•ืžืคืฆื™ ื‘ื™ื•ืžื™ ื“ืชืฉืจื™:
Guemara : qu'est-ce que la tsinit ? Une bat arรข. "Les filles sortent avec des fils" : le pรจre de Chmouel ne laissait pas ses filles sortir avec des fils. Mais nous avons appris : les filles sortent avec des fils ! Les filles du pรจre de Chmouel, (leurs fils) รฉtaient colorรฉs. Et il ne laissait pas ses filles dormir, etc., pour qu'elles ne s'habituent pas ร  un corps รฉtranger. Et il leur faisait des mikvaot aux jours de Nissan et des nattes aux jours de Tichri.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna permet des fils ordinaires. Des fils colorรฉs sont jolis : on craint que la fillette les enlรจve pour les montrer et les porte. C'est le mรชme critรจre qu'avec la dent en or.

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ืœื ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ื’ื ื™ืืŸ ื’ื‘ื™ ื”ื“ื“ื™, ืœื™ืžื ืžืกื™ื™ืข ืœื™ื” ืœืจื‘ ื”ื•ื ื. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื ืฉื™ื ื”ืžืกื•ืœืœื•ืช ื–ื• ื‘ื–ื•

Il ne les laissait pas dormir l'une ร  cรดtรฉ de l'autre : disons que cela soutient Rav Houna. Car Rav Houna a dit : les femmes qui se frottent (mesolelot) l'une contre l'autre

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืžืกื•ืœืœื•ืช ืžืชื—ื›ื›ื•ืช ืžืฉื•ื ืชืื•ืช ืชืฉืžื™ืฉ:
Mesolelot : qui se frottent l'une ร  l'autre par dรฉsir sexuel.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase de Rav Houna se poursuit en 65b : ces femmes sont interdites de se marier ร  un Cohen. La Guemara examine si la pratique du pรจre de Chmouel s'explique par cet avis.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).