Shabbat 67a โ€” Remรจdes, formules et darkei haEmori

Shabbat 67a

Sougya : La page achรจve la sรฉrie des remรจdes et formules (lehachim) commencรฉe en 66b : fiรจvre tierce, fiรจvre brรปlante soignรฉe par les versets du buisson ardent, furoncles, dรฉmons. La Guemara revient ensuite ร  la Michna prรฉcรฉdente sur les clochettes des fils de rois (Rabbi Chimon ou tissรฉes dans le vรชtement).

La nouvelle Michna rapporte la discussion entre Rabbi Meir et les Hakhamim sur l'ล“uf de criquet, la dent de renard et le clou de pendu. Abaye et Rava posent le principe : ce qui a une vertu de guรฉrison n'est pas darkei haEmori ; la Guemara l'รฉprouve sur l'arbre peint en rouge, puis cite les deux exceptions de Rabbi Hiya bar Avin.

Les remรจdes et formules (lehachim) de la pageMalRemรจde ou formuleSeg.Achta tilta (fiรจvre tierce)7 x 7 objets nouรฉs au col avec un fil de crin0Achta tsemirta (fiรจvre brรปlante)couteau tout en fer, fil nouรฉ ร  un buisson, versets du Sneh1-4Simta (furoncle)noms d'anges ; que le mal ne rougisse ni ne s'รฉtende5Kifa (รฉruption / possession)รฉpรฉe tirรฉe et fronde tendue6Chida (dรฉmon)maudit, brisรฉ, excommuniรฉ7Dรฉmon des lieux d'aisancetรชte du lion, nez de la lionne, mรขchoire de l'รขne8Os dans la gorgeos de la mรชme espรจce posรฉ sur le crรขne16Adra (arรชte de poisson)plante comme une aiguille ; descends, descends17Bleu : formules de la fin du chapitre. Vert : les deux exceptions de R. Hiya bar Avin (permises).
Les remรจdes et formules de la page, par maladie, avec le segment correspondant.
Refoua ou darkei haEmori ?Rabbi Meirล“uf de criquet, dent de renard, clou de pendu :permis le Chabbat, comme remรจdeHakhamiminterdit mรชme en semaine :darkei haEmori (pratique idolรขtre)Abaye et Ravace qui a une vertu de guรฉrison n'est pas darkei haEmoriGuรฉrison visibleboisson, pansement : permisAucune guรฉrison visible=> darkei haEmori ?Question : l'arbre qui perd ses fruitspierres = utile ; peinture rouge = ?Rรฉponse : un signalon le voit et on prie pour luiSource : le metsora crie impur, impur pour que le public prie pour lui (Vayikra 13, 45)
La Michna de Rabbi Meir et des Hakhamim, le principe d'Abaye et Rava, et la question de l'arbre peint.
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ืœืืฉืชื ืชื™ืœืชื โ€” ืœื™ื™ืชื™ ืฉื‘ืขื” ืกื™ืœื•ื™ ืžืฉื‘ืขื” ื“ื™ืงืœื™, ื•ืฉื‘ืขื” ืฆื™ื‘ื™ ืžืฉื‘ืขื” ื›ืฉื•ืจื™, ื•ืฉื‘ืขื” ืกื™ื›ื™ ืžืฉื‘ืขื” ื’ืฉื•ืจื™, ื•ืฉื‘ืขื” ืงื™ื˜ืžื™ ืžืฉื‘ืขื” ืชื ื•ืจื™, ื•ืฉื‘ืขื” ืขืคืจื™ ืžืฉื‘ืขื” ืกื ืจื™, ื•ืฉื‘ืขื” ื›ื•ืคืจื™ ืžืฉื‘ืขื” ืืจื‘ื™, ื•ืฉื‘ืขื” ื‘ื•ื ื™ ื›ืžื•ื ื™, ื•ืฉื‘ืขื” ื‘ื™ื ื™ ืžื“ื™ืงื ื ื“ื›ืœื‘ื ืกื‘ื, ื•ืœืฆื™ื™ืจื™ื ื”ื• ื‘ื—ืœืœื ื“ื‘ื™ ืฆื•ืืจื ื‘ื ื™ืจื ื‘ืจืงื.

Pour la fiรจvre tierce : qu'on apporte sept รฉpines de sept palmiers, sept รฉclats de sept poutres, sept chevilles de sept ponts, sept cendres de sept fours, sept poussiรจres de sept crapaudines de porte, sept (morceaux de) poix de sept bateaux, sept graines de cumin, et sept poils de la barbe d'un vieux chien ; et qu'on les attache ร  l'ouverture du col (du vรชtement) avec un fil de crin.

๐Ÿ“œ Rachi (11)
ืœืืฉืชื ืชื™ืœืชื ืฉื—ืคืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ืฉื‘ืื” ืžื’' ื™ืžื™ื ืœื’' ื™ืžื™ื:
Pour la fiรจvre tierce : fiรจvre intermittente de troisiรจme jour, qui revient de trois jours en trois jours.
ืกื™ืœื•ื™ ืขื ื‘ื™ื ืงื˜ื ื™ื:
Silouei : petits grains (รฉpines).
ื•ืฉื‘ืขื” ืฆื™ื‘ื™ ืงืกืžื™ื:
Et sept tsivei : des รฉclats.
ื›ืฉื•ืจื™ ืงื•ืจื•ืช:
Kechourei : des poutres.
ื•ืฉื‘ืขื” ืกื™ื›ื™ ื™ืชื™ื“ื•ืช ืงื™ื™ื‘ืœ"ืฉ ื‘ืœืข"ื–:
Et sept sikhei : des chevilles, kaivels en langue vernaculaire.
ืžืฉื‘ืขื” ื’ืฉื•ืจื™ ื’ืฉืจื™ื:
De sept guechourei : des ponts.
ื–' ืกื™ื ืจื™ ืฆื ื•ืจ ื”ื“ืœืช ื—ื•ืจ ื”ืืกืงื•ืคื” ืฉืฆื™ืจ ื”ื“ืœืช ืกื•ื‘ื‘ ื‘ื•:
Sept sinrei : le logement de la porte, le trou du seuil dans lequel tourne le pivot de la porte.
ื›ื•ืคืจื™ ื–ืคืช ืฉื–ื•ืคืชื™ืŸ ื”ืกืคื™ื ื•ืช:
Koufrei : la poix dont on enduit les bateaux.
ืืจื‘ื™ ืกืคื™ื ื•ืช:
Arbei : des bateaux.
ื•ืฉื‘ืขื” ื‘ื•ื ื™ ื›ืžื•ื ื™ ื’ืจืขื™ื ื™ ื›ืžื•ืŸ ืœ"ื ื‘ื•ื ื™ ื›ืžื•ืŸ ื’ืจืกื™' ืžืœื ืื’ืจื•ืฃ:
Et sept bounei kemounei : des graines de cumin. Autre version : on lit bounei kemoun, une pleine poignรฉe.
ื•ืฉื‘ืขื” ื‘ื™ื ื™ ืžื“ื™ืงื ื ื“ื›ืœื‘ื ืกื‘ื ืฉื‘ืขื” ื ื™ืžื™ ืžื–ืงืŸ ื›ืœื‘ ื–ืงืŸ:
Et sept poils de la barbe d'un vieux chien : sept poils de la barbe d'un vieux chien.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la liste de remรจdes rapportรฉe par Abaye au nom de sa nourrice (fin de 66b). La achta tilta est une fiรจvre qui revient tous les trois jours. Le remรจde consiste en objets comptรฉs par sept, que l'on porte nouรฉs au col.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœืืฉืชื ืฆืžื™ืจืชื โ€” ืœื™ืฉืงืœ ืกื›ื™ื ื ื“ื›ื•ืœื” ืคืจื–ืœื, ื•ืœื™ื–ื™ืœ ืœื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ื•ื•ืจื“ื™ื ื, ื•ืœื™ืงื˜ืจ ื‘ื™ื” ื ื™ืจื ื‘ืจืงื.

Rabbi Yo'hanan dit : pour la fiรจvre brรปlante, qu'on prenne un couteau tout en fer, qu'on aille ร  un endroit oรน il y a un buisson (รฉpineux), et qu'on y attache un fil de crin.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืฉืชื ืฆืžื™ืจืชื ื—ื•ืœื™ ืฉืžื—ืžืžืช ื•ืงื•ื“ื—ืช ืืช ื”ื’ื•ืฃ:
Achta tsemirta : maladie qui รฉchauffe et enflamme le corps.
ื•ื•ืจื“ื™ื ื™ ืกื ื”:
Vardinei : un buisson (sneh).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ืœื™ืงื˜ืจ ื‘ื™ื” ื ื™ืจื ื‘ืจืงื. ืคื™ืจื•ืฉ ื—ื•ื˜ ืฉืขืจ ืœืฉื•ืŸ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ, ื›ืžื• ืฉืืžืจื• (ื‘ื‘ื ืงืžื ืงื™ื˜:) ืื™ืŸ ืœื•ืงื—ื™ืŸ ืžืŸ ื”ื’ืจื“ื™ ืœื ื ื™ืจื™ืŸ ื•ื›ื•', ื• 'ื‘ืจืงื' ื”ื™ื™ื ื• ืฉืขืจ ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืขืจื•ืš, ื•ื‘ืœืฉื•ืŸ ืขืจื‘ื™ ืจ"ืœ ื˜ืืง"ื ืฉืขื™"ืจ, ื•ืื•ืžืจื• ืœื™ื—ื“ื•ืง ื‘ื™ื” ืคื•ืจืชื ืคื™ืจื•ืฉ ื™ื—ื–ืง ื”ืงืฉืจ ืžืขื˜, ื•ื”ื•ื ืžืœืฉื•ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื“ืงื” ืฉื•ื™ื ื“ื•ืคืŸ ื•ืจื•ื™ื” ื›ื ื–ื›ืจ ืœืงืžืŸ (ื“ืฃ ืงื›ื”:), ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ื‘ืžืฉื ื” ื“ื›ืœื™ื, ื•ื›ืืŸ ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื™ื”ื“ืง ื”ืงืฉืจ ืžืขื˜, ื•ืœืžื—ืจ ื™ื”ื“ืงื ื• ื™ื•ืชืจ, ื•ื›ืŸ ื‘ื™ื•ื ืฉืœื™ืฉื™ ืขื•ื“ ื™ื•ืชืจ, ื•ืื•ืžืจ ืœืื™ืฉืชื ืฆืžื™ืจืชื ืคื™ืจื•ืฉ ืงื“ื—ืช ื—ื–ืงื” ืฉื”ื™ื ืฉืงื•ืขื” ื•ืชืงื•ืขื” ื‘ื’ื•ืฃ ื›ืžื• ืฆื•ืžืชื ื‘ื—ื•ืžืฅ ื›ื™ ื™ืฉ ืงื“ื—ืช ื‘ืื” ืœืฉืขื•ืช ื™ื“ื•ืขื™ื, ืืš ื–ื• ืฉืงื•ืขื” ื•ืชืงื•ืขื” ื‘ื’ื•ืฃ ื•ืื™ื ื” ื—ื•ืœืฆืชื•.
Et qu'il y attache un fil de crin (nira barka). Explication : un fil de cheveu ; nira dรฉsigne les deux lices du mรฉtier, comme on a dit (Bava Kama 119b) : on n'achรจte pas au tisserand les nirin, etc. Barka, c'est le poil, comme l'รฉcrit le Aroukh ; en arabe on dit taka chaar. Et l'expression lihrok beh poura signifie : qu'il serre un peu le nล“ud. C'est le sens de : puisqu'il l'a serrรฉ, il en fait une paroi et la protรจge, cite plus loin (125b), et de mรชme dans la Michna de Kelim. Ici il veut dire : qu'il serre le nล“ud un peu, le lendemain il le serre davantage, et le troisiรจme jour encore davantage. Et il dit achta tsemirta : une fiรจvre forte, enfoncรฉe et plantรฉe dans le corps, comme une chose macรฉrant (tsemita) dans le vinaigre. Car il y a une fiรจvre qui vient ร  des heures fixes, mais celle-ci est enfoncรฉe et plantรฉe dans le corps et ne le quitte pas.
๐Ÿ’ก Explication

Le remรจde de Rabbi Yo'hanan s'appuie sur le buisson ardent (sneh) : le feu n'y consumait pas le buisson. De mรชme, le feu de la fiรจvre ne doit pas consumer le malade. Le Ben Yehoyada lit le mot du segment suivant comme serrer le nล“ud, progressivement sur trois jours.

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ื™ื•ืžื ืงืžื, ืœื™ื—ืจื•ืง ื‘ื™ื” ืคื•ืจืชื ื•ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืจื ืžืœืืš ื”ืณ ืืœื™ื• ื•ื’ื•ืณืด. ืœืžื—ืจ, ืœื™ื—ืจื•ืง ื‘ื™ื” ืคื•ืจืชื ื•ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืืžืจ ืžืฉื” ืืกืจื” ื ื ื•ืืจืื”ืด. ืœืžื—ืจ, ืœื™ื—ืจื•ืง ื‘ื™ื” ืคื•ืจืชื ื•ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืจื ื”ืณ ื›ื™ ืกืจ ืœืจืื•ืช ื•ื’ื•ืณืด.

Le premier jour, qu'il y fasse une petite entaille et dise : "L'ange de Hachem lui apparut..." (Chemot 3, 2). Le lendemain, qu'il y fasse une petite entaille et dise : "Moche dit : je vais m'รฉcarter et voir..." (Chemot 3, 3).

Le lendemain, qu'il y fasse une petite entaille et dise : "Hachem vit qu'il s'รฉcartait pour voir..." (Chemot 3, 4).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื™ื—ืจื•ืง ืื™ืฉืงืจื ื™"ืจ ื›ืžื• ื“ืžื™ื‘ืœืข ื—ื™ืจืงื™ื™ื”ื• ื“ืืœื• ื˜ืจื™ืคื•ืช (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ื ืž:): ื•ื™ืืžืจ ืžืฉื” ืžืฉื•ื ืกื™ืคื™ื” ืžื“ื•ืข ืœื ื™ื‘ืขืจ ื”ืกื ื”:
Lihrok : escharnir (entailler), comme : leurs entailles se rรฉsorbent, dans (le chapitre) Elou trefot (Houlin 59b). Moche dit : ร  cause de la fin du verset : pourquoi le buisson ne brรปle-t-il pas.
ื•ื™ืืžืจ ืžืฉื” ืžืฉื•ื ืกื™ืคื™ื” ืžื“ื•ืข ืœื ื™ื‘ืขืจ ื”ืกื ื”:
Moche dit : ร  cause de la fin du verset : pourquoi le buisson ne brรปle-t-il pas.
ื›ื™ ืกืจ ืฉื™ืกื•ืจ ื”ื—ื•ืœื™:
Qu'il s'รฉcartait (ki sar) : que la maladie s'รฉcarte.
๐Ÿ’ก Explication

Chaque jour, une entaille et un verset. Rachi explique le choix : le deuxiรจme verset se termine par pourquoi le buisson ne brรปle pas ; le troisiรจme contient le mot sar (s'รฉcarter), lu comme : que la maladie s'รฉcarte.

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ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™, ื•ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืืžืจ ืืœ ืชืงืจื‘ ื”ืœื ื•ื’ื•ืณืด? ืืœื ืœื™ื•ืžื ืงืžื, ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืจื ืžืœืืš ื”ืณ ืืœื™ื• ื•ื’ื•ืณ ื•ื™ืืžืจ ืžืฉื” ื•ื’ื•ืณืด, ื•ืœืžื—ืจ, ืœื™ืžื: ืดื•ื™ืจื ื”ืณ ื›ื™ ืกืจ ืœืจืื•ืชืด, ื•ืœืžื—ืจ: ืดื•ื™ืืžืจ ื”ืณ ืืœ ืชืงืจื‘ ื”ืœืืด.

Rav Aha fils de Rava dit ร  Rav Achi : qu'il dise (plutรดt) : "Il dit : n'approche pas d'ici..." (Chemot 3, 5) ! Mais (il faut dire) : le premier jour, qu'il dise : "L'ange de Hachem lui apparut..." et "Moche dit..." ; le lendemain, qu'il dise : "Hachem vit qu'il s'รฉcartait pour voir" ; et le lendemain : "Hachem dit : n'approche pas d'ici".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœ ืชืงืจื‘ ื”ืœื•ื ืฉืœื ื™ืงืจื‘ ื–ื” ื”ื—ื•ืœื™ ืืœื™:
N'approche pas d'ici : que cette maladie ne s'approche pas de moi.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Aha fils de Rava propose d'ajouter le verset al tikrav halom, qui exprime le mieux le souhait : que la maladie n'approche pas. Pour garder trois jours, il regroupe les deux premiers versets le premier jour.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Fiรจvre brรปlante : quel verset chaque jour ?Jour 1Jour 2Jour 3Premiรจre versionRav Aha b. RavaChemot 3, 2l'ange apparutChemot 3, 3Moche : je vais voirChemot 3, 4Hachem vit qu'il s'รฉcartaChemot 3, 2 et 3, 3l'ange + MocheChemot 3, 4il s'รฉcartaChemot 3, 5n'approche pas d'iciRav Aha ajoute le verset n'approche pas, qui convient au mal : que la maladie ne s'approche pas
Rรฉpartition des versets du buisson ardent : version initiale et correction de Rav Aha fils de Rava.
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ื•ื›ื™ ืคืกืง ืœื™ื”, ืœื™ืชืชื™ื” ื•ืœื™ืคืกืงื™ื” ื•ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื”ืกื ื” ื”ืกื ื”! ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื’ื‘ื™ื”ืช ืžื›ืœ ืื™ืœื ื™ ืืฉืจื™ ืงื•ื“ืฉื ื‘ืจื™ืš ื”ื•ื ืฉื›ื™ื ืชื™ื” ืขืœืš, ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื™ื›ืช ืžื›ืœ ืื™ืœื ื™ ืืฉืจื™ ืงื•ื“ืฉื ื‘ืจื™ืš ื”ื•ื ืฉื›ื™ื ืชื™ื” ืขืœืš. ื•ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื—ืžื™ืชื™ื” ืืฉืชื ืœื—ื ื ื™ื” ืžื™ืฉืืœ ื•ืขื–ืจื™ื” ื•ืขืจืงืช ืžืŸ ืงื“ืžื•ื”ื™, ื›ืŸ ืชื—ืžื™ื ื™ื” ืืฉืชื ืœืคืœื•ื ื™ ื‘ืจ ืคืœื•ื ื™ืช ื•ืชื™ืขืจื•ืง ืžืŸ ืงื“ืžื•ื”ื™ืด.

Et quand il le coupe, qu'il se baisse, le coupe et dise ainsi : "Buisson, buisson ! Ce n'est pas parce que tu es plus รฉlevรฉ que tous les arbres que le Saint, bรฉni soit-Il, a fait reposer Sa Chekhina sur toi ; c'est parce que tu es plus bas que tous les arbres que le Saint, bรฉni soit-Il, a fait reposer Sa Chekhina sur toi.

Et de mรชme que le feu a vu Hanania, Michaรซl et Azaria et s'est enfui devant eux, ainsi que la fiรจvre voie Untel fils d'Unetelle et s'enfuie devant lui."

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื™ืชืชื™ื” ื•ืœืคืกืงื™ื” ืกืžื•ืš ืœืงืจืงืข ืœื™ืชืชื™ื” ื™ืฉืคื™ืœ:
Qu'il se baisse et le coupe : prรจs du sol ; litetei : qu'il se baisse.
ื“ืžื™ื™ื›ืช ืฉืืชื” ืฉืคื™ืœื”:
Demaikhat : que tu es bas.
ื“ื—ืžื™ืชื ืืฉืชื ืฉืจืื™ืช ื”ืืฉ:
Le feu a vu : que tu as vu le feu.
๐Ÿ’ก Explication

Le jour oรน il coupe le buisson, il le coupe au ras du sol et prononce une formule. Elle rappelle l'humilitรฉ du buisson, lieu de la Chekhina, et la fournaise dont Hanania, Michaรซl et Azaria sont sortis indemnes (Daniel 3). La formule nomme le malade par le nom de sa mรจre, selon l'usage pour ces formules.

6
ืœืกื™ืžื˜ื, ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื‘ื–, ื‘ื–ื™ื™ื”, ืžืก, ืžืกื™ื™ื, ื›ืก, ื›ืกื™ื™ื”, ืฉืจืœืื™, ื•ืืžืจืœืื™, ืืœื™ืŸ ืžืœืื›ื™ ื“ืื™ืฉืชืœื—ื• ืžืืจืขื ื“ืกื“ื•ื ื•ืœืืกืื” ืฉื—ื™ื ื ื›ืื™ื‘ื™ืŸ, ื‘ื–ืš, ื‘ื–ื™ืš, ื‘ื–ื‘ื–ื™ืš, ืžืกืžืกื™ืš, ื›ืžื•ืŸ, ื›ืžื™ืš, ืขื™ื ื™ืš ื‘ื™ืš, ืขื™ื ื™ืš ื‘ื™ืš, ืืชืจื™ืš ื‘ื™ืš, ื–ืจืขื™ืš ื›ืงืœื•ื˜ ื•ื›ืคืจื“ื” ื“ืœื ืคืจื” ื•ืœื ืจื‘ื™ื, ื›ืš ืœื ืชืคืจื” ื•ืœื ืชืจื‘ื” ื‘ื’ื•ืคื™ื” ื“ืคืœื•ื ื™ ื‘ืจ ืคืœื•ื ื™ืชืด.

Pour le simta (furoncle), qu'il dise ainsi : "Baz, Bazia, Mas, Masia, Kas, Kasia, Charlai et Amarlai, ce sont les anges qui ont รฉtรฉ envoyรฉs du pays de Sedom pour guรฉrir les furoncles douloureux. Bazakh, Bazikh, Bazbazikh, Masmasikh, Kamon, Kamikh, ton aspect en toi, ton aspect en toi, ta place en toi, ta semence comme celle du stรฉrile et comme la mule qui ne croรฎt ni ne se multiplie ; ainsi, ne croรฎs pas et ne te multiplie pas dans le corps d'Untel fils d'Unetelle."

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืœืกื™ืžื˜ื ืฉื—ื™ืŸ ืงืจื•"ื’ ื‘ืœืข"ื–:
Lesimta : un furoncle, crog en langue vernaculaire.
ื‘ื–ื‘ื–ื™ื” ืžืกืžืกื™ื™ื” ื›ืกื›ืกื™ื™ื” ืฉืžื•ืช ื”ืžืœืื›ื™ื ืขืœ ืฉื ืฉืงื•ืจืขื™ื ื•ืžืžืกืžืกื™ื ื•ืžื›ืกื›ืกื™ื ืื•ืชื• ื‘ื– ืœืฉื•ืŸ ื‘ื–ืขื:
Bazbazia, Masmasia, Kaskasia : noms des anges, parce qu'ils dรฉchirent, dissolvent et rรฉduisent (le furoncle) ; baz est de la racine de bez'a (dรฉchirure).
ืžืืจืขื ื“ืกื“ื•ื ื›ืš ื”ื•ื ื”ืœื—ืฉ ื•ืœื ืžืกื“ื•ื ื‘ืื•:
Du pays de Sedom : ainsi est la formule ; ils ne sont pas venus de Sedom.
ื‘ื–ืš ื‘ื–ื™ืš ืื™ืŸ ืœื• ืžืฉืžืขื•ืช ืืœื ื›ืš ื”ื•ื ื”ืœื—ืฉ:
Bazakh, Bazikh : cela n'a pas de sens, mais telle est la formule.
ืขื™ื ื™ืš ื‘ื™ืš ืžืจืื™ืš ื‘ื™ืš ืฉืœื ืชืื“ื™ื ื™ื•ืชืจ:
Ton aspect en toi : ton apparence en toi, que tu ne rougisses pas davantage.
ืืชืจื™ืš ื‘ื™ืš ืฉืœื ืชืจื—ื™ื‘:
Ta place en toi : que tu ne t'รฉtendes pas.
ื›ืงืœื•ื˜ ืฉื ืงืœื˜ ื–ืจืขื• ื‘ืฉืจื™ืจื™ ื‘ื˜ื ื• ืฉืœื ื™ื•ืœื™ื“:
Comme le stรฉrile (kalout) : dont la semence est absorbรฉe dans les muscles du ventre, de sorte qu'il n'engendre pas.
๐Ÿ’ก Explication

Formule composรฉe de noms d'anges et de syllabes sans sens (Rachi : telle est la formule). Les deux demandes prรฉcises : que le furoncle ne rougisse plus et ne s'รฉtende pas, et qu'il ne se multiplie pas, comme la mule qui n'engendre pas.

7
ืœื›ื™ืคื”, ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื—ืจื‘ ืฉืœื•ืคื” ื•ืงืœืข ื ื˜ื•ืฉื” ืœื ืฉืžื™ื” ื™ื•ื›ื‘ ื—ื•ืœื™ืŸ ืžื›ืื•ื‘ื™ืŸืด.

Pour la kifa, qu'il dise ainsi : "Epรฉe tirรฉe et fronde tendue, son nom n'est pas Yokhav, maladies et douleurs."

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื›ื™ืคื” ืื•ื ืคื•ืœ"ืฉ ืื‘ืขื‘ื•ืขื•ืช ื›ืš ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจื‘ื™ ืžื ื—ื ื "ืข ื•ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื•ืชื™ ืœื›ื™ืคื” ืœืžื™ ืฉื›ื•ืคื”ื• ืฉื“:
Lekifa : empoles (ampoules), des pustules ; tel est l'avis de Rabbi Yitshak fils de Rabbi Menahem, que son รขme repose. Et selon mes maรฎtres, lekifa : pour celui qu'un dรฉmon a saisi.
ืœื™ืžื ื”ื›ื™ ืœื—ืฉ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
Qu'il dise ainsi : c'est une simple formule.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi rapporte deux sens de kifa : des pustules sur la peau, ou l'รฉtat de celui qu'un dรฉmon a saisi (kafa, contraindre).

8
ืœืฉื™ื“ื, ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื”ื•ื™ืช ื“ืคืงื™ืง, ื“ืคืงื™ืง ื”ื•ื™ืช, ืœื™ื˜ ืชื‘ื™ืจ ื•ืžืฉื•ืžืช ื‘ืจ ื˜ื™ื˜ ื‘ืจ ื˜ืžื ื‘ืจ ื˜ื™ื ื, ื›ืฉืžื’ื– ืžืจื™ื’ื– ื•ืื™ืกื˜ืžืื™ืด.

Pour un dรฉmon, qu'il dise ainsi : "Tu as รฉtรฉ bouche, bouche tu as รฉtรฉ ; maudit, brisรฉ et excommuniรฉ soit Bar Tit, Bar Tamei, Bar Tina, comme Chamgaz, Merigaz et Istemai."

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื•ื™ืช ื“ืคืงื™ืง ื“ืคืงื™ืง ื”ื•ื™ืช ืœื—ืฉ ื”ื•ื:
Tu as รฉtรฉ bouche, bouche tu as รฉtรฉ : c'est une formule.
ืœื™ื˜ ืชื‘ืจ ื•ืžืฉื•ืžืช ืžืงื•ืœืœ ื•ื ืฉื‘ืจ ื•ืžืฉื•ืžืช ื™ื”ื ืฉื“ ื–ื” ืฉืฉืžื• ื‘ืจ ื˜ื™ื˜ ื‘ืจ ื˜ื™ื ื:
Maudit, brisรฉ et excommuniรฉ : que soit maudit, brisรฉ et excommuniรฉ ce dรฉmon, dont le nom est Bar Tit Bar Tina.
9
ืœืฉื™ื“ื ื“ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื, ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดืืงืจืงืคื™ ื“ืืจื™ ื•ืืื•ืกื™ ื“ื’ื•ืจื™ื™ืชื ืืฉื›ื—ืชื•ืŸ ืœืฉื™ื“ืื™ ื‘ืจ ืฉืจื™ืงื ืคื ื“ื, ื‘ืžื™ืฉืจื ื“ื›ืจืชื™ ื—ื‘ื˜ืชื™ื”, ื‘ืœื•ืขื ื“ื—ืžืจื ื—ื˜ืจืชื™ื”ืด.

Pour le dรฉmon des lieux d'aisance, qu'il dise ainsi : "Sur la tรชte du lion et sur le nez de la lionne, nous avons trouvรฉ le dรฉmon Bar Chirika Panda ; dans un carrรฉ de poireaux je l'ai abattu, avec la mรขchoire de l'รขne je l'ai frappรฉ."

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืœืฉื™ื“ื ื“ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืื ื”ื–ื™ืง ืœื™ืžื ืœื—ืฉ ื–ื”:
Pour le dรฉmon des lieux d'aisance : s'il a causรฉ du tort, qu'il dise cette formule.
ืืงืจืงืคื™ ื“ืืจื™ ื‘ืจืืฉ ื”ืืจื™ ื–ื›ืจ:
Sur la tรชte du lion : sur la tรชte du lion mรขle.
ื•ืืื•ืกื™ ื“ื’ื•ืจื™ื™ืชื ื•ื‘ื—ื•ื˜ื ืœื‘ื™ืื” ื ืงื‘ื”:
Et sur le nez de la lionne : et sur le nez de la lionne femelle.
ืืฉื›ื—ืชื ืœืฉื™ื“ืื™ ื‘ืจ ืฉืจื™ืงืื™ ืคื ื“ืื™ ื›ืš ืฉืžื•:
J'ai trouvรฉ le dรฉmon Bar Chirikai Pandai : tel est son nom.
ื‘ืžื™ืฉืจื ื“ื›ืจืชื™ ื—ื‘ื˜ื™ื” ื‘ืขืจื•ื’ืช ื›ืจืฉื™ืŸ ื”ืคืœืชื™ื•:
Dans un carrรฉ de poireaux je l'ai abattu : dans un parterre de poireaux je l'ai fait tomber.
ื‘ืœื•ืขื ื“ื—ืžืจื ื—ื˜ืจืชื™ื” ื‘ืœื—ื™ ื”ื—ืžื•ืจ ื”ืœืงื™ืชื™ื•:
Avec la mรขchoire de l'รขne je l'ai frappรฉ : avec la mรขchoire de l'รขne je l'ai battu.
10
ื•ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื‘ื–ื’ื™ืŸ. ืžืืŸ ืชื ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื, ื“ืืžืจ: ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื”ื. ืจื‘ื ืืžืจ: ื‘ืืจื™ื’ ื‘ื›ืกื•ืชื•, ื•ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ.

Et les fils de rois avec des clochettes. Qui est le tanna (de cette Michna) ?

Rabbi Ochaya dit : c'est Rabbi Chimon, qui dit : tous les (enfants d')Israรซl sont des fils de rois. Rava dit : (il s'agit d'une clochette) tissรฉe dans son vรชtement, et c'est l'avis de tous.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืืŸ ืชื ื ื“ืงืชื ื™ ื•ื›ืœ ืื“ื ื•ืืคื™ืœื• ืขื ื™ ืฉื‘ื™ืฉืจืืœ:
Qui est le tanna : qui enseigne tout homme, mรชme le plus pauvre d'Israรซl.
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืคืจืง ืฉืžื•ื ื” ืฉืจืฆื™ื:
Rabbi Chimon : dans le chapitre Chemona cheratsim (Chabbat 111a).
ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื”ืœื›ืš ืœืขื ื™ ื ืžื™ ื—ื–ื™ื ื•ืœื ื’ื ื•ืชื ื“ื™ื“ื™ื” ื“ืœื™ืชื—ื–ื™ื ื›ื™ื•ื”ืจื ื•ืฉืœื™ืฃ ืื™ ื ืžื™ ื“ืžื’ื• ื“ื—ื™ื“ื•ืฉ ื”ื•ื ืฉืœื™ืฃ ื•ืžื—ื•ื™:
Fils de rois : c'est pourquoi cela convient aussi au pauvre ; ce n'est pas dรฉplacรฉ pour lui au point de paraรฎtre de l'orgueil, de sorte qu'il l'enlรจverait. Autre explication : comme c'est une nouveautรฉ, il l'enlรจverait pour la montrer.
ื‘ืืจื™ื’ ื‘ื›ืกื•ืชื• ื“ืœื ืฉืœื™ืฃ ืœื™ื” ื•ืžื—ื•ื™:
Tissรฉe dans son vรชtement : il ne l'enlรจve pas pour la montrer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื–ื’ื™ืŸ ืžืืŸ ืชื ื ืจ"ืฉ ื”ื™ื ื›ื•' ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ื™ืœืžื ืžื—ื™ื™ื›ื™ ื‘ื”ื• ื•ืืชื• ืœืืชื•ื™ื™ ื•ื"ืช ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืœื™ื—ื•ืฉ ื“ื™ืœืžื ืื™ืคืกื™ืง ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืขื‘ื“ ื“ืœื ื™ืฆื ื‘ื—ื•ืชื ืฉื‘ืฆื•ืืจื• ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืชืœื•ื™ื ื‘ืฉืœืฉืœืช ื“ืœื ืžื™ืคืกืงื™ ื•ืจื™ื‘"ื ืคื™ืจืฉ ื“ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืงื˜ื ื™ื ื“ืืคื™ืœื• ืื™ ืคืกื™ืง ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจ ื•ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืจ' ื–ืขื™ืจื ืื•ืžืจ ื‘ื–ื•ื’ ืฉื‘ืฆื•ืืจื• ื•ืžื”ื• ื›ืœ ืื“ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืขืฉื™ืจื™ื ื‘ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืขื ื™ื™ื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืคืœื™ื’ื ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื–ืขื™ืจื ื•ืœื ื‘ื–ื•ื’ ืฉื‘ืฆื•ืืจื• ื›ืืŸ ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื ื›ืืŸ ื‘ืงื˜ื ื™ื ืคื™ืจื•ืฉ ื”ื”ื•ื ื“ืœื ื™ืฆื ื‘ื–ื•ื’ ืฉื‘ืฆื•ืืจื• ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื ื“ืœืžื ืžื™ืคืกื™ืง ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ื•ื”ื ื“ืฉืจื™ ื”ื›ื ื‘ืงื˜ื ื™ื ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื›ื“ืคื™' ืž"ืž ื™ืฉ ืœื“ืงื“ืง ืืžืื™ ื ืงื˜ ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ื›ื ื—ืฉืฉื ืื™ ืžื™ื™ืชื™ ืœื”ื• ืงื˜ืŸ ื‘ื™ื“ื™ื ื•ื™"ืœ ื“ืื™ ืœืื• ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื”ื•ื• ืžื—ื™ื™ื›ื• ืขืœื™ื” ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื›ืœ ืฉืขื” ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืฉืœื ื™ืฉืžืข ืื‘ื™ื• ืžืขื•ืœื ื•ื™ื˜ืœื ืื‘ื™ื• ื‘ื™ื“ื• ื•ืืชื• ืœืืชื•ื™ื™ ืื‘ืœ ืื™ ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ืœื ืžื—ื™ื™ื›ื™ ืื ื›ืŸ ืืคื™ืœื• ืื™ ืžื™ืคืกื™ืง ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ื™ืœืžื ืžื™ื™ืชื™ ืœื”ื• ืื‘ื•ื” ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ืฉื™ื”ื ืื‘ื™ื• ื‘ืฆื“ื• ื‘ืฉืขื” ืฉื™ืคืกื•ืง:
Les fils de rois sortent avec des clochettes ; qui est le tanna ? C'est Rabbi Chimon, etc. Le Kountres (Rachi) explique : il n'y a pas ร  craindre qu'on se moque d'eux et qu'ils viennent ร  les porter (dans la main). Et si tu demandes : de toute faรงon, qu'on craigne que (la clochette) se dรฉtache et qu'il vienne ร  la porter, comme nous l'avons dit plus haut au sujet de l'esclave, qui ne sort pas avec le sceau ร  son cou ? On peut rรฉpondre : ici il s'agit de clochettes suspendues ร  une chaรฎnette, qui ne se dรฉtachent pas. Et le Riva explique que le Yerouchalmi l'รฉtablit pour des enfants, pour lesquels, mรชme si elle se dรฉtache et qu'ils la portent, il n'y a pas d'interdit. Voici ce qu'on trouve dans le Yerouchalmi : Rabbi Zeira dit : il s'agit d'une clochette ร  son cou. Et que signifie tout homme, enseignรฉ dans notre Michna ? Aussi bien les petits riches que les petits pauvres. La Michna (de l'esclave) contredit Rabbi Zeira : ni avec la clochette ร  son cou ! Ici il s'agit des grands, lร  des petits. Explication : la (Michna qui dit qu')il ne sort pas avec la clochette ร  son cou parle des grands, de crainte qu'elle se dรฉtache et qu'il vienne ร  la porter ; et ce qui est permis ici concerne les petits, pour lesquels il n'y a pas ร  craindre, comme nous l'avons expliquรฉ. Quoi qu'il en soit, il faut prรฉciser pourquoi (la Michna) a mentionnรฉ les fils de rois, puisqu'il n'y a aucune crainte mรชme si le petit les porte de ses mains. On peut rรฉpondre : s'ils n'รฉtaient pas des fils de rois, les (autres) enfants se moqueraient de lui ร  tout moment, et il est impossible que son pรจre ne l'entende jamais ; son pรจre les prendrait alors dans sa main et viendrait ร  les porter. Mais pour des fils de rois, on ne se moque pas ; par consรฉquent, mรชme si (la clochette) se dรฉtache, il n'y a pas ร  craindre que son pรจre la porte, car il est rare que le pรจre soit ร  ses cรดtรฉs au moment oรน elle se dรฉtache.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la Michna de 66b : les fils de rois sortent avec des clochettes, et tout homme aussi. Pour Rabbi Ochaya, la Michna suit Rabbi Chimon : tout Juif est un fils de roi, la parure lui convient et il ne l'enlรจvera pas. Rava explique autrement : la clochette est tissรฉe dans le vรชtement ; elle ne peut s'enlever, et la Michna vaut pour tous.

Tossefot pose la question de la chute de l'objet et rapporte le Yerouchalmi : il s'agit d'enfants. Il explique alors pourquoi la Michna prรฉcise fils de rois : la crainte porte sur le pรจre, qui pourrait prendre l'objet en main.

11
ืžืชื ื™ืณ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆืช ื”ื—ืจื’ื•ืœ ื•ื‘ืฉืŸ ืฉื•ืขืœ ื•ื‘ืžืกืžืจ ืžืŸ ื”ืฆืœื•ื‘, ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ, ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

MICHNA. On sort (le Chabbat) avec l'ล“uf de criquet, la dent de renard et le clou (pris) d'un pendu, ร  titre de remรจde : paroles de Rabbi Meir.

Et les Hakhamim l'interdisent mรชme en semaine, ร  cause des darkei haEmori (voies de l'Amorreen).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื ื™ื—ื•ืฉ ื”ื•ื ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ื‘ื—ื•ืงื•ืชื™ื”ื ืœื ืชืœื›ื• (ื•ื™ืงืจื ื™ืดื—:ื’ืณ):
Michna. Darkei haEmori : c'est de la divination (nihouch), et il est รฉcrit : Vous ne suivrez pas leurs coutumes (Vayikra 18, 3).
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆืช ื”ื—ืจื’ื•ืœ ื•ื‘ืฉืŸ ืฉืœ ืฉื•ืขืœ ื•ื‘ืžืกืžืจ ืžืŸ ื”ืฆืœื•ื‘ ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืืฃ ื‘ื—ื•ืœ ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™:
Michna. On sort avec l'ล“uf de criquet, la dent de renard et le clou d'un pendu, ร  titre de remรจde : paroles de Rabbi Meir. Et les Hakhamim disent : mรชme en semaine c'est interdit, ร  cause des darkei haEmori.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle Michna. Pour Rabbi Meir, ces objets sont des remรจdes : ils ont le statut d'une parure ou d'un pansement et ne sont pas un fardeau. Pour les Hakhamim, ce sont des pratiques idolรขtres, interdites en tout temps (darkei haEmori, fondรฉ sur Vayikra 18, 3).

12
ื’ืžืณ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืฆืช ื”ื—ืจื’ื•ืœ โ€” ื“ืขื‘ื“ื™ ืœืฉื™ื—ืœื. ื•ื‘ืฉืŸ ืฉืœ ืฉื•ืขืœ โ€” ื“ืขื‘ื“ื™ ืœืฉื™ื ืชื. ื“ื—ื™ื™ื โ€” ืœืžืืŸ ื“ื ื™ื™ื. ื“ืžื™ืชื โ€” ืœืžืืŸ ื“ืœื ื ื™ื™ื. ื•ื‘ืžืกืžืจ ืžืŸ ื”ืฆืœื•ื‘ โ€” ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื–ื™ืจืคื.

GUEMARA. On sort avec l'ล“uf de criquet, qu'on emploie contre le chihla (mal d'oreille) ; et avec la dent de renard, qu'on emploie pour le sommeil : (celle d'un renard) vivant pour celui qui dort (trop), (celle d'un renard) mort pour celui qui ne dort pas.

Et avec le clou d'un pendu, qu'on emploie contre le zirpa (enflure).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื’ืž' ืœืฉื™ื—ืœื ืœื›ืื‘ ื”ืื•ื–ืŸ ื•ืชื•ืœื™ืŸ ื‘ืื–ื ื•:
Guemara. Lechihla : pour le mal d'oreille ; on (l'ล“uf) le suspend ร  son oreille.
ืœืฉื™ื ืชื ื™ืฉ ืฉืขืฉืื• ื›ื“ื™ ืฉื™ื™ืฉืŸ ื•ื™ืฉ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื™ืฉืŸ:
Lechinta : certains le font pour dormir, et d'autres pour ne pas dormir.
ื“ื—ื™ื™ื ืฉืœ ืฉืŸ ืฉื•ืขืœ ื—ื™:
Dehaya : d'une dent de renard vivant.
ืœื–ื™ืจืคื ื ืคื— ืžื›ื” ื“ื›ืœ ืคืจื–ืœื ื–ืจื™ืฃ ื•ื”ืื™ ืžืกื™ ืœื–ื™ืจืคื:
Lezirpa : l'enflure d'une plaie ; car tout fer est nocif (pour une plaie), et celui-ci guรฉrit l'enflure.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ื‘ื™ืฆืช ื”ื—ืจื’ื•ืœ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœืฉื™ื—ืœื ืคื™' ืจืคื™ื•ืŸ ื”ื™ืจืš ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ื›ื•ืจื•ืช ืž. ื”ืฉื—ื•ืœ ื•ื”ื›ืกื•ืœ ืื™ื–ื”ื• ืฉื—ื•ืœ ื›ืœ ืฉื ืฉืžื˜ื” ื™ืจื™ื›ื•. ื•ื‘ืฉืŸ ืฉืœ ืฉื•ืขืœ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœืฉื™ื ืชื. ื“ื—ื™ื™ื ืœืžืืŸ ื“ื ื™ื™ื ื“ืžื™ืชื ืœืžืืŸ ื“ืœื ื ื™ื™ื. ื•ื‘ืžืกืžืจ ืžืŸ ื”ืฆืœื•ื‘ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœื–ื™ืจืคื. ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื•ื”ืชื ื™ื ืื™ืœืŸ ืฉืžืฉื™ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ื•ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื ื‘ืฉืœืžื ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื›ื—ืฉ ื—ื™ืœื™ื” ืืœื ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ืžืื™ ืจืคื•ืื” ืงืขื‘ื™ื“. ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื—ื–ื™ื™ื” ืื™ื ืฉื™ ื•ืœื™ื‘ืขื• ืขืœื™ื” ืจื—ืžื™. ื›ื“ืชื ื™ื ื•ื˜ืžื ื˜ืžื ื™ืงืจื ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืฆืขืจื• ืœืจื‘ื™ื ื•ืจื‘ื™ื ืžื‘ืงืฉื™ื ืขืœื™ื• ืจื—ืžื™ื. ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื ื›ืžืืŸ ืชืœื™ื ืŸ ื›ื•ื‘ืกื ื‘ื“ื™ืงืœื ื”ืื™ื“ื ื. ื›ืžืืŸ ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื. ืคืจืฉ"ื™ ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื›ื’ื•ืŸ ืœื—ืฉ ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืจืคื•ืื”. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ืœื™ ื“ืœืขื™ืœ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืื™ื›ื ื›ืžื” ืœื—ืฉื™ื ืฉื”ื™ื• ืขื•ืฉื™ื. ืืœื ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉืขืฉื” ืžืขืฉื” ื•ืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ ืฉื™ื”ื™ื” ื‘ื• ืจืคื•ืื” ื›ื’ื•ืŸ ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ื“ืื™ื™ืชื™ ืขืœื™ื”: ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื‘ืžื” ืืฉื”
Avec l'ล“uf de criquet, qu'on emploie contre le chihla ; explication : le relรขchement de la hanche, comme nous l'avons appris (Bekhorot 40a) : le chahoul et le kassoul ; qui est chahoul ? tout celui dont la hanche s'est dรฉboรฎtรฉe. Et avec la dent de renard, qu'on emploie pour le sommeil : d'un vivant pour celui qui dort, d'un mort pour celui qui ne dort pas. Et avec le clou d'un pendu, qu'on emploie contre le zirpa. Abaye et Rava disent tous deux : toute chose qui a une vertu de guรฉrison n'est pas concernรฉe par darkei haEmori. Donc ce qui n'a pas de vertu de guรฉrison est concernรฉ par darkei haEmori ? Or il a รฉtรฉ enseignรฉ : un arbre qui perd ses fruits, on le peint au minium et on le charge de pierres. Les pierres, on comprend : pour affaiblir sa force ; mais le peindre au minium, quelle guรฉrison opรจre-t-on ? Pour que les gens le voient et prient pour lui. Comme il a รฉtรฉ enseignรฉ : et il criera impur, impur : il doit faire connaรฎtre sa souffrance au public, et le public priera pour lui. Ravina dit : selon qui suspend-on aujourd'hui des grappes au palmier ? Selon ce tanna. Rachi explique : n'a pas de vertu de guรฉrison, comme une formule (lahach) dont la guรฉrison n'est pas visible. Cela ne me paraรฎt pas juste, car plus haut dans notre passage il y a plusieurs formules que l'on pratiquait. Il s'agit plutรดt du cas oรน l'on a fait un acte dont il n'est pas visible qu'il guรฉrisse, comme le peindre au minium, citรฉ (dans la Guemara). Fin du chapitre Bameh icha.
๐Ÿ’ก Explication

Chaque objet a une fonction mรฉdicale. Le mot chihla reรงoit deux explications : Rachi, le mal d'oreille ; le Roch, le relรขchement de la hanche (chahoul, Bekhorot 40a).

Le Roch conteste l'explication de Rachi sur le principe d'Abaye et Rava : une formule (lahach) ne peut pas relever des darkei haEmori, puisque la page en cite plusieurs. Pour lui, il s'agit d'un acte sans effet visible, comme peindre l'arbre.

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ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

ร€ titre de remรจde : paroles de Rabbi Meir.

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ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Abaye et Rava disent tous deux : toute chose qui a une vertu de guรฉrison n'est pas concernรฉe par (l'interdit des) darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ืฉื ืจืื™ืช ืจืคื•ืืชื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉืชื™ื™ืช ื›ื•ืก ื•ืชื—ื‘ื•ืฉืช ืžื›ื” ื•ืคืจื›ื™ื ืŸ ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื•' ื›ื’ื•ืŸ ืœื—ืฉ ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืฉื™ื”ื ืžืจืคื ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื‘ืชืžื™ื”:
Qui a une vertu de guรฉrison : dont la guรฉrison est visible, comme boire une coupe ou panser une plaie. Et nous objectons : donc ce qui n'en a pas, etc., comme une formule dont il n'est pas visible qu'elle guรฉrisse, serait concernรฉ par darkei haEmori ? (Question formulรฉe) avec รฉtonnement.
๐Ÿ’ก Explication

Principe d'Abaye et Rava : si l'on pratique quelque chose pour guรฉrir, ce n'est pas une coutume idolรขtre. Rachi limite le principe aux remรจdes dont l'effet est visible.

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ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™? ื•ื”ืชื ื™ื: ืื™ืœืŸ ืฉืžืฉื™ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืกื•ืงืจื• ื•ืฆื•ื‘ืข ืื•ืชื• ื‘ืกื™ืงืจื ื•ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื. ื‘ืฉืœืžื ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื›ื—ื•ืฉ ื—ื™ืœื™ื”. ืืœื ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ืžืื™ ืจืคื•ืื” ืงืขื‘ื™ื“?

Donc ce qui n'a pas de vertu de guรฉrison est concernรฉ par darkei haEmori ? Or il a รฉtรฉ enseignรฉ : un arbre qui perd ses fruits, on le peint, on le colore au minium (sikra), et on le charge de pierres.

On comprend qu'on le charge de pierres, pour affaiblir sa force. Mais le peindre au minium, quelle guรฉrison opรจre-t-on ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื™ื›ื—ื•ืฉ ื—ื™ืœื™ื” ืฉืขืœ ื™ื“ื™ ืฉื”ื•ื ืฉืžืŸ ื•ื›ื—ื• ืจื‘ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ื ื•ืฉืจื™ืŸ:
Pour affaiblir sa force : parce qu'il est gras et que sa force est grande, ses fruits tombent.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara dรฉduit l'inverse du principe : sans vertu de guรฉrison, ce serait interdit. Une baraita permet pourtant de peindre en rouge l'arbre qui perd ses fruits. Les pierres ont un effet : l'arbre trop vigoureux perd ses fruits, les pierres l'affaiblissent. La peinture n'a pas d'effet sur l'arbre.

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ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื—ื–ื™ื•ื” ืื™ื ืฉื™ ื•ืœื™ื‘ืขื• ืขืœื™ื” ืจื—ืžื™. ื›ื“ืชื ื™ื: ืดื•ื˜ืžื ื˜ืžื ื™ืงืจืืด. ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืฆืขืจื• ืœืจื‘ื™ื, ื•ืจื‘ื™ื ื™ื‘ืงืฉื• ืขืœื™ื• ืจื—ืžื™ื. ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื: ื›ืžืืŸ ืชืœื™ื ืŸ ื›ื•ื‘ืกื™ ื‘ื“ื™ืงืœื โ€” ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื.

Pour que les gens le voient et prient pour lui. Comme il a รฉtรฉ enseignรฉ : "Et il criera : impur, impur" (Vayikra 13, 45) : il doit faire connaรฎtre sa souffrance au public, et le public priera pour lui.

Ravina dit : selon qui suspendons-nous des grappes (de dattes) au palmier ? Selon ce tanna.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื“ืœื™ื—ื–ื™ื•ื” ืื™ื ืฉื™ ื•ืœืกื™ืžื ื ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื” ืœืื•ื“ืขื™ ื“ืžืฉื™ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื•:
Que les gens le voient : on le fait comme signe, pour faire savoir qu'il perd ses fruits.
ื˜ืžื ื˜ืžื ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืื•ืžืจ ื˜ืžื ืจื—ืงื• ืžืขืœื™:
Impur, impur : lui-mรชme dit : impur, รฉloignez-vous de moi.
ื›ื•ื‘ืกื™ ืืฉื›ื•ืœ ืชืžืจื™ื ื•ืกื™ืžืŸ ื”ื•ื ืฉืžืฉื™ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื•:
Kouvsei : une grappe de dattes ; c'est un signe qu'il perd ses fruits.
๐Ÿ’ก Explication

La peinture est un signal : le passant voit l'arbre malade et prie pour lui. La source est le metsora, qui annonce son รฉtat pour que le public prie pour lui. Ravina y rattache l'usage de suspendre des grappes au palmier.

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ืชื ื™ ืชื ื ื‘ืคืจืง ืืžื•ืจืื™ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื™ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ื•ืœื”ื• ืื™ืช ื‘ื”ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™, ืœื‘ืจ ืžื”ื ื™: ืžื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืขืฆื ื‘ื’ืจื•ื ื• ืžื‘ื™ื ืžืื•ืชื• ื”ืžื™ืŸ ื•ืžื ื™ื— ืœื™ื” ืขืœ ืงื“ืงื“ื•, ื•ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื—ื“ ื—ื“ ื ื—ื™ืช ื‘ืœืข, ื‘ืœืข ื ื—ื™ืช ื—ื“ ื—ื“ืด, ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Un tanna enseigna le chapitre des Amorreens (de la Tossefta) devant Rabbi Hiya bar Avin. Celui-ci lui dit : toutes (ces pratiques) relรจvent des darkei haEmori, sauf celles-ci : celui qui a un os (coincรฉ) dans la gorge apporte (un os) de la mรชme espรจce, le pose sur le sommet de son crรขne et dit ainsi : "Un, un, descends, avalรฉ ; avalรฉ, descends, un, un." Cela ne relรจve pas des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืคืจืง ืืžื•ืจืื™ ื‘ืคืจืง ืื—ื“ ืฉืฉื ื•ื™ ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช ื‘ื”ืœื›ื•ืช ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™:
Dans le chapitre des Amorreens : dans un chapitre enseignรฉ dans la Tossefta du traitรฉ Chabbat, sur les lois des darkei haEmori.
ื"ืœ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ืœืชื ื:
Il lui dit : Rabbi Hiya au tanna.
ื›ื•ืœื”ื• ืื™ืช ื‘ื”ื• ื›ืœ ื”ืฉื ื•ื™ื•ืช ืฉื ืืœ ืชื˜ืขื” ืœื•ืžืจ ื‘ืื—ื“ ืžื”ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ืืœื ื‘ื›ื•ืœืŸ ืืชื” ืฉื•ื ื” ื™ืฉ ื‘ื• ืœื‘ืจ ืžื”ื ื™ ื‘' ืืœื• ืฉืืคืจืฉ ืœืš:
Toutes relรจvent : toutes celles qui y sont enseignรฉes ; ne te trompe pas en disant pour l'une d'elles qu'elle n'est pas concernรฉe par darkei haEmori ; pour toutes, enseigne qu'elles sont concernรฉes, sauf ces deux que je vais t'expliquer.
ืžื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืขืฆื ื•ื›ื•' ื•ืœื—ืฉ ื“ื ืขืฆืชื” ื›ืžื—ื˜ ืืœื• ื‘' ืœื‘ื“ื ืื™ืŸ ื‘ื”ื:
Celui qui a un os, etc. : et la formule ninatsta kemahat ; ces deux-lร  seules ne sont pas concernรฉes.
ื—ื“ ื—ื“ ื ื—ื™ืช ืœื—ืฉ ื”ื•ื:
Un, un, descends : c'est une formule.
๐Ÿ’ก Explication

Le perek Emorai est un chapitre de la Tossefta (Chabbat ch. 6-7) qui รฉnumรจre les pratiques des Amorreens. Rabbi Hiya bar Avin prรฉcise que toutes sont interdites, ร  deux exceptions prรจs : l'os posรฉ sur le crรขne (ici) et la formule pour l'arรชte (segment suivant).

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ืœืื“ืจื ืœื™ืžื ื”ื›ื™: ืดื ื ืขืฆืชื ื›ืžื—ื˜, ื ื ืขืœืชื ื›ืชืจื™ืก, ืฉื™ื™ื ืฉื™ื™ืืด.

Pour l'adra (arรชte), qu'il dise ainsi : "Tu es plantรฉ comme une aiguille, tu es ferme comme un bouclier ; descends, descends."

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืื“ืจื ืขืฆื ืฉืœ ื“ื’ ืฉื™ืฉื‘ ืœืื“ื ื‘ื•ืฉื˜:
Leadra : un os de poisson qui s'est fixรฉ dans l'oesophage d'une personne.
ืฉื™ื™ื ืฉื™ื™ื ืœื—ืฉ ื”ื•ื ืจื“ ืจื“:
Cheia cheia : c'est une formule : descends, descends.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).