Shabbat 67b โ€” Fin des darkei haEmori ; le kelal gadol du Chabbat

Shabbat 67b

Sougya : La page achรจve la liste de la Tossefta sur les darkei haEmori (pratiques des Amorreens) : formules de bonne fortune, prรฉsages tirรฉs des oiseaux, gestes de cuisine censรฉs faire rรฉussir un plat. Rabbi Yehouda classe gad et dan comme invocations d'idoles.

ร€ l'inverse, ce qui produit un effet rรฉel (bois de mรปrier, sel dans la lampe) est permis, et la formule de Rabbi Akiva, hamra ve-hayei, est une simple beraha. Rav Zoutra rattache le gaspillage de combustible ร  bal tachhit.

Le chapitre Bameh icha s'achรจve, et le septiรจme chapitre s'ouvre sur la Michna du kelal gadol : le nombre de hataot dรฉpend de ce qu'on a oubliรฉ.

Trois catรฉgories de pratiques (seg. 0-14)Avoda zara (R. Yehouda)invocation d'une idoleGad gadi (seg. 0)Donou dani / Dan (seg. 2)Interdit d'invoquerle nom d'une idoleDarkei haEmoriprรฉsage sans effet rรฉelร‰change des noms (1)Corbeau, coq, poule (3-4)ล’ufs, poussins, 71 (6-8)Danse, silence, cris (9)Urine devant la marmite (10)Permiseffet rรฉel ou simple berahaBois de mรปrier (11)Sel dans la lampe (12)Argile sous la lampe (12)Hamra ve-hayei (14)(verre : interdit, danger)Critรจre d'Abaye et Rava (67a) : ce qui a une valeur de refoua รฉchappe ร  darkei haEmori.
Les pratiques de la page rรฉparties en trois catรฉgories : avoda zara, darkei haEmori, permis.
Kelal gadol : combien de hataot ? (seg. 16)Oubliรฉ l'essence du Chabbatcroit qu'il n'y a pas de Chabbat dans la TorahUne seule hatatpour toutConnaรฎt le Chabbat, oublie le journe sait pas qu'aujourd'hui est ChabbatUne hatat par Chabbatjours intermรฉdiaires = yediaSait que c'est Chabbatignore que ces melakhot sont interditesUne hatat par av melakha(suite de la Michna en 68a)
La Michna du kelal gadol : l'objet de l'oubli dรฉtermine le nombre de sacrifices.
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ื”ืื•ืžืจ ืดื’ื“ ื’ื“ื™, ื•ืกื ื•ืง ืœื ืืฉื›ื™ ื•ื‘ื•ืฉื›ื™ืด โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืดื’ื“ืด ืื™ื ื• ืืœื ืœืฉื•ืŸ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”, ืฉื ืืžืจ: ืดื”ืขืจื›ื™ื ืœื’ื“ ืฉืœื—ืŸืด.

Celui qui dit : "Gad gadi (que ma fortune soit favorable), ne te lasse ni de jour ni de nuit", il y a lร  (un รฉlรฉment) des darkei haEmori. Rabbi Yehouda dit : gad n'est autre qu'un terme d'idolรขtrie, ainsi qu'il est dit : "Vous qui dressez une table pour Gad" (Isaie 65, 11).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ืื•ืžืจ ื’ื“ ื’ื“ื™ ื”ืชืžื–ืœ ืžื–ืœื™:
Celui qui dit gad gadi : que ma fortune (mazal) me soit favorable.
ื•ืกื ื•ืง ืœื ืขื™ืฃ ืืœ ืชื”ื™:
Ve-sanok la : ne sois pas las.
ืืฉื›ื™ ื•ื‘ื•ืฉื›ื™ ื™ื•ื ื•ืœื™ืœื”:
Achki ou-vochki : jour et nuit.
ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื•ื›ืŸ ื‘ื›ื•ืœืŸ ืขื“ ืกื•ืฃ ืคื™ืจืงื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ืจื™ ื–ื” ืžื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื•ื”"ื’ ื‘ืชื•ืกืค':
Il y a lร  des darkei haEmori : et de mรชme dans tous (les cas) jusqu'ร  la fin du chapitre, nous lisons : voici que cela relรจve des darkei haEmori ; c'est la version de la Tossefta.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara poursuit la liste du perek Emorai de la Tossefta. La formule s'adresse ร  la fortune personnelle (mazal) pour qu'elle agisse jour et nuit. Pour le premier Tanna, c'est une superstition interdite (darkei haEmori). Rabbi Yehouda va plus loin : Gad est le nom d'une idole, comme le montre le verset d'Isaie ; la formule est donc une invocation d'avoda zara.

2
ื”ื•ื ื‘ืฉืžื” ื•ื”ื™ื ื‘ืฉืžื• โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

(Que) lui (soit appelรฉ) par son nom ร  elle et elle par son nom ร  lui : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื•ื ื‘ืฉืžื” ื•ื”ื™ื ื‘ืฉืžื• ื”ื•ื ื•ืืฉืชื• ืžื—ืœื™ืคื™ืŸ ืฉืžื•ืชื™ื”ืŸ ื–ื” ื‘ื–ื” ื‘ืœื™ืœื” ืžืฉื•ื ื ื™ื—ื•ืฉ:
Lui par son nom ร  elle et elle par son nom ร  lui : lui et sa femme รฉchangent leurs noms la nuit, par nihouch (prรฉsage).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ื•ื ื‘ืฉืžื” ื•ื”ื™ื ื‘ืฉืžื•, ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ืคื™ืจื•ืฉ ื‘ื™ืžื™ื ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื”ื™ื• ื ืžืฆืื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ื‘ื ื™ ืื“ื ืจื•ื—ื™ืŸ ื•ืฉื™ื“ื™ื ื”ืจื‘ื”, ื•ื”ื ื™ื•ื“ืขื™ื ืฉื™ืฉ ื›ื™ืชื•ืช ืฉื“ื™ื ืฉื”ื ื–ื›ืจื™ื ื•ืืœื• ืื™ื ื ื ื’ืจืจื™ืŸ ื•ื ื“ื‘ืงื™ืŸ ืืœื ืจืง ืขื ื‘ื ื™ ืื“ื ื ืงื‘ื•ืช, ื•ื™ืฉ ื›ืชื•ืช ืฉื“ื™ื ืฉื”ื ื ืงื‘ื•ืช ื•ืืœื• ื ื’ืจืจื™ืŸ ื•ื ื“ื‘ืงื™ืŸ ืขื ื‘ื ื™ ืื“ื ื–ื›ืจื™ื, ื•ืœื›ืŸ ืžื—ืœืคื™ื ืฉืžื•ืชื, ื“ืืช ื”ืืฉื” ืงื•ืจื ืื•ืชื” ื‘ืฉืžื• ืฉื”ื•ื ืฉื ื–ื›ืจ, ื•ืื– ื™ื‘ื“ืœื• ืฉื“ื™ื ื”ื–ื›ืจื™ื ื•ืœื ื™ื‘ื•ืื• ืœื”ื“ื‘ืง ื‘ื” ื›ื™ ื—ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื”ื™ื ืžืŸ ื”ื–ื›ืจื™ื, ื•ืืคื™ืœื• ืื ืขืชื” ื™ื‘ื•ืื• ืฉื“ื™ื ื”ื ืงื‘ื•ืช ืœื”ื“ื‘ืง ื‘ื” ืœื ื™ืจื™ืขื• ื•ืœื ื™ืฉื—ื™ืชื• ื›ื™ ื‘ืืžืช ื”ื™ื ืืฉื” ื ืงื‘ื” ื•ืœื ื–ื›ืจ, ื•ื›ืŸ ืืฉืชื• ืงื•ืจืืชื• ื‘ืฉืžื”, ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ืฉื‘ื• ื”ืฉื“ื™ื ืฉื”ื•ื ื ืงื‘ื” ื•ื™ื‘ื“ืœื• ืฉื“ื™ื ื”ื ืงื‘ื•ืช ืžืœื”ื“ื‘ืง ื‘ื•, ื•ืืคื™ืœื• ื›ื™ ืขืชื” ื™ื‘ื•ืื• ืฉื“ื™ื ื”ื–ื›ืจื™ื ืœื”ื“ื‘ืง ื‘ื• ืœื ื™ืจืขื• ื•ืœื ื™ืฉื—ื™ืชื• ื›ื™ ื‘ืืžืช ื”ื•ื ื–ื›ืจ.
Lui par son nom ร  elle et elle par son nom ร  lui, il y a lร  des darkei haEmori. Explication : aux premiers temps, il se trouvait dans les lieux habitรฉs beaucoup d'esprits et de chedim, et les gens savaient qu'il existe des groupes de chedim masculins, qui ne s'attachent qu'aux personnes de sexe fรฉminin, et des groupes de chedim fรฉminins, qui ne s'attachent qu'aux hommes. C'est pourquoi ils รฉchangeaient leurs noms : l'homme appelle sa femme par son nom ร  lui, qui est un nom masculin ; alors les chedim masculins s'รฉcartent et ne viennent pas s'attacher ร  elle, car ils pensent qu'elle est du sexe masculin. Et mรชme si les chedim fรฉminins viennent alors s'attacher ร  elle, ils ne lui font pas de mal et ne la dรฉtruisent pas, car en vรฉritรฉ elle est une femme et non un homme. De mรชme, sa femme l'appelle par son nom ร  elle, pour que les chedim pensent qu'il est une femme et que les chedim fรฉminins s'รฉcartent de lui ; et mรชme si les chedim masculins viennent s'attacher ร  lui, ils ne lui font pas de mal et ne le dรฉtruisent pas, car en vรฉritรฉ il est un homme.
๐Ÿ’ก Explication

L'รฉchange des noms entre รฉpoux vise ร  dรฉtourner un danger par une ruse. Aucun effet naturel n'est en jeu : c'est un nihouch, donc interdit. Le Ben Yehoyada explique la logique de la pratique : tromper les chedim sur le sexe de chaque conjoint.

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ืดื“ื•ื ื• ื“ื ื™ืด โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ืดื“ืŸืด ืืœื ืœืฉื•ืŸ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”, ืฉื ืืžืจ: ืดื”ื ืฉื‘ืขื™ื ื‘ืืฉืžืช ืฉืžืจื•ืŸ ื•ืืžืจื• ื—ื™ ื-ืœื”ื™ืš ื“ืŸืด.

"Donou dani (que mes tonneaux se renforcent)" : il y a lร  des darkei haEmori. Rabbi Yehouda dit : dan n'est autre qu'un terme d'idolรขtrie, ainsi qu'il est dit : "Ceux qui jurent par la faute de Chomron et disent : vive ton dieu, Dan" (Amos 8, 14).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื•ื ื™ ื“ื ื™ ื”ืชื—ื–ืงื• ื—ื‘ื™ื•ืชื™:
Donou dani : que mes tonneaux se renforcent.
ื“ืŸ ืื™ื ื• ื—ืง ื”ืืžื•ืจื™ ืืœื ืข"ื– ืžืžืฉ ื•ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืงื•ืจื ื‘ืฉื ืขื‘ื•ื“ืช ื’ืœื•ืœื™ื:
Dan : il s'agit d'idolรขtrie ร  proprement parler, au-delร  d'une coutume des Amorrรฉens, et il est coupable (de l'interdit) d'invoquer le nom d'une idole.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme structure qu'au segment 0. Pour Rabbi Yehouda, Dan dรฉsigne l'idole que Yarovam avait installรฉe ร  Dan (le verset d'Amos). Rachi prรฉcise la consรฉquence : celui qui prononce la formule transgresse l'interdit de mentionner le nom d'une idole ("le nom d'autres dieux, vous ne le mentionnerez pas").

4
ื”ืื•ืžืจ ืœืขื•ืจื‘ ืดืฆืจื—ืด, ื•ืœืขื•ืจื‘ืชื ืดืฉืจื™ืงื™ ื•ื”ื—ื–ื™ืจื™ ืœื™ ื–ื ื‘ื™ืš ืœื˜ื•ื‘ื”ืด โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celui qui dit au corbeau : "Crie !", et ร  la femelle du corbeau : "Siffle, et tourne ta queue vers moi pour le bien" : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืื•ืžืจ ืœืขื•ืจื‘ ืฆืจื— ื›ืฉื”ื•ื ืงื•ืจื ืื•ืžืจ ืœื• ื›ืŸ ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืžื‘ืฉืจ ื‘ืฉื•ืจื•ืช ื•ืœื•ื—ืฉ ืœื• ืœื—ืฉ ื–ื”:
Celui qui dit au corbeau : crie : quand il appelle, il lui dit cela, parce que (le corbeau) annonce des nouvelles, et il lui murmure cette formule.
๐Ÿ’ก Explication

Le cri du corbeau passait pour annoncer un รฉvรฉnement. Lui rรฉpondre par une formule pour orienter le prรฉsage vers le bien est un nihouch.

5
ื”ืื•ืžืจ ืดืฉื—ื˜ื• ืชืจื ื’ื•ืœ ื–ื” ืฉืงืจื ืขืจื‘ื™ืชืด ื•ืดืชืจื ื’ื•ืœืช ืฉืงืจืื” ื’ื‘ืจื™ืชืด โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celui qui dit : "ร‰gorgez ce coq qui a chantรฉ le soir" et "(cette) poule qui a chantรฉ comme un coq" : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืงืจื ืขืจื‘ื™ืช ืื™ื—ืจ ื™ื•ืชืจ ืžืฉืืจ ื—ื‘ื™ืจื™ื• ื•ืœ"ื  ืฉืงืจื ื›ืขื•ืจื‘:
Qui a chantรฉ le soir : il a chantรฉ plus tard que ses compagnons. Et il me semble (qu'il s'agit d'un coq) qui a chantรฉ comme un corbeau.
ืฉืงืจืื” ื’ื‘ืจื™ืช ื›ืชืจื ื’ื•ืœ ื›ืžื• ืงืจื ื’ื‘ืจื (ื™ื•ืžื ื“ืฃ ื›:):
Qui a chantรฉ gavrit : comme un coq, comme (l'expression) kara gavra (Yoma 20b).
๐Ÿ’ก Explication

Abattre l'animal ร  cause d'un chant inhabituel repose sur l'idรฉe qu'il porte malheur. Le motif est le prรฉsage ; c'est ce qui rend le geste interdit.

6
ืดืืฉืชื” ื•ืื•ืชื™ืจ, ืืฉืชื” ื•ืื•ืชื™ืจืด โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

"Je boirai et j'en laisserai, je boirai et j'en laisserai" : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืฉืชื” ื•ืื•ืชื™ืจ ื›ื“ื™ ืฉืชื”ื ื‘ืจื›ื” ืžืฆื•ื™ื” ื‘ื™ื™ื ื•:
Je boirai et j'en laisserai : pour que la bรฉnรฉdiction se trouve dans son vin.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ืื•ืžืจ ืืฉืชื” ื•ืื•ืชื™ืจ, ืืฉืชื” ื•ืื•ืชื™ืจ, ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ื”ื ื” ื’ืจืกื” ื”ื ื›ื•ื ื” ื”ื™ื ืœื’ืจื•ืก ืื™ืŸ ื‘ื• ืžื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ , ื•ื›ืŸ ื’ืจื™ืก ื‘ืฉื™ื˜ืช ืจื‘ื™ื ื• ื”ืžืื™ืจื™ ื–"ืœ ื™ ื™ืขื•ื™ื™ืŸ ืฉื, ื“ื”ื ืžืฆื™ื ื• ื‘ืกืคืจ ื”ื›ื•ื ื•ืช ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืขืœ ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ื‘ืœื™ืœ ืฉื‘ืช ืฉืฆืจื™ืš ืœืฉื™ื™ืจ ื‘ื• ืžืขื˜ ื™ื™ืŸ.
Celui qui dit : je boirai et j'en laisserai, je boirai et j'en laisserai, il y a lร  des darkei haEmori. La bonne version est de lire : il n'y a pas lร  de darkei haEmori ; c'est aussi la version de la Chita de Rabbeinou haMรฉiri, voir lร -bas. Car nous trouvons dans le Sefer haKavanot de Rabbeinou haAri, au sujet de la coupe de bรฉnรฉdiction du soir de Chabbat, qu'il faut y laisser un peu de vin.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi comprend la formule comme un moyen d'attirer la bรฉraha sur le vin. Le Ben Yehoyada retient la version du Mรฉiri ("il n'y a pas lร "), en s'appuyant sur l'usage de laisser du vin dans la coupe de Kiddouch rapportรฉ au nom de l'Ari.

7
ื”ืžื‘ืงืขืช ื‘ื™ืฆื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ, ื•ื”ื˜ื— ื‘ืคื ื™ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celle qui casse des ล“ufs contre le mur et les รฉtale devant les poussins : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืžื‘ืงืขืช ื‘ื™ืฆื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ ื•ืื™ืช ื“ื’ืจืกื™ ื‘ื™ืฆื™ื ืžืงื‘ืขืช ืœืื—ืจ ืฉื™ืฆืื• ื”ืืคืจื•ื—ื™ื ืžื—ื–ืจืช ื”ืงืœื™ืคื•ืช ื‘ืžืงืœ ื•ืงื•ื‘ืขืชืŸ ื‘ื›ื•ืชืœ ืœืคื ื™ื”ื ื•ื–ื”ื• ืœื ื—ืฉ ืฉืœื ื™ืžื•ืชื•:
Celle qui casse des ล“ufs contre le mur : certains lisent : qui fixe les ล“ufs ; aprรจs que les poussins sont sortis, elle ramasse les coquilles avec un bรขton et les fixe au mur devant eux, et c'est un prรฉsage pour qu'ils ne meurent pas.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ืžื‘ืงืขืช ื‘ื™ืฆื™ื ื‘ื›ืชืœ ื•ื”ื˜ื— ื‘ืคื ื™ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื, ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ื ืจืื” ืœื™ ืขื•ืฉื” ื›ืŸ ืœื›ืคืจื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื ืฉืœื ื™ืžื•ืชื• ื›ืžื• ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืขืœ ื”ืื“ื ื›ืคืจื” ื‘ืชืจื ื’ื•ืœ, ื•ื”ื•ื ื›ื™ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื ื”ืžื” ื™ื•ืฆืื™ื ืžืŸ ื”ื‘ืฆื™ื, ื•ืœื›ืŸ ืžื‘ื™ืื” ื‘ืฆื™ื ื›ืžืกืคืจ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื, ื•ืžื‘ืงืขืช ืื•ืชื ื•ื˜ื— ืื•ืชื ืื“ื ืื—ื“ ื‘ื›ื•ืชืœ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื›ืœ ื‘ื™ืฆื” ื›ืคืจื” ืขืœ ืืคืจื•ื— ืื—ื“ ืฉืœื ื™ืžื•ืช. ื•ื”ืžื’ื™ืก ื‘ืคื ื™ ื”ืืคืจื•ื—ื™ื , ืคื™ืจื•ืฉ ืžื‘ื™ื ืœื•ื‘ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื•ืžื’ื™ืก ืื•ืชื• ื‘ืงืขืจื” ืœืคื ื™ ื”ืืคืจื•ื—ื™ืŸ, ื•ื“ืจื›ื• ืฉืœ ืœื•ื‘ืŸ ื‘ื™ืฆื” ื›ืžืฉื’ื™ืกื™ืŸ ืื•ืชื• ืžืชืจื‘ื” ื•ืขื•ืœื” ื•ืžืžืœื ื”ืงืขืจื” ื›ื•ืœื”, ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ื–ื” ืœืกื™ืžืŸ, ืฉื’ื ืืœื• ื”ืืคืจื•ื—ื™ื ื™ืจื‘ื• ื•ื™ื’ื“ืœื• ื‘ืฉื•ืžื™ืŸ ื•ื‘ืฉืจ ืขื“ ืฉื™ื”ื™ื” ื›ืžื•ืช ืฉืœื”ื ื›ืคืœื™ ื›ืคืœื™ื ืขืœ ื”ื ืžืฆื. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ืžืจืงื“ืช ื•ื”ืžื•ื ื” ื‘ืคื ื™ ืืคืจื•ื—ื™ื , ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืจื™ืงื•ื“ ืขื•ืฉืชื• ืœืกื™ืžืŸ, ื“ืืœื• ื”ืืคืจื•ื—ื™ื ื”ืงื˜ื ื™ื ืฉืื™ืŸ ื–ื–ื™ืŸ ืžืžืงื•ืžืŸ ื™ื’ื“ืœื• ื›ืจืื•ื™ ื•ืื– ื™ืจืงื“ื• ื‘ื‘ื™ืช ืื ื” ื•ืื ื” ื›ื“ืจื›ืŸ ืฉืœ ืขื•ืคื•ืช ื•ืชืจื ื’ื•ืœื™ื ืœื“ืœืง ืžืžืงื•ื ืœืžืงื•ื, ื•ื”ื™ื ืžื•ื ื” ื”ื“ื™ืœื•ื’ื™ืŸ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื‘ืจืงื•ื“ ืฉืœื” ื›ื“ื™ ืœื—ื–ืง ืืช ื”ื ื™ื—ื•ืฉ, ืฉื›ืœ ื“ื‘ืจ ื”ื ืžื ื” ื™ืฉ ืœื• ื—ื™ื–ื•ืง ื™ื•ืชืจ.
Celle qui casse des ล“ufs contre le mur et les รฉtale devant les poussins, il y a lร  des darkei haEmori. Il me semble qu'elle fait cela comme kappara (expiation) pour les poussins, afin qu'ils ne meurent pas, comme on fait pour l'homme la kappara avec un coq. En effet les poussins sortent des ล“ufs ; elle apporte donc des ล“ufs en nombre รฉgal aux poussins, les casse et les รฉtale un par un contre le mur, pour faire de chaque ล“uf une kappara pour un poussin, afin qu'il ne meure pas. Et celle qui remue devant les poussins : elle apporte du blanc d'ล“uf et le remue dans un bol devant les poussins ; or le blanc d'ล“uf, quand on le remue, augmente, monte et remplit tout le bol. On fait cela comme signe, pour que ces poussins aussi se multiplient et grandissent en graisse et en chair, jusqu'ร  atteindre plusieurs fois leur quantitรฉ actuelle. Et ce qu'il dit : celle qui danse et qui compte devant les poussins : elle fait la danse comme signe, pour que ces petits poussins, qui ne bougent pas de leur place, grandissent comme il faut et sautent ensuite dans la maison de-ci de-lร , ร  la maniรจre des oiseaux et des poules qui sautent d'un endroit ร  l'autre. Et elle compte les sauts qu'elle fait en dansant, pour renforcer le prรฉsage, car toute chose comptรฉe a plus de force.
๐Ÿ’ก Explication

Les segments 6 ร  8 concernent l'รฉlevage des poussins : casser des ล“ufs, remuer, danser et compter. Aucun de ces gestes ne nourrit ni ne protรจge l'animal ; ce sont des prรฉsages. Le Ben Yehoyada commente les trois gestes ensemble.

8
ื•ื”ืžื’ื™ืก ื‘ืคื ื™ ืืคืจื•ื—ื™ื โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Et celle qui remue (une marmite) devant les poussins : il y a lร  des darkei haEmori.

9
ื”ืžืจืงื“ืช, ื•ื”ืžื•ื ื” ืฉื‘ืขื™ื ื•ืื—ื“ ืืคืจื•ื—ื™ืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืœื ื™ืžื•ืชื• โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celle qui danse, et celle qui compte soixante et onze poussins pour qu'ils ne meurent pas : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ’ก Explication

Le chiffre soixante et onze n'a pas de fonction pratique ; il fait partie du rituel. Rachi ne commente pas ces deux segments ; le Ben Yehoyada les explique au segment 6.

10
ื”ืžืจืงื“ืช ืœื›ื•ืชื—, ื•ื”ืžืฉืชืงืช ืœืขื“ืฉื™ื, ื•ื”ืžืฆื•ื•ื—ืช ืœื’ืจื™ืกื™ืŸ โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celle qui danse pour le koutah, celle qui impose le silence pour les lentilles, et celle qui crie pour les grisin (gruau) : il y a lร  des darkei haEmori.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืžืจืงื“ืช ืœื›ื•ืชื— ื›ืฉืขื•ืฉื” ื›ื•ืชื— ืžืจืงื“ืช. ืœืคื ื™ื• ื•ื”ื•ื ื ื™ื—ื•ืฉ ืฉื™ืชื—ื–ืง:
Celle qui danse pour le koutah : quand elle prรฉpare le koutah, elle danse devant lui, et c'est un prรฉsage pour qu'il prenne.
ื”ืžืฉืชืงืช ืœืขื“ืฉื™ื ื›ืฉื ื•ืชื ืช ื‘ืงื“ืจื” ืžืฉืชืงืช ืืช ื›ืœ ื”ืขื•ืžื“ื™ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืชื‘ืฉืœื• ื•ืœื’ืจื™ืกื™ืŸ ืžืฆื•ื•ื—ืช:
Celle qui impose le silence pour les lentilles : quand elle les met dans la marmite, elle fait taire tous les prรฉsents pour qu'elles cuisent ; et pour les grisin, elle crie.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื”ืžืจืงื“ืช ืœื›ื•ืชื—. ืคื™ืจื•ืฉ ื”ื›ื•ืชื— ื‘ื’ืžืจื ื“ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืžื‘) ื”ื•ื ืงื•ื˜ื ื™ืชื ื•ืžืœื—ื ื•ื ืกื™ื•ื‘ื™ ื—ืœื‘ื ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื‘ืกืคืจ ื”ืขืจื‘ื™ ื›ืชื‘ ื ืขืฉื” ื‘ืœื‘"ืŸ ื•ืžืœื— ื•ื–ืขืช"ืจ, ื•ืื•ืœื™ ื™ืฉ ื›ืžื” ืžื™ื ื™ื ืฉื•ื ื™ื, ื•ืขืœ ื›ืœ ืคื ื™ื ื–ื” ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ืชื™ื›ืฃ ืื—ืจ ื”ืชืขืจื•ื‘ืช ืืœื ืฆืจื™ืš ืฉืชืขืžื•ื“ ื”ืชืขืจื•ื‘ืช ืื™ื–ื” ืฉืขื•ืช ืขื“ ืฉื™ื’ืžืจ ืชื™ืงื•ื ื”, ื›ืžื• ืขื ื™ืŸ 'ื—ืœื‘ ื›ืคื•ื™' ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื‘ืขืจื‘ื™ ืœื‘"ืŸ ื•ื‘ืœ"ื ื™ื’ื•ืจื˜"ื™, ืฉืฆืจื™ืš ืœืขืžื•ื“ ื›ืžื” ืฉืขื•ืช ืขื“ ืฉื™ื•ืฉืœื ืชื™ืงื•ื ื•, ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ืžืขืฉื” ื”ื›ื•ืชื— , ื•ื”ื™ื ืžืจืงื“ืช ืœืคื ื™ื• ื‘ืฉืขื•ืช ืืœื• ื›ื“ื™ ืฉื™ืชื—ื–ืง ื•ื™ื•ืฉืœื ืชื™ืงื•ื ื• ืžื”ืจ. ื•ื”ื ื“ืžืฉืชืงืช ืœืขื“ืฉื™ื ื ืจืื” ืžืคื ื™ ืฉื”ืขื“ืฉื™ื ืขื’ื•ืœื™ื ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืคื”, ื•ืœื›ืš ื”ื ืžืื›ืœ ืื‘ืœื™ื ื›ื ื•ื“ืข. ื•ืœื–ื” ืžื ื—ืฉืช ืœื”ื ื‘ืฉืชื™ืงื” ื›ืืœื• ืื™ืŸ ืœื”ื ืคื” ืœื“ื‘ืจ ื“ื•ื’ืžืช ื”ืขื“ืฉื™ื ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืคื”, ื•ื”ื ื“ืžืฆื•ื—ืช ืœื’ืจื™ืกื™ืŸ ื–ื” ืื™ื™ืจื™ ืขืœ ืžื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื‘ืขืจื‘ื™ ื‘ื•ืจื’"ื™ืœ, ืฉื’ื ืืœื• ื ืงืจืื™ืŸ ื’ืจื™ืกื™ืŸ ื›ืžื• ื’ืจืฉ ื›ืจืžืœ (ื•ื™ืงืจื ื‘, ื™ื“), ื•ืœื ืื™ื™ืจื™ ื›ืืŸ ืขืœ ื”ืคื•ืœื™ืŸ, ื•ื”ื™ื ืขื•ืฉื” ืฆื•ื•ื—ื•ืช ืœืคื ื™ื”ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืชื‘ืฉืœ ืžื”ืจื”.
Celle qui danse pour le koutah. Le koutah, dans la Guemara de Pessahim (42a), est fait de chapelure, de sel et de petit-lait, voir lร -bas. Et dans un livre arabe il est รฉcrit qu'on le fait avec du leben, du sel et du zaatar. Il y en a peut-รชtre plusieurs sortes. En tout cas, il ne se mange pas aussitรดt le mรฉlange fait : il faut que le mรฉlange repose quelques heures jusqu'ร  ce que sa prรฉparation s'achรจve, comme le lait caillรฉ qu'on appelle en arabe leben et en langue รฉtrangรจre yogourt, qui doit reposer plusieurs heures pour รชtre prรชt. Il en va de mรชme pour le koutah, et elle danse devant lui pendant ces heures pour qu'il prenne et s'achรจve vite. Celle qui impose le silence pour les lentilles : il semble que c'est parce que les lentilles sont rondes et n'ont pas de bouche ; c'est pourquoi elles sont le repas des endeuillรฉs, comme on le sait. Elle fait donc pour elles un prรฉsage par le silence, comme si l'on n'avait pas de bouche pour parler, ร  l'image des lentilles qui n'ont pas de bouche. Celle qui crie pour les grisin : il s'agit de ce qu'on appelle en arabe bourghoul, qu'on appelle aussi grisin, comme guรฉrรจs karmel (Vayikra 2, 14), et il ne s'agit pas ici des fรจves ; elle pousse des cris devant eux pour qu'ils cuisent vite.
๐Ÿ’ก Explication

Trois gestes de cuisine : danser, faire taire, crier. Aucun n'agit sur la cuisson. Le koutah est un condiment ร  base de petit-lait (Pessahim 42a).

11
ื”ืžืฉืชื ืช ื‘ืคื ื™ ืงื“ื™ืจืชื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชืชื‘ืฉืœ ืžื”ืจื” โ€” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™.

Celle qui urine devant sa marmite pour qu'elle cuise vite : il y a lร  des darkei haEmori.

12
ืื‘ืœ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงื™ืกื ืฉืœ ืชื•ืช ื•ืฉื‘ืจื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื‘ืงื“ื™ืจื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชืชื‘ืฉืœ ืžื”ืจื”, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืจื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืžืคื ื™ ื”ืกื›ื ื”.

Mais on peut mettre un copeau de mรปrier et des รฉclats de verre dans la marmite pour qu'elle cuise vite. Et les Hakhamim interdisent les รฉclats de verre ร  cause du danger.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”"ื’ ืื‘ืœ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงื™ืกื ืฉืœ ืชื•ืช ืžื•ืจื™ื™"ืจ ื•ื—ื–ืง ื”ื•ื ื›ื—ื•ืžืฅ ื•ืžื•ืขื™ืœ ืœื‘ืฉืœ ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืœื ื—ืฉ:
Nous lisons : mais on peut mettre un copeau de mรปrier (mourier) : il est fort comme le vinaigre et aide ร  la cuisson ; il n'y a lร  aucun prรฉsage.
ื”"ื’ ืื‘ืœ ืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืฉื‘ืจื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืืข"ืค ืฉืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ืื™ืŸ ื‘ื• ืืกืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžืคื ื™ ื”ืกื›ื ื” ืฉืœื ื™ื‘ืœืข:
Nous lisons : mais les Hakhamim ont interdit les รฉclats de verre : bien qu'il n'y ait pas lร  de darkei haEmori, les Hakhamim l'ont interdit ร  cause du danger, de peur qu'on (les) avalรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Le critรจre de la page apparaรฎt ici : ce qui a un effet rรฉel sur la cuisson est permis. Le verre est lui aussi efficace, mais les Hakhamim l'interdisent pour une autre raison, le danger d'en avaler un รฉclat.

13
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื•ืœ ืฉืœ ืžืœื— ืœืชื•ืš ื”ื ืจ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชืื™ืจ ื•ืชื“ืœื™ืง. ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื˜ื™ื˜ ื•ื—ืจืกื™ืช ืชื—ืช ื”ื ืจ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชืžืชื™ืŸ ื•ืชื“ืœื™ืง.

Nos Maรฎtres ont enseignรฉ : on peut mettre un bloc de sel dans la lampe pour qu'elle รฉclaire et brรปle (mieux). Et on peut mettre de la boue et de l'argile sous la lampe pour qu'elle dure et brรปle (plus longtemps).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื•ืœ ืฉืœ ืžืœื— ืžืœื ืื’ืจื•ืฃ ืžืœื— ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชืื™ืจ ื•ืชื“ืœื™ืง ืฉืื™ืŸ ื–ื” ื ื™ื—ื•ืฉ ืืœื ืžืกื™ื™ืข ืžืžืฉ ืฉื”ืžืœื— ืฆื•ืœืœ ืืช ื”ืฉืžืŸ ื•ื™ืžืฉืš ืื—ืจ ื”ืคืชื™ืœื”:
Un bloc de sel : une poignรฉe de sel, pour qu'elle รฉclaire et brรปle ; il n'y a lร  aucun prรฉsage : cela aide rรฉellement, car le sel clarifie l'huile et elle est attirรฉe vers la mรจche.
ื˜ื™ื˜ ื•ื—ืจืกื™ืช ืžืฆื ื ื™ืŸ ืืช ื”ืฉืžืŸ ื•ืื™ื ื• ื“ื•ืœืง ืžื”ืจ:
De la boue et de l'argile : elles refroidissent l'huile, et elle ne brรปle pas vite.
๐Ÿ’ก Explication

Deux procรฉdรฉs physiques pour la lampe ร  huile : le sel rend la flamme plus vive, l'argile ralentit la combustion. Ils sont permis puisque leur effet est rรฉel.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La lampe : effet rรฉel, donc permis ou interdit selon le rรฉsultatSel dans l'huilel'huile monte vers la mรจchelumiรจre plus forteArgile sous la lamperefroidit l'huilebrรปle plus longtempsCouvrir l'huile / dรฉcouvrirle naphte : brรปle plus vite= bal tachhitpermis (pas de nihouch)permis (pas de nihouch)interdit : gaspillageRachi : le sel et l'argile aident rรฉellement ; il n'y a pas de prรฉsage.
Le sel et l'argile agissent rรฉellement sur la lampe ; accรฉlรฉrer la combustion sans besoin est du gaspillage (seg. 13).
14
ืืžืจ ืจื‘ ื–ื•ื˜ืจื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืžื›ืกื™ ืฉืจื’ื ื“ืžืฉื—ื ื•ืžื’ืœื™ ื ืคื˜ื ืงืขื‘ืจ ืžืฉื•ื ืดื‘ืœ ืชืฉื—ื™ืชืด.

Rav Zoutra a dit : celui qui couvre une lampe ร  huile ou dรฉcouvre (une lampe ร ) naphte transgresse (l'interdit de) bal tachhit (ne pas dรฉtruire).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืžื›ืกื™ ืฉืจื’ื ื“ืžืฉื—ื ืฉืขื•ืฉื” ืœื• ื›ื™ืกื•ื™ ืœืžืขืœื” ืžืžื”ืจ ืœื™ื“ืœืง:
Qui couvre une lampe ร  huile : il lui fait un couvercle par-dessus ; elle brรปle plus vite.
ื ืคื˜ ื›ืฉืžื’ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ื”ืื•ืจ ื”ื•ืœืš ื•ื ืžืฉืš ืืœื™ื• ื•ืžื‘ืขื™ืจ:
Naphte : quand on le dรฉcouvre, le feu s'รฉtend vers lui et l'embrase.
๐Ÿ’ก Explication

Le principe inverse du segment prรฉcรฉdent : faire brรปler le combustible plus vite sans raison est un gaspillage, interdit au titre de bal tachhit. Couvrir l'huile retient la chaleur ; dรฉcouvrir le naphte, trรจs volatil, attire la flamme.

15
ืดื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ ืœืคื•ื ืจื‘ื ืŸืด โ€” ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ืžืขืฉื” ื‘ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืฉืขืฉื” ืžืฉืชื” ืœื‘ื ื•, ื•ืขืœ ื›ืœ ื›ื•ืก ื•ื›ื•ืก ืฉื”ื‘ื™ื ืืžืจ: ืดื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ ืœืคื•ื ืจื‘ื ืŸ, ื—ื™ื™ ื•ื—ืžืจื ืœืคื•ื ืจื‘ื ืŸ ื•ืœืคื•ื ืชืœืžื™ื“ื™ื”ื•ืŸืด.

"Du vin et de la vie ร  la bouche des Maรฎtres" : il n'y a pas lร  de darkei haEmori. Il arriva que Rabbi Akiva fit un festin pour son fils, et sur chaque coupe qu'il apportait, il disait : "Du vin et de la vie ร  la bouche des Maรฎtres ; de la vie et du vin ร  la bouche des Maรฎtres et ร  la bouche de leurs รฉlรจves."

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ ื›ืฉืžื•ื–ื’ื™ืŸ ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื›ื•ืก ืื•ืžืจ ื›ืŸ ืœื‘ืจื›ื” ื‘ืขืœืžื:
Du vin et de la vie : quand on verse et qu'on donne une coupe, on dit cela, comme simple bรฉnรฉdiction.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ ืœืคื•ื ืจื‘ื ืŸ, ื—ื™ื™ ื•ื—ืžืจื ืœืคื•ื ืจื‘ื ืŸ ื•ืœืคื•ื ืชืœืžื™ื“ื™ื”ื•ืŸ. ื”ื“ืงื“ื•ืง ื™ื“ื•ืข ืœืžื” ื›ืคืœ ื”ื“ื‘ืจื™ื? ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ื”ืคืš ื”ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืฉื ื™ื” ื“ื ืงื™ื˜ 'ื—ื™ื™ ื•ื—ืžืจื'? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ 'ื—ื™ื™' ืงืื™ ืขืœ ื”ืžื–ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื”ืœื—ื, ื•ื™ื“ื•ืข ืกืขื•ื“ืช ื—ืชืŸ ืฉืงื•ืœื” ื›ืกืขื•ื“ืช ืฉื‘ืช , ื•ื‘ืคืจื˜ ืื ื”ื—ืชืŸ ื”ื•ื ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ืฉื”ื•ื ืขืฆืžื• ื ืงืจื 'ืฉื‘ืช'. ื•ื™ื“ื•ืข ืกืขื•ื“ื•ืช ืฉื‘ืช ื”ื ื‘' ืžื™ื ื™ื, ื”ื' ื”ื™ื ืจืืฉื•ื ื” ื•ืฉื ื™ื” ืฉืฉื•ืชื™ืŸ 'ื—ืžืจื' ืชื—ืœื” ืฉื”ื•ื ื™ื™ืŸ ื”ืงื™ื“ื•ืฉ, ื•ืื—ืจ ื›ืš ืœื—ื ืฉื”ื•ื ื”ืกืขื•ื“ื” ื”ื ืงืจื 'ื—ื™ื™' ื•ื”ื‘' ื”ื™ื ืกืขื•ื“ื” ื”ืฉืœื™ืฉื™ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื” ื™ื™ืŸ ืงื™ื“ื•ืฉ ืชื—ืœื”, ืืœื ืจืง ืฆืจื™ืš ืœืฉืชื•ืช ื™ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ืกืขื•ื“ื” ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืกืคืจ ื”ื›ื•ื ื•ืช, ื•ื ืžืฆื ื–ืืช ื”ื™ื 'ื—ื™ื™' ืฉื”ื•ื ื”ืœื—ื ืชื—ืœื”, ื•ืื—ืจ ื›ืš 'ื—ืžืจื' , ื•ืœื›ืš ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืœื”ื ื›ืŸ ืœืจืžื•ื– ืœื”ื ืกืขื•ื“ื” ื–ื• ื”ื™ื ื›ืžื• ืกืขื•ื“ืช ืฉื‘ืช, ืฉื”ื ื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ ื•ื’ื ื—ื™ื™ ื•ื—ืžืจื. ืื™ ื ืžื™ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ืฉืขืฉื” ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื” ืžืฉืชื” ืœื‘ื ื• ื•ื“ืื™ ื”ื™ื” ืฉื ื›ืžื” ื›ืชื•ืช ืฉืœ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืฉื™ืฉ ื‘ื”ื ื›ืชื•ืช ืฉื›ื•ืœื ื—ื›ืžื™ื ื•ืจื‘ื ื™ื, ื•ื™ืฉ ื›ืชื•ืช ืฉื”ื ื™ื•ืฉื‘ื™ื ื”ืจื‘ื ื™ื ืขื ื”ืชืœืžื™ื“ื™ื ืฉืœื”ื, ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื“ืจืš ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืœื“ื‘ืจ ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื‘ืžืฉืชื” ื•ืกืขื•ื“ื” ืฉืœื”ื, ื• 'ื—ืžืจื' ื”ื•ื ื›ืคืฉื•ื˜ื•, 'ื•ื—ื™ื™' ืงืื™ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ืฉื ืงืจืื™ื 'ื—ื™ื™ื' ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ืžืฉืœื™ ื“, ื›ื‘) ื›ื™ ื—ื™ื™ื ื”ื ืœืžืฆืื™ื”ื. ื•ืœื›ืŸ ื›ื ื’ื“ ื›ืช ืฉื›ื•ืœื ืจื‘ื ื™ื ื•ื—ื›ืžื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ืืžืจ ื—ืžืจื ื•ื—ื™ื™ , ื›ื™ ืืœื• ื™ื›ื•ืœื™ื ืœืฉืชื•ืช ื™ื™ืŸ ืงื•ื“ื ืฉื™ื“ื‘ืจื• ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื•ื”ืœื›ื”, ื›ื™ ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืฉืžื ื™ื‘ื•ืื• ืœื™ื“ื™ ื˜ืขื•ืช ืžื—ืžืช ืฉื›ืจื•ืช ื›ื™ ืจื‘ื ื™ื 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Du vin et de la vie ร  la bouche des Maรฎtres ; de la vie et du vin ร  la bouche des Maรฎtres et ร  la bouche de leurs รฉlรจves. La question est connue : pourquoi a-t-il redoublรฉ les mots ? Et pourquoi a-t-il inversรฉ l'ordre la seconde fois, en disant de la vie et du vin ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que vie dรฉsigne la nourriture, c'est-ร -dire le pain. Or on sait que le repas d'un hatan รฉquivaut ร  un repas de Chabbat, surtout si le hatan est un talmid 'hakham, qui est lui-mรชme appelรฉ Chabbat. Et on sait que les repas de Chabbat sont de deux sortes. La premiรจre : le premier et le second repas, oรน l'on boit d'abord le vin, celui du Kiddouch, puis le pain, qui est le repas appelรฉ vie. La seconde : le troisiรจme repas, qui n'a pas de vin de Kiddouch au dรฉbut, mais oรน il faut boire du vin au cours du repas, comme l'a รฉcrit Rabbeinou haAri dans le Sefer haKavanot. Celui-lร  est donc vie, le pain d'abord, puis vin. C'est pourquoi il leur disait cela, pour leur faire allusion que ce repas est comme un repas de Chabbat, qui est vin et vie et aussi vie et vin. Autre explication, avec l'aide du Ciel : quand Rabbi Akiva fit un festin pour son fils, il y avait certainement plusieurs groupes de talmidei hakhamim ; certains groupes รฉtaient composรฉs uniquement de sages et de maรฎtres, et dans d'autres les maรฎtres รฉtaient assis avec leurs รฉlรจves. Et on sait que les talmidei hakhamim ont coutume de dire des paroles de Torah pendant leur festin et leur repas. Vin est au sens simple, et vie dรฉsigne les paroles de Torah, appelรฉes vie, comme il est dit (Michle 4, 22) : car elles sont vie pour ceux qui les trouvent. Ainsi, face au groupe composรฉ uniquement de grands maรฎtres et sages, il disait vin et vie, car ceux-lร  peuvent boire du vin avant de parler de Torah et de halakha ; on ne craint pas qu'ils se trompent sous l'effet de l'ivresse, car ce sont des maรฎtres confirmรฉs. Face au groupe oรน se trouvent aussi des รฉlรจves, petits en sagesse, il disait : ceux-lร , d'abord la vie des paroles de Torah, et ensuite qu'ils boivent le vin, car pour eux on craint que l'ivresse ne les amรจne ร  dire des paroles de Torah erronรฉes. C'est pourquoi dans la premiรจre formule, vin et vie, il disait ร  la bouche des Maรฎtres sans plus, car il n'y a lร  que des maรฎtres confirmรฉs ; et dans la seconde, vie et vin, il disait ร  la bouche des Maรฎtres et ร  la bouche de leurs รฉlรจves, car dans ces groupes des รฉlรจves sont assis avec les maรฎtres, et s'ils commenรงaient ร  boire avant de parler de Torah, les รฉlรจves pourraient se tromper sous l'effet de l'ivresse. Autre maniรจre encore, avec l'aide du Ciel : ceux qui viennent ร  un banquet boivent d'abord du vin pendant quelques heures, et ensuite on apporte le pain et la viande, qui sont le repas appelรฉ vie. Mais certains arrivent au banquet affamรฉs ; s'ils boivent du vin l'estomac vide, ils s'enivreront certainement vite et ne supporteront pas le vin. L'usage est donc d'apporter sur la table, avec le vin, des aliments, afin que celui qui a faim mange et se rassasie ; il pourra alors boire beaucoup de vin sans dommage. Face ร  ceux-lร  il disait vie et vin : qu'ils mangent d'abord la nourriture, qui est vie, puis boivent le vin. Mais face ร  ceux qui viennent rassasiรฉs, qui peuvent boire du vin sans manger d'abord, il disait vin et vie : qu'ils boivent d'abord le vin, puis mangent le pain et le plat, qui sont vie. Il me semble aussi, avec l'aide du Ciel, que kos (coupe) a pour guematria 86 ; avec le kolel des deux lettres de 86 (pe, vav), on obtient la valeur de yayin haรฏ (vin vivant), 88. Or on sait, parmi les dix choses dites de la coupe de bรฉnรฉdiction, qu'elle doit รชtre haรฏ ; il y a deux explications : la premiรจre, tirรฉ nouvellement du tonneau ; l'autre, non entamรฉ. Il vient ici leur dire par allusion, sur chaque coupe, qu'elle est tirรฉe nouvellement du tonneau et aussi non entamรฉe ; c'est pourquoi il disait vin et vie et redoublait vie et vin, et il le leur disait par allusion comme s'il les bรฉnissait. Il me semble aussi que yayin (vin) a pour valeur soixante-dix, et le temps fixรฉ pour l'homme, pour les annรฉes de sa vie, est aussi soixante-dix. Et la vie des talmidei hakhamim ressemble au vin : plus il vieillit, meilleur il est ; de mรชme la vie du sage, plus il ajoute d'annรฉes, plus il est louรฉ, comme on a dit (Michna Kinnim 3, 6) : les talmidei hakhamim, plus ils vieillissent, plus leur esprit s'accroรฎt, ce qui n'est pas le cas des amei haarets. C'est pourquoi il disait vin et vie, c'est-ร -dire l'รฉquivalence du vin et de la vie ; et vie et vin, l'รฉquivalence de la vie et du vin, quant au vieillissement, ce qui n'est vrai que pour la bouche des Maรฎtres !
๐Ÿ’ก Explication

Une formule de vล“u dite en buvant est une bรฉraha, sans prรฉtention d'agir magiquement ; elle est donc permise. La preuve vient de Rabbi Akiva au festin de son fils. Le Ben Yehoyada propose plusieurs lectures de l'inversion vin et vie / vie et vin.

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Nous reviendrons ร  toi, (chapitre) Bameh icha.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ื‘ื™ืฆืช ื”ื—ืจื’ื•ืœ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœืฉื™ื—ืœื ืคื™' ืจืคื™ื•ืŸ ื”ื™ืจืš ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ื›ื•ืจื•ืช ืž. ื”ืฉื—ื•ืœ ื•ื”ื›ืกื•ืœ ืื™ื–ื”ื• ืฉื—ื•ืœ ื›ืœ ืฉื ืฉืžื˜ื” ื™ืจื™ื›ื•. ื•ื‘ืฉืŸ ืฉืœ ืฉื•ืขืœ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœืฉื™ื ืชื. ื“ื—ื™ื™ื ืœืžืืŸ ื“ื ื™ื™ื ื“ืžื™ืชื ืœืžืืŸ ื“ืœื ื ื™ื™ื. ื•ื‘ืžืกืžืจ ืžืŸ ื”ืฆืœื•ื‘ ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื” ืœื–ื™ืจืคื. ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™. ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ ื”ืืžื•ืจื™ ื•ื”ืชื ื™ื ืื™ืœืŸ ืฉืžืฉื™ืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ื•ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื ื‘ืฉืœืžื ื˜ื•ืขื ื• ื‘ืื‘ื ื™ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื›ื—ืฉ ื—ื™ืœื™ื” ืืœื ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ืžืื™ ืจืคื•ืื” ืงืขื‘ื™ื“. ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื—ื–ื™ื™ื” ืื™ื ืฉื™ ื•ืœื™ื‘ืขื• ืขืœื™ื” ืจื—ืžื™. ื›ื“ืชื ื™ื ื•ื˜ืžื ื˜ืžื ื™ืงืจื ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืฆืขืจื• ืœืจื‘ื™ื ื•ืจื‘ื™ื ืžื‘ืงืฉื™ื ืขืœื™ื• ืจื—ืžื™ื. ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื ื›ืžืืŸ ืชืœื™ื ืŸ ื›ื•ื‘ืกื ื‘ื“ื™ืงืœื ื”ืื™ื“ื ื. ื›ืžืืŸ ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื. ืคืจืฉ"ื™ ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื›ื’ื•ืŸ ืœื—ืฉ ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืจืคื•ืื”. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ืœื™ ื“ืœืขื™ืœ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืื™ื›ื ื›ืžื” ืœื—ืฉื™ื ืฉื”ื™ื• ืขื•ืฉื™ื. ืืœื ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉืขืฉื” ืžืขืฉื” ื•ืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ ืฉื™ื”ื™ื” ื‘ื• ืจืคื•ืื” ื›ื’ื•ืŸ ืกื•ืงืจื• ื‘ืกื™ืงืจื ื“ืื™ื™ืชื™ ืขืœื™ื”: ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื‘ืžื” ืืฉื”
Avec l'ล“uf de sauterelle, qu'on emploie pour la chihla, c'est-ร -dire le relรขchement de la hanche, comme il est enseignรฉ (Bekhorot 40a) : le chahoul et le kassoul ; qu'est-ce qu'un chahoul ? Tout (animal) dont la hanche s'est dรฉboรฎtรฉe. Et avec la dent de renard, qu'on emploie pour le sommeil : (celle d'un renard) vivant pour celui qui dort (trop), (celle d'un renard) mort pour celui qui ne dort pas. Et avec le clou d'un pendu, qu'on emploie pour l'enflure. Abaye et Rava disent tous deux : toute chose qui a une valeur de remรจde ne relรจve pas des darkei haEmori. Donc ce qui n'a pas de valeur de remรจde relรจve des darkei haEmori ? Or il est enseignรฉ : un arbre qui perd ses fruits, on le peint en rouge et on le charge de pierres. Le charger de pierres se comprend, pour affaiblir sa force ; mais le peindre en rouge, quel remรจde fait-il ? (Rรฉponse :) pour que les gens le voient et prient pour lui, comme il est enseignรฉ : et impur, impur il criera ; il doit faire connaรฎtre sa souffrance au public, et le public priera pour lui. Ravina dit : selon qui suspendons-nous aujourd'hui des grappes au palmier ? Selon ce tanna. Rachi explique : sans valeur de remรจde, par exemple une formule murmurรฉe dont on ne voit pas qu'elle a une valeur de remรจde. Cela ne me paraรฎt pas juste, car plus haut, dans notre passage, il y a plusieurs formules murmurรฉes qu'on pratiquait. (Il s'agit) plutรดt du cas oรน il a fait un acte dont on ne voit pas qu'il a une valeur de remรจde, comme peindre en rouge, qui est citรฉ ร  ce propos. Nous reviendrons ร  toi, Bameh icha.
๐Ÿ’ก Explication

Hadran : fin du sixiรจme chapitre, Bameh icha. Le Roch rรฉsume la sougya de 67a et discute le critรจre d'Abaye et Rava. Selon Rachi, ce qui n'a pas de valeur de remรจde dรฉsigne une formule murmurรฉe. Le Roch objecte que la Guemara cite de nombreuses formules permises ; il limite donc le critรจre ร  un acte dont l'effet n'est pas visible, comme peindre l'arbre en rouge.

17
ืžืชื ื™ืณ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืืžืจื• ื‘ืฉื‘ืช: ื›ืœ ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช, ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื˜ืืช ืื—ืช. ื”ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช, ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช. ื”ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช, ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ

MICHNA. Ils ont รฉnoncรฉ un grand principe (kelal gadol) au sujet du Chabbat : quiconque oublie l'essence du Chabbat et fait de nombreuses melakhot (travaux interdits) pendant de nombreux Chabbatot n'est tenu que d'une seule hatat (sacrifice expiatoire).

Celui qui connaรฎt l'essence du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu (d'une hatat) pour chaque Chabbat. Celui qui sait que c'est Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu pour chaque

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืžืชื ื™' ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ืืžืื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ื’ื“ื•ืœ:
Michna. Un grand principe : dans la Guemara, on explique pourquoi on l'appelle grand.
ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื›ืกื‘ื•ืจ ืื™ืŸ ืฉื‘ืช ื‘ืชื•ืจื”:
Qui oublie l'essence du Chabbat : il pense qu'il n'y a pas de Chabbat dans la Torah.
ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื˜ืืช ืื—ืช ื‘ื’ืžืจื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื˜:) ื™ืœื™ืฃ ืœื” ืฉืžื™ืจื” ืื—ืช ืœืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ื•ืฉืžื™ืจื” ืœื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช ื•ืžืกืชื‘ืจื ื“ื›ื™ ื›ืชื™ื‘ ืฉืžื™ืจื” ืื—ืช ืœืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื›ืชื™ื‘ ื“ื›ื•ืœื ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื ื•ืงืจื‘ืŸ ืืฉื•ื’ื’ ืงืืชื™:
N'est tenu que d'une seule hatat : dans la Guemara (plus loin, 69b), on l'apprend (du verset) : une seule chemira (observance) pour de nombreux Chabbatot, et une chemira pour chaque Chabbat. Et il est logique que lorsqu'il est รฉcrit une seule chemira pour de nombreux Chabbatot, il s'agisse d'un cas comme celui-ci, car tout est une seule erreur, et le sacrifice vient pour l'erreur.
ื”ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ืฉื™ืฉ ืฉื‘ืช ื‘ืชื•ืจื” ื•ื ืืกืจื• ื‘ื” ืžืœืื›ื•ืช:
Qui connaรฎt l'essence du Chabbat : (il sait) qu'il y a un Chabbat dans la Torah et que des melakhot y sont interdites.
ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ืฉืฉื›ื— ืฉืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื ืžื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื ื”ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ืžื›ืœืœ ื“ืจื™ืฉื ื‘ื“ืื™ืŸ ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ื•ืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ื‘ื™ื ืชื™ื ืฉื—ื˜ื:
Et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot : par une erreur sur le Chabbat, ayant oubliรฉ qu'aujourd'hui est Chabbat. Puisque la suite enseigne : celui qui sait que c'est Chabbat, on en dรฉduit que le dรฉbut parle de celui qui ne sait pas que c'est Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot de cette faรงon, sans avoir appris entre-temps qu'il avait pรฉchรฉ.
ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช ื—ื˜ืืช ืื—ืช ืœื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืืข"ืค ืฉืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ื‘ื™ื ืชื™ื ื•ื”ืขืœื ืื—ื“ ื”ื•ื ืืžืจื™ื ืŸ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ืฉื"ื ืฉืœื ืฉืžืข ื‘ื™ื ืชื™ื ืฉืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื”ื•ื™ื ืฉื‘ืช ืืœื ืฉืœื ื ื–ื›ืจ ืœื• ื‘ืžืœืื›ื•ืช ืฉื ืขืฉื• ื‘ื• ื•ืฉื’ื’ื” ืงืžื™ื™ืชื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ื”ื•ื ื“ื”ื•ืื™ ื•ื”ื ืืชื™ื™ื“ืข ืœื™ื” ื‘ื™ื ื™ ื‘ื™ื ื™ ื”ืœื›ืš ื›ืœ ื—ื“ื ืฉื‘ืช ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื ื•ืžื™ื”ื• ืขืœ ื”ืจื‘ื” ืžืœืื›ื•ืช ืฉื‘ื›ืœ ืฉื‘ืช ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื“ื ื“ื›ื•ืœื” ืฉื‘ืช ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื“ื”ื ืœื ืฉื’ื’ ืืžืœืื›ื•ืช ื“ื™ื•ื“ืข ื”ื•ื ืฉื”ืžืœืื›ื•ืช ืืกื•ืจื•ืช ืืœื ืืฉื‘ืช ื”ื•ื ื“ืฉื’ื’:
Est tenu pour chaque Chabbat : une hatat pour chaque Chabbat. Bien qu'il ne l'ait pas appris entre-temps et que ce soit un seul oubli, nous disons que les jours intermรฉdiaires valent une yedia (prise de conscience) qui sรฉpare, car il est impossible qu'il n'ait pas entendu entre-temps que ce jour-lร  รฉtait Chabbat ; simplement il ne s'en est pas souvenu au moment des melakhot faites ce jour-lร . Or la premiรจre erreur portait sur le Chabbat, et elle lui est devenue connue entre-temps. Par consรฉquent chaque Chabbat est une erreur distincte. En revanche, pour les nombreuses melakhot de chaque Chabbat, il n'est tenu que d'une (hatat), car tout le Chabbat est une seule erreur : il ne s'est pas trompรฉ sur les melakhot, puisqu'il sait que les melakhot sont interdites ; il s'est trompรฉ seulement sur le Chabbat.
ื”ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืฉืœื ื™ื“ืข ืฉื”ืžืœืื›ื•ืช ื”ืœืœื• ืืกื•ืจื•ืช ื•ืขืฉืื ื›ืžื” ืคืขืžื™ื ื‘ื›ืžื” ืฉื‘ืชื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื‘ ืžืœืื›ื” ื—ื˜ืืช ืื—ืช ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ื–ืจ ื•ื›ืคืœื” ื‘ื›ืžื” ืฉื‘ืชื•ืช ื›ื•ืœื” ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื ื“ื”ื ืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ื‘ื™ื ืชื™ื ื•ืœืขื ื™ืŸ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื”ื•ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืœื ืืžืจื• ื”ื›ื™ ื“ืžืฉื•ื ื”ืคืกืง ื™ืžื™ื ืื™ืŸ ืœื• ืœื“ืขืช ืืœื ืื ื›ืŸ ื™ืฉื‘ ื•ืขืกืง ืœืคื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช ื•ืžื™ื”ื• ื‘ื—ื˜ืืช ืื—ืช ืœื ืžื™ืคื˜ืจ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฉื’ื’ื” ืœืื• ื‘ืฉื‘ืช ื”ื•ื™ื ืืœื ื‘ืžืœืื›ื•ืช ื•ืฉื’ื’ื•ืช ื˜ื•ื‘ื ื”ื•ื• ืœืฉื‘ืช ืื—ืช ื•ื‘ื’ืžืจื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืข.) ื™ืœื™ืฃ ืคืขืžื™ื ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ื•ืคืขืžื™ื ืฉืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืžืกืชื‘ืจื ื“ื—ื™ื•ื‘ื ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื“ืื™ื›ื ืฉื’ื’ื•ืช ื˜ื•ื‘ื ื•ืคื˜ื•ืจื ื‘ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื“ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื:
Celui qui sait que c'est Chabbat et fait de nombreuses melakhot : il ne savait pas que ces melakhot sont interdites et les a faites plusieurs fois pendant plusieurs Chabbatot ; il est tenu d'une hatat pour chaque av melakha. Et bien qu'il les ait rรฉpรฉtรฉes pendant plusieurs Chabbatot, tout est une seule erreur, puisqu'il ne l'a pas appris entre-temps. Pour l'erreur sur le Chabbat, on peut dire que les jours intermรฉdiaires valent une yedia qui sรฉpare ; mais pour l'erreur sur les melakhot, on ne l'a pas dit, car l'intervalle des jours ne suffit pas ร  le lui faire savoir, ร  moins qu'il ne se soit assis pour รฉtudier les lois du Chabbat devant les sages. Toutefois, il n'est pas quitte avec une seule hatat par Chabbat, car son erreur ne porte pas sur le Chabbat mais sur les melakhot, et il y a de nombreuses erreurs pour un seul Chabbat. Et dans la Guemara (plus loin, 70a) on apprend (du verset) : parfois il est tenu pour chacune, et parfois il n'est tenu que d'une pour chaque Chabbat. Et il est logique que l'obligation (multiple) concerne le cas oรน il sait que c'est Chabbat et se trompe sur les melakhot, oรน il y a de nombreuses erreurs, et l'exemption le cas oรน il se trompe sur le Chabbat et sait que les melakhot sont interdites, car c'est une seule erreur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื ื™' ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ. ื›ืœ ื”ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช ื›ื•' ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืืข"ืค ืฉืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ื‘ื™ื ืชื™ื ืืžืจื™ื ืŸ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ืฉืื™ ืืคืฉืจ ืฉืœื ืฉืžืข ื‘ื™ื ืชื™ื ืฉืื•ืชื• ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื”ื™ื” ืืœื ืฉืœื ื ื–ื›ืจ ื‘ืžืœืื›ื•ืช ื•ืงืฉื” ืœื”"ืจ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ื‘ื’ืžืจื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื.) ืงืฆืจ ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื•ื—ื–ืจ ื•ืงืฆืจ ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืงืฆื™ืจื” ื’ื•ืจืจืช ืงืฆื™ืจื” ื•ื˜ื—ื™ื ื” ื’ื•ืจืจืช ื˜ื—ื™ื ื” ืคื™ืจื•ืฉ ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื•ื‘ืฉื‘ืช ืื—ืช ืื™ื™ืจื™ ื“ื‘ืฉืชื™ ืฉื‘ืชื•ืช ื”ื™ื” ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื“ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ืืœืžื ืืข"ืค ืฉื ื•ื“ืข ืœื• ืงื•ื“ื ืงืฆื™ืจื” ืื—ืจื•ื ื” ืฉืื•ืชื• ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื”ื•ื ื“ื”ื ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ืงืฆืจ ื•ื˜ื—ืŸ ืืคื™' ื”ื›ื™ ืœื ื”ื•ื™ื ื™ื“ื™ืขื” ื•ื—ืฉื™ื‘ ื”ืขืœื ืื—ื“ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ืฉื—ื˜ื ืฉื”ืจื™ ืกื‘ื•ืจ ืฉื”ืžืœืื›ื” ืžื•ืชืจ' ื•ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืื• ื”ื•ื“ืข ืืœื™ื• ื—ื˜ืืชื• ืฉื™ื”ื™ื” ืœื• ื™ื“ื™ืขืช ื—ื˜ื ื•ืขื•ื“ ื”ืงืฉื” ืจื™ื‘"ื ื“ื‘ื’ืžืจื ืžืคืงื™ื ืŸ ืœื” ืžืงืจื ื•ืื™ ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืื™ ืืคืฉืจ ืฉืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ืœืžื” ืœืŸ ืงืจื ื•ืขื•ื“ ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ืืžืจื• ืœื• (ื›ืจื™ืชื™ืช ื“ืฃ ื˜ื–.) ื"ืจ ืขืงื™ื‘ื ืฉืืœืชื™ ืืช ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ื›ื•' ืืžืจ ืœื™ื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ืง"ื• ืžื ื“ื” ื›ื•' ื•ืคืœื™ื’ื™ ื”ืชื ืืžื•ืจืื™ ื‘ื’ืžืจื ื”ื™ื›ื™ ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ื•ืงืืžืจ ื‘ืกื•ืฃ ืฉืžืขืชื ื•ืœืจื‘ ื—ืกื“ื ื“ืืžืจ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื”ื•ื ื“ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืื™ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ืื• ืœื ื ื“ื” ืžืื™ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ืื™ื›ื ื•ืžืฉื ื™ ืฉื‘ื ืขืœื™ื” ื•ื˜ื‘ืœื” ื•ืจืืชื” ื•ื—ื–ืจ ื•ื‘ื ืขืœื™ื” ื•ื”ืชื ืืคื™ืœื• ืื™ื—ืจื” ื›ืžื” ืฉื ื™ื ื•ืœื ื˜ื‘ืœื” ื—ืฉื™ื‘ ื”ื›ืœ ื”ืขืœื ืื—ื“ ืืœื ื›ืฉื˜ื‘ืœื” ื™ืžื™ ื”ื™ืชืจ ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ืืข"ืค ื“ืœื ื™ื“ืข ื›ืžื™ ืฉื™ื“ืข ื“ืžื™ ื”"ื  ื’ื‘ื™ ืฉื‘ืช ืืข"ืค ืฉืœื ืฉืžืข ื™ืžื™ ื”ื™ืชืจ ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ื“ื’ื–ืจืช ื”ื›ืชื•ื‘ ื”ื™ื ืฉืชื”ื ืฉืžื™ืจื” ืœื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืชื™ืžื” ื“ื”ืชื ื™ืœื™ืฃ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืฉื‘ืช ืžื ื“ื” ื•ืื“ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืช ื›ืชื™ื‘ ืงืจื ื•ื‘ื ื“ื” ืœื ื›ืชื™ื‘ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื ื“ื ืคืงื ืœืŸ ืžืงืจื ื‘ื’ืžืจื ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ื”ืชื ื“ืืžืจ ืœื ื›ืš ืฉืืœื• ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืืœื ื”ื‘ื ืขืœ ื”ื ื“ื” ื•ื”ืฉื™ื‘ ืœื• ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ืง"ื• ืžืฉื‘ืช:
Le Kountres (Rachi) explique : bien qu'il ne l'ait pas appris entre-temps, nous disons que les jours intermรฉdiaires valent une yedia qui sรฉpare, car il est impossible qu'il n'ait pas entendu entre-temps que ce jour รฉtait Chabbat ; simplement il ne s'en est pas souvenu au moment des melakhot. Cela fait difficultรฉ pour Rabbeinou Eliezer, car il est dit dans la Guemara (plus loin, 71a) : s'il a moissonnรฉ et moulu la valeur d'une figue sรจche par erreur sur le Chabbat et en connaissance des melakhot, puis a de nouveau moissonnรฉ et moulu la valeur d'une figue sรจche en connaissance du Chabbat et par erreur sur les melakhot, la moisson entraรฎne la moisson et la mouture entraรฎne la mouture, c'est-ร -dire qu'il n'est tenu que d'une (hatat). Il s'agit d'un seul Chabbat, car pour deux Chabbatot il serait tenu de deux, puisque les jours intermรฉdiaires valent une yedia qui sรฉpare. On voit donc que, bien qu'il ait appris avant la derniรจre moisson que ce jour รฉtait Chabbat, puisqu'il a moissonnรฉ et moulu en sachant que c'รฉtait Chabbat, cela ne vaut pas yedia et compte comme un seul oubli, puisqu'il n'a pas appris qu'il avait pรฉchรฉ : il pensait que la melakha รฉtait permise. La raison est qu'il est รฉcrit : ou que sa faute lui soit connue ; il faut qu'il ait connaissance de la faute. Le Rivam objecte encore : dans la Guemara, nous le dรฉduisons d'un verset ; si c'รฉtait comme l'explique le Kountres, qu'il est impossible qu'il ne l'ait pas appris, pourquoi faudrait-il un verset ? Le Ri objecte aussi : il est enseignรฉ dans le chapitre Amrou lo (Keritot 16a) : Rabbi Akiva dit : j'ai interrogรฉ Rabbi Eliezer sur celui qui fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot, du type d'une seule melakha, etc. Il lui a rรฉpondu : il est tenu pour chacune, par kal va-homer de la nidda, etc. Les Amoraim y discutent, dans la Guemara, de ce qu'il lui a demandรฉ, et on dit ร  la fin du passage : selon Rav Hisda, qui dit que la question portait sur l'erreur sur le Chabbat avec connaissance des melakhot, (la question รฉtant) si les jours intermรฉdiaires valent une yedia qui sรฉpare ou non, quels jours intermรฉdiaires y a-t-il pour la nidda ? On rรฉpond : il a eu une relation avec elle, elle s'est immergรฉe, elle a de nouveau vu (du sang), et il a de nouveau eu une relation. Or la, mรชme si elle a tardรฉ plusieurs annรฉes sans s'immerger, tout compte comme un seul oubli ; c'est seulement quand elle s'est immergรฉe que les jours permis intermรฉdiaires, bien qu'il ne le sache pas, comptent comme s'il le savait. De mรชme pour le Chabbat : bien qu'il ne l'ait pas entendu, les jours permis intermรฉdiaires valent une yedia qui sรฉpare, car c'est un dรฉcret du verset qu'il y ait une chemira pour chaque Chabbat. Et il est รฉtonnant que lร -bas Rabbi Eliezer apprenne le Chabbat de la nidda, alors qu'au contraire c'est pour le Chabbat que le verset est รฉcrit et non pour la nidda. Il semble au Ri que ce que nous dรฉduisons du verset dans la Guemara suit Rabbi Eliezer beRabbi Chimon, lร -bas, qui dit : Rabbi Akiva n'a pas posรฉ cette question ร  Rabbi Eliezer ; il l'a interrogรฉ sur celui qui a une relation avec une nidda, et Rabbi Eliezer lui a rรฉpondu qu'il est tenu pour chacune par kal va-homer du Chabbat.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Ils ont รฉnoncรฉ un grand principe au sujet du Chabbat : quiconque oublie l'essence du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot n'est tenu que d'une (hatat). Celui qui connaรฎt l'essence du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu pour chaque Chabbat. Celui qui sait que c'est Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu pour chaque av melakha. Et celui qui fait de nombreuses melakhot d'un mรชme type de melakha n'est tenu que d'une seule hatat.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut du septiรจme chapitre, Kelal gadol. La hatat expie une faute commise par chegaga (inadvertance). Le nombre de sacrifices dรฉpend du nombre d'erreurs distinctes, et cela dรฉpend de l'objet de l'oubli :

1) oubli du principe mรชme du Chabbat : une seule erreur, une hatat ; 2) oubli du jour : chaque Chabbat est une erreur distincte, car les jours intermรฉdiaires valent une yedia ; 3) oubli des interdits : une hatat par av melakha.

Tossefot contestent la raison de Rachi (il a forcรฉment appris entre-temps que c'รฉtait Chabbat) et y substituent une gezerat hakatouv : le verset impose une chemira pour chaque Chabbat.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).