Shabbat 68a โ€” Pourquoi kelal gadol ? L'oubli du principe du Chabbat selon Rav et Chmouel

Shabbat 68a

Sougya : La page achรจve la Michna du kelal gadol : plusieurs melakhot d'un mรชme type n'entraรฎnent qu'une hatat. La Guemara demande pourquoi la Michna emploie l'expression kelal gadol (grand principe), alors que la Michna des maasser dit seulement kelal.

Aprรจs avoir รฉcartรฉ deux explications, elle conclut que le terme signale un domaine dont le champ d'application est plus large que celui du domaine voisin : Chabbat plus que Chevi'it, Chevi'it plus que maasser, et selon Bar Kappara maasser plus que pea. Rav et Chmouel limitent ensuite le cas de l'oubli du principe du Chabbat ร  l'enfant captif et au converti parmi les nations ; celui qui a connu puis oubliรฉ est tenu pour chaque Chabbat.

Kelal gadol : chaque domaine ร  un champ plus large que le suivantChabbatkelal gadoltlouch (dรฉtachรฉ) ET mehoubar (attachรฉ)plus large queChevi'itkelal gadolmehoubar seulement ; nourriture humaine ET animaleplus large queMaasserkelal gadol (Bar Kappara)nourriture humaine seulement ; figue et lรฉgumes inclusplus large quePeakelal (simple)5 critรจres : figue et lรฉgumes exclusConclusion (seg. 3-6) : gadol = le domaine concerne plus de cas que le domaine voisin.
L'รฉchelle des domaines : le mot gadol marque un champ d'application plus large que celui du domaine suivant.
Rav et Chmouel : qui est l'oublieur du principe ?Il transgresse sur plusieursChabbatot, par chegagaN'a jamais connu le Chabbattinok chenichba (enfant captif)ou guer converti parmi les nationsA connu puis oubliรฉhekir ve-lasof chakhah(ou connaรฎt encore le principe)Une seule hatatMichna : kol hachoke'ah ikar ChabbatUne hatat par ChabbatMichna : hayodea ikar ChabbatHayodea = celui qui connaissait le principe et l'a oubliรฉ (seg. 8)
Selon Rav et Chmouel, la premiรจre clause de la Michna vise celui qui n'a jamais connu le Chabbat.
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ืื‘ ืžืœืื›ื” ื•ืžืœืื›ื”. ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช, ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื˜ืืช ืื—ืช.

(... est tenu pour) chaque av melakha (catรฉgorie principale de travail). Celui qui fait de nombreuses melakhot relevant d'une seule melakha n'est tenu que d'une seule hatat (sacrifice expiatoire).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ ืžืœืื›ื” ื“ื ืงื˜ ืœืื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืชื•ืœื“ื•ืช ื“ื”"ื” ืœืชื•ืœื“ื•ืช ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื”ื• ืชื•ืœื“ื•ืช ื“ืฉื ื™ ืื‘ื•ืช ืืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื”ื™ื›ื ื“ื”ื•ื• ื‘' ืชื•ืœื“ื•ืช ื“ืื‘ ืื—ื“ ืื• ืื‘ ื•ืชื•ืœื“ื” ืฉืœื• ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื›ื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ืฉืชื™ ืชื•ืœื“ื•ืช ืฉืœ ืื‘ ืื—ื“ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื˜ืืช ืื—ืช ื“ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืขื•ืฉื” ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืขื•ืฉื” ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื•ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื—ื˜ืื•ืช ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืืœื ื‘ื’ื•ืคื™ ืขื‘ื™ืจื” ืฉืื™ื ืŸ ื“ื•ืžื™ืŸ ืื• ื‘ื—ื™ืœื•ืง ืฉื‘ืชื•ืช ืœืขื ื™ืŸ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช:
Av melakha : ce terme employรฉ (par la Michna) ne vient pas exclure les toledot (travaux dรฉrivรฉs), car il en va de mรชme pour les toledot, a condition que ce soient des toledot de deux avot diffรฉrents. Il vient exclure le cas de deux toledot d'un mรชme av, ou d'un av et de sa propre toleda : on n'est alors tenu que d'une (hatat), comme l'enseigne la suite : celui qui fait de nombreuses melakhot relevant d'une seule melakha, c'est-ร -dire deux toledot d'un mรชme av, n'est tenu que d'une seule hatat. Il est en effet comme celui qui fait et refait (le mรชme acte) dans un seul oubli (heelem), et il n'y a de division des hatatot dans un seul oubli que pour des fautes dont la substance diffรจre, ou par la division des Chabbatot en ce qui concerne l'inadvertance sur le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la Michna. Le dรฉcompte des sacrifices suit les avot melakhot (les 39 catรฉgories). Une toleda (travail dรฉrivรฉ) compte comme son av : deux toledot d'un mรชme av, ou un av et sa toleda, ne font qu'une seule faute, donc une seule hatat. Rachi prรฉcise que deux toledot d'avot diffรฉrents entraรฎnent deux hatatot.

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ื’ืžืณ ืžืื™ ื˜ืขืžื ืชื ื ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด? ืื™ืœื™ืžื ืžืฉื•ื ื“ืงื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื ื™: ืดืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื•ืด, ืชื ื ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด. ื•ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื ืžื™, ืžืฉื•ื ื“ืงื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื ื™: ืดืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื•ืด, ืชื ื ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด. ื•ื”ื ื’ื‘ื™ ืžืขืฉืจ, ื“ืงืชื ื™: ืดื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื•ืด, ื•ืœื ืชื ื™ ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด!

Guemara. Pourquoi (la Michna) a-t-elle enseigne kelal gadol (grand principe) ?

Diras-tu : parce qu'elle veut enseigner (plus loin) : Ils ont encore รฉnoncรฉ un autre principe, elle a enseignรฉ (ici) kelal gadol ; et de mรชme pour la Chevi'it (annรฉe sabbatique), parce qu'elle veut enseigner : Ils ont encore รฉnoncรฉ un autre principe, elle a enseignรฉ kelal gadol. Mais pour le maasser (dรฎme), oรน elle enseigne : Ils ont (encore) รฉnoncรฉ un autre principe, elle n'a pas enseignรฉ kelal gadol !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ืž' ืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื”:) ื•ืœื ื›ืœืœ ื‘ื• ืืœื ื‘' ื“ื‘ืจื™ื ื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ื›ืืŸ ื›ืœืœ ื™ื•ืชืจ ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืงืจื™ ืœื”ื• ื’ื“ื•ืœ:
Guemara. Encore un autre principe : plus loin dans notre chapitre (Chabbat 75b). Il n'y inclut que deux choses : tout ce qui vaut la peine d'รชtre mis de cรดtรฉ, et tout ce qui ne vaut pas la peine d'รชtre mis de cรดtรฉ. Ici il inclut davantage, c'est pourquoi il l'appelle grand.
ื•ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืคืจืง (ื‘ื ื•ืช ืฉื•ื—):
Et pour la Chevi'it : au chapitre (Benot chouah).
ื’ื‘ื™ ืžืขืฉืจ ื‘ืค"ืง ื“ืžืกื›ืช ืžืขืฉืจื•ืช:
Pour le maasser : au premier chapitre du traitรฉ Maasrot.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื ืžื™ ื›ื•' ื”ื›ื™ ืชื ืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืขื™ืช (ื›"ื– ืž"ื) ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืืžืจื• ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืžืื›ืœ ืื“ื ื•ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ืžืžื™ืŸ ื”ืฆื•ื‘ืขื™ืŸ ื•ืื™ื ื• ืžืชืงื™ื™ื ื‘ืืจืฅ ืคื™ืจื•ืฉ ืฉื›ืœื” ืœื—ื™ื” ื™ืฉ ืœื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœื“ืžื™ื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื™ืฉ ืœื• ื‘ื™ืขื•ืจ ื•ืœื“ืžื™ื• ื‘ื™ืขื•ืจ ื•ืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื• ื“ืงืชื ื™ ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžืื›ืœ ืื“ื ื•ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ื›ื•' ื•ืžืชืงื™ื™ื ื‘ืืจืฅ ื™ืฉ ืœื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœื“ืžื™ื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืื™ืŸ ืœื• ื•ืœื“ืžื™ื• ื‘ื™ืขื•ืจ ื“ื›ืœืœ ื”ืจืืฉื•ืŸ ื’ื“ื•ืœ ื“ื™ืฉ ืœื• ื‘ื™ืขื•ืจ ื•ืื—ืจื•ืŸ ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื™ืขื•ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืงืชื ื™ ื”ืชื ื‘ื‘ื‘ื ืื—ืจื™ืชื ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืืžืจื• ื‘ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœื ืงืชื ื™ ื‘ืชืจื™ื” ื›ืœืœ ืื—ืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืงืชื ื™ ื›ืœืœ ืงื˜ืŸ ืงืžื™ื” ืฉื™ื™ืš ืœืžืชื ื™ ื‘ืชืจื™ื” ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ:
Et pour la Chevi'it aussi, etc. : voici ce que nous avons appris dans (le traitรฉ) Chevi'it (7,1) : Ils ont รฉnoncรฉ un grand principe : tout ce qui est nourriture humaine, nourriture animale ou de l'espรจce des plantes tinctoriales, et qui ne se conserve pas en terre, c'est-ร -dire qui disparaรฎt pour l'animal (des champs), est soumis ร  (la saintetรฉ de) la Chevi'it, et son prix aussi ; il est soumis au biour (รฉlimination), et son prix aussi. Et ils ont encore รฉnoncรฉ un autre principe, puisqu'il enseigne : tout ce qui n'est pas nourriture humaine ni nourriture animale, etc., et qui se conserve en terre, est soumis ร  la Chevi'it, et son prix aussi, mais n'est pas soumis au biour, ni son prix. Le premier principe est grand, car il comporte le biour, et le dernier ne le comporte pas. Et bien qu'il enseigne lร -bas dans un autre passage : Ils ont รฉnoncรฉ un grand principe au sujet de la Chevi'it, sans enseigner aprรจs lui un autre principe, puisqu'il enseigne un petit principe avant lui, il convient d'enseigner aprรจs lui un grand principe.
ื•ื”ื ื’ื‘ื™ ืžืขืฉืจ ื“ืงืชื ื™ ืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื• ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืžื” ื™ืฉื ื” ื‘ืจืืฉื•ืŸ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื• ื’ื“ื•ืœ ืžืŸ ื”ืฉื ื™ ื•ืฆ"ืข:
Mais pour le maasser, oรน il enseigne : Ils ont encore รฉnoncรฉ un autre principe, etc. : c'est รฉtonnant. Pourquoi enseignerait-il pour le premier kelal gadol, puisqu'il n'est pas plus grand que le second ? Cela demande rรฉflexion.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre hypothรจse : l'adjectif gadol servirait seulement ร  distinguer un premier principe d'un second (od kelal aher), comme ร  Chabbat 75b et en Chevi'it. La Guemara la rรฉfute par la Michna de Maasrot : elle รฉnonce deux principes ร  la suite, et pourtant le premier est appelรฉ simplement kelal.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ืื‘ื™ืŸ: ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื“ืื™ืช ื‘ื”ื• ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช โ€” ืชื ื ืดื’ื“ื•ืœืด, ืžืขืฉืจ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช, ืœื ืชื ื ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด. ื•ืœื‘ืจ ืงืคืจื, ื“ืชื ื™ ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด ื‘ืžืขืฉืจ, ืžืื™ ืื‘ื•ืช ื•ืžืื™ ืชื•ืœื“ื•ืช ืื™ื›ื?

Rabbi Yossi bar Avin dit : le Chabbat et la Chevi'it, qui comportent des avot et des toledot, (la Michna) a enseignรฉ gadol ; le maasser, qui ne comporte pas d'avot et de toledot, elle n'a pas enseignรฉ kelal gadol. Mais selon Bar Kappara, qui enseigne kelal gadol pour le maasser, quels avot et quelles toledot y a-t-il ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืช ื‘ื™ื” ืื‘ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช ืฉื”ื•ืฆืจื›ื• ืœืžืฉื›ืŸ ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื”ื“ื•ืžื•ืช ืœื›ืœ ืื—ืช ื”ื•ื™ื ืชื•ืœื“ื•ืช ื“ื™ื“ื™ื” ืื‘ื•ืช ื“ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื–ืจื™ืขื” ื•ืงืฆื™ืจื” ื•ื–ืžื™ืจื” ื•ื‘ืฆื™ืจื” ื“ื›ืชื™ื‘ืŸ ืชื•ืœื“ื•ืช ืฉืืจ ืขื‘ื•ื“ื•ืช ืฉื‘ืฉื“ื” ื•ื›ืจื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžื•ืขื“ ืงื˜ืŸ ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื’.):
Il comporte des avot : les quarante moins une qui ont รฉtรฉ nรฉcessaires pour le Michkan (Tabernacle) ; et les travaux dรฉrivรฉs semblables ร  chacune sont ses toledot. Les avot de la Chevi'it : semer, moissonner, tailler et vendanger, qui sont รฉcrits (dans le verset) ; les toledot : les autres travaux du champ et de la vigne, comme nous le disons dans Moed Katan au premier chapitre (3a).
ื•ืœื‘ืจ ืงืคืจื ื“ืชื ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ื™ื“ื™ื” ื‘ืžืขืฉืจ ืžืื™ ืื‘ื•ืช ื›ื•':
Et selon Bar Kappara qui enseigne : dans sa Tossefta, au sujet du maasser, quels avot, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ื‘ืžื•ืขื“ ืงื˜ืŸ (ื“ืฃ ื‘:) ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืื‘ื•ืช ืืกืจ ืจื—ืžื ื ืชื•ืœื“ื•ืช ืœื ืืกืจ ืจื—ืžื ื ืž"ืž ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื™ื”ื ืื™ืช ื‘ื™ื” ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื•ื"ืช ื‘ืžืขืฉืจ ืื™ื›ื ื ืžื™ ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื’ืŸ ื•ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ื•ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื›ืœ ืžื™ืœื™ ื•ื™"ืœ ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืœื”ื–ื›ื™ืจ ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืื™ืกื•ืจ ืžืœืื›ื•ืช ื•ื"ืช ื•ื‘ื›ืœืœ ืื—ืจ ื“ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืœื™ืชื ื™ ื ืžื™ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืœื ืฆืจื™ืš ืœืžื™ืชื ื™ ื“ืื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืงืžื ืงืื™ ื•ื”"ืง ืขื•ื“ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืื—ืจ ืืžืจื•:
Qui comporte des avot et des toledot : mรชme selon Rava, qui dit dans Moed Katan (2b), ร  propos de la Chevi'it : la Torah a interdit les avot, elle n'a pas interdit les toledot, en tout cas mideRabbanan (par dรฉcret rabbinique) elle comporte des avot et des toledot. Et si tu demandes : le maasser aussi comporte des avot et des toledot, car de la Torah (il porte sur) le grain, le vin et l'huile, et mideRabbanan sur toute chose ? On peut rรฉpondre qu'il n'y a pas lieu de parler d'avot et de toledot pour ce qui ne comporte pas d'interdit de travaux. Et si tu demandes : pour l'autre principe du Chabbat et de la Chevi'it, qu'il enseigne aussi kelal gadol pour cette mรชme raison ? On peut rรฉpondre qu'il n'a pas besoin de l'enseigner, car il se rattache au premier kelal gadol, et il veut dire : ils ont encore รฉnoncรฉ un autre grand principe.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme hypothรจse : gadol dรฉsignerait un domaine structure en avot (catรฉgories principales) et toledot (dรฉrivรฉs). Chabbat et Chevi'it le sont, le maasser non. La Guemara la rรฉfute par la version de Bar Kappara, qui dit kelal gadol mรชme pour le maasser.

Rachi rappelle les avot de la Chevi'it tirรฉs du verset : semer, moissonner, tailler, vendanger.

4
ืืœื ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื, ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื” ืฉืœ ืฉื‘ืช ื™ื•ืชืจ ืžืฉืœ ืฉื‘ื™ืขื™ืช, ื“ืื™ืœื• ืฉื‘ืช ืื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื‘ืชืœื•ืฉ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ, ื•ืื™ืœื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืชืœื•ืฉ ืœื™ืชื” ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืื™ืชื”. ื•ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื” ืฉืœ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืžืขืฉืจ, ื“ืื™ืœื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื‘ืžืื›ืœ ืื“ื ื‘ื™ืŸ ื‘ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื”, ื•ืื™ืœื• ืžืขืฉืจ ื‘ืžืื›ืœ ืื“ื ืื™ืชื” ื‘ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืœื™ืชื”.

La raison n'est-elle pas plutรดt celle-ci : la sanction du Chabbat est plus grande que celle de la Chevi'it, car le Chabbat s'applique au dรฉtachรฉ comme ร  l'attachรฉ (au sol), alors que la Chevi'it ne s'applique pas au dรฉtachรฉ et s'applique ร  l'attachรฉ. Et la sanction de la Chevi'it est plus grande que celle du maasser, car la Chevi'it s'applique ร  la nourriture humaine comme ร  la nourriture animale, alors que le maasser s'applique ร  la nourriture humaine et ne s'applique pas ร  la nourriture animale.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืœื ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ืืœื ื“ื‘ืจ ืฉื ืืžืจ ื‘ื• ื›ืœืœ ื•ืขื•ื ืฉื• ื’ื“ื•ืœ ืžื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืฉื ืืžืจ ื‘ื• ื›ืœืœ ืชื ื™ ื‘ื™ื” ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ:
La raison n'est-elle pas plutรดt : non ร  cause des avot et des toledot, mais : une chose au sujet de laquelle on a รฉnoncรฉ un principe, et dont la sanction est plus grande qu'une autre chose au sujet de laquelle on a รฉnoncรฉ un principe, on enseigne ร  son sujet kelal gadol.
ืฉื‘ืช ืื™ืชื ืœืื™ืกื•ืจ ื“ื™ื“ื” ื‘ื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ืชืœื•ืฉ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื›ื’ื•ืŸ ื˜ื•ื—ืŸ ื•ืœืฉ ื‘ื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉืงื“ืฉ ื”ื™ื•ื:
Le Chabbat s'applique : son interdit (porte) aussi bien sur une chose dรฉjร  dรฉtachรฉe avant (le Chabbat), comme moudre et pรฉtrir, que sur une chose attachรฉe au moment oรน le jour a รฉtรฉ sanctifiรฉ.
ื•ืื™ืœื• ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ืžื—ื•ื‘ืจ ืžืฉืงื“ืฉ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืื™ืชื ืื‘ืœ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ืชืœื•ืฉ ืœืคื ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืœื™ืชื:
Alors que la Chevi'it : elle s'applique ร  ce qui รฉtait attachรฉ au moment oรน la Chevi'it a รฉtรฉ sanctifiรฉe, mais ne s'applique pas ร  ce qui รฉtait dรฉtachรฉ avant la Chevi'it.
ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื ืžื™ ืื™ืชื™ื” ื‘ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืœื‘ื”ืžืชืš ื•ืœื—ื™ื” ื•ื’ื•' (ื•ื™ืงืจื ื›ืดื”:ื–ืณ) ืžืขืฉืจ ืœื™ืชื™ื” ื‘ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื’ืŸ ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ื›ืชื™ื‘ ื•ืจื‘ื ืŸ ืชืงื•ืŸ ืคื™ืจื•ืช ื”ืื™ืœืŸ ื•ื™ืจืง ื“ืžืื›ืœ ืื“ื ื›ื“ืงืชื ื™ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื›ื•':
La Chevi'it s'applique aussi ร  la nourriture animale, car il est รฉcrit : Et pour ton bรฉtail et pour l'animal sauvage, etc. (Vayikra 25,7). Le maasser ne s'applique pas ร  la nourriture animale, car de la Torah il est รฉcrit : le grain, le vin et l'huile, et les Rabbanan ont instituรฉ (le maasser) sur les fruits de l'arbre et les lรฉgumes, qui sont nourriture humaine, comme il est enseignรฉ : tout ce qui est nourriture, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื• ืฉืœ ืฉื‘ืช ืžืฉืœ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืžืคืจืฉ ื‘ืชืœื•ืฉ ืฉื ืชืœืฉ ืงื•ื“ื ืฉื‘ืช ื•ืงื•ื“ื ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžืฉืžืข ืฉืจื•ืฆื” ืœืคืจืฉ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืื™ืชื ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืขืจื‘ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ื ืชืœืฉ ื‘ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืื™ืกื•ืจ ืคื™ืจื•ืช ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืœืื›ื™ืœื” ื•ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืœืคื™' ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืืœื ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื• ืฉืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžืฉืœ ืžืขืฉืจ ื“ืื™ืชื ื”ื• ื‘ืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืžืขืฉืจ ื•ืœืžื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื” ืฉืœ ืฉื‘ืช ืžืฉืœ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืืœื ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืื›ื™ืœื” ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื’ื“ื•ืœ ืฉื‘ืช ืœื ืžืฉื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœื ืžืžืขืฉืจ ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืงืืžืจ ื’ื“ื•ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžืžืขืฉืจ ืืœื ืงืืžืจ ื’ื“ื•ืœ ืฉื‘ืช ืžืฉื‘ื™ืขื™ืช ื“ืื™ืกื•ืจ ืžืœืื›ื•ืช ืื™ืชื ื”ื• ื‘ื™ืŸ ื‘ืชืœื•ืฉ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ื•ืื™ืœื• ืื™ืกื•ืจ ืžืœืื›ื•ืช ื“ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืื™ืชื ื‘ืชืœื•ืฉ ืœื™ืชื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืงืชื ื™ ืฉื”ืฉื‘ืช ื—ืœื” ืขืœ ื”ื›ืœ ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืœื ื—ืœื” ืืœื ืขืœ ืขื‘ื•ื“ืช ื”ืืจืฅ ื‘ืœื‘ื“:
La sanction du Chabbat est plus grande que celle de la Chevi'it : selon l'explication du Kountres (Rachi), qui explique le dรฉtachรฉ comme ce qui a รฉtรฉ dรฉtachรฉ avant le Chabbat et avant la Chevi'it, il semble qu'il veuille expliquer que la Chevi'it s'applique ร  l'attachรฉ au sens de ce qui รฉtait attachรฉ la veille de la Chevi'it et a รฉtรฉ dรฉtachรฉ pendant la Chevi'it, et qu'il s'agisse de l'interdit de manger les fruits de la Chevi'it. Mais le Ri objecte : selon son explication, (la Guemara) aurait seulement dรป dire : la sanction du Chabbat et de la Chevi'it est plus grande que celle du maasser, car ils s'appliquent ร  la nourriture animale, ce qui n'est pas le cas du maasser. Pourquoi dire : la sanction du Chabbat est plus grande que celle de la Chevi'it ? Il semble donc au Ri que, pour une question de nourriture, qui ne concerne pas le Chabbat, on ne peut pas dire que le Chabbat est plus grand, ni que la Chevi'it ni que le maasser. C'est pourquoi elle ne dit pas : le Chabbat et la Chevi'it sont plus grands que le maasser, mais : le Chabbat est plus grand que la Chevi'it, car l'interdit des travaux (du Chabbat) s'applique au dรฉtachรฉ comme ร  l'attachรฉ, alors que l'interdit des travaux de la Chevi'it s'applique ร  l'attachรฉ et pas au dรฉtachรฉ. C'est aussi ce qui ressort du Yerouchalmi, qui enseigne que le Chabbat s'applique ร  tout, et que la Chevi'it ne s'applique qu'au travail de la terre.
๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de la Guemara : gadol est un terme comparatif. Le domaine appelรฉ gadol a un champ d'application plus large que le domaine voisin.

Chabbat > Chevi'it : les melakhot du Chabbat portent sur le tlouch (dรฉtachรฉ : moudre, pรฉtrir) et le mehoubar (attachรฉ : moissonner) ; la Chevi'it ne concerne que le travail du sol. Chevi'it > maasser : la Chevi'it inclut la nourriture animale (Vayikra 25,7), le maasser non.

Rachi et le Ri divergent sur le sens de dรฉtachรฉ/attachรฉ : Rachi l'applique aux produits (interdit de consommation), le Ri ร  l'interdit des travaux.

5
ื•ืœื‘ืจ ืงืคืจื ื“ืชื ื™ ืดื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœืด ื‘ืžืขืฉืจ: ื’ื“ื•ืœ ืขื•ื ืฉื• ืฉืœ ืžืขืฉืจ ื™ื•ืชืจ ืžืฉืœ ืคื™ืื”, ื“ืื™ืœื• ืžืขืฉืจ ืื™ืชื” ื‘ืชืื ื” ื•ื™ืจืง ื•ืื™ืœื• ืคื™ืื” ืœื™ืชื” ื‘ืชืื ื” ื•ื™ืจืง. ื“ืชื ืŸ, ื›ืœืœ ืืžืจื• ื‘ืคื™ืื”: ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื•ื ืฉืžืจ ื•ื’ื™ื“ื•ืœื• ืžืŸ ื”ืืจืฅ ื•ืœืงื™ื˜ืชื• ื›ืื—ืช ื•ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื โ€” ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืคื™ืื”.

Et selon Bar Kappara, qui enseigne kelal gadol pour le maasser : la sanction du maasser est plus grande que celle de la pea (coin du champ laissรฉ aux pauvres), car le maasser s'applique ร  la figue et aux lรฉgumes, alors que la pea ne s'applique pas ร  la figue et aux lรฉgumes. Car nous avons appris : Ils ont รฉnoncรฉ un principe au sujet de la pea : tout ce qui est nourriture, qui est gardรฉ, dont la croissance vient de la terre, dont la rรฉcolte se fait en une fois et que l'on met en rรฉserve, est soumis ร  la pea.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืชื™ื” ื‘ืชืื ื” ื•ื™ืจืง ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Il s'applique ร  la figue et aux lรฉgumes : midรฉRabbanan.
ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื›ื•' ื“ื’ื‘ื™ ืคื™ืื” ืงืฆื™ืจ ื›ืชื™ื‘ ืžื” ืงืฆื™ืจ ืžื™ื•ื—ื“ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื›ืœ ืืœื•:
Tout ce qui est nourriture, etc. : car pour la pea il est รฉcrit moisson (katsir) ; de mรชme que la moisson a ceci de particulier qu'elle rรฉunit toutes ces (caractรฉristiques).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืœื‘ืจ ืงืคืจื ื“ืชื ื™ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ื‘ืžืขืฉืจ ื›ื•' ื ืจืื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ืื—ืจื™ื ืœื ืฉื ื• ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ื‘ืžืขืฉืจ ืœืคื™ ืฉืื™ื ื• ื’ื“ื•ืœ ืžืคืื” ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืื‘ืœ ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ื“ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœ ืžืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื›ืŸ ืฉืœ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžืฉืœ ืžืขืฉืจ:
Et selon Bar Kappara qui enseigne kelal gadol pour le maasser, etc. : il semble au Rachba que les autres (Sages) n'ont pas enseignรฉ kelal gadol pour le maasser, car il n'est plus grand que la pea que midรฉRabbanan ; alors que le kelal gadol du Chabbat est plus grand que la Chevi'it selon la Torah, et de mรชme celui de la Chevi'it par rapport au maasser.
ื•ืื™ืœื• ืคืื” ืœื™ืชื ื‘ืชืื ื” ื•ื™ืจืง ืœืื• ื“ื•ืงื ืชืื ื” ื“ื”ื ืจื•ื‘ ืื™ืœื ื•ืช ืื™ืŸ ืœืงื™ื˜ืชืŸ ื›ืื—ื“ ื•ืื™ื ืŸ ืจืง ื—' ืื™ืœื ื•ืช ื“ื—ืฉื™ื‘ ื‘ืค"ืง ื“ืคืื” (ืž"ื”) ื“ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืคืื” ืืœื ื ืงื˜ ืชืื ื” ืžืฉื•ื ื“ื ืœืงื˜ืช ื›ืžื” ืคืขืžื™ื (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›ื—:) ืื›ืœ ื’' ืคื™ืจื™ ื‘ื—ื“ ื™ื•ืžื ื›ื’ื•ืŸ ืชืื ื” ื›ื•' ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืคืื” ืืœื ื‘ื“ื’ืŸ ื•ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ื“ืกืชื ืงืฆื™ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืคืื” ื”ื•ื ื“ื’ืŸ ื•ื›ืชื™ื‘ ื›ื™ ืชื—ื‘ื•ื˜ ื–ื™ืชืš ื›ื™ ืชื‘ืฆื•ืจ ื›ืจืžืš ื•ื”ื ื“ื“ืจื™ืฉ ื‘ืช"ื› ื™ื›ื•ืœ ืฉืื ื™ ืžืจื‘ื” ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ ื•ื“ืœื•ืขื™ืŸ ืฉื™ื”ื™ื• ื—ื™ื™ื‘ื™ื ื‘ืคืื” ืช"ืœ ื•ื‘ืงื•ืฆืจื›ื ืืช ืงืฆื™ืจ ืืจืฆื›ื ืžื” ืงืฆื™ืจ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื•ื ืฉืžืจ ื›ื•' ืืกืžื›ืชื ื”ื™ื ื“ื”ืชื ื ืžื™ ื“ืจื™ืฉ ืžืขืฉืจ ื™ืจืง ืžืงืจื ืืข"ื’ ื“ื”ื•ื™ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืžื” ืฉืœื ืชืงื ื• ืคืื” ื‘ื™ืจืง ื•ื‘ืชืื ื” ื•ื“ื“ืžื™ ืœื” ื›ืžื• ืฉืชืงื ื• ืžืขืฉืจ ืžื”ืŸ ืื•ืžืจ ืจ"ืช ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืœืงื™ื˜ืชืŸ ื›ืื—ื“ ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ื”ื•ื ืคืื” ื“ื™ื“ื™ื” ื•ื™ืฉ ื”ืคืกื“ ืœืขื ื™ื™ื ื‘ื” ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืจื™ื•ื— ืฉืžืชื‘ื˜ืœื™ืŸ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื™ื•ื“ืขื™ื ื–ืžืŸ ืœืงื™ื˜ืชืŸ ื•ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื ื ืžื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื•ื™ืคืกื™ื“ื• ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื™ืจื•ื™ื—ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ:
Alors que la pea ne s'applique pas ร  la figue et aux lรฉgumes : la figue n'est pas ร  prendre ร  la lettre, car la plupart des arbres ne se rรฉcoltent pas en une fois, et il n'y a que les huit arbres รฉnumรฉrรฉs au premier chapitre de Pea (michna 5) qui soient soumis ร  la pea. Il a citรฉ la figue parce qu'elle se cueille plusieurs fois (Bava Batra 28b : il a mangรฉ trois rรฉcoltes en un jour, comme la figue, etc.). Et Rabbenou Tam dit que de la Torah on n'est soumis ร  la pea que pour le grain, le vin et l'huile, car la moisson (katsir) dont parle le verset de la pea dรฉsigne le grain, et il est รฉcrit : quand tu gauleras ton olivier, quand tu vendangeras ta vigne. Et ce qui est exposรฉ dans le Torat Kohanim : pourrais-je inclure les concombres et les courges, pour qu'ils soient soumis ร  la pea ? Le verset dit : et quand vous moissonnerez la moisson de votre pays ; de mรชme que la moisson est nourriture et gardรฉe, etc. : c'est une asmakhta (appui scripturaire d'une rรจgle rabbinique), car lร -bas aussi il dรฉduit le maasser des lรฉgumes d'un verset, bien qu'il soit midรฉRabbanan. Et pourquoi (les Sages) n'ont-ils pas instituรฉ la pea pour les lรฉgumes, la figue et ce qui lui ressemble, comme ils ont instituรฉ le maasser pour eux ? Rabbenou Tam dit : parce que leur rรฉcolte ne se fait pas en une fois, leur pea serait une petite chose, et la perte pour les pauvres serait plus grande que le profit, car ils perdraient leur temps, ne connaissant pas le moment de la rรฉcolte. Et une chose que l'on ne met pas en rรฉserve n'a pas non plus d'importance, et ils perdraient plus qu'ils ne gagneraient ailleurs.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Bar Kappara, le maasser mรฉrite aussi le titre de kelal gadol : son champ est plus large que celui de la pea. La Michna de Pea pose cinq critรจres cumulatifs, tirรฉs du mot katsir (moisson). Le maasser n'en exige que trois : figue et lรฉgumes sont donc soumis au maasser et exemptรฉs de pea.

Le Rachba explique pourquoi les autres Sages ne disent pas kelal gadol pour le maasser : sa supรฉrioritรฉ sur la pea n'est que midรฉRabbanan.

6
ืื•ื›ืœ โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ืกืคื™ื—ื™ ืกื˜ื™ืก ื•ืงื•ืฆื”. ื•ื ืฉืžืจ โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ื”ืคืงืจ. ื•ื’ื™ื“ื•ืœื• ืžืŸ ื”ืืจืฅ โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ื›ืžื™ื”ื™ืŸ ื•ืคื˜ืจื™ื•ืช. ื•ืœืงื™ื˜ืชื• ื›ืื—ืช โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ืชืื ื”. ื•ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ื™ืจืง.

Nourriture : pour exclure les repousses de satis (guรจde) et de koutsa (garance). Garde : pour exclure le hefker (bien sans maรฎtre).

Dont la croissance vient de la terre : pour exclure les truffes et les champignons. Dont la rรฉcolte se fait en une fois : pour exclure la figue.

Et que l'on met en rรฉserve : pour exclure les lรฉgumes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžืขื•ื˜ื™ ืกืคื™ื—ื™ ืกื˜ื™ืก ื•ืงื•ืฆื” ืฉืขื•ืžื“ื™ื ืœืฆื‘ืข ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืกืคื™ื—ื™ื ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœืœื•ืงื˜ืŸ ื‘ืฉื ื” ืฉื ื–ืจืขื™ื ืืœื ืœืกื•ืฃ ื“' ื•ื”' ืฉื ื™ื ืฉื”ืฉืจืฉื™ืŸ ืžืชืคืฉื˜ื™ืŸ ื‘ืืจืฅ ื•ืžืฉื‘ื™ื—ื™ืŸ ื•ืฉื•ืจืฉ ืฉืœื”ืŸ ืขื™ืงืจ ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื”ื ื™ ื•ืœื ื ืงื˜ ืฉืืจ ืžื™ื ื™ื ืฉืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ืŸ ืœืื›ื™ืœื” ืžืฉื•ื ื“ืื™ื™ื“ื™ ื“ื’ื‘ื™ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืชื ื™ ืœื”ื• ื“ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื ืงื˜ ื”ื›ื ื“ื‘ืคื™ืื” ื•ืžืขืฉืจ ืœื™ืชื ื”ื• ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืœื•ื™: ืกื˜ื™ืก ื•ื•ื™ืฉื“"ื:
Pour exclure les repousses de satis et de koutsa : qui sont destinรฉes ร  la teinture. Il dit repousses parce qu'on n'a pas l'habitude de les rรฉcolter l'annรฉe oรน on les sรจme, mais au bout de quatre ou cinq ans, quand les racines se sont รฉtendues dans la terre et se sont amรฉliorรฉes ; c'est la racine qui est l'essentiel. S'il cite celles-ci et non d'autres espรจces impropres ร  la consommation, c'est parce que, les ayant enseignรฉes ร  propos de la Chevi'it comme soumises ร  la Chevi'it, il enseigne ici qu'elles ne sont pas soumises ร  la pea et au maasser. Expression de notre maรฎtre le Levi : satis, en vieux franรงais waisde (guรจde).
ื•ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื™ืจืง ื›ื’ื•ืŸ ืœืคืช ื•ืงืคืœื•ื˜ื•ืช:
Et que l'on met en rรฉserve, pour exclure les lรฉgumes : comme le navet et les poireaux.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืกืคื™ื—ื™ ืกื˜ื™ืก ื•ืงื•ืฆื” ื”ื ื“ืœื ืงืืžืจ ืกืชื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžื™ื“ื™ ื“ืœืื• ืื•ื›ืœ ืืœื ื ืงื˜ ื”ื ื™ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ื“ืงืฆืช ื”ื ืจืื•ื™ื™ื ืœืื›ื™ืœื” ื•ืงืž"ืœ ื“ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืื™ืŸ ืคืื” ื ื•ื”ื’ืช ื‘ื”ืŸ ื•ื›ืŸ ืžืฆื ืจืฉื‘"ื ื‘ืชืฉื•ื‘ืช ืจืฉ"ื™ ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ืกืคื™ื—ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืฉืžื ืกื˜ื™ืก ื•ืงื•ืฆื” ืขืฆืžื ืื™ื ื ืจืื•ื™ื ื›ืœืœ ืœืื›ื™ืœืช ืื“ื ื•ืœื ื”ื•ื” ื—ื™ื“ื•ืฉ ืื• ืฉืžื ื”ืŸ ืื•ื›ืœ ื’ืžื•ืจ ื•ืœื ืžืžืขื˜ื™ื ืŸ:
Les repousses de satis et de koutsa : s'il ne dit pas simplement pour exclure ce qui n'est pas nourriture, mais cite ceux-ci, le Ri dit que c'est parce qu'ils sont un peu propres ร  la consommation ; il nous apprend que mรชme ainsi la pea ne s'y applique pas. C'est aussi ce que le Rachbam a trouvรฉ dans une rรฉponse de Rachi. Et il cite les repousses parce que peut-รชtre le satis et la koutsa eux-mรชmes ne sont pas du tout propres ร  la consommation humaine, et il n'y aurait pas de nouveautรฉ ; ou peut-รชtre sont-ils pleinement nourriture, et on ne les exclurait pas.
๐Ÿ’ก Explication

Chaque critรจre de la pea exclut une catรฉgorie prรฉcise. Les deux derniers critรจres (likitato ke-ahat, rรฉcolte en une fois ; makhnisso le-kiyoum, mise en rรฉserve) sont absents de la rรจgle du maasser : c'est eux qui crรฉent l'รฉcart entre les deux domaines.

Tossefot : le satis et la koutsa sont choisis parce que leurs repousses sont un peu comestibles ; l'exemple apprend que cela ne suffit pas pour la pea.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Critรจres de la pea et du maasserCritรจreExclutPeaMaasserOkhel (nourriture)satis et koutsa (teintures)exigeexigeNichmar (gardรฉ)le hefker (sans maรฎtre)exigeexigePoussant de la terretruffes et champignonsexigeexigeRรฉcolte en une foisla figueexigenon exigรฉMis en rรฉserveles lรฉgumesexigenon exigรฉFigue et lรฉgumes : soumis au maasser (midรฉRabbanan), exemptรฉs de pea -> maasser plus large.
Les cinq critรจres de la pea, ce que chacun exclut, et les trois seuls retenus pour le maasser.
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ื•ืื™ืœื• ื’ื‘ื™ ืžืขืฉืจ ืชื ืŸ, ื›ืœืœ ืืžืจื• ื‘ืžืขืฉืจ: ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื•ื ืฉืžืจ ื•ื’ื™ื“ื•ืœื• ืžืŸ ื”ืืจืฅ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืžืขืฉืจ. ื•ืื™ืœื• ืœืงื™ื˜ืชื• ื›ืื—ืช ื•ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื ืœื ืชื ืŸ.

Alors qu'au sujet du maasser nous avons appris : Ils ont รฉnoncรฉ un principe au sujet du maasser : tout ce qui est nourriture, qui est gardรฉ et dont la croissance vient de la terre, est soumis au maasser. Rรฉcolte en une fois et mise en rรฉserve, nous ne l'avons pas appris.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ืœื• ืžื›ื ื™ืกื• ืœืงื™ื•ื ื•ืœืงื™ื˜ืชื• ื›ืื—ื“ ืœื ืชื ืŸ ื“ื›ื™ ืชืงื•ืŸ ืจื‘ื ืŸ ืื“ื™ื“ื”ื• ืœื ืคืœื•ื’ ื‘ืคื™ืจื•ืช ื”ืื™ืœืŸ ื•ื‘ื™ืจืง ื‘ื™ืŸ ืžื™ืŸ ืœืžื™ืŸ:
Alors que mise en rรฉserve et rรฉcolte en une fois, nous ne l'avons pas appris : car lorsque les Rabbanan ont instituรฉ (le maasser) de leur propre autoritรฉ, ils n'ont pas distinguรฉ, pour les fruits de l'arbre et les lรฉgumes, entre une espรจce et une autre.
๐Ÿ’ก Explication

La Michna de Maasrot (1,1) omet les deux derniers critรจres. Rachi en donne la raison : le maasser des fruits et lรฉgumes est une institution rabbinique, et les Sages l'ont รฉtendu ร  toutes les espรจces sans distinction.

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ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืœื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื, ื•ื’ืจ ืฉื ืชื’ื™ื™ืจ ืœื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื. ืื‘ืœ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช. ืชื ืŸ: ืดื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืชืด, ืœืื• ืžื›ืœืœ ื“ื”ื•ื™ื ืœื™ื” ื™ื“ื™ืขื” ืžืขื™ืงืจื?! ืœื, ืžืื™ ืดื›ืœ ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืชืด โ€” ืฉื”ื™ืชื” ืฉื›ื•ื—ื” ืžืžื ื• ืขื™ืงืจื” ืฉืœ ืฉื‘ืช.

Rav et Chmouel disent tous deux : notre Michna (traite) d'un enfant capturรฉ parmi les nations et d'un converti qui s'est converti parmi les nations. Mais celui qui a connu (le Chabbat) et a fini par oublier est tenu pour chaque Chabbat.

Nous avons appris : Celui qui oublie le principe du Chabbat ; cela n'implique-t-il pas qu'il en avait connaissance ร  l'origine ? Non.

Que signifie : Quiconque oublie le principe du Chabbat ? Que le principe du Chabbat lui รฉtait oubliรฉ (depuis toujours).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืคื˜ืจ ื‘ื—ื“ ื—ื˜ืืช:
Notre Michna : qui l'exempte avec une seule hatat.
ื‘ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ื•ืœื ื™ื“ืข ืฉื‘ืช ืžืขื•ืœื:
D'un enfant capturรฉ : qui n'a jamais connu le Chabbat.
ืื‘ืœ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืฉื•ื›ื— ืฉื”ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื•ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช:
Mais celui qui a connu et a fini par oublier : il est comme celui qui oublie que c'est aujourd'hui Chabbat tout en connaissant le principe du Chabbat, et il est tenu pour chaque Chabbat.
ืฉื”ื™ืชื” ืฉื›ื•ื—ื” ืžืžื ื• ืžืขื•ืœื:
Que (le principe) lui รฉtait oubliรฉ : depuis toujours.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื’ืจ ืฉื ืชื’ื™ื™ืจ ื‘ื™ืŸ ื”ื ื›ืจื™ื ื‘ืคื ื™ ื’' ื•ืœื ื”ื•ื“ื™ืขื•ื”ื• ืžืฆื•ืช ืฉื‘ืช ื“ืื™ ื ืชื’ื™ื™ืจ ื‘ื™ื ื• ืœื‘ื™ืŸ ืขืฆืžื• ืœื ื”ื•ื™ ื’ืจ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ื—ื•ืœืฅ (ื™ื‘ืžื•ืช ื“ืฃ ืžื–:):
Un converti qui s'est converti parmi les nations : devant trois (juges), sans qu'on lui fasse connaรฎtre la mitsva du Chabbat. Car s'il s'รฉtait converti seul, il ne serait pas converti, comme nous le disons dans (le chapitre) Hahaloets (Yevamot 47b).
๐Ÿ’ก Explication

Rav et Chmouel restreignent la premiรจre clause de la Michna (une seule hatat) ร  celui qui n'a jamais su : le tinok chenichba (enfant capturรฉ et รฉlevรฉ parmi les nations) et le guer converti sans apprendre le Chabbat. Celui qui a su puis oubliรฉ (hekir ve-lasof chakhah) est traitรฉ comme celui qui connaรฎt le principe : une hatat par Chabbat.

Objection : le verbe choke'ah (oublier) suppose un savoir antรฉrieur. Rรฉponse : il signifie que le principe lui a toujours รฉtรฉ inconnu.

Tossefot : la conversion doit avoir eu lieu devant un tribunal de trois, sinon il n'est pas guer.

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ืื‘ืœ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ืžืื™ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช? ืื“ืชื ื™ ื”ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช, ืœื™ืชื ื™ ืดื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื—ืด, ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื”ื! ืžืื™ ืดื”ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืชืด โ€” ืžื™ ืฉื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจื” ืฉืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื›ื—ื”.

Mais celui qui a connu et a fini par oublier, qu'en est-il : il est tenu pour chaque Chabbat ? Au lieu d'enseigner : Celui qui connaรฎt le principe du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu pour chaque Chabbat, qu'elle enseigne : Celui qui a connu et a fini par oublier, et ร  plus forte raison celui-ci !

Que signifie : Celui qui connaรฎt le principe du Chabbat ? Celui qui connaissait le principe du Chabbat et l'a oubliรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืชื ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื“ื—ื™ื™ื‘ ื•ืืข"ื’ ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื•ื™ื™ืŸ ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง ื•ื›"ืฉ ื”ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืฉื™ืžื™ื ืฉื‘ื™ื ืชื™ื ื”ื•ื•ื™ื™ืŸ ืœื™ื” ื™ื“ื™ืขื” ืœื—ืœืง:
Qu'elle enseigne : celui qui a connu et a fini par oublier : qu'il est tenu, bien qu'on ne puisse pas dire que les jours intermรฉdiaires valent pour lui une yedia (prise de conscience) qui sรฉpare (les fautes) ; et ร  plus forte raison celui-ci, pour qui on peut dire que les jours intermรฉdiaires valent pour lui une yedia qui sรฉpare.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde objection : si celui qui a oubliรฉ est tenu pour chaque Chabbat, la Michna aurait dรป enseigner ce cas, le plus nouveau, et le cas de celui qui sait s'en dรฉduirait par kal va-homer. Rachi : chez celui qui connaรฎt le principe, les jours permis entre deux Chabbatot valent une yedia qui sรฉpare les fautes ; chez celui qui a oubliรฉ le principe, ce raisonnement est plus faible.

Rรฉponse : hayodea ikar Chabbat dรฉsigne prรฉcisรฉment celui qui connaissait le principe et l'a oubliรฉ.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).