Shabbat 68b โ€” L'enfant capturรฉ parmi les nations : Rav et Chmouel, Rabbi Yohanan et Rech Lakich, Monbaz

Shabbat 68b

Sougya : La Guemara achรจve l'analyse de la Michna du kelal gadol : celui qui connaรฎt le principe du Chabbat, puis l'a oubliรฉ, doit une hatat par Chabbat ; celui qui sait que c'est Chabbat doit une hatat par melakha. Elle en conclut que la Michna parle de celui qui a connu puis oubliรฉ, et que Rav et Chmouel assimilent ร  ce cas l'enfant capturรฉ parmi les non-Juifs (tinok chenichba) et le converti parmi les non-Juifs.

Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich les exemptent. Une baraita semble contredire ces derniers ; ils rรฉpondent qu'ils suivent Monbaz, qui exempte celui qui n'a jamais eu de connaissance (yedia) de l'interdit.

La Guemara rapporte le dรฉbat de Monbaz avec Rabbi Akiva et la source scripturaire de Monbaz (le hekech de Bamidbar 15, 29-30).

Qui doit combien de hatat ? Trois profils de chogegSait que c'est Chabbatignore que la melakhaest interditeune hatat par melakhachaque av melakha, chaque ChabbatConnaรฎt le principedu Chabbat, a oubliรฉle jour (oรน l'a oubliรฉ)une hatat par Chabbatles jours entre deux Chabbatot sรฉparentN'a jamais connule Chabbat(tinok chenichba, guer)une seule hatatpour tout, selon Rav et ChmouelLa Michna (kelal gadol) vise le cas du milieu : celui qui a connu puis oubliรฉ.Le cas de gauche s'en dรฉduit ร  plus forte raison (kal va-homer) pour le dรฉcompte par Chabbat.
Les trois profils de faute par erreur au Chabbat et le nombre de hatat correspondant.
L'enfant capturรฉ (tinok chenichba) : doit-il une hatat ?Rav et ChmouelComme celui qui a connupuis oubliรฉ : chogeg=> une hatatR. Yo'hanan et Rech LakichSeul celui qui a connupuis oubliรฉ est tenu=> tinok chenichba : exemptBaraita (Rabbanan)tinok chenichba : une hatatMonbazexemptรฉ : pas de yedia antรฉrieureObjection contre R. Yo'hanan : la baraita rend le tinok chenichba passible.Rรฉponse : ils suivent Monbaz, dont l'avis figure dans cette mรชme baraita.
La discussion sur l'enfant capturรฉ et son rattachement ร  la baraita (Rabbanan contre Monbaz).
Monbaz devant Rabbi Akiva : jusqu'oรน va l'analogie ?MonbazMezid et chogeg sont tous deux appelรฉs hรดte (pรฉcheur)Doncle mezid avait une yedia => le chogeg aussi doit en avoir eu uneRabbi Akiva ajoutele mezid savait AU MOMENT de l'acte => le chogeg aussi ?MonbazOui, ร  plus forte raison : je le rends passible aussi dans ce casRabbi AkivaSelon toi, celui-lร  n'est plus un chogeg mais un mezid
Le dรฉbat entre Monbaz et Rabbi Akiva, รฉtape par รฉtape.
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Mais s'il n'a pas oubliรฉ (le principe du Chabbat), qu'en est-il : il est tenu pour chaque melakha ? Au lieu d'enseigner : Celui qui sait que c'est Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot est tenu pour chaque melakha, qu'elle enseigne : Celui qui connaรฎt le principe du Chabbat (est tenu pour chaque melakha), et ร  plus forte raison celui-ci !

Mais (dis plutรดt) : notre Michna parle de celui qui a connu et a fini par oublier, et (le cas de) Rav et Chmouel aussi est assimilรฉ ร  celui qui a connu et a fini par oublier. Et ainsi a-t-il รฉtรฉ dit : Rav et Chmouel disent tous deux : Mรชme un enfant capturรฉ parmi les non-Juifs et un converti qui s'est converti parmi les non-Juifs sont assimilรฉs ร  celui qui a connu et a fini par oublier, et il est tenu.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
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Mais s'il ne l'a pas oubliรฉ : le principe du Chabbat, mais a seulement oubliรฉ que ce jour est Chabbat, qu'en est-il ?
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Il est tenu pour chaque av melakha : car forcรฉment, si (le Tanna) pensait qu'il n'est tenu qu'une fois pour chaque Chabbat, il aurait dรป les regrouper et enseigner ainsi : Celui qui a connu le principe du Chabbat et l'a oubliรฉ, et de mรชme celui qui connaรฎt le principe du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot, est tenu pour chaque Chabbat.
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Qu'elle enseigne : celui qui connaรฎt le principe du Chabbat : c'est-ร -dire une erreur sur le Chabbat avec intention sur les melakhot (chegagat Chabbat ve-zadon melakhot), oรน il est tenu pour chaque melakha bien qu'ร  chaque Chabbat il n'y ait qu'une seule erreur ; et ร  plus forte raison (en cas d')erreur sur les melakhot avec conscience du Chabbat, oรน il y a de nombreuses erreurs.
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Est assimilรฉ ร  celui qui a connu et a fini par oublier : et la Michna avait besoin de retenir le cas de celui qui a connu et a fini par oublier, pour que tu ne dises pas qu'il est tenu pour chaque Chabbat.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (4)
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Mais s'il ne l'a pas oubliรฉ, qu'en est-il : il est tenu pour chaque melakha : Le Ri s'รฉtonne : d'oรน tire-t-on cette dรฉduction ? Disons que celui qui n'a pas oubliรฉ non plus n'est pas tenu pour chaque melakha, mais pour chaque Chabbat, comme celui qui a connu et a fini par oublier ; et (la Michna) a enseignรฉ celui qui a connu et a fini par oublier, et ร  plus forte raison celui-ci, comme nous l'avons expliquรฉ. Quant ร  l'explication du Kountrass (Rachi), selon laquelle on dรฉduit qu'il est tenu pour chaque melakha du fait que la Michna ne les a pas regroupรฉs (en disant) : Celui qui a connu le principe du Chabbat et l'a oubliรฉ, et celui qui connaรฎt le principe du Chabbat, est tenu pour chaque Chabbat - ce qui aurait signifiรฉ : prรฉcisรฉment pour chaque Chabbat et non pour chaque melakha -, elle ne semble pas juste au Ri. Car s'il en รฉtait ainsi, comment objectait-on plus haut : Qu'elle enseigne celui qui a connu et a fini par oublier, et ร  plus forte raison celui-ci ? Cela implique que ce cas-ci n'avait pas besoin d'รชtre enseignรฉ ; or il fallait aussi l'enseigner pour nous apprendre qu'il n'est pas tenu pour chaque melakha. Il semble au Ri que, plus haut, en disant : Qu'elle enseigne celui qui a connu et a fini par oublier, et ร  plus forte raison celui-ci, on ne veut pas dire de ne pas l'enseigner du tout dans la Michna. Voici le sens : puisqu'elle enseigne : il est tenu pour chaque Chabbat, et n'enseigne pas : il n'est tenu que pour chaque Chabbat - ce qui aurait signifiรฉ : et non pour chaque melakha -, on comprend que la Michna vient essentiellement nous apprendre une obligation, qu'il est tenu pour chaque Chabbat, et non une exemption, qu'il n'est pas tenu pour chaque melakha. S'il en est ainsi, qu'elle enseigne celui qui a connu et a fini par oublier, qui est la nouveautรฉ la plus grande, et ร  plus forte raison celui-ci est tenu pour chaque Chabbat ; elle n'aurait pas eu besoin de l'enseigner dans cette clause, mais aurait dรป enseigner ensuite, dans une autre clause : Celui qui connaรฎt le principe du Chabbat n'est tenu que pour chaque Chabbat, pour nous apprendre qu'il n'est pas tenu pour chaque melakha. ร€ prรฉsent la dรฉduction est juste : Mais s'il ne l'a pas oubliรฉ, qu'en est-il ? Il est tenu pour chaque melakha, puisqu'elle n'a pas enseignรฉ dans une autre clause qu'il n'est tenu que pour chaque Chabbat.
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Qu'elle enseigne : celui qui connaรฎt le principe du Chabbat, et ร  plus forte raison celui-ci : Le Ri s'รฉtonne selon Rava, qui dit dans Keritot, ร  la fin du chapitre Amerou lo (Keritot 16b), qu'en cas d'intention sur le Chabbat et d'erreur sur les melakhot on n'est pas tenu pour chaque Chabbat, et le dรฉduit de notre Michna, qui n'enseigne pas : il est tenu pour chaque av melakha de chaque Chabbat. Selon lui, comment objecter ici : Qu'elle enseigne celui qui connaรฎt le principe du Chabbat ? Elle ne pouvait pas l'enseigner ainsi, car cela aurait laissรฉ entendre que celui qui connaรฎt le principe du Chabbat n'est pas tenu pour chaque Chabbat. Il rรฉpond que l'objection est : qu'elle enseigne que celui qui connaรฎt le principe du Chabbat est tenu pour chaque av melakha de chaque Chabbat. Et le Rachba explique : si elle avait enseignรฉ explicitement que celui qui connaรฎt le principe du Chabbat est tenu pour chaque av melakha, on ne pourrait pas dรฉduire qu'il n'est pas tenu pour chaque Chabbat du fait qu'elle n'enseigne pas : il est tenu pour chaque av melakha de chaque Chabbat ; car elle n'aurait pas besoin de l'enseigner, puisque nous l'apprenons de la premiรจre clause, qui enseigne que celui qui a connu et a fini par oublier est tenu pour chaque Chabbat : ร  plus forte raison celui qui connaรฎt le principe du Chabbat, comme on l'a dit plus haut.
ื•ื›"ืฉ ื”ืื™ ื”"ื  ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืœื ืœืชื ื™' ื›ืœืœ ื‘ืžืฉื ื” ื“ืื ื›ืŸ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื“ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ื›ืŸ ืœืจื‘ื” ื“ื›ืจื™ืชื•ืช ืืœื ืœื™ืชื ื™ ื‘ื‘ื ืื—ืจื™ืชื™ ื”ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช:
Et ร  plus forte raison celui-ci : ici aussi, on ne veut pas dire de ne pas l'enseigner du tout dans la Michna, car alors j'aurais pensรฉ qu'il est tenu aussi pour chaque Chabbat, ce qui n'est pas le cas selon Rabba (dans) Keritot ; mais qu'elle enseigne dans une autre clause : Celui qui sait que c'est Chabbat n'est pas tenu pour chaque Chabbat.
ื›ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื“ืžื™ ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืœื”ื›ื™ ืœื ืชื ื ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืฉื›ื— ืžืขื™ืงืจื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ื“ืœื ืชื™ืžื ื“ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืž"ืž ืœื™ืชื ื™ื™ื” ื•ืœื™ืชื ื™ ื ืžื™ ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื“ื›ื”"ื’ ืคืจื™ืš ืœืขื™ืœ ืœื™ืชื ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื•ื›"ืฉ ื”ื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื•ื“ืื™ ืื™ ื”ื•ื” ืชื ื™ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื“ื”ื•ื” ืืชื™ ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื—ื™ื•ื‘ื ื”ื•ื” ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืคืจืš ื“ืœื™ืชื ื™ ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ืงืชื ื™ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื“ืคื˜ื•ืจื” ืืชื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื ืงื˜ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืž"ืž ืœื™ืชื ื™ ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ื“ืœื ื ื˜ืขื” ืœื•ืžืจ ื“ืคื˜ื•ืจ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื•ื”ื“ืจ ืœื™ืชื ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื—:
Est assimilรฉ ร  celui qui a connu et a fini par oublier : Le Kountrass (Rachi) explique que la Michna n'a pas enseignรฉ celui qui a oubliรฉ dรจs l'origine, c'est-ร -dire l'enfant capturรฉ, pour que tu ne dises pas que celui qui a connu et a fini par oublier est tenu pour chaque Chabbat. Le Ri objecte : de toute faรงon, qu'elle l'enseigne, et qu'elle enseigne aussi ensuite que celui qui a connu et a fini par oublier n'est tenu qu'une fois ; c'est de cette maniรจre qu'on objectait plus haut : Qu'elle enseigne celui qui a connu et a fini par oublier, et ร  plus forte raison celui-ci, comme je l'ai expliquรฉ. Il semble au Ri que, certes, si elle avait enseignรฉ : il est tenu d'une hatat, venant nous apprendre une obligation, il aurait รฉtรฉ pertinent d'objecter : qu'elle enseigne l'enfant capturรฉ, qui est la nouveautรฉ la plus grande. Mais maintenant qu'elle enseigne : il n'est tenu que d'une seule, venant nous apprendre une exemption, elle a retenu celui qui a connu et a fini par oublier, qui est la nouveautรฉ la plus grande. Cependant le Ri objecte : de toute faรงon, qu'elle enseigne l'enfant capturรฉ, pour que nous ne nous trompions pas en le disant exempt comme Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich, et qu'elle enseigne ensuite celui qui a connu et a fini par oublier.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la discussion de 68a. Si celui qui connaรฎt le principe du Chabbat et a oubliรฉ le jour (chegagat Chabbat) est tenu pour chaque melakha, la Michna aurait dรป enseigner ce cas : celui qui sait que c'est Chabbat et ignore l'interdit des melakhot (chegagat melakhot) s'en dรฉduirait par kal va-homer. Conclusion : la Michna parle de celui qui a connu puis oubliรฉ le principe (hekir ve-lasof chakhah).

La Guemara reformule alors l'enseignement de Rav et Chmouel : l'enfant capturรฉ parmi les non-Juifs (tinok chenichba) et le converti parmi les non-Juifs sont assimilรฉs ร  celui qui a connu puis oubliรฉ, et doivent une hatat.

Tossefot discutent longuement ce que la Michna entend enseigner : une obligation (tenu pour chaque Chabbat) ou une exemption (non tenu pour chaque melakha), et comment cela s'accorde avec Rava en Keritot 16b.

2
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ื“ื•ืงื ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— โ€” ืื‘ืœ ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื ื•ื’ืจ ืฉื ืชื’ื™ื™ืจ ืœื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืžื™ืชื™ื‘ื™: ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ ืืžืจื• ื‘ืฉื‘ืช: ื›ืœ ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช, ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช. ื›ื™ืฆื“? โ€” ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืœื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื, ื•ื’ืจ ืฉื ืชื’ื™ื™ืจ ื‘ื™ืŸ ื”ื’ื•ื™ื, ื•ืขืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื˜ืืช ืื—ืช. ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื“ื ืื—ืช, ื•ืขืœ ื”ื—ืœื‘ ืื—ืช, ื•ืขืœ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ืื—ืช, ื•ืžื•ื ื‘ื– ืคื•ื˜ืจ.

Et Rabbi Yo'hanan et Rabbi Chimon ben Lakich disent tous deux : Seulement celui qui a connu et a fini par oublier ; mais un enfant capturรฉ parmi les non-Juifs et un converti qui s'est converti parmi les non-Juifs est exempt. On objecte (d'une baraita) : Ils ont รฉnoncรฉ un grand principe au sujet du Chabbat : Quiconque oublie le principe du Chabbat et fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot n'est tenu que d'une seule (hatat).

Comment ? Un enfant capturรฉ parmi les non-Juifs, et un converti qui s'est converti parmi les non-Juifs, qui ont fait de nombreuses melakhot pendant de nombreux Chabbatot, ne sont tenus que d'une seule hatat.

Et il est tenu d'une (hatat) pour le sang, d'une pour le helev (graisse interdite), d'une pour l'avoda zara (idolรขtrie). Et Monbaz l'exempte.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื˜ื•ืจ ื“ืงืกื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจ"ืœ ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืื ื•ืก ื”ื•ื ื•ืœื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื:
Exempt : car Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich pensent que celui qui croit que c'est permis (omer moutar) est un anous (contraint), et non un chogeg.
ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื“ื ืฉืื›ืœ ื›ืœ ื™ืžื™ื• ืื—ืช ื•ื›ืŸ ืขืœ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื›ืจืช ืฉื‘ืชื•ืจื”:
Et il est tenu pour le sang : qu'il a mangรฉ toute sa vie, d'une seule (hatat) ; et de mรชme pour tout interdit passible de karet dans la Torah.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืื‘ืœ ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืคื˜ื•ืจ ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืงืกื‘ืจื™ ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืื ื•ืก ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื“ื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื›ืžื•ื ื‘ื– ื›ื“ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื•ื˜ืขืžื ื“ืžื•ื ื‘ื– ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžืงืจื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืค"ื‘ ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื–:) ื’ื‘ื™ ื’ืœื•ืช ื‘ืฉื’ื’ื” ืคืจื˜ ืœืžื–ื™ื“ ื•ืžืคืจืฉ (ืื‘ื™ื™) [ืฆ"ืœ ืจื‘ื] ืคืจื˜ ืœืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ื•ืคืจื™ืš ืœื™ื” (ืจื‘ื) [ืฆ"ืœ ืื‘ื™ื™] ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืื ื•ืก ื”ื•ื ืœืื• ื“ื•ืงื ืงืืžืจ ืื ื•ืก ื“ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืžื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืœื™ื” ืืœื ืœื’ื‘ื™ ื’ืœื•ืช ื“ื•ืงื ืžืžืขื˜ (ืื‘ื™ื™) [ืฆ"ืœ ืจื‘ื] ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืžืฉื•ื ื“ื˜ื•ื‘ื ื‘ืฉื’ื’ื” ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื ื“ื”ื ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ื‘ืข"ื– ื•ื‘ื—ืœื‘ ืืข"ื’ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ืŸ ื‘ืฉื’ื’ื” (ื•ืจื‘ื) [ืฆ"ืœ ื•ืื‘ื™ื™] ืคืจื™ืš ืœื™ื” ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืื ื•ืก ื”ื•ื ื•ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ืฉื’ื’ื” ืคืจื˜ ืœืžื–ื™ื“ ืืœื ืคืจื˜ ืœืื ื•ืก ื“ื™ื•ืชืจ ื“ืžื™ ื•ืงืจื•ื‘ ืœืื ื•ืก ืžืœืžื–ื™ื“:
Mais l'enfant capturรฉ est exempt : Le Kountrass (Rachi) explique qu'ils pensent que celui qui croit que c'est permis est un anous. Cela ne semble pas juste, car leur raison est celle de Monbaz, comme on le dit plus loin, et la raison de Monbaz est expliquรฉe plus loin : il l'apprend d'un verset. Quant ร  ce qui est dit au deuxiรจme chapitre de Makkot (7b) au sujet de l'exil : bi-chegaga (par erreur), ร  l'exclusion de l'intentionnel - et Rava (selon la version corrigรฉe) explique : ร  l'exclusion de celui qui croit que c'est permis, et Abbaye (selon la version corrigรฉe) lui objecte : celui qui croit que c'est permis est un anous ! -, il ne dit pas anous au sens strict, car partout on le rend passible. C'est seulement pour l'exil que Rava exclut celui qui croit que c'est permis, parce que le terme bi-chegaga y est รฉcrit de nombreuses fois ; en effet, dans notre chapitre, on rend passible celui qui croit que c'est permis pour l'avoda zara et le helev, bien qu'il soit รฉcrit ร  leur sujet bi-chegaga. Et Abbaye lui objecte : celui qui croit que c'est permis est un anous, et la baraita n'aurait pas dรป enseigner : bi-chegaga, ร  l'exclusion de l'intentionnel, mais : ร  l'exclusion de l'anous, car il ressemble davantage ร  l'anous et en est plus proche que de l'intentionnel.
ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื“ื ืื—ืช ืืข"ื’ ื“ืžื™ืœืชื ื“ืคืฉื™ื˜ื ื”ื™ื ื“ืื›ืœ ืžื” ืฉืื›ืœ ื“ื ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื‘ื“ื ื—ื™ืœื•ืง ืื™ืกื•ืจ ื›ืžื• ืฉื™ืฉ ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ื•ื›ืœ ืื“ื ื ืžื™ ื‘ืœื ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืื›ืœ ื“ื ื•ื“ื ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืืœื ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื“ืืคื™' ืื›ืœืŸ ื‘ื›ืžื” ืชืžื—ื•ื™ื™ืŸ ื“ืœืจ"ื™ (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื.) ืื“ื ืื—ืจ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืชืžื—ื•ื™ ืืคื™' ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื•ื‘ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ื“ ืืš ืงืฉื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืชื• ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื•ืœืžืชื ื™ ื•ืขืœ ื”ื—ืœื‘ ืื—ื“:
Et il est tenu d'une (hatat) pour le sang : bien qu'il soit รฉvident que pour tout le sang qu'il a mangรฉ il n'est tenu que d'une, puisque le sang ne comporte pas de division d'interdits, comme le Chabbat comporte une division des melakhot, et que tout homme, mรชme sans รชtre un enfant capturรฉ, qui mange du sang ร  plusieurs reprises n'est tenu que d'une - le Ri dit qu'il s'agit du cas oรน il l'a mangรฉ mรชme dans plusieurs plats (tamhouyin) : selon Rabbi Yo'hanan (plus loin, Chabbat 71a), un autre homme est tenu pour chaque plat mรชme dans un seul hรฉ'elem (oubli), alors que l'enfant capturรฉ n'est tenu que d'une. Mais le Rachba objecte : qu'avait-on besoin en plus de nous apprendre et d'enseigner : et pour le helev, une ?
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich restreignent l'obligation de hatat ร  celui qui a connu puis oubliรฉ. Le tinok chenichba, qui n'a jamais rien su, est exempt. Selon Rachi, ils le considรจrent comme un anous (contraint) ; selon Tossefot, leur raison est celle de Monbaz, fondรฉe sur un verset.

La baraita objectรฉe enseigne l'inverse : l'enfant capturรฉ doit une hatat pour tous ses Chabbatot, une pour le sang, une pour le helev, une pour l'avoda zara. Seul Monbaz l'exempte.

3
ื•ื›ืš ื”ื™ื” ืžื•ื ื‘ื– ื“ืŸ ืœืคื ื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื–ื™ื“ ืงืจื•ื™ ืดื—ื•ื˜ืืด ื•ืฉื•ื’ื’ ืงืจื•ื™ ืดื—ื•ื˜ืืด, ืžื” ืžื–ื™ื“ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื” โ€” ืืฃ ืฉื•ื’ื’ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื”. ืืžืจ ืœื• ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื, ื”ืจื™ื ื™ ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ืš: ืื™ ืžื” ืžื–ื™ื“ ืฉื”ื™ืชื” ื”ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” โ€” ืืฃ ืฉื•ื’ื’ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื”!

Et ainsi Monbaz argumentait devant Rabbi Akiva : Puisque l'intentionnel (mezid) est appelรฉ pรฉcheur (hรดte) et que celui qui agit par erreur (chogeg) est appelรฉ pรฉcheur, de mรชme que le mezid est celui qui avait une connaissance (yedia), de mรชme le chogeg (n'est tenu que s')il avait une connaissance. Rabbi Akiva lui dit : Voici que j'ajoute ร  tes paroles : si c'est ainsi, de mรชme que le mezid avait la connaissance au moment de l'acte, le chogeg aussi (ne serait tenu que s')il avait la connaissance au moment de l'acte !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื–ื™ื“ ืงืจื•ื™ ื—ื•ื˜ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื•ื™ืงืจื ื”ืณ:ืืณ) ื‘ืฉื‘ื•ืขืช ื”ืขื“ื•ืช ื ืคืฉ ื›ื™ ืชื—ื˜ื ื•ืฉืžืขื” ื•ื’ื•ืžืจ ื•ืœื ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื•ื ืขืœื:
L'intentionnel est appelรฉ pรฉcheur : comme il est รฉcrit (Vayikra 5, 1) au sujet du serment du tรฉmoignage : Si une personne pรจche et entend (la voix d'une adjuration)..., et il n'y est pas รฉcrit : et (la chose) lui a รฉchappรฉ (ve-nelam).
ื”ืจื™ื ื™ ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ืš ื›ืœื•ืžืจ ืื ื›ืš ื‘ืืช ืœื“ืจื•ืฉ ื’"ืฉ ืœืœืžื“ ืฉื•ื’ื’ ืžืžื–ื™ื“ ื‘ื ื•ืื•ืกื™ืฃ ื’ื ืื ื™ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ืš ืขื•ื“ ื•ื‘ื” ืชืจืื” ืื ื™ืขืžื“ื• ื“ื‘ืจื™ืš:
Voici que j'ajoute ร  tes paroles : c'est-ร -dire, si tu viens ainsi dรฉduire par gezera chava (analogie de termes) le chogeg ร  partir du mezid, viens, j'ajouterai moi aussi ร  tes paroles, et par lร  tu verras si tes paroles tiennent.
ืืฃ ืฉื•ื’ื’ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” ืชื—ื™ื™ื‘ื”ื• ื’ื ื‘ื–ื• ื—ื˜ืืช:
Le chogeg aussi, s'il avait la connaissance au moment de l'acte : rends-le passible d'une hatat dans ce cas aussi.
๐Ÿ’ก Explication

Monbaz raisonne par gezera chava sur le mot hรดte (pรฉcheur), applique au mezid et au chogeg. Le mezid agit en connaissance de l'interdit ; donc le chogeg n'est passible d'une hatat que s'il a eu, ร  un moment, une yedia de l'interdit. Le tinok chenichba, qui n'en a jamais eu, est exempt.

Rabbi Akiva pousse l'analogie : le mezid savait au moment de l'acte ; faut-il exiger cela du chogeg ? Il veut montrer que l'analogie, poussรฉe jusqu'au bout, supprime la notion mรชme de chogeg.

4
ืืžืจ ืœื•: ื”ืŸ, ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื”ื•ืกืคืช. ืืžืจ ืœื•: ืœื“ื‘ืจื™ืš, ืื™ืŸ ื–ื” ืงืจื•ื™ ืฉื•ื’ื’ ืืœื ืžื–ื™ื“.

(Monbaz) lui dit : Oui, et ร  plus forte raison (puisque) tu as ajoutรฉ. (Rabbi Akiva) lui dit : Selon tes paroles, celui-lร  n'est pas appelรฉ chogeg, mais mezid.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›"ืฉ ืฉื”ื•ืกืคืช ืขืœ ื“ื‘ืจื™ ื•ื”ืจื™ ืืชื” ืžืกื™ื™ืขื ื™ ื•ื’ื ื‘ื–ื• ืื ื™ ืื•ืžืจ ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ืžืื™ ืฉื’ื’:
ร€ plus forte raison (puisque) tu as ajoutรฉ : ร  mes paroles ; voici que tu m'aides, et dans ce cas aussi je dis qu'il est tenu ; et plus loin (la Guemara) explique en quoi il a commis une erreur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื”ื•ืกืคืช ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืืฃ ื‘ื–ื• ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ืžื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ื›ื™ ืœื™ื›ื ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” ื“ื”ื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ืกื‘ืจื™ ื›ืžื•ื ื‘ื– ื•ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื•ืชื ื™ื ื ืžื™ ืœืงืžืŸ ืฉื’ื’ ื‘ื–ื” ื•ื‘ื–ื” ื–ื”ื• ืฉื•ื’ื’ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื” ื•ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื” ื›ืžื•ื ื‘ื– ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ืœื ืื™ืชืงืฉ ืฉื•ื’ื’ ืœืžื–ื™ื“ ืœืืคื•ืงื™ ืœื™ื” ืžืžืฉืžืขื•ืช ืฉื’ื’ื” ื“ืื“ืจื‘ื” ืฉื•ื’ื’ ืžืฉืžืข ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” ื•ืœื ืืชื ื”ื™ืงืฉื ืืœื ืœื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ื›ื™ ืื™ืช ืœื™ื” ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื ืคื˜ืจื™ ืžื”ื™ืงืฉื ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื ืžื™ ื™ืคื˜ื•ืจ ื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื—:
ร€ plus forte raison (puisque) tu as ajoutรฉ : comme l'explique le Kountrass (Rachi) : dans ce cas aussi il le rend passible ; et il le rend passible aussi lorsqu'il n'y a pas de connaissance au moment de l'acte, puisque Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich pensent comme Monbaz et rendent passible celui qui a connu et a fini par oublier ; et il est enseignรฉ aussi plus loin : S'il a commis une erreur dans l'un et dans l'autre, c'est le chogeg dont parle la Torah, et nous l'รฉtablissons selon Monbaz. La raison en est qu'il est logique que le chogeg n'ait pas รฉtรฉ comparรฉ au mezid pour l'exclure du sens (propre) du mot chegaga ; au contraire, chogeg implique qu'il n'a pas de connaissance au moment de l'acte, et le hekech (comparaison scripturaire) ne vient que pour le rendre passible aussi lorsqu'il a une connaissance au moment de l'acte. Cependant le Ri objecte : ils exemptent l'enfant capturรฉ en vertu du hekech ; pour la mรชme raison, qu'ils exemptent aussi celui qui a connu et a fini par oublier !
๐Ÿ’ก Explication

Monbaz accepte l'ajout : il rend passible aussi celui qui savait au moment de l'acte (la Guemara prรฉcisera plus loin en quoi consiste alors son erreur). Rabbi Akiva conclut qu'un tel homme est un mezid, et non un chogeg.

Tossefot : pour Monbaz, le hekech n'annule pas le sens simple de chegaga (absence de savoir au moment de l'acte) ; il ajoute seulement le cas oรน un savoir existe au moment de l'acte. D'oรน la question du Ri : si le hekech exempte le tinok chenichba, pourquoi pas celui qui a connu puis oubliรฉ ?

5
ืงืชื ื™ ืžื™ื”ื ืดื›ื™ืฆื“ ืชื™ื ื•ืงืด. ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื ื™ื—ื. ืืœื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ, ืงืฉื™ื! ืืžืจื™ ืœืš ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ: ืœื ืžื™ ืื™ื›ื ืžื•ื ื‘ื– ื“ืคื˜ืจ? ืื ืŸ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื›ืžื•ื ื‘ื–.

Quoi qu'il en soit, elle enseigne : Comment ? Un enfant (capturรฉ).

Selon Rav et Chmouel, cela va bien ; mais selon Rabbi Yo'hanan et Rabbi Chimon ben Lakich, c'est difficile ! Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich te diront : N'y a-t-il pas Monbaz qui exempte ?

Nous, nous avons parlรฉ selon Monbaz.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงืชื ื™ ืžื™ื”ื ืจื™ืฉื ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืœื‘ื™ืŸ ื”ื ื›ืจื™ื ื—ื™ื™ื‘:
Elle enseigne quoi qu'il en soit : dans la premiรจre partie, que l'enfant capturรฉ parmi les non-Juifs est tenu.
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื ื™ื—ื ื“ืื™ื ื”ื• ื ืžื™ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื•ืื™ื›ื ืœืื•ืงืžื™ ื“ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื”ื›ื™ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉื›ื— ื›ื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืงืชื ื™ ืชื™ื ื•ืง ื”ื™ื ื’ื•ืคื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืžื•ื ื‘ื– ื•ืจื‘ื ืŸ:
Selon Rav et Chmouel, cela va bien : car eux aussi le rendent passible, et on peut expliquer qu'il en va de mรชme pour celui qui a connu et a fini par oublier, comme dans notre Michna ; et la baraita, qui enseigne le cas de l'enfant, en avait besoin prรฉcisรฉment pour nous faire connaรฎtre la discussion entre Monbaz et les Rabbanan.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  l'objection : la baraita rend l'enfant capturรฉ passible, ce qui contredit Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich. Rรฉponse : la baraita elle-mรชme rapporte l'avis contraire de Monbaz ; ils le suivent.

Rachi explique pourquoi la baraita choisit l'enfant capturรฉ plutรดt que celui qui a connu puis oubliรฉ : c'est sur ce cas que porte la mahloket entre Monbaz et les Rabbanan.

6
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืžื•ื ื‘ื–? ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืชื•ืจื” ืื—ืช ื™ื”ื™ื” ืœื›ื ืœืขืฉื” ื‘ืฉื’ื’ื”ืด, ื•ืกืžื™ืš ืœื™ื” ืดื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื‘ื™ื“ ืจืžื”ืด โ€” ื”ืงื™ืฉ ืฉื•ื’ื’ ืœืžื–ื™ื“. ืžื” ืžื–ื™ื“ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื”, ืืฃ ืฉื•ื’ื’ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื”.

Quelle est la raison de Monbaz ? Car il est รฉcrit : Une seule loi sera pour vous, pour celui qui agit par erreur (Bamidbar 15, 29), et il lui est juxtaposรฉ : Et la personne qui agit ร  main levรฉe (Bamidbar 15, 30) : (le verset) a comparรฉ le chogeg au mezid.

De mรชme que le mezid est celui qui avait une connaissance, de mรชme le chogeg (n'est tenu que s')il avait une connaissance.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืžื•ื ื‘ื– ืื‘ื ื™ืŸ ืื‘ ื•ื“ืื™ ืœื ืกืžื™ืš ืœืžื™ืขื‘ื“ ืฉื•ื’ื’ ื“ื•ืžื™ื ื“ืžื–ื™ื“ ื“ื”ืื™ ืฉื•ื’ื’ ื—ื™ืœื•ืฃ ื“ืžื–ื™ื“ ื•ืœื™ื›ื ืœื“ืžื•ื™ื™ื ื”ื• ื“ื”ืื™ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื”ืื™ ืคื˜ื•ืจ:
Quelle est la raison de Monbaz : sur un binyan av (raisonnement par analogie), il ne s'appuie certainement pas pour rendre le chogeg semblable au mezid, car ce chogeg est l'inverse du mezid, et on ne peut les assimiler, puisque l'un est passible (d'une hatat) et l'autre exempt.
ืžืงื™ืฉ ืฉื•ื’ื’ ืœืขื ื™ืŸ ื—ื˜ืืช ืœืžื–ื™ื“ ืœืขื ื™ืŸ ื›ืจืช ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ื“ืžื™ ืข"ื› ื”ืงื™ืฉืŸ ื”ื›ืชื•ื‘:
Il compare le chogeg : pour la hatat, au mezid pour le karet ; et bien qu'ils ne se ressemblent pas, le verset les a forcรฉment comparรฉs.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche une source plus solide que le seul mot hรดte. Rachi : un raisonnement logique (binyan av) ne peut pas rapprocher deux catรฉgories opposรฉes (le chogeg apporte une hatat, le mezid n'en apporte pas). Seul un hekech, une juxtaposition de versets, impose la comparaison.

Les deux versets voisins (Bamidbar 15, 29 et 30) parlent l'un du chogeg, l'autre du mezid : la Torah les rapproche, donc le chogeg, comme le mezid, suppose une connaissance prรฉalable.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le hekech de Monbaz : deux versets voisinsBamidbar 15, 29Une seule loi pour vous,pour celui qui agit par erreurBamidbar 15, 30La personne qui agitร  main levรฉe (mezid)semikhoutConclusion de Monbazle chogeg n'est tenu que s'il avait une yedia, comme le mezid
Le hekech : la juxtaposition des versets 29 et 30 fonde l'exigence de yedia selon Monbaz.
7
ื•ืจื‘ื ืŸ, ื”ืื™ ืดืชื•ืจื” ืื—ืชืด ืžืื™ ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื”? ืžื™ื‘ืขื™ ืœื”ื• ืœื›ื“ืžืงืจื™ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืœื‘ืจื™ื”: ืดืชื•ืจื” ืื—ืช ื™ื”ื™ื” ืœื›ื ืœืขืฉื” ื‘ืฉื’ื’ื”ืด, ื•ื›ืชื™ื‘:

Et les Rabbanan, que font-ils de ce (verset) Une seule loi ? Ils en ont besoin pour ce que Rabbi Yehochoua ben Levi lisait ร  son fils : Une seule loi sera pour vous, pour celui qui agit par erreur, et il est รฉcrit :

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ืš ื”ืงื™ืฉื ื‘ืขื™ื ืœื›ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘"ืœ:
Et les Rabbanan : ce hekech, ils en ont besoin pour (l'enseignement) de Rabbi Yehochoua ben Levi.
ืชื•ืจื” ืื—ืช ื™ื”ื™ื” ืœื›ื ื’ื‘ื™ ืงืจื‘ืŸ ืข"ื– ื›ืชื™ื‘ ื‘ืคืจืฉืช ืฉืœื— ืœืš ืื ืฉื™ื:
Une seule loi sera pour vous : est รฉcrit au sujet du sacrifice pour l'avoda zara, dans la paracha Chelah lekha anachim.
๐Ÿ’ก Explication

Les Rabbanan, qui rendent le tinok chenichba passible, doivent expliquer ร  quoi sert le verset invoquรฉ par Monbaz. Ils l'emploient pour un autre enseignement, celui de Rabbi Yehochoua ben Levi, dont la suite se trouve au daf 69a. Rachi prรฉcise que le verset concerne le sacrifice pour l'avoda zara (paracha Chelah lekha).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).