Shabbat 69a โ€” Dรฉfinir la chegaga : lav, karet ou korban ?

Shabbat 69a

Sougya : Le daf poursuit la discussion sur la nature de l'erreur (chegaga) qui oblige ร  apporter une hatat. Toute la Torah est comparรฉe ร  l'idolรขtrie : la hatat ne vient que pour une faute dont la version volontaire entraรฎne le karet.

Mounbaz considรจre comme fautif par erreur celui qui ignorait seulement l'obligation du korban ; les Rabbanan exigent une erreur sur la faute elle-mรชme, et R. Yo'hanan et Reich Lakich discutent : suffit-il d'ignorer le karet, ou faut-il ignorer aussi l'interdit (lav) ?

La Guemara รฉprouve ces positions sur le cas des 39 melakhot faites en un seul oubli, identifie l'auteur d'une baraita comme Mounbaz, et termine par la chevouat bitouy selon Abaye.

Sur quoi faut-il s'รชtre trompรฉ pour devoir une hatat ?Il savait :Il ignorait :Mounbazle lav ET le karetseulement le korbanchegagat korban = chegagaRabbananselon R. Yo'hananle lav (interdit)le karetchegagat karet suffitRabbananselon Reich Lakichrien d'essentielle lav ET le karetverset : acher lo teasenaPlus on descend, plus l'erreur exigรฉe est large, et plus le cas de hatat est restreint.
Trois dรฉfinitions de la chegaga qui oblige ร  la hatat : Mounbaz, et les Rabbanan selon R. Yohanan et selon Reich Lakich.
39 hatatot : zadon Chabbat + chegagat melakhotR. Yo'hanan (Michna)fait les 39 dans un seul oubliSelon R. Yo'hanansait que les melakhot sont interdites (lav)ignore qu'elles entraรฎnent le karetSelon Reich Lakichignore lav et karet de chaque melakha :en quoi sait-il que c'est Chabbat ?Il connaรฎt les tehoumin(de la Torah selon R. Akiva, sans korban)zadon Chabbat = connaissance du lav
Le cas des 39 hatatot de R. Yohanan : comment rรฉaliser zadon Chabbat avec chegagat melakhot selon chaque avis.
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ืดื•ื›ื™ ืชืฉื’ื• ื•ืœื ืชืขืฉื• ืืช ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ื”ืืœื”ืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื‘ื™ื“ ืจืžื”ืด. ื”ื•ืงืฉื• ื›ื•ืœื ืœืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”: ืžื” ืœื”ืœืŸ ื“ื‘ืจ ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ื ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ื•ืฉื’ื’ืชื• ื—ื˜ืืช, ืืฃ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ื•ืขืœ ืฉื’ื’ืชื• ื—ื˜ืืช.

ยซ Et si vous vous trompez et n'accomplissez pas tous ces commandements ยป (Bamidbar 15, 22), et il est รฉcrit : ยซ Et la personne qui agira ร  main levรฉe ยป (Bamidbar 15, 30). Tous (les commandements) ont รฉtรฉ comparรฉs ร  l'idolรขtrie : de mรชme que lร -bas il s'agit d'une chose pour laquelle on est passible de karet (retranchement) si on la fait volontairement et d'une hatat (sacrifice expiatoire) si on la fait par erreur, de mรชme toute chose pour laquelle on est passible de karet si on la fait volontairement, on doit une hatat si on la fait par erreur.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื›ื™ ืชืฉื’ื• ื•ืœื ืชืขืฉื• ืืช ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ื”ืืœื” ื•ื™ืœืคื™ื ืŸ ื‘ื”ื•ืจื™ื•ืช (ื“ืฃ ื—.) ื–ื• ืข"ื– ืฉื”ื™ื ืฉืงื•ืœื” ื›ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ื•ื›ืชื™ื‘ ืชื•ืจื” ืื—ืช ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื‘ืžืฉืžืข:
Et nous apprenons dans Horayot (8a) : il s'agit de l'idolรขtrie, qui pรจse autant que tous les commandements ; et il est รฉcrit ยซ une seule Torah ยป, ce qui englobe toute la Torah.
ื”ื•ืงืฉื• ืงืจื‘ื ื•ืช ืฉืœ ืฉื’ื’ื•ืช ืฉืœ ื›ืœ ืขื‘ื™ืจื•ืช ืœืฉืœ ืข"ื– ืžื” ืข"ื– ืงืจื‘ืŸ ืฉืœื” ืื™ื ื• ื‘ื ืืœื ืขืœ ืขื‘ื™ืจื” ื’ืžื•ืจื” ืฉื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ื“ืกืžื™ืš ืœื™ื” ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื‘ื™ื“ ืจืžื” ื•ื ื›ืจืชื”:
Les sacrifices pour les fautes commises par erreur, pour toutes les transgressions, ont รฉtรฉ comparรฉs ร  ceux de l'idolรขtrie : de mรชme que pour l'idolรขtrie le sacrifice ne vient que pour une transgression complรจte, pour laquelle on est passible de karet si on la commet volontairement, puisqu'est juxtaposรฉ ยซ et la personne qui agira ร  main levรฉe... sera retranchรฉe ยป.
ืืฃ ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ืื™ืŸ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื—ื˜ืืช ืืœื ืขืœ ื“ื‘ืจ ืฉื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช:
On n'apporte de hatat que pour une chose dont la transgression volontaire entraรฎne le karet.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืข"ื– ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ื ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ื•ื"ืช ืž"ืž ื”ืงื™ืฉื ื“ืฉื•ื’ื’ ืœืžื–ื™ื“ ืœืžื” ืœื™ ื“ืืคื™ืœื• ืœื ื”ื•ื™ ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื ืงืจื ื“ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื‘ื™ื“ ืจืžื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ืฉืคื™ืจ ืžืข"ื– ืฉื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื–ื“ื•ื ื” ื›ืจืช ื›ื•' ื•ื™"ืœ ื“ืœื™ืช ืœืŸ ืœืืงื•ืฉื” ืœืข"ื– ืืœื ื‘ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื”ื™ื ืคืจืฉื” ื›ื“ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืœื”ื›ื™ ืืฆื˜ืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ื”ื›ื ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ืชื“ืข ื“ื”ื ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืข"ื– ื“ื ื™ื‘ืขื™ ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ืกืงื™ืœื” ื›ืข"ื– ืžืฉื•ื ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืกืงื™ืœื” ื‘ื”ื”ื™ื ืคืจืฉื” ืืœื ื›ืจืช ื•ื”ื ื“ืžืžืขื˜ื™ื ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืš ื™ื’:) ืคืกื— ื•ืžื™ืœื” ืžืงืจื‘ืŸ ืืข"ืค ืฉื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ื›ืจืช ืžืฉื•ื ื“ืžื” ืข"ื– ื“ืืžืจ ืจื—ืžื ื ืœื ืชืขื‘ื™ื“ ื•ื”ื ื™ ืงื•ื ืขืฉื” ื ื™ื ื”ื• ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื‘ื™ื“ ืจืžื” ื“ืžืฉืžืข ืžื” ืฉืฆื•ื™ืชื™ ืฉืœื ืœืขืฉื•ืช ื•ื"ืช ืจื‘ื ืŸ ื“ื”ื›ื ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื•ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืค"ืง ื“ื›ืจื™ืชื•ืช (ื“ืฃ ื–:) ื“ื”ืื™ ืงืจื ื“ืžื’ื“ืฃ ื‘ืžื‘ืจืš ืืช ื”ืฉื ื›ืชื™ื‘ ื•ื™"ืœ ื“ืœื™ืฉื ื ื“ื ืงื˜ ื”ื›ื ื”ื•ืงืฉื” ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื” ืœืข"ื– ื ืงื˜ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื‘ืœ ืœืจ"ืข ืื™ืช ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ื•ืงืฉื” ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื” ืœืžื‘ืจืš ืืช ื”ืฉื ื•ื"ืช ื•ืœืžื•ื ื‘ื– ื”ืื™ ื“ืจืฉื ื“ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืžื ื ืœื™ื” ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ื›ื“ื“ืจื™ืฉ ืจื‘ื™ ื‘ืค"ืง ื“ื™ื‘ืžื•ืช (ื“ืฃ.) ื•ื‘ืค"ื‘ ื“ื”ื•ืจื™ื•ืช (ื“ืฃ ื—.) ื ืืžืจ ื›ืืŸ ื•ื ื•ื“ืขื” ื”ื—ื˜ืืช ืืฉืจ ื—ื˜ืื• ืขืœื™ื” ื•ื ืืž' ื•ืืฉื” ืืœ ืื—ื•ืชื” ืœื ืชืงื— ืœืฆืจื•ืจ ืœื’ืœื•ืช ืขืจื•ืชื” ืขืœื™ื”:
Et si tu demandes : de toute faรงon, pourquoi ai-je besoin de comparer l'erreur ร  l'acte volontaire ? Mรชme s'il n'รฉtait pas รฉcrit lร  le verset ยซ et la personne qui agira ร  main levรฉe ยป, nous apprendrions bien de l'idolรขtrie, pour laquelle on est passible de karet si on la commet volontairement, etc. On peut rรฉpondre : nous ne devons comparer ร  l'idolรขtrie que ce qui est รฉcrit dans cette paracha-lร , comme il ressort de l'explication du Kountrass (Rachi) ; c'est pourquoi il fallait citer ici ยซ et la personne qui agira ยป. La preuve : nous n'apprenons pas de l'idolรขtrie qu'il faille, pour la transgression volontaire, la lapidation comme pour l'idolรขtrie, parce que la lapidation n'est pas รฉcrite dans cette paracha, seulement le karet. Et ce que nous excluons au dรฉbut du dernier chapitre de Makkot (13b) le pessa'h et la mila du sacrifice, bien qu'ils comportent le karet, parce que ยซ de mรชme que l'idolรขtrie est une chose dont le Misรฉricordieux a dit : ne fais pas ยป, tandis que ceux-lร  sont des commandements d'agir, cela vient aussi de ce qu'il est รฉcrit ยซ et la personne qui agira ร  main levรฉe ยป, ce qui signifie : ce que J'ai ordonnรฉ de ne pas faire. Et si tu demandes : les Rabbanan d'ici sont R. Akiva, et R. Akiva soutient au premier chapitre de Keritot (7b) que ce verset de ยซ il blasphรจme ยป est รฉcrit au sujet de celui qui maudit le Nom ? On peut rรฉpondre : la formulation employรฉe ici, ยซ toute la Torah a รฉtรฉ comparรฉe ร  l'idolรขtrie ยป, est dite selon les Rabbanan qui s'opposent ร  R. Akiva ; mais selon R. Akiva nous devons dire que toute la Torah a รฉtรฉ comparรฉe ร  celui qui maudit le Nom. Et si tu demandes : d'oรน Mounbaz tire-t-il cette derascha de R. Yehochoua ben Levi ? Le Ri dit qu'il la tire de ce que Rabbi enseigne au premier chapitre de Yevamot et au deuxiรจme chapitre de Horayot (8a) : il est dit ici ยซ et la faute qu'ils ont commise ร  son sujet (aleha) sera connue ยป, et il est dit ยซ et tu ne prendras pas une femme avec sa sล“ur, pour la rendre rivale, en dรฉcouvrant sa nuditรฉ ร  son sujet (aleha) ยป.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara rapporte la source de R. Yehochoua ben Levi : les fautes commises par erreur dans toute la Torah sont comparรฉes (hekech) ร  l'avoda zara. Le verset de Bamidbar 15, 22 traite de l'idolรขtrie ; le verset 30, juxtaposรฉ, parle de celui qui agit volontairement et est puni de karet.

Consรฉquence : une hatat n'est due que pour une faute dont la version volontaire entraรฎne le karet. Tossefot prรฉcise que l'on ne compare ร  l'idolรขtrie que ce qui est รฉcrit dans cette paracha : le karet oui, la lapidation non.

2
ื•ืืœื ืžื•ื ื‘ื–, ืฉื’ื’ื” ื‘ืžืื™? ื›ื’ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ืงืจื‘ืŸ. ื•ืจื‘ื ืŸ: ืฉื’ื’ืช ืงืจื‘ืŸ ืœื ืฉืžื” ืฉื’ื’ื”.

Mais selon Mounbaz, en quoi consiste l'erreur (chegaga) ? Par exemple, il s'est trompรฉ sur le sacrifice.

Et les Rabbanan : l'erreur sur le sacrifice ne s'appelle pas une erreur.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืืœื ืžื•ื ื‘ื– ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ืžื™ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื™ื“ื™ืขื” ื‘ืฉืขืช ืžืขืฉื” ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช:
Qui a dit plus haut que celui qui avait la connaissance au moment de l'acte doit une hatat.
ื“ืฉื’ื’ ื‘ืžืื™ ื”ื ื’ื‘ื™ ื—ื˜ืืช ืฉื’ื’ื” ื›ืชื™ื‘:
Or, pour la hatat, il est รฉcrit ยซ erreur ยป.
ื“ืฉื’ื’ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ื™ื•ื“ืข ืฉื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ืื‘ืœ ืื™ื ื• ื™ื•ื“ืข ืฉื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ื—ื˜ืืช:
Il sait qu'il est passible de karet s'il le fait volontairement, mais il ne sait pas qu'il doit une hatat pour cela.
ืœื ืฉืžื” ืฉื’ื’ื” ืขื“ ืฉืฉื’ื’ ื‘ืขื‘ื™ืจื” ืขืฆืžื”:
Tant qu'il ne s'est pas trompรฉ sur la transgression elle-mรชme.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืืœื ืœืžื•ื ื‘ื– ืฉื’ื’ื” ื‘ืžืื™ ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ืฉืฉื’ื’ ื‘ืœืื• ื•ื”ื–ื™ื“ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืœื—ื™ื™ื‘ ื‘ื”ื–ื™ื“ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ืœื ืฉื‘ ืžื™ื“ื™ืขืชื• ื”ื•ื ื•ืœื™ื›ื ื ืžื™ ืœืžื™ืžืจ ืฉื’ื’ ื‘ืœืื• ื•ืงืจื‘ืŸ ื“ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืงื™ืฉ ืœืžื–ื™ื“ ืืคื™' ืžื–ื™ื“ ื‘ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื•ืฉื•ื’ื’ ืจืง ื‘ื“ื‘ืจ ืื—ื“ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืงืจื‘ืŸ ื™ืฉ ืœื ื• ืœื—ื™ื™ื‘ื• ื•ืžื™ื”ื• ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ืกืงื™ืœื” ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ื”ื ืฉื•ื’ื’ ื’ื ื‘ืกืงื™ืœื” ื“ืื™ ื”ื•ื” ืžื–ื™ื“ ื‘ืกืงื™ืœื” ืื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื‘ื• ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื• ืฉื‘ ืžืกืงื™ืœื” ืคืฉื™ื˜ื ืฉืืคื™ืœื• ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ืฉื—ื™ื™ื‘ ื’ื ืงืจื‘ืŸ ืฉืœื ื”ื™ื” ืฉื‘ ื•ืœื ืฉื‘ ืžื™ื“ื™ืขืชื• ื”ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ื‘ื”ื–ื™ื“ ื‘ื›ืจืช ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืฉื‘ ืžื™ื“ื™ืขืชื• ืœืงืจื‘ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื›ืจืช ืืคืฉืจ ื‘ืชืฉื•ื‘ื” ื•ืงืจื‘ืŸ ืœื ืืคืฉืจ ื‘ืชืฉื•ื‘ื” ื•ืขื•ื“ ื“ื’ื‘ื™ ื›ืจืช ืฉื™ื™ืš ืฉืคื™ืจ ืœืžื™ืžืจ ืื ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ืฉื—ื™ื™ื‘ ื›ืจืช ืขื ื”ืงืจื‘ืŸ ื”ื™ื” ืฉื‘:
On ne peut pas dire qu'il s'est trompรฉ sur le lav (interdit) et a agi volontairement quant au sacrifice, car il n'est pas logique de le rendre redevable s'il agit volontairement quant au sacrifice : il n'est pas de ceux qui reviennent de leur faute ร  la suite de la connaissance. On ne peut pas dire non plus : il s'est trompรฉ sur le lav et sur le sacrifice ; car il est logique, puisqu'on compare (l'erreur) ร  l'acte volontaire, que mรชme s'il a agi volontairement en tout et ne s'est trompรฉ que sur une seule chose, le sacrifice, nous devons le rendre redevable. Toutefois, lร  oรน il y a la lapidation, il faut qu'il se soit trompรฉ aussi sur la lapidation : s'il agissait volontairement quant ร  la lapidation, il n'y a pas lieu de le rendre redevable du sacrifice. Puisqu'il ne renonce pas ร  cause de la lapidation, il est รฉvident que mรชme s'il avait su qu'il devait aussi un sacrifice, il n'aurait pas renoncรฉ, et il n'est pas de ceux qui reviennent ร  la suite de la connaissance. Et bien que, lorsqu'il a agi volontairement quant au karet, on le considรจre comme revenant ร  la suite de la connaissance pour le sacrifice, c'est parce que le karet peut รชtre annulรฉ par la techouva (repentir), alors que le sacrifice ne le peut pas par la techouva ; de plus, pour le karet on peut bien dire : s'il avait su qu'il รฉtait passible du karet en plus du sacrifice, il aurait renoncรฉ.
ื›ื’ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช ืืข"ืค ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• ื•ื˜ืขืžื ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืœืื• ื‘ื”ื™ืงืฉื ื“ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื•ืœื ื›ืชื™ื‘ ืืœื ื›ืจืช ื‘ื”ื”ื™ื ืขื ื™ื ื ื•ืœื”ื›ื™ ื‘ืขื™ ืž"ื˜ ื“ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื•ืœื ื‘ืขื™ ืž"ื˜ ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืฆ"ืœ ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžื™ื™ืจื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื”ื• ื”ื™ืงืฉื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืžื’"ืฉ ื“ืขืœื™ื” ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื‘ืขื™ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช ื“ื”ื ื›ืชื™ื‘ ืœืื• ื‘ื”ื”ื•ื ืงืจื ื•ืืฉื” ืืœ ืื—ื•ืชื” ืœื ืชืงื— ื•ื’ื•':
(Sur ยซ du moment qu'il s'est trompรฉ sur le karet, bien qu'il ait agi volontairement quant au lav ยป) : La raison de R. Yo'hanan est que le lav n'est pas รฉcrit dans la comparaison de R. Yehochoua (ben Levi) ; seul le karet est รฉcrit dans ce passage. C'est pourquoi (la Guemara) demande la raison de Reich Lakich et ne demande pas la raison de R. Yo'hanan. Il faut dire que R. Yo'hanan parle selon les Rabbanan, qui admettent la comparaison de R. Yehochoua ben Levi ; mais selon Rabbi, qui tire cela d'une guezera chava de ยซ aleha ยป, R. Yo'hanan reconnaรฎt qu'il faut s'รชtre trompรฉ sur le lav et le karet, puisque le lav est รฉcrit dans ce verset : ยซ et tu ne prendras pas une femme avec sa sล“ur ยป, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Mounbaz tient que celui qui avait la connaissance au moment de l'acte doit quand mรชme une hatat. La Guemara demande oรน est alors la chegaga. Rรฉponse : il connaissait l'interdit et le karet, mais ignorait l'obligation du korban (chegagat korban).

Les Rabbanan refusent : l'erreur doit porter sur la transgression elle-mรชme. Tossefot explique la logique de Mounbaz par le principe du chav mi-yediato : celui qui aurait renoncรฉ s'il avait tout su.

3
ื•ืจื‘ื ืŸ, ืฉื’ื’ื” ื‘ืžืื™? ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื•. ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ืืžืจ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช. ืืžืจ ืจื‘ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ โ€” ืืžืจ ืงืจื: ืดืืฉืจ ืœื ืชืขืฉื™ื ื” ื‘ืฉื’ื’ื” ื•ืืฉืืด โ€” ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช ืฉื‘ื”.

Et selon les Rabbanan, en quoi consiste l'erreur ? R.

Yo'hanan dit : du moment qu'il s'est trompรฉ sur le karet, bien qu'il ait agi volontairement quant au lav (interdit). Et Reich Lakich dit : il faut qu'il se soit trompรฉ sur le lav et sur le karet.

Rava dit : quelle est la raison de R. Chimon ben Lakich ?

Le verset dit : ยซ qui ne doivent pas รชtre faites (acher lo teasena), par erreur, et il se rend coupable ยป (Vayikra 4, 27) : il faut qu'il se soit trompรฉ sur le lav et sur le karet qui s'y rattache.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ื‘ืขื• ืฉื’ื’ื” ื‘ืขื‘ื™ืจื” ืขืฆืžื” ืฉื’ื’ื” ื‘ืžืื™ ืงืืžืจื™ ืฉื’ื’ื” ื‘ื›ื•ืœื” ืžื™ืœืชื ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช ืื• ื‘ื›ืจืช ืœื—ื•ื“ื™ื”:
Qui exigent une erreur sur la transgression elle-mรชme : de quelle erreur parlent-ils ? Une erreur sur toute la chose, le lav et le karet, ou sur le karet seul ?
ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช ืืข"ื’ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• ืฉืื– ื”ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ื”ื›ืจืช ื”ื•ื ื‘ื ื›ื“ืืžืจืŸ ืœืขื•ืฉื” ื‘ืฉื’ื’ื” ื•ืกืžื™ืš ืœื™ื” ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืขืฉื” ื•ื’ื•':
Car alors le sacrifice vient pour le karet, comme nous l'avons dit : ยซ pour celui qui agit par erreur ยป, et est juxtaposรฉ ยซ et la personne qui agira ยป, etc.
ืœื ืชืขืฉื™ื ื” ื”ื™ื™ื ื• ืœืื•:
C'est le lav.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืงืจื ืืฉืจ ืœื ืชืขืฉื™ื ื” ื‘ืฉื’ื’ื” ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ืžื ื ืœื™ื” ืœืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืจืฉื™ ื”ื›ื™ ื•ื‘ืขื• ืฉื’ื’ืช ืœืื• ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืžืฉืžืข ืœื™ื” ืœืžื“ืจืฉ ืงืจื ื”ื›ื™ ื“ื”ื ืข"ื› ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืœื“ืจื•ืฉ ื›ืŸ ื“ื”ื ืื™ื”ื• ืกื‘ืจ ื›ืžื•ื ื‘ื– ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื•ืžื•ื ื‘ื– ืœื ื‘ืขื™ ืฉื’ื’ืช ืœืื• ืืœื ืฉื’ื’ืช ืงืจื‘ืŸ ื’ืจื™ื“ื ื“ื‘ื”ื“ื™ื ืชื ื™ื ืœืงืžืŸ ืื• ืฉืืžืจ ื™ื•ื“ืข ืื ื™ ืฉืžืœืื›ื” ื–ื• ืืกื•ืจื” ืื‘ืœ ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืื ื—ื™ื™ื‘ื™ื ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ ืื ืœืื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ืœื ืงืืžืจ ืงืจื‘ืŸ ื•ืžืœืงื•ืช ืื ืœืื•:
Le Ri objecte : d'oรน Reich Lakich sait-il que les Rabbanan font cette derascha et exigent l'erreur sur le lav ? On ne peut pas dire que lui-mรชme comprenne ainsi le verset, car il estime nรฉcessairement qu'il n'est pas logique de faire cette derascha : lui-mรชme pense comme Mounbaz, ainsi qu'il l'a dit plus haut. Or Mounbaz n'exige pas l'erreur sur le lav, mais seulement l'erreur sur le sacrifice, comme il est enseignรฉ explicitement plus loin : ยซ ou s'il a dit : je sais que cette melakha est interdite, mais je ne sais pas si l'on doit pour elle un sacrifice ou non, il est redevable ยป ; et il n'est pas dit : ยซ un sacrifice et la flagellation, ou non ยป.
๐Ÿ’ก Explication

ร€ l'intรฉrieur de l'avis des Rabbanan, deux Amoraim s'opposent. R. Yo'hanan : il suffit d'ignorer le karet, mรชme si l'on savait que l'acte est interdit (lav). Reich Lakich : il faut ignorer le lav et le karet.

Rava donne la source de Reich Lakich : ยซ acher lo teasena ยป dรฉsigne le lav ; l'erreur doit donc le couvrir. Pour R. Yo'hanan, le sacrifice vient ร  la place du karet, donc seule l'erreur sur le karet compte.

4
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื”ืื™ ืงืจื ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืžืื™ ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื”? ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœื›ื“ืชื ื™ื: ืดืžืขื ื”ืืจืฅืด โ€” ืคืจื˜ ืœืžืฉื•ืžื“. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ: ืดืืฉืจ ืœื ืชืขืฉื™ื ื” ื‘ืฉื’ื’ื” ื•ืืฉืืด. ื”ืฉื‘ ืžื™ื“ื™ืขืชื• โ€” ืžื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ืฉื’ื’ืชื•, ืœื ืฉื‘ ืžื™ื“ื™ืขืชื• โ€” ืื™ื ื• ืžื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ืฉื’ื’ืชื•.

Et R. Yo'hanan, que fait-il de ce verset de R.

Chimon ben Lakich ? Il en a besoin pour ce qui est enseignรฉ : ยซ Du peuple du pays ยป : ร  l'exclusion du mechoumad (apostat).

R. Chimon ben Elazar dit au nom de R.

Chimon : ยซ qui ne doivent pas รชtre faites, par erreur, et il se rend coupable ยป : celui qui revient (de sa faute) ร  la suite de sa connaissance apporte un sacrifice pour son erreur ; celui qui ne revient pas ร  la suite de sa connaissance n'apporte pas de sacrifice pour son erreur.

๐Ÿ’ก Explication

R. Yo'hanan utilise le verset de Reich Lakich pour une autre rรจgle : le mechoumad (celui qui transgresse habituellement cet interdit) n'apporte pas de sacrifice. Principe de chav mi-yediato : seul celui qui aurait renoncรฉ en connaissant l'interdit peut expier son erreur par un korban.

5
ืชื ืŸ: ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช. ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื”: ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™? ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœืŸ ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช. ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” โ€” ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช.

Nous avons appris (dans la Michna) : les avot melakhot (catรฉgories principales de travaux) sont quarante moins une. Et nous en avons discutรฉ : pourquoi ai-je besoin du nombre ?

Et R. Yo'hanan a dit : pour que, s'il les a toutes faites dans un seul oubli, il soit redevable pour chacune.

Comment trouves-tu ce cas ? Avec zadon Chabbat (conscience que c'est Chabbat) et chegagat melakhot (erreur sur les melakhot).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™ ืœื™ืชื ื™ ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื—ื•ืจืฉ ื›ื•' ืœืžื” ืœื™ ืœืžื™ืชื ื ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช ืœื™ืชื ื™ื ื”ื• ื•ืื ืŸ ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื“ืž' ื—ืกืจ ืื—ืช ืื™ื›ื:
Que l'on enseigne : les avot melakhot, semer, labourer, etc. ; pourquoi ai-je besoin d'enseigner ยซ quarante moins une ยป ? Qu'on les enseigne, et nous saurons qu'il y en a quarante moins une.
ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœืŸ ื›ื•' ื•ืกื™ืžื ื ื‘ืขืœืžื ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื“ืข ื›ืžื” ื—ื˜ืื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื—ื™ืœื•ืœ ืฉื‘ืช ืื—ืช:
Et elle nous fait connaรฎtre une simple indication, pour savoir combien de hatatot on doit pour la profanation d'un seul Chabbat.
ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืข"ื› ืœื ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืืœื ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื“ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื“ืื™ื ื• ื™ื•ื“ืข ืฉื”ืžืœืื›ื•ืช ื”ืœืœื• ืืกื•ืจื•ืช ื“ืื™ ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื“ื™ื•ื“ืข ืฉื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช ื‘ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ืฉื›ื— ืฉื”ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื”ื ืชื ืŸ ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืœื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ืœื ื”ื•ื™ ืื"ื› ื™ื•ื“ืข ืื—ืช ืžื”ืœื›ื•ืชื™ื” ื“ืื™ ืœื ื™ื“ืข ื‘ื—ื“ื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืื™ืŸ ืฉื‘ืช ื—ืœื•ืง ืœื• ืžืฉืืจ ื™ืžื™ื ื•ื–ื” ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ื•ืœืŸ ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช:
Qu'il soit redevable pour toutes : on ne trouve ce cas qu'avec zadon Chabbat, qu'il sait que c'est Chabbat, et chegagat melakhot, qu'il ne sait pas que ces melakhot sont interdites. Car s'il s'agissait de zadon melakhot et chegagat Chabbat, qu'il sait qu'elles sont interdites le Chabbat mais a oubliรฉ que c'est aujourd'hui Chabbat, nous avons appris qu'il ne doit qu'une (hatat) pour chaque Chabbat. Et il n'y a zadon Chabbat que s'il connaรฎt une de ses halakhot : car s'il n'en connaรฎt aucune, le Chabbat ne se distingue pour lui en rien des autres jours ; et celui-ci, qui s'est trompรฉ sur toutes, n'a pas de zadon Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara apporte une รฉpreuve ร  partir du nombre 39 de la Michna. Selon R. Yo'hanan, ce nombre enseigne qu'on peut devoir 39 hatatot pour un seul oubli. Cela suppose zadon Chabbat ouchegagat melakhot : il sait que c'est Chabbat, mais ignore que ces travaux sont interdits.

Rachi : dans le cas inverse (il oublie que c'est Chabbat), une seule hatat suffit. Et pour parler de zadon Chabbat, il faut qu'il connaisse au moins une halakha du Chabbat.

6
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื“ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• โ€” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื›ื’ื•ืŸ ื“ื™ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืœืื•. ืืœื ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ, ื“ืืžืจ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื‘ื›ืจืช โ€” ื“ื™ื“ืข ืœื™ื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืžืื™? ื“ื™ื“ืขื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ, ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื.

Cela se comprend selon R. Yo'hanan, qui a dit : du moment qu'il s'est trompรฉ sur le karet, bien qu'il ait agi volontairement quant au lav ; tu trouves ce cas lorsqu'il connaรฎt le Chabbat par le lav.

Mais selon R. Chimon ben Lakich, qui a dit : il faut qu'il se soit trompรฉ sur le lav et sur le karet, en quoi connaรฎt-il le Chabbat ?

Il le connaรฎt par les tehoumin (limites de dรฉplacement), et selon R. Akiva.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืฉืœืžื ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ืฉื’ื’ืช ื›ืจืช ืฉืžื” ืฉื’ื’ื”:
Qui a dit que l'erreur sur le karet s'appelle une erreur.
ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื‘ืœืื•ื™ืŸ ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื‘ื›ืจื™ืชื•ืช ื“ื™ื•ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ืฉื”ื•ื–ื”ืจ ืขืœ ื”ืœืื•ื™ืŸ ืื• ืฉืœ ื›ื•ืœืŸ ืื• ืฉืœ ืื—ืช ืžื”ืŸ:
Zadon Chabbat par les lavin, et chegagat melakhot par les karet : il connaรฎt le Chabbat en ce qu'il a รฉtรฉ averti des lavin, de tous ou de l'un d'eux.
ื“ื™ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืžืื™ ื”ืœื ื‘ื›ื•ืœืŸ ืฉื’ื’ ื›ืกื‘ื•ืจ ืฉื›ืœ ืœ"ื˜ ืžืœืื›ื•ืช ืžื•ืชืจื•ืช:
N'a-t-il pas ignorรฉ toutes (les melakhot), pensant que les 39 melakhot sont toutes permises ?
ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื™ื ืŸ ื‘ืงืจื‘ืŸ:
Qui ne sont pas soumis au sacrifice.
ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื“ืืžืจ ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื˜ื” ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ื™ื ื”ื• ื“ืชื ืŸ ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ื“ืจืฉ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืžื“ื•ืชื ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ื›ื•':
Qui dit dans le traitรฉ Sota que les tehoumin sont de la Torah, comme nous l'avons appris : ยซ En ce jour, R. Akiva a enseignรฉ : et vous mesurerez hors de la ville, etc. ยป
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ื“ืื™ืกื™ ื“ื‘ื”ื”ื•ื ื ืžื™ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื›ื“ืคื™ืจืฉืชื™ ื‘ืคืจืง ืงืžื (ื“ืฃ ื•: ื‘ื“"ื” ื”ื ืงืž"ืœ) ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ืืžืื™ ืœื ืงืืžืจ ื“ื™ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืขืฉื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืชืฉื‘ื•ืช ื•ื’ื•' (ืฉืžื•ืช ื›ืดื’:ื™ืดื‘) ื•ื›ืชื™ื‘ ื ืžื™ ื•ืฉืžืจืชื ืืช ื”ืฉื‘ืช (ืฉื ืœื):
On ne peut pas dire qu'il le connaรฎt par (la melakha) de Issi, car pour celle-lร  aussi on doit une hatat, comme je l'ai expliquรฉ au premier chapitre (6b, s.v. ha ka machma lan). Le Ri s'รฉtonne : pourquoi ne dit-on pas qu'il connaรฎt le Chabbat par le commandement positif (assรฉ), puisqu'il est รฉcrit ยซ et le septiรจme jour tu te reposeras ยป (Chemot 23, 12), et il est รฉcrit aussi ยซ et vous garderez le Chabbat ยป (Chemot 31) ?
๐Ÿ’ก Explication

Pour R. Yo'hanan, pas de difficultรฉ : il connaรฎt le lav des melakhot (c'est son zadon Chabbat) et ignore le karet (c'est sa chegaga). Pour Reich Lakich, l'erreur doit couvrir le lav de chaque melakha : que reste-t-il pour dire qu'il sait que c'est Chabbat ?

Rรฉponse : il connaรฎt l'interdit des tehoumin, qui selon R. Akiva est de la Torah mais n'entraรฎne pas de korban. Tossefot demande pourquoi on n'a pas dit qu'il connaรฎt le commandement positif du repos.

7
ืžืืŸ ืชื ื ืœื”ื ื“ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืฉื’ื’ ื‘ื–ื” ื•ื‘ื–ื” โ€” ื–ื”ื• ืฉื•ื’ื’ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื”. ื”ื–ื™ื“ ื‘ื–ื” ื•ื‘ื–ื” โ€” ื–ื”ื• ืžื–ื™ื“ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื”. ืฉื’ื’ ื‘ืฉื‘ืช ื•ื”ื–ื™ื“ ื‘ืžืœืื›ื•ืช, ืื• ืฉืฉื’ื’ ื‘ืžืœืื›ื•ืช ื•ื”ื–ื™ื“ ื‘ืฉื‘ืช, ืื• ืฉืืžืจ: ื™ื•ื“ืข ืื ื™ ืฉืžืœืื›ื” ื–ื• ืืกื•ืจื”, ืื‘ืœ ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ ืื• ืœื โ€” ื—ื™ื™ื‘. ื›ืžืืŸ โ€” ื›ืžื•ื ื‘ื–.

Qui est le Tanna de ce que les Rabbanan ont enseignรฉ : S'il s'est trompรฉ sur ceci et sur cela, c'est le fautif par erreur dont parle la Torah. S'il a agi volontairement sur ceci et sur cela, c'est le fautif volontaire dont parle la Torah.

S'il s'est trompรฉ sur le Chabbat et a agi volontairement quant aux melakhot, ou s'il s'est trompรฉ sur les melakhot et a agi volontairement quant au Chabbat, ou s'il a dit : je sais que cette melakha est interdite, mais je ne sais pas si l'on doit pour elle un sacrifice ou non, il est redevable. Selon qui ?

Selon Mounbaz.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื–ื”ื• ืฉื•ื’ื’ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื” ื›ืœื•ืžืจ ื”ื™ื›ื ื“ืฉื’ื’ ื‘ืฉื‘ืช ื•ื‘ืžืœืื›ื•ืช ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืœื ื“ื™ืŸ ื•ืœื ื“ื™ื™ืŸ ืœืงื ืชืจ ื•ืื™ืŸ ืœืš ืฉื•ื’ื’ ื›ื–ื”:
C'est-ร -dire : lร  oรน il s'est trompรฉ sur le Chabbat et sur les melakhot, il n'y a ni jugement ni juge pour le blรขmer, et il n'y a pas de fautif par erreur comme celui-ci.
ื”ื–ื™ื“ ื‘ื–ื” ื•ื‘ื–ื” ืื™ืŸ ืœืš ืžื–ื™ื“ ื›ื–ื”:
Il n'y a pas de fautif volontaire comme celui-ci.
ืฉื’ื’ ื‘ืื—ืช ืžื”ืŸ ืืฃ ื–ื” ืฉื•ื’ื’ ื•ื—ื™ื™ื‘ื™ื ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ:
(Sur ยซ s'il s'est trompรฉ sur l'un d'eux ยป) : Celui-lร  aussi est fautif par erreur, et l'on doit pour cela un sacrifice.
๐Ÿ’ก Explication

Une baraita classe les cas : erreur sur tout, volontรฉ sur tout, erreur partielle. Le dernier cas, celui qui connaรฎt l'interdit mais ignore l'obligation du korban, est dรฉclarรฉ redevable : c'est exactement la position de Mounbaz (chegagat korban).

8
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉื‘ื•ืขืช ื‘ื™ื˜ื•ื™, ืฉืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ืฉื‘ื”. ืดื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ืืด, ืžืืŸ โ€” ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ. ืคืฉื™ื˜ื, ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ื›ืจืช, ืื‘ืœ ื”ื›ื ื“ืœื™ื›ื ื›ืจืช โ€” ืœื!

Abaye dit : tous reconnaissent, pour la chevouat bitouy (serment d'expression), qu'on ne doit pour elle un sacrifice que si l'on s'est trompรฉ sur le lav qu'elle comporte. ยซ Tous reconnaissent ยป : qui ?

R. Yo'hanan.

C'est รฉvident ! Quand R.

Yo'hanan parle, c'est lร  oรน il y a le karet ; mais ici, oรน il n'y a pas de karet, non !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื‘ื•ืขืช ื‘ื™ื˜ื•ื™ ืฉืื•ื›ืœ ื•ืœื ืื•ื›ืœ ืฉืื›ืœืชื™ ื•ืœื ืื›ืœืชื™ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ ื•ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื•ื ืขืœื ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฉื•ื’ื’ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉื•ื’ื’ ืฉืœื” ื“ืื ื ืฉื‘ืข ืฉืœื ืื•ื›ืœ ื•ืื›ืœ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื ื›ืŸ ืฉื›ื— ืฉื‘ื•ืขืชื• ื›ืฉืื›ืœ ื“ื”ืฉืชื ืฉื’ื’ ื‘ืœืื• ืฉื‘ื”:
(Un serment tel que) ยซ je mangerai ยป, ยซ je ne mangerai pas ยป, ยซ j'ai mangรฉ ยป, ยซ je n'ai pas mangรฉ ยป : on doit pour lui un sacrifice, et il est รฉcrit ร  son sujet ยซ et cela lui a รฉchappรฉ ยป, c'est-ร -dire une erreur. Tous reconnaissent, pour l'erreur qui la concerne, que s'il a jurรฉ de ne pas manger et a mangรฉ, il n'est redevable que s'il a oubliรฉ son serment au moment de manger, car alors il s'est trompรฉ sur le lav qu'elle comporte.
ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ืžืืŸ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืขืœ ื›ืจื—ื™ืŸ ืื‘ื™ื™ ืœืื• ืืคืœื•ื’ืชื ื“ืžื•ื ื‘ื– ื•ืจื‘ื ืŸ ืงืื™ ื“ืœื™ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืžื•ื“ื” ืžื•ื ื‘ื– ื‘ื”ื (ื“ื”ื) ืฉื’ื’ืช ืงืจื‘ืŸ ืœื ื”ื•ื™ื ืฉื’ื’ื” ื“ืžื”ื™ื›ื ืชื™ืชื™ ื•ื”ื ืง"ื• ื”ื™ื ื”ืฉืชื ื‘ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื” ื“ืœื™ื›ื ื—ื™ื“ื•ืฉ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ื™ื“ื”ื• ืืžืจ ืžื•ื ื‘ื– ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืฉื’ื’ืช ืงืจื‘ืŸ ื”ื›ื ื“ื—ื™ื“ื•ืฉ ื”ื•ื ื“ืื™ืŸ ื‘ื” ื›ืจืช ื•ืžื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ืขืœื™ื” ืœื ื›"ืฉ ืืœื ืœืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ื•ืืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ"ื™ ื•ืจ"ืœ ืงืื™ ื•ืžืืŸ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ืจ"ื™ ื“ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื‘ืขืœืžื ืงืืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• ื”ื›ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื•:
C'est-ร -dire : nรฉcessairement, Abaye ne se place pas dans la discussion de Mounbaz et des Rabbanan pour nous enseigner que Mounbaz reconnaรฎt ici que l'erreur sur le sacrifice n'est pas une erreur. D'oรน le tirerait-on ? C'est un kal va-homer : si dans toute la Torah, oรน le sacrifice n'a rien d'une nouveautรฉ, Mounbaz dit qu'on est redevable pour l'erreur sur le sacrifice, ici, oรน c'est une nouveautรฉ puisqu'il n'y a pas de karet et qu'on apporte pourtant un sacrifice, ร  plus forte raison ! Il parle donc selon les Rabbanan, et se place dans la discussion de R. Yo'hanan et Reich Lakich. Qui sont ยซ tous ceux qui reconnaissent ยป ? R. Yo'hanan : bien qu'en gรฉnรฉral il dise ยซ bien qu'il ait agi volontairement quant au lav ยป, ici il faut qu'il se soit trompรฉ sur le lav.
ืคืฉื™ื˜ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืื™ืคืœื™ื’ ื“ืืžืจื™ ืฉื’ื’ืช ืงืจื‘ืŸ ืœืื• ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื ืื™ ื‘ืœืื• ืฉืœื” ื”ื–ื™ื“ ื‘ืžืื™ ืฉื’ื’ ื“ืข"ื› ืœื ืงืืžืจ ืจ"ื™ ื‘ืขืœืžื ืืœื ื‘ืžืงื•ื ื›ืจืช ื“ืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช:
Puisqu'il discute selon les Rabbanan, qui disent que l'erreur sur le sacrifice n'est pas une erreur, s'il a agi volontairement quant au lav, en quoi s'est-il trompรฉ ? Car R. Yo'hanan ne parle en gรฉnรฉral que lร  oรน il y a le karet, qu'il s'est trompรฉ sur le karet.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ืฉื‘ื” ื›ื’ื•ืŸ ื ืฉื‘ืข ืฉืœื ื™ืื›ืœ ื•ืื›ืœ ื•ื‘ืฉืขืช ืื›ื™ืœื” ืฉื›ื— ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ื•ืขื” ื•ืงืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” ื”ืื“ื ื“ื‘ืฉืขืช ืฉื‘ื•ืขื” ืฉื ืฉื‘ืข ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ื”ื™ื˜ื‘ ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ื•ืขื” ืืœื ืฉื‘ืฉืขืช ืื›ื™ืœื” ื”ื™ื” ืกื‘ื•ืจ ื“ืžื•ืชืจ ืœืขื‘ื•ืจ ืขืœ ืฉื‘ื•ืขืชื• ื•ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ื“ื‘ืฉืขืช ืื›ื™ืœื” ืฉื›ื— ืฉื ืฉื‘ืข ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ื–ื” ืงืจื•ื™ ืฉื’ื’ ื‘ืœืื• ืฉื‘ื” ื‘ืžื” ืฉืื™ื ื• ื ื–ื›ืจ ืฉื ืฉื‘ืข:
Par exemple, il a jurรฉ de ne pas manger et a mangรฉ, et au moment de manger il a oubliรฉ l'interdit du serment ; et on applique ร  ce cas (le verset) ยซ ha-adam ยป (l'homme), car au moment oรน il a jurรฉ il connaissait bien l'interdit du serment, mais au moment de manger il pensait qu'il est permis de transgresser son serment. Rachi a expliquรฉ qu'au moment de manger il a oubliรฉ qu'il avait jurรฉ ; cela ne semble pas juste, car cela ne s'appelle pas ยซ se tromper sur le lav qu'elle comporte ยป, du fait qu'il ne se souvient pas avoir jurรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La chevouat bitouy est un serment portant sur un acte (manger, ne pas manger). Sa transgression par erreur oblige ร  un korban, bien que sa transgression volontaire n'entraรฎne pas de karet.

Abaye : tous reconnaissent qu'il faut ici s'รชtre trompรฉ sur le lav. Rachi montre que ยซ tous ยป vise R. Yo'hanan, car Mounbaz ne peut pas รชtre concernรฉ (kal va-homer). La Guemara objecte : c'est รฉvident, R. Yo'hanan ne se contente d'une erreur sur le karet que lร  oรน il y a un karet.

Rachi et Tossefot divergent sur le cas : oubli du serment (Rachi) ou ignorance que le serment interdit l'acte (Tossefot).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Chevouat bitouy : korban sans karetReste de la Torahkorban seulement lร  oรนil y a karetChevouat bitouylav sans karet,et pourtant korban (hidouch)Hava aminachegagat korbansuffirait ici aussiAbaye : tous d'accordil faut s'รชtre trompรฉ sur le lav lui-mรชme
Pourquoi la chevouat bitouy aurait pu faire exception, et la conclusion d'Abaye.
9
ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืืžื™ื ื, ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ื™ื™ื‘ ืงืจื‘ืŸ โ€” ื—ื™ื“ื•ืฉ ื”ื•ื, ื“ื‘ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื” ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืœืื• ื“ืžื™ื™ืชื™ ืขืœื™ื” ืงืจื‘ืŸ, ื•ื”ื›ื ืžื™ื™ืชื™ โ€” ื›ื™ ืฉื’ื’ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื ืžื™ ืœื™ื—ื™ื™ื‘,

Il aurait pu te venir ร  l'esprit de dire : puisqu'on doit un sacrifice, c'est une nouveautรฉ (hidouch), car dans toute la Torah nous ne trouvons pas de lav pour lequel on apporte un sacrifice, et ici on en apporte : lorsqu'il s'est trompรฉ sur le sacrifice, qu'il soit aussi redevable.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืืžื™ื ื ื‘ืฉื‘ื•ืขืช ื‘ื™ื˜ื•ื™ ื ืžื™ ืงืื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• ื•ื“ืงืฉื™ื ืœืš ื‘ืžืื™ ืฉื’ื’ ืฉื’ื’ ื‘ืงืจื‘ืŸ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ื™ื“ื•ืฉ ืžื•ื“ื• ื‘ื™ื” ืจื‘ื ืŸ:
Pour la chevouat bitouy aussi, R. Yo'hanan maintiendrait son avis : ยซ bien qu'il ait agi volontairement quant au lav ยป ; et quant ร  ta difficultรฉ, en quoi il s'est trompรฉ : il s'est trompรฉ sur le sacrifice, car puisque c'est une nouveautรฉ, les Rabbanan l'admettraient.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara justifie l'enseignement d'Abaye par une hava amina : la chevouat bitouy est un hidouch (korban sans karet), on aurait donc pu penser que, mรชme selon les Rabbanan, l'erreur sur le korban y suffit. Abaye enseigne que non.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).