Shabbat 70a โ€” Hilouk melakhot : une hatat pour chaque melakha

Shabbat 70a

Sougya : Le daf explique la diffรฉrence entre les deux cas de la michna : celui qui a oubliรฉ le Chabbat apporte une hatat par Chabbat, celui qui ignorait l'interdit des melakhot en apporte une par melakha. Rav Safra rattache la diffรฉrence ร  ce qui fait cesser l'auteur ; Rav Nahman la rattache au nombre de chegagot (erreurs).

La Guemara cherche ensuite la source du hilouk melakhot : Chmouel l'apprend de ยซ mehalleleha mot yumat ยป, et l'on demande pourquoi il n'utilise pas la source de Rabbi Natan (ยซ lo tevaarou ech ยป) ni celle de Rabbi Yossi (ยซ meahat mehena ยป).

Pourquoi une seule hatat dans la rischa et plusieurs dans la sefa ?Rischaoubliรฉ que c'est Chabbatsait que les melakhot sont interditesSefasait que c'est Chabbatignore que ces melakhot sont interditesRav Safrail cesse quand on lui dit: c'est ChabbatRav Safrail cesse quand on lui dit: c'est une melakhaRav Nahman: les deux savoirs sont toujours nรฉcessaires pour cesserRav Nahman: une seule chegagaune hatat par ChabbatRav Nahman: plusieurs chegagotune hatat par melakha
La michna : rischa (chegagat Chabbat) et sefa (chegagat melakhot), et la lecture de Rav Nahman.
Hilouk melakhot : une hatat par melakha - trois sourcesChmouelmehalleleha mot yumat(Chemot 31,14)mot yumat = morts multiplesle zadon est dรฉjร  รฉcrit ailleursdonc: shogeg, mort = argentretenu par ChmouelRabbi Natanlo tevaarou ech(Chemot 35,3)havara รฉtait dans le klalelle en sort pour l'hekech:chaque av = hatat ร  partrejetรฉ: selon R. Yossi, havara = lavRabbi Yossimeahat mehena(Vayikra 4,2)ahat qui est henahena qui est ahat(parfois une, parfois plusieurs)question suivante (70b)La Guemara demande ร  Chmouel pourquoi il n'utilise pas les sources de R. Natan et de R. Yossi.
Trois sources proposรฉes pour le hilouk melakhot : Chmouel, R. Natan, R. Yossi.
1
ืžืื™ ืฉื ื ืจื™ืฉื ื•ืžืื™ ืฉื ื ืกื™ืคื? ืืžืจ ืจื‘ ืกืคืจื: ื›ืืŸ โ€” ืžื™ื“ื™ืขืช ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืคื•ืจืฉ, ื•ื›ืืŸ โ€” ืžื™ื“ื™ืขืช ืžืœืื›ื” ื”ื•ื ืคื•ืจืฉ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืฉื‘ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช, ื•ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช! ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืงืจื‘ืŸ ื“ื—ื™ื™ื‘ ืจื—ืžื ื ืืžืื™ โ€” ืืฉื’ื’ื”. ื”ืชื ื—ื“ื ืฉื’ื’ื”, ื”ื›ื ื˜ื•ื‘ื ืฉื’ื’ื•ืช ื”ื•ื™ื™ืŸ.

En quoi la premiรจre partie (rischa) diffรจre-t-elle de la derniรจre (sefa) ? Rav Safra dit : ici, c'est par la connaissance du Chabbat qu'il se retire (de la faute) ; et lร , c'est par la connaissance de la melakha qu'il se retire.

Rav Nahman lui dit : se retire-t-il ร  cause du Chabbat pour une autre raison que les melakhot ? Et se retire-t-il des melakhot pour une autre raison que le Chabbat ?

Mais Rav Nahman dit : le sacrifice auquel le Misรฉricordieux oblige, pour quoi est-il du ? Pour une chegaga (erreur).

Lร -bas, il y a une seule chegaga ; ici, il y a de nombreuses chegagot.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืื™ ืฉื ื ืจื™ืฉื ื“ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืœื›ืœ ืฉื‘ืช ื•ืกื™ืคื ื“ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืžืœืื›ื” ื•ืžืœืื›ื”:
Dans la rischa, qui traite de l'oubli du Chabbat avec connaissance des melakhot, il n'est redevable que d'une (hatat) pour chaque Chabbat ; et dans la sefa, qui traite de la connaissance du Chabbat avec ignorance des melakhot, il est redevable pour chaque melakha.
ื›ืืŸ ืžื™ื“ื™ืขืช ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืคื•ืจืฉ ืจื™ืฉื ื›ื™ ืืžืจื• ืœื™ื” ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืคื•ืจืฉ ืžืŸ ื”ืžืœืื›ื” ื•ืžื›ื™ืจ ืฉื—ื˜ื ื•ืขืœ ื›ืš ื”ื•ื ืžื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ื”ืœื›ืš ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื”ื™ื ื•ืขืœ ื”ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ื:
Dans la rischa, quand on lui dit ยซ c'est Chabbat ยป, il se retire de la melakha et reconnaรฎt qu'il a fautรฉ, et c'est pour cela qu'il apporte un sacrifice ; c'est donc une erreur sur le Chabbat, et c'est pour le Chabbat qu'il doit apporter (un sacrifice).
ื›ืืŸ ืžื™ื“ื™ืขืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ื•ื ืคื•ืจืฉ ื›ื™ ืืžืจื™ ืœื™ื” ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืœื ืคืจื™ืฉ ื“ื”ื ื ืžื™ ื™ื“ืข ื•ื›ื™ ืืžืจื™ ืœื™ื” ืžืœืื›ื” ื—ืฉื•ื‘ื” ื”ื™ื ื–ื• ืคืจื™ืฉ ื”ืœื›ืš ืขืœ ืžื ื™ืŸ ื”ืžืœืื›ื•ืช ื™ื‘ื™ื:
Quand on lui dit ยซ c'est Chabbat ยป, il ne se retire pas, car cela aussi il le sait ; et quand on lui dit ยซ ceci est une melakha importante ยป, il se retire. Il apportera donc selon le nombre des melakhot.
ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืฉื‘ืช ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื›ื™ ืื•ื“ืขื™ื” ืฉื‘ืช ื”ื•ื ื”ื›ื™ืจ ืฉื—ื˜ื ืขืœ ื”ืžืœืื›ื•ืช ื•ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืžืœืื›ื” ื›ืœื•ืžืจ ืข"ื™ ื™ื“ื™ืขืช ื”ืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ื“ื›ื™ ืืžืจื• ืœื™ื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืŸ ื”ื›ื™ืจ ืฉื—ื™ืœืœ ืฉื‘ืช:
Car lorsqu'on lui a fait savoir que c'est Chabbat, il a reconnu avoir fautรฉ par les melakhot ; ยซ et se retire-t-il de la melakha ยป, c'est-ร -dire par la connaissance des melakhot, ยซ si ce n'est ร  cause du Chabbat ยป : car quand on lui a dit que ce sont des melakhot, il a reconnu avoir profane le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

La michna distingue deux cas. Rischa : il a oubliรฉ que c'est Chabbat mais connaรฎt les interdits ; il apporte une hatat par Chabbat. Sefa : il sait que c'est Chabbat mais ignore que ces actes sont des melakhot interdites ; il apporte une hatat par melakha.

Rav Safra regarde ce qui fait cesser l'auteur. Rav Nahman objecte que les deux informations sont toujours liรฉes : la faute consiste ร  faire une melakha un jour de Chabbat. Il propose un autre critรจre : la hatat expie une chegaga ; on compte donc les erreurs. Oublier le Chabbat est une erreur unique ; ignorer plusieurs melakhot fait plusieurs erreurs.

2
ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืžืœืื›ื” ื•ืžืœืื›ื”: ื—ื™ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ืžื ืœืŸ? ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ, ืืžืจ ืงืจื: ืดืžื—ืœืœื™ื” ืžื•ืช ื™ื•ืžืชืด โ€” ื”ืชื•ืจื” ืจื‘ืชื” ืžื™ืชื•ืช ื”ืจื‘ื” ืขืœ ื—ื™ืœื•ืœ ืื—ื“. ื”ืื™ ื‘ืžื–ื™ื“ ื›ืชื™ื‘! ืื ืื™ื ื• ืขื ื™ืŸ ืœืžื–ื™ื“, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื›ืœ ื”ืขืฉื” ืžืœืื›ื” ื™ื•ืžืชืด, ืชื ื”ื• ืขื ื™ืŸ ืœืฉื•ื’ื’. ื•ืžืื™ ืดื™ื•ืžืชืด? โ€” ื™ื•ืžืช ื‘ืžืžื•ืŸ.

ยซ Il est redevable pour chaque melakha ยป : le hilouk melakhot (division des melakhot), d'oรน le tirons-nous ? Chmouel dit : le verset dit ยซ celui qui le profane mourra (mot yumat) ยป (Chemot 31,14) : la Torah a multipliรฉ les morts pour une seule profanation. โ€” Mais ce verset est รฉcrit pour le mezid (faute volontaire) ! โ€” S'il ne s'applique pas au mezid, puisqu'il est รฉcrit ยซ quiconque y fera une melakha sera mis ร  mort ยป (Chemot 35,2), applique-le au chogeg (faute par erreur).

Et que signifie ยซ sera mis ร  mort ยป ? Sera mis ร  mort par l'argent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื—ื™ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ืฉื’ื•ืคื™ ืžืœืื›ื•ืช ืžืชื—ืœืงื™ื ืœื—ื˜ืื•ืช ืืข"ืค ืฉื‘ื”ืขืœื ืื—ื“:
Que les melakhot elles-mรชmes se divisent en autant de hataot, bien qu'elles aient รฉtรฉ faites dans un seul helem (oubli).
ืžื•ืช ื™ื•ืžืช ืžื™ืชื•ืช ื”ืจื‘ื”:
Des morts multiples.
ื‘ืžืžื•ืŸ ืœืืคื•ืฉื™ ืงืจื‘ื ื•ืช:
Pour multiplier les sacrifices.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื ืื™ื ื• ืขื ื™ืŸ ืœืžื–ื™ื“ ื“ื”ื ื›ืชื™ื‘ ื›ื•' ื•ืื ืชืืžืจ ื•ืœื™ืžื ืื ืื™ื ื• ืขื ื™ืŸ ืœืžื–ื™ื“ ืžืฉื•ื ื“ืื˜ื• ื‘ืชืจื™ ืงื˜ืœื ืงื˜ืœืช ืœื™ื” ื•ื™"ืœ ื“ืื™ ืœืื• ืงืจื ืื—ืจื™ื ื ื“ืžื™ื™ืชื™ ื”ื•ื” ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืงืจื ื‘ืžื–ื™ื“ ื•ืžื•ืช ื™ื•ืžืช ื“ื‘ืจื” ืชื•ืจื” ื›ืœืฉื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื–ื™ื“ ืžื•ืงืžื™ ืœื™ื” ืข"ื› ื‘ืฉื•ื’ื’ ื•ืœื—ื™ื™ื‘ ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ื›ืœ ื':
Et si tu demandes : qu'on dise ยซ s'il ne s'applique pas au mezid ยป parce que, le tuerait-on de deux morts ? On peut rรฉpondre : sans l'autre verset qu'il cite, on aurait placรฉ ce verset-ci dans le mezid, et ยซ mot yumat ยป serait une expression oรน la Torah parle comme les hommes. Mais maintenant qu'il n'est pas nรฉcessaire pour le mezid, on le place forcรฉment dans le chogeg, pour obliger ร  un sacrifice pour chacune.
๐Ÿ’ก Explication

Le hilouk melakhot : celui qui fait plusieurs melakhot dans un seul helem (un seul moment d'ignorance) apporte une hatat pour chacune. Il faut une source.

Chmouel lit le redoublement mot yumat comme des morts multiples. Le verset parle de la faute volontaire, mais celle-ci est dรฉjร  traitรฉe en Chemot 35,2 ; selon la rรจgle im eino inyan (s'il n'est pas utile ร  son contexte), on le reporte au chogeg. La mort devient alors une peine en argent : le prix de plusieurs sacrifices.

3
ื•ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื—ื™ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ืžื”ื™ื›ื ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื ืชืŸ! ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืื•ืžืจ: ืดืœื ืชื‘ืขืจื• ืืฉ ื‘ื›ืœ ืžืฉื‘ืชื™ื›ื ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ืชืด ืžื” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ? ืœืคื™ ืฉื ืืžืจ ืดื•ื™ืงื”ืœ ืžืฉื” ืืช ื›ืœ ืขื“ืช ื‘ื ื™ ื™ืฉืจืืœ ืืœื” ื”ื“ื‘ืจื™ื ื•ื’ื•ืณ ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืชืขืฉื” ืžืœืื›ื”ืด. ืดื“ื‘ืจื™ืืด, ืดื”ื“ื‘ืจื™ืืด, ืดืืœื” ื”ื“ื‘ืจื™ืืด โ€” ืืœื• ืฉืœืฉื™ื ื•ืชืฉืข ืžืœืื›ื•ืช ืฉื ืืžืจื• ืœืžืฉื” ื‘ืกื™ื ื™.

Qu'il tire donc le hilouk melakhot d'oรน le tire Rabbi Natan ! Car il est enseignรฉ (dans une baraita) : Rabbi Natan dit : ยซ Vous n'allumerez pas de feu dans toutes vos demeures le jour du Chabbat ยป (Chemot 35,3), pourquoi le verset le dit-il ?

Parce qu'il est dit ยซ Moche rassembla toute l'assemblรฉe des enfants d'Israรซl ... voici les choses ... six jours on fera la melakha ยป. ยซ Devarim ยป (choses), ยซ ha-devarim ยป (les choses), ยซ eleh ha-devarim ยป (voici les choses) : ce sont les trente-neuf melakhot dites ร  Moche au Sinaรฏ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื” ืช"ืœ ื•ื”ืœื ื›ื‘ืจ ื ืืžืจ ืœื ืชืขืฉื” ื›ืœ ืžืœืื›ื”:
N'est-il pas dรฉjร  dit : ยซ tu ne feras aucune melakha ยป ?
ื“ื‘ืจื™ื ืžืฉืžืข ืชืจื™ ื”' ืœืจื‘ื•ืช ื—ื“ ื”ืจื™ ืฉืœืฉื” ืืœื” ื‘ื’ืžื˜ืจื™ื ืœ"ื• ื”ืจื™ ืœ"ื˜:
Le pluriel indique deux ; le hรฉ (l'article) ajoute un, cela fait trois ; ยซ eleh ยป a pour valeur numรฉrique 36 : cela fait 39.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara propose ร  Chmouel la source de Rabbi Natan. Celui-ci s'interroge sur l'interdit explicite d'allumer le feu (havara), dรฉjร  inclus dans l'interdit gรฉnรฉral de melakha.

Il introduit d'abord le compte des 39 melakhot, tirรฉ de la formule eleh ha-devarim par la guematria (valeur numรฉrique) et la valeur des marques de pluriel et d'article.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
eleh ha-devarim = 39 melakhot (R. Natan)devarimpluriel = 2ha-devarimarticle = +1eleh1+30+5 = 36Total2+1+36 = 3939 melakhot dites ร  Moche au Sinaรฏ
Le compte des 39 melakhot selon Rachi.
4
ื™ื›ื•ืœ ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœืŸ ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ื‘ืงืฆื™ืจ ืชืฉื‘ืชืด. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืื ื™ ืื•ืžืจ: ืขืœ ื—ืจื™ืฉื” ื•ืขืœ ืงืฆื™ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื, ื•ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช?! ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดืœื ืชื‘ืขืจื• ืืฉืด โ€” ื”ื‘ืขืจื” ื‘ื›ืœืœ ื”ื™ืชื”, ื•ืœืžื” ื™ืฆืืช? โ€” ืœื”ืงื™ืฉ ืืœื™ื” ื•ืœื•ืžืจ ืœืš: ืžื” ื”ื‘ืขืจื” ืฉื”ื™ื ืื‘ ืžืœืื›ื” ื•ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื”, ืืฃ ื›ืœ ืฉื”ื™ื ืื‘ ืžืœืื›ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื”.

On pourrait penser : s'il les a toutes faites dans un seul helem (oubli), il n'est redevable que d'une seule ? Le verset dit : ยซ au labour et ร  la moisson tu te reposeras ยป (Chemot 34,21).

Et je dis encore : pour le labour et la moisson il est redevable de deux, et pour toutes (les autres) il n'est redevable que d'une ? Le verset dit : ยซ vous n'allumerez pas de feu ยป.

La havara (allumage) รฉtait incluse dans le klal (la rรจgle gรฉnรฉrale) ; pourquoi en est-elle sortie ? Pour lui comparer (les autres) et te dire : de mรชme que la havara est un av melakha (catรฉgorie principale) et que l'on est redevable pour elle seule, de mรชme pour tout av melakha, on est redevable pour lui seul.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืช"ืœ ื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ื‘ืงืฆื™ืจ ืชืฉื‘ื•ืช ื›ืœื•ืžืจ ื‘ืœืื• ืœื ืชื‘ืขืจื• ื”ื•ื” ืœืŸ ืœืžื™ืœืฃ ืžื”ืื™ ืื ืœื ืฉื™ืฉ ืœื”ืฉื™ื‘:
C'est-ร -dire : sans le lav de ยซ vous n'allumerez pas ยป, nous aurions dรป l'apprendre de celui-ci, s'il n'y avait pas une objection ร  faire.
ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืื ื™ ืื•ืžืจ ืขืœ ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื ืขืฉืืŸ ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืฉื”ืจื™ ื”ื•ืฆื™ืื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœื—ืœืงืŸ ืœืฉืชื™ื ื•ืžืฉืžืข ืื–ื”ืจื” ืœืงืฆื™ืจ ืœืขืฆืžื” ื•ืื–ื”ืจื” ืœื—ืจื™ืฉ ืœืขืฆืžื”:
S'il les a faits dans un seul helem, car (le verset) les a fait sortir du klal pour les diviser en deux, et cela implique une mise en garde (azhara) propre ร  la moisson et une mise en garde propre au labour.
ื•ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืื—ืช ื“ื‘ื—ื“ื ืžืœืื›ื” ื›ื™ื™ืœื™ื ื”ื• ื•ื—ื“ ืœืื• ื•ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ื›ืœืœ ื•ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœืœืžื“ ืœื ืœืœืžื“ ื›ื•' ืœื ื“ื™ื™ื ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ื”ื•ื™ ืœื™ื” ื›ืœืœ ื‘ืœื ืชืขืฉื” ื•ืคืจื˜ ื‘ืขืฉื” ื•ืื™ืŸ ื“ื ื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ืื™ ื ืžื™ ื”ื•ื™ ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืœืžื“ื™ืŸ ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ื›ืชื‘ ื—ื“:
Car il les a englobรฉes dans une seule (expression de) melakha et un seul lav ; et nous n'appliquons pas ร  ce cas (la rรจgle) ยซ une chose qui รฉtait dans le klal et en est sortie pour enseigner n'enseigne pas (sur elle-mรชme seulement) ยป, car c'est un klal exprimรฉ par un lav (interdit) et un prat (dรฉtail) exprimรฉ par un assรฉ (commandement positif), et on ne l'interprรจte pas selon klal ou-prat. Ou bien encore : labour et moisson sont deux versets qui viennent ensemble, et ils n'enseignent pas (pour le reste), car il aurait dรป n'en รฉcrire qu'un.
ืช"ืœ ืœื ืชื‘ืขืจื• ื›ื•' ื•ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ืœื“ืจืฉื” ืื—ืจื™ื ื ืื™ ื›ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื“ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ื‘ืขืœืžื (ืจ"ื” ื“ืฃ ื˜.) ืœืขื ื™ืŸ ืชื•ืกืคืช ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืื™ ื›ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืžื” ื—ืจื™ืฉ ืจืฉื•ืช ืืฃ ืงืฆื™ืจ ืจืฉื•ืช ืœืœืžื“ ืขืœ ืงืฆื™ืจ ื”ืขื•ืžืจ ืฉื“ื•ื—ื” ืฉื‘ืช:
Et labour et moisson servent ร  un autre drach : soit selon Rabbi Akiva, qui l'interprรจte ailleurs (Roch Hachana 9a) ร  propos de l'ajout ร  la septiรจme annรฉe (tossefet chevi'it) ; soit selon Rabbi Yichmael, ร  propos du Chabbat : de mรชme que le labour est facultatif, la moisson est facultative, pour exclure la moisson du omer, qui repousse le Chabbat.
ื‘ื›ืœืœ ื”ื™ืชื” ื“ืœื ืชืขืฉื” ื›ืœ ืžืœืื›ื”:
(Incluse) dans ยซ tu ne feras aucune melakha ยป.
ืœื”ืงื™ืฉ ืืœื™ื” ื›ืœ ืฉืืจ ื”ืžืœืื›ื•ืช ืฉื ื›ืœืœื• ืขืžื” ื‘ื›ืœืœ ืฉื–ื• ืžื“ื” ื‘ืชื•ืจื” ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ื›ืœืœ ื•ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœืœืžื“ ืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ืขืฆืžื• ื™ืฆื ื›ื•':
(Pour lui comparer) toutes les autres melakhot qui รฉtaient incluses avec elle dans le klal ; car c'est une des rรจgles de la Torah : toute chose qui รฉtait dans le klal et en est sortie pour enseigner n'est pas sortie pour enseigner sur elle-mรชme (mais sur tout le klal).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ื™ื›ื•ืœ ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœื ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื›ื•' ืชื™ืžื” ื"ื› ืžื ื™ื™ื ื ื“ืงืจื ื“ื‘ืจื™ื ื”ื“ื‘ืจื™ื ืืœื” ื”ื“ื‘ืจื™ื ืœืžื” ืœื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืืชื ืœื—ืœืง ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืฆืจื™ืš ืœืžื ื™ื™ื ื ืœืคื™ ืฉื™ืฉ ืžืœืื›ื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ื—ืฉื•ื‘ื•ืช ื•ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืžื ื™ื™ื ื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื›ื•ืœื”ื• ื”ื•ื™ื™ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ืœื”ืชื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื”ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืžืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืž' ืžืœืื›ื•ืช ื“ื™ื™ืง ืฉืคื™ืจ ื“ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื“ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื ื™ื™ื ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื”ื“ื™ื ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืœืงืžืŸ ื‘ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื–:) ืžืฉืžืข ื“ื”ืื™ ืžื ื™ื™ื ื ืืชื™ื ืœื—ืœืง ื“ืืžืจ ื”ืชื ืœืžื™ืžืจื ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืจื‘ื™ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ื•ื”ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ื”ื“ื‘ืจื™ื ืืœื” ื”ื“ื‘ืจื™ื ื›ื•' ื•ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื”ืชื ื“ื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื ื™ื™ื ื ืœื ืืชื ืืœื ืœื—ื™ืœื•ืง ื—ื˜ืื•ืช ื•ืื™ ืก"ื“ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ื˜ื•ื‘ื ื”"ืœ ืœืžื™ืชื ื™ ื•ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉื ื• ื“ืžื ื™ื™ื ื ืœื ืืชื ืืœื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื›ื•ืœื”ื• ื—ืฉื•ื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืœื”ืชื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื”ื ืœื ื”ื•ื” ืคืจื™ืš ืžื™ื“ื™ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื’ืจืก ื”ื›ื ื›ืžื• ื‘ืžื›ื™ืœืชื ื“ืชื ื™ื ื”ืชื ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืื•ืžืจ ืœื ืชื‘ืขืจื• ืืฉ ืœืžื” ื ืืžืจ ืœืคื™ ืฉื ืืžืจ ื•ื™ืงื”ืœ ืžืฉื” ืฉื•ืžืข ืื ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื•ืจ ืœ"ื˜ ืžืœืื›ื•ืช ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ื‘ืงืฆื™ืจ ื•ื›ื•' ื•ื”ืฉืชื ืื™ ืœืื• ืœื ืชื‘ืขืจื• ื”"ื ื“ืžื ื™ื™ื ื ืืชื ืœืžื™ืžืจ ืฉืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ืื—ืช ืื• ืฉืชื™ื ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื•ืจ ื›ืœ ืœ"ื˜ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ืœื ืชื‘ืขืจื• ื“ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื™ื ื™ื” ื“ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื” ืื ื›ืŸ ืžื ื™ื™ื ื ืืชื ืœืžื™ืžืจ ื“ืืœ"ื˜ ื“ื•ื•ืงื ื”ื•ื ื“ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ืื‘ืœ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ืœื ื•ื”ืฉืชื ืžื•ื›ื— ืฉืคื™ืจ ื‘ื”ื–ื•ืจืง ื“ืจื‘ื™ ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ื•ืืชื™ ื ืžื™ ืฉืคื™ืจ ืœื”ืื™ ื’ื™ืจืกื ื“ืงืชื ื™ ืœืคื™ ืฉื ืืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ื”ื“ื‘ืจื™ื ื•ื’ื•' ื™ื›ื•ืœ ื›ื•' ื“ืžืฉืžืข ื“ืžืชื•ืš ืงืจื ื“ื”ื“ื‘ืจื™ื ื”ื•ื ื“ืžืฉืžืข ืœื™ื” ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื•ืจ ื›ื•ืœืŸ ื•ื›ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ื”:) ืœืคื™ ืฉื ืืžืจ ืœื ื™ืจืื” ืœืš ื™ื›ื•ืœ ื™ื˜ืžื™ืŸ ื•ื™ืงื‘ืœ ืคืงื“ื•ื ื•ืช ืžืŸ ื”ื ื›ืจื™ื ืื‘ืœ ืœื’ื™ืจืกืช ื”ืกืคืจื™ื ืžืื™ ืงืืžืจ ืœืคื™ ืฉื ืืžืจ ื‘ืœืื• ืงืจื ื ืžื™ ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื™ ื›ืœ ื›ืžื” ื“ืœื ื ืคืงื ืœืŸ ื—ื™ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ืžืฉื•ื ืžืงื•ื:
On s'รฉtonne : s'il en est ainsi, ร  quoi sert le compte du verset ยซ devarim, ha-devarim, eleh ha-devarim ยป, puisqu'il ne vient pas diviser ? On peut rรฉpondre que le compte est nรฉcessaire parce qu'il y a des melakhot qui ne sont pas importantes, et il fallait le compte pour nous apprendre qu'elles sont toutes des melakhot pour lesquelles on est redevable. Toutefois, de la michna des quarante (moins une) melakhot on dรฉduit bien que dans un seul helem on est redevable pour chacune, car il n'y aurait pas eu besoin du compte puisqu'elle les รฉnumรจre toutes explicitement. Cependant, le Ri trouve difficile que plus loin, au chapitre Hazorek (Chabbat 97b), il ressort que ce compte vient diviser, car on y dit : ยซ Faut-il dire que Rabbi rend redevable pour une toleda (dรฉrivรฉ) en mรชme temps que l'av ? Or il est enseignรฉ : Rabbi dit : devarim, ha-devarim, eleh ha-devarim... ยป, et le Kountras (Rachi) explique lร -bas que l'objection est la suivante : puisque le compte ne vient que pour la division des hataot, si l'on pensait qu'il rend redevable pour une toleda en mรชme temps que l'av, il aurait dรป enseigner un nombre plus grand. Or, selon ce que nous avons expliquรฉ, que le compte vient seulement nous apprendre que toutes sont des melakhot importantes pour lesquelles on est redevable, il n'y aurait aucune objection. Il semble au Ri qu'il faut lire ici comme dans la Mekhilta, oรน il est enseignรฉ : ยซ Rabbi Natan dit : 'vous n'allumerez pas de feu', pourquoi est-ce dit ? Parce qu'il est dit 'Moche rassembla', j'entendrais qu'il ne soit redevable qu'aprรจs avoir transgressรฉ les 39 melakhot ; le verset dit 'au labour et ร  la moisson' etc. ยป Ainsi, sans ยซ vous n'allumerez pas ยป, j'aurais dit que le compte vient dire qu'il n'est pas redevable pour une ou deux avant d'avoir transgressรฉ les 39 ; et puisqu'il est รฉcrit ยซ vous n'allumerez pas ยป, dont nous apprenons qu'il est redevable pour chacune sรฉparรฉment, le compte vient dire que c'est pour 39 exactement qu'il est redevable pour chacune, mais pas pour une toleda en mรชme temps que l'av. Dรจs lors, il est bien prouvรฉ dans Hazorek que Rabbi ne rend pas redevable pour une toleda en mรชme temps que l'av. Et cette lecture convient aussi ร  ce qui est enseignรฉ : ยซ parce qu'il est dit devarim, ha-devarim etc., on pourrait penser... ยป, ce qui implique que c'est du verset ยซ ha-devarim ยป qu'il comprend qu'il n'est redevable qu'aprรจs les avoir toutes transgressรฉes. De mรชme au premier chapitre de Pessahim (5b) : ยซ parce qu'il est dit 'il ne sera pas vu chez toi', on pourrait penser qu'il cache et accepte des dรฉpรดts des non-Juifs ยป. Mais selon la lecture des livres, que signifie ยซ parce qu'il est dit ยป ? Mรชme sans ce verset nous aurions dit ainsi, tant que nous n'avons pas tirรฉ le hilouk melakhot d'une autre source.
ืขืœ ื—ืจื™ืฉื” ื•ืงืฆื™ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื•ื"ืช ืžื ื ืœื™ื” ื“ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื ื™ืžื ื“ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืืœื ืื—ืช ื•ื™"ืœ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ื‘ืงืฆื™ืจ ื“ืžืฉืžืข ืชืจื™ ืžื™ืœื™ ืžื“ืœื ื›ืชื‘ ื‘ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ:
Et si tu demandes : d'oรน sait-il qu'il est redevable de deux ? Disons qu'il n'est redevable pour les deux que d'une ! On peut rรฉpondre : parce qu'il est รฉcrit ยซ bahariche ouvakatsir ยป (au labour et ร  la moisson), ce qui implique deux choses, puisqu'il n'a pas รฉcrit ยซ bahariche vekatsir ยป.
ื•ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืœื™ื” ื›ืœืœ ื‘ืœื ืชืขืฉื” ื•ืคืจื˜ ื‘ืขืฉื” ื•ืงืฉื” ื“ื›ืœืœื ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ื‘ืขืฉื” ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืชืฉื‘ื•ืช ื•ืขื•ื“ ื“ื’ื‘ื™ ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื“ื•ืงื ื”ื•ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืžื•"ืง (ื“ืฃ ื’.) ื“ืœื ื“ื™ื™ื ื™ื ืŸ ื›ืฉืื™ืŸ ื”ื›ืœืœ ื‘ืœืฉื•ืŸ ื”ืคืจื˜ ืื‘ืœ ืœื’ื‘ื™ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืžื•ืขื“ ืงื˜ืŸ ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื“ื ื™ืŸ ื•ื ืจืื” ื›ืคื™' ืื—ืจื•ืŸ ืฉืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื• ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ื ื”ื‘ืื™ื ื›ืื—ื“ ื•ื›ื”"ื’ ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื“' ืžื™ืชื•ืช (ืกื’ื”ื“ืจื™ืŸ ืกื–:) ืื•ื‘ ื•ื™ื“ืขื•ื ื™ ื‘ื›ืœืœ ื›ืœ ื”ืžื›ืฉืคื™ื ื”ื™ื• ื›ื•' ื•ืคืจื™ืš ื•ืœื™ื”ื•ื™ ืื•ื‘ ื•ื™ื“ืขื•ื ื™ ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ื ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ื' ื•ืื ืชืืžืจ ื•ื”ื™ื›ื™ ื™ืœื™ืฃ ืžืœื ืชื‘ืขืจื• ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื”ื•ื™ ื’' ื›ืชื•ื‘ื™ื ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืœืžื“ื™ืŸ ืœื›"ืข ื•ื›"ืช ื“ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ืืชื ืœื›ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืžื•"ืง (ื“' ื“.) ืžื” ื—ืจื™ืฉ ืจืฉื•ืช ื›ื•' ืื ื›ืŸ ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื” ื‘ืขื™ ืœืžื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื” ืžืขื™ืงืจื ื”ื ืœื ืืชื™ ืœื”ื›ื™ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื ื”ื•ื• ื’' ื›ืชื•ื‘ื™ื ืžื“ืœื ื›ืชื‘ื™ื ื”ื• ืื• ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืœืื• ืื• ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืขืฉื” ื•ืœื”ื›ื™ ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื”ื‘ืขืจื” ื•ืžื”ืฉืชื ืื™ื™ืชืจ ืœื™ื” ื—ืจื™ืฉ ื•ืงืฆื™ืจ ืœื›ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืžื•"ืง:
Le Kountras explique : parce que c'est un klal exprimรฉ par un lav et un prat exprimรฉ par un assรฉ. C'est difficile, car le klal est aussi รฉcrit sous forme d'assรฉ : ยซ et le septiรจme jour tu te reposeras ยป. De plus, c'est pour le klal ou-prat seulement que nous disons, au premier chapitre de Moed Katan (3a), qu'on ne l'interprรจte pas quand le klal n'est pas dans la mรชme forme que le prat ; mais pour une chose sortie du klal, nous ne trouvons cela nulle part. De plus, ร  Moed Katan, il y a une opinion selon laquelle on l'interprรจte. Il semble (juste) de retenir la derniรจre explication donnรฉe par le Kountras : on n'apprend pas du labour et de la moisson parce que ce sont deux versets qui viennent ensemble. De mรชme nous disons au chapitre Arba Mitot (Sanhรฉdrin 67b) : ยซ ov et yidoni รฉtaient inclus dans tous les sorciers... ยป, et on objecte : que ov et yidoni soient deux versets qui viennent ensemble. Et si tu demandes : comment apprend-on de ยซ vous n'allumerez pas ยป ? ร€ plus forte raison, ce seraient trois versets qui viennent ensemble, et ils n'enseignent pas selon tous ! Et si tu dis que labour et moisson viennent pour ce que nous interprรฉtons au dรฉbut de Moed Katan (4a) : ยซ de mรชme que le labour est facultatif ยป etc., alors comment voulait-il l'apprendre de lui au dรฉbut, puisqu'il ne vient pas pour cela ? Le Ri dit que ce ne sont pas trois versets (venant ensemble), puisqu'ils ne sont pas tous รฉcrits sous forme de lav ou tous sous forme d'assรฉ ; c'est pourquoi on apprend de la havara. Et dรจs lors, labour et moisson restent disponibles pour ce que nous interprรฉtons ร  Moed Katan.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita avance par รฉtapes. On pourrait penser qu'un seul helem n'entraรฎne qu'une hatat. Le verset du labour et de la moisson les isole : on pourrait donc penser que seuls ces deux-lร  se comptent ร  part.

Le verset lo tevaarou ech apporte la conclusion : la havara รฉtait comprise dans le klal de toutes les melakhot ; elle en sort pour enseigner sur tout le klal (davar che-haya bikhlal veyatsa). On compare donc ร  elle chaque av melakha : chacun oblige ร  sa propre hatat.

Rachi et Tossefot discutent pourquoi on n'apprend pas dรฉjร  du labour et de la moisson. Tossefot retient la rรจgle des chnei ketouvim haba'im ke-ehad : deux versets qui disent la mรชme chose n'enseignent pas pour le reste.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Baraita de R. Natan : hava amina, verset, conclusionHava amina 1toutes en un helem = 1 hatatbahariche ouvakatsir tichbotlabour et moisson ร  partHava amina 2labour + moisson = 2, le reste = 1lo tevaarou echhavara sort du klalHekechhavara: av melakha, hatat propredonc tout av melakha: hatat propre(davar che-haya bikhlal veyatsa...)Rachi: on ne peut apprendre de labour et moisson (klal et prat de natures diffรฉrentes, ou deux versets parallรจles).
Le raisonnement de la baraita de Rabbi Natan, รฉtape par รฉtape.
5
ืฉืžื•ืืœ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™, ื“ืืžืจ: ื”ื‘ืขืจื” โ€” ืœืœืื• ื™ืฆืืช. ื“ืชื ื™ื: ื”ื‘ืขืจื” โ€” ืœืœืื• ื™ืฆืืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืื•ืžืจ: ืœื—ืœืง ื™ืฆืืช.

Chmouel pense comme Rabbi Yossi, qui dit : la havara est sortie (du klal) pour (en faire) un lav. Car il est enseignรฉ : la havara est sortie pour un lav, paroles de Rabbi Yossi.

Rabbi Natan dit : elle est sortie pour diviser.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืœืื• ืฉืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ื›ืจืช ื•ืกืงื™ืœื” ื›ืฉืืจ ืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžื” ืฉืืžื•ืจ ื‘ื”:
Pour laquelle on n'est pas passible de karet ni de lapidation comme pour les autres melakhot, mais seulement de ce qui est dit ร  son sujet.
ืœื—ืœืง ื›ื“ืืžืจืŸ ืžื” ื”ื‘ืขืจื” ืžื™ื•ื—ื“ืช:
Comme nous l'avons dit : de mรชme que la havara se distingue...
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื‘ืขืจื” ืœืœืื• ื™ืฆืืช ื•ื"ืช ื•ื”ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ื›ืชื‘ ืœื ืชื‘ืขืจื• ืžืฉื•ื ืกื™ืคื™ื” ื“ืงืจื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื›ืœ ืžื•ืฉื‘ื•ืชื™ื›ื ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื‘ื™ื‘ืžื•ืช (ื“ืฃ ื•:) ื•ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“ืฃ ืœื”:) ื“ืื™ืŸ ืจืฆื™ื—ื” ื“ื•ื—ื” ืฉื‘ืช ื•ื™"ืœ ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ื›ืชื‘ ื‘ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ืชื™ ื•ืœื ืœื›ืชื•ื‘ ืœื ืชื‘ืขืจื• ื•ืžืฉื•ื ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื›.) ืื‘ืœ ืืชื” ืžื‘ืขื™ืจ ื›ื•' ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื™ื›ืชื‘ ืœื ืชื‘ืขืจื•:
Et si tu demandes : il fallait รฉcrire ยซ vous n'allumerez pas ยป pour la fin du verset, oรน il est รฉcrit ยซ dans toutes vos demeures ยป, dont nous dรฉduisons dans Yevamot (6b) et Sanhรฉdrin (35b) que le meurtre (son exรฉcution par le tribunal) ne repousse pas le Chabbat ? On peut rรฉpondre qu'il aurait pu l'รฉcrire en d'autres termes sans รฉcrire ยซ vous n'allumerez pas ยป ; et puisque nous dรฉduisons au premier chapitre (20a) ยซ mais toi, tu allumes... ยป, il n'รฉtait pas nรฉcessaire d'รฉcrire ยซ vous n'allumerez pas ยป.
๐Ÿ’ก Explication

Pourquoi Chmouel n'utilise-t-il pas la source de R. Natan ? Parce qu'il suit Rabbi Yossi, qui lit la sortie de la havara autrement : elle enseigne que l'allumage n'est qu'un lav (interdit simple), sans karet ni sekila (lapidation). Le verset est alors employรฉ et ne peut plus servir au hilouk melakhot.

6
ื•ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ืœื—ืœื•ืง ืžืœืื›ื•ืช ืžื”ื™ื›ื ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™! ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ืดื•ืขืฉื” ืžืื—ืช ืžื”ื ื”ืด, ืคืขืžื™ื ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ื ืื—ืช ืขืœ ื›ื•ืœืŸ, ื•ืคืขืžื™ื ืฉื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช. ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™, ืดืื—ืชืด ืดืžืื—ืชืด, ืดื”ื ื”ืด ืดืžื”ื ื”ืด โ€” ืื—ืช ืฉื”ื™ื ื”ื ื”, ื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืช.

Qu'il tire donc la division des melakhot d'oรน la tire Rabbi Yossi ! Car il est enseignรฉ : Rabbi Yossi dit : ยซ et il fera de l'une d'entre elles (meahat mehena) ยป (Vayikra 4,2) : parfois on est redevable d'une seule pour toutes, et parfois on est redevable pour chacune.

Et Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina dit : quelle est la raison de Rabbi Yossi ? ยซ Ahat ยป, ยซ meahat ยป ; ยซ hena ยป, ยซ mehena ยป : une qui est plusieurs, plusieurs qui sont une.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืขืฉื” ืžืื—ืช ืžื”ื ื” ื”ืืžื•ืจ ืœืขื ื™ืŸ ื—ื˜ืื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื›ืชื‘ ื•ืขืฉื” ืื—ืช ื•ืœื™ืฉืชื•ืง ืื™ื™ืชืจ ืœื™ื” ืฉืืจ' ืž"ื ื“ืžืื—ืช ื•ื›ืœ ืชื™ื‘ืช ืžื”ื ื” ืœื“ืจืฉื” ื•ื“ืจื•ืฉ ื”ื›ื™ ืคืขืžื™ื ืฉื›ืœ ืžืขืฉื” ืขื‘ื™ืจื•ืชื™ื• ื—ืฉื•ื‘ ืื—ืช ื•ืคืขืžื™ื ืฉื”ื•ื ืงืจื•ื™ ื”ื ื” ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ื:
(Ce verset) dit ร  propos des hataot ; il aurait dรป รฉcrire ยซ et il fera une ยป et s'arrรชter. Il reste le mem de ยซ meahat ยป et tout le mot ยซ mehena ยป pour le drach, et on interprรจte ainsi : parfois tous les actes de ses fautes comptent pour un, et parfois il est appelรฉ ยซ hena ยป, au pluriel.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื›ืœื•ืžืจ ื“ืื›ืชื™ ืž"ื ื“ืžืื—ืช ื•ืžื”ื ื” ืœืžื” ืœื™ ื•ืœืฉื•ืŸ ืžืื™ ื˜ืขืžื ืื™ื ื• ืžืฉืžืข ื›ืŸ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”"ืค ืž"ื˜ ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื”ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ืœืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ ื•ืœืื‘ื•ืช ื•ืœืชื•ืœื“ื•ืช ื•ืžื ื ืœื™ื” ื“ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ื•ืžืคืจืฉ ื“ืžืื—ืช ืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ ืžื”ื ื” ืœืื‘ื•ืช ื•ืชื•ืœื“ื•ืช ื•ืž"ืž ืžื“ืกืžื›ื™ื ื”ื• ืœื”ื“ื“ื™ ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืื—ืช ืฉื”ื™ื ื”ื ื” ื•ื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืช:
Le Kountras explique : c'est-ร -dire, ร  quoi servent encore le mem de ยซ meahat ยป et de ยซ mehena ยป ? Mais l'expression ยซ quelle est la raison ยป n'implique pas cela. Il semble au Ri que le sens est le suivant : quelle est la raison de Rabbi Yossi ? Ce verset est nรฉcessaire pour ยซ Chem de Chimon ยป et pour les avot et les toladot ; d'oรน sait-il qu'on est redevable pour chacune ? Et (Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina) explique : ยซ meahat ยป sert pour Chem de Chimon, ยซ mehena ยป pour les avot et les toladot ; et cependant, puisqu'ils sont juxtaposรฉs, nous interprรฉtons : une qui est plusieurs, et plusieurs qui sont une.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle question ร  Chmouel : si tu suis R. Yossi pour la havara, prends aussi sa source pour le hilouk melakhot. R. Yossi l'apprend du verset des hataot meahat mehena.

La lettre mem (de) ajoutรฉe aux deux mots permet de les lire aussi sans elle : ahat (une) et hena (elles, plusieurs). D'oรน deux cas : une faute qui compte pour plusieurs, et plusieurs fautes qui comptent pour une. La rรฉponse ร  la question se trouve au daf suivant.

7
ืดืื—ืชืด โ€” ืฉืžืขื•ืŸ. ืดืžืื—ืชืด โ€”

ยซ Ahat ยป (une) : Chimon. ยซ Meahat ยป (d'une) :

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื"ืจ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื—ื ื™ื ื ืž"ื˜ ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื›ืœื•ืžืจ ืžืื™ ื“ืจื™ืฉ ื‘ื™ื” ื“ืื›ืชื™ ืž' ื“ืžื”ื ื” ื•ืž' ื“ืžืื—ืช ืœืžืื™ ืืชื:
C'est-ร -dire : que tire-t-il de lui, puisqu'il reste le mem de ยซ mehena ยป et le mem de ยซ meahat ยป : ร  quoi viennent-ils ?
ืื—ืช ืžืื—ืช ืื—ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื›ืชื‘ ื•ื›ืชื™ื‘ ืžืื—ืช ื•ื›ืŸ ื ืžื™ ื”ื ื” ื”"ืœ ืœืžื›ืชื‘ (ื”ื ื”) [ืœืžื“ืจืฉ ืคืขืžื™ื ืฉื”ื•ื ื”ื ื”] ื•ื›ืชื‘ ืžื”ื ื” ื•ื“ืจื•ืฉ ืื—ืช ื•ื”ื ื” ื‘ืœื ืž"ื ื”ื›ื™ ืคืขืžื™ื ืื—ืช ืฉื”ื•ื ื”ื ื” ืฉื‘ืช [ืื—ืช] ืœื‘ื“ื• ื”ื•ื ืžื—ืœืœ ื•ื™ืฉ ื›ืืŸ ื—ื˜ืื•ืช ื”ืจื‘ื” ื“ืื–ืœื™ ื‘ืชืจ ืžืœืื›ื•ืช ื•ืคืขืžื™ื ื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืขืฉื” ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื“ื‘ื”ื ืš ืชืจื™ ื’ื•ื•ื ื™ ืื™ื›ื ืœืžืฉืžืข ื•ืขืฉื” ืื—ืช ื•ื—ื™ื™ื‘ ื”ื ื” ื•ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื ืžื™ ื”ื›ื™ ื•ืขืฉื” ืื—ืช ื”ื ื” ืขืฉื™ื™ืชื• ื”ื•ื™ ืื—ืช ืืข"ืค ืฉื”ืŸ ื”ื ื” [ื•ื—ื™ื™ื‘ ื'] ื•ืž"ื ื™ืชื™ืจื” [ื“ืจื•ืฉ ื”ื›ื™] ืœืจื‘ื•ืช ืฉื”ื›ื•ืชื‘ ืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืข"ื’ ืฉื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœืขืฉื•ืช ืชื™ื‘ื” ื’ื“ื•ืœื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืจืืฉื•ื ื•ืช ืฉื ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื”ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืื—ืช ืžืงืฆืช ื”ืžืœืื›ื” ื•ืœื ื›ื•ืœื” ื™ื‘ื™ื ื—ื˜ืืช:
Il aurait dรป รฉcrire ยซ ahat ยป, et il est รฉcrit ยซ meahat ยป ; de mรชme il aurait dรป รฉcrire ยซ hena ยป [pour interprรฉter : parfois c'est ยซ hena ยป], et il est รฉcrit ยซ mehena ยป. On interprรจte ยซ ahat ยป et ยซ hena ยป, sans mem, ainsi : parfois une qui est plusieurs : il ne profane qu'un [seul] Chabbat, et il y a ici de nombreuses hataot, qui suivent les melakhot ; et parfois plusieurs qui sont une : il a fait de nombreuses melakhot et n'est redevable que d'une. Car dans ces deux maniรจres on peut comprendre (le verset) : ยซ et il fera une, et sera redevable de plusieurs ยป ; et on peut dire aussi ainsi : ยซ et il fera une ยป : ces (plusieurs) actes sont un seul, bien qu'ils soient plusieurs [et il est redevable d'une]. Et le mem superflu [s'interprรจte ainsi] : pour inclure celui qui รฉcrit ยซ Chem ยป de ยซ Chimon ยป : bien qu'il ait voulu faire un mot plus grand, puisque les deux premiรจres lettres forment ยซ Chem ยป ailleurs, il est redevable. C'est cela ยซ meahat ยป : une partie de la melakha et non sa totalitรฉ ; il apportera une hatat.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara commence ร  dรฉtailler l'emploi des mots du verset. Ahat dรฉsigne la melakha complรจte : รฉcrire le nom Chimon en entier. Meahat (une partie d'une) dรฉsigne la melakha partielle : รฉcrire seulement Chem, les deux premiรจres lettres, qui forment un mot valable. La phrase se poursuit en 70b.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).