Shabbat 70b โ€” Oubli du Chabbat et oubli des melakhot (helem zeh ve-zeh)

Shabbat 70b

Sougya : Le daf achรจve la dรฉrivation de R. Yossi (meahat mehena) et explique que Chmouel ne l'adopte pas.

Rava demande ร  Rav Nahman ce que doit celui qui a oubliรฉ ร  la fois que c'est Chabbat et que les melakhot sont interdites : une seule hatat, ou une par melakha ? Rav Ashi propose un critรจre, Ravina le rejette.

La Guemara tente une preuve depuis le compte des 39 melakhot, en passant par la divergence de R. Yo'hanan et de Rech Lakich sur la dรฉfinition de la chegaga.

Rava ouvre enfin un cas complexe de deux sรฉries de fautes dรฉcouvertes l'une aprรจs l'autre.

Quel oubli ? Combien de hataot ?Cas(ce qu'il ignore)Nombre de hataotpour plusieurs melakhotLecture du verset(R. Yossi)Oubli du Chabbatsait: melakhot interditesUNE seule hatat(par Chabbat)hena she-hi ahatplusieurs qui sont uneOubli des melakhotsait: c'est Chabbatune hatat PAR melakha(hilouk melakhot)ahat she-hi henaune qui est plusieursOubli des deux(helem zeh ve-zeh)question de Ravareste en suspensRav Nahman: uneRava: plusieursLe dernier cas est l'objet de la discussion de ce daf (segments 2 ร  4).
Les trois cas d'oubli et le nombre de hataot, avec la lecture de R. Yossi.
Il a oubliรฉ ร  la fois le Chabbat et les melakhot : que doit-il ?Rava demande ร  Rav NahmanRav Nahmanoubli du Chabbat: une seule hatatRava (adarabba)oubli des melakhot: une par melakhaRav Ashi: on regarde ce qui le fait cesserChabbat -> une ; melakha -> une par melakhaRavina: les deux savoirs vont toujours ensembledonc aucune diffรฉrence (lo chena)Preuve tentรฉe depuis le compte des 39 melakhot
Le dรฉbat sur helem zeh ve-zeh : Rav Nahman, Rava, Rav Ashi, Ravina.
1
ืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ. ืดื”ื ื”ืด โ€” ืื‘ื•ืช, ืดืžื”ื ื”ืด โ€” ืชื•ืœื“ื•ืช. ืดืื—ืช ืฉื”ื™ื ื”ื ื”ืด โ€” ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช. ืดื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืชืด โ€” ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช. ื•ืฉืžื•ืืœ, ืดืื—ืช ืฉื”ื™ื ื”ื ื”ืด ื•ืดื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืชืด ืœื ืžืฉืžืข ืœื™ื”.

ยซ Chem ยป de ยซ Chimon ยป. ยซ Hena ยป (elles) : les avot (melakhot principales) ; ยซ mehena ยป (d'elles) : les toladot (dรฉrivรฉes).

ยซ Une qui est plusieurs ยป : zadon Chabbat (il sait que c'est Chabbat) et chegagat melakhot (il ignore l'interdit des melakhot). ยซ Plusieurs qui sont une ยป : chegagat Chabbat (il a oubliรฉ que c'est Chabbat) et zadon melakhot (il sait qu'elles sont interdites).

Et Chmouel ? ยซ Une qui est plusieurs ยป et ยซ plusieurs qui sont une ยป ne se dรฉduit pas pour lui (du verset).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื”ื ื” ืœืจื‘ื•ืช ืชื•ืœื“ื•ืช ื›ืœื•ืžืจ ื”ื™ื•ืฆืื•ืช ืžื”ืŸ ืžืŸ ื”ืื‘ื•ืช:
C'est-ร -dire celles qui en sortent, des avot.
ืื—ืช ืฉื”ื™ื ื”ื ื” ื“ืืžืจืŸ ืคืขืžื™ื ืฉื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ืžืื™ ื”ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืขืฉืืŸ ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื“ืื™ื›ื ืฉื’ื’ื•ืช ื˜ื•ื‘ื ื•ื”ื ื” ืฉื”ื™ื ืื—ืช ื“ืืžืจืŸ ืคืขืžื™ื ืฉื—ื™ื™ื‘ ืื—ืช ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืžืื™ ื”ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื“ื™ื•ื“ืข ืฉื”ืžืœืื›ื•ืช ืืกื•ืจื•ืช ื‘ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ืฉื›ื— ืฉืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื:
Ce que nous avons dit, qu'il est parfois redevable pour chacune : de quoi s'agit-il ? Par exemple s'il les a faites avec zadon Chabbat et chegagat melakhot, oรน il y a de nombreuses erreurs. Et ยซ plusieurs qui sont une ยป, ce que nous avons dit, qu'il est parfois redevable d'une seule pour toutes : de quoi s'agit-il ? Par exemple chegagat Chabbat et zadon melakhot : il sait que les melakhot sont interdites le Chabbat, mais il a oubliรฉ qu'aujourd'hui c'est Chabbat.
ืœื ืžืฉืžืข ืœื™ื” ื“ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ื›ื•ืœื™ื” ืœืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ ื•ืœืชื•ืœื“ื•ืช:
Car il a besoin de tout (le verset) pour ยซ Chem ยป de ยซ Chimon ยป et pour les toladot.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ืงืื™ ื“ืกื‘ืจ ื‘ืค' ื”ื‘ื•ื ื” (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“' ืงื’:) ื“ืืคื™' ืฉืจื™ื˜ื” ืื—ืช ืขืœ ืฉื ื™ ื ืกืจื™ื ืื• ืฉื ื™ ืฉืจื™ื˜ื•ืช ืขืœ ื ืกืจ ืื—ื“ ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืžื ืงื˜ ืœื™ืฉื ื ื“ืžืชื ื™' ื“ื”ื‘ื•ื ื” (ืฉื.) ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฆื™ื ื• ืฉื ืงื˜ืŸ ืžืฉื ื’ื“ื•ืœ ืฉื ืžืฉืžืขื•ืŸ:
Cette formule n'รฉtait pas nรฉcessaire, puisqu'on suit R. Yossi, qui tient au chapitre Ha-bone (plus loin, Chabbat 103b) que mรชme pour une seule rayure sur deux planches, ou deux rayures sur une planche, on est redevable. Mais (la Guemara) a prรฉfรฉrรฉ reprendre la formule de la michna de Ha-bone (ibid.) : R. Yehouda dit : nous avons trouvรฉ un petit nom tirรฉ d'un grand nom, ยซ Chem ยป de ยซ Chimon ยป.
ืœื ืžืฉืžืข ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ ื“ืœื ื›ืจ' ื ืชืŸ ื•ื“ืœื ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืฆ"ืœ ื“ืžืงื‘ืœื” ืงื™ื ืœื™ื” ืœืฉืžื•ืืœ ื”ื›ื™:
Chmouel ne suit ni R. Natan ni R. Yossi, et il faut dire que Chmouel tient cela d'une tradition reรงue (kabbala).
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la dรฉrivation de R. Yossi commencรฉe en 70a sur le verset meahat mehena. Chaque รฉlรฉment du verset reรงoit un sens : meahat inclut la melakha partielle (Chem de Chimon), mehena inclut les toladot, et la lecture ahat / hena donne deux rรจgles.

Une qui est plusieurs : une seule profanation du Chabbat, mais plusieurs hataot, une par melakha, quand il ignorait les interdits. Plusieurs qui sont une : plusieurs melakhot mais une seule hatat, quand il avait oubliรฉ le jour. Chmouel emploie le verset entier pour Chem de Chimon et les toladot ; il ne peut donc en tirer le hilouk melakhot.

2
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื ืžืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื•, ืžื”ื•? ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื‘ื™ื“ื•, ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช. ืื“ืจื‘ื”, ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืžืœืื›ื•ืช ื‘ื™ื“ื• ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช! ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื—ื–ื™ื ืŸ, ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงื ืคืจื™ืฉ โ€” ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื‘ื™ื“ื• ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช, ื•ืื™ ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื” ืงืคืจื™ืฉ โ€” ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืžืœืื›ื•ืช ื‘ื™ื“ื• ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ื ื ืœืจื‘ ืืฉื™: ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืฉื‘ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช, ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช โ€” ืืœื ืœื ืฉื ื.

Rava demanda ร  Rav Nahman : s'il y a chez lui un oubli (helem) de ceci et de cela, qu'en est-il ? Il lui rรฉpondit : il y a chez lui un oubli du Chabbat, et il n'est redevable que d'une seule (hatat).

(Rava objecta :) Au contraire ! Il y a chez lui un oubli des melakhot, et il est redevable pour chacune !

Mais Rav Achi dit : nous regardons. S'il se retire (de la faute) ร  cause du Chabbat, il y a chez lui un oubli du Chabbat et il n'est redevable que d'une ; s'il se retire ร  cause de la melakha, il y a chez lui un oubli des melakhot et il est redevable pour chacune.

Ravina dit ร  Rav Achi : se retire-t-il du Chabbat pour une autre raison que les melakhot ? Se retire-t-il des melakhot pour une autre raison que le Chabbat ?

Il n'y a donc aucune diffรฉrence.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื–ื” ื•ื–ื” ืฉื‘ืช ื•ืžืœืื›ื•ืช:
Le Chabbat et les melakhot.
ืžื”ื• ื—ื™ื™ื‘ ืื—ืช ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืื• ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ื•ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื” ื”ื ื“ืชื ื™ ืœืขื™ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื˜.) ืฉื’ื’ ื‘ื–ื” ื•ื‘ื–ื” ื–ื”ื• ืฉื•ื’ื’ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื” ืžื”ื• ืœื—ื™ื•ื‘ื™ ื—ื“ื ืื• ืœื—ื™ื•ื‘ื™ ืื›ื•ืœื”ื• ื•ืžืžืชื ื™' ื“ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืœื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ื”ืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื ื•ื›ื™ ืžื™ื‘ืขื™ื ืœืŸ ื‘ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ืื‘ืœ ืžืœืื›ื•ืช ื”ืœืœื• ืื™ื ื• ื™ื•ื“ืข ืฉืืกื•ืจื•ืช ื•ืขื•ื“ ื ืขืœื ืžืžื ื• ืฉื”ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืชืœื™ ืฉื’ื’ื” ืื›ืœ ืžืœืื›ื” ื•ืžืœืื›ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ื•ื“ืข ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื•ืื™ื›ื ืœืžืชืœื™ ืื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื•ื—ื“ื ืฉื’ื’ื” ื”ื™ื:
Est-il redevable d'une seule pour toutes, ou d'une pour chacune ? La question porte sur ce qui est enseignรฉ plus haut (Chabbat 69a) : ยซ s'il a errรฉ sur ceci et sur cela, c'est le chogeg dont parle la Torah ยป ; qu'en est-il : pour le rendre redevable d'une seule ou de toutes ? Et de la michna ยซ celui qui oublie le principe du Chabbat n'est redevable que d'une ยป, nous ne pouvons l'apprendre, car celui qui oublie le principe du Chabbat n'a qu'une seule erreur. Notre question porte sur celui qui connaรฎt le principe du Chabbat mais ignore que ces melakhot sont interdites, et qui a en outre oubliรฉ qu'aujourd'hui c'est Chabbat : on peut rattacher l'erreur ร  chaque melakha, puisqu'il connaรฎt le principe du Chabbat, et on peut la rattacher ร  l'oubli du Chabbat, et c'est alors une seule erreur.
ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงื ืคืจื™ืฉ ื–ื” ืฉืคื™ืจืฉ ืžืŸ ื”ืขื‘ื™ืจื” ื•ื‘ื ืœื”ืชื›ืคืจ ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ื”ื™ืชื” ืฉืืžืจื• ืœื• ืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื ื•ืคื™ืจืฉ ืื™ืฉืชื›ื— ื“ืžืฉื•ื ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื”ื™ื” ืขื•ืฉื”:
Celui qui s'est retirรฉ de la faute et vient obtenir l'expiation : si c'est ร  cause du Chabbat, c'est-ร -dire qu'on lui a dit ยซ aujourd'hui c'est Chabbat ยป et il s'est retirรฉ, il se trouve qu'il agissait ร  cause de l'oubli du Chabbat.
ื”"ื’ ื•ืื™ ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช ื”ืœืœื• ืงื ืคืจื™ืฉ ืฉืืžืจื• ืœื• ืžืœืื›ื” ื”ื™ื ื–ื• ื•ืคื™ืจืฉ ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืžืœืื›ื” ื‘ื™ื“ื• ื•ื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ืžืœืื›ื•ืช:
Voici la version (gerssa) : ยซ et s'il se retire ร  cause de ces melakhot ยป : on lui a dit ยซ ceci est une melakha ยป et il s'est retirรฉ ; il y a chez lui un oubli de la melakha, et on suit les melakhot.
ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืฉื‘ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช ื›ืฉืืžืจื• ืœื• ืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื ื”ื‘ื™ืŸ ืฉื”ืžืœืื›ื•ืช ื”ืœืœื• ืืกื•ืจื•ืช ื“ืื™ ืœื ืืกื•ืจื•ืช ืœืžื” ื”ื•ื–ืงืงื• ืœื•ืžืจ ืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื:
Quand on lui a dit ยซ aujourd'hui c'est Chabbat ยป, il a compris que ces melakhot sont interdites : si elles n'รฉtaient pas interdites, pourquoi aurait-on eu besoin de dire ยซ aujourd'hui c'est Chabbat ยป ?
ืืœื ืœื ืฉื ื ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช:
Et il n'est redevable que d'une seule.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื• ืžื”ื• ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืืคื™' ืœื ื™ื“ืข ืœืฉื‘ืช ื‘ืฉื•ื ืžืœืื›ื” ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืกืžื•ืš ื“ืงืืžืจ (ืจ"ื™') ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื• ื—ื™ื™ื‘ ื›ื•' ืืœืžื ืืข"ื’ ื“ืœื ื™ื“ืข ืœืฉื‘ืช ื‘ืžื™ื“ื™ ื—ืฉื•ื‘ ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื•ืฆืจื™ืš ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ื–ื” ืœืฉื•ื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื“ื”ื›ื ืื™ื ื• ืฉื›ื•ื— ื›ืœ ื›ืš ื“ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืžื“ื›ืจ ืื‘ืœ ืฉื›ื— ืขื™ืงืจ ืฉื‘ืช ื”ื™ื™ื ื• ื›ืขื™ืŸ ืชื™ื ื•ืง ืฉื ืฉื‘ื” ืœื‘ื™ืŸ ื”ื ื›ืจื™ื:
Le Ri dit : mรชme s'il ne sait pas que le Chabbat interdit une seule melakha, cela compte comme oubli de ceci et de cela, comme le prouve la suite, oรน l'on dit : ยซ certes, si tu dis qu'avec oubli de ceci et de cela il est redevable... ยป. On voit donc que, mรชme s'il ne connaรฎt le Chabbat pour rien, c'est un oubli de ceci et de cela. Il faut alors distinguer entre ce cas et celui qui oublie le principe du Chabbat : ici il n'a pas tellement oubliรฉ, car lorsqu'on le lui rappelle, il s'en souvient ; tandis que celui qui a oubliรฉ le principe du Chabbat est comme l'enfant capturรฉ parmi les non-Juifs.
ืืžืจ ืœื™ื” ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื‘ื™ื“ื• ื›ื•' ื‘ืฉื‘ื•ืขื•ืช ื‘ืค"ื‘ (" ื™ื˜.) ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื ืžืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื• ืžื”ื• ื"ืœ ื”ืจื™ ื”ืขืœื ื˜ื•ืžืื” ื‘ื™ื“ื• ื•ื—ื™ื™ื‘ ื•ื”ืชื ื‘ืค"ื’ (ื“ืฃ ื›ื•.) ื ืžื™ ื”ืฉื™ื‘ื• ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืฉื‘ื•ืขื” ื‘ื™ื“ื• ื•ื—ื™ื™ื‘ ื”ืชื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ืœื—ื•ืžืจื ื•ื”ื ื“ืžื”ื“ืจ ืœื™ื” ื”ื›ื ืœืคื•ื˜ืจื• ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ืขื™ืงืจ ื“ืขื™ืงืจ ื”ืžืฆื•ื” ื”ื™ื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช:
Dans Chevouot, au chapitre 2 (19a) : Rava demanda ร  Rav Nahman : s'il y a chez lui un oubli de ceci et de cela, qu'en est-il ? Il lui rรฉpondit : il y a chez lui un oubli de la touma (impuretรฉ), et il est redevable. Et lร -bas, au chapitre 3 (26a), il lui rรฉpondit aussi : il y a chez lui un oubli du serment, et il est redevable. Lร -bas il lui rรฉpond bien dans le sens de la rigueur ; et s'il lui rรฉpond ici pour l'exempter, c'est qu'il tient que la chegagat Chabbat est l'essentiel, car le fond de la mitsva porte sur le Chabbat.
ื—ื–ื™ื ืŸ ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงื ืคืจื™ืฉ ื›ื•' ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืืžืจื• ืœื• ืฉื‘ืช ื”ื™ื•ื ื•ืคื™ืจืฉ ื•ืงืฉื” ื“ืฉืžื ื›ื™ ื”ื•ื• ืืžืจื™ ืœื™ื” ื ืžื™ ืžืœืื›ื” ื”ื™ื ื”ื™ื” ืคื•ืจืฉ ืืคื™' ืœื ื™ื–ื›ื™ืจื•ื”ื• ืฉื‘ืช ืืœื ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”"ืค ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงื ืคืจื™ืฉ ืฉืื•ืžืจ ื‘ืขืฆืžื• ื“ืื™ ื”ื•ื• ืžื•ื“ืขื™ ืœื™ื” ืืฉื‘ืช ืœื‘ื“ ื”ื™ื” ืคื•ืจืฉ ื•ืื™ ื”ื•ื• ืžื•ื“ืขื™ ืœื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ืœื ื”ื™ื” ืคื•ืจืฉ ื"ื› ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ืขื™ืงืจ ืฉื”ื•ื ื”ื™ื” ืฉื›ื•ื— ื™ื•ืชืจ ื•ืื™ ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช ืคืจื™ืฉ ื“ืฉื™ื™ืœื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ืืžืจ ื“ืื™ ื”ื•ื• ืžื•ื“ืขื™ ืœื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ื” ืืฉื‘ืช ื•ืื™ ื”ื•ื• ืžื•ื“ืขื™ ืœื™ื” ืืฉื‘ืช ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื™ ื”ืขืœื ืžืœืื›ื•ืช ืขื™ืงืจ ื•ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช ืื‘ืœ ื›ืฉืฉื ื™ื”ื ืฉื›ื•ื—ื•ืช ื‘ืฉื•ื” ืžื–ื” ืœื ืคืฉื˜ ื›ืœื•ื ื•ืœื ื‘ื ืจื‘ ืืฉื™ ืืœื ืœืคืฉื•ื˜ ืžืงืฆืช ื”ื‘ืขื™ื ื›ืœื•ืžืจ ืœืคืขืžื™ื ื ื•ื›ืœ ืœื”ื‘ื—ื™ืŸ ืื™ื–ื• ื”ืขืœืžื” ืขื™ืงืจ ื•ืœ"ื’ ืžื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจื™ื ื•ืื™ ื›ื™ ืžื•ื“ืขื™ ืœื™ื” ืืฉื‘ืช ืื›ืชื™ ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ื”ืขืœื ืžืœืื›ื•ืช ื‘ื™ื“ื• ื›ื•' ื“ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™' ืจ"ื™ ืื›ืชื™ ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืคืจื•ืฉื™ ื•ื›ื™ ืžื•ื“ืขืช ืœื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ื” ืืฉื‘ืช ืืœื ื’ืจืกื™' ื•ืื™ ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช ืงื ืคืจื™ืฉ ื›ื•' ื•ืงืืžืจ ืจื‘ื™ื ื ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืฉื‘ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื•ืช ื›ื•' ื›ืœื•ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื ื™ื”ื ืฉื›ื•ื—ื™ื ื‘ืžื” ืฉื–ื” ืฉื›ื•ื— ื™ื•ืชืจ ืžื–ื” ืœื ื ืคืงื ืžื™ื ื™ื” ืžื™ื“ื™ ืืœื ืœื ืฉื ื ื•ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ืชื‘ืขื™ ื•ืจืฉื‘"ื ืžืงื™ื™ื ื’ื™ืจืกืช ื”ืกืคืจื™ื ื•ืžืคืจืฉ ื“ืจื‘ ืืฉื™ ื‘ื ืœืคืฉื•ื˜ ื“ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื—ื™ื™ื‘ ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงืคืจื™ืฉ ืฉื”ืฉื‘ืช ืฉื›ื•ื—ื” ื™ื•ืชืจ ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื‘ื™ื“ื• ื•ืื™ ื›ื™ ืžื•ื“ืขืช ืœื™ื” ืืฉื‘ืช ืื›ืชื™ ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ ืืžืœืื›ื•ืช ืืคื™ืœื• ืื™ ื›ื™ ื ืžื™ ืžื•ื“ืขืช ืœื™ื” ืืžืœืื›ื•ืช ืฆืจื™ืš ืœืื•ื“ื•ืขื™ื” ืืฉื‘ืช ื“ื”ื•ื™ ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื—ืฉื™ื‘ ื›ื”ืขืœื ืžืœืื›ื•ืช ื•ื—ื™ื™ื‘ ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ืžื“ื ืงื˜ ืœืขื™ืœ ืื™ ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ืงื ืคืจื™ืฉ ื•ื”ื›ื ื ืงื˜ ืื™ ื›ื™ ืžื•ื“ืขืช ืœื™ื” ืืฉื‘ืช ื›ื•' ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื›ืœื•ื ืคืจื™ืฉ ืžืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ื”"ืค ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื‘ืช ื•ืชื”ื ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ืขื™ืงืจ ื•ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื“ื ื“ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืœื ื”ื•ื” ืคืจื™ืš ืžื™ื“ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืฉื ื™ื”ืŸ ืฉื•ื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช:
Rachi (le Kountrass) explique : on lui a dit ยซ aujourd'hui c'est Chabbat ยป, et il s'est retirรฉ. Mais c'est difficile : peut-รชtre que si on lui avait dit aussi ยซ c'est une melakha ยป, il se serait retirรฉ, mรชme sans qu'on lui rappelle le Chabbat. Le Ri pense donc que le sens est : ยซ s'il se retire ร  cause du Chabbat ยป : il dit lui-mรชme que, si on lui avait fait savoir seulement le Chabbat, il se serait retirรฉ, et que si on lui avait fait savoir les melakhot, il ne se serait pas retirรฉ ; alors l'oubli du Chabbat est l'essentiel, car c'est lui qui รฉtait le plus oubliรฉ. ยซ Et s'il se retire ร  cause des melakhot ยป : nous l'interrogeons et il dit que, si on lui avait fait savoir les melakhot, il n'aurait pas fallu lui faire savoir le Chabbat, et que, si on lui avait fait savoir le Chabbat, il aurait encore fallu lui faire savoir les melakhot ; alors l'oubli des melakhot est l'essentiel, et il est redevable pour chacune. Mais quand les deux sont oubliรฉs ร  รฉgalitรฉ, on n'a rien tranchรฉ ; Rav Achi ne vient trancher qu'une partie de la question, c'est-ร -dire que parfois nous pouvons distinguer quel oubli est l'essentiel. Et nous ne lisons pas ce qui est รฉcrit dans les livres : ยซ et si, quand on lui fait savoir le Chabbat, il faut encore lui faire savoir les melakhot, il y a chez lui un oubli des melakhot... ยป, car selon l'explication du Ri, il aurait encore fallu expliquer ยซ et quand tu lui fais savoir les melakhot, il n'est pas nรฉcessaire de lui faire savoir le Chabbat ยป. Nous lisons plutรดt : ยซ et s'il se retire ร  cause des melakhot... ยป. Et Ravina dit : ยซ se retire-t-il du Chabbat pour une autre raison que les melakhot... ยป, c'est-ร -dire : puisque les deux sont oubliรฉs, le fait que l'un soit plus oubliรฉ que l'autre n'a aucune consรฉquence ; il n'y a donc aucune diffรฉrence, et les deux cas restent en question. Le Rachba maintient la version des livres et explique que Rav Achi vient trancher qu'en cas d'oubli de ceci et de cela il est redevable (pour chacune) : s'il se retire ร  cause du Chabbat, parce que le Chabbat est plus oubliรฉ, il y a chez lui un oubli du Chabbat ; mais si, quand tu lui fais savoir le Chabbat, il faut encore lui faire savoir les melakhot, mรชme si, quand tu lui fais savoir les melakhot, il faut aussi lui faire savoir le Chabbat, ce qui est un oubli de ceci et de cela, cela compte comme oubli des melakhot, et il est redevable. C'est ce que prouve le fait que plus haut il emploie ยซ s'il se retire ร  cause du Chabbat ยป et ici ยซ si, quand tu lui fais savoir le Chabbat... ยป. Et ce qu'il dit, ยซ se retire-t-il des melakhot pour une autre raison que le Chabbat ยป, signifie : sinon ร  cause du Chabbat, et la chegagat Chabbat serait l'essentiel, et il ne serait redevable que d'une. Car autrement il n'aurait eu aucune objection ร  faire, puisque, quand les deux sont รฉgaux, il est redevable pour chacune.
๐Ÿ’ก Explication

Cas de helem zeh ve-zeh : il a oubliรฉ que c'est Chabbat et il ignore aussi que ces melakhot sont interdites. On peut rattacher la faute ร  l'oubli du Chabbat (une seule chegaga, donc une hatat) ou ร  l'ignorance des melakhot (une chegaga par melakha, donc plusieurs hataot).

Rav Nahman retient l'oubli du Chabbat ; Rava objecte en sens inverse. Rav Achi propose un critรจre : ce qui le fait cesser (pircha). Ravina rรฉpond que les deux savoirs sont liรฉs : l'un fait comprendre l'autre. Il n'y a donc pas de diffรฉrence, et la question reste ouverte. Tossefot et le Rachba divergent sur la portรฉe exacte de Rav Achi.

3
ืชื ืŸ: ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช, ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื”: ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™? ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœืŸ ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช. ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช โ€” ืฉืคื™ืจ, ืืœื ืื™ ืืžืจืช ื”ืขืœื ืฉื‘ืช ื‘ื™ื“ื• ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช, ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” โ€” ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช!

Nous avons appris (dans une michna) : les avot melakhot sont quarante moins une ; et nous en avons discutรฉ : ร  quoi me sert le nombre ? Et R.

Yo'hanan a dit : (pour enseigner) que s'il les a toutes faites dans un seul oubli, il est redevable pour chacune. Certes, si tu dis qu'avec un oubli de ceci et de cela il est redevable pour chacune, c'est bien.

Mais si tu dis qu'il y a chez lui un oubli du Chabbat et qu'il n'est redevable que d'une, comment trouves-tu (le cas des 39 hataot) ? Avec zadon Chabbat et chegagat melakhot !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขืฉืืŸ ืœื›ื•ืœืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื”ืขืœื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื™ื“ื• ื“ื”ื ืœื ื™ื“ืข ืฉื‘ืช ื‘ืžื™ื“ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืœ ื”ืœื›ื•ืชื™ื” ื ืขืœืžื•ืช ืžืžื ื• ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื”ื™ื•ื ืžืฉืืจ ื™ืžื™ื:
C'est le cas d'un oubli de ceci et de cela chez lui, car il ne connaรฎt le Chabbat en rien : puisque toutes ses lois lui sont cachรฉes, il n'y a pour lui aucune diffรฉrence entre ce jour et les autres jours.
ืื"ื ื›ื•' ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ื ื™ื—ื™ื™ื‘ ืื™ื ื™ืฉ ืื›ืœ ื—ื“ื ืข"ื› ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ื•ื ื“ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื•ื”ื›ื ืžืื™ ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ืื™ื›ื:
(Pour qu'une personne soit redevable pour chacune), on doit forcรฉment trouver le cas avec zadon Chabbat et chegagat melakhot ; or ici, quel zadon Chabbat y a-t-il ?
๐Ÿ’ก Explication

Tentative de trancher la question de Rava par la michna des 39 avot melakhot. Selon R. Yo'hanan, le nombre enseigne qu'on peut devoir 39 hataot dans un seul oubli.

Or celui qui ignore les 39 melakhot ne connaรฎt du Chabbat aucune interdiction : c'est un cas de helem zeh ve-zeh. Si dans ce cas il ne doit qu'une hatat, le compte de la michna n'aurait pas de cas possible, car il faudrait un zadon Chabbat sans aucune connaissance d'interdit.

4
ื”ื ื™ื—ื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื“ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื•, ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ื™ื“ืข ืœื™ื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืœืื•. ืืœื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ, ื“ืืžืจ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช โ€” ื“ื™ื“ืข ืœื™ื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืžืื™? ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ, ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื.

Cela va bien s'il tient comme R. Yo'hanan, qui dit : puisqu'il a errรฉ sur le karet, bien qu'il ait agi sciemment quant au lav (interdit), (c'est une chegaga) ; on trouve le cas oรน il connaรฎt le Chabbat par le lav.

Mais s'il tient comme R. Chimon ben Lakich, qui dit : (ce n'est une chegaga) que s'il erre ร  la fois sur le lav et sur le karet, par quoi connaรฎt-il le Chabbat ?

Il le connaรฎt par les tehoumin (limites de dรฉplacement), et selon R. Akiva.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ื™ื—ื ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื›ื•' ืžืฉื›ื—ืช ืœื™ื” ืฉืœื ื ืขืœืžื• ืžืžื ื• ืืœื ื”ื›ืจื™ืชื•ืช ื•ื™ื•ื“ืข ื”ืœืื•ื™ืŸ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช:
On trouve le cas oรน seuls les karet lui sont cachรฉs et il connaรฎt les lavin : c'est cela le zadon Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

La preuve dรฉpend de la dรฉfinition de la chegaga qui oblige ร  une hatat. Selon R. Yo'hanan, il suffit d'ignorer la peine de karet : il peut connaรฎtre tous les lavin des melakhot, et c'est lร  son zadon Chabbat. Selon Rech Lakich, il faut ignorer aussi le lav ; il ne connaรฎt alors aucune melakha.

Rรฉponse : il connaรฎt l'interdit des tehoumin, que R. Akiva considรจre comme un interdit de la Torah. Il sait donc que le Chabbat a des lois, ce qui suffit pour un zadon Chabbat. La preuve de la michna est ainsi รฉcartรฉe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qu'est-ce qu'une chegaga (faute involontaire) ?Rabbi Yo'hananil suffit d'ignorer le karetRech Lakichil faut ignorer le lav ET le karetZadon Chabbat possible:il connaรฎt les lavin des melakhot,ignore seulement le karetIl ignore tout des melakhot:que sait-il donc du Chabbat ?Il connaรฎt les tehoumin(interdit de la Torah selon R. Akiva)Le cas des 39 hataotse trouve sans difficultรฉ
Dรฉfinition de la chegaga selon R. Yo'hanan et Rech Lakich, et la rรฉponse par les tehoumin.
5
ืืžืจ ืจื‘ื: ืงืฆืจ ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช, ื•ื—ื–ืจ ื•ืงืฆืจ ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช, ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ืงืฆื™ืจื” ื•ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช, ื•ื—ื–ืจ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ืงืฆื™ืจื” ื•ืขืœ ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช โ€”

Rava dit : s'il a moissonnรฉ et moulu (chacun) la mesure d'une figue sรจche, avec chegagat Chabbat et zadon melakhot ; puis il a de nouveau moissonnรฉ et moulu la mesure d'une figue sรจche, avec zadon Chabbat et chegagat melakhot ; et il a appris (sa faute) pour la moisson et la mouture faites avec chegagat Chabbat et zadon melakhot ; puis il a appris (sa faute) pour la moisson et la mouture faites avec zadon Chabbat et chegagat melakhot :

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื•ื ืœื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ ืžืœืื›ื•ืช ืฉืœ ืฉื‘ืช ื‘ืื•ื›ืœื™ื:
C'est la mesure de tous les interdits de melakhot du Chabbat portant sur des aliments.
ืงืฆืจ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื“ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื“ื:
(Moisson) de la mesure d'une figue sรจche et mouture de la mesure d'une figue sรจche, avec chegagat Chabbat et zadon melakhot, oรน il n'est redevable que d'une.
ื•ื—ื–ืจ ื•ืงืฆืจ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื•ื˜ื—ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืชืจืชื™ ื•ืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ื‘ื™ื ืชื™ื ืฉื—ื˜ื:
(Moisson) de la mesure d'une figue sรจche et mouture de la mesure d'une figue sรจche, avec zadon Chabbat et chegagat melakhot, oรน il est redevable de deux ; et il n'a pas appris entre-temps qu'il avait fautรฉ.
ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืื—ืจื™ ื›ืŸ ืขืœ ื”ืงืฆื™ืจื” ื•ืขืœ ื”ื˜ื—ื™ื ื” ื›ืœื•ืžืจ ืื• ืขืœ ื–ื• ืื• ืขืœ ื–ื• ื•ื›"ืฉ ืขืœ ืฉืชื™ื”ืŸ:
Ensuite, sur la moisson et sur la mouture, c'est-ร -dire soit sur l'une soit sur l'autre, et ร  plus forte raison sur les deux.
(ืขืœ) ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ื•ื”ืคืจื™ืฉ ื—ื˜ืืช ื•ื—ื˜ืืช ื–ื• ืžื›ืคืจืช ืขืœ ืฉืชื™ื”ืŸ ื“ื”ื ื—ื“ื ื”ื•ื ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื”:
Et il a mis ร  part une hatat, et cette hatat expie les deux, puisqu'il n'en doit qu'une.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ื”ืงืฆื™ืจื” ื•ืขืœ ื”ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื–ื“ื•ืŸ ืžืœืื›ื•ืช ืคื™' ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ ืฉื ื•ื“ืข ืœื• ื•ื”ืคืจื™ืฉ ืงืจื‘ืŸ ื•ืงื•ื“ื ืฉื ืชื›ืคืจ ื—ื–ืจ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ื”ืงืฆื™ืจื” ื•ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืื‘ืœ ืื ืœื ื ื•ื“ืข ืœื• ืขื“ ืื—ืจ ื”ื›ืคืจื” ืื™ืŸ ื ื’ืจืจื™ืŸ ื•ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ื˜ืื•ืช ื“ืœื›"ืข ื›ืคืจื” ืžื—ืœืงืช ื•ื“ื•ื•ืงื ื”ืคืจื™ืฉ ืงืจื‘ืŸ ืื‘ืœ ืื ืœื ื”ืคืจื™ืฉ ืงืจื‘ืŸ ื•ื—ื–ืจ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ืงืฆื™ืจื” ื•ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื™ื‘ื™ื ืื™ื–ื” ืฉื™ืจืฆื” ื“ื‘ื• ืชืœื™ื ืžื™ืœืชื ืื ื™ืจืฆื” ื™ืคืจื™ืฉ ื—ื˜ืืช ืื—ืช ืขืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื ื’ืจืจื™ืŸ ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืขืžื” ืื• ืื ื™ืจืฆื” ื™ืคืจื™ืฉ ื‘' ืงืจื‘ื ื•ืช ืขืœ ื”ืงืฆื™ืจื” ื•ื˜ื—ื™ื ื” ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื•ื™ื’ืจืจื• ืขืžื”ืŸ ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ื ื‘ืกืžื•ืš ืื›ืœ ืฉื ื™ ื–ื™ืชื™ ื—ืœื‘ ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื›ื•' ื”ื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ื”ืจืืฉื•ืŸ ื›ื•' ืืœืžื ืืข"ื’ ื“ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ื”ืจืืฉื•ืŸ ืชื—ืœื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื”ืคืจื™ืฉ ืงืจื‘ืŸ ืขืœื™ื• ืื™ื ื• ื’ื•ืจืจ ื”ืืžืฆืขื™ ืขืžื• ื›ื“ื™ ืœื”ืชื—ื™ื™ื‘ ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ื”ืฉืœื™ืฉื™ ืืœื ืื ื™ืจืฆื” ื™ื‘ื™ื ืงืจื‘ืŸ ืขืœ ื”ืืžืฆืขื™ ื•ื™ืชื›ืคืจื• ื›ื•ืœืŸ ื•ื"ืช ื“ื”ืฉืชื ืžืฉืžืข ื“ืกื‘ืจ ืจื‘ื ื“ืื™ืŸ ื”ืคืจืฉื•ืช ืžื—ืœืงื•ืช ืžื“ื ื’ืจืจื•ืช ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืขื ืฉืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื•ืจื‘ื ื’ื•ืคื™ื” ืœื ืคืกื™ืง ื›ื•ื•ืชื™ื” ื‘ื”ื—ื•ืœืฅ (ื™ื‘ืžื•ืช ืœื•.) ืืœื ื‘ื’' ืžืงื•ืžื•ืช ื•ืžื™ื”ื• ืžืชื•ืš ืคื™' ืจ"ื— ืฉืคื™ืจืฉ ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื” ืจื‘ื• ืฉืœ ืื‘ื™ื™ ืžืฉืžืข ื“ื’ืจืก ืจื‘ื” ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืฉืžื–ื›ื™ืจื• ืœืคื ื™ ืื‘ื™ื™ ื•ื›ืŸ ื‘ืกืžื•ืš ื“ืงืืžืจ ืžื™ืœืชื ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœื” ืœืจื‘ื ื•ืื‘ื™ื™ ื•ืืคื™' ื’ืจืกื™' ืจื‘ื ื™"ืœ ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื™ื‘ืžื•ืช ืืœื ื‘ื“ื‘ืจื™ื ื”ื ื•ื”ื’ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืžื™ื”ื• ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืœืงืžืŸ ื“ืžื™ื‘ืขื™ื ืœืŸ ืื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”ืคืจืฉื•ืช ืžื—ืœืงื•ืช ืื• ืœื ืชืคืฉื•ื˜ ื“ื‘ื”ืคืจืฉื•ืช ืคืœื™ื’ื™ ื“ืื™ ื‘ื™ื“ื™ืขื•ืช ืคืœื™ื’ื™ ืื‘ืœ ื”ืคืจืฉื•ืช ืžื—ืœืงื•ืช ืœื›"ืข ื"ื› ืจื‘ื” ื•ืื‘ื™ื™ ื“ืกื‘ืจื™ ื”ื›ื ื“ืื™ืŸ ื”ืคืจืฉื•ืช ืžื—ืœืงื•ืช ื›ืžืืŸ ื•ื™"ืœ ื“ืื™ื›ื ืœืžื“ื—ื™ ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ืฉืœื ื”ืคืจื™ืฉ ืขื“ ืื—ืจ ืฉื—ื–ืจ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ื’ื ืขืœ ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื•ื ื•ื“ืข ืœื• ืขืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช ื”ื™ื™ื ื• ื›ืœื•ืžืจ ืฉืœื‘ืกื•ืฃ ื”ืคืจื™ืฉ ืขืœ ืฉื’ื’ืช ืฉื‘ืช:
Rabbenou Chmouel (Rachbam) explique : il l'a appris et a mis ร  part un sacrifice, et avant d'obtenir l'expiation, il a appris aussi la moisson et la mouture faites avec chegagat melakhot. Mais s'il ne l'a appris qu'aprรจs l'expiation, elles ne sont pas entraรฎnรฉes, et il faut deux hataot, car selon tous l'expiation sรฉpare (kappara mehaleket). Et (le cas) suppose prรฉcisรฉment qu'il a mis ร  part un sacrifice ; mais s'il n'a pas mis ร  part de sacrifice et qu'ensuite il apprend la moisson et la mouture faites avec chegagat melakhot, il apportera celui qu'il voudra, car la chose dรฉpend de lui : s'il veut, il met ร  part une hatat pour la chegagat Chabbat, et celles de chegagat melakhot sont entraรฎnรฉes avec elle ; ou s'il veut, il met ร  part deux sacrifices pour la moisson et la mouture de chegagat melakhot, et celles de chegagat Chabbat sont entraรฎnรฉes avec eux. Comme le dit Rava plus loin : s'il a mangรฉ deux kezayit de helev (graisse interdite) dans un seul oubli et qu'il apprend l'un d'eux... s'il a apportรฉ un sacrifice pour le premier... On voit donc que, bien qu'il ait appris d'abord le premier, puisqu'il n'a pas encore mis ร  part de sacrifice pour lui, (le premier) n'entraรฎne pas le (kezayit) mรฉdian avec lui pour qu'il soit redevable d'un sacrifice pour le troisiรจme ; mais s'il veut, il apporte un sacrifice pour le mรฉdian et tous sont expiรฉs. Et si tu demandes : il ressort maintenant que Rava tient que les mises ร  part ne sรฉparent pas (ein hafrachot mehalkot), puisque celles de chegagat melakhot sont entraรฎnรฉes avec celles de chegagat Chabbat ; c'est l'avis de Rech Lakich, et Rava lui-mรชme ne tranche pas comme lui (au chapitre Ha-holets, Yevamot 36a), sauf en trois endroits. Toutefois, d'aprรจs l'explication de Rabbenou Hananel, qui explique que la halakha suit Rabba, le maรฎtre d'Abbayรฉ, il semble qu'il lise ยซ Rabba ยป ; c'est ce qui ressort aussi du fait qu'il le mentionne devant Abbayรฉ, et de mรชme plus loin, oรน il dit une chose รฉvidente pour Rava et Abbayรฉ. Et mรชme si nous lisons ยซ Rava ยป, on peut dire (que lร -bas, ร  Yevamot,) il ne parle que des choses en vigueur ร  notre รฉpoque. Cependant le Ri s'รฉtonne : plus loin, nous nous demandons s'ils divergent sur la question des mises ร  part qui sรฉparent ou non ; on devrait trancher qu'ils divergent sur les mises ร  part, car s'ils divergent sur les connaissances (yediot), et que selon tous les mises ร  part sรฉparent, selon qui Rabba et Abbayรฉ tiennent-ils ici que les mises ร  part ne sรฉparent pas ? On peut rรฉpondre qu'on peut rejeter cela : ici il s'agit du cas oรน il n'a mis ร  part (le sacrifice) qu'aprรจs avoir appris aussi la chegagat melakhot ; et s'il dit ยซ il a appris la chegagat Chabbat ยป, c'est-ร -dire qu'ร  la fin il a mis ร  part pour la chegagat Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Rava construit un cas : deux sรฉries de fautes (moisson et mouture) dans le mรชme oubli. La premiรจre avec chegagat Chabbat (une seule hatat), la seconde avec chegagat melakhot (deux hataot). Il apprend d'abord la premiรจre sรฉrie, met ร  part une hatat, puis apprend la seconde.

La question (qui se poursuit au daf suivant) : la hatat de la premiรจre sรฉrie entraรฎne-t-elle (gorer) la seconde ? Kegrogueret : la mesure d'une figue sรจche, seuil minimal pour les melakhot portant sur des aliments. Tossefot prรฉcise les conditions : mise ร  part du sacrifice avant l'expiation, et le principe kappara mehaleket (l'expiation sรฉpare).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le cas de Rava : deux sรฉries de fautes dans le mรชme oubliSรฉrie 1: moisson + moutureoubli du Chabbat,sait: melakhot interditesSรฉrie 2: moisson + mouturesait: c'est Chabbat,ignore l'interdit des melakhot1er: il apprend la sรฉrie 1une hatat (mise ร  part)2e: il apprend la sรฉrie 2normalement: deux hataotQuestion: la sรฉrie 2 est-elle entraรฎnรฉe par la hatat de la sรฉrie 1 ?
Le cas de Rava : deux sรฉries dรฉcouvertes l'une aprรจs l'autre.
✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).