Shabbat 73a โ€” Mitasek selon Abaye et Rava, et la liste des 39 avot melakhot

Shabbat 73a

Sougya : Le daf achรจve la discussion entre Abaye et Rava sur le mitasek : celui qui accomplit un acte interdit sans l'avoir visรฉ. Rava exempte, Abaye rend redevable, dans trois cas (couper un vรฉgรฉtal attachรฉ en le croyant dรฉtachรฉ, lancer quatre amot en visant deux, lancer en domaine public en le croyant privรฉ), et la Guemara explique pourquoi les trois sont nรฉcessaires.

Elle demande ensuite comment, selon Rava, trouver le cas de 39 hatat en un seul oubli, et rรฉpond par la connaissance des tehoumin selon R. Akiva.

Puis commence la Mishna fondamentale du chapitre Klal gadol : l'รฉnumรฉration des 39 avot melakhot.

Les 39 avot melakhot : quatre groupes liรฉs au travail du Michkan1. Plantes (11)teinture / pain1 zorea - semer2 horech - labourer3 kotser - moissonner4 mรฉamer - gerber5 dach - battre6 zoreh - vanner7 borer - trier8 tohen - moudre9 meraked - tamiser10 lรขch - pรฉtrir11 ofรจh - cuire2. Laine et tissu (13)tentures12 gozez - tondre13 mรฉlabรจn - blanchir14 menapets - carder15 tsovรฉa - teindre16 tove - filer17 mรฉissekh - ourdir18 batei nirin - lices19 oreg - tisser20 potsรฉa - sectionner21 kocher - nouer22 matir - dรฉnouer23 tofรจr - coudre24 kore'a - dรฉchirer3. Peaux (7)couvertures25 tsad - piรฉger26 chohet - abattre27 mafchit - dรฉpouiller28 molรฉa'h - saler29 meabed - tanner30 memahek - racler31 mehatekh - dรฉcouper4. Montage (8)planches, feu, finition32 kotev - รฉcrire33 mohรจk - effacer34 bone - construire35 sotรจr - dรฉmolir36 mekhabe - รฉteindre37 mavir - allumer38 make bepatich39 motsi - transporterChaque melakha correspond ร  une opรฉration rรฉellement pratiquรฉe pour le Michkan (Rachi) ; le pain (ofรจh) est l'exception.
Les 39 avot melakhot de la Mishna, dans l'ordre et regroupรฉes selon leur fonction au Michkan.
Mitasรจk : trois cas oรน Abaye et Rava divergentRava : exempt (patour)Abaye : redevable (hayav)1. Couperdรฉtachรฉ -> attachรฉNe visait pas une coupeinterditeVisait une coupeordinaire2. Lancer2 amot -> 4 amotNe visait pas un lancerde 4 amotVisait un lancerordinaire3. LancerRH cru -> RHRNe visait pas un lancerinterditVisait un lancerordinaireAccord : s'il voulait SOULEVER un dรฉtachรฉ et a coupรฉ un attachรฉ, tous exemptent (aucune intention de couper).
Les trois controverses d'Abaye et Rava sur celui qui accomplit un acte interdit sans le viser.
1
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Mais n'est-ce pas plutรดt que la premiรจre partie [de la baraita] traite de l'idolรขtrie et la derniรจre des autres mitsvot ? Et comment se prรฉsente [le cas de] celui qui a fautรฉ sans intention pour les autres mitsvot ?

Il pensait que c'รฉtait du gras permis (chouman) et l'a mangรฉ. Ce qui n'est pas le cas pour Chabbat, oรน il est exempt : s'il voulait couper un [vรฉgรฉtal] dรฉtachรฉ et a coupรฉ un [vรฉgรฉtal] attachรฉ, il est exempt.

Et selon Abaye, comment se prรฉsente celui qui a fautรฉ sans intention ? Il pensait que c'รฉtait de la salive et l'a avalรฉ.

Ce qui n'est pas le cas pour Chabbat, oรน il est exempt : s'il voulait soulever un [vรฉgรฉtal] dรฉtachรฉ et a coupรฉ un [vรฉgรฉtal] attachรฉ, il est exempt. Mais s'il voulait couper un dรฉtachรฉ et a coupรฉ un attachรฉ, il est redevable.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืกื‘ื•ืจ ืฉื•ืžืŸ ื”ื•ื ื•ืื›ืœื• ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืฉื’ื’ ื“ืกื‘ื•ืจ ืฉื•ืžืŸ ื”ื•ื ื•ืœื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืื›ื•ืœ ื—ืœื‘ ื•ื—ื™ื™ื‘ ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ื“ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ืœืจื‘ื ื“ื”ื ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืื›ื™ืœืช ืื™ืกื•ืจ ื—ื™ื™ื‘ ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื‘ื›ืจื™ืชื•ืช (ืค"ื“ ื“ืฃ ื™ื˜:) ื‘ื—ืœื‘ื™' ื•ืขืจื™ื•ืช ืžืชืขืกืง ื—ื™ื™ื‘ ืฉื›ืŸ ื ื”ื ื” ืื‘ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืคื˜ื•ืจ ื“ืœื ื ื”ื ื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ืกื™ื™ืขืชื ืœื“ื™ื“ื™ื” ื“ืืžืจ ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื—ืชื•ืš ืืช ื”ืชืœื•ืฉ ื•ื—ืชืš ืืช ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ืคื˜ื•ืจ:
Il pensait que c'รฉtait du gras permis et l'a mangรฉ : c'est cela "il a fautรฉ" : il pensait que c'รฉtait du chouman et n'avait pas l'intention de manger du helev (graisse interdite). Il est redevable bien qu'il soit mitasek selon Rava, puisqu'il ne visait pas la consommation d'un interdit ; il est redevable, car Chmouel a dit dans Keritot (chap. 4, 19b) : pour les graisses interdites et les unions interdites, le mitasek est redevable, car il en a tirรฉ jouissance. Mais pour Chabbat il est exempt, car il n'en a pas tirรฉ jouissance. Et c'est un appui pour [Rava] qui dit : s'il voulait couper un dรฉtachรฉ et a coupรฉ un attachรฉ, il est exempt.
ื•ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืœืš ืœืขื•ืœื ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืืฃ ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื“ืœืื• ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ื•ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืžืชืขืกืง ื“ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ืงืกื‘ืจ ืจื•ืง ื”ื•ื ืฉื”ื™ื” ื—ืœื‘ ื ื™ืžื•ื— ื•ื‘ืœืขื• ื“ืœื ืื™ื›ื•ื™ืŸ ืœืื›ื™ืœื” ื“ืจื•ืง ืœืื• ื‘ืจ ืื›ื™ืœื” ื”ื•ื ืืœื ื‘ืœื™ืขื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ืื™ื•ื‘ ื–ืณ:ื™ืดื˜) ืขื“ ื‘ืœืขื™ ืจื•ืงื™ ื•ืขืœืชื” ื‘ื™ื“ื• ืื›ื™ืœื” ื“ื”ื ืœื ืื™ื›ื•ื™ืŸ ืœืื›ื™ืœื” ื•ื“ื›ื•ื•ืชื™ื™ื”ื• ื“ืฉื‘ืช ื“ืคื˜ื•ืจ ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื’ื‘ื™ื” ื•ืขืœืชื” ื‘ื™ื“ื• ื—ืชื™ื›ื”:
Et Abaye : il te dira : en rรฉalitรฉ, dans un tel cas, mรชme pour Chabbat il est redevable, car il n'est pas mitasek. Et comment se prรฉsente le mitasek des autres mitsvot qui est redevable ? Il pensait que c'รฉtait de la salive, alors que c'รฉtait du helev fondu, et il l'a avalรฉ. Il ne visait pas de manger, car la salive ne se mange pas, elle s'avalรฉ, comme il est รฉcrit (Iyov 7,19) : "jusqu'ร  ce que j'avalรฉ ma salive" ; et il en rรฉsulte une consommation alors qu'il ne visait pas de manger. Et l'รฉquivalent pour Chabbat, oรน il est exempt : il voulait soulever, et il en rรฉsulte une coupe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืœืื• ืจื™ืฉื ื‘ืข"ื– ื•ืกื™ืคื ื‘ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ืœื•ืงืžื ื›ื•ืœื” ื‘ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ื•ืžืื™ ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉื—ื˜ ื•ื–ืจืง ื‘ื—ื•ืฅ ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื›ื“ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื‘ืคืจืง ืื—ื“ ื“ื™ื ื™ ืžืžื•ื ื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืœื“:) ืฉื ืชืขืฉื” ืขืฉืืŸ ื”ื›ืชื•ื‘ ืขืฉื™ื” ืื—ืช ื•ืจ' ืื‘ื”ื• ื ืžื™ ื“ืคืœื™ื’ ืžื•ื“ื” ื“ืœืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ื–ืจื™ืงื” ื•ืœืจ' ืขืงื™ื‘ื ื‘ื”ืขืœืื” ื•ื–ืจื™ืงื” ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื“ืžื—ื“ ืงืจื ื ืคืงื™ ื•ืฉื’ื’ ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืฉื—ื•ื˜ ื‘ื”ืžืช ื—ื•ืœื™ืŸ ื•ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœืฉืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื•ื ืžืฆืืช ืฉืœ ืงื“ืฉื™ื ื“ื›ื•ื•ืชื” ื‘ืฉื‘ืช ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื—ืชื•ืš ืชืœื•ืฉ ื•ื ืžืฆื ืžื—ื•ื‘ืจ ื•ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืชืœื•ืฉ ื“ืคื˜ื•ืจ ื“ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ื™"ืœ ื“ืœื ืžืฆื™ื ืŸ ืœืคืจื•ืฉื™ ื”ื›ื™ ื“ืžืฉืžืข ื“ืคื˜ื•ืจ ื‘ืฉื‘ืช ืœืคื™ ืฉืฉื’ื’ ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื“ื›ื”"ื’ ืืคื™ืœื• ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืžื—ื•ื‘ืจ ื–ื” ื•ื ืžืฆื ืžื—ื•ื‘ืจ ืื—ืจ ืคื˜ื•ืจ ื“ืื™ืŸ ื–ื” ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื•ืœื™ื›ื ืœืื•ืงืžื™ ื ืžื™ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉื ืขืฉื” ืžื—ืฉื‘ืชื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื—ืชื•ืš ืžื” ืฉื—ืชืš ืืœื ืฉื”ื™ื” ืกื‘ื•ืจ ืฉื”ื•ื ืชืœื•ืฉ ื•ื ืžืฆื ืฉื”ื•ื ืžื—ื•ื‘ืจ ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื›ื”"ื’ ืื ืคื˜ื•ืจ ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืžืืฉืจ ื—ื˜ื ื‘ื” ืคื˜ื•ืจ ื ืžื™ ืœืขื ื™ืŸ ื—ื•ืฅ ื•ืžื™ื”ื• ืขื•ื“ ืงืฉื” ื“ืœื•ืงืžื ื›ื•ืœื” ื‘ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ื ืจื‘ืข ืœื–ื›ืจ ื•ืจื‘ืข ืืช ื”ื–ื›ืจ ื•ื”ื‘ื ืขืœ ื”ื‘ื”ืžื” ื•ื”ื‘ื™ื ื‘ื”ืžื” ืขืœื™ื• ื“ื‘ื™ืŸ ืœืื‘ื™ื™ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืจ' ืื‘ื”ื• ืœืจ' ืขืงื™ื‘ื ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื•ื”ืฉืชื ืฉื’ื’ ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืžื™ืชื•ืงื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ืคื˜ืจ ื‘ืฉื‘ืช ืžืืฉืจ ื—ื˜ื ื‘ื” ื•ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ืขืฉื™ืช ืžื—ืฉื‘ืชื• ื•ื’ื‘ื™ ืขืจื™ื•ืช ืœื ืžื™ืคื˜ืจ ืฉื›ืŸ ื ื”ื ื”:
Mais n'est-ce pas que la premiรจre partie traite de l'idolรขtrie et la derniรจre des autres mitsvot : le Ri s'รฉtonne : qu'on รฉtablisse toute [la baraita] pour les autres mitsvot ! Et que signifie "ce qui n'est pas le cas pour les autres mitsvot" ? Par exemple s'il a abattu et aspergรฉ ร  l'extรฉrieur [du Temple], il n'est redevable que d'une [hatat], comme Abaye l'a dit au chapitre Ehad dinei mamonot (Sanhรฉdrin 34b) : "lร  tu feras" : le verset en a fait un seul acte. Et R. Abahou aussi, qui est en dรฉsaccord, reconnaรฎt que selon R. Yichmael pour l'abattage et l'aspersion, et selon R. Akiva pour l'offrande et l'aspersion, il n'est redevable que d'une, car ils dรฉrivent d'un seul verset. Et "il a fautรฉ sans intention" : par exemple il voulait abattre un animal profane et avait besoin d'un [animal] profane, et il s'est avรฉrรฉ consacrรฉ ; de mรชme pour Chabbat : il voulait couper un dรฉtachรฉ et il s'est avรฉrรฉ attachรฉ, alors qu'il n'avait besoin que d'un dรฉtachรฉ ; il est exempt, car il faut une melekhet mahchevet (travail rรฉflรฉchi). On peut rรฉpondre : on ne peut pas expliquer ainsi, car cela impliquerait qu'il est exempt pour Chabbat parce qu'il a fautรฉ sans intention ; or dans un tel cas, mรชme s'il visait ce [vรฉgรฉtal] attachรฉ et qu'un autre attachรฉ s'est trouvรฉ [coupรฉ], il est exempt, car il manque la melekhet mahchevet. Et on ne peut pas non plus รฉtablir qu'il s'agit du cas oรน sa pensรฉe s'est rรฉalisรฉe, par exemple s'il avait besoin de couper ce qu'il a coupรฉ mais le croyait dรฉtachรฉ et il s'est avรฉrรฉ attachรฉ : on ne peut pas dire cela, car dans un tel cas, s'il est exempt pour Chabbat en vertu de "acher hรขta bah" (ce en quoi il a fautรฉ), il est exempt aussi pour [l'abattage] ร  l'extรฉrieur. Il reste cependant une difficultรฉ : qu'on รฉtablisse toute [la baraita] pour les autres mitsvot, par exemple celui qui s'est laissรฉ coucher par un homme et a couchรฉ avec un homme, ou qui a eu relation avec un animal et a amenรฉ un animal sur lui, oรน, tant selon Abaye que selon R. Abahou d'aprรจs R. Akiva, il n'est redevable que d'une. "Il a fautรฉ sans intention" s'รฉtablit alors bien : il est exempt pour Chabbat en vertu de "acher hรขta bah", dans le cas oรน sa pensรฉe s'est rรฉalisรฉe ; et pour les unions interdites il n'est pas exempt, car il en a tirรฉ jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara conclut l'examen de la baraita invoquรฉe contre Rava. La seconde partie compare le Chabbat aux autres mitsvot. Le cas de chogeg bela mitkaven (fautรฉ sans intention) varie selon chaque Amora.

Selon Rava : celui qui mange du helev en croyant que c'est du chouman est mitasek, et pourtant redevable, car pour les interdits alimentaires et les unions interdites il a tirรฉ jouissance (nehene). Pour Chabbat, celui qui coupe un attachรฉ en voulant couper un dรฉtachรฉ est exempt. Selon Abaye, ce dernier cas est un chogeg ordinaire et il est redevable ; le mitasek des autres mitsvot est celui qui avalรฉ sans viser de manger (la salive), et celui de Chabbat est celui qui voulait seulement soulever. La baraita ne tranche donc pas.

2
ืื™ืชืžืจ: ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื–ืจื•ืง ืฉืชื™ื ื•ื–ืจืง ืืจื‘ืข, ืจื‘ื ืืžืจ: ืคื˜ื•ืจ. ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ื—ื™ื™ื‘. ืจื‘ื ืืžืจ ืคื˜ื•ืจ โ€” ื“ืœื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืืจื‘ืข. ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ โ€” ื“ื”ื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื‘ืขืœืžื. ื›ืกื‘ื•ืจ ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“, ื•ื ืžืฆืืช ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื โ€” ืจื‘ื ืืžืจ: ืคื˜ื•ืจ, ื•ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ื—ื™ื™ื‘. ืจื‘ื ืืžืจ ืคื˜ื•ืจ โ€” ื“ื”ื ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืื™ืกื•ืจื. ื•ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ โ€” ื“ื”ื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื‘ืขืœืžื.

Il a รฉtรฉ dit : s'il voulait lancer [un objet ร ] deux [amot] et l'a lancรฉ ร  quatre : Rava dit : il est exempt ; Abaye dit : il est redevable. Rava dit exempt, car il ne visait pas un lancer de quatre [amot].

Abaye dit redevable, car il visait un lancer ordinaire. S'il pensait [รชtre dans] le domaine privรฉ (rechout hayahid) et il s'est avรฉrรฉ que c'รฉtait le domaine public (rechout harabim) : Rava dit : il est exempt ; et Abaye dit : il est redevable.

Rava dit exempt, car il ne visait pas un lancer interdit. Et Abaye dit redevable, car il visait un lancer ordinaire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื”ื ืœื ืื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืื™ืกื•ืจ ื•ื™ื”ื ืฉื•ื’ื’ ื‘ืฉื‘ืช ืื• ื‘ืžืœืื›ื” ืื‘ืœ ื–ื” ืื™ื ื• ืฉื•ื’ื’ ืœื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ื‘ืžืœืื›ื•ืช ืืœื ืžืชืขืกืง ื‘ื“ื‘ืจ ืื—ื“ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื•ืขืœืชื” ื‘ื™ื“ื• ืื™ืกื•ืจ:
Car il ne visait pas un lancer interdit : [on est chogeg] quand on se trompe sur le Chabbat ou sur la melakha. Mais celui-ci ne se trompe ni sur le Chabbat ni sur les melakhot : il s'occupe d'une chose permise, et il en rรฉsulte un interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Deux autres controverses sur le mรชme principe. Le transport de quatre amot en domaine public est une melakha ; moins de quatre amot est permis. Pour Rava, l'intention doit porter sur l'acte interdit lui-mรชme ; sinon l'homme est mitasek et exempt. Pour Abaye, il suffit de viser l'acte ordinaire (un lancer) pour รชtre chogeg et donc redevable d'une hatat.

Rachi prรฉcise la catรฉgorie : le chogeg se trompe sur le Chabbat ou sur l'interdit de la melakha ; le mitasek accomplit un acte permis dont le rรฉsultat se rรฉvรจle interdit.

3
ื•ืฆืจื™ื›ื: ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืงืžื™ื™ืชื, ื‘ื”ื”ื™ื ืงืืžืจ ืจื‘ื โ€” ื“ื”ื ืœื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื—ืชื™ื›ื” ื“ืื™ืกื•ืจื. ืื‘ืœ ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื–ืจื•ืง ืฉืชื™ื ื•ื–ืจืง ืืจื‘ืข, ื“ืืจื‘ืข ื‘ืœื ืชืจืชื™ ืœื ืžื™ื–ื“ืจืงื™ ืœื™ื”, ืื™ืžื ืžื•ื“ื” ืœื™ื” ืœืื‘ื™ื™. ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื‘ื”ื, ื‘ื”ื ืงืืžืจ ืจื‘ื โ€” ื“ื”ื ืœื ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืืจื‘ืข, ืื‘ืœ ื›ืกื‘ื•ืจ ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืžืฆื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื, ื“ืžื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืืจื‘ืข โ€” ืื™ืžื ืžื•ื“ื™ ืœื™ื” ืœืื‘ื™ื™, ืฆืจื™ื›ื.

Et c'est nรฉcessaire (tsrikha) : car si [la Guemara] nous avait enseignรฉ le premier [cas], dans celui-lร  Rava dit [exempt] parce qu'il ne visait pas une coupe interdite ; mais s'il voulait lancer ร  deux et a lancรฉ ร  quatre, puisque quatre ne se lancent pas sans deux, j'aurais dit qu'il reconnaรฎt [la position] d'Abaye. Et si elle nous avait enseignรฉ celui-ci, dans celui-ci Rava dit [exempt] parce qu'il ne visait pas un lancer de quatre ; mais s'il pensait [รชtre dans] le domaine privรฉ et il s'est avรฉrรฉ que c'รฉtait le domaine public, oรน il vise un lancer de quatre, j'aurais dit qu'il reconnaรฎt [la position] d'Abaye.

C'est nรฉcessaire.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืฆืจื™ื›ื ืœืื™ืคืœื•ื’ื™ ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื“ืžื™ ืœื”ื“ื“ื™:
Et c'est nรฉcessaire : qu'ils soient en dรฉsaccord dans tous [ces cas], bien qu'ils se ressemblent.
ื“ืืจื‘ืข ื‘ืœื ืชืจืชื™ ืœื ืžื–ื“ืจื™ืง ื•ื–ื” ืฉื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืฉืชื™ื ื•ื–ืจืง ืืจื‘ืข ื ืขืฉื™ืช ืžื—ืฉื‘ืชื• ื“ื”ื ื™ืฉ ื‘ื›ืœืœ ื“' ืฉืชื™ื ื”ืœื›ืš ืœืื• ืžืชืขืกืง ื”ื•ื:
Quatre ne se lancent pas sans deux : et celui qui voulait deux et a lancรฉ quatre, sa pensรฉe s'est rรฉalisรฉe, car deux sont inclus dans quatre ; il n'est donc pas mitasek.
ื“ืœื ืื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื“ืืจื‘ืข ื•ื‘ืฆื™ืจ ืžื”ื ื™ ืœื ืฉื ื–ืจื™ืงื” ืขืœื”:
Car il ne visait pas un lancer de quatre : et en dessous de cela, le nom de lancer ne s'y applique pas.
ืื‘ืœ ื›ืกื‘ื•ืจ ืจื”"ื™ ื”ื•ื ื•ื›ื•' ื“ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื–ืจื™ืงื” ื’ืžื•ืจื”:
Mais s'il pensait [รชtre dans] le domaine privรฉ, etc. : car il visait un lancer complet.
๐Ÿ’ก Explication

Structure classique de tsrikhouta : la Guemara justifie la prรฉsence de trois controverses semblables. Chaque cas rapproche l'intention de l'acte interdit.

Dans le lancer de deux ร  quatre amot, les deux amot visรฉes sont incluses dans les quatre. Dans le cas du domaine, il visait un lancer de quatre amot, seul le lieu รฉtait inconnu. On aurait pu penser que Rava rejoint Abaye dans ces cas ; la Guemara enseigne qu'il maintient l'exemption.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tsrikha : chaque cas ajoute une raison de donner raison ร  AbayeCouperAucune intentionde coupe interdite-> Rava exempte2 -> 4 amotLes 2 amot sont inclusesdans les 4 : pensรฉepartiellement rรฉalisรฉeRH -> RHRIl visait un lancerde 4 amot et plus :lancer completDe gauche ร  droite, l'intention se rapproche de l'acte interdit :on aurait pu penser que Rava rejoint Abaye. La Guemara montre qu'il maintient l'exemption.
Progression des trois cas : l'intention se rapproche de l'acte interdit, et Rava exempte toujours.
4
ืชื ืŸ ืดืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืชืด, ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื”: ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™? ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœื ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช, ื‘ืฉืœืžื ืœืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื—ื™ื™ื‘, ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ื™ื“ืข ืืกื•ืจื ื“ืฉื‘ืช ื•ื™ื“ืข (ืœื”) ืื™ืกื•ืจ ืžืœืื›ื•ืช, ื•ืงื ื˜ืขื™ ื‘ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ. ืืœื ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ืคื˜ื•ืจ, ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช?

Nous avons appris [dans la Mishna] : "Les avot melakhot sont quarante moins une", et nous nous sommes interrogรฉs : pourquoi ce nombre ? Et R.

Yo'hanan a dit : [pour enseigner] que s'il les a toutes faites dans un seul oubli (helem ehad), il est redevable pour chacune. Cela se comprend selon Abaye, qui dit que dans un tel cas il est redevable : tu trouves ce cas lorsqu'il connaรฎt l'interdit du Chabbat et connaรฎt l'interdit des melakhot, et se trompe sur les mesures (chiourim).

Mais selon Rava, qui dit exempt, comment trouves-tu [ce cas] de zadon Chabbat (Chabbat connu) et chigegat melakhot (melakhot ignorรฉes) ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœื”ืื™ ืฉื ืฉืชื›ื—ื” ืชื•ืจืช ื›ืœ ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช ืžืžื ื• ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ื—ืฉื™ื‘ื ืœื™ื” ื›ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ืœื—ื™ื•ื‘ื™ื” ืื›ืœ ื—ื“ื ื›ื’ื•ืŸ ื“ื™ื“ืข ืœื™ื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ื•ื˜ืขื” ื‘ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืฉื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื•ืขืฉื” ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื“ืœื›ื•ืœืŸ ื™ืฉ ืฉื™ืขื•ืจ:
Tu trouves ce cas : celui ร  qui l'enseignement de toutes les lois du Chabbat a รฉtรฉ oubliรฉ ; et malgrรฉ cela on le considรจre comme zadon Chabbat et chigegat melakhot, pour le rendre redevable pour chacune : par exemple il connaรฎt le Chabbat quant ร  ses interdits mais se trompe sur les mesures : il voulait faire moins que la mesure et a fait la mesure, car toutes ont une mesure.
ืืœื ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ืคื˜ื•ืจ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืฉื•ื ืื“ื ืขืœ ื›ืœ ืžืœืื›ื” ื•ืžืœืื›ื” ืฉื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืขืœ ื›ืจื—ืš ื‘ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ื•ืฉื’ื’ืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ื•ื ื“ื‘ืขื™ืช ืœืืฉื›ื•ื—ื™ื” ื•ื”ื›ื ื“ืื™ืขืœื™ืžื• ื›ื•ืœื”ื• ืžื™ื ื™ื” ืžืื™ ื–ื“ื•ืŸ ืฉื‘ืช ืื™ื›ื ื‘ืžื” ื ื™ื›ืจ ืœื• ืฉื‘ืช ืžืฉืืจ ื™ืžื™ื:
Mais selon Rava qui dit exempt, comment trouves-tu : qu'un homme soit redevable pour chaque melakha dans un seul oubli ? Forcรฉment c'est dans [le cas de] zadon Chabbat et chigegat melakhot qu'il faut le trouver ; or ici, oรน tout lui est cachรฉ, quel zadon Chabbat y a-t-il ? En quoi le Chabbat se distingue-t-il pour lui des autres jours ?
๐Ÿ’ก Explication

Rappel de la rรจgle : celui qui connaรฎt le Chabbat mais ignore que telle melakha est interdite (zadon Chabbat, chigegat melakhot) apporte une hatat par melakha. Pour les 39, il faut un homme qui ignore toutes les melakhot tout en sachant que c'est Chabbat.

Selon Abaye, il connaรฎt les interdits et se trompe seulement sur les chiourim (mesures) : il pensait rester en dessous du seuil. Selon Rava, une telle erreur fait de lui un mitasek, exempt. Il faut donc qu'il ignore les melakhot elles-mรชmes ; alors, que sait-il du Chabbat ?

5
ื”ื ื™ื—ื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ื“ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืฉื’ื’ ื‘ื›ืจืช, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื–ื™ื“ ื‘ืœืื• โ€” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ื™ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืœืื•. ืืœื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ, ื“ืืžืจ ืขื“ ืฉื™ืฉื’ื•ื’ ื‘ืœืื• ื•ื›ืจืช, ื“ื™ื“ืข ืœื” ืœืฉื‘ืช ื‘ืžืื™? ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ, ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื.

Cela va si [Rava] pense comme R. Yo'hanan, qui dit : dรจs lors qu'il a ignorรฉ le karet, mรชme s'il a agi sciemment quant ร  l'interdit (lav), tu trouves ce cas : il connaรฎt le Chabbat par son interdit.

Mais s'il pense comme R. Chimon ben Lakich, qui dit : [il n'est chogeg] que s'il ignore l'interdit et le karet, par quoi connaรฎt-il le Chabbat ?

Il le connaรฎt par les tehoumin (limites de dรฉplacement), et selon R. Akiva.

๐Ÿ’ก Explication

Deux dรฉfinitions du chogeg. Pour R. Yo'hanan, il suffit d'ignorer la sanction de karet : l'homme sait que les melakhot sont interdites (lav) et reste chogeg ; son savoir sur l'interdit fait le zadon Chabbat. Pour Rech Lakich, il faut ignorer ร  la fois le lav et le karet ; il ne sait donc rien des melakhot.

Rรฉponse : il connaรฎt l'interdit des tehoumin. Pour R. Akiva, cet interdit est de la Torah (sans karet), ce qui suffit ร  distinguer le Chabbat des autres jours.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
39 hatat en un seul oubli : quel zadon Chabbat ?R. Yo'hanan : le nombre 39une hatat par melakhaAbayeIl connaรฎt les interditsmais se trompe sur les mesures(shiourim)Rava : erreur de mesure = mitasekIl faut zadon Chabbatet chigegat melakhot.Que sait-il du Chabbat ?R. Yo'hanan (karet)Il connaรฎt le lav,ignore le karetRech Lakich (lav + karet)Il connaรฎt les tehouminselon R. Akiva
Comment trouver 39 hatat en un seul oubli : Abaye (erreur de mesure) et Rava (selon R. Yo'hanan ou Rech Lakich).
6
ืžืชื ื™ืณ ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช: ื”ื–ื•ืจืข, ื•ื”ื—ื•ืจืฉ, ื•ื”ืงื•ืฆืจ, ื•ื”ืžืขืžืจ, ื•ื”ื“ืฉ, ื•ื”ื–ื•ืจื”. ื”ื‘ื•ืจืจ, ื”ื˜ื•ื—ืŸ, ื•ื”ืžืจืงื“, ื•ื”ืœืฉ, ื•ื”ืื•ืคื”.

MISHNA. Les avot melakhot (catรฉgories principales de travaux) sont quarante moins une : celui qui sรจme, et celui qui laboure, et celui qui moissonne, et celui qui gerbe (mรฉamer), et celui qui bat, et celui qui vanne ; celui qui trie, celui qui moud, et celui qui tamise, et celui qui pรฉtrit, et celui qui cuit au four.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื”ื–ื•ืจื” ื‘ืจื—ืช ืœืจื•ื—:
Mishna. Celui qui vanne : avec la pelle, au vent.
ื”ื‘ื•ืจืจ ืคืกื•ืœืช ื‘ื™ื“ื™ื•:
Celui qui trie : les dรฉchets, ร  la main.
ื”ืžืจืงื“ ื‘ื ืคื” ื•ื‘ื’ืž' ืคืจื™ืš ื”ื ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื—ื“ื ื”ื™ื ื“ืœื”ืคืจื™ืฉ ืคืกื•ืœืช ืžืชื•ืš ืื•ื›ืœ ื ืขืฉื•ืช ืฉืœืฉืชืŸ:
Celui qui tamise : au tamis. Et dans la Guemara on objecte : toutes celles-ci sont une seule [melakha], puisque les trois servent ร  sรฉparer les dรฉchets de la nourriture.
ื”ืื•ืคื” ืœื ื”ื•ื” ื‘ืžืฉื›ืŸ ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืืœื ื‘ืคืช ื•ืคืช ืœื ืฉื™ื™ื›ื ื‘ืžืœืื›ืช ื”ืžืฉื›ืŸ ืื‘ืœ ื›ื•ืœื”ื• ืงืžื™ื™ืชื ื”ื•ืื™ ื‘ืกืžืžื ื™ืŸ ืฉืœ ืฆื‘ืข ืชื›ืœืช ื•ืืจื’ืžืŸ ื•ืชื•ืœืขืช ืฉื ื™ ื•ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ื“ืฉื‘ื™ืง ืชื ื ืžื‘ืฉืœ ื“ื”ื•ื™ ื‘ืกืžืžื ื™ื ื•ื ืงื˜ ืื•ืคื” ื•ืฉื™ืขื•ืจืŸ ืฉืœ ืืœื• ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื—ื•ืฅ ืžื—ื•ืจืฉ ื“ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื”ื‘ื•ื ื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื’.):
Celui qui cuit au four : cela n'existait pas au Michkan, car cela ne concerne que le pain, et le pain ne relรจve pas du travail du Michkan ; mais toutes les prรฉcรฉdentes existaient pour les plantes tinctoriales de la teinture tekhelet, argaman et tolaat chani. Et dans la Guemara on objecte que le Tanna a laissรฉ de cรดtรฉ "cuisiner" (mevachel), qui existait pour les plantes, et a mentionnรฉ "cuire au four". Et leur mesure est celle d'une figue sรจche (grogeret), sauf pour le labour, [redevable] pour toute quantitรฉ, plus loin au chapitre Habonรฉ (Chabbat 103a).
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ืงื•ืฆืจ ื•ื”ืžืขืžืจ ื•ื”ื“ืฉ ื•ื”ื–ื•ืจื” ื•ื”ื‘ื•ืจืจ ื•ื”ื˜ื•ื—ืŸ ื•ื”ืžืจืงื“ ื•ื”ืœืฉ ื•ื”ืื•ืคื” ื•ื”ื’ื•ื–ื– ืืช ื”ืฆืžืจ ื•ื”ืžืœื‘ื ื• ื•ื”ืžื ืคืฆื• ื”ืฆื•ื‘ืขื• ื•ื”ื˜ื•ื•ื” ื•ื”ืžื™ืกืš ื•ื”ืขื•ืฉื” ืฉืชื™ ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ ื•ื”ืื•ืจื’ ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ื”ืคื•ืฆืข ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ื”ืงื•ืฉืจ ื•ื”ืžืชื™ืจ ื•ื”ืชื•ืคืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช ื•ื”ืงื•ืจืข ืข"ืž ืœืชืคื•ืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช ื•ื”ืฆื“ ืฆื‘ื™ ื•ื”ืฉื•ื—ื˜ื• ื•ื”ืžืคืฉื™ื˜ื• ื•ื”ืžื•ืœื—ื• ื”ืžืขื‘ื“ื• ื•ื”ืžื•ื—ืงื• ื•ื”ืžื—ืชื›ื• ื”ื›ื•ืชื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื”ื‘ื•ื ื” ื•ื”ืกื•ืชืจ ื•ื”ืžื›ื‘ื” ื•ื”ืžื‘ืขื™ืจ ื•ื”ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ื•ื”ืžื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื™ ืืœื• ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช. ื”ื ื“ืžืชื™ืจ ื—ื™ื™ื‘ ืฆืจื™ืš ืœื“ืงื“ืง ืื™ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ื•ืงื ื‘ืžืชื™ืจ ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ืื• ืืฃ ื‘ืžืชื™ืจ ืœื—ื•ื“ื™ื” ื•ืื™ืŸ ืœื“ืงื“ืช ืžื“ืœื ืชื ื™ ืžืชื™ืจ ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ื›ื“ืชื ื™ ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘. ื“ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœื ืชื ื™ ืกื•ืชืจ ืขืœ ืžื ืช ืœื‘ื ื•ืช ื•ื‘ืคืจืง ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืœื:) ืงืืžืจ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืกื•ืชืจ ืขืœ ืžื ืช ืœื‘ื ื•ืช. ื•ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ"ื™ ื‘ื’ืžืจื ื“ืฃ ืขื“: ื“ืื™ ืžืชืจืžื™ ืชืจื™ ื—ื•ื˜ื™ ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื‘ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื–ื” ืืฆืœ ื–ื” ืฉืจื™ ื—ื“ ื•ืงื˜ื™ืจ ื—ื“ ืžืฉืžืข ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืœื ืข"ืž ืœืงืฉื•ืจ ืื‘ืœ ืจ"ื— ื•ืจืฉื‘"ื ืคื™ืจืฉื• ื›ืฉื ืคืกืง ื—ื•ื˜ ืื—ื“ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืžืชื™ืจ ืฉื ื™ ื”ืงืฉืจื™ื ื•ืžืฉืœื™ืš ืคื™ืกื•ืง ื”ืืžืฆืขื™ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืงื•ืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื ื™ื—ื“ ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืงืฉืจ ืื—ื“ ื•ืœื”ืš ืคื™' ืžืฉืžืข ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืชื™ืจ ืข"ืž ืœืงืฉื•ืจ: ื’ืž' ืชื ื ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื–ื•ืžืจ ื•ื”ื ื•ื˜ืข ื•ื”ืžื‘ืจื™ืš ื•ื”ืžืจื›ื™ื‘ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื ื–ื•ืžืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื˜ื™ืœ ืืกืคืกืชื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื ื™ื‘ ืกื™ืœืงื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ืชื ื™ื ื”ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ื—ื•ืคืจ ื•ื”ื—ื•ืจืฅ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื‘ืฉื•ืฉื™ืช ื•ื ื˜ืœื” ื‘ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื”. ื‘ืฉื“ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ. ืืžืจ ืจื‘ื ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื•ืžื ื•ื˜ืžืžื” ื‘ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื‘ืฉื“ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ ื"ืจ ืื‘ื ื”ื—ื•ืคืจ ื’ื•ืžื ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืขืคืจื” ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื” ืืคื™' ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ื”"ืž ืžืชืงืŸ ืื‘ืœ ื”ืื™ ืžืงืœืงืœ ื”ื•ื. ืชื ื ื”ืงื•ืฆืจ ื•ื”ื‘ื•ืฆืจ ื•ื”ื’ื•ื“ืจ ื•ื”ืžื•ืกืง ื•ื”ืื•ืจื” ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ื"ืจ ืคืคื ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉื“ื ืคื™ืกื ืœื“ื™ืงืœื ื•ื ืชืจ ืชืžืจื™ ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืชื•ืœืฉ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืžืคืจืง. ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืื™ืŸ ื“ืจืš ืชืœื™ืฉื” ื‘ื›ืš ื•ืื™ืŸ ื“ืจืš ืคืจื™ืงื” ื‘ื›ืš. ื’ืจืกื™' ื‘ืค' ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”.) ื”ื—ื•ืœื‘ ื•ื”ืžื—ื‘ืฅ ื•ื”ืžื’ื‘ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ืืžืจ ื—ื•ืœื‘ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืคืจืง ื•ื”ืžื—ื‘ืฅ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ืจืจ ื•ืžื’ื‘ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื•ืžืคืจืง ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื“ืฉ ืืžืจ ืจื‘ื ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื›ื ื™ืฃ ืžื™ืœื—ื ืžืžื™ืœื—ืชื ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืขืžืจ ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืื™ืŸ ืขื™ืžื•ืจ ืืœื ื‘ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื•ื›ืŸ ื”ืœื›ื” :
Mishna. Les avot melakhot sont quarante moins une : celui qui sรจme, et celui qui laboure, et celui qui moissonne, et celui qui gerbe, et celui qui bat, et celui qui vanne, et celui qui trie, et celui qui moud, et celui qui tamise, et celui qui pรฉtrit, et celui qui cuit ; et celui qui tond la laine, et celui qui la blanchit, et celui qui la carde, celui qui la teint, et celui qui file, et celui qui ourdit, et celui qui fait deux lices, et celui qui tisse deux fils, et celui qui sectionne deux fils, et celui qui noue, et celui qui dรฉnoue, et celui qui coud deux points, et celui qui dรฉchire afin de coudre deux points ; et celui qui piรจge un cerf, et celui qui l'abat, et celui qui le dรฉpouille, celui qui le sale, celui qui tanne sa peau, et celui qui la racle, et celui qui la dรฉcoupe ; celui qui รฉcrit deux lettres, celui qui efface afin d'รฉcrire deux lettres ; celui qui construit, et celui qui dรฉmolit, et celui qui รฉteint, et celui qui allume, et celui qui frappe du marteau, et celui qui transporte d'un domaine ร  l'autre : voilร  les avot melakhot, quarante moins une. Ce qui est dit, que celui qui dรฉnoue est redevable, il faut examiner s'il n'est redevable que s'il dรฉnoue afin de nouer, ou mรชme s'il dรฉnoue seulement. On ne peut pas le dรฉduire du fait que [la Mishna] n'enseigne pas "qui dรฉnoue afin de nouer" comme elle enseigne "qui efface afin d'รฉcrire" ; car de mรชme elle n'enseigne pas "qui dรฉmolit afin de construire", et au chapitre Bameh madlikin (Chabbat 31b) il est dit qu'il faut dรฉmolir afin de construire. Selon ce que Rachi a expliquรฉ dans la Guemara (74b) : s'il arrive que deux [nล“uds] se trouvent ensemble sur deux fils voisins, il en dรฉfait un et en noue un ; cela implique qu'il est redevable sans [intention de] nouer. Mais Rabbenou Hananel et le Rachbam ont expliquรฉ : quand un fil s'est rompu en deux endroits, il dรฉfait les deux nล“uds, jette le morceau du milieu, et renoue les deux extrรฉmitรฉs ensemble, et il n'y a lร  qu'un seul nล“ud ; selon cette explication, il faut dรฉnouer afin de nouer. Guemara. On a enseignรฉ : celui qui sรจme, qui taille (zomer), qui plante, qui provigne (mavrikh) et qui greffe : tous sont une seule melakha. Rav Kahana dit : celui qui taille et a besoin du bois est redevable de deux [hatat] : l'une au titre de planter, l'autre au titre de moissonner. Rav Yossef dit : celui qui coupe de la luzerne (aspasta) est redevable de deux : l'une au titre de moissonner, l'autre au titre de planter. Abaye dit : celui qui coupe des bettes (silka) est redevable de deux : l'une au titre de moissonner, l'autre au titre de planter. On a enseignรฉ : celui qui laboure, qui creuse et qui fait un sillon : tous sont une seule melakha. Rav Chechet dit : s'il avait une butte et l'a enlevรฉe, ร  la maison il est redevable au titre de construire, au champ au titre de labourer. Rava dit : s'il avait un trou et l'a bouche, ร  la maison il est redevable au titre de construire, au champ au titre de labourer. R. Abba dit : celui qui creuse un trou et n'a besoin que de sa terre en est exempt, mรชme selon R. Yehouda qui dit qu'on est redevable pour une melakha qui n'est pas nรฉcessaire pour elle-mรชme ; cela vaut pour celui qui amรฉliore (metaken), et celui-ci dรฉtรฉriore (mekalkel). On a enseignรฉ : celui qui moissonne, qui vendange, qui rรฉcolte les dattes (goder), qui cueille les olives (mossek) et qui cueille les figues (oreh) : tous sont une seule melakha. Rav Papa dit : celui qui lance une motte vers un palmier et fait tomber des dattes est redevable de deux : l'une au titre d'arracher (tolech), l'autre au titre d'extraire (mefarek). Rav Achi dit : on n'arrache pas de cette maniรจre, et on n'extrait pas de cette maniรจre. Nous lisons au chapitre Hamatsnia (Chabbat 95a) : celui qui trait, celui qui fait cailler et celui qui fait du fromage, pour la mesure d'une figue sรจche, est redevable. Et on a dit : celui qui trait est redevable au titre d'extraire, celui qui fait cailler au titre de trier, celui qui fait du fromage au titre de construire ; et celui qui extrait est redevable au titre de battre. Rava dit : celui qui rassemble du sel d'une saline est redevable au titre de gerber (meamer). Abaye dit : le gerbage ne concerne que ce qui pousse de la terre. Et telle est la halakha.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut de la Mishna des 39 melakhot, texte de base de toutes les lois du Chabbat. Le premier groupe suit la fabrication, du semis ร  la cuisson. Selon Rachi, ces opรฉrations รฉtaient pratiquรฉes au Michkan pour les plantes tinctoriales (tekhelet, argaman, tolaat chani) ; seul ofรจh (cuire au four) relรจve du pain, et la Guemara demandera pourquoi le Tanna n'a pas citรฉ bichoul (cuisson).

Le Roch recopie la Mishna, discute si le matir (dรฉnouer) exige l'intention de renouer, puis rassemble les toldot (dรฉrivรฉes) des premiรจres melakhot : tailler, planter, creuser, rรฉcolter, traire, rassembler du sel. Il tranche comme Abaye : le mรฉamer ne s'applique qu'aux produits du sol.

7
ื”ื’ื•ื–ื– ืืช ื”ืฆืžืจ, ื”ืžืœื‘ื ื•, ื•ื”ืžื ืคืฆื•, ื•ื”ืฆื•ื‘ืขื•, ื•ื”ื˜ื•ื•ื”, ื•ื”ืžื™ืกืš, ื•ื”ืขื•ืฉื” ืฉืชื™ ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ, ื•ื”ืื•ืจื’ ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ, ื•ื”ืคื•ืฆืข ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ. ื”ืงื•ืฉืจ, ื•ื”ืžืชื™ืจ, ื•ื”ืชื•ืคืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช, ื”ืงื•ืจืข ืขืœ ืžื ืช ืœืชืคื•ืจ [ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช].

Celui qui tond la laine, celui qui la blanchit, et celui qui la carde, et celui qui la teint, et celui qui file, et celui qui ourdit, et celui qui fait deux lices (batei nirin), et celui qui tisse deux fils, et celui qui sectionne deux fils ; celui qui noue, et celui qui dรฉnoue, et celui qui coud deux points, celui qui dรฉchire afin de coudre [deux points].

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ื”ื’ื•ื–ื– ืฆืžืจ ื•ื›ืœ ืฉืืจ ืžืœืื›ื•ืช ืฉื™ื™ื›ื™ ื‘ืฆืžืจ ืฉืœ ืžืœืื›ืช ื”ืžืฉื›ืŸ:
Celui qui tond la laine : et toutes les autres melakhot [de ce groupe] concernent la laine du travail du Michkan.
ื”ืžืœื‘ื ื• ืžื›ื‘ืกื• ื‘ื ื”ืจ:
Celui qui la blanchit : il la lave au fleuve.
ื”ืžื ืคืฆื• ืงืจืคื™"ืจ ื‘ืœืข"ื–:
Celui qui la carde : carpir en langue vernaculaire (carder).
ื”ืžื™ืกืš ืื•ืจื“ื™"ืจ:
Celui qui ourdit : ourdir en langue vernaculaire.
ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ ืœื™ืฆ"ืฉ ืฉื ืชืŸ ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื ื™ืจ ื•ื‘ื’ื•ื–ื– ื•ื‘ืžืœื‘ืŸ ื•ื›ื•ืœื”ื• ืื™ื ืš ืžืคืจืฉ ืฉื™ืขื•ืจืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื”ืื•ืจื’:
Lices : lices en langue vernaculaire : il place deux fils dans l'ล“illet de la lice (beit nir). Et pour celui qui tond, celui qui blanchit et toutes les autres, leur mesure est expliquรฉe plus loin au chapitre Haoreg.
ื”ืคื•ืฆืข ืžื ืชืง ืคืขืžื™ื ืฉื™ืฉ ื‘ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ื•ืžื ืชืง ืžื”ืŸ ื•ืžืงืœื™ืฉืŸ ืœืฆื•ืจืš ื•ื”ื ื™ ื›ื•ืœื”ื• ืžืžื™ืกืš ื•ืื™ืœืš ืขื“ ืงื•ืฉืจ ื•ืžืชื™ืจ ืฉื™ื™ื›ื™ ื‘ื™ืจื™ืขื•ืช ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืžืื™ ืงื•ืฉืจ ื•ืžืื™ ืžืชื™ืจ ืื™ื›ื:
Celui qui sectionne : il coupe ; parfois il y a trop [de matiรจre] dans deux fils, et il en retranche et les amincit selon le besoin. Et toutes celles-ci, depuis ourdir jusqu'ร  nouer et dรฉnouer, concernent les tentures (yeriot) ; et plus loin on explique quel nouage et quel dรฉnouage il y avait.
ื•ืชื•ืคืจ ื•ืงื•ืจืข ื‘ื™ืจื™ืขื•ืช ื”ื•ื:
Coudre et dรฉchirer : cela concerne les tentures.
ืขืœ ืžื ืช ืœืชืคื•ืจ ืคืขืžื™ื ืฉื”ื ืงื‘ ืขื’ื•ืœ ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืชื•ืคืจื• ื™ืคื” ืื"ื› ืงื•ืจืขื• ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ืื‘ืœ ืงื•ืจืข ืฉืœื ืœืชืคื•ืจ ืœื ื”ื•ื™ ื‘ืžืฉื›ืŸ:
Afin de coudre : parfois le trou est rond et il ne peut le coudre proprement sans le dรฉchirer, comme on l'explique dans la Guemara ; mais dรฉchirer sans [intention de] coudre n'existait pas au Michkan.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืขื•ืฉื” ืฉื ื™ ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ืœืžื” ืคื™ืจืฉ ื›ืืŸ ื•ื‘ืื•ืจื’ ื•ื‘ืคื•ืฆืข ื•ื‘ืชื•ืคืจ ื•ื‘ื›ื•ืชื‘ ืฉื™ืขื•ืจ ื˜ืคื™ ืžื‘ืฉืืจ:
Celui qui fait deux lices : il faut expliquer pourquoi [la Mishna] prรฉcise ici une mesure, ainsi que pour tisser, sectionner, coudre et รฉcrire, davantage que pour les autres.
ื”ืงื•ืฉืจ ื•ื”ืžืชื™ืจ ืฆ"ืข ืื™ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืžืชื™ืจ ืฉืœื ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ืื™ ืœื ื•ืžื“ืœื ืชื ื™ ืœื™ื” ื›ื“ืชื ื™ ืžื•ื—ืง ืข"ืž ืœื›ืชื•ื‘ ืื™ืŸ ืœื“ืงื“ืง ื“ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœื ืงืชื ื™ ืกื•ืชืจ ืข"ืž ืœื‘ื ื•ืช ื•ื‘ืค' ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ืœื:) ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ื“ื™ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืกื•ืชืจ ืข"ืž ืœื‘ื ื•ืช ื•ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื‘ื’ืžืจื (ื“ืฃ ืขื“:) ื“ืื™ ืžืชืจืžื™ ืœื™ื” ืชืจื™ ืงื™ื˜ืจื™ ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื‘ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื–ื” ืืฆืœ ื–ื” ืฉืจื™ ื—ื“ ื•ืžื ื™ื— ื—ื“ ืžืฉืžืข ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืœื ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ื•ืœืฉื•ืŸ ืงื˜ืจ ืœื ืžืฉืžืข ื›ืคื™ืจื•ืฉื• ืื‘ืœ ืจ"ื— ืคื™ืจืฉ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื›ืฉื ืคืกืง ื—ื•ื˜ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื•ื ืงืฉืจ ืžืชื™ืจื™ืŸ ื‘' ื”ืงืฉืจื™ื ื•ืžืฉืœื™ื›ื™ืŸ ืœื—ื•ืฅ ื”ืืžืฆืขื™ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืงื•ืฉืจื™ืŸ ืฉืชื™ ื”ืจืืฉื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืงืฉืจ ื' ื•ืœืคื™ ื–ื” ืžืฉืžืข ื“ื‘ืขื™ ืžืชื™ืจ ืข"ืž ืœืงืฉื•ืจ ื•ื”ื ื“ืœื ืชื ื™ ืœื™ื” ื‘ืžืชื™ืจ ื•ื‘ืกื•ืชืจ ืคื™ืจืฉืชื™ ื‘ืคืจืง ื‘' (ื“ืฃ ืœื:) ื“"ื” ื•ืกื•ืชืจ:
Celui qui noue et celui qui dรฉnoue : il faut examiner s'il est redevable pour dรฉnouer sans [intention de] nouer ou non. On ne peut pas le dรฉduire du fait qu'elle ne l'enseigne pas comme elle enseigne "qui efface afin d'รฉcrire", car de mรชme elle n'enseigne pas "qui dรฉmolit afin de construire", et au chapitre Bameh madlikin (plus haut, Chabbat 31b) nous disons explicitement qu'il faut dรฉmolir afin de construire. Selon ce que Rachi a expliquรฉ dans la Guemara (74b) : s'il lui arrive deux nล“uds ensemble sur deux fils voisins, il en dรฉfait un et laisse l'autre ; cela implique qu'il est redevable sans [intention de] nouer. Mais le terme "kitra" (nล“ud) ne correspond pas ร  son explication. Rabbenou Hananel a expliquรฉ, et ainsi ressort-il du Yerouchalmi : quand un fil s'est rompu en deux endroits et a รฉtรฉ nouรฉ, on dรฉfait les deux nล“uds, on jette le [morceau] du milieu et on renoue les deux extrรฉmitรฉs l'une ร  l'autre, et il n'y a lร  qu'un seul nล“ud. Selon cela, il faut dรฉnouer afin de nouer. Et pourquoi elle ne l'enseigne pas pour dรฉnouer et pour dรฉmolir, je l'ai expliquรฉ au chapitre 2 (31b), ร  l'entrรฉe "vessoter".
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme groupe : la laine et la fabrication des tentures (yeriot) du Michkan, de la tonte ร  la couture. Plusieurs melakhot portent une mesure dans la Mishna mรชme (deux lices, deux fils, deux points) ; le Tossefot demande pourquoi celles-ci seulement.

Sur matir (dรฉnouer), le Tossefot hรฉsite : faut-il l'intention de renouer, comme pour soter (dรฉmolir afin de construire) ? L'explication de Rachi (74b) laisse entendre que non ; celle de Rabbenou Hananel, appuyรฉe par le Yerouchalmi, implique que oui.

8
ื”ืฆื“ ืฆื‘ื™, ื”ืฉื•ื—ื˜ื•, ื•ื”ืžืคืฉื™ื˜ื•, ื”ืžื•ืœื—ื•, ื•ื”ืžืขื‘ื“ ืืช ืขื•ืจื•, ื•ื”ืžืžื—ืงื•, ื•ื”ืžื—ืชื›ื•.

Celui qui piรจge un cerf, celui qui l'abat, et celui qui le dรฉpouille, celui qui le sale, et celui qui tanne sa peau, et celui qui la racle, et celui qui la dรฉcoupe.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ืฆื“ ืืช ื”ืฆื‘ื™ ื•ื›ืœ ืžืœืื›ืช ืขื•ืจื• ื ื•ื”ื’ืช ื‘ืชื—ืฉื™ื ืœืžืฉื›ืŸ ื‘ืขื•ืจื•ืชื™ื”ืŸ:
Celui qui piรจge le cerf : et tout le travail de sa peau se pratiquait avec les tehachim pour le Michkan, avec leurs peaux.
ื”ืžื•ืœื—ื• ืœืขื•ืจ:
Celui qui le sale : pour la peau.
ืžืžื—ืงื• ืžื’ืจืจ ืฉืขืจื•:
Celui qui la racle : il en racle le poil.
ืžื—ืชื›ื• ืžืงืฆืขื• ื•ืžื—ืชื›ื• ืœืจืฆื•ืขื•ืช ื•ืกื ื“ืœื™ื:
Celui qui la dรฉcoupe : il la taille et la dรฉcoupe en laniรจres et en sandales.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme groupe : les peaux. Les couvertures du Michkan รฉtaient faites de peaux de bรฉliers et de tehachim ; d'oรน la chaรฎne complรจte : piรฉger (tsad), abattre (chohet), dรฉpouiller, saler, tanner, racler, dรฉcouper ร  la mesure.

9
ื”ื›ื•ืชื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช, ื•ื”ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช. ื”ื‘ื•ื ื”, ื•ื”ืกื•ืชืจ, ื”ืžื›ื‘ื”, ื•ื”ืžื‘ืขื™ืจ, ื”ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ, ื”ืžื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช โ€” ื”ืจื™ ืืœื• ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช.

Celui qui รฉcrit deux lettres, et celui qui efface afin d'รฉcrire deux lettres ; celui qui construit, et celui qui dรฉmolit ; celui qui รฉteint, et celui qui allume ; celui qui frappe du marteau ; celui qui transporte d'un domaine ร  l'autre. Voilร  les avot melakhot, quarante moins une.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ื•ืชื‘ ื•ืžื•ื—ืง ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื’:) ืžืคืจืฉ ืœืžืื™ ืžื™ื‘ืขื™ื ืœืžืฉื›ืŸ ืฉื›ืŸ ืจื•ืฉืžื™ืŸ ืขืœ ืงืจืฉื™ ื”ืžืฉื›ืŸ ืœื™ื“ืข ืื™ื–ื” ื‘ืŸ ื–ื•ื’ื• ื•ื›ื•ืชื‘ ืื•ืช ื‘ื–ื• ื•ืื•ืช ื‘ื–ื• ื•ืžื•ื—ืง ืคืขืžื™ื ืฉื˜ืขื”:
ร‰crire et effacer : plus loin (Chabbat 103b) on explique en quoi cela รฉtait nรฉcessaire au Michkan : on marquait les planches du Michkan pour savoir quelle รฉtait sa voisine, et on รฉcrivait une lettre sur l'une et une lettre sur l'autre ; et on effaรงait parfois quand on s'รฉtait trompรฉ.
ืžื›ื‘ื” ื•ืžื‘ืขื™ืจ ื‘ืืฉ ืฉืชื—ืช ื”ื“ื•ื“ ืฉืœ ืกืžืžื ื™ืŸ:
ร‰teindre et allumer : le feu sous le chaudron des plantes tinctoriales.
ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ื”ื•ื ื’ืžืจ ื›ืœ ืžืœืื›ื” ืฉื›ืŸ ืื•ืžืŸ ืžื›ื” ื‘ืงื•ืจื ืก ืขืœ ื”ืกื“ืŸ ืœื”ื—ืœื™ืงื• ื‘ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืœื™ื” ืืœื ื‘ื’ืžืจ ืžืœืื›ื”:
Frapper du marteau : c'est l'achรจvement de toute melakha, car l'artisan frappe du marteau sur l'enclume pour lisser [l'objet] ร  la fin du travail ; et notre Mishna aussi ne rend redevable qu'ร  l'achรจvement du travail.
๐Ÿ’ก Explication

Dernier groupe : le montage du Michkan et les opรฉrations gรฉnรฉrales. ร‰crire et effacer servaient ร  marquer les planches ; รฉteindre et allumer, au feu des teintures. Make bepatich dรฉsigne le dernier coup qui achรจve un objet. Hotsaa (transporter d'un domaine ร  l'autre) clรดt la liste ; c'est par elle que s'ouvre le traitรฉ.

La Mishna rรฉpรจte le total, quarante moins une ; R. Yo'hanan en a dรฉduit (segment 3) qu'on apporte une hatat par melakha.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).