Shabbat 73b โ€” Les avot melakhot et leurs familles : semer, labourer, moissonner, battre

Shabbat 73b

Sougya : La Guemara commence l'analyse de la Mishna des 39 avot melakhot. R.

Yo'hanan explique pourquoi la Mishna donne leur nombre : celui qui les accomplit toutes en un seul oubli apporte une hatat pour chacune. Le daf passe ensuite les premiรจres melakhot une ร  une (semer, labourer, moissonner, gerber, battre) et, pour chacune, une baraita รฉnumรจre les actes qui forment avec elle une seule melakha.

Les Amoraim discutent des cas oรน un seul geste entraรฎne deux hatat (tailler en gardant le bois, couper la luzerne ou les bettes, abattre des dattes d'un jet de motte), du rรดle du lieu (maison ou champ) et de l'acte destructeur (mekalkel). Le daf s'arrรชte sur la question : vanner, trier et tamiser, est-ce la mรชme chose ?

Kulan melakha ahat : actes regroupรฉs sous un seul avZorea - semer(but : faire pousser)zorea - semerzomer - taillernotea - plantermavrikh - provignermarkiv - grefferHorech - labourer(but : ameublir le sol)horech - labourerhofer - creuserhorets - sillonnerKotser - moissonner(but : dรฉtacher du sol)kotser - moissonnerbotser - vendangergoder - cueillir dattesmossik - gauler olivesoreh - cueillir figuesDach - battre(but : dรฉgager le produit)dach - battremenapets - broyer le linmenapet - รฉgrener le cotonConsรฉquence : plusieurs actes d'une mรชme famille en un seul oubli = une seule hatat.Des actes de familles diffรฉrentes en un seul oubli = une hatat par famille (R. Yo'hanan, seg. 0).
Les baraitot du daf : chaque colonne est une seule melakha ; les actes qu'elle contient ne donnent qu'une hatat ensemble.
Un seul geste, deux melakhot : hayav chtayimGeste1re hatat : dรฉtacher2e hatat : autre aspectRav Kahanatailler + besoin du boiskotser (le bois lui sert)notea (la vigne pousse mieux)Rav Yosefcouper la luzernekotser (fourrage)notea (elle repousse)Abayecouper des betteskotser (lรฉgume)zorea (elles repoussent)Rav Pappamotte jetรฉe sur le palmiertolech (toldat kotser)mefarek (toldat dach)Rav Ashi contre Rav Pappa : jeter une motte n'est pas la maniรจre de cueillir ni de dรฉgager -> patour
Les cas oรน un seul geste rend redevable de deux hatat, et l'objection de Rav Ashi.
1
ื’ืžืณ ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•ืœื ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช.

Guemara. Le nombre, pourquoi me faut-il ?

R. Yo'hanan a dit : [il enseigne] que s'il les a toutes accomplies en un seul oubli (hรฉ'lem ehad), il est redevable pour chacune d'elles.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืžื ื™ื ื ืœืžื” ืœื™ ืœื™ืชื ื™ ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื—ื•ืจืฉ ื›ื•' ื•ืื ื ื—ื–ื™ื ื ืื™ ืืจื‘ืขื™ืŸ ื ื™ื ื”ื•:
Le nombre, pourquoi me faut-il : qu'il enseigne [simplement] les avot melakhot : celui qui sรจme, celui qui laboure, etc., et je verrai bien moi-mรชme s'il y en a quarante.
ืฉืื ืขืฉืืŸ ื›ื•' ื•ื‘ื ืœื”ื•ื“ื™ืขืš ืฉืื ื ืชืขืœืžื• ื›ืœ ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช ืžืžื ื• ื—ื™ื™ื‘ ื›ืžื” ื—ื˜ืื•ืช ืขืœื™ื•:
Que s'il les a accomplies, etc. : il vient t'apprendre que si toutes les lois du Chabbat lui ont รฉchappรฉ, il est redevable de plusieurs hatat.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna a prรฉcisรฉ : quarante moins une. La Guemara demande ร  quoi sert ce total, puisqu'on peut compter la liste. Rรฉponse de R. Yo'hanan : le nombre fixe le nombre maximal de hatat (sacrifice expiatoire pour une faute involontaire). Si quelqu'un a oubliรฉ toutes les lois du Chabbat (hรฉ'lem ehad, un seul oubli) et a fait les 39 melakhot, il apporte 39 hatat, une par av.

2
ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื—ื•ืจืฉ. ืžื›ื“ื™ ืžื›ืจื‘ ื›ืจื‘ื™ ื‘ืจื™ืฉื, ืœื™ืชื ื™ ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ื“ืจ ืœื™ืชื ื™ ื–ื•ืจืข! ืชื ื ื‘ืืจืฅ ื™ืฉืจืืœ ืงืื™ ื“ื–ืจืขื™ ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ื›ืจื‘ื™.

Celui qui sรจme et celui qui laboure. Voyons : on laboure d'abord !

Qu'il enseigne labourer, et ensuite semer ! Le Tanna se place en Erets Israรซl, oรน l'on sรจme d'abord et oรน l'on laboure ensuite.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื›ืจื‘ ื›ืจื‘ื™ ื—ื•ืจืฉื™ืŸ:
Makhrav karvi (on laboure) : on laboure.
ื‘ื"ื™ ืงืฉื” ื”ื™ื ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื›ืกื•ืช ื‘ืœื ื—ืจื™ืฉื” ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื”ื ื ืžื™ ื—ืจื™ืฉื” ื”ื™ื:
En Erets Israรซl : [le sol] est dur et on ne peut pas recouvrir [la semence] sans labourer ; et il nous apprend que cela aussi est un labour.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื›ื“ื™ ืžื›ืจื‘ ื›ืจื‘ื™ ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ื›ื•' ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ื“ืง ื”ื›ื™ ื‘ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื”ืžื›ื‘ื” ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ื”ืžื‘ืขื™ืจ ื“ื”ื›ื ื›ืœ ืกื™ื“ื•ืจื ื“ืคืช ื ืงื˜ ื›ืกื“ืจ ืœื‘ื“ ืžื—ืจื™ืฉื”:
Voyons, on laboure d'abord, puis etc. : on ne peut pas faire la mรชme remarque sur ce qu'il enseigne รฉteindre avant allumer, car ici il suit tout l'ordre de la fabrication du pain, sauf pour le labour.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna suit l'ordre des travaux du pain. D'oรน la question : pourquoi zorea (semer) prรฉcรจde-t-il horech (labourer) ? En Erets Israรซl, le sol est dur ; on laboure aprรจs les semailles pour enfouir la graine. Rachi en tire une rรจgle : ce labour de recouvrement est lui aussi un labour interdit.

Tossefot : l'ordre รฉteindre / allumer en fin de Mishna ne pose pas la mรชme question, car seule la sรฉrie du pain suit un ordre chronologique.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi la Mishna cite semer avant labourer ?Ordre attendu :labourersemerErets Israรซl :semerlabourer (recouvrir)Sol dur : on laboure aprรจs les semailles pour enfouir la graine ; ce labour compte aussi.
L'ordre de la Mishna reflรจte la pratique agricole d'Erets Israรซl.
3
ืชื ื: ื”ื–ื•ืจืข, ื•ื”ื–ื•ืžืจ, ื•ื”ื ื•ื˜ืข, ื•ื”ืžื‘ืจื™ืš, ื•ื”ืžืจื›ื™ื‘ โ€” ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืžืื™ ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ? [ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ] ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื—ื, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™, ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืžื™: ื–ื•ืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข, ื•ื”ื ื•ื˜ืข ื•ื”ืžื‘ืจื™ืš ื•ื”ืžืจื›ื™ื‘ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข. ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ืื™ืŸ, ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ืœื? ืื™ืžื: ืืฃ ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข.

Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui sรจme, celui qui taille, celui qui plante, celui qui provigne et celui qui greffe : tous sont une seule melakha. Que nous apprend-il ?

[Il nous apprend ceci :] celui qui fait plusieurs melakhot de la nature d'une seule melakha n'est redevable que d'une [hatat]. R.

Aha a dit au nom de R. Hiya bar Achi au nom de R.

Ami : celui qui taille est redevable au titre de planter ; et celui qui plante, celui qui provigne et celui qui greffe sont redevables au titre de semer. Au titre de semer oui, et au titre de planter non ?

Dis : aussi au titre de semer.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ ื“ื–ื•ืžืจ ื ืžื™ ืœืฆืžื•ื—ื™ ืื™ืœื ื ื”ื•ื ื•ื ืคืงื ืžื™ื ื” ื“ืื™ ืขื‘ื“ ืœื™ื” ื›ื•ืœืŸ ื‘ื”ื“ื™ ื–ื•ืจืข ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื—ื“ื ื“ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ื›ื•' ื–ื•ืจืข ืื‘ ืžืœืื›ื” ื•ื ื•ื˜ืข ื ืžื™ ืื‘ ืžืœืื›ื” ื”ื•ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื–ื•ืจืข ืืœื ืฉื–ื” ื‘ื–ืจืขื™ื ื•ื–ื” ื‘ืื™ืœื ื•ืช ื•ื›ืŸ ืžื‘ืจื™ืš ื•ืžืจื›ื™ื‘ ืื‘ืœ ื–ื•ืžืจ ืชื•ืœื“ื”:
Tous sont une seule melakha : car tailler aussi sert ร  faire pousser l'arbre. La consรฉquence pratique : s'il les a toutes faites avec semer, il n'est redevable que d'une, car celui qui fait plusieurs melakhot, etc. Semer est un av melakha, et planter est aussi un av melakha, car c'est semer, sauf que l'un concerne les graines et l'autre les arbres ; de mรชme provigner et greffer. Mais tailler est une toldah (dรฉrivรฉ).
ื–ื•ืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืชื•ืœื“ืช ื ื•ื˜ืข ื“ืœืฆืžื•ื—ื™ ืขื‘ื™ื“:
Celui qui taille est redevable : au titre d'un dรฉrivรฉ de planter, car il agit pour faire pousser.
ื•ื ื•ื˜ืข ื’ื•ืคื™ื” ื•ื›ืŸ ืžื‘ืจื™ืš ื•ืžืจื›ื™ื‘:
Et celui qui plante : lui-mรชme ; et de mรชme provigner et greffer.
ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ื›ืœื•ืžืจ ืื™ื ื”ื• ื ืžื™ ื–ื•ืจืข ื”ืŸ ื–ื” ืื‘ ื‘ื–ืจืขื™ื ื•ื–ื” ืื‘ ื‘ืื™ืœื ื•ืช:
Redevable au titre de semer : c'est-ร -dire qu'eux aussi sont semer ; l'un est l'av pour les graines, l'autre l'av pour les arbres.
ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ืœื ืืžื‘ืจื™ืš ื•ืืžืจื›ื™ื‘ ืงืื™:
Au titre de planter non : cela porte sur provigner et greffer.
ืื™ืžื ืืฃ ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ื“ื”ืš ื–ืจื™ืขื” ื‘ืื™ืœื ื•ืช ื•ืื™ ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ ื–ื•ืจืข ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื—ื“ื ื•ืชื• ืœื:
Dis : aussi au titre de semer : car c'est lร  le semer des arbres ; et s'il le fait avec semer, il n'est redevable que d'une seule, et pas davantage.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ืื™ืŸ ืœื”ื•ื›ื™ื— ืžื›ืืŸ ื“ืฆืจื™ืš ืœื”ืชืจื•ืช ืืชื•ืœื“ื” ืžืฉื•ื ืื‘ ื“ื”ื ืœื ืงืืžืจ ืฉืฆืจื™ืš ืœื”ืชืจื•ืชื• ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ืืœื ื“ืื ื”ืชืจื” ื‘ื• ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข ื“ื—ื™ื™ื‘ ืื‘ืœ ื‘ืจื™ืฉ ืคืจืง ืชื•ืœื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงืœื—.) ืžืฉืžืข ืงืฆืช ื“ืฆืจื™ืš ืœื”ืชืจื•ืช ืืชื•ืœื“ื” ืžืฉื•ื ืื‘ ื“ืงืืžืจ ืžืฉืžืจ ืžืฉื•ื ืžืื™ ืžืชืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” (ืฉื™ื”ื ื—ื™ื™ื‘) ืจื‘ื” ืืžืจ ืžืฉื•ื ื‘ื•ืจืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ืืžืจ ืžืฉื•ื ืžืจืงื“ ื•ื’ื ื–ื” ื™ืฉ ืœื“ื—ื•ืช ื“ื”ื›ื™ ืคื™ืจื•ืฉื• ืžืฉื•ื ืžืื™ ืžืชืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” ืฉื™ื”ื ื—ื™ื™ื‘ ืจื‘ื” ืืžืจ ืžืฉื•ื ื‘ื•ืจืจ ืื‘ืœ ืื ื”ืชืจื• ื‘ื• ืžืฉื•ื ืžืจืงื“ ืคื˜ื•ืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืชืจื”ื• ืžืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ื“ื•ืžื” ืœื• ื”ื•ื ืกื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืžืœืขื™ื’ ื‘ื• ื•ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืื ื”ืชืจื” ื‘ื• ืกืชื ืืœ ืชืฉืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื ืจืื” ืฉื’ื ืจ"ื— ืจื•ืฆื” ืœืคืจืฉ ื›ืŸ ื•ืขื•ื“ ืจืื™ื” ื“ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื‘ื ืงืžื (ื“ืฃ ื‘.) ืงืืžืจ ื•ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ืืžืื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ืื‘ ื•ืืžืื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ืชื•ืœื“ื” ื•ืœื ืžืฉื ื™ ื“ืœื”ื›ื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ืื‘ ื“ืฆืจื™ืš ืœื”ืชืจื•ืช ืืชื•ืœื“ื” [ืžืฉื•ื] ืื‘:
Au titre de semer : on ne peut pas prouver d'ici qu'il faut avertir (hatraa) pour une toldah au titre de l'av, car il ne dit pas qu'il faut l'avertir au titre de semer ; il dit seulement que s'il l'a averti au titre de semer, il est redevable. Mais au dรฉbut du chapitre Tolin (plus loin, Chabbat 138a), il semble un peu qu'il faille avertir pour la toldah au titre de l'av, puisqu'on y dit : celui qui filtre, ร  quel titre l'avertit-on (pour qu'il soit redevable) ? Rabba dit : au titre de trier ; R. Zeira dit : au titre de tamiser. Cela aussi peut รชtre repoussรฉ, et voici le sens : ร  quel titre l'avertit-on pour qu'il soit redevable ? Rabba dit : au titre de trier ; mais si on l'a averti au titre de tamiser, il est exempt, car on l'avertit au titre d'une chose qui ne lui ressemble pas, et il pense qu'on se moque de lui, et il est exempt. Mais si on l'a averti sans prรฉciser : ne filtre pas, il est redevable. Il semble que Rabbenou Hananel aussi veuille expliquer ainsi. Autre preuve : au dรฉbut de Baba Kama (2a), on dit : et selon R. Eliezer, qui rend redevable pour une toldah lร  oรน l'av l'est aussi, pourquoi appeler l'un av et l'autre toldah ? Et on ne rรฉpond pas qu'on l'appelle av parce qu'il faut avertir pour la toldah au titre de l'av.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita pose le principe : kulan melakha ahat. Plusieurs actes qui relรจvent d'une mรชme melakha, faits en un seul oubli, ne donnent qu'une hatat.

R. Ami distingue : tailler (zomer) est une toldah (dรฉrivรฉ) de planter, car il stimule la croissance ; planter, provigner (enfouir une branche encore attachรฉe pour qu'elle prenne racine) et greffer relรจvent de semer. La Guemara corrige la formule : ils relรจvent aussi de semer. Pour le Chabbat, semer et planter forment un mรชme av (graines ou arbres).

Tossefot discute la hatraa (avertissement prรฉalable, condition de la peine par le tribunal) : faut-il mentionner l'av quand on avertit pour une toldah ? Conclusion : un avertissement gรฉnรฉral suffit ; un avertissement au titre d'une melakha sans rapport rend exempt.

4
ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื: ื–ื•ืžืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื: ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ, ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื˜ืœ ืืกืคืกืชื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื: ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ, ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื ื™ื‘ ืกื™ืœืงื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื: ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ, ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื–ื•ืจืข.

Rav Kahana a dit : celui qui taille et a besoin du bois est redevable de deux : une au titre de moissonner et une au titre de planter. Rav Yosef a dit : celui qui coupe de la luzerne est redevable de deux : une au titre de moissonner et une au titre de planter.

Abaye a dit : celui qui coupe des bettes est redevable de deux : une au titre de moissonner et une au titre de semer.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื–ื•ืžืจ ืœื”ืฆืžื™ื— ื”ื’ืคืŸ:
Celui qui taille : pour faire pousser la vigne.
ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ืœื”ืกืงื” ืžืฉื•ื ื“ืฆืจื™ืš ืœื”ื ื”ื•ื™ื ืชื•ืœื“ื” ื“ืงื•ืฆืจ ื“ืฆืจื™ืš ื ืžื™ ืœืงืฆื•ืจ:
Et a besoin du bois : pour le chauffage ; puisqu'il en a besoin, c'est une toldah de moissonner, car il a aussi besoin de couper.
ื“ืงื˜ืœ ืืกืคืกืชื ืฉื—ืช ื•ืงื•ืฆืจื™ืŸ ืื•ืชื• ื’' ืคืขืžื™ื ื‘ื—ื“ืฉ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืฆื•ืžื—:
Coupe de la luzerne : du fourrage vert, qu'on coupe trois fois par mois et qui repousse.
ื“ืงื ื™ื‘ ืกื™ืœืงื ื—ื•ืชืš ืชืจื“ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ื’ื“ืœื™ืŸ:
Coupe des bettes : il coupe des bettes encore attachรฉes au sol, et elles repoussent.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื–ื•ืžืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื–ื” ื‘ื•ืจืจ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื•.) ืชื• ื—ื–ื™ื•ื” ืœื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื”ื•ื” ืงื ื›ืกื— ืืžืจ ืœื”ืŸ ื›ื”ืŸ ื•ื–ืžื™ืจ ืืžืจื• ืœื™ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœืขืงืœ ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“ ืื ื™ ืฆืจื™ืš ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื”ื›ื ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื›ื”"ื’ ืฉืื™ืŸ ื”ืื™ืœืŸ ืžื™ืชืงืŸ ื‘ื›ืš ืืœื ืžืชืงืœืงืœ:
Celui qui taille et a besoin du bois est redevable de deux : et ce qui est dit au chapitre Zeh borer (Sanhรฉdrin 26a) : ils virent encore un homme qui taillait [en chmita] ; il dit : Cohen et tailleur ! Ils lui dirent : il peut dire, j'ai besoin de liens pour le pressoir. Bien qu'ici on dise qu'il est redevable au titre de planter, lร -bas il s'agit d'un cas oรน l'arbre n'est pas amรฉliorรฉ par cela, mais abรฎmรฉ.
ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ื ืจืื” ื“ืืคื™ืœื• ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื‘ืขื™ื ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ื“ืœื ืžื™ืงืจื™ ื‘ืขืฆื™ื ืงื•ืฆืจ ืืœื ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืืงื•ืจืข ืขืœ ืžื ืช ืœืชืคื•ืจ ื•ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘ ื•ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืค' ื—ื‘ื™ืช (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืžื”.) ืื—ื“ ื›ื‘ืฉื™ื ื•ืื—ื“ ืฉืœืงื•ืช ืฉืกื—ื˜ืŸ ืœื’ื•ืคืŸ ืžื•ืชืจ ืœืžื™ืžื™ื”ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ื•ืืžืื™ ืฉืจื™ ืœื’ื•ืคืŸ ืœื™ื”ื•ื™ ื›ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ืืœื ื˜ืขืžื ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ื“ื™ืฉื” ื‘ื›ืš:
Et a besoin du bois : il semble que mรชme selon R. Yehouda, qui rend redevable d'une melakha she-einah tserikha legufah, il faille qu'il ait besoin du bois, car pour le bois on ne l'appelle moissonneur que dans ce cas ; c'est comme celui qui dรฉchire pour coudre ou efface pour รฉcrire. Et c'est comme R. Yo'hanan dit plus loin au chapitre Havit (Chabbat 145a) : les lรฉgumes marinรฉs comme les lรฉgumes cuits, s'il les presse pour eux-mรชmes, c'est permis ; pour leur jus, il est redevable d'une hatat. Pourquoi est-ce permis pour eux-mรชmes ? Que ce soit comme une melakha she-einah tserikha legufah ! La raison est plutรดt que ce n'est pas la maniรจre de battre.
๐Ÿ’ก Explication

Ici, un seul geste touche deux melakhot diffรฉrentes : il donne donc deux hatat. Couper une plante attachรฉe au sol, quand on veut la partie coupรฉe, est kotser (moissonner). Si la coupe fait aussi repousser la plante, elle vaut notea ou zorea.

Rav Kahana exige que l'on ait besoin du bois : sans cela, la coupe ne vaut pas moisson. Tossefot prรฉcise que cette condition vaut mรชme pour R. Yehouda : sans usage du bois, l'acte n'a pas la forme d'une moisson.

5
ื•ื”ื—ื•ืจืฉ. ืชื ื: ื”ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ื—ื•ืคืจ ื•ื”ื—ื•ืจืฅ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื‘ืฉื•ืฉื™ืช ื•ื ื˜ืœื”, ื‘ื‘ื™ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื”, ื‘ืฉื“ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ. ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื•ืžื ื•ื˜ืžืžื”, ื‘ื‘ื™ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื”, ื‘ืฉื“ื” โ€” ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ.

Et celui qui laboure. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui laboure, celui qui creuse et celui qui trace un sillon : tous sont une seule melakha.

Rav Chechet a dit : s'il avait une butte et l'a enlevรฉe, dans la maison, il est redevable au titre de construire ; dans le champ, au titre de labourer. Rava a dit : s'il avait un trou et l'a comblรฉ, dans la maison, il est redevable au titre de construire ; dans le champ, au titre de labourer.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื”ื—ื•ืจืฅ ืขื•ืฉื” ื—ืจื™ืฆื™ืŸ ื‘ืงืจืงืข:
Celui qui trace un sillon : il fait des sillons dans le sol.
ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื“ื›ื•ืœื”ื• ืœืจืคื•ื™ื™ ืืจืขื ืขื‘ื™ื“ื™:
Une seule melakha : il n'est redevable que d'une, car tous servent ร  ameublir la terre.
ื’ื‘ืฉื•ืฉื™ืช ืชืœ ืงื˜ืŸ:
Une butte : un petit monticule.
ื‘ื‘ื™ืช ืฉื™ื™ืš ื‘ื ื™ืŸ ืฉืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ืฉื•ื•ืช ืงืจืงืขื™ืชื•:
Dans la maison : on parle de construction, car il veut รฉgaliser le sol.
ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ ื“ืžืจืคื™ ืืจืขื:
Au titre de labourer : car il ameublit la terre.
ื’ื•ืžื ื•ื˜ืžืžื” ื‘ืขืคืจ ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืจืฉ ืฉื”ืขืคืจ ืฉืžื™ืœืื” ื‘ื• ื”ื•ื™ ืจืคื•ื™ ื•ื˜ื•ื‘ ืœื–ืจื™ืขื” ื•ื”ืฉื•ื” ืœืงืจืงืข ืœื”ื™ื•ืช ื ื–ืจืข ืขื ื”ืฉื“ื”:
Un trou et l'a comblรฉ : avec de la terre ; c'est labourer, car la terre dont il l'a rempli est meuble et bonne pour semer, et il l'a mise au niveau du sol pour qu'elle soit ensemencรฉe avec le champ.
๐Ÿ’ก Explication

La famille de horech rรฉunit les actes qui ameublissent la terre : labourer, creuser, tracer des sillons.

Rav Chechet et Rava montrent qu'un mรชme geste change de melakha selon le lieu. Dans une maison, รฉgaliser le sol est un travail de boneh (construire). Dans un champ, c'est un travail de labour, qui prรฉpare la terre aux semailles.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Niveler le sol : le lieu dรฉtermine la melakhaRav Chechetenlever une butteRavacombler un trouDans la maisonboneh - construireDans le champhorech - labourerMaison : on รฉgalise le sol du bรขtiment. Champ : on ameublit la terre pour semer.
Enlever une butte ou combler un trou : construire dans la maison, labourer dans le champ.
6
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื: ื”ื—ื•ืคืจ ื’ื•ืžื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืขืคืจื” โ€” ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื”. ื•ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื“ืืžืจ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” โ€” ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืžืชืงืŸ, ื”ืื™ โ€” ืžืงืœืงืœ ื”ื•ื.

R. Abba a dit : celui qui creuse un trou le Chabbat et n'a besoin que de sa terre est exempt.

Et mรชme selon R. Yehouda, qui dit qu'une melakha she-einah tserikha legufah rend redevable, cela vaut pour celui qui amรฉliore ; celui-ci abรฎme.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืืœื ืœืขืคืจื” ืœื›ืกื•ืช ืฆื•ืื”:
Que de sa terre : pour couvrir des excrรฉments.
ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื” ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืžืฉื•ื ื‘ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื“ืงืœืงื•ืœ ื”ื•ื ื•ืœื–ืจื™ืขื” ื ืžื™ ืœื ื—ื–ื™ื ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื”:
Il est exempt : il n'y a pas ici de construction dans la maison, car c'est un dommage, et [le trou] ne convient pas non plus pour semer ; mais s'il avait besoin [du trou], il serait redevable au titre de construire.
ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืคืจืง ื”ืžืฆื ื™ืข (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืฆื’:) ื’ื‘ื™ ืžื•ืฆื™ื ืืช ื”ืžืช ื‘ืžื˜ื”:
Selon R. Yehouda : au chapitre Hamatsnia (plus loin, Chabbat 93b), ร  propos de celui qui sort le mort sur un lit.
ืžืชืงืŸ ื›ืžื• ืžื•ืฆื™ื ืืช ื”ืžืช ืœืงื•ื‘ืจื• ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœื’ื•ืคื” ื“ื”ื•ืฆืื” ื•ืœื ืœืžืช ืืœื ืœืคื ื•ืช ื‘ื™ืชื• ื•ื”ื•ืฆืื” ื”ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืœื—ืคืฅ ื–ื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ:
Qui amรฉliore : comme celui qui sort le mort pour l'enterrer : il n'a besoin ni de la sortie elle-mรชme ni du mort, mais de vider sa maison. Une sortie tserikha legufah, c'est par exemple quand il a besoin de cet objet ร  un autre endroit.
ืžืงืœืงืœ ื”ื•ื ืืช ื‘ื™ืชื•:
Il abรฎme : sa maison.
๐Ÿ’ก Explication

Deux notions se croisent. Melakha she-einah tserikha legufah : un acte fait pour un autre but que le rรฉsultat propre de la melakha. Ici, on veut la terre, pas le trou. R. Chimon exempte ce cas, R. Yehouda rend redevable.

R. Abba exempte mรชme selon R. Yehouda, car l'acte est mekalkel (destructeur) : un trou dans le sol de la maison l'abรฎme, et il ne sert pas ร  semer. R. Yehouda ne rend redevable que pour un acte mitaken (qui amรฉliore), comme sortir un mort pour l'enterrer, ce qui libรจre la maison.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Creuser un trou pour sa terre seulement (R. Abba)Creuse un trouveut seulement la terreQuestion 1 : melakha she-einahtserikha legufah ?R. Yehouda : hayav en principeQuestion 2 : mitaken ou mekalkel ?le trou abรฎme la maisonet ne sert pas ร  semerMekalkel -> patourmรชme selon R. Yehouda
Deux obstacles indรฉpendants ; le second (mekalkel) suffit ร  exempter mรชme selon R. Yehouda.
7
ื•ื”ืงื•ืฆืจ. ืชื ื: ื”ืงื•ืฆืจ, ื”ื‘ื•ืฆืจ, ื•ื”ื’ื•ื“ืจ ื•ื”ืžืกื™ืง, ื•ื”ืื•ืจื” โ€” ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช. ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉื“ื ืคื™ืกื ืœื“ื™ืงืœื ื•ืืชืจ ืชืžืจื™ ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื: ืื—ืช ืžืฉื•ื ืชื•ืœืฉ, ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืžืคืจืง. ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ืื™ืŸ ื“ืจืš ืชืœื™ืฉื” ื‘ื›ืš, ื•ืื™ืŸ ื“ืจืš ืคืจื™ืงื” ื‘ื›ืš.

Et celui qui moissonne. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui moissonne, celui qui vendange, celui qui rรฉcolte les dattes, celui qui gaule les olives et celui qui cueille les figues : tous sont une seule melakha.

Rav Pappa a dit : celui qui jette une motte sur un palmier et fait tomber des dattes est redevable de deux : une au titre d'arracher et une au titre de dรฉgager (mefarek). Rav Achi a dit : ce n'est pas la maniรจre d'arracher, et ce n'est pas la maniรจre de dรฉgager.

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ื’ื•ื“ืจ ื‘ืชืžืจื™ื:
Goder : pour les dattes.
ื•ืžื•ืกืง ื‘ื–ื™ืชื™ื:
Et mossik : pour les olives.
ืื•ืจื” ื‘ืชืื ื™ื:
Oreh : pour les figues.
ื“ืฉื“ื ืคื™ืกื ืœื“ื™ืงืœื ื–ืจืง ืคื™ืกืช ืจื’ื‘ื™ื ืœื“ืงืœ:
Jette une motte sur le palmier : il lance un morceau de terre sur le palmier.
ื•ืืชืจ ืชืžืจื™ ื”ืฉื™ืจ ื”ืชืžืจื™ื:
Et fait tomber des dattes : il fait tomber les dattes.
ืชื•ืœืฉ ืชื•ืœื“ื” ื“ืงื•ืฆืจ:
Arracher : dรฉrivรฉ de moissonner.
ืžืคืจืง ืชื•ืœื“ื” ื“ื“ืฉ ืฉืžืคืจืง ืชื‘ื•ืื” ืžืฉื‘ืœื™ื” ืœืฉื•ืŸ ืคื•ืจืง ืžืŸ ื”ื—ืžื•ืจ ื“ื™ืฉืงืืจื’ื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื– ืจื‘ื™ื ื• ืœื•ื™ ื•ื’ื ื‘ืชืฉื•ื‘ืช ืจื‘ื™ื ื• ืžืฉื•ืœื ื”ื’ืื•ืŸ ืžืฆืืชื™ ื›ืŸ ื•ืืฃ ื–ื” ืžืคืจืง ื”ืชืžืจื™ื ืžืŸ ื”ืžื›ื‘ื“ื•ืช:
Dรฉgager : dรฉrivรฉ de battre, qui dรฉgage le grain de ses รฉpis ; c'est le terme de dรฉcharger l'รขne, deschargier en langue vernaculaire. [Ainsi l'explique] Rabbenou Levi, et je l'ai trouvรฉ aussi dans une rรฉponse de Rabbenou Mechoulam Gaon ; et celui-ci aussi dรฉgage les dattes des rรฉgimes.
ืื™ืŸ ื“ืจืš ืชืœื™ืฉื” ื•ืคืจื™ืงื” ื‘ื›ืš ืขืœ ื™ื“ื™ ื–ืจื™ืงื” ืืœื ืื• ื‘ื™ื“ ืื• ื‘ื›ืœื™ ื•ืชื•ืœืฉ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื•ื ื•ืคื˜ื•ืจ:
Ce n'est pas la maniรจre d'arracher et de dรฉgager : par un jet ; on le fait soit ร  la main soit avec un instrument ; il arrache de faรงon inhabituelle (kilahar yad), et il est exempt.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืžืคืจืง ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื›ืžื• ืฉืžืคืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืฉืžืคืจืง ื”ืื™ืœืŸ ืžืžืฉืื• ืžืŸ ื”ืคื™ืจื•ืช ืฉืขืœื™ื• ืืœื ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ ืฉื™ืฉ ืขืœ ื”ืชืžืจื™ื ืงืœื™ืคื” ื”ืขืœื™ื•ื ื” ื•ื›ืฉื”ื•ื ืžื›ื” ื‘ืชืžืจื™ื ืžืคืจืง ืืช ื”ืงืœื™ืคื” ืžืŸ ื”ืชืžืจื™ื ื•ื”ื•ื™ ื›ืžื• ื“ืฉ ืฉืžืคืจืง ืืช ื”ืชื‘ื•ืื” ืžืŸ ื”ืฉื‘ื•ืœืช:
Et une au titre de dรฉgager : il ne semble pas au Ri que ce soit, comme l'explique Rachi, qu'il dรฉcharge l'arbre de sa charge de fruits ; c'est plutรดt comme l'explique Rabbenou Chemouel : les dattes ont une pellicule extรฉrieure, et quand il frappe les dattes, il dรฉtache la pellicule des dattes ; c'est comme battre, qui dรฉgage le grain de l'รฉpi.
ืžืคืจืง ืคื™ืจืฉ"ื™ ื“ื”ื•ื” ืชื•ืœื“ื” ื“ื“ืฉ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ื”ืžืฆื ื™ืข (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืฆื”.) ืืžืจ ื“ื—ื•ืœื‘ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืคืจืง ื•ืื™ ื”ื•ื” ืชื•ืœื“ื” ื“ื“ืฉ ื”ื ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื’ื‘ื™ ื”ืคื•ืฆืข ื—ืœื–ื•ืŸ ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืื™ืŸ ื“ื™ืฉื” ืืœื ื‘ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื•ืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ื“ื•ืงื ื—ืœื–ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื“ื’ ืคื˜ืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื™ ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ืœื‘ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื“ื‘ื”ืžื” ื—ืฉื™ื‘ื ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื–:) ื“ื”ื [ืข"ื› ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืฉื•ื] ื“ื™ืœืคื™ื ืŸ ืœื”ื• ืžืกืžืžื ื™ืŸ ืฉื‘ืžืฉื›ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ื™ืฉื” ืืœื ื‘ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ืœื’ื‘ื™ ื“ื‘ืจ ื”ื’ื“ืœ ืžืžืฉ ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื‘ื”ืžื” ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ืฉื•ื›ืจ ืืช ื”ืคื•ืขืœื™ื (ื‘"ืž ืคื˜.) ืžื” ื“ื™ืฉ ืžื™ื•ื—ื“ ืฉื”ื•ื ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื•ืคื•ืขืœ ืื•ื›ืœ ื‘ื• ืืฃ ื›ืœ ื›ื•' ื™ืฆื ื”ื—ื•ืœื‘ ื•ื”ืžื’ื‘ืŸ ื›ื•' ื•ื“ื•ื—ืง ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื”ืžืฆื ื™ืข ืืชื™ื ื›ืจ"ื™ ื“ืคืœื™ื’ ืœืงืžืŸ ืื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ืžืคืจืง ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง ื“ื›ืฉื—ื•ืœื‘ ืžืžื—ืง ืืช ื”ื“ื“ ื•ืžื—ืœื™ืงื• ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื‘ืคืจืง ื—ื‘ื™ืช (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงืžื“:) ืืžืจื™ื ืŸ ื—ื•ืœื‘ ืื“ื ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืื‘ืœ ืœื ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื•ืœืจ"ืช ืžื” ืœื™ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” ืžื” ืœื™ ืœืชื•ืš ื”ืงืขืจื” ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื"ืฉ ื“ืžืขื™ืงืจื ื›ืฉื”ื™ื” ื‘ื“ื“ื™ืŸ ื—ืฉื™ื‘ ืื•ื›ืœ ื•ื›ืฉื—ื•ืœื‘ ืœืชื•ืš ื”ืงื“ืจื” (ื“ื”ืฉืชื) ื ืžื™ ื”ื•ื™ ืื•ื›ืœ ื•ืœื ื“ืžื™ ืœื“ืฉ ืฉื ืฉืชื ื” ื•ื ืจืื” ื“ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืืข"ืค (ื›ืชื™ื‘ื•ืช ืก.) ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืจื™ื ื•ืก ื’ื•ื ื— ื™ื•ื ืง ื—ืœื‘ ื‘ืฉื‘ืช ืž"ื˜ ืžืคืจืง ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ื•ื ื•ื‘ืžืงื•ื ืฆืขืจ ืœื ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ ื•ืคืกื™ืง ื”ืชื ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื™ ืžืจื™ื ื•ืก ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื•ืžืจ ื“ืืฃ ืœืจื‘ื ืŸ ืืกื•ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืžื™ื—ื–ื™ ื›ืžืคืจืง ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ืืกื™ืจื ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืฉืจื™ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ืชืจืชื™ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื•ื‘ืžืงื•ื ืฆืขืจ:
Dรฉgager : Rachi explique que c'est un dรฉrivรฉ de battre. Rabbenou Tam objecte : ร  la fin de Hamatsnia (plus loin, Chabbat 95a), on dit que celui qui trait est redevable au titre de dรฉgager ; si c'รฉtait un dรฉrivรฉ de battre, on dit plus loin, ร  propos de celui qui รฉcrase le hilazon, que selon les Rabbanan il n'y a de battage que pour ce qui pousse du sol. On ne peut pas dire que les Rabbanan n'exemptent que pour le hilazon, qui est un poisson et ne pousse pas du sol, mais qu'ils rendent redevable pour la traite, car l'animal compte comme poussant du sol, ainsi qu'il ressort du dรฉbut de Bekhol maarvin (Erouvin 27b). En effet [la raison des Rabbanan est forcรฉment] qu'on les dรฉduit des plantes tinctoriales du Michkan : il n'y a de battage que pour ce qui pousse du sol ; or, face ร  ce qui pousse rรฉellement du sol, l'animal ne compte pas comme produit du sol, comme on dit dans Hasokher et hapoalim (Baba Metsia 89a) : de mรชme que battre est particulier en ce que c'est un produit du sol et l'ouvrier en mange, de mรชme tout, etc., ce qui exclut celui qui trait et celui qui fait le fromage, etc. Et il est forcรฉ de dire que la baraita de Hamatsnia suit R. Yehouda, qui s'oppose plus loin aux Rabbanan. Il semble ร  Rabbenou Tam que dรฉgager rend redevable au titre de lisser (memahek), car en trayant il lisse le pis et le rend uni. Cela ne semble pas juste au Ri, car au chapitre Havit (plus loin, Chabbat 144b) on dit : on peut traire dans la marmite, mais pas dans l'assiette. Selon Rabbenou Tam, quelle diffรฉrence entre la marmite et l'assiette ? Selon l'explication de Rachi, cela va bien : au dรฉpart, dans le pis, [le lait] comptait comme aliment, et quand il trait dans la marmite, il reste aliment, et ce n'est pas comparable ร  battre, oรน [le produit] change. Il semble que, selon l'explication de Rachi, la halakha suive R. Yehouda, puisqu'on dit au chapitre Af al pi (Ketoubot 60a) : R. Marinos a dit : celui qui souffre peut tรฉter du lait le Chabbat. Pourquoi ? C'est dรฉgager de faรงon inhabituelle, et en cas de souffrance les Rabbanan n'ont pas dรฉcrรฉtรฉ. Et lร -bas Rav Yosef tranche : la halakha suit R. Marinos. Il ne semble pas qu'on puisse dire que mรชme selon les Rabbanan ce soit interdit par dรฉcret rabbinique parce que cela ressemble ร  dรฉgager ; et bien que ce ne soit interdit que par dรฉcret rabbinique, on ne le permet que parce qu'il y a deux [raisons] : de faรงon inhabituelle et en cas de souffrance.
๐Ÿ’ก Explication

La famille de kotser : dรฉtacher du sol un produit, quel que soit le fruit (cรฉrรฉales, raisin, dattes, olives, figues).

Rav Pappa voit deux melakhot dans le jet de motte : tolech (arracher, dรฉrivรฉ de moissonner) et mefarek (dรฉgager, dรฉrivรฉ de battre). Rachi : il sรฉpare les dattes du rรฉgime ; Tossefot (Rabbenou Chemouel) : il dรฉtache la pellicule du fruit. Rav Achi exempte : une melakha faite d'une maniรจre inhabituelle (kilahar yad) n'est pas interdite par la Torah.

Le long Tossefot porte sur la traite (holev), appelรฉe mefarek ailleurs : est-ce un dรฉrivรฉ de battre ou de lisser ? Il conclut sur le cas du malade qui tรชte du lait le Chabbat.

8
ื•ื”ืžืขืžืจ. ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื›ื ื™ืฃ ืžื™ืœื—ื ืžืžืœื—ืชื ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืขืžืจ. ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ืื™ืŸ ืขื™ืžื•ืจ ืืœื ื‘ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข.

Et celui qui gerbe. Rava a dit : celui qui ramasse le sel des salines est redevable au titre de gerber.

Abaye a dit : il n'y a de gerbage que pour ce qui pousse du sol.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื›ื ื™ืฃ ืžืœื—ื ืžืžืœื—ืชื ืฉืฆื‘ืจ ืžืœื— ืžืžืฉืจืคื•ืช ืžื™ื ื“ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื—ืจื™ืฆื™ ื™ืžื (ื™ื”ื•ืฉืข ื™ื) ืฉืžืžืฉื™ืš ืœืชื•ื›ื• ืžื™ื ืžืŸ ื”ื™ื ื•ื”ื—ืžื” ืฉื•ืจืคืชืŸ ื•ื”ืŸ ื ืขืฉื™ืŸ ืžืœื— ื•ืื•ืชื• ื—ืจื™ืฅ ืงืจื™ ืžื™ืœื—ืชื:
Qui ramasse le sel des salines : il amasse le sel des bassins d'รฉvaporation, que l'on traduit [en aramรฉen] par : fosses de la mer (Josue 11). On y fait entrer l'eau de la mer, le soleil la brรปle, elle devient sel, et cette fosse s'appelle milhata.
ืžืฉื•ื ืžืขืžืจ ืฉืืฃ ื”ื•ื ื›ืžืืกืฃ ื‘ืฉื‘ืœื™ืŸ ื”ื•ื:
Au titre de gerber : car lui aussi est comme celui qui rassemble les รฉpis.
๐Ÿ’ก Explication

Me'amer (gerber) : rassembler en tas, dans le lieu de production, ce qui รฉtait รฉpars. Pour Rava, cela vaut pour tout produit, y compris le sel des salines. Pour Abaye, la melakha, apprise du Michkan, ne concerne que les gidoulei karka (produits du sol).

Le Roch (segment suivant) tranche selon Abaye.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ramasser le sel des salines : me'amer ?Rava : hayav (me'amer)on rassemble en tas ce quiรฉtait dispersรฉ dans le champ,comme on met les รฉpis en gerbeAbaye : patourle 'imour ne s'appliquequ'ร  ce qui pousse du sol(gidoulei karka)Nafka mina : amasser un produit non vรฉgรฉtal (sel, pierres...) dans son lieu d'origine.Le Roch conclut : la halakha suit Abaye.
Rava et Abaye sur le gerbage d'un produit qui ne pousse pas du sol.
9
ื•ื”ื“ืฉ. ืชื ื: ื”ื“ืฉ, ื•ื”ืžื ืคืฅ, ื•ื”ืžื ืคื˜ โ€” ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ.

Et celui qui bat. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui bat, celui qui broie [le lin] et celui qui รฉgrรจne [le coton] : tous sont une seule melakha.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืžื ืคืฅ ืคืฉืชืŸ ื‘ื’ื‘ืขื•ืœื™ืŸ:
Celui qui broie : le lin dans ses tiges.
ื•ื”ืžื ืคื˜ ืฆืžืจ ื’ืคืŸ ื‘ืงืฉืช ื›ื“ืจืš ื”ืื•ืžื ื™ืŸ ื•ืฆืžืจ ื’ืคืŸ ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื”ื•ื ืœื”ื›ื™ ืงืจื™ ื ื™ืคื•ื˜ ื“ื™ืœื™ื” ืชื•ืœื“ื” ื“ื“ืฉ ืฉืžืคืจืง ื’ืจืขื™ื ื™ืŸ ืžืžื ื• ื•ืœื ืงืจื™ ืœื™ื” ืชื•ืœื“ืช ืžื ืคืฅ ื“ืฆืžืจ:
Et celui qui รฉgrรจne : le coton, ร  l'arc, ร  la maniรจre des artisans. Le coton est un produit du sol ; c'est pourquoi son รฉgrenage est appelรฉ dรฉrivรฉ de battre, car il en dรฉgage les graines ; on ne l'appelle pas dรฉrivรฉ de carder la laine.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ืงื•ืฆืจ ื•ื”ืžืขืžืจ ื•ื”ื“ืฉ ื•ื”ื–ื•ืจื” ื•ื”ื‘ื•ืจืจ ื•ื”ื˜ื•ื—ืŸ ื•ื”ืžืจืงื“ ื•ื”ืœืฉ ื•ื”ืื•ืคื” ื•ื”ื’ื•ื–ื– ืืช ื”ืฆืžืจ ื•ื”ืžืœื‘ื ื• ื•ื”ืžื ืคืฆื• ื”ืฆื•ื‘ืขื• ื•ื”ื˜ื•ื•ื” ื•ื”ืžื™ืกืš ื•ื”ืขื•ืฉื” ืฉืชื™ ื‘ืชื™ ื ื™ืจื™ืŸ ื•ื”ืื•ืจื’ ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ื”ืคื•ืฆืข ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื•ื”ืงื•ืฉืจ ื•ื”ืžืชื™ืจ ื•ื”ืชื•ืคืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช ื•ื”ืงื•ืจืข ืข"ืž ืœืชืคื•ืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช ื•ื”ืฆื“ ืฆื‘ื™ ื•ื”ืฉื•ื—ื˜ื• ื•ื”ืžืคืฉื™ื˜ื• ื•ื”ืžื•ืœื—ื• ื”ืžืขื‘ื“ื• ื•ื”ืžื•ื—ืงื• ื•ื”ืžื—ืชื›ื• ื”ื›ื•ืชื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื”ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื”ื‘ื•ื ื” ื•ื”ืกื•ืชืจ ื•ื”ืžื›ื‘ื” ื•ื”ืžื‘ืขื™ืจ ื•ื”ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ื•ื”ืžื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื™ ืืœื• ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ื—ืกืจ ืื—ืช. ื”ื ื“ืžืชื™ืจ ื—ื™ื™ื‘ ืฆืจื™ืš ืœื“ืงื“ืง ืื™ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ื•ืงื ื‘ืžืชื™ืจ ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ืื• ืืฃ ื‘ืžืชื™ืจ ืœื—ื•ื“ื™ื” ื•ืื™ืŸ ืœื“ืงื“ืช ืžื“ืœื ืชื ื™ ืžืชื™ืจ ืขืœ ืžื ืช ืœืงืฉื•ืจ ื›ื“ืชื ื™ ืžื•ื—ืง ืขืœ ืžื ืช ืœื›ืชื•ื‘. ื“ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœื ืชื ื™ ืกื•ืชืจ ืขืœ ืžื ืช ืœื‘ื ื•ืช ื•ื‘ืคืจืง ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืœื:) ืงืืžืจ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืกื•ืชืจ ืขืœ ืžื ืช ืœื‘ื ื•ืช. ื•ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ"ื™ ื‘ื’ืžืจื ื“ืฃ ืขื“: ื“ืื™ ืžืชืจืžื™ ืชืจื™ ื—ื•ื˜ื™ ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื‘ืฉื ื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื–ื” ืืฆืœ ื–ื” ืฉืจื™ ื—ื“ ื•ืงื˜ื™ืจ ื—ื“ ืžืฉืžืข ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืœื ืข"ืž ืœืงืฉื•ืจ ืื‘ืœ ืจ"ื— ื•ืจืฉื‘"ื ืคื™ืจืฉื• ื›ืฉื ืคืกืง ื—ื•ื˜ ืื—ื“ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืžืชื™ืจ ืฉื ื™ ื”ืงืฉืจื™ื ื•ืžืฉืœื™ืš ืคื™ืกื•ืง ื”ืืžืฆืขื™ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ืงื•ืฉืจ ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื ื™ื—ื“ ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืงืฉืจ ืื—ื“ ื•ืœื”ืš ืคื™' ืžืฉืžืข ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืชื™ืจ ืข"ืž ืœืงืฉื•ืจ: ื’ืž' ืชื ื ื”ื–ื•ืจืข ื•ื”ื–ื•ืžืจ ื•ื”ื ื•ื˜ืข ื•ื”ืžื‘ืจื™ืš ื•ื”ืžืจื›ื™ื‘ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื ื–ื•ืžืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืฆื™ื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื˜ื™ืœ ืืกืคืกืชื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืงื ื™ื‘ ืกื™ืœืงื ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืงื•ืฆืจ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ื ื•ื˜ืข ืชื ื™ื ื”ื—ื•ืจืฉ ื•ื”ื—ื•ืคืจ ื•ื”ื—ื•ืจืฅ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื‘ืฉื•ืฉื™ืช ื•ื ื˜ืœื” ื‘ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื”. ื‘ืฉื“ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ. ืืžืจ ืจื‘ื ื”ื™ืชื” ืœื• ื’ื•ืžื ื•ื˜ืžืžื” ื‘ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื‘ืฉื“ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ ื"ืจ ืื‘ื ื”ื—ื•ืคืจ ื’ื•ืžื ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืืœื ืœืขืคืจื” ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื” ืืคื™' ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ื”"ืž ืžืชืงืŸ ืื‘ืœ ื”ืื™ ืžืงืœืงืœ ื”ื•ื. ืชื ื ื”ืงื•ืฆืจ ื•ื”ื‘ื•ืฆืจ ื•ื”ื’ื•ื“ืจ ื•ื”ืžื•ืกืง ื•ื”ืื•ืจื” ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ. ื"ืจ ืคืคื ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉื“ื ืคื™ืกื ืœื“ื™ืงืœื ื•ื ืชืจ ืชืžืจื™ ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืชื•ืœืฉ ื•ืื—ืช ืžืฉื•ื ืžืคืจืง. ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืื™ืŸ ื“ืจืš ืชืœื™ืฉื” ื‘ื›ืš ื•ืื™ืŸ ื“ืจืš ืคืจื™ืงื” ื‘ื›ืš. ื’ืจืกื™' ื‘ืค' ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”.) ื”ื—ื•ืœื‘ ื•ื”ืžื—ื‘ืฅ ื•ื”ืžื’ื‘ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ืืžืจ ื—ื•ืœื‘ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืคืจืง ื•ื”ืžื—ื‘ืฅ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ืจืจ ื•ืžื’ื‘ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื•ืžืคืจืง ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื“ืฉ ืืžืจ ืจื‘ื ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื›ื ื™ืฃ ืžื™ืœื—ื ืžืžื™ืœื—ืชื ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืขืžืจ ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืื™ืŸ ืขื™ืžื•ืจ ืืœื ื‘ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื•ื›ืŸ ื”ืœื›ื” :
Mishna. Les avot melakhot sont quarante moins une : celui qui sรจme, celui qui laboure, celui qui moissonne, celui qui gerbe, celui qui bat, celui qui vanne, celui qui trie, celui qui moud, celui qui tamise, celui qui pรฉtrit, celui qui cuit ; celui qui tond la laine, celui qui la blanchit, celui qui la carde, celui qui la teint, celui qui file, celui qui ourdit, celui qui fait deux lices, celui qui tisse deux fils, celui qui sรฉpare deux fils, celui qui noue, celui qui dรฉnoue, celui qui coud deux points, celui qui dรฉchire pour coudre deux points ; celui qui piรจge un cerf, celui qui l'abat, celui qui le dรฉpouille, celui qui le sale, celui qui tanne sa peau, celui qui la racle, celui qui la dรฉcoupe ; celui qui รฉcrit deux lettres, celui qui efface pour รฉcrire deux lettres ; celui qui construit, celui qui dรฉmolit, celui qui รฉteint, celui qui allume, celui qui frappe du marteau, celui qui transporte d'un domaine ร  l'autre. Voilร  les avot melakhot, quarante moins une. Pour celui qui dรฉnoue et qui est redevable, il faut examiner s'il n'est redevable que s'il dรฉnoue pour nouer, ou mรชme s'il dรฉnoue seulement. On ne peut rien dรฉduire du fait que [la Mishna] n'enseigne pas dรฉnouer pour nouer, comme elle enseigne effacer pour รฉcrire ; car elle n'enseigne pas non plus dรฉmolir pour construire, et au chapitre Bameh madlikin (Chabbat 31b) on dit qu'il faut dรฉmolir pour construire. Selon l'explication de Rachi dans la Guemara, page 74b : s'il arrive que deux fils soient cรดte ร  cรดte, il en dรฉnoue un et en noue un, il en ressort qu'on est redevable sans [intention de] nouer. Mais Rabbenou Hananel et le Rachbam expliquent : quand un fil s'est rompu en deux endroits, il dรฉnoue les deux nล“uds, jette le morceau du milieu et renoue les deux bouts ensemble ; il n'y a lร  qu'un seul nล“ud. Selon cette explication, il ressort qu'il faut dรฉnouer pour nouer. Guemara. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui sรจme, celui qui taille, celui qui plante, celui qui provigne et celui qui greffe : tous sont une seule melakha. Rav Kahana a dit : celui qui taille et a besoin du bois est redevable de deux, une au titre de planter et une au titre de moissonner. Rav Yosef a dit : celui qui coupe de la luzerne est redevable de deux, une au titre de moissonner et une au titre de planter. Abaye a dit : celui qui coupe des bettes est redevable de deux, une au titre de moissonner et une au titre de planter. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui laboure, celui qui creuse et celui qui trace un sillon : tous sont une seule melakha. Rav Chechet a dit : s'il avait une butte et l'a enlevรฉe, dans la maison il est redevable au titre de construire, dans le champ au titre de labourer. Rava a dit : s'il avait un trou et l'a comblรฉ, dans la maison il est redevable au titre de construire, dans le champ au titre de labourer. R. Abba a dit : celui qui creuse un trou et n'a besoin que de sa terre est exempt, mรชme selon R. Yehouda, qui dit qu'une melakha she-einah tserikha legufah rend redevable ; cela vaut pour celui qui amรฉliore, mais celui-ci abรฎme. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui moissonne, celui qui vendange, celui qui rรฉcolte les dattes, celui qui gaule les olives et celui qui cueille les figues : tous sont une seule melakha. Rav Pappa a dit : celui qui jette une motte sur un palmier et fait tomber des dattes est redevable de deux, une au titre d'arracher et une au titre de dรฉgager. Rav Achi a dit : ce n'est pas la maniรจre d'arracher et ce n'est pas la maniรจre de dรฉgager. Nous lisons au chapitre Hamatsnia (Chabbat 95a) : celui qui trait, celui qui caille et celui qui fait du fromage de la taille d'une figue sรจche est redevable ; et on dit : celui qui trait est redevable au titre de dรฉgager, celui qui caille au titre de trier, celui qui fait du fromage au titre de construire, et dรฉgager rend redevable au titre de battre. Rava a dit : celui qui ramasse le sel des salines est redevable au titre de gerber. Abaye a dit : il n'y a de gerbage que pour ce qui pousse du sol. Et telle est la halakha.
ื”ื“ืฉ ืชื ื™ื ื”ื“ืฉ ื•ื”ืžื ืคืฅ ื•ื”ืžื ืคื˜ ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ ืคื™' ื”ืžื ืคืฅ ื‘ืคืฉืชืŸ ื•ื”ืžื ืคื˜ ื‘ืฆืžืจ ื’ืคืŸ ื“ื’ื™ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข ื ื™ื ื”ื•:
Celui qui bat. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui bat, celui qui broie et celui qui รฉgrรจne : tous sont une seule melakha. Explication : celui qui broie, [il s'agit] du lin ; et celui qui รฉgrรจne, du coton ; car ce sont des produits du sol.
๐Ÿ’ก Explication

La famille de dach : sรฉparer le produit de son enveloppe naturelle. Le lin broyรฉ et le coton รฉgrenรฉ y entrent parce qu'ils poussent du sol ; c'est la raison que donnent Rachi et le Roch. Rachi note que l'รฉgrenage du coton ressemble au cardage de la laine, mais qu'on le range sous battre pour cette raison.

Le Roch reprend la Mishna et la Guemara, et soulรจve le point du matir (dรฉnouer) : faut-il dรฉnouer pour renouer ? Il tranche sur le sel : halakha selon Abaye.

10
ื”ื–ื•ืจื”, ื”ื‘ื•ืจืจ, ื•ื”ื˜ื•ื—ืŸ, ื•ื”ืžืจืงื“. ื”ื™ื™ื ื• ื–ื•ืจื”, ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื•ืจืจ, ื”ื™ื™ื ื• ืžืจืงื“. ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ื›ืœ ืžื™ืœืชื ื“ื”ื•ืื™ ื‘ืžืฉื›ืŸ,

Celui qui vanne, celui qui trie, celui qui moud et celui qui tamise. Vanner, c'est trier ; c'est tamiser !

Abaye et Rava disent tous deux : toute chose qui existait dans le Michkan,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”"ื’ ื”ื™ื™ื ื• ื–ื•ืจื” ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื•ืจืจ ื”ื™ื™ื ื• ืžืจืงื“ ื”ื™ื™ื ื• ื›ืžื• ื”ื™ ื ื™ื”ื• ื›ืœื•ืžืจ ื“ืžืคืœื™ื’ ืœื”ื• ืชื ื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœืชืœืช ื•ื”ืœื ื›ื•ืœืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ืŸ ื“ืžืคืจื™ืฉ ืื•ื›ืœ ืžืŸ ื”ืคืกื•ืœืช:
Telle est la lecture : haynou zoreh, haynou borer, haynou meraked. Haynou a le sens de : lequel est-ce ? Autrement dit, le Tanna de notre Mishna les sรฉpare en trois, alors qu'ils sont tous une seule melakha, puisqu'on sรฉpare l'aliment du dรฉchet.
๐Ÿ’ก Explication

Vanner (zoreh), trier (borer) et tamiser (meraked) ont le mรชme but : sรฉparer l'aliment du dรฉchet. Pourquoi la Mishna en fait-elle trois avot distincts ? La rรฉponse d'Abaye et Rava commence ici et se poursuit au daf suivant : ce qui รฉtait pratiquรฉ au Michkan compte comme melakha distincte, mรชme si l'on pourrait la ranger avec une autre.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).