Shabbat 75a โ€” Le fil tendu, le magoch, le hilazon et l'abattage

Shabbat 75a

Sougya : Le daf achรจve la melakha de dรฉchirer (kore'a) : dans le Michkan, une tenture percรฉe par un ver รฉtait dรฉchirรฉe puis recousue. Rav Zoutra bar Toviya rapporte au nom de Rav trois enseignements : tendre le fil d'une couture rend redevable d'un hatat, apprendre une chose d'un magoch rend passible de mort, et celui qui sait calculer les tekoufot et ne le fait pas est blรขmรฉ ; Rav et Chmouel divergent sur la nature du magoch.

La Gemara aborde ensuite la capture du hilazon : les Rabbanan et Rabbi Yehouda divergent sur l'รฉcrasement (dicha), et Rava explique pourquoi il n'y a pas de netilat nechama. Enfin, Rav et Chmouel divergent sur la melakha de l'abattage : teinture ou netilat nechama.

Piรฉger et รฉcraser un hilazon : combien de hatat ?Baraitapiรจge un hilazon et l'รฉcrase (petsia)Rabbanan : 1 hatattseida (capture) seulementRava : pas de dicha horsde ce qui pousse de la terreR. Yehouda : 2 hatattseida + dicha (battage)petsia = extraire le sangcomme le grain de l'รฉpiQuestionpourquoi pas aussi netilat nechama (tuer) ?R. Yo'hananil l'a รฉcrasรฉ dรฉjร  mortRavamรชme vivant : mitasek (sans intention)Objection (Abaye et Rava)R. Chimon reconnaรฎt le psik reichaRรฉponseplus il vit, plus la teinture est claireLe sang du hilazon vivantdonne une meilleure couleur :sa mort lui est contraire.
Le hilazon : les Rabbanan ne comptent que la capture ; la question de la netilat nechama reรงoit deux rรฉponses, celle de Rava est dรฉfendue face ร  l'objection du psik reicha.
Celui qui abat (chohet) : redevable au titre de quoi ?Rachi : dans le Michkan, ร  quoi servait l'abattage ?pour les peaux teintes, l'รฉtranglement suffisaitRav : tsovea (teindre)le sang de l'abattageteint la peau et la chairChmouel : netilat nechamail prend la viede l'animalTossefot : la question porte sur tout abatteur,le chohet de la Mishna relรจve de netilat nechama
L'abattage le Chabbat : Rav le rattache ร  la teinture, Chmouel ร  la netilat nechama.
Rav Zoutra bar Toviya au nom de Rav : trois enseignements1. Tendre le fild'une couture le Chabbathatat (tofer)2. Apprendre une chosed'un magochpassible de mort3. Savoir calculer lestekoufot et ne pas le faireinterdit de parler de luiMagoch : Rav et Chmouel divergentharchei : sorcierson peut apprendre pour comprendregedoufei : blasphรฉmateurs (minim)= Rav, vu la peine de mortMitsva de calculer : 'c'est votre sagesse aux yeux des peuples' (Devarim 4, 6)
Les trois enseignements rapportรฉs ensemble par Rav Zoutra bar Toviya, et la discussion sur le magoch.
1
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Car une tenture dans laquelle un ver (darna) avait fait un trou, on la dรฉchirait et on la recousait.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Darna : un ver ; il y perce un petit trou rond, et il faut dรฉchirer au-dessous et au-dessus du trou pour que la couture ne soit pas faite de plis sur plis.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Car une tenture dans laquelle รฉtait tombรฉ un ver, etc. : le Ri s'รฉtonne : au dรฉbut du chapitre Haoreg, nous disons : 'dรฉchirer afin de coudre deux coutures', oรน le trouve-t-on ? Et on rรฉpond : quand [la dรฉchirure] est faite comme une bourse (kissta). Le Ri dit : dans le Michkan, les artisans รฉtaient trรจs experts et prenaient garde de ne pas faire comme une bourse. Lร -bas, on ne cite pas [le cas de la tenture] oรน est tombรฉ un ver ; [ici on le] mentionne parce qu'il est plus frรฉquent. De plus, lร -bas on cherche ร  trouver 'dรฉchirer afin de coudre deux coutures' et pas plus, alors qu'une tenture oรน est tombรฉ un ver doit รชtre dรฉchirรฉe du dรฉbut ร  la fin et comporte plusieurs coutures. Et bien que nous ne trouvions pas dans le Michkan [le cas de] dรฉchirer afin de coudre deux coutures et pas plus, c'est une raison logique : avec deux coutures, c'est dรฉjร  une chose importante.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la discussion sur la melakha de kore'a (dรฉchirer) : on cherche son prรฉcรฉdent dans le Michkan. Quand un darna (ver) perรงait une tenture, on รฉlargissait le trou en une fente pour pouvoir la recoudre ร  plat. Dรฉchirer al menat litpor (afin de coudre) est donc un travail constructif.

Tossefot explique pourquoi le chapitre Haoreg cherche un autre exemple : il veut un cas de deux coutures seulement, alors que la tenture percรฉe en demande plusieurs.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tenture percรฉe par un ver : dรฉchirer pour coudretrou rond : couture en plisfente allongรฉe : couture plate
Un trou rond se recoud mal ; on dรฉchire au-dessus et au-dessous pour obtenir une fente qu'on recoud ร  plat.
2
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Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : celui qui tend le fil d'une couture le Chabbat est redevable d'un hatat (sacrifice expiatoire) ; celui qui apprend une seule chose d'un magoch (mage) est passible de mort ; et celui qui sait calculer les tekoufot (cycles solaires) et les mazalot (constellations) et ne calcule pas, il est interdit de parler de lui (lesaper hemenou).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
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Celui qui tend le fil d'une couture : un vรชtement dรฉjร  cousu, oรน l'on a laissรฉ le fil long ; les deux piรจces du vรชtement se sont un peu sรฉparรฉes l'une de l'autre et les fils des coutures se sont tirรฉs ; il tend les bouts du fil pour serrer et joindre : c'est sa couture, et il est redevable.
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Et celui qui apprend une seule chose du magoch : un min (hรฉrรฉtique) qui l'entraรฎne vers l'avoda zara ; mรชme une parole de Torah, il est interdit de l'apprendre de lui.
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Et celui qui sait, etc. : ces trois enseignements, (Mar) Zoutra les a entendus de Rav ensemble, et il les a enseignรฉs [ainsi].
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
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Rav a dit : celui qui tend le fil d'une couture le Chabbat est redevable d'un hatat ; celui qui apprend une seule chose de l'amgouchi est passible de mort ; et celui qui sait calculer les tekoufot et les mazalot et ne calcule pas, il est interdit de parler de lui. La question est connue : quel rapport ont ces trois enseignements entre eux, pour qu'on les ait citรฉs ensemble ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, [ceci] : on connaรฎt la raison pour laquelle les Sages ont interdit d'apprendre de l'amgouchi, qui est un min, mรชme des paroles de Torah : on craint que, par sa conversation avec lui, il ne l'entraรฎne vers autre chose, pour l'รฉcarter du service de Hachem, bรฉni soit-Il. Car la parole a une grande force pour attirer les cล“urs et les rapprocher l'un de l'autre, jusqu'ร  ce qu'ils soient comme une seule chair ; elle ressemble au fil qui joint deux morceaux sรฉparรฉs et en fait une seule piรจce. C'est pourquoi, aprรจs la halakha de celui qui tend le fil d'une couture, redevable parce que ce fil joint deux morceaux sรฉparรฉs pour qu'ils deviennent un, on a placรฉ la halakha qu'il est interdit d'apprendre quoi que ce soit de l'amgouchi, qui est un min ; la raison est que la parole risque de joindre le cล“ur de celui qui apprend au cล“ur de l'amgouchi pour en faire un seul cล“ur, et de lui faire transgresser la religion en d'autres choses. Et puisque nous avons appris de cette halakha de l'amgouchi combien la parole agit, on a placรฉ ร  cรดtรฉ la halakha de celui qui sait calculer les tekoufot et les mazalot et ne calcule pas, ร  propos duquel les Sages ont รฉnoncรฉ une punition : il est interdit de parler de lui. ร€ premiรจre vue, on aurait pu dire : en quoi cette interdiction de parler de lui est-elle une punition ? Mais en vรฉritรฉ, de la halakha de l'amgouchi tu apprends la force de la parole ; tu sauras donc que cette punition qu'on lui inflige dans le domaine de la parole, dont on le prive, est une grande punition, car il subit par lร  un grand manque : la parole รฉlรจve et abaisse, elle arrache les montagnes et brise les rochers.
ืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ื”ื™ืžื ื•. ืงืฉื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ 'ืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ืขืžื•' ื•ืขื•ื“ ืื ื”ื›ื•ื ื” ืฉืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ืขืžื• ืžืžืฉ ืื ื›ืŸ ื”ืจื™ ื–ื” ื›ืžื ื•ื“ื” ื•ืœืžื” ื™ืขื ืฉ ื›ืœ ื›ืš ืฉื™ื”ื™ื” ื ื—ืฉื‘ ื›ืžื ื•ื“ื” ื•ืžื•ื—ืจื, ื•ื‘ืคืจื˜ ื›ื™ ืขืœ ื”ืจื•ื‘ ื•ื“ืื™ ื–ื” ื”ื™ื•ื“ืข ืœื—ืฉื•ื‘ ื”ื•ื ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื, ื•ืœืžื” ื™ืจื“ื• ืขืžื• ืขื“ ืœื—ื™ื™ื• ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืฉืืกืจื• ืœื“ื‘ืจ ืขืžื• ื‘ืขื‘ื•ืจ ืฉื™ื•ื“ืข ืœื—ืฉื•ื‘ ื•ืœื ื—ืฉื‘? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืื™ืŸ ื”ื›ื•ื ื” ืฉืœื ืœืกืคืจ 'ืขืžื•' ืืœื ื”ื›ื•ื ื” ืฉืœื ืœืกืคืจ 'ื‘ืฉื‘ื—ื•' ืฉืœื ื™ืกืคืจื• ื‘ืขื ื™ื™ื ื™ื• ื•ืžืขืฉื™ื• ืฉืžื’ื™ืข ืœื• ืฉื‘ื— ื‘ื”ื, ื•ื–ื”ื• ืžื“ื” ื›ื ื’ื“ ืžื“ื”, ื›ื™ ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ื™ืฉ ืฉื‘ื— ืœื™ืฉืจืืœ ืฉื ืงืจืื™ื ื‘ื–ื” ืขื ื—ื›ื ื•ื ื‘ื•ืŸ (ื“ื‘ืจื™ื ื“, ื•), ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืืก ื‘ื›ื‘ื•ื“ ื”ืฉื‘ื— ื”ื–ื” ืœื›ืš ืœื ื™ืชื›ื‘ื“ ื‘ืกื™ืคื•ืจ ืฉื‘ื—ื•, ื•ื”ื•ื ืขืœ ื“ืจืš ืฉืืžืจ ื”ื›ืชื•ื‘ (ืชื”ืœื™ื ืงื˜, ื™ื–) ื•ืœื ื—ืคืฅ ื‘ื‘ืจื›ื” ื•ืชืจื—ืง ืžืžื ื•. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ื•ื™ ืžื“ื” ื›ื ื’ื“ ืžื“ื”, ื›ื™ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ืขื•ืฉื” ืชื™ืงื•ืŸ ื‘ืžืœื›ื•ืช ืœืžืขืœื” ืฉืฉื ื”ื•ื ืกื•ื“ ื”ื—ืฉื‘ื•ืŸ, ืœื›ืš ื‘ื–ื” ื ืขื ืฉ ืฉ 'ืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ื”ื™ืžื ื•' ื›ื™ ื”ืกื™ืคื•ืจ ื•ื”ื“ื™ื‘ื•ืจ ื”ื•ื ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืœื›ื•ืช ืฉืœื›ืŸ ื ืงืจืืช ื“ื™ื‘ื•ืจ ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืฉืžื•ืช ื“, ื™) ืœื ืื™ืฉ ื“ื‘ืจื™ื ืื ื›ื™. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื›ื, ื›ื–) ืขืœ ื›ืŸ ื™ืืžืจื• ื”ืžืฉืœื™ื ื‘ืื• ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืฉืœ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช, ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ืชื‘ื ื” ื•ืชื›ื•ื ืŸ ืขื™ืจ ืกื™ื—ื•ืŸ ื–ื” ื”ื’ื•ืฃ ืฉื ืงืจื 'ืขื™ืจ', ื•ืกื™ื—ื•ืŸ ื“ืจืฉื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื‘ื’ืžืจื ืกื™ื—ื” ื ืื”, ื›ืœื•ืžืจ ืขืชื” ื™ื‘ื•ืื• ืื– ืœืกืคืจ ืกื™ื—ื” ื ืื” ืขืœ ื’ื•ืฃ ื–ื” ื”ืื“ื ื”ืžื—ืฉื‘. ื•ื‘ืกืคืจ ืืœื™ื” ืจื‘ื ื–"ืœ (ืกื™' ืฉ"ืž ืก"ืง ื™ื•"ื“) ืฉืจืžื– ืขืœื™ื• ื”ืจื‘ ืคืชื— ืขื™ื ื™ื ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื‘ื–ื” ื˜ืขื ืื—ืจ ืขื™ื™ืŸ ืฉื, ื•ืœืคื™ ื“ื‘ืจื™ื• ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ืชื•ื‘ (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื–, ื”) ืขื™ื ื™ืš ื‘ืจื›ื•ืช ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืขืœ ืฉืขืจ ื‘ืช ืจื‘ื™ื, ืคื™ืจืฉ ืื ืขื™ื ื™ืš ื‘ืจื›ื•ืช ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ , ืฉืชืฉื™ื ืขื™ืŸ ืฉื›ืœืš ื•ืœื‘ืš ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช, ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ืชื–ื›ื” ืฉืชื”ื™ื” ื ื–ื›ืจ ื‘ืฉืขืจ ื‘ืช ืจื‘ื™ื ื”ื•ื ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืžืงื•ื ื›ื ื•ืคื™ื” ืฉืœ ื—ื›ืžื™ื ืฉื ืงืจืื™ื 'ืจื‘ื™ื' ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืชื”ืœื™ื ื’, ื‘) ืจื‘ื™ื ืงืžื™ื ืขืœื™, ืจื‘ื™ื ื‘ืชื•ืจื” ืฉื ืงืจืื™ื ืจื‘ื ื™ื, ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ืืžืจื• ืฉืžื•ืขื” ืžืคื™ืš, ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื”ื™ื•ื“ืข ื•ืื™ื ื• ืžื—ืฉื‘ ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ืฉืžื•ืขื” ืžืคื™ื• ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ื–"ืœ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืžื“ื” ื›ื ื’ื“ ืžื“ื” ื™ืฉ ื‘ื–ื”, ื›ื™ ื›ื‘ื•ื“ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ื”ื•ื ื‘ื“ื™ื‘ื•ืจ, ืฉื”ื•ื ืžื“ื‘ืจ ืขืœ ื”ืขืชื™ื“ ืœื‘ื ื‘ืฉืžืฉ ื•ื‘ื™ืจื— ื•ื‘ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืฉื ืจืื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื• ื›ืžื• ื ื™ื‘ ืฉืคืชื™ื ืฉืœ ื ื‘ื•ืื”, ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื ืœื ืจืฆื” ืœื”ืชื›ื‘ื“ ื‘ื“ื™ื‘ื•ืจ ื–ื” ืฉื”ื•ื ื ืจืื” ื‘ืขื™ื ื™ ื”ื”ืžื•ืŸ ื›ืžื• ื“ื‘ืจ ืฉืœ ื ื‘ื•ืื”, ืœื›ืš ืœื ื™ืชื›ื‘ื“ ื‘ื“ื™ื‘ื•ืจ ืžืฆื“ ืื—ืจื™ื ืฉ 'ืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ื”ื™ืžื ื•'. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ืจืžื– ื”ื›ืชื•ื‘ (ืžืฉืœื™ ื™ื’, ื™ื’) ื‘ื– ืœื“ื‘ืจ ื™ื—ื‘ืœ ืœื•, ื•ื”ื•ื ื›ืžื‘ื•ืืจ ื•ื“ื•"ืง.
Il est interdit de parler de lui (lesaper hรฉmenou). Difficultรฉ : il aurait dรป dire 'il est interdit de parler avec lui'. De plus, si l'intention est qu'il est rรฉellement interdit de parler avec lui, il est alors comme un menoudรฉ (excommuniรฉ) ; pourquoi serait-il puni au point d'รชtre considรฉrรฉ comme un menoudรฉ et un banni, d'autant qu'en gรฉnรฉral celui qui sait calculer est certainement un talmid 'hakham ? Pourquoi le traiter avec une telle rigueur (litt. descendre jusqu'ร  sa vie), en interdisant de lui parler, parce qu'il savait calculer et n'a pas calculรฉ ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'intention n'est pas de ne pas parler 'avec lui', mais de ne pas parler 'ร  sa louange' : qu'on ne raconte pas ses affaires et ses actes qui lui vaudraient des รฉloges. C'est mesure pour mesure : dans le calcul des tekoufot et des mazalot il y a une louange pour Israรซl, qui est appelรฉ par la 'peuple sage et intelligent' (Devarim 4, 6) ; puisqu'il a mรฉprisรฉ l'honneur de cette louange, il ne sera pas honorรฉ par le rรฉcit de sa louange, selon le verset : 'il n'a pas voulu la bรฉnรฉdiction, elle s'est รฉloignรฉe de lui' (Tehilim 109, 17). Ou bien on peut comprendre, avec l'aide du Ciel, que c'est mesure pour mesure ainsi : le calcul des tekoufot et des mazalot produit un tikoun (rรฉparation) dans [la sefira de] Malkhout en haut, oรน se trouve le sod (secret) du calcul ; c'est pourquoi il est puni en ce qu'il 'est interdit de parler de lui', car le rรฉcit et la parole relรจvent du sod de Malkhout, qui est pour cela appelรฉe 'parole' (dibour), comme l'a dit le saint Zohar sur le verset 'je ne suis pas un homme de paroles' (Chemot 4, 10). Par lร  on comprend, avec l'aide du Ciel, le verset (Bamidbar 21, 27) : 'c'est pourquoi les moshlim diront : venez ร  Hechbon' : [venez au] calcul (hechbon) des tekoufot et des mazalot ; et par lร  'la ville de Si'hon sera bรขtie et รฉtablie' : c'est le corps, appelรฉ 'ville' ; et Si'hon, nos Sages l'ont interprรฉtรฉ dans la Gemara comme 'belle conversation' (siha naa) ; c'est-ร -dire : on viendra alors raconter une belle conversation sur ce corps, l'homme qui calcule. Dans le livre ร‰liya Rabba (siman 340, sk 10), auquel fait allusion le Rav Petah Einayim, il donne une autre raison, voir lร -bas. Selon ses paroles, il me semble, avec l'aide du Ciel, [qu'on comprend] le verset (Chir Hachirim 7, 5) : 'tes yeux sont des bassins ร  Hechbon, ร  la porte de Bat-Rabim' ; il explique : si 'tes yeux sont des bassins dans le calcul', si tu poses l'ล“il de ton intelligence et ton cล“ur sur le calcul des tekoufot et des mazalot, tu mรฉrites par lร  d'รชtre mentionnรฉ 'ร  la porte de Bat-Rabim', c'est-ร -dire le beit hamidrach, lieu de rรฉunion des Sages, appelรฉs 'rabim', comme nos Sages l'ont dit sur le verset 'nombreux (rabim) sont ceux qui se lรจvent contre moi' (Tehilim 3, 2) : grands (rabim) en Torah, appelรฉs rabbanim ; c'est-ร -dire qu'on dira un enseignement en ton nom. Il n'en est pas ainsi de celui qui sait et ne calcule pas : on ne dit pas d'enseignement en son nom, comme l'a รฉcrit le Rav. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, qu'il y a lร  mesure pour mesure : l'honneur du calcul des tekoufot et des mazalot est dans la parole, car il parle de l'avenir au sujet du soleil, de la lune et des รฉtoiles, et ses paroles ressemblent ร  une parole de prophรฉtie ; puisqu'il n'a pas voulu รชtre honorรฉ par cette parole, qui semble aux yeux de la foule une parole de prophรฉtie, il ne sera pas honorรฉ par la parole des autres : 'il est interdit de parler de lui'. Par lร  on comprend, avec l'aide du Ciel, l'allusion du verset : 'qui mรฉprise la parole en subira le dommage' (Michle 13, 13). C'est clair ; rรฉflรฉchis-y.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Zoutra bar Toviya rapporte trois enseignements de Rav entendus ensemble (Rachi). Le premier relรจve des lois du Chabbat : tendre le fil d'une couture qui s'est relรขchรฉe revient ร  coudre (tofer), d'oรน un hatat. Les deux autres sont citรฉs parce qu'ils ont รฉtรฉ transmis avec lui.

Le magoch (mage perse) : Rachi l'identifie ร  un min qui attire vers l'avoda zara ; on n'apprend rien de lui, pas mรชme de la Torah. Celui qui sait calculer les tekoufot et les mazalot sans le faire est blรขmรฉ. Le Ben Yehoyada relie les trois : le fil joint deux piรจces, la parole joint deux cล“urs ; et il lit lesaper hemenou comme 'raconter sa louange'.

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ืืžื’ื•ืฉืชื โ€” ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ, ื—ื“ ืืžืจ: ื—ืจืฉื™, ื•ื—ื“ ืืžืจ: ื’ื“ื•ืคื™. ืชืกืชื™ื™ื ื“ืจื‘ ื“ืืžืจ ื’ื“ื•ืคื™, ื“ืืžืจ ืจื‘ ื–ื•ื˜ืจื ื‘ืจ ื˜ื•ื‘ื™ื” ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื•ืžื“ ื“ื‘ืจ ืื—ื“ ืžืŸ ื”ืžื’ื•ืฉ ื—ื™ื™ื‘ ืžื™ืชื”. ื“ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื—ืจืฉื™: ื”ื›ืชื™ื‘ ืดืœื ืชืœืžื“ ืœืขืฉื•ืชืด โ€” ืื‘ืœ ืืชื” ืœืžื“ ืœื”ื‘ื™ืŸ ื•ืœื”ื•ืจื•ืช โ€” ืชืกืชื™ื™ื.

Amgoucha : Rav et Chmouel [divergent]. L'un dit : [ce sont des] sorciers (harchei) ; l'autre dit : [des] blasphรฉmateurs (gedoufei).

Concluons que c'est Rav qui dit 'blasphรฉmateurs', car Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : celui qui apprend une seule chose du magoch est passible de mort. Car si tu pensais 'sorciers', n'est-il pas รฉcrit : 'tu n'apprendras pas ร  faire' (Devarim 18, 9) ?

[ร€ faire, tu n'apprendras pas,] mais tu apprends pour comprendre et pour enseigner. Concluons-le.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืืžื’ื•ืฉื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ื”:
Amgoucha : dont nous disons partout que Rav et Chmouel divergent ร  son sujet.
ื—ื“ ืืžืจ ื—ืจืฉื™ ืžื›ืฉืฃ:
L'un dit harchei : un sorcier (mekhachef).
ื•ื—ื“ ืืžืจ ื’ื“ื•ืคื™ ืžื™ืŸ ื”ืื“ื•ืง ื‘ืข"ื– ื•ืžื’ื“ืฃ ืชืžื™ื“ ืืช ื”ืฉื ื•ืžืกื™ืช ืื ืฉื™ื ืœืข"ื–:
Et l'autre dit gedoufei : un min attachรฉ ร  l'avoda zara, qui blasphรจme constamment le Nom et incite les gens ร  l'avoda zara.
ื“ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื—ืจืฉื™ ื•ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืœื ื™ืžืฆื ื‘ืš ื•ื’ื•' ื•ืงื ื—ืฉื™ื‘ ืžื›ืฉืฃ:
Car si tu pensais 'sorciers' : la raison [de la peine] serait qu'il est รฉcrit 'il ne se trouvera pas chez toi, etc.', et [le verset] compte le sorcier.
ื•ื”ื ื›ืชื™ื‘ ืœืขื™ืœ ืžื™ื ื™ื” ืœื ืชืœืžื“ ืœืขืฉื•ืช ื›ื“ื™ ืฉืชืขืฉื”:
N'est-il pas รฉcrit : juste avant, 'tu n'apprendras pas ร  faire' : [n'apprends pas] afin de faire.
ืœื”ื‘ื™ืŸ ืฉืชื•ื›ืœ ืœืขืžื•ื“ ื‘ื”ืŸ ื•ืื ื™ืขืฉื” ื ื‘ื™ื ืฉืงืจ ืœืคื ื™ืš ืฉืชื‘ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืžื›ืฉืฃ:
Pour comprendre : pour que tu puisses t'y reconnaรฎtre, et si un faux prophรจte fait [un prodige] devant toi, que tu comprennes qu'il est un sorcier.
ืชืกืชื™ื™ื ื“ื’ื“ื•ืคื™ ื”ื•ื ื”ืœื›ืš ื›ืœ ื“ื‘ืจื™ื• ื“ื‘ืจื™ ืข"ื– ื•ื”ืกืชืœืง ืžืขืœื™ื• ืฉืœื ื™ืฉื™ืืš:
Concluons que c'est gedoufei : c'est pourquoi toutes ses paroles sont des paroles d'avoda zara ; รฉloigne-toi de lui pour qu'il ne t'รฉgare pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžื’ื•ืฉื ืคื™' ื‘ืขืจื•ืš ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ื‘ืืœื• ืžื’ืœื—ื™ืŸ (ืžื•"ืง ื™ื—.) ืคืจืขื” ืืžื’ื•ืฉื™ ื”ื™ื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื”ื ื” ื™ื•ืฆื ื”ืžื™ืžื” ื—ื“ ืืžืจ ืœืขืฉื•ืช ื›ืฉืคื™ื ื”ื™ื” ื™ื•ืฆื ื•ื—ื“ ืืžืจ ื’ื“ื•ืคื™ ืฉื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ืขืฆืžื• ืข"ื– ืฉื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืœื™ ื™ืื•ืจื™ ื•ืื ื™ ืขืฉื™ืชื ื™ ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื‘ืžืื™ ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ืืœื ืคืœื™ื’ื™ ืืืžื’ื•ืฉื ืฉื ื–ื›ืจ ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ื‘ืžืฉื ื” ืื• ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื:
Amgoucha : l'Aroukh explique qu'ils divergent sur ce qu'a dit Rav Papa au chapitre Elou megalhin (Moed Katan 18a) : 'Pharaon รฉtait un amgouchi, car il est รฉcrit : voici qu'il sort vers l'eau' ; l'un dit : il sortait pour faire des sorcelleries ; l'autre dit : [il รฉtait] gedoufei, car il se faisait lui-mรชme divinitรฉ, disant 'mon Fleuve est ร  moi, et c'est moi qui me suis fait'. Le Ri n'admet pas que Rav et Chmouel divergent sur ce qu'a dit Rav Papa ; ils divergent sur l'amgoucha mentionnรฉ quelque part dans une Mishna ou une baraita.
๐Ÿ’ก Explication

Rav et Chmouel divergent sur le magoch : harchei (sorciers) ou gedoufei (blasphรฉmateurs, idolรขtres militants). La Gemara attribue ร  Rav la position gedoufei : pour la sorcellerie, le verset n'interdit que d'apprendre pour pratiquer ; apprendre pour comprendre et enseigner reste permis. Une peine aussi grave que la mort suppose donc que le magoch soit un idolรขtre qui entraรฎne ร  l'avoda zara.

4
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืคื–ื™, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื‘ืจ ืงืคืจื: ื›ืœ ื”ื™ื•ื“ืข ืœื—ืฉื‘ ื‘ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ื•ืื™ื ื• ืžื—ืฉื‘, ืขืœื™ื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืื•ืžืจ: ืดื•ืืช ืคืขืœ ื”ืณ ืœื ื™ื‘ื™ื˜ื• ื•ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื• ืœื ืจืื•ืด. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžื ื™ืŸ ืฉืžืฆื•ื” ืขืœ ื”ืื“ื ืœื—ืฉื‘ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช โ€” ืฉื ืืžืจ: ืดื•ืฉืžืจืชื ื•ืขืฉื™ืชื ื›ื™ ื”ื™ื ื—ื›ืžืชื›ื ื•ื‘ื™ื ืชื›ื ืœืขื™ื ื™ ื”ืขืžื™ืืด, ืื™ื–ื• ื—ื›ืžื” ื•ื‘ื™ื ื” ืฉื”ื™ื ืœืขื™ื ื™ ื”ืขืžื™ื โ€” ื”ื•ื™ ืื•ืžืจ: ื–ื” ื—ื™ืฉื•ื‘ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช.

Rabbi Chimon ben Pazi a dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi, au nom de Bar Kappara : quiconque sait calculer les tekoufot et les mazalot et ne calcule pas, de lui le verset dit : 'Et l'ล“uvre de Hachem, ils ne la regardent pas, et l'ouvrage de Ses mains, ils ne le voient pas' (Yechaya 5, 12). Rabbi Chemouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : d'oรน [sait-on] que c'est une mitsva pour l'homme de calculer les tekoufot et les mazalot ?

Car il est dit : 'Vous les garderez et les accomplirez, car c'est votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples' (Devarim 4, 6). Quelle sagesse et quelle intelligence sont aux yeux des peuples ?

Dis : c'est le calcul des tekoufot et des mazalot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืขื™ื ื™ ื”ืขืžื™ื ืฉื—ื›ืžื” ื”ื ื™ื›ืจืช ื”ื™ื ืฉืžืจืื” ืœื”ื ืกื™ืžืŸ ืœื“ื‘ืจื™ื• ื‘ื”ื™ืœื•ืš ื”ื—ืžื” ื•ื”ืžื–ืœื•' ืฉืžืขื™ื“ื™ืŸ ื›ื“ื‘ืจื™ื• ืฉืื•ืžืจ ืฉื ื” ื–ื• ื’ืฉื•ืžื” ื•ื”ื™ื ื›ืŸ ืฉื ื” ื–ื• ืฉื—ื•ื ื” ื•ื”ื™ื ื›ืŸ ืฉื›ืœ ื”ืขื™ืชื™ื ืœืคื™ ืžื”ืœืš ื”ื—ืžื” ื‘ืžื–ืœื•ืชื™ื” ื•ืžื•ืœื“ื•ืชื™ื” ื‘ืžื–ืœ ืชืœื•ื™ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ืฉืขื” ื”ืžืชื—ืœืช ืœืฉืžืฉ ื‘ื›ื ื™ืกืช ื”ื—ืžื” ืœืžื–ืœ:
Aux yeux des peuples : car c'est une sagesse visible, qui leur montre un signe de ses paroles dans la marche du soleil et des constellations, lesquels tรฉmoignent de ses dires : il dit 'cette annรฉe sera pluvieuse', et elle l'est ; 'cette annรฉe sera sรจche', et elle l'est. Car toutes les pรฉriodes dรฉpendent de la marche du soleil dans ses constellations et de ses conjonctions ; tout dรฉpend du mazal, selon l'heure [planรฉtaire] qui commence ร  servir ร  l'entrรฉe du soleil dans le signe.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืขืœื™ื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืื•ืžืจ: (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื”, ื™ื‘) "ื•ืืช ืคื•ืขืœ ื”' ืœื ื™ื‘ื™ื˜ื•, ื•ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื• ืœื ืจืื•". ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ืคืœ ื”ืœืฉื•ืŸ, ืคื•ืขืœ ื”' ืขืœ ืžืงืจื™ื™ื ืฉืชื”ื™ื” ื‘ื’ื•ืฃ ื”ืืจืฅ, ื”ืŸ ื‘ืจืขืฉ ื”ืŸ ื‘ืงื•ืจ ื•ื—ื•ื ื”ืŸ ื‘ืจื‘ื•ื™ ืžื˜ืจ, ืฉื›ืœ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื ื•ื“ืขื™ื ื‘ื—ื›ืžืช ื”ืชื›ื•ื ื” ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ืงื•ื“ื ืฉื™ืชืจืื• ื‘ืขื•ืœื, ื•ืื•ืžืจื• ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื• ืœื ืจืื• ืงืื™ ืขืœ ื”ืจืงื™ืข, ื”ืŸ ื‘ืœืงื•ืช ื”ืฉืžืฉ ื•ื™ืจื— ื”ืŸ ื‘ื’ื™ืœื•ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื—ื“ืฉื™ื. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืื•ืžืจื• ืคื•ืขืœ ื”' ืœื ื™ื‘ื™ื˜ื• , ืขืœ ื”ื™ืกื•ื“ ืฉืœ ื—ื›ืžืช ื”ืขื™ื‘ื•ืจ ืืฉืจ ืžืžื ื• ืžืชืคืฉื˜ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช, ื•ื”ื•ื ื”ืกื™ืžืŸ ืฉืœ ื‘ื”ืจ"ื“ [ ื‘' -ื™ื•ื ื‘' , ื”' -ื—ืžืฉ ืฉืขื•ืช, ืจ"ื“ -ื—ืœืงื™ื], ืฉื”ื•ื ืกื™ืžืŸ ืฉืœ ื”ืžื•ืœื“ ื‘ืฉื ื” ืจืืฉื•ื ื” ืฉืœ ื”ื™ืฆื™ืจื” ื‘ืฉืฉืช ื™ืžื™ ื‘ืจืืฉื™ืช, ืฉื”ื™ื” ื‘ืœื™ืœ ืฉื ื™ ื—ืžืฉ ืฉืขื•ืช ื•ืžืืชื™ื ื•ืืจื‘ืข ื—ืœืงื™ื ืžืŸ ื”ืœื™ืœื” ื•ืกื™ืžื ื ื‘ื”ืจ"ื“ , ื•ืžืžื ื• ื”ืชื—ืœืช ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื”ืขื‘ื•ืจ, ื•ืขืœ ื–ื” ืžื•ืจื›ื‘ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช. ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจ ื”ื‘ืจื™ืช (ื—"ื ืžืืžืจ ื“' ืคืจืง ื™"ื“) ืฉื–ื” ื”ืกื™ืžืŸ ื”ื•ื ืฉื ืงื“ื•ืฉ , ื•ื™ื•ืฆื ืžืคืกื•ืงื™ื ืจืืฉื•ื ื™ื ืฉื‘ืชื•ืจื” ื‘ื“ืจืš ื ืคืœื ื™ืขื•ื™ืŸ ืฉื. ื•ื‘ื–ื” ืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ืจืžื– ื”ื›ืชื•ื‘ (ืชื”ืœื™ื ื›ื˜, ื“) ืงื•ืœ ื”' ื‘ื›ื— ืงื•ืœ ื”' 'ื‘ื”ื“ืจ' ืฉื”ื ื‘ื•ืื” ื”ื™ื ืงื•ืœ ื”' ื•ื›ื ื’ื“ื” ืงื•ืœ ื”' ื‘ื”ื“ืจ, ืื•ืชื™ื•ืช 'ื‘ื”ื“ืจ' ืฉื”ื•ื ืกื•ื“ ื”ืขื‘ื•ืจ ืฉื‘ื• ื ื’ืœื™ื ื ืกืชืจื•ืช ืœืขื™ื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ื›ืžื• ืงื•ืœ ื”' ื‘ื ื‘ื•ืืช ื”ื ื‘ื™ื. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ (ื“ื‘ืจื™ื ืœ, ื™ื“) ื›ื™ ืงืจื•ื‘ ืืœื™ืš 'ื”ื“ื‘ืจ' ืžืื“ ื‘ืคื™ืš ื•ื‘ืœื‘ื‘ืš ืœืขืฉืชื•. 'ื”ื“ื‘ืจ' ื”ื•ื ืื•ืชื™ื•ืช 'ื‘ื”ืจ"ื“' ืฉื‘ื• ืกื•ื“ ื”ืขื‘ื•ืจ ืงืจื•ื‘ ืืœื™ืš, ืฉื–ื” ื”ืกื•ื“ ื ืžืกืจ ืœื™ืฉืจืืœ ื“ื•ืงื ื•ืœื›ืš ืฆืจื™ืš ืฉื‘ืคื™ืš ื•ื‘ืœื‘ื‘ืš ื™ื”ื™ื” ืœืขืฉืชื• ื•ืœื ืชืชืขืฆืœ ืžืœื—ืฉื•ื‘ ื‘ื•, ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ื“ื‘ืจื™ื ื“, ื•) ื›ื™ ื”ื•ื ื—ื›ืžืชื›ื ื•ื‘ื™ื ืชื›ื, ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื”ืžืืžืจ ืขืœื™ื• ื ืืžืจ ื•ืืช ืคื•ืขืœ ื”' ืœื ื™ื‘ื™ื˜ื•, ืคื•ืขืœ ื”' [212] ืžืกืคืจ ื‘ื”ืจ"ื“ [211] ืขื ื”ื›ื•ืœืœ, ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืŸ ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื• ืœื ืจืื•.
De lui le verset dit : 'Et l'ล“uvre de Hachem, ils ne la regardent pas, et l'ouvrage de Ses mains, ils ne le voient pas' (Yechaya 5, 12). Il me semble, avec l'aide du Ciel, [ร  propos de] la double expression : 'l'ล“uvre de Hachem' se rapporte aux รฉvรฉnements qui surviennent dans le corps de la terre, qu'il s'agisse de tremblement, de froid et de chaleur, ou d'abondance de pluie : toutes ces choses sont connues par la science astronomique, par le calcul des tekoufot et des mazalot, avant d'apparaรฎtre dans le monde. Et 'l'ouvrage de Ses mains, ils ne le voient pas' se rapporte au firmament : les รฉclipses du soleil et de la lune, ou l'apparition de nouvelles รฉtoiles. D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel, que 'l'ล“uvre de Hachem, ils ne la regardent pas' se rapporte au fondement de la science de l'ibour (calcul du calendrier), d'oรน dรฉcoule le calcul des tekoufot et des mazalot : c'est le signe BaHaRaD [bet : jour 2 ; hรฉ : cinq heures ; resh-dalet : 204 halakim (parties)], signe du molad de la premiรจre annรฉe de la crรฉation, aux six jours du commencement, qui eut lieu la nuit du deuxiรจme jour, ร  cinq heures et deux cent quatre halakim de la nuit, dont le signe est BaHaRaD ; de lui part le calcul de l'ibour, et sur lui repose le calcul des tekoufot et des mazalot. On sait ce qui est รฉcrit dans le Sefer Haberit (partie 1, article 4, chapitre 14) : ce signe est un Nom saint, qui sort des premiers versets de la Torah de maniรจre merveilleuse, voir lร -bas. Par lร , j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, l'allusion du verset (Tehilim 29, 4) : 'la voix de Hachem avec force, la voix de Hachem avec รฉclat (behadar)' : la prophรฉtie est 'la voix de Hachem', et en face d'elle 'la voix de Hachem behadar', lettres de BaHaRaD, qui est le sod de l'ibour, par lequel des choses cachรฉes se rรฉvรจlent aux yeux des hommes, comme la voix de Hachem dans la prophรฉtie du prophรจte. Par lร  on comprend, avec l'aide du Ciel : 'car la chose (hadavar) est trรจs proche de toi, dans ta bouche et dans ton cล“ur, pour l'accomplir' (Devarim 30, 14) : 'hadavar' a les lettres de BaHaRaD, dans lequel le sod de l'ibour est proche de toi, car ce secret a รฉtรฉ transmis ร  Israรซl seulement ; c'est pourquoi il faut qu'il soit dans ta bouche et dans ton cล“ur pour l'accomplir, et que tu ne sois pas paresseux ร  le calculer, comme il est dit : 'car c'est votre sagesse et votre intelligence' (Devarim 4, 6). Par lร  on comprend l'enseignement : de lui il est dit 'et l'ล“uvre de Hachem, ils ne la regardent pas' : 'poal Hachem' (l'ล“uvre de Hachem) [212] a la valeur numรฉrique de BaHaRaD [211] avec le kollel ; et de ce fait, 'l'ouvrage de Ses mains, ils ne le voient pas'.
๐Ÿ’ก Explication

Deux enseignements sur l'astronomie : celui qui en est capable et ne calcule pas nรฉglige 'l'ล“uvre de Hachem' ; et c'est une mitsva de calculer les tekoufot (รฉquinoxes et solstices) et les mazalot, dรฉrivรฉe de Devarim 4, 6. La seule sagesse de la Torah que les nations peuvent vรฉrifier par elles-mรชmes est le calcul du ciel, car ses prรฉdictions se rรฉalisent sous leurs yeux (Rachi).

Le Ben Yehoyada rattache ce calcul au molad de la crรฉation, BaHaRaD (lundi, 5 heures, 204 halakim), point de dรฉpart du calendrier.

5
ื”ืฆื“ ืฆื‘ื™ ื•ื›ื•ืณ. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื”ืฆื“ ื—ืœื–ื•ืŸ ื•ื”ืคื•ืฆืขื• โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื. ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืคืฆื™ืขื” ื‘ื›ืœืœ ื“ื™ืฉื”. ืืžืจื• ืœื•: ืื™ืŸ ืคืฆื™ืขื” ื‘ื›ืœืœ ื“ื™ืฉื”. ืืžืจ ืจื‘ื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืŸ โ€” ืงืกื‘ืจื™ ืื™ืŸ ื“ื™ืฉื” ืืœื ืœื’ื“ื•ืœื™ ืงืจืงืข. ื•ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื”! ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืฉืคืฆืขื• ืžืช.

'Celui qui piรจge un cerf, etc.' Les Sages ont enseignรฉ : celui qui piรจge un hilazon (mollusque ร  teinture) et l'รฉcrase n'est redevable que d'un seul [hatat]. Rabbi Yehouda dit : il est redevable de deux, car Rabbi Yehouda disait : l'รฉcrasement (petsia) est inclus dans le battage (dicha).

Ils lui dirent : l'รฉcrasement n'est pas inclus dans le battage. Rava a dit : quelle est la raison des Rabbanan ?

Ils pensent : il n'y a de battage que pour ce qui pousse de la terre. [On objecte :] qu'il soit aussi redevable pour avoir pris la vie (netilat nechama) !

Rabbi Yo'hanan a dit : [il s'agit du cas] oรน il l'a รฉcrasรฉ mort.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืคื•ืฆืขื• ื“ื•ื—ืงื• ื‘ื™ื“ื™ื• ืฉื™ืฆื ื“ืžื•:
Et l'รฉcrase : il le presse de ses mains pour que son sang sorte.
ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ืžืฉื•ื ืฆื™ื“ื” ืื‘ืœ ืืคืฆื™ืขื” ืœื™ื›ื ื—ื™ื•ื‘:
N'est redevable que d'un seul : au titre de la capture ; mais pour l'รฉcrasement il n'y a pas de culpabilitรฉ.
ื‘ื›ืœืœ ื“ื™ืฉื” ืฉืžืคืจืง ื“ืžื• ื”ื™ืžื ื• ื›ืžืคืจืง ืชื‘ื•ืื” ืžืงืฉื™ืŸ ืฉืœื”:
Inclus dans le battage : car il dรฉtache de lui son sang, comme celui qui dรฉtache le grain de ses tiges.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืฆื“ ื—ืœื–ื•ืŸ ืœืžืืŸ ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืฉืคืฆืขื• ื—ื™ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื”ื ื“ื ืงื˜ ื”ืฆื“ ื—ืœื–ื•ืŸ ื“ื“ืจืš ืœืคื•ืฆืขื• ืžื™ื“ ืื—ืจ ืฆื™ื“ื” ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ื•ื ื—ื™ ื•ืงืž"ืœ ื“ืืข"ืค ืฉืคืฆืขื• ื—ื™ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื›ืฉืคืฆืขื• ืžืช ืงืž"ืœ ื“ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืฆื™ื“ื” ืฉืœื• ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื“ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืžืจื™' ื‘ืคืจืง ืฉืžื•ื ื” ืฉืจืฆื™ื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื–:) ื”ืฉื•ืœื” ื“ื’ ืžืŸ ื”ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ื‘ืฉ ื‘ื• ื›ื•' ื”ื›ื ืฉืžื ื—ืœื–ื•ืŸ ื“ืจื›ื• ืœืคืจื›ืก ื•ืœืงืจื‘ ืžื™ืชืชื• ื•ืฆ"ืข ื“ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืžืฉืžืข ื“ืฆื“ ื—ืœื–ื•ืŸ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืฆื™ื“ื”:
Celui qui piรจge un hilazon : selon celui qui รฉtablit [la baraita] dans le cas oรน il l'a รฉcrasรฉ vivant, on comprend bien qu'elle dise 'celui qui piรจge un hilazon' : on a l'habitude de l'รฉcraser aussitรดt aprรจs la capture, tant qu'il est vivant ; elle nous apprend que, bien qu'il l'ait รฉcrasรฉ vivant, il n'est pas redevable pour netilat nechama. Et mรชme selon celui qui l'รฉtablit dans le cas oรน il l'a รฉcrasรฉ mort, elle nous apprend qu'il n'est pas redevable pour netilat nechama du fait de sa capture. Car bien que nous disions au chapitre Chemona cheratsim (plus loin, Chabbat 107b) : 'celui qui tire un poisson de la mer, des qu'il s'y est dessรฉchรฉ, etc.', ici, peut-รชtre le hilazon a-t-il l'habitude de se dรฉbattre et de hรขter sa mort. Cela reste ร  examiner (tsarikh iyoun), car du Yerouchalmi il ressort que celui qui piรจge un hilazon n'est pas redevable au titre de la capture.
ื•ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ืืคื™' ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ืคื˜ื•ืจ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ื“ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ืชืงื•ืŸ ืงืฆืช ื—ื™ื™ื‘ ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืขื’.) ื‘ืกื•ืฃ ืืœื• ื“ื‘ืจื™ื ื•ื”ื›ื ื ืžื™ ื‘ืžื” ืฉืžืžื™ืชื• ื™ืฉ ืชืงื•ืŸ ืงืฆืช ืฉืื™ื ื• ืžืคืจื›ืก ืœื›ืืŸ ื•ืœื›ืืŸ ื•ื ื•ื— ืœื™ื˜ื•ืœ ืžืžื ื• ื”ื“ื ื•ืœืžืื™ ื“ืžืกื™ืง ื“ื›ืžื” ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื ืฉืžื” ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื ืžื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ืฉืชื ืœื™ื›ื ืชื™ืงื•ืŸ ื›ืœืœ ื•ืžื™ื”ื• ืฉืžืขืชื™ืŸ ืืชื™ื ืืคื™' ืœืจ"ืฉ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ืžื“ืžืฉื ื™ ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ืืฆืœ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ืœื ืงืืžืจ ืžืงืœืงืœ ื”ื•ื:
Qu'il soit aussi redevable pour netilat nechama : mรชme selon Rabbi Yehouda, qui dit que celui qui dรฉtruit en blessant (mekalkel be-habboura) est exempt, la question est fondรฉe, car la oรน il y a une petite amรฉlioration, il est redevable, comme nous le disons dans Pessahim (73a), ร  la fin du chapitre Elou devarim. Ici aussi, en le tuant, il y a une petite amรฉlioration : il ne se dรฉbat plus de-ci de-lร , et il est commode de lui prendre le sang. Et selon la conclusion, 'plus il a de vie, mieux cela lui convient', cela va bien aussi selon Rabbi Yehouda, car maintenant il n'y a aucune amรฉlioration. Toutefois notre passage vaut mรชme selon Rabbi Chimon, qui rend redevable celui qui dรฉtruit en blessant, puisqu'on rรฉpond 'il est mitasek quant ร  la netilat nechama' et qu'on ne dit pas 'il est mekalkel'.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ื”ืชื•ืคืจ ืฉืชื™ ืชืคื™ืจื•ืช ื•ื”ื ืœื ืงื™ื™ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ื•ื”ื•ื ืฉืงื•ืฉืจื ืืžืจ ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ื‘ืจ ื˜ื•ื‘ื™ื” ืืžืจ ืจื‘ ื”ืžื•ืชื— ื—ื•ื˜ ืฉืœ ืชืคื™ืจื” ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช. ื•ื”ืœื•ืžื“ ื“ื‘ืจ ืื—ื“ ืžืŸ ื”ืžื’ื•ืฉ ื—ื™ื™ื‘ ืžื™ืชื” ื•ื”ื™ื•ื“ืข ืœื—ืฉื•ื‘ ืชืงื•ืคื•ืช ื•ืžื–ืœื•ืช ื•ืื™ืŸ ืžื—ืฉื‘ ืืกื•ืจ ืœืกืคืจ ื”ื™ืžื ื•:
'Et celui qui coud deux coutures' : mais elles ne tiennent pas ! Rabba bar bar Hanna a dit : [il s'agit du cas] oรน il les noue. Mar Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : celui qui tend le fil d'une couture le Chabbat est redevable d'un hatat. Et celui qui apprend une seule chose du magoch est passible de mort ; et celui qui sait calculer les tekoufot et les mazalot et ne calcule pas, il est interdit de parler de lui.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la Mishna : tseida (capture). Le hilazon est le mollusque dont on tire la teinture bleue (tekhelet). L'รฉcraser pour en extraire le sang est-il du dicha (battage) ? Rabbi Yehouda compare cela au battage, qui sรฉpare le grain de l'รฉpi ; les Rabbanan limitent le battage ร  ce qui pousse de la terre (Rava).

Question : en l'รฉcrasant, il le tue, d'oรน netilat nechama. Rabbi Yo'hanan rรฉpond qu'il l'a รฉcrasรฉ dรฉjร  mort. Le Roch place ici les enseignements de Rav Zoutra sur la couture.

6
ืจื‘ื ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ืฉืคืฆืขื• ื—ื™, ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ืืฆืœ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื”. ื•ื”ื ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื•: ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืดืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื•ืœื ื™ืžื•ืชืด! ืฉืื ื™ ื”ื›ื, ื“ื›ืžื” ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื ืฉืžื” ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื”, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ืฆื™ืœ ืฆื™ื‘ืขื™ื”.

Rava a dit : tu peux mรชme dire qu'il l'a รฉcrasรฉ vivant : il est mitasek (agissant sans intention) ร  l'รฉgard de la netilat nechama. [On objecte :] mais Abaye et Rava ont dit tous deux : Rabbi Chimon reconnaรฎt [la culpabilitรฉ] dans le cas de 'on lui coupe la tรชte, et il ne mourrait pas ?' (psik reicha ve-lo yamout) !

Ici c'est diffรฉrent : tant qu'il reste de la vie en lui, cela lui convient mieux, afin que sa teinture soit claire.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ืืฆืœ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื›ืœื•ืžืจ ืœื’ื‘ื™ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื”ื•ื™ ืžืชืขืกืง ื‘ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื•ืœื ื”ื•ื™ื ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ืฉืื™ื ื• ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืฉื™ืžื•ืช:
Il est mitasek ร  l'รฉgard de la netilat nechama : c'est-ร -dire que, par rapport ร  la netilat nechama, il est occupรฉ ร  une autre chose, et ce n'est pas une melekhet mahchevet (travail rรฉflรฉchi), car il n'a pas l'intention qu'il meure.
ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืฉื“ื ื”ื—ื™ ื˜ื•ื‘ ืžื“ื ื”ืžืช ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืœ ืขืฆืžื• ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื•ื˜ื•ืจื— ืœืฉื•ืžืจื• ืฉืœื ื™ืžื•ืช ื‘ื™ื“ื• ืืคื™' ืžืช ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืืœื ืžืชืขืกืง ื•ื›ื™ ืžื•ื“ื” ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืื™ ืžื™ืชืจืžื™ ื•ืžื™ื”ื• ืื™ื›ื•ื•ื ื™ ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ:
Cela lui convient mieux : car le sang du vivant est meilleur que le sang du mort ; et puisque toute son intention et son effort visent ร  le garder pour qu'il ne meure pas dans sa main, mรชme s'il meurt, il n'y a lร  que mitasek. Rabbi Chimon ne reconnaรฎt [le psik reicha] que pour une chose qui lui est indiffรฉrente si elle survient, mais qu'il ne vise pas.
ื“ืœื™ืฆื™ืœ ืฆื™ื‘ืขื™ื” ื’ืจืกื™ื ืŸ ืฉืชื”ื ืžืจืื™ืช ืฆื‘ืขื• ืฆืœื•ืœื”:
Deliltsil tsivรฉih, c'est la version que nous lisons : que l'aspect de sa couleur soit clair.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ืžืชืขืกืง ื”ื•ื ืืฆืœ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื”ืื™ ืžืชืขืกืง ืœืื• ื“ื•ืงื ื“ื”ื ืžืชืขืกืง ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ืœืจ"ืฉ ื“ืืžืจ ื‘ืก"ืค ืกืคืง ืื›ืœ (ื›ืจื™ืชื•ืช ื™ื˜:) ื”ื ื— ืœืชื™ื ื•ืงื•ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืชืขืกืง ื ืžื™ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื˜ืขืžื ื›ื“ื™ืœื™ืฃ ื‘ื”ืื•ืจื’ (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงื•.) ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืฉืจื™ ืžื™ืœื” ืžื›ืœืœ ื“ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื“ืžืงืœืงืœ ื“ืขืœืžื ืœื ืžื™ืคื˜ืจ ืืœื ืžืฉื•ื ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ืกืค"ืง ื“ื—ื’ื™ื’ื” (ื“ืฃ ื™:) ื•ืžืชืขืกืง ื“ื”ื›ื ื”ื™ื™ื ื• ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ืœืœ ืœืžืœืื›ื” ืžื•ืชืจ ืืคื™' ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ืืข"ืค ื“ืœื ื‘ืขื™ ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื›ืžื• ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ื ืฉื‘ืชื•ืจื” ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ื‘ื”ื• ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื•ืฉืจื• ืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ื“ืืžืจ ืžื•ื›ืจื™ ื›ืกื•ืช ืžื•ื›ืจื™ืŸ ื›ื“ืจื›ืŸ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืชื›ื•ื™ืŸ ื‘ื—ืžื” ืžืคื ื™ ื”ื—ืžื” ื›ื•' (ื›ืœืื™ื ืค"ืž ืžืฉื ื” ื”) ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืค"ืง ื“ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“' ื”:) ื“ืืžืจ ืืช"ืœ ื“ื ื—ื‘ื•ืจื™ ืžื™ื—ื‘ืจ ืœื“ื ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ืื• ืœื”ื ืืช ืขืฆืžื• ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ื•ืืช"ืœ ืœื”ื ืืช ืขืฆืžื• ื”ื•ื ืฆืจื™ืš ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื• ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืฉ ืคื™ืจื•ืฉ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื•ืืช"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื‘ืžืงืœืงืœ ื”ืœื›ื” ื›ืžืืŸ ืžืฉืžืข ื“ืื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืฉ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืชื• ืœื™ื›ื ืœืกืคื•ืงื™ ื‘ืžืงืœืงืœ ื“ืืคื™' ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืžื•ืชืจ:
Il est mitasek ร  l'รฉgard de la netilat nechama : ce 'mitasek' n'est pas ร  prendre ร  la lettre, car un mitasek dans une blessure (habboura) est redevable selon Rabbi Chimon, comme il est dit ร  la fin du chapitre Safek akhal (Keritot 19b) : 'laisse les enfants : puisque celui qui dรฉtruit en blessant est redevable, le mitasek aussi est redevable'. La raison est celle qu'on apprend au chapitre Haoreg (plus loin, Chabbat 106a) : puisqu'il a fallu permettre la mila, on en dรฉduit que celui qui dรฉtruit en blessant est redevable ; et on ne tient pas compte [de l'exigence] de melekhet mahchevet, car le mekalkel ordinaire n'est exemptรฉ qu'en raison de la melekhet mahchevet, comme il est dit ร  la fin du premier chapitre de Haguiga (10b). Le 'mitasek' d'ici dรฉsigne le davar cheeino mitkaven (acte non intentionnel) : puisqu'il n'a aucune intention de faire la melakha, c'est permis mรชme dans une blessure, bien qu'on n'y exige pas la melekhet mahchevet ; comme pour tous les interdits de la Torah, oรน la notion de melekhet mahchevet ne s'applique pas et oรน l'acte non intentionnel est pourtant permis, ainsi qu'il est dit : 'les vendeurs de vรชtements vendent ร  leur maniรจre, ร  condition de ne pas avoir l'intention [de s'en protรฉger] du soleil, etc.' (Kilayim 9, 5). De mรชme il ressort du premier chapitre de Ketoubot (5b), oรน l'on dit : 'si tu dis [que le sang] est attachรฉ, ร -t-il besoin du sang ou a-t-il besoin de son propre plaisir ? Et si tu dis qu'il a besoin de son propre plaisir, la halakha est-elle comme Rabbi Yehouda ou comme Rabbi Chimon ?' - c'est-ร -dire pour l'acte non intentionnel - 'et si tu dis que la halakha est comme Rabbi Yehouda pour l'acte non intentionnel, pour le mekalkel, comme qui est la halakha ?'. Il en ressort que si la halakha est comme Rabbi Chimon pour l'acte non intentionnel, il n'y a plus de doute pour le mekalkel : mรชme si celui qui dรฉtruit en blessant est redevable, puisqu'il n'a pas l'intention, c'est permis.
ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ืฆื™ืœ ืฆื™ื‘ืขื™' ืคื™' ืืข"ื’ ื“ื”ื•ื™ ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื“ืžื•ื“ื” ืจ"ืฉ ื”ื›ื ืžื™ืคื˜ืจ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื“ืืคื™' ื‘ืžืงืœืงืœ ืคื˜ืจ ืจ"ืฉ ื‘ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื”ื ื—ื ืงื™ืŸ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืคื“:) ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืืžืจ ืžืงืœืงืœ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ืจ"ืฉ ื”ื ืืžืจ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื” ื•ื›ื™ ืžื•ื“ื” ืจ"ืฉ ื‘ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื”"ืž ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืื™ ืžืชืจืžื™ ื“ื”ื•ื™ ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ืื‘ืœ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืœื ืžื•ื“ื” ื•ืจืฉ"ื™ ืคื™' ื“ื”ื ื“ืžื•ื“ื” ืจ"ืฉ ื‘ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžืื™ ื“ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืื™ ืžืชืจืžื™ ื•ืœื™ืชื ื“ื”ื ืžื–ืจื“ ื–ืจื“ื™ืŸ ื‘ืืจืขื ื“ื—ื‘ืจื™ื” ืคื˜ืจ ืจ"ืฉ ื‘ืค' ื”ื‘ื•ื ื” (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงื’.) ื•ื”ืชื ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืื™ ืžืชืจืžื™ ืืœื ื›ื“ืคื™' ื•ืชื™ืžื” ื“ื‘ืกืค"ืง ื“ื—ื’ื™ื’ื” (ื“ืฃ ื™:) ืžืฉืžืข ื“ื”ื ื“ืคื˜ืจ ืจ"ืฉ ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื” ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ื•ื"ื› ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ื“ืœื ื‘ืขื™ ืžืœืื›ืช ืžื—ืฉื‘ืช ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื” ืžืœืื›ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื’ื•ืคื”:
Cela lui convient mieux, afin que sa teinture soit claire : explication : bien que ce soit un psik reicha, que Rabbi Chimon reconnaรฎt, ici il est exempt parce que c'est une melakha cheeina tserikha legoufa (travail dont on n'a pas besoin pour lui-mรชme). Car mรชme pour le mekalkel [en blessant], Rabbi Chimon exempte la melakha cheeina tserikha legoufa, comme il est dit au chapitre Hanehnakin (Sanhรฉdrin 84b) : 'Qui as-tu entendu dire que celui qui dรฉtruit en blessant est redevable ? Rabbi Chimon ; or il a dit que la melakha cheeina tserikha legoufa est exemptรฉe'. Et quand Rabbi Chimon reconnaรฎt le psik reicha, c'est pour une chose qui lui convient si elle survient, car alors c'est une [melakha] tserikha legoufa ; mais pour une chose qui lui est indiffรฉrente, il ne le reconnaรฎt pas. Rachi explique que Rabbi Chimon reconnaรฎt le psik reicha pour ce qui lui est indiffรฉrent si cela survient ; ce n'est pas exact, car celui qui รฉlague des branches dans le champ de son prochain, Rabbi Chimon l'exempte au chapitre Habonรฉ (plus loin, Chabbat 103a), et lร  cela lui est indiffรฉrent si cela survient ; [il faut donc comprendre] comme nous l'avons expliquรฉ. Mais il y a une difficultรฉ : ร  la fin du premier chapitre de Haguiga (10b), il ressort que Rabbi Chimon exempte la melakha cheeina tserikha legoufa parce qu'il exige la melekhet mahchevet ; s'il en est ainsi, pour la blessure, oรน l'on n'exige pas la melekhet mahchevet, il devrait rendre redevable pour la melakha cheeina tserikha legoufa.
ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ืฆื™ืœ ืฆื™ื‘ืขื™ื” ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืž"ืž ืขืœ ื ื˜ื™ืœืช ื”ื“ื ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ื ืจืื” ื›ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจ ืฉืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื‘ืจื™ืฉ ืฉืžื•ื ื” ืฉืจืฆื™ื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงื–.) ื“ื—ื•ื‘ืœ ื‘ื”ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืชื•ืœื“ื” ื“ืฉื•ื—ื˜ ื•ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ื ื˜ื™ืœืช ื”ื“ื ื”ื™ื™ื ื• ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื›ื™ ื”ื“ื ื”ื•ื ื”ื ืคืฉ ื•ืœื›ืš ื—' ืฉืจืฆื™ื ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืขื•ืจ ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื ืฆืจืจ ื”ื“ื ืืข"ืค ืฉืœื ื™ืฆื ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ืฆืจืจ ืกื•ืคื• ืœืฆืืช ืืœื ืฉืขืชื” ื”ืขื•ืจ ืžืขื›ื‘ื• ื•ืฉืืจ ืฉืจืฆื™ื ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืขื•ืจ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืฆื ืžื”ื ื“ื ืื‘ืœ ื‘ื ืฆืจืจ ื”ื“ื ื•ืœื ื™ืฆื ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื™ืฆื ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ ื“ืื ื”ื™ื” ืกื•ืคื• ืœืฆืืช ื”ื™ื” ื™ื•ืฆื ืžื™ื“ ืฉืื™ืŸ ื”ืขื•ืจ ืžืขื›ื‘ื• ื•ื”ืฉื™ื‘ ืœื• ืจ"ืช ื“ื“ื ื—ืœื–ื•ืŸ ื”ืจืื•ื™ ืœืฆื‘ื™ืขื” ืžื™ืคืงื“ ืคืงื™ื“ ื•ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ืื•ืชื• ื”ื“ื ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื•ืขืœ ื“ื ืื—ืจ ื”ื™ื•ืฆื ืขืžื• ื ืžื™ ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ืœื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ืฆื™ืœ ืฆื™ื‘ืขื™ื” ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉืžื—ืœื™ืฉ ืื•ืชื• ื“ื‘ืจ ืฉื—ื•ื‘ืœ ื‘ื• ื“ื’ื‘ื™ ื“ื ื‘ืชื•ืœื™ื ืžื” ืฆืจื™ืš ืœื—ืœื™ืฉื•ืช ื”ืืฉื” ื•ื’ื‘ื™ ืžื™ืœื” ืžื” ืฆืจื™ืš ืœื—ืœื™ืฉื•ืช ื”ืชื™ื ื•ืง. ืืœื ืœื ื˜ื™ืœืช ื”ื“ื ืงืจื™ ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื›ื“ืคื™':
Afin que sa teinture soit claire : le Ri trouve difficile : quoi qu'il en soit, pour la prise du sang, qu'il soit redevable au titre de netilat nechama ! Il semble [qu'il faille suivre] l'autre version expliquรฉe dans le Kountras (Rachi) au dรฉbut de Chemona cheratsim (plus loin, Chabbat 107a) : celui qui les blesse est redevable parce que c'est une toleda (dรฉrivรฉe) de l'abattage, et il est redevable au titre de netilat nechama ; or la prise du sang est une netilat nechama, comme il est รฉcrit : 'car le sang, c'est l'รขme' (Devarim 12, 23). C'est pourquoi, pour les huit reptiles qui ont une peau, il est redevable quand le sang s'est amassรฉ [sous la peau], mรชme s'il n'est pas sorti : puisqu'il s'est amassรฉ, il finira par sortir, seule la peau le retient maintenant. Pour les autres reptiles, qui n'ont pas de peau, il n'est redevable que lorsque le sang en sort ; si le sang s'est amassรฉ sans sortir, il n'est pas redevable, car puisqu'il n'est pas sorti, il finira par se rรฉsorber : s'il devait sortir, il serait sorti aussitรดt, puisque la peau ne le retient pas. Rabbenou Tam lui a rรฉpondu que le sang du hilazon propre ร  la teinture est 'mis en dรฉpรดt' (mifkad pekid, distinct du sang vital), et qu'on n'est pas redevable pour ce sang au titre de netilat nechama ; et pour l'autre sang qui sort avec lui, il n'est pas non plus redevable, car cela ne lui convient pas, afin que sa teinture soit claire. On ne peut pas expliquer que la netilat nechama consiste ร  affaiblir l'รชtre qu'il blesse : pour le sang de virginitรฉ, ร  quoi servirait l'affaiblissement de la femme, et pour la mila, ร  quoi servirait l'affaiblissement de l'enfant ? C'est la prise du sang qu'on appelle netilat nechama, comme je l'ai expliquรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rava accepte mรชme le cas oรน le hilazon est รฉcrasรฉ vivant : sa mort n'est pas voulue, il est mitasek. Objection : selon Rabbi Chimon, un acte non intentionnel est permis, sauf le psik reicha (consรฉquence inรฉvitable, comme couper la tรชte d'un animal en prรฉtendant ne pas vouloir sa mort). Rรฉponse : ici la mort va contre son intรฉrรชt, car le sang du vivant donne une couleur plus claire.

Rachi et Tossefot divergent sur la portรฉe du psik reicha : pour Rachi, il rend redevable quand le rรฉsultat est indiffรฉrent ; pour Tossefot, seulement quand le rรฉsultat est souhaitรฉ, sinon c'est une melakha cheeina tserikha legoufa.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi R. Chimon exempte ici malgrรฉ le psik reichaRachipsik reicha : redevable quandle rรฉsultat lui est indiffรฉrent ;ici il veut le garder vivant :mitasek, exemptTossefotpsik reicha : redevable quandle rรฉsultat lui convient ;ici la mort le gรชne : melakhacheeina tserikha legoufa, exemptPreuve de Tossefot : รฉlaguer dans le champd'autrui (103a), R. Chimon exempte
Deux lectures de l'exemption : Rachi (mitasek, le rรฉsultat va contre son intรฉrรชt) et Tossefot (melakha cheeina tserikha legoufa).
7
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'Et celui qui l'abat.' Celui qui abat, au titre de quoi est-il redevable ? Rav a dit : au titre de la teinture (tsovea).

Chmouel a dit : au titre de la netilat nechama.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื•ื—ื˜ ืžืฉื•ื ืžืื™ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืฉื—ื™ื˜ื” ื‘ืžืœืื›ืช ื”ืžืฉื›ืŸ ื”ื™ื›ื ื•ืžืื™ ืขื‘ื™ื“ืช' ืื™ ืžืขื•ืจื•ืช ืื™ืœื™ื ืžืื“ืžื™ื ืœืžื” ืœื™ ื‘ื”ื• ืฉื—ื™ื˜ื” ื‘ื—ื ื™ืงื” ื ืžื™ ืกื’ื™:
Celui qui abat, au titre de quoi est-il redevable : oรน y avait-il un abattage dans le travail du Michkan, et ร  quoi servait-il ? Si c'est pour les peaux de bรฉliers teintes en rouge, pourquoi leur fallait-il un abattage ? L'รฉtranglement suffisait aussi.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื•ื—ื˜ ืžืฉื•ื ืžืื™ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืœืื• ืืฉื•ื—ื˜ ื“ืžืชื ื™' ืงืื™ ื“ื”ื”ื•ื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื“ืฆื•ื‘ืข ืชื ืŸ ื‘ื”ื“ื™ื ื‘ืžืชื ื™' ืืœื ืืฉื•ื—ื˜ ื“ืขืœืžื ืงืื™:
Celui qui abat, au titre de quoi est-il redevable : cela ne se rapporte pas au 'celui qui l'abat' de notre Mishna, car pour celui-lร  il est รฉvident qu'il ne [peut] รชtre [redevable] qu'au titre de netilat nechama, puisque la teinture est enseignรฉe explicitement dans la Mishna ; cela se rapporte ร  celui qui abat en gรฉnรฉral.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna compte chohet (abattre) parmi les melakhot. Rachi demande : ร  quoi servait l'abattage dans le Michkan, puisque pour les peaux, รฉtrangler suffisait ? D'oรน la question : de quelle melakha relรจve-t-il ? Rav : tsovea (teinture), car le sang colore la chair ; Chmouel : netilat nechama (prendre la vie).

Tossefot prรฉcise que la question vise tout abatteur, puisque la Mishna cite la teinture ร  part : le chohet de la Mishna relรจve de la netilat nechama.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).